Le journal des élèves du lycée franco

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Le journal des élèves du lycée franco
EL K-FARD
Le journal des élèves du lycée franco-péruvien
Avril 2006
Sommaire n°9
• Edito, brèves
page 2
• Lycée
Qui sont-ils
page 3
• Après le bac
L’exil et le Royaume
page 4
La fac de Sara
page 4
• Nouvelles technologies
Blog
page 5
• Caricature
Franck-Einstein
page 7
• Interview
Wong… une affaire de famille
page 8
Tomas Borge
page 17
• Société
Théorie du Bagrisme
page 9
Le Machisme dans la Pub
page 22
• Poésie
La vie
page 10
• Ethno
page 12
Nous les petits
Calvitie
page 26
• Musique
Lima n’est pas sur la carte
page 11
• Jeux
page 11
Dota All-Star
• Perou
La conveniencia y la hipocresia page 13
• Scientifique
The sea orbiter
page 14
• Monde
… la Terre tourne
page 15
• Reflexion
Un instant de néant
page 16
Le dualisme cartésien
page 19
• Zinzin
Les araignées
page 20
• Cinéma
Le cinéma chinois
page 22
page 21
• Test
Votre niveau de Cool page 27
Numéro 9
pages
23/24/25
El K-FARD …
Edito
“No estaba muerto, estaba de parranda”…
Fin décembre, on entendait des voix intriguées : « Qu’est-ce
qui se passe avec le K-Fard ? » « Pourquoi n’a-t-on pas le nouveau
numéro ? » La réponse à toutes vos questions : avec les
vacances qui approchaient, les K-Fardiens s’étaient laissés
emporter par la fainéantise, et n’avaient à la date
prévu que réussi péniblement à confectionner 16 pages.
Mais les cafards sont les seuls animaux (avec les scorpions
dit-on) qui peuvent survivre à une guerre nucléaire, on peut
donc survivre à une petite crise…
Et nous voilà, reloaded, avec des nouveaux membres, et des anciens qui sont partis…
Au revoir, Adriana, Elisa et Natacha, Nicolaï, Gabriela K. et bienvenus Camilo, Daniel, Vincent et
Mauricio en attendant les autres, ceux qui ne manqueront pas de nous rejoindre. Pour ceux qui,
désolés, pensaient que l’insecte était mort, essuyez vos larmes, nous voila ; et pour nos ennemis, s’il
y en avait, cessez vos rires, on a des forces jusqu’en 2054. Dans ce numéro, vous trouverez de tout,
comme d’habitude, des papiers sur la calvitie des profs, les élections présidentielles, le jeu vidéo
Dota, les bénéfices d’être petit, un interview à Tomás Borge, le « bagrisme », deux papiers de deux
anciens francopés, les nouveaux profs de 2005 et d’autres perles littéraires.
Bienvenue, 2006.
El K-FARD …
avertissement
Même si les brillants articles présents dans ce journal sont l’œuvre du génie des élèves, J. Uztarroz et
F. Renaud passent des heures à travailler dans l’ombre pour les ennoblir encore plus, les tailler, les mettre
en forme afin de mieux faire ressortir leur sens, leur profondeur … leur beauté … quitte parfois à les
métamorphoser, hélas !
El K-FARD …
Breves en tout genre
• DES RENOVATIONS ET DES RESTAURATIONS SPECTACULAIRES.
- La salle Bens, la salle vidéo et la salle des profs ont été refaites à neuf ainsi que le labo de physique, ainsi
que les portes de la cantine. Qu’est-ce qui nous manque désormais ?
- L’état de la pelouse a été notablement amélioré, certains disent qu’on devrait interdire le foot pour qu’elle
reste comme ça.
- Une barrière a été prolongée.
- L’annuaire du lycée, tout en couleurs est paru. Dommage, quelques élèves méritants ont été oubliés comme
Soledad-qui-vole-dans-le-ciel-Ortiz de Zevallos. L’annuaire sert quand on est vieux à retrouver la tête de ses
copines et copains et à regretter le bon temps de quand on était jeune.
- Quelques nouveaux professeurs sont apparus ( qu’on interviewera en temps utile).
• DEUX DISPARITIONS remarquées ont arraché des larmes à beaucoup d’élèves même grands : la baleine
et le phoque, qui été leurs amis en maternelle ne sont plus. La tortue dit qu’elle déprime.
-Les bracelets en plastique ( dérivé du pétrole, halte au gaspillage des ressources non renouvelables) qui ont
fait fureur en 2005 sont dans les poubelles. Jusqu’à ce jour, aucune autre nouveauté n’a encore été décelée.
Problème : comment se distinguer des autres ?
• RETOUR VERS LE PASSE.
La cérémonie de fin d’année a bien entendu été une réussite totale, la preuve, même le ministre péruvien de
l’éducation est venu y assister, alléché par le programme. Tout le monde a eu le bac, il y avait de la musique en
direct et des discours passionnants et la plupart des élèves-filles avaient fait des efforts d’élégance remarqués.(
la plus belle robe était celle de S .V. ?).
El K-FARD …
Breves en tout genre
• RETOUR VERS LE FUTUR
Pour 2006 : des voyages lointains et proches sont annoncés ( France, Amazonie, Piura), et les projets
foisonnent( de la science, de la diététique, du maïs, des Incas etc).
• RENOVATION TOUJOURS, LE K-FARD AUSSI .
Les rédacteurs –trices qui étaient en terminale sont partis, de nouveaux membres arrivent, on publiera les
photos retouchées dans le prochain numéro.
Les poésies et textes courts en prose et en français sont toujours les bienvenus, envoyez, déposez, venez aux
réunions des jeudis à 16 heures dans la salle d’informatique. Rejoignez l’équipe.
Madame L.B. l’intendante dit qu’on va pouvoir sans aucun doute imprimer le journal en couleur sur papier
glacé, on est ravis.
Certains disent aussi qu’un jour, tous les numéros du K-FARD seront disponibles sur le site Internet du lycée,
on est contents, on fera ainsi partie de la grande famille des journaux lycéens publiés en France. (En
attendant, les 8 premiers numéros existent en format PDF pour ceux qui les ont pas tous.
On dit que Le KF va publier un de ces jours la liste de toutes les sortes d’ arbres et de plantes qui
s’épanouissent dans l’enceinte du lycée avec les noms en latin et les photos en couleur. Les paris sont ouverts.
Gagne un prix extrêmement intéressant celui ou celle qui trouve combien il y a de spécimens d’espèces
différentes avant la parution de ce numéro exceptionnel
Un autre super concours en perspective : deviner quelle est la chanson préférée des élèves du lycée, avec un
super prix bien sûr pour le gagnant.
• LES GRINCHEUX DU KF
On n’y fait même plus attention, en cette saison, certains viennent au lycée en tenue de plage. Certains autres
s’en étonnent un peu.
• UNE SUPER DEVINETTE POUR FINIR
Sans prix à gagner. Quel est le nom du lycée ? Celui d’un amiral français qui contribua à sauver Lima de la
destruction lors de l’occupation chilienne ou celui de l’obscur neveu d’un peintre célèbre ?
El K-FARD …
LyCEe
QUI SONT-ILS ?
Les reconnaissez-vous d'après leurs surnom ?
A compléter avec le nom du prof correspondant
Ali Baba
Charlie brown
Cuasimodo
Doble frente
El peladito
El pelucon
Goofy
Guti
Jigglypuff
La del árbol
La del cerro
La del charco
La dinosaurio
La Madamita
La papa
La tia lupe
Mace Windu
Mami Uzzzzz
Mami Vidi
Mme Donc
Muerto de hambre
Obi wan
Paco
Paneton
Papá Noel
Pollo crudo
Shoah,
Tarzan
Topo
La wada
La yuca
El K-FARD …
Le bac ... et apres ?
L’ Exil ET LE ROYAUME
Partir, oui ! Mais
partir
loin
et
quitter la Péruvie
sans que le Pérou
se dessine à la
craie en forme de
cœur, voilà le
véritable défi de
l’enfant qui traîne
ses
malles
rimbaldiennes
vers la Gaule !
Devenir
grand,
une seule hâte !
Quitter
les
coussins veloutés
du royaume, jamais ! Mille mouchoirs d’une
blancheur éclatante s’agitent sur le balcon de
l’aéroport et l’enfant sirote un jus de pomme
sous le regard des hôtesses américaines.
La classe préparatoire, comme un certain
nombre de vérités difficiles à supporter, se
présente d’abord sous la forme du bruit. Par un
moyen qu’on ignore, elle réussit à faire parvenir
son terrible écho au delà des contrées qui
l’entourent. Le téléphone arabe marche très bien,
en quelques mois voilà que l’idée d’une vie
austère et entièrement dévouée à l’étude des
profondeurs de la connaissance arrive à vos
oreilles. En même temps, vous apprenez que le
baccalauréat est dans la poche. Ô méritocratie !
Jusqu’à présent, vous demeuriez encore dans
l’éthique de l’effort vital, pas plus, et Rosa glanait
la faune de vos slips et la flore de vos
chaussettes. Le bruit de ce qu’est la prépa, c’est à
dire de sa définition et de sa réalité, fait son
entrée un jour dans votre vie. On vous dira que
les notes sont souvent en dessous de cinq sur
par Paul Baudry
vingt, que les enseignants profèrent des
sarcasmes qui vous feront pisser dans votre
culotte, que le temps de loisir est une chimère
non conforme à l’idée de sérieux, que vous
connaîtrez les limites de votre appétit en
souscrivant aux essais du cuisinier marseillais,
que vos collègues auront un esprit aiguisé en
lame de sabre et n’hésiteront pas à l’essayer sur
vous dès qu’il flaireront quelque faiblesse, que la
neige, la pluie et la giboulée mouilleront vos
derniers scrupules à l’égard des hommes, que les
circonstances quotidiennes du combat vous
feront perdre toute notion de civilité, qu’il y a
des élèves capables de produire une pensée de
qualité au fin fond de leur lit de malade, qu’il
vous sera demandé de lire, comprendre,
maîtriser et réinvestir des systèmes de pensée
farfelus, qu’il y a un lieu et un temps en France
qui s’appelle Classe Préparatoire et que ce lieu
vous marquera à jamais. Tout cela est vrai.
Proposer une éthique ? Quelle prétention ! Le
préparationnaire saura s’inspirer des vertus
romaines et spartiates pour affronter sa mère au
téléphone qui apprendra le découvert en banque.
Il devra assumer l’effacement partiel, mais pour
des effets de grandiloquence nous dirons, absolu,
de son identité qui se bornera à de rares
manifestations mirifiques de son passé péruvien
sur le territoire français. Il paiera ses factures,
pleurera la mort de la plante verte à cinq euros et
lira les manuels de géographie culturelle alors
que la fatigue et l’usure lessivent son être. Il
bâtira une chambre à soi qu’il aménagera en
tanière de garçon romantique ou encore il louera
le sous-sol d’un couple bourgeois et breton de
surcroît pour poser les ciments du nouveau
royaume. C’est selon.
LA FAC DE SARA
par Sara Cifuentes
Comment
vais- je comprendre
les maths en espagnol ? Premier
problème,
premier
grand
problème. J´avais pensé à tout
pendant le chemin de chez moi
jusqu´ à la PUCP, une heure
de pure méditation adolescente
et je n´avais pas pensé que les
maths allaient être en espagnol.
Première jour de classe : je
regarde les gens autour de moi,
personne,
connais
personne.
