Frankfurt bookfair 2013 – Rights catalogue

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Frankfurt bookfair 2013 – Rights catalogue
2013
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Celebrating
Jean Cocteau
Jean Cocteau (1889-1963) was a prolific and
bafflingly versatile artist. As a graphic artist,
designer, playwright, filmmaker and writer,
and a close friend of many major European
creators (from Picasso to Coco Chanel via
Marcel Proust), he numbers among those
who influenced an era. From amongst his
tumultuous personal relationships and his
critically acclaimed artistic collaborations, one
particularly notable example was the work
that brought him together with Raymond
Radiguet to write Le Diable au corps.
On the occasion of the fiftieth anniversary
of his death in 2013, Stock reissued several
of the artist’s books.
Rights sold and under option in several
countries. Please see page 48 and report to
our foreign rights department for further
information.
2
Dessins
Drawings
Le grand écart
Balancing Act
1923, reissued in 2013
Illustrated novel
288 pages
1923, reissued in 2013
Drawing: © Jean Cocteau/
152 pages
Dominique Marny
Drawing: © Jean Cocteau
Dans le premier livre de dessins de Jean Cocteau on retrouve
plus d’une centaine d’illustrations au trait : des portraits de
Raymond Radiguet, Pablo Picasso, la comtesse de Noailles, des
scènes de la vie quotidienne, des souvenirs des Ballets russes,
des allégories… Jean Cocteau se révèle être un talentueux
caricaturiste, croqueur de visages et d’attitudes, dans cet
ouvrage qui présente un aspect méconnu de son travail.
Jacques prépare son baccalauréat à Paris, en pension chez
le professeur Berlin. Il émeut l’imposante madame Berlin,
séduira la danseuse Louise, puis aimera Germaine, qui est
aussi dans le spectacle. Autour il y a les amants, les amis, les
protecteurs de ces dames. La jeunesse qui passe. Pourtant,
nous savons bien que la fête qui commence devra s’achever
un jour.
The first book of drawings by Jean Cocteau comprises over
one hundred line drawings: portraits of Raymond Radiguet,
Pablo Picasso, the Countess de Noailles, scenes of everyday
life, memories of the Russian ballet, allegories… Jean Cocteau
proved a talented caricaturist, capturing faces and stances,
with this compilation represents a little known aspect of his
work.
Jacques is studying for his baccalauréat in Paris as a livein student with Professor Berlin. He has an effect on the
imposing Madame Berlin, seduces dancer Louise, then falls
in love with Germaine, a performer as well. Prowling around
him are the women’s lovers, friends and protectors. The
constant stream of bright young things. And yet we all know
that the party will have to end one day.
Stock
Le Potomak
The Potomak
Opium
Opium
Illustrated novel
1919, 1924, reissued in 2013
Illustrated diary
272 pages
1930, reissued in 1999
Drawing: © Jean Cocteau
272 pages
De ce livre singulier Jean Cocteau déclara : « Mon œuvre
commence avec Le Potomak ; c’est une sorte de préface. » Cette
œuvre hybride, alternant dessins et textes, fut composée à
l’aube de la Première Guerre mondiale, et l’artiste la tiendra
toujours pour son authentique premier livre. L’ouvrage
surprenant et divertissant recueille de nombreuses illustrations
dont, bien sûr, le « Potomak », monstrueux pensionnaire d’un
aquarium à Paris, porteur de poésie et de message allégoriques.
En 1928, lors d’une cure de désintoxication dans une clinique,
Jean Cocteau, opiomane, écrit et dessine. Pour lui, il s’agit
du même acte de créateur : « Écrire, pour moi, c’est dessiner,
nouer les lignes de telle sorte qu’elles se fassent écriture, ou les
dénouer de telle sorte que l’écriture devienne dessin. » Un livre
naît sous nos yeux, fait de notations, de jeux avec les mots,
de jugements de poète, de commentaires sur la littérature, les
écrivains, le cinéma, la poésie, la création et l’art.
Jean Cocteau said of this most unusual book: “My work
begins with The Potomak; it’s a sort of preface.” This hybrid
piece, with its alternating drawings and text, was composed
at the dawn of World War I, and the artist would always
view it as his first real book. The surprising and entertaining
work comprises many illustrations, including of course the
“Potomak”, a monstrous inhabitant of an aquarium in Paris, a
bearer of poetry and allegorical messages.
In 1928, while the opium addict Jean Cocteau was on a
detoxification treatment at a clinic, he still drew and wrote. To
him, it was the same creative act: “Writing, for me, is drawing,
connecting up the lines in such a way that they make writing,
or un-connecting them so that writing becomes drawing.” A
book is born before our eyes, comprising notes, word games,
a poet’s opinions, commentaries about literature and writers,
views on film, poetry, art and the creative process itself.
La voix humaine
The Human Voice
Orphée
Orpheus
Theatrical play
Theatrical play
1930, reissued in 2002
1927, reissued in 2005
64 pages
140 pages
Une femme seule dans une chambre en désordre téléphone à
son amant qui vient de la quitter pour une autre. En partant de
cette situation tristement banale, Jean Cocteau a écrit une minitragédie en un acte – un étrange « monologue à deux voix »
fait de paroles et de silences – dans laquelle le téléphone joue
un rôle essentiel.
Créé en 1930, ce texte a été mis en musique par Francis
Poulenc et adapté au cinéma par Roberto Rossellini.
Dans la villa du poète Orphée et de sa femme Eurydice on
retrouve un mystérieux cheval, un curieux vitrier qui n’est
autre que l’ange Heurtebise, un commissaire de police, un
greffier, des aides de la mort, et la mort elle-même.
Le mythe d’Orphée prend un tour pour le moins léger
et fantaisiste : loin du drame antique, la pièce de Cocteau
joue sur l’anachronisme, le spectaculaire et l’insolite grâce à
d’extraordinaires effets scéniques et de savoureux dialogues.
A woman alone in a room on the telephone, distraught as
she speaks to the lover who has left her for another woman.
Taking this sad, banal situation as his starting point, Jean
Cocteau gives us a mini-tragedy in one act – a strange
“monologue for two voices” made of words and silences – in
which the telephone plays a crucial role.
First performed in 1930, this text was set to music by Francis
Poulenc and adapted for the screen by Roberto Rossellini.
In the villa that belongs to the poet Orpheus and his wife
Eurydice we meet a mysterious horse, a peculiar glazer who is
none other than the angel Heurtebise, a police superintendent, a
clerk of the court, death’s henchmen and death itself.
The Orpheus myth takes a comic and fantastical turn: a far
cry from the tragedy of antiquity, Cocteau’s play toys with
anachronism, the spectacular and the downright odd thanks
to extraordinary theatrical effects and choice dialogue.
Stock
3
Carole Allamand
Émilie Desvaux
Christian Garcin
Brigitte Giraud
Simonetta Greggio
Marcela Iacub
Vincent Jaury
Blandine Le Callet
Aude Le Corff
Frédéric Lenoir
Ivan Macaux
Hubert Mingarelli
Erik Orsenna
Judith Perrignon
Boris Razon
Karin Serres
François Taillandier
Marc Weitzmann
FICTION
NARRATIVE
NON-
FICTION
NON-
FICTION
Stock | Fiction
5
Brigitte Giraud
Avoir un corps
Having a Body
Under option in Germany
August 2013
240 pages
Photo: © Meredith Winn Photography/Getty Images
Brigitte Giraud was born in Algeria
and lives in Lyon. She has had seven
books published by Stock,
including L’amour est très surestimé
(Prix Goncourt de la nouvelle 2007),
Une année étrangère (2009)
and Pas d’inquiétude (2011),
which is currently being adapted
for the small screen by France
Télévisions. She runs the “La Forêt”
list for Stock.
Avoir un corps est la trajectoire d’une fille qui devient femme, racontée du point de vue du
corps, dans toutes ses modulations. Enfant, elle doit répondre aux injonctions des parents et
de la société tout entière qui attendent d’elle qu’elle soit une fille. Adolescente, elle assiste,
avec excitation et appréhension, à la façon dont sa silhouette se modifie, incarne le sexe
féminin, et fait ses premiers pas vers la séduction, aimantée par la présence des garçons.
Ensuite c’est l’amour fou, le désir qui l’emporte, et le couple comme une expérience qui
ravit les sens et console de tous les manques. La maternité et la vie avec l’enfant sont des
bouleversements qui apportent énergie mais aussi doute et inquiétude. Puis la traversée du
deuil met le corps à nu dans sa solitude la plus extrême.
La narratrice nous entraîne, avec un regard lucide souvent drôle et décalé dans une traversée
de la vie, véritable aventure au quotidien où il est question de postures, de pudeur, de
silhouette, de séduction, de sexualité, de travail, de maternité, d’ivresse, de deuil et de
métamorphoses. Un roman sensible et intime qui rappelle que la tête et le corps entretiennent un dialogue des plus serrés, des plus énigmatiques.
Having a Body follows the trajectory of a girl growing into a woman, as told from the point
of view of her body, in all its modulations. As a child, she has to conform to the parameters
laid down by her parents and by society as a whole, both of whom expect her to be a girl.
As a teenager, she is an excited and apprehensive witness to her body’s evolving outline,
its incarnation of female sexuality and its first steps towards seduction, inexorably drawn
towards boys. Next come passionate love, irresistible desire and a relationship experienced
as delectable pleasure for the senses and consolation for all life’s shortcomings. Motherhood and living with a child are tremendous upheavals that produce a surge of energy but
also of self-doubt and anxieties. Then the grieving process strips the body naked in this
most extreme solitude.
The narrator’s lucid insights are often funny and off-the-wall as she takes us on a journey
through life, the adventures of an everyday existence with all its posturing and restraint,
its seduction and sexuality, its work responsibilities and motherhood, its exhilarations,
bereavements and metamorphoses. A sensitive, intimate novel which reminds us that our
minds and our bodies are constantly engaged in a close-knit yet enigmatic dialogue.
6
Stock | Fiction
LE NEW YORK
DES ÉCRIVAINS
MICHKA ASSAYAS
STÉPHANE AUDEGUY
EMMANUELLE BAYAMACK-TAM
FRANÇOIS BÉGAUDEAU
ARNO BERTINA
CLÉMENCE BOULOUQUE
CHLOÉ DELAUME
YANNICK HAENEL
VINCENT HEIN
ORIANE JEANCOURT GALIGNANI
ALAIN MABANCKOU
CHRISTINE MONTALBETTI
TANGUY VIEL
Vincent Jaury (ed.)
Le New York des écrivains
A Writers’ New York
With illustrations by François Olislaeger
SOUS LA DIRECTION
DE VINCENT JAURY
Stock
November 2013
232 pages, 13 illustrations
Photo: © Jorge Colombo
« J’ai souhaité demander à 13 écrivains d’écrire une nouvelle sur New York. J’ai choisi
cette ville car elle reste encore aujourd’hui synonyme de rêve. Elle habite notre imaginaire
d’Européens comme aucune autre. Par le cinéma, la littérature, la photographie…, elle
squatte notre inconscient et demeure source de jouissance. »
Vincent Jaury
Vincent Jaury is the founder
and editor in chief of the arts
magazine Transfuge. He edited
the collection of short stories
Noël, quel bonheur ! (2012).
He is a great enthusiast
Dans ce recueil de nouvelles, 13 écrivains français et un dessinateur composent un portrait
inédit de New York. Ils nous invitent à voyager dans une ville à la fois réelle et fantasmée,
parcourue de fantômes et d’acier, la capturant chacun dans son propre univers. Pour n’en
citer que quelques-uns : François Bégaudeau en fait une affaire sociale, Yannick Haenel une
expérience de solitude heureuse, Alain Mabanckou une épreuve difficile pour un immigré
haïtien, Vincent Hein un rêve d’enfant, Emmanuelle Bayamack-Tam une ville imaginaire
chatoyante, Arno Bertina une question politique... De cette mosaïque naît un tableau
poétique et surprenant, moderne et inspiré.
of American literature.
A Writers’ New York contains
short stories by Michka Assayas,
Stéphane Audeguy, Emmanuelle
Bayamack-Tam, François Bégaudeau, Arno Bertina, Clémence
Boulouque, Chloé Delaume,
Yannick Haenel, Vincent Hein,
Oriane Jeancourt Galignani,
Alain Mabanckou, Christine
Montalbetti and Tanguy Viel.
“I wanted to ask 13 writers to write a short story about New York. I chose the city because
it is still synonymous with dreams today. It haunts our European imaginations like nowhere
else. Through film, literature, photography… it inhabits our subconscious and is an enduring
source of pleasure.”
Vincent Jaury
In this collection of short stories, 13 French writers and one illustrator have created an
original portrait of New York. They invite us to explore a city that is both real and imagined,
full of ghosts and steel, each capturing it in his or her own way. Just to mention a few:
Francois Bégaudeau makes it a social matter, Yannick Haenel a positive experience with
solitude, Alain Mabanckou a crucial test for an Haitian immigrant, Vincent Hein a child’s
dream, Emmanuelle Bayamack-Tam a dazzling imaginary city, Arno Betina a political
question… This mosaic builds up a picture that is full of poetry and surprises, of modernity and inspiration.
Stock | Fiction
7
Frédéric Lenoir
Simonetta Greggio
Nina
Nina
May 2013
304 pages
Photo: © Robert Jones/Arcangel Images
Design Dominic D. Miller/theshadowcompany
The philosopher
and writer Frédéric Lenoir hosts
a weekly show, Les Racines du ciel,
for France Culture. He has written
some thirty books, including five
novels that have been translated
into twenty languages.
His latest successes include
L’Âme du monde (2012),
Petit traité de vie intérieure (2010) and
La Guérison du monde (2012).
Simonetta Greggio is Italian and
Adrien est un quadragénaire parisien, célibataire et sans enfants. Il a perdu le goût de vivre
et décide, un soir, de se suicider. Il écrit son testament ainsi qu’une dernière lettre destinée
à Nina, la femme de sa vie, la seule qu’il ait aimée d’un amour passionné et inconditionnel.
Nina et Adrien étaient des enfants lorsqu’ils se sont rencontrés. Les souvenirs de leurs vacances d’été passées à Ravello, le joyau de la côte amalfitaine, remontent par vagues à la
mémoire d’Adrien. Repoussant son suicide d’un soir, puis d’un autre et encore d’un autre, il
les met par écrit dans cette longue lettre à Nina, qui devient, au fil des nuits, la bouleversante
déclaration d’amour qu’il n’avait jamais osé faire à la jeune Italienne. Adrien avait toujours
rêvé de devenir écrivain. Il lui aura fallu attendre cet instant ultime pour oser écrire. À bout
de forces mais apaisé, il avale un mélange de médicaments et tombe dans un coma profond. Il ne se doute pas que ses mots vont bouleverser plusieurs existences : celle de Nina
d’abord, mais également celle de tous ceux qui, de près ou de loin, vont être touchés par
son écriture.
writes in French. She has written five
novels published by Stock, including
La Douceur des hommes (2005),
Dolce Vita 1959-1979 (2010) and
Simonetta Greggio et Frédéric Lenoir signent ce roman à quatre mains pour plonger dans
l’absolu et la simplicité de l’amour qu’on cherche toute sa vie et qu’on ne trouve, parfois,
qu’au tout début.
L’homme qui aimait ma femme (2012).
Adrien is a single, forty-something Parisian with no children. He has lost all lust for life and
one evening decides to commit suicide. He writes a will and a last letter to Nina, the love
of his life, the only woman he loved passionately and unconditionally. Nina and Adrien
were children when they met. Memories of their summer holidays spent in Ravello sweep
back over Adrien in great waves. Putting off his suicide till the following evening, then
the next and the next again, he writes these memories down in his long letter to Nina
which, over the course of those evenings, becomes the overwhelming declaration of love
he never dared to make to the young Italian woman herself. Adrien has always dreamed
of becoming a writer. He had to wait until this final moment to have the courage to write.
Exhausted but at peace with himself, he takes a cocktail of pills and slips into a deep
coma. He could never guess that his words will turn several people’s lives upside down:
firstly Nina’s but also all the people in some way touched by his writing.
Simonetta Greggio and Frédéric Lenoir have created this two-handed novel as an immersion in the intransigence and simplicity of the love we look for all our lives, and that we
sometimes find only at the very beginning.
