en toute sécurité - Vocation : sécurité routière

Commentaires

Transcription

en toute sécurité - Vocation : sécurité routière
en toute sécurité
Dans la conduite de tous les jours,
vous arrive-t-il de vivre les situations
suivantes?
1.
On vous dépasse par la droite sur une
route à deux voies du même sens? Estce normal?
Raisons possibles
• Conducteurs-propriétaires manquant de sens
du partage.
• Certains livreurs de pizza, chauffeurs de taxi ou
de camion?
• Conducteurs ayant appris à rouler toujours à
gauche et dont les parents et amis font de même.
• Peu soucieux de la sécurité routière.
• Manque de connaissance des règles de sécurité.
• Jamais suivi de cours de conduite.
• Manque de connaissances de la fonction exacte
de chaque voie.
• Peur de changer de voie.
• Avoir ses propres règles de conduite.
• Être pressé par le temps.
• Conducteurs qui oublient qu’ils roulent à gauche.
• Obliger les autres à rouler à notre vitesse, ce que
la loi interdit.
Ce qu’on doit faire
Si un conducteur se fait souvent dépasser par la
droite, c’est qu’il roule dans la mauvaise voie et ou à
une vitesse moindre. La voie de gauche sert à tourner à gauche ou à dépasser, la voie de droite sert à
2
aller tout droit ou à tourner à droite, alors que celle
du centre est utilisée pour aller tout droit ou dépasser. Quand on a effectué le dépassement, l’autre véhicule apparaît dans le rétroviseur. On peut alors actionner le clignotant, faire l’angle mort et reprendre la
voie dans laquelle on va tout droit.
Sur l'autoroute, les voies ont des fonctions différentes. Sur une autoroute à trois voies, la voie de droite
sert à accéder à l’autoroute et à en sortir, celle du
centre est utilisée pour aller tout droit ou dépasser,
tandis que celle de gauche sert uniquement à dépasser. S’il y a deux voies, la voie de droite sert à
entrer et sortir ou aller tout droit, la gauche uniquement à dépasser. Et quand la manœuvre est faite,
reprendre la voie de droite après avoir vérifié dans le
rétroviseur et fait l’angle mort.
Le dépassement par la droite va à l’encontre des règles de sécurité routière. Par ailleurs, un conducteur
qui roule constamment dans la voie de gauche peut
empêcher un autre automobiliste de le dépasser.
Pour qu’il y ait dépassement, il y a automatiquement
des changements de voies à effectuer.
Par contre, la progression vers la droite est possible.
Dans ce cas, on ne change pas de voie, mais notre
vitesse est plus élevée que celle des autres autour
de nous.
Ainsi, sur l’autoroute, si le conducteur à notre gauche
roule à 90 km/h et que notre vitesse dans la voie de
droite est de 100 km/h sans changement de voie,
c’est ce qu’on appelle une progression. Toutefois,
cette manœuvre requiert un redoublement de prudence.
3
2.
Au moment où le feu passe au vert et
que vous vous apprêtez à repartir, une
automobile vous coupe la route perpendiculairement. Où regardiez-vous?
Raisons possibles
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Penser qu’on a la priorité sur feu vert.
Être pressé par le temps (livreur?).
Manque d’habitude du partage de la route.
Se sentir poussé par le conducteur qui se trouve
derrière, ce qui nous rend à risque.
Ne pas regarder où il faut.
Antécédents d’accidents à des feux de signalisation.
Jamais suivi de cours de conduite et manque
d’informations. Autodidacte du volant.
Facultés affaiblies et somnolence.
Impression d’être suivi.
Habitudes de conduite inadéquates.
Ce qu’on doit faire
Quand le feu passe au vert, la priorité est au conducteur qui est engagé dans l’intersection. Alors,
quand on relâche le frein et qu’on s’apprête à accélérer pour s’engager dans l’intersection, la première
manœuvre consiste à regarder à gauche et à droite
pour vérifier si quelqu’un ne passe pas sur la jaune
rougissante. Cette vérification peut vous sauver la
vie, des blessures ou des frais considérables. Anticiper et prévoir les dangers. Et si on freine, il convient de vérifier ce que fait le conducteur derrière
soi.
