Devoir sur table TES janvier 2014 ,Réflexion

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Devoir sur table TES janvier 2014 ,Réflexion
Devoir sur table TES janvier 2014
,Réflexion personnelle à partir d’un texte- Cours conscience et inconscient
Margaret Mead, Mœurs et Sexualité en Océanie
(1928 et 1935), Plon, coll. « Terre Humaine », 1982, pp. 17-20
Chaque société a, d’une façon ou d’une autre, codifié les rôles respectifs des hommes et des femmes, mais cela
n’a pas été nécessairement en termes de contrastes, de domination et de soumission. Aucune civilisation ne s’est
dérobée à l’évidence de l’âge et du sexe : chez une certaine tribu des Philippines, il est convenu qu’aucun homme n’est
capable de garder un secret ; pour les Manus, seuls les hommes sont censés jouer avec les petits enfants ; les Todas
considèrent que presque tous les travaux domestiques revêtent un caractère trop sacré pour être confiés aux femmes ;
les Arapesh sont persuadés que la tête des femmes est plus forte que celle des hommes. Dans la répartition du travail, la
façon de s’habiller, le maintien, les activités religieuses et sociales- parfois dans tous ces domaines, parfois dans
certains d’entre eux seulement-, hommes et femmes sont socialement différenciés et chaque sexe, en tant que tel,
contraint de se conformer au rôle qui lui a été assigné. Dans certaines sociétés, ces rôles s’expriment principalement
dans le vêtement ou le genre d’occupation sans que l’on prétende à l’existence de différences tempéramentales
innées. Les femmes portent les cheveux longs et les hommes, courts. Ou bien les hommes ont des boucles et les
femmes se rasent la tête. Les femmes portent la jupe et les hommes des pantalons, ou bien les hommes la jupe et les
femmes les pantalons. Les femmes tissent et les hommes ne tissent pas, et inversement. De simples associations comme
celles-ci entre le vêtement et les occupations et le sexe sont aisément enseignées à chaque enfant et ne dépassent pas ses
capacités d’assimilation.
Il en est autrement dans les sociétés qui distinguent avec netteté le comportement des hommes et celui des femmes en
termes qui présupposent une différence réelle en termes de tempéraments. Chez les Indiens Dakota des Plaines,
l’homme se définissait par son aptitude à supporter tout danger ou privation. Dès l’instant qu’en enfant atteignait 5 ou 6
ans, tout l’effort conscient d’éducation de la part de la famille tendait à faire de lui un mâle incontestable. Qu’il pleurât,
qu’il montrât quelque timidité, qu’il cherchât à saisir une main protectrice, qu’il eût envie encore de jouer avec de
jeunes enfants ou avec les filles, c’étaient autant de signes qu’il n’allait pas devenir un vrai homme (…).
Deux des tribus que nous étudions ici n’imaginent pas que les hommes et les femmes puissent être de tempéraments
différents. (…) Voilà qui peut paraître étrange à notre civilisation qui, dans sa sociologie, sa médecine, son argot, sa
poésie, son obscénité, admet les différences socialement définies entre les sexes comme ayant un fondement inné
dans le tempérament, et explique toute déviation du rôle socialement déterminé comme une anomalie qui trouve
son origine dans l’hérédité et les acquisitions de la première enfance.
1) Définissez l’existentialisme (3 pts)
Thèse de Sartre, selon laquelle l’homme est absolument libre, et ce, grâce à sa conscience. La
conscience nous permet en effet d’être toujours en dehors de nous, car en rapport avec autre chose que
nous-mêmes. Sartre lui attribue ainsi les caractéristiques de « néant » et de « pour-soi ». Le néant
signifie que nous ne sommes pas, nous existons : nous ne sommes rien à la naissance, par conséquent,
nous pouvons aussi tout être. Tout ce que nous voulons : nous nous choisissons. Le pour-soi signifie
l’ouverture au monde, le dépassement. Nous n’avons pas de définition pré-établie, qu’elle soit
héréditaire ou divine. (Cela n’empêche pas que nous sommes responsables : la liberté absolue n’est
pas liberté absolue de faire n’importe quoi. Je dois rendre compte de ce que je suis car justement c’est
moi qui en suis la cause ! –Possibilité, ici, de parler de la mauvaise foi).
