sad face | happy face une trilogie

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sad face | happy face une trilogie
SAD FACE | HAPPY FACE
UNE TRILOGIE
TROIS HISTOIRES SUR LA CONDITION HUMAINE
TEXTE, MISE EN SCÈNE ET SCÉNOGRAPHIE
JAN LAUWERS
THÉÂTRE-DANSE
mercredi 11, jeudi 12, vendredi 13 mai à 20:30
maison de la culture, salle Jean-Cocteau
réservation au 0473.290.814
www.lacomediedeclermont.com
CONTACT PRESSE Céline Gaubert – t. 0473.170.183
[email protected]
2 — Sad Face | Happy Face, une trilogie
Jan Lauwers est en train de créer une
mythologie bien à lui.[…]Il semble détenir
le monopole de ces histoires passablement
surréalistes, voire même parfois absurdes,
qui se déploient en fables modernes.[…]
Les trois pièces de la Snakesong Trilogy
étaient placées sous le signe d’un sombre
et fatal cocktail de pouvoir, de désir et de
voyeurisme. Dix ans plus tard, le regard de
Lauwers sur les gens s’est modifié. Il voit
toujours leur chaos, leur impuissance, leur
lutte désespérée avec le désir et la mort, mais
dans des nuances moins sombres. Il regarde
les gens avec moins de cynisme et plus de
compassion, de façon moins ironique et plus
empathique. […] Jan Lauwers ne se tient plus
en marge de l’existence comme un observateur
voyeuriste, mais avec Sad Face | Happy Face,
il s’aventure au beau milieu de la tempête
émotionnelle qui a nom l’homme.
Erwin Jans, dramaturge et essayiste
Sad Face | Happy Face, une trilogie — 3
SAD FACE | HAPPY FACE
UNE TRILOGIE
7
LA CHAMBRE D’ISABELLA
mercredi 11 mai à 20:30
durée 2 heures
LE BAZAR DU HOMARD
jeudi 12 mai à 20:30
durée 1 heure 30
LA MAISON DES CERFS
vendredi 13 mai à 20:30
durée 2 heures
maison de la culture, salle Jean-Cocteau
4 — Sad Face | Happy Face, une trilogie
TROIS HISTOIRES SUR
LA CONDITION HUMAINE
PAR JAN LAUWERS
L’art, au fond, parle de l’homme et
de l’humanité, et toute expression
artistique de qualité est un autoportrait
de l’observateur. « On voit ce qu’on a
appris ». Dans le théâtre de qualité, il
arrive des choses qui sont impossibles
dans l’art vidéo, le cinéma ou l’art
plastique. Le théâtre en tant que
médium a le lien le plus direct avec
«la condition humaine» dans le sens
où il est représenté par des gens et
pour des gens. Il est nécessaire de
rechercher cette humanité afin que
le théâtre puisse se redéfinir pour
pouvoir survivre. C’est pourquoi il
est nécessaire de raconter de nouvelles
histoires.
Les trois parties de Sad Face | Happy
Face traitent chacune une autre façon
de raconter. La première partie, La
Chambre d’Isabella est une réflexion
sur le passé, et c’est le texte le plus
linéaire que j’aie jamais écrit. Cette
linéarité, j’en avais besoin, car ce texte
m’avait été inspiré par un événement
très personnel : le décès de mon père.
La vie d’Isabella s’étend presque sur
l’entièreté du vingtième siècle : de
la Première et la Seconde Guerre
mondiale, Hiroshima, le colonialisme,
en passant par le développement de
l’art contemporain, avec Joyce, Picasso
et Huelsenbeck, les voyages sur la lune,
Ziggy Stardust de David Bowie, jusqu’à
la famine en Afrique et au Vlaams
Blok [un parti politique d’extrêmedroite] à Anvers.
La deuxième partie, Le Bazar
du homard, parle du futur et est
construite comme un rêve ou comme
un cauchemar, si on veut. Dans un
rêve, le temps, l’espace et le lieu
sont interchangeables, et dans l’art,
le début n’est pas nécessairement le
début et il n’est pas évident qu’il y ait
une fin.