4
3.
Souvent, lorsque le feu de signalisation passe au vert, un klaxon se
fait entendre derrière vous.
Raisons possibles
• Être dans la lune.
• S’occuper du système de son de l’auto, de la
chaufferette ou chercher quelque chose dans la
boîte à gants.
• Parler (notamment au téléphone).
• Fumer.
• Ne pas se préoccuper de ce qui se passe autour
de soi.
• Se laisser distraire par une conversation téléphonique ou avec un passager.
• Ne pas regarder où on veut aller.
• Ne pas être attentif aux feux de circulation.
• Manque de respect pour autrui.
• Certains chauffeurs de taxi?
• Bref, être trop concentré sur toutes sortes
d’autres préoccupations que la conduite.
Ce qu’on doit faire
Lorsqu’on est en tête de la file, qu’on le veuille ou
non, nous avons la responsabilité de tous les conducteurs qui attendent derrière, car si on ne
s’engage pas, ils ne le peuvent pas non plus.
Tel qu’expliqué au point 2, il s’agit d’abord de bien
vérifier des deux côtés, en commençant par la
gauche (véhicules susceptibles de nous heurter en
premier) avant de repartir et de s’engager dans
l’intersection. Il y va de notre sécurité et de celle
des autres utilisateurs du réseau routier.
5
Rappelons aussi qu’il est utile de voir de loin le
fonctionnement des feux de circulation afin
d’évaluer à l’avance un possible changement de
cycle. Il est ainsi possible de prévoir si on doit ou
non ralentir à l’avance. Il peut y avoir aussi des virages protégés à gauche ou à droite, (feux clignotants ou flèches). Il important d’avoir toujours en
tête la sécurité de l’ensemble des usagers. Ce
n’est pas le métier exercé qui détermine le niveau
de priorité.
4.
Le panneau d’arrêt et la ligne d’arrêt :
les respectez-vous?
Raisons possibles
• Ignorance de leur utilité et de leur importance.
• Le respect, on ne pense pas vraiment à ça ou
on s’en fout!
• Excès de confiance en soi.
• Ai-je vraiment besoin de m’y conformer?
• Je fais de la livraison ou du taxi et j’ai peut-être
fini par ne plus voir ces indications ou d’en tenir
compte.
• La ligne est impossible à voir, car mon véhicule
est immobilisé sur celle-ci ou elle est visible
dans mon rétroviseur!!!
• Je vis dans un autre monde.
• Je pense à autre chose…
• Mauvaises habitudes ancrées.
• En tant que cycliste, suis-je obligé de les respecter?
6
Ce qu’on doit faire
La ligne d’arrêt blanche est la première ligne, elle
est plus large que toutes les autres. Elle commence à partir de l’accotement ou du trottoir jusqu'à la ligne médiane jaune qui sépare les voies directionnelles. Lorsqu’il s’agit d’un sens unique, elle
traverse complètement la rue. Elle n’est pas toujours facilement repérable.
Elle est identifiée par le panneau cicontre. S’il n’y en n’a pas, ou si vous ne
le voyez pas, vous pouvez aussi
repérer la ligne médiane et ne pas dépasser son extrémité, car la ligne
d’arrêt dépasse rarement le bout de la médiane.
Pour effectuer un arrêt en toute sécurité, il est recommandé d’immobiliser notre véhicule aussitôt
que la ligne d’arrêt disparaît devant notre capot; le
pare-chocs avant ne doit pas la dépasser de façon
à laisser libre la traverse piétonnière. Bref, partager la route en toute sécurité!
En empruntant souvent le même parcours dans
notre région, nous devrions normalement reconnaître facilement les indications, sinon il y a un
manque d’attention et de sens de l’observation.
Lorsque nous empruntons de nouveaux trajets,
nous devons être plus à l’affût de toute indication
afin d’adopter une conduite préventive.
Les lignes d’arrêt sont parfois peintes sur la
chaussée avant l’intersection, et même jusqu’à une
à deux longueurs de voiture, afin que les véhicules
lourds puissent tourner sans nous obliger à reculer. L’arrêt ne sert pas qu’à bien voir de chaque cô7
té, mais bel et bien pour que le piéton puisse traverser sans devoir contourner les véhicules.