C´est
première
je
la
El K-FARD …
fois que je me trouve dans une
classe et que je ne connais
personne. Je cherche dans mon
casier un papier pour pouvoir
écrire n´importe quoi : pas de
casier. Je désespère. Pas trop,
juste un peu. Puis je me calme,
je respire à nouveau. Trop tard,
monsieur Blanco a déjà changé
de thème, je suis complètement
perdue dans un monde ou
personne ne me parle et où on
ne dit pas « divisé » mais
« dividido ».
Deuxième jour de classe :
Histoire. Voila quelque chose
que je sais. Je pense à madame
Uz. 5 secondes et le prof
commence à faire un monologue
sur l´importance du café. Je
demande si c´est vraiment la
classe d´histoire, une fille me
regarde d´un air de dire : pfff
une autre nouvelle. Le cours se
termine,
je
comprends
absolument rien. Il n´y a pas eu
de plan de classe, j´ai déjà 5
livres à lire et je n´ai même pas
eut le temps de poser une ou
deux questions.
J´avais été si traumatisée de me
perdre dans la nouvelle fac, que
j´avais même pas vu qu´il avait
un arbre au milieu de la cour.
Que l´immeuble était gris, que
j´avais un Vicente mais qui
s´appelle Luis mais il faut lui
dire Shérif. Le troisième jour je
me sentais un peu mieux, je
Le bac ... et apres ?
connaisais
deux
ou
trois
personnes avec qui je marchais
pendant 3 ou 4 heures, le temps
que les photocopies des livres
soient prêtes. Il a personne qui
vient me dire qu´il faut aller en
classe, il y a plus de sonnerie,
sauf en sciences... mais c´est
plutôt normal pour eux. Je me
sens libre.
Les semaines se passent, et je
me rends compte que c´est
plutôt facile de demander à
quelqu´un en classe de maths
ce que veut dire le drôle de mot
scientifique que le prof vient de
dire. J´ai plus à déjeuner à la
cafeteria si je n´ai pas envie, je
peux choisir entre 3 cafeteria(s).
Il y a plus personne qui me dira :
« votre
cahier
de
correspondance », à la sortie, il
y a juste Winston, le gardien, qui
me dira au revoir.
Les week-ends ne sont plus les
mêmes depuis la fin du lycée.
Une fois à l´université ils sont
encore plus différents. Il faut
partager le temps entre les
El K-FARD …
nouvelles technologies
BLOG
Qui
n’a jamais essayé d’écrire
intime mais surtout qui n’a
avouer que le maintenir est
difficile
voire
impossible ?
expliquer alors la prolifération
fêtes, les sorties aux théâtres
et au cinéma, la famille, les
copains
du
lycée
et
les
nouveaux copains, et bien sür…
les études.
Les semaines des examens de
fin d’année ( finales sont moins
horribles que ce que le qu´on
croit. Les week-ends il faut se
réunir en groupe pour étudier :
mémoire, mémoire et savoir
écrire, et voilà. Dans mon
souvenir, il me semble que le
brevet blanc
était plus
difficile.
Le dernier jour au lycée j´avais
commencé
à
penser
que
l´université était un monde
complètement différent, que je
ne m´habituerais jamais. Je me
suis trompée tellement. Il est
vrai…
C´est
un
monde
complètement différent, nous
n´avons plus papa et maman
derrière nous pour étudier,
nous n´avons plus 5 profs qui
nous demandent de signer notre
dernière
dissertation.
Pas
besoin de paniquer, ce nouveau
monde
sera
votre
monde
pendant 5 ou 6 années, une fois
dedans…on n’a pas envie de
sortir.
Comme je disais au début… Le
seul problème que j´ai eu c’est
les classes de mat. Pas de
nouveauté par rapport au lycée.
Anonyme
un journal
jamais du
un travail
Comment
de blogs,
fotologs, etc ? Si nous considérons que
les blogs (fotolos, etc...) sont
le récit
journalier de nos vies, pourquoi ont- ils un
si grand succès? Les défenseurs des
blogs diront qu’on ne peut pas comparer un
blog et un journal intime. Intime, voilà la
El K-FARD …
nouvelles technologies
différence. Les blogs offrent l’occasion d’exposer sa
vie,
ses
goûts,
ses
préoccupations
face
à,
littéralement, Tout le monde. Inquiétant ? Pas du
tout ! Et, pour ceux qui ont un minimum de réserve,
ont peut toujours limiter les entrées et n’accepter
que celles de nos amis. De cette faç on, dans nos
recherches sur Google nous pouvons trouver les
aventures d’un médecin franç ais en Afrique du nord
qui aime le latin jazz et Rimbaud. Ou encore une
jeune fille argentine qui raconte les fêtes auxquelles
elle assiste tous les week-ends, ses amis
« postent » des commentaires du genre « estuvo re
bueno » . Si l’on devait faire une typologie des blogs
(de nombreux sites y sont consacrés), on devrait
consacrer un chapitre aux blogs de ceux qui un jour,
aspirent
à devenir poètes, romanciers, critiques
musicaux, critiques de cinéma, musiciens, etc. Chacun
avec leur spécificité, ils ont comme caractéristique
commune de prétendre à la modestie tout en laissant
entendre qu’ils sont la nouvelle grande promesse de la
littérature, en prenant souvent pour parrain quelque
auteur de la beat génération. L’image qui illustre le
récit ou « post » varie selon le but que veut atteindre
le jeune écrivain :
-montrer sa pluridisciplinarité : un photo prise par lui
même (quelque rue peu connue de la ville, un objet
pris de très près).
-attendrir l’internaute : un dessin de son enfance,
un photo de famille (seules les photos des années 70,
ou 80).
-exhiber le caractère exquis de ses goûts : le poster
d’un film série B, « indépendant » , ou ayant gagné le
prix de meilleur film étranger.
Bien sur, tous les auteurs de blogs ne se déclarent
ouvertement des artistes, mais, après tout, cette
reconstruction de leur jour à jour, axée sur les
éléments qui sont sensés différencier les auteurs du
reste des mortels, ne devient-elle
pas la simple
création d’un stéréotype ? Ou, pire encore, d’un
personnage ?
L’artiste-engagé-en-faveur-des-droits-de-la-femme,
le cinéphile-philosophe, la jeune fille-incomprise, les
toujours-invités-aux-inaugurations, le découvreur de
groupes musicaux, le scientifique-avant-gardiste, la
fille-au-pays-des-merveilles, le garç on manqué, ETC...
Ces espaces virtuels gratuits proposent une série
d’options comme le « radioblog » , parmi d’autres
gadgets, toujours destinés à exhiber la personnalité
du blogger de la faç on la plus complète, la
présentation de soi doit, en
d’autres mots, passer par tous
les sens possibles. Or, notre
subjectivité doit s’adapter aux
formes prédéterminées que
proposent
des
sites
web
comme www.blogger.com . Après
tout, ces sites sont un
service gratuit, il n’est pas
parfait ! On ne peut pas dire
non
plus que le manque de
couleurs et de formes que
peuvent prendre les blogs
soient à l’origine de leur
lamentable utilisation. Après
tout, si l’on décide de réduire
son existence à un récit écrit
pour être lu, ce n’est que
notre choix, et y mettre
toutes
les
couleurs
ne
changera en rien le contenu.
Il semble parfois que cette
déformation de nous mêmes
est un phénomène qui fait
partie de l’essence même du
blog, ce qui est, évidemment,
frustrant. Mais parfois, après
une longue dérive de blog en
blog, on en
trouve un, où
après avoir lu les derniers
posts,
on
découvre
que
l’utilisation de ce service est
un besoin sans prétention,
mais
surtout
sans
autosimplification pensée pour des
gens qui ont tout leur temps à
perdre en lisant des récits de
vies tristement trop éloignées
de la réalité, comme celle de
celle qui écrit.
El K-FARD …
FRANCK… EINSTEIN
Caricature
par Ricardo Bedoya et Adrián Ortiz de Zevallos
Chevelure :
Avez-vous
déjà
entendu dire
que le seul
monument visible depuis la lune
est la muraille de Chine ? FAUX, la
queue de cheval de M.R. en est
aussi visible. Parce qu’elle semble
défier toutes les
lois de la
physique,
la
queue
antigravitationnelle de M.R. attire
plus l’attention des élèves que la
réaction du césium avec l’eau.
Mains maladroites : Combien de
fois un cristallisoir est-il tombé en
classe de Sciences Physiques ?
Combien de fois c’est M. Renaud
le coupable ? Ouais, il vous
manque
des
doigts.
Avec
l’excuse que : « Moi je suis le prof,
je peux le faire » il essaie de se
protéger du « roche ».
Bouche : Organe qui produit des
sons
divers
et
souvent
incompréhensibles :
« Saperlipopette, BIIIIIIIINZE, les p’tites bouboules, aupen iour boucs tou payje zertin… ». Des
cours au Británico amélioreront peut-être ce mélange d’anglais et de dialectes tribaux?
On reçoit des donations (0-800-SAVE-FRANCK).
Look beach-boy : Après chaque période de vacances, une nouvelle « shakira » vient
orner son cou pour agrandir la collection qui semble aussi vaste que celle des écharpes de
M.L. Ceci, ajouté aux chemises dont la légère ouverture laisse entrevoir un torse tanné, lui
donne un air de « tou want tou gow zerfing ze iouessaye ».
Laptop : Fidel ami inséparable de M.R., cet outil fut le responsable de la création d’un
certain site Web avec des documents que personne n’a jamais vu ( et que personne n’ira
jamais voir), la perte de cet appareil aurait comme conséquence certaine un choc
émotionnel sur l’enseignant et une éventuelle perte de cheveux, ce qui serait désastreux
pour son « auto estime », on pourrait alors le confondre avec un prof de maths.
NDLR: suite à la publication de cet article la
rédaction d’El K-Fard intente un procès en
diffamation contre … la rédaction d’El K-Fard
… affaire à suivre.
El K-FARD …
Interview
… une affaire de famille
Interview d’Efraïn Wong
réalisée par Adriana Urrutia et Elisa Arca.
Comment tout a commencé ?
En 1942, mes parents Erasmo Wong et Angela
Lu, ouvrirent un petit magasin dans l’avenue Dos
de Mayo à San Isidro, il devait pouvoir procure
les revenus familiaux nécessaires. Ce magasin
familial se développa peu à peu et mon père
décida d’investir pour l’agrandir et en tripla la
surface. Mes frères et moi,
nous avons
commencé à travailler au magasin et à nous
intéresser au commerce, offrant un service
personnalisé, attentifs à la qualité, assurant la
livraison à domicile. Des années après, on se
rendit compte des potentialités qu’offrait cette
activité et en 1983, on décida d’ouvrir le
deuxième magasin à l’ ovalo Gutierrez. Deux
ans après on ouvrait le troisième puis le
quatrième magasin dans le quartier Aurora et
dans l’avenue Benavides. En 1990, le cinquième
Wong à Limatambo, et puis ensuite Surco, La
Molina, San Miguel, San Isidro, Camacho, las
Gardenias et d’autres encore. Actuellement, la
société Wong gère 29 établissements à Lima, 12
magasins Wong, 9 hypermarchés Metro, sept
super marchés Metro et un magasin Eco
Almacenes, inauguré en avril de cette année, et
qui est le premier d’une série à suivre, avec cette
même formule.
Comment
vous sentez-vous
disparition de la lettre E ?
après
la
Le changement d’image a pris beaucoup de
temps parce que ça représentait en fait deux
changements, d’abord celui de Metro en
novembre 2004 et puis celui de Wong. Dans le
cas de Metro, la rénovation a été plus simple
parce que n’intervenait pas l’ingrédient affectif de
Wong qui est le nom de la famille avec la lettre
E qui est l’initiale du prénom de mon père et de
mes frères, il a donc fallu plus de temps pour
le décider. Après 22 ans de présence sur le
marché, nous voulions rénover l’ image de la
société E.Wong - la première de nos chaînes de
magasins - pour entreprendre une nouvelle étape
de développement qui réaffirme notre vision
d’entreprise et réponde aux changements et aux
défis de la distribution.