Le Bazar du homard relate l’histoire
d’Axel et Theresa. Leur fils Jef a perdu
la vie sur la plage, à la suite d’un
incident stupide. Le chagrin d’Axel
et de Theresa les ronge et lorsqu’il
s’avère qu’aucune thérapie n’apporte
de soulagement, Axel décide un jour
de s’enfoncer dans la mer. Il enfile
son plus beau complet et va manger
une dernière fois dans son restaurant
préféré, Le Bazar du homard. Mais le
garçon qui le sert trébuche et le homard
à la sauce armoricaine atterrit sur le
costume blanc d’Axel. Dans la fraction
Sad Face | Happy Face, une trilogie — 5
de seconde pendant laquelle Axel voit
arriver la sauce sur son pantalon blanc,
tout le rituel qu’il a soigneusement
élaboré s’effondre et sa vie semble lui
exploser au visage.
La troisième partie, La Maison des
cerfs, c’est le présent. Le présent –
et c’est là qu’on touche à l’essence
même du théâtre – peut se concevoir
de deux façons : le présent du monde
qui nous entoure : j’entends par là le
mondedans sa grande signification
politique et historique, et le présent
du monde que nous percevons
en regardant quelqu’un qui fait
quelque chose et qui sait qu’on le
regarde. Le médium théâtral et la
réalité des comédiens au moment de
l’événement. Le théâtre de qualité se
soucie toujours de la recherche de la
réalité du médium en luimême.
Les événements périphériques, parfois
tragiques, qui se déroulent dans
l’intimité de NC ont inspiré l’écriture
de La Maison des cerfs. Au moment
où nous étions en tournée quelque
part en France, l’une des danseuses,
Tijen Lawton, a appris que son frère,
le journaliste Kerem Lawton, avait
été tué au Kosovo. La mort tragique
de Lawton est le point de départ d’un
texte sur un groupe de gens de théâtre
confrontés de façon de plus en plus
directe à la dure réalité du monde
qu’ils sillonnent. Tout est politique,
mais l’art n’est pas tout. L’art tombe
toujours entre les plis de l’histoire, est
inutile et n’influence pas le moindre
événement, et c’est là que réside sa
mystérieuse nécessité.
C’est un spectacle qui vous suit,
au-delà de sa fin, comme une ombre
blanche, et vous porte à travers les
rues, la nuit. C’est La Chambre
d’Isabella, de Jan Lauwers, qui
s’ouvre et se clôt par une chanson :
« We just go on », une chanson que
vous n’oubliez pas parce que ceux
qui vous l’ont chantée l’ont fait en
souriant, pour donner une légèreté
nécessaire à ce qui va au-delà de la
fin : au-delà de la mort.
Brigitte Salino, Le Monde
Le Bazar du homard est un
cauchemar dans lequel on peut
se perdre. C’est une métaphore
du désespoir et du chagrin
profondément humains et ravageurs,
mais aussi de la beauté de l’homme.
Une hallucination qui fuit la réalité,
une recherche de la sécurité humaine,
une quête de l’objet du désir. Une
image mélancolique, qui essaie de
perdurer dans toute sa beauté.
Sigrid Bousset et Elke Janssens
Tant que nous racontons, nous ne
mourrons pas. L’espace d’un instant,
l’histoire, le récit, peuvent suspendre
le vol de la flèche du temps.[…] Les
«contes de fées» que Lauwers raconte
à travers ses pièces parlent des morts
qui ne sont jamais tout à fait morts
et qui ne cessent de revenir.
Erwin Jans, à propos de La Maison
des cerfs
6 — La Chambre d’Isabella
LA CHAMBRE D’ISABELLA
Premier volet de la trilogie Sad Face | Happy Face,
La Chambre d’Isabella est devenue, depuis sa
création en 2004, une pièce culte. Le metteur en
scène lui-même, Jan Lauwers, ouvre le spectacle :
cette œuvre est née peu après la mort de son
père, anthropologue amateur qui a rassemblé une
prodigieuse collection d’objets ethnologiques. Sur
scène, entourée de ces objets, tel un invraisemblable
cabinet de curiosités, Isabella, âgée de quatre-vingt
quatorze ans et aveugle, nous raconte une histoire de
la passion humaine : sa vie, tumultueuse et fantasque
au cœur des tragédies du XXe siècle, et les êtres
chers qui l’ont peuplée. C’est ce cortège d’amours
et de morts, ce désir fou et assumé de ne pas en
finir quand l’Histoire, elle, a commencé de sombrer
avec Hiroshima, cette jouissance sans fard, que nous
voyons sur le plateau, portés par huit acteurs, tout à
la fois danseurs et chanteurs, autour de la fabuleuse
Viviane De Muynck, comédienne hors du commun
osant toutes les outrances. Dans une tragi-comédie
musicale épique et d’une folle exubérance, ils jouent
et chantent leurs propres compositions, transmettant
comme rarement l’énergie d’une joie irrépressible.
