Sep-dec - Phnom Penh Accueil

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Sep-dec - Phnom Penh Accueil
Sep-dec
2013 N°39
Bulletin de PPA-Nº39
-1
N°39
Rédaction
Membres de Phnom Penh
Accueil
Collaborateurs du
numéro 39
Béatrice de Roquefeuil,
Jacqueline Deubel, Marie-Jo
Quibel, Jean-Claude Dhuez,
Michèle Tellier, Séverine
Gagneraud, Delphine Menanteau,
Elizabeth Hoeveler-Schwarz,
Christine Treanchant.
Crédits Photos
Jacqueline Deubel, Jacqueline
Joseph, Béatrice de Roquefeuil,
Marie-Jo Quibel, Gwenn Lotelier.
Publicité et partenariat
Jacqueline Deubel.
Phnom Penh Accueil
Association destinée à aider votre installation dans le pays et à créer des liens
d’échange, de convivialité, d’ouverture et
de découvertes entre plusieurs cultures.
N’hésitez pas à nous (re)joindre.
Contact
Couverture
[email protected]
[email protected]
Jacqueline Deubel.
www.phnom-penh-accueil.org
Conception et impression
Nova: [email protected]
1500 exemplaires
Bulletin de PPA-Nº38
PPA-Nº39
-3
SOMMAIRE
05
Edito
06
Accueil et services PPA
08
Escapade : Bangkok
12
Découverte : L’aromathérapie
14
Culture : SovannaPhum
18
Portraits : Phare Ponleu Selpak
20
Album photo
21
Café rencontre : Ricardo Casal
22
Activités PPA
24
Chroniques littéraires
26
Visite du Musée national
30
Cuisine
32
Quoi de neuf
34
Coups de pouce
36
Zoom : Un deuxième séjour dans la
cité du Lion
C
’est la rentrée: le retour pour
certains, l’arrivée pour d’autres… Une nouvelle année
se présente: bienvenue à tous!
Pour les familles qui découvrent
Phnom Penh, tout paraît incroyable :
les transports en touk touk, la conduite cambodgienne, les maisons
en bois sur pilotis, les pagodes aux
toits incurvés, les frangipaniers en
fleurs…et surtout le sourire khmer
unique au monde ! Le choc de la
nouveauté est omniprésent, tout
est tellement différent du quotidien
habituel.
Mais où sont les repères ? Comment, quand on ne parle pas khmer
et très peu l’anglais, chercher la
boulangerie qui fait du vrai pain
et dont on a entendu dire qu’elle se
situe entre la maison au toit bleu
et le hangar jaune, dans la petite
rue sans nom dont le numéro n’est
inscrit que sur l’auvent décoloré
d’une gargote? Comment trouver
l’indispensable pharmacie dont
les médicaments sont conformes,
choisir un « chez soi » avec eau
chaude et sans décibel nocturne,
acquérir un moyen de locomotion
à 2 ou 4 roues, se faire aider par
une employée de maison, la « Perle »
sachant cuisiner, s’occuper des
enfants,… Hé bien pas de problème,
que des solutions !
E
dito
Le vendredi matin au KWest (sur
le quai Sisowath) les membres de
Phnom Penh Accueil se réunissent
dans une ambiance chaleureuse
et conviviale et prodiguent avec
enthousiasme une mine de renseignements pratiques aux « nouveaux », beaucoup d’informations
étant dans le « Guide Phnom Penh
Pratique » de PPA.
Ces derniers peuvent ainsi
rencontrer des personnes de tous
âges et de tous horizons, participer
à de multiples activités proposées
tout au long de la semaine : l’aquagym dans la piscine paradisiaque
de l’hôtel Kabiki, le bridge dans
les salons prestigieux du Raffles
Hôtel, le cours Pilates de Kate pour
garder une ligne parfaite etc…
et aussi assister à des « Cafés
Rencontres » tel celui qui a eu
lieu dernièrement avec le peintre
Ricardo Casal ou suivre une visite
passionnante comme celle du
Musée National avec l’historien
Jean-Michel Philippi.
Des activités peuvent être
créées, d’autres enrichies, les idées
nouvelles et les talents sont accueillis
avec un vif intérêt ! A bientôt !
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-5
A
ccueil et services PPA
Les permanences hebdomadaires au K-West
pour bavarder autour d’un café
et partager nos expériences.
Hôtel Amanjaya, no 1, rue 154,
sur le quai Sisowath
Les annonces de PPA
Assurées par les membres du
bureau de PPA, elles ont lieu
chaque vendredi matin, de 9h à
11h30. Dans ce cadre convivial, nous
sommes là pour répondre à vos
questions sur nos activités de la
semaine, sur l’association PPA,
sur la vie à Phnom Penh et au
Cambodge ou tout simplement
PPA a mis en place un groupe
de discussion et un service gratuit qui permet à tous les membres d’envoyer et de recevoir des
annonces.
Inscription en suivant le lien :
http://fr.groups.yahoo.com/
group/phnompenhaccueil/
Le site Internet de PPA
www.phnom-penh-accueil.org
Enfin
disponible
en français
Le livre de recettes doublement primé de
Friends-International, rassemblant le meilleur
des recettes du restaurant de cuisine
cambodgienne Romdeng.
Disponible dans nos 4 magasins Friends ‘N’ Stuff :
à côté du restaurant Friends, à l’étage du restaurant
Romdeng, au Marché Russe et à l’hôtel InterContinental.
6-
Bulletin de PPA-Nº39
PPA
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-7
E
scapade
Bangkok
certaines heures, ambiance bruyante et polluée. Durant la période
de la mousson, les rues peuvent
pourtant se transformer en cours
d’eau car, reliés au fleuve, de
nombreux canaux appelés “khlong”
serpentent dans la ville.
Bouddha couché de What Pho
B
angkok? La mégalopole
thaïlandaise s’appelle en
réalité Krung thep (etc)...,
cité des Anges (etc)... début du
nom de ville le plus long du monde!
Ville d’extrêmes
Surnommée “Venise de l’Orient”,
Bangkok déconcerte au premier
abord tant le béton est omniprésent
lorsque l’on parcourt ses autoroutes, ses avenues sans fin
longeant d’immenses buildings,
tant la circulation est dense à
8-
Bulletin de PPA-Nº39
Cette capitale est en effet un
lieu de contrastes où tradition et
modernité s’imbriquent l’un dans
l’autre formant l’art de vivre à la
thaïlandaise. D’un côté de la ville,
cerné par le fleuve Chao Phraya, se
situe le vieux Bangkok. Il est né
au XVIIIème siècle sur une île
artificielle pour accueillir le quartier
royal et ses superbes temples
dont le Wat Phra Kaew au cœur
duquel trône le fameux Bouddha
d’émeraude repris aux laotiens,
les marchés tel celui des amulettes,
le musée national, le musée du Siam.
De l’autre côté, les tours bétonnées
annoncent de gigantesques centres
commerciaux climatisés, et des
quartiers financiers très modernes.
