La première guerre mondiale, l`expérience combattante

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La première guerre mondiale, l`expérience combattante
La première guerre mondiale, l'expérience combattante
Introduction
Attentat de Sarajevo : Le conflit trouve son origine dans les Balkans, où l'Autriche-Hongrie et la
Russie se disputent les restes de l' Empire ottoman. Le 28 juin 1914, l'archiduc François-Ferdinand,
héritier de l' empire austro-hongrois, est assassiné à Sarajevo par un nationaliste serbe de Bosnie,
une province annexée par l'Autriche en 1908. L' Autriche-Hongrie adresse un ultimatum à la Serbie.
Celle-ci est soutenue par la Russie qui ordonne la mobilisation générale le 30 juillet 1914.
revendications nationalistes : demande faite par un peuple se reconnaissant comme une nation
( même langue, même héritage historique, même sentiment d'appartenance à un groupe identitaire
commun) d'avoir un territoire sur lequel il puisse exercer sa pleine souveraineté. ( État-nation).
Les grandes phases de la guerre :
Les états-majors ont planifié une guerre courte fondée sur l'offensive. Ces plans sont déjouées en
raison de l'essor considérable de l'artillerie lourde, qui change la nature de la guerre. L'avancée
allemande est stoppée à l'issue de la bataille de la Marne ( 5-9 septembre 1914). A l' Est,
l'Allemagne brise l'offensive russe à Tannenberg ( 26-29 août 1914).
Les fronts se stabilisent jusqu'en 1917 et les armées s'enterrent dans les tranchées : c'est la guerre
de position. Les belligérants tentent vainement de percer le front adverse, au prix de combats très
couteux en vies humaines : les Allemands à Verdun ( 300 000 morts entre février -décembre 1916),
les Alliés lors de la bataille de Somme ( plus de 400 000 morts entre juillet et novembre 1916) ou
du chemin des Dames ( avril 1917). Les Alliés échouent à ouvrir un nouveau front en débarquant
aux Dardanelles ( avril 1915).
L'année 1917 est le grand tournant de la guerre : la révolution bolchevik d'octobre entraine la
défection de la Russie qui signe avec l'Allemagne le paix de Brest-Litovsk ( mars 1928). L'entrée
des États-Unis ( 6 avril 1917) modifie le rapport de force en faveur de l' Entente. Le 11 novembre
1918, l'Allemagne signe l'armistice de Rethondes avant que son territoire ne soit envahi par une
armée étrangère.
Le Miroir : hebdomadaire illustré essentiellement consacré à la photographie d'actualité, fondé en
avril 1912 pour succéder au Supplément du Petit Parisien. Il connut sa plus grande diffusion durant
la première guerre mondiale auquel il se consacra exclusivement jusqu'à la fin du conflit.
I. Une guerre d'un nouveau genre
no man's land : « terrain sans homme » en anglais. Zone située entre les premières lignes des deux
armées ennemies.
Blaise Cendrars ( 1887 – 1961) : Poète franco-suisse ayant servi comme « nettoyeur de tranchée »
dans la Légion étrangère française durant la première Guerre mondiale. Il écrivit le poème « J'ai
tué » , illustré par le peintre Fernand Léger.
Erich Maria Remarque ( 1898-1970) : écrivain allemand, ancien combattant de la guerre 14-18,
auteur du roman pacifiste « A l' Ouest rien de nouveau », dont le succès fut mondial avant d'être
adapté à Hollywood.
Ernst Junger : Engagé volontaire à 19 ans, décoré en 1918 de la Croix pour le Mérite, l'une des
plus hautes distinctions militaires allemandes, Ernst Junger a raconté son expérience combattante
dans son ouvrage le plus connu, Orages d'acier ( 1920).
Artillerie : Les canons, obusiers, mortiers sont à l'origine de l'essentiel des pertes humaines.
L'artillerie utilise différents obus. Les obus à balles (shrapnel en allemand) sont conçus pour
exploser au dessus des lignes ennemies, projetant des centaines de minuscule balles en métal.
Gaz toxiques : Utilisés pour la première fois par les Allemands en avril 1915, ils se diffusent dans
les différentes armées. Le chlore est remplacé par le phosgène, invisible est plus mortel.
« Gaz moutarde » (ou ypérite ): gaz de combat testé, pour la première fois, par l'Allemagne à
Ypres ( Belgique) en 1917. Agissant sur la peau , il rendait inefficace la protection des masques à
gaz.
Saignée à blanc : Action militaire menée dans le but de faire le plus de victime possible dans les
rang ennemi
Brutalisation : néologisme dérivé de l'anglais, brutalization, décrivant le processus par lequel la
violence physique et psychologique de la guerre engendre chez les soldats et les civils des
comportements brutaux. Les historiens français lui préfèrent le terme d' « ensauvagement ».
Nettoyeurs de tranchées : unités spécialement armées et entrainées afin de neutraliser les ennemis
encore en état de combattre après l'assaut de leur tranchées. Le poète franco-suisse Blaise Cendrars
fut un nettoyeur de tranchée.
Guerre d'usure : Stratégie consistant à épuiser les forces humaines et matérielles de l'adversaire
par de petites offensives qui se révèlent souvent meurtrières.
Poilus : appellation donnée aux combattants français de 1914-18, en partie parce qu'il n'ont pas la
possibilité de se raser. Dans l'argot militaire, le terme désignait aussi traditionnellement un soldat
valeureux.
Char : Apparus en 1916 et conciliant la mobilité et la puissance de feu, les chars permirent à partir
de 1917, de surmonter le blocage stratégique de la guerre des tranchées.
II. Une guerre totale
économie de guerre : Transformation des activités économiques civiles d'un pays en activités
réorientées vers la production d'équipements militaires ou de toutes productions autres permettant la
poursuite du conflit.
Propagande : Ensemble d'actions psychologiques influençant la perception publique des
évènements. Lors d'une guerre, la propagande est utilisée pour déshumaniser l'ennemi et susciter la
haine, en contrôlant la représentation que s'en fait l'opinion publique.
Bourrage de crane : expression employée à l'origine par les poilus pour dénoncer les mensonges
de la presse sur les réalités du front. Par extension, il désigne la propagande patriotique.
culture de guerre : représentations et attitudes qui justifient le conflit en développant une véritable
haine à l'égard de l'ennemi identifié comme le Mal. On parle aussi de culture de guerre pour
désigner le fait que l'ensemble des représentations et des attitudes économiques et culturelles d'une
société civile finit par être structuré autour des objectifs guerriers.
III. Des sociétés profondément bouleversées
Monument aux morts : Monument érigé à la mémoire des victimes, combattantes ou non
combattantes, d'un conflit.
Mutinerie : refus collectif de combattre. Dans le cas de cette guerre, refus de sortir des tranchées et
d'aller en première ligne.
gueules cassées : nom donné aux 14 000 combattants français atrocement mutilés.
Anciens Combattants : soldats ayant participés à la Grande Guerre et qui, à partir de 1917,
s'organisent en associations pour défendre leurs intérêts et entretenir la mémoire de leurs camarades
tués au combat.
pacifisme : idéologie ou ensemble d'actions qui ont pour objectif de défendre la paix et donc de
refuser la guerre.

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