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BIZ ALERT
MYBIZ, SMEDA ET
MAUBANK CRITIQUÉS
É DITION 89 –
VENDREDI
01
AVRIL
2016
L’ HEBDOMADAIRE
ÉLECTRONIQUE GRATUIT
Louis Rivalland, Group
Chief Executive
du Groupe Swan
Le Président du Conseil
d’administration de New Mauritius Hotels (NMH), Hector
Espitalier-Noël, semble
heureux que la compagnie soit
« inopéable ». Cela étant dit,
certains observateurs se posent
des questions concernant la
décision de Swan Life
d’acquérir 3,57% d’actions
additionnelles de NMH à un
prix nettement supérieur à la
valeur du marché. Était-ce
dans l’intérêt des Policy
Holders que la valeur des parts
de Swan Life chute de plus de
Rs 110 millions à un peu plus
d’un mois de la transaction,
effectuée alors qu’une menace
d’OPA planait sur NMH ?
NEW MAURITIUS HOTELS
LA MAUVAISE TRANSACTION
DE SWAN LIFE
ADMINISTRATION JUDICIAIRE
LES ‘POLICYHOLDERS’
DE BAICO BAHAMAS
ATTENDENT
DEPUIS 2009
FRANCOIS WOO
« MAURICE
N’EST PAS LE
MEILLEUR DANS
LE TEXTILE »
VENDREDI 01 AVRIL 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 89
ANALYSE BOURSIÈRE
3
J’AI ENTENDU...
DES BOURSES EN RECUL
HERRSHA L-BOODHUN
La Bourse de Paris continuait à reculer jeudi à la mijournée (-1,12%), dans un marché préoccupé par le pétrole et se montrant prudent avant la publication
vendredi du rapport mensuel sur l'emploi américain.
«L'attentisme devrait l'emporter aujourd'hui, notamment
parce que les prix du pétrole menacent de poursuivre leur
repli», relèvent les analystes.
Les cours du pétrole étaient de nouveau orientés à la
baisse en Asie jeudi, les inquiétudes des investisseurs
quant à l'excès d'offre compensant largement la hausse
moins forte que prévue des réserves américaines.
De plus, les marchés se montraient nerveux «avant la
publication des chiffres de l'emploi américain demain».
Ces chiffres devraient en dire plus sur la vigueur de la
première économie mondiale et seront comme toujours
très importants pour la politique monétaire de la Réserve
fédérale américaine (Fed).
Par ailleurs, la Bourse de Tokyo s'est retournée à la
baisse en fin de séance pour terminer jeudi sur un repli
de 0,71%, accusant sa troisième session consécutive de
perte dans un contexte de renchérissement du yen par
rapport au dollar.
D’autre part, la bourse de New-York reste haussière. Les
3 principaux indices US ont inscrit leur meilleure marque
de l'année 2016, le Dow Jones s'est même hissé en
séance jusque vers 17.790, au plus haut depuis le 7
décembre 2015. Comme le pétrole n'a pas été d'un
grand secours depuis 10 jours, ni les chiffres de la consommation des ménages la veille, Wall Street a été tirée
de sa morosité par Janet Yellen qui conditionne la poursuite de la 'normalisation' à une stabilisation des
économies émergentes (éprouvées par la hausse du $),
une amélioration qualitative sur le marché du travail aux
Etats Unis et à une progression régulière de l'inflation.
Clause de NoN-respoNsabilité
LUNDI
LA SBM REBONDIT
Les investisseurs étrangers manquaient à
l’appel. Il n’empêche que l’indice SEMDEX
a repris et a légèrement dépassé le cap de 1
800 points. Un des facteurs serait probablement lié à la SBM qui s’est haussée de 4,6%
pour finir à 69 sous, soit son niveau le plus
haut en sept semaines ; cela en dépit de ses
résultats financiers en baisse, ses profits
ayant baissé pour l’année 2015. La MCB est
aussi partie en terrain positif, grimpant de
0,4% pour terminer à Rs 207. Plusieurs
titres ont également grimpé, à l’instar de
Cim Financial Services (+1,3%), New Mauritius Hotels (+0,2%), LUX (+0,9%) et Sun
Resorts (+0,3%). Par ailleurs, Bluelife a
perdu 0,9% à Rs 3,25. Rogers a aussi
délaissé quelques points pour clôturer à Rs
27,75.
MARDI
DU CHANGEMENT
CHEZ INNODIS
La valeur totale échangée sur la Bourse a
atteint une moyenne de Rs 16,7 millions.
De ce total, Rs 13,4 millions ont été
générées pendant les 30 dernières
minutes de la séance. Mais l’indice
SEMDEX a chuté pour finir à 1 284.75
points. Le duo bancaire, la MCB et la SBM
ont toutes deux chuté pour clôturer à 206 et
68 sous respectivement. Swan General Ltd a
perdu 2% pour terminer à Rs 358 malgré
une hausse au niveau de sa profitabilité.
Par ailleurs, le titre d’Innodis a dégringolé
de 3,5% à Rs 40,25. Environ 77% des titres
échangés auraient changé de main. Le titre
a finalement clôturé à Rs 41,20 (-1,2%) s
ur un échange de 100 actions. New
Mauritius Hotels a encore perdu
quelques points, soit 0,7%, pour clôturer
à Rs 22,35.
MERCREDI
LES BILANS
FINANCIERS
ATTENDUS
Dans les jours à venir, plusieurs compagnies
devraient publier leurs comptes pour l’année 2015. Dans ce contexte, les échanges
étaient présents mais pas volumineux. Le
SEMDEX a chuté pour clôturer à 1 793.82
points. La MCB a encore glissé pour finir à
Rs 204,75. Par ailleurs, Cim Financial Services a grimpé de 2,9% à Rs 7,80. Ce serait sa
quatrième hausse consécutive. Sur le plan
hôtelier, New Mauritius Hotels et LUX ont
tous deux grimpé pour atteindre Rs 22,50 et
Rs 58,75 respectivement. Du côté des sucriers, Alteo – qui a enregistré un ‘cross’ de
3 millions d’actions – est resté stable à Rs
26,65. Innodis a encore chuté de 2,3% à Rs
40,25. Ciel Textile a gagné 5 sous à Rs
39,45.
JEUDI
TERRA REFAIT
SURFACE
Le SEMDEX a conclu en terrain positif, à 1
797 points, lors de cette séance. Les titres de
la SBM devaient s’échanger à 66,22 sous
(-2,6%), mais le prix devait grimper à 68
sous vers la fin de la séance suite à un « market buy out » de 50 000 actions. Par ailleurs,
Terra a atteint son niveau le plus haut en
neuf mois à Rs 32,05 (+5,1%) après que ses
résultats financiers ont affiché une diminution au niveau des pertes pour le sucre.
Plusieurs titres ont grimpé : Automatic Systems Ltd (+2,6%), Caudan (+1,7%), ENL
Commercial (+1%), Livestock Feed Limited
(+0,4%), MCB (+0,5%), Air Mauritius
(+0,4%) et Mauritius Union Assurance
(+3,4%). Sur le plan hôtelier, LUX devait
perdre 0,8% à Rs 58,25.
Les différentes informations contenues dans cette page ont une valeur purement informative. BIZweek ne donne toutefois aucune garantie quant à la précision, l’exactitude, ou l’opportunité des informations ou des données. BIZweek ne s’engage nullement à prodiguer des conseils aux investisseurs et ne vise pas à influencer le marché. Ces textes ont pour objectif principal d’informer et ne constituent en
aucun cas un avis ou une invitation à réaliser un investissement. Pour des informations précises, un conseil professionnel avec un expert en la matière est préconisé.
Biz-Alert
MyBiz, SMEDA et MauBank critiqués
P
VENDREDI 01 AVRIL 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 89
4
lus d’une vingtaine
d’entrepreneurs étaient
réunis au Labourdonnais Waterfront Hotel, mardi,
pour un atelier de travail sur
« Business facilitation tools for
SMEs ». L’initiative en revenait
à la Chambre de Commerce
et d’Industrie. Le ministre du
Business, de l’Entreprise et des
Coopératives, Sunil Bholah,
était également présent, mais
devait partir après son discours, rentrée parlementaire
oblige !
Un des sujets abordés lors
de cet a-telier concerne les
services offerts par MyBiz et la
SMEDA. Un entrepreneur
présent, très critique, a fait
part des difficultés auxquelles
il a eu à faire face. Le fait que
seuls les ‘start-ups’ peuvent
bénéficier des facilités offertes
MyBiz
par
et
autres
prestataires de services liés a
ainsi été décrié. Cela serait injuste car certaines petites entreprises,
opérationnelles
depuis quelques années, font
également face à des obstacles.
Quelques-uns de ceux
présents devaient aussi lancer
qu’au départ, la MauBank devait être une banque
« dédiée aux petites et moyennes
entreprises ». Mais tel ne serait
pas le cas. « On a l’impression
qu’on n’a fait que créer un
guichet dédié aux PME au sein
de cette banque, ce qui pose
problème ; alors que la
MauBank devait être une
banque des PME », ont-ils
décrié.
