INCONTINENCE INFOS INCONTINENCE INFOS Messages et Brèves

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INCONTINENCE INFOS INCONTINENCE INFOS Messages et Brèves
A.A.P.I.
Association d'Aide aux Personnes Incontinentes
5 Av. Maréchal Juin – 92100 Boulogne
Tel : 01 46 99 18 99 - e-mail : [email protected]
Site internet : www.aapi.asso.fr
INCONTINENCE INFOS
Messages et Brèves
-
N° 5 – Avril 2007
Le mot du Président
Une fois encore ce bulletin permet de créer un lien entre votre Association et les différents
problèmes que vous rencontrez personnellement. Nous souhaitons être le plus près possible
de vos préoccupations. Pour cela nous avons absolument besoin de vos remarques et de vos
questions quant aux sujets que vous souhaiteriez voir aborder. Très souvent vous nous
demandez ce que nous pensons d’un nouveau traitement dont vous avez entendu parler par
la presse. Nous ne pouvons et ne voulons pas vous donner notre avis tant que ces
nouveautés n’ont pas été ratifiées par les sociétés savantes habilitées à les créditer. Notre
rôle, disons le encore une fois, n’est pas de se substituer aux différents acteurs de la santé,
mais en être le relais.
Gérard Oudin - Président
A plusieurs reprises nous avons été amenés à
conseiller nos correspondants afin d’obtenir une
aide pour les dépenses relevant d’une perte
d’autonomie ou du handicap.
Et vous ? Y avez-vous pensé ?
L'APA
L'Allocation Personnalisée d'Autonomie (qui remplace la
PSD) facilite la vie et aide à mieux vivre à domicile ou
en établissement.
* A domicile :
- C'est une allocation d'un maximum de 1 189,80 Euros
par mois (au 1er Janvier 2007) en fonction du degré
d'autonomie et des ressources.
La perte d'autonomie est évaluée à partir d'une grille
nationale appelée "Grille AGGIR" qui permet de définir
6 groupes (GIR 1 à GIR 6) correspondant à des niveaux
de dépendance. Seules les personnes classées dans les
GIR 1 à 4, correspondant aux niveaux de dépendance les
plus élevés, se voient attribuer l'APA. Cette évaluation
est faite au domicile de la personne, par une équipe
médico-sociale (intégrée ou extérieure au Conseil
Général).
- Elle finance un plan d'aide à domicile. Son montant est
calculé en fonction du niveau de dépendance, de besoins
répertoriés et des revenus du bénéficiaire.
- Sur le coût du plan d'aides, un "ticket modérateur" reste
à la charge de l'allocataire. Seuls sont exonérés ceux dont
les ressources sont inférieures à 669,89 Euros. Les
sommes versées au titre de l'APA ne font pas l'objet
d'une récupération sur la succession du bénéficiaire.
* En établissement :
- C'est aussi une allocation comme ci-dessus.
- Elle permet à l'établissement où vous êtes hébergé de
mettre davantage de personnel et de moyens à votre
disposition.
Conditions :
- Avoir 60 ans au moins,
- Rencontrer des difficultés pour accomplir les
gestes ordinaires de la vie courante,
- Avoir une résidence stable et régulière en France,
- Pour retirer un dossier, il suffit de s'adresser
auprès des services du Conseil Général, de votre mairie
ou de votre Centre Communal d'Action Sociale (CCAS).
L'APA prend en compte l'ensemble des dépenses liées
aux fuites urinaires qui ne sont pas remboursées par
l'Assurance Maladie (dont les protections et absorbants)
sur justificatifs de facture.
Pour plus de renseignements, nous vous invitons
à consulter le site : www.apa.gouv.fr
LES ETUIS PENIENS
L'étui pénien est un système collecteur d'urine. Il se présente comme un préservatif ouvert à
son extrémité, muni d'un embout qui se connecte à une poche de recueil vidangeable, fixée
sur la cuisse ou le mollet, dans laquelle l'urine s'écoule.
A qui s'adresse ce dispositif médical pris en charge par la Sécurité Sociale ? :
Aux incontinences masculines majeures faisant suite à certaines prostatectomies totales.
D'une manière générale la rééducation périnéo-sphinctérienne est proposée en postopératoire pour rééduquer le sphincter strié urétral et les muscles du périnée avec des
résultats souvent longs mais efficaces à terme. Le kinésithérapeute va tout faire pour
encourager la retenue des urines et donc avoir légitimement tendance à proscrire ces
collecteurs ou à en éviter la prescription.