Ville de splendeurs
Pour rejoindre le quartier royal,
l’embarquement sur le “Chao
Praya Express”, navette fluviale
attendue sur le quai le plus près du
E
métro, permet une merveilleuse
découverte de la vie le long du
fleuve. Des personnes de tous âges
et de toutes origines, des bonzes,
l’utilisent comme bateau-taxi. Ils
naviguent au milieu des jonques,
des barges, des canots, ils longent
pagodes et immeubles, maisons
traditionnelles sur pilotis et hautes
tours en verre.
Pour pouvoir s’introduire dans
l’enceinte du Grand Palais, c’est
toute une affaire car il ne se visite
pas en tee-shirt à bretelles, ni en
scapade
mini-jupe, ni en short, ni même en
pantalon pour les femmes... mais
en jupe longue : pas vraiment
pratique pour sauter du bateau
sur le quai à l’arrivée! L’idéal est
d’emporter un sampot long dans son
sac dès le matin car le même tracas
se pose pour les palais du parc
Dusit situés au nord de la ville.
Dès l’entrée, la découverte des
tours royales rutilantes, couvertes
d’émaux et de céramiques, gardées
par un couple de géants mythologiques provoquent un certain choc
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-9
E
scapade
émotionnel. Les peintures murales
de l’enceinte du Palais narrant
l’épopée indienne du Ramayana
sont très raffinées, différentes de
celles du Palais Royal de Phnom
Penh où l’imagination khmère
s’impose joyeusement dans le dessin et dans l’histoire! A l’intérieur du
temple Wat Prah Kaew, le Bouddha
d’émeraude s’aperçoit de loin, noyé
sous une carapace d’or. Tels les
soldats de plomb d’une époque plus
récente, l’armée thaïe peinte sur
le bas des murs défile en rouge et
bleu accompagnée d’éléphants plus
poétiques que les blindés actuels!
Et puis le What Pho voisin, temple
du Bouddha couché, est particulièrement impressionnant tant
l’immense statue dorée paraît à
l’étroit entre les murs couverts de
très belles peintures.
Ville de charmes
Beaucoup de lieux charmants
se découvrent petit à petit, ainsi
la ravissante “maison de Jim
Thompson”, ensemble de maisons
thaïlandaises traditionnelles ayant
appartenues à un homme qui s’est
passionné après la seconde guerre
mondiale pour un artisanat tombé
dans l’oubli, celui de la soie tissée
main. Après la disparition inex10 -
Bulletin de PPA-Nº39
Peinture murales du Wat Prah
Kaew (temple du Bouddha
d’émeraude)
pliquée de son propriétaire en
Malaisie, les maisons contenant
une inestimable collection d’objets
d’arts asiatiques furent transformées en musée.
Il est possible de s’y rendre en
bateau par les canaux mais aussi
en skytrain, moyen de transport
efficace et peu onéreux qui traverse
une bonne partie de la ville. Le
déjeuner sur place est très agréable comme dans plusieurs de ces
maisons thaïes restaurées qui
parsèment la ville et servent de la
délicieuse cuisine, ainsi le beau
restaurant “Than Ting” sur Pramuan Road, ou encore “The Local”,
superbe maison traditionnelle
située sur Sukhumvit 23.
E
scapade
A Sukhumvit aussi, la Ban
Kanthieng House est une maison
originale de Chiang Mai dans le
nord du pays transformée en intéressant musée ethnologique où il
est possible de se restaurer.
Autre style, autre ambiance, le
Vertigo du Banyan Tree Hotel
perché au 61ème étage, offre une
vue à couper le souffle. Beaucoup
de “malls” proposent des étages
entiers de restaurants de​tous les
styles, il n’est pas toujours facile
de savoir lequel choisir.
Parcourir Bangkok sans avoir
franchi la porte d’un salon de massage, quel dommage! Celui de Suan
Phlu Soi 2 est vraiment de bonne
qualité, notamment pour le foot
massage moins rude que le thaï
massage. Quoiqu’après avoir passé
plusieurs heures à arpenter Chinatown ou encore l’impressionnant
Marché de Chatuchak, le plus grand
marché d’Asie qui a lieu le week
end, un massage, n’importe lequel,
risque d’être le bienvenu! Bon
séjour!
Béatrice de Roquefeuil
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- 11
D
écouverte
L’AROMATHERAPIE
L
’aromathérapie désigne
l’emploi des huiles essentielles (HE) pour traiter
des pathologies et améliorer sa
santé et son bien-être.
L’aromathérapie trouve sont
origine dans le bassin méditerranéen, l’Indus et la Chine où
elle est utilisée depuis plusieurs
milliers d’années..
Les propriétés thérapeutiques
des huiles essentielles ont été
découvertes et étudiées par RenéMaurice Gattefossé, un chercheur
français, dans les années 1920.
Depuis, des recherches constantes
(notamment par les français P.
Franchomme et D. Penoël) on permit
de mieux connaître et maîtriser
ces propriétés dans la seconde
moitié des années 70.
Une huile essentielle est un
composé naturel présent dans des
cellules sécrétrices se situant
dans diverses parties des plantes
aromatiques (feuilles, racines,
écorce, fleurs…) et extraits selon
différents procédés naturels ou
chimiques. L’espèce botanique, le
sol , la région, le climat, la culture,
la récolte, le procédé d’extraction…
12 -
Bulletin de PPA-Nº39
sont autant de facteurs qui influent
sur la composition et la qualité
des huiles essentielles.
L’extraction des huiles essentielles peut se faire selon différents
procédés : l’extraction par solvants
volatiles (éther de pétrole et
benzène) donne une absolue ou
une concrète*. Réservées à la
parfumerie, on ne les utilisera pas
en aromathérapie médicale car
elles contiennent encore 2 à 6%
de solvant résiduaire nocifs pour
la santé. Autre procédé mieux
connu et tout à fait naturel : la
distillation à la vapeur d’eau : un
courant de vapeur d’eau est passé
à travers les plantes situées dans
un alambic. La vapeur va se
charger en huiles essentielles et
une fois refroidie, on obtiendra
deux produits : l’huile essentielle
et l’hydrolat ou eau florale. La
troisième méthode (aussi naturelle)
est l’expression et s’applique aux
citrus (oranges, citrons…) : elle
consiste à presser à froid l’écorce
du fruit pour en extraire l’huile
essentielle. C’est le rendement, la
durée et la difficulté d’extraction
des huiles essentielles qui en
détermine le prix.
D
Une huile essentielle peut être
composée de plus d’une centaine
de molécules aromatiques et c’est
cette alchimie qui garantie son
efficacité. La nature de ces molécules aromatiques (alcool, éther,
oxydes…) et leurs combinaisons
vont donner des propriétés différentes. Les huiles essentielles
vont ainsi pouvoir avoir des
actions anti-infectieuses, antalgiques, antispasmodiques, relaxantes, expectorantes, antivirales,
fongicides, cicatrisantes…
L’utilisation des huiles essentielles se fait soit par diffusion
atmosphérique grâce à un dif-
écouverte
fuseur, soit en application pures
ou diluées dans un excipient (huile
végétale, gel…) sur la peau, soit
par voix orale.
