Dossier de presse - Festival de Marseille

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Dossier de presse - Festival de Marseille
17 juin > 06 juillet 2010
15
Dossier de presse
Festival1de danse2et des arts multiples3de Marseille4
2010 fête le 15e anniversaire du Festival de Danse et des Arts multiples de Marseille.
L’occasion pour lui de revenir sur ses fondamentaux et de proposer une nouvelle fois
au spectateur des chemins initiatiques offerts par un programme de qualité, original
et novateur lui permettant la découverte d’artistes de différents horizons.
Résolument ancré dans la création contemporaine de haut niveau, le Festival rassemble
à chaque édition des créateurs de dimension nationale et internationale tout en repérant
et soutenant activement la scène régionale.
Avec pour vocation d’interroger, de révéler et de s’insérer dans un contexte urbain
spécifique qui prend en compte la dimension territoriale de Marseille comme Métropole,
ce festival favorise depuis près de 10 ans l’accès à la culture pour tous.
Nouveauté, le Festival investit un peu plus la ville, la grande scène s’implantera dans la
salle Vallier, réaménagée et requalifiée en salle de spectacle et aussi au théâtre du Merlan,
au MAC, à la Friche de la Belle de Mai et il retrouvera la cour de la Vieille Charité, le Ballet
National de Marseille ou bien le Pavillon Noir à Aix-en-Provence.
Une programmation riche en émotions avec notamment un accent mis sur l’international
et la création chorégraphique japonaise, canadienne ou encore le chorégraphe autrichien
Willi Dorner et son Bodies in Urban Spaces qui met en scène 25 danseurs performeurs
créant un parcours d’installations humaines sur mesure dans la ville.
Pluridisciplinaire, cette manifestation soutient des créations en lien avec le territoire
comme Zone portuaire, un film retraçant 80 ans de la vie du port à Marseille ou RollOn, Roll-Off, une vidéo-installation de Marie Reinert, artiste en résidence au Festival de
Marseille. Elle a effectué une exploration filmique du roulis des « Ro-Ro », une nouvelle
génération de portecontainers qui a révolutionné le transport maritime…
Déjà inscrit dans la mouvance de Marseille-Provence 2013, le Festival met en place dès
cette année, un opéra slam conçu et réalisé par des jeunes filles de la Cité Bassens,
des élèves d’établissements professionnels, des artistes français et des choeurs d’enfants,
chorales du bassin méditerranéen. Lors de cette édition, débutera l’écriture de cette
oeuvre sous la direction de Nathalie Negro et du slameur Frédéric Nevchehirlian et
dont la présentation finale se déroulera en 2013.
Que de belles promesses en perspective qui viendront enrichir nos soirées d’été !
Merci à Apolline Quintrand et à toute son équipe qui, année après année, nous font
partager leurs propositions culturelles certes exigeantes, en nous guidant dans le parcours
de leurs passions et leurs rêves.
Bon Festival 2010 à vous tous !
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Jean-Claude Gaudin
Maire de Marseille
Vice-président du Sénat
De la scène au ring
Une nouvelle édition, un nouveau lieu à conquérir. Inattendu, déroutant pour certains,
“sparring partner” de choix pour d’autres, il est le ring, l’anneau autour duquel va graviter
le F/D/Am/M 2010.
Dédiée à la boxe, au sport, aux combats politiques, temple des grands concerts rock/pop
et de la danse dans les années 80, la Salle Vallier affiche deux messages, l’un venu du
ring : se relever très vite quand on tombe, le second inhérent à la scène : transformer en
de nouvelles arborescences des contraintes à répétition. Des aventures qui nous préparent
à relever le défi de Marseille-Provence 2013, où nous aurons à inventer, re-dessiner de
nouveaux territoires, à en détourner et briser les codes comme l’on brise des tabous.
Georges Perec disait que “les lieux stables, intangibles, intouchables, immuables, n’existent
pas, qu’un lieu n’est jamais à soi, qu’il faut en faire la conquête.” Dont acte.
La pulsation du temps
Cette 15e édition est rythmée par le temps. Ni nostalgique, ni compilatoire mais cycle
de vie qui fait cheminer, grandir sans entraves, combattre, renaître. De la mise en
danger de l’été dernier, nous avons retenu la fidélité et la fraternité des artistes, du
monde professionnel et du public, la solidité de nos équipes. Des complicités soudées par
l’essentiel se sont révélées. Cette édition leur doit beaucoup, tout comme la naissance de
Fluxdemarseille qui réunit dès cet été cinq structures culturelles, leurs artistes, leurs
spectateurs.
La distillation du temps
Dans ce goutte à goutte du temps, la création artistique et la vie se sont infiltrées
doucement, parfois douloureusement. Comment dire le silence, la mise à nu et à vif, les
rivages perdus de l’enfance, l’éphémère, l’inaltérable, la vie, la fin de la route ? Doit-on
pour cela se défaire de son passé strate par strate dans un rituel de l’effacement et de
la disparition, doit-on au contraire ranger précieusement sédiment par sédiment, à la
manière des archéologues, nos fragments de vie et d’émotion ?
Les artistes y ont répondu. De Tokyo, Kyoto, Kanagawa, Nagano, en passant par Montréal,
New York, Berlin, Kanizsa, Vienne, Londres, Marseille ou Paris, ils sont allés au plus près
de la lumière, au plus profond des ténèbres, regarder, questionner. Au risque de s’y brûler
les ailes, tels des papillons, ils ont puisé dans le temps-sablier ces mots épars pour nous
guider dans leur monde, éclairer le nôtre.
La vie qui bat
Celle par qui tout commence. Symboliquement, concrètement, Ginette Laurin ouvre le
Festival en dansant la pulsation de la vie, rythmée par l’envoûtant Drumming de Steve
Reich joué en live par les musiciens de l’OJMPACA jusqu’à créer une Onde de choc
électrisée par la musique de Michael Nyman. Une onde qui se propagera le lendemain à la
soirée de clôture, calée sur les battements glam/rock/pop des extravagants Irrepressibles,
venus de Londres, et des musiques improvisées en provenance de Tokyo et New York et
repérées par le Grim.
Pour Bodies in Urban Spaces, c’est dans la jungle de la ville que le performeur autrichien
Willi Dorner, agitateur urbi et orbi, a écouté les vibrations du bitume et des hommes.
Tandis que le chorégraphe Christophe Haleb aura disséqué avec humour et intelligence
quelques écarts de langage. Entre pulsions et pulsations, il aura rendu fous des mots à
usage domestique et exprimé sa gourmandise existentielle dans un dyptique vitaminé et
sexué. Domestic Flight, Liquide.
D’autres ont joué à se souvenir et construit des cabanes, cicatrices ou madeleines du passé,
selon. Il fera bon se réfugier dans la cabane du Canadien Paul André Fortier qui a récolé
et recollé des pans entiers de sa vie avec la complicité loufoque du plasticien compositeur
Rober Racine ou dans la cabane-théâtre de Josef Nadj qui, en nous rapprochant de la
source de sa vie, Kanizsa, sa ville-berceau, nous fait découvrir sa tribu, les siens. Un
cadeau. Autre présent aussi fragile que précieux, celui fait par Christian Rizzo avec L’Oubli,
toucher du bois. Il nous enferme dans le silence, nous dénude, pour mieux nous revéler,
nous libérer. Spiritualité, rituel de vie et de mort païen et religieux habitent la géométrie
épurée de sa maison, tabernacle géant de l’éternité.
Dans ces face-à-face passé/présent/avenir, l’Histoire, la mémoire, l’héritage se sont invités.
Images du port industriel de Marseille tourmenté, fascinant, sous le regard des cinéastes
Julien Chesnel, Emmanuel Vigne et de Marie Reinert, portraits de ceux qui nous ont tant
aimés ou que nous avons tant aimés. Jérôme Bel et Cédric Andrieux ont filigrané celui
de Merce Cunningham tandis que Jonah Bokaer, tout à la fois remarquable interprète
de la compagnie, tête chercheuse des friches-studios de Brooklyn, rayonne d’être cet
héritier inventif, fort et libre comme on l’est à 28 ans. Carte blanche lui est donnée tout
comme à marseille objectif DansE pour un “in memoriam” tendre et vivant consacré à
Cunningham.
La note bleue est venue d’un quatuor d’artistes japonais qui a pris le pouls d’un temps
autre que celui de notre monde occidental. Shiro Takatani, du collectif Dumb Type, en
solo dans une Chambre claire argentiquement liée au philosophe Roland Barthes, Megumi
Nakamura, incandescente interprète de Jiří Kylián, subtil mélange d’harmonie et d’orages,
d’intériorité et de magnétisme ou Yayoi Kusama, incorrigible rebelle qui arrache “la porte
des hallucinations”, fait danser des pois, accroche des lampions aux nuages.
Enfin, Saburo Teshigawara, absolu comme le titre d’un de ses plus beaux soli. Acéré et
aérien, impressionnant car impalpable, il transforme l’espace, tamise le temps. Avec
virtuosité, obsessionnellement.
Cette quinzième édition vibre, oscille, au rythme de la vie, du temps et de l’amour.
Quinzième round oblige, cela cogne, bouscule, émeut, secoue, frôle parfois le K.O. mais,
comme le dit un proverbe japonais : “Tomber 7 fois, se relever 8 fois, telle est la vie.”
La vie qui bat.
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Apolline Quintrand
Directrice du Festival de Marseille F/D/Am/M
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sommaire
entretien avec apolline quintrand
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8
Nouveautés 2010
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10
La programmation en quelques lignes
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12
Calendrier
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14
La Salle Vallier : nouveauté 2010
→
16
Le Ballet National de Marseille / La Vérité 25X par seconde [danse]
→
18
Les spectacles
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Ginette Laurin – O Vertigo / La Vie qui bat [danse / musique]
→
21
Willi Dorner – Cie. Willi Dorner / Bodies in Urban Spaces [danse / arts de la rue]
→
23
Megumi Nakamura / The Well Tempered / Chronicle of the Time Yard [danse] →
25
Emmanuel Vigne, Julien Chesnel / Zone portuaire [cinéma / documentaire] →
26
Saburo Teshigawara – Compagnie KARAS / Obsession [danse / musique] →
27
Megumi Nakamura / Le Droit de Rêver / Rose Window [danse / musique ] →
29
Josef Nadj – Atelier régional de création Josef Nadj de Kanjiza / Length of 100 Needles → [danse / arts plastiques / musique]
31
Carte blanche à marseille objectif DansE [danse / cinéma] →
33
Christian Rizzo – L’association fragile / L’Oubli, toucher du bois [danse] →
35
Paul-André Fortier – Fortier danse-création / Cabane [danse / vidéo / musique] →
37
Christophe Haleb – La Zouze / Domestic Flight [danse / théâtre / musique] →
39
Shiro Takatani / La Chambre claire [danse / performance] →
41
Jérôme Bel – R.B. Jérôme Bel / Cédric Andrieux [danse] →
43
Jonah Bokaer / Three Cases of Amnesia [danse / multimédia] →
45
Nathalie Négro, Frédéric Nevchehirlian / L’Assemblée des Femmes : Opéra Slam (titre provisoire) [danse / musique / slam]
→
47
Christophe Haleb – La Zouze / Liquide [danse / musique] →
49
Jonah Bokaer, Daniel Arsham, Judith Sánchez Ruíz / Replica [danse / vidéo / installation]
→
51
Ginette Laurin – O Vertigo / Onde de choc [danse] →
53
Soirée sous influences : Jean-Marc Montera & invités + The Irrepressibles [concert]
→
55
20
AU FIL DU FESTIVAL…
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57
Marie Reinert / Roll-On, Roll-Off / Faire [installation vidéo] →
58
Yayoi Kusama / Infinity Mirror Room Fireflies on the Water [installation] →
59
‘Round Cunningham avec marseille objectif DansE [projections] →
60
‘Round F/D/Am/M : une série de rendez-vous autour de la programmation
→
61
INFOS PRATIQUES >
63
Partenaires > 67
Espace presse à disposition sur le site
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Incluant :
- Dossier de presse et autres documents en téléchargement
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Entretien avec
Apolline Quintrand
propos recueillis par Francis Cossu
Depuis 15 ans maintenant, on peut dire que votre manifestation s’est déroulée dans
(presque) toute la ville. J’allais dire, toutes les villes qui composent Marseille…
De ce point de vue-là, Marseille, ville polymorphe et polysémique, est un laboratoire
exceptionnel. D’où l’intérêt d’arpenter cette mosaïque de territoires et de populations avec
curiosité, sans a priori. C’est aussi dans l’ADN du Festival d’être pluriel, pluridisciplinaire,
ouvert, transversal. Il est plus intéressant de tester la multiplicité, l’éclatement, que
de s’enfermer dans l’uniformité ou la synthèse. Je reste persuadée que sous sa faconde
extérieure de cité du Sud, conviviale, très « carte postale », Marseille ne s’appréhende pas
aussi facilement que cela. Cette ville est complexe car irriguée par des courants multiples
et soumise actuellement à des transformations urbaines et sociales profondes.
Elle fascine, stimule tout autant qu’elle irrite, décourage. Elle est une cartographie des
passions humaines, elle attire les contraires et les contrastes. C’est pourquoi il faut y
voyager physiquement et mentalement. Le Festival est en résonance avec cette énergie
iconoclaste, turbulente et insoumise qui émane de Marseille, c’est pourquoi il ne peut être
feutré, lisse, en demi-teinte ou timoré. Ce serait un acte contre-nature !
Chaque année, le Festival de Marseille - transdisciplinaire, voyageur, découvreur,
compagnon de route - déborde largement le cadre de sa programmation. Vous dites que
2010 est pour le Festival l’année de la pulsion de vie. Pour ma part, j’ai la sensation que
cette 15ème édition prend véritablement le pouls de son époque ?
Les deux sont liés. Pour moi, être contemporain, c’est regarder, écouter, être dans le temps
présent. Être en phase avec son époque, c’est en partager les vibrations, les soubresauts,
les inquiétudes, les attentes. Se positionner et donc s’engager. Le Festival de Marseille
se situe dans cette écoute, cette perception. Sa programmation en est le prolongement
logique, sensible et réfléchi. Cette année par exemple, j’étais obnubilée par la trajectoire du
Festival, sa temporalité. Presque naturellement, cela a correspondu à de très beaux projets
portés par des artistes de nationalités, de générations, de cultures très différentes. Il y a eu
concordance de nos « temps ». Plus que l’air du temps, vous avez raison, c’est le pouls d’une
époque qui nous habite, nous inspire, nous préoccupe. C’est pourquoi cette 15e édition se
caractérise par un très beau centre de gravité.
Une des forces de votre festival est de vous ressembler, vraiment. Si l’on se penche sur
les éditions qui ont fait le Festival de Marseille, on pourrait dresser votre portrait.
Pas seulement celui, intime, de vos émotions. Mais aussi celui de vos engagements…
Je vis avec ma sensibilité et mes émotions, la fiction et le rêve me servent à retourner au
réel et non pas à le fuir, mais j’avance dans mon travail grâce à mes convictions. Je crois
aux valeurs, celles de l’engagement, du combat qui passent par les idées et la pensée. Il y a
une étymologie latine commune aux mots « penser » et « peser ». Cela dit bien les choses.
Il y aussi le fait que je suis de la génération de 68 qui a su faire entendre sa voix, qui a lutté
pour penser, dire, faire avec une liberté nouvelle. C’est pour cela que j’aime autant mon
métier, les artistes, leur souffle, leur audace, leur rapport à la fois précaire et inaltérable à la
vie et à la création. L’an dernier, j’évoquais André Breton qui disait que les artistes étaient
des artificiers, des bombes. C’est une belle image, Je m’y réfère souvent.
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Quand vous avez commencé l’aventure du Festival, le paysage culturel était déjà très fortement
structuré… « Terre de festivals », dit-on d’ailleurs à propos de l’été dans le Sud de la France. Personne
n’aurait pu prédire l’ampleur artistique, public et médiatique qu’allait prendre cette manifestation.
J’imagine que dans l’ombre, c’est un combat permanent ?
Dans l’ombre ou en pleine lumière, dans un rapport frontal ou dans la dialectique, le combat pour la culture
est un engagement de tous les instants, pour le Festival de Marseille comme pour d’autres. Mais il est vrai
qu’il y a 15 ans, créer un nouveau festival à Marseille dans le périmètre immédiat des 2 monstres sacrés
d’Avignon et d’Aix-en-Provence relevait du défi. Le soutien indéfectible de la Ville de Marseille rejointe
par la Région et (un peu) par l’État a permis au Festival de grandir librement avec la rigueur artistique et
intellectuelle, la créativité, et la liberté de ton qu’on lui connaît. C’est pourquoi il reste fondamental que
la culture soit soutenue par des deniers publics pour une mission du même nom, à l’écart des tentativestentations de la formater, de l’instrumentaliser ou de la rentabiliser. Pour autant, ces 15 années, comme tout
le monde le sait, n’ont pas été un long fleuve tranquille. Mais nous gagnons en expérience et en maturité.
J’assume pleinement ma part d’engagement et de résistance. Il faut savoir dire non et expliquer pourquoi,
faire face aux coups durs, continuer à prendre des risques et combattre. Je ne sais plus qui a dit : « Nommer la
bataille, c’est tuer le néant ». J’y crois.
Comment le Festival va aborder 2013, l’année où Marseille sera capitale européenne de la culture ?
Nous allons continuer à travailler de la même manière sur le fond, les contenus et le long terme plutôt que sur
une échéance événementielle si prestigieuse soit-elle. Notre ambition reste de faire descendre la culture dans
la rue en ne sacrifiant rien à l’exigence et à l’excellence, d’offrir au public une pratique régulière, naturelle,
ludique, accessible en désincarcérant la culture des connotations d’exception et de privilège. Pour moi, la
définition d’une Capitale de la culture rejoint ce que Robert Musil disait de l’existence : « C’est une vaste
station d’essais, où l’on examinerait les meilleures façons de vivre ». 2013 est une formidable opportunité
et une étape pour un mieux-vivre culturel. Pour cela, il faut de l’éthique, du courage, de l’imagination,
de la générosité. Ce sont l’exceptionnel, le rare, l’étonnant, le qualitatif et non le spectaculaire-éphémèremercantile qui devront être collectivement portés pour être, nous l’espérons, à la portée de tous. On aura
alors fait un pas de plus vers ce que Jean Vilar, il y 60 ans déjà, appelait de ses vœux : « Une culture élitaire
pour tous et accessible comme le gaz et l’électricité à tous les étages ».
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Nouveautés 2010
Un nouveau lieu de vie : la Salle Vallier
Sans cesser de rayonner à travers la ville et ses alentours, du Ballet national de Marseille au
Merlan, du Musée d’art contemporain à la Vieille Charité, de la Friche la Belle de Mai, au
Palais de la Bourse, de L’Alhambra au Gmem ou au Pavillon noir, le Festival de Marseille
F/D/Am/M investit, pour son 15e anniversaire, un nouveau lieu : la Salle Vallier.
Les grands noms de la boxe y ont dansé poings serrés. Roland Petit, Maurice Béjart,
Régine Chopinot et son fameux K.O.K. y ont livré parmi leurs plus beaux pas-de-deux.
Ancien temple des concerts pop-rock, c’est désormais le haut lieu des battles hip-hop.
Construit en 1962 et réinventé par l’architecte André Stern en 1999, ce lieu populaire où
sport et culture ont toujours dialogué, offrira son plateau à une danse joliment combattive,
physique et sensible.
1er rendez-vous : samedi 5 juin à partir de 16h
Spectacle d’ouverture : jeudi 17 juin à 21h
Le Flux de Marseille : la réunion de 5 acteurs
culturels marseillais
Le Festival de Marseille F/D/Am/M et marseille objectif DansE, le Ballet National de
Marseille, le Festival International du Documentaire FID, le Festival MIMI sont heureux
d’annoncer la naissance de Flux de Marseille.
Cheminant côte à côte sur le territoire depuis un certain nombre d’années, ils ont décidé
d’unir leurs forces - des projets audacieux, des programmations exigeantes et résolument
contemporaines - pour, ensemble, aborder l’horizon 2013 et permettre aux Marseillais de
naviguer librement, entre mai et juillet, de l’une à l’autre de leurs structures, du spectacle
vivant au cinéma et à la musique, des Îles du Frioul à la Salle Vallier.
Ce premier pas commun porte un nom : la Carte Flux.
LA CARTE FLUX : 5 SORTIES CULTURELLES POUR 45 EUROS
Pour 45 euros, ce pass donne accès 5 manifestations (spectacles, concerts, projections),
c’est-à-dire une par structure (à choisir parmi celles proposées par chaque structure sur
www.fluxdemarseille.com).
Le Festival, quant à lui, propose 3 spectacles au choix (signalés par le logo
):
La Vie qui bat, The Well Tempered & Chronicle of the Time Yard et L’Oubli, toucher du bois.
La Carte Flux est en vente auprès de chaque structure et à l’Espace Culture.
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La CHARTE CULTURE :
nouveau dispositif tarifaire pour favoriser
l’accessibilité des publics en situation de précarité
Pour son 15e anniversaire et dans la perspective de Marseille-Provence 2013, le Festival de
Marseille F/D/Am/M souhaitait réaffirmer les cinq engagements structurant son action et
voués à se développer dans les quatre années à venir :
- l ’engagement artistique à accueillir et soutenir une présence forte de la création artistique
contemporaine sur le territoire,
- l’engagement à interroger, révéler et s’insérer dans un contexte urbain spécifique,
- l’engagement à favoriser l’accès de tous aux œuvres et aux pratiques culturelles,
- l’engagement à devenir éco-responsable,
- l ’engagement à fédérer et mutualiser son public et ses partenaires autour de ces enjeux de
développement.
Pendant 10 ans, le Festival a été présent dans le 15e arrondissement avec les cinés-concerts
organisés à La Sucrière au tarif unique de 6€ et ce, grâce au partenariat avec les Actions
culturelles d’ARTE. En 2009, le soutien financier de la Mairie des 15/16 a permis
d’imaginer et de lancer un dispositif pilote de billets aidés à 1€ délivrés via le relais des
associations de quartier aux personnes ayant peu de ressources. Ce laboratoire s’est avéré
un plein succès : 300 billets ont ainsi été délivrés à quelques 200 personnes découvrant
pour la première fois un ou deux spectacles du Festival.
Le Festival souhaite élargir la portée de cette première expérience réussie en créant la
CHARTE CULTURE conçue comme un outil permettant aux personnes éloignées de la
culture de venir aux spectacles en misant sur le rôle de relais actif joué par les associations.
Visant à déjouer les barrières symboliques (la culture comme distinction), financières (le
prix du billet) et géographiques (la mise en place de transports en commun), ce dispositif
s’adresse aux publics avec lesquels travaillent les associations sociales ou socioculturelles
du territoire : publics en situation de précarité, en situation de handicap ou éloignés de la
culture.
En pratique, le spectateur CHARTE CULTURE paie 1€ sa place de spectacle quand le
partenaire participe à la prise en charge du complément.
Le partenaire peut être une structure publique, une entreprise mécène ou un particulier.
Cette année, grâce au soutien des Actions culturelles d’ARTE, des Mairies des 15/16, des
13/14 et des 2/3 et au travail des associations, 1000 billets à 1€ pourront être délivrés.
Les partenaires qui soutiennent l’action du Festival hors de la CHARTE CULTURE
permettent indirectement à ce dispositif de se développer.
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La programmation 2010
Pour ses 15 ans, le Festival de Marseille F/D/Am/M poursuit son exploration de la création contemporaine, tant régionale
qu’internationale (Tokyo, Kyoto, Montréal, New York, Vienne, Kanisza, Londres…) à travers spectacles chorégraphiques
et théâtraux, concerts, projections, installations et rencontres. Au total, 21 propositions cette année dont 4 pièces inédites
en Europe, 3 en France et 2 créations, traversées par la question du temps, de la mémoire, de l’amour et constellées autour
d’axes tant géographiques qu’artistiques. Un hommage bien vivant au grand maître américain, Merce Cunningham,
disparu l’année dernière. Un double coup de projecteur sur les scènes canadienne et japonaise. Et toujours, une grande
place faite à la musique et un questionnement sur le territoire et la cité.
FOCUS DANSE CANADIENNE :
FOCUS JAPON :
Si la danse contemporaine canadienne a subi les
influences de la danse moderne américaine et si son
paysage actuel est encore fortement marqué par le
ballet académique, son goût pour l’expérimentation
est avéré. Si elle ne cache pas son rapport
chamanique au monde, elle est tout aussi capable
d’une grande rigueur mathématique. Franche,
directe, conviviale, rien ne lui résiste ! Ni l’humour
qui traverse Cabane, la pièce de Paul-André Fortier,
ni la force vitale de l’émotion à l’image des deux
créations de Ginette Laurin qui ouvrent et concluent
cette 15ème édition du Festival de Marseille avec
La Vie qui bat et Onde de choc.
Lorsque l’on pense danse japonaise, deux images viennent
immédiatement à l’esprit : celle d’une danse hautement technologique
et celle des corps nus, blancs et torturés des danseurs de butô. Mais
la réalité contemporaine de la danse nippone est plus complexe. Née
au tournant des années 90, la nouvelle danse japonaise explore aussi
d’autres zones du mouvement et du corps, et traduit une société en
pleine mutation. Technologique mais surtout visuelle, comme dans
La Chambre claire de Shiro Takatani, onirique et cinématographique
avec le duo Obsession de Saburo Teshigawara, mais aussi musicale et
littéraire à l’image des deux programmes présentés par la danseuse
Megumi Nakamura. Une source d’inspiration pour l’artiste Yayoi
Kusama ou pour le compositeur marseillais Jean-Marc Montera qui clôt
le festival avec un concert sous influences.
Ginette Laurin offre au Festival (après une première
au Dance Triennale de Tokyo) la reprise spéciale
d’une pièce majeure de son répertoire, La Vie qui
bat. Pour l’occasion, sous la direction de Georges
Van Gucht, membre fondateur des Percussions
de Strasbourg, l’Orchestre des Jeunes de la
Méditerranée Provence-Alpes-Côte d’Azur s’empare
de la partition du spectacle et interprète sur scène le
Drumming de Steve Reich.
Pour clore l’édition, la chorégraphe québécoise
présente sa dernière création (créée en mai au
Festival TransAmériques de Montréal), Onde de
choc, dont la composition instrumentale est signée
Michael Nyman.
Saburo Teshigawara présente Obsession, une pièce inspirée du courtmétrage surréaliste de Salvador Dalí et de Luis Buñuel, Un Chien
andalou. Le chorégraphe, accompagné de sa muse Rihoko Sato convie
la virtuose Fanny Clamagirand à interpréter sur scène la Sonate n°3
d’Eugène Ysaÿe.
Paul-André Fortier et Rober Racine déploient
leur Cabane, véritable coffre à jouets pour danseur
et musicien, pour un duo à mi-chemin entre la
performance et l’installation. Une cabane nomade
qui viendra se lover dans la Cour de la Vieille
Charité, dans le grand hall du Palais de la Bourse et
au cœur de La Friche la Belle de Mai.
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Megumi Nakamura, danseuse d’exception de Jirí Kylián propose
deux programmes inédits en Europe dont une création : Chronicle of
The Time Yard. Accompagnée de Yasuyuki Shuto, fabuleux soliste de
Maurice Béjart et Sidi Larbi Cherkaoui ou du violoncelliste mori-shige,
elle livre une danse délicate et sensuelle.
