houston - nyc - VISIT USA - Route 66

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houston - nyc - VISIT USA - Route 66
SUD – PLANTATIONS – SÉCESSION…
ROAD BOOK USA 2010
SUD – LOUISIANE – VILLES DU SUD – CÔTE EST
100419_ROAD_BOOK.DOC
20/04/2010 15:40:00
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VEHICULE 1
Etapes
lundi 19 avril
mardi 20 avril
mercredi 21 avril
jeudi 22 avril
vendredi 23 avril
samedi 24 avril
dimanche 25 avril
lundi 26 avril
mardi 27 avril
mercredi 28 avril
jeudi 29 avril
vendredi 30 avril
samedi 1 mai
dimanche 2 mai
lundi 3 mai
mardi 4 mai
mercredi 5 mai
jeudi 6 mai
vendredi 7 mai
samedi 8 mai
dimanche 9 mai
lundi 10 mai
mardi 11 mai
mercredi 12 mai
jeudi 13 mai
vendredi 14 mai
samedi 15 mai
dimanche 16 mai
VEHICULE 2
Km
Environs New Orleans
News Orleans  Thibodaux
Thibodaux
1
143
230
Thibodaux  Mobile
Mobile
Mobile
Montgomery
Atlanta
Atlanta
Macon
Savannah
Charleston
Wilmington
Portsmounth
Richmond
Philadelphie
NYC
2
257
434
1
2
175
165
22
104
193
167
196
249
116
244
90
282
265
35
167
311
269
315
401
187
393
145
3 294
5 300
CDG  HOUS
Orange  Lafayette
Lafayette  Vicksburg
Vicksburg  Natchez
Natchez  Bâton Rouge
Bâton Rouge  News Orleans
Mobile  Montgomery
Montgomery  Atlanta
Atlanta  Macon
Macon  Savannah
Savannah  Charleston
Charleston  Wilmington
Wilmington  Portsmounth
Portsmounth  Richmond
Richmond  Philadelphie
Philadelphie  NYC
NYC
NYC  Baltimore
Baltimore  Washington
Washington  Gettysburg
Guettysburg  Lancaster
Lancaster  Valley Forge
Valley Forge  Hoboken
NYC
NYC
NYC
Baltimore
Washington
Washington
Washington
Guettysburg
Lancaster
Lancaster
Valley Forge
Hoboken
lundi 31 mai
mardi 1 juin
mercredi 2 juin
jeudi 3 juin
vendredi 4 juin
samedi 5 juin
dimanche 6 juin
lundi 7 juin
mardi 8 juin
mercredi 9 juin
jeudi 10 juin
vendredi 11 juin
samedi 12 juin
dimanche 13 juin
lundi 14 juin
mardi 15 juin
Miles
Asnieres
Asnieres
Asnieres
Asnieres
Orange
Lafayette
Lafayette
Vicksburg
Vicksburg
Natchez
Bâton Rouge
News Orleans
News Orleans
News Orleans
lundi 17 mai
mardi 18 mai
mercredi 19 mai
jeudi 20 mai
vendredi 21 mai
samedi 22 mai
dimanche 23 mai
lundi 24 mai
mardi 25 mai
mercredi 26 mai
jeudi 27 mai
vendredi 28 mai
samedi 29 mai
dimanche 30 mai
Nuits
Las Vegas
Las Vegas
Las Vegas
Las Vegas
Las Vegas
Las Vegas
LA
LA
LA
Caroline
4
1
2
2
130
204
80
233
209
328
129
375
1
1
3
119
125
132
150
191
201
212
0
241
1
1
1
1
1
1
1
101
88
0
0
0
323
97
0
0
163
142
111
100
179
161
3 955
6 364
201
60
Réservation
swamp tour
Dauphin Island
Vancouver
Montreal
Memorial Day
Las Vegas
Las Vegas
Las Vegas
Las Vegas
Las Vegas
Las Vegas
LA
LA
LA
JFK  CDG
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SUD
Le Sud des Etats-Unis est une région au climat agréable, à la cuisine chaleureuse et aux paysages
pittoresques. C'est aussi le pays de la musique country. L'histoire, les beaux-arts et les spectacles font la
richesse des villes du Sud. La Louisiane, le Mississippi et l'Alabama ont conservé des plantations
construites avant la guerre de Sécession.
La Nouvelles-Orléans vit au rythme du jazz et vous régalera avec ses spécialités cajuns et créoles. Les
plages de sable blanc du Golfe du Mexiques se prêtent à tous les sports nautiques et à la pêche.
Le Tennessee et le Kentucky, pays de l'herbe bleue et des chevaux pur sang, vous accueilleront dans
leurs montagnes boisées, aux accents de la musique « bluegrass ». Vous y dégusterez du jambon, des
boulettes et des gruaux de maïs. Vous pourrez aussi faire une croisière en bateau à aubes sur le
Mississippi et l'Ohio.
A l'ouest, le Texas dont l'immensité n'a d'égal que la vitalité et l'enthousiasme de ses habitants, est le
pays des cowboys et de la culture hispano-mexicaine comme en témoignent San Antonion et El Paso.
Les plaisirs simples de la cuisine « texmex » au son d'un air de guitare contrastent avec ceux, plus
sophistiqués des grandes métropoles, Dallas et Houston.
VENDREDI 23 AVRIL - CANCEL
HOUSTON (TX)
A 19 – BUSH INTERCON'L AIRPORT – HOTEL
A19 - Dollar Pickup-Bush Intercon'l
A19 - Greater Houston Convention & Visitors Bureau
A19 - Houston
Greater Houston Convention and Visitors Bureau peut être trouvé sur Bagby Street, entre McKinney
Street et Walker Street.
C’est un bon endroit pour ramasser gratuitement des cartes et des dépliants sur les attractions dans le
quartier Downtown, Midtown, des zones Uptown et également sur les Musée le districts Theater.
HOTÊLS HOUSTON – 2 NUITS
Howard Johnson Express Inn Houston Downtown
4602 Katy Freeway/I-10
I-10 & N Shepherd Exit 765B
Houston, TX 77007
$147.31
682923396 – Cancel 81850460
Days Inn Houston-Galleria
3333 Fountain View Drive
Fountain View Dr/Beverley Hill
Houston, TX 77057
$88
Travelodge Houston Near The
Galleria
7611 Katy Freeway
Houston, TX 77024
$66
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MARDI 20 AVRIL - CANCEL
HOUSTON (TX) – 56 KM
A 20 – HOUSTON
A19 - Houston
A20 - Art Car Museum
A20 - Beer House
A20 - Williams Tower
A20 - Galleria Area Chamber of Commerce
A20 - Menil Collection
A20 - Rothko Chapel
A20 - Harris County Heritage Society
A20 - Sam Houston Park
A20 - Houston Chase Tower
A20 - Old Market Square
A20 - Astrodome
A19 - Houston
HOUSTON (TX)
Houston, 4ème ville des Etats-Unis de par sa superficie, possède un port ouvert sur le Golfe du Mexique
et des industries pétrochimiques, pharmaceutiques et médicales.
Proche de la côte et des ports de plaisance comme Galveston Island ou Kemah Boardwalk, la ville
compte plus de deux millions d’habitants.
Comme dans les autres villes du Texas, Houston consacre une grande place à l’art, aux collections
privées et particulièrement à l’art moderne : Contemporary Arts Museum, Menil Collection, Inman Gallery,
Center of Contemporary Crafts...
Houston est la plus grande ville de l'état du Texas et la 4ème du pays après New York, Los Angeles et
Chicago.
La ville de Houston est située du coté du Golfe du Mexique et est surnommée Space City.
3ème port des Etats-Unis, Houston n’est qu’à 90 km du Golfe du Mexique et de ses belles plages
ensoleillées. La ville est entourée par des prairies à l’ouest, la forêt au nord et par des cultures au sud.
Mais la ville en elle-même est définitivement plus animée.
Houston est conçue pour les voitures et vous passerez beaucoup de temps dans votre automobile si
vous souhaitez visiter toute la ville. Les embouteillages sont fréquents malgré le réseau routier
impressionnant et des échangeurs gigantesques. La ville est d’ailleurs coupée en deux ; l’autoroute
Interstate 610, appelé « The Loop », encercle le centre-ville, constitué de buildings et de bureaux en tout
genre.
Houston compte quelques monumentaux immeubles : le One Shell Plaza de 218 m, la Williams Tower de
274 m et la Houston Chase Tower de 305 m (avec une terrasse d'observation). Parce que de son
emplacement, il se perd souvent dans le fond de photos d’horizon, cette structure s'élève à 75 m, ce qui
en fait le plus grand bâtiment de Houston.
Il était le plus haut bâtiment à l’ouest du Mississippi jusqu'à ce que le premier Centre mondial Interstate
(maintenant connue sous le nom de Library Tower) ai été construit à Los Angeles (16 m de plus).
La Tour Chase a été initialement conçu pour être de 80 étages, mais la FAA imposa 75 étages. La plateforme d'observation est au 60e étage et offre une vue panoramique du centre-ville. Il est l'un des plus
beaux panoramas de la ville, et est totalement gratuit. Il suffit d'utiliser les ascenseurs situés du côté
droit qui fournissent un voyage exprès au 60e étage. Ce bâtiment est encore parfois appelée la Tour du
Commerce Texas, même si elle a été repris par la Chase Bank.
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Autour du Old Market Square et dans Sam Houston Park (donnant sur des gratte-ciel imposants), on
peut admirer de jolis bâtiments du XIX° siècle. Il reste même une rue commerçante de l’époque,
la Long Row.
Si vous cherchez d’autres endroits chaleureux comme ceux-là, allez faire un tour dans les deux
Chinatown de la ville ainsi qu’au Trader Village, un gigantesque marché avec plus de 600 commerçants
où toutes sortes d’objets sont proposés.
Houston possède aussi le plus grand stade couvert du monde, l’Astrodome.
Le City Hall est construits en pierre calcaire « Texas Cordova »
En hiver, le climat y est plus supportable. En été, les températures oscillent entre 35 et 45°C ! et l’air est
extrêmement humide.
MENIL COLLECTION, HOUSTON
La fondation Menil abrite ici l’une des plus incroyables collection d’art contemporain. Le bâtiment,
imaginé par Renzo Piano se situe dans un espace résidentiel paisible et calme. La construction
respecte l’environnement, on a d’ailleurs laissé un arbre à l’intérieur.
Outre les collections permanentes, notamment des œuvres surréalistes de Magritte, Ernst, Rothko…
La Menil Collection abrite régulièrement des expositions temporaires de jeunes talents de l’art
contemporain.
Ne surtout pas manquer le parc avec ses sculptures.
A quelques mètres de là, la Chapelle Rothko, imaginée par l’artiste, invite à la contemplation.
Entrée gratuites pour la Menil collection et la Chapelle Rothko.
MUSEUM OF FINE ARTS - HOUSTON
Premier musée de l’art du Texas, il ouvrit ses portes en 1900 avec une modeste collection de
peintures ; aujourd’hui, il abrite quelque 57 000 oeuvres.
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VENDREDI 23 AVRIL
HOUSTON (TX) – ORANGE (TX) – 209 KM
A 23M – HOUSTON – ORANGE
A23 - Dollar Pickup-Bush Intercon'l
A23 - 03 San Jacinto Monument
A23 - Orange - Ramada Orange
GALVESTON (TX) – CANCEL
Le site fut découvert par Cabeza de Vaca, le premier explorateur européen au Texas, lorsqu'il y fit
naufrage en 1528. Capitale de la République du Texas en 1836, Galveston, sur le Golfe du Mexique et à
proximité de Houston, fut tour à tour un repère de pirates et une ville portuaire florissante, port cotonnier
et point d'entrée de nombreux émigrants.
En 1900, un terrible ouragan innonda la ville. Quatorze ans plus tard fut construit le canal qui allait la
relier à Houston.
Galveston est aujourd'hui encore le plus important port cotonnier du monde.
La ville est appréciée pour ses édifices victoriens, ses jardins, et ses trottoirs en bois qui longent des
kilomètres de plages.
L'American National Collection présente les oeuvres des premiers peintres américains, étendant ses
collections des oeuvres pré-colombiennes, puis indiennes, jusqu'à l'art pictural du 19e siècle.
A ne surtout pas manquer sur le trajet le Lyndon B. Johnson Space Center. Les amoureux de l’espace
pourront participer à de multiples animations comme toucher une pierre lunaire, regarder des astronautes
s’entraîner ou visiter les coulisses de la NASA.
GALVESTON - MOODY MANSION
La visite guidée de la « Moody Mansion » comprend un historique de la famille Moody dans le
contexte de la fin du 19ème et 20e siécle dans la région de Galveston.
Les meubles sont tous d'origine. Chaque chambre à l'étage principal est décoré dans un style
différent. La maison a été méticuleusement restauré dans les années 1980 et ouverte au public en
1991. La visite dure environ une heure.
Cette splendide batisse de quatre étages a été achevée en 1895. Elle posséde 20 chambres et le
circuit dépeint la vie d'une puissante famille du Texas.
Les Moodys ont construit l'un des grands empires financiers américains. Basée sur le coton, il s'est
agrandi pour inclure la banque, l'élevage, les assurances et les hôtels.
WL Moody Jr. a acheté la maison aux héritiers des propriétaires d'origine peu après la grande
tempête de 1900.
M. et Mme Moody et leurs quatre enfants ont célébré leurs de quatre-vingtieme Noël dans cette
maison en Décembre 2009. Cette maison est restée le domicile pour les membres de la famille
Moody jusqu'en 1986.
Aujourd'hui, les chambres sont occupées avec le mobilier et les effets personnels de la famille.
L'héritage philanthropique de la famille Moody de Galveston est exercé aujourd'hui par la Fondation
Moody et Mary Moody Northern dotation.
Les deux fondations de bienfaisance sont destinées aux soins de santé, l'éducation, la préservation
historique, et les arts.
The Moody Fondation a développé des jardins spectaculaires de Moody à l'extrémité ouest de la
ville. Voir www.moodygardens.com.
SAN JACINTO BATTLEGROUND
L'immense monument de (haut de 174 mètres, 570 ft) symbolise la bataille victorieuse qui permit au
Texas de gagner son indépendance vis-à-vis du Mexique en 1836.
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BEAUMONT - MCFADDIN-WARD HOUSE
Batisse construite en 1905-06 dans le style « Beaux-Arts colonial ». Sa structure et sa décoration
reflètent le style de vie de la célèbre famille qui vécu dans cette maison pendant soixante-cinq ans.
ORANGE
Orange City Hall
Orange Heritage History Museum
Orange Stark Museum of Art
Orange Wh Stark House
Restaurants
HOTÊLS ORANGE – 1 NUIT
Ramada Orange TX
2610 I-10 West
Orange, TX 77632
$76.59
67674401
Hotwire
Holiday Inn, Radisson, DoubleTree
$73
Super 8 Orange TX
2710 I-10 W
IH-10 & 27TH STREET
Orange, TX 77630
$85
Days Inn Orange TX
2630 Interstate 10 W
Orange, TX 77632
$77
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LOUISIANE
Cet Etat possède une beauté mystérieuse. Les Espagnols l'ont découvert, les Français lui ont donné son
nom. C'est un pays plein de légendes, avec une ville de légende : la Nouvelle-Orléans.
La Louisiane, située au sud-est des Etats-Unis a pour principales villes La Nouvelle-Orléans, Houma,
Thibodaux, Lafayette, Lake Charles, Alexandria, Natchitoches, Shreveport, Monroe.
Véritable brassage des cultures française, hispanique, afro-américaine, créole et indienne, la Louisiane
offre aux visiteurs de multiples facettes: La Louisiane romantique avec ses plantations et ses
promenades en bateaux à aube sur le Mississippi; la Louisiane sauvage avec ses bayous et ses
alligators; La Nouvelle-Orléans festive où le Jazz et le Carnaval sont rois; enfin la Louisiane des Cajuns
dont la gentillesse et la joie de vivre sauront vous séduire.
En Louisiane, «laissez les bons temps rouler» !
Longtemps peuplé par les seuls Amérindiens, cet immense territoire a été exploré en 1682 par
Cavalier de la Salle et a été appelé Louisiane en l’honneur du Roi de France Louis XIV. La NouvelleOrléans, a été fondée en 1718 et a été nommée ainsi en l’honneur du Régent Philippe D’Orléans.
Au milieu du XVIIIème siècle, les Acadiens chassés d’Acadie (Canada) par les Anglais lors du « Grand
Dérangement », s’installent en Louisiane et peuplent les bayous dans le delta du Mississippi. Au début du
XIXème siècle, à force de déformation linguistique, les « Acadiens » sont devenus les « Cadiens », puis
les « Cajuns ». Aujourd’hui, les Cajuns constituent encore la minorité francophone de Louisiane.
En 1803, Bonaparte vend La Louisiane aux jeunes Etats-Unis pour un montant de 15 millions de dollars
(somme énorme à l’époque). La Louisiane devient le 18ème état américain le 30 avril 1812.
En 1861, La Louisiane, qui ne voulait pas libérer ses esclaves, fait sécession et se joint au gouvernement
sudiste. Plus de 50 batailles eurent lieu sur le sol de la Louisiane.
Louisiana Office of State Parks
Il y a 19 parcs d’Etat en Louisiane représentant plus de 15 000 hectares en Louisiane. Ces parcs
permettent de découvrir la faune et la flore luxuriante de la Louisiane mais aussi de faire des activités
de plein air comme la randonnée, la pêche ou le canoë. Des possibilités d’hébergement en camping ou
en cabane aménagée sont proposées dans la plupart des parcs.
Les parcs sont ouverts tous les jours de l’année. Tel : (225) 342-8111
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SAMEDI 24 AVRIL
ORANGE (TX) – LAFAYETTE (LA) – 329 KM
A 24M – ORANGE – LAFAYETTE ITIN 2
A23 - Orange - Ramada Orange
A24 - 01 Vinton
A24 - 02
A24 - 03 Hackberry
A24 - 04 Sabine National Wildlife Refuge
A24 - CNT 2 - 05 Holly Beach
A24 - CNT 3 - 06 Cameron
A24 - CNT 4 - 07 Oak Grove
A24 - 21 Grand Chenier
A24 - CNT 5 - Rockefeller State Wildlife Refuge and Game Preserve
A24 - 22 R 35 et R 82
A24 - Erath - Acadian Museum
A24 - 23 Abbeville
A24 - 24 Maurice
A24 - Wingate by Wyndham Lafayette Airport
CREOLE NATURE TRAIL
Pour les amoureux de la nature, la route panoramique du Creole Nature Trail permet de découvrir –
sur 290 km - une faune hétéroclite comme l’alligator, le loup rouge, le cerf à queue blanche, le héron
ou l’aigrette…et une flore insolite tels que les « Cheniers », des arbres qui semblent avoir été
sculptés par le vent.
Cette route touristique est aussi l’occasion d’apprécier des lieux encore sauvages comme le Sabine
National Wildlife Refuge Walking Trail (un sentier de 2,5 km, considéré comme l’un des meilleurs aux
Etats-Unis pour observer les alligators, les tortues et les oiseaux) ou Holly Beach une plage de sable
blanc, surnommée « La Côte d’Azur Cadienne » : le lieu idéal pour partir à la recherche de
coquillages : buccin, conque ou œil de requin...
Sulphur to Holly Beach
De l'Interstate 10 vers le golfe du Mexique, cette partie du sentier comprend des terres agricoles,
marais d'eau douce et saumâtre et des plages de sable naturel. Sur cette route, vous visiterez la
Sabine National Wildlife Refuge, y compris les zones humides, longue de 1,5 mile Walkway, le milelong Blue Goose sentier pédestre et plusieurs autres aires de loisirs idéal pour la pêche, crabe et
l'ornithologie.
Holly Beach to Texas Line (Western Spur)
Serpente le long de la route côtière, dans le Golfe du Mexique est presque toujours en vue. Vous
aurez un excellent accès aux plages et vous pourrez vous arrêter pour visiter Peveto Woods Bird &
Butterfly Sanctuary. De Bayou Johnson au pont de Sabine dans le Texas est un peu plus d'un
voyage, mais vous donne l'occasion de voir le phare de Sabine Pass.
Sabine Pass Lighthouse: Référencé sur le registre national des lieux historiques, le phare de
Sabine Pass, a été allumé dans 1857and resté allumé pendant 95 ans avec seulement une brève
interruption pendant la guerre civile. En 1952, la technologie moderne a rendu obsolètes et la Garde
côtière définitivement éteint.
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Holly Beach to Oak Grove
Un proche de liquidation d'entraînement dans le golfe du Mexique, cette étape du parcours est
essentiellement de marais d'eau salée, des plages de sable naturel et une vue de première main de
la pêche commerciale ainsi que du pétrole et du gaz. Pour un bonus supplémentaire, vous prendrez
un voyage à travers le canal de Calcasieu Ship sur un bateau!
Oak Grove to Rockefeller Refuge (Eastern Spur)
Oak Chénier et les alligators! Ce parcours sinueux fournit une excellente vue de Chénier chêne
célèbre de cette région. Refuge de la Rockefeller, vous verrez beaucoup d'alligators dans cette
installation de premier alligator recherche. Il offre aussi la pêche, crabe, un lecteur de la nature et
l'ornithologie.
Cameron Prairie NWR to Lacassine NWR (alternate route)
Cette route panoramique vous conduit à travers la liquidation des marais d'eau douce et les plaines
côtières, passa très boisée bayous. Le Lacassine National Wildlife Refuge offre une pêche de
premier ordre et l'ornithologie.
LE PAYS CAJUN – VERMILION PARISH
Vermilion Parish : « l'endroit le plus Cajun sur la terre», mélange multiculturel riche d'histoire avec une
touche de joie de vivre et amour de la vie avec une authentique cuisine régionale et familiale.
L’agriculture et l'aquaculture constituent la base de beaucoup de nos plats locaux. La proximité du golfe
du Mexique offre également une abondance de fruits de mer frais pour les plats raffinés. Lorsque’il est
temps de déjeuner, arreter vous dans un restaurant local pour déguster nos langoustes, alligator, huîtres,
crevettes… en provenance de notre région.
Avec plus de 20 restaurants Cajun authentique tels que le Black's Oyster Bar, Dupuy's Oyster Shop,
Shuck's, Epicerie Suire et Restaurant, Le Restaurant Riverfront et Soop's. Bon nombre de ces
restaurants sont été détenus et gérés depuis le milieu des années 1900.
Vous pouvez choisir de vous asseoir à un bar à huîtres, ou manger un poboy plein de crevettes, du
gombo… vous aurez besoin de « trois mains »…
Assurez-vous de prendre un appareil photo et des jumelles cette région possèdant quelques uns des
meilleurs postes d'observation des oiseaux en Amérique.
ERATH - THE ACADIAN MUSEUM
Musée gratuit ouvert du lundi au vendredi, 13h à 16h.
BIG JOHN'S SEAFOOD PATIO - 3630 BROADVIEW RD.
A family-owned and operated seafood restaurant specializing in boiled seafood.
DI,MC,V accepted.
Open 7 days a week, 5-10 pm
RESTAURANTS CAJUN – CREOLE À ABBEVILLE
CAFFE MARIA'S - HWY. 14 BY-PASS
Downhome Cajun and Creole cooking the way grandmaw made it! –
Mon-Sat 7-9:30 am, 11 am-2 pm
CAJUN CLAWS - 1928 CHARITY ST.
Serving boiled crawfish in season.
CC'S RESTAURANT - 104 S. STATE ST.
Located in downtown Abbeville, CC's serves breakfast and lunch items all cooked to order. Where
the locals come to eat!
Mon-Fri 5:30 am-2 pm, Sat 5:30-11 am
Page 12
DUPUY'S OYSTER SHOP - 108 S. MAIN ST.
Est. 1869. Dupuy's Oyster Shop is a local favorite known for oysters on the half shell. Serving
seafood, steaks, pastas, poboys, salads and daily specials. Join us where the tradition of Cajun
hospitality, great service and delicious food continues.
AE,DC,DI,MC,V accepted.
Tues-Sat 11 am-2 pm, Tues-Thurs 5-9 pm, Fri-Sat 5-10 pm
GUIDRY'S CRAWFISH & DRIVETHRU - 2820 VETERANS MEMORIAL DR.
Plate lunches featuring homemade entrees, bread and dessert. Seafood lunches on Fridays. Live
and boiled crawfish available January thru June, Tuesday thru Saturday. Drive-thru service only.
Tues-Fri 11 am-1:30 pm
LE BON MANGER - 210 N. ST. VALERIE
Plate lunches served weekdays. Catering services for weddings, meetings, parties and more
available.
Mon-Fri 8 am-3 pm
RICHARD'S SEAFOOD PATIO - 1516 S. HENRY
Specializing in boiled, fried or grilled seafood, but also have choice Black Angus steaks and more!
Now featuring a seafood buffet.
AE,DI,MC,V accepted.
Mon-Sat 5 pm
RIVERFRONT RESTAURANT, A LOUISIANA GRILL - 503 W. PORT ST.
Located on the Vermilion River with a view of historic downtown Abbeville. Private dining room
available with seating up to 100 people. Outdoor patio dining available.
AE,CB,DC,DI,MC,V accepted.
Mon-Thurs 11 am-9 pm, Fri 11 am-10 pm, Sat 5-10 pm, Sun 11 am-3 pm
SHUCKS, THE LOUISIANA SEAFOOD HOUSE - 701 W. PORT ST.
Serving local seafood products in a casual, family-style dining setting with a friendly staff and clean
atmosphere.
AE,DI,MC,V accepted.
Mon-Thur 11 am-9 pm, Fri-Sat 11 am-10 pm
STELLY'S BOILING SPOT - 1120 VETERANS MEMORIAL DR.
Drive-thru service for boiled crawfish, shrimp and crabs in season.
Tues & Sat 4-9 pm
BARB'S CAJUN KITCHEN - 312 N. RAILROAD ST.
Page 13
MAURICE
«Porte de Vermilion Parish », le Village de Maurice, Fondée en 1870, accueille les voyageurs quittant
Lafayette par l’Interstate 167. D'abord occupé par les Indiens Attakapas, cette petite communauté est
nommée par le Français Maurice Villien, originaire de Savoie.
Maurice est le foyer de plusieurs restaurants de fruits de mer, marché des viandes pour la cuisine
familiale Cajun, antiquités, les créations unique du désigner Vivian Alexandre et le célébre City Bar…
MR. KEET'S - 9511 MAURICE AVE.
We specialize in boiled crawfish, but have many wonderful grilled and fried menu items all served in a
clean, family atmosphere.
AE,DI,MC,V accepted.
Mon-Fri 11 am-2 pm, Tues-Sun 5-9 pm
SOOP'S SEAFOOD & STEAKHOUSE - 8218 MAURICE AVE.
Serving grilled and fried seafood dishes, steaks, po-boys and more.
Mon 11 am-2 pm; Tues-Sat 11 am-2 pm, 4-9 pm; Fri 4-10 pm
HOTÊLS LAFAYETTE – 2 NUITS (3 ANTÉRIEUREMENT)
Ramada Lafayette
120 E Kaliste Saloom Rd
Lafayette, LA 70508
$192,73
67674430 – Cancel 82468426
Hotwire Lafayette area Hotel
Wingate by Wyndham Lafayette
Airport
$59
702 East Kaliste Saloom Road
Lafayette, LA 70508
$198,58
68897944
Days Inn Lafayette/Airport
2501 SE Evangeline Thruway
Lafayette, LA 70508
$74
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Page 18
DIMANCHE 25 AVRIL
LAFAYETTE (LA) – 129 KM
A 25M – LAFAYETTE – LAFAYETTE
A24 - Wingate by Wyndham Lafayette Airport
A25 - Lafayette - Acadian Culturel center
A25 - Lafayette - Acadian Village
A25 - Avery Island - Tabasco
A25 - Konrico Rice Mill
A25 - New Iberia - Grotto of Our Lady of Lourdes
A25 - New Iberia - Historic district
A25 - St Martinville - Acadian Memorial1
A24 - Wingate by Wyndham Lafayette Airport
LAFAYETTE (LA)
Cœur du Pays Cajun et centre culturel du patrimoine de la Louisiane.
Ici vous découvrirez la riche histoire de nos ancêtres français, espagnol et des Caraïbes. Découvrez
comment ces différentes cultures se sont réunis, comment elles ont créer l'art et l'architecture, la musique
et la danse, la gastronomie et les célébrations et la «Joie de Vivre" qui a influencé non seulement la vie
de chacun en Louisiane, mais également sur le monde entier.
L'histoire de Lafayette est liée aux Acadiens, des descendants français de la Nouvelle-Écosse qui ont
émigré en Louisiane dans les années 1760 après avoir été chassés de leur maison du Nouveau Monde
par les Britanniques.
ACADIAN CULTURAL CENTER
Situé près de Vermilion Ville, le Centre Culturel Acadien propose une exposition permanente sur le
mode de vie et l’histoire des Cajuns, y compris le “Grand Dérangement” de 1755. Un des principaux
attraits de la visite est la diffusion (toutes les heures) d’un film sur l’histoire de l’Acadie et le voyage
des Acadiens du Canada vers la Louisiane : « The Cajun Ways : Echoes of Acadania ». Cet excellent
film permet de bien comprendre la culture cajun : indispensable avant de continuer la visite de la
région !
Tous les jours de 8h à 17h – Entrée gratuite
501 Fisher Road - Lafayette, LA 70508
ACADIAN VILLAGE
Ce village a été créé en 1976 par une association de travailleurs handicapés de Lafayette afin de
promouvoir le tourisme dans la région. Il reconstitue un village Cajun du 19ème siècle. Plusieurs
maisons, une chapelle, un magasin général, un barbier, une forge et d’autres bâtiments plongent le
visiteur dans la vie quotidienne des Cajuns.
Tous les jours, de 10h à 17h – Tarifs* : 8$
200 Greenleaf Drive - Lafayette, LA 70506
VERMILION VILLE
Ce village est construit sur le même principe que l’Acadian Village. Le visiteur peut se promener dans
le village et découvrir une école, une forge, une chapelle, un presbytère, un cimetière et de nombreux
autres bâtiments. Il est possible de déjeuner sur place, dans le restaurant « La Cuisine de Maman ».
Des visites en français sont possibles.
Du mardi au dimanche de 10h à 16h
300 Fisher Road - Lafayette, LA 70508
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AVERY ISLAND (LA) - TABASCO
Avery Island est le lieu de la célébre maison mondialement connue TABASCO Sauce. Entouré de
marécages et de marais, Avery Island est l’endroit de l’usine Tabasco et celui de la culture des poivrons
L’ile est un paradis naturel, habité par des plantes exotiques et de nombreuse espéces d’animaux
exotiques.
Admission: Un dollar (1.00 $) péage pour entrer sur l'île
TABASCO® Pepper Sauce Factory Tour Information
Du lundi au dimanche, de 9-4
Jungle Gardens and Bird City Information
Du lundi au dimanche, de 9-5
Ouvert tous les jours de l'année, jours fériés compris
NEW IBERIA (LA)
CONRAD RICE MILL
Conrad Rice Mill est le plus ancien moulin à riz d’Amérique. Il est également l'une des attractions
touristiques de premier plan dans la zone du Bayou Teche.
En 1981, l'usine a été mis sur le Registre national des lieux historiques.
Tours à 10h, 11h, 1pm, 2pm and 3pm. Il ya un faible droit d'entrée pour la visite. La visite comprend
une présentation de diapositives sur la région et une visite guidée à pied de l'usine.
SAINT MARTINVILLE (LA)
Surnommée le « Petit Paris de Louisiane », St-Martinville au coeur du pays cajun est considéré
comme le berceau de la culture cajun et de ses traditions.
Il y a une vraie communauté multiculturelle de Saint-Martinville, avec des Cadiens, Créoles (français
des îles françaises de la Guadeloupe , Martinique et Saint-Domingue), Français, Espagnols, Africains
et Afro-Américains.
C’est la ta troisième ville la plus ancienne de la Louisiane. Elle comprendde nombreux bâtiments et
maisons à l'architecture magnifique.
L'église est la plus ancienne paroisse du sud-ouest de la Louisiane et est connue comme l'églisemère des Acadiens parce qu'elle a été fondée en 1765 lors de l'arrivée des Acadiens dans cette
région.
ACADIAN MEMORIAL
Dédié à la mémoire des 3 000 hommes, femmes et enfants qui, à partir de 1760, sont arrivés en
Louisiane de leur terre natale au Canada sur la côte de l’Atlantique.
HENDERSON
Petit village échoué au bord du bassin de l’Atchafalaya le plus grand marécage de rivière du monde
(300 km de long).
BREAUX BRIDGE (LA)
Plat régional favori, l'écrevisse fait chaque année l'objet d'un gigantesque Festival de l'écrevisse à
Breaux Bridge.
Crawfish Festival - April 30, May 1, & 2, 2010
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24E FESTIVAL INTERNATIONAL DE LOUISIANE (PARC INTERNATIONAL) 21 -25 AVRIL
Le Festival International de Louisiane est une organisation d'art à but non lucratif qui est basé dans la
communauté. Il a été formé en 1986 pour produire un festival annuel de théâtre, de musique et d'arts
visuels qui célèbre l'héritage culturel français du Sud de la Louisiane – principalement d'une
combinaison d'influences françaises, africaines, antillaises et hispaniques. Ce festival, qui est le plus
grand événement francophone aux États-Unis, met en évidence les connexions entre l'Acadiana et le
monde francophone.
Le centre-ville historique de Lafayette abrite six scènes de musique, des stands de cuisine, d'Afrique,
du Canada, des Antilles et d'Amérique de Sud, des musiciens et des animateurs de rues, des
boutiques d'art, des galeries d'art, des ateliers culturels, des démonstrations de cuisine...
Emplacement
Parc Sans Souci, 201 E. Vermilion St.
Concert
Midi à 1 p.m.
Admission Gratuit
Stationnement
Stationnement payant disponible dans le Parc-Auto du Centre-Ville à côté du
parc à Vermilion Street et sur la rue, à des espaces équipés de compteurs.
S'il pleut
Le concert aura lieu dans l'espace disponible dans le Science Museum Lafayette, 433
Jefferson St.
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ANNULATION D’UNE JOURNÉE À LAFAYETTE
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LUNDI 26 AVRIL
LAFAYETTE (LA) – VICKSBURG (MS) – 375 KM
A 26M – LAFAYETTE – VICKSBURG
A24 - Wingate by Wyndham Lafayette Airport
A26 - Bois des chênes - B&B
A26 - Loyd Hall Plantation
A26 - Kent House Plantation
A26 - Vicksburg Days Inn And Suites
LOYD HALL PLANTATION
KENT HOUSE PLANTATION – 9H – 17H
MAGNOLIA PLANTATION – 8H – 17H
MELROSE PLANTATION – 12H – 16H
CANE RIVER CREOLE NATIONAL HISTORICAL PARK
NATCHITOCHES - CANCEL
Charmante ville de 17 000 habitants qui doit son nom à la tribu indienne des Natchitoches (mangeurs de
noisettes). C’est le site du premier peuplement permanent d’origine européenne sur le territoire du
Louisiana Purchase.
HOTÊLS NATCHITOCHES – 1 NUIT
Super 8 Natchitoches
5821 Highway 1 Bypass
Natchitoches, LA 71457
$67,42
53678787 – cancel 96464069
Travelodge Natchitoches
7624 Highway 1 Bypass
Natchitoches, LA 71457
$70
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MISSISSIPPI
L’histoire de l’état, qui incarne sans doute au mieux l’esprit sudiste au plus profond du sud profond, est
assez intimement liée à celle de la Louisiane avec les français Cavelier de La Salle, Bienville et d’Iberville
ou Natchez, l’ancien Fort Rosalie.
Le Mississippi, omniprésent, même domestiqué par ses « levees » (d’énormes et interminables digues)
et, traversé seulement par quatre ponts lors de sa traversée de l’état (Greenville, Natchez, Tunica,
Vicksburg), incarne et véhicule, avec ses nombreux affluents, l’âme du Delta, une vaste plaine plate
nourrie des alluvions du grand fleuve (traduction littérale de son nom indien).
Avant la guerre civile, le Mississippi, au temps du coton roi et grâce à la main d’œuvre bon marché
fournie par l’esclavage, était le cinquième état le plus riche des Etats-Unis. S’étant trop reposé sur sa
monoculture, il est devenu l’un des états les plus pauvres, la pauvreté n’étant plus toujours une question
de race avec l’émergence des « petits blancs » et l’exode des noirs vers les grandes villes du nord
comme Saint-Louis, Kansas City et Chicago, qui allaient accueillir leur musique avec enthousiasme.
C’est aussi celui qui, dès la Reconstruction, s’avéra le plus durement ségrégationniste avec des épisodes
souvent sanglants jalonnant la lutte des noirs pour leurs droits civiques. On se rappelle du film
« Mississippi Burning ». C’est sans doute aussi celui qui a le moins changé depuis la Guerre de
Sécession malgré l’arrivée des casinos qui n’ont pas enrichi l’intérieur des terres. Peu de vraies villes
vont retenir le visiteur, étant avant tout des centres provinciaux tournés vers leur passé et où l’on se
laisse vivre, alangui par la moiteur du sud : Jackson, la capitale, Natchez, l’une des plus belles villes
sudistes possédant une superbe collection de bâtiments historiques témoignant de la splendeur enfuie du
sud, ou Vicksburg dont le champ de bataille, classé parc national, rappelle la « Guerre entre les états ».
