avr.ijuil. 2016 - Théâtre de la Ville

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avr.ijuil. 2016 - Théâtre de la Ville
AVR. I JUIL.
2016
TANZTHEATER WUPPERTAL
PINA BAUSCH
Água
THÉÂTRES
POUR
DEMAIN
Ce journal clôt une saison 15-16 après laquelle s’ouvrira une nouvelle page de l’Histoire du Théâtre de la Ville. Inauguré en 1968,
il n’avait jusque-là jamais fait l’objet de travaux d’importance, ce qui, pour un navire de cette ampleur et au vu des traversées
qu’il a connu, devenait incontournable. Il était temps de restaurer ce beau vaisseau, et d’en profiter pour le propulser dans
le siècle qui vient de s’ouvrir. Pour le bonheur de tous, et dans un dialogue constant avec les équipes du Théâtre, la Mairie
de Paris a prévu de revoir ce qui relève de la sécurité et de l’accessibilité, mais aussi la salle et le plateau, les espaces publics,
la salle de répétition… pour une durée de travaux estimée à deux années qui démarreront en cours d’automne
prochain.
Pas de « cale sèche » pour autant, puisque l’Espace Cardin, mis à disposition par la ville de Paris, accueillera l’ensemble
du personnel ainsi que des propositions artistiques, que le Théâtre des Abbesses restera très actif, et que nous avons élaboré
une saison faite d’un ensemble de partenariats avec les grandes salles parisiennes. Sans trop en dévoiler, nous pouvons
déjà annoncer que vous pourrez retrouver le Tanztheater Wuppertal-Pina Bausch, le Berliner Ensemble, Robert Wilson
et Mikhail Baryshnikov, Israel Galván, Anne Teresa De Keersmaeker, les nouvelles créations d’Akram Khan, d’Hofesh Shechter,
de James Thiérrée… notamment aux Théâtres du Rond-Point, de la Colline, de Chaillot, du Châtelet, des Champs-Élysées,
au Centquatre, au Monfort ou à La Villette.
La prochaine saison sera dévoilée le 9 mai et vous réserve encore bien des surprises et découvertes.
Des découvertes, les mois qui viennent n’en manqueront pas, notamment avec les nouvelles éditions de Chantiers d’Europe
et du concours Danse élargie. Venus de Grèce, d’Italie, du Portugal, de Pologne et de Suède, les jeunes artistes réunis pour
Chantiers d’Europe nous entraîneront sur les voies d’un art citoyen, engagé, documentaire et souvent participatif.
Un art de voir – et de vivre – autrement l’Europe aujourd’hui. Et pour demain.
Venus du monde entier et sélectionnés parmi 480 projets de 50 pays différents, les jeunes talents ayant répondu à l’appel
de Danse élargie se préparent à s’emparer du grand plateau du Théâtre de la Ville mais aussi du LG Arts Center de Séoul, avec
qui nous avons mis en place un nouveau partenariat et où aura lieu pour la première fois, une édition simultanée du concours.
De belles retrouvailles aussi, avec les deux programmes du Tanztheater Wuppertal-Pina Bausch, la reprise de Água, imaginée
au Brésil et la (re)découverte de Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört, pièce rare du répertoire de la compagnie.
Anne Teresa De Keersmaeker, Hofesh Shechter et Sankai Juku présenteront quand à eux leurs toutes dernières créations.
Les Six personnages en quête d’auteur, dans la mise en scène de Jean Mercure avaient ouvert le Théâtre de la Ville en 1968.
Par une sorte de hasard heureux, nous le reprenons, avec la troupe du Théâtre de la Ville, à l’aune de la fermeture pour rénovation,
presque 50 ans après. C’est un spectacle auquel nous sommes, la troupe et moi-même, très attachés. Une création qui aura vu
beaucoup de pays et de paysages, et que nous sommes heureux de présenter à nouveau – et probablement pour la dernière fois
– sur le plateau du Théâtre de la Ville, qui l’a vue naître il y a quelques années. Une page se tournera bientôt. Avec bonheur
et enthousiasme, une autre s’ouvrira aussitôt.
Emmanuel Demarcy-Mota
Valérie Dashwood dans Six personnages en quête d’auteur © JEAN-LOUIS FERNANDEZ
Au Théâtre de la Ville, vous pourrez encore découvrir le trop rare Changgeuk, théâtre musical coréen, avec Madame Ong
et plus tard la compagnie taiwanaise Cloud Gate ; aux Abbesses l’univers incandescent de l’auteur metteur en scène Lazare
et à la Patinoire de l'Accorhotels Arena, la troupe québécoise bien nommée Le Patin Libre. Tous sont présents pour la première
fois dans notre saison. Qu’ils y soient les bienvenus.
SIX PERSONNAGES EN QUÊTE D’AUTEUR
Théâtre de la Ville PARIS
THÉÂTRE
avril-juillet 2016
Six personnages en quête d’auteur © AGATHE POUPENEY
4
PIRANDELLO I EMMANUEL DEMARCY-MOTA
Six personnages en quête d’auteur REPRISE EXCEPTIONNELLE
THÉÂTRE
À LA LIBRAIRIE DU uteur
en quête d’a
gnault
Six personnages
nçaise François Re
, version fra
de Luigi Pirandello
de la Ville-Paris
© Collection Théâtre
POUR VIVRE ÉTERNELLEMENT
Le chef-d’œuvre de Pirandello revient au Théâtre de la Ville. Le metteur en scène et les acteurs
de la troupe évoquent leurs rencontres avec les publics d’ici et d’ailleurs.
Les Six personnages en quête d’auteur mis en scène par Emmanuel Demarcy-Mota, ont connu plus de 200 représentations et
hanté plus de 40 villes à travers le monde depuis la création. Joué
la saison passée à Londres, New York, San Francisco… le spectacle a ouvert cette année le Festival International de Singapour et celui de Sibiu en Roumanie avant de revenir en France,
au Théâtre National de Bretagne, au TNT de Toulouse et au
Théâtre d’Angoulême, notamment.
Redécouvrir au Théâtre de la Ville cette pièce qui aura contribué,
selon Emmanuel Demarcy-Mota à propulser tout le théâtre européen dans l’ère moderne, devrait permettre de retrouver intact
le choc qu’elle a provoqué : « Près d’un siècle après qu’elle ait été
écrite, la pièce conserve son caractère expérimental. Mais elle est
aussi d’une extrême justesse psychologique quand elle montre combien la tragicomédie de l’existence vient de notre tendance à laisser
nos traumatismes nous définir », écrit Laura Collins Hugues du
New York Times.
La longévité de la pièce appelle une vigilance artistique permanente comme le souligne Hugues Quester (Le Père) : « Quand
nous reprenons un spectacle, dans chaque ville, nous le retravaillons
avec un même élan. Cela maintient le fil de notre exigence et notre
plaisir aigu et sans cesse renouvelé à jouer de drame étrange. » Et
Valérie Dashwood (La Belle Fille) d’ajouter: « Emmanuel ne laisse
rien passer. Même après cent représentations, il sait attiser le “feu”,
sait comment nous emmener là où il faut, comment nous réunir.
Nous faisons chaque fois au moins 8 heures de répétitions, dans
chaque théâtre, avant la première, et chaque représentation est suivie de lectures de notes, toujours. » Charles Roger-Bour (L’acteur
qui rejoue le Père) « Emmanuel ne dirige pas seulement l’équipe,
il lui offre des buts, cherche avec elle comment les atteindre. »
La durée de vie du spectacle a rendu possible un dialogue entre le
Théâtre de la Ville et des partenaires internationaux qui souvent
prévoient leurs programmes plusieurs années à l’avance. Hugues
Quester à nouveau : « Grâce à cette exigence et cette longévité, Six
personnages en quête d’auteur, comme d’ailleurs Rhinocéros de
Ionesco, a reçu un accueil extraordinaire dans des grandes salles de
nombreux pays, c’est une telle ferveur ressentie et spontanée, nous
nous sentons d’avantages citoyens du monde. »
Car en effet, la troupe du Théâtre de la Ville a à cœur de franchir
les frontières, de rencontrer des spectateurs nouveaux à travers le
monde, ce qu’elle fait avec le soutien régulier de l’Institut Français. « Partout, nous sentons l’intérêt du public pour la langue, pour
une certaine idée de la culture française qui reste très forte, alors
que finalement, le théâtre de texte, en langue française, ne voyage
pas tant que cela hors de ses frontières » Stéphane Krähenbühl
(Le Fils). Les acteurs ont ainsi joué partout dans le monde ces
dernières années, et ont développé une sorte de rapport aussi
intuitif que maîtrisé avec les spectateurs d’une autre langue. Ils
savent s’y adapter, savent que l’énergie d’une salle peut aussi
être très différente d’un pays à l’autre. Céline Carrère (Madame
Pace) « Parfois, nous sommes tentés de ralentir le rythme pour que
les spectateurs aient le temps de lire les surtitres, mais c’est toujours
une erreur. On peut sentir la salle, et les différentes natures d’écoute
en fonction des lieux » et Alain Libolt (Le Directeur) d’ajouter :
« J’ai souvent été frappé, par exemple, par le rapport du public
anglo-saxon à l’acteur, au corps. Plus qu’en France, je sens que ce
public est avec nous physiquement, il s’en réfère aux surtitres, bien
sûr, mais ne se laisse pas intimider par la langue, il réagit, par des
rires ou des suspensions, à l’action physique. C’est une chose que
j’avais déjà noté, à l’époque de la tournée de La dispute mis en
scène par Patrice Chéreau, que nous avions joué à Londres. Je n’y
étais pas retourné joué depuis, et j’ai retrouvé cette sensation. »
Emmanuel Demarcy-Mota : « On rit beaucoup dans certains pays
devant une œuvre qui ailleurs sera écoutée avec une constante gra-
vité. Cela relève d’une chose plus large et plus mystérieuse, qui tient
à la culture, à l’histoire d’un pays ou d’une ville. C’est pourquoi
l’aventure d’un nouveau public est toujours réjouissante. Après
tous ces voyages, nous rentrons au port, avec Six personnages,
dans la magnifique salle du Théâtre de la Ville où le spectacle a été
créé, que les travaux attendent bientôt, et que la troupe foule en
l’état pour une de ses dernières fois, ce qui est à la fois émouvant et
excitant. »
Propos recueillis par Colette Godard et Christophe Lemaire
THÉÂTRE DE LA VILLE • B
31 MARS < 9 AVR.
LES 1er, 2 & 3 AVRIL REPRÉSENTATIONS SURTITRÉES EN ANGLAIS
Luigi Pirandello
François Regnault
MISE EN SCÈNE Emmanuel Demarcy-Mota
ASSISTANT À LA MISE EN SCÈNE Christophe Lemaire
SCÉNOGRAPHIE, LUMIÈRE Yves Collet
MUSIQUE Jefferson Lembeye
COSTUMES Corinne Baudelot
MAQUILLAGES Catherine Nicolas
CONSTRUCTION DÉCOR espace et compagnie
DE
TRADUCTION
Hugues Quester, Alain Libolt, Valérie Dashwood, Sarah Karbasnikoff, Stéphane
Krähenbühl, Walter N’Guyen, Céline Carrère, Charles-Roger Bour, Olivier Le Borgne,
Sandra Faure, Gaëlle Guillou, Gérald Maillet, Pascal Vuillemot, Jauris Casanova
& EN ALTERNANCE Anna Spycher, Joséphine Loriou, Mona Merlin-Weck
AVEC
COPRODUCTION Théâtre de la Ville-Paris – Les Théâtres de la Ville de Luxembourg.
avril-juillet 2016
THÉÂTRE
SIX PERSONNAGES EN QUÊTE D’AUTEUR
5
DANS LA PRESSE ICI ET LÀ
THE FINANCIAL TIMES (LONDRES)
Emmanuel Demarcy-Mota a présenté une version envoûtante et magnifiquement interprétée du classique
révolutionnaire de Luigi Pirandello. Tout en créant une puissante illusion, il nous rappelle constamment
comment cela est fait. La confrontation entre plusieurs niveaux d’artifice crée quelque chose qui paraît réel.
THE GUARDIAN (LONDRES)
Ce qui transparaît le plus clairement dans la mise en scène d’Emmanuel Demarcy-Mota est le paradoxe
essentiel du théâtre. Tout en capturant exactement le point de vue de Pirandello sur la falsification
de la réalité dans le théâtre, le spectacle démontre également la nécessité thérapeutique du drame.
THE TIMES (LONDRES)
Six personnages en quête d’auteur © JEAN-LOUIS FERNANDEZ
Dans des mains moins habiles, le caractère artificiel du postmodernisme émotionnel de la pièce pourrait
susciter le rejet. Quel plaisir alors de voir cette production en français, intense et généreuse par Emmanuel
Demarcy-Mota avec le Théâtre de la Ville de Paris !
NEW YORK TIMES (ÉTATS-UNIS)
Un spectacle tout à fait stupéfiant. Une réputation d’obscurité intellectuelle colle à la peau de Pirandello,
qui n’a pas été monté à Broadway depuis des années. Mais avec ce spectacle éblouissant, on réalise
à quel point il savait ce qu’il faisait et on mesure la pertinence qu’il conserve aujourd’hui.
SAN FRANCISCO CHRONICLES (ÉTATS-UNIS)
Le metteur en scène Emmanuel Demarcy-Mota redonne à ces Six personnages en quête d’auteur
leur juste place en tant que drame moderne fondateur. Il en résulte une œuvre profondément émouvante,
intellectuellement stimulante, incroyablement haletante, portée par des interprètes magnifiques.
REUELWRITES (SINGAPOUR)
Réfléchie et chaotique, réelle et imaginaire, spirituelle et métaphysique, Six personnages en quête d’auteur
pose des questions sur les relations perpétuellement en mouvement entre auteurs, personnages, acteurs
et public. Ce spectacle dynamique, surprenant et émouvant d’un des plus célèbres théâtres de France
fait sa première asiatique avec un big bang.
TÉLÉRAMA
Avec une rare maestria, Emmanuel Demarcy-Mota magnifie toute la magie du plateau, pour en montrer
aussi les abîmes assassins. Envoûtant et inquiétant.
LES INROCKUPTIBLES
Pirandello au sommet avec Emmanuel Demarcy-Mota. Six personnages en quête d’auteur se déguste
avec un plaisir gourmand dans l’onirisme inquiétant de cette nouvelle mise en scène. Un régal.
DE GAUCHE À DROITE :
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Céline Carrère, Pascal Vuillemot, Sandra Faure, Stéphane Krähenbühl, Valérie Dashwood, Sarah Karbasnikoff, Jauris Casanova, Olivier Le Borgne, Charles-Roger Bour AU PREMIER PLAN : Hugues Quester, Alain Libolt © JEAN-LOUIS FERNANDEZ
6
AU PIED DU MUR SANS PORTE
Théâtre de la Ville PARIS
THÉÂTRE
avril-juillet 2016
LAZARE
Au pied du mur sans porte
RENCONTRE
UNE SYNTAXE FÉROCE ET JOYEUSE
RIL 2016
DIMANCHE 10 AV
entation.
à l’issue de la représ
Une mise en scène nerveuse et éruptive, au diapason de l’écriture vive de Lazare, qui provoque
des étincelles poétiques inattendues. À l’affiche pour la première fois au Théâtre de la Ville.
De Lazare, on peut dire qu’il a ressuscité. Au théâtre. Grâce au
théâtre. Que de chemin parcouru entre ses premiers pas dans la
vie, ses errements, jusqu’à la rencontre miracle avec la scène, le
plateau, l’écriture. En 2008, il se lance dans un triptyque (Passé
– je ne sais où, qui revient, Au pied du mur sans porte et Rabah
Robert) qui s’achèvera en 2012. On découvre Libellule (Mourad
Musset, chanteur du trio La Rue Kétanou), jeune héros cabossé
qui avance dans la vie en titubant, qui pousse comme il peut au
milieu du béton. Famille éclatée, scolarité chaotique, mauvaises
fréquentations sur fond d’un passé qui vous colle à la peau, la
guerre d’Algérie, fracture pas encore refermée, histoire coloniale
qui hante notre mémoire d’une guerre qui n’avait pas de nom.
Dans Au pied du mur sans porte, on est saisi par l’écriture, vive qui
fait désordre et provoque des étincelles poétiques inattendues,
soulignées par le quatuor de musiciens sur scène. Lazare s’empare des mots avec jubilation, recompose une syntaxe féroce et
joyeuse, qui emprunte des sens interdits pour sans cesse repousser les limites de l’indicible, du non-dit et des sous-entendus,
dévoilant à travers les mystères de la langue les parts d’ombre
enfouies en chacun de nous. Les mots de Lazare sèment le désordre, inventent une langue qui ose, transpose, explose les codes
et les références de la bienséance pour mieux raconter des vies
chaotiques, les rêves en couleurs de ces êtres cantonnés à la périphérie d’une vie en noir et blanc. Lazare ouvre des brèches dans
ces murs invisibles que d’aucuns s’entêtent à ériger, créant un
no man’s land utopique où sorcières, magiciens et autres fantômes s’invitent, sans crier gare.
La mise en scène est totalement en phase avec l’écriture. Nerveuse, éruptive, elle provoque des ruptures inattendues dont
s’emparent les acteurs à la manière des musiciens de free jazz.
