AMÉLIORER LA REPRODUCTION NATURELLE EN ÉTANG

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AMÉLIORER LA REPRODUCTION NATURELLE EN ÉTANG
ÉTANGS
VOTRE REVUE, PRATIQUE ET ESSENTIELLE
N°0
HIVER JANVIER 2015
NOUVEAUTÉ 2015 !
AMÉLIORER LA REPRODUCTION
NATURELLE EN ÉTANG
L’écosystème «étang»
et son réseau trophique
Appréhendez la notion d’écosystème
et découvrez votre étang sous un
jour nouveau, pour une production
de poissons optimisée.
Le brochet, Esox lucius
Qu’en savez-vous ? Pour répondre
à cette question, une fiche pratique
complète abordant aussi bien les
aspects biologiques que la
production de ce grand prédateur.
ÉDITO
Sommaire
4ÉCOSYSTÈME
L’écosystème «étang» et son
réseau trophique
6ESPÈCES
Le brochet, Esox lucius
7
NUISIBLE / PATHOLOGIE
Le rat musqué, une espèce
exogène invasive
Virémie Printanière de la Carpe
ou VPC
8
GESTION PISCICOLE
Améliorer la reproduction naturelle en étang
11 À VENIR
Bertrand de LA
RIVIÈRE
Président de
l’UNSAAEB (Union
Nationale des Syndicats et Associations
des Aquaculteurs en
Étangs et Bassins). Il
représente plus de
4 000 propriétaires
d’étangs auprès
des institutions
françaises et européennes.
AQUAFILIA
14 bis Impasse des Genêts
ZI de Bellevue
22200 SAINT AGATHON France
Tél. +33(0)2.56.39.59.34
[email protected]
www.aquafilia.fr
La revue est publiée par
Aquafilia, société de Presse.
C’est avec un très grand plaisir qu’à l’occasion de
la parution du premier numéro d’ÉTANGS, destiné
spécialement aux 50.000 propriétaires, exploitants
et professionnels des 112 000 hectares d’étangs piscicoles français, je salue l’initiative sans équivalent à
ce jour, de la société AQUAFILIA et des concepteurs
de cette revue.
Voilà un outil pédagogique d’aide à la gestion de
votre patrimoine, aux rubriques variées qui, chaque
TRIMESTRE évoquera en fonction des saisons et
sous différents aspects, le fonctionnement de vos
écosystèmes. Que ce soit la gestion économique de
pisciculture d’étangs, le bon suivi de la gestion environnementale, que ce soient les différents aspects
réglementaires avec de nombreux liens utiles, ou
encore les pathologies rencontrées, la prédation et
bien d’autres sujets… Ce numéro 0 vous présente plusieurs des rubriques qui seront présentes à chaque
parution. Il est distribué gratuitement à tous les adhérents de syndicats et associations de propriétaires
et exploitants d’étangs tels que le SEPB, NORDPECHE,
l’Eau Vive 35, SEPMS, et d’autres encore.
Ce support papier moderne très novateur d’aide à la
gestion « spécifique » étangs viendra en complément
de l’outil informatique inter et extranet en cours de finition, élaboré par la fédération nationale l’UNSAAEB.
D’un coût financier raisonnable je vous recommande
de faire le meilleur accueil à cette revue attendue
par nombre d’entre vous. Vous pourrez découvrir
le premier numéro complet au Printemps 2015.
Av e c t o u s m e s b o n s v œ u x 2 01 5 .
Directeur de publication
Jean RUCHE
02.56.39.59.34
[email protected]
com
Régie publicitaire
[email protected]
com
Responsable gestion abonnements
Annaëlle RUCHE
02.56.39.59.34
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Rédacteur
Jean RUCHE
Ont collaboré à ce numéro
Bertrand de la RIVIÈRE
Yannick JOUAN
Jean-ClaudeSAULNIER
Patrick GIRARD
Damien BANAS
Pascal TRINTIGNAC
Conception graphique
Adeline SERVIÈRE
Imprimerie
Roudenn Graphik
ZI de Bellevue
BP 10129
22201 GUINGAMP CEDEX
ÉTANGS n°0 janvier 2015
Parution : trimestrielle
Prix public au numéro : 9€
Abonnement annuel : 34€
Crédits photos couverture :
© privratnik - Fotolia.com
Jean RUCHE
© Kletr - Fotolia.com
Dépôt légal : à parution
ISSN : en cours
CPPAP : en cours
Tirage : 5000 exemplaires
Aucune reproduction, même
partielle, autre que celles
prévues à l’articles 41 de la
loi du 11 mars 1957, sans
autorisation écrite.
