dossier de presse - 14ème Université d`été de la Défense

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dossier de presse - 14ème Université d`été de la Défense
MINISTÈRE DE LA DÉFENSE
DOSSIER DE PRESSE
Base aérienne 106 Bordeaux-Mérignac
Rentrée de l’université d'été de la Défense
8 & 9 septembre 2014
AGIR ET REAGIR
Réactivité des forces armées, outil de puissance au service du politique.
Editorial
C’est avec un grand honneur et un réel plaisir que l’armée de l’air accueille la 12e édition de
l’université d’été de la Défense sur la base aérienne 106 « capitaine Michel Croci » de BordeauxMérignac.
La région Aquitaine constitue sans conteste l’un des bassins d’emplois aéronautiques les plus
importants d’Europe. Elle occupe une place majeure dans le dispositif de l’armée de l’air, avec la
présence de plusieurs organismes qui sont au cœur de l’activité de nos forces, en particulier dans le
domaine du maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels aéronautiques mais aussi
dans celui de la formation du personnel navigant. Cette région est pour l’armée de l’air synonyme
de partenariats multiples, à l’international, en interministériel, en interarmées et avec le monde de
l’industrie.
Ainsi, les armées et l’armée de l’air en particulier disposent à Bordeaux et dans sa région de
nombreux atouts sur lesquels se bâtissent les succès en opérations et qui illustrent bien cette
capacité d’agir et de réagir, thème central retenu pour cette Université d’été de la défense.
La réactivité constitue aujourd’hui une qualité essentielle d’une armée moderne pour répondre aux
surprises stratégiques. Elle fait partie depuis toujours de l’ADN de l’armée de l’air. Ce besoin de
réactivité dans les opérations récentes continuera de se renforcer dans l’avenir, c’est pourquoi mon
objectif est de vous montrer comment tout se joue dans les premières heures.
Lors des présentations dynamique et statique qui vous seront proposées le lundi 8 septembre au
matin, cette capacité à agir et à réagir sera illustrée de manière concrète. Dans cet esprit, la
démonstration dynamique vous montrera en temps réel la capacité de l’armée de l’air à conduire
simultanément plusieurs types de missions depuis le Centre national des opérations aériennes
(CNOA) de Lyon-Mont-Verdun, qui gère les opérations aériennes sur les théâtres extérieurs tout en
assurant dans le même temps la mission permanente de sûreté aérienne sur le territoire national.
L’exposition statique vous permettra par la suite de découvrir les moyens essentiels pour agir et
réagir, et notamment ceux qui, souvent, œuvrent dans l’ombre en appui ou en soutien de la
manœuvre aérienne.
Enfin, j’ai souhaité à cette occasion que les aviateurs et leurs camarades des autres armées puissent
vous apporter leur témoignage sur les engagements récents et actuels auxquels ils ont participé. Je
suis certain que ces présentations vous permettront de nourrir vos réflexions lors des Ateliers du
lundi 8 septembre après-midi, qui traiteront de problématiques chères à nos armées.
Le général d’armée aérienne Denis Mercier
-4-
Matériels présentés : exposition statique parking Sud
 Plot dissuasion
Mirage 2000 N
DESCRIPTION
En 1979, l’armée de l’air française a commandé une
version biplace du Mirage 2000 destinée à l’assaut
nucléaire et capable pour cela d’emporter le missile
ASMP alors en développement. Désignée Mirage
2000 N, elle dispose d’une structure renforcée pour
voler à basse altitude et grande vitesse ainsi que d’un
système de navigation et d’attaque basé sur le radar
Antilope V, doté d’un mode suivi de terrain
automatique. Cette version fut mise en service en
1988 sous sa version NK1.
La flotte a subi une mise à niveau pour doter le Mirage 2000 N de capacités de tir air-sol d’armements classiques : version NK2. Un dernier standard NK3 est entré en service à l’été 2009. Ce
nouveau standard, qui ne concerne qu’une partie de la flotte, permet la mise en œuvre du nouveau
missile Air-sol moyenne portée amélioré (ASMP-A).
BESOINS OPÉRATIONNELS
Missions de pénétration et d’attaque nucléaire tout temps, avec le missile nucléaire ASMP-A.
Missions de bombardement conventionnel.
CARACTÉRISTIQUES
-
Longueur : 14,4 m ; envergure : 9,13 m
-
masse (à vide) : 7,9 t ; masse maxi décollage : 16,5 t
-
Emport carburant (hors ravitaillement en vol) : en interne : 3,1 t ; maximal : 6,2 t
-
Vitesse maximale : Mach 2,2
-
Moteur : 1 réacteur SNECMA M-53 P2
Armements :
-
air-air : missile MAGIC 2
-
air-sol : 1 missile ASMP-A, bombes lisses, bombes guidées laser (GBU-12, 16, 24) mais
nécessite un dispositif illuminateur (avion ou DHY 307)
Équipements électroniques :
-
système d’autoprotection intégré comprenant un détecteur d’alerte (SERVAL), un brouilleur
(CAMELEON), un détecteur de départ missile (DDM) et des lance- leurres infrarouges et
électromagnétiques
-
compatibilité avec l’utilisation de Jumelles de vision nocturne (JVN)
- 11 -
DESCRIPTION DU MISSILE ASMP-A ASSOCIE
Le missile Air-sol moyenne portée amélioré (ASMP-A) est un
missile de croisière nucléaire stratégique. Il a remplacé dans
les forces l’ASMP, progressivement et à partir d’octobre 2009.
Il est propulsé par un statoréacteur à carburant liquide avec
accélérateur à poudre intégré.
© DR
 Plot posture permanente de sureté (PPS)
Mirage 2000 C
DESCRIPTION
L’armée de l’air possède actuellement deux
versions du Mirage 2000 dédié à la mission
de défense aérienne : le Mirage 2000 RDI et
le Mirage 2000-5. Concernant ces derniers, à
la fin des années 1990, 37 Mirage 2000
RDM ont été portés au standard 2000-5
(radar RDY multimode et multi cible,
aménagement de 4 points d’emport pour
missiles MICA). Depuis 2000, l’armée de
l’air dispose ainsi de chasseurs aux capacités
air-air remarquables, permettant d’assurer la
supériorité aérienne sur la zone d’opérations (no-fly zone en Libye).
BESOINS OPÉRATIONNELS
Il est destiné principalement à la défense aérienne : son système d’armes permet au Mirage 2000-5
d’acquérir 8 cibles et d’en traiter 4 simultanément.
Fennec
DESCRIPTION
Hélicoptère léger (classe des 2,5 t) construit
par Aérospatiale, bimoteur, certifié IFR,
possédant la capacité canon en sabord à droite.
Il a été mis en service dans l’armée de l’air en
1988.
BESOINS OPÉRATIONNELS
Protection,
EVASAN,
sauvetage
et
entraînement ; en particulier la mission MASA (Mesure active de sûreté aérienne) permettant
d’assurer la surveillance et la protection de sites sensibles face aux menaces aériennes que
représentent les aéronefs lents, légers ou ultra légers évoluant à basse altitude.