Considérée comme une médecine douce, l’aromathérapie est
une médecine à part entière.
Toujours demander l’avis d’un
aromathérapeute avant de les
utiliser pour se soigner.
Jean-Claude Dhuez
* Une concrète est une pâte obtenue
après extraction d’une matière première végétale par solvants volatils.
Elle est souvent purifiée à l’éthanol
pour obtenir l’absolue.
samata
Bulletin de PPA-Nº39
- 13
C
ulture
LE THEATRE D’OMBRES
CAMBODGIEN
L’artisanat du cuir : SBAEK
La confection de marionnettes
requiert des aptitudes en dessin,
en ciselure, chacune est une œuvre
d’art. Les marionnettes sont fabriquées de manière traditionnelle
dans une peau de vache provenant
directement des abattoirs. Cette
peau est ensuite grattée, tirée et
séchée pour être teinte avec une
teinture naturelle brun-clair provenant de l’écorce d’un arbre, le
Kandaol.
C
aché au numéro 166 de la
rue 99, le théâtre d’ombres
de Sovanna Phum promet
une grande émotion pour peu que
l’on veuille rendre visite à son
fondateur Monsieur Mann Kosal.
Il a débuté en 1994 avec comme
motivations de faire revivre, de
préserver et de promouvoir cet art
khmer, expression orale la plus
traditionnelle des contes khmers.
Cet art remontrait à l’époque
angkorienne.
14 -
Bulletin de PPA-Nº39
Elles sont ensuite découpées
et finement sculptées suivant un
modèle soit en apsaras, soit en
animaux, soit en scènes du Ramayana avec comme seul ajout de
couleur, le noir de l’encre de Chine.
Elles seront enduites d’un vernis
végétal et articulées avec des
bâtons de papyrus. Elles seront
manipulées devant ou derrière
un écran fin et blanc suivant leur
taille. Tous les outils, environ
une trentaine, sont forgés par
M. Mann Kosal pour sculpter et
creuser les peaux.
C
L’origine de la sculpture du
cuir
Il est une légende à laquelle
Monsieur Mann Kosal, n’adhère
que timidement, qui raconte qu’à
la cour royale à Angkor les tapis
étaient de peau et qu’usés, des
trous se formaient, visibles à la
lumière. Le roi cru y reconnaître la
silhouette d’un animal fabuleux
et la fit découper.
La version de Monsieur Mann
Kosal rappelle le temps où les peaux
étaient utilisées comme support
d’écriture. Pour être sur que son
texte ne fut pas modifié, l’écrivain
trouait la peau et ainsi petit à
petit des animaux apparurent.
Les théâtres
Cambodge
d’ombres
ulture
Un incendie l’a fortement endommagé en 1994 ; faute de moyens,
il a été détruit en 2008.
Les théâtres d’ombres jouent un
rôle important dans la culture et
l’identité religieuse du Cambodge.
Ils représentent à la fois un hommage aux dieux et sont un moyen
de communication avec eux. Chaque
histoire contée laisse toujours une
place à l’improvisation permettant
de répondre aux attentes des
spectateurs. (ou permettant aux
spectateurs de laisser libre cours
au
Ce mode d’expression théâtrale
servait de fond de scène aux
danseuses du Théâtre National
ou Théâtre du Bassac. Dans les
années 1991, Mann Kosal était
metteur en scène et acteur.
Il faut rappeler que le Théâtre
National du Bassac, construit le
long du Bassac par Vann Molyvann en 1966 et ouvert en 68 était
un modèle de modernisme pour
son architecture et l’acoustique.
Bulletin de PPA-Nº39
- 15
C
ulture
Lakhaon Sbaek Touch, le petit
théâtre, utilise de petites marionnettes articulées, sans cadre et
dont les montreurs sont assis
derrière l’écran. Dérivé des formes
ancestrales des théâtres d’ombres
indien et malais, le petit théâtre
Sbaek Touch existait déjà au IXe
siècle après J.C., si l’on en croit
les épigraphes. Les allégories
racontent l’amour, la vie quotidienne, l’épopée des héros. Il est
plus savoureux et plus proche des
préoccupations des villageois.
à leur imagination). C’était un art
réservé aux hommes.
Mann Kosal crée sa troupe, ses
marionnettes et forme ses artisans,
anciens étudiants de l’Université
Royale des Arts.
Il y a trois types de théâtres :
Lakhaon Sbaek Thom, le grand
théâtre utilise de grandes marionnettes non articulées manipulées devant un très grand écran,
les montreurs placent leur marionnette au-dessus de la tête. Les
représentations mettent uniquement en scène le Reamker, poème
khmer inspiré du Ramayana
indien. On retrouve les scènes
des fresques d’Angkor Wat et de
Bantey Srei.
16 -
Bulletin de PPA-Nº39
Enfin, le plus récent, le Lakhaon
Sbaek Por, met en scène des marionnettes de taille intermédiaire,
non articulées, costumées et dont
les représentations se font en plein
jour. Ces marionnettes illustrent
plus les humains que les dieux. Il
n’y a plus de spectacle du théâtre
Sbaek Por malgré l’aide d’Unesco
en 2011 pour perpétrer ce théâtre
d’ombre.
Un orchestre « Pin Peat » accompagne toujours ces spectacles;
il est constitue d’instruments à
percussions et à vent joués par
neuf ou dix musiciens ; il respecte
une tradition de plusieurs siècles
quand il était joué dans les cours
royales et les pagodes.
C
ulture
L’avenir du théâtre d’ombres
En dépit des efforts de Monsieur
Mann Kosal qui forme des étudiants
aux techniques anciennes de l’art
de fabriquer les marionnettes et
qui produit tous les vendredi et
samedi soirs des spectacles, l’avenir
de cet art de mode d’expression
khmère (déclaré chef-d’œuvre du
Patrimoine culturel immatériel
de l’humanité par l’UNESCO en
2008) est menacé.
Vous pouvez participer à des
ateliers de fabrication de marionnettes sous la houlette de Monsieur
Mann Kosal qui sera ravi de
partager sa passion exercée depuis
vingt ans.
Marie-Jo Quibel
Institut pasteur
new pic
Bulletin de PPA-Nº39
- 17
P
ortraits
PHARE : LES ARTS DE LA SCENE
seurs exposent au Cambodge
régulièrement et à l’étranger.
Nous voulions nous intéresser
aux autres volets de PPS
L’école des arts de la scène
Ecole de musique, du cirque et
du théâtre : pourquoi ?