Le nouveau logo qui identifie tous les magasins
avec le nom de Wong sans la lettre E, c’est la
façon familière avec laquelle nos clients nous
désignent depuis longtemps. Les marques
doivent être vivantes et cette nouvelle image des
magasins Wong est un message d’évolution et
de notre engagement à nous maintenir fidèles à
notre conception, continuer à fournir un service
personnalisé fondé sur la valeur fondamentale de
notre entreprise : le client est notre raison d’être.
Le changement de logo et de nom suppose la
claire intention de Wong
de renforcer les attributs
qui nous identifient, qui
fondent notre philosophie
d’entrepreneurs : passion
pour le service, excellence,
position de leader.
Comment pensez-vous
que les gens perçoivent
Wong en tant qu’établissement commercial?
Je pense que Wong a réussi à devenir une
référence dans le monde des entreprises. La
relation avec nos clients va au-delà du
commercial, il y a un traitement personnalisé et
cela nous distingue des autres. Une entreprise,
un commerce, n’ont pas à être des lieux froids,
distants et impersonnels. Nos clients, nous les
choyons, nous les faisons se sentir spéciaux,
cette relation si cordiale est une de nos vertus.
Quelle est la politique des magasins Wong
vis à vis des employés? Qu’en pensez-vous?
La relation avec les collaborateurs de l’entreprise
est cordiale, respectueuse. Chez nous, le travail
en équipe est fondamental, tous ont un rôle
El K-FARD …
Interview
important, fournisseurs, cadres et collaborateurs.
Nous nous sommes toujours préoccupés de
motiver le personnel de l’entreprise, et pas
seulement économiquement. Tous les deux ans,
nous réunissons des dizaines de nos meilleurs
collaborateurs
avec leurs conjoints, pour un
voyage de vacances d’intégration. Nous portons
aussi un intérêt tout particulier à la formation
permanente du personnel, nous
lui rendons
hommage à une date précise , parce que une
des valeurs sur lesquelles se base notre
philosophie d’entreprise , c’est que “notre
personnel, c’est ce qui est le plus important”.
Wong est une grande famille, nous sommes
exigeants, et nous cherchons à obtenir les
résultats les meilleurs, et pour nous le facteur
humain est vital pour une entreprise.
C’est dans ce domaine que nous devons investir
si nous voulons croître, dans un bon climat de
travail, nous aurons des collaborateurs satisfaits
et les possibilités d’atteindre les objectifs de
manière plus efficaces sont plus grandes.
Pourquoi croyez-vous que les gens disent
que Wong est le vrai président du Pérou?
Si on se fie aux enquêtes sur qui sont les
personnages les plus admirés ou ceux en qui la
population a le plus confiance pour assumer la
charge de président de la République,
on
constate que le nom de mon frère aîné Erasmo
Wong figure dans la liste. Aussi bien pour lui
que pour la famille, c’est un orgueil que les
Péruviens le considèrent comme un homme à la
conduite irréprochable, entrepreneur , avec des
capacités de patron et une réelle position de
leader.
Quel est l’avenir des magasins Wong?
Nous avons des projets ambitieux. Cette année
a été inauguré le premier magasin de la nouvelle
chaîne ECO. C’est
un nouveau défi
pour
l’entreprise, mais nous envisageons aussi
d’augmenter le nombre des magasins Metro.
Tout en conservant toujours comme principe
d’offrir le meilleur service possible à nos clients.
Cette année, nous avons plusieurs surprises, et le
gagnant
absolu
sera
notre
client.
El K-FARD …
Théorie du
Societe
BAGRISME et de la COMMUTATION HORMONALE
par Adriana Urrutia et Elisa Arca
Me pica el bagre: j’ai faim
Bagre!: Me tiro la pera ( sens attribué par
des étudiants d’arts plastiques)
Bagre : ><))))·>
Littéralement le bagre est un poisson, que
d’aucuns jugent repoussant.
alimentaire et ils deviennent la nourriture
qu’ils mangent.
Contrairement à l’opinion commune, le
bagrébisme n’est ni un paradigme, ni un
courant artistique, ni une folle invention
des pin up, encore moins une idéologie.
C’est l’air du temps.
Les vapeurs qui remontent des chaussures
qui sont devenues trop grandes, les pieds
qui frottent presque le sol humide des
journées d’hiver, sentent.
Il pénètre dans les pores, il s’enracine dans
l’esprit, émane du cuir chevelu, il défigure
les jeunes visages, il double leurs
proportions, comme les frites des
marchands ambulants, la graisse bout
comme les hormones qui s’altèrent à
l’intérieur. Les êtres infectés sont intégrés
dans le dernier échelon de la chaîne
Cependant nous ne pouvons pas dire que le
bagrébisme soit un phénomène purement
physique. Il devient donc nécessaire de
distinguer deux types de bagrébisme : le
bagrébisme volontaire et le bagrébisme
subi.
La première sorte se caractérise par un
relâchement spectaculaire de l’apparence
physique, on remarquera les vêtements
El K-FARD …
Societe
décolorés et de taille XL pour des gens de
taille S, accompagnés d’une allure
éternellement fatiguée et je-m’en-foutiste.
Il faut remarquer que le bagrébisme
volontaire est le produit d’une adolescence
violente qui recherche désespérément un
changement de personnalité. Le
bagrébisme reste cependant voulu car il
existe une volonté de devenir quelqu’un de
différent ; on remarque que les bagres
laissent certains jardins pousser sur eux, le
jardin des poux sur la tête, le jardin des
boutons sur les joues, le jardin des poils
sur la barbiche et « el bigote incipiente »
car… il faut cultiver la différence.
La deuxième sorte se caractérise par une
prise de conscience de la laideur physique
et d’un esprit chargé de malaise lié à
l’inéluctabilité de l’adolescence solitaire.
On veut dire par là que le sujet se sait être
celui qui sera le premier à être ivre, le
primer à chercher refuge dans les courbes
de femmes virtuelles. Ce type de
El K-FARD …
bagrébisme s’observe en particulier chez
certaines personnes dont émanent des
vapeurs cf. les lunettes embuées et avec
des empreintes digitales graisseuses).
Le bagrébisme féminin est singulier car il a
besoin d’autrui pour se réaliser. En effet, la
fille bagre ne peut s’empêcher de faire
connaître les malaises de son existence aux
autres filles de son entourage, ainsi que
ses joies insignifiantes et souvent fruit de
son imagination. Ces filles développeront à
posteriori une allergie qui se manifeste par
une contraction musculaire des extrémités
et un rougissement soudain de la surface
cutanée. Cela ne les empêche pas de se
développer dans le domaine scolaire avec
grande efficacité.
Le bagrébisme est anarchie. Non seulement
parce que les élites du bagrébisme
s’enorgueillissent avec des t-shirts portant
le symbole de cette idéologie mais parce
qu’il s’agit d’un refus absolu des normes
sociales. Ainsi on a pu voir certaines
habitudes bagres se développer dans les
salles de classes et se reproduire. Il y a
celles qui ne disparaissent jamais. Il s’agit
par exemple d’utiliser le bras ou le
manchon de la chompa abombada ou
naphtalineuse pour déposer le mucus vert
ou blanc fruit du taux de 90% d’humidité
à Lima. D’autres habitudes, pratiquées
aussi par des professeurs renommées, sont
faites avec l’aide de matériel prêté ce qui
empire la situation. C’est l’extraction
machinale de la crasse qui se cache dans le
recoin de l’oreille. Le crayon Mongol dont
les échardes vous rappellent que votre
voisin n’a pas arrêté de le sucer.
Cet article veut simplement, à la manière
d’une chronique rendre compte d’un
malaise généralisé qui affecte surtout les
jeunes. Il s’agit non pas de s’en moquer ou
de vouloir les humilier mais seulement de
les rendre conscients afin qu’ils réagissent
face à un laissez- aller généralisé vis-à-vis
du monde.
Poete
Tu as été celle qui m’a donné le souffle
Et tu m’as fait pousser le cri infernal
D’être dans un monde nouveau
Où tu dois te confronter tes peurs et essayer de continuer à nouveau.
Tu es celle qui me suit jusqu’à maintenant,
Tu n’as pas voulu me quitter
Au moment les plus désespérés
Ou j’ai voulu m’enlever la vie.
Quelque fois je pense que tu seras éternelle,
Mais vraiment tu resteras jusqu’à ma mort précipitée ;
Au moment précis où j’aurais enfin compris
L’importance de la vie.
Anonyme
El K-FARD …
Musique
Lima n’est pas sur la Carte
par Ricardo Bedoya
Les Beatles ne sont jamais venus à Lima
d’ailleurs les Rolling Stones non plus.
D’ailleurs, The Who non plus. Ni Led
Zeppelin, ni Jerry Lee Lewis, ni Little
Richard, ni The Cure, ni…on arrête ici,
les larmes commencent à couler. Et c’est
vrai : Lima n’est pas sur la carte. Des
grandes stars de la musique sont venus dans
le coin, Argentine, Chili, Brésil, mais,
pas au Pérou. Pourquoi ? C’est très
simple. D’abord, le Pérou a des impôts
très élevés pour les spectacles publics,
genre concerts. L’Argentine ou le Brésil
offrent à ces stars des impôts très bas, et
un public nombreux. Le Brésil a un
ministère de la culture qui gère ces affaires
(et le ministre est Gilberto Gil). Alors, il ne faut pas
dire : « C’est la faute aux artistes », mais à l’État.
Sont venus : (hélas)
Juan Gabriel, Ricardo Montaner, Ricardo Arjona,
Alberto Plaza, Rafael, Floricienta, Erre Way,
Daddy Yankee, Trébol Clan, Don Omar, etc.
Sont venus (merci) :
Shakira (2003....), Fito Paez, Alanis Morisette,
Steel pulse, Blondie, INXS, Caetano Veloso,
BUena Vista Social Club, Gilberto Gil, Joaquin
Sabina, Joan Manuel Serrat, Gustavo Cerati,
Vicentico, Prisioneros, Bebo et Cigala, Foreigner,
the Romantics.
Ne viendront jamais :
John Lennon, Janis Joplin, The doors, Jimi Hendrix,
Nirvana (Cobain), Bob Marley, Freddy Mercury,
Édith Piaf, Johnny Cash
Ont failli venir :
Rod Stewart (2003), Michael Jackson (1989-90)
Annoncent leur arrivée pour dans pas longtemps :
Madonna, Elton John, Eminem, Billy Joel, Robbie
Williams, Jimmy Page, U2, Sting and The Police,
Santana, Bob Dylan, Deep Purple, Judas Priest,
et un ancien président de la République qui prend des
leçons de guitare au Chili…
El K-FARD …
DOTA ALL - STAR
( NDLR: Comprenne qui pourra).
Un jour d’été pendant que nous étions à Caminos del Inca
en train de perdre notre
temps à l’occasion de
l’anniversaire de notre cher ami Thomas (no, sho no tomo),
on en a eu marre, alors deux d’entre nous dirent « il y a des
cabines a 7cuadritas d’ici » alors, pour ne pas payer la combi
ou le taxi, nous y allâmes a pied. Après dix « cuadritas », ils
nous répétèrent « encore 7 cuadritas ». Bon, je fais court,
on a tiré les sonnettes et on y est arrivés !
Jeux
par Daniel Kanashiro
El K-FARD …
On prit cinq ordinateurs pour
jouer (nooo ? jura) et c’est
comme ça que je me suis initié
à DOTA.
