Marion Bierry

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Marion Bierry
ATELIER THEATRE ACTUEL
LA COMPAGNIE MARION BIERRY
PAPA BRAVO PRODUCTION
LA RONDE
d’Arthur Schnitzler
Adaptation et mise en scène de Marion Bierry
Assistant à la mise en scène : Denis Lemaître
Avec :
Benjamin Boyer, Sandrine Molaro,
Serge Noël, Marie Reache, Aline Salajan,
Alexandre Martin, Eric Verdin
Décor : Nicolas Sire
Lumières : André Diot
Costumes : Virginie Houdinière
AU GIRASOLE
Du 6 au 29 juillet 2011 à 20h
24bis rue Guillaume Puy- 84000 AVIGNON
Diffusion :
Atelier Théâtre Actuel
103 Rue de La Boétie
75008 Paris
actuel.com
Contact :
Emilie Aubert
Tel : 01 73 54 19 23
[email protected]
La Ronde
LA PIÈCE
La demoiselle de petite vertu, le soldat, la soubrette, le
fils de famille, la femme du monde et son mari, ce mari et la
grisette - le second quittant la première pour la troisième qui
sourit au quatrième et ainsi de suite jusqu'au comte qui passe
de la comédienne à la demoiselle de petite vertu, bouclant la
boucle de la ronde - qu'est-ce qui les entraîne tous ? Les
diverses nuances de ce qu'on appelle l'amour et qui n'est
parfois que l'attirance des corps modulée par les règles du
jeu social selon ce que l'on est, riche ou pauvre, homme ou
femme, libre ou non.
En dix scènes brèves La Ronde dit, avec pittoresque et
acuité, l'essentiel sur cette magie du coeur ou des sens
qui mène le monde.
Loin de nous mettre en garde contre l'aventure du désir, les
personnages de La Ronde se risquent à dire oui à la vie
! Près du volcan de la première guerre mondiale, ils
dansent. Ils badinent avec la mort et plaisantent avec
l'amour. Dans la frivolité, le jeu, l'ivresse, leur engagement
sans réserve vers l'autre et son corps tout entier s'amuse de
notre morose frilosité…
photo Laurencine Lot
Marion Bierry a reçu
avec « La Ronde »,
le Prix SACD de la mise
en scène
Photo Laurencine Lot
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La Ronde
L’AUTEUR
Arthur Schnitzler
Fils d’un professeur de médecine, Schnitzler est né en 1862 dans la
Leopoldstadt, le quartier juif de Vienne. Très jeune il écrit déjà du théâtre. Il
passe son baccalauréat brillamment en 1879 et finit ses études de médecine
en 1885. Il se spécialise dans la psychiatrie (suggestion et hypnose), devient
assistant à la Policlinique et, après la mort de son père (1893), travaille pour
une clientèle privée.
Il se manifeste comme auteur dramatique avec le cycle d’Anatole (18891891). Il connaît son premier grand succès avec Amourette au Burgtheater
de Vienne en 1895. En 1920, à Berlin, La Ronde provoque un grand
scandale suivi immédiatement d’un procès ; de même en 1921, à Vienne, où
une représentation dans les Kammerspiele, assortie dun véritable pugilat
dans la salle, fut interdite (on ne reprend La Ronde qu’en 1982).
Le nazisme montant et l’antisémitisme font
taire Schnitzler et imposent le silence sur son
nom jusqu’à sa mort à Vienne en 1931.
Il est également l’auteur de Anatol (pièce, 1893)
- Mourir (nouvelle, 1895) - Liebelei (pièce, 1895)
- Paracelsus (pièce, 1899) - Leutnant Gustl
(roman court, 1901) - Der einsame Weg (pièce,
1904) - Vienne au crépuscule (Der Weg ins
Freie) (roman, 1908) - Komtesse Mizzi oder Der
Familientag (pièce, 1909) - Der junge Medardus
(pièce, 1910) - Das weite Land (tragicomedie,
1911) - Le Professeur Bernhardi (pièce, 1912) Le Retour de Casanova (nouvelle, 1918) Komödie der Verführung (pièce, 1924) Mademoiselle Else (roman court, 1924) - La
Nouvelle rêvée (nouvelle, 1926) - Spiel im
Morgengrauen (roman court, 1926/7) - Therèse
roman, 1928) - Flucht in die Finsternis (roman
court, 1931).
