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Février 2012
N°5
N O U V E A U T É
€
15
Assurance RC
Adhésion 2012
Carte plastifiée
www.fcsmpassion.com
LOISIR
ÉTHIQUE
GRATUITÉ
Som
maire
Edito
La critique est aisée !
Edito
Communiqué
Recit
La critique
est aisée
2
Mais où sont
les CR d'antan ?
VidéoMag
3
Charte d'engagements,
le ton se durcit !
14/15
Portrait
Rencontre
avec
Frédéric Lechat 4/5
Règlementation
Le marquage
des prises
6/7
Récit
Les marches du destin
Episode II
8/9
Atualités AMP
Natura 2000
10 /11
Récit
Le vieux
loup de mer
12
Interview
croisée
PNM
du Golfe du Lion
PN des Calanques
Les machiaveliques
zones de non pêche
18/19/20/21
Le processus
est engagé ! 34/35
PN des Calanques
Récit
Courrier au
ministère
7 kg et 84 cm
de bonheur ! 36/37
La coquille
Saint Jacques
22
Librairie
23
 paraître : le guide du
chasseur sous-marin
2012
36/37
24
Flash infos
- Collectif "Peuple
des Dunes" (22)
- Porquerolles
cœur de parc 37
Espèces invasives 25
Interview
Rencontre avec EDK
26/27/28/29
13
31
Thierry Sardat
Tangui Le Goff 32/33
Environnement
Nouveauté
FCSMP
assure ses
adhérents
Technique
Pêche au bar en
Bretagne
16/17
AMP et
biodiversité
Technique
Rien que pour les yeux !...
Astuce
Fabrication d'un
support pour caméra
Gopro
38/39
Info
La charte du pêcheur
sous-marin
30
Crédit photos : Bastian Higelin, staf FSCMP, F. Lechat, E. De Keyser, Geronimo, Frédéric Buyle
Séquences vidéo : Bastian Higelin, Cedric-Bibou-Bouki, Coolshark, J.Y. Gislais ,
E. De Keyser, Le gobi ,Geronimo, Piort1
Diaporama : Thierry Sardat
Rédaction : Commission Communication FCSMP, récits et comptes-rendus Spearboy
Conception et réalisation graphique : Alain Agostinelli
2
Toujours soucieux de pratiquer une pêche responsable
et raisonnée Bastian et la Black Cat Team nous proposent la dernière version de l'incontournable Living in
Blue. Un neuvième volet qui n'a rien à envier à ses prédécesseurs.
A l'heure de la mutation réglementaire de la pêche maritime de loisir et des nouvelles
contraintes qui l'accompagnent, de nombreux sourcils se froncent et l'on regarde
facilement d'un mauvais oeil ceux qui ont décidé de s'impliquer dans les négociations. Mais ce que le petit monde de la chasse sous-marine a un peu vite oublié
( ou n'a jamais su ? ), c'est qu'après les premières délibérations du grenelle de
l'environnement (où les pêcheurs loisir n'étaient pas conviés) et la mise en place du
comop 12, les ONG alliées pour la circonstance aux pécheurs professionnels, avaient
quasiment obtenu la mise en place d'une réglementation beaucoup plus stricte pour
la pêche loisir et particulièrement pour la chasse sous-marine.
Interdiction totale de pêche sous-marine plusieurs mois de l’année (sur l’exemple
du 06), interdiction du corb, mise en place de quotas toutes espèces confondues,
mise en place d’un permis de chasse sous-marine, telles étaient les mesure
spécifiques allouées à notre pratique. Mesures préconisées et soutenues par le triste
président de la fédération délégataire de l'époque.
Face à l'inacceptable, un groupe d'irréductibles est monté au créneau pour faire
entendre la voix des chasseurs sous-marins.
Le marquage des prises, toutes pratiques confondues, était déjà au programme et
les "irréductibles" déclaraient en avril 2008 :
"La FCSMP a toujours été contre la mutilation des prises. D'abord par respect pour le
poisson mais surtout car nous pensons que cette mesure sera inefficace.
Les poissons pris en chasse sous-marine sont déjà marqués par le trou laissé par la flèche
et si une volonté réelle existait, les services de l'hygiène et des fraudes n'auraient aucun
mal à interpeller les restaurateurs peu scrupuleux. De plus, le marché parallèle de la vente
et du troc entre particuliers gardera toujours une dimension ingérable pour les services
de l'état, que la queue des poissons soit coupée ou non.
Et encore une fois, la grande et majeure partie des pratiquants respectueux des règlementations en cours devra se plier à de nouvelles contraintes qui visent des objectifs qui
ne les concernent pas."
Ces mêmes "irréductibles", qui ne cautionnent ni le braconnage, ni la revente illicite, n'ont pas jugé nécessaire de dépenser inutilement trop d'énergie pour s'opposer
à cette mesure, ne voulant pas de plus en faire un point de blocage pour la suite des
négociations. Préférant par beaucoup s'investir sur les autres points avancés, et notamment lutter contre les mesures spécifiques et discriminatoires dont la chasse
sous-marine faisait l'objet.
Une rencontre imprévue avec un gros moustachu.
Coolshark nous fait partager son expérience. Images
insolites pour un méditérranéen.
Certes, tout n'est pas parfait et certains aménagements de la réglementation ne
conviennent pas à tout le monde (voir les réactions diverses pour couper un bout de
caudale que personne ne consomme). Aujourd'hui, la chasse sous-marine n'est plus
considérée comme une pratique marginale. Elle est reconnue comme une pêche de
loisir à part entière (l'idée d'interdiction totale plusieurs mois de l’année sur l’exemple du 06 a été abandonné). La chasse sous-marine a intégré la table des négociations. C'est l'heure de la parité. Son destin, quel qu'il soit, est lié à l'ensemble des
pêches récréatives !
Le trio Mizalo, Cédric-Bibou-Bouki, reprend du service
avec "natural instinct". Encore de belles images dans
leur dernière réalisation. Merci les gars !
Si le permis payant a été remplacé par la charte d'engagements et d'objectifs pour
une pêche maritime de loisir éco-responsable, quotas, révision des mailles, repos
biologiques restent toujours d'actualité, mais les autorités devront composer avec
les chasseurs sous-marins alliés aux autres pêcheurs récréatifs. 2 500 000 pêcheurs
unis auront toujours plus de poids que quelques individualistes réfractaires.
Tout n'est pas parfait, et à moins que quelques rebelles isolés nous pondent une
solution géniale... il faut faire avec !
le barboteur
3
Portrait
Pas évident de faire un portrait objectif d’un
« collègue » (comme on dit dans le sud) qui
vous héberge sans vous connaître, partage
une bière et ses rêves de pêcheurs.
Pas facile d’oser décortiquer les facettes d’un
« maître » qui vous montre des coins et des
astuces dès la première pêche, vous surprend
par un œil d’artiste, vous apprend grâce à un
radar (scientifique) à poisson intégré à une
mémoire.
Alors j’ai tenté quelques questions au détour
d’une conversation, en les couplant à mes observations sur la surface de la mer.
Concrètement comment organise-t-il
ses journées de chasse ?
Sur 50 sorties à l’année, 40 sont « mixtes », où 2 à 3
heures sont consacrées à la chasse, pour ensuite me
consacrer à la photo.
Quel type de chasseur est-il ?
Un prudent : par exemple il évite de pêcher profond (« en plus j'aime pas quand il fait nuit au fond
»), et il reste sur ses gardes lors de dérives car elles
nécessitent une confiance absolue dans le pilote.
Portrait d’un amoureux de la mer
Rencontre avec Frédéric Lechat
Il reste un contemplatif devant le vol de goélands
peu farouches, où les turquoises des rochers
Belle-ilois, j’ai pu également surprendre son penchant, confirmé par son attrait pour la photo :
"Je suis capable de rester à photographier le même
minuscule petit nudibranche pendant une heure ".
Dans toute contemplation il y a de l’observation,
et Fred a quelques bons tuyaux sur la quête de
poisson.
Il se refuse donc à faire primer le côté physique
(« trop feignant, pis j'aime pas me faire du mal »),
du coup, jouant avec la nature, il se montre opportuniste : « trop con pour trouver les bars, les sars
me boudent ? Pas grave, on va se faire une soupe
d'étrilles et une poignée de praires pour ce soir ».
Tout le contraire d’un fanfaron (« taper la causette
sur la plage en plein mois d'août, la ceinture dégoulinante de poissons et le filet garni de pinces nonchalamment posé devant soi, c'est pas mon trip,
mais il en faut pour tous les goûts »), cet agachonneur sait , dans tous les sens du terme, se poser :
il préfère rester 6 heures dans l'eau avec des apnées de 45'' à 1'30'' plutôt que de se griller en une
heure en poussant les apnées. Se poser également avant et après la mer, pour se révéler méticuleux : Fred sait se préserver, et sait aussi
préserver le matériel :
Son bateau de 10 ans paraît neuf, grâce, entre autres, à des procédures de rinçage exigeantes (qui
durent quelquefois deux heures), et l’obligation
de vider son poisson derrière le zod, accroché à
la bouée.
4
Ses conseils sur l’entretien
du matériel photographique
en témoignent également.
Pour entretenir le matos : à l'abri enroulé dans
une serviette et protégé des chocs dans une
glacière. Au retour, la serviette plongée dans
l'eau (douce ou pas) et cette même glacière
éviteront au caisson de sécher. A la maison :
un bon bain (1/2 heure en actionnant une ou
deux fois les commandes) suivi d'un séchage
tranquille (à l'ombre, forcément).
- Un caisson ça se prépare calmement, de préférence la veille de la sortie. Placer l'APN dans
le caisson 5 minutes avant la plongée, c'est le
meilleur moyen d'oublier un truc ou de faire
une boulette
A ce propos, pour débuter, « tous les compacts/bridge tiennent la route, et pas forcément les plus chers ». Le marché de l' «occas »
est aussi à considérer avec attention : n y
trouve des bridges vieux de deux ou trois ans
pour le prix des compacts haut de gamme actuels ... les premiers remportent haut la main
le rapport qualité/ergonomie/prix. Pour les
plus fortunés : préférer investir dans un flash
déporté (« ça c'est pas donné ») plutôt que
dans un appareil gonflé de pixels et doté des
dernières fonctions high-tech que personne
ne comprend ... à part peut-être les ingénieurs de la marque. (on vous avez pas dit
que c’était un opportuniste ?)
- Pour la prise de vue : plus près c'est toujours
mieux (un zoom ça sert à rien sous l'eau), vu
d'en haut c'est moins beau (éviter les vues du
dessus qui écrasent le sujet et le fondent dans
son environnement, préférer détacher son
sujet sur un fond d'eau ou encore diriger l'appareil vers le haut. Ne pas avoir peur d'inclure
le soleil dans le cadre, en photo sous-marine
ça l'fait).
5
Dans toute contemplation il y a aussi un moment
où s’installe la rêverie : Fred phantasme sur deux
poissons : La dorade royale et le maigre.
Il reste altruiste : Je suis volontiers partageur et sans
à priori sur l'expérience ou le "niveau" de l'interlocuteur : chacun a le droit de se faire plaisir dans l'eau,
le cueilleur occasionnel d'araignée est tout aussi respectable que le spécialiste de la chasse profonde sur
épaves. Cette solidarité (exprimée en actes) se retrouve dans son engagement auprès de l’association Loire Estuaire de la Vilaine pour la qualité des
fonds marins de cette zone, qui étudie entre autre,
l’impact sur les laminaires des dragages du port
de Saint Nazaire ou du Pouliguen, le projet d’implantation d’éoliennes sur une zone rocheuse
spécifique que représente le banc de Guérande «
alors qu'il y aurait tant de fond vaseux où elles seraient mieux » ….
Cet engagement se concrétise dans des projets
de « science participative », qui forment des volontaires pour recenser des espèces « types » ; par
exemple, relever la présence de certains laminaires dans un carroyage.
Cet altruisme et cette éthique le font anticiper
pour les générations futures : Mes mailles des poissons sont d’un kilo (45 cm) pour le bar, idem pour le
sar.. je m’y tiens même sir le tir à la volée du sar peut
nous faire tirer plus petit....
Pour la vieille, minimum 2, 5 kg (facile à trouver
en Bretagne Sud), quand les filets sont les plus faciles à cuisiner. Par ailleurs, Fred possède une habitude qui lui a donné une vista sur le poisson plat
qui m’a rappelé d’anciens maîtres du sud qui
m’avaient éduqué aux chapons. Le critère gastronomique est important pour ce gourmand de
Fred, ainsi, il m’a initié au ramassage de praires et
autres buccardes ainsi qu’à leur préparation… Un
moment épicurien.
Propos recueillis par Pierre MAHIEU
SOMMAIRE
E
N
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L TI
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V TA
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NO MEN
E
L
G
É
R
maritime de loisir
PÊCHE
marquage des prises
obligatoire
SCHÉMA ABLATION NAGEOIRE CAUDALE
Liste des espèces soumises au marquage
Afin de lutter contre le braconnage et la revente illicite des prises,
les espèces présentées dans ce tableau et capturées dans le cadre
de la pêche de loisir à pied, embarquée, du rivage et sous-marine,
doivent faire l’objet d’un marquage par ablation
de la partie inférieure de la nageoire caudale comme indiqué au recto.
Bar/Loup
Dicentrarchus
labrax
Espadon
voilier
Rascasse
rouge
Istiophorus
platypterus
Scorpaena
scrofa
Bonite
Lieu jaune
Sarda sarda
Pollachius pollachius
Sar
commun
Diplodus
sargus
sargus
Cabillaud
Lieu noir
Sole
Gadus morhua
Pollachius virens
Solea solea
Corb
Maigre
Thazard/job
Sciaena
umbra
Argyrosomus
regius
Acanthocybium solandri
Denti
Makaire bleu
Thon jaune
Dentex
dentex
Makaira nigricans
Thunnus albacares
Dorade
royale
Maquereau
Voilier de
l’Atlantique
Le marquage ne doit pas empêcher la mesure de la taille du poisson.
Caudale bifide
inférieure
Crustacés
ARRÊTÉ DU 17 MAI 2011 IMPOSANT LE MARQUAGE DES CAPTURES
EFFECTUÉES DANS LE CADRE DE LA PÊCHE MARITIME DE LOISIR
Pour les pêcheurs à la ligne pratiquant depuis le rivage,
ce marquage doit intervenir dès la capture.
