Saône-et-Loire Saône-et-Loire - Département de Saône-et

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Saône-et-Loire Saône-et-Loire - Département de Saône-et
L E
J O U R N A L
D U
C O N S E I L
G É N É R A L
n°9 • octobre 2009 • www.selinfo.fr
Saône-et-Loire
© T. chassepoux
Personnes âgées :
le Département vous aide,
l’État ne suit pas !
www.selinfo.fr
DÉSENGAGEMENT DE L’ÉTAT
ENVIRONNEMENT
Les Départements L’énergie bois,
menacés p.4
le fIOUl de demain
p.6
librement
2
L’État ne paie pas ses dettes,
j’ai décidé de le traduire en justice
fonctionnement des dispositifs qu’il met en œuvre, mais en
plus, il fait sa trésorerie sur le dos des Départements.
© T. chassepoux
Pour le RSA par exemple, il met deux ans pour payer ce qu’il
nous doit, autant dire qu’il nous étrangle au moment où les
familles dans la nécessité se tournent naturellement vers
nous. Il nous oblige à une nouvelle forme de mendicité
politique — nous sommes en permanence en train de réclamer notre dû — et à jouer les équilibristes avec notre budget,
une situation devenue intolérable pour les élus et les techniciens de notre Département.
V
ous le lirez dans cette édition, notre action
tout entière est frappée par les difficultés
liées à la crise et aggravées par le gouvernement. Or franchement, dans cette période
de crise d’une grande violence pour les
territoires, leurs activités économiques et
leurs habitants, nous n’avions pas besoin de cela. Nous aurions
souhaité, au contraire, que l’État joue son rôle de soutien et
que, par le biais des aides versées aux collectivités locales, il
encourage et marque sa solidarité.
C’est pourquoi j’ai décidé de le traduire en justice afin de
récupérer l’argent que le gouvernement doit à la Saône-et-Loire, à notre collectivité et à ses contribuables. En effet, dans le
cadre de la réforme de l’aide à l’enfance, l’État, qui nous a
transféré cette compétence, doit nous rembourser les frais
occasionnés par ces nouvelles charges. Je dis bien «doit» car il
s’agit d’une obligation de la Constitution. Celui qui s’y soustrait
viole tout simplement les règles de notre pays. La note est
estimée à 800 000 euros, ce qui n’est pas une somme anodine.
À l’échelle de la France, le montant est de 90 millions d’euros.
C’est pourquoi le président de l’Assemblée des départements
de France, qui représente des conseils généraux de gauche et
de droite, a alerté lui aussi le Premier ministre. Sans réponse,
il pourrait lui aussi engager une procédure identique.
Si la situation est aujourd’hui dramatique, le pire est toutefois devant nous. La suppression de la taxe professionnelle,
annoncée par le président de la République, assèchera les
recettes des collectivités territoriales qui seront dans l’obligation de faire des choix cruels et impossibles. Nous aurons
à choisir entre les habitants, entre les dispositifs, entre les
territoires. C’est inacceptable. Voilà pourquoi nous avons
décidé de défendre les contribuables de Saône-et-Loire.
Nous l’attendions tout particulièrement dans les départements
ruraux, plus pauvres que d’autres, dont certaines populations
vivent quasiment sans revenu et ont absolument besoin de la
solidarité de la Nation. Mais ce n’est pas le cas ! On nous
enfonce la tête. Car s’agissant des personnes âgées ou des
handicapés, l’État nous fait payer une partie des charges de
Personnes
dépendantes :
L’agenda culturel P.12
P.5
© T. Chassepoux
vivre bien et dignement
en établissement
N°9 • octObre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
Arnaud Montebourg,
président du Conseil général,
député de Saône-et-Loire
Saône-et-Loire info
• Directeur de la publication : Arnaud Montebourg
• Rédaction en chef : Richard Llung
• Conception & réalisation : Cités Plume
• Impression : Maury Imprimeur
• Tirage : 267 000 exemplaires
• Distribution : La Poste
•D
épôt légal : 3e trimestre 2009 - Saône-et-Loire info
est disponible en version braille et en cassette audio ainsi
que sur www.selinfo.fr. Les articles contenus dans la page
Tribunes n’engagent pas la responsabilité du directeur de
la publication.
• ISSN : 2101-6801
3
actualités
Aides à domicile, accompagnement des familles, création de structures d’accueil… Autant de missions que le
Département doit aujourd’hui assumer avec les paramètres du vieillissement de la population et du développement
de la dépendance. Mais si les besoins des personnes âgées grandissent, les finances, elles, ne suivent pas ! «L’État ne
nous aide pas et nous nous débrouillons avec nos petits impôts et nos pauvres finances», déclare Arnaud Montebourg.
Vieillissement de la population :
l’État répond absent
© T. chassepoux
partement juge aujourd’hui
inacceptable de devoir tailler
dans les dépenses de solidarité les plus nécessaires aux habitants. C’est pourtant ce qu’il
sera contraint d’envisager si
l’État continue à faire la sourde
oreille et s’il met à exécution,
en 2010, sa menace de supprimer la taxe professionnelle,
aujourd’hui première ressource des collectivités territoriales. Les aides facultatives
que le Département accorde
au-delà de ce qu’impose la loi –
comme l’Asa 71 (allocation solidarité autonomie) à destination des personnes âgées aux
minces revenus – risqueraient
d’en faire les frais.
L
a décentralisation,
oui, mais à quel
prix ? Pour le Conseil
général, l’équation
est bien difficile à résoudre !
D’un côté, les dépenses liées
au vieillissement de la population saône-et-loirienne grimpent en flèche : il faut rénover
les établissements spécialisés,
favoriser le maintien à domicile, donner un coup de pouce
aux personnes âgées aux revenus modestes… D’un autre, la
participation de l’État, au titre
légitime de la solidarité de la
Nation, s’effondre chaque année, obligeant le Département
à revoir ses ambitions à la
baisse. En un an, ce manque à
gagner aura coûté 3,4 millions
d’euros à la collectivité, alors
que le budget consacré à l’accompagnement et la prise en
charge des personnes âgées
augmente en même temps
que la population vieillit.
Des coupes claires dans l’enveloppe « troisième âge » ? Avec
27 % de personnes âgées de
plus de 85 ans en plus sur le
territoire d’ici à 2020, le Dé-
Concrètement, qu’estce que ça veut dire ?
Dans le cas de l’Asa 71, les
familles confrontées à la
vieillesse ou à la dépendance
devraient alors régler ellesmêmes le montant du reste
à charge de l’aide à domicile.
Une situation qui toucherait
environ 5 000 personnes sur
le territoire. La création et la
modernisation des établissements du troisième âge
pourraient également pâtir
de cette politique de désengagement. Alors que les services
du Conseil général estiment
à plus de 1 200 le nombre de
places nécessaires en maisons
de retraite d’ici à 2013, l’État
ne programme d’en financer
que 200, soit six fois moins !
Dans ces conditions,
comment organiser la
solidarité en Saône-etLoire ? Sans un engagement
financier de l’État, la question
reste entière. Le Département
est face à un dilemme : soit il
maintient sa politique volontariste – dans ce cas, les Saôneet-Loiriens devront participer
à l’effort –, soit il sera contraint
de faire des choix drastiques
et parfois cruels. Autant dire
deux solutions insatisfaisantes pour les élus comme pour
les habitants ! Réagir à cet
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Forum
Autonomie des personnes
âgées et handicapées : un
enjeu pour l’avenir. Vers la
création d’un cinquième
risque ? Jeudi 29 octobre
à 14 heures. Parc des
expositions à Chalon-surSaône. Ouvert à tous.
Concrètement, que fait le Département ?
D epuis la loi 2004 sur la décentralisation, le Conseil général :
• favorise l’autonomie et le maintien à domicile, grâce à
l’Allocation personnalisée pour l’autonomie (Apa 71).
• soutient financièrement l’accueil en établissement.
• développe des offres alternatives d’hébergements, comme
l’accueil en familles ou des petites unités de lits.
• modernise et créé des établissements pour personnes âgées.
C’est le cas de l’Ehpad de Mervans, voulu par le Département.
Il ouvrira ses portes en 2010.
• veille à la bientraitance des personnes âgées en
établissements grâce à des formations régulières du
personnel et à des opérations de sensibilisation.
Trois questions à
© T. chassepoux
Evelyne Couillerot, vice-présidente du Conseil général
En tant qu’élue au
Conseil général, comment vivez-vous le désengagement de l’État ?
Evelyne Couillerot :
Comme un abandon ! En n’assurant pas la part
financière du transfert de
compétences qu’il a lancé, le
Gouvernement nous laisse au
pied du mur. D’un côté, nos
dépenses augmentent proportionnellement aux besoins
des personnes âgées, alors
que d’un autre, nos rentrées
d’argent s’amenuisent ! Les
études démographiques pour
la Saône-et-Loire prévoient
une augmentation de 25 % des
plus de 85 ans en 2012. Rien
que pour l’allocation personnalisée d’autonomie – Apa 71 –
la compensation de l’État est
passée de 50% en 2001 à 33%
en 2009, soit un reste à charge
pour les contribuables de notre
département de 10 millions
d’euros ! Résultat : nous devons revoir de fond en comble
Comment continuer
à offrir un service de
qualité aux personnes
âgées et dépendantes
avec des moyens qui
s’amenuisent ?
nos budgets et nos priorités.
choses, le Conseil général a
dû suspendre pour deux ans
sa saison culturelle et doit
revoir à la baisse les aides allouées aux clubs sportifs professionnels. Des choix qui
sont loin de nous réjouir !
La tendance est aujourd’hui
à l’économie ! Dans ce sens,
le Département a engagé
un travail de fond : redistributions budgétaires, rationalisation des dépenses,
étalement des projets dans
le temps… Par la force des
En tout cas, je souhaite qu’il
soit le plus serein possible !