Shiro Takatani, créateur hors pair d’installations vidéo et fondateur
de Dumb Type, dévoile pour la première fois en France La Chambre
claire, une performance inspirée de l’essai éponyme de Roland Barthes.
Entremêlant musique, vidéo, texte et danse, il compose une pièce
technologique, sophistiquée, et terriblement humaine.
Yayoi Kusama, avec Infinity Mirror Room Fireflies on the Water,
présente pour la première fois son travail à Marseille. Des myriades
de pois colorés, des miroirs ou des formes phalliques qui se répètent
et se répondent à l’infini, tels sont les motifs peuplant de façon
obsessionnelle l’œuvre de cette artiste de l’avant-garde new-yorkaise.
Pour le concert de clôture, Jean-Marc Montera, directeur du Grim et
spécialiste des musiques improvisées et de l’expérimentation sonore,
invite en résidence de création 4 artistes japonais (Ikue Mori, le duo
Nissenenmondai et Tenko) pour un concert sous influences.
FOCUS MERCE CUNNINGHAM :
DE LA MUSIQUE AVANT TOUTE CHOSE :
Quand Merce Cunningham chorégraphie ses
premières pièces au début des années 40, le monde
connaît alors une véritable déflagration esthétique.
De sa (longue) collaboration avec le compositeur
John Cage, il tire un rapport d’autonomie totale
avec la musique. Dès les années 50, ses compositions
chorégraphiques font une large place au hasard
suivant le principe du Yi King chinois (livre des
transformations). En 1970, le premier, il intègre
la vidéo à son travail, et à la fin des années 90,
l’utilisation des nouvelles technologies. Tout au
long de sa carrière ce génie de la danse, comparable
à ce que fut Picasso pour la peinture moderne,
n’a eu de cesse d’expérimenter et d’ouvrir « un
océan de possibles ». En montrant l’importance et
la diversité des filiations que laisse son œuvre, le
Festival de Marseille rend hommage à ce pionnier,
disparu l’été dernier à l’âge de 90 ans, pour qui
chaque danseur était un centre. Un précepte au
cœur de Cédric Andrieux, solo de Jérôme Bel. Des
possibles, plastiques et technologiques, qui sont la
colonne vertébrale du travail de Jonah Bokaer. Mais
aussi d’autres dimensions, infinies, à redécouvrir
à l’occasion de la Carte Blanche offerte à marseille
objectif DansE et d’une série de projections au
cinéma de la Vieille Charité. Pour un éloge bien
vivant du grand maître américain !
Que l’on évoque les pièces de Ginette Laurin, de Saburo Teshigawara,
de Megumi Nakamura ou de Paul-André Fortier, la musique occupe
une place de choix sur les plateaux de cette édition 2010.
Jonah Bokaer a 18 ans lorsqu’il intègre la compagnie
de Merce Cunningham. Dix ans plus tard, il est
chorégraphe et dirige 2 lieux culturels au coeur de
Brooklyn (C.P.R. Et Chez Bushwick). Il présente ici 3
soli réunis sous le titre Three Cases of Amnesia ainsi
que Replica, recherche sensorielle faisant voler en
éclats les frontières entre danse, architecture et arts
visuels, pour laquelle il collabore avec l’artiste Daniel
Arsham.
Jérôme Bel propose Cédric Andrieux, cinquième
pièce d’un puzzle consacré aux interprètes de la
danse. Dans ce monologue dansé illustré par de
courtes séquences chorégraphiques du répertoire
de Merce Cunningham, le chorégraphe retrace le
parcours de Cédric Andrieux, danseur pendant huit
ans pour la compagnie new-yorkaise.
Pour sa Carte blanche, marseille objectif DansE
propose Musings re Merce, John and Bob, un duo
solitaire conçu et interprété par Foofwa d’Imobilité,
ancien danseur de la Merce Cunningham Dance
Company ainsi qu’une série de projections autour de
l’œuvre du chorégraphe américain.
C’est également le cas dans Length of 100 Needles de Josef Nadj,
créé à Kanizsa, la ville-berceau du chorégraphe. Cahier (foisonnant)
d’un retour au pays natal pour lequel il s’entoure de 15 musiciens et
interprètes jouant, dansant, peignant la grande fresque de la création.
Christian Rizzo a offert au compositeur Sylvain Chauveau d’écrire la
partition musicale de L’Oubli, toucher du bois, qui puise du côté d’Erik
Satie ou de Morton Feldman.
Christophe Haleb s’immerge dans l’univers de la comédie musicale
pour Liquide, sa dernière création.
Enfin, les anglais de The Irrepressibles, avec leur performance pop et
baroque, Mirror Mirror, donneront leur 2e concert en France après leur
passage remarqué en mai à La Cigale. En première partie, Jean-Marc
Montera et ses invités japonais d’exception.
LA QUESTION DU TERRITOIRE :
L’artiste autrichien Willi Dorner proposera avec Bodies in Urban
Spaces une performance-déambulation à travers les rues de Marseille et
offrira aux habitants la possibilité de tisser de nouveaux liens avec leur
environnement.
Les réalisateurs Julien Chesnel et Emmanuel Vigne interrogent dans
Zone portuaire 80 ans de la vie du Port de Marseille.
La vidéaste et plasticienne Marie Reinert questionne dans Roll-On,
Roll-Off l’organisation spatiale et temporelle du travail, ses contraintes,
tant dans les postures et gestuelles que dans le rapport au temps à bord
d’un porte-containers reliant Marseille à Alger.
Nathalie Négro dévoile une première étape de création de L’Assemblée
des femmes : Opéra slam pour laquelle elle travaille avec des jeunes filles
issues de l’association Made et du centre social L’Agora.
Un temps d’échange sur l’art dans l’espace public marseillais aura lieu
le samedi 19 juin.
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CALENDRIER
Du 17 juin au 06 juillet 2010
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SEMAINE 1 > du 17 au 20 juin 2010
jeu 17
21h
La Vie qui bat
Ginette Laurin – O Vertigo
Salle Vallier
(p 21)
ven 18
Bodies in Urban Spaces
Willi Dorner – Cie. Willi Dorner
Dans la rue
(p 23)
21h
La Vie qui bat
Ginette Laurin – O Vertigo
Salle Vallier
(p 21)
sam 19
Bodies in Urban Spaces
Willi Dorner – Cie. Willi Dorner Dans la rue
(p 23)
21h
The Well Tempered / Chronicle of the Time Yard
Megumi Nakamura Salle Vallier
(p 25)
dim 20 20h30
Zone Portuaire
Emmanuel Vigne et Julien Chesnel Cinéma L’Alhambra
(p 26)
8h
18h30
11h
18h30
SEMAINE 2 > du 21 au 27 juin 2010
14
mar 22 21h Obsession Saburo Teshigawara – Cie KARAS Salle Vallier
(p 27)
mer 23 18h30 Le Droit de Rêver / Rose Window Megumi Nakamura Vieille Charité
Chapelle (p 29)
21h Obsession Saburo Teshigawara – Cie KARAS Salle Vallier
(p 27)
jeu 24 20h30 Length of 100 Needles Josef Nadj Pavillon Noir
(p 31)
ven 25 20h30 Length of 100 Needles Josef Nadj Pavillon Noir
(p 31)
sam 26 18h Carte blanche à marseille objectif DansE Les Bernardines
(p 33)
21h L’Oubli, toucher du bois Christian Rizzo – L’association fragile Salle Vallier
(p 35)
dim 27 21h L’Oubli, toucher du bois Christian Rizzo – L’association fragile Salle Vallier
(p 35)
22h Cabane Paul-André Fortier – Fortier danse-création Vieille Charité - cour
(p 37)
SEMAINE 3 > du 28 juin au 4 juillet 2010
lun 28 20h30 Domestic Flight Christophe Haleb – La Zouze Le Merlan
(p 39)
22h Cabane Paul-André Fortier – Fortier danse-création Vieille Charité - cour
(p 37)
mar 29 18h30 22h La Chambre claire Shiro Takatani Ballet National
de Marseille (p 41)
mer 30 18h30 22h La Chambre claire Shiro Takatani Ballet National
de Marseille (p 41)
22h Cabane Paul-André Fortier – Fortier danse-création Bourse CCIMP
(p 37)
jeu 1 18h30 Cabane Paul-André Fortier – Fortier danse-création La Friche Belle de Mai
(p 37)
21h Cédric Andrieux Jérôme Bel – R.B. Jérôme Bel Salle Vallier
(p 43)
ven 2 21h Three Cases of Amnesia Jonah Bokaer Ballet National
de Marseille (p 45)
sam 3 14h L’assemblée des femmes : Opéra slam Laboratoire artistique / Étape 1 GMEM
(p 47)
20h30 Liquide Christophe Haleb – La Zouze Le Merlan
(p 49)
dim 4 11h 21h Replica Jonah Bokaer, Daniel Arsham, Judith Sánchez Ruíz
[mac]
(p 51)
SEMAINE 4 > du 5 au 6 juillet 2010
lun 5 21h
Onde de choc Ginette Laurin – O Vertigo Salle Vallier
(p 53)
mar 6 21h
Concert : Soirée sous influences Jean-Marc Montera & invités + The Irrepressibles
Salle Vallier
(p 55)
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TOUS LES RENDEZ-VOUS AU FIL DU FESTIVAL… →
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P 55
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salle vallier
Nouveauté 2010
Lors d’une après-midi de fête, le Festival de Marseille
invite les habitants du quartier, les associations, les
artistes mais aussi les curieux, à partager un moment
unique où le sport rencontre la danse ! L’occasion
d’annoncer gaiement son arrivée Salle Vallier.
sam 5 juin
2010
à partir de
16h • Salle
Vallier
Construite en 1962, réhabilitée par l’architecte André
Stern en 1999, la Salle Vallier a connu une histoire riche
en événements, locaux et internationaux. Scène populaire par excellence,
la culture et le sport s’y entrechoquent depuis toujours.
Dans les années 70, les plus grands chorégraphes sont venus pour y dévoiler
leurs créations comme Maurice Béjart ou Régine Chopinot. Et bien sûr,
Roland Petit qui donne là sa première pièce marseillaise, sur une musique
originale des Pink Floyd !
Désormais, elle accueille aussi bien des matchs de boxe que des battles
hip-hop.
Aujourd’hui, le Festival de Marseille investit avec conviction ce lieu pluriel, ne craignant ni les entrechats ni les spectacles chocs. Pour ce nouvel
ancrage atypique, avec le soutien de la Direction des sports de la Ville de
Marseille, il invite le Ballet National de Marseille avec sa toute dernière
création, La Vérité 25X par seconde.
Une journée tout en muscles et déliés qui débutera par une visite des lieux
et une présentation, par Apolline Quintrand, de la programmation 2010 et
qui se poursuivra avec deux pièces : y se hicimos son nosotros a y se nosotros
fuimos du chorégraphe Gabriel Hernandez qui en 8 minutes et 3 rounds
(un de face et deux de dos) propose un match très singulier ; Torito II, mis
en scène et interprété par le comédien et boxeur Jean-Jérôme Esposito.
Le mythique K.O.K., création de Régine Chopinot aux costumes signés
Jean-Paul Gaultier, sera projeté.
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Y se hicimos son nosotros
a y se nosotros fuimos.
Conception : Gabriel Hernández | Conseiller technique boxe et arbitre :
Halim Chalabi | Avec les boxeurs : Mehdi Bouadia (Champion de France
des poids super moyen professionnel) - Julien Marie Sainte (Challenger
du championnat de France des poids moyen)
Qui est Gabriel Hernández ?
Gabriel Hernández aborde la danse aux Iles Canaries avec Gelu Berbu
et poursuit sa formation classique et contemporaine à l’Institut del Teatro
de Barcelone. De 1990 à 1991, il danse pour la Cie Kilina Crémona/
Roger Meguin. Il collabore en 1991 à la création de La Légende de
Roméo et Juliette de Jean-Claude Gallotta puis participe à la cérémonie
d’ouverture des Jeux Olympiques d’Albertville chorégraphiée par Philippe
Decouflé en 1992. Il rejoint ensuite la Cie Calligramme.
Au fil de ses créations, Gabriel Hernández développe une méthode
très personnelle de composition chorégraphique qui fait appel à
l’informatique mais ses travaux de recherche se réfèrent aussi bien au
sport et à l’architecture contemporaine qu’à la biologie, la physique,
les sciences de la complexité‚ les sciences des organisations ou la musique
contemporaine.
« Depuis 1997, l’émergence du mouvement dans mon travail suit des
méthodes qui rompent avec la tradition chorégraphique. J’emploie
le mot espace non pas comme synonyme de lieu. L’espace est une
construction culturelle qui suit les contingences historiques propres à
chaque époque. Aussi une des dernières grandes typologies formulées
en danse est l’espace sans centre. En danse, le socle étant plus
généralement le plateau (...) il existe aussi des effets de cadre, comme
par exemple la disposition du public autour d’un danseur. Une danse
hors plateau peut créer aussi son propre cadre virtuel, c’est le cas quand
les propriétés propres à la machine théâtrale sont délocalisées et greffées
ailleurs par certaines caractéristiques structurelles de la danse. »
Torito II
De Jacques Probst | Mis en scène et interprété par JeanJérôme Esposito | Collaboration artistique Stéphane
Ferrara | Une production Collectif Gena
« Tout être humain véritable doit sentir dans son
visage le coup donné au visage d’un autre être
humain. » José Marti.
Dans un vestiaire, une heure avant un combat, un
boxeur se prépare. La tension monte, inévitablement.
L’homme se livre, intimement. Le texte s’envole,
au-delà du ring et nous sommes dans le spectacle,
celui d’un homme qui se confesse avant de partir,
celui du calme avant la tempête.
« Adolescent, mes journées se partageaient entre
les cours de théâtre et la salle d’entraînement. Dans
mon sac à dos se mélangeaient protège-dents et
Richard III de William Shakespeare. J’ai même eu en
ma possession un texte du Bourgeois Gentilhomme
avec, en page d’ouverture, un autographe du grand
boxeur, Roberto Durant. Je n’ai jamais pu dissocier
ces deux arts. Je ne suis pas devenu boxeur mais
acteur. Ma passion pour le théâtre a peut-être été
plus grande. Il n’empêche que la boxe ne m’a jamais
quitté. Je m’entraîne toujours et je prépare mes rôles
le plus souvent dans des salles de boxe. »
Jean-Jérôme Esposito
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LA VÉRITÉ 25X PAR SECONDE
Ballet National de Marseille – Frédéric Flamand & Ai Weiwei
Marseille, France |
Création 2010
du 8 au 12 juin 2010
21h • Salle Vallier
durée 1h15 |
hors billetterie du Festival,
réservations auprès du Théâtre
de La Criée 04 91 54 70 54
concept : Frédéric Flamand
| chorégraphie : Frédéric Flamand
et les danseurs du Ballet National
de Marseille | interprètes :
David Cahier, Katharina Christl,
Malgorzata Czajowska, Yasuyuki
Endo, Noémie Ettlin, Vito Giotta,
Gabor Halaz, Martin Harriague,
Benjamin Kahn, Nonoka Kato,
Yoshiko Kinoshita, Marcos
Marco, Angel Martinez, Béatrice
Mille, Valentina Pace, Nahimana
Vandenbussche | concept
scénographique : Ai Weiwei
| conseiller artistique : Bernard
Degroote | conseiller musical :
George van Dam | musiques :
Heinrich Biber, Biosphère, Robert
Henke, Pietro Locatelli, Pan
American, Fausto Romitelli, Igor
Stravinsky, George van Dam
www.ballet-de-marseille.com
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Un chorégraphe belge, Frédéric Flamand ; un architecte chinois,
Ai Weiwei ; un auteur italien, Italo Calvino : trois grands noms
associés le temps d’une création qui évoque une époque trouble
et un monde en perpétuel changement.
Quand Fréderic Flamand s’entoure d’architectes pour signer ses
scénographies, ce n’est pas pour construire la cité idéale de demain.
Et même s’il est question de géographie de l’espace, de lieux (ou
non-lieux) pour la danse, d’habitat pour le danseur, il ne s’agit pas
d’urbanisme dans ses chorégraphies, mais plutôt de combats.
Ceux que les interprètes livrent avec leur environnement et, souvent,
avec leur imaginaire.
Après avoir collaboré avec Jean Nouvel, Dominique Perrault,
Diller+Scofidio, Thom Mayne, Zaha Hadid et les frères Campana,
pour ce nouvel opus présenté à Marseille pour la première fois Salle
Vallier, l’actuel directeur du Ballet National de Marseille a choisi de
travailler avec Ai Weiwei.
Un point commun avec Frédéric Flamand ? Ils ont le sens de la
relecture ! Dans sa pratique, l’architecte et plasticien chinois re-visite
les courants artistiques qui ont traversé le siècle dernier avec le regard
d’un découvreur. A l’image du Nid d’Oiseau, stade emblématique des
Jeux Olympiques de Pékin et qu’il a conçu avec les suisses Herzog
et de Meuron.
Après Silent Collisions (2003) qui s’inspirait librement des Villes
invisibles, Frédéric Flamand retrouve Italo Calvino et se penche cette
fois sur le plus connu de ses romans : Le Baron perché. L’histoire d’un
jeune aristocrate, Côme Laverse du Rondeau, qui décide de grimper
dans un arbre et de ne plus en descendre afin de prouver
à ses contemporains, aux prises avec une époque en pleine mutation,
le vrai sens de la liberté et de l’absolu.
On comprend mieux pourquoi la scène est alors chargée d’échelles :
elles sont comme des axis mundi, instruments de la mise en relation
des espaces intermédiaires où communiquent le ciel, la terre et le
monde inférieur… Autant de prétextes pour multiplier les perspectives,
les lignes de fuites, les droites qui se coupent et se superposent, comme
si chaque chemin tracé reculait sans cesse le moment d’un nouvel
horizon.
Repères
Qui est Ai Weiwei ?
Frédéric Flamand : note d’intention
Fils du célèbre dissident chinois, Ai Qing, Ai Weiwei
est né à Pékin en 1957. Il a étudié le cinéma à la
Beijing Film Academy. Artiste pluridisciplinaire,
il est aujourd’hui l’un des plus importants artistes
conceptuels depuis qu’il a participé à la conception
du Stade National, « Le Nid d’oiseau », pour les JO de
Pékin en 2008.
Le Baron Perché est une œuvre ouverte qui permet une multitude
d’interprétations (métaphores de l’artiste, de l’intellectuel engagé,
du philosophe…), une œuvre surtout qui, comme le dit lui-même son
auteur, fait partie « des livres qui deviennent comme des continents
imaginaires dans lesquels d’autres œuvres trouveront leur place,
continents de l’ailleurs en cette époque où l’on peut affirmer que
l’ailleurs n’existe plus et que le monde entier tend à s’uniformiser ».
Du haut des arbres, le héros d’Italo Calvino rêve à d’autres perspectives
à la fois vitales et visuelles et souhaite s’affranchir de la gravité et d’une
certaine pesanteur du règne humain (il est intéressant de noter que
le XVIIIe siècle adore les tableaux à perspective aérienne dite à vol
d’oiseau !).
Cette mise à distance, cette vision à la fois panoramique et fragmentée
de la réalité sensible préfigure la perception de l’homme moderne ; c’est
toute l’histoire de l’œil depuis le quattrocento qui réduit le monde à un
tracé régulateur (perspective linéaire) jusqu’à l’homme contemporain
qui, face à ses multiples écrans rejette de plus en plus la position unique
dans l’espace au profit d’un rêve d’ubiquité, apanage des télé-technologies
du temps réel où tout se vit à travers les dispositifs de communication
(perspective numérique).
Sur le plateau, les danseurs sont reliés à des capteurs pour le son et à des
caméras pour l’image. Un contrôle continuel des corps et des espaces
qui crée un environnement inattendu. La perspective se dilate. Les
corps se retrouvent dans un jeu de cache-cache avec leur propre image ;
virtuel et réel s’étreignent tandis que la télésurveillance gère différentes
temporalités.
« La Vérité 25X par seconde est l’histoire d’une émancipation qui
relance des interrogations de toujours sur le statut du corps et invite
les danseurs à s’accaparer à leur manière et à partir de leur mémoire le
parcours démesuré du héros perché dans les arbres […].
L’installation de Ai Weiwei à la dernière Biennale de Venise ainsi que
son projet fou à la Documenta de Kassel m’ont fasciné. Après nos
différentes discussions et rencontres sur la fable (et non l’intrigue) du
Baron Perché, la proposition de Ai Weiwei pour la scénographie fut très
radicale : la forêt du héros de Calvino deviendrait une forêt d’échelles.
Quoi de plus banal qu’une échelle ? Après tout Ai Weiwei n’est-il pas
un adepte du « ready made » de Marcel Duchamp ? Très vite il nous est
apparu que cette réduction de scénographie à un élément très simple,
multiplié et modulable, allait évoquer un édifice à la Escher, une usine
de production, un Piranèse abstrait, un chantier admirable et délaissé,
un monde de ruines et de renaissances, une ossature géante support de
la danse avec l’espoir que le corps soit toujours plus fort que les lieux
qu’il habite. Ou comment « expanser » l’espace au-delà du cadre de la
représentation et faire en sorte que par un jeu de contraintes,
de connexions, d’articulations, d’emboîtements, de points de jointure,
de rouages organiques et mécaniques mêlés, le corps-artisan dialogue
avec l’architecture. » Frédéric Flamand.
Pilier du premier mouvement d’avant-garde chinois
et souvent appelé « l’Andy Warhol » de Chine, il s’est
investi, fin des années 70, dans différents groupes
d’art et de littérature réprimés par le gouvernement.
En 1981, il quitte la Chine pour étudier à New York à
la Parsons School of Design. A son retour en Chine,
il fonde « The China Art Archives and Warehouse »,
une association qui a pour mission de défendre l’art
moderne chinois et une nouvelle génération d’artistes
chinois qui montent. Et toujours dans une volonté de
défendre ses idées politiques, il organise à Shanghaï
en 2000, la première biennale indépendante au
titre évocateur « Fuck Off » qui regroupe ses propres
œuvres ainsi que celles d’autres artistes chinois.
Ai Weiwei expose dans les endroits les plus
prestigieux: le Museum of Modern Art de San
Francisco, la Documenta de Kessel, la Biennale de
Venise et la Haust der Haus der Kunst à Munich
entre autres.
Par ailleurs, Ai Weiwei mène un combat acharné
pour la défense des victimes du tremblement de terre
de Schuan.
De manière générale, via son blog et Twitter, l’artiste
chinois surnommé « Ai Weilai » (« celui qui aime
l’avenir »), s’exprime avec engagement sur des sujets
tels que la liberté, le mensonge, la mémoire…
+
production Ballet National de Marseille
coproduction Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg
en coréalisation avec le Théâtre National de Marseille – La Criée
et le Festival de Marseille F/D/Am/M pour l’accueil à la Salle
Vallier
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20
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LA VIE QUI BAT
Ginette Laurin – Compagnie O Vertigo
Montréal, Canada /
Marseille, France |
Première en Europe
reprise 2009
jeu 17 juin 2010
+
ven 18 juin 2010
21h • Salle Vallier
durée 1h | tarif A
chorégraphie : Ginette Laurin
| interprètes : Dominic Caron,
Rémi Laurin-Ouellette, Brianna
Lombardo, Chi Long, Robert
Meilleur, James Phillips, Gillian
Seaward-Boone, Audrey Thibodeau,
Wen-Shuan Yang | répétitrice :
Annie Gagnon | musique : Steve
Reich – Drumming | scénographie,
lumières : Axel Morgenthaler
| maquillage : Angelo Barsetti
| direction technique : André Houle
| directrice de production : Chi Long
et l’Orchestre des Jeunes de la
Méditerranée Provence-Alpes-Côte
d’Azur : Servane Lombard, Marion
Schürr (chant), Anne-Lise Teruel
(piccolo), Sven Clerx, Nicolas Cousin,
Gisèle David, Lucas Duclaux-Loras,
Alexandre Esperet, Gaspar José,
Laurine Martel, Antoine Noyer,
Florian Poirier (percussions) sous la
direction musicale de Georges Van
Gucht
Conçue pour Drumming, interprété en direct à Marseille par
l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée Provence-Alpes Côte
d’Azur, La Vie qui bat invite les corps à vibrer aux pulsations de la
musique répétitive du compositeur américain Steve Reich.
« En écoutant Drumming, je vois des scènes vibrantes, touchantes
comme la vie, avec ce qu’elle contient de plus simple mais d’essentiel. »
Quand elle parle de La Vie qui bat, créée en 1999, Ginette Laurin
pense toujours au présent. Sans doute parce que cette pièce, conçue
sur mesure pour la partition du compositeur minimaliste américain,
met en lumière des femmes et des hommes se laissant traverser par la
pulsion vitale de gestes qui creusent le corps « comme une force qui part
du centre et se propage dans tous les muscles. » Une problématique chère
à la chorégraphe canadienne pour qui l’être dansant est une mécanique
subtile et complexe, soumise à la gravité, mais dont le rythme interne et
fondamental pousse à l’envol. Et qu’elle traduit ici par des mouvements
d’une rare intensité, concentrés sur leur précision minutieuse plutôt
que sur leur ampleur.
C’est un peu de cette pulsion qu’elle retrouve dans Drumming que
dirige sur le plateau Georges Van Gucht, membre fondateur des
Percussions de Strasbourg. Une musique savante, élaborée quasi
mathématiquement, mais qui porte en elle le puissant souvenir d’un
voyage que le compositeur effectue au Ghana au début des années 70.
Le secret de sa partition ? « C’est comme regarder le ciel intensément,
et se rendre compte que la géométrie des étoiles a changé infiniment,
parce que la terre tourne.» Une autre pulsation de vie à laquelle Ginette
Laurin répond en demandant à ses interprètes « de danser en suivant
un jeu d’opposition entre gravité et légèreté, ordre et chaos, urbain et
tribal. » En leur demandant ce qu’il y a de plus fragile et de passionnant
dans la danse : épouser la cadence avec leur souffle.
Coproduction Festival de Marseille
F/D/Am/M
www.overtigo.com
Contact presse : 04 91 32 12 74
Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
Contact communication : 04 91 99 00 25
Amandine Haegelin /
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Repères
Qui sont Georges Van Gucht et l’OJMPACA ?
Créé en 1984, l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée Provence-Alpes-Côte d’Azur
contribue au dialogue interculturel en Méditerranée en conjuguant formation,
confrontation à l’autre et plaisir de jouer ensemble. Chaque année, plusieurs sessions
sont organisées afin de proposer une expérience professionnelle de la vie d’orchestre à
de jeunes musiciens de la région PACA et du Bassin méditerranéen. Choisis pour leur
talent, les étudiants sont recrutés sur auditions et bénéficient de sessions de formation
abordant différents styles de répertoire. Pour le Festival de Marseille, l’ensemble constitué
est placé sous la direction de Georges Van Gucht, membre fondateur et ancien directeur des
Percussions de Strasbourg. Créateur d’une méthode d’enseignement et co-auteur d’ouvrages
pédagogiques, ce dernier a été timbalier super-soliste de l’Orchestre Philharmonique de
Strasbourg et a également enseigné la percussion au Conservatoire National Supérieur de
Musique de Lyon (CNSM) et à l’Ecole Nationale de Musique de Toulon (ENM).