Art. 4. − Hormis l’opération de marquage, les spécimens
pêchés doivent être conservés entiers jusqu’à leur débarquement, le marquage ne devant pas empêcher la
mesure de la taille du poisson.
Art. 5. − Tout manquement aux présentes dispositions,
notamment en ce qui concerne le marquage, peut donner lieu, indépendamment des sanctions pénales susceptibles d’être prononcées, à l’application d’une
sanction administrative prise conformément à l’article L.
946-1 et L. 946-4 du code rural et de la pêche maritime
ou à des mesures conservatoires prises conformément
à l’article L. 943-1 du même code.
Art. 6. − Le directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture et les préfets de région concernés sont chargés,
chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent
arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République
française.
Art. 1. − Le présent arrêté s’applique à la pêche maritime
de loisir exercée sous toutes ses formes à pied, du rivage,
sous-marine ou embarquée.
Il s’applique dans les eaux sous souveraineté ou juridiction française.
Art. 2. − Dans la zone et pour les activités de pêche visées à l’article 1er, les spécimens des espèces pêchées
dont la liste est annexée au présent arrêté doivent faire
l’objet d’un marquage. Ce marquage consiste en l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale.
Art. 3. − Les spécimens des espèces pêchées par des
plaisanciers embarqués ou des pêcheurs sous-marins
pêchant à partir d’un navire sont marqués dès la mise à
bord, sauf pour les spécimens qui sont conservés vivants
à bord avant d’être relâchés. Le marquage s’effectue,
dans tous les cas, avant le débarquement.
Pour les pêcheurs sous-marins pratiquant à partir du rivage, ce marquage doit intervenir dès qu’ils ont rejoint
le rivage.
6
Scomber scombrus
Document élaboré par la FCSMP. © Tous droits réservés - Conception : Alain AGOSTINELLI - Illustrations : FNPPSF
Caudale arrondie
Istiophorus
albicans
Sparus
aurata
Dorade coryphène
Marlin bleu
Homard
Coryphaena hipppuru
Makaira mazara
Homarus
gammarus
Espadon
Pagre
Langouste
Xiphias gladius
Pagrus
pagrus
Palinurus
elephas
7
SOMMAIRE
Récit
LES MARCHES DU DESTIN
Photo : l’Oeil du Gogi
EPISODE 2
13 ans plus tard, ma "situation" (paternité, boulot stable…), m’a calmé. Surtout, le poisson de ma vie, je l’ai déjà eu
plusieurs fois. Blasé ? Non, lissé, sans
gnack, au point d’arrêter la chasse pendant quelques mois.
Antidote, les potes.
PA D me fait l’honneur de me proposer
de faire les compètes ensemble. Il arrive
au championnat de France individuel, et
me laisse sans coéquipier pour celui en
double. Adoubé pour une remise en
question, seul sans maître.
Le club me propose C. comme partenaire, dont la réputation de bon "enfle".
J’entame un début de conversation prémonitoire : « Super ! tu vas me redonner
la pêche. En te voyant, j’ai l’impression
de me voir il y a 10 ans.»
Le championnat de France se déroulera
dans 10 mètres, mais notre première
pêche commune nous amène sur les
marches du destin. L’amour de la profonde a parlé, en particulier l’appel des
dentis du mois du mai.
7 heures du mat. 1ère d’échauffement
pour trouver le poste : un angle de
marche dont l’exposition au courant
parle.
2ème apnée direct sur le poste, histoire
peut-être de rouler les mécaniques, de
montrer qui on est. Le diable me le fera
payer.
A la fin de ma descente j’aperçois sans
les voir des mérous glisser, 13 ans d’in-
terdiction me les ont rendus transparents… je me pose dans une des rares
failles de ce décor presque glauque (il
n’y a pas de posidonies). Les dentis arrivent confiants…. Près ... Tir… Scronch.
Séché. Je remonte de trente mètres sans
largable avec le denti dans les bras :
hydro dynamisme et frime se conjuguent. Une fraction de seconde me fait
penser au chemin parcouru depuis 13
ans. "Je l’ai séché, ils sont tout con" lui
dis-je. Erreur, cela chauffe les esprits.
Je vais à la bouée, et essaie d’enlever ma
flèche du crâne du denti. C’est dur, c’est
long. Je ré-enclenche mon fusil. Cherche
C du regard, rien. Je ne m’inquiète pas :
cela est arrivé des dizaines de fois. Je le
cherche, le maudis un peu de ne pas
m’avoir attendu. Est-il parti le long de la
marche ?? Palmage de sustentation,
tourne vire… là ! A quelques mètres de
moi, derrière un clapot, quelque chose
cloche : deux ailerons ?. Non ! deux
palmes : c'est sur le dos. Les quelques secondes qui me séparent de lui, je me dis
qu’il est remonté et qu’il prend une pose
triomphale ou qu’il se re-ventile sur le
dos. Mais son masque est blanc. Je comprend tout de suite : il est noyé : la
mousse qui sort du nez c’est l’eau qui revient des poumons.
Merde ! J’enlève son masque et son tuba
qui, sur le dos, ont aggravé sa noyade.
Ses yeux sont ouverts. Fixes. Des syncopés, j’en ai vu mais dans cet état….
Je gueule (autant de panique que de
désespoir), je le claque. Rien. Je l’em8
poigne et l’amène au bateau. Je me
mets à hurler maintenant. Une petite
musique arrive et insiste pendant que
mes gestes me paraissent au ralenti : il
est mort…
Je jette mon fusil, la bouée (on les retrouvera jamais-[remarque mesquine]).
Je tente un bouche-à bouche dans l’eau.
Je le monte dans le bateau comme on
m’a montré dans une autre vie. Il est là
en vrac : des bulles sortant du nez. Regard fixe. Un petit chronomètre dans la
tête me confirme. "Il est mort, c’est fini
pour toi la chasse, car tu devras remercier le destin d’être vivant", insiste la musique égoïste.
Je découpe sa combi pour l’éventuel
massage cardiaque. Un souffle continu
sort de son nez. J’appelle le 112, autant
par réflexe que pour me couvrir juridiquement.
Les pompiers m’attendent au port. Le
prennent en charge. Je parle avec eux,
j’explique.
A l’hôpital, il me racontera sa quintuple
erreur :
- ne pas m’avoir attendu
- en bas avoir attendu le plus gros
- l’avoir tiré mais moulinet bloqué, essayé de l’avoir remonté en force au lieu
de lacher le fusil
- ne pas avoir de moulinet de ceinture
- ne pas avoir largué la ceinture. (classique)
Il me racontera aussi la piqûre d’adrénaline dans le cœur, le speech du toubib
qui lui a expliqué le peu de chance statistique de survivre à une dizaine de minutes d’arrêt respiratoire…. (Appel au
112 comparé à l’horaire bloqué de sa
Suunto).
Une idée : le mettre en position boulège
pour que la pression du boudin appuie
sur les poumons et fasse sortir l’eau. Je
remonte l’ancre, démarre. Clapot plus
navigation. Il tousse.
"Merci" est le premier mot de sa nouvelle vie. Je l’entends sans le croire, je
suis détaché de ce monde. "Putain t’es
pas passé loin.." je lui parle, je lui parle !!!
Je crois que j’ai eu une pensée fataliste
voire religieuse.
Je ne me rendrai compte que quelques
heures plus tard, au repos, du miracle.
D’autres marches (dans le Var) ont
trouvé le diable et me font frissonner.
Des copains y sont restés. Mais je n’y
étais pas. Je pense à eux, mais sans angoisse avec tristesse. Par contre, un petit
pincement au cœur m’étreint chaque
fois que je suis sur la promenade, retrouvant ma famille, en contemplant l'avancée de terre des marches du destin.
Un petit récit comme thérapie pour moi,
et pour vous, pour remettre d’aplomb
avec les expériences actuelles d’ « avant
syncopes ».
LE COURAGE DE LA PRUDENCE
Le rappel et la confrontation de ces
souvenirs marquants m’a poussé à
poser un regard nouveau et différent sur
mon parcours de chasseur sous-marin ,
comme une prise de conscience…
Comment occulter, en effet, que l’expérience de ces deux épisodes, révèle les
limites fondamentales de la pêche sousmarine. On peut analyser techniquement le déroulement de ces drames et
les sauvetages qui les ont suivis, mais les
marches du destin mettent surtout en
lumière une éthique.
Cette éthique peut se traduire en action.
Les différences entre le premier épisode,
grosse syncope négociée grâce à un
balisage précis et le deuxième, récupération d’un noyé, mettent à jour ce qui
sépare un accident d’un drame : balisage, matériel, surveillance, connaissance de l’autre ... Toutefois, les marches
du destin furent la source de principes
d’inaction : autant qu’un plan de sauvetage éventuel « au cas où », ces miracles
doivent impliquer une prévention absolue. Des principes d’arrêt.
Quand doivent-ils apparaître ?
Pas au fond, il est déjà trop tard ! A des
profondeurs inhabituelles, le chasseur
n’est plus livré à son instinct : il raisonne.
Il doit compter les secondes au fond
même (1), où son action n’est que l’aboutissement d’une réflexion en surface :
un acte entièrement prémédité. A ces
profondeurs toute approximation technique doit être bannie : tel un fusil inhabituel (dans les deux cas ici), un moteur
inconnu, l’absence de moulinet de ceinture. Mais la préméditation doit inclure
l’éthique personnelle, assumant le risque
familial d’un drame.
Se ventiler donc doit préparer au renoncement : savoir éventuellement s’arrêter,
visualiser le point ultime de non retour,
à l’image des alpinistes qui renoncent
malgré des mois de préparation, à rejoindre le sommet à quelques mètres,
car ils anticipent la descente dans le
mauvais temps.
Certes, il est difficile de dire non quand
on descend, de remonter sans attendre
le plus gros denti. Mais oser refuser, là
est la gloire. « Pour descendre, il faut en
avoir » me disait un profondiste de
renom... Sa carrière a fini à l’hôpital.
9
Du courage, il en faut surtout pour s’arrêter, pour remonter, renoncer au poste
d’agachon et au trophée.
Savoir reconnaître ses limites, ne pas
les chercher, refuser le risque. Exemple
martial : Soldats britanniques les plus
décorés depuis la deuxième guerre
mondiale suite à leur mission-échec de
recherche des Scuds à pied derrière les
lignes ennemies, Andy Mac Nab et Chris
Ryan, reconnaissent (dans deux récits
divergents), que le seul vrai héros était
l’officier d’une autre mission qui avait
osé dire non à ses chefs.
Un bon chasseur est par conséquent un
vieux chasseur, qui a su maîtriser l’apnée,
« le meilleur moyen d’avoir un accident
mortel (2) dans l’eau ». Coïncidant avec le
plaisir, cette traîtresse apnée ne reste
qu’un moyen d’approcher le poisson,
qui refuse la performance, hormis dans
des circonstances en-dehors de la
chasse (3). La maxime olympique (plus
vite, plus haut, plus fort), est donc
inappropriée à la chasse sous-marine :
la quête du trophée, dangereuse pour le
chasseur, rejoint la quête du « carton »,
dangereuse pour la mer. « La compétition pour le prestige fait rarement bon
ménage avec la vision à long terme (4) ».
Article 14 de la charte FFESSM-FCSMP :
Ils proscrivent toute notion de comparaison et de challenge lorsqu’ils pratiquent entre amis et privilégient au
contraire les notions de partage et
d’altruisme.
Il est bon de le rappeler que la mer,
comme la montagne peuvent être le
théâtre de drames.
La chasse sous-marine utilise un risque,
pour donner la mort : la responsabilité
envers soi même et la nature reste donc
omniprésente. Le rôle de la FCSMP peut
être de le rappeler dans une rubrique
régulière.
Dans d’autres rubriques "Père la morale"
j’empêcherai, plus complètement, de
développer l’égo : la quête du trophée,
la profondite.
Pédro
(1) Bruno Noguerra « La chasse sous marine profonde »
(2) « La chasse sous-marine moderne » page 90.
(3) Au delà d’un certain temps, ça devient de l’apnée,
plus de la chasse sous-marine « C’est qu’on a pas fait
ce qu’on avait à faire » Bruno Noguerra
« La chasse sous-marine profonde »
(4) « Effondrement » page 688
SOMMAIRE
NATURA 2000 :
C'EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS !
Avec près de 80 sites jalonnant les côtes françaises, Natura 2000, c'est un peu le quotidien de nos représentants locaux qui s'activent dans les comités de pilotages
ou les groupes de travail œuvrant dans ces sites.
Les processus de concertation auxquels ils sont confrontés, suivent partout le même déroulement protocolaire
qui s'étire en moyenne sur deux à trois années:
- Désignation par l'état d'un site à fort enjeu écologique.
- Désignation d'un comité de pilotage (copil) regroupant des représentants de l'état, des scientifiques, des
collectivités, des socioprofessionnels, des ONG et enfin
des usagers. Il est chargé d'assurer le suivi et la valida-
Actualités AMP
SCHÉMA DÉMARCHE
CONCERTATION NATURA 2000
Comité de pilotage
(copil)
Désigne
Opérateur local
Valide
Experts scientifiques
Contribuent
Anime - Rédige
Participent
Document d'objectif
(docob)
Emettent des propositions
Groupes de travail
tion du futur document d'objectif (docob).
- Désignation d'un opérateur chargé de tous les travaux
de rédaction du document d'objectifs. Ce dernier est rédigé en deux tomes: le premier ayant pour charge les
diagnostics écologiques et socio-économiques du site
et, le second orienté vers la charte et les mesures de
gestion qui seront proposées en vue d'harmoniser
usages en mer et conservation de la biodiversité .
- Validation du document d'objectifs par le copil en fin
de concertation.
- Budgétisation du projet et désignation d'un nouvel
animateur chargé de la mise en œuvre et du suivi des
La Pression monte
sur la corniche varoise ! (83)
Le 26 janvier, Marc "Fisherman" a participé au Groupe de Travail usages
socio-économiques qui s'est réuni à
Ramatuelle.