8
Stock | Fiction
Ivan Macaux
Il Babbo
Il Babbo
August 2013
224 pages
Photo: © Daniel Grill/Tetra Images/Corbis
Une semaine sur les routes de France, entre le Var et Paris, dans le sillage d’une vieille bagnole
en bout de course. Il Babbo conduit. Sur le siège passager, son fils scrute le rétroviseur où
défilent les souvenirs d’enfance, caprices et coups de poker de ce père au destin sinueux et
spectaculaire. Qui est-il ce Babbo, cet homme jovial et interlope : idéaliste patenté ou escroc
aux heures de bureau ? Et qui est vraiment ce narrateur ? Plus un adolescent, pas tout à fait
un homme. Ce voyage, seul à seul, est un moment rare. Père et fils s’observent, se toisent,
se cherchent sans jamais vraiment réussir à se trouver.
Ivan Macaux was born in 1984.
A former film critic, he is now
a television reporter. Il Babbo
is his debut novel.
Le long des départementales, c’est le poids des silences et des non-dits que l’auteur convoie,
et l’histoire d’une famille française, en creux, qu’il cherche à explorer. Au fil des kilomètres,
se croiseront l’Afrique et Barbara, Musclor et Stefan Zweig, des généraux soviétiques chez
Tati, Lee Harvey Oswald et le porno.
A week travelling the roads of France between the Var region and Paris, following in
the tracks of a clapped out old car on its last legs. Il Babbo is driving. His son, in the
passenger seat, peers into the wing mirror watching memories spooling past – memories
of childhood, of escapades and poker games played by his father who has such a complex
and spectacular life story. Who exactly is this Babbo, this ebullient interloper? A certifiable
idealist or a nine-to-five crook? And who is the narrator really? More than an adolescent but
not yet a man. This journey spent alone together is a rare gift. Father and son watch each
other, eye each other, try to find each other, but never quite succeed.
As they trundle along the B-roads, the author shows us the full weight of their silences and
of what is left unsaid, elliptically revealing the story of this French family that he wants to
explore. In the course of their travels they come across Africa and Barbara, the cartoon
character Musclor and Stefan Zweig, Soviet generals as performed by Jacques Tati, Lee
Harvey Oswald and pornography…
Stock | Fiction
9
Erik Orsenna
de l’Académie française
La Fabrique des mots
The Word Factory
With illustrations by Camille Chevrillon
Rights sold to China (Haitian) and Italy (Salani)
April 2013
144 pages
Illustration: © Camille Chevrillon
Erik Orsenna is a member
of the Académie française
and won the Prix Goncourt
for L’Exposition coloniale (1988).
His other books include: Longtemps
(1998), Madame Bâ (2003),
La Chanson de Charles Quint
(Stock, 2008), L’Entreprise des Indes
(Stock/Fayard, 2010), Princesse
Histamine (Stock, 2010) and Sur la
route du papier (Stock, 2012).
After La grammaire est une chanson
douce (2001), Les Chevaliers
du Subjonctif (2004), La Révolte
des accents (2007) and Et si on dansait ?
L’ignoble Nécrole a encore frappé. L’objet de sa bataille ? Les mots. Il y en a trop, beaucoup
trop. Pour faire taire tous les incurables bavards, tous les poètes, tous les chanteurs, tous
les raconteurs d’histoires, tous les amoureux qui disent et redisent leur flamme, tous les
journalistes qui révèlent et polluent, il a édité la liste des douze mots désormais autorisés.
Pour Mlle Laurencin, Jeanne et les autres élèves, la guerre est déclarée. Parmi les escales de
cette croisade, on apprendra comment le Palais de justice fait les choux gras de deux cafés
aux drôles de spécialités et ce que le Pays de Tendre dit de l’amour, on découvrira qu’une
salle de classe et un centre de stratégie militaire ne sont pas si éloignés et qu’une ancienne
mine d’or peut renfermer bien plus précieux que le plus précieux des métaux. Amis ou
ennemis de Jeanne, on croisera le chemin d’une petite foule d’êtres et de créatures, parmi
lesquels un Élegant, un brochet plus vrai que nature, deux vieilles sœurs aussi virulentes
qu’érudites, un certain M. Henri et, toujours, la furie de Nécrole…
Plus de dix ans après sa première déclaration d’amour à la grammaire, Erik Orsenna ne
pouvait conclure qu’en explorant la fabrique des mots. Qui les crée ? D’où viennent-ils ? A-ton le droit d’en inventer de nouveaux ? Jeanne répond à toutes ces questions et raconte ses
aventures au sein de cette mystérieuse fabrique.
(2009), The Word Factory brings
an end to Erik Orsenna’s stroll through
the land of French grammar.
The terrible Nécrole has struck again. And the subject of this battle is… words. There
are too many of them, far too many. His Excellency the very distinguished president for
life wants to silence all the incurable talkers, all the poets and singers and storytellers, all
the lovers who describe their passion so repetitively, all the journalists who make their
revelations and pollute the world; so he has drawn up a list of the twelve words that are
now authorised for use. For Mlle Laurencin, Jeanne and the other pupils this means war.
During the course of this crusade, we find out how the law courts make good use of two
cafes with unusual specialities and what the Land of Tenderness tells us about love, we see
that a classroom and a centre for military strategy are not that very different, and a former
gold mine can hide something far more precious than the most precious of metals. We
meet all sorts of individuals and creatures, both friends and enemies of Jeanne’s; among
them an Elegant Gentlemen, a pike more realistic than a real fish, two old sisters who are
as acerbic as they are erudite, a Mr Henri and, at every turn, the manic Nécrole…
More than ten years after his declaration of love to grammar, Erik Orsenna’s only possible
conclusion was to explore how words are made. Who makes them? Where do they come
from? Do we have the right to invent new ones? Jeanne answers all these questions and
relates her adventures in the mysterious word factory.
10
Stock | Fiction
Judith Perrignon
Les faibles et les forts
The Weak and the Strong
Under option in Germany
August 2013
160 pages
Photo: © Eve Arnold/Magnum Photos
Louisiane, Red River. Dana conduit en ruminant sa vie de mère solitaire. Marcus rêve de
départ, Jonah de champions et de trophées qui éloignent sa peur. Deborah a le corps et
la tête pleins d’avoir fait l’amour pour la première fois. La petite Vickie ne dit rien sur les
genoux de Mamy Lee, grand-mère hantée par le faux calme du paysage, la violence des
souvenirs, la fierté des combats passés qu’elle voit décliner dans les yeux des enfants. Ils
sont un point minuscule sur une route bordée de champs de coton. Mais les voix d’une
immense fatalité américaine. Ils sont partis pique-niquer à la rivière comme presque chaque
jour tant il fait chaud l’été. Ils sont partis après une descente de la police qui a fouillé au
corps Marcus, le fils aîné, et retourné la maison. Ils sont partis noués, serrés les uns contre
les autres dans la voiture. Arrivés au bord de la Red River, les plus grands se sont jetés
joyeusement à l’eau. Ils n’en sont pas ressortis.
Judith Perrignon worked
as a journalist for Libération
for a long time, and is now
a contributor to M, the magazine
section of Le Monde and to XXI.
She has written several books,
including C’était mon frère (2006),
L’Intranquille, co-written
with Gérard Garouste (2009)
and Les Chagrins (Stock, 2010).
Ce livre s’inspire d’un drame survenu au mois d’août 2010 à Shreveport, au nord de la
Louisiane. Six adolescents sont morts noyés sous les yeux de leurs proches. Chacun voulait
sauver l’autre. Aucun ne savait nager. Pourquoi les Noirs ne savent pas nager ? s’interrogeait-on à la radio le lendemain matin.
Red River, Louisiana. Dana is driving, contemplating her life as a single mother. Marcus
dreams about leaving, Jonah about the champions and trophies that keep his fears at bay.
Deborah’s mind and body are brimming with the fact that she has just made love for the
first time. Little Vickie doesn’t utter a word as she sits on Granny Lee’s knee, while Granny
Lee is haunted by the deceptive calm of the scenery and by her own violent memories
and the pride of past struggles that she sees repeated in different forms in the children’s
eyes. They are just a pinpoint on a road edged with cotton fields. But the voices of a vast
American experience. They have headed down to the river for a picnic as they do almost
every day because it’s so hot in summer. They left after the police raided the house, turning the place upside down and strip-searching Marcus, the eldest son. They left in a state
of shock, huddled together in the car. When they reach the Red River, the older kids threw
themselves jubilantly into the water. They never came back out.
This book is inspired by an actual event in Shreveport, northern Louisiana, in August 2010.
Six teenagers drowned before their loved one’s eyes. They all tried to save each other.
None of them could swim. Why can’t black people swim? They discussed on the radio the
following morning.
Stock | Fiction
11
Boris Razon
Palladium
Palladium
August 2013
480 pages
Photo: © Ita/Millennium Images, UK
Boris Razon is 37. He studied history
before embarking on a career
in journalism. He was editor
of lemonde.fr for ten years.
He now runs the new writings
and mixed media services
for France Télévisions, and teaches
at the School of Journalism
at Sciences Po, France’s top
university for social sciences.
« Palladium est un roman vrai, c’est mon histoire. L’histoire d’un homme qui, en quelques
jours et sans raison apparente, se retrouve paralysé des pieds à la tête, incapable de bouger
le moindre muscle, privé de tous ses sens, sans communication possible avec l’extérieur.
Commence alors un voyage dans les contrées les plus reculées de la vie humaine, celles
où règnent en maîtres la peur, la violence, la mort, la douleur et le sexe. Car la maladie est
une traversée du miroir, la porte vers d’autres mondes, un univers de putes et de démons,
d’hommes légumes et d’hommes oiseaux, d’infirmiers et d’artificiers plongés dans un
tourbillon de haine et de débauche. Un monde fou et terrifiant : le mien.
Palladium est le récit de cette traversée, une expédition au pays des morts et de l’inconscient. Palladium plonge aux racines mêmes de la douleur et de la littérature, là où se blottit
la pulsion de vie et ses mille histoires. »
Boris Razon
“Palladium is a factual novel, it’s my story. The story of a man who, in the space of a few
days and for no obvious reason, ends up paralysed from head to toe, unable to move a
single muscle, robbed of all his senses and any means of communication with the outside
world.
Then began a journey through the furthest reaches of human existence, territories ruled
over by fear, violence, death, pain and sex… because illness is like stepping through the
looking glass, a gateway to other worlds, a place of prostitutes and demons, of men living
like vegetables with bodies like birds, of nurses and firework makers thrown together in a
whirlwind of hate and debauchery. A manic, terrifying world: my world.
Palladium is my account of this crossing, an expedition to the land of the dead and through
the subconscious. Palladium delves into the very roots of pain and literature, to a place
where our life force itself is huddled alongside the myriad different stories it has to tell.”
Boris Razon
12
Stock | Fiction
Karin Serres
Monde sans oiseaux
A World Without Birds
August 2013
112 pages
Photo: © SSphotography/Getty Images
« Petite Boîte d’Os » est la fille du pasteur d’une petite communauté vivant sur les bords d’un
lac nordique. Romantique et sensible, elle se voit en Jo, l’une des quatre filles du docteur
March. Si son père est plutôt philosophe et pragmatique, sa mère, plus fantasque, oublie
sa fille dans son landau ou se baigne dans le lac glacé les nuits de peine lune. Son frère,
sombre et violent, préfère vivre avec ses chiens et revenir à l’état animal. Mais « Petite Boîte
d’Os » est rayonnante et folle d’amour pour le vieux Joseph, revenu au pays après le déluge,
enveloppé d’une légende troublante qui le fait passer pour cannibale… C’est avec Joseph
qu’elle apprend la vie : faire du feu, cultiver son jardin, ou plonger dans le lac sans déranger
les morts.
Karin Serres is a playwright,
mostly writing for children.
She is also a set designer
and director. Her plays
are performed all over the world.
She has also written books
for children and young adults.
A World Without Birds is her debut
novel.
C’est là l’une des plus belles trouvailles de cette histoire féérique, aussi inquiétante
qu’envoûtante : au fond du lac, dernière demeure des membres de la communauté, repose
une forêt de cercueils ajourés pour que les corps retournent à l’eau du lac, finissent mangés
par les poissons et les cochons fluorescents, avant qu’à leur tour, ces derniers soient
consommés par les humains…
“Bag of bones” is the pastor’s daughter in a small community on the shores of a northern
lake. This sensitive romantic girl sees something of herself in Jo, one of the four daughters
of Dr March. Her father tends to be philosophical and pragmatic while her mother has her
head in the clouds and is quite capable of forgetting her daughter in her pram or bathing in
the freezing lake by the light of a full moon. Her gloomy, violent brother is happiest living
with his dogs, reduced to an animal state. But “Bag of bones” is radiant, consumed with
love for old Joseph, who has returned to the region after the flood, shrouded in unsettling
rumours that claim he is a cannibal… it is with Joseph that she learns about life: making
fire, cultivating her garden, diving into the lake without waking the dead…
This is one of the most wonderful novelties in this disturbing and bewitching magical tale:
the bottom of the lake is the last resting place of the community’s people, it is strewn with
coffins, each one made with holes in the wood so the bodies can return the waters of the
lake, can be eaten by the fish before they in turn are eaten by people…
Stock | Fiction
13
Marc Weitzmann
Une matière inflammable
Inflammable Material
August 2013
368 pages
Photo: © all rights reserved/Design: Aquatre
Marc Weitzmann is a novelist.
His most significant works
to date are Mariage mixte
(Stock, 2000), Une place
dans le monde (Stock, 2004),
Fraternité (2006) and
Quand j’étais normal (2010).
He is a contributor
to Le Monde des livres.
Années 1990. Au terme d’une jeunesse tumultueuse le narrateur, Frank, cherche à rentrer
dans le rang. Il accepte pour cela l’aide d’un couple d’amis de sa famille, Patrick et Paula
Zimmermann. Ancien militant trotskyste Patrick est économiste et auteur à succès. Sa femme
Paula, d’origine israélienne, fuit dans les soirées parisiennes l’ombre d’une histoire trop
lourde. Tous deux sont membres de la gauche libérale alors proche du pouvoir. Devenu par
nécessité le nègre de Patrick, et par amour l’amant de sa femme, Frank pénètre à leur suite
dans un milieu intellectuel et politique au faîte de sa puissance, qui le fascine et le révulse
à la fois.
2013, sur fond de déréliction sociale et de scandales publics, les masques tombent. Après
vingt ans d’éloignement, Frank retrouve le couple Zimmermann. Les tragédies intimes qui se
font alors jour renvoient chacun à des vérités inattendues.
Corruption et intégrité, relations de couple et domination, faux-semblant et quête de soi,
sont quelques-uns des thèmes de ce livre audacieux, drôle et brutal. Fidèle à ses obsessions,
Marc Weitzmann déploie sa vision d’une réalité française à travers une fiction explosive.
In the 1990s, as his eventful teens come to an end, the narrator Frank is trying to step into
line. To succeed, he accepts help from family friends, Patrick and Paula Zimmermann.
Former Trotskyite militant Patrick is an economist and a successful author. His wife Paula is
Israeli by birth and she throws herself into their Parisian social life to escape the weight of
her history. They are both members of the liberal left which was then close to power. Frank
becomes Patrick’s ghost writer out of necessity and Paula’s lover out of love, and follows
them into intellectual and political circles at the height of their power, an environment that
fascinates and disgusts him.
Now 2013, against a background of social decay and very public scandals, people’s
true colours are beginning to show. After twenty years apart, Frank meets up with the
Zimmermanns again. The personal tragedies that come to light force each of them to
confront unexpected truths.
Corruption and integrity, respectful relationships and domination, pretence and being true
to oneself – these are some of the themes in this bold, funny and brutal book. True to
his usual obsessions, Marc Weitzmann reveals his vision of a French reality through his
explosive fiction.
14
Stock | Fiction
Recent Highlights
Version femina on The Bear’s Quill by Carole Allamand:
“An exciting, original literary road movie
full of acuity.”
Le Figaro Magazine on Émilie Desvaux:
“A devilishly distinctive voice beyond
the bounds of everyday language.”
Carole Allamand
La plume de l’ours
The Bear’s Quill
Émilie Desvaux
Le jardin de minuit
The Midnight’s
Garden
January 2013, 400 pages
January 2013, 336 pages
Photo: © Phil Schermeister/Corbis
Photo: © Francesca Mantovani
Une jeune chercheuse suisse part sur les traces d’un mystérieux
écrivain qui, oublié de presque tous, a bouleversé la littérature
avec son tout dernier roman. Au fil de témoignages troublants,
l’héroïne de ce polar biographique ludique et palpitant est
embarquée dans une quête qui l’entraîne de Manhattan
jusqu’en Alaska, pour finir dans la cage d’un grizzly.