AQUAFILIA SARL de Presse au
capital de 2000€. SIRET : 452
350 457 00050. APE : 5814Z
janvier 2015 | Étangs n°0
3
ÉCOSYSTÈME
L’écosystème «étang»
et son réseau trophique
Les étangs, qu’ils soient natuL’écosystème se définit comme l’as- facilitant le relargage d’éléments nutritifs
retenus dans la vase, ou en ajoutant
sociation
d’être vivants (biocénose =
rels ou artificiels, ont la parcommunauté d’êtres vivants) et son en- directement ces éléments par des futicularité d’être des milieux vironnement (biotope = lieu de vie). Cet mures ou apports d’engrais, l’Homme
aquatiques très variés. En op- ensemble tend à être stable et permet pourra choisir de favoriser la productivité
position aux lacs et grands ré- l’interaction entre les différents éléments biologique de l’étang.
servoirs qui sont généralement qui le composent. À l’équilibre naturel,
les biomasses de chaque maillon sont La biocénose
plus profonds, les étangs sont stabilisées.
La biocénose se compose des six règnes
du monde vivant : les espèces végétales
caractérisés par l’absence de
(phytocénose), les espèces animales (zoostratification thermique verti- Le biotope
Comme pour de nombreux écosys- cénose), les champignons, les archées,
cale durable. Cette particula- tèmes aquatiques, le biotope de l’éco- les protozoaires et les bactéries. La marité leur confère un fonction- système « étang » se compose des divers tière organique morte (nécromasse), les
nement écologique original et compartiments de l’environnement (ex. déjections et rejets font partie de cette
sédiments, végétaux) dont les carac- biocénose et jouent un rôle important
les conduit à héberger un éco- eau,
téristiques dépendent d’éléments :
dans l’écosystème. Dans un étang, la
système aquatique particulier.
climatiques : pluviométrie, tempé- communauté d’êtres vivants comporte
rature, vent, ensoleillement ;
essentiellement des organismes aquaChaque maillon de l’écosystème
hydrographiques
et
hydrolotiques. Mais d’autres organismes vivants
a un rôle bien précis. Les relagiques : distribution et mouvement sont en partie dépendants de ces milieux,
tions entre ces unités, constides eaux, source, nappe phréacomme les reptiles et amphibiens, certuent un équilibre parfois fratique… ;
tains mammifères et oiseaux.
géologiques :
caractéristiques
du
L’Homme peut agir directement sur la
gile qui peut être perturbé par
sous-sol, nature de la roche mère,
biocénose en apportant de nouvelles esla nature comme par l’Homme,
hydromorphie ;
pèces végétales ou animales, en limitant
volontairement ou non. La propédologiques : nature du fond de
la prédation, en gérant l’empoissonnel’étang
et
des
abords ;
ment ou la pêche. L’apport de matière orductivité de certains maillons
géographiques : latitude, longiganique ou d’aliment artificiel influence
peut être accrue, à condition de
tude, altitude ;
aussi directement la biocénose.
bien connaître cet écosystème.
topographiques et géomorpholoChaînes alimentaires et
giques (altimétrie notamment).
Jean RUCHE
réseau trophique
De
ce
fait,
le
biotope
varie
d’un
étang
Directeur de la publication d’Étangs
à l’autre, ainsi aucun étang ne peut être
identique, car l’écosystème aura un équilibre approprié à chaque étang.
L’Homme peut influencer de nombreux facteurs du biotope. Lors de la
création d’un étang ou de sa modification,
il peut choisir pour partie la situation
géographique de celui-ci, son exposition
au soleil et aux vents dominants, sa forme,
ou encore la profondeur et la pente des
berges. Il peut aussi réguler l’apport et
le renouvellement en eau, les phases
d’étiage, d’assec ou de remplissage. En
4
Étangs n°0 | janvier 2015
Les relations qui existent entre les
différents organismes et éléments de
l’écosystème sont souvent présentées sur
la base des chaînes alimentaires entre
, consomproducteurs (végétaux)
et biomateurs (animaux)
. Le
réducteurs (micro-organismes)
réseau trophique (ensemble des chaînes
alimentaires) en place dans les étangs est
principalement basé sur la consommation
par les animaux, de matière organique
végétale synthétisée par photosynthèse.
