31 mars 2010 - Mairie du 15e

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31 mars 2010 - Mairie du 15e
COMPTE-RENDU
DU CONSEIL DE QUARTIER DUPLEIX / LA MOTTE-PICQUET
DU 31 MARS 2010
Ordre du jour :
1/ L’embellissement du quartier.
2/ Les correspondants de nuit.
3/ Points divers.
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Etaient présents :
Collège des élus : Jean-Marc BOULENGER de HAUTECLOCQUE, Adjoint au Maire
du 15e chargé des Conseils de Quartier Dupleix / La Motte-Picquet et Emeriau /
Zola ; Géraldine POIRAULT-GAUVIN, Député suppléant, Conseillère de Paris,
Conseillère régionale, Déléguée auprès du Maire du 15 e à la vie locale pour les
quartiers Dupleix / La Motte-Picquet, Emeriau / Zola, Cambronne / Garibaldi et
Violet / Commerce.
Collège des personnalités qualifiées : Patrick MARTINEAU (Secrétaire Général de la
CAF de Paris) ; Jean SALINES (Directeur de l’agence de Paris de la Société
Nationale Immobilière).
Collège des associations : Véronique RESTOUT (association Les Amis du Champ
de Mars) ; Philippe SIDELSKY (association Eiffel Park).
Collège des habitants : Françoise BARRY ; Séverine LE GAL ; Claude-Eliane DE
LENONCOURT ; Michèle PIGANIOL ; Philippe ALISON ; Jean-Marie PAPAZIAN ;
Pierre PONTHUS.
Invités : Ghislène FONLLADOSA, Adjointe au Maire du 15 e, chargée de la Culture,
du Patrimoine et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la
Communication ; Julien HEGLY-DELFOUR, chef du bureau des Correspondants de
nuit ; Sihem AMIRI, responsable de la base du 15 e arrondissement ; Danuta
DIDELET, adjointe à la responsable.
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Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE souhaite la bienvenue et présente l’ordre du jour.
Ghislène FONLLADOSA rappelle le contexte : la Direction des Affaires Culturelles est
centralisée, aussi n’y a-t-il à la Mairie du 15 e ni de fonctionnaire de la Ville ni a fortiori de
service culturel. Il y a elle-même, Adjoint à la Culture depuis 2001 – qui s’occupe aussi du
Patrimoine et des Nouvelles technologies. Philippe GOUJON a innové en décidant que les
Conseillers d’arrondissement qui ne sont pas Adjoints, se verraient attribuer le suivi de
plusieurs dossiers et seraient appelés Conseillers délégués : l’un d’eux, Guy COUDERT, est
délégué à la Culture auprès de Ghislaine FONLLADOSA, et suit particulièrement certaines
opérations, comme les Journées Brassens ou le Salon du Livre créé l’an dernier. Il y a donc
en tout et pour tout deux personnes pour suivre les affaires culturelles dans le 15e.
La Mairie du 15e n’a aucune influence sur les institutions municipales comme le théâtre
Monfort, le musée Bourdelle ou le mémorial Jean Moulin. Dans les institutions où elle est
représentée, comme les bibliothèques, sa responsabilité est du même niveau que celle
qu’elle exerce dans les écoles, à savoir les travaux d’entretien. Sur le plan budgétaire, le
fameux « Euro par habitant » proclamé par la Ville de Paris, se retrouve noyé dans une
masse budgétaire, la Dotation d’animation locale, où la Mairie d’arrondissement doit puiser
pour de nombreuses manifestations : pour les jeunes, les seniors, les associations, etc.
Dans la pratique, loin des 235.000 € théoriques, le budget culturel pratique est de 67.000 €,
sachant que le salon des artistes peintres coûte 7.500 € et la Fête de la Musique, 15.000 €.
Il existe depuis 2003 un Comité de l’Art dans la Ville (CAV), présidé par l’Adjoint à la Culture
du Maire de Paris, Christophe GIRARD, composé d’élus et de personnalités qualifiées, qui
examine les propositions de création ou de restauration d’œuvres d’art situées dans l’espace
public. Tout le monde (habitant, élu, association, Conseil de quartier) peut lui soumettre une
idée, le président décidant de la mettre ou non à l’ordre du jour du Comité. Celui-ci se réunit
à un rythme aléatoire, et semble avoir des conceptions très arrêtées : priorité aux œuvres
contemporaines et aux artistes vivants recrutés dans le monde entier.