DOTA est un carte de
warcraft III. Le concept est
simple : tuer les ennemis. Pour
cela au départ vous devez
sélectionner un héros, selon
ton équipe (ceux de l’équipe 1
sont les sentinelles, les bons,
et les ceux de l’équipe 2 sont
les scourges, les méchants).
1.
(note :on
devra
choisir cette partie ou la
suivante)
Un grande partie de la victoire
repose sur le héros et ses
pouvoirs (essayer de gagner
avec un troll warlord contre
un SAND KING…je vous
explique après…)
sur les
objets
(Comme dans la vie.
pour les obtenir, vous avez
besoin
d’argent,
vous
l’obtiendrez en
tuant les
Jeux
« creeps »), sur l’habileté du
joueur (essayez de gagner en
étant une quiche molle ! ça va
être chaud aussi)et aussi sur
la qualité de sa connection
Internet !
1 Bis. (note : c’est la
précédente ou celle-ci)
Ce jeu est excellent parce
que pour gagner, vous avez
besoin de coopérer avec une
autre personne (il y a un
maximum de cinq joueurs par
équipe), avoir des héros qui
sont complémentaires (par
exemple, si on ne dispose que
de héros d’intelligence, ils se
font tuer trop vite), et de
réfléchir
beaucoup
mais
vraiment BEAUCOUP sur le jeu.
Mes vacances viennent d’y
passer. ☺
Les habilitées du joueur
définiront le héros qui va le
mieux jouer et préférer (ben
oui, c’est toujours plus
El K-FARD …
NOUS LES PETITS…
amusant quand on gagne). Les
héros sont divisés en 3
grandes catégories :
-les héros de force: ils
gagnent plus de force (en
général mais il y a des cas
particuliers ), ce qui leur
donne plus de points de
vie(quand ton héros reste
sans points de vie, il meurt,
alucina) et augmente leur
renouvellement
d’autres
points de vie.
Les plus remarquables sont le
Sand King : bien qu’il n’ait pas
beaucoup de force, ses talents
sont
nombreux
et
se
complètent, il peut « empalar »
ce qui empêche les ennemis de
bouger pendant 1,75 s, qui est
suffisant
pour
activer
l’épicentre.
(
Et
alors
après !!!!................)
ethno
par Camilo Gallard
Les amis, on nous discrimine, on nous réprime, on nous torture
constamment, purement et simplement a cause de notre humble taille, et
de ce fait je vous propose de leur dire aux autres que nous ne sommes
pas des gnomes mais des personnes tout comme eux et leur mère.
En ce qui me concerne, je crois qu’il existe plus d’avantages à être petit qu’à
être grand ; par exemple quand tu joues au foot, lorsque tu rates un centre
parfait, tu peux toujours dire qu’il était trop haut, ou bien en sport au saut
en hauteur, il te font sauter moins d’un mètre sous ce même prétexte,
vraiment la hauteur doit affecter le cerveau car même si tu mesures 130 cm
tu peux sauter 1 mètre… quand même on n’est pas handicapés!
En plus il existe plein de gens justement connus parce qu’ils étaient ou
sont petits, par exemple: Napoléon-149 cm, Louis XIV- 152 cm, Jules
César- 156 cm, Madonna- 150 cm et bien d’autres comme Al Pacino, Dustin
Hoffmann, Diego Armando Maradona, Gaël García Bernal, Jackie
El K-FARD …
ethno
Chan, Charlie Chaplin, Roberto Carlos, Lionel Messi et
tant d’autres, trop nombreux pour les citer tous.
En plus, je défie tous ceux qui soufrent de
sorocche permanent (= Les hauts : seulement pour que
vous (les hauts) soyez capables de comprendre) qui sont
en train de lire cet article de chercher et de trouver à
l’instant une personne haute justement connue parce
qu’elle est haute :
………………………… (les basketteurs ne comptent pas…)
En plus il y a pleins de désavantages à être
haut : tu es généralement nul au Limbo, t’as beaucoup
plus de probabilités de recevoir un éclair sur la tête,
quand il pleut, tu n’es pas seulement le premier à le
savoir mais plutôt le premier à être mouillé, en plus
lorsqu’on t’interroge en classe plus t’es grand, plus t’as
de chances d’être remarqué et interrogé.
Moi je suis petit et alors…. je suis content de l’être…
Mais quand je serai grand, vous allez voir vous tous les
grands qui vous êtes moqués de moi, vous allez voir…
Note de l’auteur : j’espère dans cet article avoir parlé au
nom de tous les petits, et je rassure tous les grands
concernés :…la dernière phrase est une menace, alors
soyez sur vos gardes !!!!
NDLR : haut ici signifie grand bien sûr.
El K-FARD …
LA
Conveniencia
par Mauricio Aranda
Depuis
Peru
Y
quelques temps, la
ville est
devenue
plus
colorée
grâce
aux
affiches, aux pancartes, aux annonces de
meetings
que
les
candidats
à
la
présidence
et
au
Parlement
font
installer partout. Parmi ces candidats, il
y a des politiques sérieux, d’autres sans
vergogne,
certains
même
paraissent
parfois
grotesques
(
comme
Tongo,
candidat au Parlement, qui déclenche plus
le rire que des appuis).
Bon, le poste le plus important est celui
de président bien sûr, et c’est autour de
cette candidature que toute l’attention
des citoyens se focalise. Lourdes Flores,
Ollanta Húmala et Alan García sont les
favoris pour exercer le travail le plus
Noble et le plus Vulgaire qui existe.
LA
HIPOCRESiA
Qui sera le futur président du pays ? Le
Pérou a-t-il un avenir ?
Ce sont les questions qui me viennent à
l’esprit
immédiatement et bien sûr les
réponses à ces deux questions sont très
difficiles, et je ne prétends d’ailleurs pas
réussir à y répondre complètement.
Aucun des trois candidats les mieux
placés dans les enquêtes n’est mon favori
et je ne voterai pas par élimination comme
beaucoup pensent le faire.
Ce qu’on
entend partout, c’est qu’il faut
voter
pour Lourdes Flores
pour éviter Alan
Garcia ( peur d’une autre période d’hyper
inflation) ou
pire encore Humala ( peur
d’un gouvernement autoritaire).
Dans ces élections, ce qui devrait mériter
toute l’attention des électeurs, ce qui
est le plus important, c’est bien sûr le
contenu des programmes, mais pourtant, il
semble
bien
que
les
gens
votent
davantage pour une image qui
est
diffusée et projetée par les moyens de
communication.
Mais c’est le résultat d’un problème dans
l’électorat,
qui
émane de
deux
attitudes qui mettent la démocratie en
péril.
La conveniencia,
c’est
l’attitude
qui
n’a d’autre objectif que de vouloir
protéger
des
intérêts
existants,
en
particulier ceux des groupes économiques
puissants.
Et elle amène à s’adapter,
selon les fluctuations des sondages,
à
l’évolution
des chances des
différents
candidats ;
il faut toujours appuyer
celui
des candidats
qui
convient le
mieux à ses propres intérêts. Et ensuite il
faut essayer de décider à la place des
El K-FARD …
autres, en essayant de convaincre le
reste de la population de choisir ce même
candidat. Cela peut être illustré par le
vote par élimination évoqué plus haut.
L’attitude
qui
va
avec
la
conveniencia c’est
l’hypocrisie,
utile
pour pouvoir protéger ses intérêts dans
le cas où les résultats ne seraient pas
ceux qu’on a espérés et préparés. Un
exemple,
anecdote
vraie,
pas
si
lointaine, qui est comme un exemple
en
miniature
de
mon
raisonnement, illustrera cette
notion.
Il se trouve que quelqu’un m’a
raconté
que
le
jour
des
inscriptions au lycée, la mère
du candidat Humala, inscrivait
ses filles et
que
ceux
qui
faisaient
l’inscription
lui
manifestaient leur sympathie, c'est-à-dire
qu’ils
lui juraient que leur
vote pour
Humala était garanti.
Je suis persuadé
que ces gens ne
parlaient pas sérieusement, qu’il s’agissait
d’une simple courtoisie hypocrite. La même
chose est arrivée à quelqu’un de connu.
Tous
lui promettaient de voter pour un
membre de sa famille qui était
candidat,
mais d’après les enquêtes, il n’a pas tant
de chances que ça d’être élu.
Finalement,
la
convenance
et
l’hypocrisie
marchent
ensemble,
se
confondent
et
forment
une
chaîne
Peru
d’attitudes irresponsables de la part des
électeurs.
Ce que je voulais dire en fin de compte,
c’est que je crois que les gens ne
devraient pas faire semblant d’être
d’accord avec tout le monde, parce
que sinon, il n’y aura jamais de vrais
changements.
Même si son candidat favori ne gagne
pas, il faut être préparé à exiger du
vainqueur ce que l’on demandait
au
sien.
Et
ne
pas
attendre
passivement ce que les autres
candidats
ont préparé pour
nous.
Ce sont les différentes idées
qui fondent une démocratie et il
faudrait
faire connaître à
tous nos véritables désirs et ne
pas
en
changer
selon
les
interlocuteurs.
26/03/06
Je crois que dans
mon article, j´ai un
esprit trop démocratique. En fait, c´est
normal je suis un jeune , naïf, innocent ,
utopique ... mais entre mon
article et
aujourd´hui j´ai compris qu´en théorie je
suis tout à fait
correct mais que
la
réalité est autre. On doit tenir compte de
la situation du Pérou, nous sommes à deux
semaines des élections, et je commence à
penser que voter pour le moins pire c´est
le choix le plus intelligent.
El K-FARD …
THE SEA ORBITER
Pour tous ceux qui ne vont pas au
Britanico, je ne vais point parler de
l’orbite de l’eau autour de la terre
(elle n’existe pas), non The Sea
Orbiter est le nom d’un bateau
français (y parait qu’on n’est pas les
seuls aliénés) dont en projette la fin
de la construction pour 2008, si on
réussit à réunir les 24 millions de
dollars nécessaires (il parait qu’il
vont faire appel à Montesinos).
Ce colosse technologique, qui a, à
peu près, les dimensions de l’Arc de
Triomphe (51m x 31m), de forme
falciforme (en forme de faucille),
prétend faire le tour du monde en 4
ans
en se laissant traîner
Scientifique
par Adrian Ortiz de Zevallos
seulement par les courants marins.
Effectivement,
ce
croissant
navigateur ne comporte que 4
hélices très petites : 2 pour changer
la direction et 2 pour changer de
courant ou pour s’échapper des lieux
dangereux au cas où. Mais à quoi
ça sert de dépenser des
billionissimes
de
dollars qui
pourraient payer le transfert de
Farfan au FC Barcelone? Plusieurs
raisons :
Ce projet permettrait, tout d’abord,
d’explorer les fonds marins à l’aide
d’un petit sous-marin (genre Tintin).
Pour tous les L et ES qui ne
trouvent rien d’intéressant à tout
El K-FARD …
ça, les fonds marins ont crée un
écosystème particulier
où l’on
découvre tous les ans plusieurs
nouvelles espèces. Par exemple, les
poissons lumineux qui seront filmés
par un robot à - 600m. Si vous
trouvez toujours ça très peu
intéressant, dites-vous qu’il y aura
davantage de variétés de ceviches.
Ensuite (vous voyez, moi aussi je
peux faire des disserts), à -15m les
conditions de vie sont plus au moins
les mêmes qu’à + 50km dans une
navette. Eh ouais, la NASA est
apparemment très intéressée car la
El K-FARD …
scientifique
profondeur récrée les conditions
d’apesanteur (cf. Archimède) et
surtout les longues périodes
distantes de toute vie terrestre que
devront subir les astronautes dans
un éventuel séjour dans la Station
spatiale internationale.
