Grosbusch academy

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Transcription

Grosbusch academy
- Le magazine de Grosbusch -
#1
p. 7
Croyance
Daniel Rameau
p. 10
Historique :
100 ans d’une
passion familiale
P.
20
Interview
Grosbusch
academy
p. 26
Croissance :
Nouveau bâtiment : Ellange II
Avant de vous en délecter, saviez-vous cependant que ce légume était en fait un chardon domestiqué et cultivé qui trouve son
origine au bord de la Méditerranée ?
Il aime les sols plutôt humides, argileux et
riches en humus. Il présente une tige dressée d’une hauteur pouvant aller jusqu’à 2
m. Nous n’en consommons toutefois que le
bourgeon floral.
L’artichaut dispose de multiples vertus bénéfiques pour la santé.
Il est considéré comme très riche en fibres
(plus de 8 g pour 100 g de chair). Il contient
aussi de nombreuses vitamines et possède
un fort pouvoir antioxydant.
Sommaire
L’artichaut en cuisine…
… est apprécié tant pour ses feuilles que
pour son cœur au goût raffiné.
Cuits à l’eau ou à la vapeur, les feuilles et le
fond se mangent, chauds, tièdes ou froids,
à la vinaigrette ou avec toutes sortes de
sauces. Ce légume peut être farci. Les fonds
d’artichaut sont servis en salade, étuvés à la
cocotte, en estouffade, préparés à la barigoule, à la moelle, farcis, gratinés, mis en
feuilletés, en terrines, en veloutés, en purée,
etc. La liste des recettes à base d’artichauts
est longue et variée.
p.05 ~ éditorial
Par René Grosbusch
p.06-07 ~ Confession d’un pieux de la gastronomie
Daniel Rameau
p.09 ~ produit de saison
L’artichaut
p.10-13 ~ Marcel Grosbusch & Fils
100 ans d’une passion familiale
p.15 ~ la vie en rouge
Merijn de Veer (Driscoll’s)
Conseil pour la cuisson : Pour limiter la
perte de nutriments qui peut atteindre 40%,
il est important de le cuisiner environ 10
minutes à la vapeur au lieu de 25 min. dans
l’eau bouillante. Mais certaines variétés se
savourent aussi crues.
p.16-17 ~ Quelques chiffres
infographie
p.19 ~ l’avenir en action
Lynn & Goy Grosbusch
p.20 ~ la “Grosbusch Academy”
Goy Grosbusch
p.21 ~ Grosbusch Kids
Lynn Grosbusch
p.22-23 ~ Alambiqué !
Jean Nousse
p.24-25 ~ Autour de la terre
François Wijne
p.26-27 ~ nouveau bâtiment : Ellange ii
La performance au mètre carré
p.28 ~ Le Marathon des sables
Du souffle et un grand cœur
Rédacteur en chef : René Grosbusch
Rédaction : Goy Grosbusch, Lynn Grosbusch,
André Grobusch, Daniel Rameau,
Virginie Weber, Jean Nousse, Geoffrey Lejal,
Merijn de Veer, François Wijne, 360Crossmedia
Concept & coordination : 360Crossmedia
+352 35 68 77 – [email protected]
Direction artistique : 360crossmedia/B.L.
Crédit couverture : DR
Tirage : 1500 exemplaires
2
Le magazine de
Grosbusch
#1
#1
Le magazine de
Grosbusch
p.32 ~ Le bio
Une profession, une passion
3
Éditorial
Chers Amis !
chers collègues !
Nous sommes fiers de vous présenter la première
édition du magazine Mange-Tout. Le but est
de satisfaire votre curiosité. Vous y découvrirez
donc des détails sur notre activité, notre vision,
nos projets et vous apprendrez à connaître nos
partenaires de tous les jours ainsi que les passions
qui animent nos équipes.
Nous fêterons notre centième anniversaire
en 2017 et sommes désireux
de le partager avec vous. Ce magazine
vous appartient, n’hésitez pas à nous
envoyer votre avis et vos idées pour
les éditions à venir.
Nous remercions nos
partenaires pour leur aide
sur ce premier numéro
et espérons qu’il vous
donnera de l’appétit.
Bonne lecture
René GROSBUSCH
#1
Le magazine de
Grosbusch
5
Notre credo est simple,
“
faisons des saisons de vraies saisons.”
CROYANCE
Daniel Rameau
Daniel Rameau (La Rameaudière)
(La Rameaudière
Euro-Toques Luxembourg)
Quel est le lien entre vous et Grosbusch ?
J’ai connu le fondateur de l’entreprise, Marcel
Grosbusch - le grand père - à ses débuts, il y a une
trentaine d’années. Il me livrait à l’Hostellerie des
Pêcheurs à Remich. Je les ai suivi à la Cloche d’or.
