six mois après l`effondrement du rana plaza devenezachacteurs

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six mois après l`effondrement du rana plaza devenezachacteurs
24 octobre 2013
COMMUNIQUÉ DE PRESSE & INVITATION
SIX MOIS APRÈS L’EFFONDREMENT DU RANA PLAZA
DEVENEZ ACHACTEURS
POUR UN SALAIRE VITAL !
Six mois jour pour jour après l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, les familles des
1.133 travailleurs tués et les 1.650 travailleurs blessés attendent toujours d’être indemnisés
correctement. Alors que sept entreprises qui se fournissaient au Rana Plaza se sont
engagées à contribuer à l’indemnisation des victimes, 24 autres, dont Carrefour, Camaieu,
Mango ou C&A refusent de s’engager.
Faute de revenus suffisants, les travailleurs doivent s’endetter pour se soigner et ne peuvent
plus envoyer leurs enfants à l’école.
Au Bangladesh, comme ailleurs en Asie, les travailleurs et travailleuses de l’habillement se
mobilisent pour des augmentations radicales de salaires. Etranglés par un pouvoir d’achat
qui ne leur garantit pas un minimum vital et qui se détériore constamment, ils lancent un
appel aux marques et enseignes de mode pour desserrer l’étau des prix.
Pour les soutenir, achACT lance en Belgique la campagne internationale « Devenez
achACTEURS pour un salaire vital ! »
Ce 24 octobre 2013, achACT vous donne rendez-vous devant la gare de Namur dès 16h30
pour commémorer les 6 mois de la catastrophe du Rana Plaza et proposer aux passants de
« devenir achACTEURS pour un salaire vital. »
Rana Plaza : les victimes attendent toujours
Six mois après l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, les victimes n’ont toujours reçu
qu’une petite partie de l’indemnisation à laquelle ils ont droit. Les travailleurs blessés doivent
s’endetter pour se soigner et ne peuvent plus envoyer leurs enfants à l’école.
En septembre 2013, lors d’une réunion présidée par l’OIT, la méthode de calcul et le mode de
distribution des indemnisations via un fonds ont été discutés et un Comité pour l’indemnisation des
victimes du Rana Plaza a été créé. Ce comité regroupe le gouvernement du Bangladesh, la
fédération de producteurs de vêtements du Bangladesh (BGMEA), les syndicats locaux et
internationaux et des ONG. achACT et son réseau international, la Clean Clothes Campaign,
regrette cependant le manque d’engagement des marques et enseignes à contribuer au fonds
d’indemnisation des victimes.
À ce jour, Primark et Loblaw ont fourni une aide d’urgence de court terme et Primark a géré les
paiements aux familles. Benetton et El Corte Ingles participent au comité d’indemnisation. Inditex
(Zara, Bershka), Bon Marché et Mascot ont annoncé leur engagement à contribuer financièrement
au fonds d’indemnisation.
Les autres marques et enseignes n’ont pris aucun engagement à ce jour. Il s’agit de Carrefour,
Camaieu, Auchan, Mango, C&A, Adler Modemärkt, Cato Fashions, Children’s Place, LPP, Iconix,
JC Penney, Kids for Fashion, Kik, Manifattura Corona, Matalan, NKD, Premier Clothing, Store 21,
Texman, Walmart, YesZee, Dress Barn, Gueldenpfennig et Pellegrini.
Au Bangladesh, le salaire de base d'une
travailleuse est de 28.6€/mois.
Pour vivre décemment et faire vivre sa
famille, elle aurait besoin de 259.8€
Un salaire vital, c’est quoi ?
C’est le salaire perçu pour une durée
normale de travail qui doit permettre au
travailleur ou à la travailleuse de subvenir
à ses besoins de base et à ceux de sa
famille (loyer, nourriture, habillement,
santé, éducation) tout en lui permettant
d’épargner
ou
d’assumer
ses
responsabilités sociales.
Au Bangladesh où la main d’œuvre de l’industrie de
l’habillement est estimée à 4 millions de personnes,
le salaire minimum légal actuel est de 28.6€ (3000
taka) par mois. Cela représente 11% des 259.8€
(27 369 taka), calculé par l’Alliance pour l’Asia Floor
Wage , comme étant le salaire minimum vital au
Bangladesh, soit le montant nécessaire pour subvenir aux besoins de base d'une famille comptant