Finalement, ce vaisseau comporte
une plateforme qui serait peu à peu
colonisée par des vers, des éponges
et ainsi de suite par des bidules
chaque fois plus gros. Ce qui
donnerait des informations sur
comment le monde marin colonise
un objet dérivant et qui signifierait
des découvertes pour la pêche.
Ainsi (pour mes lecteurs fidèles qui
ne se sont pas endormis en cours
de route), je vous ai présenté ce
croissant qui fertilisera les champs
de la science (cf. cours de géo de
6ème).
Et pour ceux qui viennent de se
réveiller, j’ai fini, vous pouvez ranger
vos oreillers.
Source : Science et Vie Junior – Mars 06
NDLR : Pour ceux qui ne connaissent pas
SVJ, allez faire un tour à la bibliothèque.
MONDE
El K-FARD …
reflexion
UN INSTANT DE NEANT…
par Nicolaï Abramovitch.
Pendant deux longues années on
attend le moment où l´ on se
trouve debout, face à notre nom
accompagné d´ un ou deux
mots, et cependant la sensation
d´ avoir réussi n´ est pas pure,
bien au contraire elle est ambiguë
et confuse. N´ est pas absurde ce
qui n´ a pas de sens, est absurde
ce qui a un sens qu´ on ne
comprend pas. Nos efforts, nos
souvenirs, notre scolarité, en fait
TOUT se résume à un fax et cela
est absurde. On sait que ce papier
a un sens, mais tout à coup, la
simplicité avec laquelle se finit ou
commence un processus si
complexe,
devient
incompréhensible. On se sent
satisfait, mais peut- être pour la
première fois, on est face au
néant, parce que c´ est ça ce
qu´ on devient, du néant. On se
rend compte qu´ il ne s´ agit que
d´ un premier pas, que tout va
changer, qu´ on n´ est rien encore
et qu´ on est tout à devenir ; la
dimension de ce pouvoir nous
dépasse et se transforme en
faiblesse. Après la fin, le vide. On
ressent la sensation éprouvée
lorsqu´ on s´ éveille après un
cauchemar où l´ on rêvait qu´ on
tombait dans un abî me sans fin,
c´ est un instant d´ accord avec
notre âme, un instant où l´ on
passe soudainement de la gloire
au néant, où l´ on ne comprend
absolument rien alors qu´ on
pensait
le comprendre et,
paradoxalement, on se sent
soulagé. (C´ est vrai que si on y
pense deux fois, il est peut-être
préférable d´ expérimenter ce
sentiment de nausée au lieu de
devoir accepter de devoir
attendre une année de plus pour le
sentir, il est alors, malgré tout,
très « soulageant » ). Il s´ agit
donc d´ une sensation angoissante
et « soulageante » ce qui la
constitue
en
sensation
« oxymorique » . C´ est parce
qu´ elle n´ a pas de vraie
explication rationnelle, c´ est un
moment de rupture qu´ on doit
tout simplement assimiler et
accepter.
Tout
avenir
est
incertain, tout avenir est donc
peur, mais il faut avoir le courage
d´ apprivoiser justement l´ option
d´ un avenir. C´ est le sens positif
de cet instant de néant qui semble
si trouble, on a le pouvoir de
transformer le rien en quelque
chose, c´ est nous qui décidons
qui on sera ; il faut bouleverser la
sensation, il faut retransformer
cette impression de faiblesse en
pouvoir de création, de création
de soi- même, il faut avoir la
volonté de vouloir se construire.
Il ne s´ agit pas de dire qu´ il faut
toujours prendre le côté positif
des choses, ceci reviendrait à
simplifier nos sensations et à ne
pas les vivre complètement, il
s´ agit d´ interpréter une sensation
ou un fait en soi (aspects positifs
et négatifs) et de l´ utiliser pour
créer, pour devenir.
Nous devons donc tous accepter
ce sentiment de peur, ne pas le
nier ou le simplifier, mais
l´ utiliser dans un but créatif et
utile à nous-mêmes. Ayez peur
mais transformez cette peur en
quelque chose de productif. Nos
amis, notre ville, notre « Inka
Kola y su ceviche» , notre vie en
général, elle ne va pas disparaî tre
tout d´ un coup mais elle va
radicalement changer et cela est
magnifiquement
angoissant.
Parfois
la
rationalité
est
insuffisante et parfois elle est
excessive pour essayer de tout
expliquer, soyez donc libres
d´ être qui vous voulez être,
sachez que vous avez le droit à
l´ erreur, nous l´ avons tous, et
cela est génial. Cet instant de
néant qui se prolonge jour après
jour constitue le premier pas vers
une infinité de portes. La vie est
la chose la plus complexe qui
puisse exister mais il s´ agit de la
simplifier le plus possible.
Bonne chance à tous.
El K-FARD …
Interview
TOMAS BORGE,
commandant en chef de la guerilla, ancien ministre de l'intérieur du
gouvernement sandiniste et, par ailleurs, parent d’élève au lycée.
Propos recueillis par Ricardo Bedoya.
L'ancienne guérilla du FSLN était arrivée au pouvoir au Nicaragua en 1979, à la
faveur d'une insurrection populaire contre la dictature des Somoza. Vingt ans après la
révolution cubaine (1959), les sandinistes semblaient réconcilier la révolution avec la
démocratie et pouvoir entraîner dans leur sillage d'autres guérillas d'Amérique
centrale. Ils furent battus aux élections après 12 ans au pouvoir.
Quelle était la situation du Nicaragua pendant le
gouvernement de Somoza?
Le gouvernement de Somoza a duré 50
ans. Pendant cette période, il y eut des présidents
fantoches comme
René Schick et Benjamín
Lacayo. Après Anastacio Somoza García, ses fils
Luis y Anastasio Somoza Debayle lui succèdèrent.
Ce fut une dictature sanglante, semée de forfaits.
De corruption absolue. Un gouvernement
subordonné aux Etats-Unis. On calcule que plus de
100 000 nicaraguayens furent assassinés. Le
somozisme et son armée, la Garde nationale,
furent abattus par la lutte du peuple, mené par
le FSLN le 19 juillet 1979.
Pourquoi avez-vous fondé le Front sandiniste de
libération nationale?
La nécessité d’un changement substantiel
s’imposait. Les partis politiques traditionnels
n’apportaient pas de réponse à l’extrême
pauvreté, aux inégalités et à la dépendance, face
à la dictature haïe, insupportable. Et puis
l’exemple de Sandino était comme un guide
dans la nuit longue et triste. S’inspirant de la
pensée de Sandino, Carlos Fonseca, un jeune
homme talentueux et honnête et aux convictions
fermes, fonda le front sandiniste,
« davantage par honte que par conscience »
selon sa propre expression. J’ai été son ami, son
compagnon et son disciple dans cet exploit
historique.
Pourquoi
avez-vous
choisi Sandino comme
symbole du parti?
Quand
on
discutait du nom de
l'organisation à venir,
certains
voulaient
qu'elle s'appelle Front
de Libération Nationale. Carlos Fonseca réussit à
nous convaincre qu'il était nécessaire d'ajouter le
nom de Sandino, comme symbole du caractère
révolutionnaire et anti-impérialiste du projet
politique.
Sandino
combatit
l'occupation
américaine en 1926. Pendant six ans à la tête
d'une armée de paysans, il battit à plusieurs
reprises l'infanterie de marine des Etats-Unis.
Quand ils repartirent, Sandino proposa la paix.
Pendant les négociations, le 21 février 1924,
Anastacio Somoza, chef de la Garde Nationale,
l’assassina, sur instructions de l'ambassadeur
américain. Sandino fut le premier à battre avec sa
"petite armée folle" comme l'a baptisée Gabriela
Mistral, l'armée la plus puissante de la terre. C'est
pour ça qu'il fut surnommé « le général des
hommes libres » .
Pourquoi votre opposition aux Etats-Unis?
Ils nous ont envahi à de nombreuses
reprises. Ils ont assassiné des milliers de
Nicaraguayens. Ils ont volé notre souveraineté
nationale et les richesses du pays. Ils nous ont
jeté dans un lac de sang, nous imposant la
tyrannie des Somoza. Le Nicaragua est
aujourd’hui un pays appauvri à l’extrême, réduit à
la mendicité, en conséquence de toutes leurs
interventions.
Pourquoi a-t-il été si difficile de gérer le pays
après la dictature?
Ca a été complexe. La contre révolution a
commencé presque immédiatement après la
victoire
révolutionnaire.
Pendant
cet
affrontement, des dizaines de milliers de
Nicaraguayens, surtout des jeunes moururent. Les
troupes contre révolutionnaires étaient même
plus nombreuses, mieux entraînées et équipées
que n’avait été la Garde Nationale de Somoza. La
guerre empêcha le développement économique
El K-FARD …
du pays, les programmes sociaux. Malgré ces
obstacles,
pendant
la
révolution,
l'analphabértisme diminua, passant de 60 % à
11 % et la mortalité infantile passa de 50 % à
moins de 30 %.
Comment
voyez-vous la situation politique
actuelle du Nicaragua?
La pauvreté a atteint des limites
effrayantes. De nouveau l’analphabétisme, la
mortalité infantile, la mortalité des femmes, les
inégalités et les injustices. De nouveau, le
Nicaragua est un pays dépendant
des Etats-Unis. Une situation aussi
extrême ouvre la possibilité réelle
d’un changement politique profond
avec le retour du FSLN au
gouvernement.
Comment voyez-vous l'Amérique
latine actuellement?
L'Amérique latine vit un moment historique,
avec des gouvernements populaires vigilants
quant à leur souveraineté,
capables de
changements progressistes,
comme ceux
d’Uruguay, du Brésil, du Venezuela et de Cuba.
Avec des critères autonomes comme ceux
d’Argentine et de Panama et la perspective de
nouvelles options révolutionnaires comme au
Nicaragua et en Bolivie.
Quelles sont les solutions pour améliorer les
choses?
L'unique façon d'aboutir à des changements
positifs c'est l'unité des forces populaires et
progressistes dans chacun de nos pays.
Que pensez-vous des traités de libre-échange que
certains veulent signer avec les Etats-Unis ?
A mon avis, ils sont destinés à renforcer la
dépendance économique et politique de nos pays
vis à vis des Etats-Unis. Ils sont un véritable
danger pour les petits et moyens producteurs,
dans les villes et dans les campagnes. Ils
favorisent les multinationales et les richards de
chaque pays.
Pensez-vous que le FSLN a commis des erreurs
dans sa gestion du pays ?
Oui. La Révolution sandiniste a eu de
grandes réussites. Nous avons récupéré la dignité
de la nation. Développé de manière significative
la solidarité entre les Nicaraguayens. Stimulé
jusqu'à des niveaux qu'on ne pouvait pas espérer
la culture, l'éducation et la santé. Distribué la
Interview
terre aux paysans pauvres. Pendant la révolution,
nous nous sentions fiers d'être Nicaraguayens.
Nous avons été battus aux élections, les plus
démocratiques de toute l'histoire du pays. Cette
défaite s'explique par les campagnes financées
par les Etats-Unis, et aussi à cause de la guerre
terrible qui a saigné notre économie et nous a
empêché de mener à bien nos projets
économiques et sociaux. Mais nous avons aussi
commis des erreurs. Nous avons été à plusieurs
reprises intolérants et autoritaires. Dans les
régions éloignées du pays, où la guerre a été la
plus dure, il y a eu des répressions
inutiles,
dans certains cas, des
expropriations de terre injustifiées.