Joseph se laisse sombrer dans le passé, et notamment le
souvenir de l’étrange et flamboyante Élise, sa sœur jumelle.
Devenue écrivain, elle a disparu treize ans auparavant dans
des circonstances jamais élucidées. Prenant la plume à son
tour, Joseph entreprend d’explorer le souvenir de sa sœur
dans l’ombre de laquelle il s’est toujours tenu.
A young Swiss researcher sets off on the trail of a mysterious
writer who, after being forgotten by most, turned the world
of literature upside down with his last novel. Through a
succession of disturbing witness accounts, the heroine of this
biographical detective tale embarks on a quest that takes her
from Manhattan to Alaska, ending up in a grizzly bear’s cage.
Joseph lets himself drift off into the past, particularly memories
of his strange and dazzling twin sister Élise. She became a
writer but disappeared thirteen years ago in circumstances
that have never been explained. When he in turn begins to
write, Joseph wants to explore the memory of his sister in
whose shadow he always hovered.
Born in Geneva in 1967, Carole Allamand has been living in the United
Émilie Desvaux was born in Toulouse in 1983. Her debut novel, À l’attention
States since 1993. She is an ardent campaigner for bears and teaches
de la femme de ménage, was published by Stock in 2011 (Prix du Premier
contemporary literature. The Bear’s Quill is her debut novel.
Roman de Femme).
Stock | Fiction
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Christian Garcin
Les nuits
de Vladivostok
Vladivostok Nights
Marcela Iacub
Belle et Bête
Beauty and Beast
Rights sold to Italy (ObarraO)
January 2013, 368 pages
February 2013, 128 pages
Photo: © all rights reserved
Photo: © Image source/Getty Images
Quel est le point commun entre une prostituée coréenne,
un figurant professionnel rompu aux films de kung-fu,
deux soldats tués dans la guerre russo-chinoise, une étrange
Sibérienne aux yeux clairs et un chef de gang latino ? Ce qui
n’était qu’une chasse à l’homme nous livre une radiographie
de la Chine et de la Russie contemporaines.
What is the link between a Korean prostitute, a professional
film extra brought up on Kung Fu movies, two soldiers killed
in the Sino-Russian war, a strange Siberian with pale eyes and
a Latino gang leader ? What started out as a manhunt gives us
a cross-section of present day China and Russia.
Christian Garcin is the author of several novels, short stories and essays.
In 2011, Stock published his travelogue En descendant les fleuves, co-written
« C’est parce que tu étais un porc que je suis tombée amoureuse
de toi. Cela a été l’expérience la plus poétique, la plus dense,
la plus cruelle, la plus belle, la plus puissante de ma vie. »
Marcela Iacub
“I fell in love with you because you are a pig. And it was the
most poetic, dense, cruel, beautiful and powerful experience
of my life.”
Marcela Iacub
Marcela Iacub is a researcher and columnist for the daily newspaper
Libération and the author of several books, including Le crime était presque
sexuel (2003), Confessions d’une mangeuse de viande (2011), Une société
de violeurs ? (2012) and Jouir, obéir et autres activités vitales (Stock, 2013,
see page 38). Beauty and Beast was awarded the Prix de La Coupole 2013.
with Éric Faye.
Blandine Le Callet
Dix rêves de pierre
Ten Dreams in Stone
Rights sold to Estonia (Eesti Raamat)
and Poland (Sonia Draga)
Rights sold to Germany (Insel)
January 2013, 256 pages
March 2013, 304 pages
Photo: © 2010 Tristan Savatier/Getty Images
Photo: © Keiji Iwai/Getty Images
Ce recueil réunit des épitaphes authentiques, à partir desquelles
l’auteur imagine les dernières heures, les derniers jours ou
les derniers mois du défunt. Dix nouvelles poétiques ou
féroces, tendres ou dramatiques, nostalgiques ou grinçantes,
dépeignant une humanité toujours assaillie par les mêmes
passions, peurs et espoirs.
This collection brings together real epitaphs, using them
as springboards to imagine the final hours, final days or
final months of the person’s life. Poetic or raging, tender
or dramatic, nostalgic or darkly humorous, these ten short
stories depict people who are prey to the same passions,
fears and hopes.
16
Aude Le Corff
Les arbres voyagent
la nuit
Trees Travel by Night
Depuis que sa mère est partie, Manon se réfugie dans la lecture
tandis que son père sombre dans la dépression. Anatole, un
professeur à la retraite, la prend sous son aile, sous le regard
méfiant de sa tante Sophie. Malgré les différences ils partiront
tous les quatre en voiture pour retrouver la mère de Manon.
Ever since her mother left, Manon has taken refuge in books
while her father has descended into depression. Anatole, a
retired teacher, takes her under his wing, under the suspicious
gaze of her aunt Sophie. In spite of their differences all four
of them leave on a road trip together in search of Manon’s
mother.
Blandine Le Callet was born in 1969. She is the author of Une pièce montée
Aude Le Corff is 36 and lives in Nantes. She has three children. Her diary
(2006, adapted for the screen and translated into 14 languages) and La
blogs were awarded a prize by French Elle magazine in 2009. Trees Travel
Ballade de Lila K (2010), both published by Stock.
by Night is her debut novel.
Stock | Fiction
Hubert Mingarelli
Un repas en hiver
A Winter’s Meal
François Taillandier
L’écriture du monde
When the World
was Written
Rights sold to Israel (Am Oved),
Italy (Nutrimenti) and UK (Portobello
Books, WEL rights)
Rights sold to Greece (Polis)
August 2012, 144 pages
March 2013, 288 pages
Photo: © Francesca Mantovani
Photo: © Ivan Vdovin/JAI/Corbis
Trois soldats d’une compagnie isolée en Pologne dont la
mission est impossible : soit ils participent aux exécutions
sommaires, soit ils sont envoyés dans la campagne alentour
pour ramener un Juif qu’ils devront ensuite livrer à leur
supérieur et donc à la mort. Un roman qui met le lecteur face
à sa conscience.
Three soldiers of an isolated company in Poland with an
impossible mission: they must either watch summary executions every day, or venture into the local countryside and
bring back a Jew whom they must then hand over to their
commanders and so to certain death. A novel that confronts
us with our own conscience.
Premier tome d’une trilogie historique sur les siècles obscurs, ce
roman raconte le VIe siècle à travers deux destinées singulières.
Dans un monde chaotique, les personnages s’efforcent de jeter
les bases spirituelles, intellectuelles et politiques d’une société
nouvelle, où s’esquissent déjà les contours de notre Europe.
First volume in a three-part historical account on the dark
centuries, this novel explores the Sixth Century through two
remarkable lives. In a chaotic world these individuals strove
to establish the spiritual, intellectual and political foundations for a new society, and saw the contours of our modern
day Europe emerge.
François Taillandier is the author of Anielka (Grand prix du Roman de
Hubert Mingarelli lives near Grenoble. He is the author of highly regarded
l’Académie française 1999), Le Cas Gentile (2001) and the remarkably
works, having published nearly a dozen novels and collections of short
ambitious fictional project in five volumes, La Grande Intrigue (2005-2010),
stories, including Quatre soldats (Prix Médicis 2003).
all published by Stock.
Le Figaro Magazine on Vladivostok Nights by Christian Garcin:
“A novel of breathtaking freedom,
that draws its threads from whatever sources
it chooses and takes them wherever it chooses.”
Le nouvel Observateur on Beauty and Beast by Marcela Iacub:
“Marcela Iacub will end up being lynched.
But she couldn’t care less, her book can speak for her.
And it proves this theoretician has become a writer.”
Le Figaro Magazine on Ten Dreams of Stone by Blandine Le Callet:
“A gem of emotion crafted by a master jeweller.”
Libération on A Winter’s Meal by Hubert Mingarelli:
“This is Hubert Mingarelli’s great strength. Taking us where we have no
desire to go right from the first line, and getting us straight there because
his writing is clear, precise and direct. His dialogues gems.”
Marianne on When the World was Written by François Taillandier:
“Taillandier’s rich yet restrained writing helps us see and understand
an era long thought of as dark and impenetrable.”
Stock | Fiction
17
Pom Bessot
Belinda Cannone
Philippe Claudel
Agnès Desarthe
Éric Faye
Jean-Louis Fournier
Laurence Kiberlain
Philippe Lefait
Jean Rochefort
Stock | Narrative Non-fiction 19
Pom Bessot
Philippe Lefait
Et tu danses, Lou
And You Dance, Lou
November 2013
204 pages
Photo: © Adlikamila
Pom Bessot is an editor
for Cherche-Midi.
Philippe Lefait is a journalist.
He has been running the arts
magazine programme Des mots
de minuit for France 2
for many years.
Une famille. Il y a dix-sept ans, tout était là, le désir, la chambre et les couches. Un hasard
génétique a mis au premier jour sur le chemin de leur vie commune un invité surprise. Un
handicap qui fait que l’enfant, Lou, présente des troubles du langage et quelques difficultés
associées, comme le disent les médecins. Maman fait des livres et papa travaille à la télé.
Oui, la vie est facétieuse. L’histoire peut commencer. On y trouvera ce qu’il faut d’errances
et d’efficacité hospitalières, d’usines à gaz pour les prises en charge et de belles solidarités,
d’anges gardiens et de crétins patentés, quelques bords du gouffre et de bonnes rigolades,
une sœur aux petits soins et beaucoup d’amitiés, quelques mots venus de loin, la langue des
signes et le sens du geste, la question de la transmission et celle d’une place à trouver pour
chacun. Le chaos et l’amour. Et il y a Lou et ses yeux bleus, héroïne d’une rare singularité qui
a révolutionné leur quotidien. C’est à elle qu’une mère et un père adressent leur dialogue.
A family. Seventeen years ago it was all there, the wanting, the bedroom and the diapers.
A genetic twist of fate brought a surprise guest into their lives from day one. A handicap
which means their child, Lou, has problems speaking and other associated difficulties, as
the doctors put it. Mummy makes books and daddy works on TV. Yes, life can make bad
jokes like that. Let the story begin. It has its share of mishaps and efficiencies in hospital,
of labyrinthine bureaucracy and wonderful support, of guardian angels and patent idiots,
a few edges of the abyss and a few good laughs, a caring sister and a lot of friends, a few
words that took a long time coming, learning sign language and reading body language,
the question of communicating and the issue of allowing everyone to find their own
place. And there is Lou and her blue eyes, an extraordinarily unusual heroine who turned
everyday life upside down. And it is to Lou that a mother and a father address these words.
20 Stock | Narrative Non-fiction
Belinda Cannone
Le don du passeur
The Ferryman’s Gift
August 2013
160 pages
Photo: © Randy Wells/Corbis
« Quand quelqu’un meurt, nous pouvons enfin mesurer ce qu’il fut. Mon père est plus proche
d’un personnage romanesque que de quelque personne réelle : je n’ai jamais rencontré
quelqu’un d’aussi mal équipé pour la vie en société. Mais j’ai choisi d’écrire son portrait et
non pas un récit familial car ce qui est intéressant, c’est que, dans son extrême étrangèreté,
il ait vraiment existé. Sa singularité même lui confère une dimension universelle. Ce que
nous recueillons de nos parents, et dont il est beaucoup plus difficile de se débarrasser que
de leurs idées, ce sont leurs affects, vivante et palpitante matière transmise à leur insu et
au nôtre, irrémédiablement. Je dis souvent, depuis sa mort, que je suis le bras armé d’une
plume de mon père. J’ai essayé ici de saisir ce qui m’avait été transmis, cet héritage d’idéesaffects que je m’efforce de transmettre à mon tour par ma littérature. »
Belinda Cannone has published
six novels and several essays,
including L’Écriture du désir
(Prix de l’essai de l’Académie
française 2001), Le Sentiment
d’imposture (Grand Prix de l’essai
de la Société des gens de lettres
2005) and La Chair du temps
(Stock, 2012).
Belinda Cannone
Le Don du passeur est un livre singulier, très élaboré sous une apparente simplicité. Ni essai
ni récit, il est le magnifique portrait d’un père disparu.
“When someone dies, we can finally gauge who they were. My father is more like a
character from a novel than some real life person: I’ve never met anyone so ill-equipped
for a life as a member of society. But I’ve decided to write this portrait of him rather than
a family memoir because the interesting thing is that, by being so very unusual, he really
did exist. His very individuality lends him a universal dimension. What we inherit from our
parents, and this is far more difficult to shake off than their ideas, is their affects, those
powerful living and evolving emotions that they transmit and we receive quite unwittingly
and irrevocably. Since he died, I have often thought of myself as my father’s right hand
armed with a pen. In this book I have tried to capture what has been passed on to me,
my inheritance of affect-ideas which I, in turn, am striving to pass on through my writing.”
Belinda Cannone
The Ferryman’s Gift is a unique book with great complexity beneath its apparent simplicity.
It is neither essay nor memoir, but a wonderful portrait of a father who is no longer with us.
Stock | Narrative Non-fiction 21
Philippe Claudel
de l’académie Goncourt
Parfums
Perfumes
Rights sold to Albania (Ombra GVG),
Catalonia (RBA/Magrana), Italy (Ponte Alle
Grazie), Germany (Kindler), Korea (Samtoh),
Netherlands (De Bezige Bij), Portugal (Porto),
Russia (Eksmo), Spain (Salamandra), Taiwan
(Ecus), Turkey (Sel) and UK (MacLehose Press,
WEL rights)
September 2012
224 pages
Cover: Painting by Gustav Klimt, Les Trois Âges
de la femme (detail), Rome, Galleria Nazionale
d’Arte Moderna © Prisma Archivo/Leemage
Philippe Claudel is the author
of Les Âmes grises (Stock,
Prix Renaudot 2003, Grand Prix
littéraire des lectrices de Elle 2004,
Lire magazine book of the year
2003, translated
into 30 languages), La Petite Fille de
Monsieur Linh (Stock, 2005),
Le Rapport de Brodeck (Stock, Goncourt des lycéens 2007)
and L’Enquête (Stock, 2010).
En 63 textes, d’« Acacia » à « Voyage », Philippe Claudel évoque autant de parfums de l’enfance
et de l’adolescence. Chaque évocation fait resurgir un monde oublié, dont certaines traces
demeurent : l’après-rasage du père, la crème solaire de la mère, les cheveux soyeux des
premières amoureuses, les Gauloises et les Gitanes, la cannelle des gâteaux et du vin chaud,
le charbon qui réchauffe, l’encre de l’écolier, le foin des champs, le pull-over de l’oncle…
Des senteurs douces ou âcres, simples ou raffinées.
Au fil du récit, se dessine un paysage de sapins, de champs à la terre noire et de rivières,
et revit un monde de gens modestes et vrais, pour lesquels leur lit de naissance est celui de
leur mort. En leur rendant hommage, pour la première fois, et « malgré lui », Philippe Claudel
se raconte. Il raconte ses origines, sa Nancy natale, Dombasle, la ville où il est né et habite
toujours, ses parents, ses sœurs, comme il ne l’a jamais fait.
He has directed two films:
Il y a longtemps que je t’aime
(starring Elsa Zylberstein
and Kristin Scott Thomas)
which won two César awards, and
Tous les soleils (starring Stefano
Accorsi, Clotilde Courau and Anouk
Aimée). He has also written
two plays: Parle-moi d’amour (Stock,
2008) and Le Paquet (Stock, 2010).
22
Stock | Narrative Non-fiction
In 63 texts, ranging from “Acacia” to “Voyage”, Philippe Claudel evokes the smells of
childhood and adolescence. Each evocation conjures a forgotten world from which a few
traces remain: a father’s after-shave, a mother’s sun-cream, the silky hair of first girlfriends,
Gauloises and Gitanes cigarettes, cinnamon in cakes and mulled wine, coal in warming
fires, ink from schooldays, hay in the meadows, an uncle’s pullover… Smells that may be
sweet or acrid, simple or sophisticated.
