Infotellerie no 85, mars 2016

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Infotellerie no 85, mars 2016
MARS 2016 – No 85
INFOTELLERIE
Un peu de liberté, s’il vous plaît
En quelques an­nées,
les plateformes de
réservation par internet (On-line Travel
Agencies / OTAS)
ont pris une place
prépondérante dans
la distribution des
chambres d’hôtels
confinant à la portion congrue les agences de voyages
traditionnelles et les tours operators.
Près de 30 % de toutes les réservations
de chambres dans les hôtels suisses
passent par ce canal. Trois acteurs
détiennent 90% du marché suisse,
dont près de 70% pour le principal. La
commission versée par l’hôtelier est, au
minimum, de 12 à 15% du prix de la
chambre, mais peut atteindre 25% s’il
souhaite être mieux placé dans la liste
des hôtels de sa région. On m’a même
cité le cas d’un hôtel parisien qui payait,
il y a quelques années, 38% de commission. De plus, la TVA n’est même
pas récupérable car ces sociétés, basées
à l’étranger, n’y sont pas soumises en
Suisse.
Outre la commission très élevée, les
contrats de ces OTAS interdisent à
l’hôtelier d’offrir ses chambres à un
meilleur prix sur d’autres canaux de distribution, y compris sur son propre site
internet ou directement à la réception
Page 2
de l’hôtel (clause de parité des prix).
Il ne peut, en outre, pas bloquer la
vente sur l’OTA tant qu’il lui reste une
chambre non-occupée. L’hôtelier n’est
ainsi plus libre de sa politique commerciale : il est obligé de travailler avec ces
OTAS, à leurs conditions, sous peine de
disparaître du marché, vu la mondialisation générée par internet.
hotelleriesuisse a donc déposé, en
automne 2012, une requête à la
Commission fédérale de la concurrence (COMCO) pour abus de position dominante et contre ces clauses
contractuelles liberticides. En octobre
2015, la COMCO a rendu une décision
dont seul le texte allemand figure sur
son site internet depuis la mi-février.
Le principal acteur du marché suisse a
habilement modifié sa pratique en été
2015, sous pression des autorités françaises de la concurrence, juste avant
que la COMCO se prononce. L’hôtelier
peut dorénavant vendre ses chambres
à de meilleurs prix sur d’autres plateformes, mais pas sur le propre site de
l’hôtel. Cela a conduit la COMCO,
tout en reconnaissant que la clause de
parité des prix entrave la libre concurrence au sens de la loi, à admettre
cette nouvelle pratique. Par contre,
elle surveillera ce marché et est prête
à rouvrir l’enquête selon l’évolution de
ce dernier.
Pages 4-5
En France, la loi « Macron » interdit
maintenant la clause de parité des prix.
L’autorité allemande de la concurrence,
le « Bundeskartelamt », vient d’en faire
de même.
Nous souhaitons ardemment que les
hôteliers suisses, par voies légales ou
par décision de la COMCO, retrouvent
une certaine liberté en pouvant offrir
leurs chambres au prix de vente qu’ils
désirent sur n’importe quel canal de
distribution et surtout directement sur
leur propre site et à la réception de
l’hôtel. Ils doivent aussi pouvoir fermer,
s’ils le jugent nécessaire ou profitable,
le contingent de chambres à disposition d’une OTA en respectant des délais
fixés par contrat. Enfin, les commissions devraient être abaissées car elles
servent essentiellement à financer la
guerre commerciale que se livrent ces
OTAS et non la promotion touristique
de nos régions. A long terme, c’est
tout de même le client-consommateur
qui devra payer un prix plus élevé pour
alimenter ces intermédiaires qui lui
facilitent la réservation d’une chambre
dans le monde entier. Quel est le juste
prix de cette prestation tant pour les
hôtes que pour les hôteliers ? A coup
sûr, nous n’avons pas fini d’en parler.
Philippe Thuner
Président de l’ARH
Pages 6-7
L’invité
Marc Haeberlin, le respect des produits.
« Une création ne vaut quelque
chose que si le client souhaite
la commander à nouveau »
« La star ne doit pas être le cuisinier, mais
l’agriculteur. » C’est avec toute la décontraction et la chaleur qui le caractérise que
Marc Haeberlin a présenté fin février, dans
les cuisines du Royal Savoy, les secrets de
quelques-unes de ses recettes fétiches. En
l’occurrence, une mousseline d’écrevisses du
lac et un feuilleté de pigeon de Bresse au foie
gras et truffe noire avec saladine de jeunes
pousses, deux plats proposés à la carte de
la Brasserie du Royal, où il officie depuis
décembre en tant que chef signature.
Bien qu’il s’agisse de sa première collaboration suivie en Suisse, Marc Haeberlin
entretient avec ce pays une relation étroite.
Son arrière-arrière-grand-père était originaire du canton de Thurgovie et il a passé
de nombreuses vacances en Suisse lors de
son enfance. Le lien avec l’hôtel lausannois
s’est fait par le biais de Bruno H. Schöpfer,
directeur de Katara Hospitality Suisse, qu’il
connaît depuis la fin des années 1970 et qui
l’a approché il y a un an et demi pour ce nouveau projet. Représentant de la quatrième
génération de cuisiniers au sein de sa famille,
dont le restaurant gastronomique l’Auberge
de l’Ill détient depuis 1967 trois étoiles au
guide Michelin, le cuisinier alsacien, par
ailleurs président des Grandes tables du
monde, a créé une carte à la fois simple et
chic avec de fortes résonances alsaciennes. Il
la fera évoluer tous les deux à trois mois, au
gré de saisons.
Marc Haeberlin se rend en moyenne une fois
par mois au sein du palace lausannois afin
de superviser les activités en cuisine. Il est
représenté par le chef exécutif Julien Krauss,
alsacien comme lui, avec lequel il a travaillé
4 ans à l’Auberge de l’Ill. Etabli professionnellement en Suisse depuis six ans, ce dernier a notamment eu l’occasion de se familiariser avec les produits locaux au sein de
l’hôtel Mövenpick de Genève. La Brasserie
du Royal compte 80 couverts et devrait prochainement dépasser la centaine une fois les
derniers travaux de l’hôtel terminés. Pour
ce qui est du service, le restaurant compte
13 employés en cuisine et 13 en salle. La
fréquentation est pour l’heure de l’ordre de
80%, avec une affluence marquée aussi bien
à midi que le soir.
Grandi au milieu des cuisines
Né en 1954, Marc Haeberlin a grandi au
milieu des cuisines du restaurant familial. Adolescent, il aidait déjà à éplucher
les légumes et à vider des poissons avec
des apprentis de son âge. Il a ensuite suivi
les cours de l’école hôtelière de Strasbourg
avant de travailler pour les plus grands chefs
français comme Jean et Pierre Troisgros, René
Lasserre, Paul Bocuse ou Gaston Lenôtre. En
plus de l’Auberge de l’Ill d’Illhaeusern, où il a
rejoint son père Paul et son oncle Jean-Pierre
en cuisine dès 1976, il s’occupe de trois
autres restaurants Auberge de l’Ill au Japon
(à Nagoya, Sapporo et Tokyo), essentiellement spécialisés dans les mariages. Il s’y rend
en général personnellement deux fois par an.