5.
Les autres usagers de la route me nuisent, mais moi, je ne nuis à personne.
Est-ce possible?
Raisons possibles
• Le manque de temps est souvent l’ennemi numéro un du conducteur. On est pressés, on
cours à un rendez-vous parce qu’on est partis
trop tard. Personne ne roule alors assez vite
pour nous, on ne veut pas rouler à leur vitesse.
• On veut être les premiers, toujours les premiers,
tout sauf les deuxièmes, comme si notre vie en
dépendait, comme si conduire était une compétition.
• Qu’ont ces automobilistes à faire autant d’arrêts
devant nous? Pourquoi roulent-ils si lentement?
Que font-ils? Où vont-ils?
• Est-ce que je conduis un autobus, un taxi, un
véhicule de livraison?
• Ai-je du mal à partager la route, celle-ci
m’appartiendrait-elle?
Ce qu’on doit faire
Les autres conducteurs ont leur place dans le trafic, comme chante CABREL, même s’ils affichent
parfois une attitude bizarre. En vertu de ce principe, si nous ne reconnaissons pas le droit des autres, si nous refusons de modifier notre perception, la conduite automobile ne nous convient pas,
car nous allons nous rendre très malheureux et
8
frustrés. Si nous respectons les autres, ils nous
respecteront. Partageons, et ils partageront. Accordons-nous plus de temps et surtout donnonsnous le temps de vivre, en diminuant le stress
pour plus d’harmonie et de sourires! Peu importe
le véhicule que nous conduisons ou le métier que
nous exerçons, nous n’avons pas la priorité.
6.
Les panneaux de signalisation sont
pour les autres. Comment se fait-il
qu’ils ne les voient pas?
Raisons possibles
• Les panneaux sont pour les autres.
• Jamais appris à lire les panneaux de signalisation en raison de l’absence de cours de conduite.
• Absence d’intérêt pour les indications routières.
• Mauvaises habitudes liées à l’utilisation d’un
même trajet.
• Tenir pour acquis que les autres vont respecter
les panneaux.
• Sentiment d’être seul sur la route et de ne suivre que ses propres règles (king de la route?).
• Manque de respect pour les autres. Chauffeur
de taxi?
Ce qu’on doit faire
Les panneaux de signalisation ne sont pas là
pour nuire aux conducteurs; au contraire, ils ont
été conçus pour les renseigner sur ce qui se
passe plus loin. Il convient de les voir et de les
9
comprendre, éviter de les fixer et les identifier
correctement.
Comment ? En balayant des yeux tout ce qui se
trouve devant vous de chaque côté de la route de
près à loin et de loin à près, à tous les 50 ou 100
mètres environ ou après avoir effectué un virage.
Ne jamais oublier que nous ne sommes pas
seuls sur la route. Même si on a depuis longtemps un permis de conduire, il peut être très
avantageux de suivre un cours de conduite qui a
rapport aux panneaux de signalisation, surtout
que des nouveaux panneaux s’ajoutent régulièrement. Il est possible de prendre uniquement un
cours théorique ou pratique si désiré en vue
d’une mise à jour de toute les nouvelles façons
de manœuvrer de façon sécuritaire. Changer ses
habitudes, c’est possible.
7.
Les feux de signalisation : pas le
choix de les respecter à l’occasion…
Raisons possibles
• Les feux de circulation, pas le choix de les respecter? Il existe pourtant des conducteurs qui
ralentissent sur les feux verts au cas où quelqu’un de leur famille passerait dans le coin!
• Les conducteurs qui travaillent au volant sont
plus susceptibles que d’autres de brûler les
feux rouges, comme les chauffeurs d’autobus
ou de camion, ou encore les livreurs.
10
Ce qu’on doit faire
Les feux de circulation doivent être respectés.