Quand j’ai des besoins spécifiques, je vais directement
chez eux. Ils offrent des produits de saison d’une
qualité exceptionnelle, ils ont même des légumes
anciens et nobles comme des truffes que j’utilise très
régulièrement en ce moment. De plus, ils s’adaptent
à notre demande, il suffit juste de la formuler. Si nous
précisons auprès des vendeurs que nous voulons des
ananas ou des mangues murs ils savent où les trouver. J’aime cette proximité ; si j’oublie de commander
il y a un système de dépannage en urgence avec un
télévendeur qui répond directement. J’ai déjà usé
trois générations de Grosbusch ! Ce sont les meilleurs sur le marché en ce qui concerne les fruits et
les légumes.
Confession d’un pieux
de la gastronomie
Officiant à Ellange-Gare, Daniel Rameau, Président des EuroToques Luxembourg, se confie quant à la croyance de ses
membres, défenseurs des bons produits. Confession.
Le magazine de
Grosbusch
#1
© 360Crossmedia/O.C.
En quoi les Euro-Toques ont-il foi?
Avec les Euro-Toques nous sommes de fervents
défenseurs de l’utilisation de bons produits. Nous
souhaitons travailler des aliments de saison, des produits authentiques et de proximité. Pourquoi importer
de la viande du bout du monde lorsque l’on trouve de
la viande de qualité produite au Luxembourg ? Nous
attachons aussi une importance particulière à la traçabilité, grâce à des fournisseurs reconnus comme
Grosbusch. C’est aussi notre volonté de réaliser une
cuisine locavore, pour sublimer les produits du terroir. Notre credo est simple, faisons des saisons de
vraies saisons. Les clients sont malheureusement
parfois trop exigeants, nous ne sommes pas toujours en mesure de cuisiner tous produits de janvier
à décembre. Ceci étant dit, cela fait partie de notre
passion, éduquer et rééduquer les clients à manger
autre chose que ce à quoi ils sont habitués. Ainsi nous
fidélisons notre clientèle. Notre métier est fédérateur
et nous nous efforçons aussi de fidéliser nos collaborateurs pour les garder le plus longtemps possible.
© 360Crossmedia
6
Quels sont les 10 commandements d’un bon chef ?
1. L’achat des produits
2. Le traitement des marchandises
3. La réception des produits
4. Le contrôle des marchandises
5. L’hygiène dans les cuisines
6. La transmission de notre métier à nos collaborateurs
7. Le traitement des produits de façon professionnelle
8. Le plaisir de cuisiner
9. La satisfaction du client
Et le meilleur pour la fin :
10. La satisfaction de faire plaisir
www.larameaudiere.lu
www.eurotoques.lu
www.myofficialstory.com/danielrameau
#1
Le magazine de
Grosbusch
7
PRODUITS
DE SAISON
l'artichaut
Apprécié tant pour ses feuilles que pour son cœur,
l’artichaut est un légume au goût raffiné et aux vertus
bénéfiques pour la santé.
Avant de vous en délecter, saviez-vous cependant que ce légume était en fait un chardon domestiqué et cultivé qui trouve son
origine au bord de la Méditerranée ?
Il aime les sols plutôt humides, argileux et
riches en humus. Il présente une tige dressée d’une hauteur pouvant aller jusqu’à
2 mètres. Nous n’en consommons toutefois
que le bourgeon floral.
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Le magazine de
Grosbusch
#1
© Shutterstock
L’artichaut dispose de multiples vertus bénéfiques pour la santé.
Il est considéré comme très riche en fibres
(plus de 8 g pour 100 g de chair). Il contient
aussi de nombreuses vitamines et possède
un fort pouvoir antioxydant.
#1
Le magazine de
Grosbusch
L’artichaut en cuisine…
… est apprécié tant pour ses feuilles que
pour son cœur au goût raffiné.
Cuits à l’eau ou à la vapeur, les feuilles et le
fond se mangent chauds, tièdes ou froids,
à la vinaigrette ou avec toutes sortes de
sauces. Ce légume peut être farci. Les fonds
d’artichaut sont servis en salade, étuvés à la
cocotte, en estouffade, préparés à la barigoule, à la moelle, farcis, gratinés, mis en
feuilletés, en terrines, en veloutés, en purée,
etc. La liste des recettes à base d’artichauts
est longue et variée.
Conseil pour la cuisson : Pour limiter la
perte de nutriments qui peut atteindre 40%,
il est important de le cuisiner environ 10 minutes à la vapeur au lieu de 25 minutes dans
l’eau bouillante. Mais certaines variétés se
savourent aussi crues.
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HISTORIQUE
Marcel Grosbusch
& Fils :
100 ans d’une
passion familiale
10
Le magazine de
Grosbusch
#1
#1
Le magazine de
Grosbusch
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© 360Crossmedia/M.M.
LEADER DE LA DISTRIBUTION DE Fruits et legumes AU LUXEMBOURG
ET DANS LA GRANDE REGION, Marcel Grosbusch & Fils s’apprête
à passer le cap du siècle en affichant la croissance
et l’ambition d’une start-up.
HISTORIQUE
© 360Crossmedia/M.M.