As the book progresses, a landscape appears with its fir trees, its rivers, the black earth of
its fields; and a cast of characters comes back to life, modest and very real people who live
and die in the place they were born. By paying tribute to them for the first time, Philippe
Claudel is almost inadvertently telling his own story. He describes as he never has before
his beginnings in Nancy, Dombasle the town where he was born and where he still lives,
his parents and his sisters.
Agnès Desarthe
Comment j’ai appris à lire
How I Learned to Read
May 2013
180 pages
« Apprendre à lire a été, pour moi, une des choses les plus faciles et les plus difficiles.
Cela s’est passé très vite, en quelques semaines, mais aussi très lentement, sur plusieurs
décennies. Déchiffrer une suite de lettres, la traduire en sons fut un jeu, comprendre à quoi
cela servait fut une traversée souvent âpre, et, jusqu’à l’écriture de ce livre, profondément
mystérieuse.
Écrire, traduire m’ont appris à lire et continuent de le faire. À présent que la lecture est
devenue mon occupation principale, mon obsession, mon plus grand plaisir, ma plus fiable
ressource, je sais que le métier que j’ai choisi, le métier d’écrire n’a servi et ne sert qu’une
cause, accéder enfin et encore à la lecture, qui est à la fois le lieu de l’altérité apaisée, et celui
de la résolution forcément inachevée de l’énigme que constitue, pour chacun, sa propre
histoire. »
Born in 1966, Agnès Desarthe
is a writer and translator. She has
written many children’s books.
Her novels include Un secret sans
importance (Prix du Livre Inter
1996), Mangez-moi (2006),
Le Remplaçant (2009),
Dans la nuit brune (Prix Renaudot
des Lycéens 2010) and
Une partie de chasse (2012).
Agnès Desarthe
Comment apprend-on à lire ? Comment notre désir de lecture peut-il être entravé ? Comment
l’écriture peut-elle rendre meilleur lecteur ? Cheminant à travers ses souvenirs, Agnès
Desarthe, écrivain et traductrice, mène une enquête passionnante, puisant au cœur d’un
secret : celui de n’avoir pas aimé lire pendant longtemps.
“I found learning to read one of the easiest and most difficult things. It happened
very quickly, in the space of a few weeks, but also very slowly, over several decades.
Deciphering a sequence of letters and translating it into sounds was a game. Understanding
the meaning of it was an often arduous crossing and one that, until writing this book, I
found profoundly mysterious.
Writing and translating taught me to read, and they are still teaching me to this day. Now
that reading has become my main occupation, my obsession, my greatest pleasure, my
most reliable resource, I know that the job I have chosen, the job of writing has only one
purpose, finally and continuously facilitating further reading, which is simultaneously a
means to a soothing otherness and to an inevitably incomplete resolution of the enigma
that our own personal story represents to each of us.”
Agnès Desarthe
How do we learn to read? How can our desire to read be hindered? How can writing make
us a better reader? Reminiscing about her memories, writer and translator Agnès Desarthe
leads a fascinating investigation, drawing into her own secret: not having liked reading for
a long time.
Stock | Narrative Non-fiction 23
Éric Faye
Somnambule dans Istanbul
A Sleepwalker in Istanbul
With photographs by the author
Under option in Catalonia, China, Croatia,
Denmark, Hungary, Japan, Korea, Poland,
Portugal, Romania, Russia, Serbia, Spain,
Taiwan, Turkey and UK
October 2013
248 pages, 9 photographs
Photo: © all rights reserved
Éric Faye is the author of many
novels and travel memoirs
published by Stock, including
Mes trains de nuit (2005),
L’homme sans empreintes (2008),
Nous aurons toujours Paris (2009)
and Nagasaki (Grand Prix
du roman de l’Académie française
2010). In 2011 he and Christian
Garcin co-wrote En descendant les
fleuves, an account of their travels
across eastern Russia.
Après Mes Trains de nuit, puis Nous aurons toujours Paris, voici le troisième et dernier volet
d’une trilogie de « livres libres » qui marquent les étapes d’un parcours de rencontres avec
des lieux et des personnes.
Avec Somnambule dans Istanbul, Éric Faye s’interroge plus particulièrement, à la lumière de
ses voyages, sur ce qui définit une identité. Des lieux ? Une langue ? Ou plutôt une époque,
avec ses ciels de traîne et ses tonalités bien à elle ? Cette enquête sur une identité nous
emmène sous des latitudes boréales, du Groenland à la Sibérie, mais aussi au Japon ou en
Europe centrale et sur les lieux d’Hitchcock en Californie, quand ce n’est pas dans les rues
d’Istanbul, à la poursuite somnambulique d’un « sultan rouge » déchu, celui-là même qui
avait permis l’ouverture du mur de Berlin, dont il est aussi question ici. De l’Allemagne à
Nagasaki, de Hiroshima à Okinawa, le passé hypnotise celui qui passe, comme si l’identité,
au fond, n’était rien d’autre qu’un peu de temps porté sur les épaules.
After Mes Trains de nuit and Nous aurons toujours Paris, this is the third and last part of the
“livres libres” trilogy charting a sequence of encounters with people and places.
In A Sleepwalker in Istanbul, Éric Faye searches through the prism of his travels for a
definition of identity. Places? A language? Or an era with its own distinctive skies and
moods? This exploration takes us to northern latitudes from Greenland to Siberia, but also
to Japan and central Europe, as well as some Hitchcock locations in California… but it
revolves around the streets of Istanbul, on the sleepwalking trail of a deposed “red sultan”,
the very man who allowed the Berlin wall to be opened. From Germany to Nagasaki, from
Hiroshima to Okinawa, the past hypnotises passers-by as if, deep down, identity is nothing
more than a moment in time carried on our shoulders.
24 Stock | Narrative Non-fiction
Jean-Louis Fournier
La servante du Seigneur
The Lord’s Handmaiden
Under option in China, Denmark, Russia and
Taiwan
August 2013
160 pages
Photo: © Daniel Bendjy/iStockphoto
« Ma fille était belle, ma fille était intelligente, ma fille était drôle… Mais elle a rencontré
Monseigneur. Il a des bottines qui brillent et des oreilles pointues comme Belzébuth. Il lui a
fait rencontrer Jésus. Depuis, ma fille n’est plus la même. Elle veut être sainte. Rose comme
un bonbon, bleue comme le ciel. »
Jean-Louis Fournier
This is Jean-Louis Fournier’s
twenty-eighth book. He has
written several personal accounts
including Où on va, papa ?
(Stock, Prix Femina 2008,
translated into more than
Jean-Louis Fournier a eu trois enfants. Mathieu, Thomas et une fille. Mathieu et Thomas, ces
deux fils « pas comme les autres », sont partis au ciel. Le ciel qui, un jour, a bouleversé la vie
de la petite sœur, le « chef d’œuvre » après « deux brouillons », comme l’a écrit son père. Une
petite sœur qui aimait Desproges, savait manier l’humour noir et ne jure plus désormais que
par « l’humour rose, pasteurisé, avec de vrais morceaux de fraise ». Cette unique fille qu’il a
égarée : « Reviens Marie, avant que je m’en aille. »
thirty languages), Poète et paysan
(Stock, 2010) and Veuf
(Stock, 2011).
Comme toujours avec Jean-Louis Fournier, on sourit, on rit, on pleure.
“My daughter was beautiful, my daughter was intelligent, my daughter was funny... But she
met His Grace. He has shiny boots and pointed ears like Beelzebub. He introduced her to
Jesus. She hasn’t been the same since. She wants to be a saint. Pink like a boiled sweet,
blue like heaven.”
Jean-Louis Fournier
Jean-Louis Fournier had three children. Mathieu, Thomas and a girl. Mathieu and Thomas,
his two boys who were “not like other people”, have gone to heaven. The same heaven
that turned their little sister’s world upside down. The sister who was a “masterpiece” after
two “rough sketches”, as their father says. This unique girl he lost along the way: “Come
back, Marie, before I go.”
As usual with Jean-Louis Fournier’s writing, we smile, we laugh and we cry.
Stock | Narrative Non-fiction 25
Laurence Kiberlain
Moyenne
Average
With illustrations by the author
May 2013
144 pages, 11 illustrations
Illustration: © Laurence Kiberlain
For many years
Laurence Kiberlain worked
for artist agents, looking after
both established actors,
directors and screenwriters,
and newly discovered talent.
She stopped working
for many years in order to look
after her daughter. Then she took
up painting and drawing with felt
tips, skills which became her job.
Average is her first book.
C’est la grande pudeur de Laurence Kiberlain de s’avouer « moyenne » en tout. Complexée
depuis son plus jeune âge, elle se sent moche, mal à l’aise avec son image, ses pensées,
son trop-plein de sensibilité. Pourtant la famille est aimante, les amis et les amoureux sont
présents. Comment pourrait-elle vraiment se plaindre ? Elle le fait donc en parlant d’elle
avec férocité. C’est sa défense de nous convaincre qu’elle n’a pas grand-chose pour elle.
Pourtant, au fil de son récit, écrit avec une sincérité désarmante et un franc-parler émouvant,
on comprend qu’elle n’est moyenne en rien. Elle se détache d’un compagnon violent, vit la
perte d’un enfant, découvre et accompagne le handicap moteur de sa fille. Ses seize dernières
années sont rythmées par la réalité des séjours à l’hôpital, des rendez-vous médicaux, des
opérations chirurgicales, des séances chez le kiné, chez le psy. Affronter ce qui aux autres
n’apparaît pas normal, et le quotidien qui tourne autour. Laurence Kiberlain pense que c’est
sa fille qui l’a rendue moins moyenne. Elle n’hésite pas à lui dire qu’elle aussi s’est sentie, à
certains moments de sa vie, handicapée.
Dans ce récit, tout est dit. Personne n’est moyen. Chacun vit avec ses angoisses, des angoisses
qui ne diminuent pas avec le temps ou l’expérience, mais avec lesquelles on cohabite.
Laurence Kiberlain has the remarkable modesty to confess she is “average” at everything.
She has had complexes since early childhood, feeling ugly and uncomfortable with her
own image, her thoughts and her excessive sensitivity. And yet her family is loving, she has
plenty of friends and boyfriends. How can she really complain? So she voices her feelings
by describing herself in ferocious terms. Her defence is to persuade us she doesn’t have
much going for her. But, during the course of this book, written with disarming sincerity
and touching candour, we realise there is nothing average about her. She breaks away
from an abusive partner, copes with the loss of a child, discovers that her daughter is
physically handicapped and learns to live with this. For her, the last sixteen years have
been punctuated by the reality of hospital stays, doctor’s appointments, operations and
sessions with physiotherapists and psychiatrists. Tackling things that seem far from normal
to other people, and the day-to-day things that carry on around them. Laurence Kiberlain
thinks that it is her daughter who made her less average. She openly tells her that, at
various stages in her life, she herself felt handicapped.
Everything is laid bare in this book. No one is average. Each of us lives with our fears that
do not fade with time or experience, but we learn to live with them.
26 Stock | Narrative Non-fiction
Jean Rochefort
Ce genre de choses
This Sort of Thing
October 2013
208 pages
Photo: © Jean-Marc Lubrano
« Dans ma onzième année, le maréchal Pétain me pince raisonnablement un lobe d’oreille.
Je joue trop près de lui avec une balle en mousse de couleur rouille. Passent quelques
décennies, une star mondialement célèbre plaque, avec une autorité surprenante et en
dehors des heures de travail, ses lèvres sur les miennes, m’imposant ainsi un contact buccal
qui s’avèrera de qualité. C’est comme ça. »
Jean Rochefort, born in 1930,
Jean Rochefort
(Que la fête commence, 1975),
is without question one
of the best-loved actors of French
cinema. His most important films
include Let Joy Reign Supreme
An Elephant Can Be Extremely
Ah non, ce n’est pas ici que vous trouverez les Mémoires du grand Jean Rochefort. Plutôt
des anecdotes comme autant d’éclairages sur des moments précieux de sa vie, si remplie.
Il nous offre une mosaïque de ses souvenirs qui nous transportent à Cinecittà, aux côtés de
Marcello par exemple, ou à La Baule dans sa jeunesse, ou encore au Népal avec Belmondo
et une armée de gallinacées, à Cannes au festival. Il nous présente à Calder, à Elizabeth II,
à Toto, à Jean Gabin… Jean Rochefort, avec ce ton si particulier, facétieux, élégant, drôle,
iconoclaste, cet œil amusé qui frise au-dessus de cette moustache inénarrable, nous fait rire,
nous émeut, nous emmène. Il n’aime rien comme les autres et nous entraîne à sa suite pour
regarder la vie comme lui.
Deceptive (Un éléphant ça trompe
énormément, 1976),
Drummer-Crab (Le Crabe-tambour,
1977), The Hairdresser’s Husband
(Le Mari de la coiffeuse, 1990),
Prêt-à-Porter (1994), Ridicule
(1996) and The Man on the Train
(L’homme du train, 2002).
He won the Honorary César
Award in 1999 and was to star
in The Man Who Killed Don
Quixote (L’Homme qui a tué Don
“In my eleventh year, Maréchal Pétain pinched one of my earlobes pretty hard. I was
playing too close to him with a rust-coloured sponge ball. A few decades went by, a
globally famous star pressed his lips to mine – with surprising authority and out of office
hours – subjecting me to mouth to mouth contact which proved of rather good quality.
That’s just the way it is.”
Quichotte). A documentary film,
Lost in La Mancha, was later made
about the failed production.
Jean Rochefort
Oh no, you won’t find the great Jean Rochefort’s Memoirs here. Instead we have a series of
anecdotes that shed light on precious moments from his very full life. He presents us with a
mosaic of his memories, transporting us to Cinecittà alongside, say, Marcello, or to La Baule
in his youth, or perhaps to Nepal with Belmondo and an army of gallinaceous birds, or
to Cannes during the festival. He introduces us to Calder, Elizabeth II, Toto, Jean Gabin…
Jean Rochefort has a very distinctive, mischievous, elegant, amusing, iconoclastic tone and
an amused eye hovering above that hilarious moustache, making us laugh, touching us and
taking us along with him. He loves things in his own particular way, and hauls us along
with him to show us things the way he sees them.
Stock | Narrative Non-fiction
27
Antoine de Baecque
Mehdi Belhaj Kacem
Franck Berteau
Christine Castelain Meunier
René de Ceccatty
Michel Cieutat
Jessica Cymerman
Françoise Davoine
Alain Finkielkraut
Marie Freyssac
Jean-Max Gaudillière
François Heisbourg
Noël Herpe
Martin Hirsch
Marcela Iacub
Axel Kahn
Marion Larat
Michael Löwy
Isabelle Mandraud
Yves Michaud
Nicolas Offenstadt
Jean-Baptiste Péretié
Christophe Prochasson
Alain Renaut
Philippe Rouyer
Thomas Saintourens
Benjamin Stora
Stock | Non-fiction
29
Antoine de Baecque
Noël Herpe
Éric Rohmer
Éric Rohmer
January 2014
approx. 650 pages
Photo: © François-Marie Banier
Antoine de Baecque is a professor
of the history of cinema at the University
of Nanterre. He has already written
two biographies, of François Truffaut
(1996, co-written with Serge Toubiana)
and Jean-Luc Godard (2010),
as well as essays about film and the New
Wave. He was editor in chief of Cahiers
du cinéma, then worked on the arts
pages of Libération.
Noël Herpe is a senior lecturer
at the University of Paris-VIII.
He is the author or collator-editor
of several books (about René Clair
and Sacha Guitry), and edited the collection Rohmer et les Autres as well as a book
Que sait-on d’Éric Rohmer, si ce n’est qu’il semble incarner une manière très française de
faire du cinéma ? Sait-on par exemple que l’ensemble de ses 25 longs métrages ont attiré en
France plus de 8 millions de spectateurs, et quelques millions d’autres autour du monde ?
Sait-on même qu’un autre homme, Maurice Schérer, se cachait derrière le pseudonyme
d’Éric Rohmer, adopté à plus de 30 ans ?
