Transformer un risque élevé en un très grand potentiel

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Transformer un risque élevé en un très grand potentiel
Transformer un risque élevé
en un très grand potentiel
Rapport de Grant Thornton International sur l’industrie minière en 2013
« C’est une période difficile pour les
minières, en particulier pour les petites
sociétés. Mais la croissance peut
revenir; le rapport rendement-risque
changera lorsque les investisseurs
auront acquis un enthousiasme
renouvelé pour les possibles
rendements élevés que peu d’autres
occasions d’affaires offrent. »
Mark Zastre
Leader de l’industrie mondiale – secteur minier
Grant Thornton Canada
Table des matières
02 La recherche de fonds se poursuit
07 Augmentation des pressions gouvernementales et publiques
14 Les sociétés minières demeurent optimistes malgré les difficultés
17 Diminuez les risques, augmentez les occasions d’affaires
18 Méthodologie et participants
19 Connaissance de l’industrie, expertise locale
20 Partenaires du secteur minier dans le monde
Dans le secteur minier,
les enjeux sont très nombreux
Les conclusions du rapport mettent en lumière les différentes
façons dont les dirigeants de l’industrie minière peuvent réagir
devant les difficultés, notamment en :
• les préoccupations au sujet des impacts environnementaux et
de l’éthique des affaires nuisent à l’image du secteur auprès du
grand public et des investisseurs.
• poursuivant la recherche de financement de manière
à répondre aux préoccupations des investisseurs
concernant l’ensemble du secteur (par exemple, la
viabilité des actifs, la sécurité des titres de propriété),
tout en positionnant leurs propres sociétés en tant
qu’entreprises bien établies et stratégiques, dirigées par
des équipes de gestion professionnelles — et méritant
un investissement supplémentaire;
L’enquête sur l’industrie minière de Grant Thornton
International présente une analyse des réflexions de dirigeants
de l’industrie minière par rapport à ces enjeux et elle révèle
que, malgré toutes ces difficultés, les dirigeants de minières
demeurent optimistes au sujet de leurs perspectives d’affaires.
Cela s’explique peut-être par l’optimisme intrinsèque de ceux
qui choisissent de faire carrière dans les mines, de creuser la
terre dans l’espoir d’obtenir de très gros rendements pour leurs
investissements malgré les faibles probabilités. Cependant, c’est
aussi parce que beaucoup de petites sociétés minières (54 % de
celles qui ont répondu à l’enquête) s’attendent à ce que les prix
des matières premières de leurs actifs principaux augmentent, ce
qui amènera éventuellement une demande croissante pour leurs
projets.
• dirigeant leurs sociétés de façon à ce qu’elles réussissent
malgré des conditions d’affaires difficiles et un soutien
public défaillant, facteurs qui peuvent faire dérailler
leurs projets dans le monde, grâce à l’élaboration et à
la mise en place de stratégies qui leur permettront de
s’adapter à l’évolution rapide des sentiments locaux et
des environnements réglementaires;
• protégeant leurs entreprises en déterminant,
comprenant, gérant et limitant les risques pour
leurs actifs, leurs opérations et leurs chaînes
d’approvisionnement;
• se préparant aux toujours présentes pressions liées au
coût (par exemple, énergie, main-d’œuvre) par la mise en
place de procédures, technologies et automatisations qui
en minimiseront les effets.
Partout dans le monde, les dirigeants de sociétés minières se
trouvent devant une foule d’enjeux :
• les économies au ralenti tiennent à l’écart les investisseurs
craintifs des risques;
• de nombreuses petites sociétés minières cherchent des solutions
de rechange au financement classique par actions parce que les
valeurs des actions sont à la baisse;
• les sociétés productrices sont confrontées à des coûts des
intrants à la hausse qui dépassent même les prix généralement
élevés des matières premières;
• les gouvernements cherchent à taxer davantage le secteur
minier tout en augmentant les fardeaux réglementaires;
• les incertitudes au sujet de la propriété des actifs retardent les
projets et inquiètent les investisseurs hésitants;
« L’industrie minière a toujours comporté une bonne part de
risques, en particulier pour les sociétés qui s’aventurent au-delà
de leurs propres frontières », affirme M. Mark Zastre, leader
de l’industrie mondiale – secteur minier, pour Grant Thornton
Canada. « C’est une période difficile pour les minières, en
particulier pour les petites sociétés. Mais la croissance peut
revenir; le rapport rendement-risque changera lorsque les
investisseurs auront acquis un enthousiasme renouvelé pour
les possibles rendements élevés que peu d’autres occasions
d’affaires offrent. Parmi les autres facteurs qui permettront la
croissance, mentionnons les améliorations de l’efficacité générées
par la technologie et l’automatisation, au fur et à mesure que
les sociétés minières avancent dans le XXIe siècle, l’expansion
générale des approvisionnements à mesure que les sociétés
minières découvrent de nouvelles ressources dans le monde
et l’adoption de pratiques exemplaires pour faire face aux
nombreux enjeux socio-économiques qui attendent les
sociétés minières. »
Le présent rapport de Grant Thornton International sur
l’industrie minière souligne les difficultés que les sociétés
minières connaissent aujourd’hui et illustre les conséquences
que ces problèmes auront sur les opérations minières au cours
de l’année à venir. Par-dessus tout, ce rapport démontre qu’il est
très possible pour les dirigeants de l’industrie de recourir à des
solutions créatives afin résoudre ces problèmes.
1
La recherche de fonds se poursuit
Les sociétés minières doivent composer
avec une gamme complexe de facteurs qui
influent sur leur capacité de réussir — ou
même de demeurer solvable. Toutefois,
l’enquête sur l’industrie minière de
Grant Thornton International révèle une
combinaison intéressante de contraintes
et de moteurs pour l’industrie qui indique
qu’une gestion efficace et adaptée est la
clé du succès à long terme des petites
sociétés minières individuelles. En effet,
alors que certains dirigeants voient des
obstacles à la capacité de concurrence des
sociétés, d’autres perçoivent des tendances
dont il est possible de tirer profit pour la
croissance (Figures 1 et 2).
Nulle part ailleurs ce n’est plus apparent
qu’avec la question du financement.
L’accès au financement est qualifié par
les dirigeants de principale contrainte à
leur capacité d’étendre ou d’accroître leur
entreprise : 44 % l’ont situé à 4 ou 5 sur
une échelle de 1 à 5, où 5 est le plus élevé,
comme facteur contraignant la capacité
d’expansion ou de croissance de leur
entreprise. De la même façon, la capacité
de se procurer des capitaux est le principal
moteur de croissance : 48 % l’ont située
à 4 ou 5 sur une échelle de 1 à 5, où 5 est
un « moteur majeur » de la croissance ou
valeur de leur entreprise.
La majorité des petites sociétés minières
ayant participé à l’enquête, soit 55 %,
ont classé l’accès au financement comme
une contrainte à la croissance. Parmi les
pays ayant participé à l’enquête, le besoin
de financement était le plus prononcé
en Australie, où 66 % des dirigeants ont
classé l’accès au financement comme une
contrainte. Similairement, pour ce qui
est de l’aspect moteurs de la croissance
2
de l’enquête, 56 % des petites sociétés
minières ont classé l’obtention de capitaux
comme un moteur et c’est l’Australie
qui a obtenu le plus haut pourcentage
de dirigeants ayant classé l’obtention de
capitaux comme un moteur (64 % des
dirigeants).1
« C’est un gros problème pour l’industrie
en ce moment. Les marchés financiers
ont effectivement gelé le capital de
risque, et c’est très difficile pour les
sociétés à haut risque qui en sont au stade
de l’exploration d’obtenir du capital
de risque, lequel constitue la source
habituelle de financement pour ces
entreprises », affirme M. Zastre.