Drumming et la technique du déphasage selon Steve Reich
Steve Reich est reconnu internationalement comme l’un des compositeurs vivants les plus
importants. Considéré comme le pionnier de la musique minimaliste, son parcours réalise
une symbiose de la musique classique occidentale et des structures, harmonies et rythmes
de la musique vernaculaire non occidentale et américaine, en particulier le jazz. Après des
études de philosophie et de musique (avec Darius Milhaud et Luciano Berio), il obtient une
bourse de l’Institute for International Education et part étudier la percussion à l’Institut
des études africaines de l’Université du Ghana, à Accra, pendant l’été 1970. À son retour,
influencé par son expérience, il compose Drumming, pièce pour percussions qui met en
application ses recherches théoriques sur le déphasage et pour l’exécution de laquelle il fonde
son propre ensemble appelé Steve Reich & Musicians. Car, suite à un problème technique
survenu aux magnétophones qu’il utilise pour enregistrer le discours d’un prêcheur à
San Francisco et qui perdent par hasard leur synchronicité, il a l’idée de faire passer en
continu deux boucles du même son, jouées simultanément au départ, puis de les accélérer
progressivement l’une par rapport à l’autre. Ce procédé a pour effet de générer de nouvelles
figures sonores à partir du même matériau musical. Ce procédé, employé pour la première
fois dans la pièce fondatrice It’s Gonna Rain en 1965, est adapté à un premier instrument,
le saxophone, dans la pièce Reed Phase en 1967. Deux ans plus tard, ce procédé est aussi
appliqué aux instruments seuls et joués en direct se passant ainsi potentiellement des bandes
magnétiques et de toute aide mécanique pour l’exécution de Piano Phase et Violin Phase
composés à la fin de l’année 1967. Reich dit explicitement dans son essai de 1967 Music
as a Gradual Process qu’il souhaite, grâce à l’utilisation du déphasage, faire entendre à
l’auditeur le déroulement du processus musical et ceci de façon graduelle. La structure
des pièces est clairement exposée, avec un matériel musical extrêmement simple, de façon
à ce que l’auditeur puisse percevoir les petites variations introduites progressivement. Si
l’intérêt pour la structure et le rythme reste présent dans Drumming, le compositeur semble
beaucoup plus concerné par le son et l’harmonie et intègre pour la première fois des voix.
Il combine des instruments de différents timbres et s’intéresse au changement graduel de
timbre, tout en gardant un rythme et des hauteurs constants.
Les chorégraphes Laura Dean (en 1975), Anne Teresa de Keersmaeker (en 1998) et Ginette
Laurin (en 1999) ont utilisé cette partition pour leurs créations.
22
+
mer 16 juin à 18h30 /
salle Vallier : répétition
publique
entrée gratuite sur réservation
au 04 91 99 00 20
+
jeu 17 et ven 18 juin
à l’issue des représentations :
rencontre avec l’équipe
artistique
Cette recréation spéciale, coproduite
par le Festival de Marseille F/D/Am/M,
a bénéficié du soutien du Centre
départemental de création en résidence
- Domaine de l’étang des Aulnes et de
la Régie culturelle régionale ProvenceAlpes-Côte d’Azur. L’Orchestre des
Jeunes de la Méditerranée ProvenceAlpes-Côte d’Azur est subventionné par
la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur,
partenaire principal, le ministère de la
Culture et de la Communication (DRAC
PACA) et le Conseil général des Bouchesdu-Rhône
coproduction La Société de musique
contemporaine du Québec (Canada) et
JOINT ADVENTURES (Allemagne)
avec la participation du Palace de Granby
(Canada).
O Vertigo bénéficie du soutien du Conseil
des arts et des lettres du Québec, du
Conseil des Arts du Canada et du Conseil
des arts de Montréal.
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BODIES IN URBAN SPACES
Willi Dorner – Cie. Willi Dorner
Vienne, Autriche |
Création in situ pour le
Festival de Marseille
F/D/Am/M
ven 18 juin 2010 /
8h et 18h30
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sam 19 juin 2010 /
11h et 18h30
Point de départ de la
performance-déambulation :
Palais de la Bourse - CCIMP
durée 1h | gratuit
concept : Willi Dorner | assistant
chorégraphique : Michael O’Connor
+
avec le soutien des affaires culturelles
de la Ville de Vienne
Cie. Willi Dorner bénéficie du soutien
de la Ville de Vienne (Autriche),
du ministère autrichien de l’Éducation,
des Arts et de la Culture.
www.ciewdorner.at
Contact presse : 04 91 32 12 74
Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
Contact communication : 04 91 99 00 25
Amandine Haegelin /
[email protected]
Épouser l’asphalte. Se lover dans les plis d’une façade. Glisser aux
creux d’une cavité. S’imbriquer dans une contre marche. Jouer avec
les dénivelés, les accidents, les cicatrices d’une rue. Depuis 2004,
Willi Dorner imagine des sculptures de corps comme autant de
précipités sensibles révélant la face cachée des villes qu’il arpente.
Des sculptures qu’il offre ensuite au public le temps d’un parcours
réconciliant les représentations architecturées du monde et leurs
perceptions anthropologiques : « Je voulais remplir les espaces avec
des corps. C’était ça l’idée de départ. Parce que le corps, c’est notre
unité de mesure par rapport à l’espace. C’est comme ça que les bébés
l’appréhendent dès qu’ils commencent à ramper : ils cherchent combien
de pas ils doivent faire, ils voient si leur tête peut passer entre la chaise
et le divan. Remplir les interstices, c’était une manière de remesurer
l’architecture », explique-il.
Héritier indirect des performeurs du Jusdon Church Theater (Trisha
Brown, Steve Paxton…) qui, dans les années 60, descendent dans la
rue pour combattre l’architecture déshumanisante des mégapoles
américaines, le chorégraphe autrichien se souvient que la portée
poétique du mouvement peut réveiller les sens latents de la cité.
Après Dublin, Tel-Aviv, Barcelone ou Paris, Bodies in Urban spaces
propose de nouvelles perspectives aux Marseillais* qui oublient parfois
qu’une impasse peut ouvrir sur des espaces insoupçonnés, pourvu
qu’on ne se laisse pas guider par les seuls tracés que l’urbanisme impose.
Plus encore : en imaginant des expériences qui mettent à l’épreuve la
temporalité endormie des villes et en provoquant chez le spectateur une
nouvelle relation à son environnement quotidien, Willi Dorner cisèle
de petits chefs-d’œuvre relationnels et émotionnels aux dynamiques
aussi éphémères que délicatement déconcertantes.
* Bodies in Urban Spaces à Marseille
Dans chaque ville, quelques semaines avant la représentation, Willi Dorner
constitue une équipe d’une vingtaine de performeurs. Étudiants aux Beaux-Arts
ou ouvriers, danseurs contemporains ou hip-hopeurs, les auditions sont ouvertes
à ceux qui, pourvus de certaines capacités sportives, curieux de redécouvrir leur
environnement, désirent se prêter au jeu des situations physiques et créatives.
Une fois l’équipe constituée, le travail commence sur les parcours que le
chorégraphe a repérés lors de ses déplacements. Pendant plus d’une semaine,
ensemble, ils choisissent des espaces et, sous l’œil des passants, inventent des
sculptures vivantes. Les représentations ont lieu à des heures différentes car, en
variant, la qualité particulière de chaque espace investi (lumière, fréquentation,
circulation…) crée des représentations uniques.
23
Repères
Qui est Willi Dorner ?
Né à Baden en Autriche, professeur diplômé de technique Alexander
(technique psycho-corporelle permettant d’éviter les tensions inutiles
quelle que soit notre activité) Willi Dorner étudie la danse thérapie.
Il a aussi étudié au studio d’Eric Hawkins et au Body–mind centering
studio à New York. En tant qu’interprète en danse contemporaine,
Willi Dorner a travaillé avec Dani Lepkoff, Irene Hultman et Stephen
Petronio aux Etats-Unis et la I.D.A., compagnie Mark Tompkins à Paris.
Il a commencé son propre travail chorégraphique en 1990. Parallèlement
aux tournées internationales de sa compagnie, il réalise des films et
s’intéresse particulièrement à la création d’événements donnant aux
publics l’opportunité de faire de nouvelles expériences esthétiques mais
aussi de renouveler leur perception du quotidien, notamment du paysage
urbain. Son approche pluridisciplinaire l’amène à collaborer avec des
artistes et des scientifiques dans divers domaines.
Le travail de la Compagnie Willi Dorner sur scène ou dans des
perfomances in situ a déjà été présenté dans de nombreux théâtres
et festivals prestigieux en Europe, en Afrique, en Amérique du Nord
et du Sud et en Chine.
Le déroulement du projet dans le cadre
du Festival de Marseille
Le choix des participants : 24 et 25 avril 2010
Quelques semaines avant la représentation, le chorégraphe vient dans la
ville pour constituer un groupe d’une vingtaine de danseurs/performeursamateurs locaux. Pour participer, il faut être un résistant, endurant,
préparé aux techniques de porters et surtout disposé à s’adapter à des
situations aussi périlleuses qu’inconfortables.
La résidence : du 13 au 17 juin 2010
Willi Dorner et son assistant répètent 5 jours sur les lieux du parcours
avec le groupe de performeurs constitué au préalable. Une personne
référente assure la supervision et le lien entre le programmateur et les
structures locales partenaires et les participants.
La performance : 18 et 19 juin 2010
À la fin de cette semaine de répétition, les représentations ont lieu deux
fois par jour pendant deux jours.
24
+ du lundi 13 au jeudi 17 juin :
Willi Dorner et ses
performeurs répètent à vue,
dans les rues de la ville.
+
sam 19 juin à l’issue de
la performance :
Rencontre avec Willi Dorner,
Gabriel Chakra, historien et
journaliste, Philippe Langevin,
économiste, André Stern,
architecte et discussion autour
de l’art dans l’espace public.
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THE WELL TEMPERED
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CHRONICLE OF THE TIME YARD
Megumi Nakamura
danse
87
Dn
Kanagawa, Japon |
Première en Europe
sam 19 juin 2010
…
21h • Salle Vallier
vallier
durée 1h | tarif B
Vl
The Well Tempered
| création 2009
94
chorégraphie : Megumi Nakamura
| interprètes : Megumi Nakamura,
Yasuyuki Shuto | extraits musicaux :
Arvo Pärt et Jean-Sébastien Bach
| costume : Izumi Yamada
| production : Sayatei
Chronicle of the Time Yard
| création
chorégraphie : Megumi Nakamura
| interprètes : Megumi Nakamura,
Naoya Aoki, Yasuyuki Shuto
| musique : Dirk Haubrich
| costumes : Yoko Seyama
| production : Sayatei
Coproduction Festival de Marseille
F/D/Am/M
Inoubliable interprète de Jiří Kylián, la japonaise Megumi
Nakamura fonde sa compagnie en 2000. Depuis, avec délicatesse, de
solos en trios, elle forge un véritable écrin pour sa danse, puissante
et douce, qui puise son inspiration dans la musique. A l’image de ce
programme, présenté pour la première fois en Europe.
À la brillance des couleurs baroques correspond le clavecin, au son
cristallin, accordé en tempérament inégal, avec des intervalles purs. À
la douceur mélancolique de la période romantique correspond le piano,
à la sonorité moins définie, plus douce et enveloppée, qui ouvre la porte
aux intervalles réguliers du tempérament égal.
C’est ce tempérament, cher à Jean-Sébastien Bach et Arvo Pärt, que
Megumi Nakamura explore dans The Well Tempered, duo qu’elle
interprète aux côtés de Yasuyuki Shuto, fabuleux soliste de Maurice
Béjart ou Sidi Larbi Cherkaoui.
De cette gamme, elle retient le pouvoir de moduler à l’infini des
combinaisons de sons mais avant tout sa capacité à approcher ce que les
musiciens nomment la juste intonation. Elle compose alors une pièce
sur l’harmonie : « Ce qui m’intéresse, c’est d’observer la qualité d’une
harmonie créée par deux personnes qui ont un sentiment différent de la
musique. »
Dans Chronicle of the Time Yard, qu’elle danse avec Noaya Aoki et
Yasuyuki Shuto, la chorégraphe se penche également sur l’intime et la
perception. Elle se demande : « Quelle part de moi est perçue par les
autres comme étant moi-même ? » Une interrogation qui circule de
l’un à l’autre des interprètes de ce trio dont le principal acteur est le
regard. Regard sur soi, sur le dissemblable. Fébrile. Un regard que l’on
appréhende comme s’il s’agissait d’ouvrir enfin une lettre dont on a
longtemps reculé le moment de la lecture.
Repères
Qui est Megumi Nakamura ?
Interprète d’exception au sein du Nertherlands Dance Theater,
Megumi Nakamura danse pour Mats Ek, Ohad Naharin, Nacho Duato
et Jiří Kylián qui lui offre, en 2001, le magnifique duo Black Bird présenté
lors de l’édition 2006 du Festival. Depuis plus de dix ans, l’artiste
japonaise se consacre à la chorégraphie et ses pièces Dream Window,
One ou Waltz ont reçu des récompenses dans le monde entier.
Parallèlement, elle enseigne au Japon, aux Pays-Bas et à l’Opéra de Paris.
Contact presse : 04 91 32 12 74
Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
Contact communication : 04 91 99 00 25
Amandine Haegelin /
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ZONE PORTUAIRE
Emmanuel Vigne et Julien Chesnel
dim 20 juin 2010
20h30 • Cinéma L’Alhambra
durée 40 minutes | gratuit
+
à l’issue de la projection,
rencontre avec les réalisateurs,
Alessi Dell’Umbria et
Jean-Pierre Daniel, directeur
de L’Alhambra :
Après 13 années de recherches,
Alessi Dell’Umbria,
Marseillais impliqué dans
la vie de la cité comme
dans celle de son quartier
(La plaine), publie L’Histoire
universelle de Marseille. Il y
relate l’évolution de sa ville, du
premier millénaire à nos jours,
le désamour dont elle a souvent
été victime et ses relations
complexes avec l’Etat-Nation
puis avec la mondialisation.
+
Dans un documentaire saisissant, les cinéastes Emmanuel Vigne et
Julien Chesnel ont reconstruit la mémoire du Grand Port Maritime de
Marseille. Une histoire bien vivante à découvrir en avant-première.
Donner à voir le Grand Port Maritime de Marseille, autrement.
Telle est la gageure qu’ont accepté de relever deux férus de cinéma :
Emmanuel Vigne et Julien Chesnel. L’un est réalisateur, passionné de
documentaires et co-fondateur du vidéo-club marseillais Vidéodrome.
L’autre est artiste peintre, s’intéresse aux images filmées et multiplie
les collaborations avec des photographes, des scénographes ou des
architectes.
Ensemble, ils se sont plongés dans différents fonds d’archives
cinématographiques, ont passé des centaines d’heures à visionner des
documents couvrant plus de 80 ans de la vie du port. Patiemment, ils
ont débusqué les plans susceptibles d’épouser l’histoire de cette zone
aimée mais méconnue des Marseillais, ses respirations, ses mutations,
son mouvement permanent.
À la fois documentaire et chant d’amour, Zone portuaire, moyenmétrage de 40 minutes, est le fruit d’un savant travail de montage où les
images se juxtaposent, se répondent, s’entrechoquent et restituent les
ambiances, les sons, les rythmes de cet univers si singulier, qui ne s’est
jamais aussi bien livré...
Repères
Qui est Emmanuel Vigne ?
Monteur, réalisateur, co-fondateur du vidéo-club marseillais Vidéodrome
et directeur de la société de production audiovisuelle Evaluna Films,
explore les possibilités du cinéma et du film documentaire depuis vingt
ans. Il organise régulièrement des programmations cinématographiques
et vidéographiques dans divers lieux à Marseille et Paris. Il a réalisé
de nombreux documentaires notamment à l’étranger (Mexique, Îles
Marquises, Côte d’Ivoire et Sénégal).
Qui est Julien Chesnel ?
Artiste peintre, il expérimente (de 2000 à 2006) au sein du collectif
Il lanificio, à Naples, dont il est co-fondateur, un travail de collaboration
avec des photographes, scénographes, architectes. De retour en France,
il continue le travail d’atelier et s’intéresse parallèlement aux images
filmées qui représentent pour lui un nouveau matériau à explorer.
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OBSESSION
Saburo Teshigawara – Compagnie KARAS
Tokyo, Japon |
Première en PACA création 2009
mar 22 juin 2010
+
mer 23 juin 2010
21h • Salle Vallier
durée 1h | tarif A
chorégraphie, scénographie,
lumières, costumes, compilation
musicale : Saburo Teshigawara
| interprètes : Rihoko Sato, Saburo
Teshigawara | violon : Fanny
Clamagirand | coordination
technique, régie lumières : Sergio
Pessanha | régie son : Tim Wright
| régie générale : Markus Both
| habilleuse : Nana Koetting
production KARAS
avec le soutien de la Japan Foundation dans
le cadre du programme Performing Arts
JAPAN
L’année dernière, les Marseillais ont réservé un accueil triomphal
à Saburo Teshigawara. Le maître japonais revient avec un duo
fascinant inspiré de l’univers surréaliste de Luis Buñuel et de
Salvador Dalí.
On pourrait multiplier les points de contacts entre Obsession et son
point de départ, Un Chien andalou de Luis Buñuel. La fin d’abord : la
découverte de deux amants ensevelis dans le sable d’une plage ou par la
lumière qui se tait sur le plateau.
La musique ensuite. Ce même tango argentin qui accompagne,
à partir de 1961, la version muette originale du court-métrage.
Et Wagner, Tristan et Yseult. La mort des amants, encore. Les mêmes
sonorités passionnelles, évoquées ici par le violon virtuose de Fanny
Clamagirand, interprétant sur scène la Sonate n°3 d’Eugène Ysaÿe.
Même souci nocturne également quand, au début de la pièce, Rihoko
Sato, assise au centre de la scène, semble flotter sous le halo lunaire
d’une ampoule décharnée.
Mais cela serait mal connaître Saburo Teshigawara : « Dans cette oeuvre,
je ne traduis pas Un Chien andalou. J’y ai mis les fortes perceptions qu’il
m’inspire.» Perception : le mot est lâché. Car tout est histoire sensible
dans cet Obsession, tragédie d’un couple déchiré à force de rendezvous manqués qui, comme les pôles identiques de deux aimants, n’en
finissent pas de repousser leur désir magnétique.
Deux êtres mus par la même envie de se rejoindre, mais inlassablement
désunis par un temps qui s’étire, se rétracte, se contracte ; un espace
qui les met en tension - les séparant d’une symétrie quand elle est au
proche et lui au lointain, les éloignant d’une parallèle alors qu’ils se
tiennent côte à côte.…
Abstraite, visuelle, rigoureuse, la danse de Saburo Teshigawara électrise
l’air sans relâche. Fluide, oscillant entre souplesse et tension, chaque
geste calligraphie des énergies qui se percutent dans l’espoir, toujours
renouvelé, de trouver « de nouvelles formes à la beauté ». Son obsession.
www.stkaras.com
www.epidemic.net
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Repères
Qui est Saburo Teshigawara ?
Depuis le début des années 80, le chorégraphe, installé à Tokyo, tisse
une oeuvre sans égale en Asie comme dans le reste du monde. En trente
ans, Saburo Teshigawara s’est forgé un style qui se méfie des héritages et
se démarque des classifications, en explorant notamment l’interaction
entre la danse, les arts plastiques et la musique. C’est en 1985 qu’il fonde
avec Kei Miyata sa compagnie KARAS, qui lui offre rapidement en tant
qu’interprète et chorégraphe une renommée internationale. En 1994 et
en 1995, il crée deux pièces pour le Ballet de Francfort, White Clouds
Under the Heels Part I et II. Il signe sa propre version du Sacre du
Printemps pour le Ballet National de Bavière en 1999, crée Modulation
pour le Nederlands Dans Theater en 2000, Para-Dice en 2002, Vacant en
2006 pour le Ballet du Grand Théatre de Genève, et AIR pour le Ballet
de l’Opéra de Paris en 2003, repris en 2006. Sa sensibilité de plasticien et
son sens aiguisé de la composition lui font envisager ses créations comme
un langage total : il danse, scénographie, imagine les éclairages et les
costumes.
Depuis qu’elle a rejoint la compagnie en 1996, Rihoko Sato est
l’interprète magnifique de ses pièces. Son prolongement au féminin, une
muse qui lui inspire sans cesse de nouvelles relations au temps.
Qui est Fanny Clamagirand?
Couronnée en 2007 aux Masters de violon de Monte Carlo par le Prix
unique « Prince Rainier III », nommée « Révélation Classique Adami
2006 », 1er Prix F. Kreisler (2005), Prix Emily Anderson de la Royal
Philharmonic Society (2004), Prix Spécial Y. Menuhin (2000), la jeune
virtuose Fanny Clamagirand s’impose depuis plusieurs années sur les
scènes françaises et étrangères comme l’une des meilleures violonistes de
sa génération. Née en 1984, Fanny commence le violon à l’age de 7 ans
et se produit en soliste depuis l’âge de 9. Elle intègre à 16 ans la classe de
J.J. Kantorow en Perfectionnement au Conservatoire de Paris (CNSMDP)
puis poursuit en 2003 ses études avec I. Rashkovsky au Royal College of
Music de Londres où elle obtient le « Diplôme d’Artiste » (2004). Fanny a
également suivi de nombreuses master-classes, entre autres avec Zakhar
Bron, Ida Haendel, Michèle Auclair, J.C. Pennetier et Shlomo Mintz.
C’est sur la scène des plus grandes salles et des plus importants festivals
internationaux qu’elle construit sa carrière ainsi qu’en compagnie
d’orchestres de renom. Son premier disque, « Choix France Musique »
et « Talents Fnac », consacré à l’intégrale des Sonates pour violon seul
d’Eugène Ysaÿe et paru chez Nascor à l’automne 2007, a été salué par la
presse.
Fanny Clamagirand joue un violon de Matteo Goffriller fait à Venise vers
1700.
28
À propos d’Un Chien andalou
Un Chien andalou est un court-métrage réalisé par
Luis Buñuel en 1929 et dont le scénario a été écrit
à 4 mains et en 6 jours seulement par le réalisateur
d’origine espagnole et le peintre Salvador Dali.
Comme l’a à maintes reprises raconté Buñuel :
« Nous étions en telle symbiose qu’il n’y avait pas
de discussion. Nous travaillions en accueillant les
premières images qui nous venaient à l’esprit et
nous rejetions systématiquement tout ce qui pouvait
venir de la culture ou de l’éducation. Il fallait que ce
soient des images qui nous surprennent et qui soient
acceptées par tous les deux sans discussion ». Cette
écriture par excellence surréaliste amène d’ailleurs le
cinéaste à répéter que les interprétations sur le film
qu’il a entendues, toutes plus ingénieuses les unes que
les autres, sont fausses : « Dali et moi choisissions
les gags, les objets qui nous venaient à l’esprit et
nous rejetions impitoyablement tout ce qui pouvait
signifier quelque chose ». Après un court prologue
montrant le réalisateur lui-même sectionnant avec un
rasoir l’œil d’une jeune femme, ce film truffé d’images
obscures, semble décrire les obstacles divers qu’un
jeune homme rencontre pour rejoindre la femme
(celle du prologue), objet de son désir.
A un moment, il croise un double qu’il abat avec
un revolver. La femme lui échappe finalement et se
retrouve sur une plage avec un autre homme.
La mer dépose sur la grève des objets ayant appartenu
au premier homme et qu’ils rejettent à la mer.
Un court épilogue, une image fixe, montre l’homme et
la femme enterrés dans le sable jusqu’aux épaules.
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LE DROIT DE RÊVER
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ROSE WINDOW
Megumi Nakamura
Kanagawa, Japon |
Première en Europe
mer 23 juin 2010
18h30 • Chapelle de la Vieille
Charité
durée 1h | tarif C
Le Droit de Rêver | création 2008
chorégraphie : Megumi Nakamura
| interprètes : Megumi Nakamura,
Atsuko Hirota | musique : Collage
| costumes : Izumi Yamada
| production : Sayatei
Rose Window | création 2009
chorégraphie et interprétation :
Megumi Nakamura | composition
musicale et violoncelle : mori-shige
| costumes : Izumi Yamada
| production : Sayatei
Megumi Nakamura travaille sa danse comme de petites études.
Musicales, à l’image du premier programme qu’elle présente mais
aussi poétiques, comme les deux pièces composant cette soirée,
pour laquelle le Festival de Marseille retrouve le chemin de la
Vieille Charité.
Dans Le Droit de Rêver, Gaston Bachelard nous rappelle que pour
entrer dans les temps fabuleux, il faut être sérieux comme un enfant
rêveur. Un hymne à l’imagination, qui permet à Megumi Nakamura
d’interroger, avec ce duo créé en 2008, les limites de notre connaissance
de l’espace physique du rêve. Du trouble qu’il jette quand il devient
trop prégnant, balayant les frontières de la réalité, comme l’explique
le philosophe : « Si un astre brille, c’est le dormeur qui s’étoile : un petit
éclat sur la rétine endormie dessine une constellation éphémère, évoque
le souvenir confus d’une nuit étoilée ».
Seule, dans la chapelle déserte d’un monastère en ruine. C’était en
hiver, dans l’ex-Allemagne de l’Est. Megumi Nakamura est alors
frappée par la violence avec laquelle le bâtiment a été détruit.
Mais aussi par l’oubli de cette violence. C’est dans ce calme médiéval
qu’a retenti Rose Window, poème de l’autrichien Rainer Maria Rilke.
Il n’en fallait pas moins à la chorégraphe pour lui inspirer un solo
profond. Sur une musique interprétée au violoncelle par mori-shige,
tout son corps semble vouloir ressusciter la fragrance entêtante d’une
fleur disparue, mais dont le parfum enveloppe encore sa mémoire.
Coproduction Festival de Marseille
F/D/Am/M
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ambiance zen :
avant le spectacle, à 17h30,
dégustation de thés japonais
avec La Luciole
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Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
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notes
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LENGTH OF 100 NEEDLES
Atelier régional de création Josef Nadj de Kanjiza
Kanjiza, Serbie |
Première en France |
création 2009
jeu 24 juin 2010
+
ven 25 juin 2010
20h30 • Pavillon Noir
durée 1h | tarif A
chorégraphie, scénographie :
Josef Nadj | interprètes : Josef
Nadj, Derk Sakonji, Denes Debrei,
Ishii Junya, Dula Francia, Enike
Budai, Akos Kalmar, Peter Gemza
| musiciens : Silard Mezei (alto),
Branislav Aksin (trombone),
Kornel Papista (tuba), Bogdan
Rankovic (clarinette), Albert
Markos (violoncelle), Ervin
Malina (contrebasse), Istvan Cik
(percussions) | compositeur : Silard
Mezei | régie lumière et plateau :
Laslo Dobo | construction du
décor : Miklos Varga | costumes et
accessoires : Aleksandra Pesic
| masques : Radivoj Jancic-Braca
| documentation vidéo : Atila Ivan
Littéraire, musical, théâtral, plastique : l’univers singulier de l’actuel
directeur du Centre chorégraphique national d’Orléans rejoue la
fable de la création. Une fable inventée collectivement à Kanizsa,
sa ville-berceau où Josef Nadj a fondé en 2007 l’Atelier régional de
création.
L’endroit ressemble étrangement à une salle de classe. Une classe de
musique où trône, au milieu de l’estrade, un vieux piano en bois roux.
