Andalousie : la Feria de Malaga - GRAND SUD MAGAZINE

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Andalousie : la Feria de Malaga
La Feria de Malaga est l’un des plus fameux festivals populaires d’Europe du Sud. Sa tradition remonte à 1887 et près
d’un million d’inconditionnels y convergent chaque année. La Fête se divise en deux parties distinctes : la Feria de
qui investit le coeur historique du centre ville et la Feria de nuit, à l'extérieur, dans un immense parc appelé "Real de la
Feria" aménagé spécialement et uniquement pour le grand événement qui dure du vendredi précédant le 15 août
année le 12 août) jusqu’au dimanche d’après. Dix jours d’une ambiance folle et d’une joie de vivre commun
reflète tout l’esprit « andalouz » conjuguant l’amour du cheval (il est partout présent), celui du taureau de comba
la musique. Nous avons assisté à la manifestation 2005 : récit de cette incursion dans la plus pure tradition espagnole !
Capitale commerciale et économique de la Costa del Sol (« Côte du Soleil » grâce à un ensoleillement de 320 jours
par an !), Malaga voit 6 millions de voyageurs transiter chaque année par son aéroport. Beaucoup d’entre eux ne s’y
arrêtent pas préférant la fréquentation des stations balnéaires de renommée internationale comme Marbella ou
Torremolinos, très proches…Pourtant la vieille ville (Les Phéniciens s’établirent sur cette côte il y a 3.000 ans pour y
fonder Malaka, dérivé de « Malac » : poisson salé) offre de nombreux centres d’intérêt grâce à un riche pa
se succéder de brillantes civilisations. Malaga est située sur l’embouchure du fleuve Guadalmedina, pratiquementÂ
toujours à sec. Son autre atout : être un port dynamique de 600.000 habitants situé entre Méditerranée et Atlantique.
Après l’époque phénicienne, les Maures occupent la place à partir du 8ème siècle. Ils y laisseront l’Alcazaba, p
fortifié élaboré dès 700 mais achevé au 11ème siècle. Sa silhouette domine les ruelles et le bâtiment principal,
restauré, accueille le Musée Archéologique. Suite à un terrible siège, la ville tomba aux mains des Catholiques en 1487.
Il faut ensuite attendre le 19ème siècle pour voir Malaga se relever de sa torpeur grâce aux balbutiements du tourisme
initié par les Anglais. A gauche de l’Alcazaba, le Théâtre Romain daté du 1er siècle (sous Auguste) a été mis Ã
dans les années 50. Il est de type mixte : d’un côté, il repose sur la colline et de l’autre sur une terrasse artificielle o
s’appuient les gradins. Ses dimensions sont les mêmes que pour les théâtres de Séville, Cadix ou Ronda. La moitié
gradins sont en bon état et la scène a conservé ses plaques de marbre. Aujourd’hui, les opérations de fouille,
restauration et consolidation sont menées conjointement.  Le château de Gibralfaro (colline du phare) est une
forteresse Maure érigée au 14ème siècle par Yusef 1er de Grenade. Il domine l’Alcazaba. On y accède soit en voiture
(ou en bus) par la route, soit par un petit sentier très bien aménagé qui grimpe jusqu’au sommet. De là -haut, la vue est
magnifique sur la ville, les arènes, le port et l’horizon... Le tour des remparts permet une vision panoramique à 360°.