Mais vient-il à l'idée d'un kinésithérapeute de demander à un patient venant débuter une
rééducation suite à une fracture d'un membre inférieur, par exemple, d'abandonner ses
cannes anglaises dès la première séance ? Bien sûr que non, cependant son objectif sera de
tout faire pour permettre au patient traité de les abandonner petit à petit.
Il en va de même du traitement rééducatif des incontinences. Il faut savoir que dans certains
cas graves le patient peut perdre 100% de ses urines sans pouvoir exercer le moindre
contrôle. Le confort social des malades qui nous sont confiés doit être aussi entendu dans la
prise en charge psycho corporelle du symptôme. Il sera donc préférable d'envisager plutôt
une utilisation judicieuse des étuis péniens (lors de sorties ou d'activités professionnelles ne
permettant pas toujours, et au départ, d'assurer la vigilance). Dans d'autres circonstances, le
port de protections classiques sera privilégié entre deux mictions volontaires. Le pesage des
protections permet de mesurer les quantités perdues.
Si l'amélioration est au rendez-vous, les protections choisies pourront être plus légères
permettant ainsi l'abandon de l'étui pénien. Malheureusement dans certains cas les progrès
ne sont pas satisfaisants, quelle que soit la compétence du rééducateur. Avant d'envisager
la pose d'un sphincter artificiel où lorsque cette intervention n’est pas possible, il faudra
bien se rendre à l'évidence et pouvoir prescrire pour le confort social des patients ces étuis
péniens salvateurs.
Les progrès dans ce domaine ont beaucoup évolué. Les allergiques au latex ont désormais à
leur disposition des étuis péniens hypoallergéniques et sans latex.
Notre site Internet permet grâce à nos liens avec les industriels d'aller directement vous
renseigner sur ces dispositifs. Pour nos adhérents ne possédant pas ce moyen de
communication, ils pourront nous écrire ou nous téléphoner pour plus d'informations.
OSTEOPATHIE ET INCONTINENCE URINAIRE FEMININE
L’incontinence urinaire concerne trois millions de femmes en France. Ce trouble
fonctionnel représente donc un handicap certain, susceptible d’altérer la qualité de vie. Son
retentissement psychosocial est important surtout quand il s’agit de femmes jeunes et
actives.
Actuellement les traitements, multiples, vont de la rééducation spécifique à la chirurgie en
passant par les médicaments. Ces traitements supposent, qu’auparavant, un bilan aussi
complet que possible soit effectué.
Si le trouble est d’origine fonctionnel, il me semble intéressant de proposer également un
traitement ostéopathique surtout si la rééducation a été un échec ou a donné des résultats
insuffisants.
Qu’apporte de plus l’ostéopathie ?
Son avantage est d’agir directement sur les problèmes responsables de l’incontinence :
-
remettre la vessie dans l’enceinte manométrique pelvienne en cas d’incontinence
urinaire d’effort,
éliminer si possible le facteur irritatif en cas d’instabilité vésicale.
-
Par ailleurs l’ostéopathie agira sur d’autres mécanismes mettant en jeu le sphincter
involontaire. Pour cela on agit à plusieurs niveaux :
•
•
•
•
•
l’abdomen ….. pour libérer et remonter les viscères afin qu’ils pèsent moins sur la
vessie et constituent une colonne homogène,
le diaphragme …. pour son rôle de pompage et d’aspiration sur cette colonne
viscérale,
la colonne vertébrale …. au niveau dorso-lombaire d’où partent les nerfs qui
conduisent les influx au sphincter involontaire,
le bassin osseux (et ses articulations) … qui reçoivent les viscères. L’ensemble doit
être mobile car cette mobilité est essentielle à son bon fonctionnement.
le plancher pelvien et ses aponévroses … le plancher pelvien doit être élastique
afin de répartir les pressions venant du haut comme du bas.
CONCLUSION
L’ostéopathie propose une voie nouvelle au traitement de l’incontinence féminine. Associée
à la rééducation, elle peut améliorer les résultats de cette dernière après 50 ans.
Avant 50 ans elle peut être utilisée en première intention si les tissus ont conservé une
bonne élasticité.