La Chambre d’Isabella — 7
7
texte Jan Lauwers
excepté Le Monologue du menteur, écrit par Anneke Bonnema
avec
Jan Lauwers
Viviane De Muynck Isabella
Anneke Bonnema Anna
Benoît Gob Arthur
Hans Petter Dahl Alexander
Maarten Seghers Frank
Julien Faure Le Prince du Désert
Yumiko Funaya (remplace Louise Peterhoff) Sister Joy
Tijen Lawton/Sung-Im Her Sister Bad
Misha Downey (remplace Ludde Hagberg) Narrateur
musique Hans Petter Dahl, Maarten Seghers
paroles Jan Lauwers, Anneke Bonnema
danse Julien Faure, Ludde Hagberg, Tijen Lawton, Louise Peterhoff
costumes Lemm&Barkey
scénographie Jan Lauwers
éclairages Jan Lauwers, Ken Hioco
concept son Dré Schneider
directeur de production Luc Galle
sur-titrage Elke Janssens
traduction française Monique Nagielkopf, Olivier Taymans
traduction anglaise Gregory Ball
conseillère langue française Anny Czupper
conseillère langue anglaise Marty Sparks
technique de la production Lieven De Meyere
stagiaires technique Jelle Moerman, Dorus Daneels
introduction dramaturgique Erwin Jans
photographie Eveline Vanassche, Maarten Vanden Abeele
production Needcompany
coproduction Festival d’Avignon, Théâtre de la Ville (Paris), Théâtre Garonne (Toulouse), La Rose des Vents (Scène Nationale de Villeneuve d’Ascq), Brooklyn Academy of
Music (New York), welt in basel theaterfestival.
avec la collaboration du Kaaitheater (Bruxelles).
avec le soutien des autorités flamandes.
8 — Le Bazar du homard
LE BAZAR DU HOMARD
« Que signifie un homard ? ». Cette question absurde
et pourtant cruciale dans le texte de Jan Lauwers
donne le ton du deuxième volet de la trilogie Sad
Face | Happy Face. Dans un monde instable, où
l’excitation et la violence le disputent à l’ennui,
Axel et sa femme Theresa viennent de perdre leur
fils. Face à cet anéantissement insondable, Axel
décide de faire ses adieux à la vie. Il met son plus
beau costume et se rend pour une dégustation dans
son restaurant préféré, Le Bazar du homard. Mais
le serveur trébuche et le homard à l’armoricaine
atterrit sur le costume blanc d’Axel. Celui-ci voit son
rituel s’évaporer et sa vie entière lui sauter au visage.
Le drame se transfigure en épopée délirante, dans
un tourbillon de chants et de danses. Huit superbes
interprètes, aux costumes aussi étranges, drôles que
raffinés, célèbrent la polyphonie de la vie dans un
dédale de situations, éclatées entre rêve et réalité. Si
Jan Lauwers pose la question de l’humanité et de la
déshumanisation, à travers les tourments d’un XXIe
siècle embrasé où chacun peine à se définir, c’est en
plaidant en faveur de la beauté et de l’imprévisible,
de la bouleversante légèreté de la vie.