“
Nous avons la chance
de travailler le plus beau
produit au monde.
”
4 Générations
Jean-Pierre Grosbusch se lance en 1917 dans
le négoce de fruits et légumes. Il sera rejoint
par ses deux fils Jean et Marcel. Ces derniers
reprennent les rênes de l’entreprise au début des
années 1960, alors appelée “Grosbusch & Soanni”.
André et René, les deux fils de Marcel grandissent
eux-aussi dans cet environnement et fondent en
1982 la société Marcel Grosbusch & Fils : mis à
part le nom « Grosbusch » et leur expérience, ils
repartent de zéro. Un parcours assez atypique
pour une entreprise familiale. Entre-temps, les
représentants de la 4ème génération, Lynn et Goy
Grosbusch, ont rejoint la société.
12
Les 38 métiers du fruit
Depuis ses débuts, l’entreprise se concentre
sur l’importation et la distribution de fruits
et légumes au Luxembourg. Cela implique 38
métiers différents –du dépôt à l’administratif en passant par l’achat et la vente-. Marcel
Grosbusch & Fils travaille avec les producteurs
luxembourgeois au développement du « Made in
Luxembourg » mais la production restant limitée,
La société Grosbusch s’efforce de développer la
production locale avec des acteurs luxembourgeois. Les pays européens représentent les pays
d’importation les plus importants mais la société
achète également en Afrique, en Amérique du
Sud ainsi qu’en d’Asie en veillant à rester au plus
près des lieux de production.
Le magazine de
Grosbusch
#1
La firme compte parmi ses clients tous les
grands acteurs luxembourgeois de la grande
distribution et de la restauration collective ainsi
que de très nombreux restaurants. La flotte
de 32 camions livre également en-dehors du
Grand-Duché, jusqu’à 150 kilomètres de ses
entrepôts d’Ellange, ouverts 24 heures sur 24 et
7 jours sur 7.
La recette du succès
Marcel Grosbusch & Fils a toujours tâché d’évoluer sans brûler les étapes. Après plusieurs
déménagements et agrandissements, la firme
s’est installée à Ellange en 2005 et le projet
« Ellange 2 », prévu pour fin 2016, va permettre à
ses locaux d’atteindre les 20 000 m2.
#1
Le magazine de
Grosbusch
Au savoir-faire de l’entreprise et à la qualité des
fournisseurs -dont les normes ISO et la certification IFS sont des garanties- va donc s’ajouter
un outil très performant qui va faciliter la distribution au niveau européen tout en garantissant
la même qualité de service à des clients qui sont
souvent en pleine croissance également. Passion
du produit et innovation sont les maîtres-mots
de la firme, qui dit « avoir la chance de travailler
le plus beau produit du monde ». Odeur, couleur,
saisonnalité, bienfaits pour la santé et prix abordables : les fruits et légumes réunissent en effet
tous les ingrédients du succès !
13
FRUITS
Account manager de Driscoll’s, Merijn de Veer présente
les différentes facettes du métier de cultivateur de fruits rouges
et les enjeux de l’internationalisation.
Comment est né Driscoll’s ?
L’histoire de Driscoll’s commence dans les années
1870 lorsque Joseph Ed Reiter et Dick Driscoll
cultivent leurs premières fraises en Californie. Ils
connaissent un vrai succès et la nouvelle se répand
rapidement. Les producteurs locaux ont souhaité
rejoindre l’expérience. Ensemble, ils commencent
à vendre leurs délicieuses fraises sous la marque
Driscoll’s. Puis, ils ajoutent à la gamme Driscoll’s,
les framboises, les mûres et les myrtilles. Baies qui
ont su trouver leur chemin jusqu’aux marchés internationaux, où elles sont appréciées des Etats-Unis
jusqu’en Australie, en passant par le Luxembourg et
la Norvège.
Quels sont les enjeux de votre activité ?
Notre plus grand défi consiste à perpétuellement surprendre les consommateurs. Il faut donc maintenir la
qualité de nos produits et savoir faire preuve d’originalité. D’abord, en croisant des milliers de variétés
à la recherche de la baie idéale. Seules 1% de toutes
nos variétés y parviendront. Une fois que nous avons
découvert la recette miracle, nous demandons à nos
producteurs de faire ce qu’ils font le mieux : travailler en accord avec la nature pour produire des baies
exquises. Nous suivons le soleil à travers nos différentes régions de production, afin de proposer nos
produits au goût sucré toute l’année dans les rayons
des magasins pour qu’ils puissent illuminer vos journées tout au long l’année.
En quoi Grosbusch et Driscoll’s partagent la même
vision ?