Les acteurs font des prouesses, sautent, rebondissent et retombent à cet endroit magique où se niche la phrase mélodique initiale, ces quelques mesures qui noircissent la partition, sorte de
fil d’Ariane qui ne craint pas de se perdre dans le labyrinthe. Un
jeu à l’état brut, ludique et loufoque, joyeux et désordonné, où
les déplacements s’organisent en dépit des vents contraires le
long de lignes de fugues orchestrées par le metteur en scène qui
participe de cette fête joyeuse, poétique et politique. Créé au
Studio-Théâtre de Vitry-sur-Seine en 2010, Au pied du mur sans
porte a révélé Lazare lors du festival d’Avignon en 2013. Ses mots
puissants et palpitants résonnent encore plus fort aujourd’hui
en ces temps troubles et troublés. Lazare est aujourd’hui artiste
Marie-José Sirach
associé au Théâtre national de Strasbourg.
Au pied du mur sans porte est un spectacle refondateur, dont
on sort avec la sensation d’avoir entendu et vu quelque chose
qui ne ressemble à rien de familier. Bluffant ! Libération
Lazare, c’est le Basquiat du Théâtre. L’Humanité
Lazare est un magicien-poète qui fait surgir des histoires
et des personnages de la marmite de son imaginaire. premiere.fr
Lazare est l’un des auteurs-metteurs en scène avec qui il faut
compter. rue 89
THÉÂTRE DES ABBESSES • A
7 < 17 AVR.
TEXTE
& MISE EN SCÈNE Lazare
Bruno Brinas
& ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE Marion Faure
Marguerite Bordat CONSEILLER ARTISTIQUE Daniel Migairou
LUMIÈRES
COLLABORATION À LA CHORÉGRAPHIE
COLLABORATION À LA SCÉNOGRAPHIE
AVEC Anne Baudoux, Axel Bogousslavsky, Julien Lacroix, Mourad Musset,
Yohann Pisiou, Claire-Monique Scherer & LES MUSICIENS Guillaume Allardi, Benjamin
Colin, Jean-François Pauvros,Frank Williams
PRODUCTION Vita Nova. COPRODUCTION Studio-Théâtre de Vitry.
AVEC LE SOUTIEN DE ministère de la Culture et de la Communication/DRAC
Île-de-France – Beaumarchais/SACD – Spedidam – L’Échangeur-Bagnolet –
Théâtre national de Bretagne-Rennes – La Fonderie-Le Mans.
Vita Nova est conventionnée par la DRAC Île-de-France.
Lazare © HÉLÈNE BOZZI
THÉÂTRE MUSICAL I CORÉE
MADAME ONG
7
Madame Ong © NATIONAL THEATER OF KOREA
avril-juillet 2016
COMPAGNIE NATIONALE DE CHANGGEUK DE CORÉE I KIM SUNG-NYO I KOH SUN-WOONG I HANG SEUNG-SEOK
Madame Ong PREMIÈRE EUROPÉENNE
ENTRE LA MORALE ET LA SATIRE
Séoul-ParisORÉE
ANNÉE FRANCE-C
Inspiré d’une ancienne fable coréenne, un spectacle joué et chanté, dans la tradition modernisée du changgeuk, où se déploie,
dans un décor d’immenses tableaux vidéo, la magie d’une histoire surnaturelle.
Pauvre Madame Ong, frappée par une curieuse malédiction qui fait d’elle une femme fatale et homicide
malgré elle ! Dotée de charmes irrésistibles, les prétendants la désirent et l’approchent malgré les peines
encourues. En effet, la belle dont « le visage est pareil
à ces fleurs de pêchers qui s’épanouissent au printemps »
se retrouve systématiquement veuve après ses nuits
de noce. Maris et amants agonisent bizarrement après
l’acte charnel. L’un meurt foudroyé par un éclair,
l’autre arrêté et décapité par la police… Au village de
Wolgyeong où vit la sublime dont « les sourcils sont
illuminés par la lueur éblouissante de la lune », les
habitants s’inquiètent sérieusement du risque de
dépeuplement. Honnie par ses pairs, l’élégante se
voit contrainte de fuir et de vivre dans l’errance…
Inscrit dans la lignée du pansori 1, le spectacle
Madame Ong relève plus précisément du changgeuk.
Le pansori, qui serait apparu au sud-ouest de la Corée
au XVIIe siècle, se caractérise par son aspect musical
et la richesse du texte. Rythmes variés, chants rugueux
et formes de poésie chantée et raffinée, textes inspirés
de fables antiques, de romans d’amour et de satire
sociale,… ce genre qui alterne les séquences chantées
et parlées suppose également une forte implication
de l’auditoire. Populaire et savant à la fois, inclassable, le pansori interprété par les saltimbanques, a
très tôt passionné l’aristocratie lettrée. Le mélange
des influences au fil des siècles a permis d’inventer
une forme sidérante qui balance entre la morale et
la satire, la sophistication extrême et la provocation,
la pureté et le scabreux. Inventé à la fin du XIXe siècle
par des chanteurs de pansori, le changgeuk est conçu
comme une forme musicale et opératique qui dérive
du genre. Tandis que le pansori est interprété par
une chanteuse et un joueur de tambour, le changgeuk
est joué par un ensemble d’acteurs et de musiciens
qui varie selon les projets scéniques.
Héritier de cette richissime tradition artistique
coréenne, Madame Ong a été adapté de manière
libre sur la base de l’ancien. Adaptée et créée par Koh
Sun-woong, la pièce mêle avec brio des éléments
disparates que le metteur en scène met sous tension
sur scène : une histoire surnaturelle (chamanisme,
magie, totems,…) portée entre autres par une chan-
teuse qui prête sa puissante voix rauque 2 à Madame
Ong, dans un décor conçu à partir d’immenses et
superbes tableaux (vidéo) abstraits.
Sylvie Martin-Lahmani
THÉÂTRE DE LA VILLE • E
14 < 17 AVR.
EN CORÉEN SURTITRÉ EN FRANÇAIS
DIRECTION ARTISTIQUE
SCÉNARIO
Kim Sung-nyo
& MISE EN SCÈNE Koh Sun-woong
Han Seung-seok
Lee Seung-moo
SCÉNOGRAPHIE Kim Choong-shin
CHORÉGRAPHIE Park Ho-bin
VIDÉO Lee Won-ho
LUMIÈRES Ryu Baek-hee
MAQUILLAGE Kim Jong-han
COMPOSITION MUSICALE
Voir notamment deux articles de Han Yumi, Le Pansori, une identité
complexe et La Réception du pansori en France, in Scènes coréennes,
dossier coordonné par Lee Hyun-Joo et Jean-Marie Pradier, Revue
théâtre public, n° 128, oct-déc. 2015.
2 À ce propos, Georges Banu écrit que : « Les chanteuses, pour élargir
leur registre et parvenir à une profondeur introuvable ailleurs s’exercent
dans des forêts près des chutes d’eau en engageant avec elles, sans
transiger, une compétition sévère jusqu’à ensanglanter leurs cordes
vocales. Le pansori exige un corps hors-normes, une voix qui bascule
du murmure aux cris rugissants, des soupirs aux déplorassions
pathétiques, une voix de l’excès », in Mère Courage et le récit de la
splendide Lee Jaram, Les Théâtres de l’Émotion, Revue Alternatives
théâtrales, n° 120, avril 2014.
1
COSTUMES
Kim Ji-sook, Lee So-yeon,
Kim Hak-yong, Choi Ho-sung,
Kim Cha-kyong, Heo Jong-yeol,
Woo Ji-yong, Lee Young-tae,
Na Yoon-young & LA National
Changgeuk Company de Corée
AVEC
PRODUCTION Théâtre national de Corée.
Manifestation organisée dans le cadre de l’année
France-Corée 2015-2016. anneefrancecoree.com
8
UND
Théâtre de la Ville PARIS
THÉÂTRE
avril-juillet 2016
HOWARD BARKER I JACQUES VINCEY
Und
RENCONTRE
2016
SAMEDI 30 AVRIL
entation.
à l’issue de la représ
UN OPÉRA DE LA PAROLE
© SIMON FOWLER
Dans un écrin musical composé par Alexandre Meyer et mis en scène
par Jacques Vincey, une partition sensible de Howard Barker fait résonner
les souvenirs et les rêves, les désirs et les regrets d’une femme, portés
par la voix unique et somptueuse de Natalie Dessay, qui passe pour
la première fois de la scène lyrique au théâtre.
Colette Godard
Nathalie Dessay dans Und © CHRISTOPHE RAYNAUD DE LAGE
THÉÂTRE DES ABBESSES • B
29 AVR. < 14 MAI
Howard Barker TEXTE FRANÇAIS DE Vanasay Khamphommala PUBLIÉ AUX ÉDITIONS THÉÂTRALES
Jacques Vincey DRAMATURGIE Vanasay Khamphommala SCÉNOGRAPHIE Mathieu Lorry-Dupuy
LUMIÈRES Marie-Christine Soma ASSISTANTE LUMIÈRES Pauline Guyonnet MUSIQUE ET SONS Alexandre Meyer
COSTUMES Virginie Gervaise MAQUILLAGE ET PERRUQUES Cécile Kretschmar
DE
MISE EN SCÈNE
AVEC
Natalie Dessay & Alexandre Meyer
PRODUCTION Centre dramatique régional de Tours – Théâtre Olympia.
© JEAN-LOUIS FERNANDEZ
Und : Et (en allemand).
Et puis ? Une femme, des mots, un voyage immobile.
L’auteur Howard Barker est infiniment britannique, c’est-à-dire imprévisible. Ce qui n’est pas pour
déplaire à Jacques Vincey, metteur en scène toujours en quête de ce que cachent les évidences.
C’est d’ailleurs son dramaturge Vanasay Khamphommala, également traducteur d’Howard Barker,
qui, en toute confiance, lui a fait découvrir ce texte. Et il l’a lu sans trop prévoir où tout cela pourrait le mener, mais l’essentiel était là : ces mots lui parlaient, à lui, en lui, profondément.
C’est précisément ce que cherche cet étrange auteur : à frapper la curiosité. Mieux, à faire vivre et
vibrer l’imaginaire de chacun. À faire résonner en nous ce qu’il y a de plus intime, de plus douloureux peut-être. De plus exaltant.
Trois années d’un cheminement secret ont séparé la découverte du texte et la création du spectacle.
Pour faire vivre cette partition sensible autant que virtuose, le nom de Natalie Dessay s’est imposé.
Elle n’avait encore jamais quitté la scène lyrique, ne connaissait pas Jacques Vincey, des amis
communs les ont rapprochés. Elle a lu Und, à elle aussi les mots ont parlé.
Par étapes, elle a pris en elle cette femme qui attend un homme.
Il y a un homme sur scène, Alexandre Meyer, qui a composé un écrin musical pour cet opéra de
la parole. Ce n’est pas lui qu’elle attend. Elle ne le voit pas, il n’appartient pas à son monde à elle.
Il demeure en marge.
D’ailleurs qui est-il, existe-t-il, a-t-il jamais existé celui qu’elle attend ? Et d’où viennent-ils, les
mots de cette femme ? De ses souvenirs, ses rêves, de ses désirs, ses regrets ? De ce qu’elle a vécu
ou aurait pu vivre ? De ce dont elle a peur ? Ce dont elle a eu peur… Elle se dit juive. Mais aussi
aristocrate… Ce que rien ne viendra confirmer ni infirmer ; la question n’est pas là et la réponse
peut se chercher en chacun de ceux qui écoutent les mots portés par la voix unique de Natalie
Dessay, en chacun de ceux qui contemplent la fascinante beauté de cette femme indéfinissable,
réfugiée sous une sorte de lustre immense, composé de lames de glace qui lentement se désagrègent. Elle ne bougera pas, immortelle incarnation de ces mots que chacun porte en soi.
Théâtre de la Ville PARIS
PARCOURS { ENFANCE & JEUNESSE }
avril-juillet 2016
© RONAN THENADEY
10
+6
EXTRAVAGANTE
FÉERIE BURLESQUE
Jean-Michel Rabeux offre une joyeuse et irrévérencieuse adaptation du conte de Charles Perrault.
TÉLÉRAMA
Un âne qui brait, des costumes et accessoires extravagants, un
travesti en fée rose bonbon (très réussie), une langue qui s’affranchit de la politesse, des voix déformées… Jean-Michel Rabeux,
le metteur en scène, s’amuse avec la matière des contes et cette
terrible histoire d’amour incestueux du père pour sa fille n’y
échappe pas. Tout en gardant le fil narratif de Peau d’âne, il propose sa version et sait jouer des contrastes, passant du drame à
la légèreté, puis au rire. On est ravi par la liberté de ton et sa
flamboyance. Le parti pris de la démesure prend toute sa dimension lorsqu’un prince apparaît en boxeur conquérant, dansant
sur Eye of the Tiger, la musique de Rocky 3. La belle est conquise,
le père vaincu et la morale est sauve, ou presque !
FIGAROSCOPE/KIDSCOPE
Jubilatoire et féroce, Peau d’âne, dans cette version du conte de
Perrault de Jean-Michel Rabeux ! Un « spectacle pour adultes à
partir de 6 ans » où le metteur en scène joue sur l’étrangeté et le
comique de cinq personnages joués par quatre acteurs. Mention
spéciale pour la fée marraine interprétée par un Christophe Sauger travesti et pour Laure Wolf, Peau d’âne d’ange et de grâce.
PARIS MÔMES
Une joyeuse et irrévérencieuse adaptation du conte de Perrault
avec princesse de caractère, fée déjantée et prince des cités.
PARISCOPE
Après La Barbe bleue, le talentueux Jean-Michel Rabeux s’empare
d’un autre fameux conte de Charles Perrault, Peau d’âne, qu’il
transforme en une féerie burlesque extravagante. […] Des comédiens épatants, une bande-son décapante (de Strauss à Björk
en passant par Eye of the Tiger), des costumes flamboyants et
un ton merveilleusement empreint de second degré et d’irrévérence pour une adaptation en tout point réussie. Un théâtre de
magie, de folie et de liberté.
© PIERRE GROSBOIS
Peau d’âne REPRISE
© XAVIER CANTAT
CHARLES PERRAULT I
JEAN-MICHEL RABEUX
PAULINE BUREAU
THÉÂTRE DU RIVAGE
KARIN SERRES I
PASCALE DANIEL-LACOMBE
À la renverse CRÉATION
Dormir cent ans
+10
À L’ENDROIT
DE TOUS LES POSSIBLES
Sardine et Gabriel se connaissent depuis l’enfance.
En jeunes amoureux, ils se retrouvent face à l’océan,
et imaginent leur vie future.
À la renverse est un terme marin qui désigne le moment où les
courants de marée s’inversent. La mer est bien le troisième personnage, et peut-être même le principal, de cette nouvelle pièce
de Karin Serres qui campe deux jeunes gens face à l’océan. Sardine et Gabriel se connaissent depuis l’enfance. Elle vit en Bretagne, lui dans l’Est. Chaque été et chaque mois de février, pour
le carnaval, Gabriel part retrouver Sardine, face à la mer, l’endroit de tous les possibles. Elle rêve de partir, lui de venir la
rejoindre dans le Finistère… Le décor, pour la mise en scène de
Pascale Daniel-Lacombe, est un ponton éclairé par quatre lampadaires, un espace bi-frontal qui convie le public de part et
d’autre de la scène. Ce banc bleu où se retrouvent les deux
jeunes amoureux pour dessiner ensemble leur vie future.
« Qu’est-ce que ça fait de passer sa vie face à la mer ? De voir la
mer quotidiennement, dès qu’on se lève, dès qu’on sort de chez soi,
dès qu’on part travailler ? s’interroge Karin Serres, qui a écrit À
la renverse à l’invitation du festival Très Tôt Théâtre. L’horizon
est-il un appel au voyage ou bien un mur d’eau et de vent ? » Pour
Sardine et Gabriel, tout est possible.
AU SEUIL
DE L’ADOLESCENCE
Au fil des rêves bleutés d’Aurore, Pauline Bureau
distille le temps et donne corps à un âge
où le réel et le monde imaginaire ne sont pas
forcément séparés.
Toute ressemblance avec La Belle au bois dormant n’est pas
purement fortuite. Comme la jeune fille du conte, la nouvelle
héroïne de Pauline Bureau se prénomme Aurore et se tient, elle
aussi, au seuil de l’adolescence. Alanguie. À dormir, à attendre
ses parents qui la laissent souvent seule, à espérer que quelque
chose arrive dans sa vie. Elle sent un changement en elle, alors
jour après jour, elle photographie la moindre parcelle de son
corps pour saisir ce qui se transforme. Dans ses rêves bleutés
(magnifique travail visuel de Yves Kuperberg et Alex Forge), il y
a un grand tigre blanc qui la transporte dans des contrées lointaines, il y a aussi un jeune garçon avec qui elle parcourt la ville.
