Echo des Nations Unies au Burundi d`octobre – décembre 2013

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Echo des Nations Unies au Burundi d`octobre – décembre 2013
Echo des Nations Unies au Burundi
Bulletin trimestriel du Système des Nations Unies au Burundi
>> octobre - décembre 2013
www.bi.one.un.org
Meilleurs vœux /
Season’s Greetings
La Coordonnatrice Résidente du
Le Président de la République, Pierre Nkurunziza procédant au lancement de l’année agricole à Système des Nations Unies et
Ngozi
toute l ’équipe de pays au BuCélébration de la Journée Mondiale de rundi vous souhaitent de joyeuses
fêtes et leurs vœux de bonne et
l’Alimentation à Ngozi
heureuse année 2014.
Le Burundi a beaucoup de produits agricoles mais la population a encore des défis
pour les transformer et les conserver pour promouvoir la sécurité alimentaire, a
déclaré le Président Nkurunziza à l’occasion de la JMA
L
cole dans la localité de Rwizingwe en
commune Gashikanwa de la province
Ngozi par la plantation des semences
de mais. Au stade provincial de Muremera à Ngozi, Nkurunziza a souligné
la nécessité de faire une intégration
Agro – Sylvo - pastorale pour éviter la
dégradation des sols et réduire l’usage
des engrais chimique en faveur du fumier organique. L’événement a été l’occasion pour le numéro 1 du Burundi de
rappeler les grands chantiers du Gouvernement en matière de la promotion
de l’agriculture et de l’Elevage qui sont
notamment la distribution des fertilisants, l’aménagement des marais, la
Comme cela se faisait du temps de la protection des plantes et des animaux
Royauté, le Président Nkurunziza a d’élevage, la promotion de la recherche
procédé au lancement de l’année agri- pour accroitre la production animale
a Journée Mondiale de l’alimentation a été célébrée à Ngozi le
16 octobre 2013 sous le thème
« Des systèmes alimentaires durables
au service de la sécurité alimentaire et
de nutrition ». Les cérémonies étaient
rehaussées par le Chef de l’Etat Pierre
Nkurunziza et de nombreuses autres
hautes autorités dont le Ministre de
l’Agriculture et de l’Elevage, le Ministre de I‘ Intérieur, des membres du
corps diplomatiques, des représentants
des ONGs et différents cadres œuvrant
notamment dans le secteur de la sécurité alimentaire.
Rosine Sori Coulibaly
Echo des Nations Unies au Burundi
Dans ce numéro
1. Célébration de la Journée Mondiale
de l’Alimentation à Ngozi, p 1 ;
2. Les Nations Unies et le Burundi
concluent un nouveau plan de
consolidation de la paix, p. 3 ;
3. Elections 2015 : Les partis et acteurs politiques évaluent la mise en
œuvre de la Feuille de route, p. 3 ;
4. Échange « Armes contre développement !, p. 4 ;
5. Le Burundi introduit un nouveau
vaccin contre les diarrhées dues au
rotavirus, p. 5 ;
6. Prix Genre et Médias -2013 : Les
Médias appelés à prendre en compte la dimension et l’équilibre de
genre dans leur travail, p. 6 ;
7. Le Burundi se dote d’un plan de
contingence national, outil précieux de gestion des catastrophes,
p. 7 ;
8. Journée des Nations Unies 2013, les
étudiants et universitaires découvrent le travail de l’ONU et apprécient, p. 8;
9. Validation du cadre stratégique national de l’horticulture au Burundi,
p. 9 ;
10. Le dé icit en énergie électrique du
Burundi va continuer d’augmenter
d’ici 2017, p. 10 ;
11. Campagne des 16 jours d’activisme
contre les violences faites aux femmes-édition 2013, p. 11 ;
12. Quand les cantines scolaires renlouent les salles de classe, p. 12 ;
13. Journée portes ouvertes sur la résolution 1325 du Conseil de Sécurité
: les priorités des femmes burundaises présentées au Représentant
spécial du Secrétaire général des
Nations Unies, p. 13 ;
14. Régulariser le mariage pour donner une dignité aux femmes et aux
enfants des couples dits illégaux, p.
14.
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et végétale et la constitution des stocks
de sécurité alimentaire dans certaines
provinces. « Grâce à la recherche, un
fermier peut produire un avocat pouvant peser un kilo, un régime de banane produisant 20 doigts. Une vache
issue de la recherche peut atteindre
d’au moins 1,2 tonnes, et une poule,
d’environs 5 kilos ». Selon Nkurunziza,
le Burundi a suffisamment de diversité
alimentaire mais celle-ci assurera la sécurité alimentaire si elle est valorisée.
«Avoir de la nourriture est une
chose, savoir la préparer et la
conserver est une autre»
Le President de la République, Pierre Nkurunziza s’adressant à la Nation
C’est pourquoi il a conseillé aux établissements éducatifs d’intégrer dans leurs
programmes les méthodes de préparation de la nourriture pour une bonne
santé procurant la force de construire
le pays.
Le Président Nkurunziza a dégagé ce
constat amer qu’il ya des gens qui ne
mangent qu’une seule sorte de nourriture alors qu’ils peuvent accéder aux
aliments riches en nutriments. Il n’est,
selon lui, pas rare de voir des gens qui
ne font que vendre au marché de tels
aliments, en prétextant qu’ils sont destinés aux riches. La conséquence sera
la malnutrition et des maladies telles le
kwashiorkor et d’autres. Il n’a pas mâché ses mots lorsqu’ il a affirmé qu’ il ya
des personnes, même des intellectuels
qui mangent inadéquatement, surtout
excessivement, attrapant notamment
l’obésité et d’autres affections comme
le diabète et l’hypertension. Cette idée
rejoint celle du Représentant de la
FAO Mohamed Hama Garba ayant représenté le Système des Nations Unies
à la célébration et qui a souligné qu’au
Burundi « la ration journalière type en
milieu rural, est dominée par des apports alimentaires pauvres en micronutriments essentiels avec une faible
teneur en protéines, lipides et oligoéléments utiles au bon fonctionnement
de l’organisme humain, situation occasionnant des retards de croissance avec
une forte implication sur les difficultés
physiques et cognitives ». Au Burundi,
le problème est surtout accentué chez
les enfants parmi lesquels au moins 50
pourcent d’entre eux sont malnutris.
Le Représentant de la FAO Mohamed Hama
Garba prononçant son discours au nom du Système des Nations UNies au Burundi
de « maîtriser la croissance démographique pour éviter le déséquilibrecroissance de la population-ressources
naturelles et la perpétuation du cercle
vicieux de pauvreté ». Il est plus que
temps d’adopter une agriculture moderne en ce moment où le Burundi possède suffisamment d’eau. Le président
de la République donne l’exemple de
l’Israël qui produit pour consommer
et pour vendre. La population devrait
selon lui, se joindre aux associations
pour que le Gouvernement voie comment garantir un accès aux fonds de
roulement. Les intellectuels devraient
aussi servir de modèle dans la pratique
d’une agriculture moderne, comme luimême le fait à grande echelle. Il invite
également les investisseurs à mettre
leurs capitaux dans l’agri-élevage, secteur générateur de nombreux emplois.