Automatic Systems Ltd mise sur les deux
dernières journées hippiques de 2016
Les perspectives s’annoncent
meilleures pour Automatic Systems
Ltd (ASL). La compagnie, dont les
activités principales sont les paris à
cote fixe sur les matchs de foot et les
paris mutuels sur les courses hippiques a connu une amélioration au
niveau des profits. Ces derniers
passent de Rs 15,6 millions (2014) à
Rs 22,9 millions après impôts. Un
meilleur chiffre d’affaires par journée
hippique en 2015 ainsi qu’une réduction de Rs 10,8 millions au
niveau des frais opérationnels ont
contribué à cela. Il n’empêche que les
revenus découlant des paris mutuels
(‘totalisator betting’) ont chuté, passant de Rs 215,3 millions à Rs 216,6
millions. Pour 2016, le conseil d’administration s’attend à ce que les résultats soient meilleurs car il s’attend
à un meilleur chiffre d’affaires au
niveau des paris sur le football, et
mises sur les deux journées hippiques
additionnelles. Pour rappel, le calendrier hippique de 2015 comptait 35
journées ; tandis que celui de 2016
compte 37. Le dernier weekend, en
décembre, sera consacré à l’International Jockeys’ Weekend’.
fonctionnent avec un code PIN et ne
peuvent pas être utilisés par une tierce
personne
Veeren Manikion le Head of eCommerce de la SBM, s’est adressé aux invités lors du lancement : « We are proud
to announce the launching of MOOV by
SBM – this new payment solution will
now enable small businesses, mobile sales
operators, taximen, lorry drivers delivering products amongst others to accept
card payment from customers anytime,
anywhere. It is a known fact that the
amount of payment effected by cards be it
debit, credit and prepaid has increased
significantly over the past years. »
Il s’est aussi adressé aux commerçants:
« Many small merchants could not afford
to have a POS terminal for their business. In some cases, they could not conclude a sale if a customer does not have
cash with him. Now with MOOV, this
will not be the case. Convenient, secure,
accessible and cost-effective, this new service will be of great help to their respective businesses. »
LA SBM INNOVE
AVEC ‘MOOV
BY SBM’
La SBM a lancé son service de ‘Mobile
Point of Sale’ (mPOS) connu comme
‘MOOV by SBM’ le jeudi 31 mars
2016. Cette nouvelle solution de
paiement, qui est une première à Maurice, permet à un commerçant de faire
une transaction de paiement sur un
mobile au lieu d'un point de vente
habituel. Dorénavant, un client peut
utiliser sa carte de débit, de crédit et
prépayée pour effectuer, en toute sécurité, un paiement chez un commerçant
et cela sur un dispositif de point de
vente mobile.
Cette nouvelle méthode de paiement
est principalement destinée aux commerçants n’ayant pas la possibilité
d’avoir une machine de point de vente
pour leur commerce. Cette solution
rentable leur permettra d'accepter les
cartes où, auparavant, ils devaient
compter que sur du ‘cash’.
MOOV by SBM est un mode de
paiement plus sûr que l'argent liquide.
Les transactions par carte bancaire
LES PROFITS DE LA HSBC
CHUTENT PENDANT
DEUX ANNÉES
CONSÉCUTIVES
En trois ans, soit de 2013 à 2015, le revenu d’intérêt de la
branche mauricienne de la HSBC est passé de Rs 996
millions à Rs 814 millions. Les profits après impôts ont
aussi baissé, de Rs 248 millions (2013) à Rs 226 millions
(2014), puis Rs 194 millions (2015). Il s’agit donc de la
deuxième année consécutive où les profits de la banque
chutent.
Les facteurs qui ont probablement impacté le bilan financier ? La banque indique un « net impairment loss on financial assets » à hauteur de Rs 18 millions, contre
Rs 5,6 millions et Rs 6,3 millions respectivement en
2013 et 2014. On note aussi que les « personnel expenses »
ont augmenté de Rs 30 millions, passant de Rs 331
millions à Rs 361 millions. Entre 2013 et 2014, la hausse
tournait autour de Rs 18 millions.
Autre hausse conséquente : celle des « other expenses ». Le
chiffre passe de Rs 334 millions (2013 et 2014) à
Rs 519 millions, soit une hausse de plus de 50% (Rs 185
millions) en une année. Mais les détails manquent quant
à cet item.
DIRECTRICE ET RÉDACTRICE EN CHEF
Herrsha Lutchman-Boodhun
ADMINISTRATION
Jessie Bappaya
MARKETING ET PUBLICITÉ
Email : [email protected]
Capital Publications Ltd
5, Antonio Street, Port Louis
Tél : (+230) 2111744, 2111743 | Fax : (+230) 2137114
Email : [email protected]
LA TOUR
VENDREDI 01 AVRIL 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 89
LA MAUVAISE TRANSACTION
5
NEW MAURITIUS HOTELS
DE SWAN LIFE
Le Président du Conseil d’administration de New Mauritius Hotels (NMH), Hector Espitalier-Noël, semble
heureux que la compagnie soit « inopéable ». Cela étant dit, certains observateurs se posent des questions
concernant la décision de Swan Life d’acquérir 3,57% d’actions additionnelles de NMH à un prix nettement
supérieur à la valeur du marché. Était-ce dans l’intérêt des Policy Holders que la valeur des parts de Swan
Life chute de plus de Rs 110 millions à un peu plus d’un mois de la transaction, effectuée alors qu’une menace d’OPA planait sur NMH ?
ans un entretien accordé à
Business Magazine la semaine dernière, le Président
du
Conseil
d’administration de New
Mauritius Hotels (NMH), Hector Espitalier-Noël, déclarait que la compagnie
était « inopéable ». Selon le site dictionnaire.reverso.net, le terme inopéable signifie « qui n’est pas opéable, qui ne peut
faire l'objet d'une OPA » (Ndlr : Offre
Publique d’Acquisition.)
Une déclaration qui nous intéresse
d’autant plus que Ki News et bizweek.mu
étaient les deux publications à révéler au
grand public, en début d’année, qu’il y
avait une menace d’OPA sur NMH.
Y avait-il une possibilité d’OPA? Nous
publions un extrait de la réponse fournie
par Hector Espitalier-Noël à nos confrères
de Business Magazine :
« (…) Quelques bonshommes se sont mis
ensemble pour contempler, apparemment un
jour, d’acheter des parts importantes de
NMH. Ce n’est pas une OPA… »
Le Président du Conseil d’administration de NMH confirme donc qu’il y avait
des acheteurs qui étaient disposés à faire
acquisition de « parts importantes » de
NMH. Hector Espitalier-Noël était ainsi
au courant de certains mouvements et des
intentions de certaines personnes.
Il serait, ici, utile de rappeler à nos
lecteurs que, selon les informations
disponibles sur le marché, l’ombre de l’ancien Chief Executive Officer (CEO),
Herbert Couacaud, planait derrière ladite
OPA. Ainsi, lors de la dernière Assemblée
générale de NMH, quand un actionnaire
a tenu à avoir des explications au sujet des
informations liant le groupe hôtelier listé
en bourse à une OPA, Hector EspitalierNoël, dans sa réponse, avait fait comprendre qu’il avait contacté Herbert
Couacaud à propos de l’OPA en question,
et que ce dernier lui avait répondu qu’il
n’était au courant de rien.
Notons, par ailleurs, qu’Herbert Couacaud siège toujours au sein du Conseil
d’administration de NMH.
À ce stade, les actionnaires, grands et
petits, se posent donc des questions
légitimes : Qui sont ces « quelques bon-
D
shommes qui se sont mis ensemble pour contempler d’acheter des parts importantes de
NMH ? » Étant donné que NMH est une
compagnie listée – et donc sans doute favorable aux principes de bonne gouvernance – ne serait-il pas judicieux
d’informer les actionnaires de l’identité de
ces « bonshommes », ainsi que l’offre qui
était sur la table, et ce dans un souci de
transparence ? À qui ces offres ont-elles été
faites ?
Cela étant dit, si les démarches ou les
intentions de ces « bonshommes » ne se
sont pas matérialisées, n’empêche que
d’autres développements s’en sont suivis
au niveau de NMH, comme le révèle
Hector Espitalier-Noël lui-même à Business Magazine. Nous publions, ci-dessous,
un extrait de sa déclaration :
« Nous avons maintenant 30% de
NMH. Faites-nous confiance. Nous espérons qu’au moins 20% des autres actionnaires ne nous détestent pas ! Et il ne
faut pas croire que d’autres peuvent tellement mieux faire que nous. Nous sommes
satisfaits qu’avec le profil d’actionnariat de
NMH aujourd’hui et du fait que nous
détenons 30%, NMH est inopéable. »
Il est à savoir que 7,39 % d’actions de
New Mauritius Hotels ont été transférées,
en trois tranches, à la dernière minute de
la séance boursière du mardi 16 février
2016. Le montant de la transaction est estimé à plus de Rs 1 milliard. À qui profite
le changement de main de l’actionnariat ?
