cacapa va partir lyon

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Transcription

cacapa va partir lyon
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
(Photo Stan Perec/Presse Sports)
MOTO
ROSSI, UNE NOUVELLE
SAISON À FOND
(Photo Jean-Marc Pochat)
1
Le Championnat du monde démarre par le GP d’Espagne, dimanche. Qui pourra
empêcher Valentino Rossi (notre photo) de coiffer une huitième couronne ?
Découvrez l’ensemble des engagés et le calendrier complet
de la saison 2006-2007. (Pages 14 et 15)
*61 ANNÉE - N 18 897 0,80 /
e
o
France métropolitaine
ATHLÉTISME
L’IGS SE SAISIT
DU CAS BARBER
L’athlète, qui proteste contre la brutalité
de son interpellation, a déposé une plainte
à la police des polices, qui va mener son enquête.
(Page 12)
www.lequipe.fr
Jeudi 23 mars 2006
T 00106 - 323 - F: 0,80 E
3:HIKKLA=[UU]U^:[email protected]@[email protected]@a;
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
COUCOU, REVOILA CALAIS
C’est devenu une habitude. Finaliste de la Coupe de France en 2000, Calais, équipe de CFA, s’est qualifié hier pour les quarts de finale
en battant Brest (1-0 a.p.). L’autre exploit revient à Montpellier (L 2), vainqueur de Bordeaux (1-0). L’OM et Lille n’ont pas tremblé. (Pages 2 et 3)
SPÉCIAL FOOT
CAÇAPA,
LE RETOUR
DU CAPITAINE
(Page 4)
PLATINI
ATTAQUE
LE G 14
(Page 5)
RUGBY
LYON
AFFICHE
SES AMBITIONS
(Page 10)
BIATHLON
BOULOGNE-SUR-MER. – Christophe Rollet (no 3) et Nicolas Devilliers (no 8) communient avec leur public. Six ans après la formidable épopée qui l’avait conduit jusqu’en finale, où il avait échoué d’un souffle
face à Nantes (2-1), Calais vit une nouvelle histoire d’amour avec la Coupe de France. Pour tous les supporters rouge et jaune, les rêves les plus fous sont désormais permis.
(Photo Jean-Louis Fel)
POIRÉE,
TOUT POUR
UN CINQUIÈME
TITRE
(Page 12)
À chacun sa peau,
à chacun sa réponse Men Expert.
Des rides un peu trop expressives ?
La solution : Stop Rides.
Soin hydratant anti-rides d’expression
23
MARS
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VOUS AUSSI VOUS LE VALEZ BIEN
L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 / ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 / ; AUTRICHE, 2 / ; BELGIQUE, 1,5 / ; ESPAGNE, 1,75 / ; GRÈCE, 1,95 / ; ITALIE, 1,7 / ; LUXEMBOURG, 1,5 / ; PAYS-BAS, 2 / ; PORTUGAL CONT., 1,8 /.
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
(Page 7)
Bleu
Rouge
Jaune
ALLEMAGNE,
UNE LUEUR
D’ESPOIR
Jaune
(Page 7)
Noir
Bleu
Noir
MONDIAL :
LES ARBITRES
JOUENT
LEUR PLACE
2
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL COUPE DE FRANCE (huitièmes de finale)
L’HUMEUR
CALAIS (CFA) - BREST (L 2) : 1-0 a.p.
Calais est éternel
La légende continue pour le CRUFC, Petit Poucet des quarts de finale grâce à un succès arraché en prolongation.
CALAIS - BREST :
1-0 a.p.
Temps froid. Pelouse en bon état.
6 500 spectateurs environ. Arbitre :
M. Lhermite. But : Hoguet (115e).
Avertissement. – CALAIS : Marque
(93e, tacle irrégulier sur Sarr).
CALAIS : Schille – Meirsman, Briesmalien (Hurtrel, 46e), Bouzin – Millien
(Dutitre, 91e), Devilliers, Marque
(cap.), G. Vasseur, Rollet – Boutoille
(Playe, 118e), Hoguet. Entraîneur :
S. Jore.
BREST : Elana – Bourgis, Oliveira,
Charpenet, Forest (Bernardet, 92e) –
Auriac (N’gal, 95e), Guégan (cap.),
Sarr(Liabeuf,106e),Aliaj–Verschave,
Malm. Entraîneur : T. Goudet.
BOULOGNE-SUR-MER –
de notre envoyé spécial
L’ÉDITO
CE PROCÈS QUI
« FEND LE CŒUR »
I
Caen
reçoit
re
ç Clermont
ço
8
2
Brest
9
5
Laval
Rennnnes
Nantes 10
Châteauroux
Châ
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reç
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çoo Guingamp
La Rochelle
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3
Auxerre
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3
12
8
11
6
Valencieennes
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A
Amiens
reç
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Bordea
Bordeaux
Biarritz
18
8
1
Strasbourg
12
4
Dijon
10
4
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Limoges
Clermont
15
8
Sedann
12
5
7
3
Sochaux
Gueugno
g oon
reç
eçoit
ço Grenoble
13
8
Lyon
13
6
LES PARCOURS DE CALAIS
DEPUIS 2000
2000 : finale, battu par Nantes (1-2).
2001 : 32e de finale, battu par Sedan
(1-3).
2002 : 6e tour, battu par Boulogne-surMer (N) (1-1, 3-4 aux t.a.b.).
2003 : 7e tour, battu par Armentières
(CFA 2) (0-1).
2004 : 4e tour, battu par Cambrai (CFA 2)
(0-1).
2005 : 32e de finale, battu par Auxerre
(0-1).
ILS ONT DIT
Grenoble
ble
15
9
15
Le temps est sec
10
Toulouse
16
9
sous un ciel très nuageux,
Marseille
Rugby
R
g
b
y
(Top
(T
(
p
14),
)
,
8
simplement voilé sur l’Ouest.
reç
eçoit
ço Agen
en
À la mi-journée, un voile dense, couvre l’ouest
Bastia
Perpignan
du pays. Des pluies régulières envahissent le
reç
eçoit
ço Istres 15
Poitou-Charentes jusqu’à la Bretagne. Sur le nord de l’Aquitaine,
11
les pluies sont faibles et éparses. Ailleurs, le soleil réussit parfois quelques
percées, plus jolies vers les Pyrénées. Sur le pourtour méditerranéen, après
de belles heures de soleil, le ciel se voile dans l’après-midi.
LA QUESTION D’HIER
L’Allemagne, à domicile, gagnera-t-elle
une quatrième Coupe du monde cet été ?
OUI .............................................................................................. 9 %
NON ........................................................................................... 91 %
(nombre de votants : 80 755)
Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS
FINALEMENT, Louis Nicollin a eu
raison d’annuler sa cure. Faussement pessimiste ou délibérément
provocateur, le président de Montpellier ne voulait pas, dans un premier temps, assister au huitième de
finale de son équipe face à Bordeaux. Perdu d’avance, disait-il, en
substance. Dans la presse locale, il
assurait même : « On est noir cette
saison. Il faudrait que Domergue
aille tremper son cul à Lourdes. »
Son entraîneur n’a pas fait le voyage
dans les Pyrénées, et son équipe, qui
végète au milieu de tableau de L 2, a
réussi l’exploit hier d’éliminer les
Girondins de Bordeaux, actuel deuxièmes du championnat de France,
défaits à seulement trois reprises
cette saison en Ligue 1 (contre
Auxerre, 0-1 ; Paris-SG, 0-2 et Le
Mans, 0-1).
Nicollin pouvait donc arborer un joli
sourire quand Ricardo, lui, affichait
une grise mine. L’équipe de l’entraîneur brésilien est désormais éliminée des deux coupes nationales et ne
doit plus se concentrer que sur sa
deuxième place à laquelle tout le
monde la croyait solidement scotchée avant trois dernières journées
de championnat au bilan moyen
(2 nuls, une victoire). S’il veut se qualifier directement pour la Ligue des
champions la saison prochaine, Bordeaux devra en tout cas retrouver la
discipline défensive qui a souvent
fait sa force cette année. Parce
qu’hier soir, il fut ballotté, dominé,
fatigué, pas vraiment inspiré.
Autour du stade, certains supporters
montpelliérains flairaient d’ailleurs
une soirée pas aussi désastreuse que
l’écart, entre le dauphin de Lyon et le
11e de Ligue 2, ne le laissait supposer. « On ne va pas se prendre une
tannée » , prédisait l’un d’entre eux.
Assez tôt dans la rencontre, sa sen-
sation s’avérait juste. Le dispositif
offensif mis en place par Domergue –
un 4-3-3 à la Lyonnaise – contrastait
avec l’apathie girondine.
Les visiteurs multipliaient les erreurs
techniques et ne parvenaient pas à
traverser la ligne médiane balle au
pied. Jamais, au cours de la première
période, Bordeaux n’a donné
l’impression de maîtriser son sujet
quand Montpellier alternait jeu
court/jeu long, phases à une touche
de balle et provocations en un contre
un.
Les flottements récents connus par
les Bordelais en championnat se sont
donc étendus à la Coupe de France.
Face à Metz (3-3), un mois plus tôt,
ils avaient traversé les quarante-cinq
premières minutes de façon aussi
fébrile et étaient rentrés menés aux
vestiaires, 3-2. Cette fois, Ramé n’a
encaissé qu’un but, mais avait dû
s’interposer au préalable devant
Montaño, idéalement décalé par
Delaye (16e), et devant ce même
Delaye (33e). Montaño, lui, avait
décidé de s’effondrer dans la surface
MONTPELLIER - BORDEAUX : 1-0 (1-0)
###$$$
Temps doux. Pelouse bosselée. 9 537 spectateurs. Arbitre : M. Coué.
L. Clément
6
Bugnet
7,5
Alonso
4,5
Faubert
5
Taouil
7
Laslandes
Mavuba Henrique
e
e
Ngambi
a
3,5
5
4
6,5
PPionnier
Pi
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ionnie
Ram
mé
Lafourcade
Carotti
7
cap., 55,5
,55
6,5
cap., 6
F. M
Mendy
Beto
Perea
Br.
Cheyrou
6
4
5,5
4,5
Delaye
7
Francia
Colombo
Marange
Montaño
6
6
4,5
6
Remplacements. – 79e : Bugnet par
YACHIR ; 84e : Taouil par MICHALOWSKI.
Non utilisés : Gnanhouan (g.), Cambon,
Ab. Cissé.
Entraîneur : J.-F. Domergue.
Remplacements. – 46e : Br. Cheyrou par
FERNANDO (note : 5) et Laslandes par
DARCHEVILLE (note : 5) ; 77e : Alonso par
CHAMAKH.
Non utilisés : Roux (g.), Denilson.
Entraîneur : Ricardo.
LE BUT
1-0 : BUGNET (37e). – Dans la surface bordelaise côté droit, Montaño s’écroule devant Marange.
Le ballon arrive dans les pieds de Lafourcade, au point de penalty, qui le reprend instantanément.
Sa frappe heurte le poteau de Ramé et le ballon revient sur Bugnet, qui devance Faubert et
marque d’un plat du pied droit dans le but vide.
LES CARTONS
2 AVERTISSEMENTS. – Montpellier : Bugnet (35e, contestation), F. Mendy (76e, tacle en retard
sur Darcheville).
1 EXPULSION. – Bordeaux : Henrique (74e, tacle dangereux sur Bugnet).
PAGE 2
à chaque fois qu’il y pénétrait. Il le fit
deux fois. À la troisième, Lafourcade
suivait et sa frappe en pivot heurta le
poteau. Bugnet, l’ancien Girondin
particulièrement motivé hier soir,
était à l’affût et repris en force du
droit pour ouvrir le score (1-0, 37e).
Henrique expulsé
La reprise manquée de Laslandes
face au but de Pionnier (19e) apparaissait comme une bien faible
réplique aux coups de boutoir de
Montpellier. Ricardo décida alors de
faire rentrer Darcheville puis Chamakh, mais la seule véritable occasion de ses joueurs en seconde
période fut à mettre au crédit d’un
exploit de Perea, qui élimina trois
défenseurs, s’appuya sur Francia et
frappa avant d’être contré par la tête
courageuse de Ngambi (64e). Fernando, à la réception, expédia le ballon dans les tribunes. Et si ces dernières journées, face à Metz,
Toulouse (2-0) ou Troyes (1-1), en
championnat, Bordeaux avait su élever son niveau de jeu à un moment
de la partie, hier son teint ne repris
guère de couleur après la pause.
Celui du président Nicollin, en
revanche, fut plus rassurant que ses
déclarations fatalistes de début de
semaine ne le laissaient augurer.
Présent sur le banc de touche, il s’en
éjecta pour vilipender le tacle ravageur de Henrique sur Bugnet (74e).
M. Coué renvoya le défenseur bordelais aux vestiaires. La domination
technique des Montpelliérains
s’accompagnait alors d’une domination numérique. Delaye faillit en profiter, mais son tir fut dévié par Faubert (81e). Le seul but d’avance était
une garantie suffisante. Bordeaux
n’agitait aucune véritable menace et
Montpellier pouvait dérouler. Jusqu’au quart de finale de la Coupe de
France. Son premier depuis 1997.
DAMIEN DEGORRE
G Laurent NICOLLIN (président délégué de Montpellier) : « C’est surnaturel
(ironique). Quand on est capables de jouer ainsi contre le vice-champion de France
et qu’on est onzièmes de L 2, c’est risible. Ça veut dire qu’on n’a pas été trop cons
sur le recrutement, parce que les six nouveaux étaient là ce soir, c’est encourageant pour l’avenir. »
G Jean-François DOMERGUE (entraîneur de Montpellier) : « Un match plein,
et une victoire qui vient récompenser un groupe qui s’était fixé de prendre et de
donner beaucoup de plaisir. Du plaisir dans la rigueur, mais il ne faut pas oublier
notre quotidien qui est malheureusement la L 2. » – J. Ri.
G RICARDO (entraîneur de Bordeaux) : « Ça fait deux semaines qu’on a baissé
de rythme et de rendement. On a eu affaire à une très bonne équipe de Montpellier, solide, hyper motivée, qui a bien démarré et bien fini et mérite sa qualification.
(...) La Coupe était un objectif, mais de la façon dont a joué, c’était impossible. »
AGENDA
I LIGUE 2 (31e journée,
match décalé)
20 HEURES
Brest (17) - Sète (20)
I NATIONAL (29e journée)
DIMANCHE 26 MARS
DEMAIN
I LIGUE 2 (31e journée)
20 H 30
Amiens (16) - Laval (18)
Bastia (2) - Istres (14)
Caen (6) - Clermont (19)
Châteauroux (15) - Guingamp (13)
Gueugnon (9) - Grenoble (10)
Valenciennes (3) - Reims (12)
20 H 35
Créteil (7) - Sedan (1) (Eurosport)
I NATIONAL (29e journée,
match avancé)
SAMEDI 25 MARS
I LIGUE 1 (32e journée,
matches décalés)
18 HEURES
Bordeaux - Nice (Canal + Sport)
20 H 45
Monaco - Paris-SG (Canal +)
I LIGUE 2 (31e journée,
match décalé)
15 H 30
Le Havre (8) - Lorient (4) (Eurosport)
I COUPE DE FRANCE
11 H 45
I LIGUE 1 (32e journée)
17 H 15
Lyon (1) - Toulouse (15) (Canal +)
20 HEURES
AC Ajaccio - Metz
Auxerre - Saint-Étienne
Lens - Sochaux
Marseille - Le Mans
Nancy - Nantes
Rennes - Troyes
Strasbourg - Lille
(Ces sept matches sur Foot +)
Pts J.
— —
1. Lyon
68 30
2. Bordeaux 57 30
3. Lille
52 31
4. Auxerre 50 31
5. Marseille 48 31
6. Rennes 47 31
7. Lens
46 31
8. Paris-SG 46 31
9. Le Mans 46 31
10. Nice
43 31
11. Nancy
41 31
12. Monaco 40 30
13. Saint-Étienne 40 31
14. Nantes 37 31
15. Toulouse 36 31
16. Sochaux 33 30
17. Troyes 29 31
18. Strasbourg 26 31
19. AC Ajaccio 24 31
20. Metz
23 31
G. N. P. p.
— — — —
20 8 2 55
15 12 3 32
14 10 7 42
15 5 11 39
13 9 9 29
15 2 14 39
10 16 5 37
12 10 9 36
13 7 11 29
11 10 10 23
11 8 12 29
11 7 12 31
10 10 11 25
9 10 12 30
9 9 13 28
8 9 13 24
6 11 14 25
5 11 15 26
5 9 17 18
4 11 16 21
c.
—
22
16
20
32
28
43
27
28
25
24
25
27
31
31
36
36
38
40
40
49
Tirage au sort des quarts de finale (mardi
11 et mercredi 12 avril) dans l’émission
Téléfoot sur TF 1.
LUNDI 27 MARS
Diff.
—
+33
+16
+22
+7
+1
-4
+10
+8
+4
-1
+4
+4
-6
-1
-8
-12
-13
-14
-22
-28
I LIGUE 2 (31e journée,
match décalé)
20 H 30
Montpellier (11) - Dijon (5) (Eurosport)
MARDI 28 MARS
I LIGUE DES CHAMPIONS
(quarts de finale aller)
19 H 45
(20 H 45, HEURE FRANÇAISE)
Arsenal (ANG) - Juventus Turin (ITA)
(Canal +)
Benfica (POR) - FC Barcelone (ESP)
(Canal + Sport)
MERCREDI 29 MARS
I LIGUE DES CHAMPIONS
(quarts de finale aller)
20 H 45
Lyon - AC Milan (ITA) (TF 1)
Inter Milan (ITA) - Villarreal (ESP) (Foot +)
I NATIONAL (26e journée,
matches en retard)
JEUDI 23 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Rouge
Cherbourg
urgg
RÉGIS DUPONT
G Sylvain JORE (entraîneur de Calais) : « On ne réalise peut-être pas encore,
mais ce soir j’ai surtout une grande fierté devant la performance des joueurs. Dans
les semaines qui viennent on va parler de Calais, les gens vont être heureux et
attendre avec impatience ces quarts de finale, c’est très important. Chaque année
il y a un club amateur qui arrive en quarts de finale de Coupe de France : l’année
dernière c’était Boulogne, cette année c’est nous. Je comprends que l’on parle de
2000, mais c’est vraiment un autre groupe, une autre histoire. C’est une grosse
joie, dans les vestiaires il y avait des joueurs qui chantaient, qui dansaient. Le foot
c’est beau. Maintenant, le meilleur moyen de rester dans cette compétition, c’est
de jouer le plus normalement possible en championnat. Concernant le tirage, ça
fait longtemps que je n’ai pas vu Frank Ribéry que je connais et qui est Boulonnais
comme moi. J’aimerais bien avoir l’occasion de lui parler en quarts de finale. »
G Thierry GOUDET (entraîneur de Brest) : « J’avais demandé à mes joueurs de
l’envie, de la détermination, on savait que Calais était dans une dynamique de
Coupe. La Coupe, ça les transcende. On a réussi à les emmener, pendant deux
heures ou presque, ils commençaient à ne plus avoir d’occasions, et voilà. Un coup
de pied arrêté nous met dans une situation difficile. Maintenant, on sait que pour
nous ça sera très difficile jusqu’au bout cette saison. »
G Mathieu HOGUET (Calais) : « Aujourd’hui l’ambiance pendant le match,
c’était de la folie. Je n’ose même pas imaginer ce que ce sera en quarts de finale. Ce
soir, j’en ai pris plein les yeux, et ce but est un super cadeau. On sait qu’on a un
groupe extraordinaire. Cette victoire, c’est l’état d’esprit calaisien. En 2000, j’ai
vibré avec Calais. Maintenant, il y a l’épopée 2006, à nous de marquer notre
empreinte. On ne veut pas s’arrêter en quarts de finale, que ce soit contre Marseille
ou une autre équipe. »
G Samuel MARQUE (Calais) : « C’est magnifique. Après avoir passé Troyes, on
se disait : on n’a pas le droit d’arrêter sur Brest. En quarts, peu importe l’adversaire,
ce sera de toute façon difficile. En tout cas, ça commence à être la folie, et les
anciens vont bien nous aider pour gérer tout ça. » – R. D.
Bleu
Bleu
Jaune
7
0
L
Lille
Mais le repos sembla anesthésier les
nouveaux joueurs de Thierry Goudet,
clairement en difficulté dès la reprise.
Tout simplement dépassés par le
rythme. Un tir lointain de Marque (49e)
et un coup franc de Bouzin capté par
Elana (50e) sanctionnèrent une domination dès lors sans partage de Calaisiens bouillants. Mais, bien qu’à sens
unique, la deuxième période fut, longtemps, infiniment moins spectaculaire
que la première.
À défaut de savoir attaquer, Brest
prise. Et combien toute équipe professionnelle doit toujours se méfier de ce
satané CRUFC. Car, au bout d’un corner sur lequel Boutoille dût s’y prendre
à deux fois, Hoguet plaça sa tête bien
faite (1-0, 115e). Le buteur était sur son
nuage : « C’est extraordinaire, inexplicable, c’est Calais. » Le stade de la
Libération était en feu. Comme à
chaque fois que Calais le visite en
Coupe de France.
Montpellier, à la peine en L 2, a dominé pendant quatre-vingt-dix minutes
un bien triste dauphin de Lyon.
LA MÉTÉO
8
-1
Hoguet,
tête bien faite
montrait en effet une certaine science
défensive. Et il fallut attendre deux
erreurs pour que les occasions reviennent. D’abord un marquage très lâche
sur Meirsman à l’arrivée d’un coup
franc lointain : la tête du défenseur
calaisien fut bloquée par Elana (79e).
Deux minutes plus tard, le gardien breton commit le premier impair de sa soirée en relâchant un corner aérien : la
reprise de Devilliers fut dégagée sur la
ligne par Bourgis (81e). Les lignes
étaient de plus en plus distendues, le
jeu de plus en plus direct, et à force de
ressembler à une prolongation, le
match eut donc droit à sa demi-heure
de rab.
Et là, les jambes bretonnes prirent doucement l’ascendant. Notamment
celles, de feu, de l’entrant N’gal. Aliaj
obligea donc Schille à se coucher (98e),
Malm envoya une tête légèrement audessus (105e), N’gal (110e) et Charpenet (112e) ne cadrèrent pas leurs tentatives. Dans l’intervalle, un tir de Rollet
difficilement détourné par Elana
(107e) indiqua quand même combien
le cœur calaisien n’avait pas lâché
Jore : « Les gens vont être heureux »
Exit les Girondins
de notre envoyé spécial
8
4
de Aliaj renvoyée vers Verschave, dont
la reprise à bout portant échoua sur la
parade du gardien calaisien (23e).
À l’arrivée, une première mi-temps
emballante et ouverte, à l’inverse de ce
qui fait trop souvent le quotidien de la
L 1. À la pause, Calais n’avait aucune
raison de ne pas y croire. Il avait
notamment résisté, au cœur de cette
période, à un gros quart durant lequel
Brest lui avait confisqué le ballon. Sans
dommage.
ILS ONT DIT
MONTPELLIER (L 2) - BORDEAUX : 1-0
MONTPELLIER –
Foot (L 2)
BOULOGNE-SUR-MER. – Christophe Rollet et les Calaisiens sont allés
au bout d’eux-mêmes pour arracher la qualification à cinq minutes
du terme de la prolongation. (Photo Jean-Louis Fel)
Jaune
Noir
LS sont impayables ces Marseillais, on veut dire ceux
du deuxième procès des comptes de l’OM. Quel film,
quelles répliques, quels acteurs, c’est Raimu, Pagnol,
Fernandel ressuscités. C’est la suite de Plus belle la vie,
le feuilleton marseillais de France 3, en version prétoire.
Sauf que c’est « pour de vrai ». Et que ce procès,
examinant quatorze transferts présumés suspects
réalisés par l’OM au cours de la période 1997-1999,
jette l’éclairage le plus cru sur les mœurs d’un certain
football. Entre pathétique, délictueux ou carrément
grotesque quand Christophe Dugarry, l’unique joueur
qui, enfin, allait être entendu, ne fut pas autorisé
à témoigner, hier, parce qu’on l’avait surpris en
discussion avec un avocat de la défense. C’est interdit
par le Code de procédure pénale. Une occasion
manquée ou un épisode de trop ? Un procès, ce sont
des hommes et, donc, ce sont des mots. Cet
avertissement, d’abord, de Jacques Beaume, procureur
de la République de la ville : « À Marseille, l’OM a un
statut particulier. » Et d’insister sur « l’institution
colossale (...) sur le plan de la symbolique marseillaise,
de la politique marseillaise, de l’ordre public
marseillais, de l’équilibre social de la ville ».
Jean-Michel Roussier, l’un des quinze prévenus,
directeur général du club de 1995 à 1999, a-t-il dit
autre chose lorsqu’il a avancé : « On n’est pas dans un
monde normal à l’OM » ? Les mots de Robert
Louis-Dreyfus, évoquant ses relations avec Courbis :
« Quand je l’ai rencontré la première fois, je lui ai dit :
“Pas de magouilles, pas de tricherie, je veux qu’on soit
impeccables”. » Cette réflexion du président Vincent
Turbeaux : « Soit M. Louis-Dreyfus est ignorant et se
fout du droit, de la juridiction, du Code pénal, de la
Ligue. Soit il dit la vérité. » Et ce surréaliste dialogue
d’avant-hier : le président interroge les prévenus sur le
contrat de 4,6 millions d’euros signé par les Blackburn
Rovers pour le transfert de Sébastien Pérez à Marseille.
Robert Louis-Dreyfus : « Pas vu. » Jean-Michel Roussier :
« J’en ai entendu parler plus tard. » Rolland Courbis :
« Personne ne m’en a parlé. » Et puis, il y a cette colère
du président Turbeaux : « J’ai vu des pauvres gens
reconnaître les faits. Mais vous, la crème de ce qui peut
se faire, vous êtes affligeants. Il n’y en a pas un qui va
parler et dire ce qui se passe dans le football ! » Enfin
des mots vrais. À Marseille, c’est un procès où
la tristesse se mêle à l’indignation. Raimu, Pagnol et
Fernandel sont loin. Nous, on n’a plus envie de rire.
Noir
À CALAIS, l’exploit est définitivement
devenu une habitude. Six ans après
son expédition au Stade de France, le
CRUFC retrouve son statut de meilleur
club amateur de l’Hexagone. Il sera le
petit poucet des quarts de finale, grâce
à un succès obtenu en toute fin de prolongation face à Brest, qui a malheureusement justifié pendant cent vingt
minutes son classement de premier
non-relégable en Ligue 2. Pour les Bretons, le match le plus important de la
semaine n’était certainement pas celui
d’hier. Mais tout de même. Hormis un
bon quart d’heure en première
période, ils n’ont jamais dominé leur
sujet. Ils ont logiquement fini par en
être punis.
Il y a six ans, Calais avait déjà sorti en
huitième de finale, aux tirs au but, une
équipe de L 2 (Cannes) dans ce même
stade (l’arbitre s’appelait déjà Patrick
Lhermite). Et la performance survenait
après les évictions de Lille (en route
vers la Ligue 1) et Langon-Castets
(CFA 2). Cette fois, ses victimes précédentes se nomment Troyes (L 1) et
Sainte-Geneviève-des-bois (CFA). Difficile de ne pas établir un parallèle. À
Calais, en tout cas, tout le monde n’a
plus que ça en tête depuis quelques
jours. Malgré les absences de Baron et
Liébart, qui composent normalement
la charnière centrale, le CRUFC a
encore fait enfler sa propre légende
hier à Boulogne-sur-mer. Dans trois
semaines, l’adversaire sera forcément
un cador. Il devra être sacrément fort
pour s’opposer à la déferlante qui a
emporté Brest sur la Côte d’Opale.
Cela se passera certainement au stade
Félix-Bollaert. Et certainement devant
30 000 supporters, au minimum.
Hier, Calais a enflammé le stade de la
Libération avec une tête de Hoguet
brillamment détournée par Elana (4e).
Et comme Brest n’était pas décidé à se
laisser congeler par un solide vent de
nord-est, les spectateurs eurent droit à
cinq occasions nettes avant la pause.
Trois pour Calais : après sa tête initiale,
Hoguet s’arracha en effet pour se présenter face à Elana, qui plaça sa main
droite sur le chemin de la pichenette de
l’attaquant du CRUFC (21e). Puis, il
arriva trop tard pour récupérer un ballon chipé par Boutoille entre Charpenet et Elana (42e). Et deux pour les Bretons : une tête au deuxième poteau de
Sarr (8e) repoussée par Schille, encore
impérial en deux temps sur une frappe
3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL COUPE DE FRANCE (huitièmes de finale)
MARSEILLE - SOCHAUX : 2-0
Marseille, maître du temps
Un OM apathique s’est qualifié dans le dernier quart d’heure grâce à un doublé de Toifilou Maoulida.
Pour la première fois
depuis 1996, l’OM s’est
qualifié pour les quarts
de finale de la Coupe de
France, où il peut déjà
rêver de retrouver le
Paris-SG. Éliminé de la
Coupe de l’UEFA il y a
une semaine par le
Zénith Saint-Pétersbourg,
Marseille se procure ainsi
des raisons de croire à
une fin de saison
prometteuse, avec la
possibilité de briller sur
deux tableaux.
Fernandez :
« Les gros sont là »
« Soulagé », selon ses propres mots,
Jean Fernandez reconnut les difficultés marseillaises à se sortir du piège :
« On avait un peu peur de ce match
car on ne savait pas où on en était
physiquement après notre gros
match à Lille (0-0, dimanche). En pre-
mière mi-temps, on avait des jambes
en coton. Il n’y avait pas d’agressivité, pas d’animation, pas de passe
dans les intervalles, pas de décalages au milieu. On l’a fait après la
pause. Là, on ne s’est plus sentis en
danger, même si je reconnais que le
premier but est assez heureux. »
Il fallut pourtant attendre le dernier
quart d’heure et cette déviation
opportune de la poitrine signée
Maoulida d’un tir de Cana pour que
Sochaux plie (77e). Car, jusque-là, tel
le roseau de la fable, le club doubiste
n’avait pas rompu, malgré la sortie
pour blessure (élongation) de Souleymane Diawara (65e), le taulier de
sa défense. « Il nous stabilisait,
reconnut Bijotat, mais on commençait déjà à trop subir. Ça n’a fait
qu’amplifier nos difficultés. » Ni
Nasri (64e), ni Pagis (69e), ni Civelli
(72e), régnant sur les corners de
toute sa majesté, ni Oruma (75e)
n’avaient, en effet, pu faire la décision. Elle intervint en sept minutes,
grâce à Toifilou Maoulida, qui doublait la mise au terme d’une superbe
ouverture de Pagis (84e) alors que
Sochaux s’était lancé à l’abordage
pour égaliser.
« On avance vers la finale, confia
Jean Fernandez. Mais les gros sont là
et ça devient difficile pour aller au
bout. Ça l’aurait été encore plus si on
s’était qualifiés en Coupe d’Europe.
Par rapport à des équipes comme le
PSG, Auxerre ou Bordeaux, on a déjà
joué seize matches de plus. C’est
presque un demi-Championnat.
Autant dire que le paramètre physique sera déterminant en fin de saison. »
Il le sera aussi pour un Sochaux qui
jouait hier sans son capitaine, Isabey, out pour trois semaines, et qui
risque d’être privé aussi de Diawara
pour le déplacement à Lens, samedi.
Mais, plus que dans les jambes, c’est
dans les têtes que l’avenir en Ligue 1
du club doubiste va maintenant se
jouer. « C’est une saison où tous les
malheurs s’accumulent », conclura
Bijotat, dont l’équipe va affronter les
cinq derniers du Championnat lors
des six dernières journées. « Tout se
paie, les manquements à droite, à
gauche, regrette-t-il. Une qualification nous aurait fait du bien, cela
aurait entretenu un espoir, une excitation. »
À Sochaux, la fin de saison risque
d’être nettement moins excitante
que les désormais célèbres strip-teaseuses qui égayèrent l’après-match
contre Lyon, samedi dernier, dans les
loges du stade Bonal.
THIERRY MARCHAND
TOIFILOU MAOULIDA a réussi son premier doublé avec l’OM. Il verrait bien son équipe aller
au Stade de France, et pas contre n’importe quel adversaire.
MARSEILLE - SOCHAUX : 2-0 (0-0)
MARDI 14 MARS
##$$$$
Temps frais et ensoleillé. Pelouse moyenne. 14 515 spectateurs. Arbitre : M. Chapron.
Taiwo
5
Ribéry
6
Nasri
5
Civelli
6
CCarrasso
a
arras
arrass
Pagis
Cana
5,55
6
5,5
Déhu
cap., 5,5
Lamouchi
5
Maoulida
Beye
7
5,5
Remplacements. – 68e : Nasri par ORUMA ;
81e : Beye par D. FERREIRA ; 85e : Maoulida
par NIANG.
Non utilisés : Quesnel (g.), Giménez.
Entraîneur : J. Fernandez.
Mézague
5
Dagano
4
Ménez
3
Ilan
3,5
Miranda
4
Afolabi
o
5
Richer
Riche
errtt
er
Pitau
6
cap., 6
So. Diawara
6
N’Daw
5,5
Tosic
5,5
Remplacements. – 65e : So. Diawara par
CALVÉ ; 79e : Mézague par ERDING ; 81e :
Miranda par WELDON.
Non utilisés : Martinovic (g.), Lonfat.
Entraîneur : D. Bijotat.
LES BUTS
1-0 : MAOULIDA (77e). – Sur le flanc gauche, Ribéry passe en retrait à Cana, qui reprend de
l’intérieur du droit dans les 18 mètres. Alors qu’il cherche à l’éviter, Maoulida dévie, du buste, la
frappe de son coéquipier et trompe Richert.
2-0 : MAOULIDA (84e, passe de Pagis). – En contre-attaque, Pagis temporise avant de lancer
Maoulida en profondeur, dans le dos de N’Daw. Dans la surface, l’ancien Montpelliérain élimine
Richert d’un crochet avant de frapper de l’intérieur du droit dans le but vide.
LES CARTONS
5 AVERTISSEMENTS. – Marseille : Déhu (18e, tacle à retardement sur Ménez), Cana (80e, tacle
dangereux sur Ilan) ; Sochaux : Tosic (42e, tacle irrégulier sur Pagis), Miranda (50e, charge
irrégulière sur Ribéry), Ménez (60e, simulation).
Lyon-La Duchère(CFA) - PARIS-SG ......................................................................... 0-3
MARDI 21 MARS
À Mulhouse,Colmar (CFA 2) - RENNES .................................................................. 1-4
NANTES- Dijon (L 2) ............................................................................................... 3-0
LYON- Bastia (L 2)................................................................................................... 1-0
HIER
MARSEILLE- Sochaux ............................................................................................ 2-0
CALAIS(CFA) - Brest (L 2) ................................................................................. 1-0 a.p.
AS Vitré (CFA) - LILLE .............................................................................................. 0-2
MONTPELLIER(L 2) - Bordeaux............................................................................... 1-0
En capitales, les clubs qualifiés.
Le tirage au sort des quarts de finale (mardi 11 et mercredi 12 avril) sera effectué
dimanche 26 mars par miss France 2006, Alexandra Rosenfeld, à 11 h 45, dans
l’émission Téléfoot, sur TF 1. Les demi-finales se dérouleront les mardi 2 et mercredi
3 mai tandis que la finale se déroulera samedi 20 mai à Saint-Denis, au Stade de
France.
