Après avoir visité Ostie, partons à la découverte de la Gaule

Commentaires

Transcription

Après avoir visité Ostie, partons à la découverte de la Gaule
Après avoir visité Ostie, partons à la découverte de la
Gaule Narbonnaise….
Carte du manuel Nathan 5ème
Une partie de l’Empire romain 2ème siècle après J.-C.
Carte du manuel Nathan 5ème
Vers 118 av J.-C., les Romains s’installent près de l’embouchure de l’Aude, un petit fleuve côtier, et fondent la
ville de Narbo Martius (Narbonne), ville dédiée au dieu Mars, située sur la grande voie romaine, la Via Domitia,
construite en 120 avant J.-C. reliant Rome à l’Espagne.
Très rapidement, les Romains conquièrent le territoire jusque Tolosa (Toulouse) et jusqu’au lac Léman.
Mais la colonie grecque Massalia (Marseille) et le pays environnant restent sous le contrôle des Grecs.
De -58 à -49, le proconsul* de la Narbonnaise, Jules César, se sert de ce territoire pour conquérir toute la
Gaule.
En -49, Massalia (Marseille) et son arrière-pays sont annexés. Narbonne devient la capitale de la Gaule
Narbonnaise et prend encore plus d’importance grâce à la construction de la Via Aquitania vers 14 après J.-C.,
route qui permet de relier Narbonne à Toulouse et à Bordeaux (Burdigala).
On appelle aussi la Gaule Narbonnaise, la Provincia Romana, qui deviendra ensuite la Provence.
* homme politique exerçant l’administration d’une province romaine.
Wikipédia
Voie Domitienne devant la mairie de Narbonne Wikipédia
Lieux importants de la Gaule Narbonnaise
Lugdunum
Vasio
Arausio
Ucetiae
Pons
Nemausus
Avennico
Glanum
Arelate
Massilia
Narbo Martius
Mare nostrum
Carte à annoter : placez sur la carte les noms suivants :
Massilia (Marseille) ;
Arelate (Arles) ;
Nemausus (Nîmes) ;
Ucetiae (Uzès);
Glanum (Saint Rémy de Provence);
Avennico (Avignon) ;
Vasio (Vaison-la-Romaine) ;
Lugdunum (Lyon) ;
Narbo Martius (Narbonne)
Rhodanus (Rhône) ;
Mare nostrum (mer Méditerranée).
1er arrêt : Le Pont (pons) du Gard et l’aqueduc (aquae ductus) de Nîmes
www.avignon-et-provence.com
Nous voici au premier siècle après J.-C., vers l’an 50 sous le règne de l’empereur Claude, la ville
de Nîmes a un besoin urgent d’une importante quantité d’eau. Il faut donc aller chercher l’eau à
la Fontaine d’Eure, près d’Uzès pour l’amener au castellum (château d’eau en latin) de Nîmes.
Pour ce faire, les Romains vont entamer pendant 10 à 15 ans un immense chantier. En effet,
l’aqueduc est long de 50 kilomètres : 15 km à fleur de terre dont 6 en élévation, 35 km
souterrains.
Pour construire l’ouvrage, ils se sont servis d’une pierre dite pierre de Vers qui est une pierre
tendre à grain grossier et de couleur jaune. L’eau que l’on faisait couler entre les blocs soudait
les pierres entre elles. Pour assurer l’étanchéité, ils utilisaient un enduit spécial de couleur
rouge brun. Cet enduit aurait été composé de chaux éteinte dans du vin mêlé à de la graisse de
porc et des figues. La robustesse de cet amalgame est due au fait que le lait de figue possède
les mêmes propriétés que le latex de l’hévéa dont on extrait le caoutchouc.
Le pont du Gard est le plus haut pont-aqueduc construit par les Romains, il a été classé au
patrimoine mondial de l’UNESCO en 1985. Long de 275 mètres et haut de 48 mètres, il est la
partie la plus spectaculaire de l’ouvrage et permet à l’aqueduc de franchir la vallée du Gardon.
• 1er étage haut de 21,87 mètres, large de 6,36m et long de 142,35. Il est constitué de 6
arches dont la plus grande a 24,5 mètres d’ouverture.
• Le 2ème étage haut de 19,5 mètres, large de 4,56 m et long de 242,55 m. Il est constitué
de 11 arches.
• Le 3ème étage haut de 7,4 mètres, large de 3m et long de 490 m. Il est constitué de 47
arches dont 12 sont détruites.
Chaque partie de l’aqueduc était réalisée dans la carrière : on a retrouvé des lettres et des
numéros sur les pierres, preuves qu’elles étaient ensuite transportées puis assemblées.
Certaines d’entre elles pesaient jusqu’à 6 tonnes.