C’est la question que se posent les intéressés du monde de la finance, surtout
qu’un des acheteurs se révèle être Swan
Life. Au 31 décembre 2015, Swan Life
détenait 5,71% des actions de NMH
avant qu’elle ne fasse l’acquisition des
3,57% additionnels le 16 février dernier,
pour maintenant détenir un total de
9,28% au sein de NMH.
À noter qu’au 31 décembre 2015, l’action de NMH était cotée à Rs 17,40 et les
5,71 % d’actions de Swan Life valaient
plus de Rs 480 millions. Alors que l’action de NMH est estimée à Rs 24 le 16
février de cette année, SWAN Life achète
3,57% à environ Rs 29. Les parts de Swan
Life passent ainsi à plus de Rs 500 millions en termes de valeur. Mais, il s’avère
que le prix de l’action de NMH se situe
aujourd’hui autour de Rs 22 et la valeur
des parts de Swan Life au sein de NMH
est donc estimée à Rs 390 millions.
Un peu plus d’un mois après le rachat
des 3,57% d’actions de NMH, Swan Life
a donc techniquement accusé des pertes
de plus de Rs 110 millions.
La question est de savoir pourquoi
Swan Life a décidé d’acheter 3,57% d’actions à Rs 29 alors que la valeur du
marché était nettement moindre, comme
mentionné plus haut. Cette démarche
était-elle dans l’intérêt des Policy Holders
de Swan Life ? La décision de Swan Life
d’acheter des actions à un prix supérieur
à la valeur du marché était-elle judicieuse
?
Il serait utile d’ouvrir ici une parenthèse et de mentionner qu’ENL est l’un
des plus gros actionnaires de SWAN, qui
est pour sa part la ‘holding company’ de
Swan Life. Et puisque nous sommes dans
l’analyse de la structure, remarquons que
le CEO de SWAN, Louis Rivalland, est
aussi l’un des directeurs de NMH. Louis
Rivalland est, lui, le Chairman d’ENL
Land, dont le subsidiaire est Rogers, qui
détient le plus gros bloc d’actions au sein
de NMH.
Notons aussi que le CEO actuel de
NMH est Gilbert Espitalier-Noël, un actionnaire et un directeur du groupe ENL,
qui a remplacé Herbert Couacaud l’année dernière. Le poste de Chairman de
NMH est occupé par Hector EspitalierNoël, qui est le frère de Gilbert EspitalierNoël, ainsi que le CEO du groupe ENL.
Par ailleurs, il est à savoir que le groupe
ENL avait adressé un prospectus, au mois
de janvier, à tous les actionnaires d’ENL
Land et ENL Investment, deux de ses
subsidiaires, afin de leur proposer une fusion des deux entités. L’évaluation des investissements des deux compagnies avait
été conduite par les firmes PWC et EY,
avant que la fusion ne soit officialisée en
février. Les actions de NMH avaient été
évaluées à R 24,50. Une évaluation qui
aurait été recommandée par les conseils
d’administration des deux entités, où l’on
retrouve Hector Espitalier-Noël, le Chairman de NMH, Louis Rivalland, le CEO
Louis Rivalland, Group
Chief Executive
du Groupe Swan
de SWAN Life et le Chairman d’ENL
Land, Gilbert Espitalier-Noël, le CEO et
directeur de NMH, ainsi que le directeur
d’ENL Land et d’ENL Investment, et
Philippe Espita-lier-Noël, CEO de
Rogers et directeur au sein des entités du
groupe ENL.
S’il est évident que les vendeurs ne
pouvaient rêver de meilleure opportunité
– le prix de l’action oscillant entre Rs 17
et Rs 18 en début d’année, pour se stabiliser à un peu plus de Rs 24 en février –
par contre, beaucoup se posent la question au sujet de la décision des acheteurs
de faire l’acquisition des actions de NMH
dans la fourchette de Rs 29-Rs 29,55.
Ont-ils voulu égaler ou presque égaler le
prix des « bidders » ? Affaire à suivre…
Q&A
VENDREDI 01 AVRIL 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 89
6
« Maurice n’est pas
le meilleur dans le textile »
FRANCOIS WOO, MANAGING DIRECTOR, CMT
Content que le problème des travailleurs étrangers ait été résolu et qu’un cadre ait été défini concernant leur
embauche, Francois Woo soutient néanmoins que Maurice n’est « pas le meilleur » en matière de textile.
Mais les investissements de la Compagnie Mauricienne de Textile (CMT) dans la technologie prouvent qu’il
a toujours foi dans le textile mauricien. Pour ce qui est du Budget, l’homme d’affaires, qui a parlé à BIZweek
le vendredi 25 mars à l’occasion du rebranding de Mauritius Telecom, souhaite que des mesures soient
prises pour surmonter les difficultés administratives
NComment se porte le secteur
du textile en ce moment?
C’est une question à laquelle
il est difficile de répondre !
C’est une industrie très compétitive. Il y a aussi beaucoup
de pays compétiteurs. Disons
que Maurice n’est pas le
meilleur, mais étant donné
qu’on est à Maurice, et qu’on
est des Mauriciens, il faut faire
avec. Je crois tout de même
qu’on y arrivera. L’important,
c’est d’investir dans le personnel, dans les équipements, et de
monter en gamme.
NDernièrement, vous avez été
dans l’actualité par rapport
aux travailleurs étrangers. Le
problème a-t-il été totalement résolu ?
Le souci dans tout cela est le
cadre. Cela fait plusieurs années
qu’on fait venir des travailleurs
étrangers à Maurice, mais le
cadre n’était pas défini. Je comprends bien qu’il y a un problème de chômage à Maurice. Je
ne pense pas que le gouvernement ait tort, mais peut-être
qu’il n’est pas très bien renseigné. Il croyait que pour résoudre le problème du chômage
à Maurice, il fallait serrer les vis
en ce qui concerne les travailleurs étrangers. Ce n’est
malheureusement pas la solution. On a donc fait des
représentations. Cela a pris un
peu de temps, et il n’y a pas
d’amertume. Je crois qu’aujourd’hui le cadre est réglementé et
défini. On est contents.
NAujourd’hui, (Ndlr : vendredi dernier lors de la cérémonie de ‘rebranding’ de
Mauritius Telecom) on est
dans un cadre digital. Quel a
été l’apport de la technologie
dans l’industrie du textile ?
Bien souvent, pour les
Mauriciens, moi inclus, on voit
des machines à coudre
lorsqu’on parle du textile. Or, le
textile, ce n’est plus que les machines à coudre. Si un jour vous
avez l’occasion de visiter la
CMT, aussi étonnant que cela
puisse paraître, vous verrez que
nous avons des outils de fabrication parmi les plus performants et les plus sophistiqués
au monde. Ce n’est pas pour
flatter la compagnie, mais c’est
la qualité des investissements
qu’on a faits. Dans tous les
secteurs, il y a des avancées
technologiques, et c’est certainement le cas dans le textile.
NQuel investissement ces outils ont-ils nécessité ?
Si vous parlez de la filature
traditionnelle, cela coûte pratiquement Rs 800 millions,
voire Rs 1 milliard. Mais en ce
qui concerne la filature que la
CMT a installée, cela nous a
coûté entre Rs 2,5 milliards et
Rs 3 milliards. C’est très cher !
C’est la technologie, avec beaucoup de robotisation et d’automatisation.
NNous dirigeons-nous vers une
situation où il faudra moins
de main-d’œuvre pour
effectuer le travail ?
Il faut comprendre qu’on est
arrivé très loin pour certaines
opérations. Par exemple, à la
CMT, vous avez des ‘forklifts’
robotiques, donc sans chauffeur. Un ‘forklift’ qui fait des
kilomètres sur 60 000 mètres
carrés de bâtiment, qui part
dans des entrepôts, qui monte
en hauteur, qui prend une
palette de matière première et
qui la dépose là où il faut. Tout
est préprogrammé. Vous parlez
au ‘forklift’ et il fait ce qu’il a à
faire. Voilà ce qu’on a aujourd’hui, qu’on le veuille ou
non…
NCela nécessite également
un investissement…
Il croyait que pour
résoudre le problème du chômage
à Maurice, il fallait
serrer les vis en ce
qui concerne les
travailleurs
étrangers. Ce n’est
malheureusement
pas la solution.
On a donc fait des
représentations
Énorme ! Certaines opérations sont remplaçables.
D’autres opérations, non. Pour
les machines à coudre, il faut
toujours des modistes et des
tailleurs.
NLe Premier ministre présentera le Budget en juin.
Quelles sont vos attentes
pour le secteur du textile ?