Géraldine Darpoux: responsable
des activités génératrices de
revenus; Béatrice Baranger:
Responsable centre Phare PS de
Battambang
Entertiens avec Géraldine
Darpoux et Béatrice Baranger
N
ous connaissons Phare
Ponleu Selpak depuis 2010
et les artistes peintres
pour avoir collaboré aux débuts
de l’école de dessins et de peinture.
L’école jouit maintenant d’une belle
réputation et les artiste, qui sont
pour la plupart devenus profes18 -
Bulletin de PPA-Nº39
Béatrice : « dès le début en
1994, un des membres fondateurs
à repéré dans la communauté
des enfants instables et agités.
La peinture ne parvenait pas
à canaliser cette rage et l’idée
est venue de les diriger vers les
arts martiaux puis le cirque et la
musique. »
Depuis 2001 certains étudiants
en cirque ont montré des aptitudes
pour le théâtre : pièces de sensibilisation, sujets traitant du SIDA,
de la drogue, du trafic humain et
de la violence domestique. les
comédiens ont souvent expérimenté ces thèmes offrant une
véracité plus violents et à fleur
de peau que la peinture.
Béatrice : « Les blessures se
ferment et avec les jeunes
générations les traumatismes
s’estompent ».
P
Le théâtre
Chaque année en fin de cycle
les idées sont mis en pratique
de façon collégiale avec l’aide du
directeur artistique Khuon Det.
Bientôt ils mettront en scène, avec
l’assistance d’Arianne mouchkine,
la pièce l’Histoire inachevée du
Roi Norodom Sihanouk.
Le cirque
L’école de cirque dispense des
cours de jonglerie, d’acrobatie,
d’aériens de clowns..les troupes
sont en tournée au Cambodge, mais
aussi en Europe, en Australie
avec des spectacles de « cirque
nouveau » conciliant arts et
engagement social. Cette réussite
est le fruit d’une collaboration avec
le Cirque du Soleil de Montréal.
A Battambang, à Siem Reap
depuis peu, un chapiteau est dressé
pour le plus grand plaisir des
cambodgiens et des touristes.
Chaque année un festival le
« Tini Tinou (ici et là-bas) est
organisé faisant rivaliser de
virtualité des artistes locaux et
internationaux.
ortraits
Avec Cambodia Living Arts
qui propose ses spectacles dans
les jardins du Musée National
et Sovanna Phum les mentalités
évoluent et le goût pour le spectacle grandit.
Géraldine : « nous sommes sur
la voie d’activités génératrices
de revenus qui garantissent un
salaire aux comédiens, la création
d’une société de production de
spectacles ».
Entretiens Recueillis par
Jacqueline Deubel
L’avenir du monde du spectacle
Béatrice : « Phare Ponleu Selpak
est devenu un lieu joyeux et ouvert
d’où émane beaucoup d’énergie, un
pôle d’énergies et d’échanges ».
Bulletin de PPA-Nº39
- 19
A
lbum Photo
AQUAGYM
Cours de cuisine
Visite de TARAMANA
........ ........ ...
.....
........ ........
20 -
........
Bulletin de PPA-Nº39
........ ....
.... ........
A
Nos activités vous
permettent de passer
un bon moment
ensemble. Toutes les
activités de la semaine sont annoncées dansle Petit Mot
de PPA que vous
trouvez à la page
d’accueil du site ou
directement dans
votre boîte mail, dès
votre inscription.
Aquagym
Jacqueline (012 846 316)
Tous les lundis à
8h30 dans la piscine
de l’hôtel Kabiki (22,
rue 264).
Bibliothèque tournante
Delphine
(077 333 967)
Échange des livres
toutes les 3 semaines,
le vendredi de 14h à
16h.
Bridge
Marie-Jo (077 526 138)
En partenariat avec
ctivités PPA
le WIG, le lundi à
13h30 et le mercredi
à 9h au Raffles Hôtel
Le Royal (rue 92).
Café-rencontre
Béatrice
(078 612 024)
Un mardi par mois,
de 9h à11h30.
Chorale
Anne Fassier
(010 699 140)
Petit choeur des
chanteurs amateurs.
Le lundi de 20h à
22h, 53 rue 57, BKK1.
Couture et création
Sophea (017 515 834)
Atelier tenu le jeudi
après-midi, de 14h à
16h.
(097 557 52 93) et
Srey (012 801 949) Le
mardi de 14h à 16h
au Gasolina, 56/58,
rue 57.
Marche
Jacqueline (012 846 316)
Chaque jeudi matin,
à partir de 8h.
Rencontres
culturelles
Béatrice
(078 612 024)
Marie-Jo
(077 526 138)
Chaque trimestre.
Consultez notre site
internet.
Gym (Pilates)
Jacqueline (012 846 316)
Chaque mercredi de
8h30 à 9h30 au
Gasolina (56/58, rue
57).
Mah-Jong
Christiane Bulletin de PPA-Nº39
- 21
C
afé rencontre
RICARDO CASAL
aider à canaliser leur passion et à
développer leur richesse artistique.
M
ARIE-Jo Quibel a organisé chez elle un café
rencontre au cours duquel
nous avons eu la chance de converser avec un artiste figuratif.
Ricardo est d’origine espagnole
et son parcours l’a tout naturellement dirigé vers les pays
d’Amérique du Sud. Jusqu’au jour
où il a reçu une commande pour
un portrait de femme vivant en
Thaïlande. Il lui a suffit de passer
la frontière pour tomber sous le
charme du Cambodge et vouloir
s’y installer.
Quatre-vingt dix figures
A l’Université Royale des Beaux
arts, dès 2011, il prend conscience
que ses compétences seront utiles
aux jeunes étudiants. Il peut les
22 -
Bulletin de PPA-Nº39
Il élabore alors le projet de
l’ « Atelier Figures » en hommage
aux 90 ans du défunt Roi Père qui
aimait les arts et la culture. Un
hommage artistique dynamique.
Ce projet est mené par une équipe de dix artistes qui ont pour
ambition de créer des œuvres
accessibles à tous avec comme concept central la cohésion sociale.
Ricardo partage son talent et
transmet son savoir-faire bénévolement et avec énergie. Le Sofitel
a exposé avec enthousiasme ces
90 portraits en mars dernier.
Postures
Le prochain projet de Ricardo
est desélectionner les meilleurs
talents de l’Université Royale
des Beaux Arts pour peindre une
scène de vie cambodgienne sur
une toile de 1m sur 1m50. Il s’agit
de représenter​une scène rurale
ou urbaine. Les thèmes développés
seront la famille, l’enseignement
et la loi. Un photographe travaillera en parallèle sur ces mêmes
thèmes. Douze toiles seront sélectionnées représentant les douze
mois de l’année. Dans ce projet,
C
l’observation des coutumes et de la
culture khmère sera primordiale.
Imagination, créativité et nouveauté seront les maîtres-mots.
Un atelier d’art
Un autre projet envisagé par
Ricardo avec l’appui de l’Université Royale des Beaux Arts et de
l’école japonaise Yamada School,
est l’ouverture d’ un atelier d’art.