Le Bazar du homard — 9
7
texte, mise en scène et scénographie Jan Lauwers
avec
Hans Petter Dahl Axel, généticien
Grace Ellen Barkey Theresa, femme d’Axel
Tijen Lawton/Yumiko Funaya Jef, fils d’Axel et de Theresa
Anneke Bonnema Catherine, psychiatre
Benoît Gob Vladimir, chauffeur de camion/Sir John Ernest Saint James,
premier ours cloné
Inge Van Bruystegem Nasty, une jeune fille
Julien Faure Mo, homme caméléon
Maarten Seghers Salman, premier clone humain
musique Hans Petter Dahl, Maarten Seghers
costumes Lot Lemm
éclairages Ken Hioco
concept son Dré Schneider
directeur de production Luc Galle
Vidéo C-Song Variations
photographie Maarten van der Put, Bart Baele
montage Nico Leunen
son Senjan Jansen/Senstudio
musique Rombout Willems
assistance à la mise en scène et surtitrage Elke Janssens
traduction française Monique Nagielkopf
traduction anglaise Gregory Ball
rédaction texte et traduction Sigrid Bousset
conseillère langue française Anny Czupper
conseillère langue anglaise Louise Chamberlain
stage Eva Blaute
assistance costume Lieve Meeussen
technique Ken Hioco
photographie Eveline Vanassche, Maarten Vanden Abeele
production Needcompany
coproduction Festival d’Avignon, Théâtre de la Ville (Paris), Théâtre Garonne
(Toulouse), PACT Zollverein (Essen), Cankarjev Dom (Ljubljana), La Rose des Vents
(scène nationale de Villeneuve d’Ascq), Festival Octobre en Normandie, La Filature
(scène nationale de Mulhouse), du Kaaitheater (Bruxelles), deSingel (Anvers).
avec le soutien des autorités flamandes.
avec le soutien du programme Culture 2000 de l’Union européenne.
10 — La Maison des cerfs
LA MAISON DES CERFS
À l’image du cerf – emblème de la Needcompany
– c’est avec grâce, beauté et puissance que Jan
Lauwers a imaginé le dernier volet du triptyque Sad
Face | Happy Face. La Maison des cerfs s’inscrit dans le
quotidien de la troupe en train de répéter : tensions,
réconciliations, complicités, discussions... Jusqu’au
jour où l’une des danseuses apprend la disparition
de son frère, photoreporter tué au Kosovo. De là
s’engouffre la fureur d’un monde en guerre. De là
naissent des instants d’émotions imprévisibles. Ce
théâtre du collectif ne se fige jamais : il relie le chagrin
universel et l’intime détresse, confronte le poétique
et le trivial, mêle sans tabou le réel – aux prises avec
une actualité cruelle et saisissante – et le surnaturel
d’une fable aux allures de conte de fées. Sur une
scène jonchée de cerfs en caoutchouc et transfigurée
en un spectaculaire bestiaire mythologique, cette
tribu de onze comédiens est rassemblée autour de
Viviane De Muynck, souveraine matriarche. Avec
une étonnante douceur ponctuée de refrains, de
mélodies et de fulgurances dansées, ils dressent avec
cette ultime pièce un monument à l’amour où le
fracas du dehors devient suprême onde de vie.
La Maison des cerfs — 11
7
texte, mise en scène et images Jan Lauwers
avec
Grace Ellen Barkey, Anneke Bonnema, Hans Petter Dahl, Viviane De Muynck,
Misha Downey, Julien Faure, Yumiko Funaya, Benoît Gob,
Tijen Lawton/Eléonore Valère, Maarten Seghers, Inge Van Bruystegem
musique Hans Petter Dahl, Maarten Seghers
rxcepté « Song for the deer house », écrit par Jan Lauwers
costumes Lot Lemm
scénographie Jan Lauwers
éclairages Ken Hioco, Koen Raes
concept son Dré Schneider
directeur de production Luc Galle
technique Luc Galle, Ken Hioco
assistance technique Elke Van der Kelen, Lise Lendais
assistance costumes Lieve Meeussen, Lise Lendais
oreilles Denise Catsermans
réalisation des décors De Muur, Needcompany
conseils sur les cerfs Dirk Claesen (Zephyr)
assistance à la mise en scène et surtitrage Elke Janssens
traduction française Olivier Taymans
traduction anglaise Gregory Ball
conseillère langue française Anny Czupper
conseillère langue anglaise Louise Chamberlain
introduction dramaturgique Erwin Jans
photographie Maarten Vanden Abeele
production Needcompany et Festival de Salzbourg
coproduction Schauspielhaus Zurich, PACT Zollverein (Essen)
avec la collaboration de deSingel (Anvers) et du Kaaitheater (Bruxelles).
avec le soutien des autorités flamandes
12 — Sad Face | Happy Face, une trilogie
BIOGRAPHIES
JAN LAUWERS & NEEDCOMPANY
Il est à la fois chorégraphe, dramaturge, écrivain, plasticien et cinéaste.