Six comme en 2000
Six clubs de l’élite en quarts de finale,
cela n’était plus arrivé depuis la Coupe
de France 2000, « l’année de Calais ».
Comme cette saison-là, Calais est aussi le seul club amateur encore en
course. En 2000, il y avait également
un club de Deuxième division (Nîmes)
et six de l’élite : Bordeaux, Lyon, Monaco, Nantes, Rennes et Strasbourg, éliminé par Calais en quart de finale
(1-2).
Le plateau des quarts de finale 2006
est donc plutôt élitiste (il comprend
cinq des huit premiers de la Ligue 1)
car, depuis 2000, le nombre de représentants de la Ligue 1 avait constamment diminué. La saison dernière, ils
n’étaient que trois (Auxerre, Monaco
et Sochaux), avec trois clubs de Ligue 2
(Clermont, Grenoble et Sedan), un de
National (Nîmes) et un de Championnat de France amateur (Boulogne-surMer). Il faut d’ailleurs remonter à 1993
pour trouver des quarts de finale plus
relevés, avec sept clubs de D 1 encore
qualifiés à ce niveau de la compétition.
AS VITRÉ (CFA) - LILLE : 0-2
« Battre le PSG en finale »
Lille grâce à son métier
MARSEILLE –
Très appliqués, les Lillois ont fait facilement tomber des Vitréens incapables de se montrer dangereux.
de notre correspondante
« QUE RESSENTEZ-VOUS après
votre premier doublé au
Vélodrome ?
– Je suis très heureux de ce doublé,
j’espère évidemment qu’il ne sera
pas le dernier. Mais c’est la qualification qu’il faut retenir. C’était un
match très important pour nous, et
nous craignions cette équipe sochalienne blessée par ses précédents
résultats. Ce n’est pas évident
d’enchaîner les matches tous les
trois jours. On ressentait de la fatigue dans les jambes mais on n’a rien
lâché du début à la fin. On a marqué
deux buts, peu importe la manière,
mais nous ne souhaitions surtout pas
aller en prolongation. Cent vingt
minutes, cela aurait été dur avant la
réception du Mans (samedi), un
concurrent direct en Championnat.
– Encore une fois, vous avez
été le détonateur…
– Tant mieux, je donne le maximum
à tous les matches. J’ai la preuve que
le travail paie toujours.
– Racontez-nous ces deux
buts.
– Le premier c’est, comme on dit, un
but “de raccroc”. Le ballon me
rebondit sur la poitrine ou l’épaule,
je ne sais plus, heureusement d’ail-
leurs parce que, sinon, je crois que
Richert peut le capter. Pour le
second, je ne peux que remercier
“Micka” (Pagis) de m’avoir donné ce
caviar. Je fais l’appel puis je dribble
mais ce but, c’est soixante pour cent
Micka et quarante pour cent moi.
– Avez-vous douté à la mitemps, alors que le score était
de 0-0 ?
– Franchement, non. Même si on
n’avait pas encore marqué. Mais on
savait qu’on aurait des occases ; 0-0
à la pause, ce n’était pas la fin du
monde, on a continué à attaquer et
ç’a fini par payer. Je crois que, si on
poursuit avec cet état d’esprit, la fin
de saison sera vraiment intéressante
à jouer.
– Vous en avez profité pour
ressortir une bandelette dédi-
cace. À l’attention de vos
parents, cette fois…
– C’était pour soutenir ma maman,
qui est actuellement dans un centre
de rééducation à Marseille. Je voulais lui faire un petit coucou pour la
réconforter. J’espère qu’elle a regardé la télé et qu’elle se rétablira vite.
– Vous rendez-vous compte
qu’il y a quelques mois vous
étiez sur le banc à Monaco ?
– Le foot est ainsi fait, de hauts et de
bas. Je crois surtout qu’à Monaco
l’entraîneur ne me faisait pas
confiance. Du coup, je ne tentais plus
rien. Alors qu’ici Jean me connaît par
cœur et me fait confiance. J’ai déjà
passé une année extraordinaire à
Metz avec lui. Ce contexte favorable
change tout. Avoir la confiance du
coach, je ne connais rien de mieux
pour un joueur. Alors, je tente les
frappes, les tirs, les crochets, du
début à la fin. Je n’ai plus peur de me
louper.
– Désormais, la Coupe de
France est-elle devenue un
véritable objectif pour l’OM ?
– On ne doit rien négliger. Pour
l’OM, la Coupe, c’est un gros challenge. Pour les supporters, pour
nous, ce serait grand.
– Et vous pourriez y croiser le
Paris-SG…
– Franchement, j’aimerais bien les
affronter une fois cette année parce
que je n’ai pas eu la chance de vivre
un OM-PSG comme j’en rêvais.
Alors, là, franchement, ce serait le
rêve : battre le PSG au Stade de
France en finale. »
HÉLÈNE FOXONET
ILS ONT DIT
G Frédéric DÉHU (Marseille) : « C’est une énorme satisfaction de se qualifier pour les quarts de finale. On a le sentiment du devoir accompli après ce match. On a fait la même
entame qu’à Lille (0-0, dimanche en Ligue 1), mais, cette
fois, on a ensuite pu changer de rythme et mettre en danger
l’équipe adverse.
Avec l’accumulation des matches, on ne peut qu’être satisfait. Pour la suite, le challenge est relevé, contrairement aux
années précédentes, quand il n’y avait plus d’équipes de
haut niveau à ce stade de la compétition. Cela signifie que la
Coupe de France n’est pas délaissée cette saison et la rend
d’autant plus attrayante. » – H. F.
G Jérémy MÉNEZ (Sochaux) : « On a craqué en seconde
période. On s’est procuré des occasions, mais on n’est pas
allés au bout devant le but. Il manque toujours le dernier
coup de reins. La sortie de (Souleymane) Diawara a aussi été
déterminante parce qu’il contrôlait bien la défense jusquelà. Marseille n’avait pas eu d’occasion avant sa sortie. Maintenant, il faut oublier et se reconcentrer pour obtenir le maintien en Championnat. » – T. M.
JEUDI 23 MARS 2006
AS VITRÉ - LILLE : 0-2 (0-2)
Temps frais.Pelousemoyenne.11 497 spectateursenviron.Arbitre: M. Ruffray.Buts.
– Fauvergue (9e), Dernis (20e)
AS VITRÉ : Chevrollier – Morisseau, Gomis, Brard, Jouvrot (Moustapha, 54e) – Courteille (cap.) (Messe, 54e), Moro (Fall, 62e), Koffi, Cabioch – David,Guiriec. Entraîneur:
J. Cloarec.
LILLE : Malicki – Chalmé, Plestan, Franquart, Tafforeau (cap.) – Gygax, Bodmer,
Cabaye (Debuchy, 54e), Dernis (A. Keita, 82e) – Mirallas (Aboucherouane, 46e), Fauvergue. Entraîneur : C. Puel.
RENNES –
de notre envoyé spécial
POUR LA PREMIÈRE FOIS depuis
1996, Lille disputera les quarts de
finale de la Coupe de France. Hier soir à
Rennes, il a obtenu sa place en battant
logiquement et facilement l’AS Vitré
(0-2), courageuse équipe de Championnat de France amateur qui n’a
jamais réussi en 90 minutes à inquiéter
Grégory Malicki, la doublure de Tony
Sylva. Maladroits offensivement, les
Bretons sont surtout tombés sur une
formation nordiste très sérieuse et professionnelle. Une formation qui
menait 2-0 au bout de vingt minutes de
jeu. À la 9e minute, Dernis, de la tête,
servait Fauvergue, qui armait et réussissait une demi-volée parfaite. Chevrollier, le gardien de Vitré, n’avait pas
encore touché le moindre ballon. « On
les a privés de ballon en début de
match, analysa le buteur. On ne les a
pas laissés prendre de l’assurance. »
Quelques minutes plus tard (20e), Fauvergue se muait en passeur et servait
proprement… Dernis, qui osait victorieusement une frappe extérieure pied
gauche. Impuissant et malheureux, le
portier breton vit le ballon effleurer son
montant et entrer dans son but. « On a
réalisé un excellent début de match » ,
confirmait Chalmé, avant de rendre un
hommage appuyé à leurs adversaires
d’un soir, « les héros de la soirée » .
« On a surtout reçu une leçon de réalisme » , soupira Courteille. Difficile de
contredire le capitaine de Vitré tant le
LOSC ne s’est guère procuré d’occasions hier soir. En seconde période, il y
eut ainsi deux timides tentatives de
Gygax (80e, 87e) et un coup franc
contré d’Aboucherouane (70e), entré à
la pause. Pour expliquer leur élimination, les Bretons ne peuvent invoquer
le manque de réussite, car ils n’ont
jamais réussi à mettre en péril le gardien lillois. Ils ont essayé de s’en
approcher, en vain. Guiriec, dans les
arrêts de jeu, crut échapper aux deux
défenseurs centraux mais il ne vit pas
revenir Tafforeau, qui le repoussa in
extremis. « C’est un gros abattement,
une grosse déception. Le match a été
plié trop vite. On avait plus d’ambition
que ça » , regrette Joël Cloarec,
l’entraîneur des amateurs, heureux et
fiers cependant d’avoir réalisé un si
beau parcours en Coupe. Heureux
d’avoir pu jouer au football et d’avoir
pu développer quelques intéressantes
séquences. Heureux surtout d’avoir
été pris au sérieux par l’adversaire du
soir, professionnel jusqu’au bout des
crampons.
Un adversaire qui rêve maintenant de
retrouver le Stade de France au printemps, après l’avoir emprunté cet
automne pour disputer la première
phase de la Ligue des Champions. « La
Coupe de France est un réel objectif,
assure d’ailleurs Bodmer. Notre
équipe est jeune. Elle n’a pas de palmarès. » « Il reste deux matches pour
y aller, poursuit Chalmé. On a envie
d’aller au bout. »
GUILLAUME DUFY (avec J.-D. C.)
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LE PRINTEMPS ARRIVE et l’OM
bourgeonne toujours. Il est encore
trop tôt pour savoir si les pousses
deviendront lauriers et si Marseille
fleurira enfin, dans quelques
semaines, une vitrine désespérément vierge de trophées depuis
treize ans. Mais, en éliminant un
Sochaux convalescent qui a encaissé
hier sa troisième défaite d’affilée
toutes compétitions confondues, il
s’est au moins épargné une nouvelle
Berezina, une semaine après sa
retraite de Russie en Coupe de
l’UEFA. Sans être fringant, Marseille
a ainsi assuré l’essentiel.
Pour la première fois en dix ans, il
s’est donc qualifié pour les quarts de
finale d’une Coupe de France sur
laquelle il n’a plus posé ses lèvres
depuis dix-sept ans. Un bail. L’OM
n’est pas Lyon mais il joue tout à
fond. Il n’a, pour l’heure, ni la prétention ni le potentiel – même si Civelli a
confirmé hier ses qualités – pour tout
miser sur une épreuve. Mais il a du
cœur et, avec un peu de chance au
tirage et une bonne gestion de
l’effectif, il peut encore rêver d’une
fin de saison plus enthousiasmante
que celle de son rival du jour.
Ni la qualification, ni la rencontre,
mièvre et cadenassée durant une
bonne heure, ne resteront certes
dans les annales. Il aurait fallu pour
cela que Sochaux pousse son hôte
dans ses derniers retranchements,
physiquement et mentalement, le
fasse douter un peu plus que par
quelques estocades. Mais, si les
Doubistes ont globalement maîtrisé
la première période, ils ont péché,
une fois de plus, par manque de réalisme (Ilan, 19e ; Mezague, 45e) et
d’appétence, d’agressivité, voire
d’endurance. « On a essayé de couper l’équipe de Marseille en deux.
Pendant une demi-heure, on a tenu
le ballon comme il fallait, notait
Dominique Bijotat. On a produit du
jeu mais on n’est pas allé au bout de
nos actions. Après, on a plié physiquement. » Pour résumer et comme
le dit le technicien franc-comtois :
« Sochaux n’a pas assez fait peur à
l’adversaire » .
Bleu
Rouge
de notre envoyé spécial
Jaune
Bleu
Jaune
MARSEILLE –
Noir
Noir
MARSEILLE. –
Ce n’est qu’à
la 77e minute
que Marseille
a débloqué le
match et
encore avec de
la réusssite,
Toifilou
Maoulida (à
gauche)
déviant une
frappe de
Lorick Cana
(hors cadre)
pour tromper
Teddy Richert,
sous le regard
de Joao
Miranda (4) et
Sabri
Lamouchi (10).
(Photo
Didier Fèvre)
4
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL
Caçapa frappe à la porte
Absent depuis deux mois, le capitaine lyonnais postule pour le quart de finale contre Milan.
LYON –
de notre envoyé spécial
IL CONNAÎT tout, désormais, de ces
parenthèses, de ces frustrations et de
ces retours. Les blessures accompagnent les saisons lyonnaises de
Claudio Caçapa comme une fatalité,
comme une fragilité aussi, peut-être.
« Quand on est blessé, on pense à
beaucoup de choses. Et quand on
revient, on a d’abord envie de
gagner. » Le capitaine de l’Olympique
Lyonnais, touché par ces intermittences depuis son arrivée au club en
janvier 2000, a appris à croquer goulûment dans les séries de matches sans
blessure. Il a appris, aussi, à revenir
lentement.
Blessé à une cuisse en janvier, il a
effectué son retour en équipe professionnelle mardi soir, en Coupe de
France, devant Bastia (1-0). Il aurait pu
réapparaître plus tôt, peut-être. Mais il
sait que se presser peut faire perdre
beaucoup de temps. « Cela faisait
deux mois que je n’avais pas joué.
Retrouver l’équipe me fait beaucoup
de bien. C’est reparti ! (Sourires.)
J’aurais peut-être pu reprendre un peu
plus tôt, mais quand j’ai vu Anthony
Réveillère rechuter pour une blessure
comparable, j’ai pris un peu peur et je
me suis dit qu’il fallait se calmer. Je ne
voulais rejouer qu’à partir du moment
où je me sentais très bien. »
« Si je ne joue pas,
je vais comprendre »
Le Brésilien n’avait pas joué depuis
deux mois, et il a paru bien plus en
jambes que Réveillère, qui n’avait pas
joué depuis trois mois. Gérard Houllier
nuance : « Ce n’est pas un problème de
jambes, c’est un problème de rythme.
Trois mois d’absence, vous vous rendez compte ? C’est comme une trêve
estivale. Mais je ne suis pas inquiet
pour “Antho”, cela va vite revenir. »
À six jours du sommet de la saison face
au Milan AC, en quart de finale de la
Ligue des champions, mercredi prochain, à Gerland, la remarque de
l’entraîneur lyonnais pousse probablement les intéressés à se poser cette
question essentielle : vite, c’est
quand ? avant Milan ou après Milan ?
Lyon-Toulouse, samedi en fin d’aprèsmidi (17 h 15), livrera sûrement des
indications importantes sur la composition de l’équipe qui recevra les Milanais quatre jours plus tard.
Mais parmi les matches qui se dessinent (Clerc ou Réveillère, Caçapa ou
Müller, Pedretti ou Clément pour remplacer Juninho, Carew ou Fred, Wiltord
ou Govou), celui qui va opposer, de
fait, Claudio Caçapa à Patrick Müller
est l’un des plus incertains. Lorsque le
défenseur suisse est revenu à l’OL, au
mois de janvier, Caçapa l’a aidé, lui
décrivant comment jouer avec Cris.
Quand on lui demande, en souriant, s’il
le regrette, le Brésilien sourit en
retour : « Non, bien sûr que non !
Patrick est un ami, j’étais vraiment
content qu’il revienne. Il connaît la
maison, et j’ai toujours beaucoup aimé
discuter avec lui. »
Il sait que ce sera l’un ou l’autre. La
suspension de Juninho, le capitaine en
son absence, peut-elle augmenter les
chances du capitaine habituel au titre
de leader du groupe ? « C’est une
question à poser au coach. Moi, je vais
travailler pour jouer. Mais je sais aussi
que j’ai été absent deux mois, et que je
viens seulement de jouer mon premier
match avec l’équipe. Si je ne joue pas,
je vais comprendre, même si j’ai très
envie de jouer. Je me sens déjà prêt.
Avant d’évoluer contre Bastia, j’avais
joué deux matches avec l’équipe de
CFA. » De fait, le Brésilien a semblé
très à l’aise, mardi, contre Bastia. Il
glisse : « Il le fallait. Il fallait montrer
que tout va bien. Maintenant, d’ici à
Milan, je vais m’entraîner comme les
autres. Et comme les autres, je connaîtrai la composition de l’équipe deux
heures avant le match. » Même si
Toulouse sera à Lyon, samedi, tout un
club est déjà dans une logique de
compte à rebours.
LYON. – Mardi, face à Bastia (1-0)
en Coupe, Claudio Caçapa a rejoué
avec l’OL pour la première fois depuis
le 14 janvier. Le capitaine sera en
concurrence avec Patrick Müller pour
une place de titulaire face à l’AC Milan.
(Photo Didier Fèvre)
Juninho :
« Je vais souffrir »
BUT EXTRAORDINAIRE de Juninho : de l’expression
admirative qui accompagne ses exploits, le Brésilien est
en train de faire un pléonasme. Son but de 24 mètres
face à Penneteau, mardi soir à Gerland (1-0), restera
dans les mémoires. Il décrit : « Je venais de centrer pour
Fred et Penneteau avait fait un arrêt extraordinaire.
Alors, quand j’ai récupéré le ballon sur la continuité de
l’action, j’aurais pu tenter le une-deux avec Fred, mais
j’ai préféré frapper. »
Ce but a instantanément rappelé, si besoin était, que
Juninho va beaucoup manquer à l’OL mercredi prochain
contre le Milan. À l’évocation du grand rendez-vous
qu’il va manquer, le Brésilien a un regard triste. « Je sais
que je vais souffrir », glisse-t-il. Mais cela ne semble pas
influer sur ses performances actuelles : « Je vais manquer ce grand match, mais en attendant, je joue avec la
même envie, le même moral. »
Mardi soir, à Gerland, Juninho a qualifié Lyon et le
paradoxe est là : s’il n’avait pas été suspendu mercredi
prochain, il n’aurait pas joué contre Bastia, et l’OL ne se
serait peut-être pas qualifié pour les quarts de finale de
la Coupe de France. « C’est très exigeant, la Coupe de
France, ajoute Juninho, et c’est la première fois que je
vais disputer les quarts de finale. Mais courir après trois
objectifs est dangereux aussi. On m’a parlé de Manchester United, qui avait réussi ce triplé en 1999, mais, moi,
je me souviens aussi que le Bayer Leverkusen avait tout
perdu en 2002 (dont la Ligue des champions, en finale
face au Real, 1-2). »
En attendant, Juninho se prépare une soirée difficile
mercredi prochain. « Je serai dans les tribunes pour
soutenir les copains, assure le Brésilien, comme tous
ceux qui ont été blessés nous ont soutenus ces derniers
temps. C’est important d’être là, d’aller dans le vestiaire,
de dire un petit mot. » Mais lorsque Lyon aura un coup
franc intéressant, le murmure de Gerland ne sera pas le
même. – V. D.
VINCENT DULUC
AC MILAN
« Billy » fait de la résistance
L’AUTRE BUS DE LYON suit son
frangin comme une ombre. Rarement
loin des vestiaires, le car d’OL TV, la
télévision du club, mêmes couleurs,
même logo, arrête son studio ambulant près de celui des joueurs à chaque
match de Championnat. À Gerland,
Cécile Siméone, qui faisait la pluie et le
beau temps à Canal +, se charge des
interviews : tous les Olympiens se pressent sur le canapé, lieu de toutes les
analyses. Cette idée est la vitrine ensoleillée de cette chaîne créée le 27 juillet
2005, jour du trophée des champions,
et aujourd’hui relayée par tous les
réseaux du câble et du satellite. Logée
au rez-de-chaussée du siège à TolaVologe, elle s’est substituée au restaurant où Paul Le Guen et Yves Colleu
avaient leurs habitudes gustatives.
En quelques mois, elle s’est imposée
chez les joueurs qui ne rechignent pas
à venir se frotter à Barth, ancien des
nuits d’Europe 2, et animateur d’un
talk-show souriant et décalé. Une des
spéciales : Siméone propose aux invités des exercices hors jeu. Juninho,
seul Brésilien au rythme de danse
incertain, a eu droit à un cours de salsa ; Carew, un entraînement avec Sangaré, basketteur de l’ASVEL, ou Greg
Coupet un cours de batterie avec
Manu Katché, idole du genre et accessoirement jury de la Nouvelle Star. Le
jour d’après, Coupet avait investi dans
cet instrument percutant… Récemment, le gardien a même envoyé un
(Photo Jean-Michel Bancet)
OL TV en pleine lucarne
IL A POSÉ sur la photo souvenir aux
côtés des Baresi et autres Savicevic. Par
politesse, et pour faire plaisir à Albertini qui avait convié les anciennes gloires
milanaises à son jubilé, ce 16 mars, à
San Siro. Et puis, son envie a vite repris
le dessus. Après que sa génération,
emmenée par… Maldini, eut joué, en
lever de rideau, contre les vieux du Barça, Alessandro Costarcurta a affronté,
le brassard autour du bras, avec le
Milan actuel, le Barça de Ronaldinho. Il
a même été l’un des rares Rossoneri à
disputer toute la partie. La prédiction
de Sacchi, datant de 1986, s’est donc
révélée exacte : « Billy » (le surnom de
Costacurta) est un garçon très intelligent, doté d’un sens incomparable de
l’espace et du temps. Il jouera jusqu’à
quarante ans. »
L’intéressé les fêtera ce 24 avril dans la
peau du plus vieux joueur de champ de
la Serie A, où il a débuté le 25 octobre
1987, à Vérone (1-0). Seul Ballotta, le
troisième gardien de la Lazio, est plus
âgé que lui (42 ans, le 3 avril). Increvable Costacurta ? Passionné avant
tout. Fils d’une famille de la bourgeoisie lombarde, francophile et cultivé, ce
retraité des Azzurri (depuis 1998) ne
propriété des différés de Ligue 1. »
L’OL s’est engouffré dans la loi en donnant à Bernard Lacombe et son légendaire phrasé impitoyable un rôle de
consultant aux côtés de Richard Benedetti.
« La télé est devenue un porte-drapeau », note Meilland. Avec un budget
de 4,5 M/ et une vingtaine de salariés,
la chaîne grimpe en douceur au rythme
des performances de ses champions.
Des portraits croisés de Muller-Vogel,
Cris-Dida et Juninho-Kaka ont même
été réalisés en collaboration avec la
télé de l’AC Milan. Comme une belle
mise en bouche avant le choc…
HERVÉ PENOT
« un frère, un doux, un tendre ». Il le
rend bien à son ancien équipier. Avec
Maldini, Costacurta incarne l’esprit de
son club formateur. « À peine arrivé, tu
comprends, rien qu’en les regardant
vivre, pourquoi le Milan gagne autant,
explique Inzaghi. À tous les entraînements, tu les retrouves devant à donner
l’exemple au groupe. C’est extraordinaire. Ils sont éternels et ne veulent
jamais s’arrêter. »
Costacurta a pourtant failli s’y résoudre
après s’être gravement blessé à un
genou lors de la saison 2001-2002.
Revenu sur le banc, il a, et pour la première fois, pensé quitter le haut niveau.
CLARENCE SEEDORF, le milieu de terrain néerlandais, l’affirme : le Milan est favori face à Lyon.
« Nous n’avons pas à avoir peur »
MILAN –
texto sympa à Barth dès sa sortie de
scène. Il trouvait que l’on parlait trop
de Milan et pas assez des adversaires
précédents.
L’international n’est pas le seul à
suivre attentivement les programmes
qu i p eu v e n t êt r e c a p tés p a r
500 000 foyers environ. Jean-Yves
Meilland, le directeur, ancien directeur
de production lors de la Coupe du
monde 2002, explique : « Avec JeanMichel Aulas, ça fait longtemps qu’on
pensait à un concept de télévision.
Mais l’important était de produire ses
propres images, maîtriser le produit et
sa commercialisation. Et l’élément clé
a été la loi Lamour, qui nous donnait la
joue plus pour la gloire (il a déjà gagné
dix-neuf titres), ni pour ses 700 000 /
annuels, mais pour le plaisir.
« C’est sur un terrain que je crois être
un des hommes les plus heureux du
monde », acquiesce-t-il. S’il aime
fréquenter les lieux branchés du carré
de la mode au bras de sa femme, Miss
Italie 1991, le « Professeur » s’astreint
à une stricte hygiène de vie. La préparation ultra individualisée de l’AC Milan
l’aide aussi à durer. « La naissance de
mon fils, Achille (il y a deux ans), m’a
également redonné du jus », confie
-t-il.
Enfin, Billy peut compter sur Ancelotti,
de notre envoyé spécial
« VOUS SEMBLEZ hausser votre niveau lors
des matches importants. Comment l’expliquez-vous ?
– D’abord, je ne suis pas d’accord. Il n’y a pas deux
Seedorf, celui des rencontres au sommet et celui des
matches de Championnat contre le treizième ou le
quatorzième. J’ai encore lu récemment que je choisissais mes matches. Cela ne me fait pas plaisir. Je mets
autant d’application lorsque nous jouons contre
l’Udinese que contre le Bayern Munich. Je respecte
chaque match, chaque adversaire.
– Vous avez déjà remporté trois Ligues des
champions (*). Qu’est-ce qui vous fait encore
courir ?
– Mes coéquipiers. Sans eux, je ne serais rien. Quand
je les vois, ils me donnent de la force. Nous pratiquons un sport collectif. Au Milan, sur le terrain et
dans la vie, on s’entraide tous. Actuellement, tout va
bien, on obtient de très bons résultats, alors c’est
facile. Mais c’est lorsque les résultats ont été moins
bons cette saison que l’on a montré que l’on était une
grande équipe. On a su rester solidaires.
– Que pensez-vous de la prolongation de
contrat de votre entraîneur, Carlo Ancelotti
(jusqu’en 2008) ?
– C’est une bonne chose. Pour le club, pour lui, pour
nous. C’est mérité. Cette signature donne de la sérénité. On sait où on va. La fidélité entre un club et un
entraîneur est fondamentale. Carlo a su évoluer. Il n’y
a jamais eu de routine.
– Que pensez-vous de Lyon ?
– C’est une équipe redoutable. En France, elle
domine les débats depuis des années. Et en Coupe
Mais pas le football, puisque cet amoureux de New York songeait à précéder
Djorkaeff aux Métro Stars. Il est finalement resté chez lui, à Milan, avec qui il
a encore notamment gagné un septième scudetto, une quatrième Ligue
des champions et prolongé d’un an à
chaque printemps. C’est ce qu’il a
encore fait, mardi. Il ne le doit qu’à lui.
En quinze apparitions cette saison,
dont six au cours des sept dernières
journées, il n’a jamais perdu (quatorze
victoires et un nul, à Turin, face à la
Juventus, 0-0). Mieux encore, il a, à
l’image de sa passe décisive pour Gilardino à Udine (4-0, le 19 mars), convaincu. « Ces deux derniers mois m’ont permis de reconquérir l’affection et la
confiance de tout le club, qui m’a alors
courtisé pour que je prolonge », se
réjouit-il. Et rien ne dit que ce soit fini.
BERNARD LIONS
d’Europe, elle s’approche des sommets. Mais nous
n’avons pas à avoir peur. Nous sommes le Milan.
Nous avons une histoire, un style. On doit inspirer de
la crainte. Ce qui me plaît le plus au Milan, c’est
l’esprit qui y règne. À chaque fois, quand on entre sur
le terrain, c’est pour donner du plaisir aux gens, pour
marquer.
– L’un des milieux de terrain de Lyon, Mahamadou Diarra, semble beaucoup plaire à vos
dirigeants…
– Qui ? Non, je plaisante. Je le connais. Mais un
joueur ne fait pas une équipe. La force de Lyon, c’est
son collectif. »
YOANN RIOU
(*) En 1995 avec l’Ajax (face à... l’AC Milan, 1-0),
en 1998 avec le Real Madrid (face à la Juventus, 1-0)
et en 2003 avec l’AC Milan (face à la Juventus, 0-0
a.p., 3-2 aux t.a.b.).
I MALDINI S’ENTRAÎNE. – Ses
douleurs aux deux tendons d’Achille
s’étant atténuées, le capitaine milanais
peut à nouveau s’entraîner régulièrement. Il a même rejoué pour la première
fois depuis le 6 décembre (3-2, face à
Schalke 04) lors du jubilé Albertini. Il
semble trop juste pour pouvoir effectuer
sa rentrée face à la Fiorentina, samedi.
Comme il veut rejouer en Serie A avant de
retrouver la Ligue des champions, Maldini
ne devrait donc pas évoluer à Lyon. – B. Li.
I CHEVTCHENKO SE MÉNAGE. Le
Ballon d’Or 2004 souffre toujours d’une
inflammation au tendon d’Achille de la
cheville droite depuis le derby contre
l’Inter (2-3, le 11 décembre 2005).
L’Ukrainien pourrait être dispensé de rencontre face à la Fiorentina. – B. Li.
europe1.fr
ncontournable
Du lundi au vendredi 10h30-12h00
Jean-Marc Morandini
“Le Journal de la Télé”
Parlons-nous
Té l é c h a r g e z g r a t u i t e m e n t l e s c h a î n e s P o d c a s t d ’ E u r o p e 1 s u r e u r o p e 1 . f r
PAGE 4
JEUDI 23 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
de notre envoyé spécial
Bleu
Jaune
Rouge
MILAN –
Jaune
Plus vieux joueur de champ de la Serie A, Costacurta, quarante ans, dit « Billy », vient de prolonger d’une saison.
Noir
Bleu
Noir
Le mercredi 29 mars, Lyon
affrontera l’AC Milan, à
Gerland, en quart de finale
de la Ligue des champions.
D’ici là, nous vous proposons de découvrir chaque
jour un personnage ou une
facette de la vie du club.
5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL
Platini tacle le G 14
Hier, le Français s’en est pris au groupement des grands clubs européens, qui, selon lui, n’a aucune légitimité.
BUDAPEST – (HON)
de notre envoyé spécial
MICHEL PLATINI, PRÉSENT à
Budapest pour les réunions du comité exécutif et le congrès de l’UEFA,
ne s’est pas montré tendre avec le
G 14. Interrogé hier sur l’affaire
Charleroi – « qui ne sera pas un Bosman bis », dit-il – et les revendications du G 14 (1), le Français, candidat à la présidence de l’UEFA, a
déclaré : « Le football ne se résume
pas à quelques-uns. Il faut combattre le G 14. On ne peut pas dialoguer avec ce groupement qui n’a
aucune légitimité car ça ne mène à
rien. Le G 14 défend des intérêts qui
sont contraires à ma philosophie du
football. Mais je ne suis pas préoccupé, je pense que le bon sens finira par
l’emporter dans cette affaire. »
Le G 14, groupement de dix-huit
clubs parmi les plus puissants
d’Europe, ne devrait pas, selon
Platini, « être reconnu par la FIFA ou
l’UEFA ». « Sinon, pourquoi ne pas
accepter demain la création d’une
association des clubs d’aveugles ou
des dix-huit clubs les plus pauvres du
monde ? Ce qui ne signifie pas qu’il
ne faut pas écouter les clubs. Ils ont
tous les moyens de se faire entendre,
via leurs associations nationales ou
des structures existantes, comme le
Forum des clubs à l’UEFA. »
Il est ensuite revenu sur la volonté du
G 14 de voir les clubs être indemnisés
pour libérer leurs joueurs lors des
matches internationaux. « Je crois
que, pour un joueur, la sélection est
quelque chose d’important, a-t-il
affirmé. C’est également important
pour le club, car cela donne une plusvalue au joueur, dont il profitera en
cas de transfert. S’opposer à la libération des joueurs est aberrant. Vouloir de l’argent pour libérer les
joueurs, ce n’est pas possible. Chacun connaît les règles. » Un principe
réaffirmé hier par l’UEFA dans une
résolution adoptée par son comité
(voir ci-dessous).
« Pour eux, le sport
est un moyen
de faire du fric »
Michel Platini explique surtout ne
pas comprendre pourquoi le G 14
s’en prend à la FIFA. « Ce n’est pas
elle qui sélectionne les joueurs, mais
bien les associations nationales, ditil. Envisager que les fédérations
indemnisent les clubs, pourquoi
pas ? Assurer les joueurs, quand ils
jouent pour leur équipe nationale, je
n’y vois pas d’inconvénient. C’est
même normal. Mais la FIFA n’a rien à
voir dans tout ça. Tout n’est devenu
qu’une question d’argent. Les
grands clubs en veulent toujours
plus, mais ils ne sont pas seuls au
monde. Le G 14 va où est l’argent.
Pour eux, le sport est un moyen de
faire du fric. Cette course à l’argent
ne va pas contribuer à redorer le blason du foot. J’ai vraiment l’impression parfois qu’il n’y a plus de valeurs
dans ce sport. »
Michel Platini a également mis en
doute la représentativité du groupement des grands clubs. « Le G 14,
c’est un seul employé (2) et deux ou
trois clubs qui mènent des revendi-
-L’UEFA ne cédera pas
face aux grands clubs
nations et leurs supporters n’auraient jamais la
chance de réaliser leurs rêves. Ces principes reflètent une réalité. Cette réalité est que le football
n’est pas seulement un moyen de faire de l’argent,
pas seulement un business. Nous avons des règles
et des principes qui reflètent nos valeurs et protègent les intérêts de notre sport et des millions de
fans qui suivent le football.
» L’un des principes clés est que les joueurs
doivent être mis à la disposition des équipes
nationales. Pourquoi cette règle ? Pour assurer
que les équipes nationales disposeront des
meilleurs joueurs et, en même temps, que les
joueurs auront toujours la possibilité de représenter leur pays, ce qui, tous les joueurs le
confirmeront, constitue le plus grand honneur
dans la carrière d’un footballeur.
» Cela signifie aussi que toutes les nations, même
les plus petites, ont une chance de concourir et
MARC CHEVRIER
Gérard Rousselot est mort
GÉRARD ROUSSELOT s’est éteint mardi soir, à Nancy, à l’âge de soixantequatre ans. Sans lien de parenté avec Jacques Rousselot, l’actuel président de
l’ASNL, il avait, comme lui, dirigé le club lorrain (décembre 1979 - juin 1987). Né
dans le Lot, ce Lorrain de cœur avait voué une bonne partie de sa vie aux instances
du football français. De 1994 à 2005, il présida la commission nationale mixte de
sécurité et d’animation de la LFP. Entré au conseil d’administration de la Ligue en
juin 1983, Gérard Rousselot y siégea jusqu’en 1995, occupant notamment le poste
de secrétaire général. Lors des dernières élections, en février 2005, il avait retrouvé
son fauteuil au conseil fédéral de la FFF (occupé entre 1992 et 2000). Il fut le viceprésident de Claude Simonet de mars 1995 au 16 décembre 2000 et membre du
comité d’organisation de la Coupe du monde 1998. Professeur de mathématiques
à la retraite, il fréquentait encore souvent le stade Marcel-Picot. Samedi, lors de
Nancy-Nantes, le club cher à son cœur lui rendra un dernier hommage. Ses
obsèques auront lieu vendredi, à 15 heures, en l’église Saint-Léon à Nancy. À sa
famille, à ses proches L’Équipe adresse ses sincères condoléances. – R. R.