Malgré cet étranglement financier, envisagez-vous l’avenir
des personnes âgées
saône-et-loiriennes
avec espoir ?
N°9 • octObre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
Même si l’État nous laisse
tomber en cours de route, notre volonté, elle, reste intacte.
Nous prenons notre mission
comme un devoir envers
ceux qui vieillissent et comme
un remerciement de ce qu’ils
ont apporté à la société. Le
chemin que nous avons parcouru est aussi un moteur :
en cinq ans, nous avons, par
exemple, créé 640 places en
établissements pour personnes âgées. Nous aimerions
vraiment continuer !
actualités
4
L’État se défile,
les Départements paient !
© F. Dupré-La-Tour
Faire toujours plus avec toujours moins. Voici le
dilemme auquel sont confrontées les collectivités
territoriales, dont les Départements. L’État,
qui élargit en permanence leurs compétences,
n’assume pas ses charges ou les diffère. Le
Conseil général de Saône-et-Loire n’échappe pas
à cette situation catastrophique.
D
écentralisation
oblige, les Départements assument de nombreuses missions comme
la protection de l’enfance,
la protection juridique des
majeurs, l’accompagnement
des personnes âgées dépendantes, l’entretien des routes nationales... Autant de
charges
supplémentaires
que l’État compense mal ou
pas du tout, mettant à mal les
finances locales. Conjugué
à la crise économique et aux
besoins sociaux grandissants
de la population, ce désengagement asphyxie peu à peu
les collectivités, réduisant
comme peau de chagrin leur
liberté d’action. Le Conseil
général entend préserver les
services aux usagers, mais il
est déjà contraint de faire des
choix dans ses politiques, ce
qui aura des conséquences
dans l’élaboration du budget 2010, donc sur la pérennité de certains dispositifs.
lation ! Même chose pour les
routes nationales aujourd’hui
gérées par le Département :
l’État n’a transféré que la moitié de la somme nécessaire à
leur entretien. Il ne reste plus
qu’une seule route nationale
en Saône-et-Loire, la RCEA.
Et encore, l’État a le projet d’y
mettre un péage.
raux d’assumer ce transfert
de charges. A cela, s’ajoute
encore la réforme des taxes
locales (professionnelle et
habitation), voulue par le président de la République, qui
pourrait amputer l’institution
départementale des deux tiers
de son pouvoir fiscal, donc de
ses recettes.
qui se passe pour le RSA qui,
ou devra-t-il se cantonner à
versera sa compensation pour
l’année 2009… qu’en 2011.
Autant dire bien longtemps
après la dépense engagée.
D’ici là, ce sera aux conseils généraux de se débrouiller pour
soutenir leur trésorerie... Le
désengagement est extrême
sur le dossier de protection de
l’enfance puisque l’État refuse
de créer le fonds prévu pour
son financement, qui devait
permettre aux conseils géné-
particulièrement en période
de récession, les institutions
ne peuvent pas se limiter au
service public minimum.
C’est pourquoi Arnaud Montebourg a choisi d’engager un
bras de fer et d’attaquer en
justice le gouvernement pour
obtenir au plus vite les fonds
qui reviennent aux contribuables de Saône-et-Loire.
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selinfo.fr
Dans d’autres cas, l’État Le Conseil général pourdécale son paiement… ra-t-il poursuivre ses
de plusieurs années ! C’est ce politiques ambitieuses
Que se passe-t-il très depuis juin, s’est substitué ses seules compétences obliconcrètement ? Dans au RMI. Le gouvernement ne gatoires ? Pour les élus et tout
certains cas, l’État ne verse
qu’une partie seulement de
sa contribution. Ainsi, en ne
finançant que 33% de l’allocation personnalisée d’autonomie – au lieu des 50% en
2001 – il oblige le Département à réorganiser les aides
proposées aux personnes
âgées, alors que les besoins,
liés à l’allongement de la durée de la vie, grandissent avec
le vieillissement de la popu-
La justice tranchera
Non seulement l’État coupe les vivres des collectivités territoriales, mais en plus il ignore délibérément la loi. Trop c’est trop !
Après deux courriers, l’un resté lettre morte, l’autre à la réponse inacceptable, le Conseil général attaque le gouvernement en justice.
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00 000 euros : voilà
ce que paient injustement les contribuables
de Saône-et-Loire à la place de
l’État en matière de protection
de l’enfance et des majeurs.
Pour le Département, ce sont
800 000 euros de trop ! C’est
aussi la goutte d’eau qui a
poussé Arnaud Montebourg,
président du Département, à
attaquer le gouvernement en
justice pour « refus de payer
ce qu’il doit. »
La procédure fait suite à deux
courriers adressés au Pre-
mier ministre, dans lesquels
Arnaud Montebourg pointait
du doigt les promesses non
tenues du gouvernement.
En effet, la loi du 5 mars
2007 transforme la protection juridique des majeurs
et la protection des mineurs.
Sur le volet «majeurs», elle
prévoit un accompagnement personnalisé, dévolu
aux conseils généraux, resté
pour l’heure sans compensation financière. Sur le volet
«mineurs», afin de soutenir
les départements, la loi pré-
voit la création d’un fonds
national de financement, que
le gouvernement a toutefois
refusé. A ce jour, les administrations départementales
assument seules la note. Or,
l’État est dans l’obligation légale de payer, comme l’indique la Constitution dans son
article 72 : « Toute création
ou extension de compétences ayant pour conséquence
d’augmenter les dépenses
des collectivités territoriales
est accompagnée de ressources déterminées par la loi. »
Arnaud Montebourg a invité les autres présidents de
conseils généraux à entamer
une action similaire, pour
le maintien d’un service public de qualité.
À noter que, récemment, de nombreuses
communes,
ayant lancé des
procédures analogues pour non
compensation de
certains services imposés par l’État, ont vu
leur action récompensée.
N°9 • octObre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
Affaire à suivre, donc !
Ce n’est pas le résidant qui doit
s’adapter à l’établissement mais
l’inverse ! Carole Santamaria,
infirmière à l’Ehpad de
Sennecey-le-Grand, applique ce
principe au quotidien.
les gens
© T. chassepoux
5
Bien-être des personnes dépendantes :
E
le personnel soignant
se mobilise
n 2008, Carole
Santamaria
rejoint l’équipe de
l’Ehpad, établissement d’hébergement pour
personnes âgées dépendantes, et son unité Alzheimer.
Après avoir travaillé douze
ans en soins palliatifs, elle
participe désormais à une
« belle expérience ». En effet,
l’Ehpad se mobilise pour le
bien-être et le bien-vivre des
résidants, dont l’autonomie
n’est plus assurée.
Dans cet engagement
au quotidien, l’écoute
des personnes âgées est
privilégiée. « Nous nous
organisons en fonction de
leurs souhaits : ce sont elles
qui imposent leur rythme »,
explique-t-elle. Ainsi, celles
et ceux, qui souhaitent prendre le petit-déjeuner dans
leur chambre et non en salle
commune, le peuvent. Voilà
alors du temps libéré pour la
toilette qui se fait plus tard,
au calme. Lorsque la communication verbale n’est
plus possible, comme pour
certains malades d’Alzheimer, l’équipe travaille sur le
toucher ou le regard, grâce
notamment à des bains
thérapeutiques avec massages. Chaque résidant doit
également pouvoir vivre à
sa manière ou avec ses valeurs : certains souhaiteront
s’entourer de leurs meubles
pour recréer leur univers et
d’autres demanderont à retourner à leur domicile, le
temps d’une journée…
Carole Santamaria ne des personnes dépendantes. Il
perd jamais de vue le analyse les démarches de quarespect et la dignité. Un lité des établissements et les
avis partagé par Marie-Pierre
Verret, cadre de santé de l’établissement : « le résidant n’est
pas un objet de travail. Il a un
tempérament, il faut l’accepter tel qu’il est. » Convaincue
et sensible à cette démarche,
Carole Santamaria est devenue référente qualité, auprès
de Christelle Galland, son homologue de l’unité Alzheimer.
Avec ses collègues, l’infirmière
prend part à la réflexion sur
l’organisation — décalage des
heures des repas, réorganisation des soins… La démarche
de cet Ehpad n’est pas isolée,
et le Département se mobilise, avec les professionnels
soignants, pour la protection
Carole Santamaria exerce à
l’Ehpad de Sennecey-le-Grand
qui accueille 75 personnes,
âgées en moyenne de 89
ans et avec des degrés de
dépendance différents, et dix
lits pour patients souffrant
d’Alzheimer.
noter cependant que 70% des
cas de maltraitance ont lieu
à domicile. Réagir à cet
article sur www.selinfo.fr
plans de formation. Il vérifie
que l’intimité des personnes
est garantie. La collectivité,
très investie au sein du
Témoignage
comité départemenR
tal de prévention et
©D
de lutte contre la
directrice de l’Ehpad de Sennecey-le-Grand
maltraitance
Respecter l’autre, lui permettre de vivre dignement, c’est tout
simplement être bien traitant. Cela passe par une réflexion menée
soutient un
avec le personnel. Nous nous interrogeons en permanence sur la quaprogramme
lité de la prise en charge que nous menons. Nous accueillons des perde sensibilisonnes très âgées, perdues parfois même choquées par leur entrée en
institution. Il est donc pour moi essentiel de les maintenir le plus longtemps
sation sur la
possible, acteurs de leur vie, citoyens, des hommes et des femmes fragilisés
bientraitance
mais « debout », c’est-à-dire libres d’affirmer leur individualité en institution.
et a renforcé
Le bien-être des équipes soignantes compte tout autant en effet lorsque le personnel est détendu, l’approche à l’autre est plus facile, le
son action
résident est aussi détendu, confiant et encouragé à s’exprimer.
de contrôCette recherche du bien-être des personnels est délicate car elle tient
le, de suivi et
compte d’éléments aléatoires : la vie personnelle des agents mais
aussi l’organisation interne du travail qu’il faut constamment
d’inspection des
réajuster. Au final, la bientraitance, c’est savoir faire
établissements
avec professionnalisme et savoir être avec bon
et services. Il est à
sens, bienveillance et humilité. »
Pour Isabelle Hahn,
«
L’art, pour changer
notre regard sur le handicap
1
3
2
4
Près de quarante établissements ont participé à
l’exposition, parmi eux : 1 - L’établissement des infirmes
moteurs et cérébraux de Mâcon. 2 - Le foyer d’hébergement
Les Rogeats de Joncy. 3 - Le service d’accompagnement à la
vie sociale d’Autun. 4 - L’Unafam de Chalon-sur-Saône.