« Dans le secteur en amont du marché,
je peux voir que les explorateurs ont soit
réussi à obtenir des fonds pour atteindre
leurs objectifs d’affaires, soit différé
ou reporté leurs activités à cause d’un
manque de financement », dit M. Gerry
Beaney, directeur des marchés financiers,
Grant Thornton R.-U. « À l’autre
extrémité du spectre de l’industrie minière
se trouvent les sociétés engagées dans
la production, lesquelles, grâce aux prix
relativement élevés des matières premières
ou à des opérations bien menées, sont
assises sur des montagnes d’argent. Les
entreprises se situant entre les deux ont
de la difficulté à obtenir des fonds parce
qu’en ce moment, les investisseurs sont
« anti-risques » et elles se retrouvent
devant très peu de choix. »
Il y a cinq ans, on croyait généralement
que les investisseurs publics fourniraient
aux petites sociétés minières les fonds
nécessaires pour explorer et développer
davantage leurs actifs. Aujourd’hui,
seul un projet solide s’approchant de
la faisabilité est susceptible d’attirer les
investisseurs, qui recherchent surtout
des projets presque rendus à l’étape de la
production et qui s’intéressent d’abord au
risque pour l’investissement et, en second
lieu, au potentiel de l’actif. Il est courant
que les sociétés d’exploration vendent
ou scindent les projets qui en sont aux
premiers stades et se concentrent sur des
projets plus avancés, afin d’en augmenter
l’attrait pour les investisseurs et de
maximiser ainsi leurs chances d’obtenir
des investissements.
1
ociétés minières qui en sont au premier stade de leur
S
actif principal, soit l’« exploration de terres vierges »
(greenfield), l’« exploration dans des régions connues »
(brownfield) ou la « pré-faisabilité ».
« Je peux voir que
les explorateurs
ont soit réussi à
obtenir des fonds
pour atteindre leurs
objectifs d’affaires,
soit différé ou reporté
leurs activités à cause
d’un manque de
financement . »
Gerry Beaney
Directeur des marchés financiers
Grant Thornton, R-U
Moteurs de la croissance
Contraintes à la croissance
Capacité de se procurer
des capitaux
Accès au financement
48 %
Augmentation des prix des matières
premières de votre actif principal 41 %
44 %
Augmentation de la participation
gouvernementale ou de la
réglementation
42 %
Solides contrôles des coûts
36 %
Procédures d’obtention de permis
ou de licences
36 %
34 %
Volatilité des prix des
matières premières
Main-d’œuvre compétente
34 %
Augmentation des acquisitions,
des coentreprises et des partenariats
avec les grandes sociétés
26 %
Coûts d’exploitation
Chaîne d’approvisionnement
à haut rendement
Obtention du soutien des
collectivités locales
25 %
Augmentation de la sous-traitance
de projets par les grandes sociétés 15 %
Manque de travailleurs
compétents/qualifiés
23 %
Opérations/automatisation/mécanisation
à la fine pointe de la technologie
14 %
Diminution du pouvoir de négocier
avec les fournisseurs
10 %
19 %
Figure 1 : % de sociétés ayant indiqué 4 ou 5 (5 = moteur principal)
26 %
Figure 2 : % de sociétés ayant indiqué 4 ou 5 (5 = élevé)
3
Solde de trésorerie
43 %
< 2 millions
$ américains
16 %
9 %
De 2 à 5 millions
$ américains
De 5 à 10 millions
$ américains
8 %
De 10 à 20 millions
$ américains
8 %
De 20 à 100 millions
$ américains
5 %
> 100 millions
$ américains
11 %
Ne sait pas,
non disponible
Figure 3 : % d’entreprises
Collecte de fonds
25 %
0 à 3 mois
13 %
13 %
11 %
3 à 6 mois
6 mois à 1 an
1 à 2 ans
30 %
3 %
2 ans et +
6 %
Aucun besoin
prévu
Ne sait pas,
non disponible
Figure 4 : % d’entreprises devant obtenir des fonds avant
Jusqu’à quel point les petites sociétés minières sont-elles
désespérées ? Le rapport de Grant Thornton International
sur l’industrie minière indique que 53 % des petites sociétés
minières2 ont déclaré des soldes de trésorerie de moins de deux
millions de dollars américains. Parmi toutes les entreprises ayant
répondu à l’enquête, 43 % avaient des soldes de trésorerie de
moins de deux millions de dollars américains (Figure 3). Plus
de la moitié des entreprises canadiennes (54 %) ont déclaré des
soldes de moins de deux millions de dollars américains, ce qui
constitue le plus haut pourcentage parmi les pays étudiés, alors
que seulement 27 % des sociétés britanniques ont indiqué des
soldes de moins de deux millions de dollars américains, ce qui est
le plus bas pourcentage.
L’enquête a aussi démontré que 25 % des minières interrogées
devaient absolument se procurer des capitaux d’ici trois mois ou
moins (38 % d’ici six mois ou moins) (Figure 4). Ce pourcentage
est plus élevé chez les petites sociétés minières3, dont 31 %
doivent obtenir de l’argent d’ici trois mois (51 % d’ici six mois
ou moins). Les sociétés minières d’Afrique du Sud, du R.-U. et
de l’Australie disposent d’un peu plus de ressources financières
— en effet, seulement 16 %, 20 % et 26 %, respectivement,
avaient besoin de capitaux d’ici trois mois. Au Canada, 31 %
des dirigeants de minières ont indiqué que leurs sociétés avaient
besoin de fonds avant trois mois. Kaiser Research Online,
organisme qui suit 1 803 entreprises cotées à la Bourse TSX et
4
TSXV et oeuvrant surtout dans le secteur de l’exploration et du
développement des ressources ou des mines, a découvert qu’en
date du 30 novembre 2012, 632 sociétés disposaient de moins de
200 000 dollars canadiens dans leur fonds de roulement.4
« Au Québec, de nombreuses petites sociétés minières dont
les projets d’exploration sont très avancés ont besoin de
financement pour ces projets », note M. Anand Beejan, leader de
l’industrie minière, Raymond Chabot Grant Thornton. En fait,
au Québec, 31 % des sociétés minières ont besoin de collecter
des fonds d’ici trois mois. « La Bourse de croissance TSX est très
au fait des problèmes de liquidités au sein des petites sociétés
minières. En 2012, la Bourse a permis à certaines sociétés qui
répondaient à des critères de difficulté financière précis d’émettre
un nombre limité d’actions en-dessous du prix minimum établi
habituel. Dans certains cas, les sommes obtenues ne combleront
que pendant une très courte période les besoins en fonds de
roulement. »
Sociétés minières qui en sont au premier stade de leur actif principal, soit l’« exploration
de terres vierges » (greenfield), l’« exploration dans des régions connues » (brownfield) ou la
« pré-faisabilité ».
3
Sociétés minières qui en sont au premier stade de leur actif principal, soit l’« exploration
de terres vierges » (greenfield), l’« exploration dans des régions connues » (brownfield) ou la
« pré-faisabilité ».
4
John A. Kaiser, « Bracing for the extinction of 500 juniors or an entire institution ? », Kaiser
Blog, Kaiser Research Online, 2 décembre 2012.
2
Même avec cette mesure, beaucoup de petites sociétés minières
seront incapables d’assurer leur financement et de maintenir
leur inscription à la Bourse. M. Beejan qualifie cette réalité de
nettoyage qui se produit à l’occasion dans le milieu minier et
qui permet de retirer d’un marché faible les joueurs les plus
faibles.