Jan Lauwers est l’un des artistes les
plus inclassables de ces dernières années. Inscrit dans le mouvement de
renouveau radical au début des années
80 en Flandre, il est désormais une figure sur la scène internationale. Pour
répondre à son désir de troupe – « I
need company » – le créateur flamand
réunit en 1986 à Bruxelles un ensemble
de performeurs de toutes nationalités
et fonde avec Grace Ellen Barkey la
Needcompany. Avec deux trilogies,
Snakesong, créée au milieu des années
90, et Sad Face | Happy Face entamée
plus de dix ans plus tard, il fait ainsi
connaître sa très singulière fabrique
théâtrale, pionnière dans l’art de mêler
texte, danse, musique et images. S’il
conçoit ses mises en scène d’abord en
plasticien, ce « narrateur par nécessité »,
comme il se définit volontiers, s’affirme
comme un auteur rare, précis, extravagant. Nourris des défaillances du
monde, ses textes évoluent sur les nerfs
de notre époque, tendus et crispés par
le doute et l’incertitude. Jan Lauwers a
atteint au fil des ans une « insoutenable
légèreté » : la légèreté d’évoquer l’insoutenable, de capturer la pesanteur de
l’existence dans l’éphémère d’un moment théâtral, teinté d’une douceur
grave comme d’une drôlerie absurde,
franche et déconcertante. En un mélange remarquable de profondeur et
de banalité, d’émotions et de distance
intellectuelle, de conflits intimes et
d’événements universels, s’impose avec
élégance une conscience passionnée de
la finitude humaine.
Exacerbé par un jeu transparent, éclaté et décentré, fait d’adresses au public, de ruptures de tons allègres, ce
« théâtre de friction » hautement indisciplinaire, porté par l’énergie et l’intensité des paroles, des corps, des mouvements et des chants, met à l’œuvre une
dynamique généreuse et entière, absolument contagieuse.
ARTS VISUELS ET CINéÉMA
S’il est principalement connu pour ses
œuvres théâtrales, Jan Lauwers mène
de nombreux projets dans d’autres domaines.
Ses œuvres plastiques ont une existence
autonome, mais elles sont soutenues
Sad Face | Happy Face, une trilogie — 13
par Needcompany dès que les mondes
plastique et théâtral de Jan Lauwers
se rejoignent. Les Déconstructions, par
exemple, sont composées à partir des
débris des musées. Ces installations
muséales avaient déjà été présentées au
BOZAR (Bruxelles) et à la Haus der
Kunst (Munich) en 2007 et l’ensemble
NC y a exécuté une performance marathon de six heures où se retrouvait
rassemblé tout l’univers mental de Jan
Lauwers.
Ces vingt dernières années, Jan Lauwers
a réalisé plusieurs projets cinéma et vidéo, dont les courts métrages From
Alexandria (1988), Sampled Images
(2000), C-Song (2003) et C-Song
Variations (2007). En été 2001,
Lauwers a tourné son premier long
métrage, Goldfish Game (2002). Il a
également collaboré avec Hans Petter
Dahl et Benoît Gob à la réalisation du
court métrage Rakvere (2004).
Depuis vingt-cinq ans, Needcompany propose, sous la direction de
Jan Lauwers et Grace Ellen Barkey,
un théâtre d’avant-garde d’un niveau
mondial. Afin de clarifier leur processus
de travail, ils présentent chaque année
un Needlapb : un soir exceptionnelle à
laquelle est invité un nombre restreint
de spectateurs. Un Needlapb est « un
espace ouvert de réflexion d’une liberté illimitée ». Une occasion unique
de jeter un coup d’œil sur le processus
de création. Au printemps 2010, pour
sa première création en tant qu’artiste
en résidence au Burgtheater à Vienne,
Jan Lauwers a écrit L’Art du divertissement, un nouveau texte de théâtre,
auquel est consacré Needlapb 17.