- 12 -
 Plot intervention
Rafale B ou C
DESCRIPTION
Le Rafale est un avion de chasse
polyvalent. Sa cellule de base, de type
delta-canards avec commandes de vol
électriques numériques, a été déclinée en
deux versions pour l’armée de l’air :
- Rafale C monoplace air
- Rafale B biplace air
Sa motorisation est assurée par deux
moteurs SNECMA M88-2 de 75 kN de
poussée. Son système d’armes repose
notamment sur la fusion des informations issues de différents capteurs :
- le radar multi-mode RBE2 AESA (Radar à balayage électronique 2 plans à antenne active)
qui lui permet d’engager simultanément plusieurs cibles aériennes, l’acquisition et la
poursuite d’objectifs au sol et en mer, la cartographie et le suivi de terrain autonomes
- Détecteur de départ missile nouvelle génération (DDM NG)
- le système d’autoprotection et de contre-mesures SPECTRA (Système de protection et
d’évitement des conduites de tir du Rafale), en mesure de détecter les menaces (grâce à des
détecteurs électromagnétiques, infrarouges et laser) et de mettre en œuvre les brouillages
électromagnétiques et les leurres adaptés ; - l’OSF (Optronique secteur frontal), capteur
passif travaillant dans les bandes infrarouge et visible et disposant d’une télémétrie laser, qui
apparait comme une alternative discrète aux capteurs actifs traditionnels
- une liaison de données tactique (L16)
Les avions en service dans l’armée de l’air sont actuellement au standard F3
- capacité air-air (MICA EM/IR, L16, OSF)
- capacité air-sol conventionnelle avec :
 1 ou 2 missiles de croisière SCALP EG
 1 à 6 bombes guidées laser GBU-12 ou GBU-24
 1 à 6 AASM, en version décamétrique (INS et GPS) ou métrique (INS et GPS +
guidage final par imagerie IR)
- capacité de dissuasion (ASMP-A)
- capacité de reconnaissance (nacelle Reco-NG)
- capacité ROVER et VHF-FM sur certains avions
- capacité de désignation laser (nacelle Damoclès)
- capacité air-mer (missile AM-39 Exocet)
- 13 -
BESOINS OPÉRATIONNELS
Le Rafale est un avion polyvalent et tout temps, destiné à effectuer les missions suivantes :
-
pénétration et frappe nucléaire
-
pénétration et attaque au sol
-
appui-feu rapproché (Close Air Support ou CAS)
-
défense et supériorité aérienne
-
intervention à grande distance avec ravitaillement en vol (C-135 ou autre)
-
reconnaissance tactique et stratégique
ÉVOLUTIONS
Les évolutions prévues du Rafale comprennent :
-
l’intégration du missile d’interception air-air à domaine élargi (Météor) prévue en 2018
- 14 -
Principaux armements présentés, associés au
Rafale
SCALP EG
DESCRIPTION
Le Système de croisière conventionnel autonome à
longue portée (SCALP), version Emploi général (EG),
est un missile de croisière développé à partir du missile
APACHE (Arme planante à charge éjectable, missile
anti-piste).
© DR
Il en reprend la plupart des éléments : furtif, centrale
inertielle, GPS, radioaltimètre, reconnaissance automatique de la cible, trajectoire rasante. Cependant, à la
place des sous-munitions, il emporte une charge
militaire à haut pouvoir perforant. Il est capable de
naviguer avec ou sans système GPS. Il peut équiper les
Mirage 2000 D et Rafale en configuration air-sol.
BESOINS OPÉRATIONNELS
Dans le cadre d’une crise ou d’un conflit ouvert :
-
projeter une puissance de feu à moyenne et grande distance en minimisant les risques pour
les équipages
-
détruire des objectifs stratégiques dans la profondeur d’un territoire ou d’un dispositif
adverse
-
accompagner et faciliter les opérations terrestres et aériennes
CARACTÉRISTIQUES
-
Masse : 1 300 kg
-
Charge militaire : supérieure à 300 kg, à haut pouvoir perforant
-
Portée : supérieure à 250 km (propulsion par turboréacteur)
-
Guidage en croisière par référence inertielle gyrolaser recalée par corrélation altimétrique et
GPS
-
Détection, identification et poursuite terminale de l’objectif par détecteur infrarouge
matriciel
ÉVOLUTION DU PROGRAMME
Une rénovation du missile SCALP est à l’étude. Sont notamment envisagées :
-
l’augmentation de portée
-
la modernisation du système de navigation
-
la fabrication de dérivés navals (programme Missile de croisière naval, MdCN)
- 15 -
AASM
DESCRIPTION
L’Armement air-sol modulaire (AASM) est un
armement air-sol dédié aux objectifs du champ
de bataille et délivré à distance de sécurité des
systèmes de défense anti-aérienne de moyenne,
courte et très courte portée. Il est destiné à
succéder à l’ensemble des armements air-sol
classiques. Il est mis en œuvre à partir du
Rafale.
© DR
Il est décliné en trois versions, dont deux déjà en
service, et qui se différencient par leur mode de
guidage et leur précision terminale :
-
AASM décamétrique (ou SBU-38, SBU : Smart Bomb Unit) à guidage inertiel recalé par
GPS
-
AASM métrique (SBU-64) à guidage inertiel recalé par GPS, puis à guidage terminal par
imagerie infrarouge
-
AASM métrique laser (SBU-54) à guidage inertiel recalé par GPS puis à poursuite terminale
sur désignation laser. Ce type de guidage permet le traitement de cibles mobiles et une plus
grande souplesse d’emploi en mission d’appui-feu
BESOINS OPÉRATIONNELS
Dans le cadre général de la frappe dans la profondeur et de l’appui air-sol, il s’agit de traiter les
cibles tactiques déployées au sol avec une haute probabilité de destruction et la garantie de
dommages collatéraux minimaux.
Matériels exposés : exposition statique piste 29
Mirage 2000 D
DESCRIPTION
Pour répondre aux besoins de renouvellement du
parc aérien de la Force aérienne de combat et
d’amélioration des capacités de la flotte, l’étatmajor de l’armée de l’air a lancé en 1988 le
programme Mirage 2000 D, avion de pénétration
et d’attaque au sol tout temps dérivé du Mirage
2000 N. Les premiers avions ont été livrés au
standard R1. Le dernier avion a été livré à l’armée
de l’air en 2002.
Par rapport au Mirage 2000 N, le cockpit du
Mirage 2000 D a été complètement refondu pour répondre aux normes HOTAS (Hands On Throttle
And Stick). Par ailleurs, le Mirage 2000 D et le Rafale sont les seuls avions de l’armée de l’air à
mettre en œuvre des nacelles de désignation laser.
- 16 -
Le Mirage 2000 D possède un système de navigation sécurisée et un radar Antilope de suivi de
terrain qui lui permettent de voler à très basse hauteur et à grande vitesse en pilotage automatique et
en conditions de vol sans visibilité. Il est capable de tirer des missiles SCALP (contre les cibles
durcies), des bombes lisses, des bombes guidées laser (GBU-12, 16, 22, 24) lorsqu’il est équipé
d’un pod de désignation laser et la bombe GBU-49 à guidage dual (laser / GPS).
La précision de son système de navigation hybridé GPS lui permet d’effectuer des attaques sur
coordonnées lorsque les conditions météorologiques ne permettent pas d’apercevoir l’objectif. Les
systèmes SCARABEE et ROVER développés pour les opérations d’appui feu en Afghanistan
permettent les échanges d’information (coordonnées, vidéo) avec le contrôleur air avancé au sol.
Une liaison de données tactique (L16) et de nouvelles radios (SATURN, VHF-FM) ont été
intégrées sur une partie de la flotte (déploiement en cours sur les autres appareils).
BESOINS OPÉRATIONNELS
Avion biplace, destiné à la pénétration tout temps en moyenne ou en basse altitude, grâce à son
système de suivi de terrain automatique. Il permet les frappes :
-
dans la profondeur
-
hors contact
-
d’opportunité
-
en soutien des troupes au sol
Transall C 160
DESCRIPTION
Les premiers C160 (AG pour Ancienne génération)
sont entrés en service à partir de 1967. Ces avions
cargo peuvent embarquer jusqu’à 91 passagers
et/ou du fret, à partir ou vers des terrains
sommairement aménagés, pour des missions
d’aérotransport, de parachutage et d’évacuation
sanitaire.
Ils ont été complétés en 1981 par une seconde série
d’appareils (NG pour Nouvelle génération)
capables de réaliser de surcroît du ravitaillement en
vol (ravitailleur et ravitaillé).
A partir de 1991, une rénovation avionique a permis d’améliorer notablement leurs capacités
opérationnelles.
Le déficit qui affecte aujourd’hui cette capacité a été accentué depuis 2005 par le début du retrait de
service des Transall les plus anciens. L’arrivée de l’A400M dans les forces doit pallier cette
vulnérabilité.
BESOINS OPÉRATIONNELS
-
Transport aérien tactique
-
Transports spéciaux
-
Projection aérienne et opérations aéroportées
-
Mobilité aérienne
- 17 -
CAPACITÉS DE TRANSPORT
-
Fret : 16 t sur 1 850 km
-
Passagers : 91
-
Parachutistes : 68 (complètement équipés)
EC 725-Caracal
DESCRIPTION
L’EC 725 Caracal est un hélicoptère
biturbine dérivé du Cougar MK2 dont les
performances
ont
été
sensiblement
améliorées. Il a effectué son 1er vol en
novembre 2000 et a obtenu sa certification
définitive de la DGA en décembre 2004. La
Mise en service opérationnel (MSO) pour
l’armée de l’air a été prononcée en juin 2006.