M. Simon Gray, directeur national de l’énergie et des
ressources, Grant Thornton Australie, déclare : « Le besoin de
financement est un problème mondial. Beaucoup de sociétés
d’exploration sont vraiment sur la corde raide et trouvent
que l’obtention du financement est beaucoup plus difficile
maintenant qu’elle ne l’a été pendant bon nombre d’années. Le
fait que les entreprises se démènent vraiment pour collecter des
fonds est un indicateur de la situation actuelle du marché. En
effet, les investisseurs sont très pointilleux en ce qui concerne
l’endroit où ils placent leur argent et beaucoup d’entre eux
préfèrent « s’asseoir sur leur argent ». Ils ne le sortent pas et
ils ne le sortent surtout pas du côté très risqué du marché, qui
est l’exploration préliminaire. Pour les sociétés d’exploration
préliminaire, collecter des fonds est extrêmement difficile, que
ce soit en Australie, au Canada, au Royaume-Uni ou ailleurs
dans le monde. »
Une troublante combinaison de facteurs nuit à la capacité des
petites sociétés minières de collecter des fonds et de maintenir
des soldes de trésorerie suffisants — et bon nombre de ces
facteurs échappent au contrôle de l’entreprise : l’aversion
générale envers le risque de la part des investisseurs et des
acheteurs d’actifs, la stagnation des économies, la volatilité
des marchés financiers dans le monde, la nature même de
l’exploration, qui est à la fois à risque et à rendement élevés,
et un nombre croissant de conflits de travail dans le secteur
minier.
Pour beaucoup de petites sociétés minières, il n’est simplement
pas possible d’attendre que le milieu de l’investissement change,
c’est pourquoi, même avec un financement très resserré, les
dirigeants avisés ont trouvé des manières d’obtenir les capitaux
dont ils ont besoin. Ils réalisent des transactions en recourant
à des approches de financement différentes (y compris des
souscriptions privées ou des instruments financiers hybrides),
en ayant des attentes réalistes quant aux évaluations boursières
de leurs sociétés et projets de même qu’en présentant aux
investisseurs une direction ou des équipes de gestion très solides.
« Ce qui arrive en ce moment aux sociétés minières échappe
largement à leur contrôle, mais il existe des façons pour elles de
gérer les choses », affirme M. Zastre du Canada. « Les sociétés
qui possèdent des actifs non essentiels cherchent à les monnayer
autant qu’elles le peuvent et elles essaient de se regrouper avec
d’autres sociétés afin de se rendre plus attrayantes pour collecter
Aperçu : Financement
Les petites sociétés minières
peuvent encore trouver du
financement, mais elles doivent
améliorer de façon radicale
l’efficacité de leurs exploitations,
leur expertise en gestion et la façon
dont elles présentent leurs occasions
d’affaires aux investisseurs.
des fonds. Dans ce milieu difficile, la recherche d’autres sources
de financement offre quelques possibilités, mais en ce moment
ces choix sont assez limités. »
L’une des voies alternatives consiste à avoir recours à des sociétés
dites de « streaming », lesquelles recherchent des projets viables
et achètent ensuite la production future, à prix réduit, en échange
de fonds pour l’exploration ou la mise en oeuvre dès maintenant.
Cependant, les entreprises qui espèrent intéresser les sociétés
dites de « streaming » doivent présenter des projets assez avancés,
dont les risques ont été réduits de façon importante, si elles
veulent obtenir des versements d’argent à l’avance en échange
d’un pourcentage de leur future production minière.
Même quand les projets en sont à l’étape de la faisabilité, ou
près de cette étape, et que, par conséquent, ils sont plus attirants
pour les investisseurs, les dirigeants de minières ont besoin de
patience et d’une approche bien planifiée. Les stratégies pour
calmer les inquiétudes des investisseurs reposent surtout sur
la force des données techniques et sur la viabilité sous-jacente
de l’entreprise elle-même. Depuis toujours, les investisseurs se
concentrent sur les projets et les actifs, cependant, désormais,
ils étudient aussi les conseils d’administration et les équipes de
gestion. Les investisseurs exigent de plus en plus que les sociétés
minières soient dirigées par des professionnels d’expérience.
31 % des sociétés minières
ont besoin de collecter des
fonds d’ici trois mois.
5
Les jours de l’exploration minière en
tant qu’ « entreprise et mode de vie »
pour des entrepreneurs aventuriers sont
probablement révolus pour toujours.
« Quand vous investissez dans une
société en démarrage, le conseil
d’administration et les gestionnaires sont
tout aussi importants, parfois même
plus importants, que la qualité des actifs
eux-mêmes », dit M. Gray. « En étudiant
les premiers appels publics à l’épargne
(PAPE) de sociétés d’exploration
australiennes en 2012, l’on constate que
ce sont les entreprises avec des conseils
d’administration et des gestionnaires bien
accrédités qui ont le mieux réussi. »
« C’est un milieu très dur, mais il n’est
pas dur pour tout le monde, et j’ai des
clients qui possèdent une bonne équipe
et un réseau très solide », note M.
Zastre. « Dans cette industrie, au cours
des dernières années, il y a des gens
qui ont gagné beaucoup d’argent. Une
importante fortune se trouve entre les
mains de joueurs qui aiment les risques
et qui réussissent très bien en tentant
leur chance. Ils investissent auprès de
personnes qu’ils connaissent et en qui
ils ont confiance. Ceux qui « font partie
de ce cercle » obtiennent d’importantes
sommes d’argent, mais, le plus souvent,
c’est à cause de qui ils sont et de qui ils
connaissent. »
« Par contre, il n’y a pas que des aspects
négatifs », note M. Beaney. « Prenez le
marché AIM (Alternative Investment
Market) de Londres. En 2012, le secteur le
plus populaire en matière de collectes de
fonds a été l’industrie minière, et l’indice
FTSE 100 a dépassé la barrière de 6 000 en
janvier 2013, en grande partie à cause de
l’intérêt des investisseurs pour le secteur.
À mesure que les investisseurs perçoivent
« Mergermarket M&A roundup for Q1-Q3 2012 »,
Mergermarket, 2 octobre 2012.
6
Stephen Cranston, « 2012 M&A less than half what it was
in 2007 », Financial Mail, 21 janvier 2013.
5
6
le mauvais côté du marché obligataire, l’on
voit apparaitre une tendance à la hausse
pour les actions. »
Les fusions et acquisitions demeurent
également une solution possible pour
les petites sociétés minières ayant
besoin d’argent ou cherchant des façons
différentes de créer de la valeur pour leurs
actionnaires. Un quart des dirigeants
de sociétés minières (26 %) ont indiqué
qu’un plus grand nombre d’acquisitions
ou de coentreprises et de partenariats avec
les grandes sociétés était un moteur de
croissance pour leurs entreprises (facteur
classé à 4 ou 5 sur une échelle de 1 à 5, où
5 est un « moteur majeur »). Trente-deux
pourcent des petites sociétés minières
ont classé les acquisitions/coentreprises
comme étant des moteurs de croissance.
marché et les attitudes des investisseurs.
« Je crois que ce phénomène est plus
accentué en ce moment que ce que j’ai
pu voir dans l’histoire récente », suggère
M. Beaney. « Les dirigeants se doivent
d’être plus réalistes par rapport aux
évaluations parce que nous vivons dans un
milieu difficile actuellement, les gens sont
craintifs, il y a beaucoup d’aversion envers
les risques. Peut-être que les dirigeants
peuvent lever un petit peu moins de fonds
que ce qu’ils recherchaient au départ, mais
les répartir de façon différente et plus
prudente. »
« C’est un milieu très
dur, mais il n’est
pas dur pour tout le
Si l’on regarde en arrière, dans le secteur
mondial de l’énergie, des mines et des
monde, et j’ai des
services publics, les activités de fusions et
d’acquisitions ont baissé au cours des neuf clients qui possèdent
mois se situant entre le troisième trimestre
une bonne équipe et
de 2012 (847 transactions évaluées à
379 milliards de dollars américains)
un réseau très solide.
et le troisième trimestre de 2011 (912
Une importante fortune
transactions évaluées à 412,5 milliards de
dollars américains). Toutefois, certaines
se trouve entre les
transactions minières sont toujours en
voie d’achèvement. En Afrique du Sud,
mains de joueurs qui
les métaux et produits métallurgiques
demeuraient la plus grande source de
aiment les risques. Ils
transactions, totalisant 3 milliards de
investissent auprès de
dollars américains.