Ainsi, les premiers maillons du réseau tro-
Représentation des composantes de l’écosystème étang, biotope et biocénose, et des maillons du réseau trophique principal.
phique sont constitués de végétaux (c-à-d.
macrophytes et microphytes) qui seront
nécessaires à la production de matière
organique animale (ex. consommation
des végétaux par le zooplancton, les larves
d’insectes, les poissons). Olivier Schlumberger présente dans son ouvrage Mé‑
mento de pisciculture d’étang, deux phases
d’installation de la biocénose, dans le
contexte d’un étang subissant un cycle
mise en eau / vidange : une biocénose
ouverte et une biocénose fermée.
La biocénose ouverte comporte trois
« étang » (ancien français estanchier, étancher)
« L’étang est une étendue d’eau stagnate, naturelle ou artificielle, généralement de dimensions et profondeur
plus faibles qu’un lac. (Les écologistes
réservent ce terme aux pièces d’eau
artificielles suceptibles d’être vidées.)
Si les étangs sont naturels, il est rare
qu’ils soient isolés et ils résultent
avant tout de l’imperméabilité du sol
(Sologne, Dombes). Les étangs articificels, créés pour le ravitaillement des
villes en poisson, remontent souvent
au Moyen Âge.  »
SOURCE : LAROUSSE
étapes : (1) dégradation de la matière Connaître l’écosystème
organique morte par les bactéries et pour le gérer
La nature s’efforce de combler toute
champignons qui permettent (2) le développement du phytoplancton puis (3) du surface d’eau stagnante et transforme
zooplancton et des autres consomma- les plans d’eau en zone humide ou marais
teurs primaires et secondaires (brouteurs puis en forêt. Cette évolution climacique
normale prend plusieurs
et carnivores).
La biocénose fermée in- «Aucun élément de dizaines à centaines d’antervient une fois le réseau matière n’est perdu nées si l’Homme n’intertrophique établi et les para- et ne disparaît [...].» vient pas. Cette évolution
sera d’autant plus rapide
mètres physico-chimiques
stabilisés. La biomasse s’accumule ensuite que les eaux seront riches en éléments
dans chaque maillon du réseau trophique nutritifs (ex. azote et phosphore), que
en fonction des éléments chimiques dis- les apports depuis le bassin versant seront importants et que le recyclage de la
ponibles ou apportés.
matière organique ne sera pas complet.
Cycle de la matière
Pour maintenir l’écosystème aquatique
Chaque être vivant est constitué d’élé- en place et la biodiversité, l’Homme peut
ments chimiques essentiels comme le donc agir en évitant l’accumulation de
carbone, l’azote, le phosphore, l’oxygène, matière organique et minérale dans le
etc. Ces éléments sont transférés d’un fond de l’étang, ou en régulant certains
organisme à un autre grâce à la synthèse, organismes vivants. Il pourra éventuellela consommation ou la prédation. Chaque ment bénéficier des services écologiques
étape de ce qui constitue le cycle de la et économiques de l’étang en améliorant
matière est accompagnée d’un échange la productivité biologique. Par la connaisd’énergie. Aucun élément de matière n’est sance approfondie de l’écosystème propre
perdu et ne disparaît, il peut être stocké à son étang, le propriétaire pourra éviter
(dans le sédiment) ou transformé (oxy- un curage onéreux, maîtriser la proliféradation, minéralisation, métabolisation tion de plantes invasives ou encore tirer
et catabolisation).
profit de la production de poissons ou de
l’attrait d’oiseaux migrateurs.
janvier 2015 | Étangs n°0
5
ESPÈCES
Le brochet, Esox lucius
Aspects biologiques
Esox lucius (Linné, 1758)
Classe : Poissons
Famille : Esocidés
Nom anglo-saxon : Nothern
Pike
Dénomination : Bec, bec de
canard, becquet, brouchet,
grandgousier
© Kletr - Fotolia.com
Vésicules résorbées de brochets.