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La Ronde
NOTE D’INTENTION :
Arthur Schnitzler note, le 24 février 1897, dans son journal : « terminé La Ronde
d’Amour » (Liebesreigen). Puis, quelques jours plus tard, dans sa correspondance : «
de tout l’hiver, je n’ai écrit qu’une suite de scènes parfaitement impubliables et sans
grande portée littéraire, mais qui, si on l’exhume dans quelques centaines d’années,
jettera sans doute un jour singulier sur certains aspects de notre civilisation »
Loin de nous mettre en garde contre l’aventure du désir, les dix personnages de La
Ronde se rient de notre actuelle morosité. Dans la frivolité, le jeu, l’ivresse, ils se
risquent à dire oui à la vie et se régalent du corps de l’autre. Près du volcan de la
première guerre mondiale, ils plaisantent avec l’amour et badinent avec la mort, dans
un tourbillon comique et vertigineux.
Marion Bierry
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La Ronde
LE METTEUR EN SCENE :
Marion Bierry
Formation
Elle a été élève au Max Reinhardt Seminar à Vienne.
Metteur en scène
24 heures de la vie d’une femme d’après Stefan Zweig, adaptation et
m.e.s. - La Seconde Surprise de l’Amour de Marivaux - L’Ecornifleur de
Jules Renard - Nomination aux Molières 1998 en tant que meilleur metteur
en scène - Horace de Corneille - 4 nominations aux Molières 1998 : Meilleur
spectacle du répertoire, meilleur décor, meilleurs costumes, révélation
théâtrale (Elisabeth Vitali) - Après la pluie de Sergi Belbel - Molière 1999 de
la meilleure pièce comique, 2 nominations (meilleur spectacle de création et
révélation théâtrale pour Sarah Haxaire) - L’Aiglon d'Edmond Rostand - La
tectonique des nuages de José Rivera - La cuisine d’Elvis de Lee Hall Portrait de famille de Denise Bonal - Molière 2004 du meilleur auteur et 3
nominations - Le butin de Joe Orton - L'Illusion comique de Pierre
Corneille - Les Peintres au Charbon de Lee Hall d'après le livre de William
Feaver
Comédienne
Ils d'I. Witkiewicz, m.e.s. A. Wajda
Usinage de D. Lemahieu, m.e.s. C.
Yersin - Un fil à la patte de Georges Feydeau, m.e.s. Jean Rougerie - Belle
Famille de Victor Haïm, m.e.s. Etienne Bierry - Le Vallon d'Agatha Christie,
m.e.s. Simone Benmussa - Le Journal d’une petite fille d'Hermine von
Hugh-Hellmuth, adapt. Marion Bierry, m.e.s. Pierre Tabard - Nomination
Molière 1989 de la Révélation théâtrale, Prix du Syndicat de la Critique
Dramatique et Musicale (Révélation théâtrale de l’année), Prix Jean-Jacques
Gautier, le Prix Charles Oulmont de la Fondation de France - L’Architecte
de Jean Verdun, m.e.s. René Loyon - Les Grandes Personnes d'Olivier
Dutaillis, m.e.s. Jean-Michel Vanson - Le Faiseur d'Honoré de Balzac,
m.e.s. Françoise Petit - Après la pluie de Sergi Belbel, m.e.s. Marion Bierry
- Molière 1999 de la meilleure pièce comique - Les Directeurs de Daniel
Besse, m.e.s. Etienne Bierry
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La Ronde
LES INTERPRETES :
Benjamin Boyer
Formation
Après l’Ecole du Passage et le cours Florent, Jean-Luc Moreau lui offre son
premier rôle dans Le Voyage de Monsieur Perrichon de Labiche.
Comédien
Par la suite, il travaille avec Damien bricotteau dans L’amour médecin de
Molière, Sophie Duprez dans Encore une année pour rien de Christophe pellet,
Thierry Lavat dans « La Maman et la Putain » de Jean Eustache, et dans Bent de
Martin Sherman pour lequel il obtient sa deuxième nomination aux Molières dans la
catégorie Révélation.
Sa première nomination lui avait été attribuée pour Leçon de nuit de VivantDenon, mis en scène par Christophe Lidon. Sous sa direction, il a également été
Treplev dans La mouette de Tchekhov, et Florindo dans La serva amorosa de
Goldoni, Il a travaillé encore avec Ladislas chollat dans On ne badine pas avec
l’amour de Musset, Le barbier de Seville de Beaumarchais, et Médée de Jean
Anouilh ; avec Michel Galabru dans Le faiseur de Balzac, avec Gildas Bourdet dans
Séjour pour huit à Tadécia ; avec Patrice Kerbrat dans Synopsis et Squash .