Pour faciliter les manœuvres, il convient de toujours voir à l’horizon et loin devant afin de pouvoir évaluer les feux d’avance, de prévoir si le feu
est vert depuis longtemps et anticiper un ralentissement en vue de manœuvrer de façon sécuritaire parmi les autres usagers de la route. Rappelons que peu importe le métier que l’on exerce,
nous n’avons pas la priorité.
8.
Les conducteurs qui attendent pour
s’engager dans la circulation, je les
vois rarement. Pourquoi?
Raisons possibles
• Beaucoup de conducteurs ne voient pas ou
choisissent d’ignorer ceux qui attendent pour
s’engager.
• Lorsque nous roulons et que d’autres attendent
pour s’engager dans la circulation, soit à un arrêt, un céder ou à partir d’une entrée privée,
peu importe la situation et surtout dans une circulation dense, tout comme un piéton qui veut
traverser la rue ou un cycliste, ils auront bien
du mal à s’engager si nous agissons comme au
point précédent, si nous ne les respections pas,
s’ils n’existent pas pour nous.
• Manque de partage et de courtoise, en particulier sur la route.
• Attitude qui laisse à désirer.
• Vision très restreinte nuisant à la circulation,
manque d’habitude de regarder autour de soi.
11
Même chose si on est piéton et qu’on développe la mauvaise habitude de regarder au sol.
• Sentiment d’insécurité.
• Pressé par le temps (livraison ou taxi?).
Ce qu’on doit faire
Quand nous roulons et que les autres utilisent le
même réseau routier que nous, chacun doit prendre SA place, comme je le dis souvent. Il existe
plusieurs façons de procéder dans une situation
plutôt complexe. Regarder autour de soi en roulant
nous permet de voir, de repérer, d’analyser et
d’agir, et non de réagir. Nous pouvons alors interpréter la scène, changer de voie, accélérer, freiner
ou ralentir, en vérifiant autour de nous et en signalant nos manœuvres pour la sécurité de tous.
Ce comportement a toujours pour but de faire en
sorte que « la circulation circule », sans avoir à ralentir inutilement. Pour cela, il faut repérer à
l’avance ce qui se passe autour de soi pour être
capable de prévoir, d’analyser et de choisir la meilleure option afin de survivre à une situation critique
parce qu’on aura eu le réflexe approprié. Donner la
chance au coureur qui veut s’engager sur la route.
Et ne pas s’immobiliser devant une entrée privée si
quelqu’un attend pour s’engager. Ne pas
s’immobiliser non plus au beau milieu d’une intersection, bloquant ainsi la route à ceux qui peuvent
circuler.
12
9.
Les cyclistes comme les piétons sont
là pour nous faire enrager, ils ne devraient pas exister!
Raisons possibles
• Manque de partage de la route, sentiment
d’être plus fort, plus lourd.
• Seules nos propres règles sont bonnes.
• Se donner la priorité, celle de risquer sa vie et
celle d’autrui.
• Travailler sur la route nous donne des droits
sur les piétons et cyclistes.
• Regard qui fixe dans le vide ou vers le sol.
Ce qu’on doit faire
Plusieurs ne se soucient pas plus des cyclistes ou
des piétons que des autres. Toutefois, eux aussi
ont leur place. Mais il est vrai qu’ils ne la prennent
pas toujours comme il le faudrait. Le partage va
avec l’attitude, l’habitude, le partage, le respect et
l’éducation. Croiser les yeux de l’autre pour voir s’il
nous a vu. Sauver une vie est la meilleure attitude
à adopter dans ces situations, même si cela peut
être frustrant. Les autres aussi ne partagent pas la
route et surtout ceux qui n’ont pas de protection
(piétons, cyclistes).
10.
En conduisant, tu as développé la mauvaise habitude de regarder trop près,
(environ 50 mètres devant, au sol), te
croyant en sécurité.
13
Raisons possibles
• Absence de cours de conduite.
• Manque de confiance en soi.
• Manque d’habitude à voir loin, manque
d’audace et regard fixé toujours trop près.
• Mauvaise technique.
• Caractère trop introverti.
• Univers très petit à quelques mètres devant soi,
dangereux sur la route.
• Besoin de verres correcteurs?
• Implication régulière dans des accidents.
