Annexe H Le calage d`alcool

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Annexe H Le calage d`alcool
Annexes
Annexe H
NOTE : Adapté de la version anglaise avec la permission de Alberta Alcohol and Drug Abuse Commission
(2005) http://teacher-aadac.com
Le calage d'alcool
DURÉE DU COURS : 80 MINUTES
AUTRES OBJECTIFS
Les élèves doivent pouvoir :
•
•
•
•
Pouvoir évaluer leurs connaissances et leurs opinions sur la consommation d'alcool;
Pouvoir décrire les émotions qu'ils ressentent après une soirée de calage d'alcool;
Comprendre que le calage d'alcool est une forme de consommation excessive ou abusive d'alcool;
Pouvoir cerner les problèmes liés aux rencontres sociales où il y a de l'alcool, les stratégies permettant
d'éviter les problèmes et la bonne façon de les résoudre.
MATÉRIEL
DOCUMENT - L'alcool : Faits et mythes (jeu questionnaire)
CARTES - J'ai trop bu et…
TRANSPARENT - Exemple de planification
DOCUMENT - Feuille de planification
DOCUMENT - Questions et réponses sur le cannabis
Inscriptions dans le journal concernant la leçon 1
Journal ou feuille mobile
Une mauvaise décision à l'occasion d'une soirée peut bouleverser votre vie : embarras causé par son comportement,
relations sexuelles non désirées (suivies d'une grossesse ou d'une MTS), dossier criminel, blessures, grave accident
automobile). La présente leçon permettra aux élèves d'évaluer les risques potentiels et de s'interroger sur leurs valeurs
personnelles face à l'alcool.
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Annexes
En Alberta, la possession et la consommation d'alcool sont interdites aux moins de 18 ans et toute infraction à ce sujet peut avoir des conséquences judiciaires ou parentales fâcheuses. Toutefois, selon les statistiques, 56,3 % des jeunes
Albertains de la 7e à la 12e années consomment de l'alcool et 13 % de façon excessive ou abusive (AADAC 2003g,
p. 10). De fait, l'alcool est présent dans bon nombre d'activités des adolescents et certains n'hésitent pas à en faire
l'expérience ou à en consommer régulièrement ou de façon dangereuse.
Ouverture
(10 minutes)
Invitez des volontaires à lire ce qu'ils ont noté dans leur journal au dernier cours et discutez des changements
d'habitude de consommation selon le stade de toxicomanie. L'adolescent qui en fait une consommation excessive a probablement un point de vue différent de celui d'un adulte abstinent.
L'alcool : Faits et mythes (jeu-questionnaire)
(20 minutes)
Ce jeu-questionnaire permettra aux élèves de vérifier leurs connaissances sur l'alcool et de dire ce qu'ils
pensent de sa consommation. Demandez aux élèves de dire si les affirmations ci-dessous correspondent à un
fait ou à un mythe et de justifier leurs réponses. Distribuez ensuite le document L'alcool : Faits et mythes, où
se trouvent les réponses. Demandez-leur de le lire et d'en discuter ensemble ou par groupes de deux.
1.
Les filles ne peuvent consommer autant d'alcool que les hommes.
2.
Je reste maître de mes actes quand je suis ivre.
3.
Si quelqu'un perd connaissance parce qu'il a trop bu, ce n'est pas grave, on n'a qu'à le laisser dormir.
Pendant la discussion, demandez aux élèves combien d'entre eux ont une formation en RCR ou en premiers soins et sauraient alors quoi faire.
4.
Un verre ou deux est assez pour ne pas pouvoir conduire.
5.
Si l'on mange en même temps qu'on prend d'alcool, on ne s'enivre pas.
6.
Un café ou une douche froide réduit l'ébriété.
7.
L'humeur du moment détermine l'effet de l'alcool.
8.
L'alcool me rend plus intéressant pour les autres.
9.
Quelqu'un qui a un problème d'alcool ne peut fonctionner sans alcool.
240
Pendant la discussion, vous pouvez demander aux élèves de penser à d’autres problèmes d’alcool et évaluer la place qu’ils occupent dans les principaux aspects de la vie (famille, amis, loisirs, école, emploi, santé physique, émotionnelle et spirituelle, finances, loi).