Il a en outre ouvert, avec son frère Marco,
l’Hôtel des Berges également à Illhaeusern
en 1992 et plus récemment, en 2013, la
brasserie Les Haras à Strasbourg, qui fait
aujourd’hui plus de 150 couverts par service.
Quel que soit l’établissement, le plus important pour lui consiste à respecter le produit et
à le mettre en valeur. « Une création ne vaut
quelque chose que si le client souhaite la
commander à nouveau », dit-il. Pour décrire
son univers culinaire, il aime à dire qu’il part
de la cuisine française avec des racines alsaciennes et quelques inspirations de souvenirs de voyages au Japon, en Thaïlande ou
au Maroc. En somme, il part de la cuisine
classique et la transforme, la rendant par
exemple moins riche que dans le temps.
De la Suisse, il apprécie notamment la qualité
de ses produits. « Ce que j’aime dans la gastronomie helvétique, c’est que l’on retrouve
le goût du produit. La Suisse, avant la France,
a fait confiance à ses agriculteurs et à ses
pêcheurs. Beaucoup d’Alsaciens par exemple
n’hésitent pas à parcourir des centaines de
kilomètres pour venir goûter des filets de
perche du lac Léman ! »
William Türler
Sommaire
4-5
Hotel & Gastro formation
6-7
Groupe Boas
8-9
Mirador Resort & Spa, Mont-Pèlerin
Impressum
10
Hôtel Aquatis à Epalinges
11
Hôtel des Horlogers, Brassus
Infôtellerie Suisse romande : Magazine trimestriel d’informations touristiques et économiques
de l’Association Romande des Hôteliers.
Editeur : Association Romande des Hôteliers, chemin de Boston 25, 1004 Lausanne,
tél. : +41 21 617 72 56, fax : +41 21 617 72 27, e-mail : [email protected]
Site internet: www.hotellerieromande.ch
Impression: PCL Presses Centrales SA, Renens
Rédacteur responsable : William Türler
Ont collaboré à ce numéro : Philippe Thuner, William Türler, Miroslaw Halaba.
Adresse de la rédaction : William Türler, tél. +41 79 778 00 10, e-mail : [email protected]
12
Hôtel-Restaurant Lac Retaud
13
Saint-Livres – Remise des certificats
14
Jura et Trois-Lacs
15 Fribourg
16 En bref + Agenda
2
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
© Hôtel Royal Savoy Lausanne
Marc Haeberlin,
chef alsacien triplement étoilé
Actuel
Adieu à un étendard
de la gastronomie suisse
Décédé en début d’année,
Benoît violier était un symbole
d’excellence de la cuisine helvétique. Il a grandement contribué à l’attractivité touristique
de la région.
Porte-drapeau de la gastronomie helvétique,
Benoît Violier nous a quitté en début d’année. Aux côtés d’autres grands cuisiniers,
points au Gault&Millau et 11 restaurants 16
étoiles au Michelin). Un record suisse, mais
aussi une densité exceptionnelle au niveau
international. Dans ce contexte, Benoît
Violier, en haut du palmarès avec sa dernière
distinction de meilleur cuisinier du monde a
largement contribué à l’image de destination gastronomique du canton sur le plan
international. « De plus, son charisme et sa
convivialité faisaient de lui un ambassadeur
accessible, toujours ouvert à collaborer sur
différents projets pour la promotion de la
Benoît Violier a rejoint l'Hôtel de Ville de Crissier en 1996 au service de Frédy Girardet.
comme Edgard Bovier ou Bernard Ravet, il a
fortement contribué à l’attractivité touristique
régionale. « Grâce à son talent et son excellence, Benoît Violier s’est vu récompensé des
meilleurs classements du Gault&Millau et du
guide Michelin, souligne Andreas Banholzer,
responsable de l’Office du tourisme vaudois. Sa constance lui a valu de nombreuses
récompenses reconnues sur le plan international, faisant rayonner toute la région. »
Benoît Violier cumulait 19 points au Gault&
Millau et 3 étoiles au Michelin, ce qui en faisait l’un des trois meilleurs chefs de Suisse
(le Cheval Blanc à Bâle et le Schauenstein à
Fürstenau ont le même palmarès). En digne
successeur de Frédy Girardet (cuisinier du
siècle) et de Philippe Rochat, il a réussi à
maintenir l’excellence du Restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier.
Le canton de Vaud dénombre le plus grand
nombre de restaurants au Gault&Millau et
au Michelin (101 restaurants cumulent 1411
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
haute gastronomie dans le canton, ajoute
Andreas Banholzer. Sa jovialité et son sens
de l’accueil étaient une grande valeur ajoutée. »
Né en 1971 à Saintes, en Charente-Maritime,
le chef cuisinier franco-suisse se passionne
très tôt pour l’art culinaire. Après un apprentissage en cuisine et en pâtisserie auprès
de Didier Stéphan, il poursuit sa formation
à Paris auprès de plusieurs grands chefs,
dont Joël Robuchon et fait ses gammes
chez Lenôtre, Fauchon, au Ritz et à la Tour
d’Argent. Il rejoint le restaurant de l’Hôtel de
Ville de Crissier en 1996 au service de Frédy
Girardet, avant de succéder à Philippe Rochat
en 2012. L’année suivante, l’édition suisse
du Gault&Millau lui décerne le titre de cuisinier de l’année. Enfin, en 2015, la Liste, qui
établit le palmarès des tables d’exception,
lui attribue le titre de meilleur cuisinier du
monde.
W. T.
Des
étoiles...
... et des
casseroles
… aux touristes chinois
… au visa biométrique
En 2015, de janvier à novembre, les nuitées des touristes chinois en Suisse ont
progressé de 33% par rapport à la même
période de l’année passée. Le volume de
nuitées généré au cours de cette période
atteint presque 1,5 million, plaçant ainsi la
Chine au 4e rang des plus importants marchés étrangers pour le tourisme suisse en
2015 (derrière l’Allemagne, les Etats-Unis,
le Royaume-Uni, mais devant la France et
l’Italie). Le marché interne continue de
générer le plus de nuitées pour l’hôtellerie
en Suisse (45% entre janvier et novembre
2015).
Au cours du mois de novembre 2015, l’augmentation des nuitées des touristes chinois
a connu un léger ralentissement par rapport
aux mois précédents. Selon Suisse Tourisme,
ce tassement de la croissance pourrait en
partie être dû à l’introduction du visa biométrique Schengen en octobre 2015. Pour les
prochaines années, l’organisation s’attend
à un ralentissement de la croissance des
nuitées des touristes chinois par rapport au
rythme effréné connu ces dernières années.
W. T.
3
Formation
« Nos formations permettent
aux collaborateurs de devenir
plus qualifiés et performants »
Etablie à Weggis (LU) et Lonay
(VD), Hotel & Gastro formation s’occupe depuis 80 ans du
perfectionnement dans le secteur
de l’hôtellerie et de la restauration.