personnes en qui ils
Les activités de fusions et d’acquisitions
peuvent se retrouver au point mort à
ont confiance. »
5
6
cause de disparités dans l’évaluation entre
les acheteurs et les vendeurs, disparités
qui sont souvent plus fréquentes quand
des gestionnaires d’expérience du secteur
minier sont concernés. En effet, il se
peut que les plus anciens chefs de file du
secteur minier considèrent encore comme
valides les ratios d’endettement d’avant
le ralentissement économique et refusent
de reconnaître les changements dans le
Mark Zastre
Leader de l’industrie mondiale –
secteur minier
Grant Thornton Canada
Augmentation des pressions
gouvernementales et publiques
Les petites sociétés minières de la
planète subissent une augmentation des
pressions gouvernementales et publiques :
procédures d’obtention de permis et
de licences plus strictes, augmentation
des contrôles et des attentes en matière
d’environnement, listes de règlements
de plus en plus longues. Par exemple, la
Bolivie a adopté une loi « Terre Mère »
qui donne à la nature des droits égaux
à ceux des humains et des activités
humaines, par exemple l’industrie minière,
et, au Venezuela, l’industrie de l’or a
été nationalisée. Là comme ailleurs, les
sociétés minières sont inquiètes.
Quarante-deux pourcent des répondants
à l’enquête de Grant Thornton
International sur l’industrie minière ont
mentionné que l’augmentation de la
participation gouvernementale et de la
réglementation constitue une contrainte
à la croissance, tandis qu’un autre 36 %
des répondants ont qualifié les procédures
d’obtention de permis/licences comme
une contrainte (facteur classé à 4 ou 5 sur
une échelle de 1 à 5, où 5 est « élevé »).
En Australie, la majorité des sociétés
minières (56 %) ont classé la participation
gouvernementale et la réglementation
comme une contrainte à la croissance, ce
qui est le plus haut pourcentage parmi les
pays à l’étude.
« Il s’agit d’un problème tellement
important ici en Australie. Le
gouvernement ne fait pas grand-chose
pour soutenir les sociétés d’exploration
et il n’a pas vraiment à cœur l’intérêt
des petites sociétés minières », affirme
M. Gray. À cause de l’augmentation de
la réglementation, le temps requis pour
l’approbation des projets est passé de
quelques mois à des années. « Du point de
vue de l’industrie, les seuls changements
importants que le gouvernement a faits
récemment ont été d’ajouter de nouvelles
taxes de façon inattendue. » En Australie,
ce qui ajoute encore à l’incertitude est
un débat à propos de l’efficacité de la
nouvelle taxe de rente économique des
ressources minérales (Minerals Resource
Rent Tax ou MRRT). La MRRT
impose une taxe sur les profits générés
par l’exploitation des ressources non
renouvelables de l’Australie. Pour les
projets de minerai de fer et de charbon,
la taxe a seulement généré 126 millions
de dollars australiens dans les six mois
se terminant le 31 décembre 20127, ce
qui est peu par rapport aux prévisions
de 2 milliards de dollars australiens pour
l’exercice financier complet se terminant le
30 juin 2013.
répondre à davantage d’exigences afin
de prouver la viabilité des projets et
que l’enthousiasme des investisseurs
internationaux pour le secteur minier
australien a diminué. Une enquête de
Grant Thornton effectuée auprès des
sociétés minières australiennes au milieu
de l’année 2012 a aussi démontré que les
procédures d’obtention de permis/licences
constituent une contrainte majeure à la
croissance, en particulier les procédures
lentes et complexes afin d’obtenir des
licences.8 « Afin de stimuler l’exploration
et de s’assurer que l’industrie continue
à progresser et que les mines du futur
sont découvertes, les gouvernements
devraient envisager d’augmenter les
mesures incitatives », affirme M. Gray.
« Malheureusement, une période
prolongée d’exploration réduite pourrait
retarder de façon importante les futures
découvertes. Cela aurait des conséquences
sur l’emploi et sur la viabilité de
l’industrie. »
7
8
« Parlimentary Business: Mineral Resource Rent Tax
Installments », Australian Taxation Office, 8 février 2013.
JUMEX Survey, Grant Thornton Australie, octobre 2012,
L’augmentation de la réglementation et
l’imposition de nouvelles taxes ont fait
en sorte que les gestionnaires doivent
7
« Une période prolongée d’exploration
réduite pourrait retarder de façon
importante les futures découvertes.
Cela aurait des conséquences sur
l’emploi et sur la viabilité de l’industrie. »
Simon Gray
Directeur national de l’énergie et des ressources
Grant Thornton, Australie
L’exploration est une entreprise à
risque élevé qui devient encore plus
risquée à cause de l’augmentation des
réglementations gouvernementales.
Dans beaucoup de pays, les procédures
bureaucratiques deviennent plus
nombreuses et difficiles, certaines au
point de décourager les investisseurs et,
en conséquence, l’exploration : une loi
prévue par l’Union européenne exigera
que les sociétés exploitant des ressources
naturelles ainsi que certaines autres
industries produisent des déclarations
pays par pays. La loi pourrait entrer en
vigueur dès 2014, ce qui signifierait que la
collecte des données devrait commencer
à la fin de 2013. On exigerait aussi que les
sociétés extractives déclarent les façons
dont elles soutiennent les économies
locales, que ce soit par des taxes, des
paiements pour les droits d’exploitation,
des contributions aux infrastructures
locales, ou autres. De la même manière,
aux États-Unis, une réglementation de
la commission des valeurs mobilières
(Securities and Exchange Commission
ou SEC) sur les minerais stratégiques —
8
émise en tant que partie de la loi de 2010
intitulée Dodd-Frank Wall Street Reform
and Consumer Protection Act (loi DoddFrank pour la réforme de Wall Street et la
protection du consommateur) — affectera
les sociétés minières, car elle exigera que
les sociétés faisant appel public à l’épargne
qui fabriquent des produits contenant
certains minerais désignés, ou qui utilisent
ces minerais désignés dans un processus
de fabrication, déclarent annuellement si
les minerais proviennent de la République
démocratique du Congo (RDC) ou
des pays voisins. Ces sociétés auront
également l’obligation de déclarer les
moyens qu’elles ont pris afin de retrouver
les sources des minerais stratégiques.9
En Afrique du Sud, pays qui possède
certaines des plus grandes réserves de
métaux précieux au monde — et où
l’industrie minière est le plus grand
employeur —, les autorités continuent
d’enquêter sur l’agitation ouvrière qui a
causé des décès et des blessures dans une
mine de Marikana. De plus, une autre
activité gouvernementale en préparation
là-bas pourrait modifier substantiellement
le paysage de l’industrie minière : cette
législation exigerait, dans le cadre de la
loi de 2012 intitulée Spatial Planning
and Land Use Management Bill (loi
pour la gestion de la planification de
l’espace et de l’utilisation des terres) et
de l’ébauche de 2012 intitulée Mineral
and Petroleum Resources Development
Amendment Bill (amendement à la loi
sur le développement des ressources
minérales et pétrolières), que les sociétés
minières versent des contributions afin de
soutenir le développement économique.
Par ailleurs, la Charte minière est déjà
en vigueur et, dans ses dispositions, elle
exige que d’ici au 30 avril 2014, pour
leurs opérations minières, les détenteurs
de droits miniers parviennent à accorder
26 % de participation à la propriété
aux Sud-Africains historiquement
désavantagés (la Charte exigeait 15 %
pour le 30 avril 2009).
« La Charte minière augmente beaucoup
le fardeau administratif des sociétés
minières et elle peut limiter leur bassin
d’avenues d’approvisionnement possibles,
à cause de l’exigence de traiter avec
d’autres sociétés dans le cadre de la
structure de propriété requise », dit M.
Steven Kilfoil, chef national du secteur
minier, Grant Thornton Afrique du Sud.