On ne demande pas à l’État
de venir de l’avant avec un
genre de ‘stimulus package’.
Loin de là. Je ne pense pas que
ce soit bien que l’État vous
donne des fonds publics pour
votre projet privé. Ce n’est pas
correct. Ce qu’on demande,
c’est plutôt de voir comment faciliter les choses pour que les
entreprises puissent opérer dans
des conditions idéales. Je parle
du port, de l’aéroport, des services administratifs au sein du
secteur public, de la politique
monétaire, des intérêts bancaires…
NQuelque chose par rapport
aux travailleurs étrangers ?
Pas nécessairement. Après les
dernières mesures qu’on a pu
rationaliser, on ne peut pas se
plaindre. On n’est pas là pour
se plaindre tous les jours. Le
cadre est maintenant défini
quant à l’engagement des travailleurs étrangers.
VENDREDI 01 AVRIL 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 89
ACTA PUBLICA
7
Les ‘policyholders’ de BAICO
Bahamas attendent depuis 2009
ADMINISTRATION JUDICIAIRE
ela fait sept ans que les détenteurs de polices d’assurances de BAICO (British
American Insurance Company Limited), incorporée
aux Bahamas en 1920 et filiale de CL Financial Ltd (basée à Trinidad et Tobago),
attendent de percevoir leur argent. Pour
cause : BAICO a été placée sous administration judiciaire en 2009 suite à des problèmes de liquidité. « The Company is
insolvent », selon les autorités des Bahamas. Ce problème concerne également
plusieurs autres juridictions – Antigua,
Grenade, Montserrat, St Kitts & Nevis, St
Lucie, St Vincent & les Grenadines – où
la compagnie avait des opérations.
Coïncidence ou pas, la firme KPMG à
Maurice affirme avoir tiré la sonnette
d’alarme quant à l’état financier du
groupe BAI dès 2009…
Face à la nature complexe du problème, le Judicial Manager – qui n’est
autre que KPMG – a récemment publié
un communiqué pour informer les ‘policyholders’ qu’une nouvelle législation a été
développée en collaboration avec tous les
gouvernements concernés pour que la
BAICO puisse proposer un « Plan of
Arrangement » aux détenteurs de polices
d’assurances.
« Given the multi-jurisdictional nature
of this matter, it is the opinion of the Judicial
Managers that there is no consistent process
currently available to allow for payments to
be made to policyholders on a coordinated
and consistent basis across the EC territories.
As a result, the Judicial Managers in conjunction with the Judicial Manager in the
Bahamas, have developed new legislation
with the relevant governments in the region
to be implemented, specifically to allow
BAICO to propose a “Plan of Arrangement”
to its policyholders.
« This legislation, if it can be enacted
quickly, will provide a mechanism (the
Plan) for a payment to be made to insurance
creditors in a much reduced time frame than
would otherwise be the case.
« The Plan will be a Court driven
process, which will require approval of the
Company’s creditors, and will allow the Judicial Managers to make a distribution of
the remaining assets of the Company on a
consistent basis across the region », fait
ressortir KPMG.
Comment la BAICO en est-elle arrivée
là ? Dans une correspondance, adressée
début mars 2016 aux ‘policyholders’
n’ayant pas encore reçu leur argent, le Judicial Manager explique :
•
« It quickly became apparent to
the Judicial Managers, following their ap-
C
LA BAI ET SON
ÉTERNELLE KPMG
pointments in 2009 that the company’s financial position had significantly deteriorated: The Company’s unaudited balance
sheet as at 30 June 2009 had shown assets of
EC$920 million and liabilities of EC$1.35
billion. »
•
« To improve prospects of recovery
for policyholders in the period immediately
following their appointment, and with the
assistance of the Eastern Caribbean Core
Committee, the Judicial Managers developed a solution to create a new company
(NewCo). This NewCo was to have been
capitalised with funds from the Eastern
Caribbean Monetary Union, independent
investors and a significant injection of funds
from the Government of Trinidad & Tobago
(“GORTT”). NewCo was to assume the liabilities of BAICO and the prospects of recovery for policyholders, whilst not receiving
anything like a payment in full, would have
been enhanced. Unfortunately, after 18
months of work, the funding for the solution
did not materialise, principally due to
the withdrawal of certain key financial support, and the NewCo solution was discontinued. »
•
« Following the withdrawal of financial support for the NewCo solution, the
Judicial Managers and the Eastern
Caribbean Core Committee developed a
subsequent plan to use remaining Government funding to support a transfer of
BAICO’s traditional life business to Sagicor,
a highly respected insurance provider operating across 19 countries in the Caribbean as
well as in the UK and US. The transfer has
resulted in 15,688 life and pension policies
with an actuarial liability of approximately
EC$100 million being transferred to Sagicor
and the policyholders having their full policy
value restored through funding from the EC
Il n’y a pas qu’à Maurice que le
groupe BAI fasse appel à la firme
d’audit KPMG. À Maurice, KPMG a
pendant longtemps été l’auditeur du
désormais défunt groupe. La firme a
été sous les feux des projecteurs
après l’éclatement de l’affaire BAI
car on lui reprocherait de n’avoir pas
tiré la sonnette d’alarme plus tôt
concernant les résultats financiers du
groupe.
On fait ressortir par la suite que
KPMG avait, dans une présentation
d’audit au sein du groupe, signalé
que le groupe serait en « banqueroute depuis 2009. »
Pour ce qui est de BAICO aux Bahamas, c’est la ‘Insurance Commission’ qui a placé la compagnie sous
administration judiciaire et a nommé
Juan (John) M. Lopez, de la firme
KPMG, Judicial Manager. Ce dernier
a pour mission de trouver des solutions pour que les clients de BAICO
soient remboursés. Un peu à l’image
de ce que la firme BDO a pour tâche
d’effectuer en ce moment à Maurice.
Governments. »
•
« The Judicial Managers have
commenced litigation in various jurisdictions seeking to recover amounts due to
BAICO as well as commencing actions
against former office holders of the company
for breach of duty. »
•
« It is estimated that some 20,000
policyholders across the region were impacted
by the company's collapse. So far some payouts have been made to claimants who held
policies of up to $30,000. »
DEBRIEF
VENDREDI 01 AVRIL 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 89
Mauritius Telecom innove
en proposant 100 Mbps
8
NOUVELLE OFFRE
Depuis lundi, une quarantaine d’abonnés de Mauritius Telecom bénéficient déjà de l’offre révolutionnaire
de 100 Mbps. Le prix de cette nouvelle offre a été dévoilé, mardi, lors d’une conférence de presse. Le package est offert à Rs 3 999 (TVA incluse). Par ailleurs, la compagnie a dévoilé son nouveau logo, vendredi
dernier, au SVICC à Pailles devant un parterre d’invités, dont le Premier ministre à titre d’invité d’honneur
uite au lancement officiel vendredi dernier
de son offre révolutionnaire de 100
Mbps pour les clients
résidentiels, Mauritius Telecom
a réuni la presse, mardi aprèsmidi, afin de dévoiler le prix de
S
l’abonnement mensuel ainsi que
les nombreux avantages qui
seront offerts avec l’offre My.T
100 Mbps. D’abord, l’offre
My.T 100 Mbps sera une solution groupée comprenant non
seulement de l’internet ultrarapide mais aussi, de la Wi-Fi
UNE NOUVELLE IDENTITÉ
La compagnie Mauritius Telecom a entrepris un exercice de restructuration depuis l’année dernière dans le but d’être plus
proche de ses clients. C’est dans ce cadre que MT a dévoilé, vendredi 25 mars, son nouveau logo. La « nouvelle » Mauritius Telecom va privilégier une plus grande proximité avec les clients et
adoptera une approche proactive afin de satisfaire pleinement
leurs besoins croissants de connectivité, de mobilité ainsi que de
services. La nouvelle identité visuelle vient surtout mettre en
avant les offres de MyT. Ce dernier compte déjà plus de 130 000
clients et est « un brand en lui-même ».
Le Chief Executive Officer de Mauritius Telecom, Sherry Singh, a
fait ressortir que sa compagnie investit lourdement non seulement dans le déploiement de son réseau fibre à travers le pays,
mais aussi dans les infrastructures de soutien d’une grande fiabilité afin d’offrir aux Mauriciens la meilleure expérience possible de l’internet à très haut débit.
Depuis sa nomination au poste de Chief Executive Officer de
Mauritius Telecom en janvier de l’année dernière, Sherry Singh a
mené plusieurs initiatives afin d’attirer davantage d’investisseurs
étrangers dans le secteur des TIC surtout dans les services d’externalisation, mais aussi, pour contribuer à transformer dans la
réalité l’ambition du gouvernement de convertir notre pays en
une ‘smart island’.