Jusqu’au 15 décembre, la galerie européenne de la forêt
et du bois expose près de deux cents créations réalisées
par des personnes en situation de handicap.
Peinture, sculpture, dessin,
moulage, gravure, céramique,
collage, mosaïque, poterie… L’exposition qui s’ouvre ce mois présente une diversité d’œuvres qui
ont en commun d’avoir été réalisées par des enfants et adultes en
situation de handicap, hébergés
en établissements spécialisés.
Aucun thème n’a été imposé.
Toutefois, les créations restent
en lien avec l’activité même de
la galerie et font la part belle à
la nature, aux végétaux, au bois.
Les visiteurs pourront admirer
des animaux, des paysages, des
fleurs...
Orchestrée par le Conseil général, l’initiative a pour ambition
d’encourager l’intégration et la
participation à la vie sociale des
personnes en situation de handicap. Ne pas se focaliser sur le
handicap, valoriser avant tout l’expression artistique, la diversité
des talents et exposer dans le milieu culturel ordinaire sont autant
de manières d’y parvenir.
N°9 • octObre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
Galerie européenne
de la forêt et du bois
La Croix Mission à
Dompierre-les-Ormes
Ouverte du mardi au
dimanche, de 14 à 18 heures.
Entrée libre. Ce musée
départemental labellisé
Tourisme et Handicap est
entièrement accessible aux
personnes à mobilité réduite.
Renseignements : direction
des personnes âgées et
handicapées.
Tél. 03 85 39 56 90.
nous la planète
6
Le bois énergie :
une filière d’avenir
Le Conseil général soutient le développement
du « bois énergie ». Exemple concret à Couches
où le Département finance un projet de
chaudière à bois.
© T. chassepoux
Les travaux d’installation de
la chaudière et du hangar de
stockage pour le bois débuteront d’ici
à la fin de l’année. L’installation sera
opérationnelle en 2010.
Baromètre énergétique
La chaudière bois du centre de
réadaptation permet :
- d’éviter le rejet dans l’atmosphère
de 611 tonnes de Co2 par an,
- de valoriser 1 010 tonnes de bois
combustible issus des forêts locales,
- de produire 2 483 mégawatts heure,
- d’assurer les trois quarts des besoins
thermiques du site, onze mois sur douze.
Le projet a été financé à hauteur de
63 232 euros par le Conseil général
ainsi que par l’Ademe et la Région
(60 %). Le reste est assuré par le
centre, par un crédit bail.
D
iviser par quatre
les émissions de
gaz à effet de serre d’ici à 2050.
Tel est l’engagement pris par
la France lors du Grenelle
de l’environnement, un défi
auquel participe activement
le Département avec, notamment, la mise en place de son
Plan de lutte contre le changement climatique. Dans ce
cadre, il a tout récemment
financé la création d’une
chaufferie bois au centre de
réadaptation de la Croix rouge, à Couches.
Jusqu’à maintenant,
les 9 250 m2 du centre
étaient chauffés uniquement au fioul, une dépense
conséquente pour le centre
car directement liée aux
cours du pétrole. Sur les
trois chaudières, une sera
« au tout bois » - les deux
autres servant d’appoint en
cas de panne. Un investissement de 621 131 euros
qui représentera, à terme,
une économie d’environ
50 000 euros par an. Sans
compter le prix qu’aurait
coûté la rénovation de l’installation au fioul : 190 000
euros ! Autant dire une fortune pour une association
comme la Croix-Rouge.
Mais pour Charles Gruner, directeur du centre,
l’avantage n’est pas uniquement financier.
L’électricité : carburant vert
pour les vélos
Les écrans plats
sont-ils écolos ?
Vrai et faux. Si un écran plat
consomme moins d’énergie qu’un
téléviseur à tube cathodique, sa
fabrication s’avère, au contraire,
très gourmande ! Le montage
© T. chassepoux
activité sportive douce
et modérée.
Car il ne
suffit pas de
s’asseoir sur
la selle pour
que le vélo
avance : le moteur ne s’actionne
que si l’on pédale ! D’une puissance de 250 watts, il est d’une
grande aide pour gravir les côtes
sans trop d’efforts et parcourir
sereinement des distances allant
jusqu’à 120 kilomètres.
Autant d’arguments qui en font
le moyen de transport idéal aussi
bien pour les balades dominicales
que pour les trajets domicile-tra-
bles du réchauffement climatique. Alimentée à 75 %
par du bois provenant de
Saône-et-Loire, elle participera également à l’entretien
des forêts – la France étant
un des rares pays où l’on
plante plus d’arbres qu’on
en coupe. Autre avantage, et
pas des moindres, un emploi
a été créé localement dans la
filière pour la manutention
du bois nécessaire à la chaudière. L’opération est ainsi
écologique, économique et
sociale, trois piliers du développement durable !
Rapporteur Écolo
Ils ne jurent que par l’électrique !
Depuis 2003, Philippe et Jean-Louis
Guérin proposent au grand public et
aux entreprises de rouler « propre ».
Écologiques, économiques, pratiques, bons pour la santé… Quand il
parle de ses vélos, Philippe Guérin
ne manque pas d’adjectifs ! Installé à Saint-Gengoux-le-National,
il fabrique, loue et vend avec son
frère des véhicules électriques.
De la bicyclette à la camionnette,
en passant par la moto, tous sont
propres – ils n’émettent pas de
gaz à effet de serre – et silencieux.
Côté énergie, ils sont très peu
gourmands, comme l’explique le
chef d’entreprise, puisque la batterie d’un vélo se recharge pour
seulement 3 centimes d’euros.
Bon pour la planète mais aussi
bon pour la santé, le vélo électrique permet de pratiquer une
La chaudière à bois
permettra de réduire
les émissions de gaz à
effet de serre, responsa-
vail. De nombreuses entreprises
et collectivités – dont le Conseil
général – ont été séduites par
le principe et se sont équipées.
Ce succès a poussé la société à
s’agrandir : désormais, les vélos
seront assemblés sur place et
non plus en Chine comme auparavant. Une relocalisation qui
permettra de créer trois emplois.
Belle initiative !
N°9 • octObre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
d’un ordinateur ou d’un écran
plat produit en moyenne trente
fois son poids en déchets, selon
l’organisation Greenpeace. Une
fois hors d’usage, l’écran n’est pas
recyclé mais démonté et stocké.
Avec 50 000 tonnes à l’échelle
européenne en 2009, le gisement
est encore faible mais il devrait
fortement augmenter en 2010
pour atteindre 350 000 tonnes et
jusqu’à 1,4 million de tonnes en
2020. Pas si écolo que ça !
7
les cantons
B R E S S E
Proposez un article sur www.selinfo.fr
Donation Biard_
bresse
TGV : la Bresse dit oui !
Une ligne TGV et une gare en Bresse sont-elles « facteurs de développement » ?
Les membres du conseil de développement du Pays de la Bresse ont répondu oui !
C
© e.pellenard (jsl)
ela fait maintenant dix
ans que les habitants
de la Bresse et les élus
locaux s’interrogent sur
l’opportunité d’une ligne TGV et
d’une gare en Bresse. C’est pour
cette raison que le mois dernier,
le conseil de développement
du Pays de la Bresse a organisé
un débat sur le thème : « une
ligne TGV est-elle facteur de
développement ? ». Composé
pour deux tiers de représentants des socioprofessionnels et
pour un tiers d’élus,
le conseil a sollicité le point de vue
de personnalités extérieures. Jean-Yves
Heyer, directeur de
l’agence économique
de Reims, Thomas
Thévenoud,
chargé du transport à
la communauté urbaine Le CreusotMontceau, ont défendu l’impact du
TGV en matière de
retombées économi-
ques et démographiques pour le
territoire. Patrick Lantrés, président du comité TGV Réaction
Citoyenne et Thierry Grosjean de
la Capen 71 ont avancé leurs arguments en matière de préservation de l’environnement. À l’issue du débat, les participants ont
exprimé leur choix par un vote :
32 ont considéré que la ligne
TGV et la gare bressane étaient
des facteurs de développement
et 14 pensent le contraire.
Si ce vote n’a aucune autre valeur
juridique, il aura tout de même
permis de donner la parole à la
population, au travers d’une représentation socio-professionnelle du Pays, et de montrer que la
Bresse, dans sa majorité, considère que la présence d’une gare TGV
sur son territoire est gage de développement économique à venir.
Jusqu’au 18 décembre, le
musée municipal de Louhans
présente l’exposition «La
donation Biard», une série
d’œuvres qui ont leur donateur pour point commun. De
Boucher à Hélion, en passant
par Laurencin, Gleizes, David
ou Survage, treize artistes
d’exception vous attendent.
Renseignements : musée
municipal de Louhans
03 85 76 03 41.