« Grant Thornton a acquis récemment une
entreprise spécialisée dans la conformité
à ces réglementations qui étudie les
politiques et procédures et qui donne
des conseils pratiques sur la meilleure
façon de se conformer à la loi et d’en
tirer le meilleur avantage possible. » Ce
qui complique encore plus les problèmes
du pays, ajoute M. Kilfoil, est la
fonctionnalité limitée du nouveau système
de gestion électronique des minerais,
lequel, selon la ministre des Ressources
minérales, Mme Susan Shabangu, exige
encore en moyenne 284 jours, ou neuf
mois, pour le traitement d’une demande
de licence d’exploration.
En Afrique du Sud, cinquante-sept
pourcent des dirigeants de minières ont
rapporté que les contestations de droits
d’exploration et les incertitudes quant aux
titres des actifs constituent un problème
grave ou modéré dans le pays de leur
actif principal, situant ce problème bien
au-dessus du pourcentage global de
44 % (Figure 5)10. Dans l’ensemble du
Canada, 41 % des dirigeants de sociétés
minières voient les contestations de
droits d’exploration comme un problème
important ou modéré, mais le pourcentage
est beaucoup plus élevé chez les dirigeants
de la province de Québec (56 % par
rapport à 25 % ailleurs au Canada).
« Make it right: Responsible sourcing and supply-chain
management », ABCs of Supply Chain Excellence, Grant
Thornton, États-Unis, septembre 2012.
10
Pourcentage basé sur les dirigeants de sociétés minières
ayant indiqué que leur actif principal est intérieur (p. ex.,
des sociétés minières dont l’actif principal est au Canada
qui ont répondu au sujet des conditions au Canada).
« La Charte minière
augmente beaucoup
le fardeau administratif
des sociétés minières
et elle peut limiter
leur bassin d’avenues
d’approvisionnement
possibles. »
9
Steven Kilfoil
Chef national du secteur minier
Grant Thornton, Afrique du Sud
Contestation des droits d’exploration/incertitudes quant aux titres des actifs
Pas un problème
Problème modéré
30%
22%
22%
Problème majeur
24%
Problème mineur
2%
Ne sait pas,
non disponible
Figure 5: % d’entreprises11
Pourcentage basé sur les dirigeants de sociétés minières ayant indiqué que leur actif principal est
intérieur (p. ex., des sociétés minières dont l’actif principal est au Canada qui ont répondu au sujet
des conditions au Canada).
11 9
« La plus grande partie du travail
d’exploration se fait dans le Nord »,
affirme M. Beejan du Québec, « là où
vivent de nombreuses collectivités des
Premières nations. Il y a des problèmes
liés à la contestation des droits, à la
capacité de construire des infrastructures
ainsi que d’amener les mines au stade de
la production commerciale. La perception
générale est que le partage des richesses
entre les sociétés minières et les Premières
nations est inégal, et c’est un problème
que les minières doivent reconnaître
et s’efforcer de régler. Les sociétés qui
ont pris le temps d’établir de bonnes
relations avec les collectivités locales ont
été capables de conclure des ententes
fructueuses. »
« Ceci met en lumière l’un des risques de
l’industrie », ajoute M. Zastre. « L’enquête
sur l’industrie minière de Grant Thornton
International révèle que près de la moitié
des dirigeants de sociétés minières sont
inquiets des incertitudes entourant les
titres des actifs. En effet, si vous ne
détenez pas un titre clair pour votre actif,
il se peut que vous ne possédiez rien
du tout. Imaginez que cette situation
se produise dans une autre industrie, la
Aperçu :
Réglementations et droits territoriaux
Même si les réglementations et les
contestations territoriales menacent les
projets miniers partout dans le monde,
les partenaires locaux et les firmes de
services professionnels peuvent aider
les petites sociétés minières à
s’orienter vers la réussite.
construction d’automobiles, par exemple,
et que les dirigeants ne soient pas certains
d’avoir libre accès à leurs installations ! »
Il explique que, dans certaines provinces
canadiennes, par exemple, il y a des
régions importantes et très étendues pour
lesquelles les revendications territoriales
non réglées sont encore en suspens. « Des
douzaines de négociations en vue de
traités sont en cours et chacune constitue
un processus qui peut prendre des années.
Dans beaucoup de ces régions, il y a des
mines ou un bon potentiel minier. Les
sociétés minières peuvent et doivent
travailler de concert avec les autorités
locales afin d’essayer d’obtenir les permis
nécessaires, mais si elles ne tiennent pas
compte des besoins et des droits des
collectivités locales des Premières nations
concernées, leurs projets pourraient être
en danger. Si les sociétés ne collaborent
pas avec tous les intervenants dès les
premières étapes du projet, les risques
liés au projet augmentent de façon très
marquée. »
Les contestations à propos des titres ne
sont pas un problème dans tous les pays.
M. Gray affirme qu’en Australie, il y a
peut-être des tracasseries administratives
pour obtenir des permis, mais une fois
que la société possède son permis, il est
très rare que les titres soient contestés.
22% des répondants affirment que la
contestation des droits d’exploration et
les incertitudes quant aux titres des actifs
constitue un problème majeur.
10
« Cependant, il s’agit d’un problème
majeur pour les sociétés australiennes
qui ont des projets en Afrique et dans
certaines parties de l’Asie. Dans ces
régions, les sociétés ayant perdu les titres
de leurs actifs ne disposaient pas de
solides partenaires locaux et elles avaient
essayé de faire les choses à distance.
Ça n’a pas marché. L’engagement et la
participation de partenaires locaux est
essentielle. L’expertise locale aide les
explorateurs à poser les questions qu’ils
ignoraient devoir poser. »
Il peut être très exigeant de gérer des
actifs très dispersés, toutefois, la plupart
des dirigeants de minières affirment que
c’est avec leur propre personnel qu’ils
coordonnent leurs activités de relations
gouvernementales (81 %). Par contre,
un autre 49 % d’entre eux ont recours à
des conseillers juridiques de l’extérieur
à la place ou en plus de leur propre
personnel; enfin, 38 % ont recours à des
agents ou conseillers de l’extérieur.12
L’aide extérieure est particulièrement
utile quand il s’agit d’obtenir des
gouvernements des incitatifs ou des
subventions, tels que :
• des crédits d’impôt pour actions
accréditives au Canada;
• des crédits à l’investissement pour la
préproduction minière au Québec;
• des crédits d’impôt pour l’exploration
minière en Colombie-Britannique;
• des incitatifs au capital de risque en
Afrique du Sud;
• des incitatifs fiscaux à l’exploration en
Australie.
En septembre 2012, le ministre australien
des Mines et du Pétrole, M. Norman
Moore, a annoncé un financement de
5 millions de dollars australiens pour
les programmes de forage de 2013; les
programmes de financement précédents
ont accordé (en tout) 27 millions de
dollars australiens en subventions depuis
2009 et il est prévu qu’ils fournissent
137 millions de dollars australiens en
subventions aux explorateurs d’ici 201613.
Cependant, M. Gray fait remarquer qu’il
s’agit de sommes modestes, étant donné
le déclin récent de l’activité d’exploration
en Australie et dans d’autres parties
du monde. « Si vous êtes tourné vers
l’avenir, vous ne pourrez pas découvrir
la prochaine mine si vous ne faites pas
d’exploration. Aussi, les gouvernements
qui cherchent à augmenter leurs revenus
provenant de sociétés minières doivent
s’assurer que ces mines continuent d’être
trouvées et exploitées. »
En Australie, l’industrie a demandé
qu’on adopte un programme d’actions
accréditives, semblable à celui du Canada,
afin de favoriser l’investissement dans
les petites sociétés d’exploration. Ce
programme d’actions accréditives est
en vigueur au Canada depuis plusieurs
années; dans le cadre de ce programme,
les investisseurs qui achètent des
actions accréditatives peuvent profiter
des déductions fiscales de sociétés de
ressources minières. Ces déductions sont
effectivement transférées de la société
à l’investisseur. L’investisseur paie les
actions et la société lui transfère certaines
dépenses minières. Celui qui investit
dans des actions accréditatives peut alors
déduire ses investissements d’un revenu
qui serait autrement imposable.