Le Président Nkurunziza donne des
conseils aux producteurs pour consom- Selon la FAO, 870 millions de
mer la production et vendre le surplus
seulement. Il demande également aux personnes souffrent de la sousburundais de limiter les naissances et alimentation chronique. J
mettre au monde des enfants qu’ ils
sont capables de prendre en charge. De
l’avis du Représentant de la FAO à ce
sujet, le Gouvernement a donc besoin
N.B : les opinions exprimées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement celles de l’ONU
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Les Nations Unies et le Burundi concluent un nouveau plan de
consolidation de la paix
Le Plan prioritaire de consolidation de la paix 2014-2016 entre le Burundi et les Nations Unies a été signé le 3 Décembre 2013
à Bujumbura. Dans le cadre de ce document, le Fonds de consolidation de la paix devrait accorder environ 13 millions de dollars au Burundi, selon le ministre burundais des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale, Laurent Kavakure.
maines concernés par ce
nouveau financement à
savoir, la cohésion nationale et le dialogue national ; la participation des
jeunes à la vie politique
et sociale ; les initiatives
à la réconciliation nationale ; l’exercice démocratique ainsi que la résolution pacifique des conflits
fonciers.
Pour sa part, le Représentant spécial a appelé à enLe RSSG, Parfait Onanga-Anyanga(à gauche) et le Ministre des courager la participation
Relations Extérieures, Laurent Kavakure (à droite) en train de si- des citoyens burundais
gner l’accord
pour qu’ils deviennent
des agents de la paix et
e ministre Kavakure, qui a signé
promoteurs
du
dialogue. Leur implical’accord avec le Représentant
spécial du Secrétaire général des tion renforcera la cohésion sociale et la
Nations unies au Burundi, Parfait paix, a dit Parfait Onanga-Anyanga,
Onanga-Anyanga, a rappelé les do- qui a tenu à citer un des points jugé fort
L
de cet accord : « Si les diverses composantes de la population burundaise
participent activement et équitablement aux activités socio-économiques,
politiques ainsi qu’au débat démocratique et si les droits de l’homme sont
respectes, elles se sentiront parties prenantes a la construction d’un avenir
meilleur pour le pays et cela renforcera
la cohésion sociale, gage d’une paix et
d’un développement durable ».
Le Plan de consolidation de la
paix 2014-2016 entre le Burundi
et les Nations Unies est le troisième entre les deux parties, depuis que le Burundi a été inscrit
dans l’agenda de la commission
de Consolidation de la Paix des
Nations Unies en 2006. J
Elections 2015
Les partis et acteurs politiques évaluent la mise en œuvre de la
Feuille de route
L
e Bureau des Nations au Burundi
salue la maturité politique dont
ont fait montre les participants à
l’atelier sur l’évaluation de la mise en
œuvre de la Feuille de route, qui s’est
tenu du 27 au 29 novembre 2013 à Bujumbura. Les participants à cet atelier
parmi lesquels les partis et acteurs politiques, la Commission électorale nationale indépendante, les gouverneurs de
province, les mouvements de jeunes affiliés aux partis politiques et les représentants de la société civile en qualité
d’observateurs, ont unanimement pris
l’engagement de privilégier le dialogue
et la concertation pour résoudre leurs
divergences et rechercher des solutions
idoines aux défis auxquels le Burundi
fait face.
vision de la constitution, tout en se
félicitant de l’engagement du gouvernement d’encourager d’autres
institutions de la
République
tel
que le parlement,
à promouvoir le
dialogue
avant
l’adoption
des
textes importants, Vue partielle des participants à l’atelier
tels que la constitution et le code électoral dans l’es- La feuille de route adoptée au mois de
prit des recommandations de la feuille mars 2013 lors d’un atelier sur « le
de route.
processus électoral au Burundi : enseignements et perspectives » co-organisé
Le BNUB a invité l’ensemble par le gouvernement burundais et le
des partis et acteurs politiques Bureau des Nations Unies au Burundi,
burundais à la modération et à du 11 au 13 mars 2013, contient des
généraux et des recommanla retenue dans leur prise de po- principes
dations autour de quatre thèmes à
sition concernant la révision de savoir le cadre légal des élections, l’enla constitution et les a exhortés vironnement propice, la gestion et la
à participer effectivement aux conduite des élections et le mécanisme
consultations inclusives envisa- de suivi. J
Le BNUB s’est en outre félicité de
l’engagement pris par les participants
d’instituer un cadre de concertation inclusif comme mécanisme de suivi de la
mise en œuvre de la feuille de route. Le
Bureau des Nations Unies a particulièrement salué le consensus qui s’est
dégagé sur la nécessité d’impliquer
toutes les composantes socio- politi- gées en vue de faire valoir leur
ques du pays dans le processus de ré- préoccupation.
N.B : les opinions exprimées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement celles de l’ONU
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Échange « Armes contre développement ! »
L
e Burundi sort progressivement
d’une longue période de guerre civile, étalée sur les deux dernières
décennies. Cette longue période d’instabilité a poussé la population civile à
s’armer pour assurer sa sécurité. Les
détenteurs de ces armes continuent de
les utiliser pour commettre des crimes,
des vols et des viols. Ils sont en outre à
la base de la recrudescence momentanée de la violence dans certaines zones
du pays, en dépit de la campagne de
retrait volontaire des armes organisée
en octobre 2009par le gouvernement
avec l’appui du PNUD. La récupération, même partielle, de ces armes a
toutefois permis de réduire de 38 pour
cent le niveau de la violence armée au
niveau national.
« Armes contre développement sociocommunautaire » est le slogan de la
seconde phase de remise de ces armes
lancée, à Bujumbura, ce lundi 11 novembre 2013 par le président de la République du Burundi, M. Pierre Nkurunziza.
« Ceux qui rendront volontairement leurs armes, bénéficieront,
en contre partie, des projets de
développement
communautaire pour avoir fait preuve de
patriotisme », a déclaré M. Nkurunziza.
En octobre 2009, la première campagne nationale de désarmement civil avait déjà permis la collecte de plus de 2000 armes, de 16 000 grenades et autres engins explosifs et de plus de 160 000
cartouches.
toire de la violence armée pour l’enregistrement des armes en circulation va
permettre de mesurer l’impact des différents programmes de renforcement
Le PNUD œuvre depuis avril 2006 aux de la sécurité.
côtés du gouvernement dans sa lutte
pour retirer de la circulation les Armes Selon Mme Rosine Sori Coulilégères et de petits calibres (ALPC). baly, Représentante résidente
Pour aider le Burundi à désarmer ses du PNUD, cette nouvelle campopulations civiles, le PNUD avait
alors appuyé le développement d’une pagne de désarmement constistratégie de lutte contre la prolifération tue un pas de plus vers la paix et
des armes légères et de petit calibre et le renforcement de la sécurité
de désarmement des civils.
et de la stabilité, favorables à la
Le PNUD, partenaire de longue date
dans la lutte contre la circulation des
armes illégales
Aujourd’hui, l’insécurité inhérente à
la détention et la circulation illégale
d’armes constitue une menace pour le
développement de la sous-région et un
pari pour le Burundi s’il veut pouvoir
organiser un processus électoral libre,
paisible et transparent d’ici à 2015, an- En octobre 2009, en collaboration
née des prochaines élections présiden- avec d’autres partenaires techniques
et financiers, le PNUD a joué un rôle
tielles.