Du nouveau sur l’aire
du poulet de Bresse_
Artistes en campagne
Pifométrie : science de l’à peu près, intuitive et subjective dont les unités de
le
bout d’ temps, le bout de chemin, le
un peu quoi, le à vue de nez et le poil
près… C’est de ce système universel que Luc Chareyron viendra faire
l’éloge à la Grange-Rouge à la Chapelle-Naude dans le cadre du festival
« Artistes en campagne » organisé par
l’Amical’F de Frangy-en-Bresse du 15
au 25 octobre. De la musique, des
chansons et du théâtre pour partager
rire, émotion et chaleur humaine.
De Frangy à Sornay en passant par
mesure sont le chouia, la lichette,
Louhans et Montret, il sera aussi
question du dictionnaire de Jeanne
Ponge, de Gogol et des règles de savoir-vivre. Musique et chansons avec
les Folles de Léon (deux filles et un
accordéon), jazz rock avec le groupe
Karpatt, des chants tziganes avec
Rodjeni et une soirée Allain LeprestRémo Gary pour les amateurs de
chansons à texte et sentiments.
Si cet en-cas vous a donné faim :
programme complet sur selinfo.fr
rubrique vos événements ; renseignements et réservations au
03 85 74 79 10.
Cuiseaux
Cinéma et environnement
Modifications du climat, disparition
d’espèces, pollutions, la planète souffre de nombreux maux provoqués par
Parmi les médecins et amis inquiets qui se pressent
à son chevet, les cinéastes sont de
plus en plus nombreux.
Pour la 3e édition du festival du film
nature et environnement du 2 au 7
novembre, le centre culturel et social de Cuiseaux a concocté une programmation riche et diversifiée de
l’activité humaine.
documentaires et de films de fiction
complétée de conférences-débats,
visites, expositions, animations et
ateliers, pour prendre conscience de
l’environnement qui nous entoure et
des moyens de le préserver.
Tout le programme sur http://festivaldufilmnatureetenvironnement.overblog.com. Renseignements Centre
culturel et social – château des princes
d’Orange à Cuiseaux. 03 85 72 71 27/
[email protected]
N° 9 • octobre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
Le point d’information du
Conseil général sur l’aire de
repos du poulet de Bresse
s’est enrichi durant l’été
de nouveaux équipements.
Située sur l’autoroute A39
à Dommartin-lès-Cuiseaux,
entre l’A6 et l’A40, cette aire
est la 5e de France en termes de fréquentation. Une
borne interactive permet aux
automobilistes de passage
de consulter le site Internet
du Comité départemental du
tourisme, tandis qu’un écran
diffuse des informations sur
les sites culturels de Saône-et-Loire. Les nombreux
voyageurs peuvent ainsi
profiter de cette pause pour
planifier leurs escapades
touristiques et pourquoi pas
leurs prochaines vacances en
Saône-et-Loire.
Foire à la noix !_
Le 31 octobre prochain aura
lieu à Cuiseaux la 28e
édition de la traditionnelle
foire de la Saint-Simon, où
noix et marrons seront à
l’honneur. Accès gratuit
toute la journée.
les cantons
8
C H A L O NN A I S
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Musée de l’école_
Saint-Rémy-Chatenoy-le-Royal-Lux-Sevrey
Chasseur de fuites
Dix ans après l’embauche d’un salarié et l’acquisition de
matériel innovant, le Sivom des eaux se targue du meilleur
rendement de Saône-et-Loire.
I
l y a dix ans, nous avons embauché un spécialiste de l’eau
et fait l’acquisition d’un matériel performant de détection
des fuites, se félicite Christian Fichot, président du Sivom des eaux de
Saint-Rémy-Chatenoy-le-Royal-LuxSevrey. Nous sommes les premiers
à avoir mis en place ce système en
Saône-et-Loire. »
Tous les exploitants de réseaux d’eau
déplorent les fuites qui coûtent cher
et gaspillent la ressource. Les appareils que le Sivom a installés sont enfouis dans le sol et enregistrent les
bruits. C’est grâce à la perception
d’infimes différences dans les sons
qu’ils détectent les fuites et déclenchent des signaux GSM.
« Nous n’avons jamais eu à regretter
ces décisions, confirme M. Fichot.
Le rendement est passé de 67% à
85,2%, sans doute le meilleur de
Saône-et-Loire, et le résultat financier est toujours positif. »
Du reste, le système intéresse de
nombreux exploitants qui viennent de loin pour l’étudier et le
Sivom a été invité à le présenter
jusqu’en Turquie.
« Nous sommes un établissement
public en régie qui emploie vingt
agents de la fonction publique,
précise son président. À l’heure
où l’on décrie les services publics
pour mieux privatiser, il me paraît
important de le préciser ».
chalon-sur-saône
Parlez… mais en silence ! La Ville
roule
électrique
À
Maison des associations de Chalon-sur-Saône, le lundi soir, le silence
est d’or. Et pour cause, le professeur,
Monsieur Bathias, sourd
de naissance, y enseigne
la langue des signes française. Pas de bavardages
pendant le cours… Seuls
les gestes sont autorisés
pour s’exprimer. Dans la
classe, on retrouve des
parents d’enfants sourds,
des éducateurs spécialisés
ou encore des personnes
de tous âges, intriguées
par ce langage étonnant.
Pour eux, c’est une chance
de découvrir une nouvelle
langue vivante, qui a ses
propres codes, ses règles
de grammaire et de syntaxe précises… comme
n’importe quelle autre
langue !
la
Pour plus d’informations, contactez
l’association de la promotion de la
langue des signes, 03 85 43 21 20.
La Ville de Chalon-sur-Saône a acquis
deux véhicules entièrement électriques destinés aux services municipaux.
Cet achat répond à l’engagement de
la Ville en matière de protection de
l’environnement. La municipalité
chalonnaise souhaite ainsi donner
l’exemple en privilégiant les énergies non polluantes.
Les deux fourgons ont été livrés au
garage municipal le 11 septembre
dernier. D’une autonomie de 45 à
65 km, ils fonctionnent grâce à une
batterie qui peut se recharger sur
une prise de courant ordinaire.
Quoi de neuf à Lapéniche ?
Attention ! Le 31
octobre, le « monster rock » débarque à Lapéniche de
Chalon-sur-Saône
avec The Magne-
tix. Considérés comme le dernier
garage’s band digne de ce nom, ils
forment un duo hors du commun
et proposent des mélodies sur le fil
du rasoir. En seconde partie de soirée, place au blues étonnant de Left
Lane Cruiser. Bruyants, coléreux et
teigneux, ils attaquent le blues par la
face nord du Mississipi. Début des
festivités à 21 heures.
Plus d’informations, au
03 85 94 05 78.
N° 9 • octobre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
Le Musée de l’école en Chalonnais de Saint-Rémy vous
accueille dans ses deux salles
d’expositions. Une importante
collection d’objets pédagogiques et un fonds d’archives
de photographies scolaires de
Saône-et-Loire vous plongeront
dans le passé. Si vous êtes
épris de nostalgie, la boutique
vous permettra d’acquérir
plumes, encres et autres souvenirs des automnes de rentrée…
Le musée fait appel à vous
pour enrichir ses collections :
prêtez vos photographies
scolaires, elles vous seront
rendues après reproduction.
Jusqu’au 30 octobre exposition « L’école et l’humour ».
Rens. au 03-85-94-76-72 Tarif: 2 €,50/adulte - Gratuit /
enfant moins de 16 ans
La vie des formes_
17 artistes exposent leurs
œuvres, des Granges forestiers à la Sucrerie blanche
en passant par la gare et les
jardins du conservatoire,
pour célébrer 30 ans d’une
aventure qui a marqué la vie
chalonnaise depuis que Mark
di Suvero, sculpteur de stature internationale aujourd’hui,
s’est installé au port nord.
Jusqu’au 15 novembre.
Expo sportive_
Découvrez les anciennes
sociétés sportives : la gymnastique et le football à travers
l’exposition de la Société
d’histoire de Buxy....
À l’office de tourisme de
Buxy du 19 au 31 octobre.
Contact : 03.85.92.00.16.
Un bronzé au théâtre_
Le samedi 17 octobre à 20h30 et
le dimanche 18 octobre à 15 h,
la compagnie Latuvu interprétera « Un grand cri d’amour »,
une pièce de théâtre écrite par
Josiane Balasko. Réservez vos
places à l’agence de tourisme de
Chagny au 03 85 87 25 95.
9
les cantons
L E C R E U S OT M O NTC H A N I N M O NTC E A U - L E S - M I N E S
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Battage_
Rési’danse
au Creusot
Le Département poursuit
son action en faveur des résidences chorégraphiques. Zoom sur l’une d’entre elles…
D
anse contemporaine, résidence chorégraphique,
master class, autant de
termes que nous connaissons mais que nous avons parfois du
mal à définir. Ainsi, pour sensibiliser
les jeunes générations à l’univers de la
danse, Frédéric Cellé et sa compagnie
Le Grand Jeté !, mènent depuis 2006 un
travail de formation et d’éducation à la
culture chorégraphique. Accueillis cette
année encore en résidence à l’Arc - Scène nationale du Creusot - , ils proposent
un large choix de stages et d’ateliers :
formation « Danse à l’école » à destination des enseignants, ateliers parents/
enfants au Conservatoire à rayonnement intercommunal, stages pour les
compagnies amateurs, etc. Et le travail
de Frédéric Cellé ne s’arrête pas là car
il a été choisi cette année comme artiste
référent au Lycée Ponthus de Thiard
de Chalon-sur-saône. Enfin puisque résidence rime avec spectacle, le Grand
Jeté ! présentera sa création «… A fait un
long voyage» en 2010 sur la scène de
l’Arc. Avis aux amateurs !