Crédit photo : Yannick Jouan
(FLAC)
Description
Le brochet est caractérisé
par un corps allongé et fusiforme, une nageoire dorsale
unique très reculée et opposée à l’anale, un museau large
et aplati (en bec de canard),
une mandibule plus longue
que la mâchoire supérieure,
des dents (700) implantées sur
le vomer, la langue, les palatins et les intermaxillaires.
Le jeune brochet présente
sur les f lancs des rayures
obliques sur fond sombre qui,
avec l’âge, se transforment en
tâches oblongues et alignées
longitudinalement. Le brochet
est jaunâtre en eau saumâtre,
verdâtre dans les lacs riches en
végétation et presque noir en
étangs très vaseux. Une taille
de 20 à 30 cm est couramment
atteinte en un an. Les plus gros
sujets peuvent atteindre 1,5 m
pour 35 kg.
Distribution
Esox lucius est une espèce
très largement représentée
dans les eaux douces à faiblement salées de la majeure
partie de l’hémisphère nord
de Brest à Vladivostok et du
Labrador à l’Alaska. Il est par
contre absent de l’hémisphère
sud, de Norvège et du nord de
l’Écosse.
Habitat et comportement
Le brochet est une espèce
limnophile recherchant des
habitats à bonne transparence
et à couvert végétal dense.
On peut le rencontrer en rivière à salmonidés, dans les
bras morts des cours moyens
6
Étangs n°0 | janvier 2015
des fleuves, dans les lacs et
les étangs. L’espèce est peu
exigeante vis à vis de la température (croissance correcte
de 10 °C à 23 °C), de l’oxygène
dissous (0,3 ppm l’hiver) et de
la salinité (jusqu’à 15 g / l).
Grand prédateur des eaux
calmes, le brochet possède un
comportement territorial et
solitaire.
Régime alimentaire
Adulte, il se nourrit de
poissons vivants et peut devenir cannibale. Les alevins de
plusieurs semaines possèdent
une alimentation constituée
essentiellement de larves
d’insectes et de zooplancton,
puis deviennent rapidement
ichtyophages. Le brochet peut
absorber des proies représentant près de 50 % de son poids.
Reproduction
DDMaturité sexuelle : 1 à 2
étés pour les mâles et 2 à
3 étés pour les femelles.
DDPonte naturelle de février à avril (température
8‑10 ° C) et fractionnée
sur 2 à 5 jours.
DDŒufs adhérents déposés
dans des endroits peu
profonds riches en végétation (prairies inondées).
DDFécondité : 30 000 à 45
000 ovocytes par kilo.
DDIncubation : 10 à
30 jours.
Production
C’est une espèce qui possède une forte valeur ajoutée
(11 à 16 € HT / kg en 2014 pour
les poissons de 2 étés en repeuplement). Le brochet est produit en étang piscicole extensif
accompagné de la carpe et
de poissons blancs (gardon,
rotengle) qui lui servent de
nourriture.
Croissance (rapide)
1 été : 80‑300 g (20‑40 cm)
2 étés : 500‑800 g
3 étés : 1 kg à 1.5 kg
Remarque : la femelle
possède une croissance plus
rapide que celle du mâle.
L’espèce ne peut être introduite dans les eaux de 1ère
catégorie piscicole.
Reproduction contrôlée
Le cycle du brochet est
maîtrisé mais la production
en écloserie et le contrôle des
premières phases d’élevage
demeurent techniquement
sensibles. Favoriser la reproduction naturelle est techniquement plus abordable. Le
principe repose d’une part
sur la mise en place de lieu de
ponte ou de frayère dans des
zones d’herbiers à faible profondeur et d’autre part sur la
gestion des niveaux d’eau afin
que ces zones puissent être
submergées. Cette reproduction naturelle peut être aménagée en utilisant de petits
étangs vidangeables (400 à 3
000 m²) de faibles profondeurs
et bien pourvus en herbes.
Dans chaque étang, une femelle et deux mâles en général
sont introduits en février ainsi
que du poisson fourrage. La
taille des géniteurs est fonction de la taille de l’étang et de
la richesse trophique. Les juvéniles sont récoltés en mai.
Jean RUCHE
D’après le Guide des bonnes
pratiques,
SMIDAP - www.smidap.fr
NUISIBLE / PATHOLOGIE
Le rat musqué, une espèce exogène invasive
du ragondin.