Il n’y a pas de portée sur le tableau mais un cerf, dessiné à la craie avec
un trait qui n’est pas sans évoquer un art primitif d’avant l’écriture.
Comme de grands enfants, les acteurs, danseurs et musiciens éventrent
le piano et, paradoxe, le désaccordent pour mieux le faire sonner.
Fin du prologue. L’orchestre jazz prend la relève. La musique a le
tempérament sylvain des Balkans. Le rituel, chamanique et enlevé de
Length of 100 Needles (expression hongroise signifiant travailler en
vain) commence alors.
Dans ce nouvel opus qui réactive la part magique du monde, Josef
Nadj et ses danseurs sont joyeusement mordus par le geste aussi
chorégraphique et musical que pictural. Un aspect essentiel de ce
travail collectif dans lequel les disciplines s’entrechoquent pour
construire la fresque faussement naïve des origines. Et qui trouve une
expression symbolique quand, assis autour d’une table comme pour
une Cène, les acteurs de Length of 100 Needles font naître un pantin en
assemblant des chiffons à un bout de bois.
Une marionnette à laquelle ils se confrontent tous, un à un, lors d’une
danse de la mort. Celle d’une humanité qui se bat avec sa part d’ombre
et qui cherche sans relâche, dans le brouillard de sa destinée, la lumière
qu’elle sait porter en elle.
www.josefnadj.com
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Repères
Josef Nadj : de Kanizsa à Kanizsa
« Tout commence à Kanizsa. C’est un fait, Kanizsa est la ville natale de Josef Nadj, mais ce
n’est pas que cela : elle est le noyau, l’un des foyers autour desquels son art se déploie. Depuis
plusieurs générations, c’est dans cette petite ville du centre de l’Europe centrale, aux confins
de l’Orient et de l’Occident, sur la rive occidentale d’un affluent du Danube, la Tisza, que vit
sa famille. Et c’est là qu’il a grandi, dans cette région déchirée par l’Histoire et dans la culture
hongroise, la sienne, dominante à l’échelle locale, mais mineure à l’échelle nationale. Kanizsa,
en effet, se trouve en Voïvodine, province septentrionale de Serbie-Monténégro, autrement dit,
quand Nadj y naît en 1957, en Yougoslavie.
Au-delà de ces données et du contexte qu’elles désignent, au-delà de ce qu’elles peuvent suggérer
ou laisser supposer, Kanizsa est un univers mythique, une somme de mémoires héritées
ou inventées, un territoire fabuleux où l’œuvre du chorégraphe plonge ses racines et qu’elle
enrichit en retour. Sous son double visage, réel / imaginaire, elle est le cadre de référence de
trois de ses premières pièces – Canard pékinois, 7 peaux de rhinocéros, Les Échelles d’Orphée –,
de son solo, Journal d’un inconnu et de Last Landscape. Et quand, éprouvant “le besoin d’élargir
ses cercles”, Nadj se tourne vers la littérature à laquelle il consacrera tout un pan de sa création,
avant d’aborder Borges, Dante et Beckett, avant de s’immerger dans Kafka, Schulz, Roussel
ou Michaux, c’est à Géza Csáth (Comedia tempio), puis à l’écrivain voyageur Vojnich Oskar
(L’Anatomie du fauve), tous deux originaires de Voïvodine, qu’il se confronte d’abord. Enfin,
comme on peut le voir dans l’une de ses miniatures à l’encre de Chine – une table à laquelle
un homme est assis, tenant un livre ouvert où apparaît un paysage de plaine –, Kanizsa et la
Voïvodine sont encore parmi les motifs de prédilection de ses œuvres plastiques.
Car Josef Nadj est avant tout un créateur d’images. Il l’est dans ses chorégraphies, il l’est aussi
en tant que peintre et plasticien, sa vocation première. Pourtant, s’il retourne régulièrement
s’y ressourcer, Nadj a quitté sa région natale. Après avoir étudié les Beaux-Arts, puis l’histoire
de l’art et de la musique à Budapest où il s’initie en parallèle au jeu d’acteur, il arrive à Paris en
1980 pour se former au mime et découvre la danse contemporaine alors en pleine expansion.
Ce “mystère indéchiffrable”, ce “paradoxe” de l’homme sur une scène de théâtre, mais aussi le
corps, sa puissance d’expression, l’infinie “profondeur dont surgit le mouvement” vont dès lors
absorber toute son énergie.
En 1986, il fonde sa compagnie et se met à élaborer son propre langage, à construire un
univers scénique d’une totale singularité. À mi-chemin entre danse et théâtre, dominé, on
l’a dit, par des images en constante métamorphose, il y règne une atmosphère tragique, mais
un tragique ébranlé par le rire, le burlesque, l’ironie. Puisque l’image se substitue au mot, le
texte, même dans les pièces que Nadj a dédiées à des écrivains (Les Veilleurs ou Les Philosophes,
par exemple) y est réduit à une sorte de prélangage qui intervient sur un mode purement
dramatique, musical. La musique, en revanche, y joue un rôle déterminant. Et elle est bien
souvent l’occasion de susciter un dialogue. En effet, que ce soit avec des danseurs, ceux de sa
compagnie ou des partenaires occasionnels comme Jean Babilée ou Dominique Mercy, que ce
soit avec des acteurs ou des circassiens, des musiciens tels que György Szabados, Stevan Kovacs
Tickmayer, Szilárd Mezei ou Vladimir Tarasov, des peintres comme Miquel Barceló, des poètes
comme son ami Otto Tolnaï, le compagnonnage, la rencontre et l’échange comptent parmi les
fondements de l’œuvre de Josef Nadj. Et s’il fallait d’un mot qualifier son parcours artistique,
celui de fidélité d’emblée s’impose à l’esprit. Fidélité à ses origines, aux principes qui orientent
sa recherche, aux personnes qui accompagnent et ont accompagné ce parcours.
À cela s’ajoute la persévérance, la volonté de poursuivre encore et encore en restant sur le
qui-vive, non pas sur ses gardes mais en éveil, attentif justement au bruissement du monde,
à ces milliers de signes que la nature, l’histoire et les êtres offrent à notre lecture et à notre
compréhension.
Prêt à s’en saisir pour faire surgir un nouveau “texte”, un nouveau paysage, un récit peut-être,
un tableau ou une œuvre scénique à offrir en partage. » Myriam Bloédé.
32
+
jeu 24 juin à l’issue de la
représentation :
rencontre avec l’équipe
artistique
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jeu 24 et ven 25 juin à 18h30
et à 19h :
visite des coulisses du
Pavillon Noir
entrée libre sur réservation
au 04 91 99 00 20
ou par mail à
[email protected]
festivaldemarseille.com
Plus d’infos sur la
programmation du
Pavillon Noir :
www.preljocaj.org
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autour de Merce Cunningham
CARTE BLANCHE
À MARSEILLE OBJECTIF DANSE
sam 26 juin 2010
18h • Théâtre des Bernardines
durée 1h30 | tarif C
Musings Re Merce,
John And Bob
duo solitaire conçu et interprété
par Foofwa dit Mobilité | projet
lumineux de Jonathan O’Hear [merci
à Florian Bach] | expérimentation
administrative orchestrée par Yann
Aubert et comptabilisée par Corine
Magenat | production : Neopost
Ahrrrt avec le soutien très généreux
de Madame Annette Ringier |
remerciements à Anne Davier,
Jonathan O’Hear, Yann Aubert,
Nathalie Ponlot, Anja Schmidt,
Vincent Barras, Antoine Lengo,
Ruth Childs, Noémi Alberganti,
Geneviève Chable, Banu Ogan |
Spectacle créé le 29 mai 2009 à New
York, « Cunningham Generations »
La Mama Moves Dance Festival 2009
et en Europe, le 17 décembre 2009 à
l’ADC à Genève
Torse
1977, couleur, 16mm / beta, 55mn,
projeté sur deux écrans.
En collaboration avec La
Cinémathèque de la Danse à Paris.
www.foofwa.com
Contact presse : 04 91 32 12 74
Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
Contact communication : 04 91 99 00 25
Amandine Haegelin /
[email protected]
En un solo de 30 minutes, créé et dansé par un ancien danseur
de la Merce Cunningham Dance Company, et la projection d’un
chef-d’oeuvre, symbole de la rencontre entre danse et cinéma,
marseille objectif DansE, à l’initiative du Festival de Marseille,
rend hommage au chorégraphe américain disparu l’année dernière.
MUSINGS RE MERCE, JOHN AND BOB
Foofwa d’Imobilité
« Le titre Musings propose plusieurs pistes. En tant que nom, il offre
les connotations suivantes : songerie, d’où l’aspect onirique de la pièce
proposée comme une succession de cinq pensées rêveuses ; méditation, en
lien avec le bouddhisme zen, cher à Merce Cunningham et John Cage ;
réflexion sur le travail de Merce, John mais aussi Robert Rauschenberg ;
introspection, car plusieurs éléments de la pièce sont inspirés par des
événements personnels ; étude, comme « étude littéraire » sur une oeuvre,
ici l’héritage de Merce et John, mais aussi comme la forme musicale
impliquant exercice et discipline, et la forme picturale, impliquant que
ce travail est préparatoire à des développements ultérieurs, et finalement
parce que je me veux un continuel étudiant du travail de Merce et John.
Je désire que le ton de la pièce soit celui de l’hommage. Partager mon
admiration à Merce et lui « payer mes respects », comme les anglophones
le disent. Et travailler sur Merce implique John Cage immédiatement et,
tout de suite après, Bob Rauschenberg. Ces trois artistes désormais tous
décédés, sont historiquement les trois premiers grands collaborateurs de la
deuxième moitié du XXe siècle. Ils sont comme les trois princes de Serendip,
les princes des découvertes inattendues.
Cependant, je voulais que la pièce soit vivifiante plutôt que funèbre.
Elle est avant tout une réflexion sur leur travail. Mon but était d’évoquer
certaines de leurs oeuvres et idées radicales mais en y ajoutant une
petite variation qui renouvellerait la chose, même de façon infime, et qui
rajouterait ma vision des choses. La chorégraphie, la musique et le
costume de Musings sont créés dans cet esprit. » Foofwa d’Imobilité
TORSE
Charles Atlas et Merce Cunningham
« La chorégraphie de Torse utilise les nombres de 1 à 64 tirés du Yi
King, Le Livre des Transformations. Toutes les questions de continuité
furent résolues par le hasard : la séquence des phrases, le nombre des
événements se produisant simultanément, et le nombre des danseurs
engagés dans une phrase donnée.
Le titre Torse renvoie à l’utilisation multiple du torse durant toute
la danse. Il s’agit de tirer parti des cinq positions fondamentales du
dos : verticalité, arc du haut du dos, torsion, penché, courbe. » Merce
Cunningham
33
Repères
À propos de Musings
« Musings est un hommage dynamique à un maître qui n’en manquait pas, et qui montra la
voie sur des chemins, de traverse, de croix ou autre. Dynamique et vivant. D’abord parce que
la pièce fut pensée et commencée bien avant la disparition de l’artiste et en accord avec lui. Et
aussi parce qu’elle ne se contente pas d’exposer une forme, mais qu’elle explore les possibilités
laissées vacantes par une sorte d’académisme des recherches, par leur reconnaissance en
tant qu’art du XXe siècle. La consécration est souvent un cadeau empoisonné dans une
société postwarholienne du spectacle, elle distingue en mettant sous cloche, étouffant ainsi
toute ouverture au monde, et rendant impossible tout devenir. Heureusement, la plupart des
artistes n’en ont cure et poursuivent leur cheminement.
M. Cunningham n’a cessé d’explorer et de défricher les territoires qu’il avait découverts. Et
Foofwa, sans prétention et sans vergogne, connecte ses découvertes et celles de J. Cage avec
ce que lui-même perçoit du monde dans lequel il évolue, dans sa mixité, son imprévisibilité
et ses virtualités. Il se fait machine désirante multimédia, support et surface de l’expérience
des limites, les découvrant et les dépassant dans un même mouvement. Il rassemble
les connaissances historiques, philosophiques, esthétiques, les fait suer au creuset de sa
mécanique corporelle et donne naissance à un objet transitionnel qui ouvre sur ailleurs,
toujours déjà ailleurs…
Musings. Ce que l’on trouve en se perdant dans le labyrinthe aléatoire du Ryoanji, au
carrefour des sentiers qui bifurquent. Comme Marcel Duchamp imitant Raymond Roussel,
qui le disait de Jules Verne, on pourrait entendre Foofwa dire : « Merce Cunningham m’a
montré le chemin ». Si les 5 parties de Musings se réfèrent aux cinq groupes de pierres
du Ryoanji de Kyoto, elles symbolisent aussi les 5 continents que Foofwa a explorés en
compagnie spirituelle de ce guide récemment disparu.
Comme souvent, Foofwa étudie son sujet et expose dans cette pièce différents aspects de
ce qui compose, à son sens , la démarche singulière de Merce Cunningham. Il décide de se
faire matière première, et dernière, de cet exposé, devenant à la fois musique, danse, décor
et costume. Il est l’analyste de cette danse, la situant dans son histoire et sa technique. Il s’est
agi ici de dessiner un cheminement vers une forme de maîtrise. » Antoine Lengo, Faire des
liens, autant que faire se peut (extraits)
À propos de Torse
« Tout le travail de Merce est fondé sur la liberté totale laissée au spectateur de choisir
lui-même ce qu’il peut voir, au contraire d’une chorégraphie traditionnelle qui vous
impose le point de vue émotionnel et esthétique du chorégraphe en focalisant sur un point
de vue unique le centre d’intérêt. Or, dans ces chorégraphies éclatées créées par Merce
Cunningham, où chaque mouvement de chaque danseur est d’égale importance, la caméra
impose nécessairement un choix au spectateur et nie en quelque sorte la démarche même du
chorégraphe. En utilisant trois caméras, je gommais considérablement cet arbitraire puisque
je multipliais les regards. Et en présentant Torse sur deux écrans, je restituais une grande part
de cette liberté du spectateur tout en permettant à la totalité de la chorégraphie d’être filmée.
Je l’ai dit : j’ai utilisé trois caméras l’une, fixe, plantée au centre, face à l’espace scénique, les
deux autres, mobiles et disposées à droite et à gauche. Merce dirigeait celle de droite, moi
celle de gauche. Il a bien travaillé. Lui et moi nous avions répété et il a vite assimilé sa tâche.
A telle enseigne que l’on ne peut discerner ce qui revient à l’une ou l’autre des deux caméras
mobiles. » Charles Atlas, cinéaste au sein de la Merce Cunningham Dance Company de 1973
à 1984.
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du 28 au 30 juin au Studio,
Friche la Belle de Mai :
stage dirigé par Jonah Bokaer
et Judith Sánchez Ruíz
(réservé aux danseurs
professionnels)
Le stage s’articule autour
de deux propositions
complémentaires. Jonah
Bokaer propose de constituer
un espace de collaboration
entre les domaines de
l’architecture, des médias
numériques et de la danse /
théâtre. Les stagiaires seront
initiés à un certain nombre
de logiciels, qui les amèneront
à utiliser la capture du
mouvement pour le spectacle.
Judith Sánchez Ruíz propose
un travail de technique et de
composition Trisha Brown.
Toutes les informations
sur le site
www.marseille-objectif-danse.org
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L’OUBLI, TOUCHER DU BOIS
Christian Rizzo – L’association fragile
Paris, France |
Première en PACA –
création 2010
sam 26 juin 2010
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dim 27 juin 2010
21h • Salle Vallier
durée 1h15 | tarif A
conception, chorégraphie et
costumes : Christian Rizzo
| interprètes : Jean-Louis Badet,
Philippe Chosson, Kerem Gelebek,
Christophe Ives, Wouter Krokaert,
Sylvain Prunenec, Tamar Shelef |
scénographie : Frédéric Casanova,
Christian Rizzo | lumière : Caty
Olive | musique originale :
Sylvain Chauveau | collaboratrice
artistique : Sophie Laly | régie
générale : Patrick Laganne | régie
plateau : Jérôme Masson | régie son :
Anthony Toulotte | régie lumière :
Caty Olive | construction du décor :
Opéra de Lille | administration,
production, diffusion : Catherine
Méneret, Dominique Grimonprez
Poétique de la perte, la dernière création de Christian Rizzo tente
le vide pour lutter contre l’oubli. Parle de la fragilité de la vie en
évoquant la permanence des sentiments.
Sur la scène, dont les murs sont recouverts de bois, geste après geste,
les éléments du décor s’évaporent comme des poussières d’étoiles.
La musique instrumentale de Sylvain Chauveau se love aux creux
de vagues électroacoustiques. Il semble pleuvoir. La sensation n’est
qu’auditive, mais douce, apaisante.
Comme étranger au monde qui l’entoure, un homme, vieux,
(le créateur, un double du chorégraphe ?) accompagne du regard
les hommes et les femmes qui l’entourent encore.
Glamours, expérimentales, sentimentales, abstraites, oniriques,
sensuelles : les pièces de Christian Rizzo ont souvent fait de la
disparition un moteur. Disparition du fait politique à un moment
où la danse semblait redevenir militante. Disparition de la trace
psychologique à une époque où le corps voulait révéler l’âme à
nouveau. Disparition de toute tentation narrative quand la production
chorégraphique retrouvait le chemin de la littérature.
Un travail de longue haleine qu’il a commencé en délestant l’espace de
la représentation de ses sens hérités, de cette foultitude de conventions
susceptibles de parasiter la lecture de son univers puissamment
chimérique.
Dans un espace qui fonctionne désormais comme une véritable caisse
de résonance, le chorégraphe a ensuite posé les jalons de son monde,
redonnant de la liberté à un regard, un sourire, un son, un geste anodin.
Aujourd’hui, il revient à des mouvements plus tactiles, d’enlacements,
d’appuis, de portés, et confie avoir chorégraphié cette pièce « comme
on essaye de faire une déclaration d’amour ». Une déclaration à l’être
absent.
Coproduction Festival de Marseille
F/D/Am/M
www.lassociationfragile.com
Contact presse : 04 91 32 12 74
Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
Contact communication : 04 91 99 00 25
Amandine Haegelin /
[email protected]
35
Repères
Qui est Christian Rizzo ?
Après avoir monté un groupe de rock, créé une marque de vêtements,
s’être formé aux arts plastiques à la Villa Arson de Nice, Christian
Rizzo se consacre à la danse. Dans les années 90, il est interprète pour
Mathilde Monnier, Hervé Robbe, Mark Tompkins, Georges Appaix,
Emmanuelle Huynh, Vera Mantero ou Rachid Ouramdane. En 1996, il
fonde l’association fragile et présente performances, objets dansants
et pièces solos ou de groupe en alternance avec d’autres projets ou
commandes pour la mode et les arts plastiques. En 2009, il a réalisé
une pièce pour les ballets de l’Opéra de Lyon, Ni cap, ni grand canyon
et a conçu une exposition pour la conciergerie de Paris intitulée Le sort
probable de l’homme qui avait avalé le fantôme. En 2010, il crée L’Oubli,
toucher du bois et met en scène 3 opéras : Erwartung et Pierrot Lunaire
de A. Schönberg et La Voix humaine de F. Poulenc, une production du
Capitole de Toulouse au TNT-Toulouse.
Indices chorégraphiques
« Avec L’Oubli, toucher du bois, je m’émancipe de deux éléments qui
ont beaucoup structuré mes précédentes pièces : une musique qui fait
beaucoup de bruit et le noir et blanc. L’environnement scénique va être
très matérialiste, j’imagine une grande boîte tout en bois. Dans laquelle
je fais le choix du silence, ou presque, puisque Sylvain Chauveau y
déposera quelques notes de piano, ça et là. Une musique ouverte à
des influences comme Morton Feldman ou Erik Satie. Je viens de
comprendre que cette nouvelle orientation vient de mon propre rapport
à la musique. Chez moi, j’ai pour ainsi dire arrêté d’en écouter. Les
seuls sons que j’entends proviennent de l’appartement d’en-dessous,
quand mon voisin se met au piano. Il y a aussi la rumeur de la ville à
l’extérieur et les grincements de mes pas sur le plancher, en bois bien
sûr. Transposés sur un plateau de théâtre, ces éléments ne me donnent
pas du tout l’impression d’être chez moi. Au contraire, ce nouveau
cadre de travail est très déstabilisant. Il crée un frisson. Une sorte de
liberté vertigineuse. Quand je ressens ça, je me dis que tout n’est pas
encore fichu pour moi. » Christian Rizzo.
36
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sam 26 juin à l’issue de la
représentation :
rencontre avec l’équipe artistique
+
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production déléguée L’association fragile
| coproduction : Opéra de Lille, Théâtre
de la Ville de Paris, MC2 de Grenoble,
Festival de Marseille F/D/Am/M, Maison
de la Danse de Lyon, L’Apostrophe, Scène
nationale de Cergy-Pontoise.
Cette création a reçu le soutien de
la Fondation d’entreprise Hermès.
coproduction dans le cadre de leur accueil
studio : CCN de Grenoble, CCN d’Orléans,
CCN de Roubaix – Nord Pas de Calais |
avec l’aide de la Passerelle, Scène nationale
de Saint-Brieuc, de l’Académie Fratellini,
pour leur mise à disposition d’espaces de
travail | remerciements : La Chaufferie
/ Compagnie DCA Philippe Découflé,
Centre national de la danse de Pantin
L’association fragile est aidée par
le ministère de la Culture et de la
Communication / DRAC Nord Pas de
Calais au titre de l’aide à la compagnie
chorégraphique conventionnée.
Depuis 2007, L’association fragile /
Christian Rizzo est en résidence à l’Opéra
de Lille.
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CABANE
Paul-André Fortier – Fortier danse-création
Montréal, Canada |
Première en France création 2008
dim 27 juin 2010
22h • Cour de la Vieille
Charité
+
lun 28 juin 2010
22h • Cour de la Vieille
Charité
+
mer 30 juin 2010
22h • Palais de la
Bourse - CCIMP
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jeu 1er juillet 2010
18h30 • Friche La Belle
de Mai, salle Larroche bis
durée 1h | tarif B
concept, chorégraphie, mise en
scène : Paul-André Fortier
| interprètes : Rober Racine,
Paul-André Fortier | musique :
Rober Racine | images : Robert
Morin | lumières : John Munro
| décor et accessoires : Daniel Vallée,
d’après une idée de Paul-André
Fortier | costumes : Denis Lavoie
| lutherie (sommier à cordes) :
Martin Ouellet | direction des
répétitions, supervision des spectacles
et assistance au chorégraphe :
Ginelle Chagnon | direction technique
et de production : Guy Levesque
| assistant-technicien : Simon Pineau
Paul-André Fortier et Rober Racine retombent en enfance ! De leur
cabane, véritable coffre à jouets pour danseur et musicien, ils sortent
un duo à mi-chemin entre la performance et l’installation.
Après avoir passé deux ans sur les routes à danser en extérieur, c’est sur
le toit d’un vestiaire de conducteurs de car à Nancy que Paul-André
Fortier, figure emblématique de la danse canadienne, a eu l’idée de
Cabane.
Il imagine alors un dispositif fait de bric et de broc, pouvant se monter
et se démonter facilement, mais surtout, capable de s’insérer partout,
dans des lieux ordinaires ou porteurs d’Histoire.
Qu’elle s’adosse la nuit aux pierres roses de la Vieille Charité, qu’elle se
pose dans la salle d’apparat d’un bâtiment très 1900 ou qu’elle s’échoue
au coeur d’une friche aux murs délavés, cette cabane a le pouvoir
enfantin de transformer le moindre espace en une scène inattendue.
Car ne vous y fiez pas, cette cabane est un monde à elle seule. Un
castelet, manipulé à vue par des techniciens-performeurs et animé par
les images du cinéaste Robert Morin. Un univers complet et complexe
qui révèle des trésors d’imagination une fois déployé.
En réalité, il ne s’agit pas d’une cabane, mais de plusieurs jouant les
unes avec les autres. Et chaque porte qui s’ouvre, mur qui s’effondre,
trappe qui se referme, toit qui se soulève, forment sans cesse de
nouveaux terrains de jeux pour Paul-André Fortier et son acolyte, le
musicien Rober Racine.
Véritables clochards célestes, que l’on croirait droit sortis de l’univers
du dramaturge Samuel Beckett, ils peuvent s’emparer de ressorts
rouillés pour les faire chanter à la manière de vieux vautours.
Rien d’effrayant pourtant dans ces cris insolites. Bien au contraire, on
s’amuse de voir qu’entre ces deux rapaces de western contemporain, la
communication passe. Mieux encore, on reste fasciné de comprendre
avec autant de facilité ces deux animaux-là !
www.fortier-danse.com
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Repères
Qui est Paul-André Fortier ?
Né à la danse dans les années 70, Paul-André Fortier s'inscrit au coeur
même de l'une des aventures chorégraphiques les plus novatrices du
Québec et du Canada, celle du Groupe Nouvelle Aire qui devient le lieu
d'inspiration d'une nouvelle génération de créateurs tels Ginette Laurin,
Louise Lecavalier ou Edouard Lock. Précurseur des alliages entre danse
et théâtre, l'artiste a ensuite interrogé la vague technologique en art
avant de prôner une danse dénuée des artifices de la scène et inscrite
dans la cité. Dans sa précédente création, Solo 30X30 - une pièce in situ
de 30 minutes, présentée en extérieur, dans le même lieu, tous les jours
à la même heure, pendant 30 jours, cet artiste plein d'élégance dit offrir
« 900 minutes d'intimité entre un homme et la ville. Une rencontre
environnementale unique : un homme danse. Une danse sans artifice
et sans compromis qui interpelle au quotidien le regard du passant qui
choisit de s'arrêter ou de passer son chemin. »
Cabane à Marseille
« La cabane est appelée à voyager dans la ville qui la reçoit. Elle trouve
sa place aussi bien dans des lieux de richesse ou d’Histoire que dans
des lieux ordinaires ou des friches industrielles. Parfois elle s’adosse
à un lieu plutôt que de s’y insérer. Tout ce qui environne la cabane
colore la lecture du spectacle. La cabane posée sous le grand lustre
de cristal d’une salle de bal d’un hôtel cinq étoiles n’interpelle pas le
spectateur de la même manière que la cabane posée dans un hangar
désaffecté. Dans le premier cas, le clash des univers entre opulence
et pauvreté déstabilise alors que la deuxième proposition, celle où la
cabane se fond dans son environnement dérange, mais sur un autre
registre. Cette itinérance dans la ville de Marseille, entre lieux de
richesse, lieux de mémoire ou friches industrielles, fera de Cabane une
aventure singulière. On trouvera cette cabane, cet abri de fortune à la
construction rudimentaire là où on ne l’attend pas dans la ville la plus
cosmopolite et la plus colorée de France.
La cabane est un lieu éminemment poétique qui appartient à
l’imaginaire collectif ; fondement de l’architecture, elle interpelle
l’homme depuis toujours dans son désir de se poser. Les enfants
comme les adultes en font naturellement un lieu de prédilection pour le
rêve, l’aventure et la liberté. La nôtre est faite de matériaux recyclés et
des objets courants, habilement détournés de leur fonction, font office
d’accessoires. Tous ces objets et ces matériaux ont leur histoire et c’est
dans l’amalgame et l’addition de ces mémoires que se fabrique une part
du sens.
Bienvenue en CABANIE !1 » Paul-André Fortier.