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Annexes
10.
Le fait de boire crée un sentiment d'invincibilité.
Pendant la discussion, vous pouvez demander aux élèves des exemples de comportement embarrassant ou dangereux (chute, trouble de l'élocution, relations sexuelles non désirées, agressivité, conduite en état d'ébriété).
Le trou noir
(20 minutes)
Demandez aux élèves s'ils savent ce qu'est un trou noir (blackout). Ceux qui éprouvent cette sensation
subissent une perte de mémoire passagère et ne se souviennent pas de ce qu'ils ont fait sous l'influence de
l'alcool. Cette leçon doit permettre aux élèves de savoir ce qu'est le trou noir ou ce que c'est d'être à la merci
des actes irresponsables d'une personne qui a trop bu.
Cette activité a deux variantes. Choisissez un élève que vous jugez approprié. Quelle que soit la variante,
insistez sur le fait que les situations présentées sont hypothétiques. Étant donné que certains élèves peuvent
reconnaître des comportements qu'eux ou d'autres ont eus lorsqu'ils ont pris de l'alcool, il faut éviter de
mentionner des noms ou de parler d'événements réels au cours de l'activité. Dites aux élèves que le but n'est
pas d'embarrasser qui que ce soit ni de présenter l'état d'ébriété sous un jour séduisant. Le but de l'activité est
de cerner les mauvaises émotions que ressentent les personnes ivres et leur entourage après une beuverie et de
leur permettre de parler de ce qui les préoccupe pendant la discussion qui suivra.
Première variante
Demandez à sept volontaires de venir à tour de rôle devant la classe. Expliquez bien les règles, afin que les
élèves sachent parfaitement à quoi s'attendre. Chaque volontaire doit jouer le rôle de quelqu'un qui a trop
bu pendant que les autres élèves lisent une carte décrivant un comportement de la personne qui était ivre.
Le volontaire ne doit pas savoir ce qu'il y a sur la carte et ne doit donc pas la regarder. Il y a sept cartes sur
lesquelles il est écrit : " J'ai trop bu… ", suivi d'un comportement.
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Annexes
J'ai trop bu…
J'ai trop bu…
J'ai trop bu…
Je me suis comporté de façon
embarrassante en flirtant avec tout
le monde dans la salle.
Je suis rentré chez moi avec
quelqu'un qui conduisait en état
d'ébriété.
J'ai perdu connaissance et j'ai
dormi pendant des heures.
J'ai trop bu…
J’ai trop bu…
J'ai trop bu…
J'ai dit à mes amis ce que je n'aime J'ai vomi sur le divan et sur ceux
pas à leur sujet.
qui y étaient assis.
J'ai déboulé dans l'escalier et je me
suis cassé une cheville.
J'ai trop bu…
Je me suis battu et j'ai cassé le nez
de quelqu'un.
Ce jeu doit permettre à la classe d'agir avec le volontaire en fonction de son rôle. Les autres élèves peuvent lui
donner des indices sur ce qui s'est passé, mais sans être trop précis. Par exemple, " Te souviens-tu de ce que tu
m'as dit? " " J'étais assis(e) juste à côté de toi quand c'est arrivé. " ou " Je ne peux pas croire que tu sois parti
avec lui. " Même si ce sont des situations hypothétiques, insistez sur l'importance d'éviter les commentaires
blessants.
Le volontaire peut poser des questions sur ce qu'il a fait : " Est-ce que j'ai été impoli avec toi? ", " Est-ce que je
t'ai blessé? " ou " Est-ce que nous sommes partis seuls ou avec les autres? " L'élève tentera de deviner ce qu'il a
fait. Vous pouvez également laisser la classe faire un jeu de devinette avec lui (c'est chaud, c'est froid, tu brûles,
etc.). Le jeu se poursuit jusqu'à ce que le volontaire ait deviné ce qu'il a fait. Vous pouvez recommencer avec
les six autres volontaires.