« Les sociétés qui ont
pris le temps d’établir
de bonnes relations
avec les collectivités
locales ont été
capables de conclure
des ententes
fructueuses. »
Anand Beejan
Leader de l’industrie minière
Raymond Chabot Grant Thornton
Québec
Les participants pouvaient choisir plus d’une réponse.
Kathryn Diss, “Miners call for exploration tax incentives,”
ABC News, 4 septembre 2012.
12
13
11
Politiques publiques en soutien à l’exploration
dans le pays de l’actif principal
di
sp
on
ib
le
Di
ss
ua
siv
es
sa
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pa
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12 % 2 %
Ne
14 %
ni
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23 %
M
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en
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37 %
M
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ès
inc
ita
tiv
es
13 %
Figure 6 : % d’entreprises15
Pourcentage basé sur les dirigeants de sociétés minières ayant indiqué que leur actif principal est intérieur
(p. ex., des sociétés minières dont l’actif principal est au Canada qui ont répondu au sujet des conditions au Canada).
15 Cependant, même avec des programmes
gouvernementaux qui peuvent profiter
à l’industrie, M. Zastre affirme que
les sociétés minières doivent de plus
composer avec un soutien public
chancelant. « Pour les sociétés qui veulent
explorer ou exploiter les ressources
minières, les obstacles — la propriété des
terres, les restrictions environnementales,
les revendications des Premières nations,
les exigences en matière de permis —
augmentent continuellement. Notre
ministre fédéral des Ressources naturelles
tente actuellement d’établir un système
d’obtention de permis qui soit plus
simple, mais il nage vraiment à contrecourant de l’opinion publique, des médias
et de la perception générale voulant
que l’exploitation minière ne soit pas
respectueuse de l’environnement. »
Certains observateurs du secteur croient
que les perceptions négatives envers
12
l’exploitation minière ont plus à voir
avec la stagnation actuelle du marché —
prix des matières premières, évaluations
des actions — qu’avec les pratiques
de l’industrie minière ou le soutien de
l’exploitation minière par le public. Les
dirigeants des sociétés minières sont plutôt
d’accord : 73 % estiment que les politiques
publiques favorisent l’exploration dans
le pays de leur actif principal (Figure 6);
82 % des petites sociétés minières14 ont
également exprimé ce sentiment.
Environ 82 % des dirigeants de sociétés
minières canadiennes perçoivent les
politiques publiques comme « incitatives »
par rapport l’exploitation dans le pays
de leur actif principal, ce qui constitue
le plus haut pourcentage parmi les pays
ayant répondu à l’enquête sur l’industrie
minière de Grant Thornton International,
et 47 % des dirigeants australiens croient
que les politiques publiques favorisent
l’exploration, ce qui est le plus bas
pourcentage parmi les pays à l’étude. Par
ailleurs, 19 % des dirigeants britanniques
et 17 % des dirigeants australiens ont
qualifié les politiques publiques de « très
dissuasives » par rapport à l’exploration
dans la région de leur actif principal.
Sociétés minières qui en sont au premier stade de leur
actif principal, soit l’« exploration de terres vierges »
(greenfield), l’« exploration de régions déjà connues »
(brownfield) ou la « préfaisabilité ».
14 Corruption
Partout dans le monde, les gouvernements adoptent des mesures plus sévères contre
la corruption. La majorité des sociétés minières ont mis en place des pratiques et
procédures afin d’empêcher que des actes illégaux soient posés par leurs employés
ou partenaires. Environ 70 % des dirigeants de sociétés minières ont indiqué que leur
entreprise dispose d’un code de conduite traitant des questions de corruption de façon
très claire; un autre 9 % des dirigeants ont affirmé qu’ils ont prévu d’adopter un tel code.
L’on peut aussi constater l’état de préparation des sociétés grâce aux données de
l’enquête qui indiquent que 42 % des dirigeants de minières ont affirmé que la corruption
n’est « pas un problème » et 15 % ont dit qu’il s’agissait d’un « problème mineur » dans le
pays de leur actif principal; 71 % des dirigeants du Royaume-Uni et 69 % de l’Australie ont
indiqué que la corruption n’était pas un problème. Il est plus probable que les dirigeants
qualifient la corruption de « préoccupation importante » en Afrique du Sud (41 %) et au
Canada (18 %).16
« Je pense que le pourcentage en Afrique du Sud est probablement un peu plus élevé
que ce à quoi je m’attendais, mais si je me base sur certains événements survenus au
pays, il est évident que les dirigeants de sociétés minières sont inquiets », affirme M.
Kilfoil de l’Afrique du Sud. M. Beejan du Québec mentionne la très grande couverture
médiatique, dans la province, de la commission d’enquête sur la corruption et la collusion
dans l’industrie de la construction. La publicité autour de cette commission, ajoute-t-il,
augmente les préoccupations des dirigeants du Québec. « Dans toutes les industries et
tous les paliers de compétence, des cas isolés de corruption apparaissent à l’occasion,
mais je pense qu’au Québec, nous sommes actuellement plus sensibilisés aux risques et
conséquences. »
Dans toutes les industries, les sociétés canadiennes sont très conscientes du problème
de la corruption. En février, le gouvernement a proposé des amendements à la Loi sur la
corruption d’agents publics étrangers (LCAPÉ) afin d’améliorer l’application de la LCAPÉ et
d’augmenter les sanctions en cas de non-respect.17
Pourcentage basé sur les dirigeants de sociétés minières ayant indiqué que leur actif
principal est intérieur (p. ex., des sociétés minières dont l’actif principal est au Canada
qui ont répondu au sujet des conditions au Canada).
17 Parlement du Canada.
16 13
Les sociétés minières demeurent
optimistes malgré les difficultés
La majorité des dirigeants de sociétés
minières ayant répondu à l’enquête
s’attendent à des hausses dans les coûts
d’énergie et de main-d’œuvre (voir
l’encadré intitulé Augmenter les salaires
des employés) au cours de l’année à
venir, mais beaucoup s’attendent aussi
à ce que les prix des matières premières
de leur actif principal augmentent
également. Toutefois, les projections
pour ce qui est de la croissance en
matière d’emploi, de chiffre d’affaires,
de revenu et de rentabilité sont moins
bonnes; par exemple, 34 % des dirigeants
de minières s’attendaient à ce que leurs
revenus augmentent, tandis que 12 %
s’attendaient à une baisse (résultat de
+22 points de pourcentage) (Figure 7).
seulement 12 % s’attendent à diminuer
leurs dépenses.
M. Gray, de l’Australie, remarque : « De
nombreuses petites sociétés minières ne
sont pas en production, donc elles ne
font pas de profit. Les facteurs les plus
pertinents sont la viabilité financière des
projets et leur pouvoir d’attraction ainsi
que la volonté d’investissement dans ces
projets. » Ici aussi, les minières sont assez
optimistes. L’enquête sur l’industrie
minière de Grant Thornton International
a révélé que 46 % des petites sociétés
minières augmenteront leurs dépenses
d’exploration dans l’année à venir;
Une autre information importante tirée
des données de l’enquête, ajoute M.