À partir d’un magnifique fonds d’archives personnelles ainsi que d’une longue série
d’entretiens, ce livre propose la première biographie d’Éric Rohmer. Il fut l’un des critiques
les plus estimés de son temps, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, mais aussi un
jeune écrivain ambitieux. Il parvint surtout à forger un cinéma très personnel, tant dans
sa méthode, son style que son propos, enchaînant trois cycles de films d’une cohérence
impressionnante : les « Contes moraux », les « Comédies et proverbes », les « Contes des
quatre saisons ». En plongeant dans la fabrique du film propre à Éric Rohmer, ce livre dresse
le portrait d’un artiste qui fut non seulement un grand metteur en scène, mais également un
photographe, un dessinateur, un concepteur de costumes, de décors, ou un compositeur de
chansons pour ses films. C’est un véritable homme-orchestre qui revit ici, curieux, soucieux
de sa complète indépendance, travaillant en quasi autarcie tout en étant nourri par les
œuvres de la tradition littéraire, picturale, musicale et théâtrale.
of interviews with Rohmer about his text
Le Celluloïd et le Marbre (2010).
What do we know about Éric Rohmer except that he seems to incarnate a particularly
French way of making films? Do people know, say, that together his 25 feature films
attracted more than 8 million viewers in France and millions more around the world? Do
we even know that another man, Maurice Schérer, was hiding behind the pseudonym Éric
Rohmer?
Using an extensive resource of personal archives as well as a long series of interviews as
its basis, this book is the first biography of Éric Rohmer. He was one of the most respected
critics of his day, editor in chief of Cahiers du cinéma, but also an ambitious young writer.
Most significantly, he managed to forge a very personal kind of film-making, both in terms
of style and content, making three impressively coherent cycles of films: the “Moral Tales”,
the “Comedies and Proverbs” and the “Four Seasons Tales”. This book delves right into
the make-up of Rohmer’s films to give us a portrait of an artist who was not only a great
director, but also a photographer, set and costume designer and song-writer for his films.
It truly is a one-man-band who comes to life in these pages, a fascinating figure, careful
to work completely independently in a state of near autarchy while drawing on traditional
works of literature, art, music and theatre.
30 Stock | Non-fiction
Mehdi Belhaj Kacem
Être et sexuation
Being and Sexuation
Series: L’autre pensée
September 2013
352 pages
Illustration: © Fine Art Images/Getty Images
Être et Sexuation avance l’une des thèses les plus audacieuses quant à la question sexuelle
depuis Freud. Elle formule que la distinction du désir et de la jouissance n’aura jamais
valu que pour la position masculine. La position féminine est celle où cette distinction,
originairement, n’existe pas. Où désir et jouissance sont rigoureusement la même chose.
Clivée par le langage métaphysique, archi-« masculin », de cette identité originaire, la femme
anthropologique est la mimèsis inconsciente de cette identité. On aura reconnu le théorème
fondateur de la psychanalyse, ici revisitée à la lumière de cette thèse radicale, qui jette
une lumière crue sur ce que la pensée de tous âges a rejeté de la libido féminine comme
« continent noir ».
On constate aussi bien que les ontologies qu’on aura prédiquées de « féminines » tendent
à l’indistinction plus ou moins explicite de l’être et de l’événement, ontologies toujours
tournées du côté de la Nature et de la physis, de l’immanence et de la métamorphose, de la
continuité et du « flux ». Inversement, les ontologies « viriles » sont celles de l’intelligible et du
spirituel, de l’Ordre rationnel et de l’éternité, de la discontinuité et de la coupure.
Est-il dès lors possible d’ouvrir un lieu de pensée qui se situe à l’intersection des deux
positions sexuées ? Qui en déduise une nouvelle pensée de l’Origine ? Ce sont les bases
d’une telle « ouverture » que questionne ce livre.
Mehdi Belhaj Kacem is a novelist
and philosopher. He came to
public attention with his book
L’Essence de l’amour. His major
work, L’Esprit du nihilisme, is
currently being translated in
the United States. He is now a
significant figure in the world of
contemporary philosophy.
Being and Sexuation puts forward one of the most audacious theories about sexuality since
Freud. It suggests that the distinction between desire and sexual pleasure has only ever
existed for men. In the case of women, this distinction originally simply does not exist.
Here desire and pleasure are incontrovertibly the same thing. The Anthropological woman
is cleaved in two by the hyper-“masculine” metaphysical terms of this original identity, and
is its unwitting mimesis. We may all recognise the founding theory of psychoanalysis, but
here it is re-examined through the prism of this radical theory shedding a harsh light on
female libido which thinkers through the ages have rejected as a “dark continent”.
The book makes the point that so-called “feminine” ontologies tend to blur the distinction
between the individual and the event. These ontologies are always oriented towards Nature
and Physis, immanence and metamorphosis, towards continuity and “flux”. On the other
hand, “Virile” ontologies are more intelligible and spiritual, dealing with the rational and
the eternal, with discontinuity and division.
Will it now be possible to establish a forum for thought at the crossroads of these two
sexuality-related stances? Who will deduce a new concept of the Origin from it? This book
examines the basis for just such an exploration.
Stock | Non-fiction
31
Franck Berteau
Le dictionnaire
des supporters
Côté tribune
The Supporters’
Dictionary
In the Stands
November 2013
480 pages
Photo: © Rolfo Rolf Brenner/Getty Images
Franck Berteau, 27, is a journalist
and a contributor to M,
the magazine section
of Le Monde. He has co-written
articles about football supporters
for the magazines So Foot
and Les Inrockuptibles as well as
for Le Parisien.
Sur le terrain, le football se joue à onze contre onze. Mais, dans les tribunes, un « douzième
homme » s’active, convaincu d’avoir lui aussi un rôle à jouer : le public. C’est ce monde
méconnu et souvent décrié que l’auteur décrypte dans ce dictionnaire d’une richesse
étonnante. Les supporters dont il est question ici sont plutôt jeunes, et se rassemblent en
groupes plus ou moins importants pour soutenir leur équipe favorite, à domicile comme
en déplacement. Sous les écharpes et les drapeaux, les banderoles et les tifos, grouille en
effet un univers complexe, avec ses rites, ses valeurs, son jargon. Franck Berteau nous
en ouvre les portes, en France comme à l’étranger. Chacune des 300 entrées proposées
fourmille d’informations, d’anecdotes, et plonge le lecteur au cœur de ces tribus exubérantes,
passionnées, parfois violentes. Ce jeune journaliste habitué à fréquenter les stades s’en tient
aux faits, sans juger ni céder à la complaisance. De A à Z, tout y est : les groupes et
leur histoire, les codes vestimentaires, les références musicales ou littéraires (Nick Hornby,
John King…), les influences politiques, l’explication des termes propres à ce milieu. En
s’adressant aussi bien aux initiés qu’aux néophytes, cet ouvrage est appelé à faire référence.
Surtout à l’approche de deux événements majeurs : le Mondial 2014 au Brésil, et l’Euro 2016
en France.
On the pitch, soccer is played out eleven against eleven. But in the stands the “twelfth
man” – the crowd – also builds up a sweat, convinced he too has a role to play. It is this
little known and often criticised world that the author deciphers for us in this surprisingly
profound and complex dictionary. The supporters featured here tend to be young and
gather in fairly large groups to support their favourite team, at home and away. Beneath
the scarves and flags, the streamers and face paint there is a complicated world with its
own customs, values and jargon. Franck Berteau opens the doors to this world in France
and abroad. Each of the 300 entries teams with information and anecdotes, and plunges the
reader right into these exuberant, impassioned and sometimes violent tribes. This young
journalist is a regular in the stands himself and he says it as it is, neither judging nor
allowing himself to be indulgent. It’s all there from A to Z: the gangs and their history,
the coded clothing, the musical and literary references (Nick Hornby, John King…), the
political influences, and explanations of terms peculiar to world of soccer. This book is
intended as much for the initiated as the newcomer and is a useful reference, particularly
with two imminent major events: The Brazil world cup in 2014 and Euro 2016 in France.
32
Stock | Non-fiction
Christine Castelain Meunier
Le ménage
La fée, la sorcière
et l’homme nouveau
Housework
The Fairy, the Witch
and the New Man
September 2013
252 pages
Photo: © Peter Dazeley/Getty Images
Pourquoi s’intéresser au ménage ? Vu au pire comme une corvée ennuyeuse, au mieux
comme un bon indicateur des inégalités entre hommes et femmes, le sujet paraît a priori
sans attrait. Il se révèle pourtant, sous la plume alerte de Christine Castelain Meunier, un
précieux révélateur du changement des mœurs, dont les statistiques ne peuvent rendre
compte.
Au fil des témoignages nombreux, variés, parfois très surprenants, on comprend que cette
tâche domestique si ordinaire cache autant de plaisir que de routine ou d’ennui, d’innovations
que de traditions héritées. À travers les mille et une manières de faire le ménage, on voit
bouger les relations de couple et la répartition des tâches, s’organiser la vie des pères
célibataires et celle des couples homosexuels, évoluer le rapport au propre et au sale, à
l’ordre et au désordre, dans une préoccupation élargie pour l’environnement.
On découvre qu’une culture plus égalitaire pointe derrière les chiffons, que le balai de la
sorcière est écologique et que la fée du logis, dans une nouvelle « démocratie de l’intimité »,
peut être détrônée par l’homme nouveau et parfois par l’enfant.
Christine Castelain Meunier
is a sociologist at the CNRS
research centre and is widely
known for her work on trends
from masculine to feminine
behaviour. She has written
many books, including
Les Métamorphoses du masculin
(2004), Cramponnez-vous les pères.
Les hommes face à leurs femmes
et à leurs enfants (1992)
and L’Amour en moins.
L’apprentissage sentimental (1991).
There seems little to invite interest in the subject of housework which is seen at worst as a
boring chore and at best as a good indicator of the inequalities between men and women.
And yet, under Christine Castelain Meunier’s perceptive pen, it proves a valuable revelation
of changing habits that statistics alone do not show.
Through countless varied and sometimes surprising personal accounts, we come to
understand that these very banal household chores hide as much pleasure as routine
or boredom, as much innovation as inherited tradition. By observing the thousand and
one different ways of doing housework, we see shifts in couples’ relationships and their
division of chores, how single fathers organise their lives, and the same for homosexual
couples, and we see the changing distinctions between dirty and clean, and tidy and untidy
in a subject area that is expanded to incorporate environmental considerations.
It transpires that a more egalitarian model is emerging behind the dishcloths and dusters, that
the witch’s broom has an ecological conscience and that – in a new ‘homely democracy’ –
the household fairy can be toppled from her throne by new man and sometimes even by
a child.
Stock | Non-fiction
33
René de Ceccatty
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René de Ceccatty
Violette Leduc
Éloge de la bâtarde
Violette Leduc
In Praise of a Bastard Girl
October 2013 (reissue)
Stock
320 pages
Photo : © Michaël Crotto/Violette TS Productions
Violette (TS Productions, November
« Vingt ans après la mort de Violette Leduc (1907-1972), j’écrivais, pour la collection que
dirigeaient J.-M.-G. Le Clézio et sa femme Jemia, un hommage à cet écrivain dont la
découverte a été déterminante pour moi. Le principe de cette collection éphémère était de
proposer un texte qui soit à la fois un portrait et une confidence intime. Il ne s’agit donc
pas d’une biographie, mais du récit très personnel de mon rapport avec l’œuvre de Violette
Leduc. J’y raconte l’influence qu’elle exerça sur ma vie personnelle et ma vie de lecteur
et d’écrivain. Lorsque Martin Provost préparait son film Séraphine, je fis sa rencontre et
lui appris que Violette Leduc était une grande admiratrice de cette artiste autodidacte et
mystique. Martin se mit à lire Violette Leduc et, complètement conquis par son talent et sa
personnalité, il décida de lui consacrer un film, en me demandant mon aide pour l’écriture
du scénario. Ce film évoque donc la vie de Violette entre 1942 et 1958, c’est-à-dire entre le
moment où elle écrit son premier livre et celui où elle commence la rédaction de La Bâtarde
et va donc connaître le succès. »
2013), starring Emmanuelle Devos
René de Ceccatty
Author of some thirty novels
(L’Accompagnement, Aimer, Une fin,
L’Hôte invisible, Raphaël et Raphaël), essays (Noir souci) and biographies (Pasolini, Callas, Moravia), René de Ceccatty
is an editor for Le Seuil and a translator
of Italian and Japanese. He also writes
for the stage (frequently co-writing
with Alfredo Arias) and screen.
René de Ceccatty co-wrote the
screenplay for Martin Provost’s film
(Violette), Sandrine Kiberlain (Simone
de Beauvoir), Catherine Hiegel (Berthe,
Violette’s mother), Jacques Bonnaffé
(Jean Genet), Olivier Py (Maurice Sachs)
and Olivier Gourmet (Jacques Guérin).
“Twenty years after the death of Violette Leduc (1907-1972), I wrote a book in the collection
edited by J.-M.-G. Le Clézio and his wife Jemia, a homage to this writer whose work had a
decisive effect on me. The principle of this short-lived collection was to publish texts that
were not only portraits but also private confidences. So this was not a biography, but a
very personal account of my relationship with Violette Leduc’s work. I describe how she
influenced my personal life as well as my life as a reader and writer. I met Martin Provost
when he was in pre-production for his film Séraphine, and I told him Violette Leduc was
a great admirer of that self-taught mystic artist. Martin then started reading Violette Leduc
and was so bowled over by her talent and personality that he decided to devote a film to
her, and asked me to help write the screenplay. This film covers Violette’s life from 1942 to
1958, from the time when she wrote her first book to when she started writing La Bâtarde
(The Bastard Girl) and had a taste of success.”
René de Ceccatty
34 Stock | Non-fiction
Alain Finkielkraut
L’identité malheureuse
An Unfortunate Identity
Under option in Czech Republic and Spain
October 2013
240 pages
Alain Finkielkraut poursuit sa confrontation passionnante avec la modernité. Sur les
questions de l’identité nationale, de l’immigration et de la laïcité, de l’école, du style de
vie, de l’inégalité des civilisations, des mœurs, il tient un discours qui tranche sur la bienpensance ambiante mais qui ne peut être récupéré nulle part. Aucune idole contemporaine,
aucun mot d’ordre branché, aucune facilité de pensée ne lui en imposent ni ne masquent à
ses yeux l’essentiel : le délitement de nos sociétés saisies par le vertige de la nouveauté et
de la désidentification. Le tourbillonnement contemporain et le jeunisme déchaîné n’ont pas
grâce à ses yeux. Mais c’est tout de même dans le camp des modernes qu’il habite, la Cité
qui est la sienne est issue des Lumières et non de la contre-révolution. C’est en moderne qu’il
parle aux modernes et leur dit : cessez de vous aveugler.
Alain Finkielkraut is a professor
of general culture at the École
polytechnique, and he presents
Répliques for France Culture. Stock
recently published his Un cœur
intelligent (2009) and Et si l’amour
durait (2011). His confrontation
with all things modern spawned
a book published in 2005: Nous
autres, modernes.
Alain Finkielkraut pursues his impassioned confrontation with modern life. Tackling
questions of national identity, immigration, secularity, schooling, lifestyle, customs and
inequalities between different civilisations, his thoughts break with right-thinking received
ideas but carve out their own original path. No contemporary idols, fashionable terms or
ways of thinking influence him or blind him to the raw facts: the fact that societies are
disintegrating because of a process of disidentification and an obsession with all things
new. The whirlwind we find ourselves in and our slavish youth culture hold no weight
for him, and yet he does side with all things modern and he adheres to enlightened rather
than counter-revolutionary thinking. He speaks to the modern world as a modern man, and
what he says is: stop blinding yourselves.
Stock | Non-fiction
35
François Heisbourg
La fin du rêve européen
The End of the
European Dream
Under option in Italy
Series: Les essais
September 2013
200 pages
François Heisbourg is a special advisor
to the Foundation for Strategic
Research and is chairman
of the International Institute
for Strategic Studies in London.
He recently published Vainqueurs
et vaincus. Lendemains de crise (Stock),
and Espionnage et renseignement.
Le vrai dossier (Odile Jacob).
L’économie européenne va mal et les peuples de notre continent sont à la peine. Cependant,
avec l’apaisement des crises successives de l’euro à partir de l’été 2012, on pourrait penser
que la phase la plus aiguë des difficultés est derrière nous. Hélas, cette vision est fausse. Faute
d’un soubassement politique solide et d’institutions robustes, l’euro continue d’aggraver les
déséquilibres entre États du Nord et du Sud, compromettant à terme sa propre survie. Les
conditions même de son sauvetage accentuent les divergences entre les États membres
de l’Union, nourrissent les populismes et le repli sur soi, et renforcent le rejet d’un rêve
européen qui vire au cauchemar. La sécurité, la prospérité, les valeurs démocratiques dont
était porteuse la construction européenne des pères fondateurs de l’immédiat après-guerre
sont compromises, mettant en cause la raison d’être de l’Union européenne.