1. Cabanie, néologisme créé par Rober Racine pour nommer cet ailleurs où le spectacle
Cabane nous emmène.
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lun 28 juin à 18h30 /
Vieille Charité :
rencontre avec Paul-André
Fortier et Rober Racine
pour évoquer les éléments
architecturaux, plastiques,
sonores et visuels du spectacle
(cabane, oiseaux, ... )
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mar 29 juin à 18h30 /
BMVR L’Alcazar :
projection du film Journal
d’un danseur nomade
suivie d’une rencontre avec
Paul-André Fortier
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coproduction : Festival TransAmériques
(Montréal), Centre national des Arts
(Ottawa), Festival Danse Canada
(Ottawa)
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DOMESTIC FLIGHT
La Zouze – Cie Christophe Haleb
Marseille, France |
Création 2006
lun 28 juin 2010
20h30 • Théâtre du Merlan
durée 1h45 | tarif B
direction artistique, chorégraphie :
Christophe Haleb | interprètes :
Mathieu Despoisse, Christophe Le
Blay, Maxime Mestre, Arnaud Saury
| musique et jeu : Alexandre Maillard
| conception et construction du
décor : Gaël Rodier, Christophe
Haleb | lumières : Alexandre Lebrun
| perruques : Fred Pontier
| costumes : vestiaire collectif
| régie générale : Philippe Boinon
www.lazouze.com
Dans cet opus iconoclaste, le Marseillais Christophe Haleb s’empare
de la question des genres et des identités. Avec un humour aussi
féroce que queer, il refuse toute tentative d’enfermement des hommes
et des idées.
« Existe-t-il un masculin à ménagère ? ». La question que pose
Christophe Haleb, non sans malice, est déconcertante car, à moins
d’employer une périphrase – homme qui s’occupe du ménage –
elle reste sans réponse.
La langue française, et son chapelet de subtilités, distribue non
seulement les genres, mais domestique aussi les idées. Dans ses
mauvais jours, elle résiste aux glissements de sens, aux tentatives
de décloisonnement cognitif, comme la société dont elle traduit plus
facilement les freins que les avancées.
Mais voilà, c’est physique, le chorégraphe marseillais ne supporte pas
la tyrannie, déteste les assignations à résidence.
Le spectacle commence par une conférence aussi ironique que
désopilante qui classe, du pire au meilleur, de la caresse à la torture,
les nombreuses combinaisons qu’offre la sexualité. Et tout s’emballe
quand les cinq danseurs, comédiens, musiciens et circassiens entrent
en jeu. Le juge, le gymnaste, l’homme d’affaires, le chirurgien, le dandy,
le présentateur : avec une joyeuse férocité, ils s’emparent des archétypes
de la virilité pour les faire vriller en multipliant les hybridations.
Jusqu’à effondrement total du travestissement social.
Et comme si cela ne suffisait pas, ces principes de dérégulation guident
également la composition chorégraphique qui mêle les textures
auditives, plonge les corps en apesanteur, imagine des superpositions
de solitudes, forme un paysage où fantasmes et réalités s’indexent
dans un récit à plusieurs entrées. Le récit fascinant de la libre
circulation du désir.
Contact presse : 04 91 32 12 74
Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
Contact communication : 04 91 99 00 25
Amandine Haegelin /
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Repères
Domestic Flight : note d’intention
« Le vol intérieur de Domestic Flight est un tissage rugueux et
délicat entrelacé de liens subjectifs et d’histoires pour interroger la
cohabitation entre hommes à travers une vision singulière du corps
dans son intimité et ses espaces de sociabilité en intégrant pratiques
comportementales, gestes et langages communs.
Les cinq protagonistes de la pièce tentent non sans humour et
exubérance de remettre en jeu le rôle central de la masculinité dans
l’idéologie de la différence des sexes. Le corps de l’homme occupe ici
la place traditionnellement attribuée aux femmes, c’est-à-dire qu’il
circule dans le régime de la marchandise comme objet érotisé, fétichisé,
transformé en spectacle.
La dynamique dramaturgique de ce projet tente une sortie du clivage
binaire masculin-féminin où l’ambiguïté des parcours et des relations
invente un rituel domestique énigmatique, traversé par des zones de
confusion et de turbulence.
Ce spectacle fait une part égale à la danse et au texte et ce, dans un
registre grave voire tragique mais aussi campé aux limites du burlesque
et du dérisoire.»
Qui est Christophe Haleb ?
Après une formation en danse classique, il effectue dans les années 80,
plusieurs séjours à New York où il obtient une bourse d’études au studio
Lester Horton puis suit à Paris l’enseignement de Peter Goss et Anne
Koren. La pratique du Feldenkrais, et du Body-Mind Centering ainsi que
des sessions de danse contact improvisation avec Mark Tompkins, Steve
Paxton et Lisa Nelson nourrissent son rapport au mouvement et à la
composition.
À partir de 1983, il devient interprète chez Rui Horta, Anne Dreyfus,
Andy Degroat, Angelin Preljocaj, Daniel Larrieu, François Verret.
Le chorégraphe marseillais fonde sa compagnie La Zouze en 1993. Ses
multiples collaborations avec des architectes, plasticiens, designers,
réalisateurs, photographes participent d’un processus ouvert d’écritures
scéniques.
40
+ lun 28 juin à l’issue
de la représentation :
rencontre avec l’équipe
artistique
+
+
coproductions et résidences de création
3bisf, lieu d’arts contemporains à Aixen-Provence, Centre chorégraphique
national de Caen Basse-Normandie dans
le cadre de l’« accueil studio » / ministère
de la Culture et de la Communication
en association avec l’IMEC (Institut
Mémoires de l’Édition contemporaine)
/ Abbaye d’Ardenne, Espace des Arts,
Scène nationale de Chalon-sur-Saône
Ce projet est soutenu par le Conseil
régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur,
le Conseil général des Bouches-du-Rhône
et la Ville de Marseille. La Zouze - Cie
Christophe Haleb est subventionnée
au titre de l’aide aux compagnies par
le ministère de la Culture et de la
Communication / DRAC ProvenceAlpes-Côte d’Azur.
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LA CHAMBRE CLAIRE
Shiro Takatani
Kyoto, Japon |
Première en France
création 2008
mar 29 juin 2010
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mer 30 juin 2010
18h30 et 22h • Ballet National
de Marseille
durée 1h10 | tarif A
création : Shiro Takatani
| interprètes : Misako Yabuuchi,
Yuko Hirai, Olivier Balzarini,
Hidekazu Maeda | son : Takuya
Minami | consultant : Hiromasa
Tomari | lumières : Seiko Ouchi
| technicien vidéo : Ichiro Awazu
| programmeur : Ken Furudate
| régie générale : So Ozaki
| administration : Yoko Takatani
| production, tournées : Richard
Castelli (Epidemic)
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spectacle présenté en collaboration avec
le GREC 2010, Festival de Barcelone
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avec le soutien de la Japan Foundation
dans le cadre du programme Performing
Arts JAPAN
Directeur artistique du collectif pluridisciplinaire Dumb Type,
créateur hors pair d’installations vidéos, Shiro Takatani présente
pour la première fois en France un travail plus personnel inspiré
de La Chambre claire de Roland Barthes.
C’est en regardant une photographie de sa mère disparue que Roland
Barthes s’est senti saisi par le trouble d’une absence devenue tangible :
«une sorte de voyance qui semble me porter en avant, vers un temps
utopique ; ou me reporter en arrière, je ne sais où de moi-même.»
Il en a fait un essai, La Chambre claire, dans lequel il montre que
l’argentique possède un « génie propre, (…), plus proche du théâtre
que de la peinture » et analyse « la marche du désir » qu’elle fait naître
en rendant le passé étrangement présent. Un ouvrage qui a inspiré
Shiro Takatani. Dans ce spectacle, le créateur japonais s’empare de
cette sensation intime comme s’il s’agissait d’un phénomène
météorologique.
La scène, sur laquelle se dresse une forêt mouvante de lampes et
au-dessus de laquelle trois ciels ont été tendus, ressemble à un
paysage balayé par le vent. Elle est habitée par quatre interprètes qui,
déplaçant les éléments du décor, jouent à diffracter l’avant et l’après,
l’ici et l’ailleurs. Leurs actions sont comme une immense tentative,
merveilleuse et désespérée à la fois, d’éprouver à nouveau, avec la
même intensité, la profondeur d’un silence qui s’est à jamais échappé.
En entremêlant musique, vidéo, texte et danse avec un sens magistral
de la fuite et du contrepoint, Shiro Takatani compose une pièce
technologique, sophistiquée, mais terriblement humaine.
Une chorégraphie du vacillement qui a su traduire en émotions
rétiniennes ce grand texte sur l’amour, l’absence et le temps.
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Repères
Extraits de La Chambre claire de Roland Barthes :
Qui est Shiro Takatani ?
Roland Barthes découvre une photographie jaunie montrant deux jeunes
enfants debout, au bout d’un petit pont de bois dans un jardin d’hiver au
plafond vitré :
Membre fondateur de Dumb Type en 1984, il s’y
investit plus particulièrement dans les aspects visuels
et techniques puis en devient directeur artistique.
À travers ce collectif artistique multidisciplinaire,
des étudiants de l’Université municipale des Arts
de Kyoto investissent l’espace par des installations
complexes, pour critiquer avec un humour féroce la
transformation de notre quotidien par la technologie,
remettre en cause la toute puissance des médias ou
interroger les frontières entre la vie et la mort.
Le compositeur japonais Ryuichi Sakamoto fait appel
à Shiro Takatani pour la direction visuelle de son
opéra LIFE en 1999 et leur collaboration se poursuit
avec l’installation audiovisuelle LIFE – fluid, invisible,
inaudible… Les récentes créations de l’artiste japonais
mêlent recherche scientifique et technologie mais
dans le but, comme il le dit lui-même, d’approfondir
la connaissance de l’humain : « Du point de vue de
la technique, mon travail est en constante évolution,
cependant la matière artistique garde quant à elle une
certaine constance. L’évolution des rapports au temps
et à l’espace des individus dans un environnement
social est devenu l’enjeu majeur de mon travail. Mes
œuvres s’inscrivent dans un flux continu vers l’avant :
c’est toujours très moderne et j’ai sans cesse besoin
de nouvelles techniques pour adapter le thème à
la forme. Par contre, je ne porte aucun intérêt au
progrès technologique, qui ne représente pas à mes
yeux une fin en soi. Je préfère me concentrer sur la
connaissance de l’humain, et en cela, on ne peut pas
dire que mes concepts aient réellement changé. »
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« Je la découvris […] Ma mère avait alors cinq ans... j’observai la petite
fille et je retrouvai enfin ma mère. La clarté de son visage, la pose naïve
de ses mains, la place qu’elle avait occupée docilement sans se montrer
ni se cacher, son expression enfin, qui la distinguait, comme le Bien
du Mal, de la petite fille hystérique, de la poupée minaudante qui joue
aux adultes, tout cela formait la figure d’une innocence souveraine (si
l’on veut bien prendre ce mot selon son étymologie, qui est « je ne sais
pas nuire »), tout cela avait transformé la pose photographique dans
ce paradoxe intenable et que toute sa vie elle avait tenu : l’affirmation
d’une douceur. Sur cette image de petite fille je voyais la bonté qui avait
formé son être tout de suite et pour toujours, sans qu’elle la tînt de
personne ; comment cette bonté a-t-elle pu sortir de parents imparfaits,
qui l’aimèrent mal, bref : d’une famille ? Sa bonté était précisément
hors-jeu, elle n’appartenait à aucun système, ou du moins elle se situait
à la limite d’une morale (évangélique, par exemple) […] je ne pourrais
mieux la définir que par ce trait (parmi d’autres) : qu’elle ne me fit
jamais, de toute notre vie commune, une seule « observation ». Cette
circonstance extrême et particulière, si abstraite par rapport à une image,
était présente cependant dans le visage qu’elle avait sur la photographie
que je venais de retrouver […] mon chagrin voulait une image juste,
une image qui fût à la fois justice et justesse : juste une image mais une
image juste […]. J’avais découvert cette photo en remontant le temps
[…] parti de sa dernière image, prise l’été avant sa mort (si lasse, si noble,
assise devant la porte de notre maison, entourée de mes amis) […] je
suis arrivé, remontant trois quarts de siècle, à l’image d’une enfant : je
regarde intensément vers le souverain Bien de l’enfance, de la mère, de la
mère-enfant […] ce mouvement de la Photo (de l’ordre des photos), je l’ai
vécu dans la réalité. […] Pendant sa maladie, je la soignais, lui tendais le
bol de thé qu’elle aimait parce qu’elle pouvait y boire plus commodément
que dans une tasse, elle était devenue ma petite fille, rejoignant pour
moi l’enfant essentielle qu’elle était sur la première photo. […] Elle, si
forte, qui était ma Loi intérieure, je la vivais pour finir comme mon
enfant féminin […] moi qui n’avait pas procréé, j’avais, dans sa maladie
même, engendré ma mère. Elle morte, je n’avais plus aucune raison de
m’accorder à la marche du Vivant supérieur (l’espèce). Ma particularité
ne pourrait jamais plus s’universaliser (sinon utopiquement, par
l’écriture, dont le projet, dès lors, devait devenir l’unique but de ma vie).
Je ne pouvais plus qu’attendre ma mort totale, indialectique. Voilà ce que
je lisais dans la Photographie du Jardin d’Hiver. »
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autour de Merce Cunningham
CÉDRIC ANDRIEUX
Jérôme Bel – R.B. Jérôme Bel
Paris, France |
Création 2009
Dans ce solo, le chorégraphe Jérôme Bel se transforme en enquêteur
pour écrire la biographie d’un danseur contemporain. Et en fait un
moment intense d’échanges avec les spectateurs.
jeu 1er juillet
Depuis Nom donné par l’auteur, titre de sa première pièce, Jérôme Bel
n’en finit pas de défrayer la chronique ! Chaque nouvelle création de
ce franc-tireur donne lieu à de passionnants débats esthétiques sur
la nature de la danse et des systèmes de représentation du corps.
21h • Salle Vallier
durée 1h15 | tarif B
concept : Jérôme Bel | de et par :
Cédric Andrieux | avec des extraits
de pièces de : Trisha Brown
(Newark), Merce Cunningham
(Biped, Suite for 5), Philippe Tréhet
(Nuit fragile), Jérôme Bel (The Show
Must Go On) | répétiteurs : Jeanne
Steele (Merce Cunningham) et Lance
Gries (Trisha Brown)
| administration : Sandro Grando
www.jeromebel.fr
C’est que Jérôme Bel, volontiers sémiologue, est petit fils du siècle
des Lumières - au cours duquel les savants ont tenté de nouvelles façons
de ré-agréger les savoirs - autant que fils d’un XXe siècle qui n’a pas
réussi à contrôler sa puissance de feu psychique et nucléaire.
Minimaliste, drôle - mélange d’humour noir et chic - l’oeuvre du
chorégraphe ne résiste jamais à la tentation d’un bon mot, surtout
s’il est suscité par une grande idée. Comme il ne rate jamais l’occasion
de rappeler que ces mêmes grandes idées s’affaiblissent au contact
d’une société qui transforme le moindre paysage en décor.
Après avoir dressé le portrait d’une danseuse de l’Opéra de Paris,
d’une ballerine brésilienne, d’un interprète thaïlandais et d’un danseur
de la compagnie de Pina Bausch, Cédric Andrieux est la cinquième
pièce d’un puzzle consacré aux interprètes de la danse.
De la danse ? Rien de moins certain, quand bien même ce solo est
illustré par de courtes séquences chorégraphiques du répertoire de
Merce Cuningham pour lequel Cédric Andrieux a travaillé huit ans.
Car si ce portrait fourmille d’anecdotes (des premiers entrechats à la
reconnaissance), il dépasse le simple récit d’un homme incarnant un
moment de l’histoire de la danse et s’interroge sur la nature profonde
de l’être humain à travers ses structures identitaires.
Hier, Jérôme Bel se plaçait face au public et disait : « Je ne suis pas
Susanne Linke ». Aujourd’hui, c’est Cédric Andrieux qui reprend
la posture et se présente en disant : « Je suis Cédric Andrieux. »
Qui suis-je ? Voilà peut-être la question fondamentale qui traverse
l’oeuvre de Jérôme Bel.
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Repères
Qui est Cédric Andrieux ?
Après ses études au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris,
Cédric Andrieux est engagé dans la compagnie new-yorkaise Jennifer Müller and the Works
avant d’intégrer la Merce Cunningham Dance Company en 1999. En juillet 2007, il entre
au Ballet de l’Opéra national de Lyon où il danse des pièces de Mats Ek, William Forsythe,
Odile Duboc, Trisha Brown, Christian Rizzo et la reprise de The Show Must Go On de
Jérôme Bel.
Qui est Jérôme Bel ?
Danseur pour plusieurs chorégraphes en France et en Italie. il est, en 1992, l’assistant à la
mise en scène de Philippe Découflé pour les cérémonies des 15e Jeux Olympiques d’hiver
d’Albertville. Après sa première pièce, Nom donné par l’auteur (1994), il base sur l’identité
et la totale nudité des quatre interprètes sa seconde création, Jérôme Bel. Puis vient
Shirtologie (1997), qui met en scène un acteur portant plusieurs dizaines de T-shirts trouvés
dans le commerce. En 1998, c’est Le Dernier Spectacle (1998), qui en citant plusieurs fois
un solo de la chorégraphe allemande Susanne Linke, mais aussi Hamlet ou André Agassi,
essaie de définir une ontologie du spectacle vivant. En 2001, The Show Must Go On réunit
vingt interprètes, dix-neuf chansons pop et un DJ. Invité en 2004 à faire une pièce pour
le ballet de l’Opéra de Paris, ce sera Véronique Doisneau (2004), premier de la série des
portraits à l’origine de Cédric Andrieux. En 2010, il signe avec Anne Teresa De Keersmaeker
3 Abschied, spectacle qui a pour matériau Le Chant de la Terre de Gustav Malher dans la
version de Schönberg.
Le parcours de Jérôme Bel, par Jérôme Bel
« La notion d’auteur telle qu’elle est comprise aujourd’hui est incroyablement obsolète :
inspiration, expression de soi-même, authenticité! Heureusement que Marcel Duchamp
est passé par là, en signant et en donnant un titre à des objets achetés : les ready-mades.
La critique littéraire (Kristeva et son épatant concept d’intertextualité) a aussi travaillé
ce sujet. Aussi ce fut un jeu d’enfant que de mettre en crise cette notion d’un romantisme
persistant.
1. Nom donné par l’auteur (1994) est le titre de mon premier spectacle, c’est la définition de
« titre » dans le dictionnaire Le Petit Robert.
2. Jérôme Bel (1995) est le titre de mon second spectacle. « Jérôme bel » afin de subjectiviser
au maximum le discours en jeu dans le spectacle : c’est ce que JE pense, rien d’autre,
aucune vérité, aucune transcendance, juste un discours subjectif, quelques spéculations…
des plus hasardeuses.
3. Le Dernier Spectacle (1998) est un copié/collé d’autres spectacles/représentations
préexistants, il n y a pas un auteur, moi-même, mais plusieurs.
4. Xavier Le Roy (1999) est une pièce que je ne fais que signer (et donc toucher les droits
d’auteurs) mais elle sera entièrement réalisée, chorégraphiée, mise en scène de A à Z par
mon collègue Xavier Le Roy. L’important, c’est ce qui est dit, pas qui le dit.
5. Véronique Doisneau (2004) signe mon entière disparition au profit du sujet même de la
pièce, Véronique Doisneau, son unique interprète. Elle parle en son nom. Je ne suis qu’un
dispositif lui permettant de prendre la parole. »
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coproduction Théâtre de la Ville de Paris,
le Festival d’Automne, R.B. Jérôme Bel
avec le soutien de Centre national de la
danse, La Ménagerie de verre dans le
cadre des Studiolabs, Baryshnikov Arts
Center (New York). Remerciements :
Thérèse Barbanel, Trevor Carlson et
Yorgos Loukos.
R.B. reçoit le soutien du ministère de la
Culture et de la Communication / DRAC
Île-de-France en tant que compagnie
chorégraphique conventionnée et du
ministère des Affaires étrangères /
Culturesfrance pour ses tournées à
l’étranger.
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autour de Merce Cunningham
THREE CASES OF AMNESIA
Jonah Bokaer
New York, États-Unis |
Création 2009
ven 2 juillet 2010
21h • Ballet National
de Marseille
durée 1h | tarif B
chorégraphie, vidéo et animation :
Jonah Bokaer | musiques : Aphex
Twin, Jonah Bokaer, Christian
Marclay, Peaches & Herb | lumières :
John Torres | diffusion : Julie George
& Damien Valette
www.jonahbokaer.net
Après une brillante carrière d’interprète chez Merce Cunningham,
Jonah Bokaer, jeune chorégraphe américain de 28 ans, développe
plusieurs projets en lien avec les arts plastiques et les nouvelles
technologies. A l’image de ce programme composé de trois soli
rendant hommage à des peintres majeurs de l’art contemporain.
Jonah Bokaer soumet régulièrement son corps aux pressions nouvelles
de la technique. A l’aide d’un logiciel de composition chorégraphique
en 3D, il calcule des directions, des trajectoires et des mouvements
jusque-là inédits.
Commence alors un travail complexe d’appropriation et de
transformation de la mémoire corporelle qui, comme s’il s’agissait
de résoudre une énigme, doit se plier à ces logiques mathématiques.
Un principe qui guide Charade (2006), l’une des pièces de ce
programme hybridant corps et science, thématique au coeur de
Chez Bushwick et C.P.R, lieux que le chorégraphe a fondés et dirige
à Brooklyn.
Nudedescendance (2oo5), elle, est un hommage numérique à Marcel
Duchamp, et à son Nu descendant l’escalier. Une toile ou le corps d’une
femme est saisi dans la superposition de vingt pauses statiques figurant
les multiples étapes de la descente.
Dans ce solo, la déconstruction du geste n’est pourtant qu’un point de
départ. Dansée d’abord par un clone virtuel, avant d’être réincarnée sur
scène, cette rencontre du deuxième type jette le trouble sur la véritable
identité de l’auteur de la partition chorégraphique. L’homme ou son
avatar virtuel ?
Autre référence à la peinture avec False Start (2007) qui s’inspire cette
fois de la toile éponyme de Jasper Johns (1959), oeuvre caractéristique
de l’abstraction colorée de cet américain à l’origine du Pop Art.
Comme dans la toile, qui superpose des couleurs vives et des
lettres capitales formant des bribes de mots à moitié lisibles, Jonah
Bokaer s’amuse à recouvrir ses mouvements par ceux d’un danseur
synthétique. Brouillant à sa manière les limites entre la forme et
l’informe, le réel et l’imaginaire. Un sujet qui n’est pas sans lien
avec Replica, la seconde pièce de ce jeune chorégraphe invité pour la
première fois dans la cité phocéenne à présenter les multiples facettes
de son travail original.
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Repères
Qui est Jonah Bokaer ?
En 2000, alors à peine âgé de 18 ans, Jonah Bokaer
intègre la Merce Cunningham Dance Company.
Passionné par les nouveaux médias et l’animation
qu’il étudie à la New School, désireux de se nourrir
du travail d’autres artistes, il collabore avec John
Jasperse, David Gordon, Anne Carson et récemment
Robert Wilson, entame un travail chorégraphique
et décide, après huit années passées à son service, de
quitter la compagnie du grand maître américain.
Outre son talent, le jeune homme s’engage en faveur
de la communauté artistique new-yorkaise. En 2002,
avec un groupe d’amis artistes et chorégraphes, il
fonde Chez Bushwick, une association dédiée à la
promotion de l’interdisciplinarité et offrant des
espaces de répétition bon marché. En 2008, il crée
avec John Jasperse C.P.R. (Center for Performance
Research) qui devient la première structure culturelle
de Brooklyn labellisée “éco-développement” et qui
entend être un lieu de programmation, de répétition,
de formation et de solidarité.
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Pour avoir plus d’informations sur le Center for
Performance Research et Chez Bushwick, les deux
lieux que dirige Jonah Bokaer à New York :
www.chezbushwick.net
www.cprnyc.org
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dim 4 juillet à 12h30
au [mac] : Independance Day
avec Jonah Bokaer !
pique-nique en compagnie
des artistes Jonah Bokaer,
Christophe Haleb, Daniel
Arsham (paniers pique-nique
en vente sur place, possibilité
de réserver auprès du [mac]
café au 04 91 25 00 49 / boisson
et café offerts par le Festival de
Marseille).
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production University of North Carolina
Asheville & Bunny Halton-Subkis
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L’ASSEMBLÉE DES FEMMES :
OPÉRA SLAM (titre provisoire)
Laboratoire artistique dynamique à l’horizon 2013
Étape 1 de création
sam 3 juillet 2010
14h • GMEM
entrée libre sur réservation
au 04 91 99 00 20 ou par mail à
[email protected]
directrice artistique du projet et
pianiste : Nathalie Négro | slameur :
Frédéric Nevchehirlian
| violon : Jean-Christophe Selmi
| marimba : François Combémorel
| compositeur : Olivier Stalla
| soprano : Elisabeth Grard | et les
participantes / compositrices en herbe
de l’association MADE et du centre social
L’Agora
Coproduction Festival de Marseille
F/D/Am/M
Après le succès, en 2009, du projet Des Milliers de sons, né de la
collaboration entre Le Festival de Marseille F/D/Am/M, l’association
MADE, le Centre Social L’Agora et Nathalie Négro, le désir était
grand pour tous de prolonger l’expérience.
Durant 4 ans, artistes professionnels et jeunes filles des cités vont
ensemble danser, chanter, créer. En 2013, après une série de stages et
d’ateliers, ils lèveront le voile sur leur oeuvre commune : L’Assemblée
des femmes : Opéra Slam.
Le 3 juillet, poussez la porte de leur laboratoire !
Autour d’une équipe d’artistes professionnels (Nathalie Négro, Fred
Nevchehirlian, Olivier Stalla, Elisabeth Grard et d’autres à venir…),
ce projet vise la création d’une oeuvre artistique de grande ampleur
avec la participation de jeunes filles issues des quartiers Bassens et la
Busserine. Un opéra, parlé, slamé, chanté, dansé…
Donnant accès à la culture et à la création de l’objet artistique à
travers le domaine de l’opéra et interrogeant de façon sensible la place
des femmes dans la Cité, l’aventure est artistique mais aussi sociale,
pédagogique et citoyenne.
Cette année, en une série de 10 ateliers menés entre mai et juin,
les jeunes participantes découvrent les volets musicaux, vocaux,
instrumentaux et littéraires qui composent un opéra. Et pour mieux
appréhender l’univers des artistes avec lesquels elles travaillent, elles
assistent aux représentations des spectacles qu’ils proposent.
Rien de tel pour fêter Marseille, capitale européenne de la culture.
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Repères
« C’est dans Le Petit Prince, de Saint-Exupéry, que l’on trouve cette phrase célèbre :
« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ». Marseille serait
cette ville traversée de lignes créatrices invisibles, un peu comme l’électricité qui est
partout mais que l’on ne voit qu’une fois la lumière allumée. Ces lignes traversent le
port, lieu symbolique de mes départs et de mes retours, car j’aime revenir à Marseille et
découvrir la rade comme la première fois.