Autre pôle d’intérêt , la cathédrale qui fut érigée sur le site d’une ancienne mosquée. La légende dit que lâ€
l’achèvement de sa construction aurait été envoyé à la jeune Amérique du Nord qui luttait contre les Anglais pour s
Indépendance ! Résultat : la seconde tour n’a jamais été construite et l’édifice a été affublé du surnom
la manchote… A la fois Gothique, Renaissance, et Baroque à l’intérieur elle compte 16 chapelles. Son chœur comprend
belles statues de saints. Elle renferme aussi deux orgues exceptionnels du 18ème siècle comprenant chacun 4000
tuyaux. La rue piétonne « Calle del Marquès de Larios » est la plus fréquentée du centre ville. Elle s’ouvre sur u
immense porte de tentures aux couleurs bariolées de Picasso. C’est aussi le centre de la Feria de jour avec la Plaza del
Obispo, la Plaza de la Constitucion, la Caseta Diputacion ou le Palais Episcopal. Toutes les ruelles alentour, piétonnes
également, sont prétexte à faire la fête avec leurs dizaines de petits restaurants et bars à tapas bondés. Les « Fêtard
montent et descendent l’avenue dans leurs beaux costumes andalous… Toute la famille revêt, pour la circonstance, la
tenue traditionnelle qu’il faut montrer ! Le merchandising « feria » a aussi pignon sur rue avec la vente de toutes sortes
d’objets allant de l’éventail en passant par les castagnettes, le chapeau andalou, l’effigie du toro ou encore le te
commémoratif… Partout s’improvisent des concerts… On érige à la hâte des estrades qui verront évoluer et se s
danseurs et danseuses de flamenco et autres musiques traditionnelles. Le spectacle est d’abord dans la rue à la plus
grande joie des touristes ! La rue Larios est perpendiculaire au Paseo del Parque, la grande avenue ombragée de
Malaga, également lieu de prédilection des manifestations diurnes avec ses structures de toile blanches éphémères q
masquent la belle perspective. Le Paseo aboutit aux arènes. Au milieu de l’Avenue, l’Hôtel de Ville est un très bel é
de style Baroque entouré d’un joli jardin à la française. C’est là que débute, le samedi matin, le pèlerinage ou «
» à cheval vers l’église patronale de Malaga : Notre Dame de la Victoire. Nous y sommes conviés après une réce
où Monsieur le Maire, Francisco de la Torre, a déclaré ouverte la Feria 2005 en présence du parrain du millésime, le
peintre naïf Jaime Diaz Rittwagen qui est né et vit à Malaga. Un immense cortège d'attelages et de cavaliers a envahi
le Paseo del Parque et le Maire prend place à bord de son carrosse, « coche de caballos », littéralement mitraillé par les
paparazzi locaux ! Le sentiment de vivre un grand moment se mêle à la fierté de « parader » au-dessus de la foule
applaudissant sur le passage du long cortège de chevaux… Arrivés au sanctuaire, on est surpris par les danses et les
chants qui s’y déroulent dans l’esprit « feria », dénotant avec l’austérité coutumière des chants liturgique
Picasso en hommage au fils prodige de Malaga ! Le Conseil d’Andalousie a acheté le Palais des Comtes de Buenavista
pour rendre hommage à l’œuvre de son citoyen le plus illustre, Pablo Picasso, né au 36 de la Plaza de la Merced en 1881
Son père, José Ruiz Blasco est peintre et professeur à l’école des Beaux-Arts de Malaga. Il est aussi Conservateur du
Musée Municipal. Sa mère, Maria Picasso Lopez est d’origine italienne du côté de son père. Pablo est l’aîné
enfants : sa sœur Dolores naît à Malaga en 1884 et sa petite sœur, Concepcion, qui voit le jour en 1887, mourra quatre
ans plus tard. Ce souvenir douloureux hantera toujours l’artiste qui la peindra sous le nom de « Maya ». Après une
longue vie partagée entre l’Espagne et la France, Picasso s’éteint à Mougins (Côte d’Azur) le 8 avril 1973 laiss
lui une œuvre considérable. Il repose en Provence, près d’Aix, dans le jardin du château de Vauvenargues. Le Palais de
Comtes de Buenavista est un bâtiment historique - au cœur du vieux Malaga – caractéristique de l’architecture civile
andalouse du 16ème siècle, un mélange d’éléments Renaissance et Mudéjar (Arabe). Grâce à certains
agrandissements avec l’achat de bâtiments annexes, le musée Picasso, inauguré en octobre 2003 s’étend sur 8.