Ghislène FONLLADOSA donne deux exemples de démarches faites auprès du CAV. Des
habitants souhaitaient qu’une œuvre de Joseph ERHARDY - sculpteur américain vivant en
France depuis les années 50 et ayant son atelier rue du Commerce - intitulée « La tournée
du pain », soit implantée square du Commerce. Le Comité a opposé un refus. Les pompiers
de la caserne Violet souhaitaient que soit reconstituée à l’identique, dans le square Violet, la
sculpture « Sauvée » d’Hector Lemaire. Commandée en 1888 par la Ville de Paris, elle
représentait un pompier sauvant des flammes une jeune fille, mais fut fondue par l’Occupant
durant la seconde guerre mondiale. Le dossier, très argumenté et soutenu par la hiérarchie
des Sapeurs-pompiers, a rencontré un refus unanime du CAV. Le Comité a ensuite procédé
à un appel international à projets sur ce même thème et pour ce même lieu, mais les
quelques projets reçus se sont avérés si abscons que l’appel a été déclaré infructueux.
Quant aux murs peints, la politique de la Ville de Paris à leur égard a évolué vers un refus,
les arguments invoqués étant de nature économique (coûts élevés de réalisation et
d’entretien) et juridique (accord des copropriétaires, droits de l’artiste sur son œuvre).
Si un Conseil de Quartier porte avec conviction un projet intéressant et réaliste, Ghislaine
FONLLADOSA le soutiendra, au même titre que le soutiendront Philippe GOUJON et toute
la municipalité du 15e. Elle mentionne un projet tout proche du quartier : Gudmar OLOVSON,
sculpteur suédois mais parisien depuis les années 50 et dont l’atelier est rue Saint-Charles,
souhaiterait qu’une de ses oeuvres soit implantée près du square Pablo Casals.
Pierre PONTHUS fait part de la conclusion récemment atteinte par un groupe de
Conseillers, à savoir que le quartier Dupleix est dépourvu de toute sculpture. Cette forme
d’art devrait donc être privilégiée en vue de tout embellissement du quartier. Il espère que
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les budgets l’autoriseront. Les Conseillers se concerteront avec des artistes afin de donner
naissance à un projet bien défini. Ghislène FONLLADOSA relève que le coût prévisible est
d’au moins 80.000 € pour une sculpture visible, et ce sans les frais techniques d’installation.
L’installation de Sophie CALLE sur le pont du Garigliano a coûté 250.000 €. Elle rappelle que
même si le budget n’était pas un problème, demeurerait tout de même l’étape incontournable
de l’examen du projet par le Comité d’Art dans la Ville. Jean-Marc BOULENGER DE
HAUTECLOCQUE, en réponse à un habitant, signale que les budgets d’investissement et
de fonctionnement du Conseil de Quartier sont respectivement de 8.000 €et 3.300 € par an.
Il ajoute que le recours au mécénat privé est une piste à explorer. Une habitante souhaite
savoir s’il existe d’autres projets d’embellissement du quartier, que des sculptures. JeanMarc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE répond que tout dépend de la définition qu’on
donne de l’embellissement. Il évoque le projet, porté par Géraldine POIRAULT-GAUVIN,
d’un équipement sportif sous le métro aérien, baptisé « City-stade » et dont on vient
d’apprendre qu’il serait finalement réalisé directement par la Ville de Paris, à l’emplacement
de la station Vélib’ qui sera déplacée. Il y a aussi un projet d’équipements sportifs pour
adultes dans le square Dupleix. Un récent projet de mur végétalisé a été refusé. Le projet de
Philippe SIDELSKY sur le thème de la Tour Eiffel, a constitué un embellissement du quartier
durant plusieurs mois, sans souffrir de vandalisme, et il sera réitéré. Parallèlement à la
préparation de la Fête Américaine prévue sur l’Île aux Cygnes, on réfléchit à un projet de
fresque au même endroit. Une autre habitante soulève la question des « Trames Vertes ».
Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE relève que cette excellente idée consistant
à créer des liaisons arborées et/ou végétalisées entre deux espaces verts, n’a pas pu pour
l’instant trouver d’application dans le quartier Dupleix, la seule possibilité étudiée présentant
l’inconvénient de supprimer des places de parking rue du Laos. Michèle PIGANIOL rappelle
qu’il avait été question de végétaliser les trottoirs entre la place Joffre dans le 7 e et le M° La
Motte-Picquet. Une autre possibilité serait de mettre des arbres dans la rue Frémicourt en
élargissant un peu le trottoir. Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE suggère la
mise en place d’un groupe de travail autour de ces propositions. Une habitante propose que
les aménagements de sol (avec aire de jeux) en brique, rue du Docteur Finlay, œuvres d’un
grand architecte et qui sont dans un état déplorable, se voient affecter quelques milliers
d’Euros prélevés sur le budget du Conseil de Quartier au titre de l’embellissement. JeanMarc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE se demande si ce ne serait pas plutôt à la Ville
d’entretenir ses équipements, plutôt qu’au Conseil de Quartier de pallier ces insuffisances
avec son tout petit budget. Il relève toutefois l’existence d’un problème d’entretien à cet
endroit. Pierre PONTHUS souhaite que l’aspect ludique ne soit pas oublié, et propose
l’implantation d’un jeu d’échecs géant sur le modèle scandinave, place Dupleix, qui ne serait
guère coûteux et contenterait tant les joueurs que les spectateurs. Jean-Marc BOULENGER
DE HAUTECLOCQUE note la difficulté d’un juste équilibre entre le risque de vol des pièces,
et la nécessité de leur mobilité, mais croit qu’il faut réfléchir à cette idée. Géraldine
POIRAULT-GAUVIN incite les habitants à être créatifs, et rappelle que l’initiative de Philippe
SIDELSKY semblait au départ très difficile à réaliser. La mobilisation des habitants est
d’autant plus importante que les pesanteurs et obstacles administratifs sont considérables.
Des habitants créatifs et mobilisés pourront compter sur le soutien des élus du 15e. Elle
ajoute que le problème signalé rue du Docteur Finlay avait déjà été mentionné en Conseil de
Quartier, et qu’il faudra faire évoluer cette situation. Ghislène FONLLADOSA rappelle que
ses permanences en Mairie ont lieu le mardi à 18 h, et se déclare disponible pour participer
à tout groupe de travail qui aurait besoin de soutien. Elle relève toutefois que sa compétence
en matière d’embellissement se limite à la culture et ne s’étend ni à la végétalisation ni au
réaménagement de la voirie. Elle annonce une nouveauté intéressant le quartier : sur le
Marché de Grenelle, les 29 & 30 avril et le 1er mai, il y aura une grande exposition d’artistes
du 15e et d’ailleurs, intitulée « Place aux Artistes ». Philippe SIDELSKY se demande s’il est
possible de combiner sculpture et végétalisation via une ou des sculptures végétales.
Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE rappelle que suite à un drame survenu
dans le quartier, plusieurs changements ont été obtenus, notamment l’implantation d’une
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base des Correspondants de Nuit (CDN) au 55, rue de la Fédération, avec compétence pour
la zone dénommée « Dupleix / Saint-Charles / Frères Peignot ». Philippe GOUJON, Hubert
MARTINEZ et lui-même sont allés visiter ce local pour s’entretenir avec les agents, et les
Conseillers de Quartier ont jugé important que ces derniers présentent leur activité ce soir.