Serait-ce Théo ? Lui aussi attend que quelque chose se passe le
soir, après l’école, quand son père n’est pas encore rentré et que
le roi Grenouille, son héros préféré, vient jouer aux jeux vidéos
avec lui. Peu importe qu’il soit le seul à le voir ; à cet âge, le réel
et le monde imaginaire ne sont pas forcément séparés. Ce qui
est beau dans le spectacle de Pauline Bureau, outre la qualité
du jeu des acteurs, c’est la façon dont elle distille le temps pour
donner corps à un troublant sentiment de vide et d’espérance
mêlés.
M. B.
Maïa Bouteillet
THÉÂTRE DES ABBESSES • E&J1
THÉÂTRE DES ABBESSES • E&J1
THÉÂTRE PARIS-VILLETTE • E&J2
20 < 24 AVR.
8 < 15 JUIN
14 JUIN < 2 JUILLET
& MISE EN SCÈNE Jean-Michel Rabeux D’APRÈS Charles Perrault
& MAQUILLAGES Pierre-André Weitz LUMIÈRES Jean-Claude Fonkenel
Samuel Mazzotti ASSISTANT À LA MISE EN SCÈNE Geoffrey Coppini
Pascale Daniel-Lacombe SCÉNOGRAPHIE Philippe Casaban & Éric Charbeau
Clément-Marie Mathieu COMPOSITION MUSICALE Vincent Jouffroy LUMIÈRES Yvan Labasse
TEXTE
MISE EN SCÈNE
DÉCORS, COSTUMES
SON
SON
Elisa Ruschke/Camille Blouet, Carol Cadilhac/Antoine Lesimple EN ALTERNANCE,
Étienne Kimes
Théâtre des Quartiers d’Ivry – Scène nationale de Petit-Quevilly/Mont-saint-Aignan. AVEC L’AIDE À LA PRODUCTION
d’Arcadi Île-de-France. EN ASSOCIATION AVEC la MC93, Maison de la culture de la Seine-Saint-Denis.
La Compagnie est subventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication-DRAC Île-de-France
et soutenue par la région Île-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle.
Créé le 16 novembre 2012 à la MC93, Maison de la culture de la Seine-Saint-Denis.
& MISE EN SCÈNE Pauline Bureau
LE TEXTE A ÉTÉ ÉCRIT AVEC
& POUR LES ACTEURS DU SPECTACLE
Yann Burlot, Nicolas Chupin, Camille Garcia, Géraldine Martineau,
Marie Nicolle
Benoîte Bureau SCÉNOGRAPHIE & RÉALISATION VISUELLE Yves Kuperberg
& SONORE Vincent Hulot COSTUMES & ACCESSOIRES Alice Touvet
LUMIÈRES Bruno Brinas COLLABORATION ARTISTIQUE Cécile Zanibelli
DRAMATURGIE
COPRODUCTION OARA (Office artistique de la région Aquitaine…) – Très Tôt Théâtre CCAS France.
PRODUCTION DÉLÉGUÉE La Compagnie. COPRODUCTION La Compagnie – Théâtre d’Ivry Antoine Vitez –
TEXTE
AVEC
AVEC
Aurélia Arto/Laure Wolf, Hugo Dillon/Julien Kosellec, Christophe Sauger,
Dianko Diaouné
AVEC
+8
AVEC LE SOUTIEN du CCAS Anglet, du pôle ressource jeune public Agora Billère, des villes de Saint-Pabu, Lacanau,
Billère, Anglet et du département des Pyrénées-Atlantiques. PRODUCTION DÉLÉGUÉE Théâtre du Rivage.
COMPOSITION MUSICALE
AVEC LE SOUTIEN de l’Office artistique de la région Aquitaine
PRODUCTION La Part des Anges. COPRODUCTION Théâtre Dijon Bourgogne-CDN – Le Volcan, scène nationale
du Havre – Théâtre de Chevilly-Larue André Malraux. AVEC LE SOUTIEN de l’Adami. AVEC L’AIDE À LA CRÉATION
de la ville de Rouen. RÉSIDENCES DE CRÉATION Théâtre Paris-Villette et Théâtre Dijon Bourgogne-CDN.
Compagnie dramatique conventionnée par la région Haute-Normandie et par le ministère de la Culture
et de la Communication/direction régionale des Affaires Culturelles de Haute-Normandie.
Pauline Bureau est artiste associée au Théâtre Dijon Bourgogne-CDN et au Volcan, scène nationale du Havre.
PARCOURS { ENFANCE & JEUNESSE }
11
© AGATHE POUPENEY
© JEAN-LOUIS FERNANDEZ
avril-juillet 2016
RETOUR SUR L’AVENTURE ALICE
Avec Alice et autres merveilles présenté en décembre et janvier dernier,
le Théâtre de la Ville s’engageait pour la première fois dans une création
tout public sur son grand plateau. Cela a aussi permis d’ouvrir la grande salle
aux écoles du quartier.
Le 5 janvier 2016, 266 enfants sont venus pour la première fois au Théâtre de la Ville pour y découvrir Alice et autres merveilles de Fabrice Melquiot mis en scène par Emmanuel Demarcy-Mota.
Ces enfants participent tous à l’un des ateliers mis en places dans les écoles de proximité
(Moussy, Renard, Saint Jacques et Arbre Sec).
200 enfants ont en outre bénéficié d’une intervention en classe d’un des comédiens de la Troupe
du Théâtre de la Ville et d’une lecture d’extraits du roman de Lewis Carroll ou de la pièce de
Fabrice Melquiot.
« Une mise en scène géniale, colorée, magique, tout comme l’univers d’Alice », ce sont les mots
de Françoise, Responsable Éducatif Ville à l’école Renard. Une très belle écoute régnait en effet
dans la salle lors de cette représentation et les enfants participants aux ateliers parlent encore
d’Alice, questionnant la mise en scène, les costumes, les décors, s’enthousiasmant du spectacle.
LES PROJETS D’ÉDUCATION ARTISTIQUE
SE POURSUIVENT DANS LES ÉCOLES
D’AVRIL À JUIN :
Le projet développé par le Théâtre de la Ville dans le cadre de l’Aménagement des Rythmes
Éducatifs continu : 62 ateliers hebdomadaires et 86 représentations sont programmés entre avril
et juin dans les théâtres et les 31 écoles partenaires. D’autres projets voient le jour dans
le temps scolaire : des ateliers de lecture à voix haute, des ateliers d’écriture, et des rencontres
avec les auteurs des spectacles de la programmation. L’objectif est de faire découvrir l’univers
d’un auteur contemporain aux enfants et de leur transmettre le plaisir de lire pour soi et pour les
autres. En se mettant dans la peau d’un auteur l’enfant éveille sa curiosité de l’écriture, son désir
d’inventer et de s’exprimer.
GRÈCE ITALIE POLOGNE PORTUGAL SUÈDE
11 MAI < 4 JUIN 2016r7e ÉDITION
LES LIEUX PARTENAIRES
AVEC LE SOUTIEN DE
PARTENAIRES
PARTENAIRES MÉDIA
2016
AVANT-PROGRAMME
avril-juillet 2016
Chantiers d’Europe est un espace de découvertes d’artistes et de compagnies venus de pays peu
représentés sur nos plateaux et qui portent un regard singulier sur une Europe passée, présente
et à venir. Évoluant au rythme des rencontres artistiques autant que des circonvolutions d’une
réalité faite de sursauts perpétuels, ce temps fort nous semble plus que jamais nécessaire pour
regarder et entendre l’Europe autrement.
Une Europe des artistes, issue d’une génération née après les guerres, après les révolutions, parfois même après la chute du mur de Berlin. Une génération capable de regarder l’histoire d’un
pays et de ses mutations à l’aune d’une vision ouverte et neuve, qui transcende les frontières, les
limites, les langages, dans un lien à la fois nécessaire et naturel à l’Europe, en tous cas viscéralement
incompatible avec les tentations de replis sur les « priorités nationales » et de rejet de l’autre qui
affleurent ici et là.
Clean City, du duo grec Anestis Azas & Prodromos Tsinikoris donnera la parole à cinq femmes de
ménage issues de l’émigration et installées en Grèce. L’Album de Karl Höcker de la compagnie
CHANTIERS D’EUROPE
13
polonaise Teatr Trans-Atlantyk redessinera l’impensable quotidien des cadres dirigeants du camp
de la mort d’Auschwitz. Basé sur les témoignages vécus – notamment de portugais émigrés en
France – Le musée vivant des mémoires infimes et oubliées, de Joana Craveiro/Teatro do Vestido
évoquera les cicatrices laissées par la dictature de Salazar sous l’angle de souvenirs intimes et
personnels. Carton rouge du Backa Teater and Community Teater & Dans raconte les rêves de
grandeur footbalistique inspirée par le parcours de Zlatan à un jeune clandestin vivant en Suède.
Découverte de l’édition précédente avec La simplicité trahie – hommage à la révolte des sœurs
Clarisses d’Udine – l’Italienne Marta Cuscunà continue d’explorer les figures de résistance féminine avec Sorry, boys, dialogue pour une actrice et quelques marionnettes.
De quoi faire résonner d’autres histoires, d’autres visions d’une Europe ouverte, libre, inventive,
accueillante, unie. Une Europe à l’image de celle que rêvaient les pères fondateurs.
Belle et vivante utopie. À nous de savoir la défendre aujourd’hui.
Emmanuel Demarcy-Mota
13 MAI / UTOPIE 500
UNE CO-ORGANISATION DU THÉÂTRE DE LA VILLE ET DU PALAIS DE TOKYO
Créer l’utopie, penser l’Europe, transformer le quotidien… Après une première expérience en 2013, Chantiers d’Europe est de retour au Palais de Tokyo.
Pour le 5e centenaire de la publication d’Utopie de Thomas More.
GRÈCE – DANSE
PORTUGAL - VIDÉOS
ITALIE - CONCERT
12 H 30 & 20 H 30 I PALAIS DE TOKYO/POINT PERCHÉ
13 H-21 H I PALAIS DE TOKYO/SALLE CINÉMA
21 H 30 I PALAIS DE TOKYO/ROTONDE
EN CO-PRODUCTION AVEC LE MAAT-MUSEU DE ARTE, ARQUITECTURA E TECNOLOGIA
EURIPIDES LASKARIDIS
Relic
DEWEY DELL
Live concert
JORGE JÁCOME GUEST + A HOST = A GHOST
PRISCILA FERNANDES That which is above that which is
PEDRO BARATEIRO The Current Situation
NUNO CERA FUTURELAND_THE_REAL
JOÃO ONOFRE Untitled (SUN 2500)
FRANCE/AUSTRALIE - INSTALLATION
14 H-19 H I PALAIS DE TOKYO/POINT PERCHÉ
ANGELICA MESITI
COURTESY DE L’ARTISTE ET ANNE SCHWARTZ GALLERY, SYDNEY/MELBOURNE
Après l’exil, que reste-t-il de nos racines, de notre culture
et de nos traditions ?
L’installation vidéo Citizens Band évoque avec sobriété
et finesse la culture musicale de quatre immigrés, deux
en Australie et deux en France. Filmées par une caméra
sensible, les prestations d’une Camerounaise, d’un Algérien,
d’un Mongol et d’un Soudanais captent notre attention
par leur dignité et par la richesse inusitée du monde qu’ils
transportent jusqu’à nous. Citizen Band est une ode
aux gens qui, malgré l’exil, conservent des liens avec
leurs cultures mais savent aussi la partager.
Étrange et touchante performance sur notre acceptation
de la différence et de l’inconnu.
Flirtant avec l’incongru, le chorégraphe grec Euripides Laskaridis
s’invente un drôle de personnage façon bibendum à escarpins.
Il bricole, chante et danse, dans un esprit qui rappelle à la fois
le vaudeville, le cabaret et le burlesque. L’artiste grec
est préoccupé par les thèmes qui touchent à la transformation,
la différence et le ridicule. Il teste auprès des spectateurs
leur acceptation de l’inconnu.
© GIULIO CALLEGARO
© EVI FYLAKTOU
Citizens Band
Les Dewey Dell inventent un étrange concert-spectacle.
Dewey Dell est formé de Teodora, Agata, Demetrio Castellucci
et Eugenio Resta. Ce collectif sculpte son propre univers
sonore et visuel avec un succès croissant. Live Concert
nous plonge dans les visions d’une musique électronique
somptueuse et hantée.
11 < 14 MAI
18 MAI
18 < 19 MAI
PORTUGAL – THÉÂTRE
PORTUGAL – MUSIQUE
PORTUGAL – THÉÂTRE
MIGUEL LOUREIRO
JOSÉ MANUEL NETO (GUITARE)
CAMANÉ I CRISTINA BRANCO
MIGUEL LOUREIRO
Les plus grandes voix du fado réunies par un guitariste
d’exception.
Sur les traces de W.G Sebald, un théâtre-récital éminemment
poétique.
Depuis que la légendaire Amália Rodrigues en a symbolisé
toute la puissance de saudade, que de bourgeonnements
issus du fado, inscrit depuis 2011 au patrimoine culturel
immatériel de l’Unesco ! Pour Chantiers d’Europe, le guitariste
José Manuel Neto veut recréer l’ambiance des tavernes
de fado et invite deux des plus grands artistes de cette
inépuisable veine, Cristina Branco et Camané, qui mêlent
l’intensité de leurs voix.
Auteur, acteur et metteur en scène à l’univers singulier,
Miguel Loureiro aime porter à la scène les grands textes
de la littérature mondiale. Dans Do Natural, « poème incarné »
tiré de D’après nature : poème élémentaire, un des premiers
écrits de W.G. Sebald, trois personnages, vivants dans trois
époques différentes, sont confrontés aux toutes puissances
de la nature.
19 H/19 H 30 I LOGE SARAH BERNHARDT I ENTRÉE LIBRE
20 H 30 I THÉÂTRE DE LA VILLE
Paris>Sarah>Lisboa CRÉATION
19 H I THÉÂTRE DE LA VILLE/CAFÉ DES ŒILLETS
Do Natural
Concert de fado
UNE COMMANDE DU THÉÂTRE DE LA VILLE ET DU SÃO LUIZ-TEATRO MUNICIPAL
Textes rares, écrits personnels et témoignages intimes
composent le portrait poétique d’une actrice de légende.
Une voix chamanique, incantatoire, celle de Sarah Bernhardt,
restituée par Miguel Loureiro et interprétée par Astrid Bas,
dans les lieux où résonna cette voix, dans l’essence même
de ces lieux, de ces nuits ancestrales. « Sarah » ou la voix
des sirènes ?
© JOSÉ FRADE
17 < 18 MAI
POLOGNE – THÉÂTRE
TEATR TRANS-ATLANTYK I PAUL BARGETTO
© DR
20 H 30 I CARREAU DU TEMPLE
L’Album de Karl Höcker
Fascinant et glaçant, un théâtre documentaire
d’une puissance rare.
Impensable Auschwitz. Et pourtant… Paul Bargetto démonte
les rouages humains de l’Holocauste en s’appuyant sur
une collection de photographies recueillies par Karl-Friedrich
Höcker, officier de la SS, soit plus d’une centaine d’images,
uniques en leur genre, de la vie des officiers et des administrateurs qui dirigeaient le camp d’Auschwitz-Birkenau.
14
CHANTIERS D’EUROPE
Théâtre de la Ville PARIS
AVANT-PROGRAMME
20 & 21 MAI
THÉÂTRE DES ABBESSES
20 MAI I 15 H I VERSION COURTE • 21 MAI I 18 H
avril-juillet 2016
23 & 24 MAI
28 MAI
ITALIE – THÉÂTRE
ITALIE – DANSE
MARTA CUSCUNÀ
MK
Révélation de Chantiers d’Europe 2015, Marta Cuscunà poursuit
son exploration des figures féminines.
Créée pour le Musée Ethnographique National de Rome,
la pièce conjugue danseurs et amateurs pour s’affranchir
des clichés sur l’Afrique.
19 H I THÉÂTRE DE LA VILLE/COUPOLE
PORTUGAL – THÉÂTRE
20 H 30 I CARREAU DU TEMPLE I TOUT PUBLIC
Sorry, boys
TEATRO DO VESTIDO I JOANA CRAVEIRO
Un musée vivant des mémoires infimes
et oubliées
Aux États-Unis, 18 adolescentes décident de tomber enceintes
en même temps et rêvent d’élever en commun leurs enfants.
Histoire forcément troublante, pour laquelle Marta Cuscunà
invente des protagonistes, adultes et jeunes pères, réduits
à de simples visages, alignés comme les trophées de chasse
d’une guerre des sexes.
23 < 28 MAI
© JOÃO TUNA
AVEC
11 JEUNES AMATEURS
Impressions d’Afrique
Lion d’argent à la Biennale de Venise, Michele di Stefano
a traversé la scène punk-new wave des années 1980. Il en a
gardé un sens de l’ironie qu’il injecte dans des chorégraphies
voraces. Avec 11 jeunes amateurs qui rejoignent le plateau,
ses Impressions d’Afrique (titre emprunté à Raymond Roussel)
imaginent une sorte de chorégraphie anthropologique
et postcoloniale fascinante.
THÉÂTRE DE LA VILLE/CAFÉ DES ŒILLETS I THÉÂTRE OUVERT
31 MAI < 4 JUIN
CYCLES DE LECTURES
Paroles d’Europe
Le Portugal d’hier à aujourd’hui dans le tourbillon
d’un musée-théâtre.