Le Commando Parachutiste de l’Air N°30
(CPA 30) est le segment sol de la mission
RESCo. A ce titre, c’est le pôle d’excellence en matière de récupération et de sauvetage. Ces
missions nécessitent également d’avoir, au sein de l’équipage, du personnel capable de médicaliser,
si nécessaire, le pilote éjecté. L’EH 01.067 « PYRENEES » est ainsi la seule unité de la défense qui
soit dédiée à la recherche et au sauvetage au combat au profit de l’ensemble des forces armées.
BESOINS OPÉRATIONNELS
Hélicoptère de manœuvre destiné à la mission de Personal Recovery (PR), dont la CSAR (Combat
Search And Rescue) représente le haut du spectre. Cet hélicoptère peut être embarqué sur porteavions. Il permet la récupération de toute personne isolée dans un environnement hostile, tout
temps, jour et nuit, grâce à des aides à la pénétration.
CARACTÉRISTIQUES
-
Masse maxi décollage : 11 t ; carburant : 3 750 L
-
Vitesse maximale : 275 km/h ; rayon d’action supérieur à 200 NM (370 km) ; autonomie :
5h30 ; capacité de ravitaillement en vol sur C-130J/H
-
Moteurs : 2 turbines Makila 2A
-
Capacité d’emport : 18 commandos équipés
-
Armement : 2 mitrailleuses 1 000 coups équipées laser
EQUIPEMENTS SPECIFIQUES
-
écrans LCD compatibles avec des Jumelles de vision nocturne (JVN)
-
système de communication : cryptage & IFF
-
système de navigation : centrale inertielle avec couplage GPS
-
caméra thermique avec télémètre laser
-
système d’autoprotection et blindage
- 18 -
 Plot systèmes de défense sol-air
Centre de management de la 3e dimension (CMD3D)
© DR
Ce système, commandé par la Direction
générale de l’armement (DGA) et développé
par Thales Raytheon Systems (TRS), permet
à la France de disposer d’une capacité
GBADOC 1 (CMD3D avec sa chaîne de
commandement). Le CMD3D est destiné à
assurer la protection des forces terrestres et
des bases aériennes contre les menaces airsol.
Intégré dans un système de défense aérienne tel que le Système de Commandement et de Conduite
des Opérations Aériennes (SCCOA)
en France, le CMD3D assure le commandement et la coordination des moyens antiaériens et
participe à la sécurité des aéronefs dans sa zone de responsabilité. Il garantit la coordination des
intervenants de la 3ème dimension – aéronefs, drones, obus, missiles, roquettes. Ce système se
caractérise par une très grande mobilité et des capacités de communications étendues.
Les premiers exercices nationaux et internationaux ont attesté de son haut niveau d'interopérabilité
pour des déploiements sur le territoire national et sur les théâtres extérieurs dans le cadre
d'opérations en coalition. Durant l’exercice NAWAS en mars dernier, le CMD3D a démontré avec
succès sa capacité à coordonner des systèmes de Défense Surface-Air (DSA) de toute portée
(SAMP/T, HAWK, Crotale NG, Mistral).
SAMP-T (missile Aster 30)
DESCRIPTION
Le programme FSAF (Famille de systèmes
surface-air
futurs)
possède
deux
composantes, l’une terrestre, l’autre navale.
Cette dernière se matérialise par le PAAMS
(Principal Anti-Air Missile System) qui
équipe les frégates de défense aérienne
(destroyers UK et frégates Horizon de la
Marine nationale et italienne).
© DR
Le système Sol-air moyenne portée terrestre
(SAMP/T) en est le volet terrestre. La
responsabilité de sa mise en œuvre incombe totalement à l’armée de l’air.
Un système complet comporte 14 modules, dont un module radar et IFF, un module d’engagement
(conduite de tir) et quatre modules de lancement de 8 missiles Aster 30 chacun. Il faut y ajouter des
1
Ground based air defense opération center (centre d’opérations de la défense sol-air)
- 19 -
modules de soutien (génération électrique, rechargement de missiles, soutien logistique). Chaque
module est monté sur un camion de type Kerax.
BESOINS OPÉRATIONNELS
-
Défense antiaérienne de la force opérationnelle terrestre, des points sensibles et des bases
aériennes (nucléaires, conventionnelles ou projetées)
-
Défense antimissile balistique de théâtre (portée maximale du missile assaillant : 600 km),
lorsqu’associé à un centre C2 et à un radar de désignation d’objectif externe
CARACTÉRISTIQUES DU MISSILE
-
Longueur : 4,80 m ; diamètre : 18 cm
-
Masse : 445 kg ; charge militaire : 15 kg
-
Portée maximale : 25 à 80 km contre un avion
Crotale NG Air
DESCRIPTION
Le Crotale NG est un système d’armes à courte portée. Il possède en outre des capacités inédites :
-
système compact (véhicule-remorque comprenant poste de tir, conduite de tir et missiles)
- reconnaissance et accrochage optronique à 15 km sécurisés (déport vidéo disponible pour la
HADA). Il dispose d’un radar de surveillance à très basse altitude (portée 20 km), d’un radar de tir,
de 8 missiles VT1 pouvant être détruits en vol (portée 11 km, prochainement 15 km), ainsi que
d’une caméra de jour et d’une caméra thermique. Le Crotale NG Air vient tout d’être mis au
standard évolution T6.
BESOINS OPÉRATIONNELS
Ce système sol-air peu mobile répond au besoin
de la PPS :
-
Défense sol-air de points sensibles
-
Dispositif particulier de sûreté aérienne
(DPSA)
CARACTÉRISTIQUES
-
Distance minimale de tir : 700 m
-
Distance maximale de tir : 11 km
-
Distance létale : 8 m
-
Capacité caméra jour et nuit, portée pratique moyenne « image exploitable » : 15 km de
portée
- 20 -
 Plot soutien
Groupement aérien d’appui aux opérations (GAAO)
Le GAAO est implanté sur la base aérienne 106
de Bordeaux et les militaires qui le composent
sont des spécialistes du bâtiment et de
l’infrastructure opérationnelle. La mission
principale du GAAO est de réaliser les
infrastructures
opérationnelles
initiales
nécessaires au déploiement d’un dispositif
aérien sur un théâtre d’opération extérieur. Il est
capable d’agir en toute autonomie, dans des
délais courts et sous faible préavis, et avec une
véritable
capacité
d’autoprotection.
Si
l’opération est amenée à durer, il peut aussi
participer au soutien au stationnement de la
force aérienne projetée, en consolidant les
infrastructures
de
déploiement
et
de
stationnement.
© DR
Maintien en condition opérationnelle (MCO)
SCENARIO ENVISAGE
Fin de mission pour un équipage d’un Rafale en configuration Air /Air stationné sous tente GAAO.
Débriefing mission (pilote/mécanicien) pendant que les opérations de remise en œuvre sont lancées.
Simulation de panne avec :
 Possibilités d’expliquer le mode de fonctionnement des logiciels associés au Rafale
notamment « Harpagon » (suivi technique du Rafale)
 Echange d’une sonde d’entrée échangeur primaire (de l’ordre de 15min), situé à
l’arrière de la soute à équipements
 Validation de la sonde en cabine (possibilité de faire une présentation avec les
actions réalisées par le mécanicien en cabine)
Simulation de départ de l’aéronef
Présentation concomitante, par la SIMMAD, des actions logistiques, techniques et contractuelles
qui ont conduit à pouvoir effectuer rapidement cet échange dans le respect des règles de la
navigabilité. Les notions de guichets, de plateaux techniques, de contrats, de suivi et d’expertise des
faits techniques, d’élaboration de directives technico-logistiques seront mises en évidence.
- 21 -
- 22 -
 Plot renseignement
Transall C 160 Gabriel
DESCRIPTION
Le C160 G (Gabriel) est un avion de recueil électromagnétique et photographique, à but de renseignement
tactique, opératif ou stratégique.
Développé par Aérospatiale/MBB, il a été mis en
service dans l’armée de l’air en 1989.