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* L’entreprise de la chimie
EN L’ABSENCE DE JOUEURS renvoyés devant la 6e chambre correctionnelle, la venue comme témoin de
Christophe Dugarry était très attendue hier à Marseille. Ne serait-ce que
pour croiser le visage d’un sportif,
même retraité, alors que depuis deux
semaines, il n’est question que de
transferts définis par des millions
d’euros, des comptes bancaires, des
sociétés off-shore, des faux et des
abus de biens sociaux.
Cité par la défense de son ancien
entraîneur, Rolland Courbis, prévenu, il s’est déplacé. Mais le président
du tribunal ne l’a pas autorisé à
témoigner. En arrivant le matin,
l’ancien international a été surpris en
train de discuter sur son chemin avec
un avocat, commettant ainsi une
infraction au code de procédure
pénale qui énonce l’impartialité des
témoins. Il était en effet avec Me Vincent Pinatel, qui représente dans ce
procès les intérêts de Lucio
D’Onofrio, renvoyé devant le tribunal pour complicité d’abus de biens
sociaux et de recel dans le transfert
de… Christophe Dugarry (1997).
« Dans ce procès bancal, il manquait
un élément substantiel, les joueurs,
a commenté Me José Allegrini, l’un
des avocats de Courbis. À l’étranger,
Ravanelli n’a pas pu être joint suffi-
PETROLE ET GAZ
(Photo MaxPPP)
JEUDI 23 MARS 2006
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
L’ancien joueur marseillais n’a pas été autorisé à témoigner hier,
en raison d’une entorse au code de procédure pénale.
men pour abus de biens sociaux, on a
vu pour la première fois l’ancien président délégué se lever spontanément pour déclarer distinctement au
tribunal : « J’apprends depuis
quelques jours que moi et d’autres,
o n a u r a it d û f a i r e p l u s d e
contrôles. »
Cet aveu doit être mis en résonance
avec la prise de conscience, visiblement non feinte, mardi, par RLD, de
la participation néfaste de tous les
agents aux affaires de l’OM. Devenu
méfiant, il avait mis aussi des
réserves sur sa confiance en Courbis.
Du coup, la tension était palpable
hier, notamment chez l’ancien
entraîneur marseillais, avant qu’elle
ne retombe comme un soufflet dans
une après-midi dont se souviendra
longtemps l’avocat d’affaires de
RLD.
Denys Angeloglou a été soumis au
feu des questions du procureur et du
président pour avoir formalisé, sans
précaution et au double de sa valeur,
le transfert à 3 millions d’euros du
jeune Argentin. « J’ai un souci primaire, a exposé Vincent Turbeaux, le
propriétaire du joueur n’est pas un
club de football (mais une société
anglaise dont les ayants droit sont
suisses) et c’est totalement illégal.
Vous vous êtes fait arnaquer tous
ensemble comme dans un bois. »
INTERROGÉ SUR LE FAIT de
savoir s’il déterminera ce matin, au
congrès de Budapest, sa position en
vue des élections à la présidence prévues en janvier prochain – Michel
Platini est, pour l’heure, le seul candidat déclaré à sa succession –,
Lennart Johansson s’est voulu mystérieux. « Je déciderai demain matin
si j’évoque ou non la question », at-il répondu hier midi, précisant qu’il
« ne voudrait pas que la prospérité
financière et sportive de l’UEFA et
de ses compétitions sous ses mandats soit détruite ». Un commentaire
que chacun interprétera comme il
voudra. – R. Po.
Bleu
Rouge
Dugarry
privé de parole
samment tôt pour être entendu
comme témoin. Dugarry devait l’être
avant d’être surpris avec un avocat
qui le guidait afin qu’il évite les
médias. Ce dysfonctionnement n’est
en aucune façon imputable à la
défense de Rolland Courbis. C’est
dommage, les uns et les autres
auraient pu lui poser des questions
sur les mœurs dans le football, les
rétrocessions… sur cette réalité avérée de toute façon par les débats. »
Deux autres témoins cités par la partie civile, SAOS OM, ont tout de
même été entendus. François
Ponthieu, avocat marseillais, a expliqué le fonctionnement de la Direction nationale de contrôle de gestion
qu’il préside, et déclaré qu’il n’avait
« jamais entendu parler avant ce
procès » des primes de départ versées aux joueurs. René Ricol, expert
comptable et commissaire aux
comptes, a fait le jeu de la défense de
RLD en déclarant notamment que si
ce dernier « n’avait pas injecté
145 millions d’euros, l’OM aurait été
en cessation de paiement ».
À une journée de la fin des débats
(transferts de Berizzo, De La Pena et
Montenegro aujourd’hui), l’orientation des différentes plaidoiries commencent à se dessiner clairement.
Hier après-midi, dans l’examen du
transfert de l’argentin Pablo
Calandria (1999), pour lequel RLD et
Yves Marchand ont été mis en exa-
» L’UEFA défendra aussi la nature ouverte et le
marketing centralisé de la Ligue des champions,
expression de solidarité dans le football européen.
Nous laisserons la porte ouverte pour que les clubs
des plus petites nations puissent jouer au plus haut
niveau du football de club européen. » – R. Po.
Johansson
mystérieux
Jaune
Bleu
Jaune
PROCÈS DES COMPTES DE L’OM
de notre envoyé spécial
» Un groupe de clubs conteste cette règle. Ils ne
sont pas intéressés par la protection de la compétition, mais seulement par la protection d’euxmêmes et de leurs intérêts économiques et veulent
dicter leurs conditions aux autres. Mais l’UEFA
défendra la règle et travaille, avec la FIFA, pour
qu’il en soit ainsi.
(1) Le club belge réclame à la FIFA
1,25 million d’euros de dédommagement pour la blessure de son milieu
marocain, Abdelmajid Oulmers, survenue en sélection le 17 novembre 2004.
Lundi, le G 14, qui soutient le club dans
sa démarche, a réclamé devant la justice belge un dédommagement de
860 millions d’euros à la FIFA pour la
mise à disposition des joueurs aux
sélections ces dix dernières années.
(2) Son directeur général, Thomas
Kurth.
Noir
Noir
« Il faut combattre le G 14 ! » Hier, lors du comité exécutif de l’UEFA, à Budapest, Michel Platini
a poussé un coup de gueule contre le groupement des grands clubs européens. Ce dernier
réclame notamment à la FIFA une indemnité en échange de la mise à disposition des
internationaux.
(Photo Alain de Martignac)
MARSEILLE –
peut-être même un jour de gagner un grand
événement comme la Coupe du monde ou l’Euro.
Ce n’est peut-être qu’une petite chance, mais c’en
est une.
RICHARD PORRET
Contribution invisible. Succès visible.
LE COMITÉ EXÉCUTIF DE L’UEFA, réuni hier
matin, a adopté une résolution allant dans le
même sens que les propos tenus par Michel Platini.
Elle sera soumise, ce matin, à l’approbation du
congrès et des cinquante-deux associations
membres, puis rendue publique. Le texte appelle à
la solidarité et dénonce, sans jamais citer le G 14,
la volonté d’émancipation de certains grands
clubs. L’UEFA souligne que « le football est en perpétuel mouvement et doit constamment s’adapter
à de nouveaux défis » et qu’il est de son devoir
« de faire face à ces défis et de trouver des solutions pour l’avenir […] sans jamais perdre de vue
certains principes ».
Voici le texte de cette résolution : « Le football
n’est pas une maison fermée, où seuls les riches et
les plus puissants seraient invités à la table.
L’UEFA ne tolérera pas une structure ou un
système où les plus petits clubs, les plus petites
cations. Je ne suis pas sûr que tous
les autres soient complètement
informés. Est-ce que Pierre Blayau (le
président du PSG, membre du G 14)
est vraiment au courant de tout ?
Quand je discute avec les dirigeants
de club, ils ont de bonnes idées et
puis, ils vont au G 14 et ça change.
Tout ça est ridicule ! »
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PROLONGATIONS
L’ARGENTINE EN APNÉE
REPORTAGE
Dimanche, Boca Juniors, premier du Championnat argentin de football, accueille River Plate, deuxième. Choc en vue !
Il existe plus d’un océan d’écart entre un ParisSG - Marseille et un Boca Juniors - River Plate. Le
5 mars, les dirigeants marseillais, prétextant un
manque criant de sécurité, avaient décidé d’envoyer
une équipe de « minots » à Paris. Inconcevable en
Argentine. Ce dimanche, Boca Juniors reçoit River
Plate dans son légendaire stade de la Bombonera. Le
« Superclasico » est un spectacle unique. Un rendezvous qui, selon le magazine anglais The Observer, fait
partie des dix événements sportifs à ne pas manquer
dans sa vie.
BUENOS AIRES – (ARG)
de notre correspondant
ment spécial. C’est un événement
que l’on suit depuis qu’on est tout
petits. L’entrée dans le stade est à
couper le souffle. Tous ces confettis
qui tombent des tribunes... on ne
voit même plus le ciel. Et il m’est arrivé de sentir vibrer la pelouse de la
Bombonera tant les supporters
étaient déchaînés. Mon plus grand
souvenir, c’est un “Superclasico”
disputé deux mois après notre victoire avec l’Argentine à la Coupe du
monde, en 1978. J’étais certes le gardien de River Plate mais j’ai reçu ce
jour-là la plus grande ovation de ma
carrière à la Bombonera. C’est la
seule fois de ma vie où mes jambes
ont tremblé. Cette ambiance, c’est
unique au monde. »
Le « Pato » Fillol est un joueur plutôt
chanceux car tous n’ont pas reçu le
même accueil en pelouse ennemie.
Jorge Higuain, ex-défenseur de Brest
(saison 1987-1988), est l’un des
rares joueurs à avoir porté les deux
maillots. « J’ai d’abord évolué à
Boca Juniors. Quand je suis arrivé à
River Plate, après mon passage à
Brest, des supporters m’ont demandé de me désinfecter avant de porter
leur maillot. Ça m’a tout de suite mis
dans l’ambiance. Ils m’ont pardonné
et m’ont adopté lorsque j’ai inscrit un
but de la tête lors d’un “Superclasico” », raconte-t-il.
À l’image de Jorge Higuain, ces
surtout devenu une vraie machine à
gagner de l’argent. Selon Pablo Alabarces, Boca-River, c’est « plus
qu’un “Superclasico”, c’est un
“supermercado” (supermarché). Il y
a tellement d’argent qui tourne
autour de cet événement... Les journaux, les radios, les télévisions, les
clubs et jusqu’aux vendeurs de “choripan” (sandwich à la saucisse)
voient leurs revenus tripler ou quadrupler les jours de “Superclasicos”.
Depuis dix ans, le sport prend une
place toujours plus importante dans
les médias. Donc, logiquement, les
“Superclasicos” y occupent une
place toute particulière. Et ça
arrange tout le monde. » Dimanche,
par exemple, une centaine de places
matches si spéciaux peuvent faire
naître une idole. Car, souvent, les
supporters voient ces rencontres
comme l’affrontement de demidieux portants shorts et chaussures à
crampons. Alberto Marcico, par
exemple, ex-attaquant de Toulouse
et de Boca Juniors, a construit son
image de héros lors de ces fameux
« Superclasicos » : « J’en ai joué une
vingtaine dans ma carrière. Les
quatre buts que j’ai inscrits au cours
de ces derbys restent inoubliables
pour les supporters de Boca Juniors.
Grâce à ces réalisations, j’ai atteint
un niveau de popularité impensable.
Lorsque vous êtes dans les tribunes,
les sensations sont aussi assez particulières. Je me souviens de mes dixhuit ans. Un jour, il m’est arrivé de
craquer complètement. On venait de
perdre un match à domicile contre
les Millonarios. Résultat : j’ai pleuré
sans m’arrêter pendant deux longues heures. Imaginez-vous : j’avais
dix-huit ans ! Je n’étais plus un
gamin mais la passion m’avait transcendé jusqu’à me faire verser toutes
les larmes de mon corps. On est loin,
très loin des Toulouse-Bordeaux. Et
je ne dis pas ça de manière hautaine
car j’ai un amour sans bornes pour le
TFC. » À en croire les plus vieux,
cette passion a pourtant était dévorée par la médiatisation à outrance.
Aujourd’hui le « Superclasico » serait
a été réservée pour les touristes
étrangers qui vont devoir débourser
chacun plus de 120 euros pour participer indirectement au « spectacle
de l’année ». Ils verront ainsi les supporters de River Plate et les ballons
orange qu’ils tiendront, durant toute
la première mi-temps, à bout de bras
dans le ciel de la Bombonera. Sur ces
ballons, il sera inscrit : « Souvenir du
docteur Beto Alonso, le jour où il a
vacciné les Bosteros, 2 buts à 0, le
6 avril 1986. » Il y a vingt ans, en
effet, le Beto Alonso en question inscrivit de la tête un but mémorable et,
ce jour-là, le ballon était orange. Pas
par hasard ! Il y avait tant de confettis blancs sur la verte pelouse que
l’arbitre avait dû se résoudre à choi-
Un Français sur la pelouse
GONZALO HIGUAIN devrait fouler pour la première fois de sa vie la pelouse du
stade de la Bombonera. Ce jeune joueur de dix-huit ans est la grande révélation du
début d’année à River Plate. Il a déjà inscrit quatre buts lors des dix premières journées du Championnat 2006. Même s’il ne parle pas un mot de la langue de Molière
et qu’il a plutôt l’allure d’un adolescent argentin, Gonzalo est bel et bien français.
Son histoire ressemble à s’y méprendre à celle de David Trezeguet. Il est né en 1988
à Brest, à l’époque où son père, Jorge, évoluait dans le club breton. Au mois de
décembre 2005, « Pipita », c’est son surnom, a été sélectionné dans l’équipe
Argentine des 20 ans. C’est alors qu’il s’est aperçu qu’il ne pouvait pas avoir la
double nationalité. Il a donc opté pour le passeport français.
« Gonzalo est un joueur rapide et technique. Il joue comme deuxième attaquant, un
peu excentré vers la droite. C’est l’un des grands espoirs du club », affirme Daniel
Passarella, l’entraîneur de River Plate. Titulaire lors des cinq derniers matches de
Championnat, Gonzalo devrait pourtant commencer la rencontre de dimanche sur
le banc des remplaçants. – A. J.
sir un ballon de couleur, forcément
plus voyant. Le temps d’une mitemps. Depuis, la légende a pris le
relais. Se chambrer est également
devenu un sport de haut niveau pratiqué par les supporters des deux
équipes les plus titrées d’Argentine.
Depuis un
peu moins de
cinq ans, les
Bosteros et
les Millonarios ont
même trouvé
un nouveau
moyen de
poursuivre le
match les lendemains de
« Superclasico ». Les murs
des principales villes argentines sont
en effet recouverts d’affiches financées par les clubs. Leur but : en rajouter une couche après la victoire. Au
mois de décembre 2005, après la
défaite de River Plate, Boca Juniors
avait lancé une campagne d’affichage avec en vedette un Père Noël
accompagné de l’inscription suivante : « Le Père Noël n’est pas de
River, il est de Boca Juniors »...
même s’il porte les couleurs blanche
et rouge du club millonario. La blague peut aussi prendre un tour beaucoup plus coquin. Les fans de River
Plate ont ainsi déjà célébré un de
leurs succès par l’image en gros plan
d’un string aux couleurs de leur
ennemi intime. Le texte qui l’accompagnait était explicite : « Tu as oublié
ça à la maison hier soir. » Malheur
donc aux vaincus. Ce dimanche,
pour la première fois
depuis bien
l o n gt e m p s ,
les deux
équipes vont
s’affronter
alors qu’elles
occupent les
d e u x p r emières places
d u c l a s s ement du
Championnat
(River, premier, devance Boca de un
point). Les journaux argentins promettent déjà le « plus beau et le plus
ouvert des “Superclasicos” » tout
au long de la vingtaine de pages
qu’ils consacrent à l’événement. Une
nouvelle fois, donc, le spectacle se
trouvera dans les tribunes et dans les
médias. Diego Maradona ne manquera ça pour rien au monde et, vers
16 heures, ce dimanche, il prendra
place dans sa loge d’honneur. Sans
regretter l’absence de Julia Roberts.
Le 6 avril 1986 il y
avait tant de confettis
blancs sur la verte
pelouse que l’arbitre
avait dû se résoudre
à choisir un ballon
de couleur, forcément
plus voyant
ALEXANDRE JUILLARD
LA SÉLECTION DE «L’ÉQUIPE»
PATINAGE ARTISTIQUE
BIATHLON
Eurosport 90 min
MAGAZINE
RUGBY
MAGAZINE
BASKET
Euroligue H. Top 16. 5 e journée. Groupe E.
Maccabi Tel-Aviv (ISR) - Bologne (ITA).
8 e jour.
À Melbourne (AUS).
Sport + 75 min
Championnats du monde F. Round Robin.
Suisse-Suède. À Grande Prairie (CAN).
CURLING
Rediff. à 0 h
02.30
BASKET
03.00
NBA.
Phoenix Suns - Portland Trailblazers.
L’Équipe TV 26 min
19.00
Eurosport 210 min
Sport + 60 min
23.15
Canal + Sport 105 min
19.00
À voir.
NBA + 120 min
Rediff. demain à 7 h 30
ZAP
Intéressant.
19.40
Canal + Sport 65 min
« Jour de sport »
23.00
JEUX DU COMMONWEALTH
18.00
Championnats du monde 2006.
Danse originale. À Calgary (CAN).
TMC 86 min
Circuit américain.
Open de Ponte Vedra Beach (USA). 1 er jour.
17.55
Buteurs en nage
Rediff. demain à 15 h
22.50
GOLF
Eurosport 30 min
Eurosport 2 180 min
Eurosport 30 min
« Coup de tête », de J.-J. Annaud.
Voir article.
19.45
Sport + 105 min
Rediff. demain à 13 h
À ne pas rater.
Les cases vertes
correspondent aux
retransmissions
en direct.
Ce soir 19 : 00
MAGAZINE
> LA PAGE RUGBY
Bernard Laporte et Laurent Benezech sur le plateau de Philippe Fleys
> RUGBY
PAGE 6
TMC. 22 h 50. Film. Coup de tête (1978). 86’.
Eurosport 2 60 min
22.30
FILM
17.30
Rediff. demain à 17 h 50
Canal + Sport 100 min
RALLYE
Eurosport 2 150 min
« La Page Rugby »
PATINAGE ARTISTIQUE
Championnat du monde 2006.
Rallye de Catalogne. Présentation.
17.00
Internationaux de France.
France - Pays-Bas. Voir article.
MAGAZINE
Sport + 90 min
Rediff. demain à 9 h 15
Super 14. 6 e journée.
Auckland Blues - ACT Brumbies.
WATER-POLO
Championnat d’Espagne. 29 e journée.
Atletico Madrid - FC Séville.
16.00
Canal + Sport 105 min
22.30
Sport + 30 min
Le film qui révéla Guy Roux…
JEAN-JACQUES ANNAUD, pour sa
première œuvre, La victoire en chantant, venait de remporter l’Oscar du
meilleur film étranger. Et là, à Auxerre,
il tournait une comédie de caractères
bien française, sur le thème du vedettariat et de la petitesse humaine, avec
pour personnage central un footballeur, joué par Patrick Dewaere. Ce film
au budget modeste,Coup de tête,
n’obtint aucun prix, au contraire de
pratiquement tous les autres que
signera Annaud, de la Guerre du feu à
Deux frères en passant par l’Ours ou le
Nom de la rose. Mais il connut le succès populaire, la télévision (comme
TMC ce soir) le diffusant régulièrement
depuis près de trente ans.
Dans la coulisse, Coup de tête marqua
Rediff. demain à 16 h 45
20.45
FOOTBALL
15.30
« Total Rugby »
TPS Foot 105 min
Championnat WBC. Poids lourds.
H. Rahman (USA) - J. Toney (USA). À Atlantic City (USA).
Rediff. à 18 h
Championnats du monde F. Round Robin.
Suède-Écosse. À Grande Prairie (CAN).
20.30
BOXE
14.15
NCAA. March Madness.
North Carolina State - Texas.
CURLING
FOOTBALL
Copa Libertadores. 2 e phase. Groupe 6.
Internacional (BRE) - Pumas Unam (MEX).
Eurosport 75 min
« ATP Tennis »
BASKET
France 3 5 min
11.30
Coupe du monde. Finale.
10 km sprint H.
MAGAZINE
20.10
France 3 50 min
Coupe du monde. Finale.
7,5 km sprint F.
BIATHLON
TOUT LE SPORT
10.25
Championnats du monde 2006.
Programme libre couples. À Calgary (CAN).
la rencontre de deux personnages qui
feraient carrière. Annaud donc, l’un de
nos plus fins cinéastes, et Guy Roux,
alors inconnu. Sur les installations de
l’AJ Auxerre que le réalisateur avait
choisies après avoir examiné soixantedix photos de stades, Dewaere tournait les scènes de foot. Ce 23 septembre 1978 en particulier, jour du
derby de D 2 Auxerre-Troyes.
Alors que nous étions venu assister au
tournage, Annaud nous accueillit en
nous pressant de questions sur Roux :
« Vous connaissez cet entraîneur ? Je
ne croyais pas que l’argent était
quelque chose d’aussi important dans
le monde du foot. Ce Roux veut nous
faire tout payer. Des producteurs
d’Hollywood ne l’effraieraient pas… »
SPORT +. 18 heures. Water-polo : France - Pays-Bas. 75’.
STÉPHANE LE GOFF LE SAVAIT depuis un bon bout de temps : le water-polo, sport
d’arrière-boutiquemédiatiquechez nous mais pas en Italie, Espagne, Grèce ou Hongrie,a
ses fondus. Le Goff, l’un des commentateurs de rugby de Canal +, avait couvert quelques
matchesde ce handball en eau chlorée sur Sport + et avait été conquis par cette discipline
« ultraphysique, très ludique et télégénique ». Ses patrons aussi. Alors, Sport + remet ça,
dès aujourd’hui, avec le premier match (en différé) des Internationaux de France, tournoi
regroupant, à Aix-en-Provence, six nations. Soucieuse de ménager son budget en vue de
la finale du Championnat de France (diffusée ce printemps), la production a fait l’impasse
sur la pose d’une caméra subaquatique. « Mais on aura un dispositif plus que correct,
rassure Le Goff. Quand ils ont su qu’on mettait leur sport à l’antenne, les pratiquants se
sont passé le mot et se sont abonnés ! » Ceux-ci seront ravis, tout à l’heure, de jeter un
œil, en avant-match, au focus sur les frangins d’Inge De Bruijn et de Pieter Van den Hoogenband qui barboteront pour l’équipe néerlandaise.
FRÉDÉRIC BERNÈS
À l’époque, nous ne connaissions pas
Guy Roux. Son équipe n’allait éclater
que quelques mois plus tard en disputant sa première finale de Coupe (perdue face à Nantes en 1979). Mais, le
soir, nous ayant invité à sa table (il ne
pouvait absorber que du liquide à la
paille car il s’était fracturé la
mâchoire), Roux nous livra un petit
aspect de sa personnalité : « Bien sûr
que notre participation au film n’est
pas gratuite. Pourquoi le seraitelle ? » Une légende naissait.
BERNARD DOLET
L’ÉQUIPE TV
6. Édition du matin. 10. Édition de la journée.
11. Un jour avec… (rediff. à 14. et 16.).
18.30 La Grande Édition (rediff. toutes les
heures, jusqu’à 21.30). 19. La Page Rugby
(rediff. toutes les heures, jusqu’à 22.).
22.30 Édition de la nuit.
INFOSPORT
6. La Matinale Sport. 10. Le Journal en continu. 18. La Grande Heure.
LE COIN DES RADIOS
Toute la journée. France Info. À .8 et à .38 de
chaque heure, chronique sportive. 6.40 et
7.40 France Inter. Sports. 6.45 RTL. RTL
Sport. 7.40 Europe 1. Sports. 16. RMC. DKP
(rediff. à 21.). 18. RMC. Luis Attaque (rediff. à
22.). 18. Sud Radio. Rugby & Compagnie.
18.53 RTL Mégasport. 19.30 RMC. Global
Sports. 20. Europe 1. Europe Sport (avec à
20.10 Europe Foot). 20. RTL. RTL Foot. Avec :
« Les Supporters ont la parole ». 20. RMC.
Coach Courbis.
JEUDI 23 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
TÉLÉVISION
''
Dimanche, la « Bonbonnière » sera en majorité parée de jaune et de bleu. Lorsque l’on est « bostero », soit supporter de Boca Juniors (emmené par le gardien de but de
l’équipe nationale, Roberto Abbondanzieri), pas question de laisser une once de place aux Rouge et Blanc de River Plate.
(Photo Argenpress / Presse Sports)
Bleu
Rouge
Jaune
J’ai d’abord évolué
à Boca Juniors.
Quand je suis arrivé
à River Plate, après
mon passage
à Brest, des
supporters m’ont
demandé de me
désinfecter avant
de porter
leur maillot.
(Jorge Higuain)
Jaune
''
Noir
Bleu
Noir
« ASSISTER à un Boca-River, c’est
mieux que de passer une nuit avec
Julia Roberts. » Diego Maradona a
toujours eu le chic pour trouver des
formules-chocs. Et c’est vrai que
dimanche, à l’heure du goûter, tout
au long des 5 000 kilomètres qui
séparent Ushuaia (extrême Sud) de
La Quiaca (extrême Nord), les Argentins auront les yeux tournés vers la
Bombonera, le légendaire stade de
Boca Juniors dont la forme évoque
celle d’une bonbonnière, ce qui
explique son nom. Les petites ruelles
et les maisons en tôle colorée du
quartier de la Boca, en plein Buenos
Aires, vont se mettre sur leur « 31 ».
Mais pas question ici de smoking ni
de nœuds papillons. Il conviendra
plutôt de porter fièrement deux couleurs qui collent au cœur du peuple
boquense : le jaune et le bleu. Car
être bostero (de Boca) ou millonario
(de River), c’est bien plus que d’aller
supporter son équipe, « c’est une
charge ». « Notre père nous la transmet à notre naissance. Et nous la
transmettrons à nos enfants. Jamais
elle ne peut et ne doit quitter la
famille, affirme Rodrigo, un supporter de la Doce, le principal groupe de
supporters de Boca Juniors. Et quand
on est de Boca, un match a une
saveur toute particulière : le “Superclasico”. River, c’est notre ennemi de
toujours. C’est le match de l’année,
celui que l’on doit gagner. »
Cette rivalité,
qui n’a pas de
véritable
équi va le nt,
existe depuis
le début des
années 1900.
Tout simplement parce
que, à l’origine, les deux
clubs cohabitaient dans le
même quartier : la Boca.
C’est, en tout
cas, l’opinion
de Pablo
Albarces,
sociologue
argentin spécialiste du football : « Un derby
n’existe que lorsqu’un match oppose
deux équipes qui représentent deux
pôles différents. Protestants contre
catholiques pour Rangers-Celtic en
Écosse, deux quartiers d’une même
ville pour Arsenal-Tottenham en
Angleterre et riches contre pauvres
entre Newell’s et Central en Argentine, par exemple. Pour Boca-River,
c’est une opposition de quartier,
d’abord, puis les médias l’ont déformée en une opposition de classes
sociales. La grande particularité du
“Superclasico” argentin, c’est qu’il
s’est nationalisé. De Salta, dans le
nord du pays, à la Patagonie, au sud,
il existe des fanatiques des deux
clubs. L’intérêt qu’il suscite en est
donc décuplé. »
Pourtant, rapidement, River Plate a
déménagé dans les beaux quartiers.
Au milieu des années 30, les Millonarios se sont en effet installés dans le
très résidentiel quartier de Nuñez,
peuplé d’Argentins issus de la classe
moyenne haute. Laissant Boca
Juniors aux pauvres immigrés italiens, venus pour la plupart de
Gênes, du quartier de la Boca.
Le premier « Superclasico » de l’histoire du football professionnel, en
1931, a laissé une trace indélébile
dans l’inconscient des supporters
des deux équipes. « Le match a été
suspendu à la 65e minute de jeu. Tout
a commencé sur la pelouse, qui
s’était transformée en un terrain
vague où tous les coups étaient permis. L’arbitre a été obligé d’expulser
trois joueurs. Puis il y a même eu une
bagarre générale entre les vingtdeux acteurs. Cette violence s’est
ensuite propagée dans les tribunes.
Il y a eu des affrontements très violents entre les supporters, soi-disant
parce que des fans de River avaient
brûlé un drapeau de Boca. Les lieux
ont été évacués aux gaz lacrymogènes. Tout a commencé ce jour-là »,
précise Fabian Fiori, un spécialiste de
l’histoire de Boca Juniors.
Cette soudaine rage et ce désir d’en
découdre avec les supporters ennemis étaient pourtant assez monnaie
courante à cette époque, si l’on en
croit l’historien Julio Frydenberg :
« C’est dans les années 20 et 30 que
les quartiers de Buenos Aires que
l’on connaît aujourd’hui se sont formés. Bien souvent, les habitants
d’un quartier
se sont forgé
une identité
autour de leur
club de football et grâce à
lui. Le voisin
le plus proche
a toujours été
le plus grand
ennemi.
Alors, quand
deu x cl ub s
étaient issus
du même
quartier,
c’était encore
plus violent.
L’enjeu ? La
suprématie !
savoir qui
était le véritable représentant du
quartier à l’extérieur. Ce phénomène
est allé de pair avec le boom des journaux. Au début des années 20, la
presse a beaucoup fait pour créer des
rivalités. Et ça a marché. »
Tellement bien qu’aujourd’hui, le
« Superclasico » est le match de
l’année en Argentine. Pour tout
joueur argentin, disputer un BocaRiver est un rêve qui doit se réaliser.
L’ex-gardien de but de la Selección et
de River Plate, Ubaldo Fillol, d’habitude si réservé, s’enflammerait
presque au moment de parler de ce
match à part : « Dans ma carrière, j’ai
participé à un Flamengo-Fluminense
dans un Maracana plein à craquer,
j’ai également vécu un Atletico-Real
(Madrid) ou un Argentine-Brésil
mais le “Superclasico”, c’est vrai-
7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL COUPE DU MONDE 2006
Les arbitres à l’épreuve
Alain Sars et Éric Poulat, en stage à Francfort, tentent de gagner leur place pour le Mondial.
DEPUIS MARDI DERNIER, les quarante-quatre meilleurs sifflets de la
planète sont réunis dans un grand
hôtel de Francfort, aux frais de la FIFA.
La Fédération internationale, par
l’intermédiaire de sa commission
d’arbitrage, doit en effet décider cette
semaine quels seront les trente
hommes en noir susceptibles de diriger
les soixante-quatre matches du
prochain Mondial (9 juin-9 juillet) en
Allemagne. Afin de sélectionner ses
meilleurs éléments, la commission a
programmé toute une série de tests et
d’entretiens. « Ils sont très sévères,
très durs, explique Alain Sars, l’un des
deux Français, avec Éric Poulat (*),
retenus par les instances internationales. Il va bien sûr y avoir des tests
médicaux, physiques et psychologiques pour savoir si nous sommes
aptes à supporter la pression d’une
Coupe du monde. Puis, on nous
demandera de nous exprimer en
anglais. Par écrit ou de façon orale, sur
les lois du jeu. »
Un programme poussé, beaucoup plus
professionnel que par le passé, qui
devrait laisser peu de droit à l’erreur.
« Physiquement, c’est costaud, poursuit Alain Sars. Avec toutes ces courses
en fractionnés, on va devoir courir près
de quatre mille mètres en un peu plus
de vingt minutes. Bien sûr, nous
sommes entraînés pour ça, mais moi,
ce que je crains le plus, c’est le jour
sans. »
À bientôt quarante-cinq ans, Alain
Sars sait qu’il s’agit là de sa dernière
chance de participer à une Coupe du
monde. « Si je suis retenu, j’arrête ma
carrière en juillet, sinon, elle se terminera le 13 mai, lors de la dernière journée de L 1. » Longtemps dans l’ombre
de Gilles Veissière, le Nancéien souhaite enrichir un palmarès qui compte
seulement une Coupe d’Afrique des
nations, un Mondial des moins de
20 ans et un Championnat du monde
des clubs (2005).
Plus jeune de trois ans, Éric Poulat,
numéro 1 des arbitres français en acti-
vité, ne se pose pas de questions existentielles : « Nous sommes préparés à
tout ça. Les tests physiques, nous les
avons déjà passés à Dinard, en janvier.
En revanche, je ne sais pas ce qu’il en
est par rapport à l’aspect psychologique. On va peut-être nous demander
de réagir en temps réel devant des
situations de jeu bien précises. Ça doit
être quelque chose comme ça. Le reste
sera sans surprise, même si les examens d’anglais par écrit peuvent surprendre. Mais bon, j’ai vraiment hâte
d’arriver en fin de semaine. »
Sars : « Ne pas aller à
cette Coupe du monde
serait un gros regret »
Quoi qu’il arrive, Éric Poulat pourra de
toute façon se voir offrir une seconde
chance pour l’Euro 2008, lui qui, hormis une demi-finale olympique en
2004, n’a arbitré, au plus haut niveau,
que des matches de Ligue des champions. À quarante-deux ans, après
quatorze saisons d’arbitrage, dont
onze en L 1, il sait qu’il ne maîtrise pas
tous les éléments. « Lors de la dernière
Coupe du monde, rappelle-t-il, il y
avait douze arbitres européens et nous
sommes encore dix-sept en lice. Il
devrait donc y en avoir encore cinq à
éliminer, car il y aura forcément des
quotas continentaux à respecter. »
En attendant, si un seul Français est
retenu après toutes ces batteries de
tests, Poulat pense déjà savoir que ce
ne sera pas lui : « Alain possède une
expérience internationale beaucoup
plus grande que la mienne. Je le sais et
je l’ai déjà dit ! »
Pour sa part, Sars ne souhaite pas
entrer dans ce débat : « Il y a toujours
meilleur que soi. C’est la vie. Moi, je le
répète, j’ai longtemps été derrière
Gilles Veissière. Maintenant, c’est vrai,
ne pas aller à cette Coupe du monde,
ce serait un gros regret. Mais bon,
peut-être qu’il n’y aura aucun arbitre
français en Allemagne, ce qui serait
une catastrophe. Ou peut-être y
serons-nous tous les deux. »
Après avoir observé sous toutes les
coutures les quarante-quatre arbitres
retenus pour cet ultime stage, la
commission d’arbitrage se réunira de
nouveau le 31 mars pour annoncer
enfin le nom des trente élus.
JEAN-PHILIPPE COINTOT
(*) En L 1, L 2 et Coupe de la Ligue,
Alain Sars a arbitré vingt matches cette
saison, distribué soixante-quatorze
avertissements et deux cartons
rouges. Éric Poulat, lui, a dirigé vingt
et un matches, donné quatre-vingtquinze cartons jaunes et cinq rouges.
Familier des rencontres de Ligue des champions,
Alain Sars (ici, le 6 avril 2005, lors du quart de
finale aller AC Milan - Inter) n’a jamais arbitré un
match de Coupe du monde. À bientôt
quarante-cinq ans, il sait que le Mondial allemand
est sa dernière chance d’y parvenir.
(Photo Pierre Lahalle)
Desailly « pessimiste »
et pro-Barthez
Marcel Desailly a officialisé en compagnie de Jean-Pierre Elkabach son arrivée
à Europe 1, dont il sera, comme Guy Roux, une sorte de super consultant.