Creusot-Autun-Montceau
Des métiers techniques au féminin
La
journée du
12
novembre sera
consacrée à l’emploi des femmes dans
Creusot, Autun et
Montceau-les-Mines. Depuis trois
ans, des rencontres sont organisées
avec des partenaires locaux afin de
promouvoir les métiers techniques.
les bassins du
Bâtiment, transport ou encore industrie : si ces professions sont généralement réservées aux hommes,
il n’en demeure pas moins qu’elles
sont aussi accessibles aux femmes.
Destinée aux femmes en recherche
d’emploi ou en projet de reconver-
sion, cette rencontre leur permet de
découvrir des métiers auxquels elles n’auraient jamais pensé et peut,
pourquoi pas, susciter des vocations.
Pour plus d’informations, con-tactez FETE (Feminin Technique) au
03 80 43 28 34.
© LAURENT PHILIPPE
le creusot
L’histoire des batteuses de nos
campagnes contée par un passionné creusotin originaire du
Morvan, Patrick Vaissband. Du
18e siècle aux Trente glorieuses, découvrez l’ambiance des
battages d’autrefois. En bonus,
un catalogue très complet des différents constructeurs et modèles.
Aux éditions ÉTAI.
Plus sûre la vie_
Le réseau local parentalité vous
invite à la Semaine d’animation
et de prévention des risques
de la vie quotidienne à l’ALTO
du Creusot du 13 au 17 octobre
2009. Autour de la Maison des
Grands au mobilier surdimensionné, les expositions, la Maison
Tourisk, l’expo Prudent, le café
des parents, le circuit tricycle, le
coin multimédia... vous pourrez
découvrir, vous informer, discuter et jouer lors des animations,
ateliers ludiques, conférences,
activités pédagogiques… La manifestation est gratuite et ouverte
à tous, les mardi, jeudi, vendredi
de 17 à 19h, le mercredi de 14
à 19h et le samedi de 10 à 12h
et de 14h à17h. Ouverture aux
scolaires sur des temps
réservés. Renseignements :
ESCALE tél 03.85.77.58.20
AUTUNOIS
autun
Filière bois et
excellence rurale
S’appuyant sur la richesse forestière de sa région,
la Ville d’Autun a choisi de développer la filière bois.
L
a région d’Autun comprend
de grandes forêts riches en
douglas, un pin originaire des
États-Unis à croissance rapide, principalement utilisé dans la construction. Profitant de cette
richesse, Autun a décidé
de développer la filière
bois et de favoriser l’implantation d’un pôle
industriel comprenant
une scierie, une centrale
électrique biomasse et
une plate-forme de préparation des bois. Elle a
réhabilité une ancienne
friche industrielle qui
accueille déjà une scie-
rie et verra l’installation d’une centrale électrique biomasse en 2010
ainsi qu’une plate-forme de préparation des bois destinée à l’alimenter.
« Nous avons choisi un modèle économique qui part de la ressource et
pas l’inverse, explique Rémi Rebeyrotte, maire d’Autun. Le processus
industriel est calculé en fonction de
la croissance naturelle des arbres
dans un périmètre limité à 50 km ».
L’ensemble industriel constitué par
ces trois projets a reçu le label d’État
« Pôle d’excellence rurale » au titre de
la valorisation des bioressources. Le
pôle respecte les critères du développement durable, aussi bien économiquesetsociauxqu’environnementaux.
Lumière
durable
La
La porte Saint-André est
désormais mise en valeur par
41 points lumineux.
ville d’Autun est engagée
dans un plan de rénovation
de l’éclairage urbain. Elle a
signé, fin 2007 un contrat
de partenariat public/privé
afin de remettre à niveau son parc
de candélabres, mettre en lumière le patrimoine archéologique et
culturel tout en réalisant des économies par la maîtrise des temps
d’allumage et grâce à l’éclairage
photovoltaïque.
Quinze mois après, les travaux
ont bien avancé et la réduction de
la consommation est à la hauteur
des prévisions.
D’ici décembre 2010, 160 rues
sur 210 devraient être rénovées.
Quant aux monuments, à la suite
des remparts, du temple de Janus,
de la porte Saint-André et de la
pierre de Couhard, c’est au tour de
la cathédrale ; sa mise en lumière
est actuellement à l’étude.
N° 9 • octobre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
Bric et broc_
La foire d’automne aux antiquités et à la brocante vous
attend le samedi 31 octobre et
dimanche 1er novembre de 10h
à 19h au prieuré Saint-Georges,
place de la mairie à Couches.
Une quinzaine de brocanteurs
et antiquaires professionnels
exposeront meubles anciens,
vaisselle, livres… Entrée
2,50€. Buvette. Renseignements : syndicat d’initiatives
du Couchois au 03 85 49 69 47
ou [email protected]
les cantons
10
M Â C O NN A I S
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Canton de Lugny
La maison du tourisme avant/après.
La maison
du tourisme
Le projet de maison du tourisme du canton de Lugny, impulsé par André Peulet,
conseiller général du canton, vice-président de la Communauté de communes du
Maconnais-Val-de-Saône, a été adopté par les élus et attend son permis de construire.
I
l y a bien longtemps que la
communauté de communes du
Mâconnais-Val-de-Saône souhaitait se doter d’une structure pour
promouvoir son patrimoine touristique. Ce sera bientôt chose faite.
Œnotourisme, mise en valeur du
patrimoine des seize communes
du canton, dégustation de produits
locaux, espace de location et réparation de vélos en liaison avec la
voie bleue, tout cela trouvera sa
place dans la future maison du tourisme. Elle sera installée dans une
ancienne exploitation agricole sur la
commune de Fleurville, en bordure
de la RN6. « Si tout se passe bien, la
maison devrait ouvrir ses portes au
printemps 2011 », espère Mathilde
Nieul, chargée de mission pour
Adétoure qui planche sur le dossier
depuis plusieurs années, avec le
soutien et la participation de plus de
quinze personnes, dans le cadre de la
démocratie participative.
Reste à obtenir l’accord du préfet, car
dans cette zone des contraintes résultent de la crue de la Saône en 1840 et
les constructions doivent faire l’objet
d’une autorisation spéciale. « Cela ne
devrait pas poser de problème, explique Mathilde Nieul, dans la mesure
où nous avons modifié le projet pour
satisfaire aux critères du plan de prévention des risques, notamment en
supprimant les hébergements ».
Charnay-lès-Mâcon
Cluny
Promenons-nous dans
l’histoire
Collège
numérique
Une église, des lavoirs, un domaine ou
une ancienne gare… Ils font partie de
notre quotidien mais connaissonsnous pour autant leur histoire ? À
Charnay-lès-Mâcon, la création du
parcours « Paysage et patrimoine »,
une promenade de sept kilomètres,
vous fera découvrir notamment les
secrets du lavoir des Proux, de l’église Sainte-Madeleine ou du Domaine
de Champgrenon. Initiative soutenue par le Conseil général, sept panneaux historiques ont été installés
le long du trajet. Accessible aux plus
jeunes, le chemin prend son départ
près de l’office de tourisme et de la
voie verte. En chemin, vous pourrez
Depuis
découvrir une table d’orientation dévoilant un panorama exceptionnel
sur le Val Lamartinien. Pour accompagner les marcheurs, un dépliant
étaye la visite d’anecdotes sur le bâti
et les végétaux rencontrés.
Plus d’informations au 03 85 20 53
90 et sur www.charnay.com.
Moulins : la roue tourne
Si l’usage
des moulins n’est plus ce-
fermeture
et
la destruction
d’un grand
nombre d’entre
eux, l’association « Moulins
en Saône-etLoire » de St
Gengoux-le-Na-
l’informatique
est au coeur du travail quotidien
saint-Gengoux-le-national
Moulin de
lui qu’il était au début du XXe siècle,
Corsenier, à
Genouilly, rénové ces constructions ont acquis une
en 2003. forte valeur patrimoniale. Face à la
longtemps,
tional a été créée avec pour objectif
leur sauvegarde et la promotion de
ce patrimoine historique. En Saôneet-Loire, il existe encore environ mille moulins à eau et une quarantaine
de moulins à vent. Aujourd’hui,
quarante propriétaires ont déjà adhéré à l’association où ils échangent
leur savoir-faire. Une belle initiative
pour valoriser les richesses de notre
département.
Plus d’informations au
03 85 96 21 65
du collège Prud’hon de Cluny sous
l’impulsion de plusieurs enseignants, dont Franck Testud, professeur de SVT (sciences de la vie
et de la terre). Traitement de texte
en français, tableur ou logiciel de
géométrie en mathématiques, traitement d’images en arts plastiques,
logiciels spécifiques en SVT, évalangue en anglais, les usages sont
variés et multidisciplinaires. Une
dotation du Département de 14
nouveaux postes informatiques, en
complément du parc existant, permet d’assurer dans de très bonnes
conditions la plupart des activités
et concourt à la validation du Brevet Informatique et Internet de la
6° à la 3°. Elle seconde à merveille
la politique volontariste de l’établissement en matière de culture
numérique : appel informatisé,
cahier de texte en ligne, usage de
logiciels libres...
N° 9 • octobre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
Exposition_
Grande exposition de peintures
de Mireille Montangerand, photographies de GilllesThévenin,
sculptures d’Annick Dumarchey
vendredi 23,
samedi 24
et dimanche
25 Octobre
à TOURNUS,
cellier des moines, place de l’abbaye. Entrée libre de 10h à
12h et de 14h à 19h, vernissage
jeudi 22 Octobre à 18h.