Indices de présence
DDCrottes allongées,
Le Rat musqué, Ondat ra z i b e t h i ca (c i - d e s s u s) .
Piège en X (ci-dessous).
© Uryadnikov Sergey - Fotolia.
com
déposées en tas, de 10
à 12 mm ; diamètre 4 à
5 mm, non striées.
DDCoulées de 10 cm de
large.
Biologie
DDOriginaire d’Amérique
Crédit Photo : Jean-Claude SAULNIER
Description
DDLongueur totale : 46 à
67 cm, queue aplatie latéralement.
DDPoids : 0,6 à 2 kg.
DDPas de moustaches
blanches, à la différence
du Nord, inféodé aux milieux aquatiques.
DDEssentiellement nocturne, végétarien, moules
aquatiques.
DDReproduction : fin février à fin septembre,
gestation 29 à 30 jours,
3 portées par an de 5 à 9
jeunes.
Réguler la population
Le rat musqué occasionne
des dégâts aux digues ou aux
berges en creusant des terriers dont l’ouverture est située au-dessous du niveau de
l’eau. Il a aussi un impact négatif sur les roselières et met
en péril d’autres espèces tels
que le campagnol aquatique. Il
est porteur de la Leptospirose
et est classé nuisible sur tout
le territoire national par un
arrêté annuel (24 mars 2014). Il
figure aussi parmi les espèces
invasives au niveau de l’UE,
espèces qu’il faut éradiquer.
Les pièges les plus souvent
utilisés contre le rat musqué
sont les pièges en X à simple
ou double ressort (ou Conibear,
de 13 ou 16 cm) ou le « livre
de messe ». Une variante est
le « piège en X trottoir » où le
déclenchement se fait grâce
à une palette en lieu et place
de la fourchette. Le piège en
X fonctionne dans les 2 sens
alors que le livre de messe est
unidirectionnel. Ces pièges,
interdits en coulées terrestres,
sont appâtés avec un appât
végétal. Leur utilisation nécessite l’agrément de piégeur.
Attention, ces pièges sont
interdits à moins de 200 mètres
de la rive dans tout ou partie
de 11 départements où le vison
d’Europe « serait » présent
(16, 17, 24, 32, 33, 40, 47, 64, 65,
79, 85) et dans les zones de
présence de la loutre et / ou
du castor, définies par arrêté
préfectoral. La lutte contre le
rat musqué par piégeage en
devient quasiment impossible.
Il reste l’utilisation de cages,
moyen bien moins efficace et
objet de vandalisme. Les pièges
tuant par noyade (bidon ou
nasse) ne sont pratiquement
plus utilisés en France.
Jean-Claude Saulnier
UNAPAF - www.unapaf.fr
Virémie Printanière de la Carpe ou VPC
Carpe atteinte de la VPC
Crédit photo : LDA 39
Rappels / épidémiologie
Présente en Europe, la
VPC est provoquée par un
Rhabdovirus (vésiculovirus)
qui touche des poissons de
plus d’un an. Les mortalités
sont parfois importantes et
varient d’une année à l’autre.
Le virus peut survivre dans
l’eau 4 semaines à 10 °C. Il se
transmet horizontalement
de poisson à poisson : soit de
manière directe (poissons
infectés ou porteurs sains),
soit de manière indirecte (eau,
matériel et équipements de
pêche et pisciculture, oiseaux
piscivores et certains parasites
externes comme les Argules).
L’incubation du virus chez le
poisson dure de 6 à 60 jours.
Le stress, les surdensités, les
changements de température
sont autant de facteurs favorisant l’apparition et le développement de la maladie. Plage
thermique : 10‑20 °C, température optimale : 12‑15 °C.
Principales espèces
sensibles
Carpes commune, herbivore, argentée et marbrée,
carassin, silure glane, brochet,
truite arc-en-ciel.
Symptômes et traitements
DDRespiration faible, poissons couchés sur le côté.
DDHémorragies diffuses
(pétéchies), poissons foncés (mélanose), ballonnement (hydropisie / ascite),
yeux exorbités (exophtalmie), écailles hérissés (lépidorthose), protrusion et
inflammation de l’anus,
branchies pâles et ponctuées de pétéchies.
DDAutopsie : péritonite,
entérite, hémorragies
dans le rein, le foie, la
vessie natatoire, adhérences péritonéales.