BESOINS OPÉRATIONNELS
Il participe à l’élaboration du renseignement stratégique, opératif et tactique d’origine
électromagnétique, afin d’établir un ODBE (Ordre de bataille électronique) et des bases de données
permettant la programmation des systèmes de guerre électronique (autoprotection, SEAD).
Il permet l’accélération de la boucle OODA dans le cadre du Time Sensitive Targeting (TST) grâce
à l’élaboration en temps réel d’une situation tactique (identification et localisation de menaces) et à
la transmission à temps de cette information.
Ce besoin se traduit au travers des trois fonctions :
-
Recueil dans les domaines ELINT et COMINT
-
Elaboration de la situation tactique (ESM) : détection, identification, localisation
-
Transmission performante afin que le renseignement arrive à celui qui en a besoin en temps
utile
Rafale et son Pod reco NG
DESCRIPTION
Le Pod de reconnaissance de nouvelle
génération (Reco-NG) est un système de
reconnaissance optique et optronique (domaines
visible et infrarouge), destinés aux avions Rafale
de l’armée de l’air et de la marine nationale,
comportant :
-
Un ensemble de nacelles optroniques regroupant les capteurs optiques, les systèmes
d’enregistrement et de transmission de données, les calculateurs et les moyens de chiffrement
- 23 -
-
Un ensemble au sol de Stations de réception de données (SRD) aérotransportables
-
Des moyens de soutien associés
En outre, il s’intègre au Système local de préparation et de restitution de mission (SLPRM) et au
Système d’aide à l’interprétation multi capteurs (SAIM).
BESOINS OPÉRATIONNELS
Le Reco-NG permet de doter son porteur de capacités de recueil en Renseignement d’origine image
(ROIM). La taille de la zone couverte par les capteurs est paramétrable selon la nature de l’objectif
ou le but de la mission, améliorant ainsi la précision des informations recueillies tout en procédant
au recueil du renseignement à distance de sécurité (hors des zones de menace, capacité stand-off).
Par ailleurs, cette nacelle apporte à l’armée de l’air et à la marine nationale la capacité de
reconnaissance de nuit et induit, par son système de transmission de données, l’accélération du
cycle du renseignement image jusqu’à se rapprocher du temps réel (bénéfice du remplacement des
technologies argentiques par les technologies numériques).
- 24 -
 Plot commandement et conduite (C2)
Système de détection et de contrôle aéroporté (E-3F
SDCA)
DESCRIPTION
L’E 3F SDCA est un maillon essentiel dans la
conduite des opérations aériennes. Véritable fédérateur de forces il est capable d’assurer, outre sa
mission principale l’élaboration de la situation
aérienne, les fonctions de poste de commandement.
Doté de la souplesse d’emploi qui caractérise l’arme
aérienne, il est rapidement projetable, dès le
déclenchement d’une opération extérieure. De par
leur haut niveau d’interopérabilité maintenu avec
leur équivalents de l’OTAN, britanniques ou
américains, les E-3 apportent leur soutien aux forces dans la réalisation de leurs missions, qu’elles
soient exécutées dans un cadre interarmées et /ou interalliés.
Le SDCA est équipé d’un radar qui lui permet de détecter des cibles aériennes en particulier à très
basse altitude, et des cibles maritimes. La détection de basse altitude est réalisée jusqu’à l’horizon
radio électrique 360 km, tandis que la détection de haute altitude est possible jusqu’à une distance
de 600 km. Le SDCA dispose également d’un système ESM (Electronic Support Measure), moyen
de détection et d’identification passif basé sur la reconnaissance des signatures électromagnétiques
détectées. Il dispose d’une large panoplie de liaisons de données interopérables avec les alliés qui
permettent d’échanger une situation tactique et des données texte ou vocales.
BESOINS OPÉRATIONNELS
Les SDCA ont participé dès 1999, et à plusieurs reprises, des opérations dirigées par l’OTAN (exYougoslavie, Kosovo). Afin de conserver leur interopérabilité et éventuellement leur
interchangeabilité avec les AWACS alliés, une modernisation continue des E-3 F est indispensable.
Radar GIRAFFE
DESCRIPTION
Le système Giraffe comprend un radar 3D, un radar secondaire, un
centre C2 intégré, un groupe électrogène et des systèmes de
communication ; le tout est intégré dans une seule et même cabine.
Cette dernière est aérotransportable et portée par un camion tout
chemin.
BESOINS OPÉRATIONNELS
Dans le cadre du renforcement de la posture de défense aérienne et de
l’amélioration de la couverture de détection en basse altitude, ces
systèmes mobiles ont été acquis pour :
- la mise en place de dispositifs de protection temporaire lors
d’évènements particuliers se déroulant principalement en
métropole
- la mise en place d’une première cellule de détection, de
contrôle, de commandement et de défense sol-air, pour assurer
un niveau initial de défense aérienne lors du déploiement d’un dispositif projeté
- 25 -
 Plot Dissuasion
C 135 FR
DESCRIPTION
Avion ravitailleur dérivé du Boeing 707. 12 exemplaires de C-135 FR ont été acquis par la France,
le premier fut livré en 1964. 11 restent en service
aujourd’hui. Viennent s’y ajouter 3 KC-135 R
achetés d’occasion à l’United States Air Force
(USAF) en 1998 ; ils sont dans un standard
beaucoup plus limitatif que celui du C135 FR.
BESOINS OPÉRATIONNELS
Les capacités de transport par voie aérienne et de ravitaillement en vol sont déterminantes pour la
projection de force et de puissance en offrant allonge, réactivité, permanence, souplesse
© Armée de l’air
d’emploi, économie des forces et des moyens. Les principales missions auxquelles ces
avions concourent sont :
- le soutien et la mise en œuvre de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire
-
la projection aérienne de forces ou de puissance
-
le soutien pétrolier en vol aussi bien qu’au sol par « defuelling »
-
le soutien santé grâce à ses capacités EVASAN lourdes (kit MORPHEE)
 Plot projection
A 400 M
DESCRIPTION
Le programme A400 M est le résultat du
besoin commun exprimé par 7 armées de l’air
européennes (Allemagne, France, Espagne,
Turquie,
RoyaumeUni,
Belgique,
Luxembourg) d’un nouvel avion de transport
militaire ayant des capacités tactiques et
logistiques. Quadrimoteur à aile haute, il
disposera à la fois d’une importante vitesse
de croisière (Mach 0,68) en haute altitude et
d’une capacité à utiliser des terrains
sommaires. Il remplacera le C160 Transall et complétera la flotte de C-130 Hercules, permettant
ainsi de combler le déficit en capacités de transport aérien stratégique. Le premier vol a eu lieu fin
2009. La première livraison à l’armée de l’air a eu lieu le 2 août 2013. La loi de programmation
militaire prévoit la livraison de 15 A400M Atlas d’ici 2019.
- 26 -
BESOINS OPÉRATIONNELS
L’A400M est conçu pour effectuer des missions de jour et de nuit, dans des conditions
météorologiques défavorables et au sein de dispositifs aériens complexes. Equipé de quatre
turbopropulseurs, il est conçu pour transporter jusqu’à 37 tonnes de matériel et réaliser l’ensemble
des missions liées au transport, notamment les liaisons inter et intra-théâtre, les poser d’assaut sur
terrains sommaires, l’aérolargage de personnel et de matériel y compris à très grande hauteur, le
ravitaillement en vol ou les évacuations sanitaires.
25e Régiment du Génie de l’air (25e RGA)
DESCRIPTION
Le 25e RGA est un régiment de l'armée de
Terre, 12e régiment de l'arme du génie,
employé par l'armée de l'air qui en loue les
compétences, l'équipe et lui fixe ses
missions.
IMPLANTATION
La portion centrale du 25e RGA est
implantée à Istres, ville de 40 000 habitants
située à proximité de Marseille.
Deux compagnies opérationnelles du génie de l'Air (COGA) sont décentralisées, l'une à Mont de
Marsan dans les Landes et l'autre sur Avord, située à proximité de Bourges, dans le Cher.
MISSIONS
Chantier de construction et de maintien en état des pistes d'aviation de l'armée de l'Air (en
métropole ou outre-mer). Aménagement des plateformes aéroportuaires, afin qu’elles soient en
capacité d’accueillir les dispositifs aériens projetés. Il s’agit donc notamment de remettre à niveau
les installations aéroportuaires, de mettre en place des plateformes logistiques et de préparer ou
d’étendre la "zone vie". Les matériels utilisés sont des engins de travaux publics, poids lourds,
centrale de production béton et produits noirs, moyens de maintenance.