Ce nom donné à la Guerre de Sécession dans le sud, qui comme le notait Mark Twain, a longtemps servi
ici à dater les événements comme Jésus-Christ ailleurs, marque aussi le profond ressentiment à l’égard
du pouvoir fédéral.
Ce qui fait le charme de cette région, c’est, dès que l’on sort des interstates et que l’on emprunte ses
routes de campagne en se perdant par exemple sur la Natchez Trace, son atmosphère de terroir assez
unique où les magnolias exhalent leur lourd parfum.
D’altières plantations coloniales alternent avec des fermes modestes, des drugstores antédiluviens,
d’humbles cahutes au rocking-chair grinçant, une véranda vénérable où l’on sirote un mint julep.
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Même si l’on peut préférer la nostalgie patricienne antebellum, il ne faut pas hésiter à plonger dans
l’atmosphère poisseuse d’un juke-joint brassant du blues authentique. On a vite fait, au détour de la route
61 (la célèbre Blues Highway chantée par Bob Dylan dans son « Highway 61 Revisited », de se retrouver
dans une atmosphère nonchalante avec ici, une église de poche immaculée, là une forêt de cyprès
drapés de mousse espagnole, des décors et des ambiances mélancoliques, inspirateurs notamment de
deux grands écrivains natifs du Mississippi, Tennessee Williams et William Faulkner, et des vieux blues
d’autrefois. « Mississippi Blues ». Le documentaire de Bertrand Tavernier et de Robert Parrish offrait
d’ailleurs ce genre de rencontres improbables lors d’une balade où, lors de concerts tantôt improvisés
tantôt organisés. On vivait la musique, inspirée par la misère et l’humour, sur les lieux mêmes de sa
genèse.
Sur le plan pratique, on évitera la chaleur humide de l’été. Mai ou juin, l’automne avec l’été indien, sont
des périodes plus agréables où l’on peut aussi profiter de la profusion des festivals locaux. L’exotisme du
train ou des croisières le long du Mississippi (aujourd’hui assez aléatoires) peut tenter certains. Pour
l’hébergement, il existe de nombreuses opportunités pour se loger dans des demeures historiques dont
les demeures de maître des planteurs.
Plusieurs ont été transformées en auberges, hôtels de charme ou Bed & Breakfast. De quoi, ressentir
toutes les vibrations sudistes…
HÔTELS VICKSBURG – 2 NUITS
Days Inn And Suites Vicksburg
90 Warrenton Rd.
Vicksburg, MS 39180
$97,00
68001366
La Quinta Inn & Suites Vicksburg
4160 South Frontage Road
Vicksburg, MS 39180
$88
Ameristar VICKSBURG, MS
Casino
$98
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MARDI 27 AVRIL
VISKSBURG (MS)
A 27 – VICKSBURG
A27- Willis-Cowan House
A27 - Balfour House
A27 - Old Court House Museum
A27 - Duff Green Mansion
A27 - Anchuca Mansion
A27 - Martha Vick House
A27 - Mcraven House
A27 - Shlenker House
A27 - Q and C Ferry (Historical)
A27 - Annabelle Inn
A27 - Cedar Grove Mansion Inn
VICKSBURG (MS)
La ville est célèbre pour être le « Gibraltar de la Confédération ». Des canons sur les falaises
surplombant la rivière Mississippi ont empêchés les États-Unis de contrôler cette voie d'eau vitale durant
une grande partie de la guerre de Sécession.
44 miles à l’ouest de Jackson, perchée sur une falaise dominant le Mississippi, la ville de Vicksburg vit
dans son passé de ville sudiste. Elle offre un passionnant témoignage de la Guerre de Sécession et de la
vie quotidienne du sud provincial contemporain. Avec son port à la confluence de la Yazoo River et ses
défenses fortifiées impressionnantes, très élaborées pour l’époque, c’était une position stratégique de
première importance, verrouillant le contrôle du trafic fluvial sur le Mississippi.
Abraham Lincoln en personne avait dit de Vicksburg qu’elle était la clé de la Confédération.
Sa chute, après un terrible siège de 47 jours en 1863, le 4 juillet (jour de la rédition du CS lieutenantgénéral John C. Pemberton), une date ô combien symbolique, allait porter un coup fatal aux ambitions de
Dixie, au lendemain même de la défaite de Gettysburg en Pennsylvanie.
La voie était libre jusqu’à New Orleans et la route d’Atlanta s’ouvrait pour Grant
(le US Major Général Ulysses S. Grant) et Sherman, coupant en deux les forces sudistes. La ville,
durement châtiée par le siège et mortifiée par ses conséquences, refusa jusqu’en 1947, de célébrer le 4
juillet (jour de la fête nationale américaine), une date qui fâchait doublement les locaux !
C’est bien sûr le Vicksburg National Military Park, auquel on accède par Clay Street (US80), juste à la
lisière est de la ville, qui attire en priorité l’attention du visiteur. Protégeant le principal champ de bataille,
on le parcourt par une boucle de 16 miles qui suit au plus près les collines striées par les tranchées des
bleus et des gris et qui ont parfois conservé leur état dénudé d’après la bataille, jalonnée de batteries de
canons restaurés, de casemates, redoutes ou autres fortifications, mais aussi hérissée de plus de 1 300
statues et bustes de personnalités ou de sans grade, monuments dédiés aux unités ayant combattu,
mémoriaux érigés en l’honneur des états participants etc.
Plusieurs sentiers permettent une approche plus intime, notamment la Al Scheller Trail. Ses 12 miles,
non entretenus, donnent une bonne idée des difficultés du terrain ainsi que la perception des obstacles
que les fantassins pouvaient éprouver quand ils évoluaient dans la confusion de la bataille.
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Le site offre parfois de belles vues sur le fleuve et la ville et on s’imagine les duels d’artillerie entre les
batteries des défenseurs et la flotte nordiste. Même si le cours du Mississippi a bien changé depuis et
que ce soit désormais le Yazoo canalisé qui baigne la majorité du parc, on peut vraiment revivre le
déroulement des événements, de la petite comme de la grande histoire. Au nord du parc, au
USS Cairo Gunboat and Museum, on trouve l’épave de la canonnière blindée nordiste, remontée en 1964
du fond du Yazoo où elle avait été coulée en décembre 1862. Protégée par un abri, c’est une
spectaculaire évocation des batailles navales fluviales qui opposaient les marines de l’Union et de la
Confédération car, malgré ou à cause de ses 102 années passées dans la vase, son état de
conservation est assez étonnant.
Au musée adjacent, sont exposés les objets et matériels retrouvés avec l’épave. Ce fut le premier navire
coulé par une mine (à l’époque on parlait de torpille) à détonateur électrique. Au Vicksburg National
Cemetery voisin, 13 000 des 17 000 tombes nordistes sont simplement marquées “inconnu”…
Deux sites en ville sont directement reliés à l’histoire du siège, la Pemberton House et Le Old Court
House Museum.
John C. Pemberton était le commandant en chef confédéré de la forteresse de Vicksburg. Pendant le
siège, il avait son quartier général à la Willis-Cowan House, au 1018 Crawford Street. C’est lui qui fit face
à Grant du 23 mai au 4 juillet 1863 et c’est ici qu’il décida, après avoir tenu conseil avec son état-major,
de la reddition. Cette élégante résidence en brique à deux niveaux de 1835 est classée National Historic
Landmark et fait partie du Vicksburg National Military Park. Elle est en cours de restauration.
Dominant la ville, le Old Court House Museum (1008 Cherry Street), est certainement l’un des plus
spectaculaires bâtiments antebellum de la ville. Chacune des neuf salles de ce National Historic
Landmark, construit par les esclaves noirs en 1858, offre un voyage dans le temps. Au programme,
époques précolombienne, pionnière, antebellum et bien sûr des expositions assez fascinantes sur la
Guerre de Sécession avec des souvenirs du siège comme sur la Reconstruction. Une salle entière est
consacrée à Jefferson Davis, le président confédéré, qui avait donné l’un de ses premiers discours
d’homme politique du balcon du tribunal en 1843 et qui était un habitant du Mississippi de longue date.
Ulysses Grant, de retour à Vicksburg comme président américain en 1869, fit de même en s’adressant à
plusieurs milliers d’anciens esclaves. La boutique du musée propose même des reliques originales de la
guerre civile.
Le centre ville lui-même, partagé entre ville haute et ville basse, séparées par des terrasses et des ravins
reliés par des rues en pente, a peu changé depuis cette époque, même s’il avait énormément souffert
des bombardements. Reconstruit après la guerre, il conserve, malgré l’arrivée récente de casinos
flottants, un style victorien homogène avec un certain nombre de demeures historiques mais il y a moins
de demeures majestueuses qu’à Natchez. Nombreuses sont celles qui ont été transformées en hôtels de
charme.
Les origines d’Anchuca Mansion (1010 First East Street) remontent à 1830, avec des additions greek
revival de 1847 ajoutées par son propriétaire d’alors, un marchand de glace et de charbon.
Joseph E. Davis, le frère du président confédéré Jefferson Davis, y mourut en 1870. Un an auparavant,
c’est à son balcon que Jefferson Davis, de passage, accueillait les visiteurs. L’intérieur conserve une
opulence de bon aloi, la piscine étant l’un des sacrifices de cette ravissante guest-house aux canons de
confort moderne … Elle est bien sûr au National Register of Historic Places.
L’Annabelle Inn, de 1868, est un autre bel endroit idéal pour savourer le savoir vivre sudiste.
George Washington Ball House, 921 Main Street, remonte à 1822. Restaurée en 2004, elle a retrouvé
son aspect antique avec ses deux niveaux de véranda, ses salons, ses habitations d’esclaves et ses
jardins. Son propriétaire était un lointain cousin du premier président U.S. Listée au National Register of
Historic Places, elle est devenue une autre auberge historique.
Martha Vick House, 1300 Grove Street, était la résidence de Newitt Vick, la fille restée célibataire du
fondateur de la ville. Datant de 1830, elle abrite nombre de meubles des XVIIIe et XIXe siècles ainsi que
des toiles de l’école française.
La McRaven Home, 1445 Harrison Street, est l’une des plus authentiques demeures antebellum de la
région et dont l’histoire est haute en couleurs. Chaque pièce est meublée d’époque, sachant que sa
construction s’est effectuée à trois périodes distinctes, selon les experts du University of New Orleans
Archaeological Department.
On y a conservé les dommages faits par les canons nordistes. Ses jardins servirent de campement
confédéré, d’hôpital et furent le théâtre d’un assassinat. On la dit aussi hantée… Pas étonnant donc
qu’elle attire les télés et les magazines comme le célèbre National Geographic. On y donne aussi des
reconstitutions de l’époque coloniale ou de la Sécession.
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Balfour House, construite en 1835, au coin de Cherry et Crawford Streets, était la maison d’Emma
Balfour qui tint un journal détaillé du siège, aujourd’hui précieux pour les historiens. C’est lors du bal de
Nouvel An qu’elle y donnait qu’une estafette amena au général Smith qui y était invité la dépêche
annonçant l’arrivée des nordistes. Elle aussi conserve les cicatrices des bombardements.
L’histoire de Cedar Grove, 2200 Oak Street, aurait pu inspirer un roman ou un film, même les deux ! La
propriété de John Alexander Klein fut érigée entre 1840 et 1852. Tombé amoureux d’une très jeune fille, il
attendit ses seize ans pour l’épouser en 1842. Il en avait trente. Il mit à profit leur long voyage de noces à
travers l’Europe pour y trouver mobilier, objets et oeuvres d’art en Italie, France ou Bohême dont de
nombreuses pièces sont parvenues jusqu’à nous. Souvenir du siège, un boulet de canon se trouve
encore dans un mur du salon. Après avoir été un hôpital pour les nordistes, après la guerre, madame
Klein fut rejetée par la bonne société qui lui reprochait des liens de famille avec le général Sherman.
Voisine, Corners Mansion, 601 Klein Street, surplombant Mississippi et Yazoo, fut bâtie en 1873 pour la
fille des Klein en cadeau de mariage. C’est un autre Bed & Breakfast historique et classé, à la très belle
décoration.
La délicieuse Duff Green Mansion, 1114 First East Street, fut érigée par les esclaves en 1856 sur trois
niveaux. Elle servit d’hôpital aux deux camps pendant la guerre civile.
Stained Glass Manor Oak Hall, 2430 Drummond Street, fut la dernière demeure d’importance, construite
en 1902-1908, pour l’un des membres de la famille Vick. C’est sans doute le plus bel exemple
d’architecture de style mission. Classée au National Register of Historic Places, elle arbore 38 vitraux et
des kilomètres de bois sculpté ainsi qu’un escalier volumineux et du mobilier donnant une idée du style
de vie du propriétaire. C’est une autre auberge qui fait tout le charme de Vicksburg.
Autre exemple d’architecture « moderne », la Shlenker House, 2212 Cherry Street, placée sur le National
Register of Historic Places, a été conçue dans le style prairie, rendu célèbre par Frank Lloyd Wright.
Datant de 1907, elle était la résidence d’un homme d’affaires juif. Elle a été restaurée dans toute sa
grandeur originelle avec vitraux et boiseries, illustrant les années folles à Vicksburg. Adjacents, les
charmants Cherry cottages, tout équipés invitent à un séjour prolongé.
Le Southern Cultural Heritage Complex, à l’angle de Adams et Crawford Streets, est affilié au Mississippi
Museum of Art. C’est un centre culturel, constitué de bâtiments aux multiples styles architecturaux, qui
raconte l’histoire des Sisters of Mercy (les soeurs de la miséricorde) qui, pendant 132 années,
éduquèrent les enfants et prodiguèrent leurs soins aux malades à la Saint François-Xavier Academy et
au couvent adjacent. La visite inclut la Cobb House (1830), l’école d’origine, les casernements
hospitaliers de la Guerre de Sécession, le couvent de style gothique revival de 1868, l’auditorium de 1885
et l’académie de 1937. On y donne des manifestations culturelles.
Le Jacqueline House African American Museum (1325 Main Street), est le seul musée de Vicksburg
consacré à l’histoire et à la culture des noirs du comté, depuis la période esclavagiste à travers livres,
photos, manuscrits, affiches, journaux et objets.
Si vous n’êtes pas encore rassasié de la Guerre de Sécession, le Vicksburg Battlefield Museum (4139 I20 Frontage Road) héberge les collections de la Gray and Blue Naval Society. La visite ravira les
amateurs de modèles réduits qui resteront ébahis, voire jaloux, devant les centaines de pièces
consacrées aux navires de tous types utilisés pendant la Guerre de Sécession. Il y a aussi un diorama du
siège avec 2 500 figurines et on y projette un petit film sur l’histoire du siège. Pour satisfaire les filles
autant que les garçons, rendez-vous au Yesterday's Children Antique Doll & Toy Museum & Shop (1104
Washington Street). Sa collection de plus de 1 000 jouets et poupées, anciens ou contemporains,
chevaux à bascule, maisons de poupées etc. en fera retomber plus d’un parent en enfance…
Dans un registre plus léger mais tout autant typiquement américain, le petit musée de la Biedenharn
Candy Company, hébergé dans une belle bâtisse de 1890, 1 107 Washington Street, est entièrement
consacré à Coca-Cola. C’est ici que le précieux breuvage aurait été embouteillé pour la première fois en
1894… La fontaine à soda de 1900 est magnifique, on peut déguster aussi de la crème glacée et les
occasions de dépenser son argent en souvenirs de toutes sortes sont innombrables, compte tenu du
savant sens du merchandising de la marque, dès ses débuts.
Pour se recueillir un peu après tout ce bruit et cette fureur (merci William Faulkner !) guerrière très
présente à Vicksburg, on ira voir, 900 South Street, l’église de la Sainte Trinité (Holy Trinity Church),
classée au National Register of Historic Places. Aisément repérable avec son toit d’ardoise et sa flèche
acérée, elle présente la particularité de posséder des vitraux Tiffany qui honorent, sans distinction, les
morts des deux camps.
Vicksburg a servi de point de rassemblement primaire des réfugiés et de logement temporaire pendant la
Crue du Mississippi de 1927 qui a inondé une grande partie du Delta du Mississippi. Cette inondation a
été l'élan pour le développement d’une structure de la protection de la rivière et la création du Corps des
ingénieurs « Waterways Experiment Station » de l'armée américaine.
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MERCREDI 28 AVRIL
VICKSBURG (MS) – NATCHEZ (MS) – 193 KM
A 28 – VICKSBURG – NATCHEZ
A28 - 07 Kings Landing (Historical)
A28 - 17 Engelsing house - Port Gibson
A28 - 18 Bernheimer House
A28 - 19 The restauration cafe - Port Gibson1
A28 - 20A Cemetery
A28 - 20B Oak Square
A28 - 21 Grand Gulf Military Monument Park
A28 - 22 Fort Cobun (Historical)
A28 - 23 Rodney Rd et Route
A28 - 25 Bruinsburg
A28 - 26 Canemount Plantation (Historical)
A28 - 27 Southside Plantation (Historical)
A28 - 28 Passage
A28 - 29 Mound Plantation (Historical)
A28 - 30 Selsertown (Historical)
A28 – 31A Fort Dearborn (Historical)
A28 – 31B Natchez - Forks of the road
A28 - 32 Natchez - Linden Bed and Breakfast
A28 - 33 Natchez - Monmouth Plantation
A28 - 34 Natchez - Melrose Plantation
A28 - 35 Natchez - Melrose Estate
A28 - 36 Natchez - Glenburny Plantation (Historical)
A28 - 37 Natchez - Auburn Garden Club
A28 - Natchez
LES ENVIRONS DE VICKSBURG
Linden Plantation and Gardens
Juste à l’est de Vicksburg, 505 Duncan Road, cette plantation fondée en 1827 par le fils du fondateur
de Vicksburg, 10 après que le Mississippi ait obtenu son statut d’état. Les jardins entretenus avec
amour par les propriétaires actuels datent d’un peu plus tard. Le magnolia gardant l’entrée de la
demeure actuelle fut planté en 1847. Les habitations furent occupées par un médecin de l’armée
nordiste lors du siège. C’est aujourd’hui un B&B dans un agréable cadre arboré
Port Gibson
Offrez-vous une journée d’excursion dans le sud d’autrefois entre les vestiges de Windsor, une
plantation fantôme, et le village de Port Gibson 30 miles au sud de Vicksburg et 43 miles au nord de
Natchez, assoupi entre ses églises, ses cimetières et ses vieilles baraques pittoresques.
C’est l’un des premiers sites colonisés par les blancs au Mississippi. Il fut occupé dès 1729 et le village
fut officiellement fondé en 1803. Plusieurs combats importants, notamment la Bataille de Port Gibson,
liée à la campagne pour la prise de Vicksburg en 1863, eurent lieu dans ses parages. Mais il fut
épargné par la guerre de Sécession, Grant trouvant lui-même que la ville était trop jolie pour être
brûlée…
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8 miles au nord-ouest de Port Gibson, au bord du Mississippi, Grand Gulf Military Park raconte les
différents épisodes de la bataille avec plusieurs sites (Fort Coburn, Fort Wade, diverses structures
anciennes remontant à l’apogée de Grand Gulf, un cimetière et un musée) et un mirador offrant une
belle vue à 360°. Classé au National Register of Historic Places, c’est un bon endroit pour un piquenique. Port Gibson Battlefield comprend aussi la Shaifer House où furent tirés les premiers coups de
feu de la bataille. Les confédérés s’étaient retranchés dans Magnolia Church.
D’autres combats eurent lieu sur Bruinsburg Road à Point Lookout.
« La bataille de Port Gibson
1 mai 1863
Le major-général US Grant a lancé sa marche sur Vicksburg au printemps de 1863, en emmenant son
armée au sud de Milliken Bend, sur la rive ouest du fleuve Mississippi. Il avait l'intention de traverser
la rivière à Grand Gulf, mais la flotte de l'Union a été incapable de faire taire les gros canons des
confédérés. Grant marcha donc vers le sud et traversa à Bruinsburg le 30 avril.
La Forces de l'Union ont sécurisé la zone et, en fin d'après midi et ils ont commencé à avancer dans les
terres sur la route Rodney en direction de Port Gibson.
Les forces de Grant s’accrochérent aux avant-postes Rebel après minuit pendant environ trois heures.
A 3h00 du matin, les combats cesserent.
Les première lignes des Forces de l'Union continuent d’avancer sur la route Rodney et sur le chemin
d’une plantation. À 5h30 du matin, les Confédérés force les rebelles à se replier. Ils établissent de
nouvelles positions défensives à différents moments de la journée, mais ne peuvent empêcher l'assaut de
l'Union.
En début de soirée ils abandonnent le terrain. Cette défaite démontra que les Confédérés étaient
incapables de défendre la ligne de front du fleuve Mississippi et les fédéraux avaient donc sécurisé leur
tête de pont.
La route pour Vicksburg était ouverte. »
Parmi les curiosités de Port Gibson, on note la synagogue de Gemiluth Chessed, édifiée dans le style
mauresque en 1891. Sur la Mississippi Blues Trail, une plaque commémore l’histoire de la The Rabbit's
Foot Company, une troupe itinérante de chanteurs et de musiciens opérant entre 1900 et 1950 qui se
produisait en concert et à la radio et qui eut dans ses rangs des pionniers du blues dont des artistes
aussi connus que Bessie Smith, Big Joe Williams, Brownie McGhee ou Rufus Thomas.
A proximité, le Restoration Café (212 Carroll Street) est depuis 1839 un bon endroit pour rencontrer les
autochtone.
Bernheimer House (212 Walnut Street) de 1901 offre une architecture intéressante, mêlant les styles
queen anne et craftsman, contenant encore bon nombre de meubles ou éléments d’éclairage d’origine.
C’est aujourd’hui un B&B. La charmante et rustique Engelsing House (702 Church Street), datant de
1817, est sans doute la plus vieille construction du village. On la chérit particulièrement car elle fut le
lieu de naissance de Constance Carey, l’une des femmes qui cousit le premier drapeau sudiste. Le
Port Gibson City Hall (1005 College Street) a été restauré dans son look greek revival de 1840. Ancien
collège féminin, il abrite une collection de photographies sur le Claiborne County de 1906 à 1915.
10 miles au sud-ouest de Port Gibson, perdues sur une petite route de campagne près de la Alcorn
State University (dont la chapelle a recyclé quelques éléments architecturaux de la plantation détruite),
surgissent les ruines de la plantation de Windsor. Lors de son achèvement en 1861, juste avant le
début de la guerre, c’était la plus grande plantation antebellum du Mississippi. La maison de maître,
avec ses 25 pièces, bénéficiait d’un confort inusité pour l’époque : chacune avait sa cheminée, les
salles de bains étaient approvisionnées par un réservoir placé dans le grenier. Durant la Guerre de
Sécession, elle vit passer aussi bien les troupes de l’Union que les confédérées. Ces derniers se
servirent de son toit comme d’un poste d’observation et de communication. Les nordistes y établirent
un hôpital de campagne et un poste d’observation après la bataille de Port Gibson. Après la guerre, elle
continua d’être le lieu de rencontre des gens de la bonne société. Mark Twain y séjourna, racontant
qu’il grimpa sur le toit pour voir le Mississippi.
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Mais en février 1890, un incendie la ravagea, ne laissant debout que 23 de ses 29 colonnes doriques,
quelques éléments de la balustrade ou d’escaliers en fer forgé tordu et un peu de vaisselle de
porcelaine. Quelle dérision et quel symbole ! Après avoir survécu à la plus terrible guerre que les EtatsUnis aient connu, l’un des emblèmes sudistes par excellence disparaissait par la faute d’une cigarette.
C’en était vraiment terminé du sud, le vent avait fini par tout emporter…
Son site et ses ruines classées au National Register of Historic Places inspirèrent Hollywood puisqu’on
y tourna « L'Arbre de Vie » en 1957 avec Elizabeth Taylor et Monty Clift et plus récemment, en 1996,
« Fantômes Du Passé » avec Alec Baldwin , Whoopi Goldberg et James Woods sur un thème
nettement moins romanesque mais tout aussi en phase avec l’histoire du sud contemporaine. Il faut
dire que l’endroit est prenant, notamment au coucher du soleil quand les chapiteaux corinthiens
dessinent des ombres fantasmagoriques haut perchées sur les colonnes cannelées…
La Natchez Trace National Scenic Parkway
Cette longue piste d’origine indienne, comme le prouvent plusieurs tumuli vieux parfois de près de 2000
ans, fut utilisée intensivement pendant les années 1800-1825 par les bateliers remontant à pied des
rives du Mississippi pour retourner par voie terrestre chercher un nouveau chargement. Descendant
leurs cargaisons par l’Ohio ou le Tennessee jusqu’à Natchez, les bateliers, surnommés les
« Kaintucks » car nombreux étaient originaires du Kentucky, y abandonnaient leurs navires qui
servaient de bois de construction car ils n’étaient pas capables de remonter le courant. L’arrivée de la
vapeur allait bouleverser ce système et rendre la piste caduque. Ce fut l’une des premières grandes
pistes de la conquête de l’Ouest qui n’avait pas encore à l’époque franchi le Mississippi ni le Missouri.
Indiens natchez, choctaws, chickasaws, mais aussi toute une cohorte de ruffians, esclaves, pionniers,
militaires ou explorateurs comme Meriwether Lewis, l’empruntèrent. Aujourd’hui la Natchez Trace
National Scenic Parkway de Natchez à Nashville via Jackson et Tupelo suit au plus près l’ancienne
« trace » sur près de 450 miles, dans un décor naturel campagnard isolé, loin des villes, sans poids
lourds ni néon, composée de collines, forêts, cours d’eau et marécages, qui étaient autrefois autant
d’obstacles sur le chemin du voyageur. Jalonnant son parcours, les Tombigbee et Homochitto National
Forests offrent un cadre idyllique pour observer la faune locale (oiseaux migrateurs, opossums,
armadillos, gibiers divers et ratons laveurs) et pratiquer des activités de plein air, notamment de la
rando sur la vieille Natchez Trace originelle, à pied, à cheval ou en vélo.
NATCHEZ (MS)
60 miles au sud de Vicksburg, Natchez est la plus ancienne colonie du Mississippi inférieur.
Le site était déjà occupé par les indiens natchez qui édifiaient des tumuli dans la région depuis le
huitième siècle. Après les furtifs passages du conquistador Hernando de Soto ou de Cavelier de La Salle
en route vers son destin funeste au Texas, les français, menés par Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville,
débarquèrent pour construire Fort Rosalie en 1716, sur la rive escarpée du Mississippi.
En 1729, la tribu se souleva contre les français qui voulaient installer une plantation de tabac sur un site
sacré. Aidés par des esclaves noirs, les yazzos et les chickasaws, les natchez massacrèrent près de
250 colons en attaquant le fort, l’une des pires hécatombes de l’histoire. Mais les français, assistés de
leurs alliés choctaws, écrasèrent férocement la rébellion.
En 1731, les natchez survivants furent vendus comme esclaves et envoyés à Saint Domingue, d’autres
allaient se fondre dans d’autres tribus, occupant ultérieurement l’Oklahoma. C’est à l’issue du conflit que
la ville, ironiquement, pris le nom de la tribu défaite.
Au traité de Paris, Natchez tomba sous la coupe anglaise, passa aux mains espagnoles, redevint
française avant que les américains n’en prennent le contrôle avec le fameux Louisiana Purchase, signé
en 1803 entre Jefferson et Napoléon Ier.
Tabac et indigo fournirent les premières ressources, mais l’invention de l’égreneuse par Eli Whitney,
associée à l’esclavage, allait révolutionner la production de coton qui allait rendre riches planteurs et
marchands, placés au terminus de la Natchez Trace, la voie terrestre de la remontée des bateliers vers
les rivières du nord qu’ils avaient utilisées à la descente.
La vapeur allait rendre caduque cette noria, mais Natchez était devenue dans l’intervalle, le premier port
cotonnier du pays, ornée de fastueuses demeures où l’on menait la grande vie. La Guerre de Sécession
allait épargner la ville, sa reddition préservant son centre ville et ses magnifiques résidences qui sont
aujourd’hui sa fierté et la raison numéro un du tourisme et presque autant d’occasion de dormir dans une
vraie demeure historique.
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Si vous êtes attiré par les cultures précolombiennes, le Grand Village des Natchez, illustrant cette
branche de la culture du Mississippi, est un National Historic Landmark (Jefferson Davis Boulevard). Il
protège un tumulus cérémoniel utilisé entre 1200 et 1730 pour révérer leur chef, alias « le grand soleil ».
Les français ont donné des comptes rendus circonstanciés des cérémonies qui s’y pratiquaient. Des
habitations ont été reconstruites pour montrer le mode de vie de la tribu et des reconstitutions y sont
données en saison.
Après l’attaque de Fort Rosalie, le site servit de base et même de plate-forme d’artillerie aux troupes
françaises lors de leur contre attaque. Emerald Mound, sur la Natchez Trace juste au nord-est de la ville
au mile post 10.2, est un site plus ancien, utilisé par les ancêtres des natchez. Beaucoup plus étendu, le
second en taille des Etats-Unis, mesurant à sa base 235 mètres de long sur 132 de large et 11 de haut,
c’était également un site de cérémonie surmonté de deux plus petits tumuli. Alentour, on a retrouvé de
nombreux vestiges d’habitations.
Historic Downtown Natchez vous plonge au plus profond du vieux sud, celui chanté avec nostalgie par
Nino Ferrer. Il offre une collection exceptionnelle de plus de 1000 structures classées au National
Resister dont 300 maisons historiques, souvent aux mains de la même famille depuis plus de 150 ans.
Ces résidences de notables, planteurs ou marchands, les plus modestes constructions en planches,
vieilles églises, boutiques rétros, parcs et promenades, ruelles où l’on se déplace en calèche, en font
l’une des plus belles perles sudistes, au même titre que Savannah en Géorgie ou Charleston en Caroline
du Sud. Deux fois par an, au printemps et à l’automne, lors des Natchez Pilgrimage (du 6 mars au
10 avril et les deux premières semaines d’octobre), une bonne vingtaine de ces vieilles demeures
sudistes, même privées, s’ouvrent au visiteur qui peut découvrir l’atmosphère sudiste d’autrefois, en
rêvant à l’époque d’« Autant en Emporte le Vent ». Hôtesses en costumes, productions musicales et
théâtrales, conférences en font de véritables événements culturels. C’est ce décor et cette ambiance un
peu surannés qui séduisirent Ethan et Joel Coen quand ils tournèrent « Ladykillers » avec Tom Hanks.
Le terme antebellum désigne les constructions édifiées avant la Guerre de Sécession. La plupart, datant
des années 1820-1860, sont de style fédéral ou greek revival. Le premier offre des lignes plus simples et
plus sobres. Le second s’orne d’éléments copiés de la Grèce antique, notamment colonnades, pilastres
et frontons. Les intérieurs, offrant des volumes importants, sont décorés d’amples volées d’escaliers et de
mobilier souvent importé d’Europe. Nous vous citons, ci-dessous, quelques unes des plus significatives
sur le plan architectural comme historique. Nombreuses sont celles qui pourraient vous séduire si vous
cherchez un hébergement de caractère car les B&B et autres auberges historiques ne manquent pas.
Auburn, abritée dans Duncan Park, est une imposante habitation en brique datant de 1812. Commandée
par Lyman Harding, le premier procureur général du territoire du Mississippi, ce fut la première demeure
de Natchez à être conçue sur plan, par l’architecte Levi Weeks.
A la mort de Harding, elle fut occupée par le docteur Stephen Duncan et son épouse, qui non content
d’être médecin, devint président de la banque de l’état et soutint l’établissement de la Trinity Episcopal
Church. La sobriété de son style, qui inspira une nombreuse descendance, est juste troublée par le
portique à quatre colonnes de son porche d’entrée, reposant sur un piédestal. Ses deux ailes furent
ajoutées en 1830 par Duncan. A l’intérieur, on admirera son gracile escalier en spirale, s’envolant comme
par miracle.
Magnolia Hall, que l’on trouve à l’angle de Pearl Street et Washington Street, fut en 1858, l’une des
dernières grandes demeures à être construite avant la Guerre de Sécession, pour le planteur et
marchand Thomas Henderson. Avec son portique à colonnes flanquant sa façade, elle est très
reconnaissable. Ses murs extérieurs en brique sont recouverts de stuc et peints pour ressembler à de la
pierre de taille. Classée au Register of Historic Places, on y trouve du mobilier d’époque, un splendide
escalier en acajou et le Natchez Costume & Doll Museum, une collection de poupées et de costumes,
originaux ou reproductions, portés lors des Pilgrimages bi annuels.
Melrose, sur Melrose-Montebello Parkway, est le chef d’oeuvre du Natchez National Historical Park.
Classée National Historic Landmark, elle fut édifiée au cours des années 1841-1845 pour la famille de
John T. McMurran, un juriste attiré vers le sud par son ami Quitman de la Monmouth Plantation. Avec son
style greek revival reconnaissable à son entrée de temple grec avec une colonnade immaculée
supportant un fronton digne du Parthénon et magnifiée par une position sur une éminence dominant un
vaste parc de 32 hectares, cette gentilhommière élégante est la quintessence de l’art de vivre sudiste à
son apogée. On y découvre, de manière concrète lors de visites accompagnées, la magnificence de toute
une caste se reposant sur ses certitudes et le rôle de l’esclavage.
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Monmouth Plantation (36 Melrose Avenue), datant de 1818, est un National Historic Landmark. Avec ses
proportions admirables d’équilibre et de symétrie, c’est l’une des plus belles demeures de maître de la
région. Propriété, dès 1826, du général John A. Quitman, originaire de l’Ohio, gouverneur du Mississippi
et héros de la guerre contre le Mexique, elle conserve de nombreuses pièces ayant appartenu au général
et à sa famille qui l’occupa pendant plus d’un siècle. Après plusieurs années de décadence, ses
propriétaires actuels, l’ayant transformée en une élégante auberge de trente chambres, lui ont redonnée
son lustre passé tout en la dotant d’équipements modernes.
Erigé en 1856 pour Charles Dahlgren, Dunleith est un superbe manoir immaculé dont la double galerie
cernant intégralement sa structure scandée d’une colonnade et le parc de seize hectares, symbolisent
l’aristocratique opulence sudiste. Plusieurs dépendances, poulailler, écurie, cuisines, donnent une idée
de la vie quotidienne. Il est savoureux de noter que l’un de ses anciens esclaves, John R. Lynch, fut l’un
des premiers noirs à exercer une charge publique au Mississippi. C’est aujourd’hui, un B&B classé (84
Homochitto Street).
Linden (1 Linden Place) aujourd’hui ravissante auberge de charme de sept chambres à la majesté
tranquille, bien dans la tradition sudiste d’autrefois. Construite vers 1800 dans le sobre style fédéral, elle
fut occupée par le premier sénateur du Mississippi élu au congrès fédéral, Thomas B. Reed. Son porche
servit de modèle à Tara, la plantation de Scarlett O’Hara dans le film « Autant en Emporte le Vent ».
Au milieu d’un superbe parc de deux hectares embaumé par les plantations d’azalées, Les Towers (801
Myrtle Avenue) sont l’une des plus belles réussites parmi les multiples restaurations de demeures
antebellum de Natchez. Inspiré de l’Italie avec ses deux tours rattachées par une gracieuse triple arcade,
ce joli B&B date du début des années 1860. Il fut occupé par les officiers de l’armée nordiste.
Stanton Hall, à l’ombre de chênes centenaires, au coin de High Street et Pearl Street, occupe un parc
près du centre ville depuis 1857. Classé National Historic Landmark, c’est l’une des restaurations les plus
réussies du Pilgrimage Garden Club de Natchez. Ce véritable palais à la terrasse surmontée d’un fronton
néoclassique surprend par ses amples proportions. Il contient du mobilier original, des cheminées en
marbre, des boutons de portes et charnières plaqué argent… Son premier occupant fut Frederick
Stanton, un irlandais arrivé à Natchez en 1815 qui devint l’un des plus riches marchands de coton du
comté d’Adams. C’est un site très recherché pour les réceptions et les mariages.
Sur la falaise dominant le Mississippi, à l’angle de South Broadway et Canal Street, Rosalie est un autre
National Historic Landmark. Il porte le nom du fort français construit à proximité en 1716, site originel de
Natchez. Ce manoir de style fédéral érigé en 1820 sera, avec son volume cubique flanqué de colonnes
rythmant ses deux niveaux, le prototype de bon nombre de maison de maître des années suivantes. Il fut
le quartier général des troupes fédérales. Il fait l’objet d’un soin attentif du chapitre du Mississippi de
l’influente association des Daughters of the American Revolution (D.A.R). On trouve, dans ses 21 pièces,
du mobilier original dont un salon sortant des ateliers de l’ébéniste John H. Belter en vogue à l’époque et
une cuisine d’époque.