Le diagnostic est effectué
en cultures cellulaires par
des laboratoires accrédités
en virologie par l’ANSES, en
microscopie électronique ou
par PCR. En cas de suspicion,
prélever des poissons présentant des signes cliniques de
maladie, en faisant appel si
possible à un vétérinaire aquacole. Les acheminer vivants,
moribonds ou morts depuis
peu le plus vite possible vers un
laboratoire spécialisé. Ne pas
congeler les poissons morts, ils
peuvent être conservés jusqu’à
24 heures en réfrigération.
Aucun traitement n’est possible. La prévention est primord i a le : d é si n fe c t ion
régulière des étangs (virus
sensible à la plupart des désinfectants), précautions lors
des transferts et des pêches
d’étang (éviter les blessures),
bon état des poissons au printemps, traitements antiparasitaires externes. Attention :
ne pas confondre la VPC et
l’érythrodermatite de la carpe
(Aeromonas salmonicida). Cette
pathologie vous sera présentée
au prochain numéro.
Docteur Patrick Girard
Vétérinaire Aquacole
Association Santé Poissons
Sauvages - www.association-sante-poissons-sauvages.com
janvier 2015 | Étangs n°0
7
GESTION PISCICOLE
Améliorer la reproduction
naturelle en étang
La production de poissons en étangs est souvent basée sur des empoissonnements en hiver, et sur une production de juvéniles issus de reproduction
naturelle au printemps. Favoriser les conditions de reproduction propres à
chaque espèce permet d’améliorer la productivité de l’étang.
Jean RUCHE
Passionné par les milieux aquatiques et l’élevage, Jean Ruche
est aujourd’hui directeur de
publication de la revue AquaFilia, destinée aux professionnels
de l’aquaculture, et de la revue
Étangs.
Co-auteur : Yannick Jouan
Conseiller aquacole de la Filière
Lorraine d’Aquaculture Continentale (FLAC).
Ruban d’œufs de perche déposé sur les branchages. Crédit photo : Jean RUCHE.
Plusieu rs fac teu rs influencent la reproduction des
poissons en étangs. Ils sont
d’ordre physiques, chimiques,
biologiques, environnementaux et sociaux. La température de l’eau est le facteur
déterminant pour de nombreuses espèces. Une période
de vernalisation est souvent
nécessaire pour que les géniteurs puissent produire
des ovocytes (gamétogenèse)
d’une année sur l’autre. Ils
déclencheront le dernier stade
de maturation des gamètes
lorsqu’une plage de température optimale sera atteinte. La
photopériode (rapport entre la
durée du jour et la durée de la
nuit) est aussi importante pour
plusieurs espèces, comme le
8
Étangs n°0 | janvier 2015
silure ou les salmonidés. En
reproduction naturelle, le propriétaire d’étang pourra plus
facilement inf luencer deux
autres critères : la présence de
congénères du sexe opposé, et
la disponibilité des supports
de ponte.
Maîtriser l’empoissonnement
Pour s’assurer d’une reproduction optimale, la sélection
des poissons à l’empoissonnement est essentielle. L’état de
santé des poissons doit être
optimal : pas de blessures apparentes, de symptômes de
maladies, ni de poissons trop
maigres.
Les poissons blancs de type
gardon ou rotengle, se repro-
duisent généralement dès le
deuxième été mais assurent
une reproduction optimale à
partir du troisième été. L’empoissonnement portera plutôt sur des poissons de plus
de deux étés si l’on cherche
à produire des alevins. Pour
les poissons de fond, carpes,
tanches et goujons, les femelles seront plus productives
à partir de leur troisième été.
Concernant les carnassiers, il
faudra veiller à ne pas avoir
une surpopulation de géniteurs qui deviendront très vite
les prédateurs de leur propre
progéniture. Les femelles du
brochet se reproduisent à partir de deux étés et le sandre à
partir du troisième été. Il n’est
pas très intéressant de mettre
des géniteurs de taille imposante. Ces
poissons trophées seront généralement de
piètres reproducteurs et des prédateurs
très voraces.
La perche se reproduit facilement
dès le deuxième été, elle peut faire partie de l’empoissonnement mais gare au
nanisme d’une progéniture souvent très
nombreuse.