- 27 -
 Plot Marine nationale
Alantique2
DESCRIPTION
-
Véritable frégate du ciel de combat aéro-maritime, l’Atlantique 2, basé à terre, est un appareil
polyvalent à vocation principalement anti-sous-marine. Il contribue ainsi à garantir l’autonomie
et la sûreté de la force océanique stratégique, ainsi qu’à protéger une force navale à la
mer contre des menaces sous-marines et de surface. Il participe à la maîtrise du milieu
aéromaritime sous et sur la surface, de la zone littorale jusqu’au grand large.
-
Ses capacités de détection diversifiées, tant actives que passives, ses capacités d'engagement
(torpilles Mu 90 et missiles air-surface Exocet, bombes GBU) et ses capacités de contrôle lui
permettent de jouer un rôle essentiel dans tout dispositif de combat aéronaval. Sa capacité de
projection et son long rayon d’action lui permettent d’opérer seul ou en soutien en tous point
d’intérêt stratégique pour la France.
-
Sa grande polyvalence d’emploi en fait un outil militaire particulièrement adaptable mais
également un acteur efficace de l’Action de l’Etat en Mer (AEM). En effet, grâce à ses capacités
de recueil du renseignement et de lutte contre des menaces sous-marine ou de surface et de
coordination grâce à ses moyens de transmission, l’ATL2 contribue aux missions de secours
maritime, de lutte contre les trafics illicites ou la piraterie.
-
La principale mission de l’Atlantique 2 est le combat aéromaritime et les opérations
aéromaritimes. Cependant, il est également capable de réaliser un soutien aux opérations
aéroterrestres, variante et déclinaison du savoir-faire en milieu aéromaritime.
ENGAGEMENT OPERATIONNEL :
- L’ATL2 dans l’opération Serval, c’est un engagement, dès les premières heures de l’opération
pour fournir des capacités de reconnaissance et de guidage essentielles.
Bilan :
Jusqu’à 5 Atlantique 2 engagés, opérant depuis
Dakar ou Niamey.
-
Plus de 3000 heures de vol réalisées par
les ATL2 ;
-
7 GBU 12 ont été tirées par les ATL2 sur
des cibles logistiques ;
-
L’ATL2 a également conduit des missions
par illumination Harfang.
- 28 -
Rafale Marine
DESCRIPTION
Le RFM est un avion polyvalent avec une capacité d’intervention à long rayon d’action avec
ravitaillement en vol, un outil adaptable destiné à une grande diversité de missions : défense et
supériorité aérienne, pénétration et attaque au sol par tous les temps, capacité de ravitailleur, attaque
à la mer par tous temps et à distance de sécurité, reconnaissance tactique et stratégique, dissuasion
nucléaire.
Grâce à la liberté des mers et à la mobilité conférées par un porte-avions, le RFM représente un
outil majeur de projection de puissance. Sa plate-forme navale pouvant s’affranchir des frontières et
parcourir jusqu’à 1000 Km/j, elle permet au RFM d’agir en tout point du globe, sous faible préavis,
en s’exonérant des contraintes diplomatiques, météorologiques ou géographiques.
Spécificités du Rafale Marine :
- Train d’atterrissage et structure renforcés pour l’appontage ;
- Equipé d’une crosse d’appontage et d’une barre de catapultage
- Capacité ravitailleur (« Nounou » pour Rafale et SEM).
ENGAGEMENT OPERATIONNEL
Le Rafale Marine au standard F3 a vécu son premier déploiement opérationnel lors de la mission
Agapanthe 2010 puis lors de l’opération Harmattan au large de la Libye où, avec le Super Etendard
de la 17F, ils ont pleinement contribué à près de 1 400 missions de guerre et aux 4 000 heures de
vol du groupe aérien embarqué à bord du PA Charles de Gaulle.
- 29 -
 Plot armée de terre
Drone de Renseignement au Contact
DESCRIPTION
Le DRAC est un moyen d'observation destiné à collecter des informations, de jour comme de nuit,
en temps réel sur une profondeur d'une dizaine de kilomètres.
Facile d'emploi et de mise en œuvre, de masse
et d'encombrement réduits, il permet la
réalisation de missions avec une grande
souplesse et des cycles de coordination et de
décision courts.
Un système DRAC se compose de deux
vecteurs aériens, de deux consoles de suivi et
d'exploitation de mission, de deux capteurs
jour et un de nuit. Il offre une capacité de
reconnaissance
voire
d'identification
d'objectifs ponctuels, en temps réel, à des
portées de 5 à 10 kilomètres tout en s'affranchissant des masques naturels
Il est mis en œuvre par une équipe de deux hommes.
MISSIONS
L’armée française dispose actuellement de 60 systèmes DRAC, en service dans les batteries de
renseignement des brigades. La projection du système en Afghanistan puis au Mali a confirmé
l’apport opérationnel d’un mini drone performant et souple d’emploi.
Hélicoptère Tigre
DESCRIPTION
Assurer au profit et à proximité immédiate des forces terrestres des missions d’appui feu, d’attaque
au sol, de reconnaissance et de protection contre la menace aérienne.
Hélicoptère de nouvelle génération, le Tigre
est emblématique de la dimension européenne
de l’armée de terre, au sein d’une aviation
légère de l’armée de terre (ALAT) jeune,
dynamique et tournée vers l’avenir.
Il est opérationnel de jour comme de nuit et
s’adapte à l’ensemble des conditions
météorologiques. Il peut être engagé dans des
missions de paix, des missions de sauvetage
et d’évacuation, des missions des forces
spéciales ainsi que des missions d’assistance
humanitaire.
- 30 -
Engagé au cours des dernières opérations extérieures (Afghanistan, Libye et Mali), il a démontré ses
qualités et son adaptation au combat. Sa capacité à être intégré à un dispositif complexe interarmes
et interarmées a apporté une réelle plus-value opérationnelle.
La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit la livraison de 21 Tigre au standard HAD,
ainsi que la mise au standard HAD des 39 Tigre HAP qui composent actuellement le parc français.
LES VERSIONS DU TIGRE
Le programme Tigre destiné à équiper les armées de terre française, allemande, espagnole et
australienne d’hélicoptères de combat de nouvelle génération, adaptés à la grande variété des
scénarios d’emplois contemporains, est le symbole d’une coopération européenne et d’une
ouverture à l’international réussies.
Au total 184 hélicoptères ont été commandés par la France, l’Espagne et l’Allemagne. La France a
commandé 80 hélicoptères (40 HAP et 40 HAD).
Cet hélicoptère se décline pour l’armée de Terre en deux versions :
-
Le Tigre appui-protection (HAP) équipé de missile air-air Mistral, d’un canon de 30 mm et
de roquettes de 68 mm.
-
Le Tigre appui-destruction (HAD), version du Tigre qui équipe les armées de terre française
et espagnole et vient renforcer les capacités de la version appui protection. Parallèlement
aux équipements du HAP, il est doté de missiles air-sol Hellfire et d’une motorisation
revalorisée.
Le Tigre a été utilisé en Afghanistan, au cours de l’opération Harmattan en Libye, et au Mali.
Automatisation des Tirs et Liaisons de l’Artillerie Sol-Sol
(ATLAS)
DESCRIPTION
Il est l’outil principal du combat de l’artillerie. Adossé à un ensemble de matériels intégrés ou
interfacés, Atlas offre à l’artillerie française la parfaite maîtrise de la conduite des feux dans un
environnement interarmées et interalliés.
Successeur du système pour automatisation du tir et des liaisons de l’artillerie (ATILA), le système
Atlas est un système de gestion et de transmission automatique des informations entre les différents
acteurs de la chaîne de tir (canons, mortiers, observateurs d’artillerie, radars dont le COBRA, unités
logistiques, postes de commandement et bientôt le lance-roquette unitaire (LRU)).
Outil principal du combat de l’artillerie, déployé
jusqu’au niveau du Centre Opérations de la
brigade interarmes, il assure les fonctions feu
(calcul
des
trajectoires),
manœuvre,
renseignement, logistique et NRBC des régiments
d’artillerie sol-sol tout en garantissant une
cohérence constante entre elles.