Le marché aux esclaves le plus important de Natchez se trouvait aux « Forks of the Road », environ un
mile à l’est de Downtown Natchez. Même si rien n’a subsisté, un petit kiosque fournit des explications. On
y apprend qu’avec celui d’Algiers à New Orleans, il s’agissait du plus important du sud, ce qui donne une
idée de l’importance de Natchez au moment de l’éclatement de la « guerre entre les états ». Natchez,
comme on le verra plus loin, possède une très riche histoire afro-américaine.
Le Natchez Museum of African-American History and Culture (301 Main Street) contenant objets et
documents évoque la communauté noire du Mississippi de 1719 à nos jours. C’est l’un des meilleurs du
genre sur la douzaine d’institutions qui, à Natchez, sont consacrés aux afro américains.
Pour continuer sur le sujet, la William Johnson House (210 State Street), en plein centre ville est, avec la
McCallum House adjacente, l’une des unités du Natchez National Historical Park, rénovée et gérée par le
service des parcs nationaux. William Johnson, un barbier noir libre, utilisa les briques de bâtiments
détruits (notamment celles des bureaux de l’avocat Mc Murran de Melrose Plantation…) lors d’une
tornade pour se construire sa résidence en 1840. La famille vivait à l’étage, les clients étant reçus au rezde-chaussée. On y découvre le mode de vie des noirs américains libres dans le sud, d’avant la guerre
civile, dont le journal tenu par William Johnson de 1835 à 1851 reste un témoignage essentiel. On y
découvre que le barbier, à sa mort en 1851, possédait seize esclaves… !
La Evans Bontura Smith House (107 South Broadway) date de 1851. Construite dans le style greek
revival pour Robert D. Smith, un noir libre qui opérait un service de transport à Natchez, elle fut
transformée en auberge par un portugais, José Bontura.
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La House on Ellicott Hill au 211 North Canal Sreet, construite pour James Moore, un riche marchand
local, remonte à 1798. C’est ici qu’Andrew Ellicott, envoyé par George Washington pour marquer la
frontière avec la Louisiane espagnole, hissa la bannière étoilée un an auparavant. Placée au terminus de
la Natchez Trace, elle appartient au Natchez Garden Club et est classée National Historic Landmark. Le
premier maire de Natchez, Samuel Brooks, y vécut.
La Kyle House de 1820 (617 High Street) est un petit cottage à l’histoire intéressante. Il appartenait à
Nancy Kyle, une ancienne esclave, qui avait une étroite relation avec un homme d’affaires blanc, Charles
Kyle. Il est représentatif du type d’habitation plus modeste qui pouvait exister à l’époque pour des gens
moins riches. On ne visite pas.
Parmi les nombreux lieux de culte se dressant à Natchez, on se doit de citer au moins la
First Presbyterian Church, 117 South Pearl Street. Construite vers 1828, c’est un bon exemple du style
fédéral. La Stratton Chapel, ajoutée en 1901, est considérée comme une parfaite illustration du style
roman revival.
Sur Broadway Street, Natchez Bluff Park, qui surplombe le majestueux “Père des Eaux”, est un séduisant
site de pique-nique pour la vue et les arbres et un kiosque à musique. On y trouve une plaque dédiée au
souvenir de Richard Wright, l’un des premiers écrivains noirs américains internationalement reconnus. Né
à la Rucker Plantation près de Natchez en 1908, menacé à l’époque du maccarthysme, ce petit fils
d’esclave s’exilera à Paris où il deviendra ami de Jean Paul Sartre. Il repose au Père Lachaise.
« Native Son » (enfant du pays), son roman le plus célèbre, a été adapté deux fois au cinéma. Sa
modeste maison d’enfance où il vécut avec ses grands parents se trouve 20 East Woodlawn Street. Une
autre plaque raconte la tragédie du Rhythm Night Club de St. Catherine Street, dont l’incendie, une nuit
de 1940, fit plus de 200 morts parmi la population afro-américaine. Au nombre des disparus, on comptait
le chef d’orchestre Walter Barnes, à l’époque aussi connu que Duke Ellington ou Woody Herman, et neuf
membres de son groupe des Royal Creolians. L’événement inspira de nombreux musiciens comme John
Lee Hooker et son "Natchez Fire".
Natchez Under-the-Hill, la ville basse, était autrefois le lieu de toutes les turpitudes. Surnommée la
Sodome ou la Barbary Coast du Mississippi (à l’instar de San Francisco lors de la Ruée vers l’Or), c’était
autrefois le quartier chaud de la ville sur le site même des débarcadères de tous les navires croisant sur
le fleuve. Cet Historic District est aujourd’hui revitalisé par quelques bars et restaurants ainsi que le
Isle of Capri, un hôtel casino flottant, singeant les luxueux vapeurs d’autrefois, emblèmes de la vie
fastueuse sur le fleuve, dont on a eu un aperçu dans le picaresque « Maverick » avec James Gardner et
Jodie Foster.
HOTÊLS NATCHEZ – 1 NUIT
Days Inn Natchez
109 Hwy 61 South
Natchez, MS 39120
$61,40
68001410
Isle of Capri Casino Hotel
53 Silver Street,
Natchez, MS 39120
$65
A 28 - NATCHEZ VILLE
A28 - Natchez - 9 John Banks House
A28 - Natchez - St Mary Basilica
A28 - Natchez - Magnolia Hall
A28 - Natchez - Rosalie Mansion
A28 - Natchez - Isle of Capri Casinos-Natchez
A28 - Natchez - Dunleith Plantation
A28 - Natchez - House On Ellicott Hill
A28 - Natchez - Stanton Hall
A28 - Days Inn-Natchez
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LOUISIANE DU SUD
C'est le pays des pionniers français du 17e siècle qui s'y établirent après avoir été expulsés de l'Est du
Canada par les Britanniques. Ils s'établirent autour de Lafayette, que leurs descendants, qui parlent
toujours un créole français, considèrent comme la capitale Cajun.
Ici s'étend le bayou, un réseau dense de voies d'eau, où des pirogues acadiennes naviguent sur les
marécages peuplés d'une faune et d'une flore aquatiques d'une grande richesse.
JEUDI 29 AVRIL
NATCHEZ (MS) – BATON ROUGE (LA) – 201 KM
A 29 - NATCHEZ - BATON ROUGE VARIANTE
A29 - 01 Natchez - Longwood Plantation
A29 - 02 Natchez - Glester Plantation (Historical)
A29 - 03 Longwood Plantation (Historical)
A29 - 04 Providence Plantation (Historical)
A29 - 05 Beverly Plantation (Historical)
A29 - 06 Oak Hill Church (Historical)
A29 - 07A Lake Mary Plantation (Historical)
A29 - 07B Hollywood Church (Historical)
A29 - 08 Point de passage
A29 - 09 Pond General Store
A29 - 10 Greenwood Plantation
A29 - 11 Butler Greenwood Plantation B&B
A29 - 12 Myrtles Plantation
A29 - 13 Rosedown Plantation & Gardens
A29 - 14 St Francisville
A29 - 15 Fairview Plantation
A29 - 16 Holloway Plantation
A29 - 17 Port Hudson State Historic Site
A29 - 18 Louisiana State Capitol
A29 - 19 Baton Rouge City Hall
A29 - Baton Rouge
LES ENVIRONS DE NATCHEZ
LE MOUNT LOCUST INN
Au mile post 15,6 de la Natchez Trace, Le Mount Locust Inn est le seul exemple d’auberge subsistant
sur la piste. Elle fut construite par le pionnier John Blommart en 1780 qui avait fomenté une révolte
contre l’Espagne. Son successeur, William Ferguson, en fit un gîte d’étape pour les voyageurs de la
Natchez Trace et y développa une plantation en 1784. Sa veuve, Paulina, épousa l’un de ses hôtes,
James Chamberlain, et la demeure resta dans la famille Chamberlain jusqu’en 1944. A partir de
1954, le National Park Service entama sa restauration pour lui redonner son apparence des années
1820. Son style nettement plus rustique que les nobles demeures de Natchez s’inscrit parfaitement
dans le cadre bucolique de la piste.
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PLANTATION LONGWOOD
Sur Lower Woodville Road, elle est reconnaissable entre toutes avec son plan octogonal unique, ses
six niveaux, sa taille exceptionnelle et son incroyable dôme en oignon byzantin lui donnant un air de
religieuse (la pâtisserie !) orientale. Avouez que ça vous change du greek revival ! Commencée en
1860 d’après les plans de Samuel Sloan, un architecte de Philadelphie, pour famille de Haller Nutt,
sa construction fut stoppée par la Guerre de Sécession, les ouvriers étant appelés sous les
drapeaux. L’extérieur heureusement achevé, son intérieur ne fut jamais terminé, seules 9 pièces
étant réalisées sur les 32 prévues. Nutt mourut en 1864, sa veuve n’habitant que le rez-de-chaussée,
ce qui laissa libre cours à toutes sortes de légendes et autres histoires de fantômes. En effet, ce
National Historic Landmark, sauvé et entretenu par le Pilgrimage Garden Club, a la réputation d’être
hanté. Vous vous en rendrez peut-être compte par vous-même lors de la visite de l’intérieur inachevé
en voyant des escaliers qui ne mènent nulle part ou en parcourant les jardins où Julia Nutt coupait
ses rosiers…
MYRTLES PLANTATION
Cette plantation est réputée pour être la maison la plus hantée d’Amérique. Les « Mystery Tours »
dévoilent aux visiteurs ses plus troublants secrets.
La propriété accueille aussi les touristes en B&B : elle compte 11 chambres et un restaurant
Visites guidées tous les jours de 9h à 17h et « Mystery Tours » les vendredis et samedis soirs.
7747 U.S. Highway 61 - St. Francisville, Louisiana 70775
BATON ROUGE (LA)
Baton Rouge, la capitale de l’état, doit son nom au français Le Moyne d’Iberville qui explora les rives du
Mississippi en 1699. Il mentionna dans ses écrits de grands poteaux rouges, érigés par les Indiens pour
marquer leur territoire de chasse. Baton Rouge, avec ses 224,097 habitants, est une ville jeune et
dynamique qui accueille deux universités très connues, notamment pour leurs équipes de football.
Visit Baton Rouge
LOUISIANA STATE MUSEUM
Ce tout nouveau musée a ouvert ses portes en février 2006. Il a été inauguré par le Lieutenant
Gouverneur Mitch Landrieu. Il est consacré à l’histoire, la culture et le patrimoine industriel de
Louisiane. Il est ainsi possible d’y découvrir un sous-marin de la guerre civile, des instruments de
musique ayant appartenus à Fats Dominos ou encore un bateau servant à la pêche aux écrevisses.
Mardi au samedi de 9h à 17h et dimanche de 12h à 17h.
660 N. 4th St. - Baton Rouge, LA 70802.
LSU RURAL MUSEUM
Ce musée est consacré au monde rural de Louisiane et comprend trois sections : une plantation en
exploitation, qui permet de comprendre la vie quotidienne rurale au 19ème siècle ; une grange
permettant de découvrir les différents outils utilisés par les communautés rurales de la préhistoire
jusqu’à nos jours ; enfin la section Louisiana Folk Architecture regroupe sept bâtiments illustrant les
différents styles de construction des premiers colons.
Tous les jours, de 8h30 à 17h
Tel : (225) 765-2437- Fax : (225) 765-2639
SHOW CENTER FOR THE ARTS
Ouvert depuis mars 2005, le Shawcenter est un ensemble de galeries d'expositions pour tous les
arts. Le bâtiment possède une architecture très surprenante, toute de verre, qui offre une luminosité
incroyable pour observer les oeuvres d'art. Il comprend notamment le LSU Museum of Art, qui
dispose de plus de 1 500m² d’exposition et un théâtre conçu dans l’esprit du « West End » londonien,
qui accueille plus de 300 spectateurs. La Brunner Gallery, espace consacré à l’art contemporain,
expose les œuvres des artistes les plus prometteurs de la région.
Shaw Center : mardi / samedi 9h - 23h et dimanche 11h - 17h. Entrée gratuite
LSU Museum of Art : mardi / samedi 10h - 17h (nocturne 20h jeudi) dimanche de 13h à 17h
100 Lafayette Street - Baton Rouge, LA
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SATCHMO SUMMERFEST
Mint « Satchmo » c’est le surnom de Louis Armstrong, bien sûr ! Ce festival est dédié au plus célèbre
natif de La Nouvelle-Orléans. Au programme, des concerts de Jazz évidemment mais aussi des
expositions, des conférences, des débats, des projections de films… Samedi et dimanche, les
concerts s’enchaînent les uns à la suite des autres.
La plupart des événements sont gratuits.
HOTÊLS BATON ROUGE – 1 NUIT
Ramada Inn Baton Rouge
10045 Gwenadale Avenue
I-12 @ Exit 2B
Baton Rouge, LA 70815
$81,36
67674527
Days Inn Baton Rouge
9919 Gwenadele Ave
I-12 Airline Hwy 61 No Exit 2B
Baton Rouge, LA 70816
$61
Microtel Inn and Suites Baton Rouge
Airport
3444 Harding Blvd.
Baton Rouge, LA 70807
$90
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VENDREDI 30 AVRIL
BATON ROUGE (LA) – NEW ORLEANS (LA) – 213 KM
A 30 - BATON ROUGE - NEW ORLEANS
A30 - 01 Old State Capitol
A30 - 02 Uss Kidd
A30 - 03 Magnolia Mound Plantation
A30 - 04 Show center of the Art
A30 - 05 Baton Rouge Gallery
A30 - 06 Nottoway Plantation
A30 - 07 ? Bittersweet Plantation
A30 - 08 Houmas House Plantation
A30 - 09 Oak Alley Plantation
A30 - 10 St Joseph Plantation
A30 - 11 Laura Plantation
A30 - 12 San Francisco Plantation
A30 - 13 Montz
A30 - 14 Ormond Plantation Manor
A30 - 15 Destrehan Plantation
A30 - New Orleans
LES PLANTATIONS
La région des plantations plonge ses visiteurs dans le faste de la période d’avant la guerre de
Sécession, sur les traces des très riches planteurs de canne à sucre et de coton des années 1850.
C’est l’occasion de découvrir l’histoire mouvementée de cet état du « Vieux Sud », le commerce
triangulaire et la vie quotidienne dans les plantations.
Au départ de La Nouvelle-Orléans, la Great River Road longe le Mississippi : là, se dressent les
plantations qui font la fierté de la Louisiane. Parmi les plus célèbres, Nottoway (surnommée aussi
White Castle pour sa blancheur), Oak Alley (la plus photographiée, pour sa magnifique allée de
chênes), San Francisco (à l’architecture originale et colorée), Houmas House (aux splendides jardins),
Destrahan Plantation (la plus ancienne) ou encore Laura Plantation, une des rares plantations créoles
encore existantes.
Cette dernière propose de découvrir la vie d’une famille de planteurs et de ses esclaves sur
7 générations. Cette passionnante visite se fait en français par des guides cajuns.
Au départ de Baton Rouge et de Saint Francisville, le visiteur peut également découvrir, plus au nord
de l’état, Lloyd Hall, Kent House, Magnolia Plantation ou encore Melrose Plantation, qui fut administrée
par une ancienne esclave noire.
A Frogmore, la plantation de coton date d’avant la guerre de sécession et comprend d’authentiques
cabanes d’esclaves. Avec Lloyd Hall Plantation, c’est l’une des rares plantations historiques encore en
exploitation aujourd’hui.
Le voyageur à la recherche d’une expérience romantique sur le thème de
« Autant en Emporte le Vent » sera comblé par une nuit dans l’une des plantations proposant un
hébergement.
www.LouisianaBandB.com
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HOUMAS HOUSE
La plantation doit son nom aux Indiens Houmas, premiers propriétaires des terres du domaine. Au
milieu du XVIIIème siècle, les Houmas revendent les terres à Maurice Conway et Alexander Latil, qui
construisent les premiers bâtiments. En 1857, après plusieurs transactions, John Burnside achète la
plantation pour 1 million de dollars. Il sauve la plantation de la destruction pendant la guerre civile en
faisant valoir son immunité en tant que sujet de la couronne britannique. Aujourd’hui, les visiteurs
bénéficient du cadre verdoyant des magnifiques jardins, particulièrement admirables au printemps.
40136 Highway 942 - Darrow, LA 70725-2302
Visites guidées du lundi au mercredi de 10h à 17h et du dimanche de 10h à 20h.
LAURA PLANTATION
Laura Plantation est l’une des dernières plantations créoles de Louisiane. Très colorée, à
l’architecture en bois, les plantations créoles sont très différentes des plantations américaines de
style néo-classique (maisons blanches à colonnades). Le visiteur est ici plongé dans la vie
quotidienne de la famille créole « Locoul » : les guides nous racontent leur histoire sur sept
générations grâce aux mémoires de Laura, dernière propriétaire de la plantation.
Particulièrement vivante, cette visite permet de bien comprendre la culture créole (à ne pas
confondre avec la culture cajun) et l’histoire de la Louisiane, fortement marquée par celle des
exploitants de champs de coton ou de cannes à sucre.
La plantation a brûlé en 2004 mais les travaux de reconstruction sont désormais bien avancés. Il est
également possible de visiter d’anciennes cases d’esclaves.
Visites guidées tous les jours à 10h, 11h15, 12h30, 13h45, 15h et 16h.
2247 Highway 18 - Vacherie, LA 70090
MADEWOOD PLANTATION
Magnifique plantation de style néo-grec, Madewood charme par son ambiance « Vieux Sud » :
fronton à colonnade, rocking chairs sur les balcons et galeries, arbres centenaires, tout plonge le
visiteur dans l’atmosphère romantique des anciennes plantations. Il est possible de passer la nuit
dans la plantation. Une française, Christine, responsable de la plantation, accueille les visiteurs par
un « wine & cheese » dans la bibliothèque, suivi par un dîner aux chandelles. Les chambres sont
toutes meublées dans le style d’époque. Le petit-déjeuner créole est particulièrement copieux.
Visites tous les jours de 10h à 17h – Entrée payante.
Pour les tarifs des chambres, contacter la plantation.
4250 Highway 308 - Napoleonville, LA 70390
NOTTOWAY PLANTATION
Nottoway est la plus grande plantation « ante-bellum » de Louisiane : 65 pièces, une salle de bal de
20 mètres de long entièrement peinte en blanc, des colonnes corinthiennes… Elle est surnommée
« White Castle » en raison de sa couleur blanche.
La plantation propose également un hébergement en B&B et un restaurant pour le déjeuner ou le
dîner.
Visites guidées tous les jours de 9h à 17h – Entrée payante.
OAK ALLEY PLANTATION
Oak Alley est la plantation la plus photographiée de Louisiane : son allée majestueuse de chênes
tricentenaires lui donne une présence toute particulière. Les guides, habillées en robes à crinoline,
font découvrir l’intérieur de la plantation entièrement meublée. Les jardins offrent une agréable pause
après la visite.
La propriété comprend également un restaurant et des bungalows pour les visiteurs qui souhaitent
passer une nuit sur place.
Les visites guidées ont lieu tous les jours et toutes les heures de 10h à 16h
Pour les tarifs des bungalows, contacter la plantation.
3645 Highway 18 (Great River Road) - Vacherie, LA 70090
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HOTÊLS NEW ORLEANS – 3 NUITS
Days Inn New Orleans Airport
1021 Airline Drive
Kenner, LA 70062
321,68
67976510
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SAMEDI 1ER MAI – DIMANCHE 2 MAI
NEW ORLEANS (LA)
JAZZ & HERITAGE FESTIVAL À LA NOUVELLE-ORLÉANS
Du 23 avril au 2 mai 2010, tous les styles musicaux sont présents lors de ce festival : du blues au R'n'B,
du gospel au zydeco, de la musique cajun au rock, de la country à la musique afro-caribéenne... et bien
sûr, le jazz.
LA NOUVELLE-ORLÉANS (LA)
Cœur français battant en terre américaine, La Nouvelle-Orléans ne ressemble à aucune autre ville des
Etats-Unis. Entre Quartier Français à l’architecture latino-créole, vieille cathédrale, antiquaires, boites de
jazz et rues en fête, c’est à une tourbillonnante plongée dans l’Amérique Impertinente que convie cette
ville à l’ambiance si attachante.
Le centre historique de La Nouvelle-Orléans s’appelle Quartier Français ou Vieux Carré bien qu’en
réalité, son architecture soit d’influence espagnole. Il se découvre en flânant à pied dans les rues étroites
au tracé rectiligne. Les visiteurs peuvent découvrir les balcons en fer forgé, les petites cours privées
agrémentées de fontaines, les jardins et patios, tout en profitant de l’ambiance tranquille du
« Vieux Sud ».
La Promenade Moon Walk longe le Mississippi. Le promeneur se met à rêver du temps des plantations
en regardant passer d’authentiques bateaux à aube. Ces derniers proposent des croisières de quelques
heures ou quelques jours.
La nuit tombée, Bourbon Street (nommée ainsi en hommage au Roi Soleil) s’anime d’une incroyable
effervescence tous les soirs de la semaine et jusque tard dans la nuit. Les noctambules se laissent
gagner par l’ambiance festive et musicale des nombreux bars, clubs de jazz et restaurants.
A quelques pas du Vieux Carré, l’Art District ou Warehouse District est le quartier en vogue à La
Nouvelle-Orléans. Cet ancien quartier des entrepôts a été réhabilité et transformé pour accueillir les
principaux musées de la ville, des galeries d’art et des ateliers d’artistes. A ne pas manquer : le National
World War II Museum (musée consacré au Débarquement des Alliés en Normandie).
Le célèbre tramway, fidèle à l’univers de Tennessee Williams, mène au Garden District. Ce quartier doit
son nom aux nombreux parcs et jardins qui agrémentent ses propriétés « ante bellum ». La Louisiane
devenue américaine en 1803, les Américains choisissent de s’installer à cet endroit, à quelques
centaines de mètres à l’ouest du Quartier Français. Ils bâtissent alors de magnifiques demeures de style
« néo-Renaissance grecque » (Greek Revival) et typiquement victoriennes. En remontant Saint Charles
Avenue, les flâneurs peuvent admirer ces impressionnantes prouesses architecturales dans un cadre
verdoyant.
Où écouter du Jazz à La Nouvelle-Orléans? Dans le Quartier Français, Preservation Hall est le club de
Jazz mythique de la ville. Un peu plus à l’est, le Faubourg Marigny regroupe plusieurs clubs de renom.
Plus d’informations sur www.Offbeat.com
C'est devenu une tradition pour les touristes de terminer la soirée devant un café et des beignets au
sucre dans l'un des vieux établissements du quartier. Jackson Square est au Quartier Français ce que
Montmartre est à Paris. Les artistes y exposent leurs oeuvres le long de sa grille en fer, à proximité de la
cathédrale Saint Louis.
De nombreux écrivains ont élu domicile à la Nouvelle Orleans : Tennessee Williams, William Faulkner,
Anne Rice (Entretiens avec un Vampire),... Certaines de leurs résidences accueillent aujourd'hui le public
pour des visites guidées. Par exemple la Beauregard-Keyes House au 1113 Chartres Street, dans le
Quartier Français, doit son nom à ses prestigieux occupants, à savoir le Général Beauregard et
Frances Parkinson-Keyes, l'auteur du best-seller Dinner at Antoine's.
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N'oublions pas le palais, le nôtre. A la Nouvelle-Orléans, les restaurants sont de très grande qualité, avec
une forte prépondérance de la cuisine créole parfumée et épicée, issue d'un mélange de nombreuses
cultures.
Le jambalaya est un mélange exotique de jambon coupé en cubes, de chorizo, de crevettes, légumes et
épices, servi avec du riz.
Goûtez aussi les crevettes à la créole et le poulet gombo à l'okra.
CONTEMPORARY ART CENTER
Le Contemporary Art Center (CAC) se consacre à la promotion de l’art contemporain ou émergent.
C’est aussi un support artistique et financier pour les artistes. Ce musée « multi arts » abrite en
permanence des regroupements d’artistes: le Artspot Production, association consacrée au
développement des arts pluri-disciplinaires, le Schrammel Conservatory of Dance, un conservatoire
de danse pour les enfants ou encore le New Orleans Ballet Theatre, le ballet de La Nouvelle-Orléans
ont élu domicile dans le centre.
Du jeudi au dimanche de 11h à 16h - Entrée gratuite.
900 Camp Street - New Orleans, LA 70130
MARDI GRAS WORLD
Le visiteur entre dans la folie du carnaval de La Nouvelle Orléans et se laisse guider à l’intérieur de
« Mardi Gras World ». Il découvre les chars très décorés qui ont servi aux parades des années
précédentes. C’est aussi l’occasion de rencontrer les créateurs de ces véritables œuvres d’art qui
travaillent toute l’année à la préparation des chars. En fin de parcours, chacun peut se déguiser à sa
convenance : perruques, chapeaux, habits colorés et masques sont prêtés aux visiteurs. Les visites
sont en anglais
Tous les jours de 9h 30 à 16h30
233 Newton Street - New Orleans LA 70114-5727
NATIONAL WORLD WAR II MUSEUM
Pourquoi un musée sur la seconde guerre mondiale à La Nouvelle-Orléans ? Parce que c’est ici
qu’ont été construits les fameux LCVPs (les bateaux qui ont rendu possible le débarquement en
Normandie) sous la direction de Andrew Higgins, sans qui toute la stratégie de la guerre aurait été
changée.
Ce musée honore l’industrie américaine qui a construit plus de 30 000 LCVPs entre 1941 et 1944 et
plusieurs dizaines de milliers d’avions (dont plus de 8 000 avions par mois début 1944 !). C’est aussi
l’occasion de découvrir le point de vue américain sur le débarquement de Normandie.
Du mardi au dimanche de 9h à 17h et jusqu’à 19h le jeudi. Fermé lundis et jours fériés.
945 Magazine Street - New Orleans, LA 70130
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NEW ORLEANS MUSEUM OF ART
Situé dans le cadre verdoyant du City Park, le « New Orleans Museum of Art » (NOMA) est l’un des
plus riches musées du sud-est des Etats-Unis avec ses expositions, son « jardin des sculptures » et
ses collections permanentes sur les arts français, africain, américain et japonais.
Le musée expose régulièrement des œuvres venues du Louvre, d’Orsay et de plusieurs autres
musées français.
Du mercredi au dimanche de 10h à 16h30.
Le jardin de sculptures est d’accès libre.
1 Collins Diboll Circle - New Orleans, LA 70119
OGDEN MUSEUM OF SOUTHERN ART
Ce musée est consacré à la culture et aux arts du Sud des Etats-Unis, mis en valeur à travers des
collections permanentes, des expositions temporaires ou des programmes éducatifs. Le musée abrite
également un centre de recherche.
Du jeudi au dimanche de 11h à 16h. Le jeudi, concerts de 18h à 20h.
925 Camp Street - New Orleans, LA 70130
AUDUBON NATURE INSTITUTE
L’Audubon Nature Institute est un regroupement de musées et de parcs dédiés à la nature
louisianaise. Il comprend – entre autres - un zoo et un aquarium :
La vedette de l’aquarium est « Spots », un alligator blanc, d’une espèce atypique que l’on ne peut
rencontrer que dans les bayous louisianais.
Autres visites incontournables : les pingouins, les loutres de mer ou encore les hippocampes. Enfin,
beaucoup de nouveaux poissons ont été importés dans l’aquarium depuis sa réouverture après le
passage de Katrina.
En face de l’aquarium, l’IMAX diffuse des films sur les requins ou sur les bayous.
De 10h à 16h du mercredi au dimanche.
#1 Canal Street - New Orleans, LA 70130
MAJOR STREETS OF INTEREST
St. Charles Avenue
Take a walk through history with a walk down historic St. Charles Avenue –
home to the city’s most beautiful homes.
Magazine Street
From elegant furnishings to hand-smocked dresses — Magazine Street
designers are home grown success stories.
Bourbon Street
Step onto one of the world's most renowned streets overflowing with
restaurants, clubs and history.
Royal Street
Art galleries, world famous restaurants, historic hotels and awe-inspiring
architecture – find it all on Royal Street.
Frenchmen Street
Step onto one of the world's most renowned streets overflowing with
restaurants, clubs and history.
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LUNDI 3 MAI
NEW ORLEANS (LA) – THIBODAUX (LA) – 230 KM
M 03 – NEW ORLEANS – THIBODAUX
A30 - New Orleans
M03 - 1 Bayou Folk Museum
M03 - 2 Golden Meadow - Route 1
M03 - 3 Bourg
M03 - 4 Houma
M03 - 5 Munson's Swamp Tours
M03 - 6 Thibodaux - Westland Acadian Cultural Center
M03 - 6 Ramada-Thibodaux
LES BAYOUS
Une visite en Louisiane ne serait pas complète sans une excursion en bateau dans les Bayous. Sur des
centaines d’hectares, bras d’eau, saules recouverts de mousse espagnole, cyprès aux racines plongeant
dans l’eau et végétation aquatique entremêlée forment une forêt mystérieuse.
Dans ce cadre silencieux et étrange, on croise alligators, tortues, ratons laveurs et quelques 300 espèces
d’oiseaux.
Excursions au départ de Henderson, Houma, Morgan City et Kramer…
LES « SWAMP TOURS » :
Ce sont des visites guidées sur les bayous, formations d’eau stagnante créées par les bras du fleuve
Mississippi. Un des plus connu est l’Atchafalaya : c’est la plus vaste étendue marécageuse
d’Amérique, sorte de forêt inondée où la faune et la flore sont très diversifiées.
Munson's World Famous Swamp Tours - 979 Bull Run Road, Schriever, LA 70395
Les excursions fonctionnent, depuis 1981, pendant toute l'année, 7 jours sur 7,
Horaire : Hiver 10h00 - 13h30 - Eté 10h00 - 13h30 et 16h00.
Tarif $20,00 pour adultes et $10,00 pour enfants.
Bateaux de 8' x 28', inspectés et certifiés par la garde côtière, permettant le passage par les bayous
étroits au plus profond des marais.
Chez Munson nous nous spécialisons en prenant de petites parties dans les marais calmes et
primitifs, complètement interdits au grand public, très denses, avec de vieux arbres de cyprès et
mousse espagnole. Vous serez dans un environnement de faune qui n'a pas changé depuis une
centaines d'années, la nature étant restée à un niveau primitif.
Au dock nous avons une petite maison.
Notre opération est assez grande pour être efficace et assez petite pour être très conviviale.
N'oubliez pas votre appareil-photo….paradis d'observation des oiseaux, faune unique et un bon
nombre d'alligators…
Information, réservation et contact au 985-851-3569. [email protected]
www.CajunPrideTours.com
www.CajunMan.com
www.JeanLafitteSwampTour.com
www.CajunEncounters.com
www.WestwegoSwampAdventures.com
www.CajunSwampTour.com
www.Insta-GatorRanch.com
www.HoneyIslandSwamp.com
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LA CÔTE DU GOLFE DU MEXIQUE
Depuis le passage de l’ouragan Katrina, la côte du Golfe du Mexique bordant l’état du Mississippi panse
ses plaies très lentement. Les villes côtières qui étaient autant de stations balnéaires ont été bien plus
touchées que New Orleans. Biloxi, Gulfport, Pascagoula, Pass Christian ont vu se réinstaller des casinos,
mais à l’heure actuelle, rien de ce qui faisait le charme de la région ne justifie le voyage.
Pour découvrir la vie dans le Sud telle qu'elle était avant ce conflit dévastateur, il faut visiter le
« Plantation country » de l'Alabama, encore parsemé de domaines majestueux. Nombreux sont ceux
qui ont été détruits pendant la guerre. Parmi les rescapés, on visitera notamment le Sturdivant Hall, à
Selma, un modèle exemplaire de l'architecture néo-classique.
HOTÊLS THIBODAUX – 1 NUIT
Days Inn and Suites Bayou Land
158 Glenwild Dr
Thibodaux, LA 70302
$88,91
68001467
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MARDI 4 MAI
THIBODAUX (LA) – DAUPHIN ISLAND (AL) – MOBILE 354 KM
M 04 – THIBODAUX – DAUPHIN ISLAND
M03 - Ramada-Thibodaux
M04 - 01 US-90-Br Hov Ln et Bretelle d'Accès
M04 - 02 Biloxi
M04 - 03 Dauphin Island Fishing Pier
M04 - 04 Fort Gaine Historic Site
M04 - Dauphin island
DAUPHIN ISLAND
Commencez par une croisière dans la baie jusqu’à l’embouchure parsemée d’îles comme Dauphin Island
barrant l’entrée de la baie et desservie aussi par des bacs. On y visite, dans un site isolé du monde, Fort
Gaines qui participa à la bataille navale citée plus haut. On pratique aussi l’écotourisme. En effet, l’île, qui
fut le berceau de la colonisation française bien avant Mobile et qui vit passer Cadillac, est aussi une
réserve naturelle fréquentée par de nombreux oiseaux.
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MARDI 4 - MERCREDI 5 MAI
DAUPHIN ISLAND (AL) – MOBILE (AL) – 80 KM
M 05 – DAUPHIN ISLAND – MOBILE
M04 - Dauphin island
M05 - Bellingrath Gardens & Home
M05 - Bragg-Mitchell Mansion
M05 - Oakleigh historic complexe
M05 - Uss Alabama Memorial Park
M05 - Mobile City Hall - Museum
M05 - Fort Conde
M05 - Conde-Charlotte Museum House
M05 - National Maritime Museum
M05 - 256 N Joachim St
M05 - The Museum of the City of Mobile
M05 - Church Street East
M05 - Phoenix Fire Museum
M05 - Mobile
MOBILE (AL)
Que diriez-vous de profiter de la plage et des souvenirs laissés par les français puisque vous êtes déjà,
historiquement, en Louisiane française ?!
Mobile, fondée au fond de la baie homonyme par Pierre Le Moyne d’Iberville et son frère Bienville, sous
le nom de Fort Condé, fut la première capitale de cette province de la Nouvelle France. Elle succédait en
1711 au Fort Louis de Mobile construit en 1702 sur la rivière, 27 miles en amont, emporté par une crue,
et prévenait d’éventuelles visées espagnoles venues de Pensacola en Floride.
C’est en baie de Mobile, ainsi nommée à cause de ses bancs de sable traîtres, que fut célébré en 1704,
le premier mardi-gras du Nouveau Monde, bien avant celui de New Orleans. Aujourd’hui, ce port affairé
garde son parfum du sud à la française. Rues arborées tracées au cordeau embaumant des floraisons du
printemps, bâtiments à l’architecture coloniale semés dans quatre Historic Districts aux façades rythmées
par des balcons en fer forgé, restaurants servant l’épicée cuisine créole, caractérisée par les gumbos et
autres jambalayas, et jusqu’à ses noms de rue (Royale, Conti ou Dauphin où se concentre l’essentiel de
la vie nocturne), lui donnent, en effet, de faux airs de sa grande sœur, bordée par le Mississippi.
Mais on est en Alabama : ne vous attendez pas à l’animation, parfois envahissante, d’un Vieux Carré. Ici,
tout est beaucoup plus calme, surtout en semaine. Démarrez votre visite à Fort Condé au pied de la I-10
(150 S Royal Street). Cette réplique réduite du fort, érigé par les français en 1724, fut construite en 1976
dans le cadre des célébrations du bicentenaire américain. Avec ses remparts en brique, ses
échauguettes et ses toits à la Mansard, on pourrait se croire dans la « vieille Europe » ! Des guides
costumés tirent au fusil à silex ou au canon, de temps à autres, lors de reconstitutions. A l’intérieur, on
raconte l’histoire locale avec force photographies, gravures, objets anciens et dioramas.
Pratique, le Visitor Center est juste à côté. Base capitale des forceurs de blocus sudistes lors de la
Guerre de Sécession, la baie fut, en 1864, le théâtre d’une bataille navale entre la marine nordiste de
l’amiral Farragut et la flotte confédérée commandée par Buchanan. S’étant rendu, in extremis, aux
troupes fédérales, le dernier port sudiste à tomber allait voir son architecture antebellum épargnée pour le
plus grand bonheur du touriste du XXIe siècle.
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Au nord du fort, le Church Street Historic District aligne pas moins de 59 structures, datant pour la plupart
d’avant la Sécession. Il existe des tours en Segway si cet engin à roulettes vous tente. Au Museum of
Mobile, hébergé au vieux City Hall (111 S Royal Street), vous saurez tout sur l’histoire de la ville. La
Bragg-Mitchell Mansion, construite en 1855 (1906 Springhill Avenue), est l’une des plus élégantes
demeures sur la côte du Golfe du Mexique. Avec sa colonnade extérieure élancée habillant ses deux
niveaux, ses vingt pièces, dont un immense salon et une salle à manger cossue, ses lits à baldaquin, son
parc planté de chênes et d’azalées, elle pourrait figurer dans tous les magazines de décoration
historique… Elle figure bien évidemment au National Register of Historic Places.
La Conde-Charlotte Museum House (104 Theatre Street) fut la première prison locale. Construite dans le
style fédéral, elle date de 1822. Oakleigh Historic Complex (300 Oakleigh Place), géré par la Historic
Mobile Preservation Society, préserve trois bâtiments historiques et des archives. Les visites sont
assurées par des guides costumés. Oakleigh proprement dit, listée au National Register of Historic
Places, est une demeure patricienne de 1833, copiée d’un temple grec. Cook’s House, son annexe, est
l’ancienne habitation des esclaves. Cox-Deasy Cottage Museum, meublé d’époque, illustre la vie de la
classe moyenne durant les années 1850.