Chez Driscoll’s, nous pensons que seules les baies les
plus fraiches et les plus belles méritent d’être partagées avec vous. De cette manière, nous pouvons
garantir que lorsque l’étiquette dit « Driscoll’s », vous
n’aurez que les meilleures baies. C’est pourquoi nous
parcourons le monde à la recherche des meilleures et
ne travaillons qu’avec les distributeurs qui partagent
la même vision de la qualité. Grosbusch fait le même
travail de sélection et souhaite perpétuer cette tradition sur le long terme. Nous nous rejoignons sur
plusieurs points, mais l’importance de la qualité reste
notre plus grand point commun.
en accord avec la nature
“pourTravailler
produire des baies exquises
”
Merijn de Veer, Account Manager de Driscoll’s
#1
Le magazine de
Grosbusch
15
© DR
Driscoll’s :
La vie en rouge
CHIFFRE D’AFFAIRE 2015
fruit at office
45
INFOGRAPHIE
Quelques
chiffres...
800 000 €
+44.800 boîtes
vendues en 2015
+2.1%
= +33.8%19vs
3602014
Chiffre d’affaires 2015
45 800 000 €
1.443
+9.1%
par rapport
en 2015
par rapport
19 360
à 2014
2 457 000 €
tonnes
3 100 000 €
en 2015
19en
770
tonnage
2015
tonnes
2015
+2.1%
19 770
tonnes
tonnes
2014
FRUIT AT OFFICE
+33.8% en 2015
3 100 000 €
+26.2%
+2.1%
19 360
2 457 000 €
en 2015
+26.2%
Le magazine de
185 en 2015
en 2014
gamme bio en 2015
16
2015
Nombre de clients
2014
2 457 000 €
en 2014
collaborateurs
tonnes
2014
+9.1 %
à 2014
19 770
tonnes
CHIFFRE D’AFFAIRE 2015
par rapport
64 en 2005
FRUIT AT OFFICE
à 2014
45 800 000
€
clients actifs
+33.8% en 2015
Bilan 2015
+9.1%
2015
en 2014
3 100 000 €
+26.2%
en 2015
Objectif
480
2020
250
FOURNISSEUR
EN 2015
collaborateurs
Grosbusch
#1
#1
Le magazine de
Grosbusch
17
l’avenir en action
© 360Crossmedia/M.M.
INTERVIEW
Lynn et Goy Grosbusch incarnent la 4ème génération
de l’entreprise. Ils nous reçoivent pour évoquer
deux nouvelles activités de la société. Interviews.
18
Le magazine de
Grosbusch
#1
#1
Le magazine de
Grosbusch
19
Lynn Grosbusch
INTERVIEW
“Grosbusch Kids”
© 360Crossmedia/M.M.
la “Grosbusch
Academy”
Responsable Marketing et Développement chez Marcel Grosbusch & Fils,
Goy Grosbusch nous parle du projet “Grosbusch Academy”.
Comment est née l’idée de créer la ”Grosbusch
Academy” ?
L’idée est née d’un besoin : il existe des formations et
certifications pour tous les métiers de bouche –boucher, boulanger, pâtissier - mais pas pour les primeurs.
Ils travaillent pourtant des produits délicats qu’il faut
bien connaître. Nous formons déjà nos équipes et les
employés de certains clients mais l’Academy va nous
permettre de généraliser cette activité. L’objectif est
double : d’une part nous souhaitons participer à la
professionnalisation de la profession en étudiant avec
la chambre de commerce la délivrance éventuelle
d’un certificat. D’autre part nous espérons susciter
des vocations en collaborant avec l’ADEM notamment. Des formations existent dans d’autres pays et
rencontrent un grand succès : mon père René est par
exemple allé suivre une formation de 3 semaines chez
Driscoll’s en Californie où j’ai moi-même passé 4 mois
en stage.
Pouvez-vous nous présenter le concept
de la « Grosbusch Academy » ?
Une partie des infrastructures du projet « Ellange 2 » a
été conçue pour accueillir la « Grosbusch Academy ».
Elle contient un amphithéâtre, un atelier cuisine, une
salle multifonctionnelle dédiés aux travaux pratiques.
Nous avons signé un partenariat avec un organisme
spécialisé proposant des formations centrées sur les
produits, le travail dans le dépôt et la mise en valeur
“
des fruits dans les rayons. L’innovation constitue une
véritable marque de fabrique dans notre famille : sur
les marchés, nos parents proposaient toujours des
produits d’exception et des goûts nouveaux afin de
se différencier de leurs concurrents. Aujourd’hui,
nous avons préservé notre capacité à nous remettre
en question et à innover pour servir nos clients au
mieux: nouveaux produits, nouveau bâtiment, nouveau concept!
À terme, comment imaginez-vous la « Grosbusch
Academy » ?
Nous espérons qu’elle deviendra un lieu de rencontre
de passionnés. Chaque personne formée à la « Grosbusch Academy » pourra devenir un « sommelier du
fruit », capable de conseiller un client en fonction de
ses besoins et d’un contexte précis. La formation et
l’information seront au programme toute l’année !
Quelques semaines avant le début de la saison des
asperges par exemple, nous inviterons un producteur pour expliquer les différences entre les asperges
françaises, hollandaises et allemandes. En parallèle,
un restaurateur viendra cuisiner des recettes autour
de ce produit pour sensibiliser les personnes suivant
la formation à tous les aspects de ce légume noble.