Animé par le SIVOM des Maures, la réunion a permis de faire le tour des
usages présents sur ce site et d'évoquer les futures mesures de gestion. Parmi elles, l'idée de création d'un
cantonnement de pêche semble se préciser ! Lire la suite
Où que vous chassiez, certains de vos postes d'agachon, certaines de vos
pierres sont estampillés Natura 2000 !
Renseignez-vous, contactez nos représentants locaux, ils sauront vous informer et le cas échéant, vous guider et vous épauler dans votre démarche :
il n'est jamais trop tard pour intégrer un processus de concertation même
si il est déjà bien engagé !
Partout où des chasseurs sous-marins ont souhaité être présents dans ces
concertations afin de prévenir d'éventuelles dérives irréversibles, FCSMP
a su apporter le soutien nécessaire à leur désir d'implication.
Suivez en ligne les actualités Natura 2000 sur le site FCSMP
10
Les posidonies résistent au temps
en baie de la Ciotat! (13)
La réunion du premier comité de pilotage du site Natura 2000 en Mer
Baie de La Ciotat a eu lieu à la mairie
de La Ciotat (13) le 17 octobre 2011.
Lionel Lucas votre représentant
FCSMP vous livre son compte-rendu
et ses impressions.
Lire la suite
Extension du périmètre du site
Natura 2000 en côte Palavasienne
(34)
Le comité de pilotage du site s'est
réuni le 23 novembre pour valider le
tome 1 du DOCOB et envisager les
futures orientations et mesures de gestion pour ce site.
Yann et Nikos nos deux représentants locaux, amoureux du plateau des
Arresquiers sont en veille et ont particpé à ce copil ainsi qu'au groupe
de travail pêche loisir qui a eu lieu le 20 décembre à Sète. Lire la suite
Natura 2000 a-t-il les moyens
de ses ambitions ?
La réunion du comité de pilotage du
site de la lagune du Brusc aux Embiez
a eu lieu à Six Fours (83) le 24 octobre
2011.
Cette réunion avait pour but de
valider la candidature de la mairie de
Six-Fours pour l'animation du site
ainsi que la feuille de route et le plan de financement nécessaire au
lancement des opérations d'animations.
Le barboteur votre représentant FCSMP vous livre son compte-rendu
et ses impressions. Lire la suite
FCSMP saute dans le train Natura
2000 en Baie de Seine Occidentale
(14)
Curieusement oubliée dans la liste du
comité de pilotage, FCSMP a cependant été invitée à participer au premier groupe de travail du site N2000
Baie de Seine Occidentale qui a eu lieu
le 12 octobre 2011 à Sainte-Mère l'Eglise.
En attendant une réponse à notre demande d'intégration du COPIL, voici
le compte rendu de Pierre Feuilly, notre représentant, qui a assisté à ce
premier groupe de travail. Lire la suite
Les Abers et les Ilots du Trévor
labellisés Natura 2000 (29)
Installation de 2 Copils Natura 2000
en Finistère Nord
FCSMP vient de participer à l'installation de 2 comités de pilotage Natura
2000 en Finistère Nord. Les sites
concernés sont :
- Abers - Côtes des légendes
- Ilôt du Trévors
Philgood nous livre le compte-rendu de la réunion qui s'est déroulée
à la sous-préfecture de Brest le 9 septembre 2011. Lire la suite
Participent
Usagers du site
mesures de gestion prévues pour le site avec les acteurs
locaux impliqués dans le processus.
- Evaluation du contrat N2000 tous les 5 ans par le comité de pilotage.
L'opérateur pourra être une municipalité, un syndicat
intercommunal, un organisme scientifique, un gestionnaire de parc marin existant ou le comité local des
pêches. Ainsi, d'un site à l'autre, en fonction de sa raison
sociale, de ses intérêts et de son interprétation subjective de la démarche natura 2000 ou des impacts respectifs des divers usages, l'opérateur donnera à ce
canevas, son style plus ou moins zélé .....
11
SOMMAIRE
Le vieux
loup de mer
Encore étudiant, je suis passionné depuis toujours de
chasse sous-marine. Dans ce
récit, pas de poisson trophée,
pas de sortie folle, mais une
rencontre qui restera gravée
pour longtemps...
Cet été un ami m'appelle pour passer deux jours sur son yatch pour
faire une ou deux chasses, j'accepte
avec plaisir.
Le lendemain matin au port, il me
présente une personne d'un certain âge "c'est mon père" me dit-il.
Présentation faite, sur le trajet qui
nous mène sur la zone où nous
passerons les deux prochains jours,
j'apprends que, très récemment, il
chassait encore mais un souci de
santé à mis un frein à sa passion.
La matinée passe, peu de paroles
échangées entre lui et moi, mais
quelque chose m'attirait chez ce
personnage. Je ne saurais dire
quoi...
Arrive le soir, je prépare mes affaires de chasse, il me reste une
heure avant de me mettre à l'eau.
Je m'installe à table sur le pont, il
ne tarde pas à me rejoindre. En
voyant mon APN, tout étonné, il
me pose quelques questions et
c'est à ce moment là que tout a
commencé : la conversation est engagée, la barrière des générations
tombe ! Très vite le thème de la
chasse sous marine s'installe, et
très vite je comprends à qui j'ai
affaire : un vieux loup de mer,
comme on les appelle couramment. Vous savez, ces personnes
qui ont voulu tout connaitre, qui
ont tout essayé, une véritable bible
vivante de la chasse sous marine...
Le temps passe et un sentiment de
respect à son égard me gagne,
cette personne me touche vraiment. J'apprends qu'il a sillonné
le monde entier pour chasser, pour
vivre sa passion, qu'il a côtoyé en
personne Jacques Mayol, que pour
lui plus rien n'a de secret, la mer
est en quelque sorte sa mère adoptive...
Les anecdotes s'enchainent, et je
sens qu'à chaque fois qu'il me relate une histoire vécue, il s'évade !
Je me considère un peu comme
une sorte de confident et moi aussi
je m'évade ! Je l'imagine en train de
tirer ces pagres, ces loches, ces maigres. Je rêve...
Mais soudain, tel un violent réveil,
un coup de massue, il m'annonce :
"tout cela est fini pour moi !"
Brutal retour à la réalité, je l'interroge : "pourquoi ?"
- "Un problème au cœur, le médecin
ma fortement déconseillé de rependre la chasse sous-marine... "
Lui, lui qui souhaitait vivre sa passion pour longtemps encore, cloué
au sec, obligé de rester sur la terre
ferme... Je lis dans ses yeux de la
tristesse et de la rancœur, je dois
faire quelque chose...
L'heure de la mise à l'eau a sonné,
je me glisse dans le milieu liquide.
12
Caméra allumée je rejoins la première zone, je me suis promis de lui
ramener de quoi lui redonner le
sourire.
Première descente, un denti se présente. La caméra est en marche, le
fusil dans l'axe, le tir part... manqué.
Je suis au plus mal dans l'eau, un
beau poisson raté mais celui-ci à un
gout amer car il était destiné à mon
vieux loup de mer.
Je me remets des mes émotions,
une deuxième apnée, à peine
poser au fond je ne manque pas le
côche sur un autre denti à bout
portant, heureux je rentre au bateau à la tombée de la nuit...
Le loup de mer m'attend, impatient
de voir ce que la mer m'a offert. Je
lui tends le denti : " il est pour toi
celui là ! " Ses yeux s'écarquillent, je
le sens très touché. Emu, il me gratifie d'un timide "merci ".
J'ai l'impression d'avoir accompli
un devoir, celui d'avoir gardé en vie
la flamme de la passion qui anime
cet homme...
Ce n'est qu'au repas que je décide
de lui montrer la vidéo de la capture en guise de conclusion de
cette journée riche en émotion.
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assure ses
adhérents
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facilitez-vous la vie !
J'ai ressenti une certaine fierté
d'avoir eu la chance de connaitre
cet homme. Fierté décuplée lorsque j'ai surpris une conversation
téléphonique entre lui et son
épouse : "tu sais, sur le bateau il y a
un jeune, c'est un chasseur, il ira loin
j'en suis sûr..."
Le lendemain à l'heure du départ,
j'ai un pincement au cœur, mais
cette rencontre aura changé
beaucoup de choses pour moi et
je n'oublierai jamais ce vieux loup
de mer...
- Assurance responsabilité civile couvrant
la pratique de la chasse sous-marine
- Carte plastifiée,
votre justificatif partout avec vous
- Cotisation membre FCSMP pour l'année 2012
Rejoignez-nous !
Geronimo
13
SOMMAIRE
Charte
d'engagement :
le ton se durcit !
Signée à l'été 2010 dans le cadre du grenelle
de l'environnement, la charte d'engagement
pour une pêche de loisir maritime
éco-responsable a posé les jalons des reflexions
futures pour une gestion intégrée des pêches
récréatives et de la ressource.
Après plus d'un an de débats, elle est devenue
le théâtre d'un bras de fer entre d'une part,
les représentants de la pêche loisir, et d'autre
part, ceux de la pêche professionnelle associés
à la DPMA qui ont respectivement des visions
très différentes de la gestion de la ressource...
Afin de signifier publiquement leur
exaspération, les 5 fédérations d'usagers
( dont la FCSMP ) engagées dans cette
concertation ont publié un communiqué
de presse qui après le salon nautique,
a été présenté une seconde fois au
14ème Salon de la Plongée sur le stand
de la FFESSM.
De Gauche à droite : Jacques Flatin (FNPPSF), Louis Morvan (FFPM),
Daniel Marie (UNAN), Pascal Mathieu (FCSMP), Jean-Louis Blanchard
et Joel Bréchaire (FFESSM).
14
Communiqué commun des 5 fédérations signataires
de la charte d'engagements et d'objectifs
pour une pêche maritime de loisir éco-responsable
Fédération Chasse Sous-Marine Passion
Avancement des travaux
liés à sa mise en œuvre
En signant le 07 juillet 2010 la charte
d'engagement et d'objectifs pour une
pêche de loisir éco responsable, les représentants de la pêche de loisir ont
souhaité répondre de manière active et
volontaire à la volonté manifestée par
les instances européennes d’un meilleur encadrement de la pêche de loisir.
Ils ont aussi réaffirmé leur souhait d’être
mieux associés à la gestion partagée
d’une ressource devenue de plus en
plus fragile.
Dans un esprit constructif, ils ont
ainsi accepté des mesures comme
le marquage des prises visant à limiter
la vente illicite des produits de la mer,
la déclaration gratuite et obligatoire
permettant de recenser mais aussi d’informer les très nombreux pratiquants
sur la réglementation et les bonnes pratiques. Désirant agir en faveur de la
préservation des ressources, ils ont également proposé une révision significative des tailles minimales de captures.
Il s'agit bien là de gestes forts qu'il faudra, en toute cohérence, prendre le
temps d'expliquer à près de 3 millions
de citoyens concernés. Les cinq fédérations signataires de la charte se sont engagées à participer à cet effort de
sensibilisation.
Cependant, après plus d'une année de
concertation, force est de constater que
les pêcheurs de loisir sont bien les seuls
à essayer d'avancer objectivement et
concrètement sur les problématiques
énoncées par la Charte.
Hors de toute vision globale, la pêche
professionnelle présente dans les débats, assistée et soutenue par un organisme ministériel qui lui est
objectivement inféodé (DPMA), ne se
préoccupe de la ressource qu'au travers
des efforts qu'elle demande aux seuls
pêcheurs de loisir de consentir ! Le coSOMMAIRE
Des mesures financières et réglementaires, prises souvent sans concertation
et sans véritables justifications scientifiques par des entités qui ignorent parfois tout de notre activité et de ses
retombées touristiques, sociologiques
et économiques, s’abattent régulièrement sur les pêcheurs de loisir qui ne les
comprennent pas. Ces derniers ont le
sentiment d’être pris tantôt pour des
vaches à lait, tantôt pour des boucs
émissaires ! Il y a là un véritable danger
et l’or bleu de notre littoral, comme le
soulignent régu- lièrement la plupart
Impact économique et
des économistes, pourrait se dissoudre
sociologique de la pêche loisir
dans l’immensité de nos océans ! PourLes adeptes de la pêche de loisir dépen- suivre dans cette voie serait injuste,
sent chaque année près de 2 milliards dangereux et extrêmement dommad’euros pour pratiquer leur passion, ce geable d’un point de vue économique
qui génère plusieurs dizaines de milliers et sociologique.
d’emplois. La France a l’immense privi- Autres perspectives
lège de disposer d’un littoral extrême- à mettre en œuvre
ment diversifié sur l’hexagone mais aussi
dans presque toutes les mers du monde. Il est inadmissible de s’entendre dire réSi ce formidable potentiel était mieux gulièrement par les services officiels et
exploité, il favoriserait l’émergence de les représentants de la pêche profesmultiples activités, respectueuses de sionnelle que le respect du repos
l’environnement et de la ressource, et biologique et de celui des tailles corresgénératrices de très nombreux emplois pondantes aux poissons matures que
nous proposons pour limiter les prélèpérennes.
L’impact sociologique de la pêche de loi- vements sur la ressource, ne sont que
sir est trop souvent sous estimé, voire des "outils" parmi d’autres. Alors que ce
mésestimé. Qualifiée de "loisir national", sont précisément ces "autres" critères
avec ses 3 millions de pratiquants recen- qui constituent l’arsenal juridique et
sés, il s’agit en effet d’une activité avant technique permettant les pêches intentout populaire, bien ancrée dans le pay- sives à l’origine des raréfactions constasage traditionnel français. En ces temps tées ! Par comparaison, ces autres
de crise financière et sociale, la pêche ré- critères équivaudraient à dispenser les
créative reste un loisir sain et accessible à chauffeurs routiers des limitations de vitous, véritable exutoire au stress engen- tesse et des contrôles d’alcoolémie sous
dré par notre société. Elle est aussi et res- prétexte qu’ils ont d’autres contraintes
tera dans le contexte économique et que les automobilistes lambda ! Seraitsocial actuel un facteur important du res- ce acceptable ?
serrement des liens sociaux fondamen- Nous proposons, comme cela se fait
taux notamment pour les plus défavorisés déjà dans d’autres pays, que certains
: sorties de pêche en famille, transmission poissons, comme le bar, fassent l’objet
du patrimoine culturel des seniors aux d’un statut spécial les réservant prioritairement aux pêches non intensives
enfants…
pilotage de la mise en œuvre du projet
par les deux ministères signataires
(Pêche et Environnement) nous apparaît
de plus en plus inadéquat, tant les divergences et les rivalités interministérielles
ralentissent l'avancée des travaux !