Un peu comme par le passé quand
les grands maîtres ouvraient leurs
ateliers à des élèves et leur transmettaient leurs connaissances.
Pour Ricardo les jeunes artistes
ont de plus en plus de talent et
refusent la peinture traditionnelle. Le but de cet atelier est de
déceler les jeunes talents mais
aussi d’ouvrir les esprits au marché de l’art figuratif.
afé rencontre
d’apprentissage des techniques
de décoration. Soutenu par les
Ateliers Artemisia, cette formation viendra en complément des
autres, et pourra se faire sur
des chantiers, pagodes et locaux
privés. Il devrait être soutenu
par l’UNESCO.
Nous entendrons encore beaucoup parler de Ricardo à qui nous
souhaitons une belle réussite.
Pour l’aider et le soutenir,
consultez son site :
www.atelier-figure.asia
Jacqueline Deubel
L’atelier Seagames
Dans un futur plus lointain
puisqu’il s’agit des jeux olympiques de 2023, Ricardo voudrait
développer le thème des disciplines sportives. Le Ministère
de l’Education, de la Jeunesse et
des Sports adhèreront à ce projet
d’envergure.
Le marais
new pic
Un atelier professionel
Dernier volet de ses projets :
un atelier de restauration et
Bulletin de PPA-Nº39
- 23
C
hroniques littéraires
« 100 questions sur le
Cambodge » de Fréderic
Amat et Jérôme
Morinière
les chocs culturels (petits ou grands)
de la vie quotidienne et à vous
sentir plus proche de ce pays qui
s’ouvre à vous.
Si vous venez d’arriver au Cambodge
et que vous avez
envie d’en savoir
plus sur ce pays, ce
livre est fait pour
vous ! Conduit par
deux journalistes
habitant SiemReap et Phnom
Penh, Frédéric Amat et Jérôme
Morinière, « 100 questions sur le
Cambodge » se présente sous
forme de questions posées à neuf
spécialistes de ce pays dont le Père
François Ponchaud (auteur de
Cambodge année zéro), le Docteur
PungChhivKek, une des militantes
des droits de l’Homme les plus
connues au Cambodge et bien
d’autres, chacun choisi pour son
expertise d’un domaine particulier. Ces experts répondent aux
questions des auteurs, des plus
innocentes (pourquoi les moines
portentils des toges ?) aux plus
pointues concernant le développement économique ou encore les
temples d’Angkor et le tribunal
des Khmers rouges. Les réponses
claires parsemées d’anecdotes
vous permettront d’appréhender
la culture, les us et coutumes
khmères pour vous aider à affronter
« Jarai » de Loup Durand
24 -
Bulletin de PPA-Nº39
Ecrit par un amoureux du Cambodge, ce livre qui
date de 1980 donne
un éclairage intéressant et enrichissant au lecteur qui
souhaite connaître
un peu plus l’histoire du peuple
Khmer. L’action se déroule entre
la période de postindépendance
et l’arrivée des Khmers rouges
au pouvoir. « Jarai » retrace la
vie de Lara, issu d’une famille
présente au Cambodge depuis
cinq générations et dernier blanc
à quitter le pays en 1975, et celle
de Kutchaï son jumeau khmer.
Mêlant fiction et Histoire ce
roman nous entraine sur la route
escarpée de personnages ayant
pour certains réellement existés,
il nous conte l’amour de Lara pour
son pays d’adoption, la montée de
la violence et des Khmers rouges
alors que la guerre du Vietnam
fait rage, mais aussi une histoire
d’amour qui nous offre un peu de
rêve au milieu de ces évènements
douloureux. « Jarai » réunit tous
les éléments pour nous faire vivre
le processus de destruction de ce
C
royaume en apparence paisible
et nous tenir en haleine jusqu’à
la dernière page.
Delphine Menanteau
« Je ne songe qu’à vivre »
d’ Honoré d’Estienne
d’Orves
Quand il commence
à voyager à travers
le monde en 1923
et à rédiger ses
carnets de voyage,
Honoré d’Estienne
d’Orves n’est pas
encore le héros de la résistance
qui marqua l’histoire. C’est un jeune
homme qui décide d’embarquer à
bord de la Jeanne pour sa première expédition vers le continent
américain et les côtes d’Afrique
de l’Ouest et du Nord. Durant
les dix années qui suivent, ses six
expéditions le mèneront aux quatre
coins du globe, d’Hawaï à Singapour, en passant par l’Argentine,
l’Inde, le Moyen-Orient… Et même
le Cambodge! Il rédigera au cours
de ses longs périples des carnets
de voyage au jour le jour, détaillant
méticuleusement ses visites, ses
rencontres, ses découvertes…
Restés secrets, cachés depuis sa
mort par sa jeune veuve, ces carnets
seront enfin publiés grâce aux
descendants d’Estienne d’Orves
qui ont confié ces écrits au bio-
hroniques littéraires
graphe de l’auteur, Etienne de
Montéty, rédacteur en chef du
Figaro Littéraire. Si l’on peut
regretter la brièveté de certains
passages, on apprécie néanmoins
le style vif et imagé d’Estienne
d’Orves, ses illustrations au
crayon qui étayent ses écrits, et le
très émouvant album photos en
carnet central.On sera également
fasciné, au fil des pages par la découverte du monde tel qu’il était il y
a presque un siècle, à travers les
yeux d’un jeune voyageur plein
d’enthousiasme et de curiosité.
Séverine Gagneraud
Bulletin de PPA-Nº39
- 25
V
isite du Musée National
Visite du Musée National
avec Jean-Michel Filippi
Tout débute par l’hindouisation
du Cambodge quand des marchands
indiens viennent s’installer au
Cambodge.
Trois facteurs vont favoriser
cette hindouisation:
Une influence politique avec
l’émergence d’un royaume fort
qui succède aux chefferies dont
l’autorité ne dépassait pas le
cadre du village.
Photo 1: Vue extérieure du
Musée National
Le Musée National est un lieu
de visite incontournable. Bâtiment
construit en 1917 et inauguré le 13
avril 1920 (à l’occasion du Nouvel
An khmer), c’est le dernier-né des
musées établis par l’Ecole Française
d’Extrême-Orient en Indochine.
Exposant dans ses quatre
salles plus de 5000 objets datant
du IVème au XIIIème siècle, le
musée abrite l’une des plus belles
collections d’art préangkorien et
angkorien du monde.
26 -
Bulletin de PPA-Nº39
Une influence religieuse : les
formes religieuses animistes qui
prédominaient en Asie du Sud Est
vont progressivement être supplantées par les religions indiennes :
hindouisme (religion d’état pour le
souverain) et bouddhisme (religion
pour le peuple).