Julien HEGLY-DELFOUR indique que les Correspondants de Nuit (CDN) ont été mis en
place par la Ville de Paris en 2004, la première implantation ayant eu lieu dans le 19e
arrondissement. Depuis octobre 2009, ils sont présents sur un secteur du 15e
arrondissement, avec un effectif de 14 personnes garantissant la présence d’une ou deux
équipes de trois ou quatre agents, sept jours sur sept de 16h à minuit. Sur le plan
administratif, les CDN fonctionnent sur le principe de la régie directe, tous les collaborateurs
étant des fonctionnaires de la Ville de Paris, recrutés sur concours. Tirant les leçons des
expériences du type « Grands frères », ces agents ont une moyenne d’âge de 30 ans, et
sont issus environ pour moitié des métiers de la sécurité (Police nationale ou municipale,
Gendarmerie, sociétés de sécurité privée) et pour moitié des métiers de la médiation sociale
ou de l’animation. Leurs missions sont multiples :
- accompagnement physique, en particulier sur rendez-vous (pour une personne âgée
depuis le Métro - ou pour un enfant victime de racket depuis l’école – jusqu’au domicile) ;
- veille technique ou résidentielle, en signalant des dysfonctionnements aux services
techniques concernés, en particulier ceux de la Ville (voirie, nettoiement) mais aussi
d’autres, par exemple la Police en cas de présence d’une épave d’automobile ;
- veille sociale, au profit notamment des sans-abri, avec lesquels une relation de confiance
doit être établie en vue de convaincre d’accepter une prise en charge, mais aussi parfois les
mineurs en errance ou les toxicomanes ; les CDN ne procèdent pas à des signalements au
sens des services sociaux, mais ces derniers sont alertés si une situation paraît alarmante ;
- médiation sociale, sous deux angles ; le premier est la prévention des nuisances et
incivilités, par le rappel - les agents ne peuvent verbaliser - des règles de vie dans un
quartier (nuisances sonores, mais aussi stationnement gênant, déjections canines ou dépôt
d’encombrants) ; le second est l’intervention dans des petits conflits
- information des habitants ès qualité d’agents de la Ville de Paris, soit immédiatement soit
en reprenant contact avec la personne demandeuse ultérieurement.
De manière générale, la priorité est à l’établissement de liens. Les CDN ne se substituent à
rien d’existant (services sociaux, clubs de prévention, police), mais occupent un espace
peut-être vide. Si une personne semble en danger, la Police sera prévenue mais en aucune
façon les CDN n’ont vocation à être informateurs de Police. Les équipes sont toujours sur le
terrain même si elles ne sont appelées nulle part. Julien HEGLY-DELFOUR appelle les
habitants à emmener chez eux la documentation disponible, et plus généralement à
s’approprier ce nouveau service public. Sihem AMIRI décrit les limites exactes du secteur
d’intervention : depuis le square de la place Dupleix, vers l’ouest la rue Edgar Faure, vers le
sud la rue Desaix, vers l’ouest le boulevard de Grenelle, vers le sud la rue Saint-Charles,
vers l’ouest la rue du Docteur Finlay, vers le sud la rue Emeriau puis la rue des Quatre
Frères Peignot, vers l’est la rue de Javel, vers le nord la rue Saint-Charles, vers l’est la rue
Vialat puis la rue Humblot. Actuellement, dans le quartier Dupleix, un bon nombre de
riverains se plaignent de nuisances sonores, des regroupements bruyants de jeunes pouvant
être constatés notamment rue George Bernard Shaw, rue Leroi-Gourhan ou allée du
Général Denain. Le contact avec ces jeunes est plutôt bon même si les nuisances persistent.
A l’avenir comme jusqu’à présent, les CDN se déplaceront à chaque appel.
Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE souhaite savoir si les CDN travaillent avec
les éducateurs de rue (Arc 75). Julien HEGLY-DELFOUR rappelle que l’implantation des
équipes n’en est qu’à ses débuts, et si des rencontres impromptues ont eu lieu sur le terrain,
il n’y a pas encore eu de rencontre formelle ; il suggère que la Mairie d’arrondissement en
organise une. Selon la réalité des différents quartiers, les équipes sont amenées à travailler
plus ou moins étroitement avec les éducateurs. Jean-Marc BOULENGER DE
HAUTECLOCQUE confirme qu’il souhaite que de telles synergies se mettent en place dans
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le quartier. Pierre PONTHUS demande si les services des Correspondants de Nuit sont
gratuits. Julien HEGLY-DELFOUR répond qu’ils le sont totalement, étant un service public
municipal. Une habitante aimerait savoir si les CDN ont le droit de pénétrer dans les
immeubles. Julien HEGLY-DELFOUR répond que oui, sous réserve d’y être invités. Le
choix a été fait de ne doter les agents ni de réquisitions permanentes, ni de moyens d’accès
permanents, car dans certains endroits cela les amènerait à effectuer de véritables rondes,
ce qui n’est pas leur raison d’être. En revanche, si un voisin, à 23 heures en semaine, fait la
nouba alors qu’on préfèrerait dormir, on peut appeler une équipe à lui rendre visite, sous
réserve de lui donner accès à l’immeuble. Une autre habitante souhaite savoir pourquoi,
lorsqu’elle appelle, on lui demande systématiquement son nom, alors que les équipes ne
demandent pas leurs noms aux quelques quinze personnes qui sont auteur des « jeux » de
ballon. Elle juge le quartier invivable, et donne l’exemple du dimanche précédent où les
« jeux » de ballon ont commencé à 13h et se sont achevés à 4h30 la nuit suivante ; selon
elle, les CDN sont sur le terrain depuis 6 mois, or il n’y a pas de différence : ils passent, ils
saluent, et quelques minutes après les « jeux » reprennent. Récemment, une personne des
Correspondants de Nuit lui a répondu au téléphone qu’il était impossible d’empêcher les
« jeux » de ballon. Elle voudrait savoir si oui ou non, il est possible de les empêcher. Julien
HEGLY-DELFOUR répond que les équipes tiennent une main-courante des événements,
mais que donner son nom n’est pas obligatoire, que l’on se manifeste par téléphone ou
directement auprès des agents. Concernant les auteurs de nuisances, le contrôle d’identité
est une prérogative de Police Judiciaire, que les CDN par définition ne possèdent pas, et qui
au demeurant les ferait sortir du cadre de la médiation. Pour ce qui est de l’efficacité des
interventions, il souligne qu’il n’existe pas de recette miracle. Si la médiation échoue, soit les
CDN soit les habitants peuvent appeler la Police. Par ailleurs, les nuisances qui
recommencent après le départ des CDN ne recommenceraient-elles pas après le départ de
Policiers ? Quoi qu’il en soit, confisquer un ballon est illégal. Le but est de convaincre les
personnes, de dissuader par une présence, de modifier l’occupation du territoire. C’est un
travail de longue haleine. Il est conscient que cette réponse ne peut satisfaire des habitants
exaspérés. Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE accepte l’idée qu’il s’agit d’un
travail de longue haleine, mais rappelle qu’une situation impossible a été créée, et que
malgré des années de réclamations par les élus du 15e, rien n’a été fait jusqu’à ce qu’il y ait
eu mort d’homme. La réponse est nécessairement progressive, lente et multiple :
correspondants de nuit, mais aussi création d’un « city-stade » sous le métro aérien,
créneaux supplémentaires d’ouverture des gymnases, première verbalisations pour tapage
nocturne relativement aux « jeux » de ballon à l’initiative du Commissaire central.