EN PARTENARIAT AVEC LA MAISON ANTOINE VITEZ
20 H 30 I THÉÂTRE DES ABBESSES
PORTUGAL – THÉÂTRE
& FRANCE CULTURE
Cinq auteurs européens – en résidence au Théâtre de la Ville –
écriront un texte commun à découvrir le 28 mai.
Durant la semaine, la troupe du Théâtre de la Ville vous fera
découvrir leurs œuvres :
Un spectacle hors-normes. Seule en scène, manipulant objets
et documents, Joana Craveiro, artiste protéiforme déploie
le récit épique d’un demi-siècle d’histoire portugaise –
des années de dictature à l’avènement de la « révolution des
œillets » – à partir de témoignages recueillis pendant quatre
ans. Pour Chantiers d’Europe 2016, elle créera un nouveau
volet, commandé par le Théâtre de la Ville et le São Luiz-Teatro
Municipal, né de sa résidence auprès de la communauté
portugaise d’Île-de-France.
ITALIE ROBERTO SCARPETTI Vive l’Italie
GRÈCE GEORGIA MAVRAGANIS La Vie n’est pas une chose facile
1RE EN FRANCE
POLOGNE MALGORZATA SIKORSKA-MISZCZUK La valise
de Pantofelnik
PORTUGAL RICARDO CABAÇA Naufragées PREMIÈRE MONDIALE
SUÈDE AMERICA VERA-ZAVALA En vie PREMIÈRE MONDIALE
23 MAI
20 H 30 I THÉÂTRE DE LA VILLE
25 MAI
PORTUGAL – DANSE
TEATRO PRAGA
Zululuzu – Projet Pessoa
Dans un biopic théâtral en forme de « voyage délirant »,
le Teatro Praga part des années de jeunesse de Fernando
Pessoa en Afrique du Sud pour brosser librement un portrait
kaléidoscopique de l’écrivain.
Le titre, Zululuzu, est un jeu de mots qui reflète cette double
influence, celle de la langue bantoue (le zoulou) et celle liée
à l’appartenance portugaise (luso, devenu luzu, évoque
la Lusitanie). « J’ai en moi tous les rêves du monde », écrivait
Pessoa. Un spectacle qui questionne aussi, dans une veine
résolument métissée, nos représentations coloniales
d’un ailleurs exotique et prône d’en finir avec l’apartheid
des idées, des genres et des formes.
20 H 30 I THÉÂTRE DES ABBESSES
CLARA ANDERMATT
Fica no Singelo
GRÈCE – THÉÂTRE
PRODROMOS TSINIKORIS & ANESTIS AZAS
Clean City
3 JUIN
18 H I THÉÂTRE DES ABBESSES
PORTUGAL – LECTURE
Autour d’Amadeo de Souza Cardoso
ALMADA NEGREIROS
Scène de la Haine
Par Hughes Quester.
SONIA DELAUNAY & AMADEO DE SOUZA CARDOSO
© INÊS D’OREY
Correspondances
Figure de la danse contemporaine portugaise encore méconnue
en France, Clara Andermatt revisite sur le grand plateau
du Théâtre de la Ville les danses et musiques traditionnelles
portugaises pour les ramener dans le monde d’aujourd’hui.
Une dynamique contagieuse, une exploration passionnante
des liens entre art et culture populaire. D’autant qu’à l’issue
du spectacle, le public pourra s’initier à la danse.
23 & 24 MAI
CARREAU DU TEMPLE
23 MAI I 14 H 30 (SCOLAIRE) • 24 MAI I 20 H 30
SUÈDE – THÉÂTRE
BACKA TEATER AND COMUNITY TEATER & DANS
Carton rouge
Loin des stéréotypes, les « cleanings ladies » immigrées
à Athènes deviennent les protagonistes réelles et idéales
d’un théâtre documentaire international.
Qui nettoie nos villes ? À Athènes, un duo de jeunes artistes,
Anestis Azas et Prodromos Tsinikoris, a mené l’enquête.
Les femmes immigrées, venues d’Afrique, d’Asie et des pays
de l’ex-URSS qu’ils ont rencontrées nourrissent un théâtre
documentaire qui ne se prive pas, en outre, de mettre à mal
l’idéologie de la propreté.
Amadeo de Souza Cardoso (1887-1918), grand artiste Avantgardiste Portugais reste méconnu en France. L’exposition
rétrospective que lui consacre le Grand Palais devrait réparer
cette injustice. Entre journal intime et chronique mondaine,
sa correspondance avec Sonia Delaunay révèle à quel point
la peinture était à ses yeux une façon d’inventer un monde
plus réel que la réalité. Le programme est complété par la lecture
de Scène de la Haine, manifeste révolutionnaire sur l’art
et la société écrit par un des plus fameux auteurs portugais,
lu par Hugues Quester.
20 AVRIL < 18 JUILLET
GRAND PALAIS
PORTUGAL - EXPOSITION
26 < 28 MAI
AMADEO DE SOUZA CARDOSO
SPECTACLE EN FRANÇAIS I THÉÂTRE DE LA VILLE/LA COUPOLE
26 MAI I 14 H 30 • 27 MAI I 15 H 30 • 28 MAI I 15H
PORTUGAL – THÉÂTRE
MIGUEL FRAGATA & INÊS BARAHONA
+7
Léo, 12 ans, fan de football raconte ses rêves dans
une performance vérité.
La Marche des Éléphants
En Suède, « Zlatan » fait rêver tous les jeunes fans de foot.
Léo, parmi d’autres. Avec ses parents, ils sont réfugiés
et ont choisi la Suède où ils vivent légalement depuis un an.
La scénariste et réalisatrice Gabriela Pichler, l’auteur et activiste
politique America Vera-Zavala, l’acteur Rasmus Lindgren
et Leo ont créé ensemble cette performance d’un autre genre.
Léo ne joue pas Léo, il est Léo, pour de vrai, avec ses rêves
de gosse comme celui d’être Zlatan.
Un acteur et une multitude d’objets évoquent les mystères
de l’existence et de sa finitude.
Quelque part en Afrique, un homme est devenu l’ami
des éléphants. À sa mort, le troupeau lui rend hommage…
Avec ce spectacle fait d’objets, d’ombres et de poésie,
les jeunes artistes Miguel Fragata et Inês Barahona trouvent
un moyen délicat pour parler de la mort et des attentions
qui accompagnent le temps du deuil.
Programmation de lectures en lien avec l’exposition
L’exposition des peintures d’Amadeo de Souza Cardoso,
contemporain et ami de Fernando Pessoa, qui fit partie
comme lui du groupe moderniste Orpheu, célèbre les 50 ans
de présence en France de la Fondation Gulbenkian.
POUR SE RENSEIGNER, POUR RÉSERVER
01 42 74 22 77 theatredelaville-paris.com
TARIFS voir p. 30.
barbarians © GABRIELE ZUCCA
Danse traditionnelle ou danse contemporaine ? Une rencontre
de haut vol entre rituel et modernité.
© BEETROOT
Par Lætitia Dosch et Pedro Zegre Penim.
16
Théâtre de la Ville PARIS
AURÉLIEN BORY I YOANN BOURGEOIS
avril-juillet 2016
YOANN BOURGEOIS
Celui qui tombe REPRISE
LA JOIE DU RISQUE
En fragile équilibre sur un plateau suspendu et mouvant, les corps
sont emportés dans un jeu qui les chavire. Magnifique parabole
d’une farandole existentielle tour à tour grave et dérisoire.
« Yoann Bourgeois engage ses interprètes dans un ballet vertigineux dans lequel “tenir debout” se
révèle d’une complexité extrême. Le dispositif qu’il a créé pour éprouver leur sens de la solidarité,
du risque et de l’équilibre est d’une beauté sidérante. Un plateau de bois, six mètres sur six, descend lentement des cintres. Les poulies grincent, le bois craque. […] De brutales secousses en
oscillations régulières, le plateau exprime la puissance tellurique face à une humanité en fragile
équilibre. […] Tout à la joie du risque, les corps se laissent aller à la volonté du dispositif. Ils tombent, glissent, se relèvent, emportés dans ce jeu qui les chavire et les oblige sans cesse à réévaMédiapart, septembre 2015
luer leur esprit de groupe. »
Questcequetudeviens? © AGLAE BORY
« La pièce renvoie à cette évidente notion de solidarité qui permet de surmonter les situations les
plus compliquées, voire désespérées. Alternant les registres (poétique, tendre, humoristique…)
comme il varie les rythmes – du temps suspendu, littéralement, à la course éperdue où il faut
enjamber les corps affalés –, Celui qui tombe emporte de bout en bout l’adhésion, magnifique
parabole d’une farandole existentielle tour à tour grave et dérisoire, sur fond de Callas, My
Way ou Didon et Enée de Purcell. »
Libération, juin 2015
AURÉLIEN BORY
CIE 111
Questcequetudeviens? 2008
L’ESPACE D’UN PARCOURS
Aurélien Bory réalise le portrait scénique et sensible de Stéphanie Fuster,
partie se former à Séville, dans l’antre du flamenco.
Celui qui tombe © GÉRALDINE ARESTEANU
J’ai rencontré Stéphanie Fuster à Toulouse, avant qu’elle ne parte à Séville en immersion complète
dans le flamenco. J’avais été touché par sa sensibilité particulière, sa personnalité étonnante, la
radicalité de son choix : tout abandonner pour ne se consacrer qu’à ça. Elle est restée là-bas huit
ans à apprendre pour devenir répétitrice, puis danseuse auprès des plus grands. Elle est revenue
avec sa danse et m’a demandé de lui écrire un spectacle. J’ai d’abord pensé que cela ne correspondait pas aux axes de mon travail, qui tourne principalement autour de la question de l’espace. Je
me suis ravisé. Il y avait bien sûr un décalage. Mais ce décalage était aussi présent dans son parcours ; elle qui décide de se confronter à un art adossé à une autre culture, elle qui porte le statut
d’intruse dans une discipline connotée. J’ai réalisé peu à peu que c’était son portrait que je voulais faire. Un portait scénique. Imaginer l’espace sur scène, qui est celui de son parcours extérieur, et imaginer sa danse, qui est celle de son parcours intérieur, émotionnel. Le flamenco est
bien là, avec la guitare de José Sanchez et le chant d’Alberto Garcia, mais dans un contexte autre,
Aurélien Bory
celui d’une femme qui se cherche, qui s’émancipe, qui vit, qui meurt.
LE CENTQUATRE-PARIS • B
« Un spectacle drôle, beau, émouvant, où le flamenco est audacieusement décontextualisé
et magnifiquement interprété. » Mouvement.net
DANS LE CADRE DU FESTIVAL SÉQUENCE DANSE PARIS
7 < 13 AVR.
& SCÉNOGRAPHIE Yoann Bourgeois ASSISTÉ DE Marie Fonte
Adèle Grépinet SON Antoine Garry COSTUMES Ginette
RÉALISATION SCÉNOGRAPHIE Nicolas Picot, Pierre Robelin, Cénic Constructions
CONCEPTION, MISE EN SCÈNE
LUMIÈRES
LE MONFORT • B
2 < 16 AVR.
AVEC
Aurélien Bory CHORÉGRAPHIE Stéphanie Fuster
MUSIQUE José Sanchez CRÉATION LUMIÈRES Arno Veyrat ASSISTANT À LA MISE EN SCÈNE Sylvie Marcucci
DÉCOR Pierre Dequivre, Arnaud Lucas SON Stéphane Ley COSTUMES Sylvie Marcucci
PRODUCTION DÉLÉGUÉE Centre chorégraphique national de Grenoble. COPRODUCTION Cie Yoann Bourgeois –
CONCEPTION, SCÉNOGRAPHIE ET MISE EN SCÈNE
AVEC
Stéphanie Fuster DANSE José Sanchez GUITARE Alberto Garcia CHANT
PRODUCTION compagnie 111 – Aurélien Bory. COPRODUCTION ET RÉSIDENCES Festival ¡Mira! / TnBA-Théâtre national
de Bordeaux en Aquitaine, Théâtre Vidy-Lausanne. AVEC L’AIDE du Théâtre Garonne, scène européenne, Toulouse,
Scène nationale de Cavaillon – La Fabrica Flamenca, Toulouse – La Grainerie, Fabrique des arts du cirque
et de l’itinérance, Balma.
La Cie 111-Aurélien Bory est conventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication - DRAC de
Midi-Pyrénées, la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et la ville de Toulouse. Elle reçoit le soutien du conseil
départemental de la Haute-Garonne. Aurélien Bory est artiste associé au Grand T, Théâtre de Loire-Atlantique
à Nantes ; artiste invité du TNT, Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées ; artiste accompagné par le Théâtre
de l’Archipel, scène nationale de Perpignan.
Mathieu Bleton, Julien Cramillet, Marie Fonte, Élise Legros,
Dimitri Jourde, Vania Vaneau/Francesca Ziviani (EN ALTERNANCE)
MC2 : Grenoble – Biennale de la danse de Lyon – Théâtre de la Ville-Paris – Maison de la Culture de Bourges –
L’Hippodrome, scène nationale de Douai – Le Manège de Reims, scène nationale – Le Parvis, scène nationale
de Tarbes-Pyrénées – Théâtre du Vellein – La Brèche, pôle national des arts du cirque de Basse-Normandie/
Cherbourg-Octeville – Théâtre National de Bretagne, Rennes. RÉSIDENCE DE CRÉATION MC2 : Grenoble – La Brèche,
pôle national des arts du cirque de Basse-Normandie/Cherbourg-Octeville. MAÎTRISE D’ŒUVRE ET CONSTRUCTION
Ateliers de la Maison de la Culture de Bourges, Cenic Constructions, C3 Sud Est.
AVEC LE SOUTIEN de l’Adami, de la Spedidam et de Petzl. La Spedidam est une société de perception et de distribution
qui gère les droits des artistes-interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations
enregistrées. AVEC L’AIDE À LA CRÉATION de la DGCA.
Yoann Bourgeois bénéficie du soutien de la Fondation BNP Paribas pour le développement de ses projets
et est en résidence territoriale à la Capi-Théâtre du Vellein. Le Centre chorégraphique national de Grenoble
est financé par la DRAC Rhône-Alpes/ministère de la Culture et de la Communication, la ville de Grenoble,
le département de l’Isère, la région Auvergne-Rhône-Alpes et soutenu par l’Institut français pour les tournées
internationales.
DANSE I TAÏWAN
CLOUD GATE DANCE THEATRE DE TAÏWAN
17
Rice © LIU CHEN-HSIANG
avril-juillet 2016
CLOUD GATE DANCE THEATRE DE TAÏWAN
Rice CRÉATION I PREMIÈRE FRANÇAISE
SOUFFLE ÉTERNEL, RIZ D’AUJOURD’HUI
En faisant d’une rizière son champ chorégraphique, le Cloud Gate Dance Theatre of Taiwan
capte la grâce de l’instant par une respiration immémoriale.
Lin Hwai-min n’est autre que l’ambassadeur véritable de Taïwan,
île-État qui mise sur la culture pour affirmer son autonomie visà-vis de la Chine continentale. Depuis ses débuts en 1973, le Cloud
Gate Dance Theatre, première compagnie de danse contemporaine de culture chinoise, est devenu un symbole comme Anne
Teresa De Keersmaeker l’est pour Bruxelles, comme Cunningham le fut pour New York et Pina Bausch pour l’Allemagne.
La danse du Cloud Gate, où fusionnent techniques traditionnelles et modernes, n’est pas seulement l’expression de l’âme
taïwanaise. Elle a aussi forgé une part importante de l’identité
actuelle de l’île, jusqu’à la création de Rice, pièce maîtresse imaginée pour fêter les quarante ans de la compagnie. Lin Hwaimin, qui a rencontré la danse moderne à New York à la fin des
années 1960, figure aujourd’hui dans les manuels scolaires taïwanais et une comète découverte en 2010 par l’observatoire
national de Taipei porte le nom de sa compagnie.
« Aux portes des cieux » : le parcours artistique du Cloud Gate
n’a cessé de révéler la dimension philosophique et spirituelle de
ce terme. En effet, les créations de Lin Hwai-min n’ont cessé de
gratter les nuages tout en restant sensibles au lien entre l’homme
et le sol ainsi qu’au rythme de la nature et de la vie. En découvrant
Rice, on ne peut s’empêcher d’y voir une œuvre qui résume un cycle
de créations et l’ouvre vers de nouvelles aventures. En janvier
2015, le Cloud Gate a emménagé – enfin! – dans son propre théâtre, construit à Taipei au sommet d’une colline pour accueillir
Lin et ses 120 collaborateurs.
Tout au long de Rice, les quatre décennies du Cloud Gate se
reflètent dans les quatre temps de la culture du riz. En amont,
Lin et ses danseurs sont allés travailler dans les champs aux
côtés des paysans pour s’imprégner de leurs gestes ancestraux.
Ils les ont ensuite croisés avec ceux de la danse contemporaine
pour en tirer une pièce qui, plus que jamais, permet au spectateur occidental d’adopter à son tour cette respiration asiatique
profonde. Aussi les danseurs incarnent-ils les pousses de riz, le
vent, l’eau et le feu. Emplie de la grâce de la nature, leur danse
sobre et poétique irrigue les images sublimes filmées par Chang
Hao-jan, dit Howell. Le cinéaste a passé deux ans à suivre l’évolution d’un même champ de riz, à Chihshang dans le sud-est de
l’île, endroit choisi parce que les paysans y sont passés d’une
agriculture industrielle aux méthodes douces et durables. Aussi
Rice résume-t-il tout l’engagement de Lin pour les arts et pour
Thomas Hahn
la vie.