2) Quelle est la thèse de l’auteur ? (3 pts)
-
Toute société a distingué et codifié les rôles homme/ femme :
- le sexe d’un individu est considéré comme une évidence
- on attribue des caractères, des comportements, distincts, et propres à chaque sexe
(une femme pleure plus facilement qu’un homme, se maquille, etc.)
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- ce qu’on attribue à chaque sexe est différent selon les sociétés : la féminité et la
masculinité ne sont pas innées mais culturelles ; le biologique et le culturel ne se
confondent pas
- « pas de différences tempéramentales innées » :
- les sociétés qui confondent l’inné et le culturel, ont des attitudes contraignantes dans
le domaine des rôles féminins et masculins :
- ne pas se conformer au rôle est conçu comme une déviation, une anormalité
-exemple : pas le droit, pour un garçon, d’être timide, de pleurer, etc.
- e qui est étrange c’est que les sociétés soi-disant évoluées sont les plus intolérantes, et
confondent davantage nature et culture que les sociétés plus proches de la nature…
3) Simone de Beauvoir disait, dans Le Deuxième Sexe (Gallimard, 1949) : « on ne naît pas
femme, on le devient » ; expliquez cette phrase en vous appuyant sur le texte et les
concepts centraux du cours sur la conscience (4 pts)
La féminité n’est pas une donnée naturelle. Ce n’est pas inné mais culturel. Cela dépend de la société,
de la culture.
Rien dans nos gènes ne nous pré-destine à s’habiller, se maquiller, etc., de telle manière. Cela est
acquis.
Par contre, cette phrase ne pas si on le devient :
-
Par influence ?
C’est-à-dire, par notre famille, notre société ?
Dans ce cas, cela reste un déterminisme, QUASI naturel : cf. la force de l’habitude ! l’éducation est
quasiment un dressage !
-
Par choix ?
Cf. existentialisme
L’homme n’a pas d’essence, il existe. Il peut être tout ce qu’il veut. Il se choisit lui-même. Le sexe
n’est pas une essence dans laquelle on serait renfermé. On peut décider de faire ce qu’on veut de notre
« essence », de notre « nature », parce que, justement, on n’en a pas !
4) Expliquez l’extrait suivant : « notre civilisation qui, dans sa sociologie, sa médecine, son
argot, sa poésie, son obscénité, admet les différences socialement définies entre les sexes
comme ayant un fondement inné dans le tempérament, et explique toute déviation du
rôle socialement déterminé comme une anomalie qui trouve son origine dans l’hérédité
et les acquisitions de la première enfance ». (4 pts)
-
Thèse : les différences entre sexes sont plus culturelles que biologiques. Il n’y pas de
« tempérament inné ».
Une homosexualité serait :
o Héréditaire (déterminisme naturel)
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o
5)
Culturelle : cf. le complexe d’Œdipe de Freud
Essayez de définir précisément les termes de « culture » et de « nature » (3 pts)
La culture :
-
Ensemble des activités de l’homme en tant que celles-ci renvoient à la réflexion
-
La culture commence dès qu’un être vivant commence à aménager son milieu environnant
selon des intentions qui ne sont pas fixées seulement par des déterminismes naturels
o
o
-
Cf. étymologie « colere » = habiter, cultiver
Cf. encore « cultura » = cultiver la terre
Sens plus restreint : ensemble des secteurs non techniques ou productifs de la société (arts,
littérature, musées…)
La nature :
-
Ce qui est indépendant de l’homme, ce qui n’est pas créé par l’homme
Ce qui est inné (notion de déterminisme génétique par exemple)
6) Que dirait Freud de la féminité et masculinité ? (3 pts)
-
Elles émergent au contact du père essentiellement ; un père trop castrateur put faire devenir
son fils homosexuel
La féminité n’a que peu d’importance, tout passe par le père…