Nous espérons que la Grosbusch Academy
deviendra un lieu de rencontres de passionnés.
20
Le magazine de
”
Grosbusch
Pouvez-vous présenter le projet « Grosbusch Kids » en
quelques mots ?
Le principe est simple : faire venir des classes scolaires
au sein de l’entreprise pour permettre aux enfants entre
7 et 12 ans de mieux connaître les fruits et légumes.
Des espaces ludiques vont être aménagés dans nos
nouveaux locaux et des animateurs présenteront des
activités théoriques et pratiques. Les enfants apprendront à reconnaître un fruit mûr, à identifier un kaki à
l’aveugle ou à préparer une petite brochette de fruits
qu’ils emporteront à la maison. Le projet va être testé en
mai auprès de trois communes différentes à raison d’un
jour par semaine pendant 3 semaines. Dans notre esprit,
les enfants pourront ensuite transmettre leurs connaissances à leurs parents!
Quel va être le rôle de « Grosbusch Kids » ?
Ce projet incarne le rôle sociétal que notre firme veut
jouer au Luxembourg. À travers les fruits, nous sensibilisons les enfants à la nature, à la nutrition, à la
connaissance des saisons et aux filières d’alimentation.
Par extension, ceci permet de valoriser le respect de
l’autre. Les framboises ne poussent pas en décembre
au Luxembourg! Nous allons expliquer comment une
société comme la nôtre propose ce fruit toute l’année
en restant toujours au plus près des lieux de production.
Ils seront capables de mieux connaître les fruits qu’ils
croisent dans les magasins et dans leurs assiettes! Nous
plantons également un verger pour qu’ils constatent la
saisonnalité des fruits de leurs propres yeux. Nous espérons que ce projet permettra de rendre les jeunes
éco-responsables et sensibles au commerce équitable.
Quel retour sur investissement attendez-vous ?
« Grosbusch Kids » est un projet innovant qui permettra à tous les visiteurs de mieux connaître nos valeurs et
l’histoire d’une société familiale comme la nôtre. Nous
souhaitons que les enfants gardent quelque chose de
leur visite chez nous –un livre, une mascotte- et qu’ils
saisissent les vertus d’une entreprise familiale comme
+D’infos
www.grosbusch.lu
www.myofficialstory.com/goygrosbusch
Goy Grosbusch, Responsable Marketing et Développement
Product Manager chez Marcel Grosbusch & Fils, Lynn Grosbusch prépare
l’arrivée de nombreuses écoles dans le nouveau bâtiment de la firme.
#1
#1
Le magazine de
Grosbusch
le nôtre. Nous aurons peut-être dans quelques années
dans notre équipe des employés qui nous aurons connus
lors d’une visite scolaire et qui auront contracté le virus
du fruit à cette occasion. Et même si ce n’est pas le cas,
nous aurons le sentiment d’avoir joué notre rôle dans la
société luxembourgeoise.
© 360Crossmedia/M.M.
Goy
Grosbusch
Kids incarne le
“rôleGrosbusch
sociétal que notre firme
veut jouer au Luxembourg.
”
Lynn Grosbusch, Product Manager
+D’infos
www.grosbusch.lu
www.myofficialstory.com/lynngrosbusch
21
INTERVIEW
Jean Nousse
Alambiqué !
Jean Nousse récolte les fruits du verger dont il est propriétaire et
produit son propre alcool. Il évoque avec nous sa passion et comment
celle-ci s’accorde avec son travail chez Marcel Grosbusch & Fils.
Comment procédez-vous ?
Je travaille en association avec ma voisine qui est
bouilleur de cru. J’apporte quant à moi la propriété
du verger, seconde condition pour obtenir le privilège
de distiller. Nous distillons des mirabelles principalement, mais aussi des quetsches, des pommes, des
poires, des cerises et des nèfles- tout au long de l’année en fonction des différentes cueillettes. Un jour,
nous avons essayé de produire de l’alcool avec de la
banane: le résultat était plutôt bon ! Après le tri et la
mise en tonneau pour la fermentation – étape qu’il
faut surveiller de près car sa durée reste aléatoire –
nous passons à l’étape de la distillation : passage en
tamis puis mise du jus dans l’alambic. Les récoltes
changent tous les ans mais nous produisons environ
100 litres annuels de ‘mirabelle’.
22
Comment parvenez-vous à accorder votre passion
et votre travail chez Marcel Grosbusch & Fils ?
Je travaille ici depuis un peu plus d’un an au service de triage des vidanges. J’apprécie énormément
d’évoluer au sein d’une entreprise à taille humaine
où les patrons connaissent le prénom de tous leurs
employés. Avant cela j’ai exercé dix ans comme ouvrier agricole où j’étais souvent considéré comme un
« numéro ». Ma présence est généralement requise
aux entrepôts l’après-midi et je n’ai donc pas de souci
pour gérer mon temps entre ma passion et mon travail. Mes semaines et mes week-ends sont chargés
mais l’important à mes yeux, c’est de travailler parmi
des produits qui me passionnent : j’ai vraiment l’amour
du fruit et de ce que l’on peut en faire.