Sa grande modularité lui permet de s’adapter à
tous les formats opérationnels de déploiement. La
configuration très ouverte permet en effet de bâtir
- 31 -
tout type d’architecture, de la gestion centralisée par un poste de commandement régimentaire
(PCR) qui assure le commandement complet des unités et la désignation des unités de tir jusqu’à la
constitution de modules très légers intégrés aux Groupements Tactiques Interarmes (GTIA).
Atlas est interopérable avec les systèmes d’information opérationnels et de commandement (SIOC)
de l’armée de terre et les systèmes comparables des principales artilleries alliées.
Outil de préparation et de conduite des missions, Atlas permet de proposer des solutions pour 8 tirs
différents en moins de 1 minute 30 et de préenregistrer des modèles personnalisés de demandes de
tir. Rapide, robuste et d’une fiabilité éprouvée, le système Atlas permet une optimisation maximale
des temps de réaction des moyens d’acquisition comme de tir et des délais de traitement des
demandes. Il accroît l’efficacité des unités combattantes tout en garantissant leur sécurité.
BESOINS OPERATIONNELS
Le système Atlas est actuellement en service au sein de huit régiments d’artillerie. Il a notamment
été déployé en Afghanistan, au Liban et au Mali.
LES SYSTEMES D’ARMES ASSOCIES
L’interopérabilité SIOC
Le système Atlas est interopérable avec les SIOC de niveau de cohérence intermédiaire (NCI+), ce
qui lui permet d’assurer l’intégration numérisée de l’artillerie dans le combat interarmes :
-
le système de commandement des forces (SICF) est le système d’information opérationnel
qui équipe les états-majors tactiques du corps d’armée à la brigade. Il permet le contrôle des
opérations et le partage des informations entre les différentes cellules des états-majors ;
-
le système d’information régimentaire (SIR) est un système d’information opérationnel
embarqué, qui est l’interface entre le SICF et les vecteurs d’actions sur le terrain. Il assure,
même en mobilité, les besoins opérationnels de communication ce qui permet au
commandement de disposer d’une capacité décisionnelle en temps réel et de diffuser aux
unités combattantes les ordres nécessaires au bon déroulement de la mission ;
-
le système de maillage anti-aérien des radars tactiques (MARTHA) destiné à la lutte
contre les hélicoptères et les aéronefs à voilure fixe, a pour objectif d’accroître l’efficacité
de l’artillerie sol-air en coordonnant les actions de tous les intervenants dans la troisième
dimension de l’armée de Terre (hélicoptères, drones, artillerie sol-sol et sol-air). Il permet
d’échanger en temps réel les informations nécessaires au suivi et à la conduite des actions de
l’armée de Terre en coordination avec les autres armées ainsi qu’avec les forces alliées.
Atlas bénéficie également d’une interopérabilité avec les artilleries alliées, via la passerelle ASCA,
ce qui permet aux unités françaises de s’insérer pleinement dans un dispositif coalisé, en profitant
ou en exécutant des tirs de renforcement entre artilleries alliées.
- 32 -
Camion équipé d’un système d’artillerie (CAESAR)
DESCRIPTION
Le Caesar, successeur des systèmes d’artillerie
canon (canon tracté de 155 mm TRF1, canon
automoteur de 155mm AUF1), est un
automoteur d’artillerie composé d’un camion
6x6 avec cabine blindée et d’un système
d’artillerie organisé autour d’un canon 155
mm / 52 calibres, développé par Nexter
Systems et Renault Trucks.
Le Caesar dispose d’une excellente mobilité
stratégique puisque sa masse, inférieure à 15,9
tonnes, autorise son aérotransport en C130 et A400M. Sa mobilité tactique est un atout majeur :
fortement automatisé, il bénéficie d’une rapidité et d’une souplesse d’emploi qui permettent un
temps de mise en batterie n’excédant pas soixante secondes. Il peut ensuite avoir quitté sa position
de tir avant d’être la cible de la contrebatterie.
Polyvalent et mobile, il offre aux unités d’artillerie une capacité appui-feu longue portée rapide,
avec une cadence de 6 obus tirés par minute. D’une portée comprise entre 4,5 et 38 km, il renforce
la protection des unités engagées au combat.
Intégré dans le système d’automatisation des tirs et liaisons de l’artillerie sol-sol (Atlas) il s’insère
pleinement dans la numérisation de l’espace de bataille (NEB).
BESOINS OPERATIONNELS
L’armée française dispose actuellement de 77 systèmes Caesar.
Le Caesar, fiable et particulièrement précis, a démontré lors de son déploiement en Afghanistan, au
Liban et plus récemment au Mali, l’avantage opérationnel fourni aux unités d’artillerie par sa
capacité d’appui-feu longue portée.
SYSTEMES D’ARMES ASSOCIES
Le Caesar est qualifié pour tirer l’obus ACED, un obus cargo de 155mm doté de deux charges
militaires. Après avoir accompli une trajectoire balistique classique, les deux charges se séparent de
l’obus cargo et lors de leur descente vers le sol, elles détectent les chars ennemis grâce à un
détecteur laser, les identifient par leur signature infra-rouge et par leur forme pour les frapper par le
toit avec une charge creuse.
Véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI)
DESCRIPTION
Le Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie permet le transport d’un groupe de combat avec la
totalité de ses équipements (9 hommes dont le chef tactique) en lui assurant un niveau de protection
significatif. En premier échelon tactique, le VBCI doit permettre le débarquement, au plus près de
l’objectif, du groupe de combat et être en mesure de lui fournir un appui avec son armement de bord
- 33 -
(un canon de 25 mm monté sur une tourelle monoplace). C’est un véhicule à roues dont l’autonomie
est de 750 km et qui est capable d’atteindre une vitesse de pointe de 100 km/h.
Il peut être engagé, de jour comme de nuit, sous la menace des armes d’infanterie ou d’artillerie, en
ambiance NBC tout en assurant la capacité à durer au personnel embarqué.
Véhicule blindé à 8 roues motrices de 30 tonnes servi par un équipage permanent de 2 hommes
(pilote et chef tireur de véhicule d’infanterie), le VBCI est caractérisé par :
-
une puissance de feu grâce à son armement
sous tourelle,
-
une protection balistique évolutive face aux
menaces « moyen calibre »,
-
une importante mobilité opérative en
autonome,
-
une mobilité tactique adaptée à tous les
terrains de combat.
VERSIONS
La version de combat d’infanterie (VCI)
La version VCI assure le transport et la protection des groupes de combat, et assure un appui feu.
Elle est dotée d’une tourelle de moyen calibre (25 mm) de type Dragar.
La version poste commandement (VPC)
La version VPC, équipée par le système d’information régimentaire (SIR), assure l’accueil, le
transport, la protection des moyens de commandement des unités d’infanterie et des unités de char
Leclerc. Le VPC est doté d’une mitrailleuse d’autodéfense de 12,7 mm.
MISSIONS
Remplaçant l’AMX-10P chenillé au sein des régiments d’infanterie, le VBCI offre à l’armée de
terre de grandes capacités d’observation et de feu ainsi qu’un haut niveau de protection.
Parfaitement adapté aux situations opérationnelles auxquelles sont confrontées les unités
d’infanterie, le VBCI a rempli avec succès les missions lors de ses premiers engagements en
Afghanistan (2010), au Liban (2010) et plus récemment au Mali (2013). Il est en cours de
déploiement en RCA, les premiers VBCI ayant été mis en place au sein de l’opération SANGARIS
pendant le mois d’août 2014.
Aux côtés du Leclerc, des hélicoptères de nouvelle génération ou encore du fantassin à équipements
et liaisons intégrés (FELIN), pour lequel il est adapté, le VBCI est un outil moderne et cohérent du
système de forces terrestres. Il est, en effet, doté des systèmes d’information lui permettant de
constituer l’un des maillons de la NEB (numérisation de l’espace de bataille).
Le Livre blanc 2013 fixe la cible à 630 et la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019
prévoit la livraison de 102 nouveaux appareils qui s’ajouteront à un parc composé de 528 véhicules.
La LPM prévoit également la transformation de 95 VBCI en version 32 tonnes.