Chroniqueur, « mais pas commentateur », durant la Coupe du monde, Desailly
s’est engagé sur « une longue durée » et devrait étendre ses interventions
sur des sujets de société. En marge de cette annonce, il s’est affiché comme
un « pro-Barthez », de préférence à Coupet : « Les deux ont le niveau mais
Barthez le mériterait », pour services rendus et pour finir en beauté, sachant
que « Coupet a l’avenir devant lui ». Il a par ailleurs affiché un « certain
pessimisme » sur les chances des Bleus à la Coupe du monde, avant de
tempérer : « On est plutôt dans la même situation qu’avant 1998. On suscite
plutôt le doute que l’adhésion. Mais je sais qu’il y a une bonne ambiance dans
le groupe, et avec l’effet de surprise, pourquoi pas… » Revenant brièvement
sur la campagne ratée de 2002, il a reconnu que « l’équipe était beaucoup
plus sûre d’elle » qu’aujourd’hui, ce qui lui avait peut-être coûté cher. Cette
collaboration médiatique signifie-t-elle la fin de sa carrière de joueur ? « Pas
forcément, répond le recordman des sélections. Il y a une dead-line en avril. »
En contact avec la Major League Soccer, Desailly se rendra en avril aux
États-Unis. Une dernière expérience dans un club US reste envisageable,
notamment avec les Metro Stars, où évolue encore Youri Djorkaeff et dont
l’entraîneur est l’Écossais Mo Johnston, son ancien partenaire à Nantes. La
Major League fera relâche durant la Coupe du monde. – R. Te. et E. Bi.
I STRASBOURG : LACOUR OPÉRÉ.
– Victime d’une fissure de la
malléole à la suite d’un choc contre
Le Mans (1-2), le capitaine
strasbourgeois, Guillaume Lacour,
sera opéré aujourd’hui pour assurer
une consolidation de son os fragilisé.
Le staff médical table sur trois
semaines de convalescence, ce qui
n’exclut pas une reprise avant la fin
de saison. – P. Mu.
I PSG : YEPES INCERTAIN CONTRE
MONACO. – Touché au mollet
gauche depuis le déplacement à
Nantes (0-0, le 25 février) – il avait
disputé la première mi-temps de
PSG - OM (0-0, le 5 mars), sans être
vraiment rétabli –, Mario Yepes a
recommencé à courir, hier. Le
Colombien ne semblait toutefois pas
très optimiste, après l’entraînement,
quant à sa participation au
déplacement à Monaco, dimanche,
date prévue a priori pour son retour.
– J. T.
I MATCHES L’APRÈS-MIDI : ROUX
AVANCE. – Chargé par Frédéric
Thiriez de se pencher sur
l’organisation des matches de
championnat l’après-midi en hiver,
pour limiter les reports, Guy Roux
rencontre, depuis un mois, dirigeants
et joueurs pour récolter leurs avis.
« Tout le monde envisage le
changement d’horaires, mais
uniquement en hiver, rapporte déjà
l’ex-entraîneur d’Auxerre dans
L’Yonne Républicaine. Cela ne
concernerait que dix matches au
maximum, c’est-à-dire un quart du
Championnat. Personne ne conçoit
de jouer à 15 heures en plein mois
d’août ! » Le projet prend forme. La
période hivernale devrait courir du
1er décembre au 15 mars.
I TOTTENHAM PENSE À CISSÉ. –
Le club de Tottenham a approché
Liverpool, lors du dernier mercato,
dans le but d’enrôler Djibril Cissé. Le
club londonien n’a pas abandonné
l’idée de recruter l’actuel attaquant
des Reds et devrait revenir à la
charge l’été prochain.
I ETO’O À CENT BUTS ! –
L’attaquant du FC Barcelone, Samuel
Eto’o, Pichichi actuel de la Liga (avec
22 buts), a atteint, avec deux buts
supplémentaires contre Getafe,
avant-hier (3-1), la barre des cent
buts en Liga en neuf saisons et
198 matches disputés. À noter que,
s’il n’a jamais marqué avec le Real
Madrid, où il n’a été aligné que trois
fois, il a marqué 54 fois sous le
maillot de Majorque (cinq saisons) et
46 fois avec le Barça (deux saisons).
I MATCHES TÉLÉVISÉS. – La LFP a
communiqué hier le programme des
matches décalés des 34es journées de L 1
et de L 2. Ligue 1 (34e journée). –
Samedi 8 avril, 17 h 15 : Lens - Paris-SG
(C an al +) ; dimanche 9 avril,
18 heures : Rennes - Sochaux (Canal +
Sport) ; 20 h 45 : Lyon - Nice (Canal +).
Ligue 2 (34e journée). – Vendredi
14 avril, 20 h 35 : Caen - Le Havre ou
Gueugnon - Bastia (Eurosport) ; lundi
17 avril, 20 h 30 : Lorient - Brest
(Eurosport).
ALLEMAGNE - ÉTATS-UNIS : 4-1
Un peu d’air pour Klinsmann
« KLINSI VA-T-IL PARTIR s’il perd
aujourd’hui ? » Avec ce titre racoleur
et à double sens, Bild avait clairement
posé les enjeux de cette rencontre.
Selon le quotidien à grand tirage, en
cas de nouvelle défaite, Jürgen
Klinsmann n’avait plus qu’à retourner
chez lui, en Californie, par le premier
avion. Mais pour de bon, cette fois.
Le 15 mai prochain, le sélectionneur
allemand pourra finalement dévoiler
sa liste des 23 sélectionnés pour la
Coupe du monde sans avoir l’impression d’être un éternel sursitaire. Hier
soir, à Dortmund, les Allemands ont
réussi leur opération réhabilitation et
reconquis leur public après la débâcle
de Florence, le 1er mars, face à l’Italie
(1-4). Ils ont quitté la pelouse du
Westfalenstadion sous les applaudissements nourris d’un public réconcilié
avec son équipe nationale. Un public
très prompt à occulter le fait que les
Allemands ont fait plier une équipe des
États-Unis bis, puisque privée de ses
meilleurs joueurs évoluant en Europe
(Beasley, McBride, Reyna, Lewis,
Onyewu) ainsi que de Donovan, blessé
au mollet. Car ce succès est plus éloquent dans son ampleur que réellement probant quant à la manière.
Après un premier quart d’heure enlevé, l’Allemagne retomba dans des tra-
IL A DIT
G JÜRGEN KLINSMANN (entraîneur de l’Allemagne) : « Cette victoire est une
réponse aux critiques dont nous avons fait l’objet après notre défaite en Italie.
Certains médias ont été trop loin. Ils doivent réfléchir à l’influence qu’ils ont sur les
joueurs et leurs familles et ne pas tout détruire avant que la Coupe du monde n’ait
commencé. Grâce à ce succès, nous allons pouvoir nous préparer dans le calme.
Depuis vingt mois, cette équipe a progressé. Je suis contre le pessimisme qui règne
en Allemagne. »
ESPAGNE (29e journée)
MARDI
FC BARCELONE
GETAFE
3-1
Matellan (22e, c.s.c.)
Eto'o (52e, 69e)
Nano (5e)
HIER
VALENCE CF
VILLARREAL
1-1
Baraja (37e)
Forlan (70e)
BETIS SÉVILLE
SANTANDER
1-0
Edu (37e)
LA COROGNE
MALAGA
2-1
S. Victor (55e, 71e)
ATHL. BILBAO
Duda (35e)
1-1
ESP. BARCELONE
Yeste (90e)
ALAVÉS
Juanfran (39e)
1-0
CELTA VIGO
1-0
CADIX
2-0
REAL SOCIEDAD
Aloisi (88e s.p.)
MAJORQUE
C. Victor (16e)
OSASUNA
Munoz (5e)
Punal (89e s.p.)
SARAGOSSE
D. Milito (48e)
REAL MADRID
1-1
Ronaldo (90e+2)
AUJOURD'HUI
ATL. MADRID
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
1. FC Barcelone ... 67 29 21 4 4 69 26 +43
2. Osasuna ............ 55 29 17 4 8 41 32 +9
3. Real Madrid ..... 54 29 16 6 7 51 27 +24
4. Valence CF ....... 53 29 14 11 4 39 24 +15
5. La Corogne ....... 46 29 13 7 9 40 33 +7
6. FC Séville ......... 45 28 13 6 9 36 30 +6
7. Celta Vigo ......... 45 29 14 3 12 29 29 0
8. Villarreal ............ 45 29 11 12 6 39 28 +11
9. Atl. Madrid ....... 42 28 11 9 8 39 27 +12
10. Saragosse ......... 40 29 9 13 7 39 38 +1
11. Getafe ................ 37 29 10 7 12 38 39 -1
12. Santander ......... 32 29 7 11 11 26 33 -7
13. Esp. Barcelone . 31 29 8 7 14 30 46 -16
14. Majorque ........... 31 29 7 10 12 29 43 -14
15. Betis Séville ...... 30 29 7 9 13 25 39 -14
16. Athl. Bilbao .... 30 29 7 9 13 31 38 -7
17. Alavés .............. 30 29 7 9 13 31 45 -14
18. Real Sociedad . 28 29 8 4 17 35 55 -20
19. Cadix ............... 26 29 6 8 15 20 37 -17
20. Malaga ............ 22 29 5 7 17 30 48 -18
En cas d’égalité de points, les équipes sont
départagées par la différence de buts
particulière.
FC SÉVILLE
BUTEURS. – 1. Eto’o (FC Barcelone), 22 buts ; 2. Villa (Valence CF), 16 buts ; 3. Ronaldinho (FC Barcelone) ; D. Milito (Saragosse), 14 buts ; 5. Fernando Torres (Atl. Madrid),
12 buts ; 6. Tristan (La Corogne) ; Ronaldo (Real Madrid) ; Ewerthon (Saragosse) ;
Riquelme (Villarreal), 11 buts ; 10. Aloisi (Alavés) ; Maxi Rodriguez (Atl. Madrid) ; Luis
Garcia, Tamudo (Esp. Barcelone) ; H. Larsson (FC Barcelone) ; Baiano (Celta Vigo),
9 buts.
J SARAGOSSE - REAL MADRID : 1-1 (0-0)
Buts. – SARAGOSSE : D. Milito(48e) ; REAL MADRID : Ronaldo (90e + 2). Avertissements.
– Saragosse : G. Milito (25e) ; Real Madrid : Mejia (16e), Robinho (29e), Gravesen (83e).
REAL MADRID : Casillas – Salgado (Raul, 69e), Mejia, Sergio Ramos, Roberto Carlos
(cap.) – Gravesen – Cicinho, Beckham, Baptista, Robinho (Zidane, 69e) – Ronaldo.
Entraîneur : J.R. Lopez Caro.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 25 mars : Villarreal - Betis Séville, Malaga - FC
Barcelone, Athl. Bilbao - Osasuna ; dimanche 26 mars : FC Séville - Valence CF, Celta
Vigo - Majorque, Esp. Barcelone - Alavés, Getafe - Real Sociedad, Santander - Saragosse,
Real Madrid - La Corogne, Cadix - Atl. Madrid.
ÉRIC CHAMPEL
I ANGLETERRE (Coupe, quarts de
finale). – LUNDI : Manchester City WEST HAM, 1-2. MARDI : Birmingham LIVERPOOL, 0-7. HIER : CHELSEA - Newcastle, 1-0. AUJOURD’HUI : Charlton Middlesbrough. Demi-finales samedi 22
et dimanche 23 avril, finale samedi 13 mai
au Millennium Stadium de Cardiff (GAL).
J CHELSEA - NEWCASTLE : 1-0 (1-0)
But : Terry (4 e ). Avertissements. –
Chelsea : Drogba (59e), Geremi (69e) ;
Newcastle : Elliott (38e et 90e), Ameobi
(59e ), Shearer (90 e ). Expulsion. –
Newcastle : Elliott (90e).
I ÉCOSSE (30e journée, match en
retard). – HIER : Celtic Glasgow Inverness, 2-1. À l’issue de ce match, le
Celtic Glasgow est 1er avec 76 pts et
Inverness 7e avec 40 pts.
I ITALIE (29e journée, match en
retard). – HIER : Cagliari - Fiorentina,
0-0. À l’issue de ce match, Cagliari est 15e
avec 28 pts et la Fiorentina 4e avec 57 pts.
I ITALIE (Coupe, demi-finales
aller). – HIER : Palerme - AS Rome, 2-1 ;
Inter Milan - Udinese, 1-0. Matches retour
mercredi 12 avril, finale mercredi 3 mai
(aller) et jeudi 11 mai (retour).
I PAYS-BAS (Coupe, demi-finales).
– HIER : AJAX AMSTERDAM - Roda JC,
4-1 a.p. ; PSV EINDHOVEN - AZ Alkmaar,
2-0 a.p. Finale le dimanche 7 mai.
I PORTUGAL (Coupe, demifinales). – HIER : FC Porto - Sporting Portugal, n.p. ; AUJOURD’HUI : V. Setubal Guimaraes. Finale le dimanche 14 mai au
stade Nacional Jamor à Lisbonne.
I SUISSE (25e journée). – HIER :
FC Bâle - Aarau, 1-1 ; Schaffhouse- Young
Boys Berne, 1-1 ; Thoune - Grasshopper
Zurich, 0-1 ; Yverdon - Saint-Gall, 2-1 ;
FC Zurich - Neuchâtel Xamax, 4-1.
Classement : 1. FC Bâle, 53 pts ; 2. FC
Zurich, 48 ; 3. Young Boys Berne, 40 ; 4.
Grasshopper Zurich, 36 ; 5. Thoune, 33 ;
6. Saint-Gall, 28 ; 7. Yverdon, 25 ; 8. FC
Aarau, 23 ; 9. Neuchâtel Xamax, 21 ; 10.
Schaffhouse, 20.
I CFA, GROUPE B (15e journée,
match en retard). – HIER : Sochaux B Endoume, 1-0. À l’issue de ce match,
Sochaux B est 17e avec 42 pts et Endoume
14e avec 47 pts.
I DIVISION 1 FEMMES (17e journée,
match décalé). – HIER : Vendenheim CNFE Clairefontaine, 1-1. À l’issue de ce
match, Vendenheim est 11e avec 25 pts et
le CNFE Clairefontaine 5e avec 42 pts.
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JEUDI 23 MARS 2006
* Au cœur de l’image
de notre envoyé spécial
PAGE 7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
DORTMUND –
Tout se débloqua en deuxième mitemps, lorsque Klinsmann se décida
enfin à sortir d’un schéma à trois attaquants (Podolski, Klose, Asamoah)
pour revenir à un système plus classique en 4-4-2 avec des lignes resserrées. Après un premier but heureux de
Schweinsteiger sur coup franc (46e), la
défense américaine fut victime d’une
succession de courants d’air et craqua
complètement, encaissant trois buts
entre la 73e et la 80e minute. Une sortie
ratée de Kahn – qui avait pourtant sauvé son équipe à la 66e minute – permit
aux US-Boys de ne pas repartir avec
une valise trop chargée.
La dernière défaite des Américains
remontait au 8 octobre 2005 face au
Costa Rica (0-3), lors des éliminatoires
de la zone CONCACAF, mais ils étaient
déjà qualifiés. Le Costa Rica, c’est justement le premier adversaire de l’Allemagne, le 9 juin, à Munich, pour
l’ouverture de la Coupe du Monde.
Coïncidence ou heureux présage ?
Bleu
Rouge
Jaune
Temps frais. Pelouse en bon état. 64 500 spectateurs. Arbitre : M. Fröjfeldt (Suède).
Buts. – ALLEMAGNE : Schweinsteiger(46e), Neuville (73e), Klose (76e), Ballack (80e) ;
ÉTATS-UNIS: Cherundolo(85e). Avertissement.– États-Unis: Zavagnin (27e, obstruction sur Lahm).
ALLEMAGNE: Kahn - A. Friedrich(Owomoyela,82e), Metzelder,Mertesacker,Lahm
- Kehl(Ernst,82e), Schneider(Borowski,66e), Ballack(cap.)- Asamoah(Neuville,66e),
Klose, Podolski (Schweinsteiger, 46e). Entraîneur : J. Klinsmann.
ÉTATS-UNIS : Keller (cap.) - Gibbs (Pearce, 77e), Conrad, Berhalter, Cherundolo Zavagnin,Mastroeni(Olsen,75e), Convey,Wolff (Klein,17e) - Ching (Twelmann,60e),
Johnson. Entraîneur : B. Arena.
vers qui posèrent crûment les limites
collectives et individuelles d’une
équipe quelconque et empruntée.
Jaune
ALLEMAGNE - ÉTATS-UNIS : 4-1 (0-0)
Noir
Bleu
Noir
Le coach allemand va pouvoir souffler après ce succès plus éloquent que probant.
8
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS MIAMI (ATP Masters Series et WTA Tour, dur)
A la poursuite
de Mauresmo
Un Santoro
tout neuf
Équipé d’une nouvelle raquette, le Français
a réussi son entrée contre Ivo Karlovic.
MIAMI –
de notre envoyé spécial
Redevenue numéro 1 mondiale, la Française ne sera pas facile à détrôner.
MIAMI – (USA)
de notre envoyé spécial
FORTE DE SA PLACE de numéro 1
mondiale, Amélie Mauresmo a logiquement été désignée tête de série
no 1 du tournoi de Miami. Jamais,
depuis le début de sa carrière, elle ne
s’était trouvée tout en haut du
tableau dans un tournoi d’une telle
importance, qui rassemble huit des
dix meilleures joueuses du monde.
Alors qu’à l’automne 2004 elle n’était
restée que cinq semaines tout en haut
de la hiérarchie, cette fois, l’examen
de la situation de ses principales
rivales laisse entrevoir un règne beaucoup plus long.
LES BELGES DEVRONT
ÊTRE PATIENTES
LES USA COMPTENT
SUR DAVENPORT
Des rivales
à distance
Martina Hingis a beau dire qu’il faut
se méfier d’un retour des sœurs
Williams, on a du mal à croire que
Serena comme Venus auront la volonté de se remettre au boulot. Venus est
encore dixième mondiale mais vit sur
l’acquis de sa victoire à Wimbledon
l’an passé, alors que Serena, actuellement soixante et unième, plongera
au-delà de la quatre-vingtième place
après Miami. Seule, chez les Américaines, Lindsay Davenport (5e) peut
encore espérer se battre pour la première place. Absente à Miami pour
cause de mal au dos, elle ne compte
pas jouer sur terre battue avant
Roland-Garros et, dans ces conditions, il lui faudra attendre les tournois sur gazon puis sur ciment pour
espérer marquer beaucoup de points.
Maria Sharapova n’avait pas remporté un seul tournoi depuis sa victoire
sur gazon à Birmingham. La semaine
dernière, en prenant le meilleur sur
Elena Dementieva en finale à Indian
Wells, la jeune Russe a montré qu’il
fallait de nouveau compter avec elle.
Quatrième mondiale à distance respectable de Mauresmo (758 points),
elle pourrait en fait se montrer plus
dangereuse pour la Française que les
deux Belges, dans la mesure où elle
n’aura pas plus de points à défendre
qu’elle ces prochaines semaines.
Alors qu’une blessure au pied a
complètement hypothéqué les
chances de Mary Pierce de s’emparer
de la première place avant RolandGarros, on peut maintenant
envisager de voir Mauresmo rester
numéro 1 de longs mois. On peut
même prévoir, surtout si elle continue sur la lancée de ses cinq derniers
mois, qu’elle abordera dans les meilleures conditions le sprint final qui
désignera LA joueuse de l’année lors
du Masters, début novembre.
ALAIN DEFLASSIEUX
FREDERIK VEUCHELEN a dû se
demander ce qui lui arrivait, hier, en
franchissant seul la ligne d’arrivée, le
peloton à ses trousses. Inconnu
jusque-là, ce Belge de vingt-sept ans
au palmarès totalement vierge pour
sa troisième saison parmi l’élite, a
tiré profit d’une très longue échappée de 192 kilomètres. Au départ, le
coureur de Chocolat Jacques était
accompagné de trois a utres
hommes, le Belge Neirynck (Landbouwkrediet), l’Autrichien Starzengruber (Elk Haus) et David Boucher
l’un des Français de l’équipe Unibet.com. On ne donnait pas cher des
chances de ces quatre audacieux
même s’ils conservaient un quart
d’heure d’avance à 90 kilomètres du
but (après avoir compté un maximum de dix-huit minutes).
« Nous n’étions pas partis pour aller
jusqu’au bout, confia après l’arrivée
David Boucher, mais au fil des kilomètres, on a commencé à y croire
sérieusement. » Le Français semblait d’ailleurs le plus à l’aise dans ce
groupe et ce ne fut pas étonnant de
le voir à 30 kilomètres de Waregem,
s’envoler avec le seul Veuchelen.
« Mais à deux, c’était plus difficile et
nos chances étaient de plus en plus
réduites. Je montais les monts en
tête, je prenais le vent, c’était normal
que finalement je coince. »
Il ne lui manquait pourtant pas
grand-chose – une toute petite
I MONFILS RECOMPENSÉ. – La cérémonie annuelle de remise des oscars
2005 du tennis a vu un Français récompensé : Gaël Monfils, récipiendaire du prix
du nouveau venu de l’année sur le circuit masculin. Son homologue féminine est
l’Indienne Sania Mirza. Mais, contrairement à l’avis exprimé par Serena Williams
au début de la cérémonie (« Mary Pierce mérite un prix »), aucun autre représentant national n’a été distingué. La faute sans doute au trust de récompenses par
Roger Federer et Kim Clijsters. Tous deux ont reçu le prix de joueur de l’année et
celui du fair-play, auxquels la joueuse belge a ajouté celui du plus remarquable
retour de l’année, précisément celui auquel Mary Pierce aurait pu prétendre.
I SAFIN CONTRE LA FRANCE. – Le capitaine russe Shamil Tarpichtchev a
confirmé la présence de Marat Safin au sein de l’équipe russe qui affrontera la
France en quart de finale de la Coupe Davis à Pau (7-9 avril). Davydenko, Andreev,
Tursunov et Youzhny ont été également sélectionnés. « Le retour de Safin nous
offre de nouvelles options, a indiqué Tarpichtchev. Il est depuis longtemps le
leader de l’équipe, et sa présence va aider les autres joueurs, que ce soit sur les
courts ou en dehors. »
I LA VIDÉO FONCTIONNE. – Le premier match de l’histoire des tournois officiels à bénéficier de l’arbitrage vidéo a eu lieu hier. Il opposait, sur le central, deux
joueuses américaines, Ashley Harkleroad (75e WTA) et Jamea Jackson (94e). C’est
à cette dernière qu’est revenu l’honneur de devenir la première « contestatrice »
officielle de l’histoire. Malheureusement pour elle, la vidéo prouva que le coup
droit jugé long sur le premier point du deuxième set était bien long. Son adversaire
fut plus heureuse avec sa première tentative un peu plus tard. Rappelons que
joueurs et joueuses ont droit à deux appels par set, plus un par tie-break et qu’ils
n’entament pas ce capital si leur contestation est justifiée par la vidéo. Seul le
central est doté du dispositif.
I GASQUET ENCHIFRENÉ. – Le transfert de Californie, où il avait perdu contre
Roger Federer en huitième de finale, à la Floride n’a pas réussi à Richard Gasquet.
Attaqué au vol par les microbes, il traîne un gros rhume et un début d’otite. Il lui
restait hier deux jours pour récupérer avant d’affronter Florent Serra.
Hamilton a couru
Cinquième hier derrière Frederik Veuchelen, le vainqueur du jour, le champion du monde
a néanmoins donné toute la mesure de sa force.
de notre envoyé spécial
I TRÈS COURTS. – Stéphanie FORETZ, sortie des qualifications, a continué
sur sa lancée contre la Vénézuélienne Milagros Sequera (6-4, 6-3)… Cyril SAULNIER s’est effondré contre le Danois Kenneth Carlssen, perdant les neuf derniers
jeux du match après avoir pourtant gagné le premier set (3-6, 6-3, 6-0)…
À TRAVERS LA FLANDRE
Boonen s’est bien amusé
WAREGEM – (BEL)
PHILIPPE BOUIN
dizaine de kilomètres – pour accompagner le Belge. Derrière, la chasse
était ouverte depuis longtemps sous
l’impulsion d’un Tom Boonen toujours aussi impressionnant de puissance. À chaque ascension des différents monts qui parsemaient le
parcours, le champion du monde
prenait une bonne centaine de
mètres à ses adversaires totalement
impuissants. Alessandro Petacchi
par exemple, qui découvrait le pays
de son rival, n’allait pas voir le jour,
relégué dans une troisième bordure
juste avant la montée du Vieux-Quarémont où il mit pied à terre dans
l’anonymat le plus complet.
« Pourquoi
faire rentrer
tout le peloton ? »
La bande de Patrick Lefévère semblait bien seule au monde tant elle
dominait son sujet, mais trop seule
en fait. À chaque fois que Boonen
apparaissait en position de poursuivre son offensive, personne
n’était en mesure de l’accompagner.
Et devant, Boucher et Veuchelen
pouvaient continuer leur chevauchée, perdant régulièrement du
temps, sans s’effondrer réellement.
« Je n’ai jamais vraiment cru que
nous réussirions à les reprendre,
avoua le champion du monde après
la course. Mais j’ai voulu faire la
course pour trois raisons. La première, c’est que j’avais de bonnes
jambes, ensuite c’était pour moi un
bon entraînement. Enfin, au fond de
moi-même, j’avais en tête de gagner
aujourd’hui. »
En imprimant son rythme, on a néanmoins surtout compris hier que Tom
Boonen était devenu clairement le
grand patron du peloton. Pour
preuve, la réaction de ses rivaux, à
une quinzaine de kilomètres de
l’arrivée, lorsqu’il se releva volontairement d’un groupe de poursuivants
qui venait de se former avec, entre
autres, Stijn Devolder, Nico Eeckhout, Gert Steegmans, Roger Hammond. Tous stoppèrent net leur
effort, se retournant, presque
désemparés, pour voir où était le
maillot arc-en-ciel, sans oser en profiter. « Quand on a compris qu’il
était impossible de revenir tout seul
sur les échappés, je ne vois pas pourquoi on aurait pris le risque à faire
rentrer tout le peloton pour un sprint
massif, expliqua tranquillement
Boonen. Je n’étais pas sûr de le
gagner, ceux qui l’étaient n’avaient
qu’à prendre leur responsabilité. » Il
est vrai que lui peut se permettre de
laisser filer une occasion de victoire,
ce qui est loin d’être le cas de ses
rivaux qui crurent jusqu’au bout à un
sprint pour la victoire.
Sauf que Veuchelen n’allait pas
céder. Tout faillit pourtant se finir en
un véritable carnage. Tandis que les
commissaires de course ne réussissaient pas à faire stopper, sous la
flamme rouge, la voiture de Walter
Planckaert, le directeur sportif de
Veuchelen, dont l’avance ne se
comptait plus qu’en toutes petites
secondes, cinq motos (!) ainsi que la
voiture Shimano d’assistance tech-
nique (déjà à l’origine de la polémique sur Gand-Wevelgem l’an dernier) restaient également
illégalement intercalées entre le coureur de tête qui ralentissait son effort
juste avant la ligne d’arrivée et la
meute des sprinters sur le point de
l’absorber.
Sans un coup de frein approprié, Tom
Boonen aurait certainement traversé
la vitre arrière d’un des véhicules,
entraînant avec lui une bonne partie
du peloton. Le jeune Lloyd Mondory
(24 ans) d’AG2R Prévoyance, habile,
se faufilait, lui, avec beaucoup
d’assurance dans la masse pour
décrocher une très belle troisième
place dans un sprint pourtant dangereux.
PHILIPPE LE GARS
RÉSULTATS
À TRAVERS LA FLANDRE (BEL [1.1], 22 mars). – 1. Veuchelen (BEL,
Chocolat Jacques), les 195 km en 5 h 13’20’’ (moy. : 39,064 km/h) ; 2.
Hunt (GBR, Unibet.com), à 2’’ ; 3. Mondory (AG2R-Prévoyance) ; 4.
Eeckhout (BEL, Jac) ; 5. Boonen (BEL, Quick Step-Innergetic) ; 6. Abakoumov (BEL, Jartazi) ; 7. Burghardt (ALL, T-Mobile) ; 8. Arvesen (NOR,
CSC) ; 9. Renders (BEL, Jac) ; 10. Vierhouten (HOL, Skil-Shimano) ; 11.
Detilloux (BEL, Française des Jeux) ; 12. McEwen (AUS, Davitamon-Lotto) ; … 27. Mourey (Fdj), t.m.t. ; 39. Van Petegem (Dvl), à 31’’ ; 40.
Boucher (Uni), à 42’’ ; 47. Minard (Cofidis), à 5’. – 50 classés.
I TOUR DE CASTILLE-LEON (2.1 [ESP], 20-24 mars). – 3e étape,
Zamora-Salamanque : 1. Garcia Acosta (ESP, Îles Baléares-Caisse
d’Épargne), les 181,2 km en 4 h 32’21’’ ; 2. Urtasun (ESP, Kaiku), à 2’’ ;
3. Pagliarini (BRE, Saunier Duval) ; 4. Edo (ESP, Andulacia) ; 5. Van der
Linden (BEL, Chocolat Jacques), t.m.t. ; … 64. Brard (Ibc), m.t. ; 105.
Gabriel (Unibet.com), à 7’40’’.
Classement général : 1. Vinokourov (KAZ, Liberty Seguros), en
8 h 31’6’’ ; 2. L. Sanchez (ESP, Lsw), à 4’’ ; 3. S. Gonzalez (ESP, 3 Molinos Resort), à 5’’ ; 4. Rubiera (ESP, Discovery Channel), m.t. ; 5. Scar-
poni (ITA, Lsw), à 11’’ ; … 11. Popovych (UKR, Dsc), à 28’’ ; 48. Brard
(Caisse d’Épargne-Îles Baléares), à 1’53’’ ; 91. Gabriel (Unibet.com), à
10’11’’.
AUJOURD’HUI. – 4e étape, Avila-Navacerrada (149 km).
I SEMAINE CYCLISTE INTERNATIONALE (2.1 [ITA], 21-25 mars). –
2e étape, Cervia-Faenza : 1. Nibali (ITA, Liquigas), les 199 km en
5 h 18’ ; 2. Kuschynski (BLR, Ceramica Flaminia) ; 3. Bettini (ITA, Quick
Step) ; 4. I. Gutierrez (ESP, Phonak) ; 5. Tonti (ITA), Acqua e Sapone),
t.m.t. ; … 45. Naibo (AG2R Prévoyance), à 6’ ; 140. Goubert (Ag2), à
22’.
15 abandons dont : Turpin, Dessel et Loubet (Ag2), Fritsch (Saunier
Duval).
Classement général : 1. Nibali (ITA, Liquigas), en 7 h 44’ ; 2. Cunego
(ITA, Lampre) ; 3. Kuschynski (BLR, Ceramica Flaminia) ; 4. Jufre (ESP,
Davitamon-Lotto) ; 5. Brandt (BEL, Dvl), t.m.t. ; ... 45. Naibo (AG2R
Prévoyance), à 6’ ; 155. Goubert (Ag2), à 22’.
AUJOURD’HUI. – 3e étape, Scandino - Fiorano Modenese (165 km).
PAGE 8
En dépit d’une suspension de deux ans pour dopage par
homotransfusion en septembre 2004 sur le Tour
d’Espagne, Tyler Hamilton s’est récemment engagé sur la
Stazio Criterium Series, une série de courses d’un jour
ouverte aux professionnels, organisées tous les
dimanches de mars à Boulder, dans le Colorado, aux
États-Unis. Alertée par des photos publiées sur un site
Internet américain où l’ancien coureur de l’équipe
Phonak apparaissait au cœur d’un peloton, l’Union
cycliste internationale s’est empressée d’en informer la
fédération américaine, l’USA Cycling. « Dès que j’ai eu
connaissance de cet incident, j’ai averti Andy Lee,
l’organisateur, pour qu’il signale à Hamilton qu’il était
indésirable sur la course, a depuis expliqué Gerard
Bisceglia, le président de la Fédération américaine. Il m’a
répondu que le coureur de Boulder, qui participait à cette
I HERAS DEVANT LA JUSTICE
CIVILE. – Roberto Heras, suspendu
deux ans après un contrôle positif
à l’EPO durant le dernier Tour
d’Espagne, sanction établie par la
Fédération espagnole et confirmée
par le TAS, a décidé de se tourner
vers la justice ordinaire espagnole
pour régler son cas. De ce fait, la
société Unipublic, organisatrice de
la Vuelta, a décidé d’annuler la
cérémonie prévue aujourd’hui à
Madrid qui devait officiellement
déclarer le Russe Denis Menchov
vainqueur de l’édition 2005. « Nous
sommes soucieux de préserver les
droits invoqués au cours d’actions
légales, a expliqué un des
responsables de la Vuelta. Le
protocole prévu est donc suspendu
sine die. »
I KLÖDEN OPÉRÉ. – Andreas
Klöden (T-Mobile) a été opéré hier
de l’épaule droite après une lourde
chute à l’entraînement, la veille, sur
la chaussée mouillée près de
Kreuzlingen, en Suisse, où il réside.
« Je pourrai reprendre
l’entraînement très bientôt », a
déclaré le coureur allemand dans un
communiqué qui a précisé avoir reçu
un coup de fil d’Ullrich actuellement
en stage en Toscane. Klöden devrait
recommencer à s’entraîner sur un
épreuve sous le maillot de sa fondation, avait finalement
décidé de se retirer. »
Hamilton, suspendu jusqu’en juillet 2007, percevait pour
sa fondation la somme de cinq dollars par coureur
engagé dans ces critériums. Par ailleurs, l’UCI a fait
savoir à la Fédé américaine que les coureurs
professionnels engagés sur ces courses auprès de
Hamilton, en l’occurrence les Américains Scott Moninger
(Helth Net) et Chris Baldwin (Navigators), encouraient
une suspension d’un mois. « Si Hamilton veut participer à
ce genre de course, nous ne pouvons lui interdire,
confirmait Enrico Carpani, le responsable de la presse à
l’UCI. En revanche, les coureurs et équipes pros qui
s’affichent aux côtés d’un coureur pro suspendu sont,
eux, susceptibles de sanctions. » – M. M.
vélo d’intérieur dans deux semaines.
Le docteur Wolfgang Birkner, qui a
procédé à l’intervention, a aussi
assuré qu’« Andreas pourrait
reprendre l’entraînement de façon
sérieuse sur route en avril ». « Si
tout se passe bien, il disposera
d’assez de temps pour bien préparer
le Tour de France. »
l’organisation d’une cyclosportive,
sur ses terres niçoises, le 1er avril
prochain. Deux parcours (90 et
130 kilomètres) sont proposés.
Renseignements auprès de l’IFC Nice
Cyclisme ou sur le site Internet
www.niceasso.net/ifcnice.
I T. DEKKER FORFAIT AU
CRITÉRIUM. – Thomas Dekker,
récent vainqueur de la
Tirreno-Adriatico, ne sera pas au
départ du Critérium International,
samedi matin. Le coureur de
Rabobank, désormais installé en
Italie, qui avait gagné l’étape
matinale de la course de côtes l’an
dernier, souffre de la grippe et a dû
déclarer forfait.