Hubert MARTINEZ confirme recevoir chaque matin le rapport d’activité des Correspondants
de Nuit, rapport auquel il répond par des questions, des remarques et des suggestions : en
particulier, il a insisté pour que des efforts soient faits au sujet des jeux de ballon, et plus
généralement sur la place Leroi-Gourhan à des heures à la fois variables et tardives, la rue
des Quatre Frères Peignot ainsi que la tour Keller et ses abords. Il transmet ensuite ce
rapport d’activité au directeur de cabinet du Maire ainsi qu’à Jean-Yves PINET, chargé de
mission « Sécurité – Tranquillité » (lequel le transmet le cas échéant à la chargée de mission
« Voirie » si des dégradations de biens publics sont signalées) et à Sylvie CEYRAC si des
personnes sans domicile fixe sont mentionnées. Au-delà de la question des CDN, la Mairie
du 15e a reçu en 2009 565 plaintes, dont 76 émanaient du quartier Dupleix (ce qui est élevé
mais inférieur au quartier Georges Brassens avec 95 plaintes). Ces plaintes peuvent porter
sur des attroupements, des nuisances générées par des SDF, des occupations de halls
d’immeuble, des nuisances générées par des bars, des discothèques ou des salons de
massage, des troubles de voisinage, des cambriolages, etc. Sur les 76 plaintes du quartier,
30, soit 40%, concernaient des nuisances sonores nocturnes. Pour Hubert MARTINEZ, le
problème numéro un est donc bien identifié, mais ne se limite ni aux Correspondants de Nuit
ni à la Police, il doit aussi être celui des associations de prévention (comme Arc75 qu’il
remercie d’être présent) ou des associations qui se sont spontanément créées suite au
drame du 18 décembre 2008 (et dont il déplore l’absence). Il relève au passage que la
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grande majorité des personnes se regroupant place Leroi-Gourhan sont des majeurs. Il
rappelle que parmi d’autres suggestions d’habitants, une riveraine avait émis l’idée de
végétaliser la place Leroi-Gourhan afin d’atténuer les « jeux » de ballon par la mise en place
de gros bacs plantés. Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE regrette que ces
suggestions d’habitants ne lui soient pas parvenues, alors qu’il est en charge du Conseil de
Quartier. Il note toutefois que le service des Parcs & Jardins s’oppose à l’implantation de
jardinières (difficulté d’entretien, nécessité d’arrosage). Il ajoute avoir émis, de son côté,
l’idée de remplacer les bornes carrées utilisées pour des jeux bruyants, idée qui n’a pas fait
l’unanimité, plusieurs personnes regrettant qu’on touche à l’ « intégrité » de la place.
Géraldine POIRAULT-GAUVIN souligne l’ancienneté du problème des « jeux » de ballon, et
assure l’habitante qui trouve le quartier invivable à cause des bruits nocturnes, qu’elle
partage son exaspération. Elle rappelle que bien des solutions ont été explorées, et espère
que cet été – l’époque la plus sensible – on pourra juger si les mesures décidées suite à la
prise de conscience tardive de la Ville de Paris, portent leurs fruits. Elle se souvient que dès
le début, en 2003/04, il avait été suggéré de végétaliser par bacs afin de prévenir les « jeux »
de ballon, mais que les services des Parcs & Jardins s’y étaient opposés. Or, très
récemment, Philippe GOUJON a inauguré, sur le parvis de la Mairie du 15 e, plusieurs grands
bacs contenant des arbustes, ce qui constitue un nouveau précédent dont il faudra se
prévaloir.
Un habitant demande si les Correspondants de Nuit sont armés, et s’ils ont été confrontés à
de la violence physique. Julien HEGLY-DELFOUR répond qu’ils ne sont pas armés, ce qui
serait contraire à la logique de médiation sociale qui est la leur. Ailleurs dans Paris, mais pas
encore dans le quartier, il est arrivé qu’ils rencontrent de la violence, mais sans que des
blessures sérieuses s’ensuivent. Ils sont formés à l’apaisement et non au rapport de forces,
et ont pour instruction de se retirer si la situation devient trop tendue. Une habitante a connu
le problème des « jeux » de ballons dans une autre commune, où le problème a été réglé à
la satisfaction des habitants, en affichant l’interdiction de cette activité, ce qui a permis à la
Police de verbaliser. Géraldine POIRAULT-GAUVIN est convaincue que l’affichage
rappelant l’interdiction des jeux de ballons fait partie des solutions. Elle rappelle que le
Conseil de Quartier, dans sa mandature précédente comme au début de sa présente
mandature, avait émis le vœu d’un tel affichage, allant jusqu’à proposer de le financer, mais
que la Mairie centrale s’y était à chaque fois opposée. Jean-Marc BOULENGER DE
HAUTECLOCQUE établit un lien entre la réaction de la Mairie centrale et l’idéologie du « il
est interdit d’interdire », l’opposition d’arrondissement ayant soutenu la position de la Mairie
centrale. La même habitante souligne l’impact non seulement du bruit de ces « jeux », mais
de celui des vibrations sur l’équilibre nerveux des habitants. Elle déplore que l’idéologie ne
laisse pas la place au pragmatisme, et se demande comment les personnes qui s’opposent
à une mesure de bon sens réagiraient en vivant ce que vivent les riverains. Jean-Marc
BOULENGER DE HAUTECLOCQUE se déclare ouvert à un nouveau vœu réclamant la
pose des panneaux d’interdiction, et suggère qu’il soit rédigé par Géraldine POIRAULTGAUVIN. Un habitant note que la place Leroi-Gourhan est une voie publique, et que les
jeux de ballon sont interdits sur la voie publique : la Police serait donc dès à présent fondée
à verbaliser, qu’il y ait ou non des panneaux. Sa chambre donnant sur la place LeroiGourhan, il a pu observer la convivialité et la patience des Correspondants de Nuit, mais
aussi l’inutilité de leurs interventions, qu’il explique par le fait que les populations impliquées
dans les nuisances sonores sont inaccessibles à la pédagogie et insensibles à la médiation.
Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOQUE rappelle que les verbalisations ont déjà
commencé. Il pense que rien n’est inutile lorsque la situation est aussi délicate, et souhaite
que le Conseil de Quartier fasse à nouveau un point d’étape sur ce sujet à l’automne, donc à
un moment permettant de tirer les leçons de l’été à venir.
Philippe SIDELSKY présente la seconde édition de l’opération « Eiffel en Fête ». Il en
rappelle les grandes lignes : volonté de créer du lien en embellissant par la même occasion
le quartier, toute personne pouvant peindre sa Tour Eiffel sur l’un des piliers des allées
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entourant le jardin Nicole de Hauteclocque. Il en rappelle la réussite : une forte participation,
et des œuvres exposées trois mois sans dégradations. Il souhaiterait ajouter au vernissage
du dimanche 20 juin vers 17 heures (la mise en peinture ayant débuté la veille) un piquenique citoyen, sans alcool puisque se déroulant sur la voie publique, et avec l’aide des
Journaux Officiels qui prêteraient des tables et imprimeraient sur des chutes de papier, des
agrandissements de photographies anciennes du quartier, le tout à usage de nappes. Le
thème demeurerait « la Tour Eiffel ». Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE
souligne l’importance de l’implication personnelle de Philippe SIDELSKY dans ce projet, et la
nécessité de lui venir en aide par l’implication bénévole des habitants, comme d’ailleurs sur
la plan financier en reconduisant la subvention de 2.000 € à l’événement. Une habitante
suggère qu’on associe au thème de la Tour Eiffel, celui des différentes Expositions
Universelles. Philippe SIDELSKY répond que cela est tout à fait possible, de même que
sont envisageables d’autres idées comme celle, évoquée antérieurement, d’inviter les
habitants à venir en costume d’époque. Tout est une question de disponibilité des
personnes : on peut venir le voir pour proposer idées et aide, à sa boutique de décoration de
la rue Desaix, face aux Journaux Officiels.
Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE revient sur le sujet des panneaux
d’interdiction des « jeux » de ballon. Géraldine POIRAULT-GAUVIN donne lecture d’un
projet de vœu : « Le Conseil de Quartier Dupleix / Motte-Picquet demande au Maire de Paris
qu’une solution simple, peu coûteuse et réalisable immédiatement, soit prise pour mettre un
terme aux jeux de ballon rue Leroi-Gourhan et aux abords du jardin Nicole de Hauteclocque.
Ces jeux de ballon créent des nuisances sonores de plus en plus insupportables pour les
riverains, notamment la nuit. Le Conseil de Quartier propose et demande que des plaques
rappelant l’interdiction des jeux de ballon sur la voie publique, soient apposées en divers
endroits du secteur concerné. Le Conseil de Quartier regrette que cette solution ait été
rejetée à plusieurs reprises par le Conseil de Paris, et demande que cette requête soit à
nouveau examinée favorablement. » Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE met
le vœu aux voix. Le vœu est adopté à la majorité (unanimité moins une abstention).
Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE évoque la modification du règlement des
parcs et jardins. Le sujet figurait à l’ordre du jour, mais le calendrier du Conseil de Paris
ayant changé, la discussion doit être repoussée à une séance ultérieure du Conseil de
Quartier. Il rappelle brièvement l’enjeu : la réglementation existante remonte à 1985, et une
fois modifiée, constituera un socle susceptible de modifications locales pour les équipements
transférés, qui sont dans le quartier : le square Dupleix, le jardin Nicole de Hauteclocque et
le square des Martyrs Juifs. Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE invite
conseillers et habitants à lui transmettre leurs suggestions, qui pourraient porter sur les
horaires d’ouverture, l’accès ou non aux pelouses, l’autorisation ou non des activités
commerciales ou culturelles, ou encore l’interdiction des jeux de ballon. Il signale, pour ce
qui est de la modification du règlement général, que Philippe GOUJON a émis plusieurs
propositions : que les enfants soient autorisés à circuler à vélo à faible vitesse et sous
surveillance d’un adulte ; que les enfants n’aient accès qu’aux équipements destinés à leur
tranche d’âge ; que seuls les ballons en mousse soient autorisés pour les jeunes enfants ;
interdiction d’accéder aux massifs d’arbustes, de couper les fleurs ou de laisser les chiens
accéder aux parties plantées. Il déplore que deux propositions de Philippe GOUJON aient
été rejetées, en l’occurrence celle voulant que les enfants de moins de 10 ans soient
accompagnés de personnes responsables et celle voulant que la mention des infractions soit
accompagnée de celle du montant des amendes.
Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE aborde le sujet du budget
d’investissement. Il rappelle le contexte : le budget d’investissement du Conseil de Quartier
(environ 30.000 €) doit être dépensé sous peine de devenir indisponible, or le projet
envisagé (un « city-stade » sous le Métro aérien) a été repris à son compte par la Mairie de
Paris, qui le financera directement. Il existe à présent un autre projet, à savoir celui
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d’implanter des équipements d’activité physique dans le square Dupleix. Ces équipements,
inspirés de ceux d’une salle de musculation mais destinés à un public plus large (y compris
les personnes à mobilité réduite, car il s’agit non de culturisme mais d’incitation à une reprise
d’activité), adaptés à un usage en plein air, existent à Lyon où ils donnent toute satisfaction
depuis des années, et sont garantis 10 ans. D’autres projets similaires existent ailleurs dans
Paris, mais si le Conseil de Quartier l’approuvait rapidement, le quartier Dupleix / MottePicquet pourrait être pionnier dans la Capitale. Le devis pour quatre appareils est de 20.575
€. Le projet d’installer des jeux dans le square Bela Bartok a été abandonné car l’endroit
relève d’un autre Conseil de Quartier, et celui d’implanter les appareils présentés ce soir
dans le jardin Nicole de Hauteclocque a été abandonné suite à une étude technique, la seule
surface disponible étant inadaptée. Pierre PONTHUS craint un risque de concurrence
déloyale pour la salle de musculation de l’avenue de la Motte-Picquet, et préfèrerait décider
ultérieurement. Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE ne souhaite pas forcer la
main au Conseil de Quartier, et est disposé à décaler l’affectation du budget
d’investissement à la réunion suivante du Conseil, mais souligne que nul projet viable n’est
sorti du processus d’appel à idées, lequel remonte à un an environ. Une conseillère
s’étonne de ce que sa proposition de distribuer des cendriers portables, n’ait pas été retenue
en réunion préparatoire. Elle est sceptique quant à la durabilité des équipements
proposés. Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE trouve sa suggestion excellente
et note que Claire DE CLERMONT-TONNERRE avait il y a quelques années organisé une
distribution de tels objets, mais rappelle qu’un projet doit recevoir le soutien d’une majorité
de Conseillers, pour être approuvé. Une habitante trouve le projet excellent, et ne croit pas
à un risque de concurrence pour les salles de musculation, que de nombreuses personnes dont elle-même - ne peuvent fréquenter compte tenu des prix pratiqués. Un habitant est
choqué de ce que, compte tenu de la situation budgétaire de la Ville de Paris, le Conseil
puisse être tenu de dépenser de l’argent. Jean-Marc BOULENGER DE HAUTECLOCQUE
constate un consensus pour réexaminer le projet lors de la prochaine réunion du Conseil de
Quartier et trancher à son sujet par un vote positif ou négatif.
Il remercie l’assistance et clôt la séance.
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