Dans l’état actuel des choses, nous n’entendons plus consentir d’autres efforts
tant que les autres partenaires signataires de la charte n’auront pas répondu
de manière significative à leurs engagements notamment en ce qui concerne
la protection partagée de la ressource.
15
pratiquées par les pêcheurs amateurs
comme par certains professionnels
lorsqu’ils présentent au moins 2 spécificités :
- avoir une valeur marchande qui
varie du simple au quintuple selon
qu’ils finissent écrasés dans les culs
de chaluts ou qu’ils sont pêchés
« proprement » par les "ligneurs".
- être recherchés par la majorité des pêcheurs de loisir et constituer ainsi
le moteur d’une activité dont on
connaît par ailleurs le poids économique et sociologique très important.
Des études réalisées sur l’intérêt économique comparé du kilogramme de bar
prélevé par la pêche intensive, les "ligneurs" professionnels et les pêcheurs
de loisir montrent qu’il serait logique
d’interdire toute pêche intensive du
poisson en période de frai. Nous touchons là à un point essentiel : les ressources naturelles sont le patrimoine de
tous et non pas le pré carré d’une catégorie de pêcheurs, fussent-ils professionnels ! En effet, il convient de garder
en mémoire que la pêche maritime est
une cueillette et qu’il est indispensable
de gérer au mieux la ressource, en limitant les prélèvements intensifs pendant
les périodes de rassemblement liées à la
reproduction et en respectant les tailles
minimales de captures par l’emploi
d’engins plus sélectifs.
Enfin, l’importance de l’activité "Pêche
maritime de loisir" démontrée par le
chiffre d’affaire (CA) généré et consécutivement, par le nombre de personnes
qu’elle emploie, ainsi que par le nombre
de pratiquants, n’est-elle pas suffisante
pour justifier la création d’une structure
ministérielle spécialisée capable de
gérer les problématiques maritimes
dans leur globalité : la création d’un
Ministère de la Mer ou à défaut d’un
Secrétariat d’Etat à la Mer devrait permettre de corriger les graves dysfonctionnements constatés.
SOMMAIRE
Technique
Pêche du bar
en Bretagne
by Plongeur Fou
Présentation
Gislais Jean-Yves, surnommé le "Plongeur fou"
53 ans, 30 ans de pratique intensive de la chasse sous marine.
Ma pêche est principalement axée sur le bar. Au fil des années, je peux dire
que je me suis vraiment spécialisé sur cette espèce de poisson pour laquelle,
je voue une quasi dévotion (d'ailleurs comme pour un nombre important
de chasseurs).
Je pêche principalement en Bretagne Sud, également mais de façon moindre
sur le reste du pourtour de la Bretagne . Je ne dédaigne pas également les eaux
chaudes et claires de la Méditerranée espagnole durant l'été afin d'y traquer
le denti, ma deuxième passion, mais ceci est une autre histoire.
En utilisant le courant pour me déplacer
quasiment sans palmer, je me laisse porter
sans fatigue par celui-ci à la recherche du
poisson sur des étendues importantes. Ceci
avec la plus grande discrétion, puisqu'il y a
absence de bruit de moteur. J'évite ainsi
de déranger le poisson présent par les
nuisances sonores. Les bruits ayant pour
effet de les rendre nerveux, mais aussi de les
cantonner plus profonds. Phénomène que
l'on remarque bien durant les mois d'été
lorsque la circulation des bateaux devient
intensive. ( on peut parler à cet égard de
pollution sonore.)
Ma prédation se limite à couvrir ma
consommation personnelle et celle de ma
proche famille (comme je le dis souvent un
poisson pêché, c'est un poisson mangé). Je
Lorsque l'on pêche dans une pierre à bar, il limite ainsi, le nombre de prises faites sur
ne faut la visiter qu'une ou deux fois l'année une saison, (privilégiant ainsi le qualitatif sur
au plus. Je pratique la plus grande partie du le quantitatif ) je préfère faire venir plutemps la pêche en dérive sur de plus ou sieurs fois le banc, afin de faire ressortir de
celui-ci, à un moment ou un autre la pièce
moins grandes pâtures.
Je ne chasse quasiment le bar qu'à l'agachon , ceci afin de respecter, un certain
esprit d'éthique qui m'interdit de pêcher ce
poisson à trou (ceci afin de préserver au
mieux la présence de celui-ci dans son habitat naturel et ainsi gérer au mieux la ressource). La pratique de l'agachon autour
des pierres, permet de faire sortir le poisson
de celles-ci.
16
de choix. Pour arriver à ce résultat, j'utilise la
présence des autres variétés (comme les dorades grises ou les mulets) présentes en extrémité de mon fusil et en les laissant
s'adapter à ma présence, ceci sans les effaroucher.
Le tir doit être effectué proprement en essayant de sécher systématiquement le poisson en pleine tête, je préfère d'ailleurs laisser
repartir celui-ci , que de mal le tirer ou pire
de le perdre déchiré, question de respect
pour la prise.
En règle générale, on doit se placer dans le
sens du courant, en utilisant les décrochements qui protègent de celui -ci , en se positionnant soleil dans le dos. Les bordures de
langues de sable, entourées par des forêts
de laminaire, sont à rechercher également.
Le matériel
Ne pêchant que quasiment à l'agachon,
j'utilise presque exclusivement une arbalète
d'un mètre, équipée d'un moulinet d'une
capacité de trente mètres et d'une flèche de
diamètre 6,5.
J'utilise parfois également un bobineau afin
de baliser principalement sur épave et aussi
certaines pierres.
J'utilise également une combinaison 6 mm
camouflage en lisse refendue pour la veste
et du 5mn en sandwich pour le pantalon
taille basse.
Je suis adepte de la ceinture marseillaise, qui
a mon avis conforte plus la sécurité que le
baudrier.
Les palmes que j'utilise sont des carbones
d'une dureté maximum, indispensable pour
la pêche dans le courant et en profondeur
en Bretagne .
Les meilleurs zones sont celles à fort courant et à contre courant . Ceux-ci sont souvent signalés en surface par des tourbillons
naissants ou établis suivant le coefficient de
marée avec des vents souvent contraires.
Ces zones très oxygénées, sont propices au
bar , celui-ci étant généralement à l’affût, Participation à la prise de
prêt à bondir sur du poisson fourrage de conscience éthique de la
Ma méthode de l'agachon
Un agachon se commence toujours en passage, ou se reposant derrière ce genre de chasse sous marine
surface, bien avant l'immersion proprement configuration.
Depuis des années l'appauvrissement gédit : l'approche de la zone doit être la plus sinéralisé de la resssource est une évidence.
lencieuse possible, moteur du bateau au raConfronté à cette problématique et afin
lenti. Le palmage en surface doit être le plus
d'en témoigner, j'utilise depuis un couple
discret possible. La préparation de l'apnée,
d'années une caméra pour filmer mes acdoit être effectuée le plus discrètement égations de pêche. Ceci bien sûr afin d'immorlement. La coulée, quant à elle, doit s'accomtaliser celles-ci, mais également pour
plir avec un minimum de palmage, je
présenter l'éthique de la pêche en apnée
préconise une descente en feuille morte. Dusous un aspect favorable auprès du grand
rant celle-ci, on doit rester a l'écoute des
public, mais aussi afin d'emmener les prabruits qui peuvent nous prévenir de la pré- Mais attention, il faut être maître de son tiquants de notre passion vers cette prise de
sence ou pas du poisson. Au fond, l'ap- apnée, et également être très bien entraîné conscience collective : "si l'on veut continuer
proche du poste doit se faire dans la mesure physiquement, ce style de pêche pouvant à pratiquer durablement, il faut impérativedu possible à l'indienne, en se halant avec la s'avérer très dangereuse pour le chasseur ment s'auto discipliner pour contribuer à
main libre, plus qu'en utilisant les palmes, ou lambda .Parfois je pêche également le bar à une gestion durable de la ressource".
en se laissant porter par le courant, (pour ce, la coulée, lorsque je tombe sur une nappe, Pour cela, je souhaiterais la mise en place
il ne faut jamais lutter contre le courant mais située sur des fonds parfois importants, il d'un repos biologique (de janvier à fin mars
plutôt utiliser celui-ci), l'agachon venant clô- m'arrive de couler sans palmer sur le banc. pour le secteur atlantique qui borde les
turer ce déplacement.
Il ne faut, jamais traverser celui- ci, mais plu- côtes bretonnes), interdisant la pêche totale
tôt rester légèrement en dessus des pois- du bar pendant la période de frai, et applisons, la difficulté relevant surtout du tir, car cable à toutes les formes de prélèvement.
les distances sont faussées, le poisson en Personnellement, je suis favorable égalemouvement et de plus tirer par dessus ( Il ment à l'installation de quotas pour tous,
faut dire qu'il est de plus en plus rare de ceci est à mon sens, la seule solution pour
tomber ainsi sur des bancs pélagiques...).
gérer durablement un stock qui s'appauvrit
d'année en année. Si de telles mesures ne
sont pas prises, on risque à mon sens, dans
un très court avenir, d'assister purement et
simplement à la disparition définitive de ce
Le choix du poste sera primordial, il devra
merveilleux poisson emblématique de nos
être placé à l'ombre de la roche, en utilisant
côtes....
un maximum la forme de celle-ci pour se caJean-Yves
moufler du regard du poisson afin d’exciter
Gislais
sa curiosité innée.
17
SOMMAIRE
Environnement
Parc National des Calanques :
Les machiavéliques
Zones de Non Pêche
Réflexion sur
la politique
environnementale
du GIP
des Calanques
18
L’instauration des zones de non pêche dans le
futur parc national cristallise à elle seule toute la
colère et l'incompréhension des usagers de la
mer. Tous s'accordent à dire qu'elles sont trop
grandes ou à l'inverse trop petites, mal situées,
trop nombreuses etc... Mais ce que peu de gens
savent c'est qu'elles reposent sur une tromperie
qui a pour but à terme d’exclure les activités de
prélèvement en zone de cœur, allant bien au delà
des directives ministérielles.
Aussi, pour bien comprendre ce qu'il se trame, il
est bon de rappeler la politique actuelle du GIP
des Calanques .
Selon la dernière version de la charte, les zones
de non pêche permanentes (ZNP) à la création du
parc seront au nombre de sept, couvrant 10 % du
cœur marin du futur parc soit 4350 hectares environ. Cette surface devrait doubler progressivement pour atteindre une surface égale à 20 % de
la surface du cœur d'ici 2020.
Cette obligation, toujours selon le GIP, répond
aux directives du Grenelle de l'environnement
rendant obligatoire le classement de 10 % des
eaux sous juridiction Française en aires marines
protégées (AMP) avant 2012 et 20 % avant 2020,
soit près de 2 millions de km2 au total . Les gestionnaires nous rappellent que cela a été
confirmé par le CNPN (Conseil National de Protection de la Nature) dans son dernier avis.
Le GIP des calanques et les élus chargés du projet
prétendent œuvrer selon les directives du Grenelle afin de respecter ces engagements internationaux. Mais conscients des difficultés de mise
en place ils proposent d’instaurer progressivement ces mesures en « étroite » concertation avec
les usagers.
Pour résumer les élus ainsi que les gestionnaires
nous certifient agir dans le seul respect du Grenelle de l'environnement qui rend obligatoire le
classement de 20 % du cœur en ZNP. Cette directive émane directement du ministère et ils ne
peuvent y déroger. Mais heureusement qu'en pesant de tout leur poids nos élus sont parvenus à
échelonner l'inévitable, appliquant ainsi la bonne
vieille stratégie du report des responsabilités (ce
n'est pas ma faute, ou encore ce n'est pas moi
c'est lui).
Pourtant, en se penchant sur ces fameuses directives ont s'aperçoit très facilement que les gestionnaires et les élus font une confusion qui ne
peut être que volontaire entre les AMP et les ZNP.
Ainsi pour plus de clarté, il est bon de savoir
qu’une Aire Marine Protégée est une zone délimitée dans laquelle s'applique diverses mesures
réglementaires destinées à préserver et gérer le
milieu et les ressources halieutiques. Il existe plusieurs types d'AMP dont les parcs nationaux avec
un espace marin. Dans ces AMP nous distinguons
6 niveaux de protections (du 1er niveau, protection totale, au 6eme niveau, gestion des activités
humaines dans un objectif de gestion, préservation et protection).
Une Zone de non Pêche est quand à elle une mesure réglementaire de gestion de la ressource halieutique mise en place dans une aire marine
protégée au même titre que d'autres moyens de
gestion (quotas, périodes de non pêche, etc...).
Fort de ce constat, nous constatons que le cœur
marin du futur parc ayant une réglementation
spéciale est une AMP et les ZNP qui s y trouvent
ne sont qu’un outil de gestion .
C'est donc le cœur en son entier ( 43500 Ha)
qui est pris en compte pour l'obtention du
classement des 20% des eaux sous juridiction
française en AMP d ici 2020 et non pas les ZNP
dans le parc qui en elles-même, représentent
une mesure de gestion au même titre que les
quotas, les mailles les périodes de repos ...
Il n'y a donc au sein des AMP, aucune obligation
de pourcentage de ZNP qui serait dictée par le
19
Grenelle, contrairement à ce qu'affirment les gestionnaires du GIP qui déforment à leur convenance la réalité et font une confusion bien
volontaire entre ZNP et AMP.
Dans quel but me diriez vous ? Tout simplement
celui de berner le bon père de famille afin de justifier et d’imposer une sanctuarisation qu'ils ont
décidé pour le territoire des Calanques. N’oublions pas que le conseil scientifique du GIP est
composé de scientifiques travaillant ou ayant travaillé également sur Port Cros et ayant une vision
très « intégriste » de la gestion des ressources et
de la protection de la nature.
Cette première manipulation des directives du
Grenelle de l'environnement qui pourrait tromper facilement une personne non initiée est complétée par une seconde manipulation plus
grossière, complémentaire et tout aussi efficace.