- 34 -
Véhicule de l’avant blindé observateur d’artillerie
DESCRIPTION
Ce véhicule apporte à un observateur d’artillerie les moyens de localiser des objectifs (de jour
comme de nuit) et d’effectuer des demandes de tir en transmission de données afin de permettre des
tirs d’emblée en moins de 3 minutes. De plus, il contribue à la fonction renseignement du champ de
bataille.
CARACTERISTIQUES
Le système est monté sur un châssis blindé
VAB. Equipé d’un navigateur inertiel NSM
20 (précision d’orientation 1 millième,
dérive en cap inférieure à 1 millième par
heure) couplé à un odomètre Doppler situé
sous le véhicule, le VAB OBS conserve les
éléments de position avec une dérive de 3
pour 1000 de la distance parcourue. Le
télémètre laser d’une portée de 20 km
mesure la distance des cibles avec une
précision de 5 mètres. Il est équipé d’un
binoculaire grossissement 10, d’une caméra
thermique et d’une caméra CCD.
Offrant la protection de son blindage à l’équipage, une mitrailleuse de 7,62 mm permet
l’autodéfense du véhicule.
Les communications sont assurées par PR4G avec le système ATLAS. Le VAB Observateur est
servi par un équipage de 4 hommes. La tourelle qui supporte les moyens d’acquisition est servie par
1 homme. 60 VAB, livrés entre 1997 et 1999, équipent les régiments d’artillerie
Maillage antiaérien des radars tactiques contre les
hélicoptères et aéronefs à voilure fixe (Martha)
DESCRIPTION
Le système MARTHA permet de gérer, en temps
réel, les actions de l'armée de Terre dans la
troisième dimension pour donner au chef
interarmes la plus grande liberté d’action tout en
renforçant la sécurité de l’ensemble des utilisateurs
de l’espace aérien. Pour l’armée de Terre ce
système est l’outil technique unique garant de son
autonomie dans la gestion des intervenants dans la
3e dimension (I3D) tactiques.
- 35 -
CARACTERISTIQUES ET PERFORMANCES
MARTHA offre les capacités suivantes :
-
Interopérabilité avec les alliés par la mise en œuvre de liaisons de données tactiques aux
normes OTAN,
-
gestion des I3D tactiques en préservant la sécurité des aéronefs,
-
coordination des feux des moyens sol-air,
-
intégration des moyens de défense surface air au sein de la numérisation de l’espace de bataille.
Pour répondre au besoin, le système doit s’interfacer avec les systèmes de gestion de l’espace
aérien, les systèmes de l’armée de Terre utilisant la 3D, les systèmes d’armes de la défense sol-air,
les systèmes de commandement de l’armée de terre (PC de niveau 3 et 2), des senseurs radars.
Le système MARTHA se compose de centres de coordination de section sol air (NC1), de véhicules
de commandement (VPC).
DEPLOIEMENT
L’armée de Terre utilise 39 centres de coordination de section (NC1), 7 centres de gestion de la
troisième dimension et 28 véhicules postes de commandement. Déployé au Mali, le CMD3D y
renforce la connaissance de l’environnement 3D et donc la sauvegarde des I3D Terre. Les NC1 sont
déployés à Djibouti, en Guyane et au Liban.
Mortier de 120 mm rayé, tracté modèle F1 (Mo 120
RTF1)
DESCRIPTION
Le Mo120 RTF1 offre un rapport coût /
efficacité incomparable. Sa rusticité, sa
simplicité d’emploi et sa facilité de
déploiement en font le matériel le plus
souvent projeté de l’artillerie.
Garantissant une cadence de tir entretenue de
2 coups par minute sans limitation de temps,
sa portée maximale est de 8 170 m..
BESOINS OPERATIONNELS
Le Mo 120 RTF1 vient compléter les effets des feux directs et indirects dans la frange 1 à 8 km. Il
est servi par un équipage de 6 hommes, et peut être tracté par un VAB, un GBC ou un VLRA. Il
peut également être déployé par hélicoptère, sous élingues ou en carlingue (démonté).
Il équipe en double dotation les unités d’artillerie sol-sol 155mm et a été projeté sur tous les théâtres
d’opération de l’Armée de Terre. Le mortier de 120 mm est interopérable avec ATLAS.
- 36 -
Système d’arme sol-air à très courte portée Mistral
DESCRIPTION
Coordonné au niveau de la section par un
centre MARTHA (NC1), le missile Mistral
(Missile Transportable Anti-aérien Léger)
assure la défense anti-aérienne à basse altitude
de la Force Opérationnelle Terrestre ainsi que
la défense de sites dans le cadre de la Posture
Permanente de Sûreté comme des Dispositifs
Particuliers de Sûreté Aérienne. Il peut être
déployé depuis un lanceur portable à terre,
depuis une plate-forme montée sur camion,
depuis des bâtiments de la marine ou des
aéronefs de l’aviation légère de l’armée de
terre (ALAT).
CARACTERISTIQUES.
Missile de type « tire et oublie », doté d’un autodirecteur infrarouge, il est employé contre les aéronefs
et les hélicoptères en mouvement ou en vol stationnaire, situés à une distance comprise entre 500 et 6
000 m, avec une vitesse de vol maximale de 1 400 km/h.
Léger et souple d’emploi, il possède des capacités avancées face aux contre-mesures infrarouges,
ainsi que des capacités de détection et d’identification accrues grâce à l’utilisation d’un viseur
jour/nuit et d’un système IFF.
Le missile Mistral équipe la GAZELLE Mistral SA 342 L1 pour remplir des missions AATCP. Il
équipe les régiments d’artillerie de brigade et le régiment sol air (54e régiment d’artillerie). Il a été
déployé au Kosovo et en Côte d’Ivoire. Il est également déployé à Djibouti, en Guyane (au profit en
particulier du Centre Spatial Guyanais) et au Liban.
- 37 -
Biographies
Général d’armée aérienne Denis Mercier - Chef d’Etat Major de l’armée de l’air
Né le 4 octobre 1959 à Barcelonnette Marié et père de trois enfants
Promotion 1979 « Capitaine Caroff de Kervezec » de l’Ecole de l’air
Breveté pilote de chasse en 1983 – 3 000 heures de vol dont 182
en missions de guerre
1983 : Pilote en escadron puis commandant d’escadrille sur
Mirage F1C et Mirage 2000C, escadrons de chasse 1/5 « Vendée
», 3/2 « Alsace » et 2/5 « Ile-de-France », Orange et Dijon
1990 : Commandant en second puis commandant de l’escadron
de chasse 1/12 « Cambrésis » sur Mirage 2000C, Cambrai
1994 : Adjoint au chef du bureau emploi, Commandement de la
Force Aérienne de combat, Metz
1996 : Collège Interarmées de Défense, Paris
1997 : Officier rédacteur bureau OTAN, Etat-major interarmées
de planification opérationnelle, Creil
1999 : Adjoint au chef du département CJTF (Combined Joint
Task Force), Etat-major du commandement Nord de l’OTAN,
Brunssum, Pays-Bas
2002 : Commandant la Base aérienne 112 « Commandant Marin-la-Meslée », Reims
2004 : Adjoint puis chef du Bureau plans, Etat-major de l’armée de l’air, Paris
2007 : Général adjoint sous-chef performance synthèse, Etat-major de l’armée de l’air, Paris
2008 : Commandant des Ecoles d’officiers de l’armée de l’air, Salon de Provence
2010 : Chef du cabinet militaire du ministre de la défense, Paris
2012 : Chef d’état-major de l’armée de l’air
Promotions :
1er décembre 2007 : Général de brigade
1er juin 2010 : Général de division
1er février 2011 : Général de corps aérien
17 septembre 2012 : Général d’armée aérienne
Décorations :
Commandeur de la Légion d’Honneur
Officier de l’Ordre National du Mérite
- 38 -
Colonel Olivier Celo – Commandant la base aérienne 106 « Capitaine Michel
Croci »
Né le 17 février à Nantes (Loire-Atlantique).
Marié et père de 3 enfants.
Promotion 1991 « Capitaine Koenig » de l’Ecole de l’air (élève officier à l’US Air Force Academy
en 1992).
Breveté pilote d’hélicopt ères en 1995.
2 700 heures de vol (dont 680 en 500 missions de survol de
territoire hostile).