THÉÂTRE DE LA VILLE • E
21 < 24 AVR.
& CHORÉGRAPHIE Lin Hwai-min
Hakka CHANSONS TRADITIONNELLES, Liang Chun-mei TAMBOUR,
Monochrome II DE Ishii Maki JOUÉ PAR Ondekoza,
Casta Diva EXTRAIT DE Norma DE Vincenzo Bellini,
Le Rossignol et la Rose DE Camille Saint-Saëns,
Symphonie n° 3 en ré mineur, quatrième mouvement DE Gustav Mahler
DÉCOR Lin Keh-hua LUMIÈRES Lulu W.L. Lee PROJECTION Ethan Wang VIDÉO Chang Hao-jan
(Howell)
COSTUMES & RÉALISATION Ann Yu-Chien, Li-Ting Huang & le département de la mode
de la Shih Chien University
CONCEPT
MUSIQUE
AVEC
24 danseurs
COMMANDE DE Wen C. KO.
COPRODUCTION National Performing Arts Center, National Theater & Concert Hall, Taiwan, R.O.C. – Esplanade –
Theatres on the Bay-Singapore – New Vision Arts Festival, Hong Kong – Sadler’s Wells, Londres, UK – HELLERAU
European Center for the Arts-Dresden (Allemagne) – Théâtre de la Ville-Paris.
18
HOFESH SHECHTER
HOFESH SHECHTER
Théâtre de la Ville PARIS
DANSE
avril-juillet 2016
HOFESH SHECHTER COMPANY
barbarians CRÉATION I TRILOGIE
MULTIPLES INTENSITÉS
The Barbarians in love I tHe bAD I Two completely different angles of the same fucking thing © GABRIELE ZUCCA
Gestuelle à la tension nerveuse, courant électrique et percussions galopantes. Avec sa nouvelle création, composée de trois volets palpitants,
Hofesh Shechter taille dans le vif une écriture hautement sophistiquée sous ses dehors rock.
Oser intituler un spectacle barbarians oblige à avoir des munitions sans avoir peur de rater sa cible. Claironner aussi fort qu’on va
lancer la grosse cavalerie met la barre haut. Le chorégraphe israélien Hofesh Shechter l’a franchie, à sa manière, surprenante et
téméraire, en renouvelant son style électro-choc. Si la pièce déjoue les attentes – et c’est une bonne chose – de ce que l’on pourrait
imaginer d’un spectacle qui s’annonce barbare, elle rivalise d’intensités nouvelles. Au diapason du désir de bousculer ses habitudes annoncé par le chorégraphe, elle dégage des horizons artistiques palpitants.
barbarians se compose de trois parties écrites entre 2014 et 2015. Porté par un courant électrique et les percussions galopantes de
Shechter, qui signe toutes les musiques de ses productions, le triptyque tire des bords entre des univers à l’opposé, noués par la
tension nerveuse de la gestuelle. Si le premier volet The Barbarians in love, pour treize danseurs en blanc, affirme ce qui a fait la
marque et le succès de Shechter – lumières aveuglantes, passages au noir, tendance clip –, le troisième se love dans une texture
autrement délicate. Un homme habillé en tenue folklorique et une femme en pantalon gris se livrent à un dialogue suspendu
d’une beauté énigmatique et rare. Son titre en donne la saveur : Two completely different angles of the same fucking thing.
Entre ces extrêmes, la seconde partie tHE bAD ouvre une brèche dans les mailles serrées du filet Shechter. Pour ce morceau de
choix, explosif comme le jaune acide des justaucorps des cinq interprètes, Shechter a travaillé pendant cinq semaines non-stop,
uniquement la nuit. Objectif : lâcher prise, ouvrir les vannes et voir venir sans porter de jugement. Le résultat déborde, bacchanale
de corps lancés à fond de train à l’assaut d’une danse qui leur échappe magnifiquement. Un seul long plan séquence pour de multiples sensations exacerbées jusqu’à l’épuisement.
Avec barbarians, Hofesh Shechter, qui a fondé sa compagnie en 2008, six ans après avoir choisi de s’installer à Londres, a enfoncé
le clou d’un talent plus ouvert et paradoxal qu’il ne semblait. À 40 ans, il sait tailler dans le vif une écriture hautement sophistiquée
sous ses dehors rock, mais possède aussi le don des situations théâtrales plus inconfortables gonflées de non-dits. L’abstraction du
geste renferme chez lui les germes d’une histoire intime bouleversante pour laquelle il trouve une voie inédite d’une rare finesse.
De quoi donner envie de le suivre dans de nouvelles aventures.
Jeanne Liger
THÉÂTRE DE LA VILLE • B
30 MAI < 4 JUIN
UNE TRILOGIE DE
Hofesh Shechter AVEC LA Hofesh Shechter Company
Part I : The Barbarians in love
& MUSIQUE Hofesh Shechter COLLABORATION LUMIÈRES Lawrie McLennan
Victoria AVEC Natascha McElhone MUSIQUE ADDITIONNELLE François Couperin,
Les Concerts royaux, 1722 : Jordi Savall & Le Concert des Nations (2004)
CHORÉGRAPHIE
VOIX
Part II : tHE bAD
& MUSIQUE Hofesh Shechter AVEC LES DANSEURS Maëva Berthelot, Sam Coren,
Erion Kruja, Philip Hulford & Kim Kohlmann
COLLABORATION LUMIÈRES Lawrie McLennan COSTUMES Amanda Barrow
MUSIQUE ADDITIONNELLE Mystikal, Pussy Crook : TARANTULA (2001), Hespèrion XX, Jodi Savall,
Paavin of Albarti (Alberti) : ELIZABETHAN CONSORT MUSIC 1558-1603 (1998)
CHORÉGRAPHIE
Part III : Two completely different angles of the same
fucking thing
Hofesh Shechter AVEC LES DANSEURS Bruno Karim Guillore,
Winifred Burnet-Smith & Hannah Shepherd
COLLABORATION LUMIÈRES Lawrie McLennan
MUSIQUE ADDITIONNELLE Abdullah Ibrahim, Maraba Blue : CAPE TOWN FLOWERS (1997)
Hespèrion XX, Jordi Savall, In Nomine V a 5 (White) : ELIZABETHAN CONSORT MUSIC
1558-1603 (1998), Bredren and MC Swift, Control : CONTROL (2014), Hofesh Shechter
CHORÉGRAPHIE
COMMANDE du Sadler’s Wells-Londres, des Théâtres de la Ville de Luxembourg, du Théâtre de la Ville-Paris,
du Berliner Festspiele-Foreign Affairs, de la Maison de la Danse-Lyon, du Festival d’Avignon, de HOME-Manchester,
de Festspielhaus-St. Pölten (avec une résidence) et d’Hessisches Staatsballett, Staaststheater Darmstadt-Wiesbaden
(avec une résidence).
DANSE
avril-juillet 2016
TANZTHEATER WUPPERTAL PINA BAUSCH
19
Água © LAURENT PHILIPPE
Depuis le brutal décès de Pina Bausch en 2009, le Tanztheater de Wuppertal a continué
à tenir la veille active d’un répertoire incroyablement riche et divers, dont une nouvelle
génération de danseurs transmet la flamme. Du plus inquiet avec Sur la montagne,
on entendit un hurlement (1984) aux joyeuses effluves de Água (2001), imprégné de fièvre
brésilienne, l’art de Pina épouse toute la palette des expressions, en féconde générosité.
TANZTHEATER WUPPERTAL PINA BAUSCH
Água
ESCALE BRÉSILIENNE
L’insouciance, la couleur, les rythmes du Brésil pimentent le flot ininterrompu de cette pièce de Pina Bausch sous influence voyageuse.
Depuis les premières représentations parisiennes (en 1979) des
Sept Pêchés capitaux et de Barbe bleue, que de chemins parcourus
par Pina Bausch, dans l’offrande d’un geste qui, « entre la solitude
et la compagnie, ne commence en personne et se termine en tous 1 ».
Ce terreau est celui d’une œuvre qui aura traversé et excédé les
êtres dans un fourmillement d’actions scéniques souvent extravagantes et cependant liées à un fonds commun de thèmes universels – l’amour, la tendresse, la peur, etc. Archéologue des
comportements vivants, Pina Bausch a inventé un corps collectif, tissé de personnalités singulières, famille hétéroclite avec
laquelle Pina Bausch a fait éclater la sphère de la danse en une
mosaïque d’éclats. En 1989, Palermo Palermo, pièce conçue après
un travail de recherche en Sicile alors que s’effondrait, en Allemagne, le mur de Berlin, marquait un tournant dans l’art de Pina
Bausch : retour d’une plus grande fluidité dans le mouvement
dansé, prévalence des solos sur les grandes scènes de groupe et
leurs chaînes processionnelles, musicalité plus enjouée… La
chorégraphe a alors pris goût à s’évader de son havre de Wuppertal pour aller chercher dans le monde entier les saveurs
d’une « esthétique du divers » chère à l’écrivain-voyageur Victor
Segalen. Madrid, l’Argentine, Los Angeles, Hong Kong, Lisbonne
en ont été les premières escales. Créé en 2001 à l’issue d’un séjour
au Brésil, Água appartient à ce cycle des pièces voyageuses. L’insouciance, la couleur, les rythmes en pimentent le flot ininterrompu, irrigué par une chaîne musicale où le sens de la fête
alterne avec l’essence chantée d’un blues tropical. Le plateau
est ici dénué de tout dispositif scénographique, mais devient un
immense écran de projection où le flot des images vient baigner les danseurs en joyeuse sensualité. Jusque dans l’onirisme
ou le délassement de certaines séquences (des anges porteurs
de lucioles, des vacanciers alanguis dans les sofas d’un bord de
mer rougeoyant), Pina retient de la fièvre brésilienne sa corporalité décomplexée. Elle s’en moque un peu, parfois, lorsque des
serviettes de bain imprimées de silhouettes aguichantes nous
transportent sur la plage de Copacabana, mais sans jamais verser dans la méchanceté de l’ironie. Au miroir du Brésil, on
découvre une Pina Bausch étonnamment enjouée, retrouvant
même l’ivresse contagieuse d’une danse colorée, tonique, pleinement rayonnante.
Jean-Marc Adolphe
1
Roberto Juarroz, Poésie verticale.
THÉÂTRE DE LA VILLE • E
7 < 15 MAI
MISE EN SCÈNE
& CHORÉGRAPHIE Pina Bausch
Peter Pabst
COSTUMES Marion Cito
DÉCOR
Matthias Burkert, Andreas Eisenschneider
Marion Cito, Irene Martinez-Rios, Robert Sturm
DIRECTEUR ARTISTIQUE Lutz Förster
DIRECTEUR GÉNÉRAL Dirk Hesse
COLLABORATION MUSICALE
COLLABORATION
Musique brésilienne, Baden Powell, Caetano Veloso, David Byrne, Gilberto Gil,
Bebel Gilberto, Nana Vasconcelos, Antonio Carlos Jobim, Luiz Bonfa, Bob Brookmeyer,
Tom Ze, Grupo Batuque, Carlinhos Brown et Rosanna & ZeIia, Susana Barca, Amon
Tobin, Bugge Wesseltoft, Sidsel Endresen, Julien Jacob, Mickey Hart, Tom Waits,
Lura, The Tiger Lillies, St Germain, Leftfield, Troublemakers, PJ Harvey, Kenny Burrell
and Ike Quebee, Chi-Ling Lui, Luiz Bonfá
MUSIQUE
PRODUCTION Tanztheater Wuppertal. COPRODUCTION AVEC LE BRÉSIL Goethe Institut São Paulo (Brésil) – Emilio Kalil.
Création 12 mai 2001, Opéra Wuppertal.
Droits de représentation L’Arche Éditeur, Paris.
TANZTHEATER WUPPERTAL PINA BAUSCH
Théâtre de la Ville PARIS
DANSE
avril-juillet 2016
Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört © LAURENT PHILIPPE
20
TANZTHEATER WUPPERTAL PINA BAUSCH
Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört
Sur la montagne, on entendit un hurlement
LA PEUR DANS TOUS SES ÉTATS
Créée en 1984, Sur la montagne, on entendit un hurlement est l’une des pièces les plus inquiètes
de Pina Bausch, sur un plateau brumeux recouvert d’une terre brune et épaisse.
En quel état d’esprit se trouve Pina Bausch en ce printemps 1984
alors qu’elle parachève la création de Auf dem Gebirge hat man
ein Geschrei gehört (Sur la montagne, on entendit un hurlement),
l’une de ses pièces les plus inquiètes ? Que perçoit-elle, depuis
l’ancien cinéma qui héberge à Wuppertal les répétitions de sa
compagnie, des soubresauts du monde extérieur? Quelle menace
précise saisit les danseurs et les engage, dès les premières images,
à fuir collectivement, comme terrorisés ? À l’époque, la critique
évoque la crainte d’un cataclysme nucléaire… deux ans avant la
catastrophe de Tchernobyl ! « La peur a toujours existé dans mes
spectacles, mais auparavant elle était plus personnelle, touchant
au problème de l’individu dans la société. Maintenant elle est collective, fondamentale. C’est la peur de l’humanité entière menacée
d’autodestruction ou d’avenir sombre », confiait pour sa part la
chorégraphe.
La peur, dans tous ses états, est le sujet central de Gebirge. Elle
jette son ombre diffuse sur un univers de terre brune, molle,
salissante, qui recouvre le plateau ; elle colle et pèse comme ces
nuages brumeux qui noient les contours de la vision ; et s’incarne dans la figure d’un clown macabre, molosse au nez écrasé
(interprété à la création par Jan Minarik), bourreau en puissance qui fait éclater l’un après l’autre, sans sourciller, des bal-
lons gonflables qu’il tire de son slip de bain. Ogre des cauchemars de l’enfance, monstre de toutes nos peurs, sa présence
narquoise ouvre et surveille le bal des agitations qui s’ensuit.
Un monde torturé: « se faire à soi-même un peu de mal; se gratter,
se mordre, se gifler, se piquer la main, l’oreille, la langue ; se percer
un bouton, se brûler les doigts avec une allumette, se tirer la peau,
s’asseoir sur des aiguilles, se fermer brutalement la bouche… »,
indiquait par exemple Pina Bausch dans ses notes de répétitions. Mais avec ce sens de l’ambiguïté dont elle avait le secret,
la frayeur se mêle au cocasse et les situations virent du réalisme
à l’absurde. Et il n’y a nulle complaisance dans l’exposition de
ces scènes tourmentées, mais, au contraire, disait Pina, « une
dénonciation de la souffrance et de la brutalité, toutes ces choses
horribles qui se passent dans le monde et qui ne devraient pas exister ». Plus de trente ans après sa création, aujourd’hui repris par
des danseurs qui héritent de cet univers du Tanztheater que
leurs aînés ont forgé, Gebirge n’a rien perdu de son acuité, sur
une bande-son éraillée où grésillent les voix de Billie Holiday, de
Fred Astaire, de Gerry Mulligan, ou encore cette chanson dont le
titre vaut à lui seul promesse et prière de toutes les pièces de
Pina Bausch : Parlez-moi d’amour…
J.-M. A.
THÉÂTRE DU CHÂTELET • P. 31
20 < 26 MAI
UNE PIÈCE DE
Pina Bausch
& CHORÉGRAPHIE Pina Bausch
Peter Pabst
COSTUMES Marion Cito
COLLABORATION Hans Pop
COLLABORATION MUSICALE Matthias Burkert
DRAMATURGIE Raimund Hoghe
DIRECTEUR ARTISTIQUE Lutz Förster
DIRECTEUR GÉNÉRAL Dirk Hesse
MISE EN SCÈNE
DÉCOR
Tommy Dorsay, Billie Holiday, Henry PurceIl, Heinrich Schütz,
Felix Mendelssohn Bartholdy, Gerry Mulligan, Johnny Hodges, Fred Astaire,
Boris Vian, Irish bagpipe music, Will Meisel & un orchestre de musiciens seniors
MUSIQUE
PRODUCTION Tanztheater Wuppertal.
Création 13 mai 1984, Schauspielhaus Wuppertal.
Droits de représentation L’Arche Éditeur, Paris.
DANSE
avril-juillet 2016
ANNE TERESA DE KEERSMAEKER
ANNE TERESA DE KEERSMAEKER
21
ROSAS
La Nuit transfigurée CRÉATION 2015
Verklärte Nacht
EFFRONTÉMENT ROMANTIQUE
Verklärte Nacht s’inspire de la musique pour cordes du romantisme tardif d’Arnold Schoenberg,
et d’un poème de Richard Dehmel rapportant l’histoire d’une femme qui, dans une forêt,
par une nuit éclairée, avoue à l’homme qu’elle aime qu’elle porte l’enfant d’un autre homme.