On a commis l'erreur de limiter
parfois la liberté d'expression. Nous
n'avons pas su gérer les relations
avec l' Eglise catholique. Et parfois, il
y a eu une rhétorique excessive
dans la confrontation avec les Etats-Unis.
Quand sont les prochaines élections au
Nicaragua? Postulerez-vous ?
Les élections auront lieu en novembre 2006.
Je n’ai pas d’ambitions personnelles mais peutêtre serais-je obligé si le Front sandiniste arrive
au pouvoir d’être député ou ministre.
Quelle est la plus grande différence entre le Pérou
et le Nicaragua ?
Le Nicaragua et le Pérou ont en commun en
ce moment
la subordination de leurs
gouvernements vis à vis des Etats-Unis, les
inégalités sociales insultantes, la corruption et
autres mauvaises herbes.
Au Nicaragua, il existe une réelle possibilité de
changement politique qualitatif, de nature
révolutionnaire. Mais je ne vois au Pérou aucune
perspective. Ici, la gauche est divisée, sans
direction, très faible et satanisée, victime de
l’individualisme et des ambitions personnelles de
ses dirigeants. Le Pérou est un grand pays, avec
une histoire impressionnante, et son peuple
héroïque est digne d’un meilleur sort.
C'est vrai que vous pleurez au cinéma? Quel est
votre film préféré?
Eduardo Galeano avec son talent et son
imagination originale a recréé certaines de mes
caractéristiques. En effet, la tendresse, l’esprit de
sacrifice, la solidarité humaine, la loyauté, la
queue d’un chien qui se balance comme un
drapeau, m’émeuvent. Je m’émeus facilement et
j’ai honte de le confesser.
El K-FARD …
philosophique
LE DUALISME CARTESIEN
Lors des interminables soirées
de révisions, et même lors
des
heures
passées
à
recopier et/ou faire les
devoirs
de
philo,
on
commence à sentir en carne
propia le fameux dualisme,
c’est à dire la séparation de
l’âme et du corps. Pendant
que notre intellect essaie en
vain de se mettre à la hauteur
de l’histoire de la philosophie
qui s’étend sur des dizaines
de siècles, le corps, lui, se
perd dans le méprisable
monde
matériel.
Les
extrémités sont inutiles au
point d’oublier leur existence,
comment les jambes sontelles posées sous la table?
On a perdu contact avec tout
membre inférieur, encore, les
bras ne sont nécessaires que
pour traduire notre pensée
qui s’efforce (souvent en
vain) de trouver La Synthèse,
de penser, illusoirement que
l’on a reçu du ciel ou de
quelque
esprit
philosophique
incarcéré dans les
profondeurs de nos
corps
une
des
solutions possibles
au
problème
posé. Mais enfin,
quand on admet
que le déclic philosophique
ne va pas arriver à la fin de
l’Antithèse, quand on se
résigne à faire de cette
troisième partie un aveu
d’ignorance ou du moins un
aveu d’impuissance à remplir
au moins une demi page
avec ce que l’on croit être
une annonce de synthèse qui
sûrement
sera
qualifiée
d’insuffisante, d’absente de
rigueur ou d’argumentation
solide.
Ce qui est pire encore c’est
l’incapacité du corps (des
mains) à suivre le rythme des
pensées :
le
froid
les
paralyse, la paresse et l’ennui
leur font dessiner des figures
géométriques à l’intérieur
desquelles
on
écrira
soigneusement le mot qui
rôde
dans notre cerveau
mais qu’on n’arrive pas à
insérer dans une phrase.
Quand
nos
yeux
commencent à se fermer
sans que l’on puisse les en
empêcher, la seule chose
que l’on peut souhaiter est
que
les
«a»
ne
se
confondent pas avec des
par Elisa Arca
« o » ou des « c », que les
accords sujet verbe soient
respectés, enfin, que les
règles élémentaires de la
grammaires ne soient pas
oubliées. Ce corps qui nous
trahit comment pourrait-il
faire partie d’une même unité
avec notre cerveau, si l’on
arrive à ce point, on ne
pourra
qu’avouer
que
Descartes avait raison, qu’on
peut même douter de
l’existence de notre corps.
Quelle certitude demeure ?
Que cette synthèse bâclée,
cette
définition
jamais
complètement apprise, ce
repère géographique perdu
dans
l’immensité
du
planisphère, cette date que
l’on essaie en vain de retenir
à l’aide de l’anniversaire d’un
quelconque parent, ne sont
que
des
étapes
infranchissables vers ces
quelques heures que sont le
Bac. La seule chose certaine
c’est que Je dois passer mon
Bac, je passe mon Bac donc
je suis.
L’angoisse des profs :
Désireux d’obtenir 100% de
réussite au premier coup, ils
nous arrosent avec des
quantités d’informations de
kit de survie, de petits
conseils (dans des cas
extrêmes) de techniques
pour un bachotage efficace,
enfin, ils pensent qu’ils nous
aident. Mais des phrases
telles que : « tu vas rater ton
BAC », « je vais parler à
l’administration »,
« bonjour
les révisions », « il manque 6
semaines pour le bac et vous
El K-FARD …
ne savez rien », ne font que
nous faire nous rendre
compte qu’il est trop tard,
qu’on n’apprendra jamais les
30 chapitres par cours que
l’on aurait du étudier tous les
week
end,
enfin,
des
promesses
qui
sont
humainement impossibles à
tenir, il ne faut pas pourtant
penser que l’on va rater le
bac parce que l’on ne sait
pas qui sont les « porteurs de
valises ».
El K-FARD …
Ici nous avons donc
deux stratagèmes très
efficaces : les tuer et les tuer, cependant, ces deux
choses sont les mêmes.
Voici un conseil utile.:
Si vous avez beaucoup d’araignées chez vous et que
vous vouliez toutes les éliminer, ne commettez pas
Ojo : dieu est miséricordieux
mais pas tant que cela.
Zinzin
LES ARAIGNEES
Parlons
un
peu
de
ces
créatures
dangereuses
et
poilues, les
araignées
sont
des insectes qui piquent, elles
tissent des toiles et elles
piquent, mais de ces 3 qualités,
2 sont les mêmes. cependant il
y a des gens qui ont peur des
araignées et d’autres qui n’ont
en pas peur.
Prenons un
exemple : (A) a peur des
araignées et (B) n’en a pas peur, si l’on analyse cet
exemple, on peut en
tirer la conclusi0n suivante :
l’une de ces personnes a peur des araignées. Mais
d’où provient cette peur ? Les personnes n’ont pas
peur des araignées parce qu’elles sont grandes, en
fait elles ne sont pas grandes.
La réponse est très simple, ce qui nous fait vraiment
peur ce n’est pas qu’elles puissent nous piquer, ni
qu’elles soient poilues, ni qu’elles soient des horribles
animaux, la véritable raison de notre peur c’est qu’elles
font peur.
Il existe différentes façons de les éliminer. En voici
quelques unes:
−leur marcher dessus
−les tuer
−les éliminer
−leur marcher dessus avec quelque chose
−les tuer
Ce n’est qu’un conseil, on
démentira ce que l’on vient
de dire dans quelques
années.
par Manuel Del Prado
(typique).
l’erreur
d’installer une alarme
qui les détecte. Si vous voulez
bien dormir, il vaut mieux
installer une alarme qui ne les
détecte pas ou bien une alarme
qui les détecte mais qui ne
fasse pas beaucoup de bruit, et
ce conseil s’applique au passage
à mes voisins et à ceux qui
habitent à côté. Maintenant je
vous
demande
un
exploit
Bon, alors, il y a une femme qui fait cuire du poulet
chez elle, et une araignée arrive et les mange, que
feriez
vous
si
vous
étiez
…………………………………………………le poulet ?
C'est−à−dire, on est en train de vous cuire et vous
êtes mort, mais imaginez que ce soit l’inverse, il y a
une araignée qui fait cuire une femme chez elle et un
poulet arrive et les mange, VOUS AVEZ REMARQUÉ
LA DIFFÉRENCE?
Et que feriez−vous monsieur le lecteur dans ce cas−
là?... Pensez−y bien car si c’était le poulet qui faisait
cuire une araignée et qu’une femme arrive et les
mange… euh…..moi je dirais que cette femme est une
mangedespouletsvivantsetdesaraignéescuites … (c’est
un seul mot mais vous n’allez pas le trouver dans le
dictionnaire parce que de toute façon vous n’allez
même pas vous donner le mal d’aller le chercher).
Cependant le mot existe bien, c’est un adjectif
qualificatif qui s’applique à ceux qui mangent des
poulets vivants et des araignées cuites, certains
affirment
même
que
Einstein
était
un
mangedespouletsvivantsetdesaraignéescuites.
Mais certains autres disent que non.
El K-FARD …
Societe
LE MACHISME DANS LA PUBLICITE
Vous êtes en train de
regarder votre émission préférée
sur n’importe quelle chaîne
péruvienne quand vous
avez
droit
à
des
annonces
publicitaires pour des boissons
alcoolisées. La situation est
toujours la même: un groupe
de jeunes gens entre vingt et
trente ans, qui boivent de la
bière tandis qu’ils parlent de
banalités. Dans ces annonces
on remarque aussi toujours la
présence de femmes jeunes et
belles
au corps parfait, qui
servent simplement de décor.
Voici la circonstance.
Pourquoi
est-ce
que
des
entreprises comme Cristal ou
Pilsen utilisent des femmes
comme
objet
sexuel
ou
manœuvre
publicitaire
pour
assurer un succès commercial ?
Si on compare les spots
publicitaires péruviens avec ceux
des Etats-Unis, par exemple, on
peut distinguer clairement le
développement de la publicité.
Aucune entreprise n’y fait des
annonces avec des femmesdécor. Et le problème c’est
celui-ci : le machisme n’est pas
seulement présent dans les
annonces pour la bière, mais
dans bien d’autres. Il est
présent dans les annonces de
produits
alimentaires
avec
l’image d’une femme soumise à
son mari, ou
réduite aux
travaux
ménagers.
Des
produits comme Ariel montrent
la femme qui doit laver le linge
parce que c’est son rôle comme
femme. Mais, est-ce que c’est la
faute
aux
compagnies
publicitaires ?
Si
les
compagnies
publicitaires continuent à faire
des annonces machistes malgré
les critiques reçues, pourquoi
est-ce qu’elles continuent ? La
réponse
est
simple:
parce
qu’elles reçoivent une réponse
des consommateurs. La plus
grande part du marché de
bière est constituée par les
hommes,
pourrait-on
dire,
jeunes. Si les compagnies ne
recevaient
pas
un
accueil
favorable, ce type d’annonce
n’existerait pas. Le fait d’avoir
cette invasion d’annonces avec
les femmes-décor est la faute
du
producteur
ou
du
consommateur ? En plus, des
par Ricardo Bedoya
émissions « sérieuses » comme
Panorama ou Cuarto Poder font
des reportages sur ces spots.
Des émissions consacrent dix à
vingt minutes à une interview
d’
une
femme-décor
et
applaudissent la nouvelle œuvre
du machisme.
Heureusement, on n’est
pas
seuls.
Des
ONG,
(organisations
non
gouvernementales), comme Flora
Tristán,
organisent
chaque
année des remises de prix
appelés FEM TV destinées à
récompenser les annonces qui
défendent le droit des femmes,
et au contraire des prix SAPO
TV, qui pour fustiger les
annonces les plus
sexistes.
Cette année, le vainqueur a été
une annonce de Prima AFP. Le
gagnant du SAPO TV n’a pas
condamné une annonce de
bière, mais Molitalia.
Consommateurs
mes
frères, avant d’acheter un
produit, pensez à la publicité
qu’ils utilisent. C’est presque
toujours un reflet de ce que la
compagnie cherche dans son
marché.