Rappelons que depuis juin 2015, Mauritius Telecom a augmenté
la vitesse de connexion de ses clients résidentiels, cela jusqu’à
10 fois et sans aucun frais additionnel grâce au déploiement de
la fibre. A titre d’exemple, le tarif mensuel de l’ADSL 512 kbps a
baissé de 30%, passant de Rs 699 par mois à Rs 499 par mois,
TVA incluse.
gratuite à une vitesse de 100
Mbps également et couvrant
toute la maison; l’accès gratuit à
pas moins de 46 chaînes télé;
des tarifs préférentiels pour les
appels téléphoniques à l’étranger… L’ensemble de ces
services pour Rs 3 999 par mois,
TVA incluse.
En outre, les membres d’un
foyer pourront, grâce à cette
offre My.T de 100 Mbps,
utiliser ces différents services simultanément ainsi que sur
plusieurs supports (tablette, ordinateur ou smartphone).
« L’offre My.T 100 Mbps marque
donc un tournant dans le secteur
des TIC (Technologies de l’information et de la communication)
et de pousser encore plus le niveau
et le style de vie des Mauriciens, »
laisse entendre le Chief Executive Officer, Sherry Singh. A
lundi, près d’une quarantaine
d’abonnés de Mauritius Telecom ont bénéficié de l’offre de
Mbps après s’être fait enregistrer
samedi.
En outre, afin de faciliter davantage le quotidien des clients
et d’éliminer le stress lié aux démarches administratives, Mauritius Telecom a conçu un
système qui permettra à ceux et
celles qui veulent s’abonner à
My.T 100 Mbps, de le faire en
ligne sur www.myt.mu, du confort de leur bureau ou maison,
sans avoir à se déplacer dans un
des points de vente de l’opérateur historique.
Certes, la possibilité de
s’abonner en se rendant à une
des boutiques de Mauritius
Telecom ou en appelant le
8900, existe toujours, mais
comme l’a souligné Sherry
Singh, le Chief Executive Officer de Mauritius Telecom,
« notre compagnie veut être à la
pointe de l’innovation surtout à
une période de l’histoire de notre
pays où le numérique prend de
l’ampleur dans la vie de tous les
jours des Mauriciens. Nous
voulons anticiper et répondre de
manière proactive à leurs besoins
qui évoluent sans cesse».
Autre innovation apportée
par Mauritius Telecom : la mise
sur pied d’une équipe dédiée
pour effectuer les travaux d’installation chez les clients résidentiels.
Ces techniciens auront des
indicateurs de performance
stricts à respecter. Ils devront
minimiser le temps d’attente des
futurs abonnés de My.T et
surtout, satisfaire leurs exigences
en termes de délai et de disponibilité.
« Cette nouvelle étape qui vient
d’être franchie est l’aboutissement
d’un investissement continuel et
massif de Mauritius Telecom dans
le déploiement de son réseau fibre
à travers le pays, mais également
dans les infrastructures de soutien
d’une grande fiabilité afin d’offrir
aux Mauriciens la meilleure expérience possible de l’internet à
très haut débit, » soutient Sherry
Singh.
Avec pour objectif de rendre
l’internet à très grande vitesse
accessible à tous les Mauriciens,
Mauritius Telecom a accéléré le
déploiement de la fibre optique
à travers l’île Maurice et va investir un total de Rs 5,1 milliards
afin que d’ici fin tous les foyers
ainsi que toutes les entreprises
puissent prendre avantage d’une
connectivité ‘broadband’. Ce qui
constituera une grande première
sur tout le continent africain !
A ce jour, grâce à cette accélération du déploiement de la
fibre, 160 000 foyers, soit 45%
du nombre total des foyers
mauriciens, sont déjà éligibles
au service de fibre optique de
Mauritius Telecom.
Honourables or
dishonourables ?
VENDREDI 01 AVRIL 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 89
OPINION
JEAN PIERRE LENOIR
POST SCRIPTUM
9
SOCIÉTÉ
es Zimbabwéens ont
ajouté un "Dis" devant le nom de la
femme du président
Mugabe, Grace,
pour bien lui montrer à quel
point ses turpitudes politico-financières les dégoûtaient.
Depuis qu'elle a épousé le camarade Bob, Disgrace n'a eu de
cesse de profiter de son rang de
première dame pour tirer la
quintessence et même plus encore de l'impunité que lui
donne son titre de femme du
tyran que l'on connaît.
Les turpitudes de certains de
nos ministres qui portent le
doux titre de ‘Honourable’,
hérité de Westminster, devraient eux aussi pouvoir bénéficier du préfixe "dis" pour les
faire sortir de l'honorabilité que
leur a conférée leur députation.
Parce qu'à ce rythme de pour-
L
rissement parlementaire, il
faudrait écrire à l'Académie
Française pour leur suggérer de
modifier le contenu du mot
« Honorabilité » ou écrire à nos
anciens tuteurs anglais pour
leur faire part de nos appréhensions quant au contenu du
terme appliqué à certains de
nos parlementaires. Quand on
consulte le dictionnaire pour
trouver les synonymes du mot
« honorabilité », on tombe sur
droiture, honnêteté, intégrité et
probité... On oublie ça tout de
suite et on passe à autre chose !
Au pas où vont les choses, et
dans le cas où cette suggestion
serait acceptée, il faudrait
penser à un barème de dégradation progressif pour ne pas
déstabiliser notre auguste Assemblée.
Car, de chutes en rechutes,
on pourrait vite se retrouver en
état de déséquilibre total entre
« honourables et dishonourables »,
les seconds prenant vite la
mesure des premiers. Imaginons donc un barème basé sur
14 points, un peu comme le
permis à points qui a tant fait
jaser mais qui avait le mérite,
malgré ses imperfections, de
purger la route de ses plus dangereux contrevenants.
On a toujours dit que les
candidats à la députation devraient être au-dessus de tous
les soupçons pour représenter
«lépep admirab ». Mais comme
le « soupçonnomètre » utilisé par
les états-majors des partis pour
établir la virginité des candidats
en question semble proche de
zéro en matière d'efficacité,
nous pourrions donc avoir au
moins la consolation de savoir
qu'à chaque incartade, des
points leur seront retirés jusqu'à
ce que mort parlementaire s'ensuive, et que le seul siège dont
ils pourront se servir sera celui
de leur bureau où ils pourront
méditer sur leurs indélicatesses.
Ce « soupçonnomètre » pourrait
fonctionner de la façon
suivante : quatre points pour
avoir prononcé la phrase "Ceci
est un complot contre moi ...".
Dix points et discrédit total
pour la même phrase agrémentée d'un sourire innocent et
angélique à leur arrivée à l'ICAC ! Les faits nous prouvent
jusqu'ici que plus le sourire est
grand, plus les turpitudes ont
été grosses. La sanction finale
pourrait être une lettre qui leur
serait délicieusement servie en
grande pompe à leur domicile
et qui pourrait être du style :
The Dishonourable Mr B
Roder Boute
Villa Tentation
La Monnaiedithé Road
Camp Complot
Si nous étions encore au
XVIII siècle, cette missive aurait
pu être porteuse de la condamnation choisie pour punir
le contrevenant qui était en
général, si la peine de mort
avait été évitée, l'envoi aux
galères ou dans les mines ou
alors le bannissement à vie du
pays natal. Ce qui, notons-le en
passant, équivalait à la
déchéance de nationalité sur
laquelle on tergiverse tant en
France. Aujourd'hui nous pourrions peut-être, à défaut de
galères qui n'existent plus, les
remplacer par un moyen de locomotion plus moderne, l'hélicoptère par exemple, et envoyer
le banni vivre dans un pays où
il n'y en a pas, mais pas un
seul ! Ou encore mettre le contrevenant en présence d'un coffre renfermant plusieurs
centaines de millions de roupies
sans lui en donner la clé. Quant
aux mines, qui peuvent être de
sel, de charbon ou... d'or, elles
pourraient servir de Supplice de
Tantale (voir le dictionnaire) à
l'égard des contrevenants qui
auraient le droit de se promener
devant l'entrée de la mine, mais
qui n'auraient pas le droit d'y
entrer...
DEBRIEF
VENDREDI 01 AVRIL 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 89
10
La Mutual Aid Association octroie
26 bourses à des étudiants
AIDE FINANCIÈRE
La Mutual Aid Association a organisé une cérémonie de remise de bourses le jeudi 24 mars 2016. La cérémonie s’est déroulée au Mutual Aid Building en présence des 26 boursiers, leurs parents ainsi que les directeurs et autres responsables de la Mutual Aid Association
ls sont 26 à bénéficier de
l’aide de la Mutual Aid Association. Les boursiers
présents lors de la cérémonie de
remise de bourses, jeudi
dernier, ont reçu un ordinateur
portable en sus d’une subvention annuelle de Rs 22 000.