Le sous-sol minutieusement fouillé a fait apparaître des restes d’habitats phéniciens, romains et nazaréens qui ont Ã
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intégrés à la visite. Le projet a pu voir le jour grâce aux dons des descendants de Picasso notamment Christine y
Bernard Ruiz-Picasso (sa belle-fille épouse de son fils Paul né de sa relation avec la danseuse Olga Kokhlova) qui a
offert 133 œuvres et Bernard Ruiz Picasso (fils de Christine et Paul), 33 œuvres. A cet ensemble s’ajoutent un certain
nombre de cessions gratuites renouvelables tous les dix ans. La collection compte 204 œuvres dont 42 peintures à l’huile,
11 sculptures ainsi que des dessins, gravures et céramiques. Elle englobe toutes les étapes de la création picturale du
Maître. Le musée a été désigné comme Centre de vulgarisation de l’œuvre du peintre avec la bibliothèque, les
le département de l’éducation et l’auditorium. Dès sa première année d’existence, le Musée Picasso de Ma
devenu le plus visité d’Andalousie avec 400.000 entrées. A partir du 24 octobre prochain se tiendra une exposition
temporaire intitulée « Picasso, Céramiques et Traditions ». Cette exposition pourra être vue jusqu'au 5 février 2006.
Internet : http://www.museopicassomalaga.org Pas de Feria sans corrida ! La Plaza de Toros de la Malagueta date du
19ème siècle et a été édifiée au bord de mer. Malheureusement des immeubles ont été construits devant. On dit qu
c’est ici que le jeune Pablo Picasso puisa son inspiration tauromachique. La corrida moderne, telle qu’elle est pratiqué
aujourd’hui, à pied, avec l’épée et la cape rouge ou « muleta », date de la fin du 18ème siècle. Avant le matad
combattait le taureau à cheval avec une longue lance. Les nouvelles règles furent établies à Ronda (Province de
Malaga) par Pedro Romero (1754-1839) qui mis à mort 6.000 taureaux sans être blessé une seule fois ! Même si l’on
n’est pas un fervent aficionado, il faut vivre l’expérience d’une corrida une fois dans sa vie, surtout en Andalousieâ
si nombreux à aimer… Et avant eux les grands peintres (Goya en tête), les écrivains (se souvenir d’Hemingway…) ! Da
une corrida, il y a trois toreros qui vont affronter chacun deux taureaux. Nous verrons successivement combattre Jesulin
de Ubrique, Finito de Cordoba et David Fandila dit « El Fandi », le plus populaire et le seul qui aura les honneurs de
sortir par la « Puerte del Principe » (la porte d’honneur). Le « mozo de estoques » (valet du torero) aide le torero Ã
enfiler l’habit de lumière « traje de luces » : la cérémonie est exclusivement réservée aux hommes. Tout commen
un défilé haut en couleurs au son des pasodobles « el paseillo ». Tous les participants, les toreros et leur «cuadrilla »
(les banderilleros chargés de planter les banderilles et les picadors à cheval) saluent la foule. Très pieux, le matador
trace discrètement une croix avec son pied dans le sable de l’arène pour s’en remettre à Dieu… Les six taureaux dâ
corrida doivent appartenir au même éleveur dont certains ont acquis des réputations mythiques… La suite, chacun d’e
nous a vu des extraits de corrida à la télé et l’appréciation est très subjective… Je pense néanmoins qu’il faut
cette culture dès son plus jeune âge pour ne pas s’y sentir étranger ! Le "Real de la Feria" pour les Rois de la Fête !
Nous connaissions déjà l’ambiance « Feria » pour avoir participé à celles de Nîmes ou d’Arles… Là -bas, le
manifestations se déroulent uniquement dans le centre ville débarrassé des voitures et dans les arènes. A Malaga, « la
Feria off » est vraiment différente, inédite et grandiose… Le Real de la Feria est inauguré par le Maire de Malaga le
vendredi soir à minuit avec l’illumination de la porte principale « Cortijo de Torres ». Des millions de lumières colorées
(On se croirait à Las Vegas !) vous transportent alors dans le monde de la nuit andalouse : chaque « pena »
(association culturelle, tauromachique, musicale, sportive…), chaque institution, possède sa bodega privée (son petit
restaurant) richement décorée où vont se dérouler les festivités au son des musiques et chansons verdiales,
malaguenas ou sevillanas… Cerveza (bière), manzanilla (vin blanc légèrement pétillant) ou vino tinto accompagnent
les tapas tandis que résonnent les airs de flamenco ! Toute la nuit la fête se déroule joyeuse et familiale grâce à la