Il travaille aussi pour la télévision et le cinéma dirigé par Jean marboeuf, Jean claude
Brialy, Gérard Hameline, Jean Pierre Igoux, Roger Vadim, Benoit d’Aubert, Sebastien
Graal, Bruno Garcia, Franck Saint Cast, et dernièrement par Frédéric Berthe dans la
série Sur le fil sur France 2.
La ronde sera sa quatrième collaboration avec Marion Bierry, après L’écornifleur
de jules Renard, L’aiglon d’Edmond Rostand et L’illusion comique de corneille
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La Ronde
Eric Verdin
Formation
Eric Verdin a suivi les cours de l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de la
Ville de Paris de 1992 à 1995.
Comédien
2007-2009 Nekrassov comédie de Jean-Paul Sartre, m.e.s. Jean-Paul
Tribout - Cinna de Corneille, m.e.s. Daniel Mesguich - Boulevard du
Boulevard du Boulevard de Daniel Mesguich - Musée Haut, Musée bas de
Jean-Michel Ribes - Portrait de Famille de Denise Bonal, m.e.s. Marion
Bierry - La cuisine d'Elvis de Lee Hall, m.e.s. Marion Bierry - Moi de
Labiche, m.e.s. Michel Galabru - Macbeth de Shakespeare, m.e.s. Elio
Suhamy - Bourrage de pub, création de Jaka Maré- Heureusement que
vous êtes là de Roland Dubillard, m.e.s. Isabelle Andreani - Folies
concertantes d’après Alfred Jarry, m.e.s. Isabelle Andreani - Le Killer de J.C. Dollé-L’île des esclaves de Marivaux, m.e.s. Christophe Boudé - Le
Bourgeois Gentilhomme de Molière, m.e.s. Marie Sylvia Manuel - Les
Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare, m.e.s. Marie Sylvia
Manuel - Heureusement que vous êtes là de Dubillard, m.e.s. Jacques
Seiler - Après la pluie de Sergi Belbel, m.e.s. Marion Bierry - Turcaret de
Lesage, m.e.s. Michel Galabru - La pétillante soubrette de Goldoni, m.e.s.
Isabelle Andreani - Vous me demandez un texte... (création poésie et
musique contemporaine, Rouen) - L’Avare de Molière, m.e.s. Marie Sylvia
Manuel - Folies concertantes de Jarry, Radiguet, Vian, m.e.s. Jacques
Seiler - Le médecin malgré lui de Molière, m.e.s. P. Delevingne - Les
guerriers de Minyana, m.e.s. M. Steen, Gentilly - On ne badine pas avec
l’amour de Musset, m.e.s. J. Darnel - Les fourberies de Scapin de Molière,
m.e.s. C. Rio - Les fausses confidences de Marivaux, m.e.s. J.-P. Hané Vernissage de V. Havel, m.e.s. E. Rouquette - Cucurbitapepo ou la
Migraine du siècle de Dollé, Valet, Verdin, m.e.s. L. Collombert - Les
Fâcheux de Molière, m.e.s. J.-C. Dollé - La dispute de Marivaux, m.e.s. A.
Bourrelier - George Dandin de Molière, m.e.s. Christophe Boudé - Les
précieuses ridicules de Molière, m.e.s. P. Giroud - Naïves hirondelles de
Dubillard, m.e.s. Jacques Seiler - Le mariage de Figaro de Beaumarchais,
m.e.s. Isabelle Andreani - Roberto Zucco de Koltès, m.e.s. E. Verdin - La
peau des autres de Jordan Plevnes, m.e.s. Jacques Seiler - En attendant
Godot de Beckett, m.e.s. E. Verdin - La Cuisine d’Elvis de Lee Hall, m.e.s.
Marion Bierry - Portrait de famille de Denise Bonal, m.e.s. Marion Bierry,
nomination aux Molières 2004 dans la catégorie “Révélation théâtrale
masculine” - Musée haut, musée bas de et m.e.s. Jean-Michel
Ribes
Laisse moi te dire une chose de Rémi De Vos, m.e.s. Stéphane
Fiévet
Fallait rester chez vous, tête de noeud de Rodrigo Garcia, m.e.s.