Deuxième variante
L'autre variante consiste à demander aux volontaires de travailler par deux et à leur donner une carte. Dans
ce cas-ci, les élèves ont quelques minutes pour aller dans le passage et imaginer un court échange illustrant la
situation décrite sur la carte. Un élève fait celui qui est ivre, et l'autre celui qui a été le témoin ou la victime du
comportement de son ami. Les deux volontaires savent de quel comportement il s'agit, mais pas la classe. Par
leur dialogue, ils doivent l'aider à deviner ce qui s'est passé. Les volontaires doivent présenter leur dialogue par
deux, sans être trop explicites ou vendre la mèche.
Exemples de dialogue
Élève A
Te souviens-tu de ce que tu m'as dit?
Élève B
Pas vraiment, mais ça devait être déplacé.
Élève A
Ouais, c'est en plein ça.
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Programme d’études - Carrière et vie 2231 (2011)
Annexes
Élève B
Est-ce que je t'ai menti?
Élève A
Non, mais tu n'avais pas besoin d'être aussi direct.
Élève B
Je t'ai dit la vérité, oui ou non?
Élève A
Ce n'est pas une question de franchise. Si tu ne veux pas être ami avec moi, tu n'as qu'à le dire.
Élève B
Qu'est-ce qui te fait dire que je ne veux pas être ton ami?
Élève A
En tout cas, tu ne donnais pas l'impression de vouloir l'être pendant la soirée.
La classe doit deviner ce qui s'est passé à partir du dialogue. Cette variante peut se limiter à sept minutes aussi.
Demandez aux élèves de décrire les émotions fâcheuses que crée le trou noir (embarras, culpabilité, honte,
remords). Demandez-leur ensuite comment eux ou leurs amis réagiraient face au comportement illustré.
Discutez des conséquences négatives que ces scénarios peuvent avoir. Si des élèves parlent de leurs propres
expériences, ramenez la conversation à un niveau plus général. Rappelez aux élèves l'importance de la
confidentialité lorsqu'ils décrivent des événements qui sont arrivés à d'autres.
L'alcool est l'une des drogues les plus consommées au Canada. Les gens boivent pour toutes sortes de raisons
: pour s'amuser en société, se détendre, se désaltérer ou participer à des célébrations religieuses ou festives. En
général, ils savent en prendre de façon responsable et sans danger mais aussi avec modération et en quantité
raisonnable quand la situation l'exige. Enfin, leur consommation n'a pas de conséquences judiciaires, ne cause
pas d'ennuis à leur famille, à leurs amis, à l'école, à leur santé ou à leur portefeuille. Les personnes qui boivent
modérément n'ont pas tendance à prendre de l'alcool de façon régulière ou à boire trop en une seule occasion.
Toutefois, certaines personnes ont un problème de consommation, soit qu'elles aient une dépendance
physique à l'alcool, soit qu'elles ne puissent fonctionner sans en avoir pris. D'autres peuvent s'en passer
pendant des jours, voire des semaines, puis se laisser aller à en prendre trop d'un coup (pour les hommes, on
parle de quatre consommations ou plus en une occasion, et, pour les femmes, de trois ou plus). Cette façon
de boire s'appelle du calage d'alcool et accroît, selon l'AADAC (2000) le risque de blessures au cours d'un
accident, de conduite en état d'ébriété ou de problèmes de santé (crise d'épilepsie, accident vasculaire cérébral,
insuffisance rénale).
Planification
(20 minutes)
Demandez aux élèves de lancer des idées sur les situations impliquant de la consommation d’alcool et de
les noter sur le tableau. Demandez-leur des exemples de décisions responsables et irresponsables à certaines
activités, puis d’élaborer, en groupes, un plan leur permettant de participer sans danger à des activités où il y a
de l’alcool. Chaque groupe doit cibler une activité, l’endroit où elle aura lieu et qui y assistera, puis décrire les
trois éléments clés de leur plan.
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Annexes
• Des stratégies de prévention permettant d'éviter les problèmes
• Les problèmes possibles pouvant survenir
• Un plan de mesures à prendre en cas de difficultés
Vous pouvez faire un transparent pour discuter des exemples de planification en classe. Les groupes peuvent se
servir de la feuille de planification pour avoir des idées, ou en trouver eux-mêmes.