Le Richards-DAR House Museum (256 N. Joachim Street) est un ravissant exemple du style italien, en
vogue en 1860. La maison est connue pour la dentelle de fer décorant sa façade. A propos de métal,
vous pouvez arpenter au USS Alabama Battleship Memorial Park, les coursives du colossal cuirassé
USS Alabama et du sous-marin USS Drum, deux vétérans de la Guerre du Pacifique. Voisins, plusieurs
avions US de la Deuxième Guerre Mondiale.
Côté logement, plusieurs établissements comme l’Amiral Semmes au charme désuet (géré par
Radisson), le Malaga Inn réunissant deux maisons de ville jumelles de 1862, ou la Kate Shepard House,
sublime maison victorienne de 1897 de style queen ann, méritent votre attention.
HISTORIC BLAKELEY STATE PARK
Historic Blakeley State Park, sur la rive orientale de la baie, est une excursion à la fois nature et
historique avec le site d’un village occupé par les indiens appalachee, d’un village côtier disparu et de
la dernière grande bataille terrestre de la Guerre de Sécession dans la région. On peut effecteur une
croisière sur le Delta Explorer sur la Tensaw River. Vous serez au cœur d’un écosystème amphibie
associant marécages, marais plantés de cyprès moussus et autres habitats, repaires de serpents
d’eau, ours noirs, aigles chauves, tortues et la plus grande bande d’alligators de l’Alabama.
BALADES EN HYDROGLISSEUR, EN CANOË OU EN KAYAK
Pour les paresseux ou pour les plus sportifs, elles permettront d’approcher le monde des marais et
des bayous, détrempés par cinq rivières : Mobile, Spanish, Tensaw, Appalachee et Blakeley.
Plusieurs sociétés assurent des tours de durée et intensité variables (alligators).
BELLINGRATH GARDENS
Les fleuris Bellingrath Gardens, 20 miles au sud, l’ancienne propriété du franchisé local de Coca Cola
à qui ça avait réussi, après avoir été chef de gare pour le Louisville & Nashville Railroad, raviront
ceux qui aiment le dire avec des fleurs.
Sur un domaine de 26 hectares dominant la Fowl River, on trouve la demeure de la famille, à
l’origine, la résidence secondaire avec seulement quinze pièces. Construite en 1935 dans le style
renaissance anglaise, en partie avec des matériaux récupérés sur des chantiers de démolition de
Mobile, elle était étonnamment moderne à son époque. Y sont pieusement conservés, mobilier et
vaisselle d’origine de même que les appareils de cuisine d’époque. Mais on vient surtout admirer les
parterres de fleurs, variant suivant la saison. Bellingrath disait en gros : « mes jardins sont comme
une jolie femme qui porterait une robe différente chaque jour de la semaine ». Camélias en hiver,
azalées, fuschias ou géraniums de printemps, les roses en été, hibiscus et chrysanthèmes à
l’automne et le programme spécial « lumières magiques de Noël », les jardins s’inspirent peu ou prou
de la citation…
On peut aussi faire des croisières sur la Fowl River, soit sur la Southern Belle, petite vedette
touristique, ou sur le Kingfisher, un engin plus petit qui rappelle un peu une péniche de
débarquement.
FORT MORGAN
A Gulf Shores, là où l'Etat rencontre les eaux bleu marine du Golfe du Mexique. Un des derniers forts
confédérés à capituler.
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HOTÊLS MOBILE – 2 NUITS
Super 8 Mobile
3759 Moffett Road
Mobile, AL 36618
$164,14
53678980
Wingate by Wyndham Mobile AL
516 Springhill Plaza Ct
Springhill Avenue & I-65
Mobile, AL 36608
$95
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JEUDI 6 MAI
MOBILE (AL) – MONTGOMERY (AL) – 282 KM
M 06 – MOBILE – MONTGOMERY
M05 - Mobile
M06 - Hank Williams Museum
M06 - Ancienne Prison confederes
M06 - Old Alabama Town
M06 - Oakwood cimetery
M06 - Hank Williams Statue
M06 - Civil Rights Memorial
M06 - Alabama State Capitol
M06 - First White House of Confederacy
M06 - Montgomery
MONTGOMERY (AL)
Montgomery est visitée pour son monumental Greek Revival Capitol, ainsi que pour la maison de
Jefferson Davis, premier lieu de réunion de la Confédération. Montgomery fut en effet la première
capitale des Etats de la Confédération durant la guerre de Sécession.
160 miles à l’ouest d’Atlanta, Montgomery, la capitale de l'état de l'Alabama au bord du fleuve
homonyme, est aujourd’hui, avec plus de 200 000 habitants (335 000 dans l’agglomération), la seconde
ville la plus peuplée de l’état.
Au cœur de la black belt, cet état, résolument sudiste, réputé pour être l’un des plus réactionnaires du
pays, reste marqué par un racisme plus ou moins latent et fief du Ku-Klux-Klan depuis belle lurette.
Fondée en 1819, on lui donna le nom du général américain, qui, lors de la Guerre d’Indépendance,
captura Montréal puis fut tué à Québec en 1775.
Mais la ville des chanteurs Big Mama Thornton et Nat King Cole, et chantée aussi par Bonnie Raitt, est
surtout connue pour être à la fois, capitale dans le déclenchement de la Guerre de Sécession mais aussi
pour être le lieu de l’incident déclencheur de l’avancée décisive des droits civiques enfin accordés aux
noirs.
C’est à son Capitole que Jefferson Davis fut proclamé président de la Confédération des états
sécessionnistes le 18 février 1861, comme le commémore une étoile de bronze incrustée devant le
portique à colonnes. C’est au même endroit que le gouverneur Wallace, un pur produit réactionnaire de la
région, candidat à la présidence contre Kennedy, avait juré 102 ans plus tard “segregation forever ! ».
Son échec ne l’empêchera pas de recommencer contre Nixon en 1968.
Le 1er décembre 1955, la couturière Rosa Parks, née à Tuskegee non loin à l’est, refuse d'obéir au
conducteur de bus James Blake lui ordonnant de céder son siège à un blanc. Les autobus étaient un bon
exemple de la ségrégation au quotidien vécue par les noirs. Il n’y avait pas de bus ou de trains différents
pour les races, mais des sections réservées soit aux blancs, soit aux autres, comme les noirs et les
asiatiques. Les quatre premiers rangs étaient réservés aux blancs. Les noirs, qui représentaient 75% des
utilisateurs, devaient occuper l'arrière du bus. Ils pouvaient néanmoins s'asseoir dans la zone centrale,
jusqu'à ce que des blancs en aient besoin; les noirs devaient alors, soit céder leur place et aller vers le
fond, soit quitter le bus. Comble de l'humiliation, si ces places étaient occupées, les noirs devaient
pourtant bien acheter leur billet à l'avant, mais devaient ressortir, avant de rentrer de nouveau par la
porte arrière du bus, pour rejoindre l'emplacement qui leur était destiné. Rosa Parks n'était pas la
première personne à violer ce règlement. D'autres personnes l'avaient durement payé, parfois de leur vie.
Ironie de l’histoire, elle avait déjà été éconduite d'un bus en 1943 et déjà par le même chauffeur !
Dans son autobiographie, elle raconte que, dans sa jeunesse, pour aller à l'école de Pine Level, les
enfants blancs prenaient le bus alors que les noirs y allaient à pied : “Je voyais passer le bus chaque
jour. Mais pour moi, c'était comme ça. Nous n'avions d'autre choix que d'accepter ce qui était notre
quotidien, un très cruel quotidien.
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Le bus fut un des premiers éléments par lesquels je réalisais qu'il y avait un monde pour les noirs et un
monde pour les blancs. Le KKK avait brûlé, à deux reprises, l'école qu'elle fréquentait. Toute jeune, elle
fut marquée par le fait qu’il y avait des fontaines publiques réservées aux blancs ou aux noirs. "Enfant, je
pensais que l'eau des fontaines pour les blancs avait meilleur goût que celle des noirs".
Arrêtée par la police à la suite de sa désobéissance, elle se vit infliger une amende de 10 dollars (plus
4 dollars de frais de justice) le 5 décembre; elle fit appel de ce jugement. Un jeune pasteur noir inconnu
de 26 ans, Martin Luther King Junior, avec le concours de l’avocat Ralph Abernathy, lança alors une
campagne de protestation et de boycott contre la compagnie de bus, lors d’une réunion à l'église baptiste
de Dexter Avenue avec les dirigeants de la communauté afro-américaine.
La veille du procès, 35 000 tracts sont distribués pour inviter les Noirs à ne plus emprunter les bus. Le
mot d'ordre fut repris le lundi par The Montgomery Advertiser, le journal noir local. Le boycott des bus de
Montgomery va durer 381 jours ! La plupart des usagers noirs vont marcher à pied. Les taxis conduits par
des noirs s’alignent sur les tarifs de bus (10 cents). Quelques blancs, par soutien politique, ou plus
simplement parce qu'ils ont besoin que leurs employés noirs viennent travailler, vont les rejoindre. Peu à
peu, grâce en partie à l'écho international, des fonds arrivent, permettant de mettre en place un service
d'autobus parallèle, ou plus modestement, l'achat de paires de chaussures.
Le 13 novembre 1956, la Cour Suprême cassa les lois ségrégationnistes dans les bus, les déclarant
anticonstitutionnelles. La nouvelle ne parvint à Montgomery que le 20 novembre… Le boycott cessa le
lendemain mais la violence continua avec des tirs contre les bus, le domicile de Martin Luther King ou
des attentats visant les églises fréquentées par les noirs. Et si la ségrégation avait été abolie dans les
bus de l'état, ce n'était pas encore le cas pour les liaisons inter-états. Après de nombreux incidents,
parfois très graves, ce ne sera qu'en 1964 que les lois ségrégationnistes dites « Jim Crow » seront
abrogées par le "Civil Rights Act" interdisant toute forme de ségrégation dans les lieux publics, puis en
1965 par le "Voting Rights Act" supprimant les tests et les taxes pour devenir électeur…
Rosa Louise McCauley Parks devint une véritable icône de la lutte contre la ségrégation raciale aux
États-Unis, ce qui lui valut le surnom de mère du mouvement des droits civiques de la part du Congrès
américain et de nombreux honneurs et décorations. C’est à la suite de son procès que Martin Luther King
développa ses théories sur la non-violence et la désobéissance civile pour faire reconnaître les droits des
noirs aux Etats-Unis.
Le bus du 1er décembre 1955 est maintenant pieusement conservé au Musée Henry Ford de Dearborn,
non loin de Detroit dans le Michigan. C’est en effet à Detroit qu’elle avait fini par déménager, ses proches
craignant pour sa sécurité…
Après son décès, le 24 octobre 2005, l’ensemble de la classe politique lui rendit hommage. Le président
George W. Bush honora sa mémoire dans une allocution télévisée. Sa dépouille resta exposée deux
jours, pour un hommage public, dans la rotonde du Capitole, un privilège rarissime réservé d'habitude
plutôt aux politiques ou aux militaires. Des milliers de personnes assistèrent à ses funérailles en l'église
Greater Grace Temple à Detroit le 2 novembre, avec parmi les nombreuses personnalités,
Bill et Hillary Clinton ou le pasteur noir Jesse Jackson. Aretha Franklin y chanta.
Tous les drapeaux du pays furent mis en berne. Le corbillard fut suivi d'un bus des années cinquante,
recouvert d'un linceul noir, tandis que les premières places des bus de Montgomery restèrent vacantes,
de son décès à ses obsèques, recouvertes d'une photo de Rosa Parks entourée d’un ruban noir portant
l'inscription suivante :
"La société de bus RTA rend hommage à la femme qui s'est tenue debout en restant assise."
Et le fameux bus « historique », exposé au musée Ford, fut drapé d'un linceul rouge et noir jusqu'aux
obsèques… Aujourd’hui, on peut difficilement parler d’intégration, les quartiers étant soit totalement
blancs, soit exclusivement noirs…
Le centre ville est plutôt agréable et calme avec ses rues tranquilles sorties d’un film rétro avec leurs
immeubles en brique dont la belle Union Station abritant le Visitor’s Center (300 Water Street).
Commencez la visite par le Capitole, planté au bout d’une belle perspective, au bout de Dexter Avenue.
Devenue capitale d’état en 1846 après Tusacaloosa, un premier capitole fut érigé en 1847 dans le style
greek revival, selon le plan de Stephen Button, un architecte de Philadelphie.
Après un incendie, on construisit le bâtiment actuel en 1850-1851. La partie arrière fut ajoutée en 1885 et
les deux ailes entre 1906 et 1912. L’un des rares capitoles à être classé National Historic Landmark en
1962, il fut restauré par l’Alabama Historical Commission de 1970 à 1992. Ce n’est qu’en 1993 que le
drapeau de l’Alabama succéda au drapeau confédéré qui continuait à flotter sur le dôme immaculé… Sur
la partie nord de sa pelouse, le Confederate Memorial vit sa première pierre posée par Jefferson Davis
quand il revint à Montgomery pour la dernière fois en 1886.
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Première capitale confédérée, c’est du Winter Building (2 Dexter Avenue) que partit le télégramme signé
de Jefferson Davis donnant au Général Beauregard l’ordre d’attaquer Fort Sumter en Caroline du Sud,
déclenchant ainsi la Guerre de Sécession.
C’est à la First White House of the Confederacy (644 Washington Avenue), jolie demeure coloniale de
deux étages, meublée d’époque et exposant des objets personnels de la famille Davis, que le président
confédéré passa une partie de la guerre.
Illustrant l’atrocité de cette guerre, l’Alabama’s Confederate Prison (au coin de Coosa and Tallapoosa
Streets) retint 700 prisonniers nordistes capturés à la bataille de Shiloh dans le Tennessee, de mi avril à
décembre 1862. Près de 200 moururent en captivité, les survivants étant envoyés ensuite à Tuscaloosa.
Autre superbe bâtisse ancienne mélangeant le greek revival et les influences coloniales,
Governor's Mansion date de 1906. Ce fut la résidence du gouverneur de l’état jusqu’à son rachat en 1950
par l’Alabama Historical Commission (1142 S Perry Street).
Au 454 Dexter Avenue, la King Memorial Baptist Church, classée National Historic Landmark et d’où
partit le mouvement de boycott des bus municipaux, vénère le pupitre où le révérend Luther King, Junior
prêcha l’espoir et la fraternité. Sa croisade, qui le mena de Montgomery à Memphis, est décrite dans une
fresque géante.
Le Dexter Parsonage Museum (309 South Jackson Street), dans un bâtiment de 1920, servit de
résidence aux ministres du culte de l’église et servit notamment d’habitation à la famille King dont on peut
voir encore le mobilier. Le Rosa Parks Library & Museum (251 Montgomery Street) vous raconte toute
l’histoire de Rosa Parks, du boycott des bus de 1955 et de la lente avancée des droits civiques par des
animations interactives, une réplique du bus, des films, et une recréation du fameux incident.
Pour compléter, allez admirer le Civil Rights Memorial (400 Washington Avenue) inauguré en 1989. Ce
monument, une simple fontaine ronde s’écoulant à plat sur une table où sont gravés les noms de ceux
qui sont morts durant la lutte pour les droits civiques, est plutôt inspiré et milite en faveur de l’égalité.
Les littéraires, curieux de la littérature américaine, feront un pèlerinage au Francis Scott & Zelda
Fitzgerald Museum (919 Felder Avenue) où les deux artistes emblématiques des années folles vécurent
en 1931-1932. Les fanas de musique U.S. se rendront, eux, au Hank Williams Museum (118 Commerce
Street) consacré au pape de la country, créateur d’innombrables standards comme
« I'm So Lonesome I Could Cry » et mort à 29 ans d’une crise cardiaque, conséquence d’une vie
tapageuse encore peu habituelle dans le milieu du show-business. Consacré 100% à l’enfant du pays, on
y admire notamment la Cadillac bleu ciel dans laquelle il accomplit son dernier voyage en 1953. Les
nostalgiques iront voir sa statue (Lister Hill Plaza, N Perry Street) ou son mémorial à l’annexe du
Oakwood Cemetery (1304 Upper Wetumpka Road).
A Old Alabama Town (301 Columbus Street), on trouve étalée sur 6 blocks au coeur du centre ville, une
collection de plus de quarante bâtiments des XIXe et XXe siècles, méticuleusement restaurés et meublés
pour illustrer l’architecture et la vie quotidienne de l’Alabama central, en passant d’une ferme rustique à
l’opulence d’une résidence urbaine avec la caractéristique Ordeman Townhouse de 1850 acquise, avec
ses dépendances, en 1968. On y trouve aussi, animés par des artisans et figurants en costume, une
taverne, une officine de médecin, un drugstore, une filature de coton, une école etc.
On peut aussi se laisser tenter par un saut au Montgomery Museum of Fine Arts (One Museum Drive,
Blount Cultural Park), dans un superbe parc arboré, qui expose des Dürer, Rembrandt et autres Picasso.
Montgomery a d’autres titres de gloire. Elle fut notamment la première ville à s’équiper de tramways
électriques et à se doter d’une école de pilotage. C’est sur le site de l’actuelle Maxwell Air Force Base
que les frères Orville and Wilbur Wright accomplirent leurs premiers vols de nuit en 1910.
Pour le shopping, flânez sur Mulberry Street. Le soir, si vous cherchez un restaurant sympa, orientezvous vers le quartier de Cloverdale, un faubourg au sud-est, ou offrez-vous, en partant du dock de
Riverfront Park, une croisière sur le Betsy Ann, un bateau dont la roue à aubes brassant les eaux de
l’Alabama, vous évoquera la nostalgie du sud d’autrefois. Côté hébergement, on trouve d’assez
nombreux B&B, comme par exemple le charmant Attice Inn, une belle demeure de 1906, dans le quartier
déjà cité de Cloverdale.
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HOTÊLS MONTGOMERY – 1 NUIT
Days Inn Montgomery Midtown
2625 Zelda Road
I-85 & Ann Street Exit 3
Montgomery, AL 36107
$60,74
68001703
Ramada Montgomery
1185 Eastern Blvd
I-85 and Exit 6
Montgomery, AL 36117
$60
Wingate by Wyndham Montgomery
2060 East Boulevard
East Boulevard & I-85
Montgomery, AL 36117
$111
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VENDREDI 7 MAI
MONTGOMERY (AL) – ATLANTA (GA) – 265 KM
M 07 – MONTGOMERY – ATLANTA
M06 - Montgomery
M07 - Atlanta
Changement de fuseau horaire (-1H)
GÉORGIE
La Géorgie, le plus grand des états du sud, reste profondément rurale avec, des Appalaches au chapelet
d’îles de la côte atlantique, une multitude de petites communautés assoupies sur leur splendeur
d’autrefois, marquées par l’histoire des noirs ou animées par leur dynamisme musical comme Athens ou
Macon. Ici, on prend son temps, celui de déguster un thé glacé ou un mint julep à l’ombre d’une véranda
encadrée de mousse espagnole, au rythme de son rocking chair …
Par réaction, pour aussi mieux transcender son passé de ville martyre de la Sécession, sa capitale
Atlanta, siège de Coca Cola et de CNN, deux archétypes de la modernité américaine, site aussi des Jeux
Olympiques de 1996 et d’un partenariat discuté avec le Louvre, pénètre toujours plus vite dans le monde
contemporain, Pourtant, à l’ombre de ses gratte-ciel, la modeste demeure de Martin Luther King voisine
toujours avec celle de Margaret Mitchell, auteur d’ « Autant en Emporte le Vent » et les généraux
sudistes chevauchant dans la pierre de Stone Mountain.
En dehors d’Atlanta, c’est la côte, avec Savannah, la mystérieuse créole, et le cortège d’îles aux plages
blanches des Basses Terres s’étirant de la Caroline à la Floride, qui devrait retenir votre attention. Le
gigantesque marais tropical d’Okefenokee, qui n’a rien à envier aux Everglades, et les Appalaches,
particulièrement attirantes au moment de l’été indien, sont les autres grandes régions touristiques qui
pourront facilement s’insérer dans un périple « sudiste ».
S’ils font preuve d’un peu de patience, les amoureux de la faune seront gâtés : hérons bleus ou aigrettes
blanches perchés dans les marais, escadrilles de pélicans en rase flot, tortues de mer venues pondre sur
les plages, ours ou cervidés, opossums ou armadillos, ratons-laveurs ou alligators s’ébattent un peu
partout en toute quiétude…
LA CÔTE ATLANTIQUE
Sur le rivage continental protégé de la houle du large par des îles basses aux plages séduisantes,
alternant avec les marécages et les prés salés, on compte quelques petits ports paisibles riches de
quelques souvenirs historiques. Certaines îles furent un temps occupées par les gullahs, des esclaves
noirs venus d'Afrique de l'Ouest (le mot serait une déformation d’Angola) qui, fuyant les plantations, se
réfugiaient dans les îles isolées par les marais insalubres.
Les forêts de chênes des Golden Isles sont enguirlandées des draperies grises de la mousse espagnole.
Ni mousse, ni hispanique, son nom viendrait des indiens, inspirés par la barbe et les boucs des
conquistadors espagnols. Son nom savant est Tillansia Usneoides, une plante poussant sur une autre
plante. …
La côte et ses îles sont ponctuées par une série de National Wildlife Refuges où l’on vient observer la
faune, en particulier les oiseaux profitant des marécages nourriciers. Par exemple sur Blackbeard Island
(oui le pirate !), Wolf Island, Pinckney ou Wassaw.
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SAMEDI 8 MAI
ATLANTA (GA) – 35 KM
M 08 – ATLANTA
M08 - Georgia State Capitol
M08 - Underground Atlanta Welcome Center
M08 - Cnn Center
M08 - Centennial Olympic Park
M08 - World of Coca-Cola
M08 - One Atlantic center
M08 - Atlanta History Center
M08 - Swan Coach House
M08 - Tullie Smith House
M08 - Sweet Auburn Avenue Historic District
M08 - King Birth Home
M08 - Grant Park
HOTÊLS ATLANTA – 2 NUITS
210 Peachtree Str NW
Atlanta, GA 30303
Westin Peachtree Plaza
$180,38
C394585018
SPG 41971715098
Baymont Inn & Suites Atlanta
Downtown
175 Piedmont Avenue NE
I-85/75 Exit N-248C/S-248D
Atlanta, GA 30303
$184
Super 8 Atlanta/Midtown
1641 Peachtree Street NE
Btwn Spring St and Dearing St
Atlanta, GA 30309
$142
Days Inn Atlanta Northwest
1701 Northside Drive NW
I-75 & Northside Drive
Atlanta, GA 30318
$145
ATLANTA (GA)
Née artificiellement du chemin de fer en 1837 seulement au carrefour de vieilles pistes indiennes, Atlanta
est une ville jeune, même à l’échelle des Etats-Unis. Jusqu’à la Guerre de Sécession, elle n’était qu’un
petit carrefour de communication mais son accessibilité en fit un centre d’approvisionnement majeur et
l’arsenal des confédérés. Sherman ne s’y trompa pas quand il la fit brûler en 1864 ; même si on peut
trouver le procédé un peu extrême, il illustre le fait que la Guerre de Sécession fut sans doute la première
guerre « totale » de l’histoire. En outre, il a permis l’une des scènes les plus spectaculaires de
« Autant en Emporte le Vent », longtemps le plus grand succès du cinéma mondial dès sa sortie en 1939.
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La période de la Reconstruction fut l’occasion pour la ville de devenir un centre plus industriel et une
capitale économique, poussée par les entrepreneurs et l’immigration noire. L’essentiel du centre est
postérieur à 1915 et aujourd’hui la ville ressemble à l’idée que l’on se fait d’une typique grande métropole
nord-américaine, les magnats industriels d’aujourd’hui s’appelant Ted Turner (le fondateur de CNN en
1980) ou Coca Cola, les banques et les assurances.
C’est aujourd’hui une agglomération très étendue où d’immenses parcs et forêts alternent avec le tissu
urbain. La voiture y est indispensable pour la plupart de ses quatre millions et demi d’habitants qui font en
moyenne 35 miles par jour, le record du pays. Ses quartiers peuvent être très marqués par l’identité
raciale, elle-même renforcée par le réseau autoroutier formant de multiples enclaves. Grossièrement, les
blancs se trouvent au nord et les noirs au sud (notamment vers Auburn Avenue comme on le verra plus
loin). Cela n’empêche pas la ville d’être plutôt progressiste en évitant de se lamenter sur sa gloire sudiste
d’autrefois. C’est d’ailleurs ici que fut élu le premier maire noir de l’histoire avec Maynard Jackson
en 1974 auquel ont succédé régulièrement d’autres maires noirs.
La réception des J.O. de 1996 fut une nouvelle étape démontrant que la capitale du sud n’avait plus de
complexe à avoir vis-à-vis des métropoles yankees. Son aéroport est d’ailleurs le premier du pays et, de
France, c’est sans nul doute la meilleure porte d’entrée du Sud américain grâce à plusieurs vols non-stop
quotidiens.
Il n’est pas toujours facile de se repérer en ville, celle-ci n’ayant pas un plan en damier aussi évident que
ses consoeurs. Tout tourne autour de Peachtree Street, interminable artère orientée nord-sud. Attention
car Peachtree est utilisé à toutes les sauces…
Chacun des spots principaux, Downtown, le Martin Luther King Jr Historic District (sur Auburn Avenue) et
les branchés Little Five Points et Virginia-Highland s’explorent facilement à pied et il ne faut pas hésiter à
se servir du métro ultramoderne notamment pour rallier Buckhead.
DOWNTOWN
Commencez par un saut rapide à l’Underground Atlanta, l'ancien cœur de la cité brûlée par les
troupes de Sherman en 1864, devenu un centre commercial…
Le Centennial Olympic Park, 400 mètres au nord-ouest, le magnifique cadre des Jeux Olympiques de
1996 aux innombrables réalisations semées d’œuvres d'art modernes et de fontaines, reste le site de
nombreuses manifestations en plein air. Sur son côté nord, le Georgia Aquarium, avec ses cinq
zones thématiques est un peu victime de son succès.
Immédiatement à l’est se trouve désormais World of Coca-Cola qui a déménagé d’Underground
Atlanta et dont le merchandising inépuisable est bien illustré à la boutique.
Au sud-ouest de Centennial Park, le CNN Center est le QG de la célèbre chaîne d'information nonstop que l’on visite grâce à des tours très distrayants pour les accros de « prime time », partant
toutes les 55 minutes.
Les collectionneurs de bâtiments officiels feront un saut plus au sud au State Capitol, construit dans
le style Renaissance en 1889 ; il abrite sous son dôme doré à la feuille le Georgia Capital Museum, le
Georgia Hall of Fame, et le Hall of Flags. La programmation des visites accompagnées en anglais
varie au gré des sessions parlementaires (de janvier à mars en général).
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MIDTOWN
S’étendant de Ponce de Leon Avenue alignant d’amusants restaurants à la 26éme Rue, le secteur
est hérissé de plus en plus par les gratte-ciel dont l’inévitable et pointu One Atlantic Center.
Remontez Peachtree Street, jusqu'au numéro 990. La maison de Margaret Mitchell qui a
miraculeusement survécu, est aujourd’hui un musée. Cette ancienne journaliste de l’Atlanta Journal
est surtout connue comme auteur du roman « Autant en Emporte le Vent » publié en 1936. Il lui valut
le prix Pulitzer en 1937 et une renommée mondiale grâce au succès international de son adaptation
cinématographique qui allait faire entrer dans la légende du cinéma Vivien Leigh et Clark Gable dans
l’opus flamboyant de Victor Fleming et surtout, œuvre magistrale de David O. Selznick.
A l’époque, on disait que seule la Bible était plus vendue que le roman… La première du film eut lieu
en décembre 1939 à Atlanta en présence de l’écrivain et d’une pléiade de stars et d’anciens
combattants toujours alertes paradant sur Peachtree Street ! Pour l’anecdote, il faut savoir que les
acteurs noirs étaient absents, même Hattie McDaniel qui, pour son rôle de la nounou de Scarlett
gagna tout de même l’Oscar du meilleur second rôle féminin… En revanche, on sait que
Martin Luther King faisait partie de la chorale noire sortie pour l’occasion.
Il vous faut donc aller admirer trois blocks au sud, l'opulence toute orientale de la décoration du
Fox Theater, un cinéma à la flamboyance art-déco mauresque, évidemment classé monument
historique (660 Peachtree Street et Ponce de Leon). Une bonne partie de la troupe du film était
descendue au Georgian Terrace, l’excellent hôtel juste en face.
Un peu plus au nord au Numéro 1280, l’énorme Woodruff Arts Center abrite depuis 1983 le
High Museum of Art. A l’occasion de son centenaire en 2005, le High inaugura trois nouveaux
bâtiments dessinés par Renzo Piano autour d’une place centrale. Avec plus de 11 000 oeuvres d'art,
le musée présente des collections variées, constituées d'un important fonds d'art américain des XIXe
et XXe siècles, d'oeuvres majeures de peinture européenne allant de la Renaissance italienne aux
Impressionnistes français, d'arts décoratifs, d'arts africain et afro-américain, de photographies, ainsi
qu'une collection importante d'art moderne et contemporain. Pas étonnant donc que le musée le plus
important du sud-est des Etats Unis ait développé en 2006 un partenariat parfois controversé avec le
Louvre.
Quelques blocks à l’est de Peachtree Street, à hauteur de la 14éme Rue, le Piedmont Park sert
d’écrin à l’Atlanta Botanical Garden où l’on vient autant pour les sculptures que pour les serres et les
pelouses.
AUBURN AVENUE ET MARTIN LUTHER KING JR. NATIONAL HISTORIC SITE
A peine 800 mètres à l’est de Downtown, “Sweet Auburn” est aujourd’hui l’un des grands monuments
de la culture noire américaine. A son apogée dans les années folles, ce quartier noir prospère était le
site de nombreuses sociétés noires et de clubs de jazz. Mais la Grande Dépression allait amorcer
son
déclin.
Tout
le
monde
y
vient
en
pèlerinage
pour
l'émouvant
Martin Luther King Jr. National Historic Site qui vénère l’enfant du pays né le 15 janvier 1929 à
Atlanta.
Plusieurs sites sont dispersés autour de Auburn Avenue dans un quartier dont les maisons en bois
aux vérandas typiques (Birth Home Block) garnies de rocking-chairs contrastent avec les gratte-ciel
de verre et d'acier du centre.
On peut voir son lieu de naissance (Birth Home Museum au 501 Auburn Avenue, la demeure de ses
grands parents maternels où il passa ses douze premières années), l’église où il fit ses premiers pas
puis ses prêches en devenant pasteur à 19 ans en compagnie de son père (Ebenezer Baptist
Church, fréquentée par trois générations de sa famille et où sa mère fut assassinée en 1974).
Comme il n’y pas le feu, les amoureux de mécanique ou les admirateurs des pompiers s’arrêteront à
la Fire Station Nr 6, où l’on explique la fin de la ségrégation chez les pompiers tout en exposant une
superbe American LaFrance de 1927.
Voir aussi le King Center avec son bassin paisible et les parterres de fleurs de la Peace Plaza à côté
du Visitor’s Center.
Le site étant le plus visité de Géorgie, (avec de nombreux tours scolaires) vous avez tout intérêt à
vous inscrire en arrivant au tour gratuit d’une demi-heure partant de la caserne de pompiers (Birth
Home). Sinon, il faudra vous rabattre sur le King Center (449 Auburn Street), géré par la famille.
Centre d’étude et de recherche, on y trouve aussi quelques objets ayant appartenu au promoteur de
l’égalité des droits civiques et apôtre de la non-violence profondément influencé par Gandhi, et à son
tour prix Nobel de la Paix.
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Des salles sont consacrées à Gandhi et Rosa Parks. A l’extérieur, la sobre sépulture de la figure
emblématique de la cause noire aux Etats-Unis (1929-1968) est bordée d’un bassin et éclairée par
une flamme éternelle.
GRANT PARK
Un mile au sud-ouest de Downtown, Grant Park doit son nom à l’un des défenseurs de la ville et non
à Ulysses Simpson, le Général de l’Union qui deviendra président, n’oubliez pas qu’on est dans le
Sud… Si vous aimez les curiosités, ne manquez pas le Cyclorama, peint par des artistes allemands
et polonais en 1885-1886.
Cet ancêtre du cinématographe, sous une forme délicieusement désuète inspirée de la "technologie"
du XIXe siècle entre théâtre et diorama géant, raconte de manière très originale et très prenante la
bataille d'Atlanta. On remarque parmi les innombrables personnages, un Rhett Butler, ajouté
quasiment suite à une plaisanterie de Clark Gable visitant l’endroit avant la première de
« Autant en Emporte le Vent ». Un petit musée complète le tout.
Au zoo voisin, une paire de pandas, des gorilles et des orangs-outans, entre autres vous attendent.
LITTLE FIVE POINTS ET EMORY UNIVERSITY
Au nord-est d’Auburn Avenue près de Euclid et Moreland Avenues, Little Five Points est le quartier
où se rassemblent les commerces alternatifs, magasins de disques d’occasion, restaurants bohêmes,
salons de tatouage ou de piercing dans une ambiance jeune et décontractée.
Par contraste, quelques blocks au nord au 1 Copenhill Avenue, on tombe sur le
Jimmy Carter Library & Museum dédié au président démocrate, 39éme président de 1977 à 1981,
ancien gouverneur de Géorgie et roi de la cacahuète. Les expositions temporaires sont toujours
intéressantes.
SciTrek, le musée des sciences et des technologies est l’un des plus importants du pays. Au nordest, sur le campus d’Emory University, le Michael C.Carlos Museum (571 S Kilgo Street) mérite un
crochet pour ses collections d’art premier venu de tous les continents avec notamment des œuvres
du nigérianes et précolombiennes.
LE WEST END
Au sud-ouest du centre, l’un des plus vieux quartiers résidentiels noirs de la ville, toujours assez
décati mais un peu plus « tendance » qu’Auburn, abrite Hammonds House, un musée consacré à
l’art haïtien et afro-américain (503 Peeples Street). On y trouve aussi Herndon House (587 University
Place), la résidence de style Beaux Arts datant de 1910 d’Alonzo Herndon, une figure locale au
destin typiquement américain. Cet ancien esclave devenu coiffeur, fonda l’Atlanta Life Insurance
Company, la plus grande société propriété d’un noir de 1920 à 1980, et fut le premier millionnaire de
couleur de la ville.
Les amateurs de littérature populaire passeront à Wren’s Nest, la demeure de Joel Chandler Harris
(1050 R.D. Abernathy Bd), l’auteur blanc des Histoires d’Oncle Rémus, qui racontait des histoires de
noirs avec une verve populaire. Depuis sa disparition en 1908, des lectures sont données dans le
jardin abandonné.
BUCKHEAD
Au nord de Midtown, autour du Carrefour de Peachtree et de Paces Ferry Road, le quartier de
Buckhead, facilement accessible en métro, est devenu un peu l’équivalent de ce que sont Beverly
Hills et Rodeo Drive pour L.A. avec shopping, hôtels et restaurants de luxe en abondance.
Un peu à l’ouest, on ne manquera pas le passionnant Atlanta History Center (130 W Paces Ferry
Road) qui raconte en détail la vie régionale avec une remarquable collection de photos, documents,
objets anciens et témoignages humains sur la Guerre de Sécession, avec un penchant favorable
pour la cause sudiste. Pour compenser peut-être, l’histoire des noirs est particulièrement mise en
valeur.
Pour compléter, on visitera dans le parc, Tullie Smith Farm datant de l’époque antebellum et
Swan House, demeure néo-classique 1920.
Pour la soirée, choisissez parmi les innombrables restaurants et night-clubs près du carrefour
Peachtree et Pharr.
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HÉBERGEMENT ET VIE NOCTURNE
Sur le plan de l’hébergement, on a déjà mentionné le plus que centenaire Georgian Terrace qui
bénéficie d’une piscine sur le toit. Dans des genres bien différents, l’Ellis occupant un bâtiment rétro
du centre ville ou le Palomar du groupe Kimpton ne manquent pas de cachet.
Downtown offre un choix pléthorique d’hôtels de chaîne pour tous les budgets (attention au coût du
parking).
Le soir, les restaurants de Downtown ferment assez tôt. Midtown est en général meilleur marché et
Buckhead concentre nombre d’hôtels de luxe avec l’avantage d’être proche de la vie nocturne la plus
sélecte.
L’ambiance est un peu plus classique à Virginia-Highland et plus jeune à Little Five Points.
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DIMANCHE 9 MAI
ATLANTA (GA) – MACON (GA) – 168 KM
M 09 – ATLANTA – MACON
M07 - Atlanta
M09 - Stone Mountain
M09 - Juliette
M09 - Woodruff House
M09 - Hay House
M09 - Sidney Lanier Cottage
M09 - Cannonball House
M09 - Georgia Music Hall of Fame
M09 - Tubman African American Museum
M09 - Macon
LES ENVIRONS D’ATLANTA
Facile à trouver, une demi-heure à l’est du centre sur la US Highway 78 (sortie 8),
Stone Mountain Park est centré autour d’un énorme monolithe de granite de cinq miles de
circonférence et haut de près de 300 mètres. Son ascension à pied ou en téléphérique offre de belles
vues. Sa face nord abrite l’immense sculpture en bas-relief (environ 30m x 60m) de trois des grands
héros sudistes magnifiés lors du son et lumière (le lasershow).