crucial dans la conduite de la première
Afin de renverser la vapeur, le pays a campagne nationale de désarmement
inscrit le désarmement civil dans les civil qui fut un succès sans précédent
priorités du Cadre stratégique de crois- dans toute la région. Cette opération
sance et de lutte contre la pauvreté de a permis la collecte de plus de 2000
deuxième génération (CSLP II). Il en- armes, de 16 000 grenades et autres
tend, en outre, engager une forte col- engins explosifs et de plus de 160 000
laboration avec la sous-région. Cette cartouches.
initiative s’avère indispensable alors
que la frontière avec la République Le PNUD et le BNUB (Bureau des
démocratique du Congo (RDC) reste Nations Unies au Burundi) continuent
perméable, et que la présence de grou- aujourd’hui d’appuyer la Commission
pes armés dans les régions frontalières nationale permanente de lutte contre
rend difficile la maîtrise totale des ar- la prolifération des armes légères et de
petit calibre (CNAP) dans la gestion et
mes illicites pour le Burundi.
le contrôle des ALPC. La mise en place
d’un réseau d’interconnexion des régions militaires, des services de police
et du service national de renseignement et du renforcement de l’observa-
lutte contre la pauvreté et au
développement économique.
C’est pour cette raison que le PNUD
s’est déjà engagé, dans son programme
(2014-2016), à appuyer la mise en œuvre de la politique nationale de sécurité
communautaire et de renforcement des
capacités des partenaires et des institutions chargées de la lutte contre la
prolifération des armes légères.
Mme Rosine Sori Coulibaly a profité de
cette occasion pour interpeller tous les
acteurs politiques burundais, la société
civile, les confessions religieuses, les
médias et tous les autres partenaires
du Burundi, à reconnaître et à soutenir cette campagne afin qu’elle soit une
réussite pour le pays et pour les Burundais. J
N.B : les opinions exprimées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement celles de l’ONU
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Le Burundi introduit un nouveau vaccin contre les diarrhées
dues au rotavirus
E
n lançant officiellement le 16 décembre un nouveau vaccin contre
le rotavirus, le Burundi renforce
ses efforts pour réduire la mortalité
infantile due à cette maladie évitable,
principale cause de diarrhées sévères
et souvent fatales chez les enfants de
moins de cinq ans, notamment chez les
nourrissons.
Le Deuxième
Vice-président
de la République procédant
au lancement
d’un nouveau
vaccin contre le
rotavirus
L’introduction du vaccin anti-rotavirus dans le programme national de vaccination coïncide avec le lancement de
la deuxième édition 2013 de la Semaine
Santé Mère-Enfant et vient compléter
l’éventail de vaccins dont dispose le
pays.
Ce nouveau vaccin marque une
nouvelle étape dans les efforts
déployés par le Burundi pour
améliorer l’accès des enfants à
des services de santé adaptés.
Au cours des dernières années, l’engagement continu du gouvernement du
Burundi avec le soutien de ses partenaires, notamment GAVI Alliance
(l’Alliance Mondiale pour les Vaccins
et la Vaccination), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF),
Measles and Rubella Initiative (MRI)
et l’Organisation Mondiale de la Santé
(OMS), a permis au Burundi d’obtenir
d’excellentes couvertures vaccinales.
En 2012, le pays a atteint 98% de couverture vaccinale pour le BCG (vaccin
contre la tuberculose), 96% pour le vaccin polio oral et le pentavalent (diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B
et infections à haemophilus influenzae
de type B, Hib), et 93% pour le vaccin
contre la rougeole. Ces bons résultats
ont notamment permis au Burundi
d’être éligible au soutien de GAVI pour
introduire ce nouveau vaccin.
Le vaccin contre le rotavirus
Les diarrhées sont une des principales constitue un outil majeur de lutcauses de mortalité infantile dans le te contre la mortalité infantile
monde. Au Burundi, elles représentent et infanto-juvénile (nourrissons)
15% des décès d’enfants de moins de liée à certaines diarrhées.
cinq ans. L’OMS estime que les diarrhées dues au rotavirus sont responsa- Par ailleurs, les services de santé difbles de plus de 453 000 décès chaque fuseront pendant la Semaine Santé
année dans le monde, en majorité des Mère-Enfant organisée du 16 au 19 déenfants. Elles peuvent représenter une cembre, des messages sur les mesures
charge importante pour les familles de prévention par le lavage des mains
puisque l’on estime que plus de deux à l’eau propre et au savon, sur le traimillions d’enfants sont hospitalisés tement approprié en cas de diarrhée
chaque année pour des infections à ro- par la solution de réhydratation orale
(SRO) et par l’administration de Zinc.
tavirus à travers le monde.
Remise des prix
aux femmes qui
ont fait vacciner
régulièrement
leurs enfants
Outre l’introduction du vaccin contre
le rotavirus, la diffusion de messages
de prévention et de traitement approprié des diarrhées, d’autres interventions de santé seront offertes aux enfants et femmes enceintes au cours de
cette semaine comme l’administration
de vitamine A chez les enfants de 6 à
59 mois, le déparasitage des enfants de
1 à 14 ans, le déparasitage des femmes
enceintes au 2ème et 3ème trimestres
de grossesse, et la vaccination de rattrapage des enfants pour la deuxième
dose du vaccin anti-rougeole. J
N.B : les opinions exprimées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement celles de l’ONU
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Prix Genre et Médias -2013
Les Médias appelés à prendre en compte la dimension et
l’équilibre de genre dans leur travail
De gauche à droite, Jérémie Delage, Représentant de l’ONU FEMMES au Burundi, Léocadie Nihazi, Ministre des TICRP, Daniella Niteka, Secrétait général AFJO
L
’Association des Femmes Journalistes du Burundi –AFJO-, avec
l’appui de l’ONU FEMMES, a
organisé le concours de la meilleure
production médiatique intégrant la dimension genre. Dénommé « Prix Genre et Médias », le concours est devenu
une pratique de l’AFJO depuis l’année 2010. Au cours de l’année 2011, le
prix était centré sur la thématique de
la participation politique de la femme.
Durant l’année 2012, la thématique
était les violences basées sur le genre.
Le « prix genre et médias -édition
2013» a été organisé sous la thématique «Femme rurale, pilier du développement et de la paix ». Un appel a
été lancé aux journalistes des médias
audiovisuels et écrits, les invitant à
réaliser des produits médiatiques sur
les femmes rurales afin de promouvoir
la voix et l’image de ces dernières à travers les médias.
L’objectif visé par ce concours
est de contribuer au plaidoyer
pour la prise en compte du genre dans les médias burundais.
Hill Hotel à Bujumbura. Elles étaient
rehaussées par la présence de la Ministre des Télécommunications, de l’Information, de la Communication et des
Relations avec le Parlement (TICRP)
ainsi que du Représentant de l’ONU
FEMMES au Burundi.
jouer pleinement leur rôle de pilier du
développement et de la paix incombe
à chacun d’entre nous : au gouvernement qui réforme ses lois, à l’entreprise
qui offre un travail décent ainsi que
l’égalité des salaires, aux parents qui
enseignent à leur fille et fils que tous
les êtres humains doivent être traités
de manière équitable. Dans cette entreprise, les medias ont un rôle crucial.
Ils sont les portes voix des sans voix.