Une histoire d’amour romantique dépourvue de complexes, éclairée par la lumière blafarde
d’une nuit transfigurée.
le travail de l’accouchement. Sur un plan plus formel, il faut pointer
l’importance de la figure de la spirale (ascendante ou descendante)
qui prévaut dans tout le spectacle, qu’il s’agisse de l’élaboration des
mouvements ou du traitement de l’espace.
« Il m’importait beaucoup de trouver un délicat équilibre entre le
plan des formes et des structures, d’une part, et le plan des qualités
expressives, voire des détails concrets, de l’autre. Dans cette nouvelle
version de Verklärte Nacht, je pense avoir trouvé une réponse
mieux ajustée à la musique de Schoenberg et au poème de Dehmel
qui l’a inspirée. La générosité du geste de l’homme m’impressionne
et m’émeut. Deux êtres humains transcendent leurs existences par
la grâce de la compréhension mutuelle et de la confiance en l’autre.
Tout cela sonne peut-être un peu romantique… mais sans doute
suis-je d’une nature très romantique.
« À cet égard, on pourra trouver étrange que les musiques que j’ai
abordées et mises à mon répertoire vont de Bach au grand modernisme, en passant par Mozart et Beethoven, mais en occultant
totalement un siècle de musique romantique. Schoenberg et Mahler sont à cet égard des exceptions ; leur romantisme tardif est
d’ailleurs un adieu à cette esthétique, bien davantage que son apogée. Et ce n’est pas un hasard si je me tiens à distance de tout cela.
Un artiste habité par ses passions, attiré par le chaos et l’entropie,
cherchera à produire une œuvre stricte ; il développera des structures qui le contiennent. C’est une affaire d’attraction des
contraires, j’imagine. »
Extraits textes de Wannes Gyselinck
(Traduction : Jean-Luc Plouvier & Émilie Syssau)
THÉÂTRE DE LA VILLE • B
7 < 15 JUIN
Anne Teresa De Keersmaeker
Arnold Schoenberg, Verklärte Nacht, op. 4 PAR New York Philharmonic
DIRIGÉ PAR Pierre Boulez
LUMIÈRES Luc Schaltin, Anne Teresa De Keersmaeker
COSTUMES Rosas / Rudy Sabounghi
DRAMATURGIE MUSICALE Georges-Elie Octors, Alain Franco
CHORÉGRAPHIE
La Nuit transfigurée © ANNE VAN AERSCHOT
MUSIQUE
DANSÉ PAR
Boštjan Antončič, Nordine Benchorf, Cynthia Loemij, Samantha van Wissen
PRODUCTION Rosas. COPRODUCTION Ruhrtriënnale, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg.
Rosas est soutenu par la Communauté Flamande.
Près de vingt ans après sa création en 1995, Anne Teresa De
Keersmaeker reprend sa réponse chorégraphique à Verklärte
Nacht d’Arnold Schoenberg et la reformule totalement. Non
pas une reprise, mais une réécriture.
Le choix musical d’Anne Teresa De Keermaeker ne s’est pas
porté sur le sextuor original Verklärte Nacht (« La Nuit transfigurée ») mais sur la somptueuse version ultérieure pour orchestre à cordes.
« Il me semble que cette interprétation imagée et grandiose contraste
assez joliment avec la froide objectivité de la scénographie, estimet-elle. Ce spectacle, quoi qu’il en soit, demeure effrontément romantique. Dans la version de 1995, j’avais tempéré l’intensité émotionnelle du récit par une certaine fragmentation, en multipliant les
personnages jusqu’à obtenir six couples qui déclinaient des séries
de variations sur les rapports homme-femme. En resserrant cette
distribution sur l’essentiel, c’est-à-dire sur un couple d’amants –
auquel s’ajoute un second homme dans les premières minutes – je
pense renouer avec l’esprit de l’œuvre. Sous cet aspect, ma chorégraphie ressemble au ballet narratif classique, ou du moins lui
rend hommage. […] « Je considère Verklärte Nacht comme une
étape dans ma recherche sur l’écriture en duo… Fase était l’exact
opposé de Verklärte Nacht, je l’avais conçu comme un dédoublement physique, dans un esprit purement formel. Dans les duos de
Bartók/Mikrokosmos (1987), et plus encore dans Mozart/Concert
Arias (1992), j’ai commencé à explorer plus intensément la théâtralité intrinsèque du duo. Verklärte Nacht approfondit cette
veine. »
Au sujet de la fibre romantique de ce spectacle, la chorégraphe
ajoute : « L’expressivité du vocabulaire gestuel de Verklärte Nacht
provient en partie des postures stylisées des couples sculptés par
Rodin. Certains autres gestes, ou certaines poses, proviennent d’un
manuel destiné aux hommes voulant assister leur femme pendant
22
LE PATIN LIBRE
Théâtre de la Ville PARIS
DANSE
avril-juillet 2016
LE PATIN LIBRE
Vertical Influences CRÉATION I PREMIÈRE FRANÇAISE
SOUS LES PATINS, LA DANSE
Vertical Influences © ROLLINE LAPORTE
Cinq dissidents du patinage de compétition, inventent un langage chorégraphique sur glace, nouveau et surprenant.
En février 2013, le Journal de Montréal invite ses lecteurs à prendre position :
« Devrait-on permettre la danse sur les patinoires ? Écrivez-nous… » La polémique
naît quand quelques irrévérencieux pratiquent déhanchements et pirouettes
alors qu’à Montréal le règlement officiel est sans appel : « Tous doivent circuler
dans le même sens » et « au sifflet, tous changent de sens ».
Le Patin Libre l’entend autrement. En 2005, Alexandre Hamel, ancien professionnel international, s’entoure d’une bande de patineurs-frondeurs pour fonder un
groupe iconoclaste. Ensemble, ils s’attaquent aux codes du patinage de compétition ou de show-biz. Leur objectif : une vision véritablement artistique. Mais ils
sont rejetés, autant par les clubs de patinage que par la scène artistique. Aussi
invitent-ils le public autour de lacs, gelés mais réchauffés par l’ambiance des
carnavals d’hiver québécois. C’est là, dans la convivialité espiègle et populaire,
qu’émerge leur art, nouveau et confidentiel. Il entre aujourd’hui par la grande
porte, présenté par les lieux consacrés de la danse, entre autres par le Festival
Dance Umbrella de Londres : on perçoit désormais ce quintet comme des danseurs, pas comme des patineurs. Et le Théâtre de la Ville ose sa première expérience « hors les murs » sur une patinoire !
Face à un théâtre de danse sur glace venant du Québec, on croirait volontiers à
une fusion ancestrale entre l’esprit d’une culture et son environnement climatique, tel un contrepoint au flamenco en Andalousie. En vérité, tout est création
et invention. Sur la piste. Ni sourires figés, ni paillettes, rien que de vrais interprètes !
Et pourtant il ne s’agit pas d’un simple croisement patinage artistique-danse
contemporaine. Voilà plutôt un théâtre de mouvement nouveau, porté par un
vocabulaire spécifique où l’énergie cinétique ouvre de nouvelles libertés. La
glisse envoie sur des trajectoires horizontales notre désir d’apesanteur, incarné
par les ballerines. Mais elle impose aussi ses lois et nécessite une recherche spécifique.
Idées nouvelles, langage libre, surprises esthétiques : Le Patin Libre invente un
théâtre pataphysique sur patins, patin-physique donc, partant d’un regard amusé
sur l’humain, d’un esprit hip hop et circassien. Mais leur recherche avance et la
compagnie décrit Vertical Influences comme sa « première création abstraite ».
Mieux, cette antithèse au Cirque du Soleil cherche un contact intimiste avec le
spectateur. Pour Vertical, seconde partie du programme, le public prend place
sur la piste, face aux danseurs !
Th. H.
LA PATINOIRE
DE L’ACCORHOTELS ARENA • B
14 < 17 JUIN
Le Patin Libre
Jasmin Boivin
DRAMATURGIE Ruth Little
CRÉATION LUMIÈRES Lucy Carter
AVEC LA COLLABORATION DE Nia Wood
CRÉATION COSTUMES Jenn Pocobene
CONCEPTION
MUSIQUE ORIGINALE
Alexandre Hamel, Pascale Jodoin,
Jasmin Boivin, Samory Ba, Taylor Dilley
AVEC
COPRODUCTION Dance Umbrella-Londres (RoyaumeUni) en partenariat avec le Centre National des ArtsOttawa (Canada), le Théâtre de la Ville-Paris (France).
SUPPORT DE LA RECHERCHE Jerwood Studios at Sadler’s
Wells Theatre et Dance Umbrella (Royaume-Uni).
AIDE À LA CRÉATION Conseil des arts et lettres
du Québec – Conseil des arts du Canada –
Conseil des Arts de Montréal.
DANSE
CONCOURS DANSE ÉLARGIE
23
Danse élargie 2014 © LAURENT PHILIPPE
avril-juillet 2016
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DANSE el à projet lancé en d’artistes
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DANSE ÉLARGIE
UN CONCOURS PAS COMME LES AUTRES
Particularité de la prochaine édition de Danse élargie, en juin 2016 :
celle-ci se déroulera à cheval entre deux continents, à Séoul et Paris.
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des Phili du Sénégal, du B
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de Taïwa
…
de Grèce
Boris Charmatz et Emmanuel Demarcy-Mota qui en sont les inventeurs en revendiquent « le côté ready-made, hors des logiques de
carrière », et Claire Verlet, adjointe à la programmation du Théâtre de la Ville, y voit « un formidable outil de repérage de jeunes
artistes ». La quatrième édition du concours Danse élargie, en juin 2016, sera marquée par un nouveau dépaysement. Aux parte-
IN PARIS
8 & 19 JU
OUL // 1
JUIN SÉ
11 & 12
naires originels (Musée de la danse, Théâtre de la Ville, Fondation d’entreprise Hermès) se joint en effet le LG Arts Center à Séoul.
Sa responsable de programmation, Tency Hyun Jung Lee, précise les contours de cette alliance qui verra Danse élargie se dérouler
à cheval entre deux continents.
QUELLE A ÉTÉ VOTRE PREMIÈRE APPRÉCIATION DU CONCOURS DANSE ÉLARGIE ?
TENCY HYUN JUNG LEE : En
général, je n’aime guère les concours. Il y a aujourd’hui, en Corée du Sud, un boom des compétitions
artistiques de toutes sortes, encouragé par des programmes de télévision qui cherchent désespérément à créer de nouvelles stars
pour capter l’attention du public. L’esprit de Danse élargie, qui permet à des artistes talentueux de s’exprimer quels que soient leur
nationalité, leur âge et leur formation, est tout à fait différent : il ne s’agit pas tant de découvrir de bons danseurs avec une technique impeccable que de détecter des artistes qui ont un large spectre d’idées créatives sans aucune frontière disciplinaire.
POURQUOI LE LG ARTS CENTER A-T-IL CHOISI DE S’IMPLIQUER DANS LA PROCHAINE ÉDITION DE DANSE ÉLARGIE ?
T. H. J. L. : Depuis son ouverture il y a quinze ans, le LG Arts Center, qui est un théâtre important en Corée du Sud, a accueilli de
grands spectacles de dimension internationale. Mais un théâtre a aussi le rôle essentiel de découvrir de nouveaux artistes et de
susciter l’émergence de nouvelles idées. Nous avons commencé à le faire, nous hésitons parfois, de peur que la qualité artistique
ne soit pas au niveau. Danse élargie est un premier pas, pour nous-mêmes, mais aussi pour le public, en ouvrant des perspectives
et en montrant des points de vue divers et originaux.
QU’ATTENDEZ-VOUS DE CETTE PREMIÈRE COLLABORATION ENTRE LE THÉÂTRE DE LA VILLE, LE MUSÉE DE LA DANSE ET LE LG ARTS CENTER ?
T. H. J. L. : Cela va permettre d’ouvrir Danse élargie à des artistes d’Asie et du Pacifique qui ne connaissent peut-être pas encore le
concours. J’espère qu’après cette édition davantage d’artistes asiatiques pourront se produire internationalement et partager leurs
visions avec d’autres chorégraphes dans le monde. Je souhaite enfin que la collaboration entre nos trois établissements puisse
constituer un point de départ pour développer une relation privilégiée qui nous permettra de travailler ensemble plus souvent.
Propos recueillis par J.-M. A.
Co-organisé par le Théâtre de la Ville-Paris, le Musée de la danse-Rennes
et le LG Arts Center-Séoul. En partenariat avec la Fondation d’entreprise Hermès.
Manifestation organisée dans le cadre de l’année
France Corée 2015-2016.
24
SANKAI KUKU
Théâtre de la Ville PARIS
DANSE
avril-juillet 2016
SANKAI JUKU
MEGURI CRÉATION 2015
Exubérance marine, tranquillité terrestre
QUAND LA DANSE SE FAIT OFFRANDE
Pour le 40e anniversaire de sa compagnie Sankai Juku, Ushio Amagatsu compose un paysage en mouvement,
et cultive une symbolique qui mêle terre, eau, vent et feu dans un même élan.
Comme à son habitude, Ushio Amagatsu a trouvé le titre de sa
dernière création quelques heures avant la première au Performing Arts Center de Kitakyushu (Japon) en mars 2015 : ce sera
MEGURI. Bientôt complété d’un sous-titre des plus évocateurs :
Teeming Sea, Tranquil Land (exubérance marine, tranquillité terrestre). Ushio Amagatsu offre au regard une de ses plus belles
pièces célébrant en beauté le quarantième anniversaire de sa
compagnie Sankai Juku (« l’atelier de la montagne et de la mer »).
L’une des plus dansée également. « J’ai osé mettre plus de mouvements. Comme si une force extérieure animait les interprètes »,
résume-t-il. Fidèle à sa méthode de travail, le chorégraphe alterne
sur le plateau découpé de lumières les solos et les ensembles, le
tout formant un paysage en mouvement. Son regard sur la
nature enrichit MEGURI d’une palette d’influences autant que
de couleurs. Ushio Amagatsu revendique une symbolique qui
mêle terre, eau et vent, feu dans un même élan. Le sable ici est
d’un bleu profond, les parois murales semblent vivantes, comme
irriguées de sang. Ushio Amagatsu parle d’ailleurs de crinoïdes
pour évoquer le décor : des animaux marins ressemblant à des
plantes. Questionné sur ses références il aime ainsi citer le
peintre Vermeer pour ses nuances ou le philosophe Gaston
Bachelard dont il apprécie les écrits, preuve de son éclectisme.
Il fait bon alors se perdre dans les mondes intérieurs de Sankai
Juku. Le rituel à l’œuvre dans MEGURI qui emprunte au butô,
tout en s’autorisant des échappées belles inédites, voit les interprètes pris dans un entrelacs de transes, sauts ou gestes comme
suspendus. Il faut dès lors être attentif à cette lenteur étudiée
qui dialogue avec la virtuosité de l’écriture chorégraphique.
Ushio Amagatsu est à sa façon un artiste peintre qui manie le
subjectif comme l’universel : « Je suis japonais mais je crois qu’en
art l’universalité existe. Je pense mes créations à partir de cet aspect
commun à tout homme. » MEGURI - Teeming Sea, Tranquil Land
est un témoignage précieux de l’un des plus grands artistes de
notre époque. Une réflexion sur le temps et sur notre environnement. La danse ici se fait offrande. « Une fois donnée, mes
créations appartiennent au public », dit-il encore. Parole d’un
sage devenu chorégraphe. Sankai Juku porte haut les mots
d’Ushio Amagatsu.
Philippe Noisette
THÉÂTRE DE LA VILLE • B
23 JUIN < 2 JUIL.
MISE EN SCÈNE, CHORÉGRAPHIE
& CONCEPTION Ushio Amagatsu
MUSIQUES Takashi Kako, Yas-Kaz,
Yoichiro Yoshikawa
Ushio Amagatsu, Semimaru,
Toru Iwashita, Sho Takeuchi,
Akihito Ichihara, Dai Matsuoka,
Norihito Ishii, Shunsuke Momoki
AVEC
COPRODUCTION Théâtre de la Ville-Paris – Kitakyushu
© KAMROUZ
MEGURI © SANKAI JUKU
Performing Arts Center (Japon) – Esplanade, Theatres
on the Bay-Singapore – Sankai Juku (Japon).
26
Théâtre de la Ville PARIS
MUSIQUES
avril-juillet 2016
Wolfgang Schwaiger I Barbara Moser © PASCAL GÉRARD
Ensemble Rastak © MOHAMMAD MORADKHANI
ENSEMBLE RASTAK
WOLFGANG SCHWAIGER
BARBARA MOSER
Iran
Les Amours du poète
ENTRE DÉLICATESSE
ET FOUGUE
Les musiciens de l’Ensemble Rastak font briller,
dans un échange où se marient maîtrise
et innovation, toute la vitalité de la musique
iranienne.
Gonflé de bonne humeur et de joie de vivre, révélant toute la
vitalité de la musique iranienne, l’Ensemble Rastak brille sur
scène. Créé en 1997, ce groupe exceptionnel et expérimental est
né du désir d’un ensemble de musiciens animés par la soif de
collecter et de sauvegarder l’héritage folklorique musical iranien.
Leur parcours et leur talent rendent cette aventure d’autant plus
riche qu’elle est sublimée par leur virtuosité et leur sincérité.