© 360Crossmedia/M.M.
D’où vient cette passion pour la distillation ?
J’ai eu la chance d’hériter de mes grands-parents
d'un hectare de terrain à Koenigsmacker – à la frontière française – sur lequel se trouve un verger. La pratique de la distillation se transmet de génération en
génération dans la région et je tiens à perpétuer cette
tradition qui a tendance à se perdre. Dans le temps,
chaque famille produisait son propre alcool de fruit
et si cela est désormais exceptionnel – notamment à
cause des difficultés d’obtention des autorisations et
de la charge de travail – je trouverais dommage que
cette pratique disparaisse car elle est synonyme d’esprit de partage et de fierté du terroir. Elle fournit aussi
un bon moyen d’apprendre le nécessaire respect de
la nature –en profitant des conseils des plus vieux
notamment- dans un monde où certains pensent que
les fruits poussent dans les rayons de supermarché !
+ D’infos
www.myofficialstory.com/jeannousse
Le magazine de
Grosbusch
#1
LÉGUMES
François Wijne
(ferme Scheuerhof)
Autour de la terre
Agriculteurs passionnés, François Wijne et ses frères perpétuent
la tradition familiale.
Comment l’agriculture est-elle entrée dans votre
famille ?
Ma famille exerce dans l’agriculture depuis 3 générations. Mes parents sont arrivés en 1958 des Pays-Bas:
nous avons passé la majeure partie de notre enfance
dans la ferme de Belvaux. Pour mon frère Antoine
et moi-même, il a toujours été clair que nous voulions perpétuer la tradition familiale. Mon autre frère,
Adrien, a commencé par étudier la médecine avant de
revenir à ses racines en se tournant vers l’agriculture.
Il commence même à acheter des terres.
“Le meilleur contrat,
c’est la confiance. ”
François wijne, Exploitant de la Ferme scheuerhof
© DR
En quoi l’entreprise Grosbusch a-t-elle influencé
votre activité ces derniers mois ?
Quand je suis devenu agriculteur, la maison Grosbusch existait déjà. Ils ont grandi au fil des ans, mais
nous avons toujours su répondre à leurs demandes,
à mesure que les volumes augmentaient. Nous entretenons depuis toujours une relation basée sur la
confiance. Nous fonctionnons sans aucun contrat,
mais les règles sont connues des deux parties, ce qui
évite les grandes discussion. Depuis 1991, nous produisons des pommes de terre uniquement pour eux.
En 2015, ils nous ont proposé d’innover et de nous
lancer dans la production de salades. Cela implique
forcément un investissement en temps et en recherches. Nous sortons de notre zone de confort en
terme de savoir-faire mais la demande existe ! Nous
possédons désormais 70 hectares de salades. Nous
espérons que 2016 continuera dans la lignée du succès de 2015 !
Quelles sont les évolutions de votre profession ?
J’ai assisté à de nombreux changements depuis le
début de mon activité. L’administratif a pris une part
importante: nous sommes noyés sous la paperasse!
Les agriculteurs se passeraient bien de ce fardeau car
il nous détourne de notre cœur de métier: produire
et vendre. Nous ne pouvons pas toujours embaucher
quelqu’un pour s’en charger. Nous constatons aussi
depuis quelques années que les terrains deviennent
une denrée rare, particulièrement au Luxembourg.
Ceux-ci sont convoités par des promoteurs qui
sautent sur la moindre parcelle. Nous subissons une
forte pression de l’urbanisation. À notre échelle, nous
avons décidé de changer la donne. La salade représente pour nous une belle alternative à l’exploitation
laitière. Nous pensons également à produire des oignons, des courgettes, des radis et du céleri !
24
Le magazine de
Grosbusch
#1
#1
Le magazine de
Grosbusch
25
“Le but est de devenir
CROISSANCE
une des plateformes les plus
importantes d’Europe ”
André Grosbusch
Projet Ellange II
la performance au mètre carré
L’ancien bâtiment à droite bientôt
relié au nouveau bâtiment, à gauche
En chiffres :
16 millions
d’euros investis dans ce projet
26
Grosbusch & Fils. Ses employés disposeront d’une
salle de détente, de fitness et d’un parking souterrain pour leur plus grand confort. A l’occasion
de cette nouvelle construction et pour renforcer
la production locale, 1000 arbres vont être plantés : pommiers, poiriers, mirabelliers etc.
4000 m2
Aussi, les entreprises, les associations comme
Euro-Toques Luxembourg, les classes d’élèves et
les jeunes souhaitant se spécialiser dans l’hôtellerie pourront se réunir dans des salles de réunion
prévues à cet effet. Enfin, de nombreuses nouveautés techniques verront le jour, tel que le truck
wash pour les nombreux camions qui passeront.