L’institution a mis sur
Progresso à
pied le programme
l’attention des collaborateurs
sans certification reconnue.
pratiques. Elle se répartit en trois modules
avec au moins une phase d’entraînement en
entreprise, pendant laquelle le collaborateur
met en pratique ce qu’il a appris durant la
formation. Selon les domaines, elle comprend
des sujets comme les principes d’hygiène, la
sécurité au travail, la protection contre les
incendies, la protection de la santé, l’économie et l’écologie, les méthodes de cuisson,
les connaissances culinaires et de marchandise ou des mets et des boissons et bien plus
encore.
– Où a-t-elle lieu ?
– Il est important, pour nous, que plusieurs
cours aient lieu toute l’année et dans différents cantons. Ainsi, toutes les régions
en Suisse peuvent profiter de cette formation professionnelle. En fonction du lieu
des cours, l’hébergement est possible sur
place. En Suisse romande, les formations se
déroulent à Genève ou à Lausanne. Elles ont
Motiver, fidéliser et professionnaliser les
employés du secteur de l’hôtellerie et de la
restauration. Voilà l’objectif central de la formation Progresso, financée par la Convention
collective nationale de travail (CCNT). Il s’agit
d’un outil important – et presque gratuit –
pour les entreprises souhaitant perfectionner
les gestes et les connaissances de leurs collaborateurs dans les domaines de la cuisine,
du service restauration et du secteur hôtelierintendance. Les explications de Mike Kuhn,
chef du projet qualification de base et responsable du programme.
– Quels est le but de la formation
Progresso et à qui s’adresse-t-elle ?
– Il s’agit de donner la possibilité aux collaborateurs sans certification reconnue de suivre
une formation professionnelle. La formation
Progresso est basée sur la pratique et permet
aux collaborateurs d’approfondir leurs compétences professionnelles, de devenir plus
qualifiés et performants, tant du point de
vue théorique que pratique.
– En quoi consistent les cours ?
– La formation comprend des séquences d’enseignement théorique et surtout des exercices
4
Donner un sens à son travail quotidien
Responsable des ressources humaines à l’hôtel Mövenpick de Lausanne, Florent Arizzi
dénombre plusieurs atouts de la formation Progresso : « Elle permet notamment de
fidéliser le personnel, d’améliorer les compétences des collaborateurs et de donner un
sens à leur travail quotidien. » Les principaux métiers concernés au sein de l’hôtel sont
ceux de la cuisine et du housekeeping. En ce qui concerne les compétences concrètement acquises, il constate que les employés ayant suivi la formation «se sentent
plus concernés par leur travail et sont plus consciencieux». Il observe, en outre, une
amélioration des connaissances applicables directement sur le lieu de travail.
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
Formation
lieu dans des établissements disposant d’une
infrastructure professionnelle permettant
d’assurer une formation pratique proche du
terrain. Pour l’instant et à titre indicatif, nous
utilisons les auberges de jeunesse Jeunotel à
Lausanne et Geneva Hostel à Genève. En ce
qui concerne le secteur hôtelier-intendance,
nous sommes à Lausanne au Novotel.
– Combien de temps durent les cours ?
– Les trois modules de formation se répartissent au total sur cinq semaines. Il y a deux
modules de deux semaines et un d’une
semaine. Les modules 2 et 3 peuvent être
suivis sans interruption. Cependant, il faut
prévoir une phase de pratique en entreprise
de deux à quatre mois entre le premier et le
deuxième module. Avec un nombre suffisant
de participants, un cours peut également
être organisé sur mesure aux dates et aux
endroits souhaités par une entreprise ou une
organisation.
– Depuis quand Hotel & Gastro formation propose cette formation ?
– Progresso existe depuis plus de vingt ans.
– Combien coûtent les cours pour les
entreprises ?
– Pour les collaborateurs et les entreprises
qui sont obligatoirement soumis à la CCNT,
Infos pratiques
Les prochains cours Progresso en Suisse romande auront lieu dans les secteurs service
restauration et cuisine à partir du 6 juin 2016 et dans le secteur hôtelier-intendance à
partir du 5 septembre 2016. Hotel & Gastro formation est flexible quant au choix des lieux
et des dates définitives. En fonction de la provenance des personnes inscrites, les cours
se dérouleront soit à Lausanne, soit à Genève, soit ailleurs pour être le plus proche de la
majorité des participants. A noter que la CCNT prend non seulement en charge la majeure
partie des frais de formation, mais aussi les coûts de restauration et d’hébergement pendant la durée de la formation. Tous les formateurs disposent du brevet fédéral dans leur
domaine, en plus d’un brevet de formateur d’adultes.
Plus d’informations et inscription : www.mon-progresso.ch
Contact
Hôtel & Gastro formation, siège romand, Route des Pressoirs 8, 1027 Lonay
Tél. 021 804 85 30 (lun-ven. 8 h -11 h 30 ; 13 h 30 -16 h 30)
E-mail : [email protected]
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
la formation est gratuite. Seuls des frais
d’inscription de 200 francs sont perçus. De
plus, si la formation est achevée avec succès, un montant de 100 francs est remboursé. Les prestations suivantes sont comprises: enseignement, matériel de formation
(support de cours), repas de midi, hébergement (si les trajets quotidiens ne sont pas
possibles), dîner pour les personnes qui
doivent loger sur place. En plus, l’entreprise reçoit une indemnité de 2500 francs
au maximum, en fonction du taux d’activité du collaborateur. Pour les employés et
les entreprises qui ne sont pas soumis à la
CCNT, la formation est proposée à un prix
avantageux.
– Combien d’élèves suivent vos cours
chaque année en Suisse ?
– En moyenne, nous dénombrons 500 participants chaque année pour tous les cours.
Propos recueillis par W.T.
5
Groupe Boas
« Nous allons poursuivre notre
aventure dans l’hôtellerie, la
restauration et le thermalisme »
Actif dans la gestion de complexes hôteliers et de bien-être,
le Groupe Boas a récemment
vendu ses activités liées à la
santé. Le point avec son CEO
Bernard Russi.
Beaucoup de choses ont évolué, ces derniers mois, dans les affaires du Groupe Boas.
Spécialisé dans la gestion de complexes
hôteliers et de bien-être, le groupe vaudois
s’est notamment vu confier la conduite du
Grand Hôtel des Bains à Yverdon, ainsi que
du Centre thermal par le fonds immobilier
Credit Suisse Real Estate LivingPlus, nouvel
acquéreur des deux entités. Par ailleurs, le
groupe immobilier soleurois Swiss Prime
Site a racheté à la fin de l’année dernière
la quasi-totalité des EMS et appartements
protégés de la société. Les explications de
Bernard Russi, CEO du Groupe Boas.
blissements de Boas Swiss Hotels, comme
par exemple avec le Grand Hôtel des Rasses
à Sainte-Croix, le Discovery Hotel à Crissier
ou encore Aquatis Hotel à Lausanne. Des
investissements à hauteur de 23 millions de
francs sont prévus ces 5 prochaines années.