L’influence de l’écriture : un
alphabet (Le Palava) originaire du
Sud-Est de l’Inde et utilisé pour
écrire le Sanscrit, est à l’origine
des systèmes d’écriture de l’Asie
du Sud-Est. Très vite ce système
d’écriture va être adapté à trois
langues de la péninsule : le Mon
V
(parléà l’époque dans l’Est de la
Birmanie et jusque sur le territoire
de la Thaïlande centrale actuelle),
le Cham (du royaume du Champa
qui couvrait l’actuel territoire de
l’Annam et une bonne partie de la
Cochinchine côtière) et le Khmer.
La première inscription connue
en langue khmère est la stèle de
Angkor Borei (611) qui fut peutêtre une des capitales du Funan.
Dualité épigraphique : les inscriptions en langue sanscrite doublent
les inscriptions en vieux Khmer
mais sans s’y substituer. Les enjeux
sont différents: le Sanscrit, langue
de l’hindouisme, sert de véhicule à
des textes d’ordre littéraire, philosophique et historique alors que le
khmer sert à décrire des réalités
proprement cambodgiennes : constructions de temples, fondations
religieuses, donations…
isite du Musée National
Evolution de la statuaire
khmère du VIème au VIIIème
siècle :
Pour créer l’art khmer, les sculpteurs cambodgiens vont utiliser
l’iconographie indienne qu’ils vont
progressivement « désindianiser ».
On sculpte avec une iconographie
indienne mais le sculpteur l’adapte
à la “mode khmère”(dualité : corps
indien et visage khmer, nez busqué,
pommettes saillantes, lèvres
charnues avec une ébauche de
sourire et hanchement qui crée le
mouvement)
Evolution statuaire au début
IXème siècle :
La centralisation politique du
IXème siècle qui fait suite à une
période de décadence aux VIIème
et VIIIème siècles (invasion Javanaise, multiplication des pouvoirs
politiques) va dessiner une nouvelle
SUBTIL
DON’T HAVE
Bulletin de PPA-Nº39
- 27
V
isite du Musée National
troduit. Toutes les sculptures sont
monumentales.
La fin du Xème siècle amorce
un changement et l’on revient au
« temple-montagne » avec le style
Baphuon.
Photo 2 : Stèle d’Angkor Borei
façon de faire (uniformisation
absolue alors que c’est l’inverse en
Europe). De nouvelles mesures sont
prises pour sculpter et peindre :
posture plus figée, plus hiératique,
le hanchement ne gère plus tout
le corps
Fin IXème, début Xème la
statuaire est de plus en plus rigide,
il n’y a plus de vérité anatomique
ni de fantaisie.
Au fil des siècles, l’évolution
de la statuaire khmère va subir
l’influence de ses rois.
Ainsi, de 930 à 944, le nouveau
roi Jayavarman IV installe la
capitale à Koh Ker à 82 km au
NE de Siem Reap et récrée une
autre statuaire qui se ressource à
l’Inde. Alors qu’on avait supprimé
le mouvement, Koh Ker le réin28 -
Bulletin de PPA-Nº39
La période d’Angkor Vat revient
à quelque chose de plus figé. En
1177, les Chams envahissent
Angkor Vat et Jayavarman VII
reprend la guerre contre le Champa.
Il faut changer de religion car le
Brahmanisme ne répond plus aux
besoins de la population grandissante (plus de 1 million d’habitants,
pas de clergé ni de programme
social). Le Bouddhisme du Mahâyâna (grand véhicule) devient
religion officielle et une nouvelle
statuaire fait son apparition. Les
nouveaux temples comme le Bayon,
Ta Prohm ou Preah Khan sont
consacrés au culte bouddhique et
la plastique des corps sculptés est
devenue de plus en plus naturaliste.
Il n’y a plus d’anatomie mais des
jeux de volume.
Après la mort (naturelle ou
assassinat?) de Jayavarman VII
en 1220, une révolte shivahique
éclate pour restaurer l’Hindouisme
et de nombreuses statues sont
détruites. Angkor revient au bouddhisme du Theravâda (petit
véhicule) qui est la religion actuelle
V
du Cambodge. Les constructions
étaient en matériaux légers –
surtout en bois – elles ont donc
disparu au cours des siècles. On a
cru à la mort subite de l’ancienne
civilisation : il n’en est rien et
un bon nombre de faits viennent
témoigner de la vitalité d’Angkor,
sans doute jusqu’à la fin du XVIe
siècle. Mais un autre royaume s’était
installé dans le sud du Cambodge,
et la division de l’Empire khmer
n’a laissé aux rois d’Angkor qu’un
domaine réduit.
isite du Musée National
LINK
Language Institute of
NATURAL KHMER
Learn Khmer the Natural Way
Résolus à apprendre le khmer? Venez
essayer les cours à LINK – notre méthode
basée sur l'écoute et l'interaction
vous séduira. Accompagnement individuel
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Sovannaphumi School (4ème Etage)
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Tél: 012 293 764
Email: [email protected]
Website: www.naturalkhmer.com
Michèle Tellier
Bulletin de PPA-Nº39
- 29
C
uisine
COURS DE CUISINE AU
RESTAURANT LE WOK
sauce, il vaut mieux ne pas mettre
les carottes râpées de suite.
Salade de mangues vertes
Variété de mangue : kao
Le chef Chansour nous a proposé
5 recettes :
Les rouleaux de printemps
Sur la partie basse d’une galette
de riz humidifiée à l’eau fraîche
et étalée sur un torchon propre,
placer : de la salade, des nouilles
fraîches, des carottes râpées, des
pousses de soja, des herbes, de la
ciboule, du porc ou poulet ou bœuf
(bouillis), un bâtonnet de concombre et deux crevettes cuites
coupées en deux.
Rouler deux fois en serrant,
plier les côtés et finir de rouler.
Ces rouleaux sont trempés dans
une sauce composée de :
Eau, nuoc mam, jus de citron
vert, sucre, ail haché, vinaigre blanc,
carottes râpées et petit piment
haché. Si vous devez conserver cette
30 -
Bulletin de PPA-Nº39
Mélanger 3 mangues râpées,
des herbes, du poulet bouilli coupé
en lamelles, des crevettes séchées
(trempées cinq minutes dans de
l’eau fraîche) de la carotte râpée
et un peu de cacahuètes hachées.
Verser la sauce, remuer. Mettre
dans un plat et décorer du reste
des cacahuètes et de ciboule.
Poulet au gingembre
Dans une poêle, mettre 3 c-s
d’huile mettre l’ail hachée et faire
revenir les blancs de poulet. Ajouter
½ louche d’eau. Remuer et ajouter
2 c-s de Oyster sauce, 2 c-s de
sauce Hoisin et une càs de miel.
Ajouter encore ½ louche d’eau et
remuer. Saler, poivrer ajouter le
gingembre râpé, les haricots verts
précuits et ½ louche d’eau. Servir
dans un plat décoré de ciboulette,
avec du riz.
Mérou aux épinards et pomelo
Dans une poêle mettre 3 càs
d’huile .Saler et poivrer les filets
de mérou. Les poser dans la poêle
C
côté peau. Au bout de deux minutes,
les retourner. Cuire 10 minutes.