Cette année, la Mutual Aid Association a octroyé des bourses
aux étudiants de L’universite de
Maurice, l’Université de Technologie, l'Open University et
du MGI. Dans son discours,
Sunil Dabeesingh, CEO de la
Mutual Aid Association, a fait
ressortir qu’en tant qu'entreprise engagée, la Mutual Aid
Association estime qu’elle a un
rôle à jouer dans l'amélioration
I
de la société. « Au fil des ans, les
produits et services offerts ont
évolué pour mieux répondre aux
besoins de ses clients et des membres, mais l’entreprise ne s’est jamais éloignée de ses valeurs, qui
sont l'excellence, la transparence
et le service client. Aujourd'hui,
plus que jamais, la Mutual Aid
Association se concentre sur ces
valeurs, car elles représentent
l'épine dorsale de notre société.
Guidés par elles, et avec le soutien
de nos employés, membres et
clients, nous allons continuer sur
notre route vers l'excellence. »
Depuis 2008, la Mutual Aid
Association s’investit dans le
domaine de l’éducation en octroyant des bourses à des étudi-
LA COI DÉVELOPPE SON
PLAN D’ACTION CLIMAT
RÉGIONAL 2016-2020
Troisième région du monde la plus touchée par les
phénomènes naturels intenses, l’Indianocéanie a vécu plus
de 50 catastrophes naturelles ces vingt dernières années,
causant un coût de plus de 17 milliards de dollars aux
économies régionales. Les études menées par la Commission de l’océan Indien (COI), financées par l’Agence
française de développement, sur les effets du changement
climatique dans la région confirment les tendances
alarmistes observées ces trente dernières années. Une réalité
inquiétante pour les pays de la région et leurs objectifs de
développement.
Dans ce contexte et dans la continuité des efforts menés par
ses Etats membres, la COI va se doter prochainement d’un
plan d’action pour la mise en œuvre de sa stratégie régionale d’adaptation au changement climatique. Avec l’appui technique et le financement du programme Intra-ACP
de l’Alliance Mondiale pour le Changement Climatique (financement de l’Union européenne), la COI disposera d’un
outil opérationnel pour contribuer au niveau régional à la
lutte contre les effets néfastes du changement climatique
dans les territoires insulaires du sud-ouest de l’océan Indien.
Identifier les vulnérabilités des États membres de la COI,
ants de familles dans le besoin.
Pour sélectionner les candidats
éligibles à la bourse, la compagnie se base notamment sur trois
critères clés soit le revenu
moyen, la situation familiale et
d’autres facteurs tels que l’état
de santé. Cette initiative de la
Mutual Aid Association, en
ligne avec la politique de Corporate Social Responsibility
(CSR) de l’entreprise, vient en
aide aux étudiants dont les parents n’ont pas les moyens de
payer leurs frais universitaires.
A ce jour, 165 bourses ont été
attribuées à des étudiants dans
le besoin pour les cours d'études au niveau tertiaire, totalisant une somme de plus de
Rs 13.2 millions.
les soutenir dans leur adaptation aux effets du changement
climatique et dans la mise en œuvre de leur contribution
déterminée au niveau national (INDC), tels sont les principaux objectifs de ce plan d’action, que l’organisation régionale prévoit de développer dès 2016 avec l’appui de ses
partenaires financiers.
Nando’s de Bagatelle ou Nando’s de Grand Baie La
Croisette. Le « race pack » comprend un T-Shirt, un bonnet
de bain avec leur numéro de course ainsi qu’un coupon
pour un plat chez Nando’s.
L’événement phare de natation en mer revient. En effet, la
Nando’s Royal Life Saving Society Open Water Swim rempile pour une 41e édition cette année. Cette compétition,
célèbre pour la traversée Pereybère-Grand Baie, se tiendra le
dimanche 24 avril prochain sur deux distances, notamment
1,6 kilomètre et 3,8 kilomètres. Les frais d’inscriptions
serviront à financer l’ONG Royal Life Saving Society. Plus
de 500 participants sont attendus lors de cette journée. Les
inscriptions se font uniquement en ligne sur le www.nandos.mu jusqu’au au 10 avril prochain. Les frais d’inscriptions s’élèvent à un prix uniforme de Rs 300. Les
participants recevront leur « race pack » le samedi 23 avril à
petits et grands. Dès le matin de Pâques, l’heure était à la
fête ! Au Sugar Beach Resort & Spa, le légendaire défilé de
Pâques a eu lieu au Mon Plaisir Courtyard. Une quinzaine
de personnages déguisés en lapins, pirates et sirènes ont parcouru l’enceinte de l’hôtel dans des locomotives colorées
sous les yeux des enfants ébahis. Ces derniers ont ensuite
envahi la cour de l’hôtel pour une gigantesque chasse aux
oeufs.
Le chocolat était bien évidemment à l’honneur sous toutes
ses formes au sein de Sun Resorts. A Ambre Resort & Spa,
environ 150 kg de chocolat ont été utilisés pour réaliser
plusieurs pièces de chocolat en tous genres ainsi qu’une
fontaine de chocolat. Au Long Beach Golf & Spa Resort,
l’Executive Pastry Chef, Sandy Scioli, a animé un petit atelier gourmand pour les enfants. Les petits ont confectionné
des cookies et des oeufs de Pâques au Kids Club.
Ceux qui n’ont pas la chance de fêter Pâques n’ont pas été
oubliés. Les hôtes de La Pirogue Resort & Spa ont été invités à faire un geste symbolique. Ainsi, il fallait deviner le
poids d’un gâteau de Pâques. Les clients de l’hôtel se sont
prêtés au jeu. La somme récoltée sera versée au « Sun Resorts Children Cancer Trust » dédié aux enfants atteints de
cancer.
DE JOYEUSES FÊTES
INSCRIPTIONS OUVERTES DE PÂQUES DANS LES
HÔTELS DE SUN RESORTS
POUR LA COMPÉTITION
Pour la fête de Pâques, les hôtels de Sun Resorts ont concocté un programme grandiose à la hauteur de l’événement
DE NATATION DE
pour ses clients. Au menu des festivités ; des dîners et specNANDO’S ROYAL LIFE
tacles à thèmes ainsi que des activités ludiques et fun pour
VENDREDI 01 AVRIL 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 89
Des donateurs mauriciens
se regroupent pour offrir
une bourse de 10,000 euros
INSEAD
Classée numéro 1 par le Financial Times en 2016, comme meilleure
école de management des affaires, devant la prestigieuse université
américaine de Stanford, l’INSEAD s’apprête à offrir une bourse d’études annuelle d’un montant de 10 000 euros à un étudiant mauricien
pour son programme de Masters in Business Administration (MBA)
e former à l’excellence a un
coût. Il faut compter 71 000
euros pour le MBA à plein
temps de l’INSEAD, classée
numéro 1 par le Financial Times
en 2016, comme meilleure école
de management des affaires. Pour
y parvenir, plusieurs anciens
élèves ainsi que quelques-uns des
grands groupes mauriciens ont
fait des donations à hauteur de
250 000 euros. Ils sont, entre
autres, Antoine Delaporte,
Gilbert Espitalier-Noël, Taylor
Smith & Sons, Raoul Harel,
Kingston Investment, la famille
Taylor et Renaud Lagesse. Ce
dernier a été un ancien élève de
l’INSEAD.
Les étudiants intéressés sont
priés de consulter directement le
site www.insead.edu. L’INSEAD
MBA Endowed Scholarship for
Mauritius répond à la mission que
s’est fixée l’INSEAD qui consiste
à faire venir des quatre coins du
monde les étudiants les plus brillants, et à fournir une aide financière à des candidats exceptionnels
originaires de pays émergents.
C’est à partir du fonds récolté par
les donateurs mauriciens que
10 000 euros seront offerts en
S
DEBRIEF
11
LES HABITANTS D’AMAURY
SENSIBILISÉS À UNE
CONSOMMATION
RESPONSABLE DE L’ÉLECTRICITÉ
Un moment d’échange et de prise de conscience à la lueur des
bougies. C’est ce qu’ont vécu les habitants d’Amaury, bénéficiaires du projet communautaire de GML Fondation Joseph
Lagesse, le samedi 19 mars, à l’occasion du Earth Hour. Ainsi,
parents et enfants, ont accueilli les représentants de la Fondation,
de LUX* Grand Gaube et du Head Office de LUX* dans leurs
nouvelles maison à Amaury autour d’un repas. Lors de cette
soirée, ayant pour thème l’économie d’énergie, les habitants ont
fait usage des Solar Jars, offerts précédemment par LUX*. De
plus, les habitants de la région bénéficieront également de formations sur le respect de l’environnement et l’utilisation responsable
de l’électricité. Celles-ci seront dispensées par la GML Fondation
Joseph Lagesse.
BILLETS EN VENTE EN LIGNE
SUR MARIDEAL.MU POUR LE
CONCERT D’INNA
guise de bourse au candidat idéal.
Cette bourse sera pour la rentrée
de janvier ou septembre 2017,
dépendant du temps qu’il prendra
pour trouver la perle rare.