Pascal Antonini
Farces sur tréteaux de Molière et Courteline, m.e.s. JeanPierre Andréani
Boulevard du boulevard du boulevard de et m.e.s.
Daniel Mesguich
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La Ronde
Metteur en scène
Fibra Austral, opéra de Jorge Radic, 1998 - King Arthur, opéra de Purcell,
Espace Luxembourg de Meaux et tournée, 1995 - Roberto Zucco de Koltès
T.G.P. de Meaux, 1994 - En attendant Godot de Beckett, T.G.P. de Meaux,
1993 - Les bâtisseurs d’empire ou le schmürtz de Boris Vian, T.G.P. de
Meaux, 1991
Au cinéma
Il a tourné dans plusieurs courts-métrages : Amour d’Eric Louis - La
mouche de Bertrand Di Cesare - La lettre de Christophe Dorgebray Mangez car ceci est ma cigogne de Sidney Goyvaetz - Trois petits
points de Clotilde Morgiève
A la télévision
Dalida, réal. Joyce Bunuel. - Turcaret de Lesage, réal. Georges Folgoas
Disques
Les nouvelles révélations de l’être (textes d’Artaud et Haïku japonais dits
sur des musiques de G. Finzi et C. Chaynes - Trio A Piacere - Harmonia
Mundi - 2000
Pour la radio, il a travaillé avec France culture (Sens interdit d’Armand
Salacrou) et France Inter (Nuit Blanche/ Nuit Noire et Questions pour
l’histoire).
Auteur
Cucurbitapepo ou la Migraine du siècle (théâtre, 1995, avec M. Valet et J.C. Dollé)- Les clowns meurent(ris !) (Théâtre, 2003)
Il a fondé le Théâtre Gérard Philippe de Meaux en 1992, qu’il a codirigé
jusqu’en 1995.
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La Ronde
Sandrine Molaro
Théâtre
Au théâtre, après avoir obtenu en 1994 le Prix Louis Jouvet, Sandrine Molaro
a joué régulièrement sous la direction de Ch. Luthringer (Quoi de neuf ?
Sacha Guitry ; Je t’avais dit, tu m’avais dit, J. Tardieu, Lucernaire), sous
celle de B. Lavigne (Doit-on le dire, E. Labiche, Lucernaire ; Les mille
pattes, Th. Daunou) et celle de G. Bourgue (Gentil n’a qu’unœil, Th. ParisVillette ; La Carpe et le lapin, Th. de la Commune).
Elle a également été dirigée par J.-C. Barc (Cinq minutes pas plus, Th.
Rive-Gauche), Ch. Bujeau (On choisit pas sa famille !, Splendid), R. Sand
(Célibataires de D. Talbot, Splendid). X. Letourneur l’a mise en scène dans
J’aime beaucoup ce que vous faites (C. Greep, Café de la Gare et Palais
des Glaces) et B. Lienard dans J’ai laissé pour vivre (ciné-troupe). Elle
vient de jouer dans Ex-voto de X. Durringer (m. en sc. Ch. Luthringer,
Lucernaire).
Cinéma
Elle a tourné dans L’Amour c’est mieux à deux (réal. D. Farrugia), On choisit
pas sa famille ! (réal. J.-C. Barc), Les Gaous (réal. I. Sekulic), Frogz (réal. G.
Tunzini), La Vache et le président (réal. P. Muyl), Briefing (réal. E. Assous).
Elle a également participé à des moyens-métrages (Le Roman d’automne,
réal.C. Brottes, lutin du meilleur film ; Eternelle rencontre, réal. M. Donio)
ainsi qu’à des courts-métrages (Ca arrive, réal. D. Le Glanic).
Télévision
A la télévision, elle a tourné sous la direction de S. Karmann (Les Bougon),
J. Bunuel (Marie et Madeleine), G. Vergez (P.J.), J.-C. Barc (Têtes de
gondoles), D. Baron (Joséphine ange gardien).
Ex-voto de X. Durringer sera également à l’affiche du GiraSole pendant le
Festival d’Avignon 2001
Alexandre Martin
Théâtre
La Ronde d'Arthur Schnitzler mise en scène par Marion Bierry marque ses
débuts sur scène.
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La Ronde
Serge Noël
Théâtre
Mademoiselle Jaire, m.e.s.. Tsilla Chelton - Leonce et Lena de Büchner,
m.e.s. Pascal Rambert, Th. de la Bastille - Irma la Douce, m.e.s. Gisèle
Graut - Le Chariot de terre cuite, m.e.s. Pierre Santini, au Th. des Boucles
de Marne- Ami entends-tu..., m.e.s. Pierre Santini - Brecht Opéra, m.e.s.