Insistez sur la différence entre la consommation d'alcool lors d'une activité sociale et l'alcoolisme et sur le fait
que la consommation sociale ne comprend pas les moins de 18 ans. Pour cette activité, il faut toutefois être
conscient que certains jeunes décident de prendre de l'alcool. L'élaboration d'un plan pour des adultes est
trop théorique pour les élèves du secondaire. Mieux vaut leur demander de s'attacher à des situations propres
à leur groupe d'âge. Ainsi, s'ils prévoient des circonstances où il y aura de l'alcool, ils seront plus à même de
recommander des stratégies préventives et de gérer tout problème éventuel.
Conclusion
(10 minutes)
Qui est responsable des décisions quand il y a une fête? Insistez sur le fait que les hôtes doivent veiller
à la sécurité des invités, mais que les invités sont eux aussi responsables de leur bien-être, de leur vie et
des conséquences de leurs décisions. S'il y a lieu, donnez un exemple, tiré des nouvelles, qui illustre des
circonstances tragiques découlant d'une mauvaise décision.
L'hôte est responsable de la sécurité des invités qui consomment de l'alcool. Qu'un invité ivre tombe dans
l'escalier, passe à travers de la porte-fenêtre, décide de se battre, se blesse ou blesse d'autres personnes, c'est
le propriétaire qui risque d'être poursuivi. Certains hôtes s'efforcent de réduire les risques de poursuite en
désignant un conducteur ou en prenant une assurance spéciale (AADAC, 2002i, pp. 13-14).
En guise de devoir, distribuez le document Questions et réponses sur le cannabis et demandez aux élèves de le
lire attentivement. Selon des chercheurs, l’alcool et le cannabis sont, en Alberta, les drogues les plus populaires
parmi les élèves de la 7e à la 12e années. Ils en consomment respectivement dans des proportions de 56,3
et 27,6 %. La proportion de ceux qui en font une consommation excessive ou dangereuse est de 13 % dans
le cas de l’alcool et de 5,8 % pour le cannabis (AADAC, 2003e, p. 12). Même si la leçon 2 porte sur la
consommation d’alcool, les élèves ont aussi besoin d’information sur le cannabis, la drogue la plus répandue
chez les jeunes Albertains. La feuille de questions et réponses donne des renseignements de base sur le
cannabis, qui leur seront utiles pour toute l’unité.
Journal
Notez dans votre journal une circonstance où vous ou une connaissance a été victime d’un comportement
irresponsable. Comment vous êtes-vous senti et comment la personne qui vous a offensé s’est-elle sentie? Lui
avez-vous pardonné et pourquoi?
Sinon, vous pouvez décrire une situation où vous avez agi de façon irresponsable et causé du tort à quelqu’un.
Comment vous êtes vous senti ensuite et qu’avez-vous fait? Cette expérience a-t-elle modifié votre attitude et
pourquoi?
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Programme d’études - Carrière et vie 2231 (2011)
Annexes
L'alcool : faits et mythes (jeu-questionnaire)
1.
Les filles ne peuvent consommer autant d'alcool que les hommes.
VRAI
Le sexe, le poids, la tolérance à l'alcool et l'état d'esprit déterminent l'effet de l'alcool sur quelqu'un. Pour une quantité donnée, l'effet est plus grand pour une femme que pour un homme, car le corps féminin contient moins d'eau, lequel dilue l'alcool. Il y a moins d'eau pour diluer l'alcool (AADAC, 2001b, p. 1).
S'ajoute à cela le fait que l'estomac masculin contient une plus grande quantité de l'enzyme gastrique déshydrogénase, capable de digérer l'alcool (Kinney, 2000, pp. 52-53). Donc, plus d'alcool
est digéré et moins entre dans la circulation sanguine pour se rendre au cerveau. Chez les femmes,
moins d'alcool est digéré dans l'estomac, donc la quantité qui atteint le cerveau est plus grande.
2.
Je reste maître de mes actes quand je suis ivre.
FAUX
L'alcool influe sur le jugement, fait tomber les inhibitions et peut amener à faire de mauvais choix
et à prendre des risques qu'on ne prendrait pas autrement. Ainsi s'explique que certaines personnes
ont des relations sexuelles non désirées et sans protection lorsqu'elles ont bu (AADAC, 2203).
3.
Si quelqu'un perd connaissance parce qu'il a trop bu, ce n'est pas grave, on n'a qu'à le laisser dormir.