Nous gagnons ensuite la ville de Nîmes (Nemausus) et nous nous arrêtons pour une petite pause
déjeuner dans un thermopolium. Puis nous découvrons la Maison Carrée.
La Maison Carrée est en réalité un monument rectangulaire, long de 26m, large de 15m et haut
de 17mètres, qui date du règne de l’empereur Auguste (1er siècle avant J.-C.). Il donnait
probablement sur un forum qui, de nos jours, a disparu.
L’entrée dans le temple se fait en gravissant les marches du podium pour accéder à la demeure
du dieu. On passe entre les colonnes du pronaos, on accède ensuite par une lourde porte à la
cella, la pièce qui abrite la statue du dieu. Cette statue est ainsi bien protégée des intempéries
et des voleurs.
Cella
Pronaos
Podium
Comme notre temps est compté, nous laissons de côté la Tour Magne (magna = grande).
www.epik-art.com
Ce monument romain date de la fin du 1er siècle avant J.-C. On ne sait pas vraiment à quoi elle
servait, probablement à observer les alentours car, quand on a gravi les 140 marches qui
conduisent à une petite plate-forme, on a une magnifique vue sur la région.
Nous n’irons pas non plus aux arènes.
pagesperso-orange.fr/hotel-amphitheatre
Ce vaste amphithéâtre date du 1er siècle avant J.-C. et compte parmi les amphithéâtres du
monde romain les mieux conservés : on peut encore y voir les consoles dans lesquelles se
trouvaient les trous où l’on plaçait les mâts qui soutenaient le velum pour abriter les quelque
21000 spectateurs qui y prenaient place. Nous traversons le Rhône (Rhodanus)
Avant d’entrer dans la riche cité de Glanum (visite virtuelle sur le site http://www.vauclusevisites-virtuelles.com/glvirtualbluepopouts/st-remy-de-provence.html), nous nous arrêtons au
pied de deux magnifiques monuments : un mausolée et un arc de triomphe.
Qu’est-ce donc qu’un mausolée ?
Ce nom désigne un tombeau magnifique et vient du nom propre Mausole. Ce Mausole était un roi
dont la femme Artémise II fit élever à Halicarnasse (aujourd’hui Bodrum en Turquie) en 453
avant J.-C. un magnifique tombeau qui comptait parmi les 7 merveilles du monde.
Le mausolée de Glanum se trouve près de la Voie Aurélienne (Via Aurelia) qui menait d’Arles à
Milan par la vallée de La Durance (voir page 4 carte des lieux importants de la Gaule
Narbonnaise ).
Quoiqu’il ait été construit au début du 1er siècle après J.-C., il est encore bien conservé, il ne lui
manque que la pomme de pin qui surmontait la coupole.
En réalité, il ne s’agit pas d’un tombeau mais d’un cénotaphe (du grec kenos= vide et taphos=
tombeau). C’est donc un monument élevé à la mémoire d’un mort mais qui n’est pas destiné à
recevoir ses cendres.
Le second monument est un arc municipal : il est le plus ancien des arcs romains (20 après J.-C.).
Ce n’est pas un arc de triomphe car il n’a pas été érigé sur le passage des généraux victorieux
comme à Rome mais il a été construit pour commémorer la fondation de la cité et les exploits
des vétérans légionnaires qui ont participé à cette fondation. Il mesure 12,5 mètres de longueur
et 5,50 de largeur.
Maintenant nous entrons dans la cité de Glanum.
Au 2ème siècle avant J.-C., les Glaniques, un peuple celtique donc gaulois, établirent une petite
cité près d’une source sacrée. La situation était privilégiée car à la jonction de la voie Italie
Espagne et de la route nord-sud.
Après la prise de Marseille (49 avant J.-C.) par César, le pays est soumis à Rome et des colonies
de légionnaires vétérans contrôlent la région. Les élites de Glanum se rallient à Rome et la cité
garde une certaine autonomie.
Sous Auguste, la cité s’urbanise et connaît un essor exceptionnel. On y construit des places
publiques (forum), des temples, des théâtres. La maquette en construction permettra de
découvrir la richesse saisissante d’une cité gauloise insérée dans l’ordre romain.
Quelques élèves en train de réaliser une maquette de la cité de Glanum…
D’autres élèves à l’œuvre…