Enfin on peut l’envisager avant une intervention chirurgicale afin de préparer les tissus
aponévrotiques formant la trame du plancher pelvien.
Texte sous la responsabilité de Gérard DUMONT – Ostéopathe DO.MROF - Paris
Notre remarque : Attention au cas où un soin ostéopathique vous serait conseillé, sachez
que tous les ostéopathes ne pratiquent pas dans ce domaine particulier.
Les questions les plus fréquentes que vous nous posez.
ynécologue ou urologue. pour lui exposer le
Dans tous les cas, consultez un médecin : généraliste, ggynécologue
plus rapidement possible tous les problèmes rencontrés. N’attendez pas le scénario « catastrophe ».
Un bon diagnostic facilite un bon traitement et donc une bonne guérison.
Ma mère âgée de 78 ans souffre de constipation
chronique. Depuis quelques mois elle se plaint
d’envies urinaires pressantes et imprévisibles.
Peut-il y avoir une relation entre ces deux
phénomènes ?
En effet, si votre maman souffre d’une constipation terminale, il se peut
que ce soit installée la présence d’un fécalome dans son rectum. Il s’agit de
selles dures non exonérées depuis longtemps et créant une épine irritative
sur sa vessie entraînant des contractions fortuites de cette dernière.
L’amélioration de la vidange rectale devrait faire disparaître cette sensation
désagréable. Consultez donc en ce sens.
Les rapports sexuels me déclenchent souvent des
envies urinaires importantes m’empêchant de
m’abandonner. Pourquoi, et que puis-je faire
pour y remédier ?
Sachez que vous n’êtes pas un cas isolé. Vous avez sûrement une vessie
très sensible et très réactive. La stimulation, lors des rapports, entraîne des
contractions de celle-ci expliquant vos envies impérieuses. Une médication
et une rééducation périnéale bien adaptée devraient résoudre votre
problème.
J’ai des pertes urinaires uniquement à l’effort.
Mon médecin m’a prescrit un médicament qui
me donne la bouche sèche et qui n’a amené
aucun résultat. Que dois-je faire ?
Arrêtez la prise de votre médicament. Ce dernier ne correspond,
apparemment, pas à votre pathologie. Ces médicaments appelés
« anticholinergiques » sont réservés aux incontinences et aux troubles
mictionnels d’origine vésicale. Etes-vous certaine d’avoir bien exposé et
précisé vos troubles à votre médecin ?
Dois-je consulter mon médecin traitant avant de me rendre chez mon gynécologue ?
Vous pouvez consulter certains spécialistes sans passer par votre médecin traitant (accès direct) et sans que votre
remboursement ne diminue. Il s’agit des pédiatres, des gynécologues et des ophtalmologistes ainsi que les
psychiatres si vous avez moins de 26 ans. Si vous souffrez d’une affection de longue durée (ALD), vous pouvez
consulter en accès direct le ou les médecins spécialistes mentionnés dans le protocole de soins remis par votre
médecin traitant. En dehors de ces cas, la consultation directe d’un médecin spécialiste est remboursée à 60% (au
lieu de 70%*). Et il peut appliquer un dépassement d’honoraires, non pris en charge par votre caisse.
* Hors région Alsace-Moselle où la consultation est remboursée à 80% (au lieu de 90%)
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Nos lieux de parole : Malgré toute notre énergie, l’aide précieuse de volontaires et le relais
positif des medias, le succès escompté ne s’est pas manifesté suffisamment pour poursuivre
l’expérience. Nous avons donc décidé d’interrompre, pour l’instant, ces rencontres. Par
contre, notre enquête sur une possibilité de dialogues individuels entre adhérents ou
professionnels de santé s’est avérée positive. Les résultats sont encourageants comme le
montre l’enquête suivante :
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Notre enquête sur les autorisations de diffusion des coordonnées de nos adhérents afin
d’aider et de témoigner auprès d’autres incontinents :
33,20% des adhérents (patients et professionnels) ont apporté une réponse nous
autorisant à communiquer leurs coordonnées (adresses, téléphones, e-mail) et
s’engagent donc à répondre à toute sollicitation de votre part et, pour certains,
d’échanger les expériences vécues. Nous sommes à votre disposition pour vous
adresser cette liste sur demande écrite à notre siège social..
Rédaction : Gérard OUDIN – Edith CORDIER