Gray, est que les dirigeants s’attendent
à ce que les prix des matières premières
augmentent. Les petites sociétés minières
dépendent des collectes de fonds, et s’il
n’est pas prévu que leur projet rapporte
suffisamment (à cause de diminutions
de prix des matières premières ou
d’augmentations de coûts), elles ont
alors beaucoup moins de chances
d’être capables de recueillir les capitaux
nécessaires pour terminer les études de
Perspectives d’affaires
augmentation
55 %
Coûts
énergétiques
diminution
3 %
54 %
52 %
46 %
42 %
40 %
34 %
32 %
Prix des matières
premières de base
de votre projet
principal
Coûts de
main-d’œuvre
Dépenses
d’exploration
Investissement
dans les machines
et les installations
Emploi
Chiffre
d’affaires/
revenus
Rentabilité
6 %
9 %
12 %
9 %
10 %
12 %
12 %
Figure 7 : % d’entreprises prévoyant une augmentation ou une diminution
14
faisabilité avancées et commencer la mise
en œuvre. Cependant, si l’on s’attend à
ce que les prix des matières premières
augmentent à long terme, alors les
valeurs des sociétés augmentent et des
capitaux peuvent être collectés avec des
prix d’actions plus élevés, ce qui amène
moins de dilution pour les actionnaires
et, en conséquence, davantage de
confiance dans la valeur des actions de
ces sociétés. »
Certaines personnes suggèrent que
ces résultats optimistes témoignent
de l’engagement des dirigeants envers
leur industrie, même dans des pays qui
ont subi de graves problèmes de maind’œuvre et de délais dans l’octroi des
permis. En Afrique du Sud, par exemple,
40 % des dirigeants de sociétés minières
s’attendent à ce que leurs dépenses
d’exploration augmentent, alors que
seulement 12 % s’attendent à une baisse.
Malgré les augmentations de coûts, les
réglementations gouvernementales de
plus en plus nombreuses et les opinions
publiques négatives auxquelles sont
confrontées les sociétés minières de la
planète, les deux tiers des dirigeants
voient le potentiel minier du pays
de leur actif principal sous l’angle
du « verre à moitié plein » : 33 % ont
classé leur potentiel minier comme
« très bon » et 35 % l’ont qualifié de
« bon » (Figure 8)18. Quatre petites
sociétés minières sur cinq (80 %) ont
qualifié le potentiel minier de très
bon ou bon. Au Canada, 88 % des
dirigeants de sociétés minières ont
qualifié le potentiel minier de très
bon ou bon, ce qui est le plus haut
pourcentage parmi les pays ayant
participé à l’enquête.
« Les sociétés minières sont optimistes,
d’ailleurs, si elles n’estimaient pas que
le potentiel minier est bon là où est
situé leur actif principal, pourquoi
serait-ce leur actif principal ? »,
demande M. Gray. « Chaque
entreprise se lance dans l’exploration
minière et la prospection parce qu’elle
veut être celle qui fera la prochaine
grosse découverte. Elle veut créer
de la valeur pour ses actionnaires, et
l’industrie minière a créé beaucoup
de valeur, pour un grand nombre de
personnes, au fil des années. Je ne
crois pas que l’industrie ait atteint
son plein potentiel. Les technologies
permettant de trouver et d’extraire
des minerais efficacement s’améliorent
tout le temps, et il y a toujours de
vastes régions du monde qui sont
pratiquement inexplorées. Il y a
encore beaucoup de potentiel dans
le monde. »
Très bon 33 %
Bon 35 %
Faible ou 9 %
très faible
Moyen 20 %
Potentiel minier dans le pays de l’actif principal
Figure 8 : % d’entreprises19
Pourcentage basé sur les dirigeants de sociétés minières ayant indiqué que leur actif principal
est intérieur (p. ex., des sociétés minières dont l’actif principal est au Canada qui ont répondu au
sujet des conditions au Canada).
18, 19 15
Augmenter les salaires des employés
Plus de la moitié des dirigeants de sociétés minières (53 %) indiquent que leur société
augmentera les salaires de ses employés au taux de l’inflation au cours des 12 prochains
mois, et un autre 21% d’entre eux augmenteront les salaires au-dessus du taux de l’inflation.
À cause de cela, les exploitants doivent absolument se concentrer sur la productivité
des employés. Pour abaisser les coûts, beaucoup de sociétés minières recourent à des
techniques « allégées », améliorent leurs systèmes de gestion et insistent sur le recrutement
et la formation de travailleurs de première ligne.
Dans beaucoup d’entreprises, les salaires augmentent, et les dirigeants compensent cette
tendance par une productivité accrue et l’application de technologies leur permettant
de réduire les effectifs — en fait, en ajoutant des travailleurs hautement qualifiés et des
procédés d’automatisation de haute technologie. « Au lieu d’avoir tout un tas d’ouvriers qui
conduisent de gros camions, vous avez un petit nombre de techniciens qui les conduisent
à distance à partir d’une salle de commande », dit M. Beaney du R.-U. M. Gray corrobore
en mentionnant une forte tendance, en particulier chez les grosses minières de l’Australie,
d’avoir recours à l’automatisation. « Elles automatisent les camions, elles automatisent les
trains, bref, tout ce qui peut être automatisé, à cause des coûts de main-d’œuvre très élevés
que nous connaissons en ce moment. »
16
Diminuez les risques,
augmentez les occasions d’affaires
Le rapport de Grant Thornton
International sur l’industrie minière met
en lumière les principales tendances et
leurs effets sur les sociétés minières basées
ou opérant en Australie, au Canada, en
Afrique du Sud et au Royaume-Uni.
Comment votre société réussira-t-elle
à surmonter les problèmes et à tirer
profit des occasions d’affaires qui y
correspondent ?
Financement et transactions
Votre entreprise est-elle capable d’évaluer
votre portefeuille d’actifs de façon
précise, en tenant compte des nouvelles
conditions du marché ? Les temps sont
durs pour les petites sociétés minières
ayant besoin de financement. Voir les
choses d’un autre oeil peut aider les
dirigeants à trouver les fonds dont ils
ont besoin — au moyen de produits
en actions classiques, de fusions et
acquisitions ou d’autres solutions de
rechange. Il est important de positionner
votre entreprise là où c’est le plus logique,
étant donné son stade de développement,
la situation géographique de ses actifs et
les tendances dans les prix des matières
premières.
Conformité réglementaire
Votre société est-elle capable de
surveiller, mesurer et documenter la
conformité réglementaire — ou bien
est-ce que votre société et vous encourez
des risques ? Établissez un cadre de
conformité solide et adapté à l’entreprise
et à ses actifs, en y incluant l’évaluation
de la conformité actuelle, l’élaboration
de stratégies de réduction des risques et
la mise en place de structures rigoureuses
pour la production de rapports et la
surveillance.
Gestion des risques
De quelle façon les tendances du secteur
minier, dans votre pays et dans le monde,
se traduisent-elles en occasions d’affaires
et en risques pour votre entreprise ? Qui
assume la responsabilité de ces risques
et comment doivent-ils être mesurés
et gérés ? La recherche a démontré
que les sociétés ayant mis en place un
cadre formel de gestion des risques
sont plus susceptibles d’obtenir de plus
hauts taux de croissance. En effet, cette
approche vous permet de bâtir une
culture de sensibilisation aux risques et
de vous assurer que les risques réels et
en émergence sont identifiés, évalués
et traités de façon adéquate et qu’une
répartition claire des responsabilités dans
l’ensemble de l’entreprise vous permet
d’assumer la gestion des risques.
Comportements d’affaires éthiques
Les sociétés minières faisant des affaires à
l’échelle mondiale encourent des risques
importants et des pénalités sévères
en cas de corruption, de fraude ou de
blanchiment d’argent. Les entreprises
de toutes tailles doivent élaborer des
politiques et procédures leur permettant
de parcourir les dédales juridiques et
elles doivent aussi établir des pratiques
éthiques cohérentes et documentées.
Cela permet de réduire les risques
d’écarts de conduite, tout en fournissant
à l’entreprise de solides défenses en cas de
pratiques d’affaires non éthiques.
Amélioration des processus
L’exploitation minière est une industrie
plus que centenaire, pourtant les
technologies et les processus évoluent
plus rapidement que jamais. Est-ce que
votre entreprise dispose des nouveaux
outils, des personnes compétentes et de la
mentalité axée sur l’amélioration continue
qui lui permettront d’améliorer les
rapports coût-efficacité et la productivité
année après année ? Avez-vous étudié en
profondeur votre structure de coûts afin
de trouver des façons d’améliorer votre
encaisse ?