Ce qu’on doit faire
Suivre quelques cours de conduite serait très utile!
En effet, l’automobile se dirige là où tu regardes.
On doit voir loin, voir large, bouger constamment
les yeux, ne pas fixer un point particulier et
s’assurer d’être bien vu par les autres.
Voir loin nous permet de repérer et d’évaluer les
dangers potentiels pour ainsi agir en fonction de
protéger la vie et l’environnement. Voir large de façon à agrandir son champ de vision. Se faire voir
par les autres, c’est se servir de tout ce qui est à
notre disposition, par exemples les rétroviseurs,
l’angle mort, les clignotants, les appels de phares,
le klaxon. Croiser les yeux des autres usagers de
la route est primordial : « M’a-t-il vu? Je le vois et il
me voit, c’est parfait! Je sais et il sait ce qui se
passe.
Pour ne pas fixer, il faut bouger constamment les
yeux. Voici une bonne façon de le faire. À tour de
rôle, regarder loin en avant, puis ailleurs, loin en
avant, ailleurs et ainsi de suite à un rythme régulier
14
sans s’étourdir, ce qui permet d’avoir, comme on
dit, les yeux tout le tour de la tête.
Loin en avant, c’est le centre de la voie, à l’horizon,
tandis qu’ailleurs, c’est partout, le rétroviseur, le
tableau de bord, piéton, les panneaux de signalisation, les feux de circulation, les dangers et obstacles. Loin, c’est l’horizon, lorsqu’on regarde droit
devant, à la hauteur des autres véhicules et tout
autour.
Dans une rue à deux sens où il n’y a pas de ligne
séparant les voies, voir loin permet d’évaluer la
largeur de la rue et ainsi mieux en repérer le centre
pour prendre notre place dans l’espace qui nous
revient.
Sur une route à plusieurs voies, pour évaluer le
nombre de voies, voir loin permet ainsi d’identifier
les lignes au sol et choisir la voie appropriée. Si les
lignes ne sont pas apparentes, la position des autres véhicules nous aide à prendre notre position.
N’oublions pas nos amis les panneaux de signalisation, qui sont là pour que nous interprétions la
bonne marche à suivre.
Je voudrais rappeler ici qu’il est toujours possible
de regarder par la lunette arrière du véhicule qui
nous précède sans la fixer, car nous la suivrons inconsciemment (et pas pour savoir si le conducteur
devant nous se fouille dans le nez, mais pour notre
sécurité) afin d’élargir notre champ de vision jusqu’à 180 degrés, nous donnant ainsi une visibilité
maximale. Ne pas oublier que la vitesse rétrécit le
champ de vision, plus tu vas vite, moins tu repères
les danger sur les côtés, alors, plus la vitesse est
élevée, plus tu bouges les yeux!
15
Si le fait de voir loin n’empêche nullement de voir
près, au contraire, regarder près ne permet pas de
voir loin.
Il y a aussi le fait de jeter régulièrement un coup
d’œil dans les rétroviseurs (rétro) pour ainsi obtenir
une très bonne visibilité derrière notre véhicule, ce
qui n’est pas à négliger. À quelle fréquence? Toutes les cinq à 10 secondes, pour toujours rester
bien informé de tout changement qui survient derrière.
Par exemple, avant de freiner ou de ralentir, le duo
visuel rétro-frein nous évitera une collision par
l’arrière par un automobiliste distrait. De même,
avant de signaler un changement de voie, le rétrosignal (clignotant) permet de voir pour qui tu actionnes tes clignotants et si la manœuvre est possible. On peut aussi le faire après avoir tourné à
une intersection ou effectué tout autre manœuvre.
N’oublions pas que ce qui se passe derrière est
aussi dangereux que ce qui s’en vient devant. Ainsi, nous éviterons de mauvaises surprises et le
commentaire « Je ne l’ai pas vu! » ne fera plus partie de notre vocabulaire.
Chaque fois que notre regard baisse, notre vitesse
est réduite.
11.
En fixant le regard sur les obstacles, on
pense les éviter. BANG! Comment se
fait-il que j’ai eu un accident?