En facilitant la formation de
futurs dirigeants d’entreprises
issus de pays émergents, cette
bourse d’études permettra le déploiement d’une forte expertise en
management dans ces pays. Le 29
mars, Helen Henderson, Directrice
du
Développement
d’INSEAD, a fait le déplacement
à Maurice pour présenter la
bourse et récompenser les donateurs mauriciens qui sont tous des
anciens participants aux programmes MBA et Executive
Courses.
Afin de bénéficier de cette
bourse, il faut déjà que l’étudiant,
d’un âge moyen de 29 ans, soit
déjà admis à l’INSEAD, qu’il
puisse fournir des évidences sur
son financement, accompagné
d’une lettre de motivation pour
cette bourse. « Nous voulons des
personnes qui auront un impact sur
l’entreprise pour laquelle elles travaillent. On cherche une qualité de
leadership, des gens qui vont faire la
différence », explique Helen Henderson. Cette dernière soutient
qu’environ 150 Mauriciens sont
déjà passés par l’INSEAD que ce
soit pour les programmes phares
ou l’“executive education”.
Vivo Energy Mauritius réalise des
bénéfices nets en hausse de 84%
VIVO ENERGY Mauritius (distributeur de la marque Shell) annonce des bénéfices opérationnels en
hausse de 84% à la clôture de l’année fiscale 2015.
Les profits après impôts s’élèvent à Rs 283 millions
contre Rs 154 millions en 2014. Une performance financière d’autant plus notable que le chiffre d’affaires
pour la même période affiche un repli de 21%, passant de Rs 12,8 à Rs 10,1 milliards.
Les chiffres de vente, dans leur globalité, reculent en
comparaison à 2014. Cette contre-performance commerciale est attribuée au prix du pétrole brut qui a
maintenu sa tendance baissière sur le marché international. Il n’a aucun impact sur la marge bénéficiaire puisque la vente des carburants à la pompe est
soumise au régime de contrôle de prix et que la marge
est fixée au litre peu importe le prix de vente. La
marge brute est de 16% supérieure à celle de 2014, le
principal facteur de croissance étant attribué à la vente
des produits non-contrôlés. Les autres sources de
revenus ont augmenté de Rs 16 millions, soit de 27%
par rapport à 2014.
Inna, décrite comme «la
nouvelle voix la plus excitante dans le monde de la
dance-music », sera en
concert au J & J Auditorium le samedi 23 avril
pour ce qui sera l'un des
événements phares de Social Buzz cette année-ci. La
première partie du concert
d’Inna sera animée par
Stephan Gébert et son
Crazy Band ; dont la voix,
le style et l'énergie sur
scène sont inimitables.
Les billets peuvent être
achetés en ligne sur
Marideal.mu ou aux
points de vente suivants : Social Buzz (Nexteracom, Ebène) ;
Plaisir d'Offrir (Port-Louis), Saint- Jean Pharmacie (QuatreBornes) ; Pharmacie Gerval (Curepipe) ; Unilink Pharmacy
(Jumbo, Riche Terre) ; Metropolis Shop (Sunset Boulevard,
Grand- Bay) ; Life Fitness Gym (Flacq) ; Surf Shop (Tamarin).
Les prix sont les suivants : billet normal : Rs 900 ; billet VIP :
Rs 1500 ; billet VVIP : Rs 2900 ; forfait cocktail : Rs 1500.
LE MARIAGE SOUS TOUTES
SES COUTURES
Rajasthan Works innove avec Wedding Wonders. Du 1er au 10
avril, le public aura droit à une expo-vente qui mettra en valeur
tout ce qui a trait au mariage. Outre l’exposition, Rajasthan
Works revient pour l’occasion, avec la quatrième édition de Mauritius Dancing Star, dotée d’un premier prix de Rs 20,000. L’exposition donnera l’occasion au public de visiter une multitude
d’échoppes qui seront consacrées aux vêtements de mariés haut
de gamme, bijoux, maquillage, entre autres. Les exposants viennent de Maurice, de l’Inde, du Pakistan, de la Malaisie et des
Émirats Arabes Unis.
Wedding Wonders propose également de la bonne cuisine et un
programme de divertissement pour toute la famille. Le chanteur
de Bollywood, Mayank et sa troupe, Shounya Soul Band ainsi
que des danseurs folkloriques du Rajasthan seront au rendezvous. Les billets seront en vente au prix de Rs 30, avec un accès
gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. Une navette
gratuite sera disponible entre la Gare du Nord et le centre
d’exhibition.
MARKET
VENDREDI 01 AVRIL 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 89
12
ECONOMIC NEWS
Janet Yellen
advises
caution
Report prepared by
Nishal Babooram
Island Premier Foreign Exchange
(www.iptfx.com)
S Federal Reserve
chair Janet Yellen said
the Fed should "proceed cautiously" before raising
interest rates. She said global
risks were not expected to
have a deep impact on the US,
but caution was still appropriate. Also global developments
and risks had led policymakers to project a slower path of
rate rises than initially expected in December, Ms
Yellen said. US markets rose
during her speech at the Economic Club of New York.
Her tone was similar to the
Fed's statement in midMarch, when the central bank
made no change to rates and
guided expectations towards a
slower pace of increases after
December's increase. Ms
Yellen repeated her message
from earlier public speeches
U
MAURITIUS RUPEE
that volatile oil prices and
China's slowing growth, along
with how soon inflation
would reach the Fed's 2%
goal, were key factors guiding
the Fed towards taking a gradual approach on raising rates.
Omer Esiner, chief market analyst at Commonwealth Foreign Exchange, said her
caution was not surprising,
but stood in contrast to support for rate rises from other
Fed speakers in recent days.
He added: "On balance,
[Yellen's] comments do not
sound consistent with a looming
rate hike in April and leave considerable doubt about whether
rates will rise in June. Earlier on
Tuesday the head of the San
Francisco Federal Reserve, John
Williams, said the US economy
was doing "quite well". As she
has done in past speeches, Ms
Yellen said the market should
be open to the possibility of
news that boosts confidence.
"We should not ignore the welcome possibility that economic
conditions could turn out to be
more favourable than we now
expect," she said.
The audience in New York
laughed when Ms Yellen was
asked how long the Fed expected to take to reach "normal" interest rates and
whether she felt the market
had failed to understand the
bank's plan. The Fed chief has
been trying to reassure markets of its "gradual" plan since
taking action in December.
Following Ms Yellen's speech,
Wall Street climbed sharply .
The S&P 500 rose 0.8% and
the Nasdaq index jumped
1.5%, although the Dow
Jones Industrial Average
added just 0.1%.
Although the focus of her
speech was on interest rates,
Ms Yellen did address the
other tools the Fed has at its
disposal if the US economy
was to suffer a downturn.
These unconventional tools including asset purchases, forward guidance and negative
interest rates, which have been
used in Europe - have been
criticised for helping banks
and
not
stimulating
economies. Ms Yellen defended the use of these tools,
saying they helped prevent the
recession from becoming
worse. "They have been effective
policy, they have made a difference and inflation may have
been lower and unemployment
higher - by noticeable amounts had we not employed those policies," she said.
The dollar showed downside potential at
the start of the week and down it went as
the week progressed with the Euro on the
other hand gathering momentum. Janet
Yellen, as I mentioned earlier, seems to now
be in favour of fewer interest rate increases
and this remains the driving factor this
week. We are still to see what U.S. nonfarm employment data would be like, expected later this Friday, and this could be a
major mover. For the coming week, assuming no major surprises data wise, we
should see a repeat of this week……
enjoy….
OIL PRICES :
VENDREDI 01 AVRIL 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 89
MARKET
13
COMMODITY NEWS
BIG BANKS RAISE THEIR FORECAST
read this week that several big
banks have slightly raised their
oil-price forecasts for the first
time since August but remain
cautious about crude’s outlook. A
survey of 13 investment banks by The
Wall Street Journal shows their average
forecast increased by a dollar from the
previous month, while U.S. crude prices
have rallied by nearly 50% since their
February lows. The banks see Brent
crude, the international oil-price benchmark, averaging $40 a barrel this year,
and West Texas Intermediate, the U.S.
oil gauge, averaging $39 a barrel.
A recent rally has been fueled by optimism that the global glut of crude,
which has battered prices since 2014,
will start to abate this year. Major producers, including supply heavyweights
Saudi Arabia and Russia, have promised
to limit their production. Meanwhile,
driver demand has revved up gasoline
sales in the U.S. For now, however, the
oversupply continues and oil stockpiles
around the globe keep rising, leading the
I
banks to be more cautious in their forecasts. “Current global fundamentals are
still bearish due to the massive oversupply,”
said Mike Wittner, head of oil research
at Société Générale. He sees pressure on
crude from resilient, if moderately declining, U.S. production, high output
from Organization of the Petroleum Exporting Countries, and the gradual return of Iran to the global market.