Zorau Tasic, T.B.M. - Chat en poche de Feydeau, m.e.s. J.-M.
Broucaret
Hamlet de Shakespeare, m.e.s. Daniel Mesguich - Marat Sade
de P. Weiss, m.e.s. Gérard Gélas - Vision du monde, m.e.s. Catherine
Boskowitz - Monsieur de Pourceaugnac de Molière, me.s. Ivan Moranz - Le
Mémorial de Sainte-Hélène, m.e.s.Yves Gourvil- Le Roi Jean de
Shakespeare, m.e.s. Hélène Ninerolla- Naître victime naître coupable,
m.e.s. Stéphanie Loik- Au but, m.e.s. Stéphanie Loik- Noël chez les
Cupiello d'E. de Filippo, m.e.s. Jacques Mauclair- Sik-Sik d'E. de Filippo,
m.e.s. Jacques Mauclair
Petites Pièces de Tchékhov, m.e.s.Jacques
Mauclair- 4ème Tournant de J. Boulva et M. Gatard, m.e.s.Etienne Bierry La Main passe de Feydeau, m.e.s. Gildas Bourdet
Cinéma
Il a tourné sous la direction de A. Cavalier et de Fr. Caillat.
Télévision
Il a été dirigé par J. Kerchbron, P. Cavassilas, Ch. Spiero, D. Albert, L.
Dussaux, J.-M. Vervoort.
Aline Salajan
Théâtre
Après une formation d'art dramatique au conservatoire du 18ème
arrondissement de Paris, elle débute dans L'Illusion comique de Corneille au
Théâtre de Poche-Montparnasse dans la mise en scène de Marion Bierry. En
2010, elle joue également dans la mise en scène de Marion Bierry pour la
pièce La Ronde d'Arthur Schnitzler.
Télévision
Dernièrement elle a été dirigée par Jérôme Navarro dans R.I.S. Police
Scientifique (TF1).
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La Ronde
Marie Reache
Théâtre
Elle a joué récemment dans La Valse des Pingouins (P. Haudecœur, m. en
sc. Jacques Decombe), Les Riches reprennent confiance (L.-Ch. Sirjacq,
m. en sc. Etienne Bierry), Cœur de vache (A. Avrane, m. en sc. Marido
Freval, Th. de la Tempête), Débrayage (R. De Vos, m. en sc. Gilles Guillot),
Le Suicidé (N .Herdmann, m. en sc. Anouch Pare, Th. de l’Athénée), Le
Nouvel ordre mondial (H. Pinter, m. en sc. Roger Planchon). Elle a été à
l’affiche de Les Pas Perdus (D. Bonal, m. en sc. Gilles Guillot, Th. du RondPoint), Portrait de famille (D. Bonal, m. en sc. Marion Bierry, th. de Poche,
Molière 2004 du meilleur auteur), Quartiers (m. en sc. Laurence Février, Th.
de la Tempête). Etienne Bierry l’a également dirigée dans Les Directeurs
(D. Besse, Molière 2001 du meilleur spectacle de création et meilleur auteur),
Marion Bierry dans Après la pluie (S. Belbel, Molière 1999 du meilleur
spectacle comique), Grégory Baquet dans Les Insolistes (spectacle
musical), Jean-Pierre Hané dans La Maison Tellier (G. de Maupassant, Th.
Mouffetard), Daniel Soulier dans Gulliver (de J. Swift, Th. National de
Chaillot)…
Cinéma
Elle a tourné sous la direction de Michel Deville, Etienne Chatilliez, JeanMarie Poiré, Nacho Carranza, Jean-Louis Benoist, Yvan Calberac, Patrice
Leconte, Pierre Richard/Marco Pico, Yann Ficher-Lester …
Télévision
A la télévision, elle a été dirigée par C. Taillefer, G. Galiot, D. GranierDeferre, Marco Pico, Luc Berault, Claude Vajda, Michel Boisrond, Roger
Guillot, Marc Boyer, J. Debbouze… Elle est la directrice dans la série
StExupéry (sur France 2, réal. L. Di Rosa), et a également tourné sous la
direction de St. Kopecky, A. Munch, P. Touzot.
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La Ronde
REVUE DE PRESSE
Supplément Sortir.