16
Raisons possibles
• Penser éviter les obstacles devant soi en les
fixant n’est pas une bonne idée. Bonne chance!
• Trop grande concentration, mais sur autre
chose que la route.
• Paresse visuelle ou regards partout excepté
vers l’endroit où l’on désire aller.
• Absence de cours de conduite ou a appris
tout(e) seul(e) à conduire.
• Suivre quelqu’un.
• Se foutre de tout, manque de respect.
Ce qu’on doit faire
L’auto se dirige où les yeux regardent. Nous ne
connaissons pas cette règle fondamentale si nous
n’avons pas suivi de cours de conduite. Fixer, c’est
regarder plus de cinq secondes au même endroit,
alors qu’il suffit d’un court instant pour perdre le
contrôle d’un véhicule. Souvenons-nous que notre
sécurité et celle des autres sont en partie entre nos
mains. On doit regarder où on veut aller, bouger
les yeux et recommencer.
Comme nous l’avons établi au point 10, la règle à
suivre est voir loin, voir large et bouger les yeux
sans fixer et s’arranger pour que les autres nous
voient. Si l’on fixe un point précis hors du véhicule,
ce dernier tend à se diriger à l’endroit où on regarde. Si notre regard se fixe sur un point à
l’intérieur de l’automobile, nous perdons contact
avec la direction de notre véhicule, ce qui occasionne ces coups de volant que l’on observe souvent lorsque le conducteur reprend à nouveau
contact avec la route.
17
12.
Lorsqu’on veut s’insérer dans une circulation fluide, bien souvent on n’atteint
pas la vitesse de la circulation. On
force donc les autres à freiner en nous
imposant pour nous intégrer au trafic.
Est-ce normal?
Raisons possibles
• Je me donne la priorité, je m’impose aux autres, je ne les respecte pas, la route
m’appartient.
• Je conduis un taxi?
• Ignorance des bonnes manœuvres.
• Manque de temps.
• Sentiment de supériorité de certains conducteurs qui causent pourtant des accidents sans y
être impliqués, et que l’on pourrait éviter.
• Mon comportement est à risque pour moimême et les autres usagers de la route.
Ce qu’on doit faire
Premièrement, évaluer le niveau de densité de la
circulation, en déterminer la vitesse approximative
par rapport à la nôtre et ensuite nous y adapter, signaler notre manœuvre, vérifier dans les rétroviseurs, faire l’angle mort et manœuvrer. Si notre vitesse est trop grande ou insuffisante, il y a risque
de collision.
18
13.
Quand on s’immobilise à un arrêt en
même temps que d’autres, qui a la priorité?
Raisons possibles
• Je ne l’ai jamais appris, notamment dans un
cours de conduite.
• Je suis pressé par le temps.
• Je ne respecte pas les autres.
• Je me donne la priorité aux intersections.
• Je me dis que les autres vont s’arrêter.
• À quoi bon faire mon arrêt, puisque je suis arrivé
le premier.
• Le partage est ma dernière préoccupation, à tel
point que je suis presque prêt à faire un accrochage pour être le premier.
• Je conduis comme un sexagénaire.
Ce qu’on doit faire
En arrivant en vue d’un arrêt (stop), on regarde
d’abord dans le rétroviseur avant de commencer à
freiner pour immobiliser le véhicule en deux à trois
secondes, avant la ligne d’arrêt et le trottoir pour
que le piéton puisse traverser sécuritairement devant vous.
En freinant, deux questions viennent à l’esprit :
d’abord, de quel côté vient la circulation et qui a un
arrêt à faire? Quand ces deux interrogations sont
clarifiées, on en sait plus long que les autres, donc
on est plus en maîtrise de sa sécurité. Au moment
de s’immobiliser, on regarde à gauche, à droite et à
gauche encore, de façon à éliminer tout danger.
19
Quel est le côté le plus dangereux pour le conducteur au moment de repartir après l’arrêt? Toujours le
côté gauche, car c’est celui où peut en premier se
produire une collision avec notre véhicule, à moins
d’être dans un sens unique, où la circulation vient
d’un seul côté. La règle de la SAAQ précise qu’il
faut immobiliser son véhicule de manière à laisser
suffisamment d’espace pour la circulation des piétons, car ceux-ci ont la priorité. Selon la SAAQ, le
premier conducteur arrivé à l’intersection sera le
premier à repartir ainsi que celui qui tourne à droite,
ensuite celui qui va tout droit a priorité sur celui qui
tourne à sa gauche.