I DÉCÈS D’OTXOA : SEPT ANS
REQUIS CONTRE LE CHAUFFARD. –
La justice espagnole a requis sept
ans de prison et une amende de
210 354 euros (ainsi qu’une
suspension du permis de conduire
pendant neuf ans) à l’encontre du
chauffard qui en janvier 2001 avait
provoqué le décès de Ricardo Otxoa
et gravement blessé son jumeau
Xavier. C’est la peine maximale
prévue en Espagne pour ce type de
délit.
I DE WEERT À L’ARRÊT. – Kevin
De Weert qui a chuté, dimanche
dernier, à 700 mètres de la ligne
d’arrivée de Cholet-Pays de Loire,
souffre d’une fracture de la
clavicule. Le Belge de Quick Step est
incertain pour le Tour du Pays
Basque (3-7 avril).
ON ROULE À NICE. – Charly Bérard,
l’ancien lieutenant de Bernard
Hinault, qui fut aussi sélectionneur
de l’équipe de France Espoirs puis A
jusqu’en 2003, a donné son nom à
I 200 COUREURS À LA
CATALOGNE. – Alors que les
organisateurs ont tendance à réduire
le nombre d’engagés faute de
budget, le Tour de Catalogne
(15-20 mai) enregistre un nombre
record d’engagés (200 coureurs)
cette année. Outre les 20 formations
appartenant au Pro Tour, sont
invitées 5 équipes de Continental
Pro : Communauté de Valence,
Relax, Andalucia-Paul Versan, Kaiku
et 3 Molinos-Resort.
JEUDI 23 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
EN ATTENDANT
LE SPRINT FINAL
RÉSULTATS
Dotation : ATP, 3 450 000 $ ; WTA,
3.450.000 $
J SIMPLE HOMMES. – Premier tour :
Santorob. Karlovic (CRO), 6-3, 7-6 (7-5) ;
Acasuso (ARG) b. Zib (RTC), 5-7, 6-1, 6-1 ;
Carlsen (DAN) b. Saulnier, 3-6, 6-3, 6-0 ;
Calleri (ARG) b. Monaco (ARG), 6-2, 6-1 ; C.
Rochus (BEL) b. Moodie (AFS), 2-6, 6-4, 6-4 ;
Serra b. Simon, 6-2, 6-4 ; Vik (RTC) b. Bjorkman (SUE), 6-4, 6-4 ; Massu (CHI) b. Sluiter
(PBS), 6-4, 6-3 ; Fish (USA) b. Hernych (RTC)
6-3, 6-3 ; Kim (USA) b. Melzer (AUT), 3-6,
6-2, 6-3 ; Llodra b. Dlouhy (RTC), 6-7 (4-7),
6-0, 6-3.
J SIMPLE FEMMES. – Premier tour : Sun
Tiantian (CHN) b. Haynes (USA), 6-2, 6-4 ;
Diaz Oliva (ARG) b. Brandi (PRI), 6-4, 6-0 ;
Ondraskova (RTC) b. Vento-Kabchi (VEN), 3-6,
6-3, 7-5 ; Daniilidou (GRE) b. Perry (USA),
6-3, 7-5 ; Sanchez Lorenzo (ESP) b. Vinci
(ITA), 6-3, 1-6, 6-1 ; Jackson (USA) b. Harkleroad (USA), 7-5, 6-7 (3-7), 7-5 ; Stosur (AUS)
b. Schultz (HOL), 6-3, 6-3 ; Schruff (ALL) b.
An. Serra Zanetti (ITA), 6-1, 6-3 ; Shaughnessy (USA) b. Santangelo (ITA), 2-6, 7-5, 6-4 ;
Foretz b. Sequera (VEN), 6-4, 6-3 ; Bondarenko (UKR) b. Pironkova (BUL), 6-2, 6-2.
Fabrice Santoro, lui, partait doublement dans l’inconnu : il n’avait
jamais rencontré Ivo Karlovic et il
étrennait une nouvelle raquette
après douze années de loyaux services de la précédente. Ces deux
découvertes furent des réussites.
Il n’avait pas encore joué contre le
Croate mais il avait toutefois rempli
consciencieusement ses fiches techniques : « Je savais dans quelles
zones il servait sur les points importants ; j’en ai déduit où il servait sur
les points moins importants. Ça n’a
pas mal marché : chaque fois que j’ai
touché la balle sur son service, je l’ai
forcé à volleyer bas. » Un break au
premier set et un tie-break au deuxième le récompensèrent avec, en
plus, la satisfaction de ne pas avoir
dû sauver la moindre balle de break
avec cette nouvelle raquette
construite suivant le cahier des
charges qu’il avait fixé.
« Franchement, je suis très content
car ça fait trois ans que je travaille
pour la mettre au point. Je jouais
souvent avec à l’entraînement, mais
là, j’en ai reçu quatre identiques qui
m’ont paru convenir parfaitement et
je me suis lancé. » Prochain banc
d’essai : un deuxième tour contre
Nicolas Kiefer, qu’il a jusqu’alors
battu six fois sur six.
Bleu
Rouge
Patty Schnyder (9e) a-t-elle l’étoffe
d’une numéro 1 mondiale ? Ce n’est
pas faire injure à l’une des joueuses
les plus talentueuses du circuit que
d’en douter. Son talent pur et sa
patte de gauchère ne suffisent pas à
faire d’elle une numéro 1 en puissance même si elle est capable de
s’imposer, un jour donné, face à
n’importe quelle joueuse. Sa copine
et compatriote Martina Hingis poursuivra-t-elle son ascension jusqu’à
la première place ? La vitesse à
laquelle elle progresse au classement depuis sa rentrée en début
d’année est stupéfiante. Aujourd’hui
vingt-sixième mondiale, le plus dur
reste encore à faire car, si la plupart
des joueuses la voient bien revenir
dans le top 10 d’ici à la fin de la
saison, personne ne parie encore
sur elle pour succéder à Amélie Mauresmo.
« Trois ans pour
la mettre au point »
Jaune
Bleu
Jaune
J MAURESMO (FRA) : no 1,
3 511 points
Bilan 2006 : 19 victoires - 3 défaites
(3 titres)
Points à défendre jusqu’à Roland-Garros :
532
J CLIJSTERS (BEL) : no 2, 3 290 pts
Bilan 2006 : 9 v - 2 d (0 titre)
Points à défendre : 438
J HENIN (BEL) : no 3, 2 944 pts
Bilan 2006 : 18 v - 2 d (2 titres)
Points à défendre : 882
J SHARAPOVA (RUS): no 4, 2 753 pts
Bilan 2006 : 16 v - 3 d (1 titre)
Points à défendre : 456
J DAVENPORT (USA) : no 5, 2 524 pts
Bilan 2006 : 8 v - 3 d (0 titre)
Points à défendre : 270
J PIERCE (FRA) : no 6, 2 436 pts
Bilan 2006 : 4 v - 2 d (0 titre)
Points à défendre : 134
J PETROVA (RUS) : no 7, 2 160 pts
Bilan 2006 : 15 v - 5 d (1 titre)
Points à défendre : 373
J DEMENTIEVA (RUS) : no 8, 2 125 pts
Bilan 2006 : 14 v - 4 d (1 titre)
Points à défendre : 322
J SCHNYDER (SUI) : no 9, 1 900 pts
Bilan 2006 : 9 v - 5 d (0 titre)
Points à défendre : 529
J V. WILLIAMS (USA) : no 10, 1 492 pts
Bilan 2006 : 0 v - 1 d (0 titre)
Points à défendre : 368
(…)
J HINGIS (SUI) : no 26, 729 pts
Bilan 2006 : 20 v - 7 d (0 titre)
Points à défendre : 0
(Statistiques arrêtées avant Miami.)
SCHNYDER OU HINGIS
POUR LA SUISSE ?
SHARAPOVA,
LA MEILLEURE RUSSE
CYCLISME
MIAMI. – Radieuse lors
de la cérémonie annuelle
des Oscars 2005 du tennis,
mardi soir à Miami,
Maria Sharapova sera
la rivale la plus dangereuse
d’Amélie Mauresmo dans
les semaines à venir :
sa victoire à Indian Wells
la semaine dernière
en témoigne.
(Photo Matthew Stockman/
Getty Images)
Noir
Noir
Ce n’est pas parce qu’elles ont décidé
de rejouer toutes les deux en Fed Cup
que Justine Henin et Kim Clijsters vont
unir leurs forces pour tenter de déloger Mauresmo de la première place
mondiale. Deuxième au classement
WTA, Clijsters, sacrée joueuse de
l’année 2005 mardi soir au cours de la
traditionnelle cérémonie des Awards,
est tenante du titre à Miami. Elle n’a
donc aucun espoir d’améliorer son
total de points actuel à la fin de la
semaine prochaine. Pour déborder
Mauresmo, il lui faudrait briller sur
terre battue ces prochaines semaines.
Mais Clijsters avoue elle-même que la
terre est sa moins bonne surface et
que, pour ménager son corps meurtri
par de multiples blessures, elle ne
devrait disputer qu’un seul tournoi
avant Roland-Garros. Elle devra donc
attendre des jours meilleurs cet été,
lorsqu’elle retrouvera les surfaces
dures qu’elle adore mais, là encore,
son total de points à défendre sera tellement élevé (victoires à Stanford, Los
Angeles, Toronto et US Open) que ses
chances de reprendre la première
place d’ici à la fin de l’été semblent
infimes.
Pour Justine Henin, troisième mondiale, le problème n’est pas simple à
résoudre non plus car, dans les
semaines qui vont suivre, elle sera
dans l’impossibilité d’améliorer son
capital de points puisque tous les
tournois qu’elle a disputés l’année
dernière sur terre (Charleston, Varsovie, Berlin, Roland-Garros), elle les a
gagnés ! La Belge va donc devoir
déployer un maximum d’énergie et
faire preuve de patience rien que pour
rester au contact de Mauresmo.
Reste à savoir ce qu’elle fera sur terre
battue, une surface sur laquelle son
jeu à haut risque connaît le plus de
déchets, mais qui ne lui réussit pas mal
non plus puisqu’on l’a vue l’année dernière en quart de finale à Roland-Garros et en demi-finale à Rome. Avec
Sharapova, les deux autres Russes du
top 10, Nadia Petrova (7e) et Elena
Dementieva (8e), n’ont pas dit leur
dernier mot dans la course à la première place. Petrova vient de le prouver en battant Mauresmo à Doha,
alors que Dementieva était la semaine
dernière en finale à Indian Wells.
C’EST LOIN, L’AUSTRALIE ! Deux
mois déjà que les noms de Florent
Serra, vainqueur à Adélaïde, Gilles
Simon, Petit Poucet des qualifications à Melbourne, et Fabrice Santoro, quart-finaliste héroïque de
l’Open, avaient animé les médias.
Par la suite, le plus âgé d’entre eux
avait mérité de gros titres dans des
circonstances moins joyeuses : sa
vraie-fausse sélection en Coupe
Davis. Mais, côté court, les nouvelles
étaient rares. Une place de finaliste
au challenger d’Andrézieux pour
Simon et un bon match contre Nadal
à Marseille. Une tournée cafardeuse
sur terre battue en Amérique du Sud,
pour Serra. Trois matches gagnés
seulement pour Santoro. Rien
d’affriolant.
Hier, l’ancien a renoué avec la victoire contre l’immense Croate Ivo
Karlovic (6-3, 7-6), et Serra a retrouvé le sourire aux dépens de Simon
(6-2, 6-4), son partenaire d’entraînement, gagnant le droit d’affronter
Richard Gasquet vendredi.
Entre Serra et Simon, tout se joua au
moral. À leur arrivée aux États-Unis,
il y a deux semaines, le premier avait
retrouvé de bonnes sensations.
Après leur défaite au premier tour à
Indian Wells, ils avaient pris
ensemble le chemin d’un tournoi
satellite en Floride pour préparer
Miami. Malgré un nouvel échec au
premier tour, Simon s’était alors mis
au diapason de son copain : le jeu
revenait au beau fixe. Hier, son baromètre personnel a subi une nouvelle
chute : « Je voulais trop bien faire,
regrettait le perdant. Je suis passé
complètement à côté du match. Ce
genre de coup ne m’est pas arrivé
souvent depuis que je joue, mais toujours dans les mêmes circonstances :
quand j’ai trop envie de bien faire.
À Roland-Garros, ou ici, le premier
Masters Series où j’entrais directement dans le tableau. »
À l’inverse, Florent Serra avait su
exploiter sans douter son jeu plus
puissant m ais plus simple :
« J’espère être sorti de la spirale
négative dans laquelle j’étais entré
en Amérique du Sud. Nous avons
beaucoup discuté avec Rodolphe
Gilbert (qui partage la responsabilité
de son entraînement avec Jérôme
Potier), je me frustrais de ne pas produire le niveau de jeu dont je me sentais capable. Là, j’ai eu une meilleure
attitude, j’ai lâché mes coups sans
problème. » Il aura tout intérêt à garder la même approche contre
Gasquet, qui l’a déjà battu deux fois
sur le circuit.
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JEUDI 23 MARS 2006
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RUGBY
Dessine-moi un Lyon
Bourgoin est le club-phare de la région Rhône-Alpes. Mais son voisin de Pro D 2, le Lyon OU, nourrit de grosses ambitions.
La bataille pour la
suprématie dans le rugby
d’élite a débuté en
Rhône-Alpes. D’un côté,
Bourgoin, demi-finaliste
du dernier Top 14 et
actuellement 5e du
classement. De l’autre,
le Lyon Olympique
Universitaire, 11e de
Pro D 2, mais aux
ambitions sportives et
financières affichées.
L’hypothèse d’une fusion
entre les deux, un temps
étudiée, ne semble plus
d’actualité. Et l’issue du
projet pourrait dépendre
de l’Olympique Lyonnais,
dont l’avenir ne passe
plus par Gerland.
des millions d’euros pour maintenir le
club berjallien à son niveau. Bien sûr,
cette lassitude met la pression sur les
édiles, car le CSBJ sans Martinet n’a
guère de chance de figurer parmi l’élite
du Top 14. Enfin, le PDG du groupe
Martinet, en bon chef d’entreprise,
c’est-à-dire anticipant l’avenir de
l’activité, sait que le rugby s’oriente
vers une compétition réunissant les
grandes agglomérations. C’est pourquoi il évoque l’éventualité d’une
fusion avec le LOU : « C’est une possibilité sur laquelle nous avons réfléchi,
des discussions ont eu lieu. »
L’idée consisterait à voir cette équipe
« Bourgoin-Lyon » jouer régulièrement au stade Pierre-Rajon et s’exiler à
Gerland pour les grandes affiches.
« Nous nous opposons formellement à
cela, réplique Thierry Braillard, adjoint
aux sports de la ville de Lyon. D’abord,
nous avons investi pour le rugby et
ensuite, nous avons une vraie identité
ici. » « La fusion n’est en effet pas
notre priorité », ajoute Yvan Patet, le
président du LOU. Les dirigeants lyonnais savent que l’histoire va dans leur
sens. « La deuxième agglomération de
France (avec 1 348 832 habitants),
souligne Braillard, qui dispose d’un
club de rugby centenaire, se doit
d’avoir une grande équipe. »
C’est en effet le projet qui est en train
de se dessiner entre Saône et Loire, où
ce n’est pas la première fois que l’on a
des idées de grandeur. Une première
expérience, il y a dix ans, s’était soldée
par un échec. Mais, cette fois, la
démarche semble plus rationnelle.
Projet ambitieux
Le LOU était encore en déficit l’an passé, mais les actionnaires ont comblé le
trou et pris les choses en main. Parmi
eux, Yvan Patet, promu directeur du
conseil de surveillance, PDG de la
société d’immobilier de bureau EMC2,
expose les ambitions du club : « On ne
peut intéresser les gens ici que si on est
un grand club, si l’on crée des événements, c’est-à-dire des grands matches
de l’élite. Notre budget est de 3,4 millions d’euros, il sera de 5,5 la saison
prochaine, où nous nous fixons comme
objectif d’être champions de France de
Pro D2. L’année suivante, nous entendons être parmi les cinq ou six meilleures équipes du Top 14 et, pour la saison 2009-2010, avec un budget
d’environ 15 millions, d’intégrer les
quatre meilleures et jouer la Coupe
d’Europe. »
Pour mener à bien ce projet, le club a
recruté Christian Lanta, actuel manager d’Agen, tandis qu’Alain Penaud
reviendra de Paris pour diriger les
lignes arrière. Nombre d’autres éléments aguerris du Top 14 ont été
approchés. Loustau de Toulon, Sadourny de Brive, Dambielle de Clermont. On
évoque aussi les Parisiens Marchois et
Blin.
Bien sûr, on discerne derrière cette
ambition l’ombre du Stade Français.
Patet : « Ce qu’a réalisé Max Guazzini
est le rêve de tout dirigeant. »
Mais aussi des joueurs actuels du LOU.
« Quand on voit que des types comme
Auradou, De Villiers, étaient en Deuxième Division, et, qu’au terme de
l’aventure, ils se sont retrouvés en
équipe de France, ça fait rêver »,
explique le capitaine, Paul Guffroy.
« Reste que Max a construit ce club
avec de la folie, corrige Penaud, or cette
folie n’existe pas vraiment à Lyon. Mais
il y a d’autres atouts. Je suis même
convaincu qu’il y a plus de potentiel à
Lyon. » « Effectivement, convient
LYON –
de notre envoyé spécial
LYON –
de notre envoyé spécial
– « ENTENDEZ-VOUS vous impliquer
dans le projet d’un grand club de rugby
à Lyon ?
– Lyon est une grande métropole, mais est-ce
que le projet est suffisamment avancé pour le
dévoiler et en tirer des raisonnements qui aient
des chances d’aboutir ? Ce n’est pas évident.
Pour l’instant, rien de concret n’est mis en
œuvre, car c’est lié à d’autres enjeux, en particulier celui du stade. On réfléchit.
– Mais cela vous intéresse-t-il ?
– L’Olympique Lyonnais ne peut pas se disperser. Ses dirigeants aiment le rugby, mais n’ont
pas vocation à diriger un club de rugby. Donc, il
faut que les gens qui s’en occupent aient les
compétences et la disponibilité. Nous, on peut
accompagner une grande initiative. Cela passe
par des analyses et des engagements politiques, car cela me semble difficile d’avoir deux
grands clubs de rugby à trente kilomètres l’un
de l’autre. Or, aujourd’hui, c’est Bourgoin qui a
amené au plus haut niveau, sous la houlette
d’un président que j’admire, Pierre Martinet,
un club du rugby dans une région où ce n’était
pas évident. Il y a des réflexions de synergie ou
pas, de guéguerre ou d’association à mener.
Nous, notre projet est de construire un beau
stade le plus rapidement possible. Et si, pour
cela, il faut prendre des engagements pour
aider le rugby, on sait faire. Mais l’un ne sera
pas sans l’autre. On ne le fera pas simplement
pour faire une grande équipe de rugby.
– Cela vous arrangerait tout de même
si une équipe de rugby occupait Gerland
après votre départ ?
– Cela arrangerait surtout les collectivités
locales. Moi, je paie à chaque fois que je joue à
Gerland, ce qui n’est pas le cas du rugby, ni de
La Duchère (club de CFA, éliminé en huitièmes
de finale de la Coupe de France par le PSG, le
14 mars). On l’a toutefois proposé, mais, pour
l’instant, nous ne sommes pas suffisamment
avancés pour imaginer que ce soit la solution.
EN DIRECT DU TOP 14
JOURNAL DES TRANSFERTS
TOULOUSE - AGEN
I PAU : BEAUXIS VERS LE STADE
FRANÇAIS. – Selon rugbyhebdo.fr, le
site Internet de notre confrère Rugby,
le demi d’ouverture palois et international A et moins de 21 ans Lionel
Beauxis (20 ans, 1,80 m ; 81 kg),
encore lié une saison à la Section, se
serait engagé en faveur du Stade
Français.
À TOULOUSE, Baby (genou), Human
(main), McCullen (genou), I. Maka
(mollet), Servat (cervicales) et G. Thomas (accident vasculaire) sont indisponibles. Retour des six sélectionnés
vainqueurs du Tournoi (Pelous,
Nyanga, Élissalde, Michalak, Fritz et
Heymans), de F. Maka (face) et de Poitrenaud (côtes) après respectivement
trois, dix et deux semaines d’absence.
Le groupe qui part au vert cet aprèsmidi a été élargi à vingt-quatre
joueurs. – J. L.
À AGEN, Chazalet (mollet), Fonua
(cuisse), Vainqueur (pubalgie), Blanco
(épaule) et Califano (côtes) sont indisponibles. Retour dans le groupe de
Dellape (sélection) et Rué (dos). Narjissi (côtes) et Culine (mollet) sont
incertains. – Ch. D.
Classement
Pts J. G. N. P.
— — — — —
1. Biarritz ......... 66 19 14 0 5
2. Toulouse ..... 61 19 13 0 6
3. St. Français. 61 18 13 0 5
4. Perpignan.... 59 19 13 0 6
5. Bourgoin ...... 59 19 13 0 6
6. Castres ........ 51 18 10 0 8
7. Clermont...... 51 18 11 0 7
8. Agen ............ 48 19 10 0 9
9. Brive ............ 38 19 7 1 11
10. Bayonne ...... 31 19 6 1 12
11. Narbonne .... 29 18 7 0 11
12. Montpellier... 25 18 5 0 13
13. Pau .............. 22 19 5 0 14
14. Toulon ......... 13 18 2 0 16
I TOULOUSE : PREMIER
CONTRAT PRO POUR LACOMBE,
ISITOLO MAKA OFFICIALISE SON
DÉPART. – Virgil Lacombe (21 ans,
1,83 , 99 kg), le talonneur de l’équipe
Espoirs, a signé son premier contrat
professionnel le liant pour deux ans au
Stade Toulousain.
De son côté, le troisième-ligne centre
Isitolo Maka a officiellement signé un
contrat de deux saisons avec le Sanix
Fukuoka, au Japon.
– Mais la ville de Lyon est-elle capable
de porter deux grandes équipes dans
deux sports différents ?
– Absolument. J’admire ce qui est fait à Toulouse, à Paris, je suis un fan du Stade Français,
que je vais voir jouer assez régulièrement.
– Ce qui a été fait au Stade Français
pourrait-il être fait à Lyon ?
– Bien sûr, et même mieux. Car, en général, on
réussit mieux, sur le plan sport professionnel,
que Paris.
« Je ne m’engagerai
que s’il y a des chances
certaines de succès »
– En même temps, en termes de budget, l’investissement dans le rugby ne
représenterait pas grand-chose pour
vous…
– C’est vrai, mais cela demande réflexion. Ce
n’est pas des décisions que l’on peut prendre
après un bon repas arrosé dans la confraternité
I MAZEL (BOURGOIN) À DAX.
– Après l’international Pascal Papé, en
partance pour Castres, les Berjalliens
s’apprêtent à perdre un autre
deuxième-ligne, Anthony Mazel
(25 ans, 1,95 m ; 118 kg) s’étant engagé pour deux saisons avec l’US Dax
(Pro D 2). En revanche, l’Agenais
Damien Fèvre (21 ans, 1,97 m, 106 kg)
a signé pour trois ans, le Néo-Zélandais
du Leinster Bryce Williams (25 ans,
2,01 m, 112 kg) et l’espoir écossais du
LOU, Mark Rennie (23 ans, 2 m,
109 kg), pour deux saisons. – G. N.
I NARBONNE : SONNES ARRIVE,
BALUE PROLONGE. – Régis Sonnes,
actuel entraîneur des avants d’Agen où
il compose avec Lanta et Deylaud, sera
pour les deux saisons à venir l’entraîneur adjoint du Racing Club Narbonnais. L’ancien troisième-ligne aile de
Toulouse et de Brive sera l’adjoint de
d’une troisième mi-temps. Ce sont des réflexions de fond, qui demandent du temps. Il ne
s’agit pas de claquer des doigts et avoir demain
l’une des plus belles équipes du Top 14.
Aujourd’hui, je n’ai pas encore senti toute
l’alchimie qui permette de bâtir quelque chose
de solide. Et, personnellement, je ne m’engagerai que s’il y a des chances certaines de succès. Si c’est pour se disperser et dépenser de
l’argent, c’est non.
– Mais est-ce un monde qui vous
attire ?
– Oui. Car le rugby de haut niveau est un spectacle de qualité. De la même manière que Serge
Kampf (le fondateur de Cap Gemini et partenaire principal du Biarritz Olympique) sera là
pour le match de Milan, je me déplace pour voir
les grands matches de rugby, j’adore cela. Mais
je ne fais pas les choses professionnellement
parce que je les aime. Je le rappelle, les grands
projets ne se font pas autour d’une table et d’un
repas bien arrosé, cela se fait de manière
construite et pensée. » – J.-C. C.
Pierre Chadebech, qui entraîne actuellement l’équipe de France A. Par ailleurs, le demi de mêlée Laurent Balue,
trente-trois ans, a prolongé de un an
son contrat. – Ch. P.
I MONTPELLIER : TOLEAFOA ET
CHOUCHAN SIGNENT. – Le pilier
gauche néo-zélandais Philémon
Toleafoa (1,92 m, 135 kg), vingtquatre ans, s’est engagé jusqu’en juin
2008 avec Montpellier. Le troisièmeligne aile de Biarritz Didier Chouchan
(1,94 m, 93 kg), vingt-neuf ans, a, lui,
signé avec le club héraultais pour trois
saisons, après avoir résilié à l’amiable
la dernière année de contrat qui le liait
au BO. Par ailleurs, l’année optionnelle, prévue dans le contrat du
deuxième-ligne anglais Alexander
Codling, actuellement blessé au dos,
ne sera pas levée. – J. Di.
AGENDA
p.
—
463
515
441
438
468
516
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c. B.
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317 9
301 9
296 7
336 7
341 11
373 7
382 8
373 8
456 5
562 1
453 5
627 2
554 5
DEMAIN
I TOP 14
journée). – Toulouse-Agen (20 h 30, en direct
sur Canal + Sport).
I SUPER 14 (7e journée). – Wellington Hurricanes (NZL) Coastal Sharks (AFS), New South Wales Waratahs (AUS) Auckland Blues (NZL), Central Cheetahs (AFS) - Queensland Reds
(AUS).
I LIGUE CELTIQUE (16e journée). – Cardiff-Glasgow, Borders-Connacht.
SAMEDI 25 MARS
(20e
I TOP 14 (20e journée). – Bourgoin-Perpignan (15 h 10, en
direct sur Canal +) ; Clermont-Biarritz (17 h 30, en direct sur
Canal + Sport) ; Castres - Stade Français, Bayonne-Toulon,Montpellier-Brive, Pau-Narbonne (18 h 30).
I PRO D 2 (23e journée). – La Rochelle - Dax, Oyonnax-Auch,
Béziers - Racing-Métro 92, , Aurillac - Mont-de-Marsan, AlbiMontauban, Pays d’Aix - Tarbes (18 h 30).
I ANGLETERRE (18e journée). – Bath-Leicester, London
Irish - Sale, Gloucester-Bristol.
I SUPER 14 (7e journée). – ACT Brumbies (AUS) - Waikato
Chiefs (NZL), Otago Highlanders (NZL) - Golden Cats (AFS), Western Force (AUS) - Northern Bulls (AFS).
I LIGUE CELTIQUE (16e journée). - Ulster-Newport, LlanelliMunster.
DIMANCHE 26 MARS
I PRO D 2 (23e journée). – Tyrosse - Lyon OU, Stade Bordelais - Colomiers (15 heures)
I ANGLETERRE (18e journée). – Newcastle-Northampton,
Wasps-Leeds, Saracens-Worcester.
I LIGUE CELTIQUE (16e journée). – Neath-Swansea Édimbourg.
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BATEAUX
G Grégory COUPET (gardien de l’Olympique Lyonnais et de l’équipe de
France de football) : « Ce serait une bonne chose s’il pouvait y avoir un deuxième grand club de rugby dans le Nord, ici, à Lyon. Eh bien oui, pour le rugby,
on se trouve dans le Nord. Je suis à fond derrière ce projet de grands clubs
lyonnais, parce que d’abord j’ai des copains au LOU, je vais d’ailleurs les voir
jouer quand je peux, et parce qu’il y a tout pour faire un grand club. Il y a un vrai
potentiel dans cette région, on pourrait provoquer des choses. En plus,
M. Aulas poussait ce projet…
Moi, j’adore ce sport, j’ai toujours baigné dedans et quand on voit le spectacle
qu’il offre, ça donne envie, c’est ce que l’on devrait proposer en foot, c’est
cette évolution que l’on doit suivre. Je suis allé voir France-Angleterre, il y avait
des bandas, cela donne un autre état d’esprit alors que, nous, on ne peut
même pas rentrer avec un bouchon de bouteille dans un stade. Quand j’aurai
arrêté ma carrière, je me ferai tous les matches du Tournoi. Et s’il y a un grand
un club à Lyon, cela me permettra de voir souvent des matches, je militerai
donc pour. » – J.-C. C.
LA QUESTION DU JOUR
Y a-t-il de la place à Lyon pour
un grand club de rugby ?
Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr
entre 16 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS
au 61008 (0,34 euro + coût de 1 SMS).
JEAN-CHRISTOPHE COLLIN
I B O U R GO IN - PE RPI G NA N :
RECORD D’AFFLUENCE EN VUE…
À SAINT-ÉTIENNE. – Plus de
25 000 spectateurs sont attendus
samedi au stade Geoffroy-Guichard de
Saint-Étienne pour le choc au sommet
de la 19e journée entre Bourgoin et
Perpignan. Une affluence record pour
le club berjallien « à domicile », qui
battra celle enregistrée à Grenoble lors
de la venue du Stade Français à Lesdiguiè res e n nove mbre derni er
(11 500 spectateurs). – G. N.
I COUPE DU MONDE 2007 :
PRÉCISION. – L’ouverture de la
billetterie du Mondial au grand
public débutera le lundi 10 avril,
et non la veille, jour chômé. Cinq
cent mille places, sous forme de
packages, seront donc mises en
vente à cette date. La vente à l’unité
ouvrira en octobre. Globalement,
2,4 millions de tickets sont
disponibles, l’IRB en ayant
préréservé sept cent mille.
COUPE DE L’AMERICA
Effervescence à Valence
À un mois et demi de l’Acte 10, les sorties d’entraînement se multiplient
et de nouveaux bateaux font leur apparition.
VALENCE – (ESP)
de notre envoyé spécial
À TERRE COMME EN MER, sous un généreux
soleil printanier, ça monte en puissance, ça s’active
de tout bord, et les premières « jupes » dissimulant
les carènes et les appendices des voiliers font leur
retour. La pause hivernale n’aura donc été que de
courte durée à Valence, voire inexistante pour les
« design teams ». Depuis début février, le site de la
Cup vit de nouveau au rythme des mises à l’eau, des
sorties d’entraînement, des séances de préparation
physique.
à un mois et demi de l’Acte 10 (11-18 mai), première
des trois épreuves de la saison 2006 de la Coupe
Louis-Vuitton, la quasi-totalité des bases – à l’exception de celle de China Team – se dressent
aujourd’hui autour de la Darsena, le canal reliant le
bassin à la zone de régates. Bref, tout le monde se
tient prêt pour une grande répétition générale à un
an de la 32e Coupe de l’America.
Hier, tous les projecteurs étaient braqués sur la base
italienne de Luna Rossa où s’est déroulée le baptême, puis la mise à l’eau du dernier-né du défi italien, dirigé par Francesco de Angelis, ITA 86. La
veille, d’aucuns avaient pu assister aux premières
sorties d’entraînement des deux Class America
« relookés » du tenant du titre Alinghi. Et lundi, tous
les regards se porteront sur le lancement officiel du
nouveau BMW-Oracle.
Pour l’heure, neuf Class America de nouvelle génération sont construits ou en cours de construction.
Après Shosholoza, premier sorti en avril 2005, Emirates Team New Zealand, BMW-Oracle et Luna Rossa, suivront bientôt les livraisons des bateaux d’Alinghi, d’United Internet Team Germany, du Desafio
Espagnol et de + 39 Challenge. Seuls trois syndicats,
le français K-Challenge, China Team, de retour d’une
campagne de détection en Chine, et le suédois Victory Challenge, principalement pour des raisons budgétaires, n’ont pas encore démarré cette phase cruciale. Rien d’alarmant, néanmoins, puisque ces
équipes, comme les autres d’ailleurs, qui le feront
peut-être aussi pour des raisons stratégiques, peuvent courir cette saison sur leurs « vieux bateaux ».
K-Challenge attend
son partenaire
Reste que le temps, paramètre indissociable de la
mise au point et du développement de ces monstres
de technologie que sont les Class America, ne joue
pas en leur faveur. « On attend toujours la signature
d’un partenaire majeur (à hauteur de 10-15 millions
d’euros) pour lancer la construction d’un nouveau
Class America, explique Stéphane Kandler, patron
de K-Challenge. Tout est prêt, le design team a fait
un super boulot, il n’y a plus qu’à appuyer sur le bouton. L’objectif est de démarrer avant l’été, ce qui
nous laisse le temps de voir ce qu’ont fait les autres.
Nous avons des contacts très sérieux avec deux
entreprises, nous restons très optimistes. »
Attendu à Valence la semaine prochaine, l’équipage
de Thierry Péponnet participera, quoi qu’il arrive, à la
saison 2006 dans son intégralité. « Pour les actes de
2006, nous avons fait le maximum avec le minimum,
même si nous savons que ça risque d’être plus dur
que l’an dernier, précise Kandler. Surtout si les nouveaux bateaux font leur apparition. »
Si d’autres « petits » challengers n’ont pas encore,
comme K-Challenge, bouclé leur tour de table, les
poids lourds de la Coupe, eux, respectent leur calendrier. « Nous sommes dans les clous, commente ainsi Bertrand Pacé, tacticien de Chris Dickson et barreur du bateau B chez BMW-Oracle. L’arrivée du
nouveau bateau est une période clé, c’est le résultat
de quatre ans de développement, à l’issue desquels
une grande marche en avant doit être franchie normalement. Maintenant, il va falloir apprendre à l’utiliser et à le mettre au point. » De cet apprentissage,
mais aussi de la volonté de se dévoiler en compétition, dépendra la décision des grosses équipes d’utiliser ou non leur bateau neuf en 2006. « Nous
n’allons pas avoir beaucoup d’occasions de naviguer
dans des conditions semblables à celles de la Coupe
en 2007, estime le Français Philippe Presti, barreur
chez Luna Rossa. Or, si on veut lancer la construction
du deuxième bateau en septembre, il faut être
capable de donner des réponses au design team.
Peut-être y a-t-il donc plus à gagner en se confrontant aux autres. Mais il est encore trop tôt pour se
prononcer. »
PASCAL SIDOINE
JEUDI 23 MARS 2006
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« On peut accompagner une initiative »
Coupet : « Je milite pour »
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JEAN-MICHEL AULAS, président de l’OL, se montre intéressé par le rugby à Lyon,
mais attend de voir.
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En juin 2004, contre le Stade Français, Bourgoin avait joué une demi-finale de Top 16 dans un stade Gerland rempli. Mais à Lyon, le LOU nourrit actuellement de grosses
ambitions pour reprendre le leadership du rugby en Rhône-Alpes.