Around a dozen OPEC and nonOPEC producers are due to meet in
Doha, Qatar, on April 17 to discuss the
potential supply-freeze deal, though analysts have cast doubt on the likelihood
of an agreement. Iran, for instance, has
declined to join the freeze deal as it seeks
to increase its output and regain lost
market share after years of international
sanctions. Underscoring these doubts,
Saudi Arabia and Kuwait, two of
OPEC’s biggest exporters, decided earlier this week to restart production at a
joint facility that can produce up to
300,000 barrels a day of crude. Analysts
at Commerzbank called that announce-
ment a “disastrous sign” coming shortly
before the Doha meeting. “After all, it
gives the impression that the lip service
paid to freezing oil production is nothing but hot air,” the bank said.
If the global oil supply continues to
increase, “the next $10 a barrel rise in
prices is likely to be more drawn-out than
the previous one,” analysts at Standard
Chartered said. Still, talk of the freeze
deal has helped lift oil prices by more
than 10% in March. A weaker U.S. dollar and improving sentiment on the
broader financial markets have also
boosted crude, analysts say. As a result,
bets on rising oil prices by hedge funds
and other big money managers jumped
in recent weeks. The net long positions,
or the total number of bets that the price
of oil would rise minus the number of
bets that it will fall, rose to 364 million
barrels in Brent and 215 million barrels
in WTI last week, according to exchange
data.
The 13 banks in the Journal survey
see Brent averaging $37.25 a barrel in
the second quarter and rising to $46.20
in the fourth quarter. The banks forecast
an average oil price of $56 a barrel in
2017, down from above $100 a barrel in
2014. Cheap oil has already benefited
consumers and businesses, with U.S.
motorists driving a record 3.1 trillion
miles last year, according to the U.S.
Transportation Department. With
prices at the pump dropping to their
lowest levels since 2004, this has boosted
demand for gasoline. Morgan Stanley
expects U.S. gasoline demand to grow
by up to 1.5% over the year in 2016.
Some analysts, however, say that the
oil-price rally could be its own undoing.
Nimble U.S. shale producers have increased their efficiency in recent years,
driving down the cost at which they
could produce oil. If prices continue to
rise, shale drillers would pump more
crude, adding to the global glut and putting a cap on prices, analysts say. “Any
sustained rally above $45 [for WTI]
would be self-limiting,” said Mr. Wittner
of Société Générale.
AFRIQUE
VENDREDI 01 AVRIL 2016 | BIZWEEK | ÉDITION 89
14
EGYPT
Minister Yasser El-Kady inspected
work being implemented
in the technology zone
The project of establishing technology zones in various provinces in
Egypt is one of the leading national development projects adopted
by the Communications and Information Technology Ministry via
the Information Technology Industry Development Agency (ITIDA)
n Wednesday last, Communications and Information
Technology
Minister, Engineer Yasser El-Kady
inspected work being implemented in the technology zone in
Alexandria (30 Acres); where work
is being done around the clock in
order to finish on time and start
operations in less than a year as instructed by President Abdel-Fattah El-Sisi, who tasked the
Communications and Information Technology Ministry with establishing two technology zones in
tandem in less than one year in his
speech to the sector during the
opening of the Cairo ICT exhibition in December 2015.
The Minister emphasized during his visit the need for sticking
to the project timetable, which
represents a cultural leap forward
and technological focus that creates jobs and opportunities for the
residents of Alexandria and surrounding provinces, in addition to
O
providing excellent training on all
technological applications relevant
to the domestic and international
market needs. El-Kady added that
he personally monitors the project
execution phases closely and reviews technical specifications
promptly. He noted that all administrative work pertaining to establishing the Egyptian public
company that shall develop, implement and manage the technology zones has been concluded.
The completed executive works
include breaking ground for Phase
I structures; laying the groundwork and pouring concrete foundations. Currently the customer
service building ground is being
dug and reinforced concrete foundations are being prepared in a
number of buildings, such as the
mall, health care centre, outsourcing centre, and the mosque.
Phase I, set in the technology
zone in Burg El-Arab, includes a
customer service centre, bank
of Mombasa. Nate Anderson, acting General Manager for Uber
Kenya said: “We’re really excited to
launch Uber in Mombasa. Giving
locals and visitors in Mombasa an
affordable, easy and flexible choice
to move around the city safely and
reliably.” For his part, Kagure Wamunyu, Operations Manager for
Uber Kenya said: “For those who
At the side lines of the landmark China-OIC Forum 2016 in
Beijing, a memorandum of understanding (MoU) was signed
between the Islamic Corporation for the Development of the
Private Sector (ICD), the private sector arm of Islamic Development Bank (IDB) Group and China-Africa Development
Fund (CADFund), a Beijing-based private equity firm focusing on Africa. The MoU envisages to enhance trade and investment opportunities in 19 African countries through
co-financing and co-investments, with the aim of promoting
inclusive growth and financial inclusion. Research collaboration and capacity-building programs that are tailored and demand-driven will also be conducted to better serve target
markets. In addition, efforts will be focused on boosting support for African small-and-medium enterprises (SMEs), widely
recognized as an important economic driver and key contributor to sustainable GDP growth.
The MoU was signed by Khaled Al Aboodi, the Chief Executive Officer and General Manager of ICD, and Shi Jiyang,
Chief Executive Officer and President of CADFund.
RINGIER AFRICA DEALS GROUP
ACQUIRES NIGERIAN DEALDEY
branches, shops, training centre,
research & development centre,
outsourcing centre, office block,
facilities and infrastructure building for the Phase, an area management building, fences and gates,
the mosque, and a mall.
Seven technology zones around
the country shall be established in
Burg El-Arab, Alexandria (30
Acres); As-Sadat City, Al-Menofia
Province (50 Acres); Ramadan
10th City, Al-Sharqiya Province
(85 Acres); New Beni Suef city,
Beni Suef Province (50 Acres);
New Asyut city, Asyut province
(44 Acres); New Aswan city,
Aswan province (41 Acres); and
Damietta province.
Uber launches
in Mombasa, Kenya
LAST WEEK, Uber launched in
Mombasa, bringing Uber’s growing global network to 399 cities.
With the launch of Uber, an innovative technology platform,
Mombasa joins the list of smart
transportation hubs in Africa. Following the success of Uber in
many other cities, Uber is excited
to launch its service to the people
ICD SIGNS MOU WITH
CHINA-AFRICA DEVELOPMENT
FUND
don’t know, Uber moves around
millions of global citizens every day
offering affordable and reliable rides
at the touch of a button. By offering
a friendly and reliable complement
to existing transport options, we can
help improve urban mobility in
Mombasa, reduce traffic congestion
and the environmental impact of
vehicles at the same time.”
Ringier Africa Deals Group a newly-founded joint venture between Swiss Ringier Africa AG and South African Silvertree
Internet Holdings (Pty) Ltd, announced last week it has acquired one of Nigeria’s biggest online shopping platforms,
DealDey. The acquisition represents an expansion of Ringier
Africa’s portfolio beyond publishing and digital marketing in
Nigeria and Silvertree’s first e-commerce investment in the
country. It sees the two companies invest significantly in Nigeria’s fast-growing multi-billion dollar e-commerce sector as
part of their partnership in the Ringier Africa Deals Group.
DealDey, the online deals e-commerce platform, was launched
in 2011 by serial entrepreneur Simdul Shagaya together with
Investment AB Kinnevik. With over 1 million users, 15,000
active merchants and 20,000 verified listed businesses,
DealDey is the largest online deals business in the region. In
addition to its core platform, DealDey today also comprises of
the couponing platform Promohub and discovery platform
Lyf, both forming part of the acquisition.
WORLD-RENOWNED
COSMOLOGIST DONATES
TATE INTERNATIONAL PHYSICS
LEADERSHIP PRIZE
The 2016 winner of the American Institute of Physics’ John
Torrence Tate Award for International Leadership in Physics,
Prof. Neil Turok, announced that he is donating the monetary
portion of the award, a USD 10,000 cash prize, to the African
Institute for Mathematical Sciences (AIMS). The donation
will be used to initiate the Thierry Zomahoun Scholarship at
AIMS, which will be awarded upon graduation to an African
student currently taking the AIMS Masters at one of AIMS
five centres of excellence. Thierry Zomahoun has served as
President and CEO of the AIMS organisation for the past five
years.
“I would like this scholarship to encourage students who come
from disadvantaged backgrounds, overcome huge obstacles in their
personal development, and show outstanding commitment to creating a better future for others,” said Turok. “Thierry was a street
kid who gained three Masters degrees and became an incredible
manager and development leader. Africa needs more Thierrys!”
“I can think of no better way to pay tribute
to this honour, and to John Torrance Tate
(who established the world’s top physics
journal), than to support an AIMS scholarship in Thierry’s name. I hope this
will encourage other donors to follow
suit.”
Turok, who is the Director of the
Perimeter Institute for Theoretical
Physics and the founder of
AIMS, is one of the world’s most
renowned physicists.

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