Commencés en 1924 par Gutzon Borglum, le futur auteur du Mont Rushmore au Dakota du Sud,
Jefferson Davis, le président des Confédérés, le Général Robert E. Lee et le flamboyant
Lieutenant Général Thomas « Stonewall » Jackson ne furent achevés qu’en 1970.
C’est aussi un parc d’attractions populaires et un lieu de festivités permanent étalé autour d’un joli
lac (locations de barques, croisière en faux bateau à aubes, minigolfs, restaurants, cinéma 4D etc.). Il
existe aussi une possibilité de tour en train tiré par une loco des années quarante,
« A Look Back Down The Tracks », avec une animation musicale à bord au départ du Railroad Depot
de Crossroads, le village voisin.
Si vous aimez les vieux souvenirs et les antiquités vous serez séduit au sud par la vieille gare de
Clayton ou au nord-ouest par les jolis faubourgs de Roswell ou de Marietta (champ de bataille de
Kennesaw Mountain), le pont couvert de Concord au delà de la Chattahoochee River.
MACON (GA)
LE CENTRE ET MACON
C’est dans cette région que l’on a vraiment l’impression que le sud n’a pas tellement changé depuis
les cinquante dernières années. Peu de véritables attractions à découvrir mais avant tout, il faut se
laisser prendre par l’ambiance.
Little Plains, 120 miles au sud d’Atlanta, doit la célébrité à Jimmy Carter qui avait fait fortune dans la
cacahuète et l’arachide avant de devenir président.
Juliette, vingt miles au nord de Macon, était le décor de « Beignets de Tomates Vertes », roman
avant de devenir film. Dégustez le plat local au Whistle Stop.
Macon est sans nul doute l’endroit idéal pour une étape entre Atlanta et la côte, notamment lorsque
ses 290 000 cerisiers jalonnant ses rues fleurissent (festival en mars). Très agréable avec ses Bed &
Breakfast, ses restaurants, son architecture, elle est l’archétype des villes sudistes.
Marquant la limite de la navigabilité sur l’Ocmulgee River, fondé en 1823, ce fut un port cotonnier
important, ce qui explique la richesse de son architecture coloniale. Onze Historic Districts historiques
protègent tant bien que mal plus de 5 500 structures et bâtiments classés qui en font une perle
sudiste incontestable autant que méconnue.
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Parmi les somptueuses demeures typiquement sudistes qui jalonnent la ville : Hay House (934
Georgia Avenue) est surnommée, à juste titre, le palais du Sud ; William Butler Johnston était le
ministre des finances confédéré mais c’est le seul trésor qu’il a légué au Sud.
Inspiré par les palais italiens qu’il avait découvert lors de son voyage de noces de trois ans à travers
l’Europe, il passa quatre années à faire construire ce chef d’œuvre du style Renaissance Revival sur
sept étages, hauteur exceptionnelle, à l’époque avec profusion de marbre, mobilier d’époque,
10 mètres sous plafond, dorures à l’or fin, vitraux etc.
Son dernier propriétaire privé, la famille Hay, n’en faisant pas tout un foin, la légua au
Georgia Trust for Historic Preservation, la plus grande association sans but lucratif du genre aux
Etats-Unis. A Woodruff House (988 Bond Street), érigée en 1836 dans le style Greek Revival avec sa
colonnade typique autant qu’orgueilleuse, fut donné un bal en l’honneur de Winnie Davis, la fille de
Jefferson Davis, président de la Confédération sudiste.
La Cannonball House & Museum (856 Mulberry Street) est un autre exemple de Greek Revival ;
construite en 1853, elle a pour titre de gloire d’avoir été la seule demeure de la ville touchée par un
boulet de canon lors d’un raid en 1864 (d’où son nom).
Beaucoup moins m’as-tu-vu, Sidney Lanier Cottage (935 High Street) est la demeure du musicien et
poète du Sud, Sidney Lanier, né à Macon en 1842. Engagé dans les rangs confédérés, fait
prisonnier, il passa sa captivité en Floride qui l’inspira beaucoup.
L’autre grande ressource de la ville, c’est d’ailleurs la musique. Nombreux sont les artistes à être né,
à avoir vécu ou lancé leur carrière à Macon. La légende dit que Little Richard composa « Tutti Frutti »
en faisant la plonge à la gare Greyhound. James Brown y vint enregistrer « Please, Please, Please »,
son premier « hit ». Otis Redding est honoré d’une statue en bronze et d’un pont. Aux dernières
nouvelles, sa fille Karla tenait toujours une boutique de chaussures haut de gamme en ville.
Deux des membres des Allman Brothers tués dans des accidents de moto en 1971 et 1972,
Duane Allman et Berry Oakley, reposent au cimetière local. Pour en savoir plus, rendez-vous au
Georgia Music Hall of Fame pour voir Ray Charles chanter « Georgia on My Mind » ou une photo de
James Brown et de Jean-Paul II, deux bêtes de scène chacun dans leur genre…
Les archéologues amateurs se laisseront tenter par Ocmulgee National Monument & Indian Mounds
(à l’est de Macon, à l’intersection de la I-16 et de la Highway 80) ; il s’agit d’un site d’anciens tumuli
indiens. On visite un lodge en terre souterrain à usage cérémoniel et on se promène sur des sentiers
aménagés pour étudier l’archéologie locale.
HOTÊLS MACON – 1 NUIT
Ramada Plaza Macon
108 First Street
Macon, GA 31201
$95,54
67674722
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LUNDI 10 MAI
MACON (GA) – SAVANNAH (GA) – 311 KM
M 10 – MACON – SAVANNAH
M09 - Macon
M10 - Ocmulgee National Monument
M10 - Vidalia - Capitale Oignon doux
M10 - Bamboo Farm & Coastal Gardens
M10 - Wormsloe Historic Site
M10 - King-Tisdell Cottage
M10 - Forsyth Park
M10 - Serena Dawes's House
M10 - Lee Adler's Home
M10 - Mercer House
M10 - Beach Institute African American Cltura
M10 - Green-Meldrim Home
M10 - Chippewa Square
M10 - Owens-Thomas House
M10 - Savannah History Museum
M10 - Telfair Mansion and Art Museum
M10 - City Market
M10 - Club 1 Jefferson
M10 - Savannah
Vidalia, un peu plus à l’est, s’autoproclame « Capitale mondiale de l’oignon doux », avouez que ça
mérite le détour avant Macon.
SAVANNAH (GA)
A dix sept miles de l’embouchure de la Savannah River et à vingt miles au sud de la frontière de la
Caroline du Sud, Savannah est l’une de ces belles sudistes prête à vous ensorceler en vous chuchotant
l'histoire du Sud, remplie d'aventures de pirates, de trésors engloutis, de belles esclaves voluptueuses et
de fantômes en tout genre pris dans les transes vaudoues.
C’est un excellent exemple de l'Amérique d'autrefois. Cette élégante ville côtière, fondée en 1733,
possède le quartier historique national le plus vaste de la nation, comprenant quelque mille demeures
des 18e et 19e siècles, des rues sinueuses à pavés ronds et des squares bordés d'arbres.
Prenez le temps de visiter à pied, en suivant l'itinéraire balisé, cette ville qui respire la douceur de vivre.
Grâce au Général Oglethorpe, arrivé en 1733, la ville perchée sur la falaise dominant la rivière
homonyme, fut la première ville américaine construite selon un plan en damier. Son harmonie provient de
la présence régulière de ses belles places plantées d’arbres ; il y en a une bonne vingtaine. A l’origine,
seules six places étaient prévues autour des puits publics pour que les citoyens puissent se rencontrer,
un système ô combien convivial !
Aujourd’hui les fontaines ont remplacé les puits mais on se rencontre toujours comme on le voyait avec
Chippewa Square, décor de « Forrest Gump ». Le banc où s’asseyait Tom Hanks est parti mais la statue
du général James Oglethorpe vous regarde.
La ville fit fortune grâce au commerce triangulaire, le coton ou l’indigo succédant aux cargaisons
d’esclaves. Port important, tête de ligne du chemin de fer, Sherman en fit une priorité lors de sa marche à
la mer en décembre 1864. Lincoln le convainquit de la laisser intacte et de confier les terres aux esclaves
libérés. La ville amorça un lent déclin à partir de la Reconstruction mais dans les années 1960, le
Savannah College of Art and Design (SCAD) commença la longue restauration du patrimoine local.
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Le succès de « Minuit dans le Jardin du Bien et du Mal », roman adapté magistralement par Clint
Eastwood au cinéma assura à la ville une promotion internationale. Les mordus viennent aujourd’hui du
monde entier pour en visiter les sites les plus significatifs.
Il faut dire qu’avec son Historic District collectionnant tous les styles architecturaux des XVIIIe et XIXe
siècle, la ville, malgré l’importante fréquentation notamment lors du week-end, possède un charme rare et
envoûtant. Il faut se laisser prendre aux sortilèges de la mousse espagnole décorant les arbres, apprécier
l’effet de déjà vu en se perdant de place en place, débusquer les fantômes, utilisés abondamment dans
la promotion locale, hantant les résidences néoclassiques ou victoriennes ou les frondaisons de
Forsyth Park, entendre la corne de brume des navires remontant la Savannah River répondant aux
gospels s’échappant d’une église ou le blues électrique joué chez Chadwick’s, voire les rites vaudous
que l'on dit encore pratiqués aux environs ou les libations bruyantes s’échappant des bars bordant les
ruelles pavées du Riverfront aux entrepôts en brique restaurés.
Cette atmosphère insolite, mystérieuse et sensuelle, en rien aseptisée, fut particulièrement bien rendue
par Eastwood. On la retrouve en errant à pied dans les rues parfois encore pavées d’un ciment primitif
composé de coquille d’huître broyée.
Styles fédéral, régence, greek revival, façades ornées de balcons en fer forgé (les décors en fer sont
souvent des répliques, tout le métal disponible ayant été fondu pour la Guerre de Sécession) forment un
joyeux mélange avec pour point commun la luxuriance des jardins et des places envahis par les effluves
des magnolias et des azalées dégagés par la moiteur tropicale.
Les amateurs ont le choix. Environ 800 des 1 100 bâtiments historiques classés de la ville ont été
restaurés dans leurs couleurs d’origine, une palette chatoyante de rose, vert, bleu ou rouge, rendant
encore plus aguicheuse la vieille dame…
Ils sont à découvrir entre Broughton et Bull Streets. La Georgian Davenport House, au 324 E State Sreet,
première restauration de l’Historic Savannah Foundation, Spencer Woodbridge House de 1795 dans
Habersham Street, Owens-Thomas House sur Oglethorpe Square datant de 1818, la Greene-Meldrim
House construite en 1853 dans le style Gothic Revival à Madison Square utilisé par le Général Sherman
comme QG, la Edmund Molyneux Mansion de 1917 sur Bull Street.
Dans la même rue, au 429, à l’angle sud-ouest de Monterey Square, Mercer House aura un air de déjà
vu pour les amoureux du film de Clint Eastwood. C’est dans cette demeure de brique rouge de style
italien que se déroula le fait divers qui inspira le romancier puis le cinéaste qui y tourna son film. Le
roman « culte » autant que sulfureux de John Berendt, qui servit de point de départ au film, fit s’émouvoir
la haute société locale qui s’y estima calomniée. Avant de constater qu’on lui doit aujourd’hui une bonne
part de la croissance du tourisme… Aujourd’hui, la sœur de l’antiquaire Jim Williams, décédé en 1990, vit
au milieu des collections Fabergé et des tableaux de Reynolds.
Gordon House, construite en 1831 pour le maire dans le style régence anglaise vit la naissance de
Juliette Gordon Low, fondatrice des Girl Scouts ; d’ailleurs ses descendants l’ont vendu depuis à
l’association… Abrité dans un hôtel particulier de style Régence de 1819 sur Telfair Square, le Telfair
Museum of Art, le plus ancien musée des beaux arts du Sud, met en valeur une belle collection d’arts
décoratifs ainsi que des peintures de l’époque impressionniste.
C'est ici qu'est cachée la célèbre statue sur laquelle ouvre et se conclut le film d’ Eastwood qui permettait
à Kevin Spacey de livrer une composition à la mesure de son talent. Cette œuvre de Sylvia Shaw Judson
ornait à l’origine le cimetière Bonaventure.
Côté York Street de la même place, on ne peut manquer la controversée façade de verre et de marbre du
Telfair's Jepson Center for the Arts inauguré en 2006 et dédié aux artistes de la région. Les enfants
apprécieront l’aspect hi-tec de l’ArtZeum.
Si on est pressé, on peut se contenter d’un aperçu au Savannah History Museum. Au sud de l’Historic
District, sur Calhoun Square, le Massie Heritage Interpretation Center, hébergé dans la première école
publique de la ville, explique fort bien l’architecture locale.
Les mordus d’histoire afro-américaine iront explorer le Ralph Martin Gilbert Civil Rights Museum deux
blocks au sud du visitor center (460 Martin Luther King Junior Bd) qui démontre le rôle important joué par
la ville dans l’histoire de la conquête des noirs pour leurs droits civiques.
Liée à ce thème, on vous mentionne aussi la plus ancienne église noire construite par des esclaves en
1775, la First African Baptist Church (23 Montgomery Sreet). On y remarque des sculptures ainsi que les
trous d’aération de la cache utilisée pour l’Underground Railroad, le réseau d’évasion des esclaves avant
la Guerre de Sécession. C’est là que Sherman prononça la déclaration d’émancipation et l’ordre qui
accordait à chaque esclave libre quarante acres de terre et une mule.
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Au sud-est du centre, le Victorian District à prédominance noire, possède quelques petits musées comme
le King-Tisdell Cottage (514 E Huntingdon Street). Propriété d’une famille noire de la middle-class à la fin
du XIXe siècle, on y trouve sculptures africaines et paniers Gullah et on y raconte l’histoire noire avant et
après la Guerre de Sécession.
Le Beach Institute (502 E Harris Street), première école pour les esclaves libérés, est aujourd’hui une
galerie exposant des oeuvres afro-américaines dont les sculptures d’Ulysses Davis. Explorez aussi le
City Market placé entre deux des places originelles ; le cœur du Savannah commerçant du XIXe siècle
regorge aujourd’hui de galeries d’art, de boutiques branchées ou de restaurants « trendy ».
Descendez vers la ville basse et River Street, accessible par des escaliers et des allées pittoresques lui
donnant un air de port européen du temps jadis. Pavée du ballast des navires accostant avec leur
cargaison d’esclaves, elle est aujourd’hui encore, aménagée en promenade d’où l’on observe le trafic
maritime, le poumon de la ville basse. Dominant le fleuve, elle a gardé l'atmosphère enfiévrée d'autrefois
avec de nombreux bars et restaurants logés dans les anciens entrepôts en brique.
Pour son hébergement, l’idéal est bien entendu de loger dans l’Historic District, où pullulent de
somptueux autant qu’intimes B&B ainsi que quelques beaux hôtels historiques. La plus vieille auberge
(17 Hundred 90, 307 E President Street) serait bien sûr hantée.
VIE NOCTURNE
La plupart des établissements intéressants se trouvent entre le City Market et la rivière. Pour l’actu
locale, consultez www.connectsavannah.com et n’oubliez pas votre « I.D.» ! Passez au
écouter
Lady
Chambliss,
figure
haute
en
couleurs
de
Club 1 Jefferson
« Minuit dans le Jardin du Bien et du Mal » car la vie nocturne est à l'avenant entre jazz enfiévré et
histoires de fantômes.
LES ENVIRONS DE SAVANNAH
Dix minutes à l’est, les accros de « Minuit dans le Jardin du Bien et du Mal » iront flâner au ravissant
Bonaventure Cemetery, descendant en pente douce à la Wilmington River.
Côté nord, près de la Savannah River, les fanas d'histoire militaire passeront par le joli site de
Fort Pulaski National Monument. Cette forteresse sudiste posée sur sa petite île cernée d’une douve et
isolée dans les marais salants jouit d’un site pittoresque. Ses murs en brique conservent encore les
cicatrices des canons rayés utilisés pour la première fois par les nordistes lors de sa prise en 1862. Au
passage, notez que Casimir Pulaski est l’un des grands héros de l’Indépendance. Ce polonais est
considéré comme le père de la cavalerie américaine. Ami de George Washington, il fut tué pendant la
Guerre d’Indépendance en reprenant Savannah aux Anglais en 1779 après avoir succédé au général
français d’Estaing qui avait lui-même succombé.
Dix huit miles à l’est de la ville, Tybee Island (salée dans le dialecte des indiens euchee autrefois), la
plage de Savannah, se repère de loin grâce au phare majestueux, haut de près de 50m aux
caractéristiques bandes noires, reconstruit en 1887 et marquant l’embouchure de la Savannah River.
Les plages, que vous partagerez peut-être avec les tortues, ne sont pas trop développées et sont
desservies par une navette en saison ; les inconditionnels du séjour balnéaire peuvent aussi loger sur
place comme par exemple au DeSoto Beach Hotel datant des années trente…
Dix miles au sud de Savannah, Wormsloe State Historic Site préserve les ruines d’une plantation d’un
planteur britannique érigée au XVIIIe siècle dans une ambiance de Belle au Bois Dormant.
En revenant sur Savannah, sur la Route 17, à l’une des entrées de l’université de Géorgie, promenezvous dans l’inattendue forêt de bambou des Bamboo Farm & Coastal Gardens, la plus grande des EtatsUnis.
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HOTÊLS SAVANNAH – 1 NUIT
Baymont Inn and Suites
Savannah/Garden City
357 Main Street
Savannah, GA 31418
$88,70
50668160
Days Hotel At Ellis Square
201 West Bay Street
Savannah, GA 31401
$132
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MARDI 11 MAI
SAVANNAH (GA) – CHARLESTON (SC) – 269 KM
M 11 - SAVANNAH - CHARLESTON
M10 - Savannah
M11 - Beaufort
M11 - Kiawah Island
M11 - Drayton Hall
M11 - Charleston - Aiken-Rhett House
M11 - Charleston Museum
M11 - Charleston - Joseph Manigualt House
M11 - Charleston - Francis Marion Hotel
M11 - Charleston - Planters Inn-Charleston
M11 - Charleston - Charleston Place
M11 - Charleston - Confederate Museum
M11 - Charleston - Gibbes Museum of Art
M11 - Charleston - Vendue Inn
M11 - Charleston - Old Exchange Buildings & Provost Dg
M11 - Charleston - Edmondston-Alston House
M11 - Charleston - Calhoun Mansion
M11 - Charleston - Heyward-Washington House
M11 - Charleston - Slave Slave Mart Museum
M11 - Charleston
CAROLINE DU SUD
La Caroline du Sud, la plus méridionale des treize provinces anglaises originelles, au terminus de la
« King's Highway » (Le Boston Post Road était un système de courrier entre New York City et Bosto
(MA) qui formé les premières routes principales des Etats-Unis), est très marquée par sa tradition
indépendante et son appartenance sudiste.
Le huitième état fondateur fut le théâtre de nombreux combats lors de la Guerre d’Indépendance comme
à Kings Mountain ou Cowpens, ou la guérilla menée contre les anglais par Francis Marion, le légendaire
« renard des marais » dont la saga romancée était racontée dans « Le Patriote » avec Mel Gibson.
Ce fut aussi le premier à faire sécession en 1860. Et la Caroline du Sud allait mettre du temps à s’en
relever. On trempe donc souvent en permanence dans cette ambiance typiquement sudiste, où on lutte
contre la moiteur et l’alanguissement ambiants à coup de mint julep ou de Southern Comfort selon l’heure
de la journée, en paressant dans un rocking chair sous les pales fatiguées d’un ventilateur agitant
faiblement les rubans de mousse espagnole ou de l’envahissant kudzu…
La simplicité rurale du piémont intérieur, venant buter contre les Appalaches, où fut tourné à la frontière
de la Géorgie « Délivrance » dans les gorges de la Chattooga River, n’attire pas particulièrement le
tourisme classique. Columbia, la ville principale et la capitale, possède, malgré les dommages de la
guerre civile, quelques beaux bâtiments anciens. Le capitole actuel n’a été inauguré qu’en 1903. Le
contraste n’en est que plus manifeste lorsqu’on se dirige vers la côte atlantique.
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Au « bas pays », alternent l’architecture au cachet colonial magnifiquement préservé de bijoux comme
Charleston ou Georgetown, et des enclaves touristiques bardées de parcours de golfs et de courts de
tennis. Avec, dans l’arrière pays, des marécages où paresse l’alligator, les plages kilométriques comme
le Grand Strand (longue de 60 miles), fréquentées parfois par des tortues de mer, sont assorties de
stations balnéaires populaires à l’ambiance de fête foraine, comme Myrtle Beach, ou plus sélectes
comme Hilton Head, et bénéficiant du climat subtropical, caractérisé par des fleurs en quantité,
palmeraies, jungle et mangrove.
Les îles, refuge des riches échappant aux moustiques et à la malaria au XVIIIe siècle, furent le foyer de
la culture gullah, née des anciens esclaves noirs évadés des plantations pendant la Guerre de
Sécession. Elles sont aujourd’hui autant d’occasion de farniente, de camping, de baignade ou autres
activités sportives. Les trois coups de la « guerre entre les états » furent donnés à Fort Sumter, au milieu
de la magnifique rade de Charleston, quand la garnison fédérale se rendit à Pierre Gustave Toutant de
Beauregard en 1861.
Charleston, bâtie au bout d’une péninsule entre deux rivières, est aujourd’hui sans doute la plus élégante
des villes coloniales américaines avec ses centaines d’églises et quartiers historiques. Avec ses environs
particulièrement riches, elle mérite le voyage à elle toute seule. On peut aussi facilement l’incorporer
dans un triangle avec Atlanta et Savannah par exemple. On la parcourt à pied ou en calèche en méditant
sur les fortunes bâties sur le commerce triangulaire... Elle est animée par de nombreuses manifestations
culturelles et sportives et par des festivals. Il faut donc réserver à l’avance.
C’est aussi à proximité de Charleston que s’illustra, lors de l’assaut sur Fort Wagner à Morris Island en
1863, le 54ème Régiment d'Infanterie du Massachusetts, l’un des premiers corps de l’armée américaine
formés par des noirs dont l’épopée fut retracée par le film « Glory ». La région est aujourd’hui le paradis
du golf.
Voir ou revoir pour vous en convaincre « La Légende de Bagger Vance », de Robert Redford avec Will
Smith et Matt Damon, tourné à Beaufort et sur Kiawah Island, au sud de Charleston. Le centre bien
conservé de Beaufort, au sud de Charleston, servit de décor à de nombreux autres films dont
« Les Copains d’Abord » en 1983, « Le Prince des Marées » ou « Forrest Gump ».
Qui dit sud, dit plantations. Qu’elles soient de riz, d’indigo ou de tabac, les plantations de Caroline ne
jouissent pas de la notoriété de leurs cousines de Louisiane et du Mississippi. Pourtant, nombreuses sont
celles qui, classées au National Register, méritent le détour, que ce soit pour leur histoire, leur décor
suranné ou pour profiter parfois d’un hébergement en B&B de charme qui vous fera rêver, avec nostalgie,
aux fastes sudistes d’autrefois.
On recommande particulièrement, 12 miles au sud de Georgetown, Hopsewee Plantation, remontant à
1780 et propriété de l’un des signataires de la Déclaration d’Indépendance, Boone Hall Plantation au sud
de Charleston ou Drayton Hall.
De retour sur la côte, la petite ville de Port Royal illustre les luttes franco-espagnoles et le souvenir du
capitaine huguenot, Jean Ribaut, qui connut une fin cruelle aux mains des espagnols à Fort Caroline en
Géorgie.
L’état est très peu sillonné par les interstates. Il faut donc accepter de prendre son temps, voire d’en
perdre.
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HILTON HEAD (SC)
Un beau jour d’août 1663, le commandant, un brin narcissique, d’un vaisseau de Sa Gracieuse Majesté
arborant l’Union Jack croisant dans le détroit de Port Royal, aperçut les falaises d’une île inconnue à qui il
donna son nom, William Hilton.
En 1717, le premier colon blanc à s’installer fut John Barnwell et en 1766, 25 familles vivaient sur l’île,
devenue aujourd’hui une destination touristique de premier plan, grâce à un premier pont lancé dans les
années cinquante, avec ses habitations de grand luxe et ses résidences de golfeurs et de milliardaires
qui cumulent souvent les deux fonctions… C’est une halte bienvenue, même si on a le droit de la trouver
trop chère et trop fréquentée, entre Charleston et Savannah en Géorgie.
On vous recommande une balade à vélo, le meilleur moyen de locomotion sur l’île, pourquoi pas sur la
plage de Palmetto Dunes, longue de 18 kilomètres ; la marche à pied, le cheval, le kayak sont les
alternatives, mais ici, aucune activité ne surpasse le golf.
Observez les tortues de mer venues pondre et retourner à l’océan. Mais attention, il s’agit d’une espèce
protégée, alors on n’y touche surtout pas ! Faites de même, si vous croisez un héron bleu, une aigrette
ou un alligator sorti des marais adjacents…
Coligny Plaza est, aussi, une plage sympa avec des petits restaurants. Sea Pines avec sa marina de
Harbour Town et son petit phare rayé semble sortir d’une boite de Playmobil mais c’est juste un peu plus
cher. Pour ne pas payer l’entrée, le mieux est d’arriver par la plage en rentrant au Sea Pines Beach Club.
Après, à vous les boutiques, les bars et autres restaurants (le Salty Dog Café, par exemple), le tournoi de
tennis ou le parcours de golf...
Toujours dans le secteur de Sea Pines, allez voir le site évocateur autant que poignant avec les ruines
d’une plantation du XIXe siècle, construite en coquillier, Baynard Ruins & Slave Dwelling. La Sea Pines
Forest Preserve est un lieu un peu fantasmagorique avec ses chênes couverts de mousse espagnole
oscillants sous la brise. L’Indian Shell Ring remonte à 1450 avant JC; cet amas coquillier était tout
simplement la décharge des indiens qui vivaient ici à l’époque et qui renseigne les archéologues sur leur
vie quotidienne et leurs habitudes alimentaires ; on se demande ce qu’ils pouvaient manger en dehors
des mois en R !
A propos d’archéologie, baladez-vous aux ruines de Fort Mitchell, à Hilton Head Plantation, près du Old
Fort Pub. Achetez un panier au Gullah Market ; l’île fut l’un des berceaux de cette culture îlienne avec
son peuplement d’esclaves fuyant les plantations d’indigo. Si vous aimez les ambiances marines, il y a
une autre jolie marina très chic, Shelter Cove, d’où l’on tire un feu d’artifice hebdomadaire en été; les
bâtiments au toit rouge, que vous apercevrez en arrière plan, sont un complexe Disney.
Au bout du pont, côté continent, Bluffton est un arrêt sympa ; la première église de la Croix fut construite
en 1767 mais l’actuelle date de 1854. Elle est fort charmante avec sa modeste façade en planches à
peine équarries ; il y aussi quelques boutiques d’antiquités cocasses.
EDISTO ISLAND
Un peu plus au sud, Edisto Island est moins développée. Passant de vastes marais peuplés d’oiseaux,
on traverse une forêt de chênes drapés de mousse espagnole pour arriver côté océan. Dans un
environnement relativement isolé, on peut camper au Edisto Beach State Park, ombré par les palmiers. Il
y a quelques rustiques cabanons qui sont réservés des mois à l’avance pour une semaine minimum l’été.
KIAWAH ISLAND
Plutôt que d’aller sur Palms ou Sullivan Islands (c’est sur cette dernière que l’on trouve Fort Moultrie
National Monument, un autre site faisant partie du système de défense du port, et dont le premier modèle
en bois de palmier avait repoussé les britanniques en 1776) les plus proches et donc les plus
fréquentées, notamment le week-end, on vous conseille de poursuivre un peu plus vers le sud. A 20
minutes du centre, posez-vous à Kiawah Island, longue de 16 km, entre lagune et océan. Avec ses forêts
de pins, ses chênes et ses magnolias, ses marais et ses canaux côtiers refuge de colonies d’oiseaux, où
l'on fait du canoë, c’est l'une des plus belles îles de la région.
Ses plages, fréquentées par les tortues géantes qui viennent y pondre, en général de mai à octobre,
incitent à la balade et au farniente. Les golfeurs se sentiront particulièrement inspirés. C’est ici que
Robert Redford tourna « La Légende de Bagger Vance » avec Will Smith et Matt Damon. On y trouve
quelques hébergements de grand standing, ainsi que des villas à louer, histoire de s’offrir un séjour à
Charleston-les-Flots…
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CHARLESTON (SC)
A la fin d’« Autant en Emporte le Vent », Rhett dit en substance à Scarlett qu’il rentre à Charleston pour
avoir enfin droit à la vie calme et paisible des gens heureux et apprécier la grâce incomparable des jours
qui passent, en profitant de la douceur de vivre.
Malgré les années qui passent, la déclaration de ce grand escogriffe sentimental (tel que Clark Gable
l’incarnait en tout cas) est toujours bien vraie. S’il y a un endroit où le Vieux Sud est toujours vivant, c’est
bien ici ! Tous nos fantasmes autour des jours heureux d’avant guerre (celle de la Sécession) tournant
autour de demeures patriciennes, d’un sens de l’hospitalité inégalé, des manières gracieuses, de
l’honneur et de la dignité sont ici illustrés, malgré quelques ruffians, pirates ou politiciens qui ont parsemé
l’histoire de la ville…
Malgré les tremblements de terre, ouragans, incendies ou bombardements yankees, Charleston est, sans
nul doute, l’une des villes sudistes les mieux préservées au bout d’une péninsule, s’étirant entre les deux
estafilades tracées par les Ashley et Cooper Rivers.
Découvrez à pied ou en calèche l'une des plus anciennes villes américaines, vieille de plus de trois
siècles, et dont la fondation, par des anglais venus de la Barbade, remonte à 1670 ; longtemps, ce fut la
plus grande et la plus riche ville du Sud.
On adore ses ruelles pavées remplies d’odeur de jasmin, les demeures coloniales, les églises blanches,
les restaurants savoureux où l’on hume la soupe de crabe, les plantations des environs, boutiques
d'antiquités, vieux forts ou phares antiques ; innombrables sont les maisons patriciennes ou les hôtels
particuliers flanqués de volets en bois et aux façades rythmées de balcons en fer, forgé par les esclaves
amenés des îles et agrémentés de jolis jardins cachés et de patios secrets à la végétation fournie.
Beaucoup sont construites en longueur (ou « shotgun ») pour favoriser les courants d'air chassant les
moustiques et éviter ainsi les épidémies de malaria. Elles jalonnent la visite à travers ce gigantesque
musée en plein air, au degré de conservation exceptionnel, le tout dans une ambiance caraïbe due aux
palmiers, au climat tropical et à la nonchalance locale que l’on pourra étudier en flânant le long de
Colonial Lake, apprécié des joggeurs, sur le Waterfront Park, joliment paysagé le long de la rivière avec
fontaines et trottoirs en bois ou près des plates-bandes des White Point Gardens, dans le quartier de
Battery, à l’extrémité de la péninsule.
A proximité, la Calhoun Mansion (16 Meeting Street) est l’une de ces belles résidences datant de la fin du
XIXe. A certaines périodes de l’année, de nombreux logis privés classés s’ouvrent aux visiteurs lors des
« candlelight tours ».
L’endroit, malgré son aspect parfois relâché voire parfois déglingué (l’air marin n’arrangeant rien) ne
manque pas d’un certain chic, ce qui permet à la ville d’être régulièrement placée au sommet des villes
américaines les plus agréables pour le touriste, au même titre que Santa Fe ou Bar Harbor par exemple.
Parallèlement à l’absence des nouvelles tendances et celle notable du moindre gratte-ciel, la cité
entretient son petit côté un rien snob de manière amusante; sans doute parce que nombreux sont les
descendants de planteurs à encore occuper les mêmes maisons depuis des lustres et ici, la tradition
reste plus importante que la richesse.
C’est ici qu’est né le premier club de golf américain ainsi que le premier parcours, Harleston Green, en
1786, il n’y pas de hasard…
Tout au long de l’année, la ville est animée par une série impressionnante de manifestations de premier
plan de toutes sortes, qu’elles soient culturelles ou sportives, dont le tournoi de tennis international, le
Spoleto (durant 17 jours fin mai, début juin), LE grand festival artistique, vaste méli-mélo de jazz, danse,
théâtre, musique classique, ou les fameuses régates et courses au large qui font de la ville un paradis de
la voile, ou encore le Moja Arts Festival qui, en octobre, célèbre le théâtre, la danse et le cinéma du
monde afro-américain et caraïbe.
Inutile de vous dire qu’il faut vous y prendre encore plus tôt que d’habitude pour trouver l’hébergement de
vos rêves à ces périodes là. A propos d’hébergement, Charleston regorge d’hôtels de charme, auberges
historiques ou B&B stylés, alors c’est le moment ou jamais pour ne pas encore tomber dans les filets d’un
hôtel de chaîne, d’autant que ceux-ci ne sont pas forcément en centre ville !
Par exemple, le Charleston Place, membre de la compagnie Orient Express, ou le Francis Marion,
inauguré en 1924 au temps des années folles et possédant un plaisant charme suranné, font partie des
hôtels traditionnels. Le Planters Inn, érigé en 1844, est lui affilié aux Relais et Châteaux. La délicieuse
Carriage House Inn, occupant la très évocatrice Stephen-Lathers House de 1843, à l’ombre d’un jardin
tropical florissant et fréquenté par quelques fantômes, n’est pas en reste, et ce ne sont que quelques
exemples.
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A l’origine, Charleston était un port alimentant en esclaves les plantations de riz, d’indigo et de coton de
la région avec une immigration cosmopolite de français, allemands, juifs, italiens, irlandais et anglais qui
sont majoritaires. On estime qu’un tiers des esclaves passa par Charleston, vendus sur le marché du
port, amenant avec eux leur savoir faire de forgerons et de charpentiers. Pour en savoir plus sur ce sujet,
on visitera le Slave Mart Museum, situé à l’endroit même où eurent lieu les dernières ventes d’esclaves
en 1863. Il raconte l’histoire de l’émancipation des noirs jusqu’au mouvement des droits civiques en
passant par les diverses influences culturelles africaines et caraïbes. Une bonne partie de la
communauté noire était libre. Il existait une certaine ouverture raciale, sans doute due à la concentration
urbaine; cela n’empêcha pas plusieurs révoltes (la plus spectaculaire étant celle de Denmark Vesey en
1823) menant à l’érection de l’arsenal de la citadelle et d’une université militaire.
Très libérale en matière religieuse, elle doit son surnom de "ville sainte" à plus de 180 églises qui, à
travers les siècles, ont survécu aux tremblements de terre et aux ouragans qui ont frappé la côte à de
nombreuses reprises. On se souvient encore de « Hugo » en 1989.
Grâce à son port protégé par une superbe rade, elle fut longtemps, grâce au commerce triangulaire, l'une
des principales villes des colonies attirant bien des convoitises dont celle du fameux pirate Edward
Teach, plus connu sous le nom de Barbe Noire, qui l'assiégea en 1718. Autre attaque, celle de la flotte
anglaise en 1776 sur Fort Moultrie (sur Sullivan Island), construit à l'époque avec les troncs des palmiers
locaux, futur emblème du jeune état de Caroline du Sud.
La ville, ayant adopté son nom définitif en 1783 pour enfin s'affranchir de l'héritage britannique, va devoir
la célébrité à Fort Sumter, aujourd’hui classé Monument National, sur lequel, le 12 avril 1861, sont tirés
les premiers coups de canon de la Guerre de Sécession, par les sécessionnistes voulant en déloger la
garnison fédérale qui se rendra après un siège très bref.
Il
est
amusant
de
noter
que
l’artillerie
confédérée
était
commandée
par
Pierre Gustave Toutant de Beauregard qui avait été formé à West Point par l’officier nordiste qui
commandait le fort, le Major Robert Anderson… Le fort sera assiégé en 1863 par les nordistes qui ne le
réoccuperont qu’en 1865.
Sa visite est l’occasion d’une belle balade aérée par les alizés de 35 minutes par trajet. En effet, on
accomplira le pèlerinage au Fort Sumter National Monument en bateau, avec de très belles vues sur
toute la rade. Selon la marée, on se promène aux pieds des remparts de brique ou sur les sommets des
fortifications bien remaniées lors de la Seconde Guerre Mondiale mais toujours ornées d’une collection
de canons du XIXe.