Ces lignes passent par les Cités Bassens et Busserine, par le GMEM, d’autres encore se
dessinent vers les Archives et Bibliothèques Départementales ou le cinéma l’Alhambra,
invisibles pour les yeux puis soudain matérialisées par les étincelles que produisent les
rencontres. C’est là, aux croisements des lignes, que la lumière est la plus forte. Il ne s’agit
pas que d’images : d’abord interprète, je suis devenue créatrice et porteuse de projets.
Métissage, croisements, transversalité, les choses se sont imposées d’elles-mêmes parce
que je suis ces lignes. Tout se passe comme si le destin était écrit dans la ville, invisible
pour les yeux : je suis ancrée dans le port de Marseille, ville-mélange de nationalités,
authentique cité de brassage méditerranéen qui me renvoie à mes origines italiennes du
côté de ma grand-mère, Marseille forcément riche de ses nationalités, de ses cultures, de
ses artistes sans frontières. Le projet de l’année dernière, la création de J’ai des milliers de
gestes et Des milliers de sons, correspond à cette idée, l’un nourrit l’autre, indissociables.
Mes yeux aveugles à l’essentiel, mon cœur voit les lignes qui traversent Marseille, moi
l’artiste je m’y implique de toute mon âme. Pourtant, il ne suffit pas de suivre la ligne
pour arriver à destination, il faut creuser pour trouver le « centre » (ou la vérité) du son,
travailler le geste, comme un artisan. Le piano est un libérateur absolu qui exige, pour
atteindre au langage contemporain, la technique, l’héritage classique, la transformation
des énergies environnantes en une palette de sons illimitée. La réception touche au
sensible, la création aboutit à la donation, le son mène à la lumière. Cette histoire se passe
à Marseille. » Nathalie Négro, directrice artistique du projet.
« L’un des objectifs de MADE est de contribuer au développement culturel et artistique
des quartiers populaires du 15e arrondissement et des arrondissements limitrophes. Parler
des chants, chanter des mots autour d’un travail commun avec Nathalie Négro, se former
à l’écriture de la musique, s’exprimer par son corps et son âme dans un univers musical
« nouveau » va éveiller les participants à un monde neuf et probablement susciter de
nouvelles vocations. » Pierre Guarino, trésorier de l’Association Made.
« Ces rencontres sont précieuses puisqu’elles permettent à nos publics de croiser des
mondes qu’ils côtoient peu ou pas du tout. Toute la gageure de notre centre social est
que nos cités construites à la « périphérie » de quartiers ou noyaux villageois marseillais
puissent faire quartier dans la Ville. Nous sommes persuadés que les artistes sont et
restent de formidables passeurs entre des populations, des mondes culturels et sociaux,
souvent renvoyés dos à dos. » Karima Bériche, directrice du Centre social L’Agora.
48
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coproduction Festival de Marseille
F/D/Am/M, Piano et compagnie,
GMEM.
avec le soutien de MADE, Centre
Social l’Agora, Le Merlan, Scène
nationale à Marseille et les studios
164, Cie Geneviève Sorin
+
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LIQUIDE
La Zouze – Cie Christophe Haleb
Marseille, France |
Création
sam 3 juillet 2010
20h30 • Théâtre du Merlan
durée 1h20 | tarif B
direction artistique, chorégraphie :
Christophe Haleb | connivence
artistique et interprétation :
Séverine Bauvais, Christophe Le
Blay, Katia Medici, Maxime Mestre,
Arnaud Saury | musique : Alexandre
Maillard | lumières : Alexandre
Lebrun | régie générale : Philippe
Boinon | chargée de production :
Géraldine Humeau | costumes :
Harald Lund Helgesen
Coproduction Festival de Marseille
F/D/Am/M
www.lazouze.com
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Après une série de works in progress, Christophe Haleb a choisi le
Festival de Marseille pour dévoiler sa toute nouvelle création.
Trois hommes, deux femmes et un musicien y naviguent en eaux
troubles. Pris dans la tourmente d’une tempête amoureuse, leur
radeau s’échoue sur les rives d’un terrain instable, le désir.
Après Domestic Flight et ses tentatives de redéfinition des genres,
Liquide enquête sur la teneur des liens amoureux, et interroge les
formes de plaisir que l’homme invente pour assurer sa survie.
Ici l’élément liquide est mis à contribution pour sa capacité organique
à réagir aux eaux-troubles de la passion. « L’amour file entre les doigts,
nous déborde et fait boire la tasse », explique le chorégraphe.
Rien d’étonnant alors à ce qu’il mette en lumière des corps sexués aux
prises avec la circulation des humeurs, le flux, le reflux, le gonflement,
l’assèchement.
La scène elle-même n’échappe pas à cette mécanique des fluides.
Soumis au roulis des mots, frappé par le ressac de la musique,
le paysage de cette pièce est composé de multiples dispositifs,
construits à partir de matériaux évoquant le naufrage. Celui des
coeurs qui chavirent, des solitudes qui s’unissent, des corps qui
s’abandonnent.
Une économie de la récupération et de la transformation qui oblige le
chorégraphe à interroger « la danse dans ses différentes qualités de geste
et de mouvement ». Car Christophe Haleb, aussi danseur que metteur
en scène, est passé maître dans l’organisation souterraine
des matières hétéroclites qui construisent ses pièces.
Difficile de trouver un centre à sa danse : il est partout, s’échappant
d’un point à l’autre de la scène, glissant d’un geste à une mélodie,
d’une chaise à une image. Parlant d’amour comme d’une traversée
sensible et secrète enfin reconstruite.
49
Repères
Un blobject qui attaque le corps amoureux : note d’intention
« Avec le chorégraphique, le design, le sonore, le lumineux, je recherche quelque chose de
non hiérarchisé comme la présence d’un art dans l’autre. Générer aujourd’hui un moteur
de recherche interdisciplinaire peut être vu comme un symptôme de notre âge moderne
fluide. Pour la conception de l’espace scénographique, j’imagine une structure évolutive,
résolument de style home made. Le choix des matériaux fait référence à l’esthétique de
survie dans une économie de récupération - transformation. Il s’agit de repartir à zéro.
Fluide, mousse, salive… l’élément liquide est mis à contribution comme une matière de
transport, besoin de transpirer, de pleurer, de continuer à interroger la danse, à transiter
dans ses différentes qualités de geste et de mouvement, de préciser des liens, de parler
d’amour. C’est une recherche sur la forme et l’informe, le dur et le mou, le rigide et le
souple, le sec et l’harmonieux… Je choisis ici de construire quelque chose d’agressivement
soft, de violemment doux pour notre culture contemporaine, parce que le douveut dire
humain, amical, approchable, et confortable.
Avec le compositeur Alexandre Maillard, nous abordons la spécificité du matériau sonore
et musical, en traitant le motif de la chanson d’amour. L’écriture de la pièce est traversée
par un genre « comédie musicale » où la place du chant nous permet de traiter le sujet
de façon plus légère, très légère. Le jeu fait appel à la capacité de chacun à dialoguer et se
saisir en direct du temps présent du plateau. » Christophe Haleb.
Qui est La Zouze ?
Pour le chorégraphe marseillais Christophe Haleb, le champ chorégraphique dépasse celui
de la danse. Abordant ses projets par la coupe transversale, la diversité des collaborations
artistiques participe pleinement au questionnement sur le processus de travail.
C’est d’ailleurs pour cela que La Zouze, sa compagnie, développe ses recherches dans
plusieurs espaces de représentation à partir d’un contexte réel et à travers différentes
temporalités de réalisation : productions chorégraphiques dans des dispositifs traditionnels
(théâtres, plateaux…) et des propositions in situ qui interrogent le corps en rapport à une
diversité d’espaces (architecture, patrimoine, urbain, rural, nature, privé, public, intime…).
Le processus de création génère des formes hétérogènes qui croisent et confrontent différents
médiums : danse, musique, arts plastiques, graphisme, sociologie, philosophie, littérature,
folie…
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sam 3 juillet à l’issue
de la représentation :
rencontre avec l’équipe
artistique.
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coproduction Le Forum, Scène
conventionnée du Blanc-Mesnil,
Les Hivernales d’Avignon, Centre de
développement chorégraphique de
Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Centre
chorégraphique national de FrancheComté (Belfort), Uzès Danse, Festival et
centre de développement chorégraphique
de l’Uzège du Gard et du LanguedocRoussillon, le Centre chorégraphique
national de Caen, la Scène nationale de
Cavaillon et le Festival de Marseille
F/D/Am/M.
Ce projet est soutenu par le Conseil
régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur,
le Conseil général des Bouches-du-Rhône
et la Ville de Marseille.
La Zouze – Cie Christophe Haleb est
subventionnée au titre de l’aide aux
compagnies par le ministère de la
Culture et de la Communication / DRAC
Provence-Alpes-Côte d’Azur.
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autour de Merce Cunningham
REPLICA
Jonah Bokaer, Daniel Arsham, Judith Sánchez Ruíz
New York, États-Unis |
Création 2009
dim 4 juillet 2010
11h et 21h • [mac] Musée d’art
contemporain de Marseille
durée 1h | tarif C
décor : Daniel Arsham | vidéo :
Jonah Bokaer | chorégraphie et
interprétation : Jonah Bokaer, Judith
Sánchez Ruíz | musique originale :
ARP / Alexis Georgopoulos
| retouche vidéo : Nicoletta
Massignani | production associée :
Rodolphe Martin | regard
dramaturgique : Seth Harrison,
Ariane Lourie Harrison / Harrison
Atelier | diffusion : Julie George &
Damien Valette
Contact presse : 04 91 32 12 74
Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
Contact communication : 04 91 99 00 25
Amandine Haegelin /
[email protected]
Au [mac], Jonah Bokaer, Judith Sánchez Ruíz et le plasticien Daniel
Arsham proposent une recherche sensorielle faisant voler en éclats
les frontières entre chorégraphie, architecture et arts visuels.
Un mur d’angle sert de support à une vidéo. On y voit le mur et un
couple en train de l’éventrer, curieux, peut-être, de découvrir une
partie secrète du monde. Ils referment la plaie, masquent leur effraction.
Les danseurs ont quitté l’image. Ils se retrouvent face à ce mur blanc,
qui ressemble bien plus à une porte condamnée.
Daniel Arsham affectionne particulièrement ces murs, détruits puis
reconstruits, dont l’histoire aurait été comme modifiée. Il a le don
de les transformer en organes vivants, doués d’émotions et du sens
de la perte. Une esthétique presque contraire à celle que Jonah Bokaer
explore depuis cinq ans, lui qui calcule sur ordinateur des mouvements
dénués d’affects et qu’il doit exécuter ensuite.
Sur scène, les danseurs semblent désormais perdus dans une réplique
sans mémoire du monde qu’ils ont connu. Presque déboussolés,
frappés eux aussi d’amnésie partielle, ils entament une danse abstraite,
quasi géométrique, comme s’ils devaient maintenant prendre la
mesure de cet espace vierge pour mieux le cartographier. En quête
d’un paysage sensoriel à reconstruire.
Sur scène, cette alliance scellée entre la danse et les arts plastiques
ne ressemble en rien à celles que l’on a pu voir jusqu’à présent.
Chorégraphes et plasticien ont réussi le tour de force d’envelopper
le corps et l’architecture dans une seule et même intensité en
imprimant à la matière inerte la force vive des émotions humaines.
Rare.
51
Repères
Daniel Arsham parle de Replica
« Il y eut une période dans ma pratique où je pensais que les deux choses les plus
importantes et les plus durables que l’Homme pouvait produire étaient l’architecture et les
bébés.
En travaillant sur Replica, j’en suis venu à percevoir combien la performance (scénique)
est importante, précisément parce qu’elle a cette qualité éphémère. Il n’en résulte pas
un objet pérenne, juste un souvenir. Avec Jonah, nous avons en commun un intérêt
particulier pour l’architecture, pour son inscription dans notre monde et les effets qu’elle
produit sur les gens, tant du point de vue physique que psychologique. Nous faisons faire à
l’architecture des choses qu’elle n’est pas censée faire. Nous comprimons le temps et créons
des scénari où des instants uniques sont susceptibles de se dilater à l’infini. Pour laisser un
vaste et libre espace d’interprétation aux spectateurs. Cette pièce a commencé comme une
exploration d’une relation extrêmement simple, celle qui s’établit entre un acteur et un
décor. L’espace, dépouillé à l’origine, finit par s’y démultiplier, changer et se transformer.
Dans ce travail, nous cherchons à réconcilier le chaos avec l’ordre et la précision à l’oeuvre
dans le mouvement des danseurs. »
Qui est Daniel Arsham?
Le travail de Daniel Arsham, né en 1980, a pour thème central l’architecture. S’ils conservent
la blancheur, paradigme de l’architecture moderne, ses dessins comme ses sculptures en
sapent la stabilité, soit en perforant les murs soit en les dotant d’une efflorescence qui
transforme le plâtre en matière organique, prête à vivre une évolution indépendante de sa
fonction architectonique. Il a collaboré avec Merce Cunningham pour la première fois en
2007 lorsqu’il a été invité à concevoir les décors de eyeSpace présenté dans le cadre de la
manifestation Merce in Miami. Le jeune artiste a également travaillé avec Hedi Slimane
et Bob Wilson. Il est aujourd’hui représenté à Paris et à Miami par la Galerie Emmanuel
Perrotin.
« L’ art de Daniel Arsham est une énigme dont la résolution prend corps dans les contacts
avec un dehors dont il tire la matière de son inspiration. En important différents domaines
esthétiques – le paysage et l’architecture – dans celui de l’art, il montre que l’art exerce un
pouvoir sur d’autres domaines. […] À l’évidence, ces œuvres coexistent avec les tragédies
quotidiennes imposées par la violence du terrorisme, par les guerres, les catastrophes
naturelles, le développement des grandes métropoles. Mais tout ici respire la lenteur,
l’absence de conflit, la paix. C’est ainsi certainement que Daniel Arsham dessine les
linéaments d’un contexte politico-culturel qui trouve, dans les formes créées, un écho visuel
reprenant, soulignant ou amplifiant le réel, même indirectement. » Martine Bouchier.
Pour plus d’informations sur Daniel Arsham :
www.danielarsham.com
www.galerieperrotin.com
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dim 4 juillet à 12h30 au
[mac] : Independance Day
avec Jonah Bokaer !
pique-nique en compagnie
des artistes Jonah Bokaer,
Christophe Haleb, Daniel
Arsham (paniers pique-nique
en vente sur place, possibilité
de réserver auprès du [mac]
café au 04 91 25 00 49 / boisson
et café offerts par le Festival de
Marseille).
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une commande du Cultural Programs
of the National Academy of Sciences
(CPNAS), Washington, D.C. avec l’aide
du Harman Center.
avec le soutien de The Lower Manhattan
cultural Council, de l’Institut Valencia
d’Art Moderne, The New Museum,
Musée Carré d’Art à Nîmes, U.S. Artists
International, un programme de la MidAtlantic Arts Foundation, en partenariat
avec le National Endowment for the Arts,
The Andrew W. Mellon Foundation et
Trust for Mutual Understanding.
remerciements à J.D. Talasek, Alberto
Ibargûen, Bonnie Clearwater, Kathryn
Garcia, Tom Healy et Fred Hochberg,
Travis Chamberlain, Nicoletta
Massignani, Jérôme Pique, Giovanni
Jubert, Ellen Jacobs, Harrison Studio
New York, CPR-Center for Performance
Research et la Galerie Emmanuel
Perrotin.
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ONDE DE CHOC
Ginette Laurin – Compagnie O Vertigo
Montréal, Canada |
Première en Europe
Création 2010
lun 5 juillet 2010
21h • Salle Vallier
durée 1h | tarif A
chorégraphie : Ginette Laurin
| interprètes : Marianne GignacGirard, Rémi Laurin-Ouellette,
Chi Long, Robert Meilleur, James
Phillips, Gillian Seaward-Boone,
Audrey Thibodeau, Wen-Shuan Yang,
Marie-Ève Nadeau (congé maternité)
| répétitrice : Annie Gagnon
| lumières : Martin Labrecque
| musique instrumentale : Michael
Nyman | traitement sonore et
composition électroacoustique :
Martin Messier | costumes : Marc
Senécal | maquillage et coiffure :
Angelo Barsetti | directeur de
production : Alain Bolduc
Coproduction Festival de Marseille
F/D/Am/M
www.overtigo.com
Après avoir ouvert le Festival avec La Vie qui bat, le Festival de
Marseille confie son avant-dernière soirée à la Canadienne,
Ginette Laurin. Dans cet opus radioscopique et sensuel, la
chorégraphe affirme son goût pour une danse brute, qui libère
l’énergie musicale de ses danseurs. Sur une partition originale
signée Michael Nyman.
O Vertigo, c’est plus d’un quart de siècle de création autour de
la fascination et de l’exploration des corps et de ses multiples
facettes. Bien des œuvres de Ginette Laurin ont marqué l’histoire
chorégraphique : La Chambre blanche créée en 1992 puis revisitée
en 2008, La Vie qui bat (1999), En Dedans (1997), Luna (2001),
Passare (2004)... On a loué leur vitalité, leur intrépidité, leur inventivité
gestuelle, leur poésie, la qualité exceptionnelle des interprètes qui ont
largement contribué à la signature de la compagnie montréalaise.
La gestuelle et le vocabulaire qui ont fait la renommée de Ginette
Laurin sont incontestablement au rendez-vous de la pièce Onde de choc,
présentée en première mondiale au Festival TransAmériques puis, en
première européenne au Festival de Marseille. Toujours à l’affût de
cette formidable machine humaine, la chorégraphe la traque cette fois
au plus profond en scrutant la sonorité inhérente au corps.
Qu’est-ce qu’on y entend ? Peut-on rendre visibles/audibles les forces
qui l’émeuvent ? Cherchant à débusquer l’émotion dans ses
manifestations les plus enfouies, les plus primaires, elle met sur écoute
souffles et pulsations; ils restituent le fond sonore et les rythmes
d’une danse organique invisible qui entre en résonance avec les pas,
frottements, effleurements des danseurs sur un plancher de bois
«préparé». À cette rythmique brute, Martin Messier donne un devenir
musical et le compositeur britannique Michael Nyman orchestre
des contrepoints aux accents lyriques. Diffusées en toile de fond,
des oscillations lumineuses vibrent en écho à l’agitation intérieure des
femmes et des hommes qui dansent.
Ils sont huit danseurs à s’accorder, se désaccorder, scrutés par-delà la
peau, vibrants du sang qui pulse sous elle, du souffle expulsé et de la
matière-mouvement jaillie des profondeurs. Fidèle à son intérêt pour
un rapprochement poétique entre la science et l’art, la chorégraphe
signe ici une pièce où l’on assiste à une irradiation littérale et
métaphorique du corps dans tous ses états.
« Ma danse est celle du vertige, de la fascination
de l’abîme, de l’euphorie, du surgissement des
émotions. »
Contact presse : 04 91 32 12 74
Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
Contact communication : 04 91 99 00 25
Amandine Haegelin /
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Ginette Laurin
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Repères
Qui est Ginette Laurin ?
Avec plus de 50 créations à son actif et une renommée internationale, Ginette Laurin compte
parmi les figures de proue de la danse contemporaine canadienne. Formée en gymnastique,
en danse moderne et au ballet classique à Montréal et à New York, elle devient vite une
interprète courue lorsqu’elle entreprend sa carrière de danseuse au début des années
1970 à Montréal. Après quelques oeuvres créées à titre de chorégraphe indépendante, elle
fonde O Vertigo en 1984, compagnie aujourd’hui reconnue pour sa puissance expressive
et la cohérence de sa vision artistique. Depuis quelques années, Ginette Laurin aborde la
création sous différentes formes. En plus des chorégraphies, elle crée en 2004 La Résonance
du double, une série de six installations incorporant danse, performance, projections
vidéo et photographies. En 2008, elle réalise son premier court-métrage Coppia 2, puis le
long métrage La Chambre blanche, présenté l’année dernière dans le cadre du Festival de
Marseille F/D/Am/M.
À propos de Ginette Laurin
« Ce qui me fascine, dit Ginette Laurin, c’est la beauté de l’humain, avec ses contradictions,
sa fragilité. C’est aussi ce corps, merveilleuse machine, qui, comme une éponge, absorbe tout
de la vie. La façon dont chacun habite cette enveloppe charnelle et transmet, à travers le
geste, son essence propre, me touche beaucoup ».
Cette fascination-là est la constante de toute son œuvre depuis les débuts en 1979. Elle
s’est manifestée à travers le temps par des propositions différentes allant de la pure
« physicalité » à une accentuation du symbolisme depuis Déluge (1994), en passant
par une théâtralisation des chorégraphies ou par une tension entre ces pôles. Mais,
fondamentalement, quelles que soient l’orientation ou les tentations de ses œuvres, le
corps dansant, chez Laurin, libère toujours de la matière brute engendrée par son énergie
propre, soit dans une forme explosée et ample à la limite du contrôle, soit dans une forme
plus retenue où l’accent est mis sur le ressenti. » Michèle Febvre, Anatomie du vertige,
Editions Les Heures bleues, 2005.
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lun 5 juillet à l’issue de la
représentation :
rencontre avec l’équipe
artistique
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coproduction HELLERAU, European
Center for the Arts Dresden, Festival
TransAmériques, Festival de Marseille
F/D/Am/M, Usine C
avec le soutien de la Fondation Imperial
Tobacco Canada
O Vertigo bénéficie du soutien du Conseil
des arts et des lettres du Québec, du
Conseil des Arts du Canada, du Conseil
des arts de Montréal.
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SOIRÉE SOUS INFLUENCES
1re partie : Jean-Marc Montera & invités
2e partie : The Irrepressibles / Mirror Mirror
Marseille, Tokyo,
New York, Londres |
mar 6 juillet 2010
21h • Salle Vallier
tarif B
1re partie : création – coproduction
Festival de Marseille F/D/Am/M
voix : Tenco | électronique : Ikue
Mori | batterie : Sayaka Himeno
| guitare : Masako Takada | batterie,
percussions : Ahmad Compaoré
| guitares, électronique, objets :
Jean-Marc Montera
2e partie : Mirror Mirror /
The Irrepressibles
composition, voix, guitare : Jamie
McDermott | flûte : Rose Reed
| hautbois, cor anglais : Craig White
| clarinette : Anna Westlake | piano :
Sarah Kershaw | percussions : Amy
Kelly | violon : Jordan Hunt | viole :
Charlie Stock | violoncelle : Nicole
Robson | contrebasse : Sophie Li
| producteur du spectacle : Ami
Jade Cadillac (Lavish) | directeur
artistique : JJ Stevens | costumes :
Jordan Hunt | maquillage : Nia
Roshi | coiffure : Hair & Jerome
| création sonore :
William Turner-Duffin | lumière :
Luke Losely | son : Gaetano Leonardi
| plateau : SCENA Ltd!
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Transdisciplinaire et sans frontière : à l’image du Festival de
Marseille, la soirée de clôture de cette 15e édition voyage entre
les genres et les cultures. Au programme ? Une soirée détonante
imaginée comme une passerelle entre Marseille, Tokyo et Londres
qui tisse ensemble pop-baroque et musique improvisée.
Jean-Marc Montera, musicien-improvisateur, fondateur du GRIM,
Scène musicale de montévidéo, est un spécialiste de l’expérimentation
sonore. Sur scène, il accompagne acteurs et danseurs ; en concert, il
décrypte des partitions graphiques avec l’Ensemble d’Improvisateurs
Européens ; en studio, celui que l’on surnomme le John Lee Hooker du
noise, utilise sans aucun complexe tout le registre des cordes amplifiées
et acoustiques : résonances, percussions, distorsions, extensions et
détournements.
Il est parmi les plus actifs dans le champ des musiques improvisées et
multiplie les rencontres et les contacts avec d’autres univers, jusqu’à
rendre de plus en plus floue la barrière entre les genres. Comme
dans la première partie de ce programme, un set créé en résidence à
Marseille pour lequel il a réuni des musiciens, pour la plupart japonais,
d’exception : Tenko, Ikue Mori, le duo Nissenenmondai (Sayaka
Himeno, Masako Takada), Ahmad Compaoré.
Autre registre avec The Irrepressibles, formation classique qui emprunte
à la fois au burlesque, au glam rock et au baroque. Sous influences (de
David Bowie à Gershwin en passant par les Sex Pistols), portées par
la voix divinement androgyne du britannique Jamie Mac Dermott –
souvent comparée à celle du chanteur d’Antony and the Johnsons, les
compositions de ce groupe inclassable lorgnent du côté de l’opéra sans
se départir d’une fraîcheur et d’une rythmique pop et rock.
Au milieu de musiciens figés comme des statues, puis ondulant leurs
corps dans une chorégraphie pleine de douceur et de poésie, le leader
de The Irrepressibles est la pièce centrale de ce cabaret foutraque
et mélancolique. Arborant, en guise de couvre-chef, un splendide
plumeau noir monté sur un casque de gladiateur, cette Castafiore d’un
genre nouveau se pâme, entourée de clowns, mannequins, créatures
magiques et hors du temps qui ouvrent des mondes extravagants et
déploient une succession de tableaux féeriques.
Deux genres, une soirée.
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Repères
Qui est Ikue Mori ?
Qui est Jean-Marc Montera ?
Originaire du Japon, la compositrice Ikue Mori
s’installe à New York en 1977. Elle officie tout d’abord
comme batteuse au sein du groupe de no wave
DNA qu’elle forme avec Arto Lindsay. En 2000, elle
commence à utiliser un ordinateur portable pour
composer, dans le but d’enrichir son vocabulaire
musical et de développer des créations visuelles
accompagnant ses prestations. En 2008, Ikue Mori
célèbre ses 30 ans de musique à New York en jouant
deux soirs consécutifs au Japan Society. En novembre
2009, elle organise le festival Unlimited 23 à Wels en
Autriche. Elle a aujourd’hui divers projets et travaille
également avec Kim Gordon et John Zorn.
www.ikuemori.com
Guitariste français issu du rock, spécialiste de l’improvisation libre, il
se produit autant en solo qu’au sein de différentes formations : AMP
(trio de guitares avec Noel Akchoté et Jean-François Pauvros), Bad Boys
(avec Daan Vandewalle, Chris Cutler, Arne Deforge), The Room (duo
avec Sophie Gonthier). Il collabore notamment avec Fred Frith, André
Jaume, Barre Phillips, Loren Mazzacone Connors, Thurston Moore, Lee
Ranaldo, Louis Sclavis, Michael Doneda, Ahmad Compaoré, Christine
Wodrascka, Pauline Oliveros, Pascael Contet, Gérard Siracusa, Sandy
Amério et a participé à des concerts exceptionnels de Sonic Youth ou
Patti Smith. Il fait partie des plus actifs dans le champ des musiques
improvisées et multiplie depuis les années 1970 les rencontres et les
contacts avec d’autres univers artistiques, notamment au sein du GRIM,
Scène musicale de montévidéo.
www.myspace.com/jeanmarcmontera, www.grim-marseille.com
Qui est Ahmad Compaoré ?
Batteur, percussionniste et compositeur, Ahmad Compaoré est un
musicien en liberté. Des pieds, des poings, des mains, il frappe, fouette
et caresse le cuivre des cymbales, les peaux de sa batterie. Burkinabé par
son père, Égyptien par sa mère, il s’est construit un parcours à l’image de
son histoire, bâtie sur la rencontre entre les cultures, avec des musiciens
qui l’ont aidé à se forger un destin hors du commun. Découvert à 17 ans
par le guitariste comorien Ali Afandi, il est révélé en 1991 par l’opérarock Helter Skelter de Fred Frith.
www.myspace.com/ahmadcompaore
Qui est Tenko ?