Ils ont les compétences et le savoir faire
pour contribuer à accroître la prise de
conscience, à travers le monde, sur la
nécessité de plus d’autonomisation des
femmes rurales comme moyen de sortir de la pauvreté. Ils ont la capacité
de mettre en relief leur contribution
vitale au sein de la société qui est largement méconnue. Les médias peuvent
changer cette situation en braquant les
feux de l’actualité sur les femmes rurales dans toutes leurs productions, rappelant ainsi à la société combien elle
leur doit et leur rendant l’hommage
qu’elles méritent.
Le Représentant de l’ONU FEMMES
a invité tous ceux qui étaient présents
aux cérémonies de remise du prix, particulièrement aux professionnels des
médias, à faire leur le principe de l’égalité et la dignité pour tous, certes un
droit fondamental mais aussi un atout
Dans son allocution, Mme Léocadie NI- pour tous.
HAZI a indiqué que le thème du Prix
Genre et Médias-2013 est plus qu’op- ONU FEMMES pour sa part ne ménaportun. « La femme rurale se lève gera aucun effort pour soutenir tous
tôt et se couche tard. Elle fait vivre la les efforts allant dans ce sens, a-t-il
famille, nourrit le monde et perpétue renchéri. J
l’humanité. Elle est une force tranquille sur laquelle gravite la vie nationale».
Cependant, a déploré la Ministre, les
médias n’en parlent pas, en parlent peu
ou en parlent mal. La femme rurale est
présentée par certains médias comme
un être inférieur, vulnérable, victime
de toute forme de violence… Accorder un prix à la meilleure production
médiatique sur la thématique « femme
rurale, pilier du développement et de
la paix , c’est faire un clin d’œil aux
professionnels des médias, hommes
et femmes pour que, dans leur travail
quotidien, ils s’intéressent aux sujets
spécifiques des femmes et des hommes
dans le milieu rural où vivent plus de
80% de la population burundaise », a–
t-elle exhorté».
Elyse Ngabire est l’une des lauréats,
primée pour son article intitulé « Georgette, première débout et seule au
champ.»
Le Représentant de l’ONU FEMMES
Les cérémonies de remise du prix ont a abondé dans le même sens. Selon Jéeu lieu le 12 décembre 2013 au City rémie Delage, habiliter les femmes à
Elyse Ngabire du journal iwacu, lauréate du prix
genre et médias, accordant une interview à ses
confrères et consœurs
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Le Burundi se dote d’un plan de contingence national, outil
précieux de gestion des catastrophes
à élaborer et valider avec ses partenaires le plan de contingence national
qui est un outil précieux de gestion
des catastrophes. Il a indiqué que ce
plan est harmonisé avec celui des Nations Unies et définit pour les douze
prochains mois les profils des urgences du Burundi dans l’ordre suivant :
conflits socio-politique, afflux massifs
des populations venants de l’extérieur,
les incendies, les épidémies de choléra
et du paludisme, les inondations et les
glissements de terrains, le terrorisme et
l’insécurité alimentaire.
Ce plan permet de créer un environnement protecteur qui réduit les risques des catastrophes
et c’est un document de travail
pour les différents acteurs dans
la gestion des urgences. C’est
Massimo Giovanola, Chargé des Opérations à la FAO (à gauche) présentant son discours
aussi un outil de dialogue entre
n atelier de validation du plan Nations Unies et les autres partenai- le Burundi et ses partenaires
de contingence national de ges- res n’attendent que la validation de ce techniques et financiers. J
U
tion des urgences pour la pério- plan pour passer à l’action.
de de 2013-2014 s’est tenu ce jeudi 07
novembre 2013 à l’Hôtel Sun Safari. Le Secrétaire Permanent au Ministère
de la Sécurité Publique, CPP Maurice
Mbonimpa a précisé que la situation
L’objectif global de cet atelier des catastrophes au Burundi préjustiest de doter le Burundi d’un plan fie la ferme volonté du Gouvernement
de contingence tenant compte
des considérations de la partie
gouvernementale, du Système
des Nations Unies et des autres
partenaires œuvrant dans le domaine de la gestion des urgences.
Massimo Giovanola, Chargé des Opérations à la FAO qui représentait le Coordinateur Résident du Système des Nations Unies a indiqué que l’élaboration
d’un plan de contingence représente
toujours une priorité pour permettre
de préparer quotidiennement la mise
en œuvre, la réponse et la prévention
des risques et catastrophes au Burundi. Il a ajouté que ce plan représente
un résumé des efforts du Système des
Nations Unies et s’inscrit clairement
dans le Cadre Stratégique de Lutte
contre la Pauvreté (CSLP II) et dans le
cadre d’action d’Hyôgo 2005-2015 qui
recommande de toujours se tenir prêt
à agir. Selon lui, la stratégie commune
étant déjà prête, le gouvernement, les
Vue partielle des participants à l’atelier
N.B : les opinions exprimées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement celles de l’ONU
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Journée des Nations Unies 2013, les étudiants et universitaires
découvrent le travail de l’ONU et apprécient
C’est la forme que nous avons choisi
pour entamer cet échange dans l’esprit
du message du Secrétaire général des
Nations Unies, M. Ban Ki-moon, pour
qui ce 24 octobre doit être « l’occasion
de réfléchir à ce que nous pouvons faire pour concrétiser notre vision d’un
monde meilleur. »
Une boite à suggestion a été installée
dans la salle de l’exposition, et les étudiants étaient invités à répondre par
écrit aux deux petites questions suivantes :
•
Qu’est-ce que vous pensez du travail des Nations Unies au Burundi
?
•
Dans quels domaines souhaiteriezvous que les Nations Unies interviennent davantage ?
Le sondage ainsi faite nous a permis
de constater que la quasi-totalité des
répondants étaient largement favorables à l’action de l’ONU au Burundi, et
l’agriculture est le domaine prioritaire
dans lequel les étudiants souhaitent
voir les Nations Unies intensifier son
appui. J
Vue partielle des participants
L
Cette exposition sur différents
supports de communication
organisée par le système des
Nations Unies au Burundi, en
partenariat avec l’Université
du Burundi a constitué une occasion unique pour expliquer aux étudiants burundais
comment les Nations Unies
collaborent avec le Gouvernement dans ses efforts en
vue de la consolidation de la
Collaborer, écouter, échanger, paix et de la démocratie et le
présenter nos actions, interagir progrè socio-économique.
avec les jeunes universitaires, futurs cadres du pays, voilà la visée L’exposition s’articulait autour du
qui était celle du Système des Plan cadre des Nations Unies pour Les étudiants en train de se servir des documents
au développement du Burunnations unies au Burundi lors de l’aide
di - UNDAF 2012 – 2016, avec ses des Nations UNies
la commémoration du 68ème trois axes qui sont : Renforcement
anniversaire de l’Organisation. de l’Etat de droit, consolidation de
a commémoration de la Journée
des Nations Unies édition 2013 a
été organisée le 24 octobre 2013
dans les enceintes de l’Université nationale du Burundi. Une exposition de
documents et d’autres matériels divers
a été organisé par le Groupe de Communication des Nations Unies au Burundi,
autour des trois axes de l’UNDAF 2012
-2016 et sur des thématiques comme la
consolidation de la Paix, le volontariat
des Nations Unies, les OMD, ainsi que
sur les informations générales sur le
travail de l’ONU.