Rien de cynique et de cruel comme dans la pièce d’Arthur chnitzler dans cette mise en
scène de Marion Bierry. Rien non plus de l’amertume d’un Max Ophüls, dont le film
montrait la frénésie désespérante du désir ruinant à tous moments le sentiment amoureux.
Ici, la succession des rencontres éphémères de l’homme et de la femme de toutes
conditions sociales parlent plutôt du désir comme pulsion vitale dans un monde menacé
par la guerre. Eros et Thanatos. Eros aiguisé par la mort.Marion Bierry déplace le temps
de cette pièce publiée pour la première fois en 1900 en la situant pendant la Grande
Guerre. On y entend des bombardements. On y voit des corps amoureux et
nus saisis par la mort. Le décor de Nicolas Sire, avec ses panneaux coulissants, permet
une grande fluidité. C’est drôle et bien joué (comédiens tous convaincants).
Sylviane Bernard-Gresh
La fille de joie couche avec le soldat, le soldat avec la petite bonne, la bonne avec le fils
de la maison, le fils de la maison avec la femme mariée, etc.
Loin de voir une danse macabre dans cette chaîne de coïts expédiés à la va-vite peu
avant la fin de la monarchie austrohongroise, Marion Bierry fait de « La Ronde » une
joyeuse bacchanale. Même si l’on y relève quelques inélégances inutiles, le spectacle
est si bien monté et joué qu’il passe outre aux réticences.
Jacques Nerson
Marion Bierry est un metteur en scène qui allie des qualités d'autorité à une sensibilité
profonde. Sur la scène du Poche, avec l'inventive complicité de Nicolas Sire (décor en
panneaux coulissants), André Diot (lumières), Virginie Houdinière (costumes), Noï
Karunayadhay (maquillages), elle instaure une atmosphère à la Klimt et dirige les
comédiens avec une intelligence aiguë. C'est très fort de parvenir à donner le sentiment
de ce fol enchaînement d'un être à l'autre,d'un corps - parfois un peu trop de nudité - à
l'autre, sur le plateau exigu du Poche. Un narrateur, Alexandre Martin, vénéneux
meneur de jeu de cabaret,fait le lien entre les épisodes. Léocadia, la gracieuse Aline
Salajan et tous
les autres personnages possèdent immédiatement une épaisseur humaine intéressante
: Sandrine Molaro, la femme mariée, Marie Réache, la grisette,Vincent Heden, le
comte, Serge Noël, le poète au piano. Marion Bierry a pris une décision très forte : la
comédienne… est un comédien, l'excellent Eric Verdin, et elle ajoute ainsi aux humeurs
délétères les troublantes images du travestissement. C'est très juste, très bien accordé
à l'esprit même de la Vienne de Schnitzler qu'elle traduit avec précision et vivacité.
Armelle Héliot
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La Ronde
Grâce éternelle et plaisirs fugaces
(…) C’est une autre ronde que nous conte Marion Bierry, celle d’Arthur Schnitzler
(1862-1931) dans la Vienne du début du XXème siècle ; celle des désirs et du sexe
dans une société désemparée qui se réfugie dans de fugitifs plaisirs.
La metteuse en scène a situé à l’aube de la guerre de 14-18 la comédie désenchantée
publiée en 1900..
Sur le minuscule plateau du Théâtre de Poche, Marion Bierry a réussi un spectacle qui
revendique crânement la pauvreté de moyens. A l’image de ces étreintes d’un instant
dans des lieux improbables. Les comédiens,qui peuvent jouer plusieurs rôles, ont le
style forain d’un théâtre de tréteaux, fait pour convaincre vite et vite émouvoir.
L’exercice
est périlleux, mais efficace car personne ici n’en fait trop, jouant sur le fil entre la farce
grotesque et l’intimisme : citons particulièrement Eric Verdin, naviguant avec audace à
travers les compositions les plus paradoxales.
Cette Ronde-là, véritable défi dans le lieu si petit, devient peu à peu une espèce de
chambre des fantasmes pour spectateur voyeur et complice de bonheurs tristes. Mais
riches, forts et vifs de théâtre.
Fabienne Pascaud
Dans l’enivrante « Ronde » d’Arthur Schnitzler.