Soirée humour_
Pour fêter ses 40 ans, le Foyer
rural de loisirs et d’actions
culturelles (dit le FLAC) invite
Patrik Cottet Moine. Un grand
corps désarticulé qui transporte le public dans un univers
où décalage rime avec rire et
sensibilité. Petites tables de 6 ou
8 personnes, pour une soirée en
famille ou entre amis. Le FLAC
Théâtre assurera la première
partie. Vendredi 20 novembre
2009 - Salle du Pressoir La Chapelle-de-Guinchay (71) – 20 h 30
Réservations indispensables :
N. THEVENET 03.85.36.72.68
et www.flac.fr
Trompe-l’œil_
Les produits agricoles en tant
qu’énergie alternative sont
souvent présentés comme une
solution aux émissions de gaz à
effet de serre et au manque de
débouchés agricoles. Serait-ce
un trompe l’œil ? Venez en débattre à la Galerie européenne
de la Forêt et du Bois à Dompierre-les Ormes le 17 Octobre
2009 à partir de 20h 30. Avec
Patrick Sadones , Énergie
durable en Normandie ; Henri
Boniau, Galerie européenne
de la Forêt et du Bois.
Âge tendre
et années noires_
Ils étaient jeunes pendant la
guerre et celle-ci a laissé dans
leur vie des traces indélébiles.
Les Archives départementales
et le Centre de documentation
résistance et déportation de
Saône-et-Loire vous donnent
rendez-vous dans le hall de l’ancienne gare de Cluny du 11 au
19 octobre pour une exposition
sur ces jeunes de Saône-et-Loire
pendant la seconde guerre
mondiale. Tous les jours de 10h
à 12h et de 14h à 17h30. Entrée
libre. Renseignements :
Archives départementales au
03 85 21 00 76
11
les cantons
C H A R O L A I S
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La tête dans
les étoiles_
Digoin
Économes et responsables
R
ésolument innovant, le
nouveau centre de tri
des déchets de Digoin
a été inauguré en juillet
dernier. Le bâtiment intègre de nombreuses techniques de protection
de l’environnement : aucun déchet
n’est stocké à l’extérieur des locaux,
les poussières polluantes sont trai-
Le centre de tri a été inauguré en juillet dernier.
tées pour éviter leur propagation,
les eaux de ruissellement et de pluie
ne sont pas mélangées afin d’éviter
la diffusion d’eau polluée dans la nature… Plus encore, des panneaux solaires et photovoltaïques ont été installés pour produire de l’eau chaude
sanitaire et de l’électricité.
Et le centre ne s’arrête pas là. Le SMEVOM* du Charolais-Brionnais-Autunois travaille aussi à l’information et
la sensibilisation des habitants. Visites du centre de tri, actions de sensibilisation, réunions d’information :
les mesures de tri, de recyclage ou de
compostage sont expliquées ; mais le
premier conseil donné aux consommateurs est de limiter les déchets
autant que possible en gérant bien
leurs achats, par exemple en privilégiant les produits frais non emballés,
les produits de longue durée… Les
consommateurs que nous sommes
peuvent influer sur la quantité de déchets qu’ils laissent sur la planète.
Les étapes de traitement
des déchets
Après réception, les déchets sont
pesés et enregistrés. Ils passent
ensuite par la cabine de pré-tri où
des agents retirent les matériaux
non recyclables. Après un second
tri mécanisé visant à retirer les
objets plats et creux, l’acier est
retiré à l’aide d’un aimant. Il est
ensuite compacté.
Les déchets creux sont triés manuellement afin de retirer les liquides, aliments... avant d’être
regroupés par matière. Les objets plats subissent la même opération. Enfin chaque famille de
déchets est stockée séparément
avant d’être envoyée vers les stations de recyclage adéquates.
*SMEVOM : syndicat mixte d’élimination
et de valorisation des déchets des ordures
ménagères
Saint-Christophe-en-Brionnais
Marché solaire
Les travaux vont bon train au marché aux
bestiaux de Saint-Christophe-en-Brionnais. La vieille toiture des années 70
fait peau neuve et intégrera des techniques de protection de l’environnement et d’économie d’énergie. Bientôt, des panneaux photovoltaïques
permettront à la communauté de com-
munes d’économiser et de produire
de l’électricité. Les eaux pluviales qui
ruisselleront du toit seront récupérées
dans deux grandes cuves et seront utilisées pour le nettoyage du champ de
foire. Une fois encore, le Conseil général participe au financement de ce
projet de développement durable qui
répond pleinement à ses objectifs en
matière d’énergie renouvelable et de
protection des ressources.
Chauffailles
Bourbon-Lancy
Le collège édite
une brochure touristique
À vos baskets !
Les élèves de 4e du collège PierreFaure de Chauffailles ont réalisé une
plaquette touristique. Cette brochure est l’aboutissement de la classe à
projet artistique et culturel (pac). Les
élèves ont travaillé sur le thème de
la valorisation du patrimoine industriel du Pays Charolais-Brionnais.
Toute l’année, ils ont visité des sites,
consulté des archives, rencontré des
témoins et participé à des ateliers
du Centre d’études des patrimoines
qui leur ont permis de découvrir
les matériaux sur lesquels travaille
l’historien. À partir de documents
du XIXe siècle collectés aux Archives
départementales, ils ont appréhendé la vie quotidienne des ouvriers
qui ont œuvré à l’édification du viaduc de Mussy-sous-Dun et celle des
mineurs des gisements de houille
de La Chapelle-sous-Dun.
La plaquette est disponible dans de
nombreux lieux publics dont l’office de tourisme de Chauffailles,
la médiathèque, la Maison du
Charolais…
Les
sportifs ont rendez-vous le
octobre à
Bourbon-Lancy
24
pour la
6e édition de la désormais classique
Bourbonnienne.
Chaque année,
250 amateurs participent à ces
épreuves dans un cadre magnifique, verdoyant vers l’étang ou le
parc et plus architectural dans les
rues de la vieille ville. Trois niveaux
sont prévus : 1 330 m pour les plus
jeunes, 4 000 m, course populaire
ouverte aux minimes, cadets et plus,
10 000 m, pour les chevronnés. Ces
courses sont mixtes et accessibles
aux non licenciés. À vos baskets !
Plus d’informations sur www.
bourbon-lancy.com (rubrique actualités) ou office du tourisme au
03.85.89.18.27.
N° 9 • octobre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
Profitons de l’année mondiale
de l’astronomie pour parfaire – entreprendre ? – notre
connaissance des étoiles. Le
club Le curieux du ciel, vous
donne rendez-vous quai de
l’Europe à Gueugnon les 7
novembre et 5 décembre pour
observer le ciel nocturne. À
partir de 20h30. Boissons
chaudes offertes. Plus d’infos au 03.85.85.57.39 - Mail :
[email protected]
Marcigny fait
son cinéma_
L’été terminé, c’est le bon
moment pour vous rendre
au « Marcynéma », la 39e
rencontre cinéma de Marcigny. Du 27 octobre au 1er
novembre prochain, revisitez
21 films cultes autour du
thème « Affaires de familles ».
Projections de courts et longsmétrages, rencontres avec les
réalisateurs et les comédiens,
mais aussi concert, exposition
et débat…. Tout un programme que vous pouvez retrouver
sur www.marcynema.org.
Sciences en fête_
Cette année, la fête de la
science sera de nouveau
accueillie par la galerie
européenne de la forêt et du
bois à Dompierre-les-Ormes.
Samedi 14 et dimanche 15
novembre, venez participer
à cet événement national et
découvrez les expositions de
la galerie. Demandez le programme au 03 85 50 37 10.
Rando en
Brionnais_
Cette année, la Christophienne aura lieu le 18 octobre. De
5 à 25 km, à pied ou à vélo,
plusieurs circuits sont prévus
pour le plus grand plaisir des
petits comme des grands. Top
départ à 8 heures à la salle
polyvalente de Saint-Christophe-en-Brionnais. Renseignements au 03 85 25 98 05.
invitation loisirs
12
15 et 16 octobre
Amphitryon
Théâtre. Bérangère Jannelle
se saisit du mythe d’Amphitryon pour donner vie à
un spectacle qui parle des
enjeux du monde contemporain. Le Creusot, L’arc à
20h30, 03 85 55 13 11.
16 octobre
Chanson. « J’ai composé ces
chansons à partir de 10 œuvres d’art. Le choix des œuvres
et la traduction musicale qui
en découle témoignent avant
tout de mon sujet préféré : la
femme. » Mâcon, Scène nationale à 20h30, 03 85 22 82 99.
16 octobre
Chemise propre et
souliers vernis
21 et 22 octobre
Un Hamletcabaret
Théâtre. Mathias Langhoff
et François Chattot apportent leur pièce à l’édifice
Hamlet, avec une audace
hors normes : orchestre et
carrousel, airs de bastringue,
cheval… Une fête audacieuse
où les spectateurs les moins
timides auront l’honneur
d’être installés sur scène…
Chalon-sur-Saône, Espace des
arts à 20 h, 03 85 42 52 12.
22 octobre
Christophe
Chanson
Yves Jamait
+ Frédéric BOBIN
Chanson. Hors norme, résolument planant, l’univers musical que nous livre Christophe
se lit comme un voyage au
long cours empreint de sensations vaporeuses. Il nous livre
des chansons de son dernier
album «Aimer ce que nous
sommes». À redécouvrir ! (en
collaboration avec l’Embarcadère) dans le cadre du festival
«Tango, Swing et Bretelles»
Le Creusot, L’arc à 20h30, 03
85 55 13 11.
Contrairement à ce que nous
conseille le proverbe, en
Bourgogne il faut toujours
dire Jamait. « Artiste majuscule », originaire de Dijon,
Yves Jamait n’a jamais dévié
d’une trajectoire oblique qui
a forgé sa singularité. Des rengaines réalistes et populaires,
écloses sur les pavés des cités
sombres racontent l’amour
perdu, les adieux merdeux, la
fraternité, la vie des zincs, des
cirques, les déboires d’une vie
de dézingué avec cette pudeur qui sied aux poulbots de
culture ouvrière.