Retirer, garder au chaud (si besoin,
on pourra réchauffer au microonde). Dans la poêle, mettre une càs
de beurre, faire revenir l’oignon
haché et le pomélo épluché, émietté.
Mélanger et ajouter un verre de
crème liquide ou de lait de coco.
Saler et poivrer, mettre les
épinards. Cuire 2 minutes.
Napper sur les filets de poisson.
Servir en décorant de lamelles de
poivron.
Terrine de mangues
Faire ramollir 5 feuilles de
gélatine dans de l’eau fraîche.
uisine
Pendant ce temps faire bouillir
250cl d’eau avec 90gr de sucre, 5
clous de girofle et de la citronelle.
Laisser bouillir 5 minutes. Ajouter
la gélatine et faire refroidir sur
un lit de glaçons en remuant.
Ajouter 250cl d’eau fraîche.
Au fond d’un Tupperware,
mettre les tranches de mangue,
verser la gelée, à nouveau les
tranches de mangue et le reste de
gelée puis la purée de fruits de la
passion. Mettre au frigo 5 heures.
Pour servir, découper en tranches
Restaurant le WOK, 33 rue 178
Tel : 092 821 857
Jacqueline Deubel
SELAPAK
already have
Bulletin de PPA-Nº39
- 31
Q
uoi de neuf ?
A vous d’ajouter ces adresses et
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enfants, produits de beauté et
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de tissus.
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32 -
Bulletin de PPA-Nº39
CONFIREL : 57 rue 178 ; Tel :
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du vin de palme, pâtes de fruits
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français, a déménagé près du
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à des plaintes du voisinage, la
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traditionnels et de danse (enfants
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o
2m
LA P TITE FRANCE
(waiting)
Bulletin de PPA-Nº39
- 33
C
J
oups de pouce
ocelyn, toute l’équipe et les
enfants de Taramana nous ont
reçus pour un café rencontre.
Nous avons visité le Centre,
assisté à la présentation du
personnel autour du Directeur
Thomas Leduc, et à la projection
des dernières vidéos décrivant
l’essentiel des leurs actions.
Une bien agréable matinée !
PPA supporte l’ équipe de rugby
par un don 300$ qui a permis la
confection de T-shirts dont la vente
finance la pérennité de cette
activité.
Le dimanche 28 avril restera
sans doute un souvenir gravé dans
leur mémoire : les « Crabes » de
Taramana, associés aux jeunes
d’Aspeca, ont gagné la finale du
championnat de rugby (catégorie
34 -
Bulletin de PPA-Nº39
moins de 15 ans) face à l’équipe de
PSE (Pour un Sourire d’Enfant).
Taramana est un programme
de parrainage, qui vient en aide à
un grand nombre d’enfants défavorisés de Boeng Salang – un
bidonville le long des voies ferrées
au Nord de Phnom Penh. L’équipe
éducative apporte une scolarisation
complémentaire et un soutien
scolaire en liaison avec les écoles
publiques.
Taramana organise de nombreuses activités culturelles et
sportives qui font partie intégrante
de l’éducation et de l’épanouissement
des enfants : danse traditionnelle
khmère, hip-hop, théâtre, chorale,
foot et rugby, …
Taramana c’est aussi un repas
équilibré chaque jour à la cantine
C
du Centre, une distribution de
lait de soja deux fois par semaine,
et une ration de riz distribuée
aux familles.
Si vous souhaitez passer un
agréable moment, n’hésitez pas à
visionner la parodie du célèbre
clip “Gangnam style” de PSY jouée
par 160 enfants sur une réalisation
signée Jean-Luc Nguyen.
http://www.youtube.com/
watch?v=7pUYda59wcQ
Lors de notre VIDE GRENIER
le 5 juin, grâce aux ventes de
boissons et de pâtisseries et à
la contribution de nos amis de
Malongo qui ont reversé leurs
bénéfices, nous avons décidé
d’aider l’association « d’une famille
à l’autre »
oups de pouce
Sandra et Gilles Rousseau ont
crée leur l’association en 2009 et
depuis ils s’y consacrent entièrement, conscients de leur mission :
donner à ces enfants la chance de
vivre sereinement en s’efforçovnt de
ne jamais rompre le lien parental.
Vous les avez rencontrés lors de
nos permanences du vendredi
matin; vous pouvez leur rendre
visite, dans le village de TareapDaunsô à 25 Km au sud-est de
Phnom Penh et sur leur site :
www.ptea-clara.fr
Ptea Clara
C’est une maison d’accueil, pas
un orphelinat, qui est ouverte à
une cinquantaine d’enfants que
leur mère confient à l’équipe parce
qu’elle vivent dans une grande
détresse sociale et qu’elles ne
peuvent assurer leur éducation.
Ptea Clara leur offre l’hébergement, l’alimentation, l’éducation,
les soins médicaux et l’hygiène
de base, aidée d’un personnel
cambodgien dévoué et aguerri à
ce type de structure familial.
Bulletin de PPA-Nº39
- 35
Z
oom
Un deuxième séjour dans la
cité du Lion
pour devenir guide de l’un des
quatre musées nationaux.
1
3 ans plus tard, me voici de
retour à Singapour…
L’attrait de la découverte n’est
plus de mise et inévitablement je
constate qu’il y a plus de monde,
plus de constructions, plus de
voitures et que tout est devenu
beaucoup plus cher !
Une fois avalée cette pilule un
peu amère, il est temps de réagir!
Je me suis donc précipitée pour
m’inscrire aux associations qui
me permettront activités et rencontres. FOM, Friends of the
Museum (les Amis du Musée), est
une association très active qui
existe depuis les années 80 et
qui compte pas moins de deux
mille membres. Comme son nom
l’indique, son optique est essentiellement culturelle avec entre
autre, un programme de six mois
36 -
Bulletin de PPA-Nº39
Par « solidarité nationale » je
me suis également inscrite à
l’AFS - Association Française de
Singapour - hélas rien à voir avec
la convivialité de PP Accueil! Là
encore le nombre des adhérents
est de plus de deux mille membres
et toutes les activités et rencontres
sont organisées par secteur suivant
les quartiers de résidence. Par le
biais de la revue publiée par l’AFS
et l’UFE, « La Gazette », j’ai pris
connaissance de Grace Haven, une
institution ouverte par l’Armée
du Salut pour prendre en charge
des jeunes et adolescents en difficulté (petite délinquance, foyers
désunis). Les membres de l’AFS
sont très impliqués et organisent
des ateliers pour occuper ces
jeunes après les cours (ils sont
pensionnaires en détention pour
des périodes variées). Ces ateliers
sont en fait des cours de soutien
scolaire, cuisine, jeux, travaux
manuels. Je me suis donc portée
bénévole pour l’atelier travaux
manuels qui se transforme lorsque j’y suis en arts plastiques.