Véritable dialogue sur fond de poèmes antiques, la mise en
place est celle du répertoire musical classique depuis lequel se
dégage une authentique chaleur humaine. La complicité qui les
unit sublime la performance en un échange où se marient maîtrise et innovation. Un exemple rare de renouveau d’une tradition musicale complètement maîtrisée. Livrées sur un plateau
d’argent, les mélodies s’enlacent entre délicatesse et fougue.
Une expérience musicale hors norme pour ceux qui aiment
l’ivresse des voyages. Les sonorités presque jazzy des cordes
répondent parfaitement aux basses sourdes des percussions,
terreau fertile où s’enracine la voix. Une réussite totale, un événement clé.
Jérôme Louis
THÉÂTRE DE LA VILLE • C
SAMEDI 9 AVRIL I 17 H
10 chanteurs & musiciens
BARYTON
PIANO
et autres Lieder composés sur des poèmes
de H. Heine
Süleman Erguner © DR
SÜLEYMAN ERGUNER ENSEMBLE
Turquie
LE ROSEAU
DU SOUFISME
Le ney est cette flûte de roseau qui accompagne
les cérémonies des derviches tourneurs.
Un instrument dont Süleyman Erguner maîtrise
toutes les nuances, jusqu’au bout des doigts.
« C’est le feu de l’amour qui est dans le ney. »
Ces vers, écrits au XIIIe siècle par Djalâl ad-Dîn Rûmî, peuvent
définir à eux seuls l’art de Süleyman Erguner. Le ney, cette flûte
de roseau est l’instrument indissociable de la mystique soufie
mevlevi, désignée en occident comme la confrérie des derviches tourneurs.
Né en 1957 à Istanbul, Süleyman Erguner est issu d’une famille
de neyzen (maîtres de ney) prestigieux. Initié dès son enfance
par son père, il est un des rares musiciens à avoir bénéficié
d’une transmission orale telle que le voulait la tradition. Tout
jeune, il fréquente les tekke (lieux de réunions) des confréries
soufies.
Il intègre en 1975 la radio nationale TRT et se produit dans de
nombreux concerts à travers le monde. Pédagogue réputé, il
dispense son enseignement au conservatoire d’État à Istanbul
depuis 1980.
Parmi ses enregistrements figure une des premières rétrospectives sur la musique accompagnant les cérémonies de derviches
tourneurs (semâ).
Pour son troisième passage au théâtre des Abbesses, Süleyman
Erguner sera accompagné de Refik Hakan Talu, maître du luth à
long manche tanbur, et de Yunus Balcıoğlu, un des muezzins les
plus appréciés de Turquie.
Adrien Espinouze
UNE ARDEUR
INCONSOLABLE…
Accompagné par la pianiste Barbara Moser,
le baryton Wolfgang Schwaiger chante l’émoi
amoureux que recèlent les Lieder que Schumann
composa à partir des poèmes de Heinrich Heine.
« Quand j’entends résonner la chanson, que mon aimée un jour
chanta » ; « C’est une vieille histoire, qui reste toujours neuve » ;
« Et si les fleurs, les mignonnes, savaient, combien mon cœur est
blessé »… Sur l’ensemble des 65 poèmes des Lyrisches Intermezzo
du poète Heinrich Heine, Robert Schumann n’en a retenu que 16
pour composer son cycle des Dichterliebe (Les Amours d’un poète).
On suppose souvent que le compositeur voulait assurer une
continuité, resserrer l’intrigue, comme s’il voulait assurer l’unité
dramatique de cette demi-heure de musique. D’autant qu’il fait
alors preuve d’une très grande productivité : les Dichterliebe
font partie des 138 Lieder que Schumann compose sur la seule
année 1840. En France, Sainte-Beuve vient tout juste de publier
dans la Revue des deux mondes de septembre 1839 son grand
article historique « De la littérature industrielle » où il accuse
l’expression artistique d’être devenue trop attentive à ses quantités. Mais comme il est question d’amour, on veut encore entendre la fécondité de Schumann comme un élan, une fièvre, une
ardeur inconsolable… « Le chant devra frémir et trembler/comme
le baiser de sa bouche », on ne pourra donc pas entendre l’émoi
du baryton Wolfgang Schwaiger sans le supposer amoureux.
Accompagné par la pianiste Barbara Moser, le passage par des
Lieder de Clara Schumann, Brahms, Schubert et Liszt ne fera que
confirmer l’hypothèse du débordement imparable. David Christoffel
THÉÂTRE DES ABBESSES • C
SAMEDI 9 AVR. I 17 H
CLARA SCHUMANN 2 Lieder de l’op. 13
ROBERT SCHUMANN Les Amours du poète (Dichterliebe), op. 48
BRAHMS Der Tod, das ist die kühle Nacht, op. 96 n° 1 ;
THÉÂTRE DES ABBESSES • C
LUNDI 11 AVRIL I 20 H 30
Süleyman Erguner FLÛTE NEY & VOIX
Refik Hakan Talu LUTH TANBUR
Yunus Balcıoğlu CHANT (HAFIZ)
Sommerabend, op. 85 n° 1 ; Es schauen die Blumen, op. 96 n° 3 ;
Meerfahrt, op. 96 n° 4
SCHUBERT 3 Lieder des Chants du cygne (Schwanengesang)
SCHUBERT-LISZT 2 Lieder des Chants du cygne pour piano
LISZT Im Rhein im heiligen Strome ; Die Loreley
MUSIQUES
avril-juillet 2016
TOMÁS GUBITSCH
27
GUITARE
Argentine
ITHAQUE, EN ARGENTINE…
Compositeur de l’exil, le guitariste Tomás Gubitsch clôt une trilogie inspirée
par les périples d’Ulysse. Faisant retour vers une Argentine qu’il a quittée
à 20 ans, il réalise que celle-ci n’existe plus, et en fait la matière d’un rock
de chambre imprégné d’humour.
Iconoclaste : s’il ne fallait qu’un adjectif pour résumer Tomás Gubitsch, ce pourrait être celui-là.
Témoin son Tango d’Ulysse, pas de deux intime d’un compositeur de l’exil relu par la lorgnette
mythologique. Cette trilogie, dont il a créé les deux premiers volets au Théâtre de la Ville en 2012
et en 2014, se clôt aujourd’hui par Le Retour à Ithaque.
Ithaque… départ et destination finale chez Homère, c’est aussi ce pays quitté à l’âge de vingt ans,
cette Argentine rêvée et idéalisée dans l’exil parisien. Quand il la redécouvrit vingt-huit ans plus
tard, il réalisa que son Argentine n’existait plus… La vie est le voyage, il n’y a de retour possible
qu’en soi, suggère ainsi le poète Constantin Cavafy, fil rouge du triptyque.
Et puis, au-delà du déchirement, l’émigration peut être aussi une chance. Les musiciens qui
accompagnent Tomás Gubitsch témoignent des rencontres fertiles en terre d’accueil : d’un côté les
fidèles Juanjo Mosalini et Éric Chalan, de l’autre, Vincent Ségal, Sébastien Surel et Vincent Peirani,
mais aussi, dans le rôle des conteurs, Élise Caron et Michel Musseau, tandem plein de fantaisie qui
introduira un humour inédit dans le rock de chambre épique et virtuose de leur hôte.
Anne Virgile
THÉÂTRE DE LA VILLE • C
VENDREDI 13 MAI I 20 H 30
Juanjo Mosalini BANDONÉON
Sébastien Surel VIOLON
Vincent Ségal VIOLONCELLE
Vincent Peirani ACCORDÉON
Éric Chanlan CONTREBASSE
Élise Caron & Michel Musseau CONTEURS
Pandit Shivkumar © DR
PANDIT SHIVKUMAR
CHANT KHYAL
Inde du Nord
À LA SOURCE DES RAGA-S
Disciple du maître Prahbakar Karekar, Pandit Shivkumar met au service
d’un impressionnant répertoire sa voix mélodieuse et son énergie rayonnante.
Une énergie rayonnante porte la voix mélodieuse de cet artiste inspiré, né à Goa en 1962. Fils
d’un acteur de théâtre chanté, le jeune Shivkumar rêve de devenir chanteur et apprend auprès
d’un maître local de l’ancienne colonie portugaise. Voulant parfaire son enseignement, il s’exile
à l’âge de quatorze ans à Mumbai pour rejoindre Prahbakar Karekar, chanteur réputé originaire
de Goa, auprès duquel il reste neuf années. Il accompagne son maître lors de ses tournées, jouant
du tampura et lui servant de secrétaire. Cependant il ne reçoit aucune leçon formelle pendant les
six premières années… et se demande s’il sera vraiment un jour chanteur. L’Inde est décidément
affaire de patience ! Mais en habitant chez son maître et le servant comme le veut l’ancienne tradition shishya-parampara, il peut l’écouter pratiquer chaque jour huit heures durant dès le petit
matin. Ainsi les leçons qu’il n’a pas eues sont remplacées par l’impressionnant répertoire comprenant deux cents raga-s et plusieurs compositions dans chaque raga qu’il assimile avec une
mémoire infaillible.
Une grande pureté et un parfait équilibre entre les lignes mélodiques et les rythmes marquent
un style qui par moments nous rappelle la voix inoubliable du grand Pandit Jasraj déjà présenté
C. L.
au Théâtre de la Ville.
THÉÂTRE DES ABBESSES • C
SAMEDI 28 MAI I 17 H
Gabriel Ion HARMONIUM
Sandeep Bhattacharya TABLA
Tomás Gubitsch © YOURI ZAKOVITCH
28
Théâtre de la Ville PARIS
MUSIQUES
avril-juillet 2016
Pavel Kolesnikov © COLIN WAY I Ernő Kállai & Laurène Durantel © PASCAL GÉRARD
3 CONCERTS EN 1
PAVEL KOLESNIKOV
Maria-João Pires © FELIX BROEDE I Antonio Meneses © MARCO BORGGREVE
MARIA-JOÃO PIRES
PIANO
I ERNŐ KÁLLAI
VIOLON
I LAURÈNE DURANTEL
CONTREBASSE
Beethoven I Biber I Chopin I Prokofiev I Ravel
ŒUVRES INTEMPORELLES
Un répertoire ouvertement transgénérationnel qui réunit trois jeunes interprètes,
lauréats du Festival Juventus.
Hippocrate avait prévenu : « Il n’y a rien qui vieillisse tant que l’oisiveté ». Ledit « père de la médecine » recommandait l’activité sans excès. Et c’est surtout cette idée de modération dans l’effort
qui a traversé les siècles : en 1668, on pouvait lire dans Le Secret de retarder la vieillesse ou L’Art de
rajeunir de Pierre Dalicourt : « Il faut observer soigneusement de ne faire jamais d’exercice ni de travail du corps ou de l’esprit, tant soit peu violent ». En 2016, dans un monde qui s’accélère, on n’a
plus le temps de rêver à la jeunesse éternelle, mais dans une défiance à l’urgence, on aime encore
prendre le temps et, par esprit de contradiction, goûter aux heureuses décélérations offertes par
les œuvres intemporelles. C’est peut-être même pour cela que les jeunes interprètes de musiques
intemporelles s’attirent toujours autant de fascination. Dans un souci de synthèse et de modération devant la fougue de rajeunissement, ces 3 concerts en 1 proposent de réunir trois lauréats du
Festival Juventus dans un répertoire ouvertement transgénérationnel : le pianiste Pavel Kolesnikov interprétera la Sonate pour piano n° 30, op. 109 de Beethoven, le violoniste Ernő Kállai le
rejoindra pour la deuxième Sonate pour violon et piano de Prokofiev et avant qu’il ne donne la
Pavane pour une infante défunte de Ravel, Laurène Durantel proposera une drôle de transposition
de la Passacaille « Ange gardien » de Biber pour la contrebasse.
D. C.
PIANO
I ANTONIO MENESES
VIOLONCELLE
Beethoven I De Falla I Debussy
EN ALLIANCE LUMINEUSE
Jugée à sa création d’un « caractère inhabituel et étrange », la Sonate pour
violoncelle et piano n° 4 de Beethoven inaugurait entre ces deux instruments
un dialogue fructueux que Maria-João Pires et Antonio Meneses prolongent
en majesté avec des œuvres de Debussy et De Falla.
Maria-João Pires fait partie de ces interprètes lumineuses dont chaque apparition laisse une trace
indélébile. Une simple phrase suffit à comprendre qu’elle ne joue pas mais qu’elle vous ouvre le
texte. Lancé par Karajan, le brésilien Antonio Meneses fut aussi le dernier violoncelliste du Beaux
Arts Trio. Autant dire que son autorité de concertiste ne se mesure qu’à ses qualités de chambriste. Dès la fin du XVIIIe siècle, le violoncelle revendiquait un rôle de soliste. Ni Haydn, ni
Mozart n’ayant composé de sonates pour violoncelle et piano, Beethoven innova en offrant à
l’instrument ses premières œuvres d’envergure dans cette forme. En 1815, il rédige cette 4e
sonate que ses contemporains jugeront « d’un caractère inhabituel et étrange ». L’opus 111 fut à
peine mieux accueilli tant sa coupe autant que la nouveauté de son écriture s’avéraient surprenantes. C’est le message d’éternité de cette ultime sonate pour piano qu’Alfred Brendel décrivait
comme « à la fois une confession qui vient clore les Sonates et un prélude au silence ». Un siècle plus
tard, Debussy enrichissait le répertoire du violoncelle par une œuvre dans laquelle il lui offrait la
voix maîtresse. Le recueil des Sept Chansons populaires espagnoles de Manuel de Falla, conçu au
départ pour voix et piano, date de la même époque. À partir d’un matériau folklorique authentique, De Falla rédigea un accompagnement de piano harmoniquement très élaboré. C’est à
Maurice Maréchal que l’on doit sa transcription pour violoncelle.
Jean-Michel Molkhou
THÉÂTRE DE LA VILLE • C
SAMEDI 21 MAI I 16 H
BEETHOVEN Sonate pour piano n° 30, op.109 ; Trio, op. 70 n° 2, version avec contrebasse
BIBER Passacaille pour violon seul, « Ange gardien », transposée pour contrebasse
CHOPIN 3 Mazurkas pour piano ; Scherzo n° 4 pour piano, op. 54
PROKOFIEV Sonate pour violon et piano n° 2, op. 94a
RAVEL Pavane pour une infante défunte, version pour violon et piano ; Tzigane pour violon et piano
THÉÂTRE DE LA VILLE • B
SAMEDI 11 JUIN I 17 H
BEETHOVEN Sonate pour violoncelle et piano n° 4, en ut majeur
op. 102 n° 1 ; Sonate pour piano n° 32, en ut mineur op. 111
FESTIVAL DES CULTURES JUIVES I SIRBA OCTET
France
ESPRIT DE FÊTES
Les interprètes du Sirba Octet convient à une évasion musicale au cœur de l’Europe Centrale, en ranimant
les mélodies populaires des communautés qui s’y côtoyaient encore au début du XXe siècle.
Sirba Octet © BERNARD MARTINEZ
THÉÂTRE DE LA VILLE • A
LUNDI 20 JUIN I 20 H 30
Richard Schmoucler VIOLON 1 Christian Brière VIOLON 2 David Gaillard ALTO
Claude Giron VIOLONCELLE Bernard Cazauran CONTREBASSE Philippe Berrod CLARINETTE
Iurie Morar CYMBALUM Yann Ollivo PIANO
La danse, l’itinérance, l’éclatement des frontières et des esthétiques, voilà le voyage imaginaire au cœur de l’Europe centrale qui
nous attend ! Le Sirba Octet nous convie à un périple musical étonnant et dépaysant dans le temps. Il fait revivre de superbes
mélodies et danses, que l’on croyait oubliées à jamais. À cette occasion, on découvre la richesse culturelle d’une multitude de communautés qui se côtoyaient encore durant la première moitié du XXe siècle : juifs, tziganes, slaves, citoyens de l’Empire austro-hongrois… Chaque peuple possédait alors ses propres traditions dont l’histoire se perdait dans le temps. Les musiques savoureuses
rythmant les scènes du quotidien, si typées et jalouses les unes des autres et qui n’avaient pourtant jamais été écrites. Elles le sont
dorénavant. Ainsi, l’esprit des fêtes de famille et des événements villageois est ranimé grâce au raffinement des arrangements proposés et interprétés par les musiciens du Sirba Octet. Cordes, clarinette, piano et cymbalum composent la formation, qui est portée
par des musiciens issus, pour la plupart, de l’Orchestre de Paris.
Stéphane Friédérich
VIE DU THÉÂTRE
avril-juillet 2016
29
LA LIBRAIRIE DES METTEURS
EN SCÈNE & CHORÉGRAPHES
Chacun d’entre eux, nous a dévoilé un choix de lectures qui ont contribué à nourrir
leurs réflexions, leurs imaginaires, avant et pendant la création de leur spectacle.
Ainsi, vous pourrez prolonger votre plaisir de spectateur en découvrant
peut-être, des textes, des essais, des films, ou de les relire sous un autre angle.
Bien sûr, cette sélection sera présentée dans nos espaces librairies.