Il existe deux points d’embarquement, l’un côté Mount Pleasant au nord de la baie, à côté du Patriots
Point Naval and Maritime Museum, l’occasion d’admirer au passage les collections du musée naval
illustrant les traditions maritimes et militaires avec une armada assez conséquente, composée d’un porteavions et d’un destroyer ayant fait les campagnes du Pacifique de la Seconde Guerre Mondiale, un sousmarin de la Guerre Froide ainsi qu’un navire des garde-côtes très coloré ; l’autre est en ville au bout de
Calhoun Street, au Fort Sumter Visitor Education Center de Liberty Square, voisin de l’aquarium. On ne
peut manquer ce site, parmi les plus populaires de Charleston. Y sont reconstitués divers habitats
aquatiques, que ce soit celui des marais, des marécages ou de l’océan avec flore et faune idoines dont
alligators, serpents, tortues, oiseaux et dauphins…
De retour en ville, on peut faire un stop au Old Exchange and Provost Dungeon (122 E Bay). A l’origine,
construite comme douane en 1771, cette très ancienne structure de l’époque coloniale servit aussi de
geôle pendant la Guerre d’Indépendance. Les étages sont consacrés à l’histoire du bâtiment et de la ville.
Le sous-sol tient davantage du parc d’attractions et draine les groupes scolaires....
Au marché couvert local et près du bureau de poste, on trouve toujours les vanneries confectionnées à la
main par les descendants des gullahs, noirs venus d'Afrique de l'Ouest (le mot serait une déformation
d’Angola) qui, fuyant les états esclavagistes qui les employaient dans les plantations de riz et d'indigo, se
réfugiaient dans les îles et les marais insalubres (voir « Patriot » avec Mel Gibson dont le personnage est
inspiré de Francis Marion, un héros de l’Indépendance dont les parents étaient des huguenots français,
et surnommé le « renard des marais » par les perfides anglais qui subissaient son art de la guérilla) et qui
avaient développé une riche culture orale dont le chant était le moyen d’expression numéro un. Leur
dialecte est toujours pratiqué par les noirs comme par les blancs. Au premier étage du marché, le
Confederate Museum démontre l’étroite imbrication de Charleston dans la Guerre de Sécession et d’une
certaine manière, le regret éternel de cette cause perdue, à travers des objets à la simplicité émouvante.
Le quartier est sans doute le plus touristique de la ville avec nombre de boutiques de souvenirs, teeshirts, épices et les paniers gullahs déjà cités.
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A propos de musique, c'est d'ici que s'est répandu à travers le monde, inspiré des danses noires, le
rythme inimitable du charleston illustrant la frénésie des années folles et qui venait d’un « tube » d’un
show de Broadway « Runnin’ Wild ».
Le Charleston Museum, le premier musée d’Amérique (avec des collections commencées en 1773 !),
expose d’innombrables objets racontant l’histoire de la région, que ce soit la culture du riz, les huguenots,
le premier sous-marin sudiste, un énorme squelette de baleine ou une collection de costumes ou
d’argenterie, la vie pendant la Seconde Guerre Mondiale et même des momies égyptiennes, dans un
bric-à-brac digne d’un inventaire à la Prévert.
Plus intéressant sur le plan de l’architecture locale, le musée s’occupe aussi de la Heyward-Washington
House et de la Joseph Manigault House ; la première fut construite en 1772 au milieu d’un beau jardin
pour l’un des signataires de la Déclaration d’Indépendance et fut la résidence de George Washington en
1791 ; l’autre, de 1803, superbe exemple de style fédéral, appartenait à l’une des plus grandes familles
de la région qui avait fait fortune avec le riz.
Aiken-Rhett House (48 Elizabeth Street), dont les deux premiers étages sont flanqués de colonnes, est
une admirable habitation aux origines remontant à 1817 qui, ayant appartenu à l’un des gouverneurs de
l’état, est entretenue par une fondation avec une bonne partie de ses dépendances. Elle a conservé
intacts ses ateliers et quartiers réservés aux esclaves. Gérée par la même fondation, la
Nathaniel Russell House (51 Meeting Street), terminée en 1808, est un autre magnifique exemple de
demeure néo-classique ayant appartenu à un riche négociant venu de Nouvelle Angleterre ; son escalier
intérieur est d’une insolente élégance.
De retour dans l’élégant quartier de High Battery, se trouve Edmondston-Alston House, construite en
1825 pour Charles Edmondston dans le style fédéral, modifiée ensuite en greek revival par son nouveau
propriétaire Charles Alston ; elle appartient encore aujourd’hui à ses descendants. C’est ici que le
Général Beauregard vint en 1861 observer la canonnade sur Fort Sumter et que Robert E. Lee séjourna
quand son hôtel en ville brûla.
Plus modeste, Cabbage Row, une section de Church Street, servit de base pour le Catfish Row de
« Porgy », point de départ de l’opéra de George Gershwin, « Porgy and Bess », évocation des conditions
de vie des noirs dans les années vingt. C’est un certain Samuel Smalls qui inspira le personnage de
Porgy.
A ce propos, le Avery Research Center for African-American History and Culture, installé dans une
ancienne école privée afro-américaine prestigieuse (125 Bull Street), expose quantité d’archives, photos
et documents racontant l’histoire de cette population. Pour conclure sur les musées, le
Gibbes Museum of Art, quelques blocks au sud du marché, (135 Meeting Street) raconte l’histoire de la
cité sudiste à travers les arts. Les amateurs chineront chez les antiquaires de King Street.
Le soir venu, les occasions de boire un verre ou d’écouter de la musique « live » ne manqueront pas.
Procurez-vous un exemplaire de l’hebdo gratuit City Paper. Pour une vue à 360°, commencez par
prendre un verre au bar sur le toit du Vendue Inn, un hôtel occupant un ancien entrepôt dans l’ancien
quartier français.
LA ROUTE DES PLANTATIONS
La Route 61, remontant l’Ashley River, passe par une série de plantations assez superbes dont plusieurs
peuvent se visiter. Vous remarquerez que les tours mettent souvent l’accent sur le mode de vie
ostentatoire des maîtres des lieux, à travers bibelots et mobilier, plutôt que sur l’histoire de l’esclavage,
sauf peut-être à Drayton Hall (3380 Ashley River Road). C’est un élégant manoir de style géorgien, et
même si les tours insistent sur l’aspect architectural, on y donne aussi des causeries sur le rôle des afroaméricains dans la région du « low country », de l’esclavage à l’émancipation. Fondée en 1679,
Magnolia Plantation & Gardens, à 10 miles du centre de Charleston, vaut surtout pour son jardin
extraordinaire. On n’a pas entendu de canards y parler anglais, mais les azalées en fleurs au printemps
ou les étangs, tapissés de nénuphars, offrent une palette incomparable. L’Audubon Swamp Garden est
même gardé par de placides alligators.
3 miles au nord-ouest de Charleston, à l’ouest du pont de l’Ashley River, Charles Towne Landing est un
State Park où est reconstituée sur le site originel (d’où son classement au National Register of Historic
Places), la première colonie anglaise des Carolines, fondée en 1670. Animé par des figurants en
costume, on y trouve des fortifications, un navire marchand du XVIIe siècle, diverses bâtisses etc.
Un petit zoo présente aussi divers animaux d’Amérique du nord qui avaient dû étonner les colons.
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Drayton Hall
Drayton Hall est la plus ancienne plantation des Etats-Unis ouverte au public. Après 7 générations,
ce bâtiment de 1738 est l'un des plus beaux exemples d'architecture palladienne.
HOTÊLS CHARLESTON – 1 NUIT
Days Inn Charleston- Historic District
155 Meeting Street
1/2 Block Market Street
Charleston, SC 29401
$110,36
68001857
Hawthorn Suites by Wyndham
Charleston
2455 Savannah Hwy
Charleston, SC 29414
$122
Days Inn Mount Pleasant-CharlestonPatriots Point
261 Johnnie Dodds Blvd
Hwy. 17 North
Mt. Pleasant, SC 29464
$75
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MERCREDI 12 MAI
CHARLESTON (SC) – WILMINGTON (NC) – 316 KM
M 12 – CHARLESTON – WILMINGTON
M11 - Charleston
M12 - Patriot Point
M12 - Fort Moultrie National Monument
M12 - Boone Hall Plantation
M12 - Myrtle Beach
M12 - Southport - Cap Fear
M12 - Wilmington
MOUNT PLEASANT
Au nord de la baie, se trouve le vieux village historique de Mount Pleasant. On y trouve la Boone Hall
Plantation qui, avec ses jardins et ses cabanes d’esclaves, illustre la magnificence des plantations trois
siècles auparavant. Sa belle allée plantée de chênes est plus longue que celle de Oak Alley en
Louisiane, universellement connue.
HORAIRES FERRY – SOUTHPORT  FORT FISHERS
Southport
Fort Fisher
5:30 a.m.
—
7:00
7:45
8:30
9:15
—
10:45
11:30
—
1:00
1:45
2:30
3:15
4:00
4:45
—
6:15
—
—
6:15 a.m.
—
7:45
8:30
9:15
10:00
—
11:30
12:15 p.m.
—
1:45
2:30
3:15
4:00
4:45
5:30
—
7:00
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EST
L'Est des États-Unis est peuplé de villes au passé “ historique ” ou émotionnel fort. Au Nord-Est on
retrouve la Nouvelle-Angleterre avec ses 6 états : le Massachusetts, le Connecticut, Rhode Island, le
Maine, le New Hampshire et le Vermont.
Ces états se partagent un passé glorieux historique. On y trouve aussi des auberges de campagne, des
magasins d'antiquités, des spécialités culinaires...
Les plages de la côtes attirent autant de vacanciers avides de sport et de culture que les montagnes, les
forêts et les cours d'eau de l'intérieur ravissent ceux qui aiment la nature.
L'Est regroupe une multitude de grandes villes comme New York, Philadelphie, Washington DC ou
encore Chicago pour n'en citer que quelques unes.
Dans les curiosités de la région, n'oublions pas le pays amish ou encore les chutes du Niagara !
CAROLINE DU NORD
C’est le tabac qui fit la fortune de la Caroline du Nord. Compte tenu de la main d’œuvre nécessaire à sa
culture, elle importa de nombreux esclaves et se retrouva donc dans les rangs sudistes, après avoir fait
partie des treize colonies originelles ayant fondé les Etats-Unis.
Aujourd’hui le tabac, malgré ses vicissitudes, reste l’une de ses principales richesses. L’état, bien
qu’étant le plus industrialisé des états du sud, reste assez pauvre et rural malgré quelques villes
importantes.
On distingue trois grandes régions d’est en ouest. La côte atlantique, s’étirant sur plus de 800 kilomètres
tourmentés avec détroits, estuaires, marais, baies compliquées comme autour de l’Albemarle Sound et
du Pamlico Sound, est certainement le secteur le plus séduisant pour le visiteur.
Les superbes plages, ourlant les Outer Banks, un cordon d’îles perdues, autrefois refuge des gullahs
(des noirs fuyant l’esclavage des plantations qui ont longtemps maintenu leur mode de vie africain
traditionnel) et théâtres de centaines de naufrages, sont hérissées de dunes et de phares historiques
comme ceux de Cape Fear ou de Cape Hatteras. Elles sont desservies par des ferrys parfois aléatoires
(ce qui fait leur charme) et protégées par les parcs nationaux de Cape Hatteras National Seashore et
Cape Lookout National Seashore, séparant le Pamlico Sound de l’Atlantique. Elles sont aussi dotées de
petites stations décontractées comme Nags Head qui attirent du monde en saison. C’est là que la colonie
perdue de l’île de Roanoke a disparu corps et biens en 1590 après sa fondation par Sir Walter Raleigh, le
favori d’Elizabeth d’Angleterre.
Les îles entretiennent également de nombreuses histoires et légendes de piraterie entre
Sir Francis Drake, Barbe-Noire et Anne Bonney. C’est au nord, sur une île voisine, près de Kitty Hawk,
que le Flyer des frères Wright marqua la naissance de l’aviation aux Etats-Unis.
Sur la côte continentale, quelques ports coloniaux comme Edenton, Beaufort (à ne pas confondre avec
son homonyme de Caroline du Sud), Wilmington ou New Bern arborent leur architecture coloniale bien
conservée.
Le centre, le Piémont, plaisamment arrosé de dizaines de cascades, est occupé par plusieurs villes
industrieuses se tournant de plus en plus vers les technologies de pointe, et riche d’universités ou
d’établissements d’enseignement très cotés.
Raleigh, la capitale d’état, qui prend un soin jaloux de son vieux capitole reconstruit en 1840, est le site
de la North Carolina State University. Durham est le siège de Duke University. L’University of North
Carolina se trouve dans l’alerte et branchée Chapel Hill.
Winston-Salem combine l’héritage lié au tabac et aux Frères Moraves, une secte fondée au XVe siècle,
venus de Moravie et se réclamant des théories religieuses de Jan Huss. Charlotte, la ville la plus
importante de l’état, affiche ses gratte-ciel comme une grande. On peut encore citer Greensboro.
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Immédiatement à l’ouest, les pentes des Appalaches, à déguster en couleurs lors de l’été indien,
s’élèvent jusqu’à la Blue Ridge Parkway, route de crêtes tout en courbes descendant de Virginie, offrant
des vues à l’infini et menant, via Asheville, près de laquelle trône la fameuse Biltmore Estate, la
résidence fastueuse aux 250 pièces de George Vanderbilt, copiée des châteaux de la Loire, et Boone,
chacune dans leur style des stations de villégiature, au Great Smoky Mountains National Park, partagé
avec le Tennessee et au pied duquel les cherokees essayent de sauvegarder leur culture tout comme les
hillbillies.
Ces petits blancs pauvres des montagnes ont créé leur propre musique, folk et country, dont le dernier
avatar est la newgrass, un dérivé contemporain du bluegrass. Grâce à ses décors naturels et son histoire
mouvementée, mais aussi à des studios très bien équipés (Wilmington est même surnommée
"Hollywood East," ou "Wilmywood"…), la Caroline du Nord est très souvent utilisée par le cinéma. Par
exemple, « La Couleur Pourpre » de Steven Spielberg ou « Blue Velvet » de David Lynch ainsi que
plusieurs adaptations tirées de Stephen King comme « Cape Fear » tourné en fait en Floride.
Les Appalaches semblent inspirer les réalisateurs. Plusieurs scènes de « Le Dernier des Mohicans »,
notamment dans le secteur de Chimney Rock, de « Dirty Dancing », « Nell », « Hannibal » et « Le
Fugitif » y ont été tournées.
Charlotte, reliée à l’Europe par des vols non stop, est la porte d’entrée la plus directe. Atlanta ou
Washington D.C. sont deux autres excellentes options, selon la construction de votre itinéraire dans la
région. Toutes les grandes villes du Piémont central sont très bien desservies par le bus. En revanche,
pour les montagnes ou les stations de la côte, la voiture reste à privilégier car aucun transport public ne
dessert les Outer Banks ou la Blue Ridge Parkway.
HOTÊLS WILMINGTON – 1 NUIT
Ramada Conference Center
Wilmington
5001 Market St
Near I-40 & Bus 17
Wilmington, NC 28405
$71,61
67674871
Super 8 Wilmington
3604 Market Street
US HWY 17 MARKET ST
Wilmington, NC 28403-1326
$68
Wingate by Wyndham Wilmington
5126 Market Street Bus 17
Wilmington, NC 28405
$91
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Page 80
JEUDI 13 MAI
WILMINGTON (NC) – PORTSMOUNTH (VA) – 402 KM
M 13 - WILMINGTON - PORTSMOUNTH
M13 - Wilmington
M13 - 01 Jacksonville
M13 - 02 New Bern - Tryon Palace Historic Sites & Gardens
M13 - 02 New Bern
M13 - 02 New Bern - Attmore Wadsworth House
M13 - 02 New Bern - Ulysse S Mace House
M13 - 02 New Bern Fireman Museum
M13 - 02 New Bern - Hawks House
M13 - 02 New Bern -Palmer Tisdale House
M13 - 02 New Bern -Jerkins Richardson house
M13 - 02 New Bern - Eli Smallwood House
M13 - 02 New Bern - Charles Slover House
M13 - 02 New Bern - WB Blade House
M13 - 02 New Bern -John D Flanner House
M13 - 03 Washington
M13 - 04 - Portsmounth Portsmouth Museum of Military History
M13 - 04 - Portsmounth
M13 - 04 Portsmouth Naval Shipyard Museum
M13 - 04 - Portsmounth Cassell-Mcrae House
M13 - 04 - Portsmounth Hill House
M13 - 04 - Portsmounth Washington-Reed House
M13 - 04 - Portsmounth Grice House
M13 - 04 - Portsmounth Benthall Brooks Row
M13 - 04 - Portsmounth Brown-Mcmurran House
M13 - 04 - Portsmounth Hartt House
M13 - 05 Portsmounth
NEW BERN (NC)
LIEU DE NAISSANCE DE PEPSI
C’est au 256 Middle Street, New Bern (NC), que Caleb Bradham inventa dans sa pharmacie le «Bois
de Brad » qui, plus tard, il fait breveter sous le nom de Pepsi-Cola.
Aujourd'hui, vous pouvez vous détendre et profiter d'un Pepsi Cola à la fontaine à soda puis acheter
un souvenir…
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BEAR BEARS TOWN - TRACES D'OURS
A l’occasion du 300ème anniversaire de New Bern en 2010, des artistes locaux ont réalisés des ours
en fibre de verre, décorés à la main, réparties dans la cité.
Bears are making tracks all over New Bern…decorated, fiberglass bears that is! Adored with hats,
flags, flowers and other unusual and creative features, you will be delighted with each bear’s unique
design. To coincide with New Bern’s 300th Anniversary Celebration in 2010, Bear Town Bears, a
nonprofit organization, recruited local artists to implement hand-painted designs on life-size standing
and walking fiberglass bears for public enjoyment during the entire year. Sponsors for the bears have
placed their bears in historic downtown, as well as in outlying areas. The public is invited to enjoy
their own “Bear Tracks Hunt” by picking up a free map from the New Bern/Craven County Convention
& Visitors Center, the New Bern Chamber of Commerce and other supporting businesses. Children
can participate by playing the game “Where on the Bear” to find hidden features on each bear using
clues listed on the map. Track bears all over New Bern while enjoying the beauty of these public art
sculptures in 2010!
VIRGINIE
L'état de la Virginie se trouve au Nord Est des Etats-Unis, bordé par l'océan Atlantique, et fait partie de
Capital Region USA. C'est la porte d'entrée du Sud du pays.
Les villes principales sont Richmond, capitale de la Confédération, Williamsburg, capitale coloniale et
Norfolk. Williamsburg qui fut la capitale de la Virginie de 1699 à 1780 est aujourd'hui le plus grand musée
vivant en plein air du pays. Le musée s'étend sur 173 acres et ses habitants, habillés de costumes
d'époque, y décrivent la vie quotidienne des colons d'avant la Révolution.
Vous pouvez aussi remonter le temps dans la première capitale du Maryland, St. Mary's City, également
un musée vivant, où vous découvrirez la culture du tabac, la vie des Indiens et les mœurs politiques du
17e siècle.
L'ouest de la Virginie est particulièrement montagneux et les villes de Roanoke, Lexington et Abingdon
vous feront découvrir du théâtre original et la richesse des légendes de la région.
À quelques minutes de Virginia Beach et de Colonial Williamsburg se trouvent Norfolk et le Virginia
Waterfront où vous attendent des musées aux collections exceptionnelles et des événements culturels
importants, dont le Virginia Waterfront International Arts Festival, un festival des arts qui se tient chaque
année au bord de la mer.
À Virginia Beach, le coucher du soleil signale le début d'une ribambelle d'activités. Les visiteurs peuvent
passer la soirée sous les étoiles en compagnie de vedettes telles que Tina Turner et Elton John, deux
des nombreuses vedettes du disque à se produire au GTE Virginia Beach Amphitheater.
De Memorial Day jusqu'à la Fête du Travail, Beach Street USA transforme Atlantic Avenue en un
immense spectacle, de la 17e à la 25e Rue.
En Virginie, vous trouverez une variété d'activités comprenant des aventures en bateau le long des côtes
ou en eau douce, du rafting, les explorations de cavernes et le kayak en mer.
Plus du quart du sentier des Appalaches serpente les montagnes de Virginie. Les aigles à tête blanche y
font leurs nids, les cerfs broutent le long des pistes de randonnées, on peut parfois voir des ours bruns
dans les endroits un peu plus sauvages et les oiseaux migrateurs inondent le ciel au printemps et en
automne.
La Virginie fut aussi le théâtre de batailles décisives. En fait, le tiers des champs de bataille les plus
importants de la guerre de Sécession se trouvent ici, y compris le site de la première grande bataille à
Manassas, de même que l'endroit où le général sudiste Robert E. Lee se rendit au Général de l'Union
Ulysses S. Grant, à Appomatox.
Un réseau routier balisé relie aujourd'hui plus de 200 sites de la guerre de Sécession.
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PORTSMOUNTH (VA)
HISTORIC SEAPORT.
En 1620, John Wood trouve le site intéressant pour la construction de bateau, son métier, et réclame
un droit de propriété au roi d'Angleterre. Une petite communanuté s'installe alors. La ville de
Portsmouth est officiellement fondée en 1752 par William Crawford qui lui donne le nom de la ville
anglaise de Portsmouth.
Durant la guerre d'indépendance des États-Unis, Portsmouth est occupée par les anglais et le
chantier naval est détruit. Ils quittent ensuite la ville avant leur défaite à Yorktown.
En 1858, Portsmouth se sépare du comté de Norfolk et devient une ville indépendante.
Durant la guerre de Sécession, le chantier naval est d'abord brulé par les Unionistes avant leur fuite
en 1861. La ville est alors occupée par les Confédérés qui y construisent le CSS Virginia, le premier
bateau de guerre métallique, qui détruit le flotte Fédérale en 1862. La même année les Unionistes
reprennent la ville.
Durant la première et deuxième guerre mondiale, le chantier naval s'agrandit pour faire face à la
demande de bateaux de guerre.
Le Norfolk Naval Shipyard, un chantier naval historique de l'U.S. Navy, est situé sur le territoire de la
ville.
THE HILL HOUSE
CEDAR GROVE CEMETERY
Lieu: cimetière est situé entre la rue Effingham et Fort Lane dans Olde Towne Portsmouth. Entrez par
la porte sud du cimetière, situé derrière Hardee's à Londres Boulevard.
CHEMIN DE L'HISTOIRE
Le «Sentier de l'Histoire » relie deux des plus anciennes installations de la Marine, le Naval Medical
Center and le Naval Shipyard.
Un parc de 1 hectare est à la pointe sud de la voie « de l'Histoire», à proximité des chantiers de la la
Marine. Le parc possède des allées de briques et deux hélices d’un navire de ravitaillement de
75,000 livres. Des jalons retracent 200 ans d'histoire, ainsi que divers objets, comme un Sail rénové
à partir d'un ancien sous-marin de la Marine, des canons qui étaient autrefois utilisés sur les navires
construits dans le chantier naval, une lentille de Fresnel…
HOTÊLS PORTSMOUNTH – 1 NUIT
Super 8 Portsmouth/Olde Town Area
925 London Blvd
I 264 EXT# 7 Rte 141 N
Portsmouth, VA 23704-2235
$67,00
53679152
Page 83
VENDREDI 14 MAI
PORTSMOUNTH (VA) – RICHMOND (VA) – 186 KM
M 14 – PORTSMOUNTH – RICHMOND
M13 - 05 Portsmounth
M14 - Norfolk 01 Nauticus
M14 - Norfolk 02 Chrysler Museum of Art
M14 - Colonial Williamsburg
M14 - Richmond - Virginia State Capitol
M14 - Richmond - John Marshall House
M14 - Richmond - White House of the Confederacy
M14 - Richmond - Agecroft Hall
M14 - Richmond - Wilton House Museum
M14 - Richmond - Maymont House & Park
M14 - Richmond - Museum of the Confederacy
M14 - Richmond
NORFOLK
Norfolk est une ville indépendante de Virginie, deuxième ville la plus grande de cet état.
Située sur la côte Atlantique, elle compte sur son sol l’une des principales bases navales de l'US Navy.
La base navale de Norfolk, ou Naval Station Norfolk, est une base navale, aérienne et sous-marine.
C'est la plus grande base aéronavale du monde. Cette base où servent près de 60 000 personnels civils
et militaires sert également de quartier général à la Deuxième flotte américaine, au Allied Command
Transformation de l'OTAN et au United States Joint Forces Command.
Avec 13 quais et 11 hangars à avions répartis sur 17 km², elle abrite 134 aéronefs et 75 navires de
guerre, dont cinq porte-avions et 11 sous-marins nucléaires d'attaque. C'est le port d'attache des flottes
américaines opérant en Atlantique, en Méditerranée et dans l'océan Indien.
Elle abrite notamment les CVN-65 USS Enterprise, CVN-69 USS Dwight D. Eisenhower, CVN-71 USS
Theodore Roosevelt, CVN-73 USS George Washington, CVN-75 USS Harry S. Truman, soit près de la
moitié des porte-avions en service actuellement dans l'US Navy.
COLONIAL WILLIAMSBURG
Ce musée offre une grande variété d’activités. Vous apprendrez la façon dontvivaient les habitants de la
capitale de la Virginie pendant le 18ème siècle.
Vous y trouverez plus de 30 reconstitutions de maisons coloniales, edifices gouvernementaux et ateliers
d’artisans (exposant les outils et techniques de l’époque coloniale).
Le quartier historique est une localité animée présentant également plus d’une vingtaine de boutiques et
restaurants ainsi que des hôtels d’époque.
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RICHMOND (VA)
Construite sur un bras de la rivière James, Richmond, capitale de la Virginie, sait mêler son rôle
historique - en tant que capitale de la Confédération, pendant la guerre de Sécession - à sa vocation
moderne, celle d'un centre très dynamique en politique, en affaires et en finances.
Sur une colline au coeur de la ville se dresse le capitol de l'état, l'élégant Virginia State Capitol, inspiré de
la Maison Carée à Nîmes et conçu par le président Thomas Jefferson.
Le ‘Fan District’ abrite de bons petits restaurants et divertissements; il est situé à l’ouest du centre-ville,
d’où les rues partent en patte d’oie et se retrouvent sur le grand boulevard.
La ville est réputée pour sa zone commerciale particulière, surtout autour de Carytown, et un écrain de
demeures splendides.
Parmi celles-ci, on notera l’Agecroft Hall du XVème siècle, importé d’Angleterre, la Wilton House, de style
Georgien du XVIIIème siècle, la Tuckahoe Plantation où grandit Thomas Jefferson, et la Victorian Dooley
Mansion au coeur de Maymont Park en bord de rivière.
DEMEURE DU GOUVERNEUR
La demeure du Gouverneur à Capitol Square est la résidence de gouverneur la plus ancienne encore
habitée (1813) aux USA.
MUSEUMS ON THE BOULEVARD
Le Virginia Museum of Fine Arts (ouverture après traveaux le 1er mai 2010), une vraie mine de
trésors, et le Virginia Historical Society’s Museum of Virginia History, tous deux engagés dans le
consortium des ‘Museums on the Boulevard’.
Le premier propose de découvrir des peintures impressionnistes, postimpressionnistes et
contemporaines, aussi bien qu’une superbe collection d’oeufs Fabergé. Le deuxième offre une bonne
introduction à l’héritage légué par cet état historique avec des portraits de personnages célèbres
comme la ‘princesse’ de Virginie, Pocahontas, et une nouvelle exposition sur les explorateurs Lewis
et Clark, tous deux de Virginie.
HOTÊLS RICHMOND – 1 NUIT
Super 8 Richmond/Chamberlayne Rd
5615 Chamberlayne Rd
I-95 Ex 82 or I-295 Ex 41B
Richmond, VA 23227
$61,02
53679258
Days Inn Richmond
5701 Chamberlayne Road
I-95 Exit 82/5701 Chamberlayne
Richmond, VA 23227
$53
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SAMEDI 15 MAI
RICHMOND (VA) – PHILADELPHIE (PA) – 393 KM
M 15 – RICHMOND – PHILADELPHIE
M14 - Richmond
M15 – Philadelphia
PHILADELPHIE (PA)
Philadelphie, 5ème ville des Etats-Unis, cumule les atouts. A seulement 1h30 de Manhattan, Philadelphie
c’est une ville étonnamment multiple qui regorge de richesses historiques, artistiques et culturelles.
Berceau de l’indépendance américaine et de la Constitution, Philadelphie, la « Cité de l’Amour fraternel »
est une ville pionnière de l’égalité des droits qui garde en elle, les marques de son unique et glorieux
passé.
Elle possède l’un des plus vieux centres villes des Etats-Unis, avec ses monuments emblématiques, ses
maisons typiques, ses ruelles pavées : un véritable témoignage vivant de l’Amérique coloniale !
Philadelphie,
ville
artistique
par
excellence,
se
positionne
en
France,
comme
« l’exception culturelle américaine ».
Philadelphie conjugue également l’Art au présent et au futur grâce à sa communauté artistique
dynamique qui ne cesse de s’exprimer au travers de sa célèbre « Avenue of the Arts », de son Orchestre
de renom, de son ballet… et de ses nombreuses fresques murales contemporaines qui animent les rues.
En quelques années, Philadelphie a su s’imposer sur le marché français comme une destination
culturelle en vogue, en phase de devenir une ville incontournable du Grand Est Américain.
FRANKLIN INSTITUTE SCIENCE MUSEUM
Ce musée abrite le célèbre Mémorial National de Benjamin Franklin et sa fameuse statue de marbre
pesant 30 tonnes et ayant une hauteur de 20 mètres.
HISTORICAL SITES
Philadelphia was founded in 1682 by William Penn, an English Quaker. King Charles II granted him a
parcel of land that included 1,280 acres between the Delaware and Schuylkill rivers. With dreams of a
"Greene Countrie Towne," he asked Captain Thomas Holmes to design the city in a grid pattern with wide
streets and several green public spaces. The public squares which anchored his design still exist Washington, Franklin, Rittenhouse and Logan squares; City Hall stands on the site of Center Square at
Broad and Market streets. Due to its excellent location on the Atlantic Coast and accessible port facilities,
Philadelphia grew rapidly in the 18th century into the second largest English-speaking city in the world
and flourished as the cultural center of the New World.
Philadelphia's history from 1774 to 1800 is linked to that of the American Revolution and the young
nation. As the colonies grew, Philadelphia became the center of their growing quest for freedom. The
First Continental Congress met at Carpenters' Hall in 1774 to air their grievances against King George III.
At the State House, later renamed Independence Hall, the Second Continental Congress met in 1775
which later drafted the Declaration of Independence. It was at the State House that the colonies declared
their independence in 1776. Philadelphia served as the fledgling nation's capital from 1790 to 1800.
The following historical sites are open to the public:
INDEPENDENCE NATIONAL HISTORICAL PARK
The most historic square mile in the U.S.A., it was here that a group of colonists first got together to
plan their independence from the King of England, which resulted in many battles between the
colonists and the British, and ultimately, the birth of the U.S.A. as a separate nation. Sites in the park
include the Liberty Bell, Independence Hall, Carpenters' Hall, and many more notable landmarks.
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THE LIBERTY BELL
The most famous bell in the world arrived in Philadelphia in 1752 for the new Pennsylvania State
House, now known as Independence Hall. Before it could be installed, a crack was found and the bell
was recast by two Philadelphia craftsmen, John Stowe and John Pass. The bell tolled to gather the
citizens of Philadelphia, including for the first reading of the Declaration of Independence. The last
time the bell was rung was on George Washington's birthday in 1846. Although it remained silent, the
Liberty Bell became a symbol of freedom and independence for generations of Americans and for
many around the world.
INDEPENDENCE HALL
Built between 1732 and 1756 as the Pennsylvania State House, this is the site where the Declaration
of Independence (modeled after the Magna Carta) was first adopted and the United States
Constitution was written. Next to Independence Hall is Congress Hall, where the United States
Senate and the United States House of Representatives met from 1790 to 1800, when Philadelphia
was the nation's capital. On the other side of Independence Hall is Old City Hall, the historical home
of the United States Supreme Court from 1791 to 1800. Free tours are available with timed tickets,
which can be obtained on the day of the visit at the Independence Visitor Center (Sixth and Market
sts.), or in advance at www.reservation.nps.gov.
CARPENTERS’ HALL
This beautiful Georgian structure was built from 1770-1774 for the Carpenters' Guild. The First
Continental Congress met here in 1774 and the building served as a hospital during the
Revolutionary War. Today, the first floor is open to the public with exhibits.
SECOND BANK OF THE UNITED STATES
Built in the Greek Revival-style, the 19th-century bank is now a portrait gallery housing paintings of
the leaders and politicians of Colonial U.S.A.
FRANKLIN COURT
The site of Benjamin Franklin's home now houses a steel "ghost structure" of Franklin's house, the
U.S.A.'s first post office, archeological displays and an 18th-century printing shop. One of
Philadelphia's most famous colonial statesmen and inventors, Franklin spent long periods of time in
England where he broadened and balanced his views of science, politics, and foreign affairs. He also
had a house in London (which still stands) at 36 Craven Street.
HOTÊLS PHILADELPHIA – 1 NUIT
Travelodge Philadelphia Convention
Center
1227 Race Street
Off Hwy 676
Philadelphia, PA 19107
$154,48
50660257
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DIMANCHE 16 MAI
PHILADELPHIE (PA) – HOBOKEN (NJ) – 148 KM
M 16 – PHILADELPHIA – HOBOKEN
M16 - Philadelphia - Independence Visitor Center
M16 - Philadelphia - Liberty Bell Center
M16 - Philadelphia - Independence Hall
M16 - Philadelphia - Old City Hall
M16 - Philadelphia - Carpenter's Hall
M16 - Philadelphia - Franklin Court
M16 - Philadelphia - Besty Ross House
M16 - Philadelphia - Congress Hall
M16 - Philadelphia - Declaration House
M16 - Philadelphia - Library Hall
M16 – Hoboken
NEW JERSEY
A priori, personne ne penserait au New Jersey comme destination de voyage. Peu nombreux ceux qui
penses s’arrêter sur la route entre Philadelphie et Manhattan, déjà hypnotisés par les gratte-ciel
scintillants, avant de s’engouffrer dans le Lincoln Tunnel…
Evidemment, son apparence de banlieue industrielle innervée d’interstates, turnpikes et autres parkways
encombrées de rutilants poids lourds ou plantées de forêts de cheminées d’usines et de centres
commerciaux alignant les magasins d’usine, n’a pas le glamour de Big Apple.
Ses villes principales, Trenton, la capitale, ou Newark, l’aéroport international le plus facile d’accès pour
New York City, n’ont pas le sex appeal de Philadelphie ou de Washington. Bien sûr, l’état souffre de son
image d’annexe dortoir de New York, à peine rehaussée par la réussite de Frank Sinatra ou les exploits
douteux des « Sopranos » dont des tours organisés partent de de Manhattan.
Entre faubourgs anonymes, usines, trafic et pollution, on a du mal à comprendre son surnom d’état jardin.
Mais, comme toujours avec les Etats-Unis, évitons de s’arrêter à la surface des choses. Si
Bruce Springsteen, le guitar-hero local a bien chanté le blues des cols bleus locaux déchantant du rêve
américain, c’est ici, sur le sol du troisième état fondateur de l’Union, que ce sont écrites quelques unes
des plus belles pages de l’histoire américaine. Quand l’avenir de la nation se forgea lors de la Guerre
d’Indépendance, lors des hivernages de l’armée de Washington près de Morristown et de son fameux
franchissement du Delaware menant aux batailles de Trenton et Princeton. C’est à Camden (328 Mickle
Boulevard) que vécut Walt Whitman, l’un des plus grands chantres de l’Amérique.
Princeton, site d’une bataille décisive de la Guerre d’Indépendance en 1777, est l’un des établissements
de la prestigieuse Ivy League, fondé en 1756. Sous les frondaisons du campus à la majesté altière toute
britannique, on marche dans les pas de Francis Scott Fitzgerald, des acteurs James Stewart ou
Brooke Shields sans oublier des présidents comme Madison ou Wilson.
La Delaware Water Gap National Recreation Area protège une constellation de forêts, de lacs et de cours
d’eau où se pratique le canotage, ainsi que des petits villages fantômes, hérités de la Guerre de Sept
Ans. Autrefois, destination de villégiature prisée, elle est aujourd’hui l’une des grandes cours de
récréation naturelle de la mégalopole de la côte est.
Les 130 miles la côte atlantique sont une succession de belles plages de sable, en général sûres et
propres, souvent bondées le week-end. Parcourues par les caractéristiques « planches », trottoirs en
bois kilométriques et parfois vénérables, dotant toute une série de stations balnéaires où, au milieu de
petites villégiatures au parfum rétro tantôt victorien (comme la délicieuse Cape May fondée en 1620 par
les hollandais), tantôt fifties comme Spring Lake ou Wildwood, se dresse la ville qui a servi de modèle au
Monopoly, Atlantic City.
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VENDREDI 21 MAI
HOBOKEN (NJ) – BALTIMORE (MD) 324 KM
M 21 – HOBOKEN – BALTIMORE
§ Caro - 127 Clinton St
M21 - Baltimore FellsPoint Visitor Center
M21 - Baltimore Fort Mchenry Museum
M21 - Baltimore Fells Point Maritime Museum
M21 - Baltimore National Historic Seaport FellsPoint
M21 - Baltimore Radison Plaza
MARYLAND
Le Maryland est situé à l'Est des Etats-Unis. Sa ville principale la plus étendue est Baltimore.