MUSIQUE
Après l’arrivée de Hans Petter Dahl
et de Maarten Seghers au sein de
Needcompany, la production et l’interprétation de musiques originales est
devenue une forme d’art autonome,
explorée et exercée au quotidien, en
dehors des représentations.
En tant que compositeurs et performeurs, Hans Petter Dahl et Maarten
Seghers travaillent ensemble pour les
productions théâtrales de Jan Lauwers
depuis Images of Affection (2002). Avec
des apports musicaux de Jan Lauwers,
des textes de ce dernier et d’Anneke
Bonnema, Hans Petter Dahl et Maarten
Seghers ont composé des musiques
originales pour plusieurs spectacles et
de nombreuses performances uniques.
Isabella’s Remix et SAD FACE | HAPPY
14 — Sad Face | Happy Face, une trilogie
FACE sont deux CD qui témoignent de
leur collaboration.
Hans Petter Dahl crée par ailleurs ses
propres œuvres théâtrales avec Anna
Sophia Bonnema sous le nom de
MaisonDahlBonnema. Leur dernier
spectacle est l’opéra pop The Ballad of
Ricky and Ronny.
Parallèlement, Maarten Seghers crée
de la musique, des performances et
des images avec OHNO COOPERATION, un sous-groupe au sein de
Needcompany, créé avec Jan Lauwers
en 2006. Depuis 2002, il a composé
les musiques de trois spectacles de
danse de Grace Ellen Barkey, qui sont
rassemblées sur l’EP Tracks to the world
of Grace Ellen Barkey.
GRACE ELLEN BARKEY
Grace Ellen Barkey, qui a fondé
Needcompany avec Jan Lauwers en
1986, est une performeuse et chorégraphe confirmée. Depuis 1992, elle
réalise ses propres productions au sein
de Needcompany. Son travail se situe
au croisement entre le théâtre, la danse,
la performance et l’art plastique.
Depuis Few Things (2000) est née une
collaboration de plus en plus étroite avec
Lot Lemm, qui a mené à l’introduction
de Lemm&Barkey, label sous lequel
elles ont déjà réalisé plusieurs projets: les
costumes pour La Chambre d’Isabella
(2004), les concepts, décors et costumes
de Chunking et The Porcelain Project.
En 2007, elles ont créé une installation
muséale en porcelaine à l’occasion du
spectacle The Porcelain Project. Cette
installation a été exposée dans divers
musées, dont le BOZAR (Bruxelles) et
le musée Benaki (Athènes).
VIVIANE DE MUYNCK
Viviane De Muynck a étudié le théâtre
au conservatoire de Bruxelles, où elle
fut l’élève de Jan Decorte. À partir de
1980, elle a été membre du collectif
Mannen van den Dam. En 1987, elle
a obtenu le « Théo d’Or » pour son
interprétation de Martha dans Who’s
afraid of Virginia Woolf ?, dans une
mise en scène de Sam Bogaerts, avec la
compagnie De Witte Kraai.
Viviane De Muynck apparaît régulièrement dans des films et téléfilms. Deux
de ses grands rôles au cinéma furent
Vincent et Théo (Robert Altman) et
The Crossing (Nora Hoppe). Elle a été
nominée à deux reprises pour le Veau
Sad Face | Happy Face, une trilogie — 15
d’or au festival du film d’Utrecht.
Viviane De Muynck est de plus très demandée à l’étranger en tant qu’enseignante dans des formations et ateliers
de théâtre. En outre, elle s’est lancée
dans la mise en scène en Allemagne.
Au Deutsches Schauspielhaus à Hambourg, elle a créé en 2000 Die Vagina Monologe, une coproduction avec
Needcompany, et As I Lay Dying (2003)
– une adaptation de William Faulkner.
Depuis l’opéra Orfeo, elle joue régu­
lièrement avec Needcompany dans les
productions de Jan Lauwers.