(Photo Pierre Lahalle)
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SAMEDI, le CS Bourgoin-Jallieu, club
isérois de la grande banlieue lyonnaise, va jouer au stade Geoffroy-Guichard, à Saint-Étienne, devant près de
25 000 personnes. Mardi soir, l’Olympique Lyonnais accueillait Bastia en
Coupe de France, à Gerland, devant
25 000 spectateurs. Pendant ce
temps, sur la plaine des États-Unis, les
rugbymen du Lyon Olympique Universitaire (LOU) se concentraient sur leur
prochain match de Pro D 2, à Tyrosse.
Dans une relative indifférence. Mais
demain ? À l’avenir, il se pourrait que
les Berjalliens préparent un match
contre Tyrosse, que les rugbymen du
LOU reçoivent Toulouse devant
30 000 personnes, à Gerland, tandis
que l’OL rencontrerait Milan dans son
nouveau stade Danone de
60 000 places. L’évolution du sport et
le projet en cours entre Saône et Rhône
pourraient induire cette nouvelle
donne.
Certes, pour l’instant, le LOU lutte en
Pro D 2 pour ne pas descendre en
Fédérale 1 (onzième sur seize). « Et le
grand club de la région, qui a des internationaux, qui a le métier, qui est quatrième du Top 14 et qui va évoluer
devant des milliers de spectateurs,
c’est Bourgoin », rappelle le président
du CSBJ, Pierre Martinet. Le « Traiteur
intraitable », par ailleurs agacé par les
lenteurs politiques pour bâtir un nouveau stade pour son club, pourrait se
fatiguer de devoir sortir tous les ans
Thierry Braillard, il n’y aura pas forcément des pom-pom girls, ce n’est pas la
culture de la ville. Mais nous avons
dans la région une vraie culture de ce
jeu avec beaucoup de clubs, Givors,
Oyonnax, Chalons, Villeurbanne… »
Pour marquer davantage cette
empreinte, la cité des Gaules accueillera une demi-finale du Top 14 le 3 juin
prochain. Comme ce fut le cas en 1999,
2001 et 2004. Puis, France - NouvelleZélande le 11 novembre. Neuf ans
après la dernière apparition des Bleus à
Lyon (France - Afrique du Sud en
1997). La ville sera aussi cité d’accueil
de la Coupe du monde 2007.
Mais, surtout, des circonstances
locales pourraient dynamiser le projet.
En effet, l’Olympique Lyonnais est trop
à l’étroit à Gerland. Jean-Michel Aulas,
son président, est donc à la recherche
d’un site pour construire un grand
stade. Or, le LOU a, lui, déjà ficelé un
dossier de construction d’une enceinte
à Vénissieux, sur le site du Puisoz. Patet
avait amené des investisseurs américains, qui, en échange de la construction d’une enceinte de 20 000 places,
obtenaient sur le lieu un centre commercial. Aulas a fait part de son intérêt
pour ce site avec un projet de stade de
60 000 places.
Le LOU accepterait de lui céder la place
avec contreparties. Les rugbymen récupéreraient Gerland qui serait ramené à
30 000 places et l’OL, comme le révélait l’hebdomadaire Rugby la semaine
dernière, prendrait des parts dans la
holding détenant à 99 % la SASP du
club de rugby. Mais Jean-Michel Aulas
a un autre site en vue, à Pusignan, à
l’est de Lyon. S’il faisait ce choix, le LOU
irait à Vénissieux et il n’y aurait pas de
rapprochement entre les deux entités.
Mais la première solution a les faveurs
du pronostic.
La mairie, propriétaire de Gerland, ne
cache pas sa volonté d’harmoniser les
points de vue. « On voudrait jouer la
complémentarité entre les deux clubs,
explique Braillard, éviter la situation
parisienne. » Cette perspective est
légèrement amendée par Patrick Wolf,
vice-président de la Ligue : « Parfois, il
vaut mieux être no 1 dans une ville
moyenne que no 2 derrière le foot dans
une grande ville. Il y a actuellement un
grand club dans la région, Bourgoin,
que l’on considère comme exemplaire
en termes de formation et de fidélisation du public. Mais on pense que le
Grand Lyon peut porter deux équipes
qui ne seront pas de même nature.
Bourgoin étant le club formateur,
l’Auxerre du rugby, et Lyon se situerait
dans une politique plus proche du
Stade Français. Dans notre souci
d’homogénéisation du territoire, c’est
une bonne nouvelle. »
Il y a donc ainsi un faisceau d’indices
positifs. Mais comme le rappelle Pierre
Martinet, « on ne fait pas une grande
équipe du Top 14 avec de l’argent, il
faut une âme. L’argent, c’est une
chose, la professionnalisation en est
une autre. »
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4e NUMÉRO
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JEUDI 23 MARS 2006
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www.rugbyhebdo.fr
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ATHLÉTISME
Barber dépose plainte
Se plaignant de la brutalité de son interpellation, samedi, l’athlète a déposé une plainte à l’IGS,
la police des polices, qui s’est saisie du dossier.
C’EST FAIT. Lundi, dans un communiqué publié par son avocat, Me Daoud,
Eunice Barber se réservait « le droit de
porter plainte auprès des autorités de
police et de justice compétentes ».
Hier, dans l’après-midi, elle a officiellement « déposé plainte à l’Inspection
générale des services de police à
l’encontre des gardiens de la paix qui
l’ont frappée », nous déclarait
Me Daoud en début de soirée. Barber
se plaint en effet « des conditions
d’une particulière brutalité » dans lesquelles s’est déroulée son interpellation, samedi à Saint-Denis, autour
d’une banale déviation routière. Une
version toujours contestée par la
police (voir ci-contre).
Pour riposter, Eunice Barber a donc
choisi de se tourner vers l’IGS de Paris,
la police des polices, où elle s’est rendue en personne hier après-midi.
« C’est une première étape, enchaînait
l’avocat. Ça ne veut pas dire que nous
n’allons pas déposer plainte sur le terrain judiciaire. La décision de principe
est prise. » En attendant cette probable autre plainte, qui pourrait donc
être déposée dans les jours qui viennent,cette première étape va entraîner
une enquête de la part de l’IGS. Celle-ci
s’est saisie de l’affaire et va auditionner très rapidement tous les protagonistes. Une procédure d’une double
nature, avec un volet administratif,
pouvant donner lieu à des sanctions
disciplinaires, et un volet judiciaire,
placé sous l’autorité du parquet du tribunal de grande instance (TGI) de
Bobigny, puisque les faits se sont
déroulés en Seine-Saint-Denis.
« Une très bonne
chose »,selon
le président Amsalem
Sur ce qui s’est passé samedi, près du Stade de France, à Saint-Denis, les récits d’Eunice Barber
et de la police sont presque totalement divergents, de l’interpellation à la fin de la garde à vue.
L’INFRACTION. – En raison du Trophée Andros, une
déviation est mise en place tout près du stade et un
gardien de la paix surveille. Il est environ 16 heures.
Dans la version policière, Eunice Barber a profité d’un
moment d’inattention de l’agent pour forcer le passage. Pour l’athlète et son avocat, Me Daoud, il s’agit
d’un quiproquo, Eunice Barber, accompagnée de sa
mère et de son neveu âgé de un an, n’ayant pas compris les indications du policier.
PATINAGE ARTISTIQUE
Troisième provisoire, le Français vise le podium ce soir. Il n’est qu’à 3 points
de Stéphane Lambiel, le favori suisse.
de notre envoyée spéciale
UN DÉCRASSAGE, un massage et
du « magasinage » (shopping),
comme disent les cousins canadiens.
Tel était le programme conçu par
Brian Joubert, hier, pour « tuer le
temps », évacuer les traces du programme court et le stress qui ne manquera pas de monter jusqu’à ce soir et
ce libre qui pourrait laver l’affront de
sa sixième place olympique. Confirmer ce « recommencement » qu’il
évoquait à l’issue de qualifications
encourageantes. « J’essaie de me
reconstruire », avait-il déclaré lundi.
« Je redeviens moi-même, un mec
assez sûr de ses moyens, qui ne se
pose pas de questions. Je retrouve
mon côté combattif : il est là, je le
sens », souriait-il à l’issue d’un court
exceptionnel.
Car s’il pointe en troisième position
avant l’ultime épreuve, Brian Joubert
a gagné la partie intermédiaire. « La
performance des qualifs m’avait soulagé, insiste-t-il. Et, en entrant sur la
piste, je me suis répété que j’avais
toujours réussi des courts sans faute
aux Mondiaux, qu’il n’y avait pas de
raison pour que ça ne continue pas
ainsi. »
Au terme d’une compétition fantas-
tique, où douze des trente hommes
engagés ont battu leur record personnel, Brian Joubert a illuminé la soirée.
L’agent 007 a dégainé à la perfection
la combinaison quadruple-triple,
l’axel et le flip. Il s’est amusé, tout en
restant vigilant. « Sur le quad, je ne
pars pas bien, mais je redeviens ce
chat qui récupère des situations mal
engagées », se félicite-t-il. Et les
juges l’ont récompensé, lui permettant de briser pour la première fois la
barrière des 80 points (80,31 points),
de se rapprocher de Stéphane Lambiel, qui a posé un genou sur l’axel et
simplifié la combinaison (quaddouble, quatrième du court), et de la
révélation japonaise, Nobunari Oda
(douze centièmes de point les séparent).
Lambiel favori,
Sandhu à l’affût
Le contingent nord-américain, tellement soutenu la veille lors de qualifications hasardeuses, s’est abîmé à sa
suite, avec au moins 7 points de
retard. Ce qui représente une marge
de sécurité… et si peu à la fois.
D’ailleurs, cinquième pour l’instant,
le Ca nadien E manuel Sa ndhu
s’annonce comme le plus dangereux.
Joubert l’a toujours reconnu, lucide :
« Sandhu est instable, il n’a jamais
réussi deux programmes en grands
Championnats mais, sur son potentiel, il peut perturber la hiérarchie. »
Si cet enfant de Toronto, artiste de
vingt-cinq ans, qui tente de composer
avec ses volcaniques origines
indienne et italienne, n’avait pas chuté sur le triple lutz, il aurait devancé
Joubert à la faveur d’un sublimetango.
Enseignement majeur : le court a été
noté avec une équité retrouvée. Et,
comme aucune critique officielle
n’avait été adressée aux juges après
leurs divagations des qualifications,
on imagine qu’ils ont juste réalisé
qu’ils s’étaient fourvoyés. Cette fois,
les erreurs répétées du Canadien
Buttle et de l’Américain Lysacek, respectivement médaillés d’argent et de
bronze aux Mondiaux 2005, ont été
sanctionnées, les reléguant aux quatrième et septième places provisoires.
Alors ? Alors pourquoi ne pas croire
aux chances de Brian Joubert ? Stéphane Lambiel, d’une sérénité absolue même s’il commence à agacer
avec cette intox ridicule de son genou
malade, reste favori à sa propre succession. Pour son talent, son palmarès, également riche de l’argent
olympique, et la merveilleuse inter-
Risquer pour exister
Brian Joubert veut mettre la pression sur ses adversaires.
CALGARY –
de notre envoyée spéciale
NUMÉRO 2. Ce chiffre a arraché un énorme sourire à
Brian Joubert lors du tirage au sort suivant le programme
court, mardi soir. « C’est la position idéale. » Idéale, car
elle peut permettre au Français d’écrire le scénario à son
idée. Comme à Budapest, en 2004, lorsqu’il était devenu
champion d’Europe. « Aux Jeux, j’étais passé à la fin du
groupe, rappelle-t-il. Tout le monde me certifiait que
c’était une bonne chose, que je pourrais adapter mon programme en fonction des performances réalisées. Mais je
n’aime pas ça. » À Turin, le jeune homme n’avait d’ailleurs
pas allégé le contenu de sa prestation, malgré les erreurs
de Stéphane Lambiel ou de Jeffrey Buttle, qui restèrent
accrochés au podium quand Joubert échoua à la sixième
place.
Le tirage au sort
a son importance
« Avec ce nouveau système de jugement, la prise de risque
ne paie pas », avait-il regretté, conscient d’avoir commis
trop de bêtises mais incrédule face à sa note technique qui
n’avait pas valorisé ses deux quadruples et deux triples
axels.
Aujourd’hui, la situation est bien différente. Toujours en
position de chasseur (troisième), à l’affût d’une médaille
mondiale qui serait la deuxième de sa carrière après
l’argent en 2004, Joubert sait qu’il doit encore risquer pour
exister. Mais il a la preuve, depuis sa victoire dans le court,
qu’en cas de réussite, il peut être récompensé. Et c’est là
que le tirage au sort a son importance : « Après les six
minutes d’échauffement, je vais avoir l’occasion de souffler sans avoir le temps de me poser de questions. » Évidemment, juste avant qu’il n’entre sur la glace du « Saddledome », le Japonais Nobunari Oda, qui possède douze
centièmes d’avance sur Joubert, se sera exprimé. Mais
dans l’esprit du Poitevin, et sans mépris de sa part, le
champion du monde juniors 2005 n’est pas un concurrent
direct.
« De toute façon, je vais devoir tout faire, les deux quadruples, le triple axel, les trois combinaisons et m’éclater
sur Matrix, prévoit Joubert. Si tout passe, cela mettra une
pression psychologique terrible sur les favoris. Et cela peut
en déstabiliser quelques-uns. » Comme cela avait agacé le
Russe Evgueni Plushenko en 2004, lui imposant de calculer
et de se dépouiller, ce qu’il déteste et n’avait pu assumer.
Maintenant, Joubert devine aussi qu’il ne pourra se permettre le moindre écart. Son style puissant, athlétique, ne
souffre pas la médiocrité. Lors des qualifications, s’il n’est
pas tombé, un accroc et deux sauts doublés ont été plus
pénalisants que les grosses chutes de l’Américain Evan
Lysacek et du Canadien Jeffrey Buttle. Les chorégraphies
plus abouties, la ligne, voire la préciosité des Nord-Américains, leur autorisent de petits errements interdits à Joubert. Il est prêt à relever le défi. – C. L.
LA GARDE À VUE. – L’athlète a été placée en garde à
vue avant d’être transférée au commissariat de Bobigny et a été relâchée le dimanche, à 19 h 15. De source
policière, elle aurait insulté des policiers en anglais, l’un
d’eux envisageant de porter plainte, et rien de particulier n’aurait été noté par le médecin qui l’a examinée au
même hôpital de Bondy. Pour Eunice Barber, rien
d’anormal ne s’est déroulé lors de la garde à vue. Mais
le médecin qui l’a examinée à l’hôpital Henri-Mondor, à
Créteil, où elle s’est rendue à l’issue de sa garde à vue,
lui aurait notifié sept jours d’ITT. – C. B.
BIATHLON
CHAMPIONNATS DU MONDE
Joubert peut y croire
CALGARY – (CAN)
jours et un jour d’interruption temporaire de travail
(ITT) après examen à l’hôpital Jean-Verdier, à Bondy.
prétation de ses Quatre Saisons de
Vivaldi. Mais le Français peut surprendre encore. « Je ne veux pas trop
penser au résultat », amorce le Poitevin, conforme à la modestie qu’il veut
s’inventer pour se libérer de toute
pression. « Mais je pars pour une
médaille, ajoute-t-il. Après tout,
3 points de retard, ce n’est pas grandchose. Tout peut arriver ! » Tout : un
nouveau podium mondial, comme en
2004 (deuxième), un premier titre
même, qui l’associerait définitivement à Alain Giletti et Alain Calmat,
seuls Français à avoir été sacrés
champions du monde, en 1960 et en
1965. Tout, et même une nouvelle
déconvenue à laquelle on refuse de
croire, convaincu par les paroles de
l’intéressé : « Physiquement, moralement, je me sens bien. Je peux me
permettre d’attaquer dans le libre,
d’oublier la fatigue, assure-t-il. Mais
ce qui compte, c’est que je suis en
train de rebondir. »
CÉLINE LONGUÈVRE
PROGRAMME
AUJOURD’HUI : danse originale à
10 h 30 (18 h 30, heure française) ;
programme libre hommes à 15 h 45
(23 h 45).
RÉSULTATS
J HOMMES. Après le programme court :
1. Lambiel (SUI), 117,64 pts (qualifications :
40,23 + court : 77,41) ; 2. Oda (JAP), 114,48
(36,23 + 78,25) ; 3. Joubert, 114,36
(34,05 + 80,31) ; 4. Buttle (CAN), 107,78
(34,48 + 73,30) ; 5. Sandhu (CAN), 107,36
(28,95 + 78,41) ; 6. Weir (USA), 106,91
(33,38 + 73,53) ; 7. Lysacek (USA), 105,25
(34,93 + 70,32) ; 8. Li Chengjiang (CHN),
104,82 (31,43 + 73,39) ; 9. Klimkin (RUS),
101,37 (32,65 + 68,72) ; 10. Savoie (USA),
99,33 (30,08 + 69,25) ; 11. Verner (RTC),
97,33 (30,28 + 67,05) ; 12. Davydov (BLR),
96,90 (30,83 + 66,07) ; 13. Préaubert, 94,80
(33,18 + 61,62) ; 14. Smalun (ALL), 94,47
(28,55 + 65,92) ; 15. Kovalevski (UKR), 94,11
(28,44 + 65,67) ; 16. Chiper (ROU), 94,05
(29,10 + 64,95) ; 17. Serov (ISR), 92,91
(28,55 + 64,36) ; 18. Zhang Min (CHN), 91,81
(32,11 + 59,70) ; 19. Urbas (SLV), 88,32
(28,72 + 59,60) ; 20. Dinev (BUL), 87,96
(27,39 + 60,57) ; 21. Griazev (RUS), 86,79
(28,83 + 57,96) ; 22. Berntsson (SUE), 82,10
(25,89 + 56,21) ; 23. Zivanovic (SEM), 81,61
(25,22 + 56,39) ; 24. Sawyer (CAN), 81,03
(27,80 + 53,23) ; 25. Zelenka (ITA), 80,41
(25,75 + 54,66) ; 26. Pfeifer (AUT), 77,43
(26,29 + 51,14) ; 27. Matsipura (SLQ), 75,11
(25 + 50,11) ; 28. Othman (SUI), 75,06
(24,91 + 50,15) ; 29. Nurmenkari (FIN), 72,56
(23,48 + 49,08) ; 30. Hamer (GBR), 69,94
(22,94 + 47).
Les vingt-quatre premiers participent ce soir
au programme libre.
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UN MEMBRE de la direction
départementale de la sécurité
publique de Perpignan au fait de
l’« affaire Dovy » nous assurait
hier, par téléphone : « Il est convoqué cet après-midi (hier) pour mise
en examen et ça ira au bout, il y a
des éléments sérieux contre lui. »
Lueyi Dovy ne se présentera pourtant que cet après-midi devant le
juge d’instruction perpignanais,
Vincent Anière, en charge de
l’enquête sur un trafic de produits
dopants à laquelle a été mêlé le
champion du monde 2005 du relais
4 × 100 m. Le procureur de la République de Perpignan, Jean-Pierre
Dreno, nous l’a confirmé, ajoutant :
« C’est une convocation pour audition. C’est à son issue que le juge
apprécie la mise en examen ou
pas. » Dans ce cas, elle semble probable mais elle pourrait ensuite
tout aussi bien déboucher sur un
renvoi devant le tribunal correctionnel que sur un non-lieu.
Il existe à l’encontre du sprinteur
une suspicion d’achat et d’emploi
de substances considérées comme
vénéneuses depuis sa mise en
garde à vue de quarante-huit
heures, du 18 au 20 janvier dernier,
au commissariat de Niort, où réside
Dovy. À la source de l’enquête, un
colis en provenance d’Argentine,
contenant quatre-vingts ampoules
de Déca-Durabolin (nandrolone), à
destination de Franck Esteban,
gérant du BH, un sauna-hammam
situé dans le quartier SaintAssiscle, à Perpignan. Colis intercepté par la douane le 25 juin 2005
à l’aéroport Roissy-Charles-deGaulle.
Une hormone
dans le thermos
Les enquêteurs roussillonnais
étaient remontés à Dovy en examinant les appels émis ou reçus à partir du téléphone portable de
M. Esteban et s’étaient rendus à
Niort pour interroger l’athlète.
Les perquisitions menées alors à
son domicile n’avaient abouti à
rien. Dovy avait subi des examens
médicaux dont on ne connaît toujours pas les résultats des analyses
(sa ng, urine et autr es poils
pubiens). Et il était ressorti libre,
déclarant qu’il avait été entendu
« juste pour un SMS, un texto, avec
un ancien ami… dont j’ignorais les
problèmes. Mais je n’ai jamais
consommé de produits dopants. Je
n’ai rien fait du tout. Je n’ai absolument rien à cacher et je suis
serein. »
On apprendra pourtant deux jours
plus tard que le 20 janvier, alors que
Dovy était encore en garde à vue, sa
petite sœur Elisabeth, décrite
comme « très émotive » par son
père, avait fait des révélations à la
police lyonnaise. Lueyi lui aurait
« remis à Niort, la veille de son
interpellation, une bouteille thermos contenant une ampoule de
12 milligrammes d’Humatrope »,
une hormone de croissance synthétique figurant sur la liste des produits interdits par l’Agence mondiale antidopage. Même s’il a
contesté les faits tels que rapportés
par le procureur Dreno, il y a, là, de
quoi mettre en cause Dovy pour
détention et cession de produit
dopant. Cela pourrait également lui
valoir une suspension sportive. Et
ce, quels que soient les résultats
des analyses médicales du seul
relayeur français contrôlé, négativement d’ailleurs, le soir du 13 août
à Helsinki.
Désormais flanqué de son nouveau
et médiatique défenseur,
Me Dupond-Moretti, Dovy revient
aujourd’hui à Perpignan, où il était
installé du milieu des années 1990
à 2004. Pour renouer malgré lui le
fil d’un passé troublé. Après sa
garde à vue, il avait avoué : « C’est
une affaire où je paye pour mes
relations passées. » Damien Riccio,
un ami perpignanais de Dovy,
ancien karatéka reconverti dans le
free fight, pense que le musculeux
M. Esteban et l’athlète ont pu se
croiser et échanger dans une salle
de muscu située au 27, rue RolandGarros, non loin du fameux sauna.
Une salle où l’on pratique la musculation et où l’on croise des bodybuilders. Or, fin janvier, toujours
dans le cadre de cette enquête,
quatre personnes ont été interpellées en région parisienne. Résultat :
la saisie chez deux d’entre elles, des
sportifs amateurs tournés vers la
musculation, d’une centaine de
capsules de nandrolone et de stanozolol (des anabolisants) et de
produits à usage vétérinaire.
JOHAN RIGAUD
COUPE DU MONDE (finales) – SPRINT HOMMES
Poirée, ses années
de cristal
À trente et un ans, le Français peut devenir, dimanche à Oslo, le premier homme
à remporter un cinquième titre de numéro 1 mondial.
OSLO –
de notre envoyée spéciale
DIMANCHE APRÈS-MIDI, dans le
temple de Holmenkollen, sur les hauteurs chics d’Oslo, Raphaël Poirée
pourrait, pour la cinquième fois de sa
carrière, soulever le trophée récompensant l’athlète le plus régulier de l’hiver :
le gros globe de cristal. Après des Jeux
où il ne fut jamais en mesure de réaliser
son rêve de devenir champion olympique, le Drômois a bien rebondi en
Coupe du monde. « J’étais tellement
bas mentalement après les Jeux que ma
fin d’hiver me relance pour le futur »,
avouait hier celui qu’on devrait très probablement retrouver sur les pistes l’an
prochain même s’il n’a encore rien
annoncé officiellement. Reste que, à
trois courses du terme, le Français, leader du classement général, ne possède
que 21 points d’avance sur son éternel
rival, le Norvégien Ole Einar Björndalen,
tout aussi déçu de ses JO, et 50 points
sur le troisième, l’Allemand Sven Fischer. De tels écarts entre ces trois
patrons du biathlon mondial depuis
huit ans, c’est beaucoup et peu à la fois.
En une course (*), tout peut être effacé.
Aujourd’hui, le sprint, dans lequel
Poirée visera aussi le petit globe de la
discipline, donnera une première tendance du week-end. Le biathlète le
mieux classé prendra un ascendant psychologique. À l’aube d’un final haletant, retour sur les quatre hivers où le
Français fut sacré homme de cristal.
2000
LE RÊVE
DEVIENT RÉALITÉ
« En 2000, Ole Einar était déjà quelqu’un dans le biathlon, se souvient
Raphaël Poirée. Il était champion olympique (de sprint en 1998). Moi, je
n’avais aucun titre. » Pourtant, c’est le
moins titré de ces deux hommes, tous
deux nés en 1974, qui, en fin d’hiver,
sera décoré du titre de meilleur
biathlète de l’année. Pendant la première moitié de la saison, Björndalen
est pourtant plus fort que Poirée. Mais à
partir des Mondiaux, ici même à Oslo en
février 2000, la tendance s’inverse légèrement. Alors qu’il vise un titre planétaire, le Norvégien doit se contenter
d’accessits tandis que, sur la dernière
épreuve du Championnat, Raphaël, lui,
s’offre la première couronne mondiale
de sa carrière (mass start). En arrivant
ensuite aux finales de la Coupe du
monde en Sibérie, les deux hommes
sont au coude à coude au classement
général, Björndalen ne possédant que
7 points d’avance sur Poirée. Mais le
Norvégien est alors moins bien physiquement que son rival. Le cristal lui
échappe pour 22 points. Poirée, vingthuit ans à l’époque, « réalise le premier
rêve de [sa] carrière ».
2001
CHAMPION DU SUSPENSE
« Cette année-là, ça s’est joué au mental. Le matin de la dernière course, il faisait super beau, la piste était dure. Je me
suis dit que je ne pouvais pas perdre ce
globe. » Pourtant, en cette saison 2001,
Raphäel Poirée s’est fait de grosses
frayeurs. La tournée américaine, en
février, a failli lui coûter son deuxième
titre de numéro 1 mondial. Sur les
futures pistes des Jeux de Salt Lake City,
Björndalen rafle tout (trois succès en
trois courses). Quelques jours plus tard à
Lake Placid, il termine encore 2e. Annulée, la seconde course de Lake Placid
sauve Poirée et permet de stopper
l’hémorragie. En quatre épreuves, il n’a
en effet inscrit que 95 points alors que
son adversaire en a accumulé 196 (sur
200 possibles). Au début des finales à
Oslo, le Français conserve encore
81 points d’avance. Mais il reste trois
confrontations. C’est beaucoup pour un
Poirée dépassé. D’ailleurs, après le
sprint et la poursuite, il n’en compte plus
que quatre. L’explication finale a lieu sur
l’ultime mass start. Poirée termine 2e,
Björndalen 4e. « OEB » perd son deuxième duel avec « Raph » pour
10 points.
2002
HAUT LA MAIN !
« Cette fois-ci, la victoire était assez
facile. J’avais fait une super saison en
gagnant sept courses en Coupe du
monde. » En mars 2002, Raphaël Poirée
cueille « sans stress » ses troisièmes
lauriers au classement général. À l’issue
des finales d’Oslo, il compte 100 points
d’avance sur son dauphin, le Russe
Pavel Rostovtsev. Pour une fois, donc,
Poirée n’a pas eu à en découdre avec Ole
Einar Björndalen. Mais le Norvégien n’a
pas raté son hiver pour autant. Au
contraire ! En effectuant une OPA sur les
quatre titres olympiques mis en jeu un
mois plus tôt à Salt Lake City, il a déjà
largement atteint ses rêves les plus fous.
Vice-champion olympique de poursuite,
Poirée, lui, tient au gros globe de cristal.
Du coup, Björndalen (quand même 3e du
général) suit en observateur l’explication finale entre le Français et le Russe,
laquelle, dès le premier des trois actes,
tourne très vite en faveur de Poirée.
2004
L’ANNÉE
DE TOUS LES BONHEURS
« J’avais commencé moyennement cet
hiver. Mais à partir d’Anterselva (en janvier), j’ai presque tout gagné. » Avec
onze victoires, Raphaël Poirée n’a pas de
rival cette année-là, même pas Ole Einar
Björndalen, au bout du compte deuxième du classement général à
109 points du vainqueur. Pour « Raph »
comme pour sa femme, la Norvégienne
Liv-Grete, de retour d’un congé maternité après avoir mis au monde une petite
Emma en janvier 2003, l’année 2004
reste celle de tous les succès. En Coupe
du monde où ils s’imposent en chœur,
comme aux Championnats du monde où
le couple engloutit sept des dix titres
planétaires. Aux finales, à Oslo, les Poirée s’affichent sur les photos avec une
impressionnante collection de cristal
puisque, à lui seul, Raphaël en a cinq à
ses genoux : le gros globe mais aussi les
quatre plus petits par discipline (sprint,
poursuite, mass start et individuel).
Preuve d’une domination sans partage,
Poirée s’impose avant même la dernière
course. Laquelle sera annulée à cause du
brouillard.
ANNE LADOUCE
(*) La victoire rapporte 50 points, la
2e place 46 pts, … la 30e et dernière,
1 pt.
Le baptême des Bleuets
SOUVENT, LES FINALES de la
Coupe du monde sont l’occasion de
faire un petit cadeau aux jeunes
talents. Cette édition ne fait pas
exception et, après d’excellents
résultats aux Championnats du
monde ou en Coupe d’Europe de leur
catégorie d’âge, trois juniors français (Blondeau et Macabiès chez les
filles, Jay chez les garçons) feront
aujourd’hui leurs débuts chez les
seniors. Pour leur baptême, ils seront
escortés des deux champions olympiques Florence Baverel (sprint),
remise de son mal de gorge, et Vincent Defrasne (poursuite). Côté
étranger, le triple champion olympique allemand Michael Greis a préféré mettre un terme à sa saison tandis que sa compatriote Kati Wilhelm,
déjà assurée de la victoire finale au
classement général, pourra savourer
ces trois derniers épisodes de la série
2006. – A. La.
PROGRAMME
AUJOURD’HUI : à Oslo-Holmenkollen (NOR), finales de la Coupe du monde. Sprint
FEMMES à 11 h 30 puis sprint HOMMES à 14 h 15. SAMEDI : poursuite F à 13 heures
puis H à 14 h 30. DIMANCHE : départ en ligne F à 13 heures puis H à 14 h 30.
Français engagés : HOMMES : Poirée, Defrasne, Fourcade, Debayle, Habert, Jay.
FEMMES : Bailly, Baverel, Gros, Blondeau, Maccabiès.
Coupe du monde 2006 (après 23 épreuves) : HOMMES : 1. Poirée, 683 pts ;
2. Björndalen (NOR), 662 ; 3. Fischer, 633 ; 4. Rösch (ALL), 542 ; 5. Hanevold (NOR),
537 ; … 9. Defrasne, 455 ; 22. Robert, 240 ; 44. Fourcade,73 ; 67. Aubert, 20 ;
71. Cannard, 17 ; 72. Grebot, 13. FEMMES : 1. Wilhelm (ALL), 886 pts ; 2. Olofsson
(SUE),695 ; 3. Bailly, 593 ; 4. Glagow(ALL),582 ; 5. Disl(ALL),563 ;…12.Baverel,
406 ; 26. Bécaert, 203 ; 48. Peretto, 50 ; 61. Jacquin, 20.
I CONTRÔLES INOPINÉS CHEZ LES AUTRICHIENS. – Diligentés par l’Agence
mondiale antidopage (AMA), des contrôles inopinés ont eu lieu mardi soir à Oslo
auprès de plusieurs nations étrangères et notamment de l’Autriche. Ces mêmes Autrichiens avaient aussi été fouillés à leur arrivée à l’aéroport par les douaniers norvégiens, qui n’avaient rien trouvé. Pendant les Jeux Olympiques de Turin, deux biathlètes autrichiens, aujourd’hui retraités, avaient quitté prématurément leur lieu de
résidence, à la suite d’une perquisition des carabiniers transalpins. Après cette même
descente de police, l’ancien entraîneur des équipes de ski de fond et de biathlon autrichiennes Wolfgang Mayer s’était aussi enfui. Via son avocat, celui-ci a d’ailleurs
annoncé hier qu’il allait poursuivre dans la semaine à venir le président du CIO,
Jacques Rogge, pour diffamation. « Pour moi, Mayer est l’homme qui a organisé le
dopage (au sein des équipes autrichiennes) », avait affirmé Rogge.
JEUDI 23 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
L’INTERPELLATION. – Les deux parties sont
d’accord sur une seule chose : les policiers n’ont pas
reconnu l’athlète jusqu’à ce qu’on lui demande son
identité au commissariat. Pour le reste... Selon une
source policière, l’athlète aurait d’emblée mordu un
gardien de la paix et six policiers auraient été nécessaires pour la maîtriser et la menotter, ce qui est la
règle en cas d’interpellation difficile. L’athlète
affirme au contraire avoir été giflée, puis jetée au sol
et frappée par plusieurs agents. Elle ne se souvient
pas avoir mordu, mais ne le nie pas.
LE TRANSFERT AU POSTE. – Dans le fourgon qui la
transportait au commissariat de Saint-Denis, Eunice
Barber dit avoir été frappée à nouveau et menacée.
L’athlète aurait, au contraire, mordu un deuxième
policier, cette fois à la jambe, selon une source policière. Les deux agents mordus auraient obtenu deux
de notre envoyé spécial
Bleu
Rouge
CLÉMENTINE BLONDET
Deux versions en question
PERPIGNAN –
Jaune
Bleu
Jaune
positionner comme victime »,
explique-t-on. Cette source policière
ajoute que si les fonctionnaires de
l’IGS donnaient tort à Barber, à l’issue
de la procédure, les agents de la paix
concernés pourraient porter plainte
pour diffamation contre l’athlète.
Joint hier, Bernard Amsalem, le président de la Fédération française, a estimé que le dépôt de plainte de la jeune
femme était « une très bonne chose ».
Il lui avait apporté son « soutien »
après s’être entretenu avec elle en
début de semaine. « Dans l’état où je
l’ai vue, je me suis demandé si elle
pourrait faire la saison estivale, avouet-il. Il y a des interrogations sur la
manière dont elle a été traitée. »
Le « feuilleton Barber » est, quoi qu’il
en soit, loin d’être terminé. La double
médaillée aux Championnats du
monde d’Helsinki d’août dernier
(argent à l’heptathlon et bronze à la
longueur), encore « sous le choc et fortement traumatisée » selon son avocat et ceux qui l’ont rencontrée ces
jours-ci, devrait rompre le silence et
s’exprimer pour la première fois dans
les jours qui viennent. La manière la
plus efficace, sans doute, de faire passer un message qu’elle veut citoyen,
puisqu’elle dit conserver « toute sa
confiance dans les services de police,
dont l’action difficile et nécessaire ne
saurait être entachée par le comportement illégal de certains de ses représentants ». Lundi, son avocat indiquait
d’ailleurs qu’une plainte de sa part
viserait autant à « assurer la défense
de ses droits » qu’à « éviter que de
telles brutalités puissent se reproduire,
à l’avenir, à l’égard de quiconque ».
Entendu aujourd’hui par un juge d’instruction
perpignanais, le champion du monde
du 4 x 100 m pourrait être mis en examen.
Noir
Noir
« Le parquet est donc informé en
temps réel », précise Me Daoud. Sur les
poursuites engagées par Barber ou les
éventuelles suites concernant les
propres agissements de l’athlète, le
secrétaire général du parquet du TGI
de Bobigny, Denis Fauriat, habilité à
parler à la presse, ne souhaitait pas
s’exprimer dans nos colonnes ces deux
derniers jours.
Du côté policier, on ne se montrait pas
surpris par la démarche de Barber hier.