Cette musicienne japonaise travaille dans la musique improvisée depuis
ces trente dernières années. Après ses débuts à New York comme soliste
en 1984, elle travaille avec des improvisateurs tels que Fred Frith, John
Zorn, Christian Marclay, David Moss et, plus récemment, avec Ikue
Mori ou Otomo Yoshihide.
www.discogs.com/artist/Tenko
Qui est Nisennenmondai ?
Après leur rencontre à l’Université de Tokyo, Sayaka Himeno (batterie),
Yuri Zaikawa (basse) and Masako Takada (guitare) commencent
ensemble à jouer des musiques improvisées. Leur formation,
Nisennenmondai, est propulsée hors du Japon lors de la sortie simultanée
de leurs deux EP Neji et Tori sur le label Smalltown Supersound.
Enregistré en une prise au cours du Peace music au Japon en automne
2007, leur nouvel album Destination Tokyo est à paraître cet été.
www.myspace.com/nisennenmondai
56
Qui sont Jamie Mac Dermott
et The Irrepressibles ?
Le leader de The Irrepressibles, l’anglais Jamie
McDermott, découvre à l’adolescence le piano et
la musique classique mais, faute d’ambition et de
moyens, se contente de chanter et de jouer (de la
guitare) dans un groupe de rock. Alors qu’il a 18
ans, sa professeur de chant l’encourage à suivre sa
voix et, pendant quelques années, il chante du folk
dans des petits clubs de Londres, seul avec sa guitare
acoustique et sort deux albums confidentiels.
C’est en 2002 qu’il fomente, alors qu’il étudie à la fac
de Westminster la musique et ses métiers, le concept
de The Irrepressibles. “Grâce à des gens comme
Bill Drummond de KLF, Vivienne Westwood ou
Malcolm McLaren, je me suis intéressé aux liens
entre la mode et la musique, à la façon dont la
musique et les arts peuvent ouvrir sur un autre
monde », explique-t-il. Réfléchissant aux paysages
sonores pouvant correspondre à ses aspirations et
appréhendant la musique comme une catharsis
servant à libérer des émotions, il décide de créer
un univers visuel, une féérie qui va au-delà de la
musique. Sa rencontre avec des musiciens, vidéastes,
photographes, danseurs qui épousent la même
vision que lui signent l’acte de naissance de The
Irrepressibles. Pour leur premier spectacle, The
Human Music Box, le groupe se produit dans un cube
de verre en mouvement. Mirror Mirror est le 2e acte
de cette longue maturation et de la métamorphose de
Mac Dermott en diva glam et vaporeuse : un disque
qui fait le lien entre la musique classique baroque,
la pop spatiale de Bowie, le rock de Queen, le chant
sophistiqué de Scott Walker ou de Jeff Buckley.
www.myspace.com/theirrepressibles
Les rendez-vous
au fil du festival
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ROLL-ON, ROLL-OFF / FAIRE
Marie Reinert – artiste en résidence
Roll-On, Roll-Off
du 17 juin au 6 juillet 2010
du lundi au vendredi de 10h
à 18h • Palais de la Bourse CCIMP
gratuit
Faire
du 17 juin au 6 juillet 2010
du mardi au dimanche de 11h
à 18h • Vieille Charité
gratuit
Marie Reinert a une manière bien à elle de filmer le monde du travail.
Elle s’immerge, s’imprègne du moindre son qu’un mouvement peut
produire. Chaque film est alors l’occasion d’une véritable plongée
poétique au coeur d’univers méconnus.
Embarquée pour un tournage complexe à bord de la flotte de la société
Marfret et de ses « Ro-Ro » - nouvelle génération de porte-containers
qui a révolutionné le transport maritime - la plasticienne et vidéaste
Marie Reinert a filmé le travail âpre et tendu d’un équipage ukrainien.
En quatre traversées Marseille-Alger, d’une durée de 7 jours chacune,
elle a saisi la rythmique gestuelle de quatorze hommes tout en
restituant la respiration mécanique des flux de marchandises qui
transitent entre les deux rives de la Méditerranée.
Roll-On, Roll-Off a bénéficié du
soutien de Mécènes du Sud et de
Marfret.
Dans une perspective resserrée, celle de l’univers clos d’une
communauté de navigants, Roll-On, Roll-Off explore la tension
constante qu’entretiennent alors les corps avec les marchandises, pour
une immersion au plus près des mouvements et des sons.
coproduction Centre national des
Arts Plastiques, Conseil régional
PACA, Festival de Marseille
F/D/Am/M, FRAC Provence-AlpesCôte d’Azur.
Dans Faire, Marie Reinert observe des archivistes. Laissant une
nouvelle fois sa caméra trouver sa place au milieu du personnel des
Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, la jeune artiste propose de
découvrir les multiples facettes d’un travail répétitif et minutieux et
offre une oeuvre plastique en forme de témoignage, infiniment humain.
Faire est une production des Ateliers
de Rennes / Conseil général d’Illeet-Vilaine.
Repères
Qui est Marie Reinert ?
Née en 1971 à Fécamp, Marie Reinert vit et travaille à Berlin. À la faveur de
ses projets précédents, c’est à la gestuelle, au rapport du corps à l’espace de
travail – espace de productivité, de déplacement du quotidien – que l’artiste
porte son intérêt. Avec Faire notamment, elle questionne l’organisation
spatiale et temporelle du travail et les contraintes qu’elle ordonne aux agents,
tant dans leurs postures et gestuelles que dans leur rapport au temps.
Marie Reinert a collaboré avec un ergonome du travail, Frédéric Arnaud,
dans la mise en œuvre de ce projet qui cherche à questionner l’activité des
agents du Conseil Général (Archives départementales et Service d’action
culturelle), ainsi que sa propre activité en tant qu’artiste au sein de cette
résidence.
Le film vidéo réalisé met en scène un «laboratoire de gestuelles», dans
lequel des volontaires se prêtent au jeu de «reproduire» les mouvements
de leur activité, sans les accessoires qu’ils utilisent. Un jeu de mimétisme
en somme mais axé principalement sur la chorégraphie de gestes
paraissant insignifiants. Un mouvement fluide de caméra observe cette
gestuelle, son caractère répétitif et routinier.
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INFINITY MIRROR ROOM
FIREFLIES ON THE WATER
Yayoi Kusama
du 17 juin au 6 juillet 2010
du mardi au dimanche de 11h
à 18h • Centre de la Vieille
Charité
gratuit
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Nancy, Musée des Beaux-Arts /
dépôt du FNAC
Des myriades de pois colorés, des miroirs ou des formes phalliques
qui se répètent et se répondent à l’infini : tels sont les motifs peuplant
de façon obsessionnelle l’oeuvre de Yayoi Kusama. Son travail, à
vivre comme une expérience, est présenté pour la première fois à
Marseille.
Née en 1929 dans la province de Nagano au Japon, Yayoi Kusama dit
devoir son parcours artistique à une simple aventure vécue dans son
enfance : à l’âge de dix ans, elle a une vision hallucinatoire qui lui fait
voir le motif de pois d’une nappe comme se répétant de manière infinie
dans la pièce.
Vingt ans plus tard, elle lance son Manifeste de l’Oblitération, dans
lequel elle annonce : « Ma vie est un pois perdu parmi des millions
d’autres pois ». Et qualifie elle-même son travail - fondé sur la répétition
et la multiplication des signes - « d’obsessionnel ».
Ses grandes installations, qui utilisent toute une pièce du sol au plafond,
selon la technique du all over, surprennent par leur intensité. Véritable
expérience psychédélique, Infinity Mirror Room Fireflies on the Water
est une oeuvre pour lumières dont le délire électrique n’est pas sans
évoquer la magie colorée d’un kaléidoscope dont les cristaux se seraient
soudainement emballés ! Drôle et profond comme un vertige.
Repères
Qui est Yayoi Kusama ?
De la sculpture à la peinture, en passant par la mode, la réalisation
de films, la photographie, la performance et l’écriture, Yayoi Kusama
s’empare de toutes les techniques pour transcrire ses obsessions. Teintées
de psychédélisme et de pop art, ses installations mettent souvent en
scène des miroirs, des jouets, intégralement couverts de points et de
motifs phalliques. En 1957, elle quitte le Japon pour vivre à New York.
Rattachée à l’avant-garde new-yorkaise, l’artiste apparaît alors comme
une pionnière de l’art environnemental. De retour à Tokyo, elle collabore
au groupe Zero des artistes Piero Manzoni et Yves Klein, avant de vivre
dans un hôpital psychiatrique qui promeut la création artistique comme
thérapie.
Contact presse : 04 91 32 12 74
Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
Contact communication : 04 91 99 00 25
Amandine Haegelin /
[email protected]
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autour de Merce Cunningham
‘ROUND CUNNINGHAM AVEC
MARSEILLE OBJECTIF DANSE
en collaboration avec la Cinémathèque de la Danse à Paris
du 18 juin au 6 juillet 2010
Cinéma Le Miroir
horaires des séances sur
www.festivaldemarseille.com |
gratuit
Pour poursuivre son hommage à Merce Cunningham, marseille
objectif DansE propose pendant toute la durée du Festival une série
de projections avec des vidéos de Merce Cunningham, Charles Atlas
et Elliot Caplan. De 1945 à nos jours, Merce Cunningham n’a cessé de
produire, de créer. Ses principes – changement de direction incessant,
décentrement des danseurs, absence de transition entre les séquences
de mouvement, tonicité contenue – résonnent avec les puissances du
cinéma : ouverture de champ, recadrages, ellipses. La collaboration
entre Merce Cunningham et Charles Atlas notamment exprime au plus
haut point cette rencontre entre l’image et la danse.
La programmation complète sera en ligne sur le site du Festival de
Marseille et sur www.marseille-objectif-danse.org, à partir du 1er juin.
Repères
Qui est Charles Atlas ?
Né à Saint-Louis (Missouri), le cinéaste et vidéaste Charles Atlas fait
très jeune la connaissance de Merce Cunningham et travaille pendant
une dizaine d’années avec sa compagnie. Des chefs-d’oeuvre naîtront de
cette collaboration, notamment Torse (1978) et Channels/Inserts (1981).
Charles Atlas invente tout un art du cadrage et du décadrage à partir des
bifurcations, des vitesses et des lenteurs, des apparitions et disparitions
continuelles du champ des danseurs. Ouverture de champ, ouverture
d’esprit, ouverture d’image.
« L’espace scénique triangulaire (l’espace vu par « l’oeil » de la caméra)
a conduit Merce à faire de l’exploitation de la profondeur une méthode
de chorégraphie. L’une de ses réussites est d’être parvenu à donner à
la danse une impression d’ampleur spatiale dans une zone très réduite,
de manière à ce qu’on n’ait pas forcément l’impression que la caméra
confine les danseurs à un espace restreint ».
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‘ROUND F/D/AM/M
une série de rendez-vous autour de la programmation
Visites des coulisses et des lieux
du festival, visites guidées des
expositions et installations,
rencontres avec les artistes,
préparations aux spectacles,
stages, projections… :
toutes ces propositions en lien
avec la programmation sont en
entrée libre sur réservation au
04 91 99 00 20 ou par mail
[email protected]
festivaldemarseille.com
Répétition publique
Ginette Laurin et sa compagnie
`O Vertigo s’associent à
l’Orchestre des Jeunes de la
Méditerranée Provence-AlpesCôte d’Azur pour la reprise de
La Vie qui bat. Après une série de
répétitions au Domaine de l’étang
des aulnes, les artistes finalisent,
à la veille de la première, la
coordination entre musique
et danse par un travail sur des
séquences choisies.
mer 16 juin à 18h30 / Salle Vallier
/ durée : 1h
Des rencontres et des temps
d’échanges à l’issue des
représentations :
jeu 17 et ven 18 juin
avec Ginette Laurin et Georges
Van Gucht, à propos de La Vie
qui bat
sam 19 juin
avec Willi Dorner, à propos de
Bodies in Urban Spaces
(+ discussion sur l’art dans
l’espace public)
jeu 24 juin
avec Josef Nadj, à propos de
Length of 100 Needles
sam 26 juin
avec Christian Rizzo, à propos de
L’Oubli, toucher du bois
lun 28 juin
avec Chistophe Haleb,
à propos de Domestic Flight
sam 3 juillet
avec Christophe Haleb,
à propos de Liquide
lun 5 juillet
avec Ginette Laurin,
à propos d’Onde de choc
Visite guidée des expositions
L’équipe des relations avec les
publics propose des visites
guidées des oeuvres de l’artiste
japonaise Yayoi Kusama et de la
plasticienne Marie Reinert.
sur réservation uniquement /
durée : 1h
Contact presse : 04 91 32 12 74
Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
Contact communication : 04 91 99 00 25
Amandine Haegelin /
[email protected]
Des rencontres thématiques
Paul-André Fortier et Rober
Racine proposent d’échanger sur
le thème de la cabane.
lun 28 juin à 18h30 / Vieille
Charité / durée : 1h
Willi Dorner, chorégraphe,
Gabriel Chakra, journaliste et
historien, et Philippe Langevin,
économiste, André Stern,
architecte croisent leurs regards
pour aborder la relation entre
culture, arts et espace public.
sam 19 juin à 15h / Lieu à
déterminer
Des projections
+ Pour célébrer la 6e année de partenariat avec
l’association des habitants de l’UH le Corbusier, le
Festival propose de découvrir une sélection de
courts-métrages sélectionnés et primés lors de Idill
- International Dance On Line Short Film Festival.
Désireux d’encourager la création cinématographique
dédiée à la danse et au mouvement, Charleroi/Danses,
s’associait à La Gaîté Lyrique et au prestigieux Sadler’s
Wells de Londres, pour lancer la première édition en
novembre 2009 de cet événement. Des propositions
arrivant des quatre coins du globe ont révélé autant
d’approches et de sensibilités reflétant avec vigueur la
diversité de notre monde.
mer 9 juin à 20h30 / Cité Radieuse Le Corbusier /
durée : 1h30
Liste des films projetés :
Les lauréats : Prix idill 09 | Prix de la Ministre
de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de
l’Égalité des Chances de la Communauté française
de Belgique : Spin! de Constantin Georgescu
(Allemagne)
Prix de la création musicale : Respire de Pierre
Jodlowski et David Coste (France)
Prix pour un regard particulier : Exótica de Sérgio
Cruz (Royaume-Uni)
Prix «nouveaux créateurs» : The Rat de Dieu Hao Do
(Allemagne)
Prix du public : A Man Standing Behind a Seated
Woman de Stav Yeini et Veli Lehtovaara (Belgique)
Tachometer - Philip Bussman, Alger - Juan Bernardo
Pineda, Nacho Blanco, Night Practice - Susanna Wallin,
Animals - Sergio Cruz, Tank Man Tango - A Tiananmen
Memorial, Magma - Boris Charmatz, The Flying lesson Rosane Chamecki, Andrea Lerner, Phil Harder
Idill est une coproduction de Charleroi/Danses,
Centre chorégraphique de la Communauté française
de Belgique, La Gaîté Lyrique, cultures numériques - Paris & le
Sadler’s Wells - London’s Dance House | En partenariat avec Arte
TV | Avec le soutien du Ministère la Communauté française de
Belgique | En collaboration avec Flagey (Belgique).
+ Yannick B. Gélinas a réalisé un documentaire autour du
Solo 30x30, l’une des créations du chorégraphe Paul-André
Fortier. Journal d’un danseur nomade suit le déroulement
de cette performance artistique et retrace, de la genèse aux
représentations, ce solo de 30 minutes, joué pendant 30
jours consécutifs, à la même heure et au même endroit.
Projection suivie d’une rencontre avec l’artiste.
mar 29 juin à 18h30 / BMVR L’Alcazar /
durée : 1h
61
Visite des coulisses
L’équipe du Ballet Preljocaj
propose une découverte du
Centre chorégraphique national
d’Aix-en-Provence, de ses
missions, de son fonctionnement,
de son architecture de verre
et de béton conçue par Rudy
Riccioti, des métiers du spectacle
(technique, costumes), alors
même que Josef Nadj est accueilli
avec Length of 100 Needles.
jeu 24 et ven 25 juin à 18h30 et
19h / Pavillon Noir,
Aix-en-Provence /
durée : 45 minutes
Des rendez-vous privilégiés avec
les artistes et l’équipe du festival
Pour Independance Day,
pique-nique avec Jonah Bokaer,
Christophe Haleb et Daniel
Arsham (paniers pique-nique
en vente sur place, possibilité de
réserver auprès du [mac]café au
04 91 25 00 49 / boisson et café
offerts).
dim 4 juillet à 12h30 au [mac]
Atelier-stage
Dans le cadre de sa Carte blanche,
marseille objectif DansE propose
aux danseurs professionnels un
atelier organisé par Jonah Boaker
et Judith Sánchez Ruíz.
du 28 au 30 juin / Studio, Friche
la Belle de Mai
réservations auprès de marseille
objectif DansE au 04 95 04 96 42
ou par mail
[email protected]
62
LES OFF DU FESTIVAL
Pendant toute la durée du
festival, nos partenaires
proposent une sélection
d’ouvrages ou des activités en
lien avec la programmation.
L’Office du Tourisme et des
Congrès de Marseille offre à
tous les curieux la possibilité
de sillonner le site de la Vieille
Charité autour des expositions
et des spectacles présentés dans
ce lieu patrimonial exceptionnel.
La visite sera suivie d’une
présentation, par le directeur
technique du Festival, des
coulisses du montage de Cabane
de Paul-André Fortier.
sam 26 juin à 15h / durée : 1h30
Tarif : 6,50 € ou cartes
ambassadeurs
réservation indispensable auprès
de l’Office du Tourisme
au 04 91 13 89 11
ou sur www.resamarseille.com
La BMVR L’Alcazar propose une
sélection d’ouvrages (livres, films,
disques) en lien avec certains
thèmes ou certains spectacles
programmés : au département
Arts et Spectacles ou Musique,
des ouvrages autour de Merce
Cunningham, La Leçon de
piano de Jane Campion, dont la
musique a été composée, tout
comme celle d’Onde de Choc
de Ginette Laurin, par Michael
Nyman, Drumming de Steve
Reich qui sert de partition à
La Vie qui bat.
Regard croisé autour du Japon : les rendez-vous du
réseau de bibliothèques de Marseille
bibliothèque de Bonneveine :
- tournoi de Sudoku / mer 19 et mer 29 mai
- exposition interactive « Point de vue manga » / en mai
- démonstrations d’arts martiaux / en juin
bibliothèque du Merlan :
- exposition interactive « Point de vue manga » du 25
mai au 12 juin
bibliothèque de la Grognarde :
- spectacle musical pour les enfants de 0 à 3 ans,
Au bord de l’eau, par la compagnie A l’improviste
mer 9 juin à 10h
- démonstrations d’arts martiaux / en juillet et en août
BMVR L’Alcazar :
- stage de dessin Manga en juillet et en août
Les commerçants de la Fédération
Marseille-Centre invitent le Festival de Marseille
dans les boutiques pour la 5e année consécutive :
des vitrines aux couleurs du festival, des opérations
spéciales, des sélections d’ouvrages chez les libraires,
des programmes à disposition.
La Luciole offre une dégustation de thés japonais
avant le spectacle de Megumi Nakamura
mer 23 juin / Vieille Charité / 17h30
La Rue du Tango, tous les vendredis soirs du
mois de juin, rue du théatre français, propose bals,
démonstrations, initiations.
pour plus d’informations : www.laruedutango.fr
D’autres rencontres, visites, événements
autour de la programmation sur
www.festivaldemarseille.com
INFOS
PRATIQUES
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INFOS PRATIQUES
RÉSERVATIONS/BILLETTERIE
Au bureau du Festival
Téléphone : 04 91 99 02 50
Sur place : 6 place Sadi Carnot, 13002 Marseille
• Le 6 mai de 14h à 18h
• Du 7 mai au 16 juin
du mardi au samedi de 11h à 18h
• A partir du 17 juin
tous les jours de 11h à 18h
Règlements acceptés : Cartes bancaires, espèces,
chèques, chèques vacances
Sur notre site Internet
www.festivaldemarseille.com
paiement par carte bancaire sécurisé
Billetterie « dernière minute »
sur les lieux de spectacle
1h avant le début de la représentation dans la limite
des places disponibles (paiement par chèques et/ou
espèces)
Autres lieux de réservation
FNAC et réseau
08 92 68 36 22 / www.fnac.com
Espace Culture
04 96 11 04 60 / www.espaceculture.net
HORAIRES DES SPECTACLES
Les spectacles débutent à l’heure précise.
Par respect pour les artistes et le public, les
spectateurs retardataires ne seront pas assurés
de pouvoir pénétrer dans la salle ou seront placés
selon les disponibilités à un moment qui ne
trouble pas la représentation.
Les portes ouvrent 1/2 heure avant la représentation.
DES ESPACES DE CONVIVIALITÉ
ET DE RENCONTRES
1 heure avant et après les spectacles, les lieux du
Festival proposent des boissons et une restauration
légère.
À la Salle Vallier, La Boîte à Sardines proposera
un service convivial de bar et de restauration
en lien avec la programmation.
HÉBERGEMENT
Pour se loger à Marseille :
- Office du Tourisme et des Congrés :
4, la Canebière 13001 Marseille
Tél : 04 91 13 89 00
- Les hôtels ACCOR proposent des formules nuits
d’hôtel + spectacles
Plus d’informations sur www.festivaldemarseille.com,
rubrique «infos pratiques»
parkings, vélos
ACCUEIL DES PERSONNES
EN SITUATION DE HANDICAP
Afin d’accueillir dans les meilleures conditions
les personnes en situation de handicap, nous les
invitons à se signaler au moment de leur réservation
auprès de Anna Benedetti au 04 91 99 02 56
Les personnes sourdes et malentendantes, peuvent
se renseigner auprès de l’association Arts-Terres :
www.arts-terres.org, par mail à
[email protected]
Tél : 04 91 81 34 25
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Venir en vélo
Avec le collectif marseillais Vélos en ville :
www.velosenville.org
Laisser sa voiture au parking
Parking Vallier : 41, avenue du Maréchal
Foch 13004 Marseille – Tél : 04 91 54 79 61
Vinci Park propose un forfait à 1€50
la soirée dans ses parkings :
Bourse : Rue Reine Elisabeth 13001 Marseille
République : 2, rue Jean Cathala 13002 Marseille
Charles De Gaulle : 22, place du Général Charles
de Gaulle 13001 Marseille
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TARIFS ET RÉSERVATIONS
LES TARIFS
S’abonner, c’est simple et avantageux
abonnement et pass
TR TP
tarif A : 31 | 15 | 10 €
tarif B : 20 | 15 | 10 €
tarif C : 10 €
L’abonnement 3 spectacles = 60 €
Devenir un festivalier et bénéficier de tarifs
privilégiés en choisissant au moins 3 spectacles :
TR : Tarif réduit pour les demandeurs d’emploi,
• 2 spectacles à tarif A et 1 spectacle à tarif B
(60 € au lieu de 82 €)
ou
• 1 spectacle à tarif A et 2 spectacles à tarif B
(60 € au lieu de 71 €)
TP : Tarif préférentiel pour les - 26 ans et les
bénéficiaires des minima sociaux.
Tarif Groupes (+ 10 personnes) : .
Un tarif spécial est proposé pour les spectacles
A et B, uniquement en appelant au 04 91 99 00 29
(tarif A : 25 € / pers., tarif B : 15 € / pers.)
Et pour tout spectacle supplémentaire, un tarif
réduit à 15 € sur les spectacles A et B est accordé.
Le pass 2 spectacles = 45 €
• 1 spectacle à tarif A et un spectacle à tarif B
(45 € au lieu de 61 €)
DU NOUVEAU CETTE ANNÉE!
LA CARTE FLUX 5 SORTIES CULTURELLES POUR 45 EUROS
Le Fluxdemarseille qui réunit le Festival de Marseille, le FID, le Ballet national de Marseille, marseille objectif
DansE, le festival MIMI, propose une carte permettant de naviguer librement d’une structure à l’autre, du
spectacle vivant au cinéma ou à la musique. Pour 45 euros, ce pass donne accès 5 manifestations (spectacles,
concerts, projections), c’est-à-dire une par structure (à choisir parmi celles proposées par chaque structure
sur www.fluxdemarseille.com).
Le Festival de Marseille, quant à lui, offre le choix entre La Vie qui bat, The Well Tempered
et Chronicle of the Time Yard et L’Oubli, toucher du bois.
Pour plus d’informations : www.fluxdemarseille.com
Carte en vente auprès de chaque structure ou à l’Espace Culture.
Contact presse : 04 91 32 12 74
Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
Contact communication : 04 91 99 00 25
Amandine Haegelin /
[email protected]
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LES LIEUX DU FESTIVAL
SALLE VALLIER
90 Boulevard Boisson 13004 Marseille
Tram 2 station Foch Sakakini
Bus 72 arrêt Stade Vallier / Fluobus 509
THÉÂTRE DU MERLAN
Avenue Raimu 13014 Marseille
Bus : 27, 53, 33, 32 arrêt Le Merlan
Retour assuré par les navettes du Merlan (gratuites)
1re navette : 30 mn après la fin du spectacle
2e navette : 1h30 après la fin du spectacle
BALLET NATIONAL DE MARSEILLE
20, boulevard de Gabès 13008 Marseille
Métro 2 station Rond-point du Prado
Bus 19, 83 arrêt Prado-Tunis / Fluobus 521
[MAC] MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN
69 avenue d’Haïfa 13008 Marseille
Métro 2 Rond-point du Prado + bus 23 ou 45
arrêt Haïfa Marie-Louise
THÉÂTRE DES BERNARDINES
17, boulevard Garibaldi 13001 Marseille
Métro 2 station Noailles
Tram 1 station Noailles
Tram 2 station Canebière Garibaldi
LA VIEILLE CHARITÉ +
CINÉMA LE MIROIR
2, rue de la Vieille Charité 13002 Marseille
Métro 1 station Vieux-Port ou station Colbert
Métro 2 station Joliette
Bus 49, 57, 55, 61
PALAIS DE LA BOURSE - Chambre
de commerce et d’industrie
marseille-Provence (CCIMP)
La Canebière 13001 Marseille
Métro 1 station Vieux-Port
CINÉMA L’ALHAMBRA
2 rue du cinéma 13016 Marseille
Métro 2 ou bus 36 arrêt Rabelais frère
BMVR ALCAZAR
14, Cours Belsunce 13001 Marseille
Métro 1 station Colbert
Métro 2 station Jules Guesde
Tram 1 station Noailles
Tram 2 station Belsunce Alcazar
LA CITÉ RADIEUSE LE CORBUSIER
280, Bd Michelet 13008 Marseille
Métro 2 station Rond-point du Prado,
puis bus 21, 21S, 22, 22S arrêt Le Corbusier
PAVILLON NOIR (AIX-EN-PROVENCE)
530, avenue de Mozart 13100 Aix-en-Provence
Bus M1 arrêt Cité du Livre
Bus 1, 2 arrêt Gare routière
départ des navettes Porte d’Aix toutes les 10 min
dernière navette Aix-Marseille : 23h30
GMEM
15 rue de Cassis, 13008 Marseille
Bus 21, arrêt Prado-Perrier
Points billetterie
Le bureau du Festival :
6, place Sadi Carnot 13002 Marseille
Tram 2, bus 49 et 55 arrêt Sadi Carnot
Espace Culture :
42, La Canebière 13001 Marseille
Fnac :
Centre Bourse 13001 Marseille
LA FRICHE LA BELLE DE MAI
41, rue Jobin 13003 Marseille
Bus 49 arrêt Jobin Pautrier
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Contact presse : 04 91 32 12 74
Bettina Mannina / agence @bm-presse.fr
Contact communication : 04 91 99 00 25
Amandine Haegelin /
[email protected]
LE FESTIVAL DE MARSEILLE F/D/AM/M
REMERCIE TOUS SES PARTENAIRES
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La Région accompagne
le Festival de Marseille
Le Festival de Marseille provoque des rencontres artistiques, crée des complicités uniques,
intenses, fragiles et solidaires; il constitue un moment fort de la vie culturelle en ProvenceAlpes-Côte d’Azur.