Chaque société minière peut bénéficier
d’une perspective nouvelle. Grant
Thornton est l’un des plus grands
regroupements mondiaux de firmes
d’assurance, de fiscalité et de conseils
indépendantes. Ces firmes aident
les sociétés dynamiques à débloquer
leur potentiel de croissance en leur
fournissant des conseils importants qui
leur permettent de passer à l’action. Au
sein de ces firmes, des équipes proactives,
dirigées par des partenaires faciles
d’approche, font appel à leurs idées, à
leur expérience et à leur instinct afin de
comprendre les problèmes complexes
des clients de sociétés de droit privé, de
sociétés cotées en bourse et d’organismes
publics et elles les aident à trouver des
solutions. Chez Grant Thornton, plus de
35 000 personnes, réparties dans 100 pays,
s’efforcent de faire la différence pour les
clients, les collègues et les collectivités
dans lesquelles nous vivons et travaillons.
17
Méthodologie et participants
L’enquête sur l’industrie minière de
Grant Thornton international est fondée
sur les réponses de 389 dirigeants de
sociétés minières de l’Australie, du
Canada, de l’Afrique du Sud et du
Royaume-Uni. L’enquête a été menée
par Experian, au nom de Grant Thornton
International, à la fin de 2012 et au début
de 2013. Les principales statistiques
démographiques des sociétés participantes
sont présentées aux Figures 9 à13. Il est
bon de noter que, dans cette section et
partout dans le rapport, les catégories de
réponses aux questions ne totalisent
pas nécessairement 100 % à cause
de l’arrondissement des
données numériques.
Figure 12 : Premier stade de l’actif principal
Figure 10 : Nombre d’employés
% d’entreprises
% d’entreprises
Moins de 10
36 %
Exploitation minière
37 %
10 à 19
16 %
Exploration de terres vierges
26 %
20 à 49
17 %
Préfaisabilité
15 %
50 à 99
7 %
Mise en œuvre
9%
100 à 149
4 %
Faisabilité bancaire
6%
150 à 199
3 %
200 à 249
1 %
Exploration de régions déjà
connues
5%
250 à 299
2 %
Ne sait pas, non disponible
2%
300 à 399
2 %
400 à 500
1 %
Plus de 500
10 %
Figure 13 : S
ituation géographique
de l’actif principal
% d’entreprises
Figure 9 : R
épondants classés
selon leur titre d’emploi
Figure 11 : Matière première de l’actif principal
% d’entreprises
% d’entreprises
PDG/directeur général
34 %
Or
28 %
COF/chef des opérations
financières
27 %
Cuivre
10 %
Directeur
13 %
Charbon
9%
Président
10 %
Minerai de fer
4%
Chef des opérations
5%
Platine
3%
Président du conseil
d’administration
3%
Zinc
3%
Uranium
3%
Premier vice-président
2%
Nickel
3%
Partenaire
1%
Argent
2%
Vice-président directeur
1%
Aluminum
1%
Autre
6%
Étain
1%
Autre
34 %
Ne sait pas, non disponible
1%
18
À l’intérieur du pays
67 %
À l’étranger
33 %
Connaissance de l’industrie,
expertise locale
Chez Grant Thornton, nous
comprenons l’ensemble de l’industrie
minière. En effet, nous nous efforçons
de comprendre les principaux moteurs
de croissance des entreprises, leurs
buts et leurs objectifs et, grâce à cette
connaissance, nous nous assurons
que les sociétés minières retirent
le maximum d’avantages de notre
offre de service unique. Après avoir
établi les principaux problèmes que
vous rencontrez, nous élaborons
des solutions sur mesure pour vous
permettre d’atteindre vos objectifs,
grâce à une combinaison de notre
connaissance globale du secteur
minier et de notre expertise locale.
Services d’assurance
•
•
•
•
•
•
•
•
•
vérification par sondages
examens de la gouvernance
d’entreprise
gestion financière
conseils relatifs aux Normes
internationales d’information
financière (NIIF)
services de vérification interne
et externe
vérification interne
évaluation des risques
vérifications réglementaires
production de rapports sur
la durabilité
Conseils en matière de direction
•
•
•
•
Durabilité
•
•
•
•
•
•
assistance pour la collecte de fonds
fusions et acquisitions
conseiller désigné (du marché AIM
de Londres)
préparation à l’introduction en
Bourse.
•
•
•
•
•
•
Avis opérationnels
•
•
•
examen des contrôles internes
services d’enquête sur fraude et de
conseils en cas de litige
services d’amélioration de la
productivité
Conseils en matière de transactions
•
•
•
•
•
•
soutien aux transactions
diligence raisonnable
technologies de l’information
et assurance
intégration après transaction
expertise comptable
services en matière de durabilité et de
changements climatiques
assurance par rapport aux normes
internationales
approche intégrée de la production
de rapports non financiers
Fiscalité
•
Marchés financiers
acquisitions
cessions
REI (rachats d’entreprises par
des investisseurs)/RED (rachats
d’entreprises par les dirigeants)
refinancement
•
•
•
•
•
conformité à la taxe d’affaires
résolution de litiges
impôt à l’emploi
négociations en matière d’énergie
et d’émissions
taxes indirectes (TVA/TPS)
questions relatives à l’impôt
international
questions relatives à la gestion de
l’impôt sur le capital
services fiscaux en matière de fusions
et acquisitions
planification fiscale pour
les actionnaires
services consultatifs en matière
de fiscalité et de risques
conseils en matière d’administration
de l’impôt
établissement des prix de cession
19
Partenaires du secteur minier
dans le monde
Afrique du Sud
Botswana
Québec
Steven Kilfoil
T +27 (0)11 322 4550
C [email protected]
Vijay Kalyanaraman
T +2673952313
C [email protected]
Anand Beejan
T +1 (0) 514 393 4802
C [email protected]
Christel Pretorius
T +27 (0)11 322 4782
C [email protected]
Brésil
John Cochrane
T +514 390 4139
C [email protected]
Mohamed Zakaria Sadek (Zak)
T +27 (0)11 322 4604
C [email protected]
Australie
Simon Gray
T +61 8 8372 6666
C [email protected]
Holly Stiles
T +61 8 9480 2111
C [email protected]
Nelson Barreto
T +55 (11) 38865111
C [email protected]
États-Unis
Canada
Jeremy Jagt
T +1 416 360 2369
C [email protected]
Kazakhstan
Doug Steele
T +604 443 2198
C [email protected]
Yerzhan Dossymbekov
T +7 72 73 111 340
C [email protected]
Bill Surphlis
T +1 416 777 7223
C [email protected]
Mexique
Mark Zastre
T +604 443 2170
C [email protected]
20
Patrick Gable
T +1 216 858 3537
C [email protected]
Esteban Urióstegui Bárcenas
T +52 (55)5424 6500
C [email protected]
Mozambique
Royaume-Uni
Suède
Dev Pydannah
T +25821311937
C [email protected]
Gerry Beaney
T +44 (0)20 7728 2589
C [email protected]
Johan Eriksson
T +46 (0)8 563 073 28
C [email protected]
Namibie
Eddie Best
T +44 (0)20 7728 2849
C [email protected]
Zambie
Tom Newton
T +26461381200
C [email protected]
Pérou
Jose Luis Sarrio Abad
T +51 (1)615 6868
C [email protected]
Martin Goddard
T +44 (0)20 7728 2770
C [email protected]
Christopher Hall – Consultant
T +44 (0)20 7728 3196
C [email protected]
Edgar Hamuwele
T +260211227722
C [email protected]
Zimbabwe
Tinashe Mawere
T +26 3444 2511
C [email protected]
Chris Smith
T +44 (0)20 7728 3446
C [email protected]
Russie
Sergey Tishakov
T +7 495 775 0050
C [email protected]
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