« Ce type de plainte est de plus en plus
fréquent, car cela permet à la personne
qui a été placée en garde à vue de se
Avant d’aller
sur le terrain
judiciaire, Eunice
Barber s’est rendue,
hier, à l’IGS pour que
la police des polices
mène d’ores et déjà
sa propre enquête.
(Photo Jean-Marc Pochat)
Dovy face au juge
13
Bleu
Rouge
Noir
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BASKET ÉQUIPE DE FRANCE
« Un intérêt commun »
CLAUDE BERGEAUD, le coach des Bleus, revient satisfait de sa tournée aux États-Unis, où il a fait
le point avec les Français de NBA et leurs clubs en vue du Mondial au Japon.
Accompagné de Patrick Beesley,
directeur national adjoint,
Claude Bergeaud a écumé
l’ouest des États-Unis pendant
huit matches de NBA afin de faire
le point avec Boris Diaw, Ronny
Turiaf, Johan Petro, Mickaël
Pietrus et Tony Parker dans
l’optique du Mondial au Japon
(19 août - 3 septembre). Il effectue ici son bilan avant son retour
en France, où il retrouvera
l’ASVEL dès ce samedi à Pau en
Coupe de France.
Vitoria qualifié
Malgré sa défaite à Vilnius (65-63), Vitoria rejoint le
CSKA Moscou, Barcelone et Olympiakos en quarts.
J GROUPE D. – AUJOURD’HUI : Olympiakos (GRE) - FC Barcelone (ESP) ; Malaga (ESP) Kaunas (LIT). Classement : 1. FC BARCELONE 8 pts ; 2. OLYMPIAKOS 7 ; 3. Malaga 5 ; 4. Zalgiris Kaunas, 4.
J GROUPE E. – AUJOURD’HUI : Maccabi Tel-Aviv (ISR) - Bologne (ITA) (en direct à 19 h 45 sur
Sport +) ; Real Madrid (ESP) - U. Istanbul (TUR). Classement : 1. Real Madrid et Maccabi TelAviv, 7 ; 3. Bologne et U. Istanbul, 5.
J GROUPE F. – HIER : Vilnius (LIT) - Vitoria (ESP), 65-63 ; CSKA Moscou (RUS) - Bamberg
(ALL), 76-64.
Classement : 1. CSKA MOSCOU, 10 pts ; 2. VITORIA, 8 ; 3. Vilnius, 7 ; 4. Bamberg, 5.
J GROUPE G. – HIER : EP Istanbul (TUR) - Panathinaïkos (GRE), 56-66 ; Trévise (ITA) - Cibona
Zagreb (CRO), 88-80.
Classement : 1. Cibona Zagreb, 8 pts ; 2. Trévise, 8 ; 3. Panathinaïkos, 7 ; 4. EP Istanbul, 7.
En capitales, les équipes qualifiées pour les quarts de finale, qui se joueront du 4 au 13 avril, au
meilleur des trois matches.
L.R. VILNIUS - VITORIA : 65-63 (24-16 ; 19-15 ; 12-13 ; 10-19)
L.R. VILNIUS : Lukauskis (3), Slezas (7), Stelmahers (6), House (7), Delininkaitis (9), Cukinas
(7), Jasaitis (4), Javtokas (7), Baker (5), Nielsen (10). Entraîneur : N. Spahija.
VITORIA : Scola (15), Prigioni (2), Hansen (17), Chalmers, Vidal, Ukic (2), Erdogan (3), David
(11), Splitter (8), Jacobsen (5). Entraîneur : V. Perasovic.
SAN ANTONIO – (USA)
de notre correspondant
CSKA MOSCOU - BAMBERG : 76-64 (26-12 ; 24-15 ; 13-20 ; 13-17)
CSKA MOSCOU : Papaloukas (9), Panov (8), Zavourev (3), Smodis (13), Vanterpool (12), Holden
(11), Pachoutine (2), Savrasenko (7), Langdon (9), Van Den Spiegel (2). Entraîneur : E. Messina.
BAMBERG : Ensminger (2), Mallet (21), Stafford, Helmanis, Garrett (4), Phelps (23), Archibong
(4), Simpkins (2), Nahar (2), Begley, Nelson (6). Entraîneur : D. Bauermann.
E.P. ISTANBUL - PANATHINAÏKOS : 56-66 (16-23 ; 17-14 ; 9-16 ; 14-13)
E.P. ISTANBUL : Arslan (4), Kuqo (9), Ermis (3), Domercant (2), Prkacin (4), Akyol (2), Abi (2),
Gonlum (8), Granger (20), Peker (2). Entraîneur : O. Mahmuti.
PANATHINAÏKOS : Papanikolaou (1), Lakovic (14), Batiste (10), Hatzivrettas (8), Spanoulis (3),
Tsartsaris (14), Diamantidis, Scepanovic (5), Tomasevic (11). Entraîneur : Z. Obradovic.
TRÉVISE - C. ZAGREB : 88-80 (24-18 ; 24-19 ; 21-22 ; 19-21)
TRÉVISE : Siskauskas (17), Soragna, Mordente (12), Slokar (2), Bargnani (13), Nicholas (18),
Santangelo, Goree (19), P. Popovic (7). Entraîneur : D. Blatt.
C. ZAGREB : Penn (24), Kus (7), Skelin (4), Davison (16), Warren (4), Rancic, Marcelic (2),
Andric, Zuza (9), Rozic (14). Entraîneur : D. Anzulovic.
COUPE DE FRANCE HOMMES (16es de finale)
HIER : Clermont (Pro A) - Paris (Pro A), 73-44. DÉJÀ JOUÉ : Limoges (N 1) - Levallois (Pro B), 81-85.
SAN ANTONIO. – Claude Bergeaud, attentif et studieux. Le sélectionneur de l’équipe de France assistait, mardi soir, à San Santonio,
au match qui opposait les Spurs de Tony Parker aux Warriors de Mickaël Pietrus.
(Photo Chris Birck/Getty Images)
l’an dernier, il s’en sert aujourd’hui.
Pour le Mondial, Tony sait qu’on ne
peut pas s’enflammer, compte tenu de
l’adversaire et de la forme de la compétition. Je le trouve raisonné dans ses
ambitions. On a du talent. À nous de
rétablir le puzzle, pour que chacun
retrouve sa place. Mais la France ne
jouera pas en marchant.
CLAUDE BERGEAUD a pu observer de près et longuement les cinq Français évoluant en NBA. Le coach des Bleus a en effet assisté à huit rencontres en treize jours
dont cinq mettaient aux prises deux Bleus sur le terrain. Voici les parties vues par le
sélectionneur et les performances des internationaux.
9 mars : Phoenix - San Antonio (Diaw 16 pts, 9 rbds, 9 passes / Parker 29 pts 5 p.d.)
11 mars : Phoenix - Minnesota (Diaw 18 pts, 8 rbds, 3 p.d.)
12 mars : L.A. Lakers - Seattle (Turiaf 4 pts / Petro 13 pts, 7 rbds)
14 mars : Seattle - Phoenix (Petro 6 pts, 8 rbds / Diaw, 16 pts, 9 rbds, 7 p.d.)
16 mars : Golden State - Minnesota (M. Pietrus, 7 pts)
17 mars : San Antonio - Phoenix (Parker 13 pts, 5 p.d. / Diaw 15 pts, 7 p.d.)
18 mars : Houston - San Antonio (Parker 23 pts, 8 p.d.)
21 mars : San Antonio - Golden State (Parker 29 pts, 7 p.d. / M. Pietrus 0 pt)
VOLLEY-BALL
I ASNIÈRES, PREMIER DE PRO B. – La commission fédérale d’appel, réunie
mardi, a demandé à la commission sportive de la Ligue de rétablir le résultat acquis
lors de la rencontre remportée par Asnières face à l’équipe de Chaumont (3-1).
Avec ce succès, Asnières termine premier de la première phase, devançant SaintBrieux et Cambrai.
CLASSEMENT FINAL DE LA PREMIÈRE PHASE : 1. Asnières, 47 pts ; 2. SaintBrieux, 46 ; 3. Cambrai, 45 ; 4. Saint-Quentin, 39 ; 5. Chaumont, 36 ; 6. SaintNazaire, 35 ; 7. Dunkerque, 35 ; 8. Martigue, 31 ; 9. Aix, 30 ; 10. Alès, 22 ;
11. Harnes, 19 ; 12. Grenoble, 11.
I PRO A FÉMININE (21e journée). – HIER : Melun - Cannet-Rocheville, 3-1
(25-15, 26-28, 25-20, 25-17) ; Hainaut-Albi, 3-1 (25-21, 18-25, 25-13, 25-21) ;
Istres-Riom, 3-0 (25-17, 25-19, 25-15) ; Cannes - Stade Français Saint-Cloud, 3-1
(25-14, 23-25, 25-14, 25-14) ; Saint-Raphaël - Béziers, 1-3 (19-25, 22-25, 25-19,
23-25). Exempt : Mulhouse.
Classement : 1. Cannes, 38 pt ; 2. Béziers, 36 ; 3. Melun, 35 ; 4. Mulhouse, 29 ;
5. Istres, 29 ; 6. Hainaut, 27 ; 7. Albi, 26 ; 8. Cannet Rocheville, 24 ; 9. SaintRaphaël, 24 ; 10. Stade Français, 24 ; 11. Riom, 22.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 1er avril (20 heures) : Stade Français
Saint-Cloud - Saint-Raphaël ; Riom-Cannes ; Albi-Istres ; Cannet-Rocheville - Hainaut ; Mulhouse-Melun. Exempt : Béziers.
BOXE
I CANCLAUX EN JUIN. – Vainqueur du Serbe Ajetovic samedi à Monaco, Christophe Canclaux remontera sur le ring le 3 juin à Hanovre (ALL), pour le Championnat WBA des lourds entre le Russe Nikolaï Valuev et l’Américain Owen Beck.
« Avec sa coupure à l’arcade, Christophe ne peut pas remettre les gants contre un
sparring-partner avant trois semaines et ne pourra pas boxer le 22 avril, comme
prévu, souligne son coach Nicolas Riffard. Son promoteur, l’Allemand Wilfried
Sauerland, essaiera de l’opposer à l’Américain Roshii Wells, numéro 9 WBA des
super-welters, le 3 juin. »
I REPORT POUR MENDY. – Prévu samedi à Lucé (Eure-et-Loir), le Championnat pour le titre vacant de l’Union européenne des super-moyens entre Jean-Paul
Mendy et l’Anglais Matthew Barney se déroulera le 10 juin. « La subvention attendue ne sera pas disponible avant, regrette l’entraîneur Aldo Guerrier. Auparavant,
Jean-Paul pourrait disputer un combat à l’étranger. »
AIR
I COUPE DU MONDE DE PARAPENTE. – Les Français comptent parmi les
favoris de la Coupe du monde dont la première manche a lieu cette semaine au
Brésil. Emmenée par Max Jeanpierre, la sélection tentera de détrôner sa rivale
suisse, victorieuse l’an passé avec Christian Maurer. Chez les filles, après une saison 2005 moyenne, la Française Caroline Brille tentera de se relancer face à la
tenante, Ewa Visnlenska (ALL). Cent vingt parapentistes représentant vingt
nations participent à cette Coupe du monde en cinq étapes (Brésil, Autriche,
Suisse, Slovénie et Russie). – M. Ga.
HOCKEYGLACE
I HUET ET MONTRÉAL BATTUS. – Montréal s’est incliné mardi à domicile face
aux New York Islanders (1-3). Cristobal Huet a fait 22 arrêts mais encaissé 3 buts.
I NHL (21 mars). – Phoenix - Columbus, 5-2 ; Montréal - NY Islanders, 1-3 ; New Jersey - Philadelphie, 1-2 ; Pittsburgh - Ottawa, 2-5 ; Carolina - Toronto, 2-3 ; Atlanta - Boston, 5-4 tab ; Calgary Minnesota, 1-3 ; San Jose - Saint-Louis, 6-0 ; Nashville-Detroit, 3-2 tab ; Vancouver-Edmonton, 4-1.
OLIVIER PHEULPIN
Utah revient dans la course
LES RÉSULTATS
Washington - New Jersey, 100-112 ; New York - Toronto, 109-114 ; Charlotte-Orlando, 108-102 ; New
Orleans/Oklahoma City - LA Clippers, 120-108 ; Memphis-Indiana, 105-75 ; Minnesota-Miami, 100-96 ; Dallas-Houston, 88-72 ; San Antonio - Golden State, 107-96 ; Sacramento-Seattle, 105-96 ; Utah-Phoenix, 107-99.
LE FAIT DU JOUR
Utah semble décidé à se mêler à la course aux play-offs. Plus équilibré, plus solide à l’intérieur depuis le retour de blessure de Carlos
Boozer (23 pts, 10 rbds), le Jazz a terrassé Phoenix mardi soir derrière les 22 points, 18 rebonds, 4 contres d’Andreï Kirilenko. Boris
DIAW a livré un match solide (16 pts à 8/14, 7 rbds, 5 p.d., 2 int. et 2 ctres en
41 min), mais les Suns ont été incapables de contrôler le rebond et le nouveau trio
offensif d’Utah complété par Mehmet Okur (24 pts, 14 rbds). Désormais sur les
talons des Kings (34-33), des Lakers (35-34) et des Hornets (32-33), avec 32 victoires et 35 défaites, Utah complète un quatuor d’équipes appelées à en découdre
jusqu’au bout pour les deux dernières places de l’Ouest. Commentaire laconique
du héros du jour, le Russe Kirilenko : « C’est bon de gagner, car si on avait perdu,
on aurait eu encore plus de retard. »
LES FRANÇAIS
Sous les yeux de l’entraîneur des Bleus, Claude Bergeaud,
Mickaël PIETRUS s’est complètement raté, avec zéro point
(0 sur 6 aux tirs, 2 rbds, 1 b.p. en 9 min) face aux Spurs. Tony
PARKER a été autrement plus efficace avec 29 points (9 sur 19,
11/13 aux l.f.), 7 passes, 3 rebonds et 3 balles perdues en 34 minutes. Il enchaînait
par un déplacement difficile à Denver la nuit dernière. Johan PETRO (7 pts à 3 sur
9, 5 rbds, 1 int., 3 bps en 21 min) continue son petit bonhomme de chemin dans la
défaite des Sonics à Sacramento. Il jouait contre Milwaukee la nuit dernière. Les
Lakers de Ronny TURIAF recevaient les Kings.
I BOURG : SAVOVIC, SAISON TERMINÉE. – Gros coup dur pour la JL Bourg.
La saison de l’arrière serbe Slobodan Savovic, gravement blessé samedi
dernier à Gravelines, est terminée. Le meilleur marqueur du club bressan
(11,2 pts) a été opéré hier à Lyon par le professeur Dejour d’une rupture
partielle du tendon d’Achille au pied droit. La JL s’est mise à la recherche d’un
pigiste dès lundi. « Nous avons plusieurs pistes. L’avantage est que le
remplaçant peut être américain, “Bosman” ou africain, puisque nous n’avons
pas atteint le quota », indique le directeur sportif Jean-Luc Tissot. – P. Sev.
I GRAVELINES : BAILEY : JUSQU’À LA FIN DE SAISON. – Entre l’arrêt de
Fabien Dubos pour quelques semaines et celui de Tyson Wheeler pour un peu
plus de six mois, Gravelines avait le choix : après réflexion, le BCM a décidé
de qualifier David Bailey (1,70 m, 25 ans) sur le poste de joker médical de
Wheeler. Le meneur américain terminera donc la saison avec son nouveau
club. « Il a plutôt un profil d’organisateur », souligne Fabrice Courcier. – H. L.
I TOURNOI FINAL NCAA : NOAH EN LICE DEMAIN. – Joakim Noah dispute
demain à Minneapolis (en différé samedi à 17 h 30 sur Sport +) le huitième de
finale du tournoi NCAA contre Georgetown. Les Gators devront notamment
craindre le pivot Roy Hibbert (2,16 m), que devrait marquer Al Horford.
Aujourd’hui, Duke est en vedette des quatre premiers huitièmes de finale face
à LSU (en différé vendredi à 17 h 30 sur Sport +).
LES HUITIÈMES DE FINALE. – AUJOURD’HUI, à Atlanta : Duke (1) - LSU (4),
Texas (2) - West Virginia (6). À Oakland : Memphis (1) - Bradley (13), UCLA (2)
- Gonzaga (3). DEMAIN, à Minneapolis : Villanova (1) - Boston College (4),
Florida (3) - Georgetown (7). À Washington : Connecticut (1) - Washington (5),
Wichita State (7) - (11) George Mason.
Entre parenthèse, le numéro 1 de tête de série dans le tableau régional.
I HARROWER PROLONGE. – Arrivée à l’USVO en début de saison,
la meneuse australienne Kristi Harrower (1,68 m, 33 ans) a prolongé d’un an
l’aventure valenciennoise.
I COUPE DE FRANCE FEMMES : DES DEMI-FINALES ALLÉCHANTES. – Les
demi-finales de Coupe de France tirées au sort hier annoncent deux jolis duels
le 22 avril prochain. Les Héraultaises de Lattes Maurin Montpellier recevront
le tenant du titre, Bourges, et Mondeville, dans un duel d’équipes d’Euroligue,
accueillera l’ogre Valenciennes. Les deux vainqueurs se retrouveront ensuite
en finale à Bercy, le 7 mai prochain.
I STRASBOURG : GUEYE ÉCARTÉE. – À la suite d’une vive altercation avec
son coach Abdel Loucif lors du match Mourenx-Strasbourg (99-63) samedi
dernier, l’ailière sénégalaise Awa Gueye a été écartée du groupe alsacien.
– G. Gav.
SNOWBOARD
TOUS SPORTS
La fête et l’attente
I JEUX DU COMMONWEALTH. – L’Australien John Steffensen (23 ans), huitième lors des derniers Mondiaux, a remporté le 400 m en dominant Francique,
récent champion du monde en salle, et en améliorant son record personnel de
quarante-deux centièmes. À noter également la victoire du Ghanéen Ignacius
Gaisah à la longueur, onze jours après son titre mondial en salle.
Les Championnats de France commencent demain à Isola 2000. On y fêtera retraités et médaillés.
On guettera aussi des signaux pour l’avenir.
« JE NE VAIS PAS attendre qu’ils
mettent quelque chose en place, je
vais m’organiser pour moi, et pour
mon frère, probablement à l’étranger.
C’est triste mais le système rend
égoïste. » Xavier De Le Rue, l’une des
voix du snowboard français, frère de
Paul-Henri, médaillé de bronze aux JO
de Turin, use rarement de la langue de
bois : « Comme d’habitude, on va
devoir se débrouiller seuls et, en 2009,
juste avant Vancouver, on nous dira :
“ Nous sommes à fond derrière
vous ”. » Il n’est même pas amer,
Xavier. Ce matin, il s’envole pour le
Liban au lieu de rallier Isola 2000.
Ensuite, il ira en Alaska faire des
images pour ses sponsors. C’est le prix
de sa liberté. « La saison prochaine, je
ferai ce que j’aime : les Championnats
du monde, les X-Games et surtout du
free-ride. Les Coupes du monde FIS, ça
sera a minima. » Tout est dit : ceux qui
ont les moyens s’organiseront une
bonne saison. Les autres... « Les staffs
et les athlètes nous posent des questions mais nous ne pouvons pas
Paul-Henri De Le Rue, médaillé de bronze à Turin, disputera
dès demain les Championnats de France. (Photo Jérôme Prévost)
répondre », concède Luc Faye, directeur des équipes de France en attente
d’une nouvelle affectation, qui poursuit : « La volonté du président de
l’Association française de surf, Phi-
lippe Jeannot, et du DTN, Gérard Rougier, est de poursuivre sur la voie tracée, de retrouver une organisation
pour les athlètes qui prenne mieux en
compte leur volonté d’aller sur
d’autres épreuves que celles organisées par la FIS. Si on veut performer
en 2010, il faut mettre tout de suite en
place une organisation spécifique au
snowboard. Là, tout le monde est dans
l’incertitude. » Et pour cause : le DTN
ne sait pas s’il le restera après les élections du président de la FFS (25 juin) et
Philippe Jeannot attend pour le 15 avril
« la réunion du comité directeur de la
FFS où on saura officiellement que le
président de la FFS veut nous foutre
dehors. J’ai rencontré le ministre et je
crois qu’il a apprécié d’entendre un son
de cloche différent de celui de la FFS. Il
cherche des solutions pour aider le
snow. Alors, j’attends sereinement la
suite. » Sauf que, comme le dit Gérard
Rougier, en attendant, « ça stagne
mais c’est malheureusement pour tout
le monde pareil. » « Nous, dans le
snowboard, on commence à avoir
l’habitude », sourit Xavier Roland,
coach des slalomeurs. « On prend du
retard, pourtant tout est prêt de mon
côté. » Il faudrait juste qu’il sache s’il a
encore un boulot... – J. I.
DOPAGE
SKI ALPIN
I LA LOI LAMOUR À L’ASSEMBLÉE. – L’examen du projet de loi de lutte
contre le dopage , programmé mardi, sera finalement aujourd’hui devant l’Assemblée nationale, où le texte devrait être adopté définitivement. Aucune modification à la version du Sénat n’a été votée en commission des affaires sociales. Ce
projet, voté en première lecture à l’Assemblée le 6 avril 2005, confie la responsabilité des procédures disciplinaires, des contrôles, et des analyses à une nouvelle
autorité publique indépendante, l’Agence française de lutte contre le dopage
(AFLD), qui se substitue au Conseil de prévention et de lutte contre le dopage.
I MAYER S’EN PREND À ROGGE. – L’ancien coach des équipes autrichiennes
de ski de fond et de biathlon, Walter Mayer, (48 ans) va poursuivre en justice le
président du Comité international olympique, Jacques Rogge, pour diffamation.
« La réputation de Walter Mayer a été ternie de manière monstrueuse », a expliqué son avocat, Me Herwig Hasslacher. « Pour moi, Mayer est l’homme qui a organisé le dopage », au sein des équipes autrichiennes de fond et de biathlon, avait
affirmé à Turin en février le président du CIO, évoquant la présence dans le Piémont auprès de ces équipes de Walter Mayer, pourtant suspendu des JO depuis
2002 pour une affaire de dopage. Après les contrôles antidopage effectués dans
les résidences des fondeurs et biathlètes autrichiens, M. Mayer avait été mis en
examen pour violation de la loi italienne antidopage et licencié par sa fédération.
I CHAMPIONNATS DE FRANCE. – La Coupe du monde s’est achevée le weekend dernier mais la saison n’est pas encore tout à fait terminée. Place, en effet, aux
Championnats de France qui s’ouvrent, aujourd’hui, à Courchevel avec le super-G
femmes, et donc notamment Carole Montillet, pour l’une de ses toutes dernières
courses, et Ingrid Jacquemod. Cette traditionnelle fête de printemps s’étire jusqu’au 31 mars. Antoine Dénériaz aurait bien aimé y étrenner son titre olympique
mais, pas encore remis de sa grosse gamelle des finales de Coupe du monde, le
géant de Morillon sera sans doute encore un peu juste pour participer le 30 à une
descente dont il ne devrait être que spectateur.
AUJOURD’HUI : super-G FEMMES à 8 h 30.
JEUDI 23 MARS 2006
SKI FREESTYLE
I LES « FRANCE » AVEC LAOURA. – Les Championnats de France de ski freestyle qui se déroulent jusqu’à samedi à La Plagne verront la participation,
aujourd’hui en bosses, de Sandra Laoura, médaillée de bronze aux derniers JO. Les
finales, en duel, auront lieu en nocturne. Plus qu’un gala de clôture de la saison, les
« France » sont l’occasion de confronter les champions aux plus jeunes et de
détecter les meilleurs espoirs.
J ATHLÉTISME. – Finales. HOMMES. 400 m : 1. Steffensen (AUS), 44’’73 ; 2. Francique (GRN),
45’’09 ; 3. Gonzales (JAM), 45’’16 ; 4. Brown (BAH), 45’’19 ; 5. Rooney (ANG), 45’’51. Hauteur :
1. Boswell (CAN), 2,26 m ; 2. Bernard (ANG), 2,26 m. Longueur : 1. Gaisah (GAH), 8,20 m
(+ 0,20 m/s) ; 2. Garenamotse (BOT), 8,17 m (+ 0,2 m/s) ; 3. Lapierre (AUS), 8,10 m
(– 0,1 m/s) ; 4. Mokoena (AFS), 8,04 m (+ 0,4 m/s). FEMMES. 3 000 m steeple : 1. Inzikuru
(OUG), 9’19’’51. Poids : 1. Vili (NZL), 19,66 m. Heptathlon : 1. Sotherton (ANG), 6 396 pts ;
2. Wheeler (AUS), 6 298. Demi-finales. FEMMES. 200 m I (+ 0,3 m/s) : 1. Campbell (JAM),
23’’23. II (– 0,5 m/s) : 1. Simpson (JAM), 23’’18 ; 2. Mothersill (CAY), 23’’19. Quarts de finale.
HOMMES. 200 m I (+ 0,6 m/s) : 1. C. Williams (JAM), 20’’48 (q) ; 2. Buckland (MAE), 20’’54 (q).
Disqualifié : Campbell (ANG). II (– 0,6 m/s) : 1. Brown (JAM), 20’’58 (q).
AUJOURD’HUI. – ATHLÉTISME. Finales : 400 m haies H, hauteur F, disque H, 800 m H, 400 m
haies F, 200 m F. BASKET. FEMMES. Finale : Australie - Nouvelle-Zélande.
NATATION
I JEDRZEJCZAK REPREND. – La
Polonaise Otylia Jedrzejczak, vingtdeux ans, championne olympique et
du monde du 200 m papillon, blessée
dans un accident de la route en
octobre, fera son retour à la compétition samedi, lors d’un tournoi de natation Pologne-Ukraine-République
tchèque. « Elle a repris pleinement ses
entraînements mais nous n’attendons
pas qu’elle batte des records lors de ce
tournoi », a déclaré Jerzy Kowalski,
l’un de ses entraîneurs.
WATER-POLO
I INTERNATIONAUX DE FRANCE.
– L’équipe de France masculine participe jusqu’à samedi, à Aix-en-Provence, à la 23e édition des Internationaux de France. Une excellente
préparation en vue de la qualification
pour les Championnats d’Europe
(7-9 avril, à Kranj [SLO]). Les Bleus,
tenants du titre, joueront la Grèce,
médaillée de bronze mondiale 2005 et
quatrième des JO 2004, les Pays-Bas,
l’Allemagne, la Roumanie et l’Égypte.
SKI
I TOURNOI DES DOUANES (Méribel,
22-23 mars). – HOMMES. Ski de fond (10 km
libre) : 1. C. Perillat ; 2. Schwienbacher (ITA).
FEMMES. Ski de fond (5 km libre) : 1. A. Perillat ; 2. Fellel (AUT) ; 3. Mignerey.
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no 1207I82523 ISSN 0153-1069.
SE
Tirage du mercredi 22 mars 2006 :
418 258 exemplaires
PAGE 13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Huit matches en treize jours
NBA EXPRESS
Bleu
Rouge
Jaune
– Vous avez suivi deux matches
des Suns de Boris Diaw. Qu’en
pensez-vous ?
– Boris, on l’a fait jouer du 1 (meneur)
au 4 (ailier-fort). Ici, il joue 4 en montant la balle quand Steve Nash est sur
le banc. Il est enfin tombé sur un coach
qui a compris qu’il doit s’exprimer individuellement avec la balle. Mais bon,
on l’utilisait déjà comme ça en France.
déprime car il n’est pas habitué à
perdre. Mike, c’est un gagnant. Et
perdre le fait souffrir. Dans trois
semaines, il est en vacances, et la suite
de son programme n’est pas défini.
– Autre joueur, Ronny Turiaf
chez les Lakers. Où en est-il ?
– Ronny joue moins. Il arrive dans une
équipe en cours de saison et il va manquer de temps de jeu. On veut lui proposer des matches, notamment les A’,
afin qu’il puisse se frotter à nouveau au
basket européen car ça fait longtemps
qu’il n’y a pas joué. Il est dans le projet
équipe de France, mais il fait partie des
gens qui doivent gagner leur sélection.
– C’est le cas aussi de Johan
Petro...
– Johan a vécu l’an dernier ce qu’a
vécu Mike Pietrus avec Gary St. Jean
(alors manager des Warriors) en
2003... “Tu vas en équipe de France ?
Bon. Tu sais que ça va être dur au
retour…” Mike était perdu et Johan
pareil. Il ne savait pas quoi faire. Mais il
avait toujours dit qu’il voulait rejoindre
les Bleus.
– Y - aurait-il un changement
d’attitude des dirigeants de
clubs NBA à l’encontre de
l’équipe de France ?
– Les résultats aident. Tony fait une
grosse saison alors qu’il a disputé
l’Euro. Ils s’aperçoivent qu’il y a un
intérêt commun, dans la mesure où
cela est bien géré. Pop nous dit qu’on
est la “future Argentine”. On verra.
Mais tout cela est très positif. »
Jaune
« Tony Parker fait
une grosse saison alors
qu’il a disputé l’Euro »
Ce qu’il fait avec Steve Nash, il pourrait
sans problème le faire avec Tony en
équipe de France. On doit juste organiser notre basket en tenant compte des
différences de jeu.
– Avez-vous trouvé Johan Petro
en progrès ?
– Tout ce qu’il fait, c’est parce qu’il
joue en confiance. Il s’exprime, il profite du jeu NBA et des nombreux
matches. Dans le jeu européen, il était
sous la pression de la connerie rapide.
Moi, je l’ai trouvé bien… mais encore
un peu timide. Il est en phase d’observation. C’est un élève à l’école. Il est
très appliqué. Il connaît sa chance.
Comme Boris.
– Mickaël Pietrus connaît une
saison beaucoup plus difficile
avec les Warriors…
– Le contexte est difficile pour
Mickaël, car tout le monde s’était fixé
les play-offs comme objectif. Et Mike
CLERMONT - PARIS : 73-44 (12-19 ; 25-7 ; 16-9 ; 20-9)
CLERMONT : Issa (6), Darrigand (4), M. Smith (12), Melody (5), Stern ; puis Pene (15), Racine
(3), Larrouquis (9), Fall (2), Tucker (17). Entraîneur : J.-A. Toupane.
PARIS : T.J. Parker (13), Lema (2), N. Richardson (22), Samnick, Volcic (4) ; puis Rothbart (2),
Champagnac, Edi, Corosine, Pecherov (1). Entraîneur : G. Herbert.
Noir
Bleu
Noir
« COMMENT s’est déroulé ce
séjour ?
– Bien. Très bien même. On a cherché
à voir les joueurs dans les situations
d’entraînement, et on a tout vu, sauf
aux Warriors, où la situation est délicate. À Phoenix, on a pu parler avec
tout le monde et donc Mike D’Antoni.
Vu qu’il a coaché en Europe, il connaît
nos joueurs. Bien sûr, il adore Boris,
mais il connaît les qualités et les
défauts de Johan, Tony et les autres. Il
est toujours intéressé par l’échange.
– Les clubs NBA sont donc réceptifs à votre démarche ?
– On est arrivés avec notre discours,
mais aussi des plannings. Comme ça,
les joueurs savent toujours où on en
est. Résultat : un pas de plus a été fait
envers nos partenaires, les clubs NBA.
À San Antonio, « Pop » (Gregg Popovich, le coach) est d’accord, mais il ne
faudra pas que Tony fasse dix ans en
équipe de France. Un dialogue et une
complicité professionnels se sont établis. On cherche des plages de repos
pour le joueur. On discute. Cela n’a pas
pu se faire avec les Warriors car Chris
Mullin (le manager) n’était pas disponible. À Los Angeles, nous n’avons pas
pu voir Mitch Kupchak. C’était bien
aussi à Seattle, dans un club sain malgré les résultats moyens. On a développé un thème de partenariat avec Johan
Petro quand il va venir... On verra
quand on communiquera les sélections (A’ et A) en mai, mais on a accepté d’assumer le programme de musculation préparé pour lui par les Sonics.
– Quel était le but de cette visite
pour les joueurs ?
– Aujourd’hui, on peut dire qu’il y a en
équipe de France six ou sept joueurs
avec entre guillemets une place garantie. Et nous souhaitons élargir ce
groupe France au-delà de douze car
nous avons des échéances à court
terme (Championnat du monde), mais
aussi à moyen terme (Euro, JO). On
souhaite garder un noyau pour éviter
de tout fissurer. Certaines années, il
faudra marquer de petites pauses avec
certains joueurs très sollicités. Mais
l’équipe de France reste une sélection.
Cela n’est pas parce qu’on a fait partie
du groupe une année qu’on va s’y
retrouver l’année d’après.
– Comment avez-vous trouvé
Tony Parker ?
– Il a une énorme maturité, un gros
équilibre. C’est quelqu’un qui a
quelque chose en plus. Il a, pour son
âge, une incroyable capacité à gérer
plein de choses, et il continue à être
très bien sur le terrain. Ce qu’il a vécu
EUROLIGUE HOMMES (Top 16, 5e journée)
14
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
MOTO MOTOGP
Feu vert pour De Puniet
Avec Kawasaki, le Parisien fera demain en Espagne ses grands débuts officiels dans la classe reine du MotoGP.
Au guidon de sa Kawasaki, Randy De Puniet
tentera de transformer en course des essais
hivernaux prometteurs.
(Photo Stan Perec/Presse Sports)
GP 250
Guintoli, nouveau
chef de file
CINQ SAISONS déjà que Sylvain
Guintoli a rejoint les rangs du
Championnat du monde, cinq années
qu’il roule dans l’ombre de Randy De
Puniet. En 2001, les deux hommes
furent associés au sein de l’équipe de
France Grand Prix, année qui marqua
les débuts de Sylvain en Grand Prix
250. Dès cette première saison, il se
distingua au guidon d’une moto standard en obtenant une 4e place prometteuse à Assen. Après l’intermède Tech
3 en 2002 lorsqu’il devint pilote
d’essais en 500 l’espace d’une saison,
la route de Guintoli croisa à nouveau
celle de De Puniet auquel il succéda
chez Campetella Racing pour ce qui
reste jusqu’à ce jour sa plus belle saison : premier podium lors du GP des
Pays-Bas et deux premières lignes.
« C’est vrai que 2003 fut vraiment
chouette, je sortais d’une année où je
dy. L’an dernier, les choses se sont
accélérées après ma victoire au GP
de Grande-Bretagne, les discussions
sont devenues plus sérieuses, et
pourtant 2005 ne fut pas ma meilleure année. »
« Cette catégorie
est faite pour moi »
hivernaux avec un cinquième temps,
je ne l’aurais pas cru. Je n’ai pas de
grosses lacunes, mais je peux
m’améliorer dans tous les secteurs.
Mon objectif pour cette première
saison est de terminer dans le top 10
au Championnat et aussi de faire un
ou deux coups d’éclat quand l’occasion se présentera », explique le
nouvel équipier de Nakano, qui
entrera en piste demain pour ses premiers tours de roue officiels dans le
Championnat MotoGP.
PROGRAMME
GPD’ESPAGNE(Jerez,24-26 mars).–PremièremancheduChampionnatdu monde
de vitesse 2006.
DEMAIN. De 9 heures à 9 h 45, essais libres 125 ; de 10 heures à 11 heures, essais
libres MotoGP ; de 11 h 15 à 12 h 15, essais libres 250 ; de 13 h 15 à 13 h 45, qualifications 125 ; de 14 heures à 15 heures, essais libres MotoGP ; de 15 h 15 à 16 heures,
qualifications 250.