Cette année, nous avons décidé d’aller
à la rencontre des étudiants burundais
dans le cadre d’une activité intitulée
“les Nations Unies à l’écoute des étudiants” et qui consisterait en une foire
d’une demi-journée au cours de laquelle les visiteurs pouvaient être introduits aux documents qui soutiennent
l’action des Nations Unies au Burundi
(l’UNDAF), les Objectifs du Millénaire
pour le Développement et l’Agenda
post 2015 et l’esprit du volontariat.
la bonne gouvernance et promotion
de l’égalité des genres, Transformation de l’économie burundaise pour
une croissance soutenue et créatrice d’emplois, et, Amélioration
des taux d’accès et de la qualité des
services de base et renforcement du
socle de la protection sociale..
Les autres thématiques concernées
par l’exposition sont : la Consolidation de la paix ; le volontariat et les
Objectifs du Millénaire pour le Développement/Agenda post 2015.
Les participants en train de répondre aux question
sur le travail des Nations Unies
N.B : les opinions exprimées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement celles de l’ONU
Echo des Nations Unies au Burundi
Octobre - décembre 2013
9
Validation du cadre stratégique national de l’horticulture au
Burundi
C
’était lors d’un atelier de
concertation et de Validation organisé à Bujumbura
le 11 novembre 2013 et lancé par
Madame Odette KAYITESI , Ministre de l’agriculture et de l’élevage, en compagnie du Représentant de la FAO au Burundi, Dr
Mohamed Hama Garba , de Monsieur Wilfried Baudoin (AGPM)
consultant international, de Célestin Niyongere Consultant national , des responsables du Projet
HUP-FAO Burundi, nommément
Grégoire Mutshail (CTP) et Amed
Yamuremye coordonnateur national , et en présence de quelques
organisations internationales et
locales, des partenaires techniques et financiers, des cadres œuvrant dans le secteur horticole que
cette stratégie a été validée. Cette
étape a été précédée par une présentation du cadre Stratégique et
de son Plan d’Action ainsi que des
discussions y relatives.
de 5 ans souffre de la malnutrition
chronique et même des cas déguisés des gens mal nourris suite à
leur alimentation déséquilibrée ;
ii. Diversifier les exportations
pour que l’horticulture devienne
une source majeure des devises
d’exportation et la richesse des
ménages et
iii. Promouvoir l’agro-transformation à base des produits
horticoles et les circuits de commercialisation des produits et
sous-produits de ces cultures », a
souligné Mme Kayitesi.
Présentation du cadre stratégique de l’horticulture
• Contexte politique et institutionnel ;
• Agronomie pour une production en quantité et en qualité ;
Le cadre stratégique de
l’horticulture qui s’inspire
des documents d’orientation de la politique agricole
du Burundi tels que la Vision
2025, le CSLPII 2013-1015,
la SAN 2008-2015, le PNSA,
le PNIA 2012-1017, et les
Plans Provinciaux d’Investissement Agricole (PPIA2013-2017), vise à aboutir à Un panel répondant aux questions des participants
une alimentation équilibrée
et à la réduction de la pauvreté.
Cette vision milite en faveur d’une
agriculture durable sécurisant les
ressources naturelles et tenant
compte de l’inter-action des facteurs environnementaux et commerciaux. Elle cherche aussi l’assurance d’une bonne organisation
des intervenants dans le secteur
horticole en faveur de l’intensification et la diversification des
productions horticoles ainsi que
la création des emplois.
Les perspectives horticoles au Burundi sont :
i. Produire en quantité et en qualité pour une alimentation équilibrée afin de réduire la malnutrition où 58% des enfants de moins
Le Cadre Stratégique de l’Horticulture est bâtie sur les cinq axes
d’intervention :
Vue partielle de la salle
• L’environnement pour une utilisation efficiente de la terre et
eau ;
• L’économie et la mise en marché des cultures horticoles et
• Le genre et la santé publique.
Le secteur horticole fait face à de
nombreux défis. Il est mentionné
de façon négligée ou pas du tout
dans les documents stratégiques.
Bien que le pays possède une large gamme des plantes horticoles
autochtones et exotiques (fruits,
légumes, fleurs et champignons,
condiments et plantes à huiles
essentielles) adaptées aux zones
écologiques, peu d’entre elles
sont transformées localement. «
Le pays continue à importer par
exemple des produits à base de
fruits comme les jus, les confitures, etc. Des fois, des pays
étrangers achètent nos fruits
et nous les revendent valorisés
sous forme de jus ou de confitures; ce qui constitue un manque
à gagner pour le pays en terme
de valeur ajoutée », a souligné la
Ministre Kayitesi, Avec une vision permettant d’optimiser les
opportunités des cultures horticoles au service d’une alimentation équilibrée et de la réduction
de la pauvreté de la population
du Burundi. J
N.B : les opinions exprimées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement celles de l’ONU
Echo des Nations Unies au Burundi
Octobre - décembre 2013
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Le déficit en énergie électrique du Burundi va continuer
d’augmenter d’ici 2017
nouvelables vient donc à point nommé
et nous sommes heureux de constater
que dans le projet qui va être présenté,
des solutions adaptées au contexte burundais existent et sont à la portée du
pays notamment dans le sous-secteur
si sensible du bois », note le directeur
pays du PNUD, M. Xavier Michon.
A noter que le bois occupe 100 pour
cent dans la couverture de l’énergie domestique, 95 pour cent dans la balance
énergétique nationale, les produits pétroliers et la tourbe pouvant se substituer au bois n’occupent respectivement
que 2,5 et 0,05 pour cent.
Résorber la faiblesse de la production d’électricité devrait permettre, à terme, de mettre fin au
manque de fiabilité quant à sa disponibilité, mettant fin aux délestages et variations de tension qui
constituent au final les obstacles majeurs au développement de l’industrie, de l’artisanat et des
services.
L
e Burundi enregistrera un déficit
énergétique estimé à 20 MGW
durant la période 2014-2015, un
déficit qui devrait se creuser davantage
d’ici 2017. En effet, les études récentes
de planification menées par le ministère en chargé de l’énergie montrent
que cette rareté continuera d’augmenter, dans la mesure où les investissements préconisés ne pourront établir
l’équilibre énergétique qu’à l’horizon
2017/2018.
Se basant sur ces études, la Secrétaire
permanente au ministère de l’Énergie
et des Mines, Mme Justine Nisubire,
soutient cette thèse en affirmant que
les problèmes de disponibilité en énergie électrique pourraient perdurer, particulièrement durant la saison sèche
qui enregistre régulièrement une baisse
des capacités hydrauliques pouvant atteindre 50 pour cent.
L’enjeu majeur est qu’à l’horizon
2030, le Burundi puisse réussir à
établir un équilibre entre l’offre
et la demande en matière énergétique.