1986 : Elève en Prytanée national militaire La Flèche
1991 : Ecole de l’air, Promotion « Capitaine Koenig », Salon de
Provence
1994 : Centre d’instruction des équipages d’hélicoptères 00.341
« Maurienne », Toulouse Francazal
1996 : Pilote puis commandant de bord, escadron d’hélicoptères
01.067 « Pyrénées », Cazaux
1999 : Moniteur, CIEH 00.341 « Maurienne », Toulouse
Francazal
2001 : Instructeur CSAR sur Cougar MKII, service détaché
société AIRCO, Al-Kharj (Arabie Saoudite)
2003 : Chef de la section hélicoptères état-major de la force
aérienne de projection Villacoublay
ème
2006 : Stagiaire de la 14 promotion du Collège Interarmées de Défense, Paris
2007 : Chef des opérations, commandant en second puis commandant d’escadron de l’EH 01.067
« Pyrénées », Cazaux
2010 : Officier chargé d’études ) l’inspection des armées (IdA)
2013 : Commandant de la base aérienne 106 de Bordeaux Mérignac à compter du 26 août 2013
Promotions :
1er août 2012 : Colonel
Décorations :
Chevalier de la Légion d’Honneur
Croix de la valeur militaire (2 citations : 1 brigade aérienne et 1 escadre aérienne)
1 citation avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale (corps aérien)
Médaille pour acte de courage et dévouement (étoile de bronze)
Décorations :
Grande médaille d’or de l’aéroclub de France 2008
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ANNEXES
Présentation de la base aérienne 106 BordeauxMérignac
I. Présentation synthétique
-
la superficie de la base aérienne 106 est de 154 hectares dans la zone aéroportuaire qu'elle
partage avec l'aéroport international de Bordeaux-Mérignac
-
3000 hommes et femmes au service de la Défense. Le taux de féminisation est de 21 %
-
130 M€ de retombées économiques directes (somme des salaires du personnel et du budget
de fonctionnement de la base aérienne)
-
la base accueille les journées de défense et citoyenneté (environ 4000 lycéens en 2011), ainsi
que des stages au sein de « l’entreprise base aérienne 106 » : sollicitations en augmentation
(une soixantaine de stagiaires accueillis en 2011)
-
des dizaines de visites d’associations, de collèges, lycées professionnels
1) Historique
La base aérienne, qui deviendra 106 en 1949, est officiellement créée le 19 novembre 1936. Le
Général De Gaulle décolle de la BA 106 le 17 juin 1940 pour Londres. Après quelques jours de
grande confusion, le 1er juillet 1940, la base est officiellement remise aux autorités allemandes.
Pendant quatre ans, les alliés bombardent plusieurs fois la plate-forme sans interrompre les activités
allemandes.
A partir de 1964, la base devient la « base mère » de l’aviation de bombardement en recevant les
unités chargées de former le personnel destiné aux escadrons de bombardement des forces aériennes
stratégiques (FAS) et d’assurer la maintenance des Mirage IV.
Près de trente ans après, en 1992 la base voit disparaître les deux dernières unités aériennes de
combat de la base : l’escadron de reconnaissance et d’instruction (ERI) 01/328 et l’escadron de
chasse (EC) 4/11 qui marque la fin des Mirage IV, Mirage III, Alpha jet et Jaguar sur la plateforme.
A compter de 2006, la base aérienne 106 accueille le tout nouveau commandement du soutien des
forces aériennes (CSFA), responsable du soutien de l’ensemble des forces aériennes françaises, en
France comme à l’étranger, dans les domaines techniques, logistiques, de communication et du
soutien de l’homme.
En 2011, la base accueille le groupement aérien d’appui aux opérations (GAAO), nouvelle unité
issue de la fusion des compagnies d’infrastructure en opérations de Metz et de Bordeaux. Enfin à
l'été 2013, le pôle de conduite de la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des
matériels aéronautiques du ministère de la défense (SIMMAD) s'est installé sur la base aérienne 106.
Colocalisé avec le CSFA, il confirme la volonté de la Défense d'installer un pôle du maintien en
condition opérationnelle (MCO) aéronautique en Aquitaine.
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2) Un environnement géographique privilégié
La base aérienne s'est implantée sur la zone aéroportuaire Bordeaux-Mérignac. Elle a donc la
possibilité de profiter des avantages d'un aéroport comme le partage des pistes.
Située sur un secteur peu urbanisé mais proche du centre de l’agglomération bordelaise, la base
aérienne est entourée des sièges sociaux de grands groupes industriels tels que Dassault Aviation,
Thalès Group, Safran…
Outre un environnement général privilégié, plusieurs
entités militaires d'importance sont présentes sur la BA
106 et à ses alentours :
Le Détachement Air (DA) qui est l'entité de l'atelier de réparation
de l'armée de l'air (ARAA) qui assure la maintenance ou, le cas
échéant, fabrique des matériels d’environnement mis en œuvre sur
les plateformes aéronautiques de l’armée de l’air.
© Armée de l’air
© 13e RDP – Le 13e régiment de dragons
parachutistes
Le Régiment de Dragon Parachutiste (13e RDP), qui est
une unité des forces spéciales, aujourd'hui située à Souge.
Il s'agit d'un système complet de renseignement en effet il
assure la recherche, le traitement et la diffusion du
renseignement.
Le Groupement de soutien des bases de défense (GsbdD) qui
rationalise, au sein d’une même chaîne de soutien, les ressources
(humaines, financières et matérielles) dédiées au soutien général et aux
fonctions administratives.
L'escadron de transport (ET) « Médoc ». Celui-ci
réalise des missions aériennes de liaison au profit des
autorités militaires et du ministère de la défense ainsi
que du soutien logistique.
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II. Les principales missions et pôles de compétences de la BA 106
La base aérienne 106 regroupe plusieurs unités avec des missions différentes, mais résolument
tournées vers l'opérationnel.
Elle soutient :
Le plot d’hélicoptères de mesures actives de sûreté
aérienne (MASA). Il assure la police du ciel de la zone
de défense Sud-Ouest.
Le centre militaire de coordination et de conduite en
route (CMCC) qui assure les missions de sûreté aérienne,
de contrôle de la circulation aérienne militaire en route et
de coordination opérative ainsi que la plateforme
interarmées (PFIA) en charge des missions de transport et
de convoyage de matériels sensibles sur le territoire
national et international. La mission : la posture
permanente de sûreté (PPS) avec comme principe de «
faire respecter en tout temps la souveraineté nationale
dans l’espace aérien français ».
Le commando parachutiste de l'air n°30 (CPA) spécialisé dans
la recherche et le sauvetage au combat (RESCo). Cette unité
compte 250 personnes qui sont déployés quotidiennement sur tous
les théâtres d’opérations.
© ECPAD
Le groupement aérien d'appui aux opérations
(GAAO) qui met en œuvre les installations
opérationnelles nécessaires au déploiement initial d'un
dispositif aérien sur un théâtre d'opération extérieur.
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1) Un pôle d'excellence dans le domaine des installations aéronautique
opérationnelles
La base aérienne supporte également le pôle des « installations
aéronautique opérationnelle » organisé autour de deux groupements
principaux :
Le groupement aérien des installations aéronautiques (GAIA) qui a
en charge la fourniture des matériels nécessaires au déploiement rapide
des forces aériennes françaises.
2) Un pôle de soutien de l'armée de l'air et de
maintien en condition opérationnelle
La BA 106 est aussi support d’états-majors de l'armée de l'air :
Le commandement du soutien des forces aériennes (CSFA). Il est responsable du
soutien unités de l'armée de l'air en France et en opérations dans les domaines :
- des systèmes d'information et de communication, de l'infrastructure
- de la technique (maintenance des matériels aéronautiques et non aéronautiques,
aptitude au vol des aéronefs)
- de la logistique (entreposage, transport, distribution)
- du soutien de l'homme (restauration, hébergement, habillement et équipements)
Le pôle « conduite » de la Structure intégrée du maintien en condition
opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la Défense (SIMMAD)
est un organisme à vocation interarmées « air » placé sous la responsabilité du chef
d’état-major de l’armée de l’air. La SIMMAD est chargée, en particulier, de garantir
la disponibilité des moyens en service nécessaires aux forces en vue de leur
préparation opérationnelle et de leur engagement.
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