En effet durant toute la phase de concertation et
aujourd’hui encore, le GIP et son président n’ont
cessé de s’ériger en victime, expliquant qu’ils ne
comprenaient pas le refus des pêcheurs alors que
seulement 10% du cœur était classé ZNP ce qui
peu sembler bien peu même en prenant en
compte les 20% prévus d ici 2020.
Mais en y regardant de plus prés, on s'aperçoit
que le cœur de parc est immense. Il s’étend jusqu
à 10 milles au large et est composé majoritairement de plaines détritiques sans grande (voir aucune) valeur pour la pêche aux petits métiers ou
de loisir.
En réalité seule une surface bien moindre du
cœur présente un réel intérêt. Il s’ agit majoritairement du linéaire côtier des Calanques et des
îles, ainsi que les têtes de canyons sous-marin .
Ces zones concentrant les ressources halieutiques sont majoritairement classées en ZNIEFF
(zone naturelle d’intérêt écologique faunistique
et floristique, dont la cartographie est consultable sur le site du GIP) .
lire la suite
En toute logique c’est donc par rapport à la
surface totale de ces zones (ZNIEFF) et donc
principalement par rapport au linéaire côtier
et aux têtes de canyons sous-marins que devrait se calculer la surface des ZNP écologiquement, socialement et économiquement
acceptables et non pas par rapport à la surface totale du Parc.
Ainsi lorsque l’on calcule le pourcentage du
linéaire côtier occupé par les ZNP actuelles,
on s'aperçoit qu'elles en confisquent en réalité 17 km, c est à dire 30% des 56 km de
côtes se trouvant dans le parc ( 50 % du linéaire côtier dans les îles et 18 % du linéaire
côtier dans les calanques) .
A cela s’ajoutent les grandes ZNP de Cassidaigne et du Veyron (3387 hectares) qui
confisquent prés de 50% des ZNIEEF du
large et qui représentent à elles seules actuellement 75% de la surface des ZNP ( 65%
selon le GIP qui ne considère pas la ZNP du
Veyron comme étant au large), les 25% restant constituent les ZNP se trouvant sur le littoral.
Vue sous cet éclairage, la réalité apparait
alors bien différemment de celle distillée par
le GIP. On se rend compte que seulement
25% de ces fameux 10% du cœur de parc
classé en ZNP suffisent à confisquer 30%
des zones côtières où se concentre la grande
pour atteindre les fameux 20 % et contrairement aux ZNP instaurées à la création du
parc qui sont majoritairement situées au
large dans un but certes de protéger des
zones remarquables, mais surtout afin de
minimiser l'opposition des usagers lors de la
création du parc.
Les nouvelles ZNP prévues après la création
du parc, soit 4350 ha de plus, se concentreront, toujours selon le GIP, prioritairement
sur les zones côtières, avec comme priorité
les ZNIEFF du plateau des Chèvre et du linéaire côtier compris entre le cap Sormiou
et Cassis , et ce, sans concertation !
majorité des usages de pêche, ce qui est
énorme. Cependant, les choses ne s'arrêtent
pas là. Il faut bien prendre conscience que
les ZNP seront doublées progressivement,
insidieusement, lors des prochaines années
A titre informatif, si l'on calcule la surface que
représente la bande des 300 mètres des
Goudes au Mugel et des îles incluses , c'est à
dire le littoral en cœur de parc (correspondant à peu près aux ZNIEFF présentes), nous
instaurant sur des zones réduites (ZNIEFF) où
se concentrent les activités de pêches professionnelles et de loisir, il parviendra à exclure du cœur les activités de prélèvement à
l'image de port Cros qui à toujours été visiblement son modèle.
En conclusion, rappelons nous les propos de
Mme la ministre de l'écologie Kosciusko Morizet dans son discours à Monaco le 14 février dernier qui déclarait : « Tous n’ont pas
pris conscience qu’une aire marine protégée
n’est pas un sanctuaire, mais que c’est aussi
un lieu de vie, où les activités de pêche, de
loisir et la navigation doivent pouvoir, et
peuvent trouver une place. »…
Ce discours s’adressait à l évidence aux pertiques sans valeur faunistique et l'affaire sera sonnes s’opposant à la politique environnebouclée. C.Q.F.D.
mentale actuelle… Il serait bon que les
Pour résumer, en interprétant faussement instances chargées de la mise en place du
les directives du grenelle, le GIP des Ca- parc des Calanques en prennent également
lanques réussit l’exploit d'obtenir et justifier conscience !
un pourcentage minimum de ZNP, puis en
Alexandre SASSATELLI
s'appuyant sur un cœur de parc immense, il
Les données métriques du document
obtient un ratio ZNP /cœur représentant des * ont
été calculées à partir de Google Heart
surfaces très conséquentes et enfin, en les
Les machiavéliques Zones de Non Pêche
(suite)
20
arrivons seulement à 1680 ha (pour être
exact, il faudrait en plus y soustraire les surfaces des ZNP déjà existantes sur le littoral).
Nous constatons que c’est bien en deçà des
4350 ha que représentent les 10 % de plus,
prévu d ici 2020. Nous ne pouvons alors que
nous rendre à l'évidence : l’intégralité du littoral des calanques sera classé en ZNP. Il ne
nous restera que les zones de plaines détri-
21
SOMMAIRE
ZNP des Calanques
Courrier d'Alexandre SASSATELLI,
Responsable de la commission Environnement des Bouches du Rhône FCSM Passion
à Madame Nathalie KOSCIUSKO MORIZET
Ministre de l écologie, du développement durable, des transports et du logement
Marseille, le 15 Janvier 2012
Objet : Zones de non-pêche du futur parc National des Calanques
Pièces jointes : - Article de la FCSMP « les machiavéliques zones de non peche »
- Réponse institutionnelle de la FCSMP à la version 3 de la charte
Madame la Ministre,
Monsieur le Directeur de cabinet,
L’enquête publique concernant la création du futur parc National des calanques ayant rendu ses
conclusions, nous nous devons de vous alerter sur les incohérences du dossier qui se construit
dans la précipitation et en dépit des attentes des citoyens.
L’enquête révèle que sur les 4484 participations enregistrées, 1768 sont défavorables au projet
actuel. Cela représente 40 % d’avis négatifs. Ce fort taux d’avis défavorables se doit de vous
alerter sur les lacunes d’un projet concernant la protection de l’environnement qui devrait
normalement emporter une large majorité.
Par la présente, nous portons à votre attention la problématique des zones de non-pêche (ZNP)
qui sont imposées actuellement dans le projet et qui n’ont fait l’objet d’aucun consensus
contrairement à ce qu’affirment les élus en charge du projet.
Ces ZNP, qui devront être entérinées par décret à la Création du parc National des calanques n’ont
aucune cohérence écologique, reposent sur des postulats inexacts et ne prennent pas en compte
les usages existants.
L’enquête publique montre bien l’opposition générale au sujet des ZNP proposées. Les gestionnaire du GIP des calanques, en charge du projet, reconnaissent que celles-ci devraient être entièrement réétudiées et enfin les commissaires-enquêteurs demandent également que ces ZNP soient
redéfinies.
Malheureusement, les élus locaux en charge du dossier, prétextant un calendrier serré et les
échéances électorales prochaines, semblent refuser de réétudier totalement les ZNP pour la
version 4 de la charte et semblent décidés à faire passer le projet en force. Alors même que de
nombreuses contre-propositions ont été faites et sont réellement pertinentes de l’aveu même
du GIP des calanques.
Il est regrettable qu’un projet qui affectera plus d’un million d’habitants soit bâclé et finalisé dans
la précipitation, alors même que les gestionnaires du projet, les enquêteurs publics et les usagers
sont unanimes à considérer que le projet actuel n’est pas abouti.
Vous trouverez en pièce jointe, un exemplaire de notre avis sur la version 3 de la charte présenté
à l'enquête publique. Dans celui-ci figurent nos contre-propositions de ZNP qui reposent sur un
équilibre entre protection du milieu, gestion des ressources et maintien des usages de la pêche.
Vous trouverez également un article plus « accrocheur » démontrant que la stratégie actuelle
dans la mise en place des ZNP ne répond à aucun fondement scientifique. Cette stratégie apparaît
comme la conséquence d’une mauvaise interprétation des directives du Grenelle de l'Environnement, qui menée à terme provoquera l'extinction de toute forme de pêche dans les Calanques d’ici
2020, allant ainsi à l’encontre de votre discours du 14 Février dernier à Monaco.
Madame la Ministre, nous vous serions gré d’entendre nos doléances et nous souhaitons ardemment que vous pesiez de toute votre sagesse afin que les zones de non-pêche soient réétudiées
avant la création du Parc National des Calanques.
Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos plus respectueuses considérations.
Alexandre SASSATELLI
22
Biodiversité et
Aires Marines Protégées.
De plus en plus de zones de notre littoral sont soumises à des restrictions de pêche plus ou moins rigoureuses (aires marines protégées ou AMP). Ces zones doivent permettre le repeuplement
en certaines espèces par des règlementations ciblées ou, le plus
souvent, par des interdictions totales de certaines formes de
pêche (réserves marines). La pêche sous-marine est d’ailleurs souvent une des premières pratiques soumise à interdiction. Comme
il s’agit de réguler les populations dans leur environnement, le
choix des zones à classer en AMP se fait suivant divers critères qui
relèvent de l’écologie scientifique.
Dans le cas de la création de réserves, il est important que les
zones à classer représentent de nombreux habitats potentiels afin
de protéger le maximum d’espèces possibles. Par exemple il est
plus utile de classer des zones hétérogènes comprenant des herbiers et des tombants rocheux que des étendues sablonneuses.
De plus, si plusieurs zones proches sont classées, il faut étudier
leur connectivité afin de favoriser la circulation des espèces ainsi
que leurs dimensions minimales permettant de protéger des écosystèmes viables. Pour que ces réserves jouent aussi leur rôle de
foyer de repeuplement il est aussi important d’évaluer la pression
de prélèvement dans les zones adjacentes non-protégées.
Protéger la biodiversité ne revient pas toujours à protéger le plus
d’espèces possibles. En effet, celles ci ne sont pas « égales » entre
elles pour leur valeur écologique. On utilise trois critères permettant d’évaluer la biodiversité dans une zone. Le premier, le plus
évident, est le nombre d’espèces différentes qui s’y trouvent. Le
second, appelé diversité phylogénétique est l’existence d’espèces
uniques qui occupent un rameau particulier de l’arbre du vivant.
Si ces espèces disparaissent, on perd beaucoup plus d’information
génétique que si disparaît une espèce pour laquelle il existe de
nombreuses espèces voisines. Par exemple, il serait plus dommageable que disparaissent les cœlacanthes, dont on ne connaît que
deux espèces, plutôt qu’un banal Pomatoschistus minutus ou
gobie de sable, membre d'une des familles de poissons les plus
fournies (2000 espèces de Gobiidae). Le troisième critère, la diversité fonctionnelle, fait appel aux fonctions écologiques particulières des espèces. Par exemple, sur 35 espèces de poissons
perroquets, seul le perroquet à bosse érode les récifs coralliens et
joue donc un rôle essentiel dans le fonctionnement de cet écosystème. Par contre, lors d’épisodes de surpêche, on a pu observer
le remplacement de la fonction prédatrice de certaines espèces
par d’autres, « réparant » en quelque sorte l’écosystème. Prenant
en compte l’ensemble de ces critères pour la Méditerranée, il apparaît que les côtes d’Afrique du Nord, et en particulier le golfe
de Gabès, en Tunisie, sont celles qui regroupent le plus de diversité, bien qu’il n’y existe aucune aire marine protégée!
Enfin il est remarquable que, dans de nombreux cas, on donne
une importance égale ou supérieure à des critères socioéconomiques plutôt qu’aux considérations écologiques dans le
choix des sites. Parmi ceux ci, ont peut remarquer le potentiel de
maintenir ou d’augmenter des activités économiques comme
la pêche traditionnelle mais aussi la plongée et les activités
écréationnelles, les facilités de gestion, la valeur éducative et
esthétique, les volontés et enjeux politiques etc… Ces critères
sont respectables, mais leur prééminence peut amener à la création de réserves sans grand intérêt biologique et qui auront peu
de chance de remplir leurs fonctions écologiques
Robot
Gradients de diversité des espèces de poissons en Méditerranée.
A : Richesse en espèces
D : Diversité phylogénétique
E : Diversité fonctionnelle
Source: Protected and threatened components of fish biodiversity in the Mediterranean sea.
Mouillot et collaborateurs, Current Biology, juin 2011
23
SOMMAIRE
Ca y est c’est l’hiver, il suffit de jeter un
œil dehors pour se rendre compte que
l’été est reparti en Méditerranée… (Il fait
toujours beau là bas, c’est une honte, je
leur foutrais un impôt sur le temps d’ensoleillement moi !)
Et si l’on veut continuer à se motiver
pour enfiler la 7mm et affronter les eaux
froides du début de l’année il faut bien
se rendre à l’évidence : le poisson ayant
déserté la côte il faut partir traquer la
Pecten Maximus.
Evidemment il ne suffit pas de se mettre
à l’eau pour remplir son sac, les coins à
coquilles sont comme les coins à truffes
: ils doivent rester secrets…
Dès lors le repérage devient obligatoire,
et un bon indice est souvent donné par
les coquillards ou même par les CSM
eux-mêmes dont les planches bien
rouges s’aperçoivent de loin quand on
se balade sur l’estran.
Sinon une autre possibilité est d’acquérir
à prix d’or le sondeur Ploufix 2000, qui permet de repérer les coquilles dans un rayon
de 300m avec une précision diabolique.
Et puis il faut aussi se rappeler des
longues sorties estivales mises à profit
pour découvrir de nouvelles zones. L’année dernière je suis ainsi tombé en plein
été sur un point où je n’aurais jamais
songé à aller chercher des coquilles et
qui en était couvert. Une telle tache ne
devant pas être saccagée je n’y suis allé
que trois fois durant l’hiver, juste pour
aller ramasser en quelques apnées mon
quota.