Nous avons déjà fait le nécessaire pour
toutes les mises en conformité d’ordre technique. La suite portera d’abord sur une analyse globale des travaux et/ou des nouveaux
aménagements à réaliser, avant de passer
aux différentes étapes de concrétisation,
comme nous l’avons déjà fait et expérimenté
aux Bains de Saillon. Pour le Centre thermal, il s’agirait de créer un espace d’accueil
avec une boutique, un kiosque, un espace
de bien-être à l’extérieur avec sauna et hammam, un restaurant, un bassin thérapeutique et une nouvelle attraction comme par
exemple une rivière thermale. Il s’agirait également d’améliorer le flux des clients entre
le centre thermal et l’hôtel. Pour la partie
hôtelière, nous procéderons à la réfection
de certaines chambres. De même, il s’agira
d’améliorer l’étanchéité d’une partie du
bâtiment et refaire une des façades. Je tiens
à souligner que le bâtiment historique du
site est juste somptueux, pour ne pas dire
majestueux. Il me tient à cœur de redonner
vie à ce lieu emblématique du Nord vaudois,
de le faire connaître ou redécouvrir auprès
d’une clientèle qui semblait avoir oublié un
tel trésor d’architecture!
– Quelle clientèle visez-vous ?
– Le site est d’ores et déjà magnifique
et incroyablement bien situé géographiquement parlant, puisqu’il se trouve à
20 mi­nutes de Lausanne, une demi-heure à
peine du bassin lémanique, de la France voisine avec l’agglomération de Pontarlier ou
encore à une heure du Seeland bernois et
de la ville de Bienne. Nous espérons séduire
cette clientèle-là, ces familles-là qui auront
tout loisir de profiter des nouvelles attractions créées pour elles.
– Pourriez-vous expliquer le contexte et
les raisons de la vente de vos activités
dans la santé à Swiss Prime Site ?
– Mon épouse et moi-même avons fondé
la société Boas il y a presque 30 ans avec le
rachat de l’EMS Joli Automne à Ecublens.
L’entreprise familiale avait essentiellement
pour mission l’exploitation et la gestion
d’établissements médico-sociaux. Au fil des
années, Boas s’est développé et a diversifié
ses activités dans les domaines de l’hôtellerie, de la restauration et du thermalisme.
Devenue Boas-Yakhin Holding, elle comprenait – avant la scission du groupe – plus
de 30 sociétés réparties dans les cantons
de Vaud, Valais, Berne, Neuchâtel, Jura
et Genève. Ces dernières années ont été
marquées par une forte et impressionnante croissance. Les conséquences qui ont
découlé de ce développement fulgurant ont
amené mon Conseil d’administration à une
réflexion globale pour renforcer la structure
financière du groupe et assurer sa pérennité. Ainsi, la partie « Santé » a été cédée à
Tertianum, du Groupe Swiss Prime Site avec
effet au 1er trimestre de cette année.
– Cela veut-il dire que votre groupe souhaite se concentrer exclusivement dans
la gestion de complexes hôteliers et de
bien-être dans les années à venir ?
– Le fonds immobilier Credit Suisse Real
Estate LivingPlus a acquis, fin novembre,
le Grand Hôtel des Bains à Yverdon,
ainsi que le Centre thermal et a confié
à votre groupe la gestion de ces deux
entités. Quels sont vos projets pour ces
établissements ?
– Je tiens à préciser que notre groupe gère
à Yverdon une seule plateforme, une seule
et unique entité : Hôtel et Centre Thermal
d’Yverdon-les-Bains, sous l’égide d’une
seule et unique direction, en la personne de
Monsieur Guy Lindt. Notre objectif premier
est l’optimisation du site et la mise en place
de synergies à l’interne et avec d’autres éta-
6
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
Groupe Boas
– Absolument ! Le Groupe Boas, avec Boas
Swiss Hotels, va poursuivre son aventure
dans les domaines de l’hôtellerie, de la
restauration et du thermalisme, en envisageant l’avenir avec confiance et sérénité.
Nombre de projets d’envergure que nous
avons en Valais et dans le canton de Vaud
(avec Aquatis à Lausanne et le site d’Yverdon) pourront ainsi être finalisés et/ou
concrétisés.
– Vous gardez néanmoins l’EMS
Do­mai­ne de La Gottaz, à Morges. Pour­
quoi conserver uniquement cet établissement ?
– Pour des raisons historiques : cet établissement emblématique, privé de surcroît, est
dans notre parc immobilier depuis 1989.
Sentimentales également puisque feu mon
épouse y a œuvré, comme directrice et comme
maîtresse de maison hors pair pendant plus de
25 ans. C’était notre deuxième foyer.
– Où en sont vos autres principaux projets en cours ? Je pense plus précisément
au projet Aquatis ?
– L’ouverture d’Aquatis aura lieu au printemps 2017. Actuellement, les gros travaux sont en cours de finition (aquarium,
vivarium, terrarium). La partie concernant
la scénographie est en phase de concrétisation. – Plus globalement, quels sont les principaux axes de développement stratégiques de votre groupe pour les années
à venir ?
– Des hôtels en Suisse romande, de grande
capacité, idéalement bien situé et à fort
potentiel. Notre ambition est d’offrir à
nos clients des lieux différents, toujours à
thème, avec le même mot d’ordre: l’excellence de l’accueil, un confort idéal et des
services irréprochables.
Propos recueillis par W.T.
Le Groupe Boas
en quelques chiffres
Basé à Crissier, le Groupe Boas a été
fondé en 1989. Il gère actuellement
35 établissements et 750 chambres
doubles. Il compte 1700 employés. En
2015, son chiffre d’affaires a atteint la
barre de 140 millions de francs.
3 hôtels du Groupe Boas :
p Le Petit Manoir à Morges.
t Discovery Hotel à Crissier.
tt Grand Hôtel des Rasses à Sainte-Croix.
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
7
Mirador
Une nouvelle indépendance
pour le Mirador
L’hôtel de luxe vaudois vient
de quitter le giron du groupe
Kempinski. Retour sur une his-
toire vieille de plus d’un siècle.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il
porte bien son nom. Perché sur les hauteurs
de Vevey, le Mirador Resort & Spa offre une
vue panoramique à couper le souffle sur le
lac Léman et les Alpes françaises, vue dont
profitent chacune de ses 61 chambres.
L’année dernière, l’établissement est sorti du
giron du groupe Kempinski. Après plus de
10 ans de collaboration, le propriétaire allemand, Hartmut Lademacher, a pris la décision de ne pas renouveler le partenariat avec
le groupe hôtelier de luxe européen. Une
décision qui s’est appuyée sur un constat
principal: l’objectif d’accroître la clientèle
internationale n’a pas été atteint.
Désormais indépendant, une nouvelle page
s’ouvre pour l’hôtel vaudois. Construit en
1904, il était à l’origine destiné à soigner
les malades nerveux. Dans les années 1930,
le compositeur français Maurice Ravel, qui
souffrait d’une maladie neurologique, y
8
séjourne. En 1947, il voit naître la Société du
Mont-Pèlerin. Composée de 500 membres,
dont 7 récompensés par le Prix Nobel d’économie, cette dernière continue aujourd’hui
encore à prôner le néolibéralisme. Ses
membres se sont réunis pour la dernière
fois dans les salons feutrés de l’hôtel en
1997.
A la fin des années 1960, l’établissement
est racheté par l’entrepreneur américain
Joseph Segel. Il gardera de cette époque
une influence très anglo-saxonne, que l’on
retrouve notamment dans le choix du mobilier du bar principal. Anecdote amusante:
en 1998, l’établissement devient le premier
hôtel non-fumeur d’Europe. Une décision
qui se révélera trop avant-gardiste. L’année
suivante, il fait marche arrière.