participation des enfants, des parents, des grands-parents… Le 15 août, la matinée est dédiée au défilé des cheva
l’intérieur du Real : chacun arrive à cheval (ou à bord d’un attelage arnaché) revêtu du costume traditionnel. L
pur-sang arpentent les avenues et s’arrêtent devant les bodegas : comme au temps des cow-boys, il y a de quoi attacher
sa monture devant le « saloon »… Pas de Feria sans gastronomie et sans vin ! Le bien boire et le bien manger font
naturellement partie intégrante de la fête… Nous avons pu apprécier toute la diversité de la gastronomie locale au cours
de ces quatre journées de feria. Les « tapas » ne sont pas une ancienne tradition, elles seraient apparues seulement à Â
la fin du 19ème siècle à Séville alors que les consommateurs protégeaient leur verre (des mouches, de la poussière ou
du gras qui dégoulinait des jambons accrochés …) en y posant une tranche de pain au-dessus (tapa = couvercle). Les
barmen commencèrent alors à poser de la nourriture sur cette tranche de pain : le grignotage et la légende des tapas
étaient nés ! A noter particulièrement la saveur du jambon cru qui se sert (en tapas) accompagné de délicieuses
portions de fromage. A Pedregalejo, ancien village de pêcheurs devenu quartier de Malaga, nous avons testé un «
Chiringuitos », restaurant de plage, pour déguster les fameuses sardines à « L’Espeto » c’est-à -dire grillées su
On enfile les sardines sur une brochette en bois qui est ensuite plantée dans le sable face aux braises afin que la
chaleur (et non les flammes) cuise le poisson. Le maître d’œuvre est « l’espetero » qui veille à la bonne cuisson.
L’anchois « boqueron victoriano » se déguste à l’huile d’olive (omniprésente dans la cuisine andalouse), m
consomme aussi frit "fritura malaguena" en y ajoutant petits rougets et calamars . Autres plats typiques : le gaspacho
andalou, une soupe à servir glacée, faite de tomate, de concombre et d’ail ; moins connue, la soupe « ajoblanco », u
mélange d’amandes, ail, pain, vinaigre, sel et huile d’olive. Naturellement, les vins tiennent une place prépondér
leur variété infinie (blanc ou rouge) ne se limite pas au fameux « Malaga » vin doux d’apéritif célèbre à travers le
monde. Agustin Lomena, Directeur de la Communication du Patronat du Tourisme Costa del Sol : « La Costa del Sol
est un lieu de divertissement permanent… » L’industrie du loisir connaît un grand développement dans notre province
qui devient l’une des destinations espagnoles les plus importantes avec la création de pôles comme Plaza Mayor ou
encore Malaga Nostrum. Mais il convient aussi d’y ajouter une offre culturelle riche et variée comme la programmation du
Théâtre Municipal Miguel de Cervantes, l’Orchestre Symphonique de Malaga ou encore le Festival de Cinéma Espagno
de Malaga qui atteint un niveau de prestige international… Malaga possède l’une des offres de divertissement les plus
riches d’Espagne avec ses parcs d’attractions, ses parcs aquatiques, son parc sous-marin, le zoo de Fuengirola, les
courses de chevaux à l’hippodrome Costa del Sol, la télécabine de Benalmadena… Et comment ne pas citer les 240
restaurants, 9000 cafeterias et bars, cabarets … Et tous les grands centres de fête nocturne ! Le Palais des Congrès et
des Expositions de Malaga, inauguré en 2003, est venu compléter l’offre déjà conséquente (Torremolinos, Marbel
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Estepona…) du tourisme d’affaires. La création prochaine d’une carte « Malagacard » permettra aux touristes dâ€
un « package » particulièrement intéressant : musées, transports publics, réductions multiples... Par ailleurs, le
Patronat du Tourisme travaille à l’élaboration de son site web et va publier des guides « on line » rendant compte de la
variété de notre offre. Venez nous visiter, de nombreux chapitres en Français sont disponibles :
http://www.visitacostadelsol.com La Province de Malaga a tous les atouts : 320 jours de soleil par an, 40 terrains de
golf, une variété de plages, de sports nautiques et terrestres, un arrière-pays aux Parcs Naturels déclarés "Réserves d
la Biosphère" par l’Unesco où se pratique un tourisme vert, ses fêtes traditionnelles, sa gastronomie, son vin, ses
centres de remise en forme, ses Palais de Congrès accueillant un tourisme d’affaires international.
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