FAUX
Quelqu'un qui a trop pris d'alcool :
a.
Ne répond pas lorsqu'on lui parle, le pince, le secoue ou le pique. b.
Ne peut pas se tenir debout.
c.
Ne réagit pas lorsqu'on essaie de réveiller.
d.
Respire lentement et difficilement.
e.
A la peau violacée, moite et froide.
f.
A un pouls rapide.
Si quelqu’un qui a bu présente ces symptômes, appelez le 911. Placez-le sur le côté pour qu’il ne s’étouffe pas
s’il vomit et restez à son chevet pour surveiller sa respiration. (AADAC, sans date)
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Annexes
4.
Un verre ou deux est assez pour ne pas pouvoir conduire.
VRAI
Après un verre, la personne manque de coordination même si elle ne semble pas ivre. Le conducteur qui a pris un verre ou deux a tendance à prendre plus de risques, car son jugement, sa coordination et son temps de réaction sont amoindris. Conduire un véhicule quand on a bu est insensé,
dangereux et illégal. De plus, être juste un peu " ivre " est aussi dangereux que l'être vraiment.
(AADAC, 2003g)
La quantité d'alcool dans le sang s'appelle alcoolémie. En Alberta, un taux de 0,08 (80 mg d'alcool
par 100 ml de sang dans l'organisme) est la limite légale. Il est interdit par la loi de conduire un
véhicule automobile lorsque l'alcoolémie dépasse 0,08. Toutefois, cela n'exclut pas des accusations
s'il est inférieur, mais empêche tout de même de conduire. Les peines prévues sont la révocation du
permis de conduire pour un à cinq ans (et sa révocation à vie après trois condamnations et plus)
ainsi que la prison (AADAC, 2001b, p. 12).
Il y a des gens qui croient qu'ils ne s'enivreront pas s'ils ne prennent pas de boisson forte. Or, un
verre ordinaire de n'importe quelle boisson, qu'il s'agisse d'un verre de vin (142 ml ou 5 onces),
d'une bouteille de bière ordinaire à 5 % (341 ml ou 12 onces) ou d'un verre ordinaire de spiritueux
(43 ml ou 1,5 onces), contient la même quantité d'alcool.
5.
Si l'on mange en même temps que l'on prend de l'alcool, on ne s'enivre pas.
FAUX
L'absorption de l'alcool par le sang se fait à travers des parois de l'estomac et surtout de l'intestin.
La présence d'aliments dans l'estomac ralentit l'absorption. La consommation de boissons non
alcoolisées atténue aussi l'effet de l'alcool en le diluant dans le sang (AADAC, 2003g). Toutefois, si
l'on continue d'en prendre, le fait de manger ou de boire des boissons alcoolisées n'empêche pas de
s'enivrer (AADAC, 2001b, p. 1)
6.
Un café ou une douche froide réduit l'ébriété. FAUX
Le café ne réduit pas l'alcoolémie, pas plus qu'une douche froide. Seul le temps y parvient, à
mesure que le foie élimine l'alcool présent dans le sang (Kinney, 2000, p. 45). Le café n'aura
d'autres effets que de vous garder réveillé pendant que vous êtes ivre. Si vous avez une douche
froide, vous serez propre certes, mais tout de même ivre.
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Annexes
7.
L'humeur du moment détermine l'effet de l'alcool.
VRAI
L'alcool exacerbe les émotions. Si vous êtes de bonne humeur, une consommation modérée renforcera votre sentiment de contentement et de bonheur. Si, par contre, vous êtes irritable, l'alcool
risque de déclencher un sentiment de dépression et de colère.
8.
L'alcool me rend plus intéressant pour les autres. FAUX
Même si vous avez l'impression d'être plus intéressant pour les autres, cela ne signifie pas qu'ils
partagent cette opinion. L'alcool modifie le fonctionnement de l'organisme et la pensée. Vous risquez donc, sous l'influence de l'alcool, de dire ou de faire des choses que vous ne diriez ou ne feriez
pas d'habitude (AADAC, 2003g).