La qualité artistique d’une programmation internationale unique ainsi que la mobilisation
du festival pour la mise en valeur de la création chorégraphique musicale régionale
conduisent la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur à renouveler chaque année son soutien
au Festival de Marseille.
La Région s’efforce en effet, au travers de sa politique culturelle, de soutenir la création et
l’emploi artistique, et d’encourager la démocratisation culturelle. Elle favorise la rencontre
du public et de la création et renforce la formation. Elle apporte, de plus, une aide directe
aux compagnies pour la production de leurs projets, travaille en partenariat avec les lieux
de diffusion et apporte son soutien aux collectivités de Provence-Alpes-Côte d’Azur qui
oeuvrent à la modernisation des équipements nécessaires à la diffusion des oeuvres.
Contact presse Région Provence-Alpes-Côte d’Azur :
Céline Cauvy 06 80 24 59 96 – [email protected]
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La direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur, service déconcentré
du ministère de la culture et de la communication depuis 1977, est chargée de coordonner et de
mettre en œuvre, sous l’autorité du préfet de région et des préfets de département, la politique
culturelle définie par le gouvernement.
Elle a pour mission d’exercer une fonction de conseil et d’expertise auprès des partenaires
culturels et des collectivités territoriales et propose au Préfet de Région l’attribution des soutiens
financiers de l’Etat auprès des professionnels et de artistes en fonction des projets présentés.
Elle veille également à l’application des lois et des réglementations du domaine culturel et
assure des fonctions diversifiées d’intervention, d’animation, d’information, de conseil et
d’expertise, d’évaluation dans tous les domaines de compétences du ministère : aménagement
culturel du territoire, patrimoine et architecture, arts plastiques, archives, livre et lecture,
musées, ethnologie, musique et danse, langues de France, culture scientifique et technique,
cinéma et audiovisuel, théâtre et arts de la rue.
Au titre de l’Etat, c’est sur la Direction régionale des affaires culturelles que repose la cohérence
d’une politique globale en région.
Elle intervient sur :
• Le soutien à la création artistique en attribuant des aides aux artistes,
• L’éducation artistique et culturelle en favorisant la formation en matière culturelle et
artistique. Elles accordent des aides au fonctionnement auprès des écoles de musique et
d’arts plastiques et conduisent des opérations de partenariat avec le ministère de l’éducation
nationale pour promouvoir l’éducation artistique en milieu scolaire et universitaire. (mise
en place d’ateliers de pratique artistique et de résidences d’artistes et actions de formation en
direction des enseignants et des acteurs culturels),
• L’aménagement du territoire et le rééquilibrage culturel en consolidant le maillage des
équipements collectifs et en favorisant l’émergence des lieux de proximité (musées, salles de
spectacles, bibliothèques),
• La protection et la valorisation du patrimoine en conservant et en mettant en valeur les
différents patrimoines et en les rendant accessibles,
• L’économie culturelle. Les directions régionales ont également pour mission de participer à la
structuration du secteur économique de la culture et encourager les opérations de mécénat culturel
En matière de spectacle vivant, la direction régionale concourt à la mise en œuvre des
orientations nationales en faveur de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles, veille à
la vitalité du tissu professionnel local en encourageant la création et la diffusion artistique, par
le biais du subventionnement des acteurs et des institutions culturelles et de l’aide à l’accueil en
résidence dans la perspective d’un aménagement culturel du territoire. Est assure également le
suivi des établissements d’envergure nationale, mais également le réseau des scènes nationales,
celui des scènes conventionnées, ainsi que les lieux de musiques actuelles. Par ailleurs dans le
domaine de la création, la direction régionale est l’interlocuteur privilégié de l’ensemble des
équipes artistiques de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui peuvent être aidées, soit au
titre de l’aide au projet, soit conventionnées.
En savoir plus :
www.paca.culture.gouv.fr
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70
Faire danser l’espace
Le Festival de Marseille et Euroméditerranée
fêtent leurs 15 ans.
Depuis 1995, l’un et l’autre s’attache à transformer Marseille, cité aux identités multiples :
Ville et Port toute à la fois, métropole méditerranéenne foisonnante et plurielle, mosaïque de
populations et de cultures, kaléidoscope de traditions et d’histoire millénaire nichée, entre Mer
et Montagne.
Chacun à sa manière, l’EPAEM* et le F/D/Am/M poursuivent un but en tout point semblable :
contribuer au rayonnement et à l’attractivité de l’aire métropolitaine marseillaise, trait d’union
entre Europe et Méditerranée. Aménageur urbain ou découvreur de talent, vecteur de création
contemporaine ou aménageur de culture, deux acronymes pour faire danser l’espace, pour
penser le futur et réjouir les sens.
A l’aube des célébrations de Marseille Provence 2013, la Culture se place désormais au cœur
de l’urbain pour construire puis interroger les lieux, éveiller les goûts et les curiosités et,
surtout pour mieux vivre ensemble un espace urbain apaisé. Ainsi, Le mariage de la culture
et de l’urbain s’envisage aujourd’hui sous un jour nouveau : c’est un lien social et visuel fort,
un espace d’expression pour les habitants, un vecteur de savoir et de dialogue sans oublier un
apport de notoriété nationale et internationale
Euroméditerranée dessine, dans l’extension de son périmètre, un projet urbain éco-citoyen
qui répond aux mutations sociales et générationnelles et aux préoccupations des populations.
Le Festival de Marseille sera sans doute un des artisans qui contribueront à la réussite de
cette nouvelle ambition qui construit l’avenir de l’aire marseillaise. Que souhaiter alors ?
Simplement, 15 autres belles années d’existence commune, riches et partagées, pour cheminer,
ensemble, vers l’âge de raison.
Euroméditerranée : l’Opération qui transforme Marseille
Née d’une volonté conjuguée de l’Etat et des collectivités territoriales en 1995, l’Etablissement
Public d’Aménagement Euroméditerranée est une Opération d’Intérêt National qui a pour
ambition de placer Marseille au niveau des plus grandes métropoles européennes. Créateur
de développement économique, social et culturel, Euroméditerranée conduit un projet urbain
durable d’aménagement propre à construire le cœur métropolitain du grand Marseille.
Avec 480 hectares, Euroméditerranée est la plus grande opération de rénovation urbaine
d’Europe. Les valeurs qui animent l’OIN depuis sa création demeurent au centre de son action :
développement de l’économie et de l’emploi, mixité et progrès social, qualité de l’urbain,
développement durable.
Extension du périmètre : écrire l’avenir d’un modèle urbain durable
L’ambition de conforter l’aire marseillaise dans son rôle de grande métropole d’Europe et de
Méditerranée s’illustre dans le projet d’extension et engage l’EPAEM* dans un nouveau défi
: penser le futur modèle méditerranéen de ville durable qui déterminera l’avenir économique
et le rayonnement d’une cité millénaire pour construire, à l’instar des grandes agglomérations
européennes, son cœur de métropole.
*EPAEM : Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerranée
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La Mutuelle de France-Sud
Partenaire du Festival de Marseille
Pour la Mutuelle de France-Sud, la culture est indissociable de la santé et du bien-être.
C’est la raison pour laquelle elle soutient le Festival de Marseille, événement majeur de
proximité qui met la culture à la portée de tous.
Ainsi, le concept de la mutuelle, « J’y suis, j’y revis », basé sur la définition de
l’Organisation mondiale de la santé « La santé est un état de complet bien-être physique,
mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité »,
prend toute sa forme.
Avec la Mutuelle de France-Sud, la solidarité prend des airs de fête pour défendre le droit à
la santé et le droit à la culture pour tous.
La Mutuelle de France-Sud, c’est :
> 210.000 personnes protégées dans le Sud de la France, de l’Aquitaine à la ProvenceAlpes-Côte-d’Azur,
> 250 collaborateurs,
> 100 millions d’euros de cotisations,
> Plus de 50 points d’accueil,
> La gestion de 4 organismes conventionnés de régime obligatoire des travailleurs
indépendants (RSI) en Provence-Alpes, Midi-Pyrénées, Aquitaine, Limousin,
> 16 mutuelles adhérentes,
> L’accès au 1er réseau sanitaire mutualiste, à but non lucratif, qui compte plus de 90
réalisations sanitaires.
www.mutuelledefrancesud.com
Contact presse Mutuelle de France-Sud : Christiane Salsano - Tél. : 06 70 60 78 44
[email protected]
72
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74
Les liens entre le Festival de Marseille et la Mairie des 15ème et 16ème sont anciens. Depuis
ma prise de fonction en tant que Sénateur Maire j’ai œuvré à les renforcer.
L’édition 2009 a inauguré un projet ambitieux qui a permis à 300 habitants des quartiers
nord d’assister aux spectacles du Festival de Marseille pour le prix de 1 euro symbolique .
La Mairie du 8ème secteur, sous l’impulsion de son élue à la Culture, Pascale Reynier,
a permis ainsi l’accession à une culture de qualité, d’une population jusqu’alors éloignée de
celle-ci.
Ce pari a été remporté en 2009 à tel point que deux autres mairies de secteur vont, cette
année, proposer ce modèle de partenariat à leurs habitants.
Dans la perspective de la Capitale Européenne de la Culture 2013, nous démontrons que
l’exigence artistique portée par le Festival de Marseille, loin d’être une embûche, est au
contraire la garantie d’un succès pour le plus grand nombre.
300 habitants-spectacteurs des 15ème et 16ème peuvent en témoigner, des étoiles dans les
yeux.
Samia Ghali
Sénateur Maire
Vice-Présidente de Marseille Provence Métropole
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Depuis de nombreuses années et notamment depuis 2001, la mairie du 7ème secteur
s’est engagée dans une politique volontariste et dynamique en matière culturelle.
Cette stratégie permet sur un territoire à fortes disparités économiques et sociales,
de renforcer le lien entre des populations aux origines très diverses (32 nationalités
différentes), de partager des richesses culturelles, de se rapprocher et de vivre mieux
ensemble.
Monsieur Garo HOVSEPIAN, Maire du 7ème secteur, soucieux de permettre au plus
grand nombre l’accès aux manifestations culturelles s’associe et soutient La Charte
Culture, cette initiative solidaire proposée par le Festival de Marseille.
La barrière de l’argent « une place, un euro » étant ainsi levée, ce sont de nombreuses
associations de nos arrondissements qui seront le relais auprès du public, permettront
ainsi à de nombreuses personnes de participer et d’assister cet été aux représentations
de leur choix au Festival de Marseille.
Si tout est affaire de culture, la culture est l’affaire de tous !
Jean-Pierre Ravoux
Délégué aux Evénements Culturels et Scientifiques
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La politique culturelle menée par la Mairie du 2ème secteur se caractérise par la volonté de
développer et de soutenir les projets ayant un réel ancrage avec le territoire et les habitants
des 2ème et 3ème arrondissements, tout en assurant un niveau de qualité artistique exigeant.
La proposition de partenariat du Festival de Danse de Marseille s’inscrit parfaitement
dans ces objectifs.
Favoriser une mixité des publics et faire découvrir les nouvelles formes du spectacle vivant
sont des enjeux prioritaires en terme d’action culturelle.
Les pratiques rares, innovantes et originales qu’incarne le Festival de Marseille, sont,
entre autres les raisons qui ont motivé mon engagement dans ce projet auquel je souhaite
le plus grand succès.
Lisette Narducci
Maire du 2ème secteur
Vice-­présidente au Conseil-­Général
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Centre social L’AGORA
Notre centre social a participé l’année dernière à une aventure artistique avec Piano et Cie,
à l’initiative du Festival de Marseille. 4 jeunes adolescents ainsi que leurs consœurs de la
cité Bassens ont donc participé à plusieurs séances en compagnie de musiciens confirmés
et d’un artiste slameur de renom. Il faut ajouter à cela une représentation en juillet 2009 à
la Friche de la Belle de Mai.
Cette aventure artistique fut un véritable succès car elle a permis la rencontre de deux
mondes (artistes et habitants des quartiers populaires), l’improbable devenant probable
grâce à la volonté de l’artiste Nathalie Négro et le Festival de Marseille.
Cette année, le Festival de Marseille et Nathalie Négro nous sollicitent à nouveau pour
un projet ambitieux et qui s’inscrit dans le temps (peut-être jusqu’en 2013). Nous avons
répondu par l’affirmative car ces rencontres sont précieuses pour nos publics puisqu’il leur
est donné de croiser des mondes qu’ils côtoient peu ou pas du tout.
Toute la gageure de notre centre social est que nos cités construites à la « périphérie »
de quartiers ou noyaux villageois marseillais puissent faire quartier dans la Ville. Nous
sommes persuadés que les Artistes sont et restent de formidables passeurs entre des
populations, des mondes culturels et sociaux, souvent renvoyés dos à dos.
L’association Made
Les « Made’girls » est une action pérenne de l’association MADE. Elle est née il y a
plusieurs années car l’un des objectifs est de contribuer au développement culturel
et artistique des quartiers populaires du 15ème arrondissement et arrondissements
limitrophes. Cette action est issue d’une forte demande de la population d’origine
maghrébine qui retrouvait là une partie de sa culture et de ses racines.
Ce groupe de danse est un outil qui a été mis à la disposition des premiers adhérents, pour
se réunir et partager des moments de convivialité.
En 2009, nous avons ressenti une nette évolution de ce groupe. En effet, la population
tzigane qui connaissait les us et coutumes de la population maghrébine, a voulu à son tour
danser et chanter lors de représentations de slam.
Le groupe du début a coopté les nouveaux arrivants sans aucun problème. Dans le partage,
les chants et danses traditionnels tziganes ont été vécus avec un plaisir réciproque. D’un
groupe seulement féminin, on est passé à un groupe mixte.
Le projet 2010 de participer à un Opéra slam est vécu comme la continuité des activités
du groupe. Parler des chants, chanter des mots autour d’un travail commun avec Nathalie
Negro, se former à l’écriture de la musique, s’exprimer par son corps et son âme dans un
univers musical « nouveau » va éveiller les participants à un monde neuf et probablement
susciter de nouvelles vocations.
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Accor, leader européen et groupe mondial de l’hôtellerie et des services, est implanté,
depuis 1969, dans la grande métropole marseillaise (avec l’ouverture du premier Novotel à
proximité de l’aéroport).
Depuis, le Groupe s’est efforcé d’accompagner le développement économique et touristique
de la ville.
Avec, l’ouverture en 2008, de deux nouvelles unités, Suite hôtel et Ibis Euromediterranée,
le Groupe Accor propose plus de 3700 chambres sur Marseille et la périphérie, de
l’hôtellerie de luxe à l’hôtellerie économique avec ses enseignes Sofitel, Pullman, Mgallery,
Suite Hôtel, Novotel, Mercure, Adagio, Ibis, Etap hôtel, et Formule 1.
La notoriété et le succès du Festival de Marseille n’ont cessé de croître ces dernières
années. Ce dernier a concouru à enrichir la vie culturelle de la ville, à valoriser l’image de
notre destination et à favoriser l’attractivité touristique.
C’est pour cette raison que, depuis 2003, les équipes Accor soutiennent le Festival de
Marseille par des actions de partenariat, en particulier au travers de l’accueil des artistes.
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Renault Marseille
et le Festival de Marseille
Depuis sa création en 1945, Renault Marseille n’a cessé d’évoluer au rythme de la cité
Phocéenne. Toujours au cœur de l’activité économique de la 2ème métropole Française,
Renault Marseille et ses presque 400 salariés ont su, tout au long de plus de 60 ans
d’activité, acquérir une identité régionale forte en prise directe avec les aspirations des
Marseillais.
La Cité Phocéenne, année après année, confirme son développement artistique. Danse,
musique, peinture, arts des rues... investissent chaque année un peu plus tous les quartiers
de la ville profitant du foisonnement et de la richesse du melting pot culturel.
Marseille, élue Capitale Européenne de la Culture pour 2013, avec la ville slovaque de
Kosice, deviendra la vitrine de l’activité culturelle européenne aux yeux du monde entier.
Entreprise citoyenne, Renault Marseille, sensible aux enjeux majeurs de la région,
soutient l’implication de toutes et de tous en accompagnant son développement. En
soutenant l’organisation du Festival de Marseille, c’est la magie de la danse, la rigueur de
l’organisation et la chaleur de l’événement que nous avons souhaité accompagner.
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L’OFFICE DU TOURISME
ET DES CONGRES DE MARSEILLE
L’Office du Tourisme et des Congrès de Marseille, établissement public à caractère
industriel et commercial (EPIC), a pour principal objectif de participer à la promotion et
la valorisation de sa ville. Marseille, capitale du Sud et Capitale Européenne de la Culture
en 2013, métropole euroméditerranéenne, possède des atouts indéniables : une situation
géostratégique privilégiée, une qualité et un cadre de vie exceptionnels, une population
dynamique et créative, une longue expérience des échanges internationaux.
Marseille, c’est aussi une ville d’histoire et de patrimoine, une ville où le spectacle vivant et
les expressions artistiques ont toute leur place. De la musique à la danse en passant par le
théâtre, le cinéma, la mode, sans oublier les saveurs de sa cuisine généreuse, Marseille fait
feu de tout bois pour nourrir sa culture.
Pour la 5ème année consécutive, l’Office du Tourisme et des Congrès s’associe au Festival
de Marseille dans la valorisation de la vie culturelle. Dans le cadre de cette collaboration,
une visite guidée de la Vieille Charité alliant patrimoine et découverte des coulisses
d’un grand festival, sera proposée. Ce partenariat offre également la possibilité pour les
détenteurs du City Pass, le passeport de découverte touristique et culturelle de la ville,
d’accéder aux spectacles à un tarif préférentiel.
Information et réservation :
Office du Tourisme et des Congrès, 4, La Canebière, 13001 Marseille
04 91 13 89 00
[email protected]
www.marseille-tourisme.com
www.resamarseille.com
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Marseille Centre, véritable catalyseur d’initiative, s’est engagé dès ses débuts, il y a 20 ans,
dans la coordination et la fédération des acteurs du centre ville : commerces, associations
de commerçants, cabinets immobiliers, réseaux bancaires, professions libérales parkings,
équipements et sites culturels, institutions…
Ses missions : faire vivre, valoriser et promouvoir le centre ville.
Marseille Centre s’emploie sans relâche à y améliorer la qualité de l’accueil, le confort de
ses visiteurs, agit en partenariat avec les collectivités sur tous les fronts, environnement,
sécurité, propreté, accès, stationnement, information du public et animation du coeur de
ville.
Le goût de la culture et du patrimoine
Au coeur du Marseille historique et culturel, Marseille Centre, encourage les commerces,
lieux d’échange et de partage, à soutenir le travail d’artistes. Depuis cinq ans, une
vingtaine de boutiques accueillent le Festival de Marseille.
Cette année : Rive Neuve, Les Minots de Marseille, POM, Un jour une sardine,
Casablanca, La Droguerie, Nouchig, Marianne Cat, Agnès B, L’artisan Parfumeur,
Urban Lodge, Galeries Lafayette Marseille/Saint-Ferréol, Luciole, MIYADORI-DO,
La pharmacie Castellane, Cotélac, Pain et compagnie, Café Debout, Spa 7 harmonies,
Casa Capelli décorent leur vitrine aux couleurs du festival. Les libraires l’Odeur du temps,
Prado paradis, Regards, Le Greffier de St-Yves et L’attrape mots proposent des sélections
d’ouvrages autour de la programmation.
Toutes affirment leur soutien au Festival et offrent au public un espace de dialogue
et de découverte différent.
Fédération Marseille Centre
10, rue Thubaneau
13001 Marseille
Tél. : 04 91 52 78 93
www.marseille-centre.fr
Président : Laurent Vandamme
Chargée de Mission : Marianne Tiberghien
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Le Collectif Vélos en Ville est une association loi 1901, d’intérêt général affiliée à la
Fubicy et située 135 rue d’Aubagne, 13006 Marseille. L’objectif de cette association est de
promouvoir l’usage du vélo à Marseille.
http:/velosenville.org
À l’occasion du 15eme festival de Marseille, l’association Collectif Vélos en Ville propose
ses compétences de conseil en mobilité afin de promouvoir l’utilisation du vélo comme
mode de déplacement. A cet effet le Collectif Vélos en Ville proposera aux festivaliers des
itinéraires à vélo pour se rendre sur les lieux du festival. Ces itinéraires seront consultables
sur le site internet de l’association sous forme de carte.
Le Collectif Vélos en Ville proposera également aux festivaliers un vélobus pour se rendre
à la salle Vallier le 17 Juin 2010. Le vélobus est un système de déplacement en commun à
vélo, sur un trajet déterminé, avec des horaires de passage, accompagné et encadré.
Enfin le Collectif Vélos en Ville assurera à cette même date la gestion d’un garage à vélo à
destination des festivaliers. Ce garage à vélo sera gardé et installé à l’entrée du festival.
Cyril Pimentel pour le Collectif Vélos en Ville.
Association loi 1901
Collectif Vélos en Ville 135, rue d’Aubagne 13006 Marseille
04 91 53 24 82
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« Comme chaque année, Marianne Cat tente de coller au programme du Festival en
habillant les forces d’accueil avec une volonté « arty ». Depuis les vestes de pêcheurs
Marseillais décorées par les plus grands artistes d’art contemporain jusqu’aux tabliers de
garçons de café tagués par les artistes de Bassens, ces tenues ont contribué chaque année
au concept novateur du F/D/Am/M .
Cette année étant en grande partie sous le signe du Japon, ce seront des kimonos qui
seront customisés par les étudiants de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Marseille
(ESBAM).
A l’issue de la manifestation, le produit des ventes de ces tenues est reversé à une œuvre
caritative.
Diplômée des Beaux Arts et issue de la photographie, Marianne Cat a ensuite travaillé
comme styliste et ce, depuis de nombreuses années.
Son goût pour l’art conceptuel la poussent à organiser des manifestations dans ce
domaine.
C’est donc de façon impromptue ou aléatoire que des liens sont tissés avec l’activité autour
de l’art contemporain comme cette fameuse exposition « sans dessous » qui a eu lieu
début février 2010. Elle y présentait les œuvres sensuelles de 14 grands artistes comme
Jean Pierre Bertrand, Michèle Sylvander, Gérard Traquandi, Corinne Marchetti, Katia
Bourdarel etc…, une exposition qui se visitait dans le noir, muni d’une lampe électrique et
qui comportait un espace où était diffusée la vidéo de l’émission de ARTE : « la face cachée
des fesses ».
Par ailleurs, Marianne Cat , en qualité d’Elue de la Chambre de Commerce et d’Industrie
de Marseille Provence, concentre ses actions au développement du DESIGN dans toute
la région. Elle dirige le concours « Commerce Design Marseille » destiné à promouvoir
les lieux de vente et les professionnels qui les ont rénovés, elle travaille actuellement à la
création d’un « lieu du design » en Provence qui fera la part belle au design mode, design
objets, design mobilier, architecture et créateurs, encore un effet de la « transversalité » qui
est le fil conducteur de sa boutique éponyme située Rue Grignan à Marseille.
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Techniques de Scène
Avec un parc de matériel complet et diversifié, nous apportons depuis bientôt 30 ans, des
solutions techniques de sonorisation, d’éclairage et de logistique pour tous les événements
culturels du grand sud. Grâce à notre expérience et au savoir-faire de nos équipes sur
nos agences d’Aix-en-Provence et de Montpellier, nous offrons un soutien de proximité
et de qualité à nos partenaires. Un bureau d’études et un département Recherche et
Développement complètent l’étendue de notre champ d’action.
Nous sommes en permanence en relation avec les principaux acteurs de la réalisation
d’espaces culturels.
Nos dernières références de festivals et d’événementiel :
Festival de Marseille (depuis 1996), Festival d’Aix-en-Provence, Festival d’Avignon,
Festival sous les Pins à Chateauneuf les Martigues, Festival de Jazz à la Londes, Festival de
Salon-de-Provence, Festival Durance Lubéron, Festival Les Nuits de la Citadelle à Sisteron
Championnat du monde de Trial Indoor à Marseille, Nuit des Champions WBA à
Marseille, Open 13, Mondial de la Marseillaise à Pétanque, Philharmonique de Berlin :
Concert Montagne Sainte Victoire, Inauguration GTP : Concert Archi Shepp, Concert
Ez3kiel : Saint Charles à Marseille, Inauguration CCN d’Aix-en-Provence
TEXEN est heureux de soutenir la 15e édition du Festival de Marseille.
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nos partenaires
Le Festival de Marseille F/D/Am/M est subventionné par : la Ville
de Marseille, le Conseil Régional Provence-Alpes-Côtes d’Azur, le
Ministère de la Culture et de la Communication, Direction régionale
des affaires culturelles.
Il reçoit le soutien de :
Pour la CHARTE CULTURE, il reçoit le soutien de :
En partenariat avec
Partenaires média
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Tous nos remerciements :
à Richard Miron, adjoint au Maire aux sports
et à toute l’équipe de la Direction des sports
de la Ville de Marseille,
à toute l’équipe de la Salle Vallier et aux
Services techniques de la Ville de Marseille,
à Jacques Pfister et Laurent Carenzo de la
Chambre de Commerce et d’Industrie,
à Olivier Gineste et à toute l’équipe de la
DCRP de la Ville de Marseille,
à Marianne Cat et aux étudiants des Beauxarts de Marseille pour la réalisation des tenues
de notre équipe d’accueil.
Le Festival remercie les acteurs culturels
régionaux avec lesquels il travaille en
complicité :
Josette Pisani et toute l’équipe de marseille
objectif DansE,
Nathalie Marteau et toute l’équipe du
Merlan scène nationale à Marseille,
Alain Fourneau et toute l’équipe du Théâtre
des Bernardines,
Angelin Preljocaj, Nicole Saïd et toute
l’équipe du Pavillon Noir,
Marie-Paule Vial et toute l’équipe des
Musées de Marseille,
Jean-Pierre Daniel et toute l’équipe du
cinéma l’Alhambra,
Gilles Eboli et toute l’équipe de l’Alcazar BMVR,
Raphaël de Vivo et toute l’équipe du
GMEM,
Frédéric Flamand et toute l’équipe du Ballet
National de Marseille,
Thierry Ollat et toute l’équipe du Musée
d’Art Contemporain,
…Et toutes celles et ceux qui, tous les jours,
participent de près ou de loin, à la vie du
Festival de Marseille.
Festival de Marseille > 6, place Sadi Carnot - BP 52414 – 13215 Marseille cedex 02 - France / Tel. + 33 (0)4 91 99 00 20 / www.festivaldemarseille.com
resse

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