El K-FARD …
Le cinéma chinois
Ses débuts : Bien qu’il soit largement ignoré
par rapport au cinéma hollywoodien ou plus
récemment bollywoodien, le cinéma chinois est
presque aussi ancien que l’occidental, la première
projection ayant eu lieu un an seulement après
celle des frères Lumière à Paris, soit en 1886.
C’est surtout dans les années 20 que ce nouveau
média décolle : pour certains c’est principalement
un divertissement alors que pour d’autres c’est
plutôt une manière de faire passer un message,
une façon de faire face à la culture américaine
en imposant la leur. Plus tard dans les années
30, il sera le moyen de dénoncer la dictature de
Guomindang et de revendiquer la résistance
nationale. Ce seront presque tous des films
muets jusqu’en 1936. Pendant la période maoïste,
le cinéma nationalisé devient un moyen de
propagande. Aujourd’hui, le cinéma chinois brille
sur dans les festivals du monde entier.
A Lima, on a pu voir récemment :
« In the mood for love »:
Deux couples emménagent le
même jour dans leur nouvel
appartement, les deux se
trouvent dans le même
immeuble sur le même
palier. Un jour ils
se
rendent compte que leurs
conjoints
respectifs
entretiennent une relation. Cette découverte les
rapproche, leurs sentiments changent mais Chow
Cinema
par Natacha Blasquez y Gomez
Mo−wan et Chan Li−zhen se doutent assez vite
qu’ils risquent de s’exposer aux commérages des
voisins. C’est un film esthétiquement très beau,
les acteurs sont exceptionnels. Dès le début on
est charmé par le jeu et par la beauté de l’actrice
Maggie Cheung et son élégance ( elle a des
robes superbes), elle incarne une jeune femme
timide qui n’exprime pas toujours ses
sentiments. C’est une histoire d’amour et de
sentiments ambigus, filmée très élégamment et
qui malgré la froideur apparente des deux
personnages nous apporte beaucoup de chaleur.
« Le secret des poignards volants »:
La Chine est, en 859, ravagée
par les conflits. La maison
des poignards volants est une
des armées révolutionnaires
les plus puissantes et envoie
deux capitaines pour capturer
le chef de l’armée. C’est donc
une
histoire
d’amour
impossible entre une capitaine et un soldat
appartenant chacun à un des
deux camps
opposés. Il y a des très belles scènes de combats
et de danses filmées dans des paysages
magnifiques.
Quelques acteurs : Contrairement au cinéma
indien, la Chine a su exporter ses acteurs dans
le monde entier. On peut citer Bruce Lee,
connu dans tout l’univers pour son habilité pour
les arts martiaux. Dans ce même domaine, on
peut parler de Jet Li ou plus récemment de
Jackie Chan, rendu célèbre grâce à ses nouveaux
films produits
à Hollywood.
El K-FARD …
Interview "Nouveaux" Profs
Mr E. Naudin
propos recueillis par R. Bedoya
Pour l’instant, non…si, si le K-Fard pique trop fort,
j’achète une bombe anti K-Fards.
Les cafards ne piquent pas, n’est-ce pas ?
Mr R. Lucca
propos recueillis par T. Romero
Pourquoi avez-vous choisi les maths et les sciences
physiques ?
Cette question…j’aime ça. Ecrire, je ne sais pas. Avec un
crayon, une feuille et un problème mathématique, on a du
travail pour toute la journée.
Pourquoi devenir prof ?
Un inspecteur m’a dit : « Quand on sait, on le fait ; quand
on sait moins, on enseigne ; et quand on ne sait plus, on
inspecte. »
Un livre ?
Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand, Le hussard sur le
toit, de Roger Nimier ; et un livre que j’ai lu il y a
longtemps, d’un auteur dont je ne savais même pas qu’il
était péruvien, La guerra del fin del mundo, de MVLL.
Un film ?
Les enfants du paradis, Highlander et Alien, mais les
premiers. Les tontons flingueurs, aussi.
Une chanson ? Un groupe ?
Le pop rock anglo-saxon, Oasis, Blur, INXS, et le rock
français, Noir désir.
Bon, et les Beatles, Elvis Presley, Bécaud et Aznavour.
Un sport ?
J’aime bien le rugby et la natation ; le foot, moins. (
Pourtant, on sait qu’il sait jouer, NDLR).
Un héros d’enfance ?
Tintin et Corto Maltese.
Après six mois au Pérou, quelles impressions avez-vous
du pays ? Quelles villes connaissez-vous ?
C’est grand. J’aime bien le pays parce que les gens
parlent l’espagnol en articulant bien, lentement. Je
connais Cusco, Machu Picchu, Nazca, Lunahuaná.
Où étiez-vous avant de venir ? Quelles différences ?
Quelles ressemblances ?
J’étais à Mayotte, pendant quatre ans. ( Chercher dans
l’atlas. NDLR). C’est une île de 380 km², 25ºC toute
l’année, et beaucoup de plages. Les deux pays ont en
commun la végétation tropicale, le climat humide.
Lima est plus occidentalisée, Mayotte est islamique,
donc, moins occidentalisée.
Un lieu à Lima ?
L’avenue Larco.
Voulez-vous ajouter quelque chose ?
D’où vient l’anglais, pourquoi ce choix?
Je dirais que ça a plutôt été à l’envers. C’est l’anglais qui
m’a choisi. J’ai été élevé entre les Etats-Unis, San
Francisco plus précisément, et la France. Les amis de
mon père étaient là bas. J’ai mes cousins qui viennent me
rendre visite de temps en temps et vice versa.
Avant d’être au Pérou, que faisiez-vous et où ?
Avant, pareil, j’étais professeur d’anglais à l’Île de la
Réunion.
Comment trouvez vous le Pérou jusqu’à présent ?
Depuis que je suis très petit j’étais amoureux du Pérou,
par les dessins animés, la Cité d’Or. J’ai pu finalement
venir en 1996 avec mon excopine. On est resté ici quatre mois comme
touristes, ça a été super. Je n’aurais jamais cru
que quelques années après je reviendrais pour
enseigner.
Et le lycée, les élèves, qu’avez-vous à dire au sujet des
différences par rapport à ceux de l’Île de la Réunion ?
Je trouve que le niveau des élèves est bon. Un peu plus à
l’oral qu’à l’écrit. Ici vous êtes très en contact avec
l’anglais, c’est un peu partout. J’ai une bonne image.
Mais ça a été difficile. Mes anciens élèves étaient très
différents de ceux du franco-péruvien
En quel sens différents ?
Je veux dire que ce n’était pas la même approche. Ils
étaient plus attachants. Ce n’est pas le même niveau
social, ici on a presque tout, vous êtes habitués à plus de
choses. Ça a été assez dur au début.
Vous êtes capable de semer la terreur chez certains
élèves qui vous trouvent un peu trop exigeant,
comment définirez- vous cette méthode de travail ?
Je suis d’origine italienne, je suis très exigeant. J’exige le
maximum de mes élèves parce que je sais qu’ils peuvent y
El K-FARD …
Interview "Nouveaux" Profs
arriver. Dans la vie on leur demandera tout le temps
cela. Je n’aime pas du tout la médiocrité, ceux qui
laissent tomber. Pourtant je sais que ça fait aussi partie
de l’apprentissage.
Étiez -vous au courant du Fan Club qui s’est crée autour
de vous ?
Ça fait partie du travail. Il y a toujours de gens qui vont
te détester, d’autres qui vont apprécier ce que tu fais.
Je parlais… d’un autre genre de Fan Club, des élèves qui
vous trouvent…un charme spécial.
Je n’en avais aucune idée…
Qu’aimez- vous faire quand vous n’enseignez pas
l’anglais, quelle musique vous écoutez… ?
Le jazz. Je suis passé par le rock, le hard rock, le métal…
mais ils m’ont tous renvoyé au jazz. J’avais un groupe de
musique avec les professeurs de l’Île de la Réunion,
c’était assez sérieux, je jouais la guitare.
Quand au cinéma et la littérature, avez-vous un film,
livre préféré?
... hummm…
Tricky question…
Oui…c’est difficile à dire… je ne pourrais pas vraiment
nommer un seul film, par contre, j’aime bien Sydney
Pollack. Livre… pareil, j’adore Shakespeare. Le voilà mon
côté romantique. Je crois que toutes les grandes leçons
de la vie y sont contenus.
Si vous aviez à choisir une citation…
Mens sana in corpore sano. C’est à dire, tout le contraire
de ce que je fais, mais ce à quoi je souhaiterais arriver.
Grande curiosité, je crois que pas seulement
personnelle… combien vous mesurez ?
Je mesure 1.93 m.
Idole?
Jean Paul II. Je pense qu’il a été quelqu’un de très
courageux. Sa manière d’affronter la maladie…Un grand
penseur. J’éprouve beaucoup d’admiration pour lui.
Finalement, en quelques mots, c’est qui M. Lucca?
Je suis quelqu’un de bosseur, très exigeant et surtout
avec moi-même, vous ne savez pas à quel point. Et
quelqu’un de très extrême. Les collègues qui me
connaissent le savent. Je peux être d’un côté ou d’un
autre, , mais je n’aurais jamais une attitude
intermédiaire.
Mme D. Gadowski
propos recueillis par R. Bedoya
Pourquoi le français ?
J’ai commencé à étudier le latin et le grec.
J’ai fait aussi des études d’archéologie. Ceci m’a amené
à étudier la littérature classique, et je suis arrivée au
français.
Pourquoi devenir prof ?
À nouveau, c’est grâce au latin et au grec. Quand j’étais
étudiante, les études d’archéologie étaient très chères.
En plus, il y avait très peu de postes. J’ai donc choisi le
professorat pour continuer ces études.
Pourquoi le Pérou ?
En fait, je n’ai pas choisi le Pérou. J’ai travaillé douze ans
à l’étranger. J’étais en Côte d’Ivoire, et j’ai été obligée
d’en partir à cause d’une guerre civile. Après j’ai
demandé l’Amérique du Sud pour changer un peu, et une
des options était le Pérou.
Quels sont vos auteurs latino-américains préférés ?
français ?
Latino-américains, j’aime Neruda et García Márquez.
Français, j’aime Le Clézio, Tournier, Amélie Nothomb,
Madame de Sévigné.
Quelles villes avez-vous visitées du Pérou ?
D’abord, j’ai visité Lima pendant un mois. Ensuite, la côte
désertique du sud : Nasca, Ica, Paracas.
Qu’est-ce que vous aimez de Lima ?
J’aime le ciel bleu en été et deux endroits : la Huaca
Pucllana et le parc El Olivar.
Qu’est-ce que vous détestez de Lima ?
La pollution, la circulation, le ciel gris. Je suis arrivée en
août, et jusqu’à décembre j’ai vu uniquement le ciel gris.
Vous ne trouvez pas ça beau ?
Non. Je sens que je porte le ciel sur les épaules.
Un livre
Plutôt qu’un livre, l’œuvre de Marguerite Yourcenar.
Un film
Riz amer, de Giuseppe De Santis. C’est un film italien des
années cinquante, en noir et blanc, qui se passe dans les
rizières au nord de l’Italie.
Un groupe ou une chanson
Soleil d’hiver, d’un groupe français qui a disparu qui
s’appelle Niagara.
Une ville au monde
Istanbul. Je l’ai visitée quand j’étais étudiante, et c’est
une ville qui mélange le monde moderne avec le monde
ancien. On sent que c’est une culture différente de celle
de l’Europe.
Un hobby
Le parapente, mais je n’ai pas pu le pratiquer ici.