Racheté par son actuel propriétaire en
1998, l’hôtel 5 étoiles supérieur signe son
contrat de gestion avec Kempinski 5 ans
plus tard, puis rénove les chambres du
bâtiment principal, du fitness et des salles
de banquets. En 2009, un nouveau bâtiment est construit en contrebas de l’hôtel
historique. Le prix des chambres varie
aujourd’hui de 330 francs en basse saison
pour une Deluxe Room dans l’ancienne partie, plus classique, à 720 francs en haute
saison pour une Junior Suite Prestige dans
la nouvelle partie, à la décoration plus
moderne et internationale. Au total, l’hôtel compte 5 suites dans l’ancienne partie
et la Mirador Suite – et ses 266 m2 – dans
la nouvelle partie. Quant au spa, il s’étend
sur 1750 m2 et comprend notamment une
piscine, un centre de fitness, une salle de
repos et 12 salles de soins.
« La plupart de nos clients continuent de
venir de Suisse, note la responsable du
marketing Clara Schwander. Nous comptons également beaucoup de Français qui
viennent ici pour s’échapper le temps d’un
weekend par exemple. Sinon, nous recevons beaucoup d’Américains, de Russes et
de visiteurs du Moyen-Orient. Pour l’instant, la clientèle asiatique est peu nombreuse, mais ce segment progresse. » En ce
qui concerne les années à venir, aucun nouveau changement n’est à l’ordre du jour. La
direction continuera d’être assurée par le
couple Boutilly, en place depuis 2012.
William Türler
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
Mirador
Construit en 1904, l’hôtel Mirador était à l’origine destiné à soigner les malades nerveux.
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
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Aquatis – Epalinges
Aquatis : un complexe dédié
à l’eau douce
Situé à Epalinges, le centre
ludique et pédagogique ouvrira
2017.
Opérationnel depuis un an,
l’hôtel se déclare déjà satisfait
de sa fréquentation.
ses portes au printemps
Quentin Delohen,
directeur de l’hôtel Aquatis.
Un an après son ouverture, l’hôtel Aquatis
tire un bilan positif de sa fréquentation.
Les réservations en provenance de sociétés
venant effectuer des conférences et des
séminaires sur le site d’Epalinges vont bon
train. Restent encore les weekends à remplir
afin de combler le caractère encore fluctuant
des nuitées. Le parc aquatique et le vivarium,
qui ouvriront au printemps 2017, devraient
donner un sérieux coup de pouce pour cette
période de la semaine, en drainant un public
plus familial.
Une personne qui ne serait pas revenue à
Epalinges depuis longtemps ne reconnaîtrait
sans doute pas les lieux, tant la région s’est
densifiée au fil des ans. Non loin de l’hôtel
Aquatis se trouve notamment le Biopôle,
avec ses innombrables bureaux, agences
et laboratoires. Un dynamisme dans lequel
le complexe vaudois souhaite pleinement
s’intégrer.
Initialement, le projet est né au début des
années 2000, lorsque deux biologistes français, Morgane Labous et Frédéric Pitaval, et
un muséologue suisse, Michel Etter, ont eu
l’idée un peu folle d’implanter dans les hauteurs de Lausanne un aquarium d’eau douce.
Ils ont ensuite été soutenus par plusieurs
organisations scientifiques faîtières comme
10
l’Union internationale pour la conservaDelohen. La visite peut se réaliser en deux
heures, avec pour point de départ le glation de la nature (UICN) et la Convention
de Ramsar (une convention sur les zones
cier du Rhône et l’Amazonie à l’arrivée. »
humides d’importance internationale adopLe Vivarium de Lausanne est venu se greffer
au projet. Il occupera environ un quart de
tée par l’ONU), puis par le Groupe Grisoni et
la surface, contre trois quart pour l’aquapar la Groupe Boas, qui exploite le site.
« Cela faisait sens d’implanter le complexe
rium. « Il ne faudra pas s’attendre à des
ici, souligne le directeur de l’hôtel Quentin
bassins placés les uns à côté des autres
Delohen. A l’époque, on parlait
déjà du M2. L’idée consistait
notamment à réaliser un circuit
avec le Musée olympique d’un
côté et l’aquarium à l’autre extrémité. Le Pôle muséal est ensuite
venu s’ajouter à ce périple culturel, scientifique et de loisir. »
L’aquarium et le vivarium auront
à la fois une portée scientifique
et un aspect plus ludique. D’où
l’intérêt de l’hôtel trois étoiles
supérieur intégré au complexe.
La construction de l’établisseLes 143 chambres sont toutes décorées avec des
ment a nécessité environ un an.
tableaux évoquant l’univers de l’eau douce.
Il compte 143 chambres – toutes
décorées avec des tableaux et des
couleurs évoquant l’univers de l’eau douce –
munis d’une simple fiche explicative, pouret 8 salles de séminaires. Les prix, établis en
suit le directeur. Ce sera un vrai spectacle
fonction de la fréquentation, se répartissent
associant des aspects ludiques et pédagogisur une fourchette comprise entre 120 et
ques sur une thématique, l’eau douce et
200 francs. Quant à l’investissement total du
notamment son accès au sein des populacomplexe, conçu par le bureau lausannois
tions, qui sera un problème majeur du XXIe
Richter-Dahl Rocha & Associés architectes,
siècle. » A noter que des poissons ont déjà
il s’élève à environ 70 millions de francs,
été mis en quarantaine sur le site afin de
répartis plus ou moins à parts égales entre
permettre à certaines espèces de grandir
l’hôtel et l’aquarium.
tranquillement. Les autres animaux arriveront progressivement pour une ouverture
On trouvera au sein de l’aquarium des basdéfinitive prévue fin mars 2017.
sins, mais aussi une forêt tropicale. « Le
concept est de parler de l’eau douce à
­travers les cinq continents, résume Quentin
William Türler
L’établissement compte 8 salles de séminaires.
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
Le Brassus
Un nouvel Hôtel des Horlogers
au Brassus
Propriété d’Audemars Piguet,
l’établissement sera démoli cet
automne. Il sera remplacé par
un hôtel au design futuriste
disposant de plus de chambres.
Un nouvel hôtel devrait voir le jour dès
2018 au Brassus. Conçu en 1986, l’Hôtel
des Horlogers du fabricant de montres
Audemars Piguet, ne peut plus continuer à
être rénové afin de lui permettre de garder
ses quatre étoiles actuelles, standard qu’il est
seul à détenir à la vallée de Joux. Le nouvel
établissement devrait compter des chambres
et des suites plus nombreuses (soit passer
de 27 à une cinquantaine), plusieurs salons
pour les séminaires, un restaurant gastronomique, une brasserie, un bar, un restaurant
d’entreprise et un coin fondue.
L’hôtel actuel devrait fermer pour les
vacances horlogères de 2016. La démolition
est prévue en automne 2016, suivie de travaux préparatoires pour la construction du
nouvel hôtel. Des places de parc provisoires
sont envisagées, notamment sur le terrain de
la Manufacture des Forges. Un calendrier qui
devrait permettre de concentrer les travaux
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
Le nouvel hôtel devrait compter une cinquantaine de chambres, des salles de séminaires
et plusieurs restaurants.
sur deux ans en menant en parallèle les deux
gros chantiers d’Audemars Piguet : l’Hôtel
des Horlogers et la Maison des Fondateurs,
le musée de la maison horlogère. Durant les
travaux, une structure sera prévue pour les
repas, sans toutefois compenser l’intégralité
des services. A noter que le design futuriste
du nouvel hôtel est signé par le bureau BIG
de l’architecte danois Bjarke Ingels.