Attention aux courtois qui vous font un signe de la
main vous indiquant de passer, car la plupart du
temps, ce sont eux les plus pressés (« Vas-y que j’y
aille au plus vite! »). Si on hésite, ces gens peuvent
repartir sans même prendre garde, ce qui cause régulièrement des accrochages qui seraient évitables.
Prendre sa priorité et non celle des autres reste de
mise. La plupart des accrochages se produisent aux
intersections.
14.
Protéger sa droite, c’est quoi, c’est où?
Pourquoi?
•
•
•
•
•
•
•
Personne chez moi ne protège sa droite.
Je ne connais pas ça protéger ma droite.
Je m’en fous, les autres le feront.
Je n’ai pas le temps.
Je manque d’information.
Je n’ai suivi de cours de conduite.
Je ne respecte pas les autres.
20
Ce qu’on doit faire
Protéger sa droite signifie toujours protéger le côté
droit de sa voiture. C’est ce que disent les compagnies d’assurances et la SAAQ. Avoir une vue
d’ensemble autour du véhicule afin qu’il n’arrive rien
de fâcheux et surtout de coûteux, car se faire frapper à droite nous rend responsable dans environ
85 % des cas.
Peu importe la manœuvre, soit tourner à une intersection, changer de voie, dépasser, entrer ou sortir
de l’autoroute, stationner, il faut toujours vérifier autour. Avoir l’œil bien ouvert, laisser passer le conducteur à ta droite est une attitude à adopter, ainsi
tu feras des économies.
15.
Passer sur le feu jaune rougissant
quand on peut s’arrêter, voilà une
bonne façon d’avoir des frais.
Raisons possibles
•
•
•
•
•
•
•
•
Je me fais coller au cul.
Je n’ai pas vu le feu changer.
Je n’ai pas l’intention d’arrêter.
Je pense avoir le temps, le temps de quoi? De
me faire frapper ou de passer dangereusement?
Je me suis trompé de pédale, j’ai eu une distraction.
Je cours après le temps, je me donne la priorité.
Je suis livreur ou chauffeur de taxi, policier, ambulancier?
Je conduis une moto.
21
•
•
•
•
Je veux faire rire mes copains.
Chez moi, tout le monde passe sur la jaune.
Je suis daltonien.
Je m’en fous, je prends une chance.
Ce qu’on doit faire
Le feu jaune demande l’arrêt pour tout véhicule, motorisé ou non. Il convient d’observer de loin les
changements de feux et prévoir à l’avance la manœuvre à effectuer. La question à se poser dans
cette situation est : ai-je le temps d’arrêter? Et non
pas se demander si j’ai le temps de passer comme
beaucoup font Il est important de se faire une idée
et de la garder (j’y vais ou j’y vais pas).
En changeant d’idée, si on a ralenti, nous pouvons
alors franchir le feu rouge à nos risques. Vérifier les
rétroviseurs avant de freiner (au cas où le conducteur qui nous suit semble surpris du freinage) ou
faire clignoter ses lumières de freins, car il est de
mise de s’immobiliser sur le feu jaune et d’appuyer
sur la bonne pédale. Si on décide de griller le feu
jaune, alors assurons-nous de bien regarder de
chaque côté de l’intersection pour vérifier si quelqu’un a décidé de s’engager et klaxonner au besoin
pour nous protéger étant donné que nous ne nous
arrêterons pas.
16.
Conduire à deux pieds avec un véhicule
automatique, mais un seul pied avec
une transmission manuelle? Bravo!
Raisons possibles
• J’ai appris comme ça, tou(e)t seul(e).
22
• Je me sens plus en sécurité à deux pieds.
• J’ai pris cette habitude sur une transmission
manuelle et je me trompe de pédale.
• J’ai peur de déplacer mon pied.
• Je ne veux pas apprendre comme il faut.