El K-FARD …
Interview "Nouveaux" Profs
Un plat
La salade de pommes avec de la salade verte. Et au
Pérou, du cebiche, mais de « corvina ».
Vous voulez ajouter quelque chose ?
Tout ça ce sont mes goûts, mais c’est pas tout. J’aime la
vie et ses changements. Après la guerre civile, j’ai appris
à voir le bon côté des choses
Mr J.P Gakala
propos recueillis par Adrian Ortiz de Zevallos et Thomas Eissman
Comment se sont passées vos premières vacances d’été
au Pérou ?
Cet été je suis allé en France, mais j’ai déjà un peu visité
le Pérou en 2005. Je suis allé à Huaraz.
De quoi avez-vous peur ?
Pas vraiment de grande chose.
Qu’est-ce qui vous fait rire ?
Les professionnels de la comédie, les "one-man-show",
par exemple Jamel Debbouze me font rire.
Pensez-vous avoir été victime de racisme dans votre
vie ?
Je ne peux pas dire que j’ai été victime de quelque chose
de grave. Ça n’a jamais été une agression, une preuve de
rancune. Rien de grave.
*NDLR : plat que les élèves de 2°2 de l’an dernier ont fait découvrir à M.
Gakalla..
Mme A. Rusniok
propos recueillis par Vincent Dumilieu
Ou êtes vous né ?
Je suis né à Brazzaville au Congo.
Ou avez-vous étudié ? Qu’est-ce vous aviez étudié ?
J’ai fait le lycée à Brazzaville, puis je suis allé en France
pour mes études supérieures (maîtrise puis doctorat)
d’économie.
A quel moment et pourquoi avez-vous étudié cela ?
Je fais partie d’une génération où malheureusement, ce
ne sont presque jamais les enfants qui décidaient de
leurs études. Mes parents ont donc choisi les études
économiques pour moi. Et bien que les sciences
physiques, la biologie, etc. m’intéressaient, maintenant
je suis content d’avoir suivi ces études.
Pourquoi ?
Et bien, les sciences économiques et sociales
rassemblent plusieurs outils. Les mathématiques, la
littérature, l’histoire et géographie sont nécessaires.
C’est un sujet très vaste et qui en plus permet de
d’appréhender les cultures, les mœurs, bref le monde,
différemment et de le comprendre.
Pourquoi êtes vous venu au Pérou ?
Je voulais vivre loin de la France, et le Pérou a toujours
été une option. On m’a présenté les différentes options,
l’année dernière, et le Pérou y figurait.
Aimez vous la cuisine péruvienne et le "pollo a la
brasa"* ?
Oui beaucoup, c’est très varié et exquis. J’aime surtout
le ceviche. Et dans la cuisine chino- péruvienne le poulet
"agridulce".
Professeur d’histoire et de géographie provenant du
Bearn, région française au Sud Ouest de la France située
au pied des Pyrénés, Anne Rusniok est venu de Paris pour
nous rejoindre ici au Pérou en juillet de l’année dernière.
Nous avons décidé de faire un « close-up » sur elle en
l’interviewvant. La voici :
Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir professeur
d’histoire géographie ?
Oh ! Waow !…Bon, d’abord, au tout début, j’ai fait des
études d’histoire. J’étais très intéressée par la
recherche et mes professeurs d’université m’ont
conseillé de préparer le CAPES, c’est l’examen national
en France de tous les professeurs. Je l’ai passé et plus les
années ont passé, plus le métier m’a plu, m’a réjouie, m’a
déridée, m’a épanouie. (Ironie)
Qu’est qui d’après vous, rend votre cours différent et
spécial par rapport aux autres ?
Ah ! J’essaye d’intéresser les élèves. J’essaye de proposer
des activités. Je trouve que c’est une matière difficile
parce que il y a beaucoup de connaissances à accumuler;
ceci peut parfois dérouter les élèves, c’est-à-dire leur
El K-FARD …
Interview "Nouveaux" Profs
faire peur. Il y a aussi les méthodes qui sont difficiles à
acquérir. C’est un cours qui nécessite beaucoup de
rigueur. Cependant, c’est une discipline qui ouvre sur le
monde. Je pense que c’est un carrefour de toutes les
disciplines.
Quelles étaient vos attentes du Pérou, lorsque vous
êtes arrivée en juillet de l’année dernière ? Quelle a été
votre réaction lorsque vous vous êtes rendue compte de
la situation au Pérou ?
Je ne voulais rien me représenter, car je savais à quoi
m’attendre, j’étudie le monde. Hm... Je n’avais pas
d’attentes. Par contre j’étais très enthousiaste du fait
que Lima se trouvait sur la côte. Oh ! La plage, j’adore !
Quand j’étais petite, j’habitais à à 100 km de la mer, et
j’y allais le plus souvent possible, en plus à Paris il n’y a pas
de plage. Bon… j’ai été surprise car je trouvais que Lima
était un peu moins moderne.
De toutes vos expériences/anecdotes que vous avez eu
au Perou, laquelle de toutes vous est la plus
mémorable ?
Oh ! L’Amazonie ! Oh ! C’était merveilleux, je suis allée
en février de cette année, 2006. J’ai adoré. Je me
souviens surtout des moustiques, partout jour et nuit.
J’ai aimé l’environnement et les grandes forêts avec des
arbres de 40 mètres, les chants des oiseaux sont
magnifiques. J’ai vraiment aimé, car je me suis sentie
chez moi. Quand j’étais petite, j’allais souvent dans la
forêt des Landes, ça me l’a beaucoup rappellé. J’ai senti
mon rêve d’enfant réalisé : aller en Amazonie.
Qu’est-ce que vous préférez au Pérou (nouriture,
littérature, musique, art, faune, flore, paysage, etc.) ?
J’aime tout, vraiment, j’aime la nourriture, la
littérature péruvienne : j’ai lu deux auteurs Alfredo
Bryce Echenique et Mario Vargas Llosa. En musique
j’aime beaucoup le jaz afro péruvien et je trouve que
c’est un pays rempli de richesses naturelles, une faune
et flore très diversifiées. C’est vraiment incroyable !
Mais je ne connais pas assez le Pérou : je ne suis arrivée
que l’année dernière.
Y a-t-il quelque(s) chose(s) de la France qui vous manque
(nt) ?
Les fromages. Ah oui ! Les fromages, ça me manque,
ouais. Il y a un mythe, je ne sais pas s’il est vrai, mais on
dit qu’il y a autant de fromages que de jours dans une
année. Je ne sais pas si c’est vrai, mais en France, il y a
une très grande variété de fromages.
Quels sont vos plans pour l’avenir ? Avez-vous pensez à
rester au Pérou et à renouveler votre contrat, ou
pensez- vous partir une fois que votre contrat sera
expiré ?
A vrai dire, je n’en ai aucune idée et je ne veux pas y
penser. Je ne veux pas me projeter et je veux faire
comme les Latinoaméricains : vivre le jour le jour. Je
sens que le Pérou a changé ma vie complètement.
El K-FARD …
Ethno
Calvitie
par Adrian Ortiz de Zevallos
Dans cet article je vais essayer de
vous expliquer l’un des mystères
de la vie, je ne parle pas de
pourquoi,
lorsque
la
télécommande ne fonctionne pas,
on appuie plus fort ou de
pourquoi le cinéma érotique est
sous-titré si les seuls mots
prononcés sont « oh yes » et
« come on baby » ; non, ce dont je
veux vous parler est un mystère
encore plus important qu’un film
de budget inférieur à celui de
Paloma de papel, c’est la raison de
la calvitie dont souffrent les
professeurs de mathématiques
après quelques années d’exercice.
(C’est sûrement après Proust la
phrase la plus longue qui n’ait été
jamais
écrite).
Des
correspondants placés un peu
partout dans le monde nous ont
fourni les données pour arriver
aux résultats suivants :
55 % des professeurs mâles de
maths d’un lycée français sont
chauves ou présentent des fronts
dégarnis, 95 % des professeurs
mâles qui ont exercé au moins 5
ans présentent les caractéristiques
ci-dessus. On peut donc en tirer
deux conclusions, la calvitie
mathématique n’atteint que les
hommes, généralement, et la
calvitie devient plus importante
avec les années d’exercice. De
plus, si vous êtes membre du club
de fan de Martin, vous vous
rendrez
compte
que
ces
pourcentages sont impossibles
dans une société qui vieillit. Ce
qui m’a poussé à faire cette
recherche est que le lycée francopéruvien n’est pas une exception,
nous comptons dans nos rangs
trois professeurs de maths au
crâne dégarni qui eux-mêmes ont
remplacé des profs au fronts
dégarni. Des recherches de
l’université de Marseille à qui j’ai
fait part de mes données
affirment que les maths ont des
conséquences monstrueuses sur la
chevelure. Un jeune dont la
croissance
capillaire
était
El K-FARD …
Ethno
supérieure à celle de M. Linares
s’est prêté pour une expérience :
il est devenu prof de maths et la
quantité de cheveux et la rapidité
de leur pousse ont diminué
considérablement. Deux théories
en découlent, soit c’est le stress
de devoir enseigner une matière
où pas plus de 2 élèves réussiront
à comprendre le programme,
situation qui le rangera donc
dans la catégorie des profs les
plus haïs et les moins respectés,
soit le diplôme de professeur de
maths est fait d’une substance
appelée anti-Linares qui rétrécit
les cheveux. Cette dernière
hypothèse
a été récemment
réfutée car les professeurs qui
écrivent les manuels de maths et
ne sont pas en contact avec les
élèves ne subissent pas ces
malheurs, ce qui nous mène à la
conclusion
suivante :
les
professeurs
de
maths
ont
tendance à perdre les cheveux à
cause
des
résultats
catastrophiques de part des
élèves. Eh ouais, c’est nous les
coupables, pour changer.
El K-FARD …
Test
Quel est votre niveau de cool ?
par Valeria Goluviev et Sébastien Carbonell
Cochez les cases et puis comparez avec les résultats
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IPOD (La technologie avance ! Maintenant je peux écouter tous mes CD de perreo)
PORTABlE AVEC CAMERA( Ouais ! Maintenant je peux prendre des tofs des gens qui haïssent
qu’on les prenne en photo et que je connais po !)
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CONSOLE DE JEUX (PS2, XBOX) (Je suis déjà dans la liste pour les premiers PS4)
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GUITARE ( même si je sais po jouer)
FRINGUE SURFER ( même si je fé po du surf)
GOTHIC LOOK (Mes parents ne me comprennent pas ! Je
(prétends être) suis malheureux !)
COIFFURE MOHAWK OU Fauxhawk ( Je suis innovateur même
si ça existe depuis les indiens - américains)
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BASKET CONVERSE ALL STAR ( les Nikes et Adidas ya fueron !)
CHEVEUX TEINTS (J’aime bien attirer l’attention)
UNE CROIX / UN SIGNE ANTI-NAZI / UN SIGNE ANARCHISTE SUR VOTRE CARTABLE ( Je
suis un RiRe : Riche Révolutionnaire)
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PIERCING (Je l’ai fait sans la permission de mes parents)
‰ TATOUAGE (Je le cache à la maison mais je le montre au lycée)
‰ MON IDOLE EST LE CHE ( même si ché po qu’il est ou ce qu’il a fait)
RESULTATS
1-3 4-7 -
Tu es NUL , je te suggère de te suicider et de mourir comme un martyr
Pas Cool encore, il faut dépenser plus d’argent et de temps pour se faire
remarquer en classe
8 – 11 Félicitations ! Tu es Cool ! tu n’as plus de but dans la vie maintenant !
12- 13 - Tu n'as po de personnalité donc tu l'as acheté !!!

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