Cet état fut le théâtre de nombreuses batailles. L'un des sites les plus connus est sans doute Antietam,
où se déroula la journée de combat la plus sanglante de l'histoire des États-Unis. Vous pouvez visiter les
champs de maïs où jadis furent blessés ou tués 23 110 soldats une journée de septembre.
Le Maryland est aussi la patrie d'Harriet Tubman, qui, à l'époque, aida tant d'esclaves noirs à s'évader
vers le Nord par « l'Underground Railroad ». La Virginie n'est pas en reste, avec Booker T. Washington,
l'esclave qui allait devenir éducateur célèbre, et Maggie L. Walker, afro-américaine qui allait devenir la
première femme à présider une banque aux Etats-Unis.
On retrouve dans le Maryland de nombreux parcs nationaux et forêts protégées qui proposent aussi une
grande variété d'activités en plein air et de sites de camping.
Cette région est vraiment une destination quatre saisons : skiez l'hiver dans les stations de Wisp ou de
Wintergreen et faites-vous bronzer l'été près des lacs Deep Creek ou Smith Mountain.
C'est sans doute à l'automne que la région ouest du Maryland est la plus séduisante. Les randonnées en
montagne sont une activité populaire pour admirer le changement de couleur des feuilles.
BALTIMORE (MD)
Baltimore n'est pas seulement la ville la plus étendue de l'état du Maryland - avec une population de
650 000 habitants - mais c'est aussi celle dont la position géographique est la plus pittoresque : installée
sur un énorme port naturel qui s'ouvre sur la baie de Chesapeake - l'un des plus grands estuaires au
monde où aiment s'aventurer les bateaux de plaisance.
La ville axe une bonne part de sa vie et beaucoup de ses attractions sur la mer.
On trouve à Fells Point des communautés maritimes parmi les plus vieilles des Etats-Unis, dans un décor
pittoresque, et Fort Mc Henry, qui a marqué l’histoire en défendant avec succès Baltimore contre les
attaques navales des Britanniques durant la guerre de 1812 et pour avoir inspiré l’hymne national, The
Star-Spangled Banner.
Voir Visite de la ville en « Water Taxi »
Baltimore est aussi le temple des férus de voie ferrée. La ville est la première au monde à avoir bénéficié
d’une voie ferrée commandée par le gouvernement: la Baltimore & Ohio.
HOTÊLS BALTIMORE – 1 NUIT
Radisson Plaza Lord Baltimore
20 West Baltimore St.,
Baltimore,MD,21201
Stationnement libre au Down Under Parking
Garage ($15 -voucher Front Desk)
79MHSM5
$85,29
Parking
$15
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SAMEDI 22 MAI
BALTIMORE (MD) – WASHINTON DC 97 KM
M 22 – BALTIMORE – WASHINGTON
M21 - Baltimore Radison Plaza
M22 - Annapolis US Naval Academy Museum & Gallery
M22 - Annapolis Hammond-Harwood House
M22 - Annapolis State House
M22 - Annapolis City Hall
M22 - Washington Howard Johnson Express Inn
ANNAPOLIS
Annapolis est la capitale de l'État du Maryland. Située en bord de mer, sur la baie de Chesapeake, elle
fait partie intégrante de la grande agglomération qui regroupe Washington DC et Baltimore, la plus
grande ville du Maryland.
Aujourd'hui, Annapolis est célèbre pour son architecture géorgienne, le nautisme à voile dans la baie de
Chesapeake et son Académie Militaire Navale (The United States Naval Academy) fondée en 1845.
DISTRICT DE COLUMBIA
Le District de Columbia, adossé au fleuve Potomac, abrite la capitale américaine Washington DC et se
confond avec cette dernière. La partie du Potomac qui traverse Washington est entièrement comprise
dans le District de Columbia.
La ville de Washington marque l'extrémité méridionale de la mégalopole américaine, appelée également
BosWash.
Le BosWash (ou Bosnywash, Bos-Wash Corridor) désigne le groupe d’aires urbaines du NE des
États-Unis, s’étendant sur 800 km entre Boston et Washington DC. et liées tant économiquement que par
les moyens de transport et de communication. Cette composante géographique fut identifiée par le
géographe Jean Gottmann en 1961 dans son livre Megalopolis où il la définit comme la première
mégalopole du monde.
HOTÊLS WASHINGTON – 3 NUITS
Howard Johnson Express Inn Washington
600 New York Avenue NE
New York Ave & Florida Ave
Washington, DC 20002
$350,37
68424340
Days Inn Washington DC/Gateway
2700 New York Avenue NE
Washington, DC 20002
$347
Courtyard Washington, DC/U.S.
Capitol
1325 2nd Street NE
Washington, DC 20002
$902
Hyatt Regency Washington D.C. On
Capitol Hill
$846
Hampton Inn & Suites Reagan
National Airport
2000 Jefferson Davis
Highway, Arlington, Virginia
$708
Aloft Washington National Harbor
156 Waterfront Street
National Harbor, Maryland 20745
$678
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DIMANCHE 23 MAI – LUNDI 24 MAI
WASHINTON DC
WASHINGTON D.C
Washington est le siège du gouvernement fédéral depuis 1790. Le site a été choisi par
George Washington, premier président des Etats-Unis. Implantée sur le Potomac, la ville a été construite
sur les plans de l’architecte français Pierre Charles l’Enfant.
La ville dispose d’un riche patrimoine culturel et artistique. En effet, le Smithsonian Institution compte une
quinzaine de musées à son actif, et vient de rajouter à sa collection, le National Portrait Gallery et
l’American Art Museum.
Il est possible de visiter de nombreux sites et monuments historiques (La Maison Blanche, Le Capitole,
Jefferson Memorial, Lincoln Memorial, le cimetière d’Arlington); y découvrir de charmants quartiers
pittoresques (Georgetown, Adams Morgan…) sans oublier ses nombreux restaurants et hôtels de très
bonne qualité.
INTERNATIONAL SPY MUSEUM
Ouvert en 2002, ce musée privé regroupe l’histoire de l’espionnage jusqu’à nos jours. Unique au
monde. Vous y découvrirez plus de 600 gadgets. A ne pas manquer si vous voulez jouer à James
Bond. La visite est complétée par de nombreuses expositions.
Ouvert de 9h à 20h d’avril à octobre, de 9h à 18h de novembre à mars.Entrée: $14.
800 F Street NW - Washington DC
Metro: Gallery Place
SMITHSONIAN INSTITUTION BUILDING
Achevé en 1855, c’ est le plus important complexe de musées au monde. Il regroupe une quinzaine
de musées. Ses musées sont gratuits et ouverts de 10h à 17h30.
1000 Jefferson Drive S.W. -Washington DC
Metro: Smithsonian
C & O CANAL BOAT RIDES
Retour au XIXe siècle avec ce sympathique tour en bateau sur le Potomac tiré par des mules.
Horaires sur le site. $8 pour les adultes.
1057 Thomas Jefferson Street NW - Washington DC
Metro: Foggy-Bottom
DC DUCKS
Visite des principaux monuments de la ville à bord d’anciens véhicules amphibies de la dernière
guerre, avec ballade dans le Potomac.
De mars à octobre de 9h à 18h. Durée 1h30. Tarif: $24.
2640 Reed Street NE - Washington DC
Metro: Union Station
ARLINGTON NATIONAL CEMETERY
Le plus célèbre cimetière des Etats-Unis où reposent 285 000 soldats américains. Une flamme
perpétuelle brûle sur la tombe de John Fitzgerald Kennedy, assassiné en 1963, et celle de sa femme
Jackie, décédée en 1994.
Ouvert tous les jours de 8h à 19h (17h en hiver). Gratuit.
Arlington, VA
Metro: Arlington Cemetery
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JEFFERSON MEMORIAL
Rotonde de type paladin dédiée à Jefferson.
Ouvert tous les jours de 8h à minuit.
Tidal Basin South End - Washington DC
Metro: Smithsonian
LA MAISON BLANCHE
Depuis 1800, c’est la résidence présidentielle. La visite s’avère très difficile depuis 2001. Il faut
effectuer une demande auprès de l’Ambassade de France à Washington.
1600 Pennsylvania Avenue NW - Washington DC
Metro: McPherson Square ou Federal Triangle ou Center
LE PENTAGONE
Les visites guidées sont suspendues pour le moment.
Quartier général du Département de la Défense. Le plus grand
Bâtiment du monde avec 28 km de couloirs, 23 000 employés…
I-395 South Exit at Boundary Channel Drive
Arlington VA
Metro: Pentagon
LINCOLN MEMORIAL
Monument de style grec dédié à Lincoln et abritant sa statue.
Ouvert tous les jours de 8h à minuit. Gratuit.
Independence Avenue & 23rd Street NW - Washington DC
Metro: Foggy Bottom
U.S CAPITOL
Le Capitole est le siège du Congrès qui comprend le Sénat et la Chambre des Représentants.
Il est ouvert du lundi au samedi de 9h à 16h30 et Gratuit.
U.S. Capitol
Capitoll Hill - Washington DC
Metro: Capitol South
WASHINGTON D.C NATIONAL MALL
Le Mall s’étale sur 3,5 km de verdure entre le Capitole et le fleuve Potomac. On y trouve les
principaux monuments de la ville: la Maison Blanche, le Lincoln Memorial, le Capitole et la
Smithsonian Institution, ensemble de musées nationaux.
Constitution & Independence Avenues SW - Washington DC
Metro: Smithsonian
WASHINGTON MONUMENT
Erigé en 1885, le monument est dédié au 1er président des Etats-Unis. Ouvert de 9h à 17h. Gratuit.
National Mall (et 15th Street NW) - Washington DC
Metro: Federal Triangle ou Smithsonian
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MARDI 25 MAI
WASHINTON DC – GETTYSBURG 171 KM
M 25 – WASHINGTON – GETTYSBURG
M22 - Washington Howard Johnson Express Inn
M25 - Gettysburg Alabama State Monument
M25 - Gettysburg Warfield Ridge
M25 - Gettysburg - Eisenhower Tower
M25 - Gettysburg Peach Orchard
M25 - Gettysburg Wheatfield Wayside
M25 - Gettysburg Devil's Den
M25 - Gettysburg Little Round Top
M25 - Gettysburg Trostle Farm
M25 - Gettysburg Pennsylvania State Memorial
M25 - Gettysburg Battlefield Diorama
M25 - Gettysburg National Military Park Museum
M25 - Gettysburg Spanglers Spring
M25 - Gettysburg National Tower
M25 - Gettysburg - Battlefield Military Museum
M25 - Gettysburg - Hall of Presidents and First Ladies
M25 - Gettysburg - Soldiers National Monument
M25 - Gettysburg Battle Theatre Museum
M25 - Gettysburg American Civil War Museum
M25 - Gettysburg Samuel Colt Heritage Museum
M25 - Oak Ridge Tower
M25 - Gettysburg Eternal Light Peace Memorial
M25 - Gettysburg John Burns Memorial
M25 - Gettysburg Mcpherson Ridge
M25 - Gettysburg General Lee's Headquarters
M25 - Gettysburg Virginia State Monument
M25 - Gettysburg - North Carolina State Monument
M25 - Gettysburg Best Western Historic
PENNSYLVANIE
La Pennsylvanie naturelle, historique, insolite et artistique… est la porte idéale pour partir à l’exploration
des Etats-Unis. A proximité immédiate de New York et de Washington (moins de 2 heures en train, au
départ de Philadelphie) la Pennsylvanie, oasis de verdure, terre d’histoire et de traditions ancestrales,
offre à ses visiteurs plus d’un simple séjour…
Un voyage dans le temps !
Véritable berceau de l’Amérique moderne, la Pennsylvanie garde de nombreux témoignages de son
glorieux passé : Philadelphie, ville pacifiste et humaniste comme l’a rêvé son fondateur : William Penn,
s’est démarquée pour être la pionnière américaine de l’égalité des droits. Elle compte certains des plus
importants monuments de l’Histoire des Etats-Unis, sans oublier son atmosphère paisible, son
dynamisme artistique, son ouverture d’esprit, ses nombreux restaurants… qui font aujourd’hui de "Philly"
une destination culturelle en vogue.
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D’autres sites démontrent que la Pennsylvanie est bien le lieu, où tout à commencé : le Parc Historique
de Valley Forge, le champ de bataille de Gettysburg. Face à ce passé tumultueux, on peut également
trouvez le calme et la sérénité auprès des communautés Amish établies dans le comté de Lancaster.
Profondément marquée par la présence d’artistes et de grands collectionneurs d’art, la Pennsylvanie
possède des collections d’art parmi les plus prestigieuses du monde comme la Fondation Barnes de
Merion, l’emblématique Musée Andy Warhol de Pittsburgh, la Falling Water House et la Kentuky Knob
conçues par l’architecte de renom Frank Lloyd Wright.
La Pennsylvanie est une destination unique, qui possède de nombreux atouts pour séduire une clientèle
variée : promenades en famille dans des sites historiques, séjours urbains culturels axés sur l’art,
l’architecture et le design, atelier "quilt" chez les Amish, séjours sportifs dans un environnement naturel
exceptionnel…
CHAMP DE BATAILLE DE GETTYSBURG (PA)
De nombreux sites démontrent que la Pennsylvanie est bien le lieu, où tout a commencé. Notamment
avec le mythique champ de bataille de Gettysburg.
HOTÊLS GETTYSBURG – 1 NUIT
Best Western Historic Gettysburg
Hotel Est 1797
1 Lincoln Square,
Gettysburg, PA, 17325
(717) 337-2000
$101.37
478919509
Travelodge Gettysburg
613 Baltimore Street
Route 15 Exit Baltimore St
Gettysburg, PA 17325
$131
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MERCREDI 26 MAI – JEUDI 27 MAI
GETTYSBURG – LANCASTER 141 KM
M 25 – GETTYSBURG – LANCASTER
M25 - Gettysburg Best Western Historic
M26 - Harley Davidson Museum
M26 - National Watch & Clock Museum
M26 - Marietta
M26 - Forry's Mill Covered Bridge
M26 - Siegrist's Mill Covered Bridge
M26 - Mt Joy Bube's Brewery
M26 - Shenck's Mill Covered Bridge
M26 - Kaufman's Distillery Covered Bridge
M26 - Shearer's Mill Covered Bridge
M26 - Lititz
M26 - Landis Valley Museum
M26 - Lancaster Central Market
M26 - Lancaster Brewing Company
M26 - Lancaster Vistor center
M26 - Lancaster Hawthorn Inn & Suites
COMTÉ DE LANCASTER – AMISH COUNTRY
LANCASTER COUNTY WINERIES AND BREWERIES
Les Néerlandais de Pennsylvanie disposent d'un certain nombre d’établissements vinicoles brasseries
qui propose des visites, le plus souvent couronné avec une dégustation gratuite. Les microbrasseries
sont de plus en plus populaires et sont reconnus pour la qualité de leurs bières.
COLOMBIA
NATIONAL WATCH & CLOCK MUSEUM
Plus de 12.000 « gardes temps »…
COVERED BRIDGE
Forry's Mill Covered Bridge construit par Elias McMellen en 1869
Siegrist's Mill Covered Bridge construit par James C. Carpenter en 1885.
Shenck's Mill Covered Bridge construit en 1847, mais en raison des dégâts dus aux inondations, il a été
reconstruit en 1855. Ce pont est le troisième plus ancien pont couvert dans le comté qui est toujours
ouverte à la circulation.
Shearer's Mill Covered Bridge construit en 1847 a été endommagée par une inondation et reconstruit
neuf ans plus tard.
Kaufman's Distillery Covered Bridgea d'abord été construit en 1857 et reconstruite plus tard en 1874.
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MT JOY (PA)
BUBE'S BREWERY,
Une brasserie du 19ème siècle qui offre une cuisine délicieuse pour le déjeuner et le dîner, avec un
choix de trois restaurants qui vont de la cuisine informelle jusqu’aux restaurants raffinés.
LITITZ (PA)
LANDIS VALLEY VILLAGE & FARM MUSEUM
LANCASTER (PA)
CENTRE-VILLE DE LANCASTER MURALS TRAIL
La ville de Lancaster est le foyer de six peintures murales illustrant la culture, l'histoire et la
communauté Amish, ainsi qu'une grande variété de restaurants, musées, galeries…
MARCHÉ CENTRAL
C'est le plus ancien marché d'agriculteurs d'Amérique, fonctionnant en continu depuis les années
1730. Le bâtiment de 1889 est un bijou de l’époque victorienne. La tradition du marché d'aujourd'hui
ressemble plus à un tourbillon d'aliments de l’ensemble du monde. Les allées sont remplies d'un
choix de produits de l’ancien et nouveaux monde, de l’Amish, allemand, grec, Caraïbes, MoyenOrient, et slaves faisant du marché de Lancaster un lieu de rassemblement plein de vie.
FULTON THEATRE
Regional theatre et National Historic Landmark de plus de 150 ans.
HOTÊLS LANCASTER – 2 NUITS
Hawthorn Inn & Suites
2045 Lincoln Hwy E,
Lancaster, PA, 17602
(717) 290-7100
$161,88
54142956
Days Inn And Suites Conference
Center
1492 Lititz Pike
Rt 30, Exit onto 501 South
Lancaster, PA 17601
Wingate by Wyndham Lancaster / PA
Dutch Country
2110 Lincoln HWY E
US Route 30
Lancaster, PA 17602
$79
$121
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VENDREDI 28 MAI
LANCASTER (PA) – VALLEY FORGE (PA) 180 KM
M 27 – LANCASTER – VALLEY FORGE
M26 - Lancaster Hawthorn Inn & Suites
M28 - Ephrata
M28 - Bird In Hand
M28 - Amish Farm & House
M28 - Willow Hill Covered Bridge
M28 - Straburg Amish Village
M28 - Herr's Mill Covered Bridge
M28 - Strasburg Railroad Museum of Pennsylvania
M28 - Eshleman's Mill Covered Bridge
M28 - Jackson's Sawmill Covered Bridge
M28 - White Rock Forge Covered Bridge
M28 - Pine Grove Covered Bridge
M28 - Mercer's Mill Covered Bridge
M28 - Valley Forge Washington's Hq-Potts House
M28 - Valley Forge National Historic Park
M28 - Valley Forge National Memorial Arch
M28 - Valley Forge Historical Museum
M28 - Valley Forge Dolce Valley
EPHRATA CLOISTER
L’une des premières sociétés communales de l'Amérique, surtout connu pour son art, sa musique et son
architecture originale distinctive germanique médiévale.
STRASBURG (PA)
STRASBURG RAIL ROAD
RAILROAD MUSEUM OF PENNSYLVANIA
COVERED BRIDGE
Willow Hill Covered Bridge, situé sur la propriété de Amish Farm and House, Qui est une exploitation
agricole néerlandaise ouverte pour des visites guidées maison et auto-guidées. Willow Hill Covered
Bridge est l'un des ponts les plus jeunes couverts dans le comté de Lancaster, construit en 1962 à partir
de matériel qui avait été sauvée des ponts d'autres fermes.
Herr's Mill Covered Bridge, Également connu comme le pont Soudersburg, a été construit en 1844.
Eshleman's Mill Covered Bridge construit en 1845, reconstruit en 1893, et est parfois dénommé Paradise
Bridge.
Jackson's Sawmill Covered Bridge construit en 1878, a été détruit par une inondation en 1988.
White Rock Forge Covered Bridge construit en 1847 et reconstruit en 1884 Il est sur le comté de
Lancaster, le deuxième plus vieux pont couvert encore ouverte à la circulation. Il a été emporté et
reconstruit deux fois.
Pine Grove Covered Bridge le seul « double-SPAN », double-pont en arc en usage dans le comté.
Construit en 1816, il a été reconstruit en 1846 et 1884 parce détruit par les crues. Le pont est détenue
conjointement par les comtés de Lancaster et Chester.
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Mercer's Mill Covered Bridge, construit en 1880 et située juste au sud de Christiania, l'un des deux seuls
ponts restants partagé avec le comté de Chester.
Shearer's Mill Covered Bridge Ce pont a été construit en 1847.
PARC HISTORIQUE DE VALLEY FORGE (PA)
De nombreux sites démontrent que la Pennsylvanie est bien le lieu, où tout a commencé. Notamment le
Parc Historique de Valley Forge, qui a vu les troupes de George Washington cantonnées pendant le rude
hiver de 1777.
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Dolce Valley Forge
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King of Prussia, PA, 19406
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Page 100
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INFORMATIONS DIVERSES
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CIVIL WAR – LA GUERRE DE SÉCESSION
La guerre de Sécession ou guerre civile américaine (appelée « Civil War » aux États-Unis) est une guerre
civile survenue entre 1861 et 1865 impliquant les États-Unis « l'Union » et les États confédérés (dirigés
par Jefferson Davis) rassemblant onze États esclavagistes du Sud qui avaient fait sécession des
États-Unis.
L'Union comprenait tous les États abolitionnistes et cinq États « frontaliers » esclavagistes, et était dirigée
par Abraham Lincoln et le Parti républicain. Ce dernier était opposé à l'expansion de l'esclavage dans les
territoires détenus par les États-Unis, et sa victoire à l'élection présidentielle de 1860 entraîna une
première sécession de sept États du Sud, avant même que Lincoln n’ait pris ses fonctions.
Les hostilités commencèrent le 12 avril 1861, lorsque les forces confédérées attaquèrent une installation
militaire de l'Union à Fort Sumter, en Caroline du Sud. Lincoln répondit en appelant une mobilisation
d'armée de volontaires dans chaque État, ce qui conduisit à la sécession de quatre États esclavagistes
sudistes supplémentaires.
Durant la première année de la guerre, l'Union s'assura du contrôle de la frontière des États
sécessionnistes et établit un blocus naval alors que les deux camps renforçaient leur armée et leurs
ressources. En 1862, des batailles telles que Shiloh et Antietam causèrent des pertes comme jamais
dans l'histoire militaire américaine.
En septembre 1862, la Proclamation d'émancipation de Lincoln fit de la fin de l'esclavage un but de
guerre ce qui aggrava le manque de main-d'œuvre dans la Confédération.
Dans l'est, le chef militaire de la Confédération, Robert E. Lee remporta une série de victoires sur les
armées de l'Union mais il perdit la bataille de Gettysburg au début de juillet 1863, ce qui fut un tournant
de la guerre. La prise de Vicksburg et de Port Hudson par Ulysses Grant achevèrent le contrôle du
fleuve Mississippi par les troupes de l'Union.
Grant mena de sanglantes batailles d'usure contre Lee en 1864, l'obligeant à défendre Richmond en
Virginie, la capitale des Confédérés. Le général de l'Union William Sherman prit Atlanta en Géorgie, et
commença sa célèbre marche vers la mer, dévastant une large bande de la Géorgie. La résistance des
Confédérés s'effondra après la reddition du général Lee au général Grant à Appomattox le 9 avril 1865.
Cette guerre provoqua la mort de 620 000 soldats et fit un nombre indéterminé de victimes civiles. Elle
est la guerre la plus meurtrière qu'aient connue les États-Unis à ce jour (plus que tous les autres conflits
réunis). Elle mit fin à l'esclavage aux États-Unis, restaura l'Union et renforça le rôle du gouvernement
fédéral. Les conséquences économiques, politiques et sociales de cette guerre continuent d'influer sur la
pensée américaine contemporaine.
Au cours de la décennie 1790-1800, quelque 50 000 Européens émigrèrent vers les États-Unis. De 1800 à 1810, ce
nombre passa à environ 70 000, puis à 114 000 entre 1810 et 1820. À partir de 1832, le rythme annuel fut de l'ordre
de 60 000 pour atteindre les 100 000 en 1842 et passer à 400 000 au début des années cinquante et redescendre
ensuite pour se situer entre 150 000 et 200 000. On compte cinq millions d'entrés entre1815 et 1860, dont 2,7
millions des îles Britanniques et 1,5 million d'Allemagne, des pays scandinaves et des Pays-Bas. Bref, ce sont des
Européens, dont plus de la moitié provenait de la Grande-Bretagne, qui peuplèrent les États-Unis dans la première
moitié du XIXe siècle.
LA « SUPÉRIORITÉ » DE LA RACE BLANCHE ANGLO-SAXONNE
Déjà à la fin du XVIIe siècle, beaucoup d'Américains étaient convaincus de la supériorité de la race blanche (appelée
souvent «caucasienne») et anglo-saxonne sur le reste de l'humanité. On peut justement caractériser cette période
comme celle de l'AMÉRIQUE ANGLOCENTRIQUE, c'est-à-dire une Amérique anglophone et d'origine européenne.
Les États-Unis se présentaient alors essentiellement comme une Amérique anglo-saxonne, blanche, protestante
et républicaine.
La question préoccupait même le grand public à tel point qu’un livre comme celui de Robert Chambers (sous le
couvert d'un pseudonyme) intitulé Vestiges of the Natural History of Creation (1844), expliquant que la branche
«caucasienne» était la plus haute et la plus achevée de «l’arbre de l’évolution», connut quatre éditions en sept mois
et se vendit à 24 000 exemplaires, soit une quantité très élevée pour l’époque. Les Américains se considéraient alors
comme «le plus dynamique et le plus énergique de ces peuples aryens» qui avaient envahi l’Occident en revivifiant
l’Empire romain, et qui s’étaient répandus dans toute l’Europe jusqu’en Angleterre et avaient traversé l’Atlantique
dans leur formidable marche vers l’ouest. En fait, les Américains étaient comme «un peuple élu» de Dieu, dont la
destinée était de dominer l'Amérique et, éventuellement, le monde. En 1845, John O'Sullivan, le rédacteur en chef de
la Democratic Review, utilisa par la suite cette formule désormais célèbre:
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« C'est la destinée manifeste du peuple américain que de se répandre sur le continent que la Providence lui a
assigné afin de permettre le libre développement de notre population qui croît annuellement de plusieurs millions
d'individus. »
Le Congressional Globe du 11 février 1847 publiait la lettre d'un lecteur (M. Giles) du Maryland:
« Nous devons marcher d'un océan à l'autre. [...] Nous devons progresser du Texas directement vers le
Pacifique et ne nous arrêter que face à ses flots grondants. [...] C'est la destinée de la race blanche, la destinée
de la race anglo-saxonne. »
Un peu plus tard, un historien et sociologue français, Edmond Demolins (1852-1907), qui avait fondé en 1886 la
revue La Science sociale, publiera en 1897 un livre qui obtint un succès international (traduit en huit langues: anglais,
allemand, italien, russe, espagnol, polonais, japonais et arabe): À quoi tient la supériorité des Anglo-Saxons ?
Demolins établit une comparaison des systèmes d'éducation allemand, anglais et français. Selon le sociologue, les
Anglais feraient preuve de « perspectives », car ils veulent développer très tôt l'indépendance de leurs enfants
vis-à-vis de leurs parents en formant des adultes autonomes ayant une bonne estime d'eux-mêmes. Cette éducation
préparerait donc les jeunes à créer des entreprises agricoles, industrielles et commerciales... alors qu'en Allemagne
ou en France on ne rêverait que d'armée et de fonction publique!
« La supériorité des Anglo-Saxons! Si on ne la proclame pas, on la subit et on la redoute; les craintes, les
méfiances, et parfois les haines que soulève l'Anglais l'attestent assez haut.
Nous ne pouvons faire un pas à travers le monde, sans rencontrer l'Anglais. Nous ne pouvons jeter les yeux sur
nos anciennes possessions, sans y voir flotter le pavillon anglais.
L'Anglo-Saxon nous a supplantés dans l'Amérique du Nord que nous occupions depuis le Canada jusqu'à la
Louisiane, dans l'Inde, à Maurice, l'ancienne île de France, en Égypte. Il domine l'Amérique par le Canada et les
États-Unis [...]. »
Une grande partie de la population américaine se laissa gagner par la xénophobie. En 1849, une vague
d'immigration irlandaise provoqua une réaction de rejet de la part des Américains de souche (les «native born»), qui
se méfiaient de ces nouveaux arrivants catholiques (des «papistes») peu familiers avec la démocratie; on les
soupçonnait d'être de connivence avec le Vatican! Un mouvement nativiste se développa, à la fois anti-irlandais,
anticatholique et partisan d'une sévère restriction de l'immigration. Cependant, les autorités n'adoptèrent aucune
législation en ce sens avant 1888, lorsqu'une loi finit par limiter l'immigration chinoise. Évidemment, on peut se
demander quelle place, dans un tel contexte, il restait aux minorités, c'est-à-dire les Noirs, les Indiens, les Mexicains
(et autres hispanophones) et les Asiatiques!
En 1890, plus de 125 000 Américains (sur une population de 63 millions) possédaient la moitié de la richesse
nationale, une situation justifiée par le darwinisme social du philosophe britannique Herbert Spencer (1820-1903),
ainsi que par la soi-disant supériorité de la «race anglo-saxonne» et, bien sûr, la «volonté de Dieu». Il faut souligner
que, même si l'esclavage demeurait l'apanage du Sud, le racisme était tout aussi étendu dans le Nord. Il faudra une
longue guerre pour ébranler l'un et l'autre.
Stimulé par les inventions de la révolution industrielle, le Nord-Est, peuplé par la «race anglo-saxonne», connaissait
un extraordinaire essor économique. Grâce au protectionnisme, les industries se développaient en NouvelleAngleterre (filature, tissage, etc.), multipliant les centres urbains. Les canaux et les voies ferrées produisirent un
impact décisif sur l’évolution de villes comme Boston, New York, Philadelphie et Baltimore, qui purent accéder
facilement aux produits et aux marchés de l’Ouest.
Durant ce temps, les États du Sud, peuplés par la «race latine» (les descendants des Espagnols et des Français),
s'étaient spécialisés dans la production du tabac et du coton. Ils avaient développé de vastes plantations en
exploitant la main-d’œuvre servile noire, renforçant du même coup l’économie esclavagiste dont le Nord réclamait la
suppression au nom de la démocratie américaine. Vivant essentiellement du commerce du coton, ces États étaient,
pour leur part, favorables au libre-échange. Les divergences d’intérêts entre le Nord, industriel, protectionniste et
abolitionniste, et le Sud, agricole, esclavagiste et libre-échangiste, allèrent en s’aggravant, notamment sur la question
de l’esclavage. Or, supprimer l'esclavage signifiait non seulement le morcellement de la propriété, mais aussi la ruine
matérielle des planteurs et l'effondrement de cette société qui leur paraissait préserver des valeurs de civilisation
supérieures à celles des Yankees (les Blancs du Nord).
LES EXCLUS: LES NOIRS, LES INDIENS ET LES CHICANOS
Le recensement de 1860 dénombrait quelque 23,1 millions d'habitants aux États-Unis, dont près de quatre millions
d'esclaves vivant dans les 15 États esclavagistes du Sud à côté de huit millions de Blancs (sur un total de 19
millions). Cependant, sur les huit millions de Blancs que comptaient les États esclavagistes, seulement 385 000
possédaient des esclaves, soit 4,8 % de la population. De plus, parmi ceux qui détenaient du cheptel humain, la
moitié n'avait que cinq esclaves ou moins, mais 10 000 Blancs en avaient plus de 50 et 3000 d'entre eux, plus de
100. Précisons que seulement 13 «barons du coton» possédaient plus de 500 esclaves. Au plan numérique, les
planteurs formaient donc une petite minorité qui dominait toute la société américaine. Leur genre de vie constituait un
modèle, alors que leur influence politique et économique était incontournable. En même temps, l'esclavage avait pris
un essor imprévu: jamais il n'avait autant prospéré. La Grande-Bretagne avait aboli l'esclavage en 1833 dans ses
colonies; la France avait fait de même en 1848. L'esclavage était partout en recul ailleurs dans le monde, sauf aux
États-Unis où en se développant il était devenu encore plus inhumain.
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LES NOIRS
L'esclavage était autorisé dans le Sud (en vertu de la Constitution de l'Union), mais interdit dans tous les futurs
États situés au-dessus du 36e parallèle. La proportion des esclaves variant d'un État à l'autre.
50 % en Caroline du Sud et dans le Mississippi, plus de 40 % en Louisiane, Alabama, Floride et Géorgie,
seulement 13 % dans le Maryland, 10 % dans le Missouri et quelque 1,5 % dans le Delaware.
Il restait quelque 260 000 Noirs émancipés lors de la Révolution, vivant dans des conditions difficiles et
disposant de droits limités. Contrairement à ce qui s'est passé dans les Antilles, les esclaves noirs américains
n'ont pas développé de créole, sauf en Louisiane. Ils ont parlé anglais dès le début de leur installation dans les
plantations. Les Noirs demeurèrent une minorité raciale, non une minorité linguistique comme les Indiens et
les Mexicains.
La situation juridique des esclaves était à peu près la même partout dans le Sud. Non seulement ils ne
pouvaient posséder de propriété, mais ils ne pouvaient ni se déplacer ni se marier sans l'autorisation du
maître, ni apprendre à lire ou à écrire. Beaucoup de tribunaux de l'époque ont condamné des Blancs à de
fortes amendes parce qu'ils avaient montré à des Noirs à lire et à écrire. En revanche, ceux qui, à l'occasion,
furent accusés d'avoir mis à mort l'un de leurs esclaves ont tous été acquittés.
LES INDIENS
Pour ce qui était des Indiens, leur sort s'aggrava après l'indépendance. Considérés comme « sauvages », la
Constitution les traita comme des nations étrangères, tenues hostiles par les dirigeants américains qui
attribuèrent les relations avec les indigènes au secrétaire à la Guerre. Pour Thomas Jefferson, la situation
paraissait très claire: « Vendez vos terres, adoptez l'économie agrairienne, défaites-vous de vos coutumes
tribales, et vous pourrez devenir des citoyens américains » Ou bien les Indiens acceptaient de se « civiliser »
après avoir cédé leurs terres, ou bien ils se fondaient dans la masse des citoyens américains. Les États-Unis
avaient reçu de la Providence la mission de conquérir le continent entier, donc de le mettre en valeur, afin de
faire bénéficier l'ensemble des autochtones des « vertus de la civilisation ». Évidemment, jamais la question
des langues autochtones n'a même effleuré l'esprit des dirigeants américains.
Des politiques linguistiques restrictives furent rapidement adoptées. Ainsi, les Américains voulurent
« civiliser » les Indiens. En 1868, La Indian Peace Commission (citée dans Report of the Commissioner of
Indian Affairs, Government Printing Office, 1887) recommandait de pacifier les tribus des Grandes Plaines:
« In the difference of language to-day lies twothirds of our trouble. […] Through sameness of
language is produced sameness of sentiment,
and thought. […] Schools should be established,
which children should be required to attend; their
barbarous dialects should be blotted out and the
English language substituted. »
« [Les deux tiers de nos ennuis proviennent
aujourd'hui des différences linguistiques. [...]
L'identité de la langue entraîne l'identité des
sentiments et de la pensée. [...] Les écoles devraient
être fondées, les enfants tenus de les fréquenter, de
sorte que leurs dialectes barbares soient supprimés
et remplacés par la langue anglaise.] »
À partir des années 1880, un grand nombre d'enfants indiens furent forcés de fréquenter des écoles
unilingues anglaises. Dans ces écoles, on imposait des punitions très sévères à l'encontre des élèves surpris
à utiliser leur langue ancestrale. Une telle politique s'est poursuivie jusque dans les années 1960. Entretemps, des mesures similaires furent appliquées pour assimiler les Portoricains, les Hawaïens et les
Philippins.
LES CALIFORNIOS
Rappelons qu'après 1848 les États-Unis prirent possession des territoires arrachés au Mexique. Les
populations locales qui y vivaient — plus de 75 000 personnes — ne parlaient que l'espagnol ou une langue
amérindienne (plus rarement). Fait à noter, l'article 9 du traité de Guadalupe-Hidalgo garantissait aux
Mexicains le maintien de leurs propriétés et le respect de leur religion. Aucune disposition n'était prévue pour
la langue espagnole. Toutefois, en assurant que les habitants du pays devaient continuer à bénéficier des
mêmes droits et privilèges que sous leur ancien gouvernement, le traité sous-entendait qu'ils devaient être
gouvernés comme ils l'étaient auparavant. C'est dans cet esprit que les lois ont continué durant quelque temps
d'être traduites et imprimées en espagnol. Dès 1849, les Californios (Californiens) avaient inclus des
dispositions dans leur constitution stipulant que toutes les lois devaient être publiées en espagnol.
