Fabriquer soi-même une tireuse contact super-8.

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Fabriquer soi-même une tireuse contact super-8.
Les
fiches
bricolage
de
tonton
Nico
#2
:
Se
faire
une
tireuse
Super‐8
contact
L'ébouillanté
#15
/juin
1999,
Paris
une
tireuse
super
8
contact
On
peut
facilement
se
fabriquer
une
tireuse
Super‐8
contact
à
partir
d’un
projecteur
Super‐8.
Je
suis
parti
d’un
EUMIG
605D
parce
que
ce
type
de
projecteur
accepte
bien
de
passer
deux
films
en
même
temps.
Il
suffit
de
prévoir
de
quoi
débiter
et
recevoir
le
film
récepteur,
de
quoi
moduler
la
lumière
devant
la
fenêtre
de
projection
et
d’occulter
les
parties
ou
la
lumière
pourrait
atteindre
le
film
de
tirage.
On
arrive
à
de
résultats
tout
à
fait
corrects
du
point
de
vue
exposition
et
fixité.
Ça
reste
plutôt
en
noir
et
blanc,
encore
qu’en
rajoutant
un
filtre
CC
devant
la
lampe
ou
en
bricolant
avec
une
lanterne
d’agrandisseur,
on
peut
envisager
le
tirage
couleur.
Mais
qui
a
de
la
pellicule
de
tirage
super‐8
couleur
?
1>
Second
débiteur.
Deux
cas
peuvent
se
présenter.
Soit
on
utilise
du
film
de
tirage
double
Super‐8
prédécoupé
(on
peut
s’en
procurer
chez
KAHL
Media
http://www.kahlfilm.de,
puis
se
débrouiller
pour
le
couper)
et
les
choses
sont
simples
:
il
suffit
de
l’enrouler
sur
une
bobine
et
de
bricoler
un
axe
libre
pour
tenir
cette
bobine
au
niveau
de
l’entrée
du
projecteur.
Dans
ce
cas,
on
peut
même
se
payer
le
luxe
de
travailler
en
lumière
rouge.
Dans
le
cas
où
l’on
a
uniquement
de
la
pellicule
de
prise
de
vues
(de
la
plus
faible
sensibilité
possible
si
on
veut
éviter
le
grain),
il
faut
d’abord
l’enrouler
dans
la
partie
réceptrice
de
la
cartouche
en
tournant
les
15
mètres
avec
une
caméra
munie
d’un
capuchon
sur
l’objectif.
On
peut
ensuite
se
bricoler
avec
une
cartouche
super‐8
vide
un
magasin
débiteur
ou
vient
se
placer
le
film
sur
son
axe
tel
qu’on
le
trouve
en
ouvrant
(dans
le
noir
complet
cette
fois)
la
cartouche
qu’on
a
fait
défiler
jusqu’au
bout.
Deux
trois
coups
de
cutter
suffisent
à
ménager
une
sortie
au
film
vierge
de
manière
à
ce
qu’il
ne
frotte
nulle
part.
2>
Double
bobine
réceptrice.
Y’a
qu’a
coller
deux
bobines
identiques
avec
du
double
face
!
(Yves)
D’autres
questions
?
3>
Trajet
du
film
à
l’intérieur
du
projecteur.
On
peut
fignoler
en
décalant
la
sortie
des
films
du
corps
du
projecteur
à
la
verticale
du
plan
où
les
deux
bobines
réceptrices
sont
collées.
Sur
un
EUMIG,
c’est
très
simple,
il
suffit
de
tordre
légèrement
le
couloir
qui
amène
le
film
à
cet
endroit
et
de
recouper
une
entaille
dans
le
capot
un
peu
plus
large.
Les
deux
films
partent
alors
légèrement
en
vrille
chacun
vers
leur
bobine,
c’est
très
joli.
4>
Masquage
du
trajet
du
film.
Je
vous
laisse
découvrir
les
endroits
où
il
faut
occulter
la
lumière
à
l’intérieur
du
projecteur
pour
ne
pas
que
le
film
soit
voilé.
Je
recommande
le
petit
joint
caoutchouc
autocollant
en
forme
d’escargot
qu’on
vend
pour
le
calfeutrage
des
fenêtres
pour
rendre
hermétique
à
la
lumière
le
tour
du
capot.
Peu
dispendieux
et
efficace.
5>
Objectif
bouché.
Faire
quelque
chose
d’amovible,
comme
un
capuchon
doublé
d’un
carton
noir.
C’est
bien
de
pouvoir
continuer
à
projeter
pour
pouvoir
passer
son
original
et
régler
le
cadrage
de
la
fenêtre.
6>
Réglage
de
l’intensité
de
la
lampe.
Reste
le
plus
difficile
:
l’électronique
pour
ajuster
l’intensité
de
la
lampe.
Le
montage
proposé
s’intercale
entre
les
fils
d’alimentation
de
la
lampe
et
la
lampe
elle‐même.
C’est
Christophe
qui
nous
l’a
pondu
un
soir
sur
un
coin
de
table
(lumineuse),
je
ne
m’étendrai
donc
pas
sur
son
fonctionnement.
Les
composants
nécessaires
se
trouvent
facilement
et
coûtent
peu.
Comme
il
y
a
besoin
de
peu
de
lumière,
le
mieux
est
de
remplacer
la
lampe
par
une
50W
(voire
moins).
La
résistance
variable
de
10
kW
permet
diminuer
la
lampe
quasiment
jusqu’à
l’extinction
:
la
prendre
sous
forme
de
potentiomètre
à
faire
sortir
du
capot
à
un
endroit
commode.
L’ensemble
du
montage
peut
se
loger
dans
l’arrière
du
projecteur.
On
peut
y
ajouter
deux
raffinements
:
un
galvanomètre
indiquant
la
tension
en
parallèle
avec
la
lampe
‐
invisible
dans
le
noir
complet
‐
ou
mieux
un
système
permettant
de
régler
la
lampe
les
yeux
fermés.
Pour
cela,
remplacer
la
résistance
de
3,3
kW
par
une
33
kW,
et
ajouter
en
série
avec
la
résistance
variable
(qui
devient
alors
un
réglage
fin)
un
commutateur
12
voies
à
crans
avec
des
résistances
croissantes
de
0
à
110
kW
par
palier
de
10
kW.
(Il
faut
parfois
deux
résistances
en
série
pour
obtenir
les
bonnes
valeurs).
Ce
petit
montage
s’intercale
à
l’emplacement
du
@
sur
le
schéma.
C’est
un
peut
pénible
à
souder,
mais
ça
vaut
le
coup
!
On
peut
ensuite
faire
un
test
de
tirage
en
essayant
tous
les
crans,
puis
choisir
sur
le
film
développé
le
cran
le
plus
proche
et
affiner
avec
la
résistance
variable.
Y’a
plus
qu’à.
Charger
d’abord
le
néga
(rallongé
d’une
amorce),
puis,
dans
le
noir,
le
film
vierge
pour
que
les
deux
films
passent
émulsion
contre
émulsion
devant
la
fenêtre.
Les
accrocher
sur
les
deux
réceptrices.
Roule
à
18
images/sec
!
Nicolas
Rey