En première partie :
Frédéric BOBIN
Compositeur et interprète
creusotin, Frédéric Bobin est
un chanteur délicat et sensible
qui fait preuve d’une indéniable présence. Les textes sont
l’œuvre de son frère Philippe.
et dépeignent un univers original et pourtant familier.
>>> A
utun, l’Hexagone,
vendredi 23 octobre ,
20h30
Pour vos sorties culturelles pensez à covoiturer…
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© J.Piffaut
Claire Diterzi
Théâtre. L’univers du bal du
samedi soir raconté par JeanPierre Bodin, qui se revendique « acteur ethnographe »
et « colporteur de réalité ».
Accompagné de trois musiciens et d’une quinzaine
d’instruments, au premier
rang desquels l’accordéon,
des personnages anodins, un
peu hâbleurs, beaux parleurs
TEMPS FORT
souvent éméchés, déconneurs, amateurs de blagues,
de filles et de rouge limé,
dans des tableaux suggestifs
aussi inattendus que désopilants. À la fin du spectacle,
la scène est transformée en
piste de danse… Chalon-surSaône, Espace des arts à 20 h,
03 85 42 52 12.
4 novembre
L’interprète
Danse. Pascal Allio achève la
pièce dont la Scène nationale
a présenté une première ébauche la saison dernière. Porté
par la lumière, la musique, le
son, le texte-voix, l’artiste présentera un décor avec des images mystérieuses, des mirages,
des silhouettes fantomatiques
ajoutant à la danse cette sensation d’onirisme. Création en
coproduction et en résidence.
Mâcon, Scène nationale à
20h30, 03 85 22 82 99.
5 novembre
Zigzag
Zigzag est un solo chorégraphié pour les 2-5 ans (et plus si
affinités), une flânerie qui fait
appel à toutes les ressources
de l’imagination pour découvrir ensemble tous les moyens
de se déplacer, jusqu’aux plus
improbables. Un univers très
pictural enrichi de musiques
traditionnelles japonaises et
coréennes, une déambulation
ludique où l’intelligence et la
fantaisie s’associent pour devenir le meilleur code de la
route, et où la douceur laisse
parfois poindre l’inquiétude
de l’inconnu… L’arc du Creusot
19h30, 03 85 55 13 11
10 et 12 novembre
Jojo le récidiviste
Théâtre jeune public. Jojo est à
la fois la malédiction du mobilier, le disséqueur de fleurs et
légumes, le calvaire des réfrigirateurs, l’épateur de filles… En
bref, au royaume des sottises,
Jojo est roi. Cette création de Joseph Danan, Joël Jouanneau et
Delphine Lamand est de nouveau programmée à la demande générale ! Chalon-sur-Saône,
Théâtre de la rue aux Fèvres à
20 h, 03 85 42 52 12
à la « dispute des idées ». Le
personnage d’Ahmed anime
sur scène des notions cruciales de philosophie et invite le
spectateur à être le troisième
protagoniste. La mise en
scène est signée Grégoire Ingold. Mâcon, Scène nationale
à 20h30, 03 85 22 82 99.
13 novembre
Rokia Traoré
Chanson. En dix années de
carrière, la chanteuse malienne s’est hissée du haut
de ses 35 ans et seulement
quatre albums, à un niveau
de maturité musicale peu
commun. Parolière d’exception, Rokia Traoré a gardé
de son passé africain, une
langue et une poésie qui
savent se souvenir. Chalonsur-Saône, Espace des arts à
20 h, 03 85 42 52 12
14 novembre
Thomas Fersen
Magicien des mots, Thomas
Fersen défend un univers fantasque au doux parfum d’enfance. Avec ses airs de Pierrot
lunaire murmurant aux ailes
des libellules et des chauvessouris, sa voix chaude, vibrante
et rocailleuse, son humour décalé et son sens de la scène, il
nous entraîne dans un monde
merveilleux ! L’arc du Creusot à
20h30, 03 85 55 13 11
13 novembre
Ahmed philosophe
Théâtre. À la manière de Voltaire, le philosophe et pamphlétaire Alain Badiou utilise
le théâtre pour contribuer
N°9 • octObre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
© J.B. Mondino
octobre
AGENDA
Retrouvez la programmation complète et proposez des événements sur www.selinfo.fr
13
AIR DU TEMPS
LE CHIFFRE
LA RECETTE
2 300
Pâté de truite
sauvage
jus de fruits ont été distribués sur le
stand du Département, le 13 septembre dernier lors de l’inauguration du
pont François-Mitterrand à Mâcon.
Groseilles de Taizé ou raisin de Romanèche-Thorins, tous étaient issus des
productions locales.
Découpez les filets de truite en rectangles.
Mélangez les chutes de poisson au mixeur
avec 200 grammes de lard, 125 grammes
de jambon maigre, la chair d’une pomme
de terre cuite au four, un œuf entier, quatre
jaunes d’œuf, 100 grammes de beurre
d’écrevisse. Une fois la mixture homogène, garnissez un moule rectangulaire de
pâte feuilletée. Remplissez de farce et alternez avec les rectangles de truite. Recouvrez
l’ensemble de pâte et dorez avec un jaune
d’œuf. Prévoir deux cheminées afin d’ajouter de la gelée une fois le pâté cuit. Enfournez pendant deux heures à four moyen.
EN HAUSSE
Ce Crêchois de 19 ans est apprenti
depuis deux ans au restaurant Le moulin
du gastronome à Charnay-lès-Mâcon. Il
a été désigné cette année meilleur
apprenti de Saône-et-Loire et de
Bourgogne. Une récompense qui lui
permet de participer au concours de
meilleur apprenti de France à Paris.
Son secret pour réussir en salle ? « Il
faut être incollable sur les produits
régionaux et se montrer à l’écoute du
client » explique-t-il. Sans compter un bon
niveau d’anglais qu’il espère améliorer.
RARE !
Pêche
au gros
Plus besoin d’aller à la mer pour pêcher
au gros. Avec ses imposants silures, la
Saône fait le bonheur des amateurs de
grosses pièces ! Originaires d’Europe de
l’Est, ces gros poissons ont été introduits
dans les années 70 dans la Saône, devenue célèbre pour ses prises record. À
Mâcon, Patrick Guillaumin, pêcheur professionnel, propose des journées d’initiation pour s’initier à la pêche au gros.
Renseignements :
www.peche-au-silure.com
fun
L’on y danse,
l’on y danse…
LE BUZZ
Cancer du sein :
octobre rose
Chaque année, partout en France, octobre est associé à la mobilisation pour le dépistage du cancer du sein. En Saône-et-Loire,
deux villes – Mâcon et Montceaules-Mines – participent à l’événement national avec Adémas71,
association de dépistage des cancers. Au programme : conférences, débats… et pour marquer les
esprits, les deux mairies s’illuminent de rose une bonne partie du
mois. Le message ? « Le dépistage organisé du cancer du sein,
dès 50 ans, c’est tous les 2 ans. »
R e n s e i g n e m e n ts : Ad é m a s 7 1 , 14 rue de la Grange
Saint-Pierre à Charnay-lèsMâcon. Tél. 03 85 39 39 98
Galeo TV
Les Mâconnais l’attendaient depuis plus
de quarante ans ! Le pont François-Mitterrand est aujourd’hui ouvert à la circulation, pour le bonheur des 20 000 automobilistes qui traversent la Saône chaque
jour. Son inauguration le 13 septembre a
pris des airs de fête avec des animations
de rue, des concerts et une distribution de
jus de fruits « made in Saône-et-Loire ».
© T.Chassep
oux
© DR
Yannick Cornu :
Les arts de la
table n’ont
plus de secret
pour lui
web+
Galeo TV
À Digoin, une poignée
d’étudiants ont créé il y a
un an une Web-TV locale
généraliste baptisée Galéo. Un pari un peu fou
rendu possible grâce
au soutien du Département et de la ville
de Digoin. Cinéma,
actualités, cuisine, histoire locale… la chaîne
propose une dizaine
d’émissions à voir
en direct ou à revoir à volonté, le tout
en quelques clics. Rendez-vous sur :
www.galeotv.com
N°9 • octObre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
VU, LU, ENTENDU
Sur France 3
Du 22 au 26 juillet, Chalon est
redescendu dans la rue pour la
23e année consécutive. Au
programme de ce festival des
arts de la rue, de nombreux
spectacles, du cirque, du théâtre, de la musique, des arts
plastiques… France 3 Bourgogne Franche-Comté diffuse une
émission spéciale de 90 minutes retraçant les moments forts
du festival. À voir en ligne, sur
le site de France 3 :
http://bourgogne-franchecomte.france3.fr/evenement/
chalon-dans-la-rue/
vous en ligne
14
Petites annonces
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N°9 • octObre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
Valorisation des filières courtes
Inauguration du pont François-Mitterrand
15
tribunes
Les élus de L’UNION POUR L’AVENIR
Mais où va-ton enfouir
nos ordures ménagères ?
5
ans qu’on l’attendait… mais
ça y est, le nouveau Plan
d’Elimination des Déchets
Ménagers et Assimilés
(PEDMA) de Saône-et-Loire a enfin été
présenté au Conseil général. Cependant, le résultat n’est pas à la hauteur de
l’attente suscitée par ces 5 années.
D’abord, qu’est-ce que le PEDMA ? Il
s’agit du document qui organise principalement la collecte puis le traitement
de tous les déchets du Département.