Mais les dispositions du traité de Guadalupe-Hidalgo furent vite oubliées par les nouveaux conquérants. Les
Américains considérèrent l'imposition de la langue anglaise comme une nécessité primordiale: c'était un
instrument de pouvoir sur ces populations. En 1855, l'anglais fut décrété la seule langue de l'instruction
publique, ce qui excluait les Californios, ceux qu'on appelait aussi les Chicanos (aujourd'hui confondus avec
les Hispaniques). Dès 1858, le nouvel État de la Californie créait des écoles séparées pour les
« races inférieures », afin d'éviter que les Californios et les Indiens s'intègrent dans le système d'éducation
publique et contaminent les Blancs. Tous les nouveaux élèves mexicains furent envoyés dans les écoles
séparées sous prétexte que leurs « déficiences linguistiques » les empêchaient de partager les mêmes écoles
que ceux qui parlaient anglais. Un jeune journaliste chicano, Francisco Ramirez, écrivait en 1856 dans son
journal El Clamor Pùblico:
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« Les Américains prétendent nous donner des leçons d'humanité et nous apporter la doctrine du salut afin que
nous puissions nous gouverner nous-mêmes; ils disent respecter les lois et préserver l'ordre. Et pourtant, ils
nous traitent plus mal que des esclaves. »
En fait, le concept de ségrégation raciale fut étendu aux Californios. Ces écoles séparées furent maintenues
jusque vers les années 1870. L'école publique anglaise devint ensuite le principal instrument
d'américanisation et d'anglicisation des populations autochtones. Les Chicanos empruntèrent à l'anglais les
termes de la réalité américaine pour lesquels ils ne connaissaient pas les équivalents dans leur langue. Par la
suite, l'espagnol du sud-ouest des États-Unis fut inondé d'anglicismes provenant du contact des deux
populations. Dans les écoles publiques, il était interdit de parler espagnol. Au besoin, l'interdiction était
renforcée par des châtiments humiliants. Tout signe extérieur d'appartenance à la communauté mexicaine
devint l'objet d'un profond mépris de la part des Anglos. C'est pourquoi de nombreux Chicanos en vinrent à
vouloir nier leurs origines mexicaines en changeant de nom ou en prétendant ignorer l'espagnol. Mais ce
n'était pas toujours aussi simple, comme l'a bien constaté le Latino Arturo Madrid-Barela. Il écrivait au sujet
des Hispaniques des années 1920, dans un article de 1976 («Pochos: The Different Mexicans») paru dans la
revue Aztlán :
« Nous apprenions assidûment l'anglais en essayant d'éliminer nos ''accents'', nous enrichissions notre
vocabulaire. Nous étions fiers du compliment ''vous parlez bien l'anglais'' sans oublier toutefois que ça
voulait dire ''pour un Mexicain''. Du point de vue linguistique, nous n'étions plus mexicains, mais notre
nouvelle langue ne nous rendait pas américains. Même si nous parlions comme les Américains, ils nous
considéraient toujours comme des ''Meskins''. »
Jusque dans les années soixante, les élèves hispanophones de la vallée du Rio Grande furent détenus après
les heures de classe — ce fut l'ère de la Spanish detention — pour avoir parlé espagnol.
LES ASIATIQUES
À ces exclus il faut ajouter les Asiatiques qui avaient commencé à immigrer aux États-Unis à partir du milieu
du XIXe siècle. Afin de faire face aux besoins croissants des nouvelles agglomérations, les États-Unis firent
appel aux travailleurs asiatiques. En 1852, quelque 20 000 Chinois débarquèrent à San Francisco. Quelques
années plus tard, en 1858, le gouvernement américain fit venir 25 000 autres Asiatiques pour travailler à la
construction du premier transcontinental ferroviaire.
Ces Asiatiques ne furent pas considérés comme des citoyens américains, mais comme de simples travailleurs
dont les droits demeurèrent aussi limités que ceux des Indiens. Dès 1854, les Américains envisagèrent de
renvoyer les Chinois chez eux; comme l'opération était estimée à sept millions de dollars et qu'il manquait de
bateaux, on laissa tomber. Puis, en 1863, on interdit aux enfants chinois de fréquenter les écoles publiques.
En 1870, on imposa une taxe pouvant aller jusqu'à 5000 $ aux individus qui faisaient venir un Chinois
dépourvu d'un certificat de bonne moralité. Sous la pression des politiciens de l'Ouest, le Congrès déposa en
1879 un projet de loi interdisant aux bateaux ayant plus de 15 Chinois à son bord d'accoster aux États-Unis,
mais la loi ne sera pas appliquée, car le président Rutherford Hayes y apposa son veto, la loi se révélant
contraire au traité de Burlingame. En vertu de ce traité signé le 28 juillet 1868 avec la Chine, les États-Unis
s'étaient interdits de réglementer l’immigration des travailleurs chinois. Toutefois, en 1880, un nouveau traité
avec la Chine autorisa les États-Unis à «réglementer, limiter ou suspendre» l'immigration chinoise, mais ne
pouvait pas l'interdire totalement. En 1885, l’entrée de travailleurs sous contrat, surtout les Chinois, fut
prohibée, alors qu'en 1888 la législation américaine autorisa l’expulsion des «immigrants illégaux». Par la
suite, tous les Asiatiques furent considérés comme des «Mongolians».
LA CAMPAGNE ABOLITIONNISTE
De 1840 à 1865, le débat politique aux États-Unis fut entièrement dominé par la question de l’esclavage et resta le
principal sujet de dissension entre les États du Nord et ceux du Sud. Le mouvement abolitionniste prit naissance
essentiellement dans le Nord. Des sectes religieuses se multiplièrent et favorisèrent l'idéologie abolitionniste; la
presse se fit aussi le défenseur du mouvement. On peut dire aussi que c'est l'expansion territoriale qui a entraîné la
guerre de Sécession en ouvrant la porte aux antagonismes entre le Nord et le Sud. Les nouveaux territoires allaientils accepter les esclaves ou non ? En réalité, l'accession de chaque nouveau territoire au statut d'État remettait en
question le fragile équilibre entre États esclavagistes et États abolitionnistes.
Le Nord s’unifia progressivement dans la dénonciation de l’esclavage, toujours toléré par la Constitution de l'Union. À
la fin du XVIIIe siècle, tous les États situés au nord du Maryland en exigèrent l’abolition. En 1808, le Congrès interdit
toute nouvelle importation d’esclaves aux États-Unis.
Le Sud, de son côté, luttant obstinément pour maintenir l’équilibre entre les États libres et les États esclavagistes, se
lança dans une course au peuplement des régions de l’Ouest. Le gouvernement fédéral, soucieux de préserver
l’Union, proposa des compromis.
Le clivage s’accentua dans les années 1830, lorsqu’une mésentente opposa le Sud et le Nord sur l’autorisation de
l’esclavage dans les nouveaux territoires de l’Ouest: Texas, Oregon, Californie, Nouveau-Mexique. Le Sud défendait
fortement la candidature du Texas esclavagiste, le Nord s’y opposait.
Page 106
Le Texas entra finalement dans l’Union en décembre 1845 en tant qu’« État esclavagiste », sous la présidence de
James K. Polk (1845-1849), successeur de Martin Van Buren (1837-1841), de William H. Harrison (1841) et de
John Tyler (1841-1845). C'est que le Sud avait besoin de nouvelles terres pour étendre le « royaume du coton » dont
la culture épuisait les sols; il cherchait à faire adopter par les nouveaux États des constitutions admettant l'esclavage.
Mais l'introduction de l'esclavage dans ces États signifiait aussi l'éviction des fermiers libres, donc une concurrence
pour l'économie du Nord.
La lutte entre le Nord et le Sud pour tolérer ou interdire l’esclavage dans les États nouvellement acquis s’amplifia
sous les présidences de Zachary Taylor (1849-1850) et de Millard Fillmore (1850-1853). Elle aboutit, sous la
présidence de Franklin Pierce (1853-1857), au compromis du Kansas-Nebraska (1854), stipulant que les nouveaux
États se prononceraient eux-mêmes pour ou contre l’esclavage.
En 1858, le Parti républicain obtint, pour la première fois, le contrôle
et la majorité de la Chambre des représentants. En 1860, la scission
du Parti démocrate assura l’élection du candidat républicain Abraham
Lincoln (1861-1865), anti-esclavagiste avoué, qui succédait au
président James Buchanan (1857-1861). Ce fut le début d'une longue
ère républicaine: les républicains vont occuper la Maison-Blanche
pendant quatre-vingts ans. Les figures les plus marquantes seront,
plus tard, les présidents Lincoln, Grant, Teddy Roosevelt,
Eisenhower, Nixon et Reagan. Les bastions électoraux traditionnels
du parti seront la Nouvelle-Angleterre et le Centre-Ouest (MidWest).
En résumé, les principales causes de la guerre de Sécession
semblent avoir été les suivantes : le compromis de 1850, la Loi sur
les esclaves fugitifs (322 fugitifs renvoyés à l'esclavage), la
publication de La Case de l'Oncle Tom d'Harriet Stowe (1852), le
décret Kansas-Nebraska (1854) du démocrate Stephen Douglas, la
division du parti des Whigs entre un Parti démocrate et un Parti
républicain, l'élection du président James Buchanan en 1856, un
homme du Nord aux principes du Sud, puis la victoire aux élections
de 1860 du candidat républicain anti-esclavagiste, Abraham Lincoln.
La seule solution qui s’offrit au Sud parut alors la sécession.
LA GUERRE DE SÉCESSION (1861-1865)
Mais cette sécession, ainsi que la création de la Confédération par les États du Sud, ne fut jamais reconnue par les
États de l’Union, d'où l'expression de Civil War « guerre civile » employée par les Américains et non guerre de
Sécession utilisée dans les ouvrages francophones. Lors de son discours inaugural, en mars 1861, Abraham Lincoln
avait déclaré que la sécession était illégale. Le Sud dénonça l'élection de Lincoln comme étant la victoire des
abolitionnistes fanatiques. Pourtant Lincoln était partisan de la limitation de l'esclavage, non de sa suppression:
« Nous ne devons pas nous occuper de l'esclavage dans les États où il existe, parce que la Constitution nous
l'interdit, et que le bien-être général ne nous le demande pas. »
Mais, le 4 février 1861, sept États sécessionnistes du Sud (Caroline du Sud, Géorgie, Floride, Alabama, Mississippi,
Louisiane et Texas) créèrent une nouvelle Confédération.
Page 107
Ils formèrent un gouvernement provisoire et Jefferson Davis fut élu président de la Confédération. En avril, quatre
nouveaux États esclavagistes rejoignirent la Confédération : la Virginie, l’Arkansas, la Caroline du Nord et le
Tennessee. La guerre civile éclata le 12 avril 1861, avec l’attaque de Fort Sumter, à Charleston Harbor, par les
confédérés.
L'objectif de la guerre pour le Nord était de préserver l'Union, coûte que coûte. C'est l'objectif d'Abraham Lincoln:
« Mon objectif essentiel dans ce conflit est de sauver l'Union. Ce n'est pas de sauver ou de détruire l'esclavage.
Si je pouvais sauver l'Union sans libérer aucun esclave, je le ferais. Si je le pouvais en libérant tous les esclaves,
je le ferais. Et si je le pouvais en en libérant quelques-uns sans toucher au sort des autres, je ferais cela aussi »
Dans le but de réintégrer les États sécessionnistes, Lincoln introduisit le service militaire pour pallier le déficit de
volontaires et l’impôt sur le revenu. Sa contribution la plus connue restera la Proclamation d’émancipation libérant les
esclaves dans tous les États de l’Union.
Drapeau de l'Union de 1861
Drapeau de la Confédération de 1863
Comme par hasard, la guerre de Sécession a éclaté au moment d'une phase de baisse de la fécondité des
populations anglo-saxonnes originelles! Avec une population de 22 millions d'habitants, le Nord disposait en 1861
d'un plus grand potentiel militaire. Le Sud ne comptait que neuf millions d'habitants, dont presque quatre millions
étaient des esclaves noirs; et la loyauté de ces derniers envers la Confédération était douteuse. Même si, à l'origine,
le Nord et le Sud s'appuyèrent sur le volontariat, la nécessité finit par forcer les deux camps à faire appel à la
conscription. Avant la fin de la guerre, le Sud avait enrôlé environ 900 000 hommes et l'Union, deux millions, dont
près de la moitié n'avait été recrutée que vers la fin du conflit. Cependant, malgré sa supériorité en hommes et en
ressources, le Nord (les « tuniques bleues ») ne partait pas nécessairement gagnant, car il lui fallait entraîner et
équiper une force de combat massive à partir de volontaires inexpérimentés. Quant au Sud (les « tuniques grises »),
il était doté d'une tradition militaire plus forte et disposait de beaucoup plus d'hommes expérimentés dans le
maniement des armes.
La guerre s'étira sur quatre longues années. Massivement, les esclaves rejoignirent les lignes de l'Union et
réclamèrent leur liberté. À la fin de la guerre, quelque 186 000 hommes noirs, généralement recrutés ou conscrits
dans les États esclavagistes, s'étaient battus du côté de l'Union; dans le Sud, des Noirs s'étaient mis au service du
Nord et avaient effectué des missions d’espionnage, de sabotage ou de guide. Quelque 200 000 Noirs furent
recrutés dans l'armée du Nord et 38 000 furent tués au combat. L'éminent historien américain James McPherson
affirme que «sans leur aide, le Nord n'aurait pas pu gagner la guerre aussi tôt et peut-être même ne l'aurait-il pas
gagné du tout».
À la fin de la guerre, quelque 620 000 hommes avaient été tués et sûrement autant d'hommes avaient été blessés.
Le Nord perdit au total 364 000 hommes (soit presque un soldat sur cinq) et le Sud en perdit 258 000 (soit presque
un soldat sur quatre). Par la suite, plus d'hommes moururent d'épidémies et de maladies que sur le champ de
bataille, le rapport étant de quatre pour un. Au total, on estime qu'un million d'hommes moururent de la guerre sur
une population de dix millions, ce qui représente 10 % du total. En termes de destruction et de pertes humaines, la
guerre de Sécession fut la plus coûteuse de l'histoire américaine.
LA DÉFAITE DU SUD ET LA DISCRIMINATION RACIALE
Évidemment, la guerre de Sécession accrut l'autorité du gouvernement fédéral sur les États: c'était le premier
gouvernement qui représentait dorénavant la souveraineté populaire. Le patriotisme à l'égard de l'Union deviendra
une nouvelle religion et le président, son prophète, surtout après l'assassinat de Lincoln le 14 avril 1865. Cette
mainmise du gouvernement fédéral entraînera, cent ans plus tard, des conséquences considérables dans les
politiques linguistiques américaines. Mais à cette époque la question linguistique n'était pas encore trop
préoccupante et ne nécessitait pas d'intervention particulière. Par contre, la question raciale n'était pas résolue, car
elle se transformera en ségrégation durant un siècle. Vainqueurs, les Yankees se trouvaient devant trois rivaux à
soumettre à la discrimination: les Sudistes, les Noirs et les Indiens.
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Rappelons que les Américains issus de la Nouvelle-Angleterre puritaine, égalitaire, démocratique, à prédominance
urbaine et industrielle, avaient triomphé des planteurs du Sud, aristocratiques et ruraux. La direction du pays passa
irrémédiablement au Nord parce que tous les représentants et fonctionnaires du Sud furent frappés d'incapacité
politique. Le 14e amendement à la Constitution, voté en 1866, avait éliminé les confédérés de toutes les activités
politiques et administratives. Des aventuriers nordistes, les carpet-baggers, des profiteurs sans scrupules n'ayant
d'autre fortune qu'une valise (d'où leur surnom « porteurs de valises »), en profitèrent pour prendre la tête des
affaires publiques dans les États sudistes. Les carpet-baggers furent aussi surnommés scalawags («propres à rien»).
La reconstruction du pays dut se faire dans un climat de haine et de ressentiment, qui laissa des traces profondes
dans les mentalités. En somme, le pillage et la corruption s'étaient généralisés sous la présidence de
Ulysses S. Grant (1869-1877). Au cours de cette même période, les employeurs importèrent de la main-d'oeuvre
étrangère afin de briser les grèves; ainsi, des milliers d'Italiens, ignorant à peu près tout des problèmes vécus aux
États-Unis, vinrent remplacer des travailleurs en grève. En 1872, une loi d'amnistie releva de leur « incapacité » la
plupart des Blancs du Sud. Après 1877, les États du Sud retrouvèrent leurs leaders politiques et reprirent en main
leurs destinées.
Il restait aussi à régler la question des quatre millions de Noirs libérés. Le 1er février 1865, le Nord proposa le
13e amendement à la Constitution fédérale, qui abolissait l'esclavage et toute forme de servitude; mais
l'amendement ne fut définitivement approuvé que le 18 décembre suivant. L'article 1er stipule :
« Il n'existera dans les États-Unis, et dans toute localité soumise à leur juridiction, ni esclavage, ni servitude
involontaire, si ce n'est à titre de peine d'un crime dont l'individu aurait été dûment déclaré coupable »
Puis les 14e (1868) et 15e (1870) amendements furent adoptés, garantissant les droits civiques des Noirs ainsi que
leur égalité devant la loi avec les Blancs.
Le Sud a donc dû accepter de reconnaître l'abolition de l'esclavage et admettre la primauté de la législation fédérale
sur celle des États. Toutefois, si la condition des Noirs était changée, leur place dans la société américaine était loin
d'être réglée en 1865. Des syndicats se formèrent afin d'améliorer les conditions de travail des ouvriers, dont la
National Labor Union, la première fédération nationale de syndicats. Mais les travailleurs noirs furent refusés dans la
National Labor Union; ils formèrent leurs propres syndicats et menèrent leurs propres grèves. À cette époque, les
employeurs importaient de la main-d'oeuvre immigrée pour briser les grèves pendant que les troupes fédérales
écrasaient sans pitié les ouvriers noirs qui, bien souvent, retrouvèrent un régime de servitude presque aussi terrible
que l’esclavage auquel ils venaient d’échapper. Les Noirs réalisèrent qu'ils n'étaient pas en mesure d'imposer la
concrétisation de l'égalité promise après la guerre de Sécession, et les travailleurs blancs, qu'ils n'étaient ni assez
solidaires ni assez puissants pour combattre la coalition des forces du capital privé et du gouvernement. Pour les
Noirs, ils n'étaient pas au bout de leur peine: commençait la ségrégation raciale qui minerait les États-Unis durant
près d'une siècle. La disparition de l'esclavage entraînera la discrimination raciale.
Près d'un siècle après la promulgation de la Constitution (1787), les Noirs émancipés portaient encore la marque de
leur infériorité sociale. Thomas Roderick Dew (1802-1846), écrivain et riche planteur, décrivait la situation en ces
termes: « L'Éthiopien ne peut quitter sa peau, ni le léopard ses taches » Dans ces conditions, les Blancs sont égaux
entre eux, car les sudistes sont les descendants des «cavaliers», les partisans de Charles Ier et les conquérants de
l'Angleterre, tandis que les Yankees descendent des « têtes rondes ». Le gouvernement fédéral créa le Bureau des
affranchis (Freedmen's Bureau) afin de favoriser la fréquentation des écoles par les Noirs. Beaucoup attendirent
avec impatience — bien vainement — que le gouvernement leur accorde «quarante acres et une mule» pour qu'ils
puissent mener la vie d'agriculteurs indépendants. Certains Noirs se firent élire dans les assemblées législatives,
surtout dans le Sud, mais en général ils ne purent obtenir plus de 15 % à 20 % des fonctions électives. De 1868 à
1877, seulement 6 % des représentants fédéraux des États du Sud furent des Noirs. Aucun Noir ne put devenir
gouverneur.
Puis, contournant les lois sur l’égalité raciale, les sudistes blancs imposèrent aux Noirs une rigoureuse ségrégation.
La quasi-totalité des Noirs perdit son droit de vote et la possibilité de se présenter aux élections; la ségrégation dans
les écoles, les hôpitaux et les moyens de transport devint une habitude qui s'ancra fortement dans les moeurs. À
partir des années 1880, Blancs et Noirs vécurent de façon séparée, chaque communauté disposant de ses propres
restaurants, hôtels, terrains de jeux, parcs pour enfants, écoles, églises, etc. Autrement dit, les amendements à la
Constitution des États-Unis restèrent lettre morte. En 1896, la Cour suprême des États-Unis reconnut même la
légalité de la ségrégation en Louisiane. En effet, dans l'arrêt Plessy c. Ferguson, la Cour suprême admit la
constitutionnalité d'une loi de la Louisiane qui avait instauré la ségrégation raciale dans les chemins de fer. Selon la
Cour, la ségrégation n'était pas discriminatoire si les deux races bénéficiaient des mêmes avantages, ce qui se
résumait par la formule «séparé, mais égal». Lorsque la loi ne réussissait pas à maintenir les Noirs à leur place, la
pression sociale des Blancs y parvenait très bien. Puis le Sud vit l'arrivée des sociétés secrètes destinées à maintenir
la ségrégation des Noirs. Quant au Nord, le sort des Noirs a vite lassé la population qui avait bien d'autres chats à
fouetter.
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CITY PASS
HOUSTON ($39)
Centre de l’Espace de Houston (Space Center Houston)
Aquarium de Houston (Downtown Aquarium)
Le Musée des sciences naturelles (Museum of Natural Science)
Zoo de Houston
Musée des enfants de Houston (Children's Museum of Houston) / Musée des beaux-arts de Houston
(Museum of Fine Arts, Houston)
Parc historique du ranch George / Musée de la santé (The Health Museum)
ATLANTA ($69)
Aquarium de Géorgie (Georgia Aquarium)
Zoo d'Atlanta (Atlanta Zoo)
Le monde de Coca Cola (World of Coca Cola)
Studios de CNN (Inside CNN Studios)
Musée d'histoire naturelle de Fernbank (Fernbank Museum of Natural History) / Jardin botanique
d’Atlanta (Atlanta Botanical Garden)
High Museum of Art / Atlanta History Center
NEW YORK ($79)
Plateforme d’observation de l’Empire State Building (Empire State Building Observatory)
Musée américain d'histoire naturelle (American Museum of Natural History)
Metropolitan Museum of Art
Musée d’art moderne – MoMA (Museum of Modern Art – MoMA)
Musée Guggenheim
Croisière pour découvrir la Statue de la Liberté et le Musée de l'immigration (Immigration Museum) d'Ellis
Island / Croisières et excursions de la Ligne circulaire (Circle Line Sightseeing Cruises)
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FILMOGRAPHIE DU PARCOURT
Autant en Emporte le Vent................................................................28, 29, 35, 52, 53, 54, 55, 68
Beignets de Tomates Vertes.......................................................................................................58
Délivrance ...................................................................................................................................65
Dirty Dancing ..............................................................................................................................75
Fantômes Du Passé ...................................................................................................................27
Forrest Gump........................................................................................................................62, 66
Glory ...........................................................................................................................................66
Hannibal......................................................................................................................................75
La Couleur Pourpre.....................................................................................................................75
La Légende de Bagger Vance ..............................................................................................66, 68
Ladykillers ...................................................................................................................................28
L'Arbre de Vie .............................................................................................................................27
Le Dernier des Mohicans ............................................................................................................75
Le Fugitif .....................................................................................................................................75
Le Patriote...................................................................................................................................65
Le Prince des Marées .................................................................................................................66
Les Copains d’Abord...................................................................................................................66
Maverick......................................................................................................................................31
Minuit dans le Jardin du Bien et du Mal ................................................................................62, 63
Mississippi Burning .....................................................................................................................19
Nell..............................................................................................................................................75
Patriot..........................................................................................................................................70
Porgy and Bess...........................................................................................................................71
Sopranos.....................................................................................................................................84
AUTANT EN EMPORTE LE VENT - GONE WITH THE WIND
Date de sortie cinéma : 20 mai 1950 - Réalisé par Victor Fleming
Avec Vivien Leigh, Clark Gable, Leslie Howard, plus
En Georgie, en 1861, Scarlett O'Hara est une jeune femme fière et volontaire de la haute société
sudiste. Courtisée par tous les bons partis du pays, elle n'a d'yeux que pour Ashley Wilkes malgré
ses fiançailles avec sa douce et timide cousine, Melanie Hamilton. Scarlett est pourtant bien décidée
à le faire changer d'avis, mais à la réception des Douze Chênes c'est du cynique Rhett Butler qu'elle
retient l'attention...
BEIGNETS DE TOMATES VERTES - FRIED GREEN TOMATOES AT THE WHISTLE STOP CAFE
Date de sortie cinéma : 23 septembre 1992 - Réalisé par Jon Avnet
Avec Jessica Tandy, Mary Stuart Masterson, Kathy Bates,
De nos jours, en Alabama, Evelyn Couch, femme au foyer, mène une existence monotone jusqu'à ce
qu'elle rencontre Ninny Threadgood, une vieille dame extraordinaire, qui va lui redonner goût à la vie.
Celle-ci lui raconte sa jeunesse, 60 ans plus tôt, à Whistle Stop, petite bourgade du sud des EtatsUnis. L'histoire que raconte Ninny est celle de l'amitié entre deux femmes : Idgie, forte tête, véritable
garçon manqué, et Ruth, douce et remarquable cuisinière. Mariée à Franck Bennett, un homme
violent, Ruth finit par appeler Idgie au secours, et s'enfuit avec elle. Les deux femmes décident
d'ouvrir un restaurant. Mais Bennett n'a pas dit son dernier mot...
Page 111
DÉLIVRANCE - DELIVERANCE
Date de sortie cinéma : 1 octobre 1972 - Réalisé par John Boorman
Avec Jon Voight, Burt Reynolds, Ned Beatty
Quatre Américains de classe moyenne, Ed Gentry, Lewis Medlock, Bobby Trippe et Drew Ballinger
décident de consacrer leur week-end à la descente en canöe d'une impétueuse rivière située au nord
de la Géorgie. Ils envisagent cette expédition comme un dernier hommage à une nature sauvage et
condamnée par la construction d'un futur barrage. Mais les dangers qu'ils affronteront ne
proviendront pas uniquement des flots tumultueux de la rivière...
DIRTY DANCING
Date de sortie cinéma : 23 décembre 1987 - Réalisé par Emile Ardolino
Avec Jennifer Grey, Patrick Swayze, Jerry Orbach,
Dans les années soixante, Bébé passe des vacances familiales monotones jusqu'au jour où elle
découvre qu'un groupe d'animateurs du village estival forment un groupe de danse. Pour la jeune fille
sage, c'est le début de l'émancipation grâce au "dirty dancing", cette danse ultra-sensuelle, et la
rencontre avec Johnny Castel, le professeur de danse.
FANTÔMES DU PASSÉ - GHOSTS OF MISSISSIPPI
Date de sortie cinéma : 1996 - Réalisé par Rob Reiner
Avec Alec Baldwin, James Woods, Virginia Madsen
Le 12 juin 1963, Byron Beckwith abat Medgar Evers, militant pour les droits civils et premier
secrétaire de l'association Nationale pour l'Avancement des Personnes de Couleur. Deux ans après,
il est libéré à cause d'un jury non unanime. 31 ans plus tard, l'affaire est réouverte par un jeune
procureur et Beckwith va devoir faire face à son crime.
FORREST GUMP
Date de sortie cinéma : 5 octobre 1994 - Réalisé par Robert Zemeckis
Avec Tom Hanks, Gary Sinise, Robin Wright Penn,
Synopsis : Quelques décennies d'histoire américaine, des années 1940 à la fin du XXème siècle, à
travers le regard et l'étrange odyssée d'un homme simple et pur, Forrest Gump.
GLORY
Date de sortie cinéma : 25 avril 1990 - Réalisé par Edward Zwick
Avec Matthew Broderick, Cary Elwes, Denzel Washington,
Durant la Guerre de Secession. L'histoire du 54e régiment du Massachussets, premier formé
d'Américains de couleur.
HANNIBAL
Date de sortie cinéma : 28 février 2001 - Réalisé par Ridley Scott
Avec Anthony Hopkins, Julianne Moore, Gary Oldman,
Il y a dix ans, le docteur Hannibal Lecter s'échappait de sa cellule. Clarice Starling, agent du FBI sur
la touche, n'a pas oublié sa rencontre avec lui, sa présence troublante et le son grave de sa voix qui
hantent toujours ses nuits.
Mason Verger, un ancien patient, se souvient également d'Hannibal, puisqu'il a été sa quatrième
victime. Malgré le fait qu'il ait été atrocement défiguré et mutilé, il a survécu. Il nourrit sa vengeance
depuis dix ans. Devenu extrêmement riche, il promet une récompense de trois millions de dollars
pour quiconque le repérera.
L'inspecteur Rinaldo Pazzi lui téléphone pour l'informer de sa présence en Italie. En effet, après avoir
changé d'identité, Hannibal est devenu le conservateur d'un musée à Florence. Et pour attirer ce
dernier dans ses filets, Mason connaît un appât irrésistible : Clarice Starling. L'heure de la vengeance
va peut-être sonner.
Page 112
KING OF MARVIN GARDENS
Date de sortie cinéma : 1972 - Réalisé par Bob Rafelson
Avec Jack Nicholson, Bruce Dern, Ellen Burstyn
David Staebler est animateur dans une radio péripherique. Jason, son frère, veut le voir de toute
urgence. Il va le retrouver à Atlantic City. Jason lui explique alors son grand projet : créer une cité de
jeux à Hawaï. Tandis qu'ils mettent au point ce projet insensé, se tisse entre eux des liens tendus et
violents...
LA COULEUR POURPRE - THE COLOR PURPLE
Date de sortie cinéma : 10 septembre 1986 - Réalisé par Steven Spielberg
Avec Danny Glover, Whoopi Goldberg, Rae Dawn Chong,
L'histoire de deux soeurs, Celie et Nettie, et de leur famille qui a la particularité d'être de couleur noire
au cours de la premiere moitie du XXeme siècle dans le sud des Etats-Unis.
LA LÉGENDE DE BAGGER VANCE - THE LEGEND OF BAGGER VANCE
Date de sortie cinéma : 11 avril 2001 - Réalisé par Robert Redford
Avec Matt Damon, Will Smith, Charlize Theron,
Enfant prodige de Savannah, champion de golf précoce, petit ami de la ravissante et richissime
Adele Invergordon, Rannulph Junuh est envoyé au front, où l'horreur du premier conflit mondial le
frappe de plein fouet. Après plusieurs années de silence, cet héros de guerre désenchanté revient à
Savannah dans le plus parfait anonymat, hanté par le souvenir atroce de ce qu'il a vécu. Fantôme
parmi les vivants, il se retire du monde dans un vieux manoir délabré.
La Grande Dépression de 1929 a fait fondre toutes les fortunes, le père d'Adele s'est suicidé pour
échapper au déshonneur de la ruine et le parcours de golf qu'il avait fait construire semble voué à la
faillite. La jeune femme décide alors de faire sortir Junuh de sa retraite et de l'opposer aux deux plus
grands golfeurs de l'époque, Bobby Jones et Walter Hagen, lors d'un tournoi dont les bénéfices
permettront au terrain de ne pas disparaître.
Mais Junuh ne veut pas en entendre parler. Il est certain d'avoir perdu le secret du "swing
authentique" qui avait fait sa réputation de champion. Un homme surgi de nulle part se présente alors
à lui. C'est un mystérieux et providentiel caddy noir, Bagger Vance, dont les conseils semblent avoir
des répercussions sur sa vie.
LADYKILLERS
Date de sortie cinéma : 9 juin 2004 - Réalisé par Joel Coen, Ethan Coen
Avec Tom Hanks, Irma P. Hall, Marlon Wayans
Le docteur Goldthwait Higginson Dorr III réunit un gang "d'experts" pour accomplir le casse du siècle.
Ses associés ? Un spécialiste en explosifs, un perceur de tunnel, un gros bras et un complice infiltré
qui risque d'être découvert...
Le QG de l'opération ? La cave d'une vieille dame, Mrs. Munson, qui fréquente assidûment l'église et
ne se doute de rien. Les cinq hommes se font passer pour des musiciens qui ont besoin d'un endroit
où répéter.
Le premier problème ? Dorr et ses associés sont des amateurs.
Le vrai problème ? Ils ont sérieusement sous-estimé leur hôtesse. Lorsque Mrs. Munson découvre
leurs projets et menace de les dénoncer aux autorités, les cinq malfrats décident de l'associer à
l'affaire. Après tout, se débarrasser d'elle ne devrait pas être un problème...
L'ARBRE DE VIE - RAINTREE COUNTY
Date de sortie cinéma : 1957 - Réalisé par Edward Dmytryk
Avec Montgomery Clift, Elizabeth Taylor, Eva Marie Saint,
Un poète et professeur diplômé tombe amoureux d'une jeune Sudiste mais la Guerre de Sécession
va chambouler leurs existences.
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LE DERNIER DES MOHICANS UNCAS, EL FIN DE UNA RAZA
Date de sortie cinéma : inconnue
Avec Jack Taylor, Sara Lezana, Daniel Martin,
Les guerres franco-anglaises avec les alliés peaux-rouges au Canada...
LE FUGITIF
Date de sortie cinéma : 5 février 1947 - Réalisé par Robert Bibal
Avec Madeleine Robinson, René Dary, Arlette Mery,
A la fin de la guerre, Fred Maubert a ete condamne pour un crime qu'il n'a pas commis. Il parvient a
s'evader de prison et pense aller retrouver sa maitresse. Mais cette derniere s'est mariee et vit au
Canada. Fred part cependant a sa recherche.
LE PATRIOTE
Date de sortie cinéma : 1938 - Réalisé par Maurice Tourneur
Avec Harry Baur, Pierre Renoir, Colette Darfeuil,
Le règne du tsar Paul 1er et les intrigues de son ami, le gouverneur Pahlen, pour débarrasser le pays
du despote fou en complotant pour le faire assassiner.
LE PRINCE DES MARÉES - THE PRINCE OF TIDES
Date de sortie cinéma : 1991 - Réalisé par Barbra Streisand
Avec Barbra Streisand, Nick Nolte, Blythe Danner,
Un homme ne sent pas épanoui avec sa compagne et s'entend mal avec sa mère. Ses séances avec
Susan, sa psychanaliste, vont peut-être l'aider à vaincre ses démons. Et peut-être sera-t-il aussi
d'une aide préciseuse à Susan...
LES COPAINS D’ABORD - THE BIG CHILL
Date de sortie cinéma : 7 mars 1984 - Réalisé par Lawrence Kasdan
Avec Tom Berenger, Glenn Close, Jeff Goldblum,
La vie les avait séparés, la mort les réunit. Ils étaient huit universitaires qu'une forte amitié unissait.
Le suicide de l'un d'entre eux est durement ressenti par les sept autres.
MAVERICK
Date de sortie cinéma : 3 août 1994 - Réalisé par Richard Donner
Avec Mel Gibson, Jodie Foster, James Garner,
Alors qu'il s'apprête a participer au tournoi du siècle, Maverick, professionnel du poker, se retrouve
sans le sou, menacé de mort par un mauvais perdant nommé Angel et en butte aux provocations
d'une jeune et belle joueuse, Anabelle Blansford, qui multiplie les aguicheries tout en se dérobant
obstinément à ses avances.
MINUIT DANS LE JARDIN DU BIEN ET DU MAL - MIDNIGHT IN THE GARDEN OF GOOD AND EVIL
Date de sortie cinéma : 11 mars 1998 - Réalisé par Clint Eastwood
Avec John Cusack, Kevin Spacey, Jack Thompson,
John Kelso est envoye par le magazine "Town and Country" a Savannah pour couvrir la grande fete
qu'organise chaque Noel John Williams, antiquaire et collectionneur d'art dans sa residence
legendaire, Mercer House, situee au coeur historique de la ville. C'est l'occasion pour le journaliste de
rencontrer tout le gratin local et de s'impregner de l'atmosphere raffinee de Savannah. Mais durant la
nuit, John Williams est arrete et inculpe du meurtre de son jeune compagnon, Billy Hanson, un
gigolo. Flairant un scandale mondain, John Kelso decide de rester.
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MISSISSIPPI BURNING
Date de sortie cinéma : 29 mars 1989 - Réalisé par Alan Parker
Avec Gene Hackman, Willem Dafoe, Frances McDormand,
En 1964, trois militants pour les droits civiques des noirs disparaissent mystérieusement. Ce sont
deux agents du FBI qui sont chargés de l'affaire. Très vite, les questionnements et les méthodes
d'intimidation d'Alan Ward et de Rupert Anderson dérangent, en particulier le Klu Klux Klan.
NELL
Date de sortie cinéma : 22 février 1995 - Réalisé par Michael Apted
Avec Jodie Foster, Liam Neeson, Natasha Richardson,
Dans les forêts de Caroline du Nord, une vieille femme vivant en ermite décède. Le shérif Todd
Peterson et le médecin local Jerome Lovell découvrent que la défunte a laissé une fille, Nell, née d'un
viol survenu vingt ans auparavant. La jeune fille a été élevée à l'écart du monde et dans la crainte
des hommes...
PATRIOT - THE PATRIOT
Date de sortie cinéma : 12 juillet 2000 - Réalisé par Roland Emmerich
Avec Mel Gibson, Heath Ledger, Tchéky Karyo,
Caroline du Sud, 1776. Le conflit entre les independantistes et les Anglais semble inevitable.
Benjamin Martin sait trop bien ce qu'est une guerre et il n'en veut pas. Cet ancien heros des combats
contre les Francais et les Indiens n'ignore rien de la violence des affrontements armes... Aujourd'hui
veuf, il eleve seul ses sept enfants dans sa plantation. Son fils aine, Gabriel, s'engage contre l'avis de
son pere. Lorsque les troupes anglaises, commandees par le colonel Tavington, arrivent aux portes
de sa propriete, il est trop tard.
PORGY AND BESS
Date de sortie cinéma : 1958 - Réalisé par Otto Preminger
Avec Sidney Poitier, Dorothy Dandridge, Sammy Davis Jr.,
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