SAMEDI. De 9 heures à 9 h 45, essais libres 125 ; de 10 heures à 11 heures, essais
libres MotoGP ; de 11 h 15 à 12 h 15, essais libres 250 ; de 13 h 15 à 13 h 45, qualifications 125 ; de 14 heures à 15 heures, qualifications MotoGP ; de 15 h 15 à 16 heures,
qualifications 250.
DIMANCHE. De 8 h 45 à 10 h 5 : warm-up (125, 250 puis MotoGP) ; à partir de
11 heures : GP 125 ; à partir de 12 h 15 : GP 250 ; à partir de 14 heures : GP MotoGP.
PIERRE-HENRI POTHERAT
AUTOMOBILE
FORMULE 1
La FIA fonce vers 2008
C’EST UNE SEMAINE de grandes manœuvres qui se
déroule actuellement à Paris, au siège de la Fédération internationale automobile. Hier, son conseil mondial a entériné le
règlement sportif du Championnat du monde de F 1 2008,
document qui sera dévoilé aujourd’hui. Lors de sa rédaction,
la Fédération s’était donné trois objectifs : réduire les coûts,
améliorer le spectacle et maintenir autant que possible
l’actuel niveau de sécurité.
Voici quelques-uns des points majeurs qui devraient apparaître dans cette nouvelle réglementation :
– Le nombre maximum de Grands Prix par saison est porté à
20 ;
– L’ouverture des inscriptions a été fixée à demain. Elles
seront closes le 31 mars prochain. Il ne pourra y avoir plus de
vingt-quatre voitures engagées, chaque écurie devant en
aligner deux. Même si toutes les conditions requises sont
réunies, acceptation et refus des engagements seront à la
discrétion de la FIA ;
– Un grand constructeur ne pourra fournir de moteurs à plus
de deux écuries différentes ;
– Les essais privés seront restreints et aucune équipe ne
pourra effectuer plus de 30 000 kilomètres dans ce cadre
durant l’année ;
– Un seul manufacturier de pneus seulement sera autorisé.
Il devra fournir à chaque GP deux spécifications de pneus
pour piste sèche (de nouveau sans rainure), une de pneus
intermédiaires et une autre de pneus pluie ;
– Aucune écurie ne pourra disposer de plus de deux voitures
6 H -10 H
CAUE
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SUR F
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DIO
Fun Radio / Photo Renaud Corlouer
*
ECOUTE EGALEMENT FUN RADIO EN QUALITE HI-FI SUR FUNRADIO.FR
*Jeu gratuit et sans obligation d’achat du 20 au 31 mars 2006 inclus. Réglement déposé chez Maître Desagneaux, Huissier de Justice à Paris.
PAGE 14
I RALLYE : MEHTA PRÉSIDENT
INTÉRIMAIRE. – Après le départ
précipité de Jacques Régis à la tête
de la Commission WRC, le Conseil
mondial de la FIA a confié la
présidence provisoire de cette
instance au Kényan Shekhar Mehta.
Un nouveau président permanent
sera désigné ultérieurement.
I LES 24 HEURES DU MANS SUR
CANAL + SPORT. – Le groupe
Canal + et l’Automobile club de
l’Ouest ont signé un accord pour la
diffusion en exclusivité des deux
prochaines éditions des 24 Heures
du Mans. Les 17 et 18 juin, Canal +
Sport retransmettra l’intégralité de
la course, tandis que Canal +
proposera des directs ponctuels
(départ, arrivée…) et habillera ce
week-end-là les émissions de sa
grille aux couleurs des 24 Heures. Au
final, Canal + et sa déclinaison
thématique consacreront trente
heures à l’événement, des essais en
direct au drapeau à damier. – J. L.
I ORECA RENONCE AU MANS. –
Par un communiqué officiel, l’équipe
de Hugues de Chaunac a annoncé
qu’elle renonçait à disputer les
24 Heures, se jugeant
insuffisamment prête. La Saleen
développée par Stéphane Ortelli et
Soheil Ayari sera toutefois alignée
au Mans Series et, éventuellement,
le 30 septembre, aux États-Unis,
pour Petit Le Mans, à Road Atlanta.
I PAS DE LMS À MONZA. –
Changement de programme pour
Le Mans Series. Le circuit de Monza,
toujours en conflit avec les
mouvements écologiques, ne pourra
pas accueillir comme cela était prévu
(le 24 septembre) la manche de LMS.
Les organisateurs cherchent un
nouveau site.
sur chaque GP. Tout châssis partiellement assemblé sera
considéré comme une voiture ;
– Un moteur devra toujours tenir deux GP, mais la pénalité
pour changement de propulseur ne sera plus d’un recul de
dix places, mais d’un lest additionnel d’un minimum de
15 kilos ;
– Une seule boîte de vitesses devra être utilisée pour quatre
GP. Si elle doit être changée, un lest de 15 kilos minimum
sera appliqué à la F 1 en faute.
De leur côté, les cinq constructeurs réunis au sein du GPMA
(BMW-Sauber, Honda, McLaren-Mercedes, Renault et Toyota) ont adressé mardi soir une lettre au président de la FIA
afin de lui signifier quelques désaccords (quant à la possibilité laissée auparavant aux engagés d’influer sur la gouvernance du sport via les accords Concorde ; sur l’homologation des moteurs, la FIA désirant un gel de la réglementation
technique des V 8 de 2008 à 2010 ; sur la manière d’amender ces règles), ce qui n’a pas empêché la Fédération de passer en force en adoptant ce texte.
Enfin, la réglementation technique sera prochainement en
discussion avec les écuries engagées à partir de 2008. La partie concernant l’élaboration des voitures devra être finalisée
avant le 30 juin prochain afin de laisser suffisamment de
temps aux équipes pour se préparer. Parallèlement, les discussions sur les droits commerciaux de la F 1 (les célèbres
accords Concorde) à partir de 2008 allant aussi bon train
avec Bernie Ecclestone, c’est une grande partie de l’avenir de
la discipline phare du sport automobile qui se joue actuellement. – Ph. J.
HANDBALL
Andrej Golic rebondit
à Zagreb
APRÈS QUATORZE SAISONS à
Montpellier, Andrej Golic, trentedeux ans, l’un des handballeurs français les plus titrés, s’est engagé, hier,
pour une saison (plus une seconde
en option), avec le RK Zagreb, champion de Croatie.
« Zagreb a retrouvé son ambition
d’antan, justifie le champion du
monde 2001. Vlado Sola, puis bientôt Kiril Lazarov ou Mirza Dzomba
devraient également nous
rejoindre. » Après avoir débuté sa
carrière à Banja-Luka par une
victoire en Coupe de l’IHF (1991), cet
ailier-meneur a été de toutes les
conquêtes héraultaises, dont la
Ligue des champions en 2003. Très
peu utilisé par Patrice Canayer
depuis l’entame de l’exercice, il
donne ainsi un nouvel élan à sa
carrière.
I COUPE DE FRANCE HOMMES (8e de finale, match en retard). –
HIER : Saintes (N 1) - Sélestat (D 1), 27-25.
Saintes sera opposé à Chambéry le 5 avril prochain en quart de finale.
I ESSAIS F 1. – J Le Castellet
(21-24 mars) – Kovalainen (FIN, Renault),
1’4’’446 (161 tours) ; De La Rosa (ESP, McLaren-Mercedes), 1’4’’866 (169) ; Kubica (POL,
BMW-Sauber), 1’4’’977 (144) ; Paffett (GBR,
McLaren-Mercedes), 1’5’’874 (71) ; Zonta
(BRE, Toyota), 1’6’’331 (79) ; R. Schumacher
(ALL, Toyota), 1’7’’060 (40).
J Vallelunga (ITA, 21-23 mars) – Davidson
(GBR, Honda), 1’15’’775 (140) ; Rossiter
(GBR, Honda), 1’16’’416. Fiorano (ITA,
22-24 mars) – Badoer (ITA, Ferrari), 1’3’’198
(62).
Six équipes tournent actuellement en Europe.
Au Paul-Ricard, Kovalainen, troisième pilote
Renault, a signé hier le meilleur chrono. De La
Rosa a effectué deux simulations de Grand
Prix en deux jours, utilisant un seul et même
V 8, moteur dont les spécifications techniques
seront celles de Melbourne dans dix jours.
Pour BMW, Kubica a travaillé sur les pneus. La
journée de Ralf Schumacher pour Toyota fut
interrompue à deux reprises, sa voiture
s’immobilisant en piste. Zonta eut moins de
problèmes, mais n’a pas réussi un seul chrono
encourageant. Comme au Castellet, la piste de
Vallelunga, humide le matin, s’est asséchée
ensuite. Honda y tourne à huis clos. Pendant
que Davidson se focalisait sur l’évaluation de
pneus Michelin, Rossiter planchait sur les
réglages de la F 1. À Fiorano enfin, Badoer
(Ferrari) a testé des pneus pluie.
Dinart victime
de propos
racistes
AUTEUR de gestes déplacés à
l’endroit de certains spectateurs de
Valladolid dimanche dernier, Didier
Dinart, le défenseur de Ciudad Real,
a été exclu et risque jusqu’à trois
dates de suspension. « Ils m’insultaient depuis l’échauffement, rapporte le Guadeloupéen. Des propos
durs et blessants que je n’ai pas
envie de rapporter ici… J’ai fini par
perdre mes nerfs, ce qui ne m’arrive
jamais d’habitude. Je regrette mon
geste, évidemment, d’autant que le
public de Valladolid est sans doute le
meilleur d’Espagne. Je me suis excusé publiquement et j’attends maintenant la décision de la commission. »
DIVISION 1 HOMMES (20e journée)
CRÉTEIL - ANGERS : 30-15 (12-4)
1 500 spectateurs environ. Arbitres : MM. J. et C. Rolland.
Évolution du score : 3-0 (5e), 3-1 (6e), 5-1 (9e), 9-3 (20e), 9-4 (24e), 13-4 (32e), 15-6 (40e),
19-8 (43e), 21-10 (49e), 26-12 (55e).
CRÉTEIL. – Gardiens : Arriubergé (60 min, 10 arrêts dt 1/2 pen.) ; Lemonne. Buteurs : Roche,
Kervadec (cap., 1/1), Fritzson (6/9 dt 3/4 pen.), Quintallet (2/5 dt 1/2 pen.), Molliex (1/4), Ignol
(1/3), Petrea (2/2), Bakekolo (2/3), Crépin, Limer (1/2), Piriianu (9/9), Kos (5/10). Entraîneur :
J.-L. Le Gall. 2 min : Piriianu (16e), Roche (35e), Quintallet (49e), Fritzson (56e). Passes décisives :
5 (Ignol, 3). Balles perdues : 9.
ANGERS. – Gardiens : Plantey (30 min, 4 arrêts dt 1/3 pen.) ; Galas (30 min., 3 arrêts dt 1/3
pen.). Buteurs : Malfoy (2/10), Bussard (2/6), Ziada (0/2), Poulin (1/4), Ragon (2/2), Moussay
(0/1), Illes (5/7 dt 0/1 pen.), De La Bretêche (3/3 dt 1/1 pen.), Ivanovic (0/2), Chailly (0/2),
Lemaire, Paschal (cap., 0/2). Entraîneur : E. Chedotal. 2 min : De La Bretêche (42e), Malfoy (46e).
Passe décisive : 0. Balles perdues : 8.
HIER : Créteil-Angers, 30-15. DEMAIN : Toulouse-Sélestat (20 heures). SAMEDI : Villefranche-Beaujolais - Dunkerque ; Ivry - Tremblay-en-France ; Pontault-Combault - Nîmes ;
C ré t eil -A n g e r s ; M o n t p ell i e r - I str e s
(20 heures) ; Chambéry-Paris (20 h 30).
Classement : 1. Montpellier, 51 pts ; 2.
Chambéry, 48 pts ; 3. Ivry, 47 pts ; 4. Paris,
46 pts ; 5. Dunkerque, 45 pts ; 6. Nîmes,
42 pts ; 7. Créteil, 37 pts ; 8. Pontault-Combault,
36 pts ; 9. Tremblay-en-Fr., 34 pts ; 10. Selestat,
34 pts ; 11. Istres, 33 pts ; 12. Toulouse,
30 pts ; 13. Villefranche, 29 pts ; 14. Angers,
24 pts.
JEUDI 23 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Pour oublier cette saison de galère,
Randy enfourcha la Kawasaki Ninja
pour ses premiers tours de roue dès
la fin du Championnat 2005, un
contact en forme de coup de foudre.
« La MotoGP, c’est le must de la
moto, quand tu as goûté à ça, c’est
difficile de s’en passer ! Cette catégorie est faite pour moi, je m’y sens
beaucoup mieux qu’en 250, elle est
plus adaptée à mon style de pilotage. » Durant tout l’hiver, Randy
confirma ses bonnes dispositions en
réalisant des essais très encourageants. En progression constante, il
épata son monde à Jerez en bouclant
ses tests d’intersaison par un prometteur cinquième temps, devant
des pilotes du calibre d’Edwards,
Rossi ou de Melandri. « Si on m’avait
dit que j’allais terminer mes essais
Bleu
s’était déjà manifesté auprès de
Randy, et depuis, les deux clans
avaient maintenu le contact, l’écurie
verte suivant de très près les évolutions du Parisien dans la catégorie
250. « On avait l’œil sur lui depuis un
bon moment, confirme Christophe
Bourguignon, son nouveau chef
mécanicien. Il faut sortir des jeunes
pilotes prometteurs et nous considérons Randy comme un des pilotes
d’avenir en MotoGP. » « On était en
relation avec Kawasaki depuis deux
saisons par l’intermédiaire d’Éric
Mahé, mon manager, confirme Ran-
I GP 125 : DI MEGLIO TOUJOURS PLUS HAUT. – Vainqueur de son premier Grand Prix en 2005, Mike Di Meglio entend confirmer sa montée en puissance cette année. Capable de coups d’éclat, le jeune Français (18 ans) devra
désormais associer performance et régularité pour se hisser parmi les candidats à la succession de Thomas Lüthi, le tenant du titre, qui remet sa couronne
en jeu cette saison. Pour sa quatrième saison en GP 125, Di Meglio pilotera
une Honda équipée du kit HRC. Surtout, au sein de la structure fédérale FFMHonda, créée cette année, il disposera d’une équipe entièrement dévouée à sa
cause. À suivre également en 2006, les performances d’Alexis Masbou
(18 ans), passé sous les couleurs Malaguti mais toujours avec le team Ajo.
Jaune
Jaune
Rouge
marketing » prônée par le sponsor
ibérique et justement dénoncée par
Burgess. « C’est vrai que la pilule a
été un peu dure à digérer, se souvient
Randy. J’avais été déçu de ne pas
monter en MotoGP et, surtout, je me
disais qu’il serait peut-être difficile
de se voir offrir une nouvelle chance.
On m’a fait poireauter jusqu’à la fin
de la saison, et quand j’ai réalisé que
j’allais encore rester en 250, la plupart des bonnes places avaient déjà
été distribuées. »
À cette époque, Kawasaki, qui venait
d’effectuer son retour en Grand Prix,
n’avais pas couru et j’avais les crocs »,
confie Guintoli qui a retrouvé depuis
l’an dernier l’écurie française de ses
débuts dirigée par Jean-Claude Besse.
« Ce n’est pas un retour aux sources,
mais plutôt un nouveau départ pour
moi, l’ambiance dans l’équipe est
excellente et je suis très motivé »,
affirme un pilote qui a enfin obtenu
cette saison, à vingt-trois ans, la
récompense qu’il attendait sous la
forme d’une Aprilia d’usine.
Certes, Guintoli n’a pas eu droit à la
toute dernière évolution et devra se
contenter d’une version 2005, mais ce
guidon « officiel » suffit à son bonheur
et devrait lui permettre de montrer
enfin son véritable potentiel. Avec le
passage de Randy De Puniet en
MotoGP, Sylvain Guintoli se voit, en
tout cas, propulsé nouveau chef de file
des Bleus en 250. – P.-H. P.
Noir
Bleu
Noir
C’EST COMME UN SYMBOLE, un
passage de témoin entre deux générations. Le premier, Randy De Puniet, a vingt-cinq ans, compte cinq
victoires en GP 250 et effectue ses
grands débuts dans la classe phare
des Grands Prix chez Kawasaki.
L’autre, Olivier Jacque, fut champion
du monde 250 et a choisi, à trentedeux ans, de jouer les pigistes de luxe
dans l’écurie verte. C’est bien sûr
Randy qui portera l’habit de lumière
du pilote d’usine, tandis qu’Olivier
enfilera le bleu de chauffe du pilote
de développement. « C’est vrai
qu’avec Olivier on s’est retrouvés en
concurrence pour le deuxième
guidon chez Kawasaki, confie Randy, et c’est finalement moi qui ai été
choisi, mais il n’y a pas de rivalité. La
seule chose qu’on puisse regretter
c’est qu’il n’y a pas deux pilotes français en MotoGP. »
Trois saisons après la retraite officielle d’Olivier Jacque, il y aura donc
à nouveau un pilote français sur la
grille de départ MotoGP. L’accession
de Randy dans la catégorie reine
n’aura pourtant pas été facile, le chemin fut semé d’embûches, de faux
espoirs. Il y a deux ans, la route vers
la catégorie suprême semblait toute
tracée après que Randy eut reçu un
soutien de poids en la personne de
Jeremy Burgess, le chef mécanicien
de Michael Doohan, et de Valentino
Rossi.
Interrogé sur les pilotes d’avenir en
MotoGP, le rude Australien n’avait
livré qu’un seul nom, Randy De Puniet : « Randy possède un style de
pilotage parfaitement adapté à la
classe reine. Il est très costaud du
haut du corps, ce qui est très important pour manier ces grosses
machines. Il y a tant de pilotes en
MotoGP qui sont là uniquement
grâce à l’argent ou à leur nationalité
qu’un gars comme Randy mériterait
vraiment d’avoir sa chance en
MotoGP. »
Adoubé par Burgess « himself »,
Randy aurait dû normalement crouler sous les offres des constructeurs.
La suite ne fut que promesses non
tenues et rêve déçu. Longtemps en
discussion avec Yamaha Tech 3, le
Parisien vit finalement se refermer
brutalement la porte du MotoGP. On
lui préféra l’Espagnol Ruben Xaus au
nom de la sacro-sainte « stratégie
15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
MOTO MOTOGP
23 juillet
20 aoû
août
10 septembre
17 septembre
24 septembre
15 octobre
29 octobre
Gde-BRETAGNE ALLEMAGNE
ÉTATS-UNIS
RÉP. TCHÈQUE
MALAISIE
AUSTRALIE
JAPON
PORTUGAL
VALENCE
D
Donington
LLaguna Seca
S
B
Brno
S
Sepang
Phillip
Ph
ll IIsland
l d
M
Motegi
E l
Estoril
VValence
l
(ESP)
26 mars
8 avril
30 avril
14 mai
21 mai
4 juin
18 juin
24 juin
2 juillet
ESPAGNE
QATAR
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CHINE
FRANCE
ITALIE
CATALOGNE
PAYS-BAS
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Doha
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Istanbul
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Shanghai
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Mans
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Mugello
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A
Assen
16 juillet
S h
Sachsenring
La nouvelle donne 2006
Tenant du titre, Rossi sera le favori d’une catégorie MotoGP grandement renouvelée.
Les engag
ggaggé
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cham
champion
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MotoGP
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g
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Valentino ROSSI (ITA)
Tenant du titre et invaincu dans la
caté
tégorie-phare
ég
depuis cinq saisons,
le prodige italien est au sommet de
son art. Candidat à sa propre
succession, Rossi s’annonce
’a
difficile à
détrô
détr
dé
rôner
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ôner cette année encore.
ôn
27 ans ; 1,80 m ; 59 kg
Débuts en GP : MAL 1996 (125)
Victoires : 79
(12 en 125, 14 en 250, 13 en 500 et 40 en MotoGP)
Podiums : 117
((15 en 125, 21 en 250, 23 en 500 et 58 en MotoGP)
HONDA
RC 211 V Michelin
Marco MELANDRI (ITA)
7 titres mondiauux : 125 en 1997, 250 en 1999,
500 en 2001 et M
MotoGP en 2002, 2003, 2004 et 2005.
L’an dernier : chhampion du monde MotoGP
Vi h i ddu monde
Vice-champion
d M
MotoGP
t GP
l’an
’a dernier, Melandri est le rival
désign
dé
és é de Rossi dans la course au
titre mondial. Saura-t-il se montrer à
la hauteur de sa tâche
tââc et résister
rés
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à la
pression que ne manquera pas de lui
mettre son prestigieux adversaire ?
Les
Les
es
es
LLe
Les
anciens
an
anci
ancie
ncie
nciens
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nss
anciens
ancie
nc
nciens
23 ans ; 11,64
64 m ; 61 kkg
Débuts en GP : République tchèque 1997 (125)
Victoires : 19 (7 en 125, 10 en 250 et 2 en MotoGP)
Podiums : 51 (17 en 125, 25 en 250, 9 en MotoGP)
Champion du monde 250 (2002)
L’an dernier : vice-champion du monde MotoGP
Photo Swiderek/
PSP/Presse Sports
Infographie L’Équipe
(Renaud Didierjean)
YAMAHA M1 Michelin
Colin EDWARDS (USA)
Toni ELIAS (ESP)
32 ans ; 11,79
79 m ; 66 kg
k
Débuts en GP : JAP 2003
Champion du monde Superbike (2000, 2002)
Podiums : 5 (en MotoGP)
L’an dernier : 4e au Championnat
du monde MotoGP
A son compatriote
Avec
t i t Pedrosa,
Pd
Eli
Elias
repré
résente
és
la nouvelle gén
géné
é ér
ération de
pilotes espagnols. Il n’a
’a pas cessséé de
progresser en 2005. Passéé de
Yamaha à Honda, il devrait poursuivre
son ascension cette saison.
Hiroshi Aoyama
y
Alex De Angelis
Anthonyy West
Roberto Locatelli
Jules CLUZEL
Sebastian Porto
Arnaud VINCENT
Luca Morelli
Arturo Tizon
Gordi Carchano
Alex Baldolini
Dirk Heidolf
Andrea Dovizioso
Martin Cardenas
Michele Danese
Taro Sekiguchi
Jorge Lorenzo
Sylvain GUINTOLI
Manuel Poggiali
Yuki Takahashi
Chaz Davies
Marco Simoncelli
Shuhei Aoyama
Hector Barbera
Alessio Palumbo
Jakub Smrz
((JAP))
(SAN)
( )
(AUS)
(ITA)
(ARG)
(ITA)
(ESP)
(ESP)
(ITA)
(ALL)
(ITA)
(COL)
(ITA)
(JAP)
(ESP)
(SAN)
(JAP)
(GBR)
(ITA)
(JAP)
(ESP)
(ITA)
(RTC)
KTM
Aprilia
Aprilia
p
Aprilia
Aprilia
p
Honda
Honda
Aprilia
Honda
Honda
Aprilia
p
Aprilia
Honda
Honda
Aprilia
Aprilia
Aprilia
p
Aprilia
KTM
Honda
Aprilia
p
Gilera
Honda
Aprilia
Aprilia
p
Aprilia
22 ans ; 11,63
63 m ; 55 kg
k
Débuts en GP : ESP 1999 (125)
Victoires : 9 (2 en 125, 7 en 250)
Podiums : 29 (9 en 125, 20 en 250)
L’an dernier : 12e au Championnat
du monde MotoGP
HONDA
RC 211 V Michelin
Sete GIBERNAU (ESP)
Nickyy HAYDEN (USA)
33 ans ; 11,77
77 m ; 70 kg
k
Débuts en GP : ESP 1992 (250)
Victoires : 9 (1 en 500, 8 en MotoGP)
Podiums : 30 (6 en 500, 24 en MotoGP)
L’an dernier : 7e au Championnat du monde MotoGP
PPropulsl é chef
h f dde fil
file dde l’u
’usine
i
Honda avec la lourde responsabilité
té
d’assurer,
’a
avec Pedrosa, le
développement de RC 211 V, Hayden
dé
doit encore faire ses preuves sur la
distance du Championnat.
24 ans ; 1,73
1 73 m ; 68 kg
k
Débuts en GP : JAP 2003
Champion des États-Unis de Superbike (2002)
Victoire : 1 (en MotoGP)
Podiums : 10 (tous en MotoGP)
L’an dernier : 3e au Championnat
du monde MotoGP
125 cm3
DUCATI
DESMOSEDICI
GP6 Bridgestone
HONDA
RC 211 V Michelin
Loris CAPIROSSI (ITA)
C i i attaque sa 177e (!) saison
Capirossi
i en
Grand Prix et rêve
rê de porter haut les
couleurs de Ducati. Sa grande
expérience
ér
et sa motivation intacte
font de lui chaque saison un
challenger potentiel.
Dani PEDROSA (ESP)
32 ans ; 11,65
65 m ; 59 kkg
Débuts en GP : JAP 1990 (125)
Victoires : 25 (8 en 125, 12 en 250, 2 en 500 et 3 en MotoGP)
Podiums : 86 (20 en 125, 37 en 250, 17 en 500 et 12 en MotoGP)
Titres mondiaux : 3 (2 en 125, 1 en 250)
L’an dernier : 6e au Championnat du monde MotoGP
Pd
Pedrosa
estt lel nouveau protté
tég
égéé dde
égé
Honda, celui sur lequel mise le premier
constructeur mondial pour en faire son
futur chef de file. Bien qu’il’i débute
déb
é dans
la classe reine, sa confrontation directe
avec Rossi sera un des moments trè
rès
ès
attendus de cette saison.
20 ans ; 1,58
1 58 m ; 47 kg
k
Débuts en GP : JAP 2001 (125)
Victoires : 23 (8 en 125, 15 en 250)
Podiums : 41 (17 en 125, 24 en 250)
Titres mondiaux : 3 (1 en 125, 2 en 250)
L’an dernier : champion du monde 250
KAWASAKI
NINJA ZX-RR Bridgestone
KAWASAKI
NINJA ZX-RR Bridgestone
Shinya
y NAKANO (JAP)
L sympathique
Le
hi JJaponaisi est une ddes
valeurs sûres
ûr
du Championnat
MotoGP. Abonnéé aux places d’honneur,
’h
Nakano peut encore franchir un cap
cette saison, surtout s’il’i est titillléé par
son nouvel équipier, Randy De Puniet.
Randyy DE PUNIET
SSeull Fran
F nç
nçais
çaisi engaggéé en M
ça
MotoGP,
t GP DDe
Puniet a ré
réussi
réussi des essais
prometteurs avec Kawasaki. Dans
une caté
catté
tégorie
égorie qui semble tailllé
ég
lée
ée pour
lui, il pourrait bien êt
être la bonne
surprise de ce Championnat 2006.
28 ans ; 1,67
1 67 m ; 65 kg
k
Débuts en GP : JAP 1998 (250)
Victoires : 6 (en 250)
Podiums : 20 (18 en 250, 1 en 500, 1 en MotoGP)
L’an dernier : 10e au Championnat
du monde MotoGP
HONDA
RC 211 V Michelin
YAMAHA M1 Dunlop
Carlos CHECA (ESP)
S guidon
Sans
id à lal fifin dde lla saison
i dderniière,
ièr
è
Checa reconnaîaîtît lui-m
même
ê qu’i’il est un
êm
miraculélé.é. L’équipe
éq Tech 3 lui a offert in
extremis le guidon de la dernièière
èr Yamaha
M1 d’usine
’u avec laquelle il s’e’est mis en
évidence durant les tests hivernaux.
25 ans ; 1,70
1 70 m ; 57 kg
k
Débuts en GP : FRA 1998 (125)
Victoires : 5 (en 250)
Podiums : 22 (en 250)
L’an dernier : 8e au Championnat
du monde 250
Caseyy STONER (AUS)
St
Stoner
a ddevantt lluii un bbell aveniri pour
peu qu’il’i sache canaliser sa fougue. À
vingt ans, il dé
débute
éb en MotoGP avec le
team Cecchinello. Comme son pilote,
cette écurie dé
découvre la caté
tégorie
ég
reine cette annéée.
33 ans ; 11,74
74 m ; 69 kkg
Débuts en GP : EUR 1993 (125)
Victoires : 2 (en 500)
Podiums : 24 (15 en 500, 9 en MotoGP)
L’an dernier : 9e au Championnat
du monde MotoGP
JEUDI 23 MARS 2006
20 ans ; 1,71
1 71 m ; 58 kg
k
Victoires : 7 (2 en 125, 5 en 250)
Podiums : 20 (10 en 125, 10 en 250)
L’an dernier : vice-champion
du monde 250
1
6
7
8
9
10
11
12
14
15
16
17
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19
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33
35
36
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41
43
44
45
52
53
55
60
63
71
75
Thomas Lüthi
Joan Olive
Alexis MASBOU
Lorenzo Zanetti
Michael Ranseder
Angel Rodriguez
Sandro Cortese
Frederico Sandi
Gabor Talmacsi
Michele Pirro
Michele Conti
Stefan Bradl
Nicolas Terol
Alvaro Bautista
Roberto Tamburini
Mateo Tunez
Pablo Nieto
Lorenzo Baroni
Simone Corsi
Vincent Braillard
Stefano Bianco
Andrea Iannone
Fabrizio Lai
Sergio Gadea
Raffaele De Rosa
Mika Kallio
Joey Litjens
Bradley Smith
Aleix Espargaro
Manuel Hernandez
Karel Abraham
Imre Toth
Lukas Pesek
Simone Grotzkyj
Hector Faubel
Julian Simon
Mike DI MEGLIO
Tomoyoshi Koyama
Mattia Pasini
((SUI)) Honda
(ESP) Aprilia
Malagut
Malaguti
(ITA) Aprilia
(AUT) KTM
(ESP) Aprilia
(ALL) Honda
(ITA) Aprilia
(HON) Honda
(ITA) Aprilia
(ITA) Honda
(ALL) KTM
(ESP) Derbi
(ESP) Aprilia
(ITA) Aprilia
(ESP) Aprilia
(ESP) Aprilia
(ITA) Honda
(ITA) Metis
(SUI) Aprilia
(ITA) Aprilia
(ITA) Aprilia
(ITA) Honda
(ESP) Aprilia
(ITA) Aprilia
(FIN) KTM
(HOL) Honda
(GBR) Honda
(ESP) Honda
(ESP) Aprilia
(RTC) Aprilia
(HON) Aprilia
(RTC) Derbi
(ITA) Aprilia
(ESP) Aprilia
(ESP) KTM
Honda
(JAP) Malaguti
(ITA) Aprilia
PAGE 15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
DUCATI
DESMOSEDICI
GP6 Bridgestone
Gib
Gibernau,
quii fut
f pendant
d
deux
d
saisons le grand rival de Rossi dans la
course au titre mondial, reste sur une
annéée noire en 2005. Passséé de Honda
à Ducati, il entend bien jouer à
nouveau les premiers rôles.
rôôl
Yamahaa
Honda
Yamaha
KR211V
Ducati
Kawasaki
Suzuki
Honda
Honda
Honda
Ducati
Honda
Yamaha
Kawasaki
Ducati
Ducati
Honda
Suzuki
Yamahaa
Bleu
Rouge
CCoéquipier
i i de
d Rossi
R i depuis
d i ll’’a
’an
dernier, Edwards devrait tirer profit du
développement effectuéé par le
dé
champion italien sur la Yamaha M1
pour étoffer son palmarè
rès
ès en MotoGP
cette saison.
Colin Edwards
( )
(USA)
Makoto Tamada
(JAP)
Carlos Checa
(ESP)
Kenny Roberts
(USA)
Sete Gibernau
(ESP)
Randy DE PUNIET
John Hopkins
(USA)
Toni Elias
(ESP)
Dani Pedrosa
(ESP)
Casey Stoner
(AUS)
José Luis Cardoso (ESP)
Marco Melandri
(ITA)
Valentino Rossi
(ITA)
Shinya Nakano
(JAP)
Loris Capirossi
(ITA)
Alex Hofmann
(ALL)
Nicky Hayden
(USA)
Chris Vermeulen (AUS)
( )
(GBR)
HONDA
RC 211 V Michelin
250 cm3
4
5
14
15
16
19
21
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5
6
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33
46
56
65
66
69
71
77
YAMAHA M1 - Michelin
Jaune
Bleu
Jaune
PIERRE-HENRI POTHERAT
Lee
LLe
Le
Noir
Noir
QUI PARVIENDRA donc à détrôner
enfin Valentino Rossi ? Max Biaggi et
Alex Barros l’ont tenté, sans succès,
avant d’être poussés vers la sortie à la
fin de la saison dernière. Sete Gibernau ne fut pas loin d’y parvenir avant
de mettre lui aussi un genou à terre en
2005, puis de rejoindre les rangs de
Ducati où il se retrouve associé cette
année à Loris Capirossi. À défaut de
pouvoir compter sur les vieux grognards pour déboulonner le septuple
champion du monde, la catégorie
MotoGP mise sur du sang neuf pour
faire chuter le roi Rossi.
Pour ce qui pourrait être sa dernière
saison en MotoGP, la star italienne va
devoir affronter la nouvelle génération, et sa confrontation avec les
jeunes loups constitue la grande
attraction de ce Championnat 2006
qui débute ce week-end, à Jerez, avec
le Grand Prix d’Espagne. Certains
sont déjà dans la place, comme Marco Melandri, désigné comme le futur
successeur de Rossi et qui fut son
principal challenger l’an dernier ;
Nick Hayden, bombardé pilote
numéro 1 de l’usine Honda ; ou
encore Toni Elias, digne héritier de
l’école catalane.
Mais cette saison 2006 verra aussi
nombre de jeunes pousses issues de
la 250 faire leurs grands débuts dans
la catégorie phare. Ils ont vingt ans,
sont pétris de talent et veulent bousculer la hiérarchie.
À leur tête, le jeune prodige espagnol
Dani Pedrosa dont la voie semble déjà
toute tracée chez Honda pour
conquérir à terme le titre mondial en
MotoGP. À ses côtés, le Français Randy De Puniet et l’Australien Casey
Stoner manqueront certainement
d’expérience mais pas d’ambition,
d’autant qu’on leur a déjà promis un
bel avenir dans la classe reine. Dès
demain, pour les premiers essais
libres du GP d’Espagne, tous se lanceront donc à l’assaut de Valentino Rossi avec le secret espoir d’être le premier à lui ravir sa couronne. Ils
devront toutefois se dépêcher car
2006 pourrait bien être la dernière
saison sur deux-roues du prodige de
Tavullia, pour peu qu’il réponde aux
sirènes de la F 1. Il ne faudra pourtant
pas compter sur un quelconque
manque de motivation de la part de
Rossi.
Ses brillants essais hivernaux, qu’il
alterna avec des tests sur la Ferrari,
ont montré que le champion italien
était au sommet de son art et de sa
forme, que sous son impulsion la
Yamaha M 1 était devenue la moto
de référence, ce dont pourraient profiter son coéquipier Colin Edwards ou
Carlos Checa, récupéré à la dernière
minute par l’équipe Tech 3.
Au sein de cette nouvelle donne,
Valentino Rossi reste donc le premier
candidat à sa propre succession. Sur
la distance d’un Championnat qui
comportera dix-sept Grands Prix, on
voit mal qui pourrait lui barrer la route
vers une huitième couronne mondiale…
16
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
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