Et là attention la règlementation est
stricte : 30 coquilles par personne et par
jour, taille minimale suivant les zones
10.2 ou 11 cm, je ne peux que vous encourager à prendre la maille de 11 cm
voire un peu plus pour éviter les soucis.
Les dates d’ouverture varient tous les
ans, renseignez-vous avant de partir (en
général je n’y vais qu'une fois passée la
mi-décembre, pour préparer les fêtes !)
Je me suis personnellement fait contrôler plusieurs fois sur Granville ou Cherbourg, la coquille étant également
ciblée par des braconniers elle fait donc
l’objet d’une surveillance stricte prati24
se donne la peine d’attendre la basse
mer, il m’est arrivé d’en ramasser dans
moins de 2 mètres d’eau à Chausey, j’avais
pied ! Toutefois il faut quand même
mieux tabler sur une dizaine de mètres
de hauteur d’eau si vous voulez avoir vos
chances d’en faire quelques unes.
Les grands sportifs se servent aussi des
coquilles pour parfaire leur entrainement en mer, et vont parfois les chercher sur plus de 20m d’eau, c’est assez
fatiguant mais plutôt gratifiant de sortir
de l’hiver en pleine forme avec de bonne
sensations. Je précise que sur ces profondeurs on ne remonte que une à trois coquilles sur les apnées fructueuses, et il
arrive souvent que l’on ne puisse pas
réunir les 30 coquilles du quota.
L’hiver dernier par exemple je suis sorti
avec Nicolas L. en partant de Dielette
pour chasser autour de la pleine mer
entre 18 et 20m de fond et je peux vous
dire que se changer quand il fait 4°C
dans l’air c’est vivifiant. Au final malgré
la présence du champion on ne fera que
40 coquilles à 2 avant de rentrer complètement gelés (avec un grand frais de
Nordet fallait être cinglé pour sortir,
mais la côte nous a bien protégés).
Voilà le topo est complet, maintenant
que vous avez les clés de la réussite
posez-vous la question : « Combien de
temps suis-je capable de tenir en apnée
à 12m dans l’eau à 7 ou 8°C ?», car la résistance au froid est primordiale, il est
rare de dépasser 1h30 de chasse aux coquilles en février…
Le matériel :
Une jauge de 11 cm
Une tenue en 7mm
Un petit et un grand filet
Une dague
Une bouée
Un sondeur Ploufix 2000
Et pas d’arbalète !
Piotr1
Environnement
Technique
La collecte des
coquilles St-Jacques
quée souvent depuis la côte et avec des
jumelles ! Pas d’inquiétude à avoir si
vous êtes dans les règles, les gendarmes
maritimes sont des gens courtois (la
seule chose embêtante c’est que ceuxci arrivent toujours au moment ou vous
sortez de l’eau tout gelé, et le contrôle
dans le froid peut parfois être pénible).
Une bonne thermos de café et voilà des
degrés en plus pour le contrôle !
Pour revenir à notre sujet si la plus
grande difficulté de cette pêche c’est la
localisation de la cible convoitée, ce
n’est pas la seule et unique difficulté :
Il ne faut jamais avoir les yeux plus
grands que les poumons ! J’ai pu m’en
rendre compte une fois il y a pas mal
d’années en cherchant à battre un record personnel idiot : j’ai voulu en remonter un maximum en une seule fois.
Une, deux, trois, facile…
Quatre, cinq, six… super y en a plein !
Sept, huit, neuf… pfff je commence à
forcer pas mal. 10, 11…
Là il faut vraiment que je remonte, et
avec mes 2.5 kilos en plus.
Et en crevant la surface j’ai vu danser les
petites lumières bleues devant mes
yeux, tout près de la syncope mortelle
pour deux ou trois coquilles de trop !
Bon pour ne pas finir sur cet épisode
peu glorieux je tiens également à signaler les bonnes surprises de l’hiver, les victimes collatérales :
En passant son temps à scruter le sable
dans votre recherche des fameuses scalops, pensez à tenir prête votre dague
de chasse, j’ai ainsi ramené souvent des
grosses plies d’hiver, jusqu’à 3 kg, et
même un turbot une fois, poignardé
juste au bon endroit !
Remarque : une fois poignardé pensez à
mettre la main dessous pour maintenir
le poisson collé à la garde, sinon vous
l’aurez tué pour le voir partir !
Enfin les profondeurs à atteindre sont
loin d’être abyssales pour peu que l’on
Poisson flûte,
une rencontre exotique
de moins en moins
improbable !
Vous avez été plusieurs cette année, à nous faire
part de votre rencontre avec ce poisson peu
banal en nos mers tempérées. Nous tenons à
vous remercier pour vos contributions spontanées qui donnent un sens réel à la notion de
veille écologique. Elles démontrent également
le rôle d'observateur privilégié qui peut être le
notre et nous confortent dans l'idée que nous
nous faisons du chasseur sous-marin moderne.
Bientôt un carnet d'observation sur le site
FCSMP ? On y travaille !
25
SOMMAIRE
Rencontre
avec EDK
Eric De Keyser : Auteur Réalisateur
Réalisateur de documentaires et reportages sur
la chasse sous-marine, la pêche et la chasse.
Chroniqueur chasse sous-marine sur Seasons (2002)
et fournisseur depuis 2003 de sujets pour le magazine
Seasons En Pratique et Rencontres du Terroir
Prise de vues : spécialisation images sous-marines et aériennes,
DVCAM, HD
Montage : Avid MC5.5, Final Cut Pro 7 et Première Pro CS5, Color
Editeur du site web chasse-sous-marine.com
et Président de l'association Bleue Marine
Rédacteur depuis 1996-2006 pour Apnéa, Océans, Plongeur
International, Free Diving & Spearfishing News, ChasseSub
26
Convivialité et partage avant tout
Tous les jours de nouveaux viennent s'inscrire
sur le forum, c'est la preuve que la csm est bien
vivante et recrute de nouveaux adeptes. Je
constate que beaucoup de jeunes sont attirés
et passionnés par la csm. Ils n'ont pas la même
mentalité que leurs aînés. Cela se traduit dans
la nature des échanges sur le forum. Je
constate aussi que si les inscrits de la première
heure sont moins présents, d'autres ont repris
la place laissée vide. De nombreux csm dispensent toujours conseils et savoirs aux nouveaux.
Et ça tourne comme ça depuis plus de 10 ans.
La fréquentation de chasse-sous-marine.com
est en hausse chaque année. Les meilleurs
mois on enregistre plus de 60 000 visiteurs
uniques ! Bien sûr tout n'est pas idyllique sur
les forums, ce n'est que le reflet de notre société avec les mêmes travers. On y rencontre
parfois des menteurs, des vantards, des cinglés,
des grossiers et vulgaires personnages qui se
laissent aller sous couvert d'anonymat. Mais
cela n'a jamais découragé la grande majorité
de gens "normaux".
Quelle place tiennent les idées de la FCSMP
au sein du forum ?
Dès la création de la FCSMP, j'ai fait en sorte
que le forum puisse être un relais d'information
de toutes les fédérations existantes (FFESSM,
FNPSA et FCSMP). Le forum s'est très vite imposé comme un lieu de débats où chacun a pu
s'exprimer très librement, où les propos ont
dérapé parfois. Pour ma part je suis resté sur la
réserve. On a pu me reprocher ma neutralité
dans les joutes qui opposaient les "porteparole" des fédérations, mais ma place de modérateur et d'administrateur du forum m'imposait, je le crois, cette relative impartialité ou
tout au moins objectivité.
Je constate d'ailleurs sur le forum que de plus
en plus d'internautes revendiquent leur appartenance à la FCSMP ou en tous cas leur adhésion à la charte.
Comment vois-tu l'avenir de la csm ?
Personnellement j'ai toujours pensé que la
FFESSM avait failli à sa mission (promouvoir la
csm et la défendre) et elle continue de faillir,
alors même qu'elle dispose des moyens indispensables et nécessaire pour remplir cette mission. L'avenir ne pouvait donc s'écrire qu'en
refondant la chasse sous-marine en dehors de
la fédération historique. La stratégie qui
consiste à penser qu'il vaut mieux se battre à
l'intérieur qu'à l'extérieur a montré ses limites
sous la présidence du Président Blanc. Avec le
Président Blanchard qui semble mieux disposé
à l'égard des chasseurs, il ne faut pas se leurrer,
il n'y aura pas de révolution interne. La FNPSA
souffre de son image "sectaire". Elle court derrière une délégation qu'elle n'obtiendra probablement jamais. Je suis très sceptique sur son
avenir parce qu'elle n'a pas su répondre à
temps et pleinement aux besoins de représentation qu'attendaient les csm. C'est pourquoi
j'ai tout de suite adhéré aux idées de FCSMP
même si je ne suis pas toujours complètement
d'accord avec tout, mais sur l'essentiel je me reconnais dans les valeurs qu'elle défend.
Au crédit de la FNPSA, je reconnais qu'ils ont
créé une école de csm qui semble bien tourner,
mais c'est insuffisant pour rassembler largement.
27
La FCSMP, contrairement aux deux autres, ne
s'est pas donnée la vocation de devenir une organisation qui pourrait administrer la csm.
Elle se contente de jouer un rôle actif dans la
défense de nos intérêts, comme un syndicat ou
un lobby. Elle a obtenu des résultats significatifs qui sont la preuve qu'une mobilisation
militante peut faire bouger les choses au plus
au niveau. Elle se bat sur de nombreux fronts.
Je suis admiratif devant toute cette énergie
déployée par quelques hommes pour l'intérêt
général.
S'il y a dix ans un nouvel avenir semblait pouvoir s'écrire, et j'y croyais, aujourd'hui je suis
bien moins optimiste. Pour moi l'avenir doit se
reconstruire sur de nouvelles fondations, ensemble avec toutes les bonnes volontés de
tous les camps. Je suis persuadé que la FCSMP
a un rôle fédérateur à jouer dans les deux
prochaines années. Mais impérativement en
dehors de la FFESSM.
Propos recueillis par Christian GENETE
Photo Frédéric Buyle
Entretien
Eric, retrace pour nos lecteurs la genèse du
forum chasse-sous-marine.com
En 1999, Internet se propage dans la société,
j'ai l'envie d'utiliser ce média pour diffuser plus
largement des informations sur la chasse sousmarine. Par ailleurs je venais de réaliser mon
premier film vidéo de chasse sous-marine et
j'imaginais que c'était là aussi un formidable
moyen de promotion.
En 2001 pour répondre à l'attente pressante de
très nombreux chasseurs qui comme moi se
sentaient isolés dans leur passion, je créé le
forum qui a connu immédiatement le succès
qu'on lui connaît aujourd'hui. Premier site francophone de chasse sous-marine, loin devant
les autres.
10 ans après quels constats fais-tu ?
A ce jour plus de 9000 inscrits ont trouvé là le
moyen de s'informer, de partager, de se rencontrer. Le forum a créé une véritable dynamique de rassemblement, un lieu de débats et
d'idées, un sentiment d'appartenance très fort
à une communauté.
lire la suite
Rencontre avec EDK
Ses réalisations
CHASSE SOUS-MARINE
SUR LA CÔTE BASQUE
EDK
Filmographie
2012 Projets :
■ Rencontre avec les cétacés de la
Côte d'Azur : Documentaire – 52’ /
■ CSM du Denti : Documentaire – 52’ /
Transparences Productions et
Seasons.
2011
■ Le Jeu de l'Homme et du Poisson :
Documentaire – 52’ / Transparences
Productions et Seasons.
■ L'heure du loup :
Documentaire – 52’ / Transparences
Productions et Seasons.
Nous observerons également les espèces chassées
lorsqu’elles évoluent dans un milieu protégé des intrusions
humaines. Et nous comparerons leurs comportements à
ceux de leurs congénères placés face à l'homme-chasseur.
Ce faisant, nous vérifierons que les poissons sont bien « allés
à l'école », et qu’ils sont même de très bons élèves…
Nous ferons au passage l'état des lieux de quelques espèces
emblématiques de la chasse sous-marine en Méditerranée
(dentis, sars, dorades, loups, corbs).
En contrepoint, nous expliquerons comment les chasseurs
ont du apprendre, eux aussi, à affiner leurs techniques pour
continuer à pêcher avec succès. Pour cela, il leur a fallu observer, analyser, improviser, essayer, innover, expérimenter,
s'entraîner, se surpasser.
Nous décrirons cette «école permanente du pêcheur» à travers l’expérience et le portrait de quelques chasseurs qui ont
tous compris fallait plutôt sortir des sentiers battus et des
enseignements obsolètes…
et retrouver des visions et des pêches d'antan.
Le Jeu de l'Homme et du Poisson
(film en cours de tournage)
Après des années de pratique, on croit savoir…
Et pourtant le poisson nous surprend toujours et nous
échappe encore. « Il nous oblige à nous remettre perpétuellement en question », reconnaissent les pêcheurs. L’objectif
de ce film est de mieux comprendre les mécanismes permanents d’adaptation qui conduisent à la survie des espèces
(côté poissons) et à toujours plus d'analyse et de moyens
techniques (côté humains). Nous apporterons des éléments
de réponse aux questions que se posent tous les chasseurs
sous-marins. Nous irons notamment collecter ces réponses
en allant à la rencontre des témoins de l’« âge d'or » qui évoqueront leurs souvenirs, forcément enjolivés par le temps.
En interrogeant ces chasseurs –dont beaucoup pratiquent
encore la chasse sous-marine- nous mesurerons l’adaptation des pratiques qu’a provoqué le changement de comportement des poissons.
28
2010
■ Profession Pêcheur sous-marin :
Documentaire – 52’ / Campagnes
Productions et Seasons.
► Film sélectionné au Festival
Mondial de l’image sous-marine
■ Chasse sous-marine au Pays Basque :
Documentaire – 52’ / Transparences
Productions et Seasons.
■ Chasse s/marine au Féminin :
Documentaire – 52’ / Transparences
/ Campagnes et Seasons
► Film sélectionné au Festival
Mediterranea de l’image
sous-marine
► Film sélectionné au Festival
International du Film d'Aventures
2009
■ Chasse sous-marine en Corse :
Documentaire sur la chasse
sous-marine
52’ / Campagnes Productions et
Seasons. Diffusé sur Seasons
► Film sélectionné au Festival
Mondial del’image sous-marine
■ Chasse sous-marine sur les Epaves :
Documentaire sur la chasse
sous-marine – 52’ / YN et Seasons.