Marion Bierry adapte le chef-d’oeuvre de l’auteur autrichien. Un spectacle brillant, mené
tambour battant grâce à une scénographie astucieuse. Guerre, sexe et amours
éphémères, il y a tout cela dans La Ronde. La metteur en scène Marion Bierry a
choisi d’en restituer la vie et son tourbillon. Dans l’esprit de l’auteur autrichien. On
retrouve des hommes et des femmes de condition sociale différente – soldat,
prostituée, grisette, bourgeois et autre poète – davantage occupés par les jeux de
séduction que
par l’imminence du conflit. Observateur privilégié – d’autant que la salle du Théâtre de
Poche n’est pas immense ! – on voit les protagonistes se jeter à corps perdu dans des
aventures sans lendemain, légères et enivrantes.Comme pour conjurer toute idée de
fin. La scénographie astucieuse de Nicolas Sire, des cloisons coulissantes, sert
parfaitement l’enchaînement des saynètes et le rythme mené tambour battant. Marion
Bierry dirige une troupe époustouflante : Vincent Heden, Alexandre Martin, Sandrine
Molaro, Serge Noël,
Marie Reache, Aline Salajan et Eric Verdin. A eux seuls, les sept comédiens
interprètent avec une aisance admirable plusieurs personnages. Parfois, en langue
allemande et en dansant. A intervalles réguliers, ils composent en outre des tableaux
saisissants de réalisme.
Ecrite en 1896-1897, jugée « pornographique », censurée, la pièce d’Arthur Schnitzler
ne sera créée qu’en 1920. Marion Bierry conserve le caractère amoral du libertinage et
ne s’embarrasse pas de pudeur inutile pour les traduire. Peut-être pas suffisamment,
car on comprend vite l’atmosphère de décadence qui règne alors. En revanche, elle a
l’intelligence d’alléger le propos par de salutaires pointes d’humour.
Nathalie Simon
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La Ronde
Permettons-nous de douter que Schnitzler aurait souscrit à la vision que Marion Bierry
nous propose de son oeuvre fétiche La Ronde, lui qui se montra de son vivant si
réservé, si méfiant devant les propositions de traduction, d'adaptation et de réalisation
de sa pièce. Marion Bierry prend en effet de grandes libertés avec celle-ci. Avec la lettre
du texte, mais aussi avec son esprit. Elle en gomme l'arrière-plan sombre et douloureux
qui donne à cette comédie légère les accents d'une petite musique tragique. Elle ne
s'attarde pas sur la psychologie des personnages. Elle ne s'intéresse que de loin à la
dimension sociale des situations, alors que l'une des intentions de Schnitzler était de
montrer l'égalité des hommes devant le sexe. Bref, le spectacle du Poche est moins
une représentation fidèle de La Ronde qu'une variation libre autour de la pièce.
Libre, mais pleine d'intelligence, de charme et d'humour. Au moins, le metteur en scène
a fait un choix, et l'a heureusement accompli : celui d'un cabaret libertin et sensuel qui
fait la part belle au sexe - qui est le moteur. Visiblement, la jeune femme s'est amusée
comme une folle à monter la pièce dans l'esprit d'une revue intime et légère à la
viennoise, en évitant le risque du boulevard que redoutait au plus haut point l'auteur. La
scène du sage et petit Théâtre de Poche devient pour un soir un exquis boudoir où,
fesses à l'air, quelques jeunes comédiens appétissants, tous sexes confondus, font
semblant de perdre leur vertu. Ils y mettent beaucoup de conviction, de gaieté et de
talent. Eric Verdin, leur aîné, est comme toujours excellent, cette fois dans le rôle
travesti de la prostituée. Un piano accompagne quelques tableaux. Parfois, les acteurs
entonnent un air allemand. Tout cela est kitsch, physique, très drôle, formidablement
réglé par Marion Bierry dans un décor ingénieux de Nicolas Sire fait de panneaux
coulissants qui multiplient le minuscule espace de la scène du Poche. On passe une
soirée inattendue,originale et délicieuse.
Philippe Tesson
Entrez dans « La ronde » qui se joue avec succès depuis cet hiver et qui après une
petite pause revient égayer le printemps. Marion Bierry a adapté et mis en scène avec
une
grande grâce et légèreté la pièce d’Arthur Schnitzler. Un narrateur (Alexandre Martin),
sorte d’ancêtre du personnage du film « Cabaret », raconte cette valse des sentiments
amoureux, du corps à corps, des pas chassés, des cœurs brisés, où « la grisette, la
femme du monde s’en vont par un même chemin » où « hommes d’âge tendre,
aristocrates ou bien soldats… » tournent et dansent d’un même élan. Six comédiens
mènent le bal, passant d’un personnage à l’autre,sans jamais nous lâcher la main. Eric
Verdin, aussi à l’aise en soldat qu’en demi-mondaine, Sandrine Molaro, entre
malice et émotion à fleur de mot, Vincent Heden, troublant, Marie Réache, délicieuse,
Serge Noël, poétique, Aline Salajan, pétillante, sont prodigieux. S’appuyant sur les
lumières d’André Diot, le décor de Nicolas Sire, fait de panneaux coulissants, est génial.