W.T.
11
Alpes vaudoises
Un nouveau départ pour l’hôtelrestaurant Lac Retaud
© Giovanni Antonelli
Voilà un havre de paix qui mérite largement
le détour. Situé à quelques kilomètres des
Diablerets, à une vingtaine de minutes à
pied du col du Pillon, l’hôtel-restaurant Lac
Retaud a rouvert ses portes en décembre
suite à 20 mois de travaux qui ont entièrement transformé la physionomie des lieux.
L’établissement, qui surplombe légèrement
le lac, bénéficie d’un cadre exceptionnel.
A l’intérieur, la décoration est à la fois intimiste, authentique, chaleureuse, épurée et
chic. Les matériaux sont nobles et naturels,
sans ostentation. « Il s’agissait de trouver la
bonne balance pour ne pas faire peur aux
gens, tout en marquant notre différence »,
souligne Gérard Bonvin, consultant en
design d’hôtels et de restaurants qui s’est
chargé de la rénovation.
Le restaurant compte 75 places intérieures
et 110 en terrasse. Les pierres sur les murs
proviennent de carrières de la région et les
sols sont en épicéa massif. La carte propose
des plats alpins, transalpins et raffinés. A
titre d’exemple, on trouve de la soupe aux
en alcôve donnant directement sur le lac.
Le lieu est ouvert du mercredi au dimanche
et il est accessible en voiture en dehors des
mois d’hiver. Outre les vendredis et samedis soirs, il ouvre les mercredis, jeudis et
dimanches soirs pour des réservations dès
14 personnes. L’établissement ferme de miavril à mi-mai, ainsi qu’en novembre. Pour
l’heure, les réservations vont bon train,
notamment les weekends. A moyen terme,
l’idée consiste bien sûr à développer les jours
de semaine, notamment en soirée.
Du côté de l’Office de tourisme des
Diablerets, on se montre très satisfait de la
réouverture de l’établissement. La responsable pour la station Myriam Pichard souligne que la décoration et les travaux correspondent aux attentes de la clientèle actuelle
pour du « traditionnel, authentique, mais
chic et soigné ». Elle relève, par ailleurs, que
l’ouverture annualisée et les chambres sont
un atout et une plus-value
bolets, de la salade de chèvre chaud avec
betterave et poire sauce citron, des raviolis
ricotta à la truffe, mais aussi du pot-au-feu,
de la saucisse à rôtir ou de la fondue moitiémoitié. Le tout à des prix abordables. « Il ne
faut pas oublier que notre clientèle se compose essentiellement de sportifs et de randonneurs », relève Gérard Bonvin. Beaucoup
proviennent des Diablerets, mais aussi de
Saanen, Rougemont ou Gstaad.
Ce projet de rénovation est né de la rencontre entre le propriétaire de lieux Didier
Kohli et Gérard Bonvin. Ce dernier a passé
plusieurs jours à étudier les plans et à les
redessiner à sa manière. La démolition a
commencé en mars 2014. Compte tenu de
l’emplacement du restaurant (le lac Retaud
est situé à 1700 mètres d’altitude), les travaux ne furent pas une mince affaire, notamment durant les mois d’hiver. On relèvera
que l’établissement existe depuis les années
1930. Il était alors la propriété de la
famille Spycher, basée à Aigle.
A l’étage, on trouve 6 chambres
(120 francs par nuit, petit déjeuner compris). Depuis peu, un wine
bar disposant d’une vingtaine de
places est proposé en annexe.
A noter que le restaurant, qui
emploie trois personnes en cuisine, deux en salle, ainsi que
quelques extras, dispose notamment de deux très jolies tables
Situé à une vingtaine de minutes à pied du col du Pillon, l’hôtel-restaurant Lac Retaud bénéficie d’un cadre naturel magnifique.
12
pour la région. « Nous
sommes persuadés que les tenanciers sauront conjuguer les attentes des randonneurs
en famille et celles des hôtes gourmets habitués à des tables étoilées », dit-elle.
Le caractère atypique de l’endroit doit
beaucoup au parcours personnel de Gérard
Bonvin. Pour se définir, ce dernier dit qu’il
réalise « des projets clés en main ». Son travail peut aussi bien consister à acheter de
la vaisselle qu’à créer de nouvelles sauces.
Auparavant, il a participé aux rénovations
de l’hôtel Beaulac à Neuchâtel, de l’Albana
Real à Zermatt et divers restaurants aux
Etats-Unis, en Inde et au Maroc. De formation frigoriste, il dispose d’une patente
d’hôtelier. Il a effectué une formation en
décoration à Los Angeles où il a notamment
travaillé durant 5 ans avec le célèbre photographe de mode Herb Ritts. Il a également
habillé des plateaux de cinéma et joué dans
diverses productions hollywoodiennes, telles
que Piège de cristal. Aujourd’hui, il dirige sa
propre agence, Creative Touch, à Lausanne.
William Türler
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
© Giovanni An
tonelli
Situé non loin des Diablerets,
l’établissement a rouvert ses
portes en décembre. Entièrement
rénové, il vise une clientèle de
randonneurs dans une atmosphère chic et authentique.
Divers
Un boutique-hôtel au cœur
de la campagne vaudoise
Situé à Saint-Livres, dans le district de
Morges, le Coq Chantant est l’un des rares
boutiques-hôtels en campagne à bénéficier de la certification design & lifestyle
hotels. Disposant d’une vue sur le lac et les
vignobles, ce Bed and Breakfast propose
4 chambres (3 suites junior et un loft) à la
décoration à la fois moderne et traditionnelle.
Construit en 2012 à l’emplacement de
l’ancien bistrot « La Croix Fédérale », il correspond aux normes Minergie (sans la ventilation contrôlée). Les murs des façades sont
en brique de terre cuite avec une isolation
périphérique en béton cellulaire allégé. Les
enduits sont à la chaux, les fenêtres en boismétal, les terrasses ont une structure métallique, les sols sont en mélèze et la toiture
dispose d’une isolation minérale avec un
complément en fibres de bois.
« Nous visons aussi bien les couples, que
les hommes ou les femmes d’affaires de
passage dans la région », souligne la créatrice, hôtesse et propriétaire Anna NeilRaduner. Près de 45% de la clientèle provient aujourd’hui de Suisse, notamment de
Suisse alémanique. La plupart reste un jour
et profite de la région pour faire une ran-
Le Coq Chantant est l’un des rares hébergements touristiques de Saint-Livres.
donnée, des dégustations de vins ou manger au restaurant La Toscane, situé au centre
du village. Les tarifs vont de 225 francs à
350 francs par nuit pour deux personnes.
A noter qu’outre un petit gîte rural, le Coq
Chantant est le seul hébergement touristique de Saint-Livres.