1000 m2
Le magazine de
Grosbusch
#1
de parking souterrain
8000 m2
de superficie
de bureaux, bâtiments et jonctions
250
personnes dans l’entreprise d’ici 2020
#1
Le magazine de
Grosbusch
André & René Grosbusch
© 360Crossmedia/T.M.
Victime de son succès, Grosbusch manque
aujourd’hui d’espace. En partenariat avec la CDCL,
le nouveau bâtiment est en construction.
L’ancien sera quant à lui consacré aux 4 nouvelles
activités. Ellange 2, toujours situé dans la zone
du triangle vert, sera destiné à l’activité de base
qui est l’importation & la distribution de fruits et
légumes. Cette structure certifiée écologique
sera dotée de systèmes bienfaisants pour l’environnement : recyclage, récupération des eaux,
toit recouvert de panneaux solaires. De plus, il
sera équipé de dispositifs modernes pour garantir sa sécurité. Après une démarche tournée vers
la responsabilité environnementale, la dimension
sociale prend une plus large ampleur chez Marcel
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SPORT
Le Marathon des sables
du souffle et un grand cœur
L’histoire d’un amoureux de l’Afrique
Né à Troyes, Patrick Bauer débute sa carrière comme
photographe au sein de la rédaction de Libération
Champagne. Passionné de musique, il fonde le festival l’Antichose en 1977. Il n’a que 25 ans quand il part
s’installer en Afrique où il travaille pour les encyclopédies Bordas. Après quelques mois, il lâche son boulot
pour parcourir le continent noir avant de revenir en
France. C’est là-bas à Troyes que l’idée a germée… Patrick Bauer, alors âgé de 28 ans, se lance dans un projet
complètement fou : parcourir à pied et en solitaire 350
km dans le désert en complète autonomie. Pour cela, il
est équipé d’un sac de 35 kg contenant de la nourriture
et de l’eau. Il mettra douze jours pour accomplir cet
exploit. Le Marathon des sables est né. Deux ans plus
tard, la première course est organisée dans le désert
marocain avec 23 participants.
Une course mythique
En l’espace de quelques années, le Marathon des sables
devient une course mythique. Un événement populaire
qui réunit 170 coureurs en 1989. Outre la nature hostile
du Sahara, les athlètes comme l’organisateur doivent
faire face à d’autres facteurs comme la guerre du Golfe
en 1991. Plusieurs sponsors décident alors de renoncer à leurs engagements. Par chance, la course ne sera
pas annulée. Parfois, il faut également s’adapter aux
caprices de la météo comme en 2002 avec une importante tempête de sable ou les inondations de 2004.
C’est ce qui le fait le charme et l’originalité de cette
course hors-norme. Au fur et à mesure des éditions,
l’événement se professionnalise avec une organisation
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© DR
Depuis 1986, des coureurs passionnés
et des fondus de sport s’affrontent à coup
de kilomètres dans le désert du Sahara.
Une course atypique et extrême que René
et Goy Grosbusch vont parcourir en avril
2016, respectivement pour la 7ème et 2ème fois.
digne du Paris-Dakar. Aujourd’hui, le budget est de plus
de quatre millions d’euros et compte plus de mille participants. Pour autant, Patrick Bauer souhaite conserver l’esprit convivial et l’authenticité du Marathon des
sables.
Solidarité et écologie
Avant d’être un événement sportif, le Marathon des
sables est un engagement en faveur de l’environnement. Ainsi, deux sociétés gèrent le nettoyage des bivouacs et des déchets. Les organisateurs utilisent également l’énergie solaire pour l’éclairage et l’alimentation
des ordinateurs des journalistes. Le bilan carbone est
minutieusement analysé afin de compenser l’impact de
l’événement par la plantation d’arbres et le développement des énergies alternatives. Enfin, l’organisation du
Marathon des sables et des associations multiplient les
actions au profit des populations locales : installation
de pompes solaires, construction d’écoles et d’ateliers
pour les femmes, canalisations pour l’eau potable, blocs
sanitaires…
tout le monde
“ Ici, est
logé
à la même enseigne,
du néophyte
à l’athlète
de haut niveau.”
Le magazine de
Grosbusch
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FRUITS
tonnes de fruits transformés / semaine
20
personnes dans l’équipe
14 000
Fresh cut
“Tout est fait
Le fruit
sur-mesure
manuellement,
sans aucun conservateur ”
Virginie Weber
Elle partage son dynamisme
contagieux à son équipe:
rencontre avec la responsable
de «Fresh Cut» chez Grosbusch
Marcel & Fils.
Quels challenges devez-vous relever
en travaillant des fruits frais coupés?