Bien des gens prennent un verre en société pour se donner de l'assurance, éliminer l'anxiété et
abaisser leurs inhibitions. Si vous avez besoin de l'alcool pour être de bonne humeur ou vous sentir
mieux, vous êtes exposé aux conséquences négatives de l'alcool et à sa dépendance.
9.
Quelqu’un qui a un problème d’alcool ne peut fonctionner sans alcool.
FAUX
Une personne ayant un problème d’alcool peut avoir une dépendance physique à celui-ci et ne
peut fonctionner sans en prendre, et une autre peut s’en passer pendant des jours ou des semaines,
puis en prendre beaucoup en une seule occasion. Cette façon de boire s’appelle du “ calage d’alcool
“, mais ce n’est qu’une forme de consommation excessive d’alcool. Ce qui est important, c’est de
savoir quelle influence a l’alcool sur notre vie (AADAC, 2000a).
10.
Le fait de boire crée un sentiment d’invincibilité.
VRAI
Pourtant, vous ne l’êtes pas. L’alcool perturbe le jugement, réduit les inhibitions et nuit à la prise
de décision. C’est un dépresseur qui agit rapidement sur le cerveau. Il ralentit le système nerveux
central et le fonctionnement du cerveau. Sous son influence, on risque plus de commettre des erreurs embarrassantes ou de se blesser (AADAC, 2003g).
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Annexes
J'ai trop bu…
Je me suis
comporté de façon
embarrassante en
flirtant avec tout
le monde dans la
salle.
248
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Annexes
J’ai trop bu…
J'ai dit à mes amis
ce que je n'aime
pas à leur sujet.
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249
Annexes
J’ai trop bu…
Je me suis battu
et j'ai cassé le nez
de quelqu'un.
250
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Annexes
J’ai trop bu…
J'ai perdu
connaissance et
j'ai dormi pendant
des heures.
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251
Annexes
J’ai trop bu…
Je suis rentré
chez moi avec
quelqu'un qui
conduisait en état
d'ébriété.
252
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Annexes
J’ai trop bu…
J'ai vomi sur le
divan et ceux qui y
étaient assis.
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253
Annexes
J’ai trop bu…
J'ai déboulé dans
l'escalier et je me
suis cassé une
cheville.
254
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Annexes
Exemple de planification
Genre d'activité?
Camping
Endroit?
Dans le bois, près du lac
Qui sera invité?
Un groupe de 12 amis
Comment faire pour éviter les problèmes?
•
•
•
•
•
Vérifier si tout le monde se connaît et est à l'aise avec les autres.
Prévoir beaucoup de nourriture et d'activités amusantes.
Connaître les alentours.
Apporter un téléphone cellulaire.
S'assurer que personne n'a l'habitude de conduire en état d'ébriété.
Problèmes possibles?
Plan d'action pour gérer le problème
Quelqu'un s'est perdu et manque à l'appel depuis
un moment.
Demander à deux personnes qui n'ont pas bu de partir
à sa recherche et à une autre de rester avec le groupe.
Les deux chercheurs doivent avoir une lampe de poche,
demander aux autres campeurs s'ils ont vu leur copain
et l'appeler par son nom de façon répétée.
Trouver une autre activité de groupe agréable et sans
danger et leur dire qu'elles pourront se baigner demain.
Si s'est possible, en informer le gardien du parc.
Lui parler sans élever le ton afin de le calmer, rester à
distance, éviter la discussion et accepter son point de
vue, même si l'on n'est pas d'accord.
Deux personnes décident d'aller se baigner dans le
lac.
Quelqu'un se montre agressif à la suite d'un
désaccord.
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Annexes
Feuille de planification
Genre d’activité :_______________________________________________________________________
Endroit :______________________________________________________________________________
Qui sera invité?_________________________________________________________________________
Comment faire pour éviter les problèmes_____________________________________________________
_____________________________________________________________________________________
_____________________________________________________________________________________
_____________________________________________________________________________________
Problèmes possibles
Plan d’action pour gérer le problème
______________________________________
_________________________________________
______________________________________
_________________________________________
______________________________________
_________________________________________
______________________________________
_________________________________________
______________________________________
_________________________________________
______________________________________
_________________________________________
______________________________________
_________________________________________
______________________________________
_________________________________________
______________________________________
_________________________________________
______________________________________
_________________________________________
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Annexes
Questions et réponses sur le cannabis
Q.