Les costumes de Virginie Houdinière sont ravissants. Au-delà des plaisirs de l’amour,
c’est l’insouciance d’un monde, celui d’avant 14, qui à force de tournoyer gaiement va
se précipiter dans la folie meurtrière de la Grande Guerre. A ne pas manquer.
ATELIER THEATRE ACTUEL
103 rue de la Boétie – 75008 PARIS
14
La Ronde
Composée à la manière du jeu verbal : "J'en ai marre,marabout, bout de ficelle...", la
pièce de Schnitzler constitue une série d'aventures coquines dont les personnages
passent de bras en bras dans une sorte de course de relais sexuelle pleine de sel.
Extirpant l'oeuvre de son contexte viennois mais signifiant, par quelques coups de
canon bien envoyés - la guerre de 14-18 fait rage - Marion Bierry annonce sa
philosophie : jouissons, car nous sommes mortels. C'est donc à une ronde endiablée,
au sens propre,
que le spectateur émoustillé assiste, heureux et gentiment scandalisé par l'étalage de
fessiers décomplexés qui lui est offert. Comédiens, costumes, mise en scène, tout
concourt à notre plaisir. Bonne humeur garantie toute la semaine !
(La belle amour…) Marion Bierry nous déshabille sur mesure les héroïnes de
Schnitzler dans sa très jolie version : on ne s’en plaindra pas.
On se régale sans modération de ses personnages en proie à la mélancolie d’être
lucides, qui badinent au bord du gouffre et jouent avec l’amour, par la grâce d’une jeune
troupe qui exprimeavec un talent rare et fou la tendresse de la vie sous le pavé des
illusions.
Bernard Thomas
Le Quotidien du Médecin
Un cabaret sarcastique : Marion Bierry a traduit et adapté le chef-d’oeuvre qui
inspira le film de Max Ophüls. Elle le met en scène au Poche comme des tableaux
de Klimt ou Schiele.
Circulation, porosité des classes sociales habituellement très séparées, contamination,
contagion. Les personnages, cinq hommes et cinq femmes, sont pris dans un cercle qui
est aussi celui d’une chaîne. Dans « La Ronde », Schnitzler montre des
comportements. Il n’analyse pas vraiment les motivations secrètes des personnages
réunis : une prostituée, un soldat, une bonne, un jeune homme, une jeune femme, le
mari de celle-ci, une grisette,un écrivain, une comédienne, un comte… Il y a dans la
pièce quelque chose de vénéneux – et ce qui circule, c’est aussi la syphilis – et de
désespéré.
Schnitzler devine les désastres à venir, c’est ce qui donne sa force à cette oeuvre brève
et incisive. Le texte date de 1896-1897 et ne fut publié qu’en 1903, Marion
Bierry en propose une adaptation. Elle a élagué et renforcé en même temps,
introduisant des textes de Schnitzler venus d’autres pages que celles de la pièce, plus
quelques fragments de « l’Homme sans qualités », de Musil. La gageure, au Poche, est
d’utiliser l’espace pour sept comédiens – certains jouent plusieurs personnages – et de
nombreuses scènes. Marion Bierry s’appuie sur l’ingénieux décor de Nicolas Sire et sur
toute une équipe artistique (costumes, lumières, maquillages) qui permettent de « voir »
une série de tableaux très inspirés par la peinture d’un Klimt ou d’un Egon Schiele.
C’est bien joué avec un narrateur, comme dans le film d’Ophüls, et des comédiens très
précis, Aline Salajan, Sandrine Molaro, Marie Réache, Vincent Heden, Alexandre
Martin, Serge Noël (poète et pianiste) et Eric Verdin, excellent dans la comédienne, ici
un comédien, un travesti ce qui ajoute à la Vienne délétère et sarcastique de « La
Ronde ».
ATELIER THEATRE ACTUEL
103 rue de la Boétie – 75008 PARIS
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