Ces dernières années, elle a joué dans
The Snakesong Trilogy, Needcompany’s
Macbeth (1996), Caligula (1997), Morning
Song (1999), DeaDDogsDon´tDance/
Djames Djoyce DeaD (2000), Goldfish
Game (2002), No Comment (2003), La
Poursuite du vent (2006), La Chambre
d’Isabella (2004) et La Maison des cerfs
(2008). Pour DeaDDogsDon´tDance/
DjamesDjoyceDeaD, elle a écrit le texte
avec Jan Lauwers. Elle a également signé
l’adaptation du texte La Poursuite du
vent, d’après le livre éponyme de Claire
Goll. En 2006, elle a obtenu le Prix de la
Communauté Flamande dans la catégorie
arts de la scène.
16 — Sad Face | Happy Face, une trilogie
POUR PROLONGER LA SOIRÉE
Bibliographie sélective, à
emprunter dans les bibliothèques et
médiathèques. Informations pratiques
sur les sites des bibliothèques de
Clermont-communauté :
bibliothequesclermontcommunaute.net
et de la Bibliothèque communautaire
et interuniversitaire de Clermont:
bciu.univ-bpclermont.fr
• La Chambre d’Isabella suivi de
Le Bazar du homard, Jan Lauwers,
Paris - Actes Sud-papiers, 2006
médiathèque de Jaude
• L’Énervement, Jan Lauwers, Paris –
Actes Sud, 2007
médiathèque de Jaude
• La Maison des cerfs, Jan Lauwers,
Paris – Actes Sud-papiers, 2009
médiatèque de Jaude
• C-Song, Jan Lauwers, Belgique,
2003, 10’20
Court métrage expérimental
centre de documentation La Jetée
et en librairie
No beauty for me there where
human life is rare. On Jan Lauwers’
theatre work with Needcompany,
Christel Stalpaert, Sigrid Bousset et
Frederik Le Roy, Amsterdam- Academia Press et IT&FB, Gand, 2007
(en anglais)
LES SPECTACLES À VENIR
L’IMMÉDIAT
de Camille Boitel
jeudi 19, vendredi 20
et samedi 21 mai à 20:30
maison de la culture
ABONNEMENTS POUR
LA SAISON 2011-2012
Dans un contexte actuel
particulièrement difficile à
l’égard de la création et de la
défense de la culture, la Comédie
a décidé de supprimer les soirées
de présentation de saison.
Pour vous tenir informés de la
prochaine programmation :
• 16 juin, conférence de presse
aux médias régionaux.
• 17 et 18 juin, présentation de
la saison en petits groupes par
Jean-Marc Grangier.
• 20 juin, ouverture des
abonnements sur internet, par
correspondance et à la maison
de la culture
vous vous pourrez voir une
courte présentation de la saison
en vidéo, et nous serons présents
comme chaque année pour
vous conseiller. Renseignements
auprès de Céline Gaubert.
direction Jean-Marc Grangier
www.lacomediedeclermont.com
rue Abbé-de-l’Épée
63000 Clermont-Ferrand
t : 0473.170.180 /
f : 0473.170.196
Licence diffuseur n° 146287, Siret 41389314000017, APE 9001Z
EN ÉCHO
ITINÉRANCE EN AUVERGNE
L’Opéra du dragon, dernière création
de Johanny Bert, metteur en scène associé
à la Comédie, reprend son aventure nomade dans
les communes et communautés de communes de
la région.
du 17 au 19 mai à 20:45
salle polyvalente de Naucelle (15)
en partenariat avec le Théâtre d’Aurillac
réservation au 0471.45.46.04
jeudi 26 mai à 20:30
salle Le Tremplin
ville de Beaumont (63)
réservation au 0473.15.15.90
Autour du spectacle
• l’exposition de Jean-Louis Fernandez, photographe associé à la Comédie depuis 2002 retrace
les coulisses et accompagne le spectacle sur les
lieux de la tournée.
• Les Boîtes à dragon, conçues par l’association
Formes et couleurs de Beaumont, investissent les
villes en amont des représentations et donnent un
avant-goût du spectacle, tel un savoureux cabinet
de curiosité autour de l’image du dragon et de la
thématique du pouvoir.
Rendez-vous sur www.lacomediedeclermont.com
vous y trouverez des vidéos de spectacles, extraits
sonores, photographies, entretiens avec
les artistes, articles de presse régulièement mis en
ligne, ainsi que toutes les propositions de stages
et de rencontres avec les équipes artistiques
de la saison...
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