Pourtant, la fin de l’Union européenne serait une catastrophe qui doit être évitée, faute
d’alternatives acceptables. Mais pour ce faire, il va falloir reculer pour mieux sauter : en
profitant de l’actuelle accalmie, le temps n’est-il pas venu de mettre entre parenthèses
l’aventure malheureuse qu’a été le lancement prématuré de l’euro ? Partant de là, ne pourraiton relancer à partir d’une structure démocratique saine le débat sur l’intégration politique et
économique de l’Union européenne, processus au terme duquel la monnaie unique serait
rétablie sur des bases durables ?
The European economy is struggling and the people of the European continent are
suffering. But, with a gradual easing in the Euro crisis since the summer of 2012, it would
seem the worst of it is behind us. And yet, despite solid political support and robust
institutions, the Euro is still aggravating the imbalance between northern and southern
countries, compromising its own long-term survival. The very terms of its rescue package
accentuate the differences between member states, fostering populism and withdrawal,
and reinforcing a rejection of a European dream that’s lurching towards nightmare. The
security, prosperity and democratic values promised by the new Europe that emerged after
the Second World War are now compromised, throwing into question the very existence
of the European Union.
On the other hand, the end of the Union would be catastrophic and should be avoided
at all cost for want of any acceptable alternative. But in order to achieve this, we need to
take a few steps back the better to leap forward: surely in this newfound period of calm
the time has come to throw a veil over the premature launch of the Euro? Taking that as
a starting point, can’t we use a healthy democratic base from which to renew discussions
about political and economic integration with the European Union, and only at the end of
this process reintroduce a single currency on a more sustainable basis?
36 Stock | Non-fiction
Martin Hirsch
Cela devient cher
d’être pauvre
Being Poor Is
Getting Expensive
Series: Parti pris
October 2013
216 pages
Peut-on endiguer la montée de la pauvreté quand la crise dure, quand les caisses publiques
sont vides, quand le système social semble à bout de souffle ? Les pauvres coûteraient cher à
la société ? Pourtant, une analyse rigoureuse des mécanismes économiques qui gouvernent
la pauvreté démontre que ce sont les plus modestes qui payent souvent le prix le plus élevé,
dans leur vie quotidienne. Pour accéder à des services essentiels, ils payent davantage que la
moyenne de la population. Pas étonnant que le système s’épuise dans une course-poursuite
folle entre misère et prestations sociales. Et qu’à courir derrière la pauvreté, il y a peu de
risques de la vaincre.
Des initiatives originales, inspirées par le prix Nobel de la paix, Muhammad Yunus,
cherchent à endiguer ce phénomène, avec le concours d’entreprises, parmi les plus grandes,
d’associations et de chercheurs. Elles partent de questions très concrètes : comment rendre
abordable la nutrition infantile ? Comment réduire le coût du logement ?
Et si, en partant de l’économie de la pauvreté, on arrivait à faire évoluer les entreprises pour
les réconcilier avec leur vocation première ? Quelles sont les idéologies qui s’affrontent ? Et
si opposer les pauvres entre eux était une méthode vieille comme le monde pour que rien
ne change pour ceux qui se sentent à l’abri ?
Martin Hirsch is a senior member
of the council of state
and was chairman of the charity
Emmaüs France. In his role
as a commissioner in the battle
to reduce poverty, he created
the current “RSA” income support
system in France. He is the author
of some dozen books, including
Manifeste contre la pauvreté
(2004), Pour en finir
avec les conflits d’intérêts
(Stock, 2010) and La Lettre perdue
(Stock, 2012).
Can we stem the increase of poverty when recession keeps on going, the public coffers
are empty, and the social security system is on its last legs? Will society pay a high price
for the poor? Stringent analysis of the economic mechanisms that govern poverty show that
it is those with the most modest means who often pay the highest price in their day-today lives. In order to have access to essential services, they pay more than the population
average. Hardly surprising, then, that the system is burning itself out in a desperate scramble
between destitution and benefits payments.
A number of highly original initiatives, inspired by the Noble Peace Prize winner
Muhammad Yunus, hope to cap this phenomenon with the help of businesses, organisations
and researchers. How to make infant nutrition affordable? How to reduce the cost of
accommodation?
And what if, taking the economy of poverty as our starting point, we managed to make
businesses adapt to embrace their primary vocation? What different ideologies are pitted
against each other? And what if pitting the poor against each other was just the oldest
method in the book for ensuring nothing changes for those who feel they’re at a safe
distance?
Stock | Non-fiction
37
Marcela Iacub
Jouir, obéir
et autres activités vitales
Enjoyment, Obedience
and Other Vital Activities
October 2013
192 pages
Photo: © Roberto Frankenberg
Marcela Iacub is a researcher and columnist
for the daily newspaper Libération
and the author of several books, including
Le crime était presque sexuel (2003),
Confessions d’une mangeuse de viande (2011),
Une société de violeurs ? (2012)
and Belle et Bête
(Stock, Prix de La Coupole 2013, see page 16).
« Ce recueil de chroniques publiées dans Libération a été constitué en fonction de deux
critères. Le premier est celui de leur espérance de vie. Certains papiers que l’on publie dans
les journaux sont des réponses à des événements qui ont une vie aussi longue que celle
des papillons. D’autres, en revanche, ont une vocation à durer parce que l’actualité est juste
une occasion pour faire émerger des pensées qui sont comme des explorations d’idées ou
de théories à venir. Des idées et des théories qui auront peut-être un jour la puissance de
modifier le cours de nos existences. De devenir de la Politique. Le deuxième critère tient à
l’organisation interne de ce recueil. J’ai abandonné l’ordre chronologique pour en épouser
un autre : celui des activités vitales auxquelles nous nous adonnons : jouir, obéir, aimer,
haïr, etc. Ces activités qui ont l’air d’être évidentes et banales, et que j’ai essayé ici de
rendre mystérieuses, complexes, fascinantes ou atroces. J’ai commencé par les activités les
plus élémentaires et les plus abstraites comme exister, jouir, obéir pour aller vers d’autres
qui sont plus pratiques et moins métaphysiques comme par exemple féminiser le pouvoir
ou gouverner. Or, elles peuvent être lues dans n’importe quel ordre. D’autant que ces
chroniques sont un appel contre l’attachement servile que nous éprouvons, contre toute
forme d’ordre – y compris celui qui surgit de la pagination d’un livre. »
Marcela Iacub
“This collection of columns published in Libération was collated following two criteria. The
first relates to their hopes for life. Some articles published in newspapers are responses to
events with a lifespan as short as a butterfly’s; while others are destined to last because the
news item is merely an opportunity to bring out thoughts that are explorations of ideas
and theories to come. Ideas and theories that might one day be powerful enough to alter
the course of our lives. To become policy. The second criterion is to do with the way this
collection itself is organised. I rejected chronological order in order to adopt a different one
– the order of vital activities we indulge in: enjoyment, obedience, love, hate, etc. These
may seem self-evident and banal, and what I’ve tried to do here is make them mysterious,
complex, fascinating or appalling. I started with the most elemental and abstract activities
such as existing, finding enjoyment and obeying, and moved towards the more practical
and less metaphysical such as governing, or increasing the number of women in positions
of power. They could, however, be read in any order. Particularly as these columns appeal
to us to rebel against our servile attachment to any form of order – including the order
established by the pagination of a book.”
Marcela Iacub
38 Stock | Non-fiction
Axel Kahn
L’homme, le libéralisme
et le bien commun
The Man, the Liberalism
and the Common Good
Series: Les essais
October 2013
208 pages
Il n’y a pas d’humanité sans échange entre les hommes, cela ne fait aucun doute. C’est
pourquoi le partage, le troc et le commerce ont joué depuis les origines un rôle si essentiel
dans l’édification des sociétés humaines. Jusqu’au XVIIe siècle, on a généralement pensé que
l’on pouvait garantir conjointement la satisfaction des besoins individuels et des besoins
collectifs. Mais quand la pensée libérale est née, au XVIIIe siècle, elle s’est fondée sur une
conception pessimiste de la nature humaine : les êtres humains sont fondamentalement
égoïstes et ils visent avant tout la maximisation de leur profit. Comment une société d’êtres
égoïstes peut-elle défendre l’intérêt général ? À partir de là, deux courants du libéralisme
économique se sont opposés, celui pour lequel les vices privés conduisent à eux seuls aux
vertus publiques et celui qui juge indispensable l’intervention d’un régulateur garant du bien
commun. Axel Kahn explique comment le succès, dans les années 1980, de la première
ligne, a plongé le monde dans la crise ; il fait le pronostic que, sans réhabilitation du concept
d’intérêt général, cette crise sera fatale au libéralisme.
Axel Kahn is a doctor of genetics
and a hands-on researcher
as well as being director
of research at the “Inserm”
Institute. He was formerly
director of the Cochin Institute
and was chancellor
of Paris-Descartes University.
There is no humanity without exchanges between people, it goes without saying. Which
is why sharing, bartering and trading have always played such a vital role in constructing
human societies. Up until the Seventeenth Century, it was generally thought that individual
and collective needs could be satisfied simultaneously. But when liberal thought emerged
in the Eighteenth Century it was based on a pessimistic concept of human nature: human
beings are fundamentally selfish and their primary aim is to maximise their own benefits.
How can a society of selfish individuals uphold the general good? Two conflicting strands
of economic liberalism diverged from this starting point: in one, private vices in and of
themselves are believed to lead to public virtues, while in the other it is deemed essential
for some form of intervention to guarantee the common good. Axel Kahn explains how
the success of the first strand in the 1980s drove the world into financial crisis; and his
prognosis is that, unless we rehabilitate the concept of general interests, this crisis will
prove fatal for liberalism itself.
Stock | Non-fiction
39
Marion Larat
La pilule est amère
The Pill is Bitter
MARION
LARAT
La pilule est
amère
Stock
Marion Larat is 26 years old.
She is an entrepreneur
and lives in Bordeaux.
October 2013
168 pages
Photo: © Rodolphe Escher
Nous sommes en juin 2006. Marion Larat est une jeune fille vive et brillante. Après avoir
suivi une classe préparatoire, elle a passé des concours pour entrer dans une grande école
de commerce. Alors qu’elle en attend les résultats elle s’effondre soudain chez ses parents,
frappée par un AVC. S’ensuivent neuf opérations, et des mois de rééducation pour récupérer
l’usage de la parole et de l’écriture. Malgré un handicap important, elle tente de reprendre
ses études mais cela lui demande trop d’efforts. Elle continue pourtant à lutter pour son
insertion dans le monde du travail. Mais surtout elle a entrepris un combat pour la vérité
depuis qu’elle a découvert que la pilule était responsable de son AVC.
Pourquoi n’a-t-on pas établi plus tôt le lien entre l’AVC et la prise de la pilule ? Pourquoi
sa gynécologue n’a jamais pointé les dangers de la pilule, notamment ceux des troisième et
quatrième générations ? Marion Larat a déposé plainte pour atteinte involontaire à l’intégrité
de la personne humaine auprès du Parquet du TGI de Bobigny à l’encontre du Directeur
général du laboratoire Bayer Santé et du Directeur général de l’Agence nationale de sécurité
du médicament. Depuis, d’autres plaintes sont arrivées, et Marion Larat poursuit sa quête de
justice. Avec ce livre, auquel collabore sa sœur Pauline, elle veut que les autres jeunes filles
soient mieux informées.
It is June 2006. Marion Larat is an active and brilliant young woman who completed the
demanding post-sixth-form “classe préparatoire” and secured a place in a highly competitive
business school. While waiting for her results at her parents’ house, she suddenly collapsed
having suffered a stroke. She then underwent nine operations and months therapy to
restore the power of speech and the ability to write. Despite her significant disabilities, she
tried to return to her studies, but it proved too demanding for her. She does still battle for
her own place in the world of work, though, and is committed to fighting for the truth since
discovering that the contraceptive pill was responsible for her stroke.
Why was the connection between the pill and strokes not established sooner? Why did her
gynaecologist never flag up the dangers of the pill, particularly the latest variants? Marion
Larat lodged a complaint against the CEO of the Bayer Santé laboratories and the CEO
of the French national agency for the safety of medicines, accusing them of involuntarily
endangering the entire population. Since then other complaints have been lodged, and
Marion Larat has pursued her search for justice. With this book, co-written with her sister
Pauline, she hopes other young women will be better informed.
40 Stock | Non-fiction
Isabelle Mandraud
Du djihad aux urnes
Le parcours singulier
d’Abdelhakim Belhadj
From Jihad to Ballot Boxes
Abdelhakim Belhadj’s Unusual Life
Series: Les documents
November 2013
256 pages
Photo : © Nicolas Fauqué/Images de Tunisie
Abdelhakim Belhadj, 47 ans, a fui très jeune la répression impitoyable menée par Kadhafi
contre les islamistes de son pays. Formé au djihad en Afghanistan à la fin des années 1980, il
est devenu un compagnon de route de Ben Laden. Il a créé avec quelques fidèles le Groupe
des combattants libyens (GICL) dont il deviendra l’émir. Le GICL sera inscrit sur les listes
internationales du terrorisme du Conseil de sécurité des Nations-Unies comme un groupe
« associé » à Al-Qaida. C’est en effet le deuxième groupe armé le plus puissant né dans
l’ombre d’Al-Qaida. Belhadj et son groupe vont cependant se désolidariser de Ben Laden
avant le 11 Septembre. Traqué par les États-Unis comme tous les djihadistes, il sera arrêté en
2004, interrogé dans une prison secrète américaine puis livré par la CIA au colonel Kadhafi.
Condamné à mort par le régime libyen, il sort de prison en mars 2010 dans le cadre d’une
réconciliation avec les islamistes menée par Seif Al-Islam Kadhafi. En février 2011, il participe
dès les premiers instants à la rébellion contre Kadhafi. À la tête d’une puissante brigade de
combattants, il libère Tripoli et devient gouverneur militaire de la capitale libyenne. Poste
qu’il abandonnera pour se présenter aux premières élections libres organisées en Libye.
Belhadj est aujourd’hui devenu l’un des interlocuteurs les plus sollicités par les Occidentaux
inquiets de l’évolution en Libye et prône aujourd’hui un combat politique dans le cadre d’un
système démocratique.
Isabelle Mandraud
has been a reporter for Le Monde
for 14 years, and has been
working on the international
pages for several years.
She is responsible for covering
the Maghreb region (Mauritania,
Morocco, Algeria, Tunisia
and Libya) and therefore covered
a great deal of the Arab Spring
and has done extensive work
on radical Islamists.
47-year-old Abdelhakim Belhadj was very young when he fled Gaddafi’s merciless
repression of Islamists in his country. Brought up with the Jihad in Afghanistan in the
late 1980s, he became a travelling companion of Ben Laden’s. He and a few other faithful
followers set up the GICL Libyan fighters’ group, and he went on to become its emir.
The GICL appeared on the United Nations Security Council’s list of international terrorist
organisations as a group with affiliations to Al-Qaida, and it is in fact the second most
powerful armed group spawned in the shadow of Al-Qaida, but it broke away from Ben
Laden before the 11 September attacks. Pursued by the United States as all Jihadists are,
Belhadj was arrested in 2004, interrogated in a secret American prison then handed over to
Gaddafi by the CIA. He was condemned to death by the Libyan regime, but was released
from prison in March 2010 under the aegis of a reconciliation with Islamists led by Saif
Al-Islam Gaddafi. In February 2011 he was involved from the very start in the rebellion
against Gaddafi. He headed up a powerful brigade of troops who liberated Tripoli, and
he became military governor of the Libyan capital, a post he abandoned in order to stand
in Libya’s first free elections. Belhadj has become one of the most sought after conduits of
shuttle diplomacy for Western nations anxious about developments in Libya, and he now
promotes political competition within a democratic system.
Stock | Non-fiction
41
Yves Michaud
Le nouveau luxe
Expériences, arrogance,
authenticité
The New Luxury
Experiences, Arrogance,
Authenticity
Under option in Croatia, Italy,
Korea and Mexico
Series: Les essais
September 2013
192 pages
Yves Michaud is an honorary professor
at the University of Rouen. He was director
of the Beaux-Arts in Paris from 1989
to 1996. He is an undisputed specialist
of the philosophy of art, and recently
published L’Art à l’état gazeux
(Stock, 2003) and Ibiza mon amour :
Enquête sur l’industrialisation
du plaisir (2012).