• Je conduis un taxi?
• Je manque de pratiques adéquates.
• Je suis un apprenti… d’expérience!
• J’ai des problèmes avec les pédales.
• Manque de coordination.
Ce qu’on doit faire
La voiture automatique
C’est simple : deux pédales et un pied, le gauche
étant au chômage. Voici comment placer le pied
pour une meilleure sécurité : le talon du pied doit
être appuyer au plancher vis-à-vis la pédale de
frein. Pour actionner l’accélérateur, il suffit de pivoter sur le talon du frein à l’accélérateur. Lorsque le
pied est bien à la verticale, le frein se situe endessous. Pour accéder à l’accélérateur, le pied est
arqué vers la droite. Ce réflexe s’acquiert rapidement de sorte qu’on sait quelle pédale se situe sous
le pied.
L’important est d’avoir une seule pédale à la fois
sous le pied, car freiner et accélérer en même
temps pollue l’environnement, augmente les coûts
en énergie et use prématurément les freins en plus
de surprendre le conducteur derrière soi.
On doit savoir qu’en conduisant à deux pieds en
laissant le pied gauche légèrement appuyé sur la
pédale de frein, les feux de freinage restent toujours
allumés, de sorte que ceux qui te suivent ne savent
jamais quand tu freines. Il s’agit donc d’une man23
œuvre très dangereuse qui peut conduire à un accident. Il y a aussi le risque de se tromper plus facilement de pédale.
En observant les deux pédales, on constate que
l’accélérateur se rend jusqu'au tapis et que la pédale de frein s’arrête à mi-course. En appuyant sur
l’accélérateur et le frein en même temps, le véhicule
s’immobilisera sur une plus grande distance. Le
frein remportera la course.
Dans un véhicule à transmission automatique, ajuster le siège. S’asseoir confortablement, ensuite placer le pied droit au plancher sous l’accélérateur, la
jambe légèrement repliée pour garder unpeu de jeu
pour pouvoir accélérer au besoin au maximum de
façon sécuritaire.
Il existe trois exceptions bien spécifiques où on peut
utiliser les deux pieds dans un véhicule à transmission automatique :
• repartir dans une côte abrupte;
• assécher les freins après avoir traversé une flaque d’eau profonde;
• sortir d’un enlisement.
La voiture manuelle
La pédale d’embrayage, communément appelée
« clutch », sert pour :
• l’ajustement de ton siège;
• démarrer le moteur;
• changer de vitesse;
• s’immobiliser.
Après s’être assis confortablement, enfoncer la pédale d’embrayage au tapis au maximum de façon à
24
bien ajuster son siège. On doit en même temps, à
moins que le frein de stationnement soit encore enclenché, enfoncer la pédale de frein afin que l’auto
ne bouge pas, car la transmission se retrouve automatiquement au neutre peu importe la position du
levier de vitesses.
Pour faire un changement de vitesse, relâcher
l’accélérateur, ensuite enfoncer au maximum la pédale d’embrayage peu importe si l’on grade ou rétrograde. Il importe de bien synchroniser les mouvements. Pour éviter l’étouffement du moteur au
moment de l’immobiliser, il s’agit d’enfoncer la pédale d’embrayage au fond juste avant qu’il s’arrête.
Cependant, on n’y touche pas en cas de freinage.
Seules les pédales d’embrayage et de frein peuvent
être enfoncées en même temps ou l’une après
l’autre, mais jamais l’accélérateur et le frein ou
l’accélérateur la pédale d’embrayage. Les talons au
tapis, le pied droit vis-à-vis le frein et le gauche visà-vis la pédale d’embrayage, ne jamais laisser le
pied légèrement appuyé sur la pédale d’embrayage
(ce qui l’usera prématurément), mais plutôt le placer
sur l’appuie-pied à l’extrême gauche.
25

Documents pareils

Extrait livre 2 - Vocation : sécurité routière

Extrait livre 2 - Vocation : sécurité routière En empruntant souvent le même parcours dans notre région, nous devrions normalement reconnaître facilement les indications, sinon il y a un manque d’attention

Plus en détail