Nous travaillons le plus de produits de saison
possible. Pour cela, un laboratoire teste le vieillissement des fruits et cherche avec nous des solutions
pour réduire leur oxydation après la découpe, sans
utiliser le moindre conservateur. Nous avons ainsi
découvert par exemple qu’en trempant des quartiers de pommes coupées dans un bain de vitamine
C et de calcium, nous réduisions l’oxydation. Les
derniers tests vont nous permettre de proposer
du kaki dans les prochaines semaines. Le deuxième
challenge touche à la traçabilité. Nous gardons des
échantillons de chaque produit pendant 7 jours,
pour vérifier les marchandises et faire des analyses
si nécessaire. Notre cahier de production nous permet de tracer la provenance et la distribution de
tous nos produits. Un laboratoire nous audite au
moins 3 fois dans l’année pour vérifier les marchandises et le matériel.
Comment fonctionne Fresh Cut ?
Nous fonctionnons de manière entièrement artisanale. Les marchandises arrivent le soir dans nos
locaux. Quand l’équipe se présente à 5h00, nous
commençons par goûter la marchandise pour vérifier sa qualité. La responsable de production et moi
sélectionnons les fruits selon plusieurs critères,
le plus important étant le calibre. Notre volonté
de travailler en flux tendus permet de garantir la
fraîcheur des produits mais implique une grande
réactivité de notre part. Une fois coupés, les
produits passent à la pesée avant leur conditionnement à la main.
Quels sont les besoins de vos clients ?
Nos volumes ont grandement augmenté depuis
mon arrivée en 2013. Un cinquième de la production
part dans l’hôtellerie, la restauration et les collectivités. Dans ce cas, les fruits sont simplement parés
mais restent entiers. Ils sont emballés dans une
barquette avec un opercule, toujours sans additif
et sans gaz. Les 80% autres sont des Grandes et
Moyennes Surfaces, pour lesquelles nous avons dû
diversifier nos packagings. Il y a donc la découpe
classique - sous forme de gros cubes du même fruit
- et les shakers, une de nos dernières innovations.
Il s’agit de plusieurs strates de fruits superposées.
C’est très coloré et esthétique. Nous avons aussi
développé une petite coupe spéciale pour Luxair,
toute petite mais très appétissante!
Virginie Weber
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Le magazine de
Grosbusch
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Le magazine de
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raviers conditionnés /semaine
Le bio
une profession, une passion
Depuis deux ans, Geoffrey Lejal est acheteur bio pour l’entreprise
Grosbusch, l’un des plus anciens importateurs de produits frais du
Grand-Duché. Plus qu’un métier, une véritable passion pour ce salarié
respectueux de la planète et bienveillant pour les consommateurs.
D’où vient cette passion pour les produits
biologiques ?
Je voulais évoluer, passer un cap en intégrant un
grand groupe. Auparavant, je travaillais déjà dans le
bio au niveau du point de vente. Depuis toujours, ma
famille consomme des produits bio. Selon moi, cette
démarche s’inscrit dans une logique de respect de
l’environnement et de la planète. Par ailleurs, je suis
également convaincu de ses bienfaits sur l’homme
et notre santé. Il s’agit de la meilleure alternative
aux produits industriels. C’est pourquoi j’ai suivi des
études en agro-alimentaire et en agriculture jusqu’à
l’obtention de ma licence. Je suis un véritable passionné des produits de la terre.
Comment expliquez-vous la différence de prix
entre produits bio et produits conventionnels ?
Et de quelle manière travaille-t-on le bio
au quotidien ?
Grâce à l’agriculture intensive, les produits industriels
ont un rendement à l’hectare beaucoup plus élevé. Il
est plus facile de produire en grande quantité quand
on a recours aux engrais chimiques et aux conservateurs. Dans le bio, nous travaillons en flux tendu selon
les saisons et la nature. Une logique à l’opposé du secteur industriel. Notre rendement est beaucoup moins
élevé mais les produits sont de meilleures qualités.
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Sur certains aliments, nous sommes parfois en-dessous du prix moyen. Le plus important est de respecter la saisonnalité des produits. Cela permet d’offrir
aux clients des fruits et des légumes de qualité selon
les périodes de l’année. La météo a également un
gros impact sur notre métier étant donné que nous
n’utilisons pas d’engrais chimiques, mais seulement
des engrais naturels. Nous récupérons également
les eaux de pluie. Nous profitons de toutes les ressources que la Terre nous offre. D’autre part, nous ne
souhaitons pas importer de produits de pays à l’autre
bout du monde. C’est pourquoi, nous ne pouvons pas
distribuer tous les types de produits tout au long de
l’année. Une manière de respecter l’environnement en
réduisant notre impact carbone. Enfin, nous évitons
les intermédiaires pour mettre directement en lien le
consommateur et le producteur.
Qui est le consommateur bio ?
Je dirais qu’il existe deux catégories de consommateur. D’un côté, la personne possédant un fort pouvoir d’achat qui ne rechigne pas à acheter des produits plus chers. De l’autre, la personne qui préfère
renoncer à certains achats pour s’offrir une nourriture saine et bio issue de l’agriculture locale. Il s’agit
d’une certaine forme d’engagement, voire d’un acte
militant en faveur de l’environnement et de la planète.
Le magazine de
Grosbusch
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INTERVIEW
BIO