W. T.
Remise des certificats
[email protected]
Après deux ans d’absence, les cours reception
@hotelleriesuisse sont de retour dans une
version actualisée. Destinés aux personnes
souhaitant parfaire leurs compétences en
matière d’accueil, cette formation aborde
diverses thématiques telles que la gestion
des réservations, la facturation, le planning
des chambres, le e-marketing, la présence
sur les réseaux sociaux ou la gestion des
réclamations. La formation s’étale sur 2 à
3 mois et a lieu dans les bureaux de l’Association romande des hôteliers, ainsi qu’à
l’Ecole hôtelière de Lausanne.
Reconnu par l’ensemble de la branche, ce
certificat de formation continue pour le front
office décerné par hotelleriesuisse s’adresse
aux spécialistes en hôtellerie titulaires d’un
CFC, aux employés de commerce souhaitant
travailler à la réception, aux personnes travaillant dans l’hôtellerie souhaitant élargir
leurs compétences, aux personnes voulant
rependre une activité à la réception et aux
personnes issues d’un autre milieu profes-
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
sionnel. A noter qu’à l’issue de ce cours,
les participants reçoivent la certification de
Quality coach, reconnue par la FST.
Programme 2016 Cycle 1 du lundi 30 mai au samedi 4 juin
2016 – Module 1
du lundi 6 juin au samedi 25 juin
2016 – Module 2 (e-learning)
du lundi 27 juin au samedi 2 juillet
2016 – Module 3
Cycle 2 du lundi 26 septembre au samedi
1er octobre 2016 – Module 1
du lundi 3 octobre au samedi
29 octobre 2016 – Module 2
(e-learning)
du lundi 31 octobre au samedi
5 novembre 2016 – Module 3
Prix
CHF 2990 pour les non-membres
hotelleriesuisse
CHF 2290 pour les membres hotelleriesuisse
La remise des certificats 2015 a eu lieu
mardi 1er mars à l’hôtel Mirabeau de
Lausanne.
Le nombre d’heures de cours en classe
est d’environ 70 heures et 20 heures de
e-­learning.
Plus d’informations sur:
www.hotelformation.ch
13
Jura et Trois-Lacs
L’offre d’hébergement s’étoffe
© Suisse Tourisme
Si elle est globalement satisfaisante, l’offre d’hébergement
dans la région Jura et Trois-Lacs n’en présente pas
moins, ici et là, certaines lacunes. Jérôme Longaretti,
le nouveau directeur de la destination, constate
cependant que la situation s’améliore.
Des efforts seront encore consentis pour
l’étoffer et la stimuler.
Dans les villes, comme ici à Neuchâtel, l’offre d’hébergement est parfois insuffisante.
« Les choses bougent »
Le programme d’activité du nouveau directeur de la destination le conduira inévitablement à s’intéresser à l’offre d’hébergement.
Un des nerfs de la guerre. Comment une
destination pourrait-elle, en effet, prétendre
accueillir durablement ses hôtes si elle n’a
pas suffisamment de lieux pour les héberger.
« Globalement, cette offre est satisfaisante,
mais on remarque un certain manque de
capacités dans les villes et des excédents en
campagne », analyse Jérôme Longaretti.
La situation évolue toutefois. « Je constate
avec satisfaction que les choses bougent
depuis quelques années. Des hôteliers ont
investi pour adapter leur offre et un nombre
important de prestataires parahôteliers proposent désormais des hébergements de très
grande qualité », poursuit le nouveau directeur. Et de citer comme exemple l’agrandissement du Grand Hôtel Les Endroits à La
Chaux-de-Fonds et celui de l’Hôtel Beaulac à
Neuchâtel (cf. Infotellerie nos 83 et 84).
14
chaînes hôtelières, qui n’ont cependant pas
abouti. Parmi les mesures à prendre figurent
notamment l’élaboration d’une documentation présentant la région et l’intensification
des contacts avec les services cantonaux de
développement économiques.
Intéresser les investisseurs
Cela ne suffira pourtant pas pour satisfaire
la demande du tourisme d’affaires. « Les
entreprises internationales, basées en particulier sur l’axe Yverdon-les-Bains–Soleure,
aimeraient bien organiser davantage de
congrès et de séminaires dans notre région,
mais comme nous n’avons pas suffisamment
de grands hôtels pour les accueillir, elles ont
tendance à aller ailleurs», explique Jérôme
Longaretti, pour qui quelques nouveaux
hôtels de gamme supérieure (quatre étoiles
au moins) seraient les bienvenus.
L’organisation Jura et Trois-Lacs est, d’ailleurs, prête à apporter sa contribution
à l’amélioration de l’offre. « Nous allons
plancher sur les moyens d’encourager des
investisseurs à s’établir chez nous », déclare
Jérôme Longaretti. La destination a eu des
demandes dans ce sens, en particulier, de
Plus de communication
© Miroslaw Halaba
Officiellement en fonction depuis le début
de l’année, après avoir assuré une période
d’intérim de dix mois, le Neuchâtelois Jérôme
Longaretti, 36 ans, a pris à bras le corps les
dossiers qui sont posés sur son bureau de
directeur de la plateforme de marketing de
la région Jura et Trois-Lacs.
Durant ces derniers mois, il s’est particulièrement occupé de finaliser les contrats
de financement de l’organisation pour la
période 2016-2019. « Cela a pris énormément de temps », dit-il. Les documents sont
en phase de signature auprès des cantons et
des villes, à l’exception du canton de Soleure
où des discussions sont encore en cours. Le
budget portera ainsi sur un montant annuel
de 2,5 millions de francs.
Jérôme Longaretti prévoit d’autres mesures
en faveur du secteur de l’hébergement.
L’offre devrait faire l’objet d’une meilleure
communication. Comme la destination –
créée en 2011 – devait se faire connaître,
l’information au public s’est concentrée
jusqu’ici sur l’image. Dès cet été, elle sera
davantage orientée « produits », ce qui comprend l’hébergement. Il conviendra de mieux
positionner l’offre sur Internet afin de damer
un peu le pion aux grandes plateformes de
réservation internationales. « Nous aimerions
entamer une réflexion à ce sujet en collaboration avec les hôteliers », commente Jérôme
Longaretti.
Le nouveau directeur de Jura et Trois-Lacs
Marketing souhaite, enfin, instaurer un dialogue avec les restaurateurs sur le modèle
de ce qui se fait avec les hôteliers. Avec le
Neuchâtelois Matthias von Wyss qui les
représente au comité, ces derniers ont un
relai qui transmet leurs doléances et qui fait
d’utiles suggestions pour orienter l’activité
de la plateforme. Côté restaurateur, ce travail pourrait être assuré par Roland Chervet,
le patron de l’Hôtel Bel-Air, à Praz (FR), qui
s’est mis à fédérer les prestataires de ce secteur autour des objectifs de la destination.
Miroslaw Halaba
Jérôme Longaretti, directeur de Jura et
Trois-Lacs Marketing.
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
Fribourg
Le tourisme sous la loupe
Provenance des hôtes,
leur profil, leurs points
d’intérêt : depuis deux ans,
l’Observatoire fribourgeois
du tourisme récolte des
informations sur l’activité
touristique du canton de
© Suisse Tourisme
Fribourg. A terme et grâce
à la carte d’hôte lancée
au début de l’année, les
d
­ onnées pourront être
recueillies en temps réel.