Les énergies nouvelles et renouvelables
permettront de préserver la ressource
bois dont la disparuption progressive
précarise fortement la vie des populations burundaises. Le dernier rapport
national sur les OMD, édition 2012,
tire la sonnette d’alarme. « Elle met en
exergue la forte dégradation des ressources forestières et des écosystèmes
qui est due à la forte densité démographique et la pression qu’elle exerce
sur la terre et les ressources environnementales, et estime que si rien n’est
fait pour inverser la tendance actuelle,
le Burundi n’aura plus de forêt dans
29 ans ». Le déclin du couvert forestier
a déjà causé de grands dommages environnementaux comme l’érosion, les
glissements de terrain et la baisse de
la fertilité des sols. Il va davantage peser sur l’avenir du pays si des mesures
adéquates ne sont pas prises à temps
pour freiner le dérèglement provoqué
sur l’écosystème.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement burundais a initié, avec
l’appui du PNUD, l’élaboration d’une
stratégie nationale de développement
des énergies nouvelles et renouvelables
(solaire, éolien, biogaz, géothermique
et tourbe), afin qu’il y ait des actions
concrètes, en vue de répondre aux besoins en énergie, tout en préservant « Ce constat, très inquiétant, nous inl’environnement.
terpelle tous et appelle à l’action sans
perdre de temps. L’adoption d’une
stratégie sur les énergies nouvelles et re-
Alors que l’accès à l’énergie est considéré comme un élément moteur du
développement socio-économique, le
Burundi vient s’ajouter au groupe des
pays les plus en retard dans le monde
en matière d’accès à l’énergie, dans la
mesure où le taux d’accès à l’électricité
de sa population est inférieur à 5 pour
cent contre une moyenne de 16 pour
cent en Afrique subsaharienne.
Les conséquences directes de cette insuffisance en énergie sont : la couverture
incomplète des besoins en rapport avec
la mécanisation et la conservation des
produits agricoles, le développement et
la diversification des activités économiques, l’extraction et la transformation
de minerais, un meilleur climat des affaires propice aux investissements du
secteur privé et l’amélioration de systèmes de santé et d’éducation.
Résorber la faiblesse de la production
d’électricité devrait permettre, à terme, de mettre fin au manque de fiabilité quant à sa disponibilité, mettant fin
aux délestages et variations de tension
qui constituent au final les obstacles
majeurs au développement de l’industrie, de l’artisanat et des services.
Le faible taux de pénétration en milieu
rural a lui pour effets néfastes : de limiter l’accès aux services sociaux de
base, comme les centres de santé, et de
diminuer le temps disponible pour les
activités génératrices de revenus.
Pour le Burundi, le chemin à parcourir pour parvenir au même niveau que
la plupart des pays africains, est encore long. En effet, force est de constater qu’en dépit du faible niveau de
consommation, les capacités nationales de production d’énergie électrique
sont inférieures aux besoins alors que
le nombre d’abonnés lui s’accroit. J
N.B : les opinions exprimées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement celles de l’ONU
Echo des Nations Unies au Burundi
Octobre - décembre 2013
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Campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites
aux femmes-édition 2013
« De la Paix à la maison à la Paix dans
le monde : Mettons fin aux violences domestiques »
T
el est le thème qui a guidé les organisateurs d’activités de la campagne des 16 jours d’activisme
contre les violences faites aux femmes
-édition 2013 ; activités qui se sont déroulées sur tout le territoire national
du Burundi.
Le lancement a eu lieu le 25 novembre
2013 dans la commune urbaine de Kinama en Mairie de Bujumbura sous le
haut patronage du 1er Vice Président
de la République, Bernard BUSOKOZA.
De nombreuses personnes ont assisté
aux cérémonies parmi elles les membres du Gouvernement, les membres
du Parlement, des Représentants des
Agences du Système des Nations Unies,
du Corps diplomatique et consulaire,
des organisations internationales et
nationales particulièrement celles œuvrant dans le domaine de protection et
défense de droits humains notamment
des femmes, des réseaux d’associations
de femmes des communautés de base,
des étudiants, élèves et écoliers.
Marche manifestation, chants et
danses, tenues vestimentaires, tout
concourraient à décrier les différentes
formes de violences faites aux femmes
au Burundi : violences physiques dont
certains cas sont extrêmes jusqu’à
causer la mort des victimes ; des cas
de viol qui ne cessent d’augmenter selon les rapports des Centres de Développement Familial Communautaires
(CDFC) et des témoignages des victimes dont des mineurs.
De gauche à droite, Maitre Clotilde NIRAGIRA, Ministre de la Solidarité Nationale, des Droits de
la Personne Humaine et du Genre, Honorable Bernard BUSOKOZA, 1er Vice-Président de la République, Parfait ONANGA ANYANGA, Représentant spécial du Secrétaire général Nations Unies,
Tamari SINIGIRIRA, Secrétaire Générale de la Mairie de Bujumbura
victimes, leurs enfants, les ménages,
les communautés et la nation toute entière. Une mère infirme suite aux violences subies ne pourra pas travailler
dur pour subvenir aux besoins de ses
enfants. Ces derniers ne seront pas en
bonne santé parce que mal nourris ;
leur réussite scolaire est compromise.
Le coût de prise en charge médicale est
très élevé, l’avenir de la nation est compromis puisque la jeunesse du pays est
mise à mal.
Le 1er Vice Président a, dans son
allocution, réitéré l’engagement
du gouvernement à combattre
ces violences. Il a indiqué que
le projet de loi spécifique sur la
répression des crimes de violences faites aux femmes se trouve
Les messages, allocutions et discours
des orateurs sont tous revenus sur sur l’agenda de l’Assemblée nal’impact négatif de la violence sur les tionale.
Le représentant des Nations
Unies au Burundi, Parfait Onanga Anyanga, a de son côté félicité le gouvernement burundais
pour la mise en place du cadre
légal en vue de réprimer les violences faites aux femmes et a
réitéré le soutien des agences
du Systèmes des Nations Unies
dans ce combat.
Parmi les activités qui ont été menées à
travers le pays figurent des campagnes
de sensibilisation dans les écoles secondaires qui ont focalisé notamment sur
le harcèlement et l’exploitation sexuels
ainsi que les grossesses non désirées. J
Marche manifestation
N.B : les opinions exprimées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement celles de l’ONU
Echo des Nations Unies au Burundi
Octobre - décembre 2013
12
Quand les cantines scolaires renflouent les salles de classe
Le 31 octobre 2012, le Burundi a accueilli des rapatriés Burundais en provenance de la Tanzanie à la suite de la fermeture du
camp de réfugiés de Mtabila. La plus part de ces rapatriés sont des ressortissants des provinces de Cankuzo, Makamba, Rutana et Ruyigi où, selon le HCR, 50% des enfants rapatriés qui avaient interrompu les cours suite à la suspension des services
de l’éducation au camp de Mtabila par le gouvernement tanzanien, sont en âge scolaire. Le PAM a déployé ses outils pour
aider le gouvernement burundais à envoyer ces enfants à l’école.
D
ans le but de faciliter l’intégration des ces enfants rapatriés
dans le système éducatif et de
réduire les disparités entre eux et ceux
issus des ménages hôtes, le PAM a mis
en branle son programme de mise à
niveau pendant les vacances de juillet
à août 2013 d’une part, et poursuit,
d’autre part, un programme d’alimentation scolaire d’urgence dans les provinces ci-haut citées, afin de maintenir
les élèves à l’école et d’accroître leur
performance.
La mise en œuvre du projet a commencé par une série d’ateliers de formation
des directeurs des écoles, des maîtres
magasiniers et des délégués des parents
membres des comités de gestion de
l’école.