Les crises qui, depuis 1990, ont régulièrement affecté l’économie mondiale n’ont jamais
freiné l’expansion de l’industrie du luxe, au contraire. En 2000, on estimait le marché du
luxe dans le monde à 90 milliards d’euros. Dix ans plus tard, ces chiffres ont doublé. Mieux :
quand, à l’industrie du luxe proprement dite (mode, beauté, joaillerie, etc.), on ajoute les
œuvres d’art, la décoration intérieure ou les jets privés, les estimations récentes évaluent le
marché à environ 1 000 milliards d’euros.
Mais alors, quelles réalités nouvelles le luxe englobe-t-il ? Car une inconnue, qui échappe à
l’industrie des objets, s’ajoute à l’ensemble, un domaine d’expériences tel que les vols autour
de la Terre, les voyages et les restaurants de luxe, qu’on peine à assigner à un secteur plutôt
qu’à un autre.
Yves Michaud met en avant une esthétisation croissante de nombreux domaines de
l’existence, qui vont du corps au design, en passant par l’environnement urbain. Le domaine
du luxe a désormais moins pour mission d’offrir des objets tout court que des objets qui
produisent de l’expérience ou qui sont, eux-mêmes, des expériences.
The financial crises that have been regularly affecting the global economy since 1990 have
never slowed expansion in the luxury goods market – quite the opposite. In 2000 the
global luxury goods market was estimated to be worth 90 billion dollars. Ten years later,
that figure had doubled. On top of this, if we add works of art, interior design and private
jets to the true luxury market (fashion, between, jewellery etc), recent estimates value the
market at around 1,000 billion Euros
So what new reality do luxury goods incorporate? There is an unknown element beyond
the mere sale of actual objects that comes into the mix, experiences such as round-theworld flights, special journeys, luxury restaurants… these are difficult to allocate to one
sector rather than another.
Yves Michaud brings to light a growing aestheticization of many areas of life, ranging from
the body to design, via our urban environments. The luxury market is now less intent on
providing just objects, but objects that engender experiences or that are in themselves
experiences.
42 Stock | Non-fiction
Nicolas Offenstadt
En place publique
Jean de Gascogne,
crieur au XVe siècle
In a Public Place
Jean de Gascogne,
Fifteenth Century Crier
Series: Les essais
September 2013
272 pages, 42 illustrations and maps
Illustration: © Bibliothèque royale de Belgique, all rights reserved
Les crieurs publics semblent aujourd’hui faire partie du folklore. Ils évoquent le bon temps
des communautés de proximité, au point que, non sans nostalgie, la fonction renaît ici et là.
Au Moyen Âge, les crieurs avaient en revanche un rôle crucial. Chargés de porter la parole
des autorités, le roi, le seigneur ou la ville, ces hommes du « petit peuple » parcouraient les
routes, les rues et les places pour lire à haute voix les règlements, lancer les convocations
et donner l’alerte.
Au lieu de faire des crieurs de simples agents administratifs, ce livre défend une thèse : ils
sont des acteurs clés de la politique médiévale. Et la proclamation en place publique, un
moment central du gouvernement médiéval. C’est à travers la figure d’un de ces crieurs,
Jean de Gascogne, valet de la ville de Laon au XVe siècle, que chemine la démonstration.
Le défi porte ainsi sur la capacité de l’historien à restituer, au plus près, les pratiques et
les expériences de ces gens de peu pour comprendre la possibilité de déploiement d’un
véritable espace public, qui laisse place à la critique. Chemin faisant, En place publique
donne à voir les expériences possibles de vie des humbles au Moyen Âge, de ceux qui
laissent si peu de traces. Jusqu’où peut-on aller pour retrouver les voix du peuple ?
Nicolas Offenstadt is a senior
lecturer at the University
of Paris-I; he specialises
in Medieval and First World War
history. Stock published
his L’Histoire bling-bling (2009)
and Le Chemin des Dames.
De l’événement à la mémoire
(2004) which he collated
and edited.
In this day and age public criers seem to be reduced to the state of folklore. They conjure
images of the good old days of close-knit communities; so much so that in places there
have been nostalgic revivals. In the Middle Ages, though, these criers played a crucial role.
Responsible for spreading news of decisions reached by the authorities, the monarch, the
local landowner or the nearest city, these “ordinary men” travelled highways, streets and
town squares to read out new rules, and announce summons and warnings.
Rather than reducing criers to mere administrative mouthpieces, this book puts forward a
theory: they were a key figure in Medieval politics, and their public proclamations pivotal
to Medieval government. The point is demonstrated through a study of one such fifteenthcentury crier, Jean de Gascogne from the town of Laon. The challenge, then, is for the
historian to succeed in recreating the responsibilities and experiences of these criers as
accurately as possible, so that we can understand the influence and power of a truly public
space that leaves room for criticism. Along the way, In a Public Place reconstitutes possible
experiences in modest everyday lives during the Middle Ages, lives that leave so little trace.
How far can we go to recapture the voice of the people?
Stock | Non-fiction
43
Benjamin Stora
Jean-Baptiste Péretié
Camus brûlant
Camus on Fire
Series: Parti pris
September 2013
128 pages
Benjamin Stora is a historian and teaches at
the University of Paris-XIII.
He is the author of many books, including
these titles published by Stock:
Les Trois exils. Juifs d’Algérie (2006),
Les Guerres sans fin (2008),
Le 89 arabe (with Edwy Plenel, 2011) and
Voyages en postcolonies.
Viêt Nam, Algérie, Maroc (2012).
Jean-Baptiste Péretié is a documentary
maker. His most notable work is Voyage au
bout de Céline (2011), which relates
the ideological trajectory of the writer Louis-
L’affaire de l’exposition consacrée à Camus à Aix-en-Provence, pour le centième anniversaire
de sa naissance, a fait scandale à l’été 2012. Sollicité pour la concevoir, ce qu’il fit avec
Jean-Baptiste Péretié, Benjamin Stora fut ensuite brutalement évincé et remplacé par Michel
Onfray, qui accepta sans hésiter, puis finit par renoncer.
Au-delà de la polémique, cette affaire révèle combien les questions soulevées par l’auteur de
L’Étranger provoquent des tensions toujours vives. C’est évidemment le cas de la question
coloniale et de l’ombre portée de la guerre d’Algérie dans la société française d’aujourd’hui.
Mais cela est vrai aussi du rapport entre communisme et socialisme, du pouvoir intellectuel
dans l’espace éditorial, ou encore du rôle du journaliste dans le traitement de l’actualité.
Nombreux sont ceux qui voudraient lire Camus de façon univoque, l’enrôler dans leur
combat politique. Peine perdue, la complexité de cet étranger familier, homme entre deux
rives, attentif à l’altérité, ne saurait être réduite à une cause ou une identité.
Benjamin Stora et Jean-Baptiste Péretié montrent comment et pourquoi, entre un consensus
apparent et des tentatives de captations multiples, Camus est toujours brûlant.
Ferdinand Destouches, known as Céline.
His documentaries are mostly broadcast
by Arte and France Télévisions.
An exhibition in Aix-en-Provence to mark the hundredth anniversary of Camus’s birth
caused a scandal in the summer of 2012. Benjamin Stora was invited to devise the exhibition,
which he duly did with Jean-Baptiste Péretié, but he was then abruptly ousted and replaced
by Michel Onfray, who accepted the post without hesitation only to change his mind later.
Above and beyond polemics, this incident reveals the extent to which questions raised
by the author of L’Étranger create tensions to this day. This is clearly true of the whole
question of colonialism and of the shadow cast by the Algerian war of independence in
contemporary French society. But it is also true of the relationship between communism
and socialism, of intellectual rigour within an editorial context, and also of the journalist’s
role in how news is presented. A great many people would like to read Camus in their
own, single-minded way, enlisting him to their political stance. But they are wasting their
time; this now familiar “outsider”, this man stranded between two worlds, profoundly
aware of otherness, is too complex to be reduced to any one cause or identity.
Here Benjamin Stora and Jean-Baptiste Péretié explore the apparent consensus and multiple
attempts to capture Camus, to show us how and why this writer is still on fire.
44 Stock | Non-fiction
Recent Highlights
Le nouvel Observateur on Haneke by Haneke by Michel Cieutat and Philippe Rouyer:
“This book is one of the most exciting of its category and it certainly
doesn’t beat about the bush in drawing a portrait of an exceptional
author and a magisterial body of work.”
Elle on Serial Mother by Jessica Cymerman:
“A gift for anyone nostalgic about
life before, and for all guilt-ridden mothers.”
Michel Cieutat
Philippe Rouyer
Haneke par Haneke
Haneke by Haneke
Jessica Cymerman
SerialMother
SerialMother
October 2012, 352 pages, 127 photos and stills
May 2013, 208 pages
Photo: © Nicolas Guérin/Contour by Getty Images
Cover: © Delphine Dupuy
Face aux deux critiques de la revue de cinéma Positif, Michael
Haneke revient sur ses années de jeunesse et ses mises en
scène au théâtre avant d’évoquer son travail à la télévision et
au cinéma, de ses débuts en 1974 jusqu’à Amour.
With the two film critics from the magazine Positif, Michael
Haneke looks back on his youth and his direction of stage
plays before reminiscing on his work for television and
cinema from his debut in 1974 to his latest film, Love.
Rights sold to Argentina (El cuenco de plata), Brazil
(Cosac Naify), China (Beijing World), Germany
(Alexander), Japan (Suiseisha), Taiwan (Yuan-Liou)
and Turkey (Everest)
Michael Haneke’s most recent films:
Jessica Cymerman nous fait mourir de rire en nous entraînant
à sa suite au fil de ses billets d’humeur, avec humour et
amour. On y rencontre un serial father, leurs serial kids, ainsi
que les beaux-parents et la voisine qui ne peuvent s’empêcher
d’asséner de précieux conseils.
Jessica Cymerman makes us laugh out loud by dragging us
along with her through her columns full of humour and love.
Here we hear of a serial father and their serial kids, along
with the parents-in-law and the neighbour who can’t help
bombarding them with invaluable advice.
Jessica Cymerman is a journalist who specialises in issues surrounding
childhood. She has two children, soon to be three, as well as a husband, a
dog and three goldfish.
– The Piano Teacher (2002) – Grand Prix (Cannes Film Festival)
– The White Ribbon (2009) – Palme d’Or (Cannes Film Festival), Golden
Globe for “Best Foreign Language Film”
– Love (2012) – Palme d’Or (Cannes Film Festival), Oscar for “Best Foreign
Language Film”
Stock | Non-fiction
45
Françoise Davoine
Jean-Max Gaudillière
À bon entendeur, salut !
Hail Good Listeners!
Series: L’autre pensée
Marie Freyssac
Ma vie chez les
milliardaires russes
My Life with
Russian Millionaires
April 2013, 400 pages
February 2013, 192 pages
Illustration: © Sausage International/Corbis
Photo: © Sabine Villiard/Distinctimage
Dix ans après Don Quichotte, Cervantès repart à l’attaque, suite
à la publication d’un second tome plagié des aventures de son
héros. Les auteurs suivent le nouveau voyage extraordinaire
et montrent que la perversion constitue la véritable cible du
roman.
Chargée d’enseigner le français et les bonnes manières
hexagonales aux enfants d’une famille de nouveaux-riches
russes, Marie Freyssac raconte son quotidien hors normes.
Elle ouvre les portes du monde des milliardaires fiers de leur
réussite, qui paient tout au prix fort.
Ten years after the first adventures of Don Quixote, Cervantes
set off on the attack again, following the publication of a
counterfeited second volume of his hero’s adventures. The
authors follow Cervantes’s hero on this second journey and
show that perversion constitutes the true target of the novel.
Responsible for teaching the French language and etiquette
to two children in a nouveaux-riches Russian family, Marie
Freyssac describes her unusual day to day life. She opens the
doors to the little known world of millionaires who are proud
of their success. They pay top price for everything.
Françoise Davoine is a senior lecturer at EHESS, a writer and a
Rights to Poland (Poradnia K) and Romania (Philobia)
psychoanalyst. Jean-Max Gaudillière is a doctor of sociology and has
worked in psychiatric hospitals and in the private sector. He and Françoise
Marie Freyssac is 30 and has a degree in political science. A French teacher
Davoine run a seminar programme at the EHESS in Paris and co-wrote
in Russia turned journalist, she does not envisage staying as a private
Don Quichotte, pour combattre la mélancolie (Stock, 2008).
tutor in Moscow all her life.
Michael Löwy
La cage d’acier
The Steel Cage
Christophe Prochasson
François Furet
François Furet
Series: Un ordre d’idées
March 2013, 200 pages
Series: Biographies
Cover: Metropolis by Fritz Lang © UFA/The
April 2013, 568 pages
Kobal Collection
Photo: © Jean-Pierre Couderc/Roger Viollet
On oppose volontiers Max Weber à Karl Marx. Certes, il
était un libéral, hostile au communisme. Mais c’était aussi un
analyste très critique du capitalisme et de sa course effrénée
au profit qui enferme l’humanité moderne dans un système
implacable.
François Furet fut un modèle d’intellectuel les plus représentatif
dans la seconde moitié du XXe siècle. À la fin de sa vie, on a
dit que cet homme de gauche, rocardien de toujours, était
tombé à droite. L’une des thèses de ce livre est de montrer
qu’il n’en est rien.
Max Weber is frequently compared and contrasted to Karl
Marx. Granted, he was a liberal, hostile to Communism, but
he was also an analyst who strongly criticized capitalism and
its rampant pursuit of profit which has trapped modern-day
humanity in an implacable treadmill.
François Furet was one of the intellectual figures who most
closely represented the second half of the Twentieth Century.
At the end of his life it was said that this left-winger had
fallen to the right. One of the premises of this book is to
demonstrate that he was no such thing.
An emeritus Director of research at the CNRS and a lecturer at the EHESS,
Christophe Prochasson, Director of Studies at the EHESS, has written many
Michael Löwy has written 17 books published in 29 languages. Stock
books on the history of left-wing politics in the Nineteenth and Twentieth
previously published Franz Kafka, rêveur insoumis (2004).
Century. In 2010, he published La gauche est-elle morale ?
46 Stock | Non-fiction
Alain Renaut
Un monde juste
est-il possible ?
Is a Fair World
Possible?
Thomas Saintourens
Le Maestro
The Maestro
Series: Les essais
October 2012, 312 pages, 8 page photo insert
January 2013, 408 pages
Photo: © Ginés Romero/Getty Images
Rights sold to Italy (Piemme)
Vue la radicalisation des inégalités entre les pays du Nord et
ceux du Sud, faut-il que les États riches s’emploient à remédier
à la situation des États pauvres ? Quel peut être l’analogue
de ce que sont les politiques sociales au sein d’une société
donnée ? Les pratiques relevant de la justice globale ne
doivent-elles pas avant tout s’ancrer dans des engagements
éthiques ?
Considering the widening gap between northern and
southern countries, should richer states go about remedying
the situation in poorer states? What would be the global
analogies of social policies within a given society? Shouldn’t
practices relating to global justice first and foremost be rooted
in ethical commitments?
Alain Renaut is a professor of political and ethical philosophy at the
Sorbonne and runs a course in global justice at Sciences Po. He upholds
Francesco Lotoro, pianiste de formation, recherche puis
enregistre avec un orchestre les œuvres composées dans les
camps de la Seconde Guerre mondiale. Prague, Cracovie,
Rome, Paris, voici une course contre l’oubli, où chaque note
sonne comme un défi à l’oppresseur.
Francesco Lotoro, who trained as a pianist, has been tracking
down works composed in Second World War camps, and
recording them with an orchestra. Prague, Krakow, Rome,
Paris, this is a race against time to stop their music being
forgotten, one in which every note rings like an act of
defiance against oppression.
Thomas Saintourens was born in 1983 and is a freelance journalist. With a
degree in political studies and journalism, he is a contributor on several
newspapers and magazines. His work focuses mainly on subjects relating
to society.
and promotes the concept of applied political philosophy and has written
some thirty books.
L’Humanité on The Steel Cage by Michael Löwy:
“A beautiful book, as erudite as it is clear and stimulating.”
Le nouvel Observateur on François Furet by Christophe Prochasson:
“A portrait of an intellectual haunted
by deep-seated melancholy.”