L’activité touristique fribourgeoise, comme ici au Musée gruérien à Bulle, sera bientôt saisie en temps réel.
Connaître ses hôtes pour mieux les accueillir et
répondre à leurs besoins est le souhait de tout
professionnel du tourisme. L’Union fribourgeoise du tourisme (UFT) le sait, raison pour
laquelle elle a mis en place un observatoire
cantonal du tourisme. Cet instrument, dont
l’aménagement figure dans les « principes de
mise en œuvre de Vision 2030 » – la stratégie
de développement du touristique fribourgeois
– est en activité depuis janvier 2014.
Secondée par l’Observatoire valaisan du
tourisme et l’Institut tourisme de l’HES-SO
Valais, qui lui fournissent notamment les
tableaux de présentation des données de
l’Office fédéral de la statistique (OFS), l’UFT
récolte depuis deux ans diverses informations statistiques sur les visiteurs du canton.
Il y a, bien sûr, les données mensuelles sur
les nuitées hôtelières transmises par l’OFS,
mais aussi celles figurant sur les fiches de
police et celles provenant des offices du tourisme. Des informations relatives à l’activité
parahôtelière atterrissent également dans la
base de données.
Diverses sources de données
« Les bureaux d’accueil nous fournissent des
informations sur la provenance des hôtes,
leur catégorie d’âge, le motif du séjour –
affaires ou loisirs –, le moyen utilisé pour
Infotellerie – Mars 2016 – No 85
contacter l’office – courriel, téléphone, visite
au guichet. Les fiches de police permettent
d’affiner le profil des visiteurs », explique
Mélanie Beuret, coordinatrice des activités
de l’observatoire. Le bureau d’encaissement
de la taxe de séjour, quant à lui, est utile
pour alimenter la banque de données en
informations liées à la parahôtellerie comme
la langue parlée par les hôtes ou le type de
clientèle (famille, groupe, individuelle).
Bien qu’elle n’ait pas encore atteint sa taille
idéale, la banque de données est déjà utile
aux responsables touristiques. « Nous établissons en partie le plan de marketing 2016
sur la base des informations de l’observatoire », indique Thomas Steiner, directeur
de l’UFT. Les offices du tourisme demandent
régulièrement des relevés statistiques pour
leur région. D’autre part, les chiffres relevés
automatiquement, comme le nombre de
nuitées, figurent dans un tableau de bord
présenté sur le site de l’UFT.
Des relevés en temps réel
L’observatoire ne donnera toutefois la
pleine mesure de ses moyens que lorsqu’il
tirera pleinement parti des informations
fournie par la carte d’hôte lancée en janvier (Infotellerie no 84). Remise à toute personne qui s’acquitte de la taxe de séjour,
cette carte propose divers avantages auprès
de 35 prestataires touristiques du canton.
Elle se présente sous la forme d’un bracelet
électronique, numéroté, qui enregistre – de
manière anonyme, insiste Thomas Steiner –
le pays de provenance de l’hôte et le code
postal, la durée et le motif du séjour, ainsi
que le type d’hébergement (hôtellerie ou
parahôtellerie). Ce bracelet, unique en
Suisse, donne aussi de précieuses informations sur les flux touristiques, puisqu’il saisit
le lieu où le détenteur du bracelet utilise les
avantages proposés par la carte d’hôte.
« Nous disposerons ainsi d’une base de
données en temps réel qui nous permettra notamment de remplacer les fiches de
police », explique Thomas Steiner. Il est également prévu de publier une lettre d’information contenant des données qualitatives
et des analyses. « D’ici deux ou trois ans,
l’observatoire deviendra un centre de prestations statistiques et d’analyses à la disposition des régions touristiques », souligne
encore le directeur de Fribourg Région. Le
coût de fonctionnement de l’observatoire
est couvert par le budget de l’UFT, alors
que les éventuels projets ponctuels pourront
l’être par des fonds de la nouvelle politique
régionale.
Miroslaw Halaba
15
© Chaplin's World™ © Bubbles Incorporated SA
En bref – Agenda
Arvinis : 150 exposants attendus
Du 13 au 18 avril, Morges accueille
une nouvelle édition d’Arvinis, le Salon
des vins du monde. 150 exposants et
plus de 20 000 visiteurs sont attendus.
L’événement donne accès à 2500 vins
suisses et internationaux servis par leurs
producteurs et représentants. Située dans
les Halles CFF de Morges sur une surface
de 4600 m2, la manifestation propose
divers ateliers et concours de dégustation, notamment des vins de la région. Du
mercredi 13 avril au vendredi 15 avril, les
portes sont ouvertes au public de 16 h à 22 h (samedi 16 avril : 11 h-22 h, dimanche 17 avril :
11 h-20 h). Le prix d’entrée est de 30 francs.
Caves ouvertes ­vaudoises :
à la découverte des crus de la région
Durant le week-end de Pentecôte, les 14 et 15 mai, 300 vignerons dans les six régions viticoles vaudoises ouvrent leurs portes aux amateurs de vins et aux curieux désireux de découvrir
ou d’acheter de nouveaux crus. Toutes
les régions viticoles du canton prennent
part à la manifestation : La Côte, Lavaux,
le Chablais, Bonvillars, les Côtes de l’Orbe
et Vully. Un passeport de 15 francs, pouvant être acheté auprès de la première
cave participante visitée, permet de profiter de dégustations de vins et de produits
du terroir, ainsi que de diverses animations et des transports organisés depuis
les principales gares du canton.
16
Dépôt en nombre
Après plus de 15 ans d’efforts, Chaplin’s World ouvrira ses portes le dimanche 17 avril. Ce
parc de divertissement culturel retraçant la vie et l’œuvre de Charlie Chaplin souhaite immerger le visiteur dans l’univers du célèbre artiste britannique. Basé à Corsier-sur-Vevey, dans la
demeure où le comédien, réalisateur, scénariste et compositeur a vécu les 25 dernières années
de sa vie, il se divise en quatre parties distinctes. Un studio, dédié à l’œuvre de Chaplin reproduisant notamment différentes scènes cultes de ses films. Le manoir, qui plonge le visiteur
au cœur de la vie de l’artiste au sein de la résidence familiale. Un parc intégré au parcours de
visite et un café-restaurant thématisé. Le musée sera ouvert au public tous les jours, de 10 h
à 18 h (tarifs : 23 francs adulte, 17 francs enfant).
P.P.
1000 LAUSANNE 1
Musée Chaplin : ouverture le 17 avril
Agenda
Quelques rendez-vous importants pour
le secteur touristique
Du 1er avril au 15 mai
Fête de la Tulipe
Morges
www.morges-tourisme.ch
Du 8 au 16 avril
Cully Jazz Festival
www.cullyjazz.ch
Du 15 au 23 avril
Visions du Réel
Nyon
www.visionsdureel.ch
24 avril
SlowUp
Lac de Morat
www.slowup-lacdemorat.ch
22 mai
Foire Senteurs et Saveurs
Orbe
www.orbe-tourisme.ch
Du 1er au 5 juin
Caribana Festival
Crans-près-Céligny
www.caribana-festival.ch
Infotellerie – Mars 2016 – No 85

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