Médard Ndikumana
avait abandonné l’école.
Le programme de cantines scolaires du PAM
est venu lui redonner
l’espoir de réussir.
Le projet a démarré avec la rentrée scolaire 2013-2014 et touche environ 103
000 écoliers et la province de Ruyigi
compte à elle seule 14 720 élèves dont 7 don d’un fut pour le stockage de l’eau Et pour cause. Avant, il vivait avec sa
169 (49.8%) filles.
sœur. Mais quand celle-ci s’est mariée,
à l’école.
il ne pouvait plus poursuivre les études
Interrogé sur ce qui motive cet engoue- et en même temps se chercher de quoi
ment, un des parents souligne avoir manger. Rien ne marchait. Il avait
Un accueil plus que favorable
poussé un ouf de soulagement quand décidé d’abandonner l’école. Dormant
Les directeurs d’écoles rencontrés ont le projet est arrivé car, selon lui, il lui souvent le ventre creux, il s’absentait
indiqué que les réunions tenues à l’in- était impossible de trouver à manger à l’école pour chercher de quoi mettre
tention des parents en vue de discuter pour ses 4 enfants écoliers pendant la sous la dent. D’où son échec. «Quand
j’étais en classe, sachant que je n’allais
de la mise en œuvre de ce projet ont été journée.
pas manger le soir, cela m’embrouillait.
caractérisées par une audience jamais
Je ne pouvais pas bien suivre les cours.
égalée dans les réunions habituelles
Ma tête était ailleurs. J’étais très préprécédentes.
Changement du comportement des
occupé », raconte-t-il.
écoliers
En outre, la participation des parents
Mais depuis le fonctionnement des canpour la réussite du projet est évidente. A certaines écoles, les parents ont D’après les témoignages de quelques tines scolaires, il a regagné l’école. « En
construit les cuisines et les réfectoires. enseignants, il n’y a plus de retard sur- classe, je n’ai plus de souci car je sais
Dans ces écoles où les parents ont opté tout pour ceux qui commencent les que je vais manger à midi. Et quand
pour se relayer par colline pour faire la cours les après-midi. « Ils sont obligés je rentre le soir, qu’il y ait à manger ou
cuisine, deux ou trois parmi eux n’hé- d’être à l’heure pour les repas et, par pas, cela ne m’empêche pas de revenir
sitent pas à y passer la nuit pour pou- conséquent ils sont à l’heure en classe à l’école le lendemain matin », se révoir cuire le haricot qui sera consommé » indique l’un d’entre eux, qui observe jouit-il.
que les enfants sont très friands des
le jour suivant.
denrées du PAM surtout du riz.
Même ses résultats se sont améliorés :
« L’année dernière, j’étais 20ème sur
Ceux qui ont choisi d’embaucher une
équipe de cuisiniers pour des raisons Ainsi, d’anciens écoliers ayant 32 élèves de ma classe. A la fin de ce
diverses (vaquer à leurs occupations abandonné l’école et ceux qui trimestre, je suis sûr que j’occuperai
habituelles par exemple) donnent leur l’envisageaient ont regagné les entre la 3ème et 5ème place », jure-t-il
contribution financière dans les délais bancs de l’école grâce aux can- convaincu qu’il rentrera en 7ème l’année prochaine, idée que soutient son
requis.
tines scolaires.
enseignant, au regard de l’assiduité
Des parents prennent aussi des initiatiinhabituelle qu’il observe chez cet écoves individuelles pour la bonne marche C’est le cas de Médard Ndikumana, 18 lier. J
des activités des cantines scolaires. A ans. Cet orphelin vit seul. Il reprend la
Butezi par exemple, un parent a fait 6ème année à l’école primaire de Butezi.
N.B : les opinions exprimées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement celles de l’ONU
Echo des Nations Unies au Burundi
Octobre - décembre 2013
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Journée portes ouvertes sur la résolution 1325 du Conseil de Sécurité
Les priorités des femmes burundaises présentées au Représentant
spécial du Secrétaire général des Nations Unies
za, Cibitoke, Bujum- toutes les provinces du pays sur le mobura Rural, Bujumbu- dèle du centre HUMURA en province
ra Mairie)
de Gitega.
•
Région Sud, à Dans le domaine du relèvement écoBururi (Bururi, Ma- nomique et communautaire, les deux
kamba, Mwaro)
priorités majeures présentées par les
femmes sont (vi) l’adoption et promulDans la suite de ces gation de la loi sur les successions, les
consultations régiona- régimes matrimoniaux et les libéralités
les et en vue de la mise et (vii) l’élaboration et la mise en œuen commun des résul- vre d’un programme visant à permettats de ces dernières, tre au fonds d’appui à l’accès au créun atelier préparatoire dit des femmes d’être fonctionnel dans
de la journée portes toutes les provinces du pays.
ouvertes fut organisé le
19 décembre 2013. Au Ces priorités ont été présentées accomDe gauche à Droite, Parfait Onanga Anyanga, le RSSG, Clotilde Ni- cours de ce denier, les pagnées de demandes à l’endroit des
ragira, Ministre de la SNDPHG, Jeanne Pfayoguhora,Secrétaire du rapports des consul- obligataires notamment le GouverneForum National des Femmes
tations régionales ont ment du Burundi et le Système des Naété analysés et exploi- tions Unies. En effet, pour permettre
ans le cadre de la célébration de tés en vue de déterminer et mettre en aux femmes de jouer pleinement le rôle
l’anniversaire de l’adoption de exergue, pour chaque axe de la R 1325, important qui leur est dévolu dans la
la Résolution 1325 du Conseil de l’état des lieux, les obstacles persis- prévention et le règlement des conflits,
Sécurité des Nations Unies sur les fem- tants, les défis et les priorités.
les pourparlers de paix et le redressemes, la paix et la sécurité, une journée
ment économique, des actions doivent
portes ouvertes a été organisée le 20 Parmi les priorités dégagées et pré- être menées par différents acteurs et
décembre 2013 à l’Hôtel Sun Safari sentées au Représentant Spécial du chacun doit remplir sa part.
Secrétaire Général des Nations Unies
Club de Bujumbura.
(RSSGNU) au Burundi lors de la jour- Ainsi, les femmes burundaises ont deportes ouvertes le 20 décembre mandé au Gouvernement de prendre à
Une occasion donnée aux fem- née
2013 figurent :
cœur leurs doléances et préoccupations
mes burundaises d’adresser
en vue d’y répondre ; et au Système
leurs priorités en matière de En matière de la participation des fem- des Nations Unies de l’appuyer dans
à la prise de décision, deux priori- la l’adoption et mise en œuvre de solupaix et de sécurité au Repré- mes
tés majeures : (i) que des dispositions tions adéquates.
sentant Spécial du Secrétaire garantissant une représentation des
Général
des Nations Unies femmes à hauteur de 50% dans les pos- Le Représentant Spécial du Secrétaire
(RSSGNU) afin que les Nations tes électifs et dans les postes nomina- Général des Nations Unies au Burundi,
à tous les niveaux, et cela en consi- Parfait Onanga Anyanga a assuré les
Unies en tiennent compte dans tifs
dérant le mérite, soient incluses dans représentantes des femmes burundaileur plaidoyer et dans leur appui la Constitution et la loi électorale. (ii) ses son engagement personnel et celui
au Gouvernement du Burundi. L’élaboration et la mise en œuvre d’un du Système des Nations Unies à faire
programme d’appui aux femmes en
les priorités exprimées, et à
Pour la première fois depuis l’initiation tant que candidates, électrices et agen- avancer
appuyer
sans
réserve le Gouvernement
de cette journée en 2010, des consul- tes de paix pour les élections de 2015. burundais dans
la promotion d’une
tations régionales visant à recueillir et
plus
grande
prise
en compte des femrassembler les points de vue des fem- Concernant la prévention des violences mes et de leurs droits
la sauvegarmes de toutes les provinces et de toutes basées sur le Genre, les priorités déga- de et la consolidationdans
de
la
paix et de
les communes sur ce qu’elles considè- gées sont (iii) la mise en application des la sécurité, en vue de la construction
rent être des défis et des priorités ma- textes et instruments internationaux de lendemains meilleurs et plus justes
jeurs eurent lieu les 11 et 12 décembre qui protègent les droits des femmes et pour les fils et filles du pays.