AUTOUR DU SPECTACLE DE LAZARE AU PIED DU MUR SANS PORTE
DU 7 AU 17 AVRIL I THÉÂTRE DES ABBESSES
• Penser la mort ? Vladimir Jankélévitch (Liana Levi)
• Anthologie de la poésie russe pour enfants (Circé)
• Les Massacres de Guélma : Algérie mai 1945, Marcel Reggui (La découverte)
• Le Livre de l’intranquilité Bernardo Soares, Pessoa (Christian Bourgois)
• Espaces perdus, Claude Régy (Solitaires intempestifs)
UN FILM
• Le Cahier, Hana Makhmalbaf (TF1 vidéo)
• Le Miroir, Andreï Tarkovski (Potemkine)
AUTOUR DU SPECTACLE DE JACQUES VINCEY UND
DU 29 AVRIL AU 14 MAI I THÉÂTRE DES ABBESSES
• Arguments pour un théâtre, Howard Barker (Solitaires Intempestifs)
• La Mort, l’unique et l’art du théâtre, Howard Barker (Solitaires Intempestifs)
• Spectres de Shakespeare dans l’œuvre de Howard Barker, Vanasay Khamphommala (PUPS)
• L’Atelier d’Alberto Giacometti, Jean Genet (L’Arbalète)
• Les Illuminations, Rimbaud (Arléa)
• Espaces perdus, Claude Régy (Solitaires Intempestifs)
AUTOUR DU SPECTACLE DE SANKAI JUKU MEGURI
DU 23 JUIN AU 2 JUILLET I THÉÂTRE DE LA VILLE
• Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie,
Jared Diamond (Gallimard-Folio essais)
• De l’inégalité parmi les sociétés, Jared Diamond (Gallimard-Folio essais)
• L’Eau et les rêves : essai sur l’imagination de la matière, Gaston Bachelard (Livre de Poche)
• Dialogue avec la gravité, Ushio Amagatsu (Actes Sud)
IDÉAL POUR VOS CADEAUX
WIM VANDEKEYBUS À LA VILLETTE
Le Théâtre de la Ville propose des billets-cadeaux de 10 €, 20 €, 30 € et 50 €.
Vous pouvez les acheter uniquement aux guichets du Théâtre de la Ville
et du Théâtre des Abbesses.
Ces billets-cadeaux permettent d’acheter des places pour les spectacles de la saison 15-16
dans la limite des places disponibles et sont valables jusqu’au 2 juillet 2016.
DU 5 AU 9 AVRIL I DANS LE CADRE DU FESTIVAL 100 % I 01 40 03 75 75 I lavillette.com
DES NOUVELLES D’ISRAEL GALVÁN
Le chorégraphe et danseur Israel Galván s’étant blessé lors de son spectacle du samedi
6 février, les représentations de FLA.CO.MEN du lundi 7 au jeudi 12 février ont été annulées.
Israel Galván se rétablit chez lui à Séville et va reprendre prochainement son spectacle.
Artiste associé du Théâtre de la Ville, Israel Galván sera de retour lors de notre prochaine
saison 16-17.
Israel Galván © LUIS CASTILLA
Speak Low If You Speak Love CRÉATION 2015
Avec Speak Low If You Speak Love, Wim Vandekeybus cherche à s’emparer de l’insaisissable :
l’amour ! Cruel et tendre, il exacerbe les passions. Entre classique, contemporain et rock
expérimental, la chorégraphie insuffle désir et violence.
MERCI À JULIETTE GRÉCO
Le 7 février 2016, cette immense « servante des écrivains et des musiciens » a donné son
concert « merci » au Théâtre de la Ville. Public debout pour ovationner cette grande dame
de la chanson française et lui chanter « bon anniversaire ». Inoubliable !
Prochainement, vous pourrez découvrir une série de cartes postales de Juliette Gréco
en concert au Théâtre de la Ville.
Juliette Gréco au Théâtre de la Ville © ANTOINE GEIGER
30
AVRIL 2016
VE
1
SA
2
DI
3
LU
4
MA 5
ME
6
JE
7
VE
8
SA
9
THÉÂTRE DE LA VILLE
THÉÂTRE DES ABBESSES
LE MONFORT
20 H 30
20 H 30
20 H 30
Six Personnages en quête d’auteur
Six Personnages en quête d’auteur
Six Personnages en quête d’auteur
Six Personnages en quête d’auteur
Ensemble Rastak I Iran 17 H
Six Personnages en quête d’auteur
SA 16
Madame Ong
Madame Ong
Madame Ong
DI 17
Madame Ong 15 H
Cloud Gate Dance Theatre de Taïwan
Cloud Gate Dance Theatre de Taïwan
Cloud Gate Dance Theatre de Taïwan
Cloud Gate Dance Theatre Taïwan 15 H
Peau d’âne 15 H
Peau d’âne 15 H
Peau d’âne 19 H
Peau d’âne 19 H
Peau d’âne 15 H
LU 11
MA 12
ME 13
PRIX DES PLACES
NOUVEAU THÉÂTRE MONTREUIL
Six Personnages en quête d’auteur
Ils se marièrent et eurent beaucoup 15 H 30
Alena Baeva I Itamar Golan 17 H
Aurélien Bory 21 H
Ils se marièrent et… 15 H & 18 H 30
Six Personnages en quête d’auteur
Six Personnages en quête d’auteur 15 H Ils se marièrent et eurent beaucoup 15 H Aurélien Bory 18 H 30
DI 10
VE 15
avril-juillet 2016
THÉÂTRES PARTENAIRES
Au pied du mur sans porte
Au pied du mur sans porte
Wolfgang Schwaiger I Barbara Moser 17 H
Au pied du mur sans porte
Au pied du mur sans porte 15 H
Süleyman Erguner Ensemble I Turquie
Au pied du mur sans porte
Au pied du mur sans porte
Au pied du mur sans porte
Au pied du mur sans porte
Au pied du mur sans porte
Au pied du mur sans porte 15 H
JE 14
Théâtre de la Ville PARIS
CALENDRIER I PRIX DES PLACES
« Petite conférence » 15 H
LE CENTQUATRE-PARIS 21 H
Aurélien Bory
Aurélien Bory
Aurélien Bory
Aurélien Bory
Celui qui tombe
Celui qui tombe
Aurélien Bory
Celui qui tombe
Celui qui tombe
Celui qui tombe
Celui qui tombe
Aurélien Bory
Aurélien Bory
Aurélien Bory
Aurélien Bory
Aurélien Bory
MA 19
VE 22
SA 23
DI 24
JE 28
DI
1
LU
2
THÉÂTRE PARTENAIRE
20 H 30
20 H 30
4
JE
5
VE
6
SA
7
DI
8
LU
9
MA 10
ME 11
JE 12
VE 13
SA 14
DI 15
LIEUX DIVERS (voir p. 12-14)
Tanztheater Wuppertal 1er prog.
Tanztheater Wuppertal 1er prog. 17 H
Présentation de saison 16-17
Tanztheater Wuppertal 1er prog.
Tanztheater Wuppertal 1er prog.
Tanztheater Wuppertal 1er prog.
Tomás Gubitsch I Argentine
Tanztheater Wuppertal 1er prog.
Tanztheater Wuppertal 1er prog. 17 H
Und
Und
Und
Und
Und
Und
HORS ABONNEMENT
PETITES CONFÉRENCES LUMIÈRES POUR ENFANTS
AU NOUVEAU THÉÂTRE DE MONTREUIL-CDN
TARIF UNIQUE
…………………………………….
Und
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AUF DEM GEBIRGE HAT MAN EIN GESCHREI
GEHÖRT TANZTHEATER WUPPERTAL PINA BAUSCH
AU THÉÂTRE DU CHÂTELET
TARIF PLEIN
ABONNÉS & CARTES
55 €
2e cat. 44 €
3e cat. 30 €
4e cat. 20 €
DE
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TUG N
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UIN
E IT < 4 J
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3 concerts en un 16 H
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ALIE
UIN
E IT < 4 J
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GR
MA
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DI 22
LU 23
MA 24
ME 25
JE 26
VE 27
Shivkumar I Inde 17 H
SA 28
DI 29
Hofesh Shechter
Hofesh Shechter
4€
TARIFS EXCEPTIONNELS
1re cat.
ME 18
MA 31
- 14 ANS & - 30 ANS (JUSTIFICATIF INDISPENSABLE)
(JUSTIFICATIF DE – 3 MOIS INDISPENSABLE)
MA 17
LU 30
€
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THÉÂTRE DU CHÂTELET
20 H
LU 16
SA 21
€
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€
DEMANDEUR D’EMPLOI / INTERMITTENT
MA 3
ME
TARIF PLEIN
……………………………………. 14
DEMANDEUR D’EMPLOI / INTERMITTENT……………. 11
- 30 ANS
……………………………………. 11
- 14 ANS
……………………………………. 9
RENCONTRE à l’issue de la représentation
THÉÂTRE DES ABBESSES
€
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€
TARIF E&J2
Und
Und
MAI 2016
€
€
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€
TARIF E&J1
ME 27
THÉÂTRE DE LA VILLE
TARIF C
……………………………………. 19
TARIF PLEIN
DEMANDEUR D’EMPLOI / INTERMITTENT……………. 14
- 30 ANS
……………………………………. 14
- 14 ANS
……………………………………. 9
TARIF PLEIN
……………………………………. 19
DEMANDEUR D’EMPLOI / INTERMITTENT……………. 14
- 30 ANS
……………………………………. 14
- 14 ANS
……………………………………. 9
MA 26
SA 30
1re Cat. 30 €
2e Cat. 27 €
TARIF PLEIN
DEMANDEUR D’EMPLOI / INTERMITTENT……………. 22 €
- 30 ANS
……………………………………. 18 €
- 14 ANS
……………………………………. 10 €
TARIFS ENFANCE & JEUNESSE
LU 25
VE 29
€
€
€
€
TARIF B
TARIF PLEIN
1re Cat. 35 €
2e Cat. 30
DEMANDEUR D’EMPLOI / INTERMITTENT……………. 26
- 30 ANS
……………………………………. 26
- 14 ANS
……………………………………. 18
LU 18
JE 21
TARIF PLEIN
1re Cat. 26 €
2e Cat. 22
DEMANDEUR D’EMPLOI / INTERMITTENT……………. 17
- 30 ANS
……………………………………. 16
- 14 ANS
……………………………………. 10
TARIF E
RENCONTRE à l’issue de la représentation
ME 20
TARIF A
Tanztheater Wuppertal 2e prog.
Tanztheater Wuppertal 2e prog.
Tanztheater Wuppertal 2e prog. 16 H
Tanztheater Wuppertal 2e prog.
Tanztheater Wuppertal 2e prog.
Tanztheater Wuppertal 2e prog.
50 €
2e cat. 40 €
3e cat. 27 €
4e cat. 18 €
1re cat.
– 30 ANS
44 €
35 €
3e cat. 24 €
4e cat. 16 €
1re cat.
2e cat.
Ouverture de la location le 29 avril 2016.
TARIFS CHANTIERS D’EUROPE
TARIF PLEIN 15 € I DEMANDEURS D’EMPLOI / -30 ANS / ABONNÉS 12 €
- 14 ANS 8 € I ENFANT TITULAIRE DE LA CARTE {E & J} 5 €
CONCERT FADO
TARIF PLEIN 22 € I DEMANDEURS D’EMPLOI / -30 ANS / ABONNÉS 17 €
- 14 ANS 10 € I ENFANT TITULAIRE DE LA CARTE {E & J} 5 €
UTOPIE 500 - PALAIS DE TOKYO
Zululuzu Projet Pessoa
Le billet d’entrée au Palais de Tokyo donne accès aux spectacles
et installations. Vous pouvez également acheter votre billet pour
le 13 mai au Théâtre de la Ville.
TARIF PLEIN 10 € I - 30 ANS / ABONNÉS 8 €
Pour les - 18 ans/demandeurs d’emploi/bénéficiaires des minimas sociaux
l’accès est gratuit. Les billets sont à retirer uniquement au Palais de Tokyo.
LOCATION I CALENDRIER
avril-juillet 2016
31
COMMENT RÉSERVER
PAR TÉLÉPHONE 01 42 74 22 77
du lundi au samedi de 11 h à 19 h
AUX CAISSES
Théâtre de la Ville I 2 place du Châtelet, Paris 4
du lundi au samedi de 11 h à 20 h
(19 h les jours de relâche)
Théâtre des Abbesses I 31 rue des Abbesses, Paris 18
du mardi au samedi de 17 h à 20 h
PAR INTERNET theatredelaville-paris.com
QUAND RÉSERVER
OUVERTURE DE LA BILLETTERIE
21 jours avant la 1re représentation et pour toutes
les représentations du spectacle concerné.
SPECTATEURS
À MOBILITÉ RÉDUITE
Les salles sont accessibles aux personnes à mobilité
réduite. Des places vous sont réservées. Merci de nous
prévenir de votre venue lors de la réservation pour
l’organisation de votre accueil.
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THÉÂTRES PARTENAIRES
CENTQUATRE-PARIS
5 rue Curial, Paris 19 • 01 53 35 50 00
104.fr
barbarians © JAKE WALTERS
NOUVEAU THÉÂTRE DE MONTREUIL-CDN
JUIN 2016
ME
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ME
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THÉÂTRES PARTENAIRES
THÉÂTRE DE LA VILLE
THÉÂTRE DES ABBESSES
20 H 30
20 H 30
Hofesh Shechter
Hofesh Shechter 14 H 30 & 20 H 30
Hofesh Shechter
Hofesh Shechter 15 H & 20 H 30
Zululuzu Projet Pessoa
Zululuzu Projet Pessoa
Zululuzu Projet Pessoa
Zululuzu Projet Pessoa
LA PATINOIRE
THÉÂTRE PARIS-VILLETTE
Salle Jean-Pierre Vernant • 10 place Jean Jaurès,
Montreuil 93 • 01 53 63 39 18
nouveau-theatre-montreuil.com
THÉÂTRE PARIS-VILLETTE
211 avenue Jean Jaurès, Paris 19 • 01 40 03 72 23
theatre-paris-villette.fr
LE MONFORT
106 rue Brancion, Paris 15 • 01 56 08 33 88
lemonfort.fr
THÉÂTRE DU CHÂTELET
Anne Teresa De Keersmaeker
Anne Teresa De Keersmaeker
Anne Teresa De Keersmaeker
Anne Teresa De Keersmaeker
Maria-João Pires I Antonio Meneses 17 H
Anne Teresa De Keersmaeker
À la renverse 19 H 30
Anne Teresa De Keersmaeker
Anne Teresa De Keersmaeker
Anne Teresa De Keersmaeker
À la renverse 14 H 30
À la renverse 19 H 30
À la renverse 15 H
1 place du Châtelet, Paris 1 • 01 40 28 28 28
À la renverse 19 H 30
À la renverse 19 H 30
À la renverse 19 H 30
chatelet-theatre.com
PATINOIRE DE L’ACCORHOTELS ARENA
222 quai de Bercy, Paris 12 • 01 82 73 16 23
accorhotelsarena.com
DI 12
MA 14
ME 15
JE 16
VE 17
SA 18
DI 19
LU 20
Danse Élargie
Danse Élargie
Concert Festival culture juive I Sirba Octet
Le Patin Libre 19 H & 21 H
Le Patin Libre 19 H & 21 H
Le Patin Libre 19 H & 21 H
Le Patin Libre 19 H & 21 H
Dormir cent ans 19 H
Dormir cent ans 15 H
Dormir cent ans 10 H & 14 H 30
Dormir cent ans 19 H
Dormir cent ans 20 H
Dormir cent ans 16 H
Auf dem Gebirge… © LAURENT PHILIPPE
LU 13
MA 21
ME 22
JE 23
VE 24
SA 25
DI 26
Sankai Juku
Sankai Juku
Sankai Juku
Sankai Juku 17 H
Dormir cent ans 15 H
Dormir cent ans 14 H 30 & 19 H
Dormir cent ans 19 H
Dormir cent ans 16 H & 20 H
LU 27
MA 28
ME 29
JE 30
Sankai Juku
Sankai Juku
Sankai Juku
Dormir cent ans 20 H
JUILLET 2016
THÉÂTRE DE LA VILLE
20 H 30
VE
1
SA
2
Sankai Juku
Sankai Juku
Dormir cent ans 19 H
Dormir cent ans 16 H & 20 H
JOURNAL DU THÉÂTRE DE LA VILLE DIRECTION, ADMINISTRATION 16 quai de Gesvres
75180 Paris Cedex 04 - Tél. : 01 48 87 54 42
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION & DE LA RÉDACTION Emmanuel Demarcy-Mota
COORDINATION ÉDITORIALE Valérie Dardenne
AVEC LA COLLABORATION DE Marie-Laure Violette, Grégoire Hoh
CONSEIL ÉDITORIAL Jean-Marc Adolphe, Colette Godard, Christophe Lemaire
CONCEPTION GRAPHIQUE Émilie Paillot graphiste ASSISTANTE Marie-Pierre Lasne
CORRECTEUR Alexandre Lassalle
IMPRESSION BLG Toul - 54200 TOUL I ISSN 0248-8248 I tirage à 25 000 ex.
THÉÂTRE DANSE MUSIQUE
ENFANCE & JEUNESSE
LE 9 MAI
DÉCOUVREZ
LA SAISON
16 •17
2 PLACE DU CHÂTELET PARIS 4
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