Diffusé sur Seasons
► Mediterranea de Bronze au
Festival Mediterranea de l’image
sous-marine
► Prix de la Ville de Toulon au
Festival International du Film
d'Aventures
■ Pêches Tropicales en Méditerranée :
Documentaire sur la tropicalisation
de la Méditerranée
52’ / Transparences Productions et
Seasons. Diffusé sur Seasons
2008
■ Chasse sous-marine par petits fonds :
Documentaire sur
la chasse sous-marine
52’ / Transparences Productions et
Seasons. Diffusé sur Seasons
■ Liches et Sérioles :
Documentaire sur
la chasse sous-marine
52’ / Strawberry Films et Seasons.
Diffusé sur Seasons
■ Chasse sous-marine à l’Ile d’Yeu :
Documentaire sur
la chasse sous-marine à l’île d’Yeu
52’ / Eliocom et Seasons.
Diffusé sur Seasons
2007
■ Chasse sous-marine
en Nouvelle-Calédonie :
Documentaire avec Pierre Frolla
sur la chasse s/marine dans
le lagon Calédonien.
52’ / Strawberry Films et Seasons.
Diffusé sur Seasons
■ Arcs en Ciel :
Documentaire sur la chasse à l’arc
dans les Alpes-Maritimes.
52’ / Strawberry Films et Seasons.
Diffusé sur Seasons
2006
■ Chasse sous-marine profonde :
Documentaire sur la chasse
sous-marine profonde.
52’ / MC4 et Seasons.
Diffusé sur Seasons
2005
■ Les Hommes Poissons :
Documentaire sur la chasse
sous-marine en Manche,
Atlantique et Méditerranée.
52’ / MC4 et Seasons.
Diffusé sur Seasons
29
■ La Mer de Cortez :
DVD chasse sous-marine en
Mer de Cortez
26’ / Bleue Marine et Apnéa mag.
2004
■ Thon sur Thon :
Documentaire sur la
chasse sous-marine à Mayotte
13’ / Bleue Marine
► 1er Prix au Festival Mondial
de l’image sous-marine de Mayotte
► Film sélectionné au Festival
Mondial de l’image sous-marine
d’Antibes
► Film sélectionné au Festival
International du film sous-marin
de Belgrade
2001
■ Expédition Geyser :
Documentaire sur la chasse dans le
bleu avec Jack Passe
52’ / Bleue Marine.
Diffusé sur Seasons
2000
■ Abraham Rock :
Documentaire sur la chasse
sous-marine en Côte d’Ivoire
40’ / Bleue Marine & Hexagone
Vidéo Diffusé sur Seasons
■ Le championnat de France :
Reportage sur le championnat
de France 2000
40’ / Bleue Marine & Hexagone
Vidéo Fourniture d’images d’actu à
M6, France 3, Cannes TV.
1999
■ Les leçons de l’expérience :
documentaire sur les techniques
de chasse en Méditerranée avec le
champion d’Europe
52’ / Bleue Marine & Hexagone Vidé
SOMMAIRE
La charte du
pêcheur sous-marin
au-delà des frontières !
Qui aurait pu penser qu’un jour la charte du pêcheur sous-marin, texte que
nous avions initialement écrit pour fonder le socle de notre engagement,
traverse nos frontières ?
Et bien, deux ans après avoir parapher, une première fois, ce texte conjointement avec la FFESSM, c'est maintenant chose faite !
Une troisième fédération, italienne cette fois, la FIPIA, nous rejoint et adopte
à son tour la charte du pêcheur sous-marin comme texte référent, lui donnant ainsi pour la première fois une dimension internationale !
En effet, samedi 14 janvier à l’occasion du 14ème Salon de la Plongée, le texte a été cosigné par les trois
parties : FCSMP, FFESSM et FIPIA.
Gageons qu’il ne s’agisse là que d’un premier pas et que dans un futur proche, l’éthique que nous prônons
et défendons depuis toujours, franchisse de nouvelles frontières !
Mais où sont les CR d’antan ?
Mercredi matin, a l'aube, pas de vent, température
clémente, pas de courant ... ça sent la sortie plutôt
agréable. Je fais chauffer le bateau, je m'habille et direction les iles.
Premier spot, la mange est localisée mais présente.
La visibilité laisse un peu a désirer donc parfois les
descentes sont hasardeuses, mais ne nous plaignons
pas seul au milieu de l'eau c'est que du bonheur.
Sur un énième agachon en bordure du tombant, je
me tapis dans les posidonies. Pas trop de mange,
juste un sar qui vient me voir paisiblement en bas en
droite, je l'observe mais mon regard est attiré par
quelque chose à gauche. Je tourne juste les yeux tel
le caméléon pour ne pas bouger et effrayer ce qui a
attiré ma curiosité.
Une tête de poisson m'observe. Qu'est ce qu'il me
veut celui-la ?... Oh putain, il ressemble bien a un
denti.
Sur le coup je me dis qu'il est a 50cm du masque et
qu'il doit faire 500Gr, mais en tournant la tête, je le
vois effectuer son virage a 3-4m de moi ...
C'est plus le même bébé !!
Il commence a repartir vers le large lorsque j'oriente
le fusil vers lui, un léger bruit de gorge, il tourne
presque en limite de visi et me vient droit dessus.
J'attends qu'il tourne et l'aligne en plein milieu du
corps alors qu'il doit être à 1m de la flèche. Il se met à
sonder direct et je le vois s'enraguer direct quelques
metres en dessous du tombant. MERDUM !
C'est la première fois qu'un poisson s'enrague !!!
Arrivé a la surface, je ne le vois plus. Je garde le fil en
tension ... et là, le miracle se produit, je sens le fil partir vers le large.
Il s'est déragué tout seul comme un grand !!! Je le re monte sans trop de difficulté: 3Kg d'émotion !!
De gauche à droite :
Francis Merlo, vice président de la FFESSM,
Jean Louis Blanchard, Président de la FFESSM,
Pascal Mathieu , président de la FCSMP,
Fulvio Calvenzi, président de la FIPIA
Joel Bréchaire, président de la commission
pêche sous-marine de la FFESSM.
30
33
31
Pour moi la pêche est faite, mais il est encore tôt, autant continuer. Je change de poste.
Les conditions sont identiques sauf que la mange est
totalement absente ... Bon, on fera avec tant pis.
Un bateau de bulleux s'approche timidement, je lui
fais coucou, il répond et au final aura pitié de moi et
partira une centaine de mètres plus loin. J'essaye de
me glisser entre les blocs pour essayer de surprendre
un sar ou autre chose. Pas grand chose à se mettre
sous la dent. Je continue a agachonner, tranquille ment, sans pression ...
Et alors que je regardais en bas du tombant, je vois
quelque chose arriver du bleu, je lève les yeux et le
fusil.
Une magnifique sériole a l'intention de me passer
dessus impunément !!! Je lève le fusil,ma flèche est
à moins d'un mètre de sa tête. Le coup part, elle
sonde direct !
Je remonte à la surface et essayant de la maitriser,
puis presque plus de tension dans le fil ... aie !! C'est
pas possible, vu où je l'ai tiré, elle n'a pas pu se décrocher et le nylon a deux sorties ! Madame a décidé
de remonter me voir !!
Elle me vient dessus carrément, je ramène le fil pour
garder de la tension, elle est flèchée dans l'ouie au
niveau des ergots, je suis déjà plus rassuré. Elle re plonge et là je vois le gros tas de noeuds qui s'est
formé avec le fil !!
Vu où elle est tapée, je la laisse pas partir. Après 2
départs, je l'ai dans mes bras : 6,5 kg de sport !!!
Il est 10h, je rentre au bateau, le temps de déméler
tous les noeuds et retour au port.
Bien belle journée qui s'annonce !!!
Le Gobi
SOMMAIRE
Thierry Sardat et Tangui Le Goff sont deux figures locales impliquées
dans la représentation et la défense de la chasse sous-marine en
Basse Normandie et en Bretagne, mais aussi dans la vie associative
des clubs.
Thierry, Tangui, pouvez-vous nous présenter respectivement les clubs dans
lesquels vous évoluez l'un et l'autre ?
TS : Je milite pour une pêche sous-marine raisonnée depuis plus
de 20 ans dans mon Club Coutançais MOANA anciennement affilié FFESSM, FNPSA depuis quelques années pour des raisons sur
lesquelles je ne reviendrai pas !
Je suis vice-président de ce club…. Patrick Hebert notre président
anime le club avec bonne humeur et convivialité.
50 membres de tous niveaux pratiquent deux fois par semaine dans la piscine
de Coutances mise à disposition gracieusement jusqu'à présent par la Mairie.
Les créneaux piscine sont entièrement dédiés à l’apnée. Les entrainements sont
encadrés par des bénévoles, mais nous avons fait le choix d’une surveillance
accrue assurée par les BNSSA.
Des sorties chasses (hors club) sont organisées toute l’année entre adhérents.
TL : Un seul club, ce n'est pas suffisant ! Avec 6 autres encadrants,
j'anime la section apnée du CSCE à St Malo qui compte 200 adhérents, dont 60 apnéistes. La priorité est clairement donnée à la formation et à l'entraînement en 3 grands groupes : débutants,
initiés/confirmés et hockey sub. Nous avons la chance d'avoir une
piscine de 50 m et une fosse de 7m qui nous permettent d'assurer
2 séances ou topos par semaine. Dès avril on est en mer pour des sorties
apnée/gueuse ou pêche. On clôture par un grand weekend camping/pêche
quelque part autour de notre Bretagne… Hors club on pêche toute l'année.
Bulles'O est mon 2ème club (AS d'entreprise); 90 plongeurs dont 20 apnéistes
réguliers. On a 2 créneaux par semaine (piscine ou fosse) sur le break de midi.
Club principalement tourné sur la formation, nous sommes 2 encadrants apnée
à partager l'animation de nos entraînements.
Ces 2 clubs FFESSM adhèrent aussi à la FCSMP !
Quel est votre vision de la chasse sous-marine
et des chasseurs sous-marins que vous avez l'habitude de côtoyer ?
TS : Le recul (privilège de l’âge) que j’ai maintenant sur la chasse
sous-marine me permet de constater que jusqu'à présent notre
passion n’a été soumise qu’à très peu de contraintes et que de ce
fait la bonne utilisation de notre espace de liberté dépendait surtout de nous et de nos comportements.
Le caractère individualiste du chasseur sous-marin, associé à une
certaine façon de mettre en scène le résultat des pêches n’a pas toujours servi
l’image de notre passion.
Maintenant tout va changer avec le regard de l’Etat et celui de l’Europe dans
la plupart de nos jardins. La raréfaction de la ressource doit aussi nous interroger sur nos comportements et ceux de tous les utilisateurs de la mer PRO y
compris !
Je regrette beaucoup que les mentalités ne changent que sous la contrainte
et du temps qui lisse nos excès.
32
Interview
Interview croisée
Thierry Sardat,
Tangui Le Goff
Tangui Le Goff et Thierry Sardat
TL: Ce qui me frappe le plus, c'est cette passion infaillible qui anime
le pêcheur sous marin, convaincu qu'il pratique la plus belle forme
de pêche qui soit ! Cependant, tout le monde remarque les changements et se plaint de la raréfaction des ressources, mais il est
toujours plus facile d'accuser les autres (pro ou plaisanciers) que
de s'interroger sur sa propre pratique et de chercher à évoluer. Je
crains que seuls le temps et les dispositions règlementaires nous y contraignent…
Chausey, Cancale, Rance, le parc Normand Breton, sont des noms évocateurs
riches d'enjeux pour vous, mais est-ce le cas de tous les pratiquants? Comment vivez-vous cela au quotidien de votre pratique ?
TS : La mer est unique… les problèmes sont les mêmes partout et
les enjeux aussi. Les discussions autour du futur parc Normand
Breton mettent en évidence la nécessité de faire évoluer les comportements à tout niveau, mais aussi la difficulté d’entreprendre
face aux habitudes qui sclérosent les débats.
L’éducation des plus jeunes est une des solutions……elle doit passer par les clubs et les fédés. Pour le moment, je ne vois rien changer au quotidien.... J’espère que le futur sera porteur de raison.
TL : Oui notre secteur est magnifique et très diversifié, et je souhaite que nos enfants puissent en profiter eux aussi ! Nos espaces
marins étant de plus en plus fréquentés, il est naturel qu'on
cherche à les protéger, ceci dans une équité de traitement sur l'ensemble des pratiques. Nous n'y sommes pas !
Bien que les raisons soient comprises par beaucoup de nos pratiquants, si la durabilité de notre activité doit les impacter, alors c'est beaucoup
moins facile à accepter … Nous passons pour les emmerdeurs qui distribuent
des tracts, demandent de ne plus pêcher les raies, de limiter le nombre de
prises, de réhausser les mailles, de tenir un carnet de prises, et en plus de cotiser
à la FCSMP !!!
Vous travaillez de concert sur le projet de parc Normand Breton, qu'est-ce qui
vous a rapproché sur ce dossier et comment se passe votre entente ?
TS : J’ai rencontré Tangui accompagné de Yannick à l’AG du Collectif Emeraude Cotentin en 2010, contact tout de suite sympathique et amical. Nous défendons les mêmes valeurs et nous nous
sommes mis au travail sans attendre au sein de la section chasse
du CEC pour la FCSMP.
Nous assurons tous les deux les entrainements apnée au sein de
nos structures respectives, ceci nous rapproche également et nous permet de
communiquer sur les bonnes pratiques en matière de chasse sous-marine.
TL: Avec Yannick (Henry) et Thierry nous partageons la même
éthique de la pêche : responsable et durable ! Le rapprochement
était naturel ! C'est très constructif de collaborer sur les mêmes
dossiers et de pouvoir se partager les présences aux nombreuses
réunions ! Le Collectif nous a permis de rencontrer toutes les autres formes de plaisances et de pêches qui ne nous connaissent
pas beaucoup (et réciproquement !). Désormais nous arrivons aussi à rencontrer et échanger avec les structures professionnelles.