Pour les poissons de grande taille
(carpes, tanches, carnassiers) il est parfois
possible de différencier mâles et femelles
par la couleur de l’abdomen, la taille des
nageoires, la forme de l’orifice uro-génital. Plus la saison de ponte approche,
et plus il sera facile de les distinguer et
de compter les individus de chaque sexe
pour établir un sex ratio convenable.
Concernant les pontes de masse (carpes,
brochets, tanches) le sex ratio à respecter
est généralement de deux à trois mâles
pour une femelle. Pour les pontes spécifiques, généralement en couple et sur nids
(sandres, black-bass, silures), le sex ratio
est plus proche de un pour un.
Allier Sandre et Brochet ?
La question fait souvent débat. Ces
deux poissons ont des mœurs et des
niches écologiques très différentes. Le
brochet, carnassier diurne, affectionne
particulièrement les zones calmes où la
végétation aquatique est abondante. Le
sandre est plus inféodé au substrat, il
pond généralement sur des lits de graviers
ou de sable. Poisson nocturne, il part à la
chasse du menu fretin lorsque le brochet
est déjà repu.
A l’inverse des grands plans d’eau,
dans un étang de dimension modeste,
inférieure à 5 ha, il y a de forte probabilité
que l’un prenne le pas sur l’autre. Dans
ILLUSTRATION 1 : Différents supports et lieux de ponte des principales espèces.
les étangs riches en roselière et zone des frayères à brochet et / ou aleviner en
peu profonde, c’est en général le brochet fingerlings, afin de compenser la reproqui prédominera, alors que dans une duction naturelle.
gravière le sandre sera beaucoup plus à
l’aise. Pour les faire cohabiter dans ces Recenser les zones de
petits espaces, il faut prendre en compte frayères naturelles
Chaque poisson pondra sur des supla vitesse de croissance de chacune des
ports différents et à une
espèces et leur capacité
de reproduction. Ainsi le « il faut veiller à période dif férente. (cf
brochet a une croissance ne pas déranger les ILLUSTRATION 1 et 2 cibeaucoup plus rapide que géniteurs comme contre). Avant d’empoissonle sandre. Si on alevine des l e s s a n d re s , q u i ner, mieux vaut s’assurer
poissons de même dimen- protègent leur pro- que les poissons auront un
sion, il y a de grande chance géniture après la lieu de ponte accessible. Il
est intéressant de profiter
que les brochets finissent ponte. ».
des vidanges hivernales
par manger les sandres. Par
exemple si l’on introduit des sandres pour sonder le fond de l’étang, repérer les
de 15 cm, un alevinage en vésicules ou arbres et racines submergées, les plages de
fingerlings de brochet est idéal. Pour des sables ou autres herbiers. Cet inventaire
sandres de 40 cm, les brochets déversés permettra de déterminer si les lieux
doivent mesurer autour de 20 cm. Dans de ponte existent pour chaque espèce
une gravière, il est nécessaire d’aménager empoissonnée. Des photos et un croquis
Alimenter les poissons stockés en
hiver
Animaux à sang froid les
poissons dépensent très peu
d’énergie pour leurs besoins
physiologiques. Leur température interne s’adapte à la
température de l’eau, ainsi
plus l’eau est froide moins
ils auront besoin de nourriture. En dessous de 6 °C,
on considère qu’il est inu-
Nourrisseur à tapis
Crédit photo : Jean RUCHE
tile de leur donner à manger,
au-delà cela dépendra de la
durée du stockage et de la
taille des poissons. Plus ils
sont petits moins leur réserve
énergétique est importante
et inversement. Les augmentations de températures, de
3 à 7°C, même à partir d’une
température très froide vont
engendrer de l’appétit important, alors qu’une baisse de
9 à 6 °C leur clouera le bec.
Pour la nourriture, en hiver,
on préférera de l’aliment
formulé à haute teneur en
énergie afin de favoriser le
rapport prise d’énergie sur
prise de nourriture. Bien sûr,
dès que les poissons cessent
de s’alimenter, on arrêtera la
distribution. L’état de santé
des géniteurs avant la ponte
est important, il détermine
la production des gamètes.
L’apport d’aliment artificiel
ou de poisson fourrage pour
les carnassiers, leur assurera
une meilleure santé avant la
ponte.
janvier 2015 | Étangs n°0
9
gravier permettront aux goujons, blackbass et autres de réaliser leur ponte. Il est
aussi intéressant de les repérer avant la
mise en eau. Ces supports peuvent être
placés entre 30 cm et 80 cm de profondeur,
à raison d’une dizaine par hectare.