Le Monde des Livres on Is a Fair World Possible? by Alain Renaut:
“Dense and incontrovertibly demanding.
An original and innovative theoretical journey.”
Page des Libraires on The Maestro by Thomas Saintourens:
“The reader closes this book touched by these untold stories
and by this heroic maestro, filled with a longing to hear the music and to
express gratitude to Lotoro for an undertaking that must have been as titanic
as it was necessary.”
Stock | Non-fiction
47
Essential
Backlist
FICTION
Alexakis, Vassilis
Ap. J.-C.
(2007)
Rights sold to: Bulgaria (Kama),
Italy (Crocetti), Romania (Trei),
Russia (Limbus)
Angot, Christine
L’inceste
(1999)
Rights sold to: China (Sea-Sky),
Czech Republic (Pavel Mervat),
Germany (Tropen), Italy (Einaudi),
Poland (W.A.B.), Portugal (Noticias),
Romania (Leda), Spain (Seix Barral,
world rights)
Clermont-Tonnerre,
Adélaïde de
Fourrure
Giraud, Brigitte
L’amour est très surestimé
(2010)
Rights sold to: China (Shanghai
Century/Horizon Media),
Germany (Fischer), Greece (Potamos),
Hungary (Europa), Israel (Resling),
Italy (Ugo Guanda), Korea (Sol),
Norway (Engelstad), Romania (Nemira),
Serbia (Stylos), Taiwan (Ecus),
Vietnam (Thai Ha)
Rights sold to: Estonia (Eesti Raamat),
Italy (Mondadori), Greece (Patakis),
Spain (Rossell Fantasy)
Cocteau, Jean
Le Potomak
(1919)
Rights sold to: Spain (Cabaret Voltaire)
Le grand écart
(1923)
Rights sold to: Russia (AST),
Spain (Cabaret Voltaire), UK
(Peter Owen)
Bouraoui, Nina
Mes mauvaises pensées
Orphée
(2005)
Rights sold to: Italy (Einaudi),
Russia (AST)
Rights sold to: Algeria (Sedia),
Croatia (Algoritam), Estonia (Pegasus),
Korea (Woongjin Think Big),
Norway (Solum), Romania (Nemira),
Sweden (Elisabeth Grate),
Vietnam (Phu Nu)
(2007)
(1927)
La voix humaine
Une année étrangère
(2009)
Rights sold to: Germany (Fischer),
Italy (Ugo Guanda), Netherlands (Van
Gennep), Portugal (Platano)
Pas d’inquiétude
(2011), to be adapted for TV in 2013
Rights sold to: Germany (Fischer)
Greggio, Simonetta
La douceur des hommes
(2005)
Rights sold to: Italy (Einaudi),
Russia (AST) , Sweden (Atrium)
Rights sold to: Germany (Blanvalet),
Italy (Corbaccio), Korea (Prume),
Netherlands (De Geus)
Claudel, Philippe
L’Enquête
Opium
Col de l’Ange
(1930)
(2007)
(2010)
Rights sold to: Czech Republic (Rubato),
Russia (AST), Spain (Planeta),
UK (Peter Owen)
Rights sold to: Germany (Blanvalet),
Italy (Corbaccio), Netherlands (De Geus)
Rights sold to: Basque Country
Catalonia (RBA), (Igela Argitaletxea),
China (Shanghai Translation),
Denmark (Arvids), Germany (Kindler),
Greece (Psychogios),
Iceland (Bjartur), Italy (Ponte alle
Grazie), Netherlands (De Bezige Bij),
Norway (Cappelen Damm), Poland
(Czytelnik), Portugal (Porto), Spain
(Salamandra), Sweden (Norstedts),
Taiwan (Ecus), UK (MacLehose Press),
USA (DoubleDay/Nan A. Talese)
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48 Stock | Essential Backlist
(1930)
Faye, Éric
Nagasaki
(2010)
Rights sold to: Catalonia (Edicions de
1984), China (Shanghai Translation),
Croatia (Bozicevic), Denmark (Arvids),
Hungary (Goncol), Japan (Suisei Sha),
Korea (Book 21), Poland (Emka), Portugal
(Gradiva), Romania (Philobia), Russia
(AST), Serbia (Geopoetika), Spain
(Salamandra), Taiwan (Acropolis),
Turkey (Sel), UK (Gallic)
Lang, Luc
Cruels 13
(2008)
Rights sold to: Italy (Quarup),
USA (University of Nebraska Press)
Le Callet, Blandine
Une pièce montée
Noiville, Florence
La donation
Parisis, Jean-Marc
Avant, pendant, après
(2006), adapted for the screen in 2010
(2007)
(2007)
Rights sold to: Algeria (Sedia)
Czech Republic (Host), Estonia (Eesti
Raamat), Germany (Ullstein), Greece
(Polis), Korea (Munhakdongne), Italy
(Salani), Netherlands (Archipel),
Poland (Sonia Draga), Serbia (Laguna),
Spain (Maeva), Taiwan (Aquarius),
Turkey (Epsilon)
Rights sold to: Greece (Oceanida),
Italy (Garzanti), Lebanon/Arabic
language (Saint-Joseph University),
USA (Northwestern UP)
Rights sold to: Estonia (Pegasus),
Italy (Bompiani), Korea (Tornado),
Norway (Engelstad), Vietnam (Bach
Viet)
L’attachement
Les aimants
(2012)
(2009)
Rights sold to: Italy (Garzanti),
UK (Seagull Books, WEL rights)
Rights sold to: China (People’s
Literature), Korea (Munhak Segye-Sa),
Romania (Nemira)
La Ballade de Lila K
(2010)
Rights sold to: Estonia (Eesti Raamat),
Germany (Ullstein), Greece (Polis), Italy
(Barbès), Poland (Sonia Draga),
Vietnam (Van Hoc)
Lévy, Justine
Rien de grave
(2004)
Rights sold to: Albania (Dituria),
Bulgaria (Pulsio), China (Lijiang),
Czech Republic (Jota), Germany (Antje
Kunstmann), Italy (Frassinelli), Korea
(Courrier Books), Netherlands
(Prometheus), Poland (Sonia Draga),
Portugal (Ulisseia), Russia (Makbel),
Serbia (Globosino), Spain (Ambar),
Sweden (Sekwa), Taiwan (The
Commercial Press), Turkey (Epsilon),
USA (Melville House, WEL rights)
Orsenna, Erik
L’Entreprise des Indes
(2010)
Rights sold to: Germany (C.H. Beck),
Greece (Diamantis), Hungary (Ab Ovo),
Korea (Sol), Portugal (Teorema), Serbia
(Laguna), Spain (Tusquets), Taiwan (YeRen), UK (Haus), Ukraine (Ecem)
La grammaire
est une chanson douce
(2009), adapted for the screen in 2012
Rights sold to: China (Shanghai
Literature and Art), Germany (Antje
Kunstmann), Italy (Frassinelli),
Korea (Vision B&P), Netherlands
(Prometheus), Poland (Sonia Draga),
Romania (Nemira), Sweden (Sekwa),
Taiwan (The Commercial Press),
Turkey (Epsilon)
(2009)
Rights sold to: China (Shanghai
99), Germany (Aufbau), Korea
(Sodam&Taeil), Greek (Synapseis),
Romania (ART), Russia (Eksmo), Spain
(Atico de los libros), Taiwan (Rye Field)
Des bleus à l'âme
(2001)
(2009)
Rights sold to: Albania (Ditura), Bulgaria
(Stigmati), Catalonia (Enciclopedia
Catalana), China (Haitian), Germany
(Hanser), Italy (Salani), Portugal (Asa),
Spain (Salamandra), USA (George
Braziller)
Rights sold to: Bulgaria (Fama), China
(Shanghai 99), Korea (Sodam&Taeil),
Romania (ART), Russia (Eksmo), Taiwan
(Rye Field)
Des yeux de soie
(2009)
Les chevaliers du Subjonctif
(2004)
Mauvaise fille
Sagan, Françoise
Toxique
Rights sold to: China (Haitian), Italy
(Salani), Portugal (Asa Editores)
Rights sold to: China (Shanghai 99),
Korea (Sodam&Taeil), Lithuania (Baltos
Lankos), Russia (Eksmo)
La révolte des accents
Un peu de soleil
dans l'eau froide
(2007)
(2010)
Rights sold to: China (Haitian), Italy
(Salani)
Rights sold to: Bulgaria (Fama), China
(Zhejiang UP), Russia (Eksmo)
Et si on dansait ?
Le lit défait
(2009)
(2010)
Rights sold to: China (Haitian), Italy
(Salani)
Rights sold to: Bulgaria (Fama),
China (Zhejiang UP), Lithuania (Baltos
Lankos), Romania (ART), Russia (Eksmo)
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by Erik Orsenna.
Stock | Essential Backlist
49
Essential
Backlist
NARRATIVE
NON-FICTION
FICTION
Sagan, Françoise
Un orage immobile
Sthers, Amanda
Madeleine
Fournier, Jean-Louis
Où on va, papa ?
(2010)
(2007)
(2008)
Rights sold to: Bulgaria (Fama),
China (Zhejiang UP), Lithuania (Baltos
Lankos), Russia (Eksmo), Spain (Atico de
los libros)
Rights sold to: Germany (Luchterhand),
Norway (Engelstad), Romania (Echinox)
Rights sold to: Italy (Gremese),
Russia (Eksmo)
Rights sold to: Albania (Ombra),
Armenia (Actual Art), Brazil (Intrinseca),
Bulgaria (Kama), China (Shanghai 99),
Croatia (Znanje), Czech Republic
(Computer Press), Denmark (Arvids),
Egypt (GEBO), Estonia (Loomingu
Raamatukogu), Finland (Siltala),
Germany (dtv), Greece (Melani),
Hungary (Ab Ovo), Israel (Matar), Italy
(Rizzoli), Japan (Hakusuisha), Korea
(Yolimwon), Netherlands (De Geus),
Norway (Cappelen Damm), Poland
(Ksiaznica), Portugal (Guerra & Paz),
Romania (Nemira), Russia (Eksmo),
Serbia (Stylos), Slovakia (Q111),
Spain (Destino), Sri Lanka
(Samayawardhana), Sweden
(Oppenheim), Taiwan (Aquarius),
Turkey (Yapi Kredi), USA (Other Press,
WEL rights), Vietnam (Nha Nam)
Le chien couchant
Veuf
(2011)
(2011)
Rights sold to: Bulgaria (Fama),
Italy (Clichy), Russia (Eksmo)
Rights sold to: China (Shanghai 99),
Denmark (Arvids), Russia (Eksmo),
Taïwan (Aquarius), Turkey (Yapi Kredi)
Un profil perdu
(2010)
Rights sold to: Bulgaria (Fama),
Czech Republic (Albatros),
Russia (Eksmo)
La fourmi et la cigale
(2010)
Rights sold to: China (Chu Chen),
Korea (Kookminbooks), Russia (Eksmo)
Théâtre
(2010)
Tong Cuong, Valérie
Providence
(2008), film rights under option
Rights sold to: Finland (Tammi),
Greece (Polis), Korea (GimmYoung),
Netherlands (De Geus), Russia (Eksmo),
Spain (Salamandra), Vietnam (Bach
Viet)
L’ardoise magique
(2010)
Rights sold to: Croatia (Skolska Knjiga),
Russia (Eksmo), Taiwan (Rye Field)
La femme fardée
(2011)
Rights sold to: Russia (Eksmo)
Un matin pour la vie
et autres musiques de scènes
(2011)
Rights sold to: Bulgaria (Fama),
China (Zhejiang UP), Italy (Clichy),
Russia (Eksmo)
50 Stock | Essential Backlist
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works by Jean-Louis Fournier.
Westhoff, Denis
Sagan et fils
(2012)
Rights sold to: Czech Republic
(Albatros), Latvia (Jumava),
Russia (Eksmo)
NON-FICTION
Broussard, Philippe
La disparue de San Juan
Orsenna, Erik
Sur la route du papier
Veil, Simone
Une vie
(2011), film rights under option
(2012)
(2007)
Rights sold to: Argentina (Planeta)
Rights sold to: Germany (C.H. Beck),
China (Sanhui), Italy (Ponte alle Grazie),
Korea (Little Seed), Romania (Vremea),
Taiwan (Ye-Ren), Turkey (Metis)
Rights sold to: Argentina (Capital
Intelectual), China (Nanjing UP),
Germany (Aufbau), Israel (Matar),
Italy (Fazi), Japan (Pado Women’s
Office), Netherlands (Atlas),
Poland (Oficyna Foksal), Portugal
(Platano), UK (Haus, WEL rights)
Ciment, Michel
Petite planète
cinématographique
(2011)
Rights sold to: China (Beijing UP),
Egypt/Arabic language (Centre
National de la Traduction), Spain (Akal),
UK (Berg)
Finkielkraut, Alain
Un cœur intelligent
(2009)
Rights sold to: Albania (Tirana Times),
Argentina (Leviatan), Brazil (Record),
Catalonia (DE 1984), China (Nanjing
Yilin Press), Germany (Suhrkamp),
Italy (Adelphi), Netherlands (Contact),
Poland (Uniwersytet Warszawski),
Romania (Nemira), Spain (Alianza)
Noiville, Florence
Isaac B. Singer
(2003)
Rights sold to: Israel (Miskal),
Italy (Longanesi), Poland (Cyklady),
Serbia (Arhipelag), USA (Farrar, Straus
& Giroux, WEL rights)
Pinto, Diana
Israël a déménagé
(2012)
Rights sold to: Germany (Jüdischer
Verlag), USA (Harvard UP, WEL)
Sam, Anna
Les tribulations
d’une caissière
(2008), adapted for the screen in December 2011
Rights sold to: Brazil (Record),
Croatia (Znanje), Czech Republic
(Argo), Denmark (Audioteket),
Estonia (Varrak), Germany (Riemann),
Israel (Sela Books), Italy (Corbaccio),
Lithuania (Baltos Lankos), Netherlands
(Artemis), Norway (Cappelen Damm),
Poland (Poradnia), Portugal (Gradiva),
Russia (Phoenix), Serbia (Laguna),
Spain (Ambar), Sweden (Karneval),
Taiwan (Ten Points), UK (Gallic Books),
USA (Sterling), Vietnam (Nha Nam)
Stock | Essential Backlist
51
Index
A
Allamand, Carole
15
B
Baecque, Antoine de
Belhaj Kacem, Mehdi
Berteau, Franck
Bessot, Pom
30
31
32
20
C
Cannone, Belinda
Castelain Meunier, Christine
Ceccatty, René de
Cieutat, Michel
Claudel, Philippe
Cocteau, Jean
Cymerman, Jessica
D
Davoine, Françoise
Desarthe, Agnès
Desvaux, Émilie
F
Faye, Éric
Finkielkraut, Alain
Fournier, Jean-Louis
Freyssac, Marie
G
Garcin, Christian
Gaudillière, Jean-Max
Giraud, Brigitte
Greggio, Simonetta
H
Heisbourg, François
Herpe, Noël
Hirsch, Martin
I
Iacub, Marcela
J
Jaury, Vincent (ed.)
21
33
34
45
22, 48
2, 3, 48
45
46
23
15
24, 48
35, 51
25, 50
46
16
46
6, 48
8, 48
36
30
37
16, 38
K
Kahn, Axel
Kiberlain, Laurence
L
Larat, Marion
Le Callet, Blandine
Le Corff, Aude
Lefait, Philippe
Lenoir, Frédéric
Löwy, Michael
39
26
40
16, 49
16
20
8
46
M
Macaux, Ivan
Mandraud, Isabelle
Michaud, Yves
Mingarelli, Hubert
9
41
42
17
O
Offenstadt, Nicolas
Orsenna, Erik
43
10, 49, 51
P
Péretié, Jean-Baptiste
Perrignon, Judith
Prochasson, Christophe
44
11
46
R
Razon, Boris
Renaut, Alain
Rochefort, Jean
Rouyer, Philippe
12
47
27
45
S
Saintourens, Thomas
Serres, Karin
Stora, Benjamin
47
13
44
T
Taillandier, François
17
W
Weitzmann, Marc
14
7
Conception graphique : Teresa Kettner | [email protected] | Illustration de couverture © Marion Cochat
tel + 33 1 49 54 36 75 / 76 / 52
fax + 33 1 49 54 36 67
rights director
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rights manager
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