Vous appartenez tous les deux à deux structures fédérales différentes à forte
identité, et finalement vous avez conjointement choisi FCSMP pour faire entendre la voix des chasseurs sous-marins dans les concertations auxquelles
vous participez, ce n'est pas banal !!
TS : Je défends la chasse sous-marine et non une identité fédérale.
La Fcsmp par sa structure de représentants locaux , totalement engagés me convient parfaitement .
Même si la FCSMP n’a pas les retombées médiatiques qu’elle mérite et par la même les soutiens en terme de finances et d’adhésions, la volonté de faire évoluer la chasse sous-marine et les
chasseurs sous-marins reste intacte, à l’image de son conseil d’administration
dopé par son Président hors norme !
TL: J'ai toujours considéré la pêche sous-marine comme une activité de loisir entre amis, et je n'ai jamais adhéré à la compétition.
Je suis aussi très attaché à la formation et à l'éducation des pratiquants dans les clubs et les stages. Les structures de la FFESSM répondent à ces valeurs.
Avec la FCSMP je m'engage sur un autre terrain : la défense de la
pêche sous-marine, non plus en interne, mais en externe face aux différents
acteurs du milieu marin. A mes yeux, une structure mono activité pêche sousmarine est parfaitement apte à se focaliser et à défendre nos préoccupations
"profondes". La pêche sous-marine est à l'intersection des mondes de la pêche,
du sport et de la plongée, mais n'appartient à aucun en particulier.
Sur le 35, nous sommes présents dans 3 Natura 2000 et un parc marin, ce qui
représente beaucoup de réunions ou il faut être présent et se montrer. Avec
Yannick et Thierry, et aussi la FFESSM, nous nous partageons ces agendas très
chargés !
Longue vie à la FCSMP et à son Mag !
Les deux côtés du miroir - Thierry Sardat
33
SOMMAIRE
Parc Naturel Marin du Golfe du Lion
Le processus est engagé !
Orientales, et une partie de celui de
l’Aude… soit l’essentiel des zones de
chasse situées au Sud de Narbonne.
Les étangs marins ne sont pas
concernés par le parc, et c’est bien
dommage au regard de leur rôle de
Présentation du parc :
"nurserie" auprès des loups et doLe parc concerne 100 km de côtes rades juvéniles et de leur gestion
depuis Cerbère (à la frontière espa- pour le moins critiquable (barrages
gnole) jusqu’à Leucate, et couvre fermant l’accès à la mer à l’automne
4000 km² environ. Il englobe donc la et donnant lieu à des prélèvements
totalité du littoral des Pyrénées- abusifs).
Depuis le 13 octobre 2011, on
compte une aire marine protégée supplémentaire en Méditerranée : le Parc Naturel
Marin du Golfe du Lion.
Comme toutes les aires marines protégées, la création du Parc Naturel
Marin du Golfe du Lion répond à un
double objectif : la protection d’un
milieu fragile, et la gestion à l’échelle
locale de cet environnement.
Le parc sera dirigé par un conseil de
gestion (constitué de représentants
des collectivités locales, des professionnels, des usagers de loisirs…), et
devra définir un plan de gestion
pour les quinze années à venir.
Le parc et la csm :
Concrètement, quelles sont les
conséquences de la création du parc
pour l’activité chasse-sous-marine ?
Le discours des instances du parc se
veut rassurant : ils insistent sur le fait
qu’il ne s’agit pas d’une réserve mais
d’un parc naturel, sur le modèle des
parcs naturels régionaux. Il n’est
donc pas question d’interdire des activités, d’autant que l’absence d’études
fiables sur la chasse sous-marine ne
permet pas de bien saisir son impact
sur le milieu.
L'étude
menée sur le
Cap Creus
faisant référence jusqu'à
ce jour,
manque trop
d'épaisseur et
de rigueur
pour être prise
au sérieux.
Rassurant donc, à priori, car il ne faut
pas oublier que pour réussir la mise
en place d’un tel projet, mieux vaut
éviter de cristalliser les résistances et
de provoquer les conflits.
En réalité, personne ne peut dire aujourd’hui ce qu’il en sera demain : le
plan de gestion n’est pas écrit et il
pourrait comporter des zones de
cantonnement (n’oublions pas que
la France s’est fixée un objectif de
34
Marines Protégées
Source : Agence des Aires
10% de réserve maritime), des interdictions d’espèces ou des quotas. De
même, personne ne peut présager
quelles seront les orientations générales du conseil de gestion.
Le parc et la FCSMP :
Sur la Côte Vermeille (côte rocheuse
des Pyrénées Orientales), le parc
vient se superposer au réseau
Natura 2000 « Posidonie Côte des
Albères ». La FCSMP était présente
au COPIL de Natura 2000 et nous
avions participé,
en 2011, à la
rédaction d’un
guide pour
une pratique
respet u e u s e ,
a ve c les deux
autres fédérations de chasse
sous-marine.
Cependant, malgré cette implication, malgré une rencontre avec
M. Yves Compain (chef de mission
pour le parc) et la participation à des
ateliers de travail sur le parc en 2009,
35
la FCSMP ne fait pas partie des membres retenus pour le conseil de gestion. Motif invoqué : des arbitrages
nécessaires devant la multitude d’acteurs volontaires (une soixantaine de
membres retenus au final contre la
quarantaine initialement prévue).
Les chasseurs-sous-marins seront
quand même représentés dans ce
conseil par la FNPSA et la FFESSM.
Nous entendons toutefois assumer
notre rôle de défenseur de la csm en
restant force de proposition lors de
la rédaction du plan de gestion. Rencontrée récemment, Marion Brichet
(chargée de mission pour la pêche
professionnelle et de loisir pour le
parc) nous a donnés l'assure d’intégrer les groupes de travail en charge
de rédiger le plan de gestion, qui
devra être terminé fin 2014.
Ce n’est sans doute qu’à partir de
cette date, avec la mise en place des
premières mesures, que le parc aura
une existence tangible pour les
usagers. D’ici là, restons mobilisés et
vigilants !
Julien GAYOT
SOMMAIRE
7 kg et 84 cm
de bonheur !
5h50 le réveil sonne, l’objectif du
jour... un mulet : ça fait une semaine que j’ai une envie d’un
carpaccio accompagné d’un bon
blanc.
2 heures plus tard je trempe mes
palmes sur une pointe des Embiez. La mange est présente et en
grand nombre. Je me rapproche
du bord, histoire de tirer un poisson à la volée, quand j’aperçois
un banc de mulets en train de
grignoter à la surface de l’eau. Je
m’approche le plus lentement
possible et le banc me facilite le
travail en venant à ma rencontre,
je choisis le plus gros, je vise et...
Manqué ! Bon, ça commence
bien.
Je continue en rasant le bord et
un joli loup me gicle dans les
palmes pas moyen de tirer, dommage.
J’insiste sur la zone avec des agachons dans 8 à 10 m, mais rien ne
vient à ma rencontre.
Je change de direction et rejoins
la pointe où la semaine dernière
j’ai croisé un loup monstrueux.
Quelques agachons plus tard, je
me pose sur 12 m et la mange explose d’un coup.
" Oh ça va, je ne suis pas très discret mais quand même, faut pas
exagérer ! " A mais non ce n’est
pas moi !... Un denti dans les 2 kg
passe à 7-8 m de moi, fait un
demi-tour, regarde 2 secondes
dans ma direction et disparaît
dans le bleu. Je retente ma
c h a n c e a ve c u n a g a c h o n
quelques mètres plus loin,
mais ce sont trois beaux loups
qui se pointent : ils passent sur
ma gauche mais malheureusement un peu trop loin pas moyen
de lâcher un tir. J’insiste encore
un peu sur la zone mais plus
personne ne montre le bout de
sa queue.
Changement de zone, une petite
gravière dans très peu d’eau, où
très souvent des loupiots naviguent tranquilles. Je me mets à
l’eau, profondeur 3 mètres et 20
secondes plus tard je les vois arriver, ils sont 4 dans les 700-800 g,
ils tournent et retournent tranquillement hors de porté, j’essaie
de me rapprocher un peu, mais
rien n’y fait, au bout d’un moment ils prennent la large .
Tant pis je continue mon parcours dans un mètre d’eau,
j’avance d’une cinquantaine de
mètres en direction d’une pointe,
et je prends le temps de m’arrêter pour bien observer vers le
large une éventuelle proie au milieu des bancs de saupes, je vais
reprendre ma route quand déboulent 3 magnifiques loups qui
passent à 4 métres de moi
comme si je n’existais pas .
Pas moyen de tirer dans cette position, les loups longent la roche
devant moi vers la droite, j’arrive
à les suivre en me propulsant
vers eux avec la main gauche, le
plus gros tourne et me montre
son flanc, le tir fait mouche au
bon endroit le poisson est séché
net ! Ce n’est qu'une fois dans
mes bras que je me rends
compte de sa taille. Je le mets à
la ceinture et continue la chasse,
mais en fait cela ne dure pas plus
3 minutes, je n’ai plus aucune
concentration.
De retour au bateau, un petit
coup de fil à madame histoire de
voir si elle veut bien me porter
l’appareil photo à la cale du Brusc
pour immortaliser ce moment.
H
S
A
L
F OS
INF
Création d'un
collectif en Trégor (22)
Le 7 Janvier 2012, 31 associations se sont rendues à la Maison de la Mer à
Trébeurden pour créer le collectif " Le Peuple des Dunes en Trégor ".
Objectif : s’opposer au projet d’extraction de sable coquillier en baie de Lannion
en raison des impacts particulièrement néfastes attendus sur l’environnement
et sur l'emploi.
la FCSMP vient de rejoindre le collectif afin de lui apporter son soutien et relayer
son action auprès de la communauté des pêcheurs sous-marins.
Agissez, manifestez votre désaprobation !
Signez la pétition du Peuple des Dunes en Trégor.
JF83
LE GUIDE PRATIQUE
2012
du chasseur sous-marin
bientôt disponible
Parution en Avril
36
Porquerolles
passe en cœur de Parc
Suite à la consultation publique relative à la délimitation du nouveau parc national de Port Cros, la commission d'enquête a rendu son rapport. Ce dernier
est sans surprise, favorable aux limites proposées pour l'aire d'adhésion ainsi
qu'à l'intégration de l'île de Porquerolles en cœur de parc. Quelques aménagements sont proposés, notamment la création d'un siège supplémentaire
pour un représentant de la pêche de plaisance au sein du conseil d'administration. Le processus va suivre son cours avec l'élaboration de la future charte
en compagnie de toutes les communes intéressées et des acteurs du territoire
d’ici fin 2014. FCSMP qui n'avait pas donné d'avis favorable au projet, continue
de jouer son rôle dans la représentation des chasseurs sous-marins et la défense de leurs intérêts.
37
SOMMAIRE
Astuce
ETAPE 1
Fabrication d'un support de
camera Gopro HD sur un fusil
Bon aller au boulot !
Pour les outils et matériaux
- une plaque d’inox de
1mm d'épaisseur ou bien
une plaque de carbone
de 20 x 20 cm
- une perceuse et un foret
de 0,5
- une meule
- une feuille de bristol
- un feutre noir
- un moulinet one ou match
complet avec sa platine
- une lime à métaux
- un pointeau
- une disqueuse
- colle néoprène
- une base autocollante gopro
pour surface plane
- 5 litres d'huile de coude
- 1 pack de 12 pour
l' hydratation
Etape 1
Prenez la platine du moulinet
et la base autocollante de la
gopro, disposez-les sur le bristol et faites votre patron. Pour
ce dernier comptez bien 15 cm
de long et reportez-le sur la
plaque inox ou carbone au
choix.
Des supports adaptables exis- Etape 2
tent dans le commerce, mais Découpez à la disqueuse la
vu le tarif pratiqué et la qualité plaque , faites attention à vos
du montage le bricolage perso doigts, vous en aurez encore
est une solution qui s’impose! besoin.
Le premier support que nous Ensuite, adoucissez les angles
allons présenter dans ce nuavec la meule et finissez le
méro est aux moulinets omer
contour avec la lime à métaux .
type "match" et "one".
La simplicité du montage lui Etape 3
confère une solidité et une lé- Avant de percer, assurez-vous
gèreté qui ne perturbe pas le avec la platine que le martir et fait bénéficier d’un angle quage des trous sont bien en
de vue qui permet de filmer le face. Il n'y a plus qu’à percer
poisson la flèche et le fût du avec la mèche de 0,5 .
fusil.
Pour ceux qui souhaitent filmer des séquences de chasse
sous-marine, la gopro est
une des meilleures cameras
HD du marché dans sa catégorie. Elle a cependant un
petit défaut : aucun support
n'est prévu par le constructeur pour son utilisation
dans notre discipline.
Pour y remédier, voici le premier d'une série d'articles
consacrés aux différents supports que l’on peut adapter
sur nos fusils ainsi que sur
nos masques pour filmer des
brocouilles mémorables.
N'oubliez pas pour avoir une
qualité vidéo optimale il faudra vous procurer une lentille
plate car sans elle les images
seront floues.
38
ETAPE 2
ETAPE 3
Etape 4
On arrive au montage sur le
moulinet.
Présentez la platine sur le moulinet et enduisez de colle néoprène la surface qui serra en
contact avec le corps du moulin et la platine laissez sécher
5min.
Une fois la colle sèche, posez la
plaque sur le moulinet et ensuite la platine. Insérez et vissez
les écrous d’origine (si la plaque
est en carbone mettre des vis
plus longues). Le support est
prêt à accueillir la base gopro
mais ne la mettez pas tout de
suite, remontez d’abord le
moulinet sur le fusil et ensuite
cherchez le bon angle de vue.
Une fois que vous avez vérifié
l’emplacement, nettoyez à
l'acétone le support et collez le.
Voilà c'est terminé, il n y a plus
qu’a filmer !
A bientôt pour une nouvelle
astuce Gopro !
ETAPE 4
HF 100
AIRBALETE 110
Eric
snipfish
39
SOMMAIRE
Alors,
rejoins-nous vite
sur le 1er forum francophone
www.chasse-sous-marine.com
pour trouver des équipiers dans ta région, choisir ton équipement,
partir chasser à l'étranger, passer une petite annonce gratuite,
s'informer, se perfectionner, échanger… avant de se mettre à l'eau.
SOMMAIRE

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