L’enjeu est de taille puisqu’en Saône-etLoire ce ne sont pas moins de 592 000
tonnes de déchets qui sont produits
chaque année. Mais, le travail présenté
par la majorité socialiste pèche sur
deux points principaux :
- premièrement, ce Plan annonce des
solutions sans prévoir leur réalisation
concrète sur le terrain. Par exemple, le
centre d’enfouissement de Torcy doit
fermer ses portes le 31 décembre 2014
sans que rien ne soit prévu pour le remplacer. Le PEDMA indique simplement
que le futur centre sera « localisé sur le
territoire nord ouest du département ».
C’est un peu juste quand on connait les
difficultés d’acceptation de ce type
d’équipement par la population ainsi
que la complexité administrative. Rien
ne pourra être prêt au 1er janvier 2015.
Une seule solution préconisée par le
plan : enfouir les déchets... Est-ce cela
que nous voulons pour nos enfants ?
- le deuxième point à relever concerne le périmètre du PEDMA. En effet,
tout est prévu et organisé dans les limites très strictes des frontières administratives de la Saône-et-Loire.
Hors de question que les communes
du sud du département aillent faire
incinérer leurs déchets à Villefranche. Non, il faut que les déchets de
cette commune fassent 100 km au
nord pour être enfouis en Saône-etLoire ! Ce protectionnisme en matière de déchets est difficilement compréhensible alors que la coopération
avec les départements limitrophes
pourrait être source de nombreuses
économies. Il faut également poser la
question du coût écologique d’une
telle transhumance de nos déchets à
l’heure des préconisations du Grenelle de l’environnement
André Accary
Président du Groupe Union pour
l’Avenir de la Saône-et-Loire
Conseiller général du canton
de Paray-le-Monial
Les élus de la majorité,
GROUPE SOCIALISTE, RADICAL ET DIVERS GAUCHE
Lesréponsesgouvernementales
inadaptées à l’ampleur
de la crise
O
n s’enivre depuis peu
sur le frémissement
des marchés boursiers, qui ouvrirait
les portes à une «sortie de crise ».
Pourtant, l’économie réelle de
notre pays est durablement affectée et les conséquences pour
la population aggraveront encore
ses difficultés. La dégradation du
marché du travail et le déficit public record affaiblissent structurellement notre économie. La
première se manifeste par la
destruction de plus de 350 000
emplois dans le secteur privé,
dont 150 000 dans l’industrie,
provoquant une hausse du taux
de chômage à 9,6%. Quant au déficit public, qui s’établirait en
2009 à 140 milliards d’euros
soit 7,5 % du PIB, il a plus que
doublé depuis 2002. Le ralentissement de l’activité est bien sûr
en cause. Mais ces résultats sont
aussi les conséquences de choix
politiques fiscaux inconséquents.
Depuis 2002, les réductions
d’impôt accordées par le Gouvernement représentent un manque
à gagner de 28 milliards d’euros
pour l’État. Or, les tenants de ce
gaspillage viennent ensuite présenter l’addition aux collectivités, en réformant la taxe professionnelle qui les privera tout
simplement de leur capacité à financer leurs politiques. Sur fond
de discours populiste, le gouvernement affaiblit l’impôt progressif, qui corrige les inégalités, et
force les collectivités à augmenter une fiscalité locale par nature
injuste. Au-delà de ce cynique
tour de passe-passe, la crise révèle bien l’incapacité du gouvernement à juguler les dogmes libéraux qu’il prône pourtant.
Rémi Chaintron
Conseiller général de Louhans
3e vice-président chargé
des Finances
président du Groupe socialiste,
radical et divers gauche
Débat : la taxe carbone
Taxe carbone : il est urgent
de changer de comportements
Écologiquement inefficace,
socialement inacceptable
On ne peut pas en 2007 signer des deux mains le Pacte écologique de Nicolas
Hulot qui prévoit entre autres l’instauration de la taxe carbone, et aujourd’hui
démonter cette dernière parce qu’elle est présenté par le Président de la République ! C’est
pourtant ce que font allègrement les socialistes.
Par contre, il faudra être vigilant pour que ni les
plus démunis ni les personnes habitant à la
campagne non desservie pas les transports en
commun ne soient pénalisés. La taxe carbone
n’a qu’un seul objectif : faire changer les comportements et non créer des nouvelles inégalités. Ainsi, 100 % du produit de la nouvelle taxe
sera bien redistribué aux ménages et aux entreprises. Mais cette compensation ne sera pas
uniforme, elle sera différenciée suivant le lieu
d’habitation notamment et suivant l’accès aux
transports. L’urgence écologique sur le sujet est
réelle, il en va de notre responsabilité collective
de faire bouger les choses.
La taxe carbone risque de creuser un déséquilibre tant social que
territorial. Cette taxe est, en fait, injuste car le « chèque vert » ou
le crédit d’impôt sera versé de la même
manière au faible revenu comme au
contribuable profitant du bouclier fiscal,
aux ruraux comme aux citadins alors que
les questions de logement, de transport
ne sont pas les mêmes.
Quant à l’affectation, rien n’est clair… Cette
taxe devrait servir à financer les investissements publics en matière de transport collectif et d’efficacité énergétique des bâtiments, seule voie durable de réduction de la
consommation d’énergie : choix d’investissements créateurs de richesse que fait déjà
le Conseil général de Saône-et-Loire.
Pour être acceptable, une telle contribution
doit préserver équité sociale et développement harmonieux du territoire.
Jean-Luc Vernay
Conseiller général du Canton d’Issy-l’Evêque
Conseiller général du canton
de Saint-Germain-du-Bois
© DR
Edith PERRAUDIN
N°9 • octObre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
16
© T. CHASSEPOUX
Avec les yeux de ...
Sociologue de formation,
Mansour Zoberi vit avec sa
famille de quatre enfants à
Lacrost, près de Tournus.
Mansour Zoberi
Ambassadeur de la Diversité
© T. CHASSEPOUX
C
© T. CHASSEPOUX
Depuis trente ans, il sert de passerelle entre les habitants des quartiers et les pouvoirs publics.
e médiateur de haut vol
a forgé son expérience
lors des premières
émeutes de banlieues,
au début des années 80. Depuis,
il a toujours œuvré pour promouvoir la diversité et l’égalité
des chances, aux côtés des collectivités locales, puis au sein
d’une grande enseigne. Né en
Algérie, c’est dans les faubourgs
de Mâcon que Mansour Zoberi
passe sa jeunesse, avec ses huit
frères et sœurs. Issu d’un milieu ouvrier, il accumule les tableaux d’honneur. Au milieu
des années 70, après des études
à Mâcon, à l’école de la République, il se fait l’ambassadeur des
habitants de son quartier, qui
demandent un équipement de
proximité. La maison de quartier des Gautriats voit le jour et
son animation lui est confiée.
dans le quartier des Minguettes,
à Vénissieux, et au Mas du Taureau, à Vaulx-en-Velin. « Je faisais
le lien entre les familles et les
pouvoirs publics, pour que chacun apprenne à se parler », explique-t-il. Au début des années 90,
il aide ponctuellement une grande enseigne à gérer les problèmes rencontrés par les grandes
surfaces implantées dans les
quartiers difficiles : « il fallait réconcilier les habitants avec les
magasins, sans passer par le
tout sécuritaire », précise Mansour Zoberi. En 1997, il rejoint le
groupe Casino en tant que directeur de la Politique de la ville, de
la Solidarité et de l’Égalité des
chances. Un poste à la mesure de
ses ambitions, qui lui permet
une grande liberté d’action : « je
suis un électron libre ! ».
À l’avant-garde des problématiques sociales, le groupe, partenaire des politiques publiques depuis 1993, participe à
l’élaboration de la charte de la
Diversité en 2004 dont il est l’un
des premiers signataires. En
2006, Mansour Zoberi obtient
l’Ordre national du Mérite des
mains d’Azouz Begag, ministre
délégué à la Promotion de l’égalité des chances à Lacrost, en
présence d’Arnaud Montebourg, alors député. En 2008, il
est fait chevalier de la Légion
d’honneur pour son action en
faveur de la lutte contre les discri-minations.
Située au nord de Mâcon, dans le quartier des Saugeraies, cette
structure a été créée au milieu des années soixante-dix, à la suite
d’une mobilisation des habitants, dont Mansour Zoberi était le
porte-parole. Il en est devenu l’animateur, pendant plusieurs années.
une date
1997
Cette année-là, Mansour Zoberi est
convoqué par le président d’une grande
enseigne qui lui demande d’intégrer le
groupe Casino, en tant que responsable de la politique de la
ville, de l’insertion et de la solidarité.
un objet
La Légion d’honneur
r
d
Pour maintenir les magasins
dans les quartiers, il mise sur
l’emploi local, notamment des
filles à des postes clé, à Torcy. La
grande surface de Vaulx-en-Velin sert de laboratoire social :
deux tiers du personnel sont issus du quartier ! Les processus
La maison de quartier
des Gautriats
de recrutement sont redéfinis :
les jeunes sont jugés sur leurs
aptitudes, par des mises en situation de travail, plutôt que sur
leur CV. Et l’évolution au sein
du groupe est possible, pour
tous : « tous les ans, nous recrutons au minimum cent personnes issues des banlieues, à
des fonctions d’encadrement
et proposons cinq cents stages
à des jeunes de Zup. », précise
Mansour Zoberi.
©
Familier des politiques de la
ville, Mansour Zoberi travaille
pendant quinze ans comme
agent de développement local
dans les banlieues sensibles de
la région Rhône-Alpes : il sert de
médiateur lors des émeutes
un lieu
N°9 • octObre 2009 • Le Journal du Conseil Général de Saône-et-Loire
Le 30 décembre 2008, Mansour
Zoberi est fait chevalier de la
Légion d’honneur. Il reçoit en avril
cette haute distinction des mains
de Fadela Amara, secrétaire d’État
chargée de la Politique de la ville.

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