ILLUSTRATION 2 : Périodes de pontes et températures optimales des poissons d’étangs.
vous seront très utiles. Des aménagements
pourront permettre de compléter les
frayères naturellement présentes.
Mettre à disposition des
zones de frayères supplémentaires
Les zones de bordures sont souvent
végétalisées. Plus la pente est faible, plus
la végétation se développe. Lorsque l’approvisionnement en eau de l’étang le
permet, il est parfois intéressant de laisser
une partie des « hauts » de l’étang découverte pour laisser la végétation aérienne
croître. Quand la période de frai approche,
le niveau de l’eau peut être augmenté afin
d’offrir de nombreux supports de ponte.
Les végétaux se dégraderont après la
ponte et aideront au développement de
zooplancton (rotifères notamment).
Des frayères flottantes peuvent être
fabriquées à partir de radeau flottant
ou d’un cadre en bois grillagé sur lesquelles sont fixés des balais, cordages,
bruyère. Ces frayères sont éventuelle-
Reproduction
Naturelle Aménagée
(RNA)
Vue en coupe d’un Bassin
Frayère Type DUBISH.
10
Étangs n°0 | janvier 2015
ment lestées et reliées à un flotteur (bidons ou bouteilles vides et propres) pour
contrôler la profondeur d’immersion.
Des modèles prêts à l’emploi peuvent être
achetés chez des fabricants de matériel.
Pour les poissons appréciant les racines
et autres bois, de simples fagots de branchages peuvent être installés à proximité
des bordures et en dehors des zones de
pêche. Les signaler avec un poteau ou un
flotteur peut permettre de les repérer
une fois l’étang en eau, et de les observer depuis la surface. Il est déconseillé
de sortir les supports de l’eau lorsqu’ils
sont couverts d’œufs pour éviter un choc
mécanique ou thermique entre la température du fond de l’étang et celle de
l’air. De la même manière, il faut veiller à
ne pas déranger les géniteurs comme les
sandres, qui protègent leur progéniture
après la ponte.
Pour mettre à disposition du sable ou
gravier sans avoir à réaliser un chantier
de terrassement, plusieurs bacs d’1 m²
contenant 10 cm de sable grossier ou de
Dédier un bassin à la reproduction d’une espèce permettra de limiter les risques de
prédation des alevins. Voici
quelques conseils pour la
mise en œuvre d’une RNA en
bassins de moins de 1 000 m² :
1. P r é p a r e r l e b a s s i n
frayère : réaliser un assec complet de plusieurs semaines,
éventuellement chauler en
fonction de son état (max
1 T / ha) et protéger le bassin
Frayère artificielle.
Crédit photo : Laurent BOUTIER, ARMOR VIF.
Favoriser la survie des juvéniles
Grâce à l’amélioration des conditions
de reproduction par l’accès aux zones
de frayères, les conditions favorables de
reproduction resteront essentiellement
liées à la température de l’eau et aux
événements climatiques.
Une fois la ponte réalisée, il est essentiel que les jeunes alevins puissent avoir à
disposition une alimentation suffisante.
Le suivi du développement du zooplancton permettra d’augmenter le taux de
survie des jeunes poissons. La prochaine
étape de l’amélioration de la productivité
de l’étang passera par l’amélioration du
taux de survie des alevins et de l’apport
d’aliments exogènes éventuels.
des oiseaux piscivores à l’aide
de filets ou fils tendus.
2. Pour les pontes sur
végétaux (carpes, brochet,
tanches) semer de l’herbe
type Ray-Grass au fond du
bassin si la végétation n’est
pas présente, ou aménager
des supports de ponte pour
d’autres espèces (fagot, bacs
de sable).
3. Si la mise en eau a lieu
juste avant la ponte, bien
filtrer l’eau pour éliminer
les larves d’insectes (maille
<0,5 mm).
4. Mettre les géniteurs
en bassin par pose en fonction du sex ratio optimal de
l’espèce.
5. Contrôler le bon déroulement de la ponte.
6. Retirer les géniteurs ou
les supports de ponte suivant
le cas.
7. Contrôler la croissance
des alevins et les alimenter.
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