Qu'est-ce que le cannabis?
R.
Le cannabis est la drogue illégale le plus souvent consommée au Canada. C'est une substance
psychotrope tirée d'une plante, Cannabis sativa. On la consomme sous trois formes : la marijuana (la feuille
séchée de la plante), le hachich et l'huile de cannabis (tirée de la résine de la plante). La marijuana est la forme
la plus souvent consommée au Canada. On la désigne sous de diverses façons : herbe, dope, pot, mari.
Q.
Comment consomme-t-on le cannabis?
R.
La marijuana et le hachich se fument d'habitude sous forme de cigarettes (appelées joints) ou d'une
espèce de cigare ou encore avec une pipe ou une pipe à eau. Quant à l'huile de cannabis, on la mélange à la
marijuana ou aux cigarettes ordinaires. On se sert aussi de la marijuana, du hachich et de l'huile de cannabis
pour faire à manger (dans les brownies, par exemple).
Q.
Quels sont les effets à long terme du cannabis sur l'organisme et la pensée?
R.
Le cannabis contient un élément actif appelé THC. Le THC influe sur l'humeur et les fonctions
physiques que régit le cerveau, accélère le rythme cardiaque et modifie la tension artérielle. Le cannabis crée
un sentiment de détente, de liberté et d'ouverture, mais rend maladroit et ralentit le temps de réaction. Il est
donc dangereux de conduire après en avoir pris. Il peut diminuer la capacité à apprendre et à se concentrer et
créer un fort sentiment d'anxiété. À forte dose, il peut même causer des crises de panique et un sentiment de
peur ou de suspicion.
Q.
Combien de temps durent les effets du cannabis?
R.
Lorsqu'on le fume, l'euphorie qu'il crée se fait sentir probablement plus vite et dure de deux à quatre
heures. Par contre si on l'ingère en mangeant, ses effets surviennent plus tard mais durent plus longtemps.
Q.
Quels sont ses principaux effets à long terme?
R.
La fumée de cannabis contient des produits chimiques cancérigènes. Des recherches sont en cours
à ce sujet, mais on sait d'ores et déjà que la fumée de marijuana et de hachich et la fumée de cigarette se
ressemblent à plusieurs égards. Comme celle du tabac, la fumée de marijuana et de hachich finit par causer des
dommages aux poumons et une toux chronique. Elle rend également, en partie, l'organisme vulnérable aux
maladies respiratoires comme la bronchite. Ceux qui fument du tabac et du cannabis s'exposent plus jeune au
cancer du poumon, de la gorge ou du cerveau que ceux qui ne fument que du tabac.
De nombreuses personnes qui consomment du cannabis depuis longtemps éprouvent des problèmes de
la mémoire à court terme, de concentration et d’abstraction. Ces problèmes disparaissent en général après
quelques semaines sans consommer, mais ils durent parfois des années. Les consommateurs assidus de
cannabis sont parfois aussi moins actifs et moins ambitieux, même si on ne peut affirmer que le cannabis en
est la cause. Reste que son usage fréquent engendre une perte de motivation et, en général, de l’apathie.
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257
Annexes
Q.
Le cannabis entraîne-t-il une dépendance?
R.
Les femmes qui prennent du cannabis pendant la grossesse risquent davantage de donner naissance
à un bébé prématuré ou ayant un poids insuffisant et qui aura plus tard des problèmes d'apprentissage ou de
comportement.
Q.
Le cannabis entraîne-t-il une dépendance?
R.
Ceux qui en consomment s'aperçoivent souvent qu'il leur en faut toujours plus pour avoir le même
effet. Les gros consommateurs finissent parfois par être dépendants physiquement et mentalement de la
façon dont ils se sentent et ne peuvent cesser de consommer même si cela leur cause de graves problèmes.
Les personnes dépendantes qui cessent de consommer présentent parfois des symptômes de sevrage (perte de
sommeil, irritabilité, anxiété, nausée, sudation, perte d'appétit). Ces symptômes peuvent durer moins d'une
semaine mais l'état de manque, lui, peut se faire sentir plus longtemps.
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Programme d’études - Carrière et vie 2231 (2011)

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