Hélas, Grace Haven est très loin
de chez moi et mal desservi par
Z
les transports en commun; je n’y
vais donc qu’une fois par mois,
mais c’est un moment gratifiant
car ces jeunes sont terriblement
désœuvrés et apprécient toute
visite venue de l’extérieur.
Je croyais connaître Singapour
car après tout ce n’est pas bien
grand, la taille d’un petit département français et j’y ai vécu 3 ans,
mais en février je me suis inscrite
à FSS, Field Study Singapore
(découverte de Singapour). Le
concept m’a plu. Le groupe demeure
restreint car nous sommes dixhuit et par binôme sous la houlette
d’un mentor, nous organisons des
visites dans Singapour. Les thèmes
peuvent être très variés. Chaque
binôme planifie sa visite (repérages préliminaires, rencontres
de personnes, recherches, etc.) et
prévoit également un restaurant
où se terminera la visite. On invite
les autres membres et une fois
« sa visite » terminée on se laisse
guider par les autres binômes, soit
environ pour huit autres visites.
oom
à des taxes dès que vous franchissez
le centre ville. Elle a su préserver
des îlots de nature, la serre des
orchidées au sein du très célèbre
Jardin Botanique en est un excellent exemple ainsi que le tout
récent « Garden on the Bay ».
Singapour est une cité-état
bâtie sur des marécages, sans
ressources naturelles, pauvre au
sortir de la guerre et qui est
devenue en une cinquantaine
d’années un des pays les plus
riches de la planète (son PIB est
l’un des plus élevés par habitant
au monde). Les Singapouriens
sont très fiers de leur réussite à
Singapour, la ville du Merlion
(mi-lion, mi-poisson) est propre,
moderne d’un aspect lisse, brillant,
clinquant, avec ses nombreux,
immenses et luxueux centres commerciaux où il fait bon déambuler
à l’air climatisé, ses gratte-ciel de
haut standing, ses aires tirées aux
cordeaux, son trafic régulé grâce
Bulletin de PPA-Nº39
- 37
Z
oom
tel point qu’ils ne cessent de se voir
comme le « hub » (rayonnement/
centre) de l’éducation supérieure,
de la recherche scientifique, de l’art
et récemment du management
de l’eau.
L’histoire de Singapour est
récente, elle a 200 ans environ,
mais les 3 groupes ethniques qui
constituent sa formation : chinois
(majoritaire à plus de 65%) malais
et indien ainsi que les Peranakan
(immigrés chinois arrivés au
17eme siècle et qui se marièrent
avec des Malaises) contribuent
à donner une diversité pleine de
charme que vous retrouverez dans
les différents quartiers tels que
China Town, Little India, le petit
quartier Peranakan de Katong,
Kampong Glam ou quartier arabe,
Geylang Serai ou quartier malais.
Cultures et traditions s’y côtoient
et en font l’originalité de cette ville.
Enfin pour terminer ce petit
tour d’horizon, quelques petits
challenges vous attendent en
arrivant: le Singlish, le dialecte
parlé à Singapour (essentiellement
par la population peu éduquée),
basé sur l’anglais calqué sur la
grammaire chinoise, il intègre des
mots Malais, Hokkien, Teochew,
Cantonais, Tamil (puristes de la
langue de Shakespeare s’abstenir). Les accents chinois et indiens
sont particulièrement difficiles à
38 -
Bulletin de PPA-Nº39
comprendre au téléphone et les
Singapouriens sont friands d’acronymes. Parler singlish, c’est
aussi terminer ses phrases par
le « lah » malais que l’on peut
vaguement traduire par « hein ! ».
« Ok lah » est une expression que
vous entendrez fréquemment.
Si l’éclat du sourire khmer et
le rythme tranquille du Cambodge,
du Laos ou de l’Indonésie vous
tiennent à cœur ne venez pas par
ici, les Singapouriens peuvent être
très gentils et vous proposent
volontiers leur aide s’ils vous voient
perdu (on sort aussitôt son Ipad
pour consulter le plan !) mais ils
sont comme tous les citadins des
métropoles : pressés, et peu souriants. En revanche, si vous êtes
hip, que l’architecture vous passionne, l’urbanisme (très beau
musée à visiter !), le paysagisme,
les projets de grandes envergures
(Singapour se targue d’être une
cité-jardin) alors la visite de Singapour est un must dans la région !
Et bien sûr c’est un lieu d’expatriation très prisé par les jeunes
couples et les familles : sécurité,
challenge professionnel, salaire
attractif sont assurés.
Alors chers amis lecteurs,
j’aurai peut-être le plaisir de votre
visite ? « On lah ! » (super ! )
Eliza Hoeveler-Schwarz
Bulletin de PPA-Nº39
- 39
40 -
Bulletin de PPA-Nº39
Adhérer à Phnom Penh Accueil
Il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous et de le faire parvenir
à Phnom Penh Accueil avec une photo d’identité (35 x 47 mm).
La cotisation donne accès à la carte de membre et aux ateliers de PPA
(pour certains d’entre eux une participation financière est demandée).
Renseignements :[email protected]
Site internet
: www.phnom-penh-accueil.org
. Nom et prénom...........................................................................
. Adresse ......................................................................................
. Tél. domicile...............................................................................
. Tél. portable...............................................................................
. E-mail.........................................................................................
. Nationalité..................................................................................
. Profession...................................................................................
. Violon d’Ingres ..........................................................................
. Quel type de services attendez-vous de Phnom Penh Accueil ?
......................................................................................................
......................................................................................................
......................................................................................................
......................................................................................................
. Cotisation annuelle
$ 25 USD
Date.............................
. Contribution
. 100 USD
de soutien $ 50 USD
Signature..................................... Carte de membre
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Depuis octobre 2004, PPA offre à ses membres une carte qui leur
permet de bénéficier de remises dans près de 50 commerces de
Phnom Penh, Siem Reap et Kep.
Nous remercions les établissements suivants,
partenaires de PPA en 2013 :
PHNOM PENH : Agrovet​- An Nam - Arya L’Oréal - Beyond Interiors Bliss - Bougainviller - Dan Meat - Cambodiana - Chilli Kids - Citadel Couleurs d’Asie - Garden of Desire - Jasmine Boutique - K West Kashaya Silk - La Clé de Sol - La Petite France - Le Duo - Le Jardin Le Lézard Bleu - Le Passage - Le safran La Suite - Le Terroir - Le Marais Le wok - Luna d’autunno - Ly Vanny - Mekong Art - Mekong Quilts Natural the 240 - O’Spa - Pharmacie de la Gare - Pharmalink - Pho
de Paris - Raffles-Le royal - Red Apron - Rega - Sâmata - Senteurs
d’Angkor - Silk and pepper - Subtyl - Tamarind - T-Bone - Tendance
Khmère - The Deli - The French Element - The Salon - Vergers du
mekong - Waterlily - Warehouse - Yves Rocher.
La carte de membre est nominative. Elle doit être mise à jour.
Elle ne peut être ni prêtée, ni échangée, ni cumulée avec d’autres
cartes ou avantages.

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