2013 notamment à :
la ratification du protocole de Maputo
; (iv) l’adoption et la promulgation de
ses réponses aux préoccupations
• Région nord, à Ngozi (Ngozi, la loi spécifique sur la lutte contre les Dans
des
femmes
burundaises, le RSSG était
Kayanza, Muyinga, Kirundo);
violences basées sur le genre.
appuyé par son Adjoint en même temps
• Région centre, à Gitega (Gitega, Sur l’axe de la protection contre les Coordinatrice Résidente des activités
du Système des NU au Burundi, le ReKarusi, Muramvya)
violences basées sur le genre, la priorité présentant de l’ONU FEMMES et la
en relief est (v) l’élaboration et la Ministre ayant en charge le Genre. J
• Région Est, à Ruyigi (Ruyigi, Can- mise
mise
en œuvre d’un programme d’exkuzo, Rutana)
tension des services de prise en charge
• Région Ouest, à Bubanza (Buban- intégrée des victimes des VBG dans
D
N.B : les opinions exprimées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement celles de l’ONU
Echo des Nations Unies au Burundi
Octobre - décembre 2013
14
Régulariser le mariage pour donner une dignité aux femmes et
aux enfants des couples dits illégaux
», comme on les appelle communément
a poussé le ministère
de l’Intérieur à lancer,
en collaboration avec
l’autorité communale,
un recensement sur
chaque colline afin de
connaître le chiffre
exact de ces couples
concubins. À terme,
ce décompte vise la
défense de la légitimité des enfants nés hors
mariage. Les parents
ne se soucient pas de
les faire enregistrer
à l’état civil, et de ce
Madame Derphine Barayigenera signe de son empreinte digitale le fait, ils ne peuvent béregistre d’état civil à l’occasion de la régularisation de son mariage néficier des avantages
avec monsieur Stéphane Murima
sociaux réservés aux
enfants en jeune âge,
’union libre cache souvent la po- comme la gratuité
des soins de santé
lygamie une pratique pourtant et de l’éducation. Autre
réalité,
prohibée par la loi burundaise. le respect de la dignité detriste
ces
enfants
Elle connaît une montée fulgurante et de leurs mères est souvent bafoué.
dans la localité de Kigwena, dans la Certains hommes, profitant du vide
commune de Rumonge, au Sud du Bu- juridique, maltraitent ces femmes et
rundi où le retour massif de Burun- leurs enfants et leur infligent un traitedais rapatriés de Tanzanie a gonflé le ment physique et moral dégradant. Ils
nombre de foyers fondés hors contrat peuvent aussi les chasser à leur guise,
de mariage. Ces unions libres sont ju- d’autant que la loi ne les protège pas et
gés illégales par la législation burun- qu’ils ne bénéficient guère des avantadaise qui ne reconnaît le mariage qu’à ges offerts par le code des personnes et
travers le droit écrit, au contraire de de la famille.
la Tanzanie où les usages coutumiers,
comme la cohabitation permanente,
homologuent le mariage.
L
Au Burundi, les conséquences
sont énormes pour les femmes
et les enfants issus de ces couples
formés sans le fondement juridique d’une union scellée devant
un représentant de l’État. Leurs
droits civiques et matrimoniaux
sont ainsi carrément niés.
À Kigwena, la situation est très inquiétante. L’administrateur communal de Rumonge, M. Gérard Ndikumana, estime qu’un tiers des familles
de la commune vivent en concubinage.
L’ampleur de ces « mariages illégaux
L’administration soucieuse de la situation
Des efforts soutenus de sensibilisation
doivent être menés pour revaloriser
l’idée du mariage auprès « des couples
illégaux » et des Burundais rapatriés
de Tanzanie et éviter les nombreux
problèmes sociaux qu’entrainent ces
unions libres non reconnues par le
droit burundais, note l’administrateur
de Rumonge. Dans le cadre d’un projet à haute intensité de main d’œuvre
financé par le PNUD, l’administration
a déjà amorcé une action qui vise à
fournir, sur une période de trois mois,
de l’emploi temporaire à 80 bénéficiaires parmi les rapatriés, les déplacés, les
ex-combattants et les personnes vul-
nérables de la communauté d’accueil.
Pour y parvenir, l’administration locale a concentré son action sur la régularisation des mariages et l’inscription
des enfants au registre d’état civil, et
devoirs.
Pour premiers résultats, le projet a
achevé récemment la construction d’un
marché local ; permis la régularisation
du mariage de dix couples et l’enregistrement de 157 enfants aux registres de
l’état civil.
Une célébration des mariages festive
C’est dans une ambiance détendue
qu’ont été célébrés ces mariages, les
mariés laissant exploser leur joie. Les
mariés se sont dit oui, sourire aux lèvres, se promettant amour et fidélité
et de ne jamais se séparer jusqu’à la
mort.
Après lecture des articles du code civil
et signature du registre de mariage par
les époux et leurs témoins, l’administrateur de Rumonge n’a pas caché sa
joie d’avoir des apôtres qui vont l’aider
à convaincre d’autres polygames et
concubins à leur tour régulariser leur
état civil. Ces mariages sont l’occasion
de féliciter les mariés, mais aussi de leur
prodiguer des conseils. « Je vous félicite. Même si vous vivez ensemble depuis plusieurs années et que vous avez
des enfants. Quand vous êtes entrés
ici, vous étiez des garçons et des filles,
maintenant vous êtes devenus époux,
maris et femmes. Unis dans la loi, vous
jouissez de tous les droits civils. Vous
ne pouvez plus vous séparer et vos enfants jouissent, dès maintenant, des
droits que leur reconnaît la loi en vertu
de votre mariage. Je félicite aussi les
parents qui ont fait inscrire leur enfants, j’espère que les autres vont suivre ce bon exemple », a déclaré Gérard
Ndikumana. J
Ce bulletin est produit par le Groupe Intégré de Communication (GIC) du Systèmes des Nations Unies au Burundi
et édité et publié en ligne par le Centre d’Information des Nations Unies pour le Burundi.
Pour plus d’informations contacter le Secrétariat du GIC, B.P. 2160 Bujumbura, Burundi.
Tél. : (+257) 22225018, E-mail : [email protected]
N.B : les opinions exprimées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement celles de l’ONU