deux adultes et deux enfants.
Pour beaucoup de travailleurs, le manque d’un salaire vital les contraint à travailler de nombreuses
heures supplémentaires. Ils doivent aussi s’endetter pour parvenir à joindre les deux bouts, juste
pour survivre. De plus, ils ne peuvent pas se permettre des jours d’absence pour maladie, parce
qu’ils ont peur pour leur sécurité ou encore parce que leur usine ferme pour des raisons inattendues
ou si, comme pour le Rana Plaza, il survient un désastre (effondrement ou incendie).
Cette situation est loin de se cantonner au Bangladesh. « Nous nous forçons chaque jour à
travailler de nombreuses heures supplémentaires parce que le salaire de base ne nous
permet pas de vivre. D'autant moins que mes parents dépendent également de mon salaire.»
dit Horn Vy, 25 ans, travailleuse de l’habillement au Cambodge.
Pour Horn Vy et les travailleurs cambodgiens, le salaire minimum légal est de 60.95€ (336 000 riel),
soit seulement 21% des 289.64€ correspondant au salaire vital (selon les calculs de l’Asia Floor
Wage Alliance).
Un salaire vital doit être payé sans devoir prester d’heures supplémentaires. Il doit permettre au
travailleur de l’habillement de se nourrir correctement, eux et leur famille, payer leur loyer, bénéficier
des soins de santé et médicaments nécessaires ainsi que permettre à leurs enfants d’aller à l’école.
Il devrait aussi leur permettre d'épargner pour parer aux imprévus, déclare Carole Crabbé, achACT.
L’industrie de l’habillement emploie, rien qu'en Asie, plus de 15 millions de travailleurs. Ce continent
contribue pour 60% de la production mondiale de vêtements. Pourtant, comme la campagne
« Devenez achACTEURS pour un salaire vital ! » le souligne, les travailleurs continuent à percevoir
des salaires de misère.
Les marques et les enseignes doivent prendre des mesures et veiller à ce qu’un salaire vital soit
effectivement payé aux travailleurs dans leurs filières d’approvisionnement. Les gouvernements
doivent s’assurer que le salaire minimum correspond à un niveau de revenu qui permette aux
travailleurs de vivre décemment. Tant que les coûts salariaux continuent de subir une telle pression
vers le bas, il demeurera impossible pour les marques et les enseignes d'habillement de prétendre
qu'elles respectent les êtres humains qui confectionnent leurs vêtements, déclare Carole Crabbé,
achACT.
Un appel international à l’action
achACT et la Clean Clothes Campaign lancent un « Appel à l’action pour un salaire vital ». Plus
qu’une pétition, c’est un appel à tout un chacun pour qu’il s’engage à agir pour défendre le droit à
un salaire vital pour les travailleurs de l'habillement comme pour tout travailleur partout dans le
monde. Pour le signer, rendez-vous sur www.salairevital.be.
Ensemble, nous pouvons amener :

Les marques et enseignes de mode à prendre des initiatives concrètes et mesurables afin
d’assurer que les travailleurs de leurs filières d’approvisionnement soient payer un salaire
vital.


Les gouvernements nationaux dans les pays de production à s’assurer que le salaire
minimum légal correspond au moins au salaire vital.
Les gouvernements européens à exiger que les entreprises, marques et enseignes,
endossent la responsabilité de l’impact de leurs pratiques sur la vie des travailleurs de leurs
filières d’approvisionnement, y compris leur droit à un salaire vital.
Une journée d’actions internationales
Ce 24 octobre, des achACTIVISTES iront à la rencontre des passants à Namur et à Louvain-laNeuve pour leur proposer de signer l’Appel pour un salaire vital. Des actions similaires prendront
place dans 15 pays européens via le réseau de la Clean Clothes Campaign.
Plus d’infos: www.salairevital.be
RDV PRESSE: devant la Gare de Namur - dès 16h30 – 24 octobre 2013
CONTACT PRESSE: Catherine Parmentier, chargée de communication achACT
Tel: 010/457527, Gsm: 0491/71 44 44, Mail: [email protected]

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