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INSTITUT DES BIENS IMMOBILIERS DU CANADA
ATELIER NATIONAL SUR LES SITES CONTAMINÉS FÉDÉRAUX DE L’IBIC 2014
PROGRAMME 2014
DU 14 AU 16 AVRIL 2014
L’HÔTEL WESTIN OTTAWA, OTTAWA (ONTARIO)
PARTENAIRES
OR
BRONZE
Merci à DST Consulting Engineers du soutien accordé à l’initiative
d’écologisation de l’IBIC en offrant en cadeau aux délégués une clé USB avec
une version électronique du programme des ateliers de cette année.
Merci également à AMEC de contribuer à aider l’IBIC à satisfaire à
ses obligations en matière de bilinguisme en assurant les services
d’interprétation simultanée.
2
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
BIENVENUE
BIENVENUE À L’ATELIER NATIONAL SUR LES
SITES CONTAMINÉS FÉDÉRAUX DE L’IBIC 2014
Au nom de l’Institut des biens immobiliers du Canada (IBIC) et du Comité organisateur de l’Atelier, il nous fait un grand plaisir de souhaiter la
bienvenue à tous les délégués, exposants et partenaires au cinquième Atelier national sur les sites contaminés fédéraux de l’IBIC, qui a lieu à
l’Hotel Westin à Ottawa. Grâce au dévouement et au travail inlassable du Comité organisateur et du Willow Group, nous avons encore une fois
préparé un programme de grande qualité que, nous l’espérons, vous trouverez stimulant et informatif.
Depuis le début des années 90, des spécialistes en environnement du gouvernement fédéral travaillent à élaborer une stratégie nationale
apte à permettre d’aborder le problème des sites contaminés fédéraux. L’engagement qu’a pris le gouvernement fédéral en 2004 de fournir
un financement à long terme et la mise en place du Plan d’action sur les sites contaminés fédéraux (PASCF) ont permis aux gardiens et aux
représentants de l’industrie environnementale d’entreprendre un effort concerté en vue d’assurer une gestion efficace et responsable des sites
contaminés fédéraux.
Les quatre premiers ateliers nationaux tenus respectivement à Ottawa en 2006, à Vancouver en 2008, à Montréal en 2010 et en 2012 à Toronto
ont fourni aux fonctionnaires fédéraux qui travaillent dans la gestion et l’assainissement de l’environnement, et aux représentants de l’industrie
et du milieu universitaire un forum unique où partager leurs expériences respectives et tirer des leçons de ces dernières. S’appuyant sur ce
fondement, les séances plénières, les présentations par affiches, la foire commercial et les nombreuses occasions de réseautage de l’Atelier
de cette année permettront de discuter de stratégies techniques, scientifiques et de gestion liées à l’assainissement des sites fédéraux avec des
collègues de partout au pays, et de forger des partenariats essentiels à notre succès collectif.
Notre programme débute avec la populaire journée pré-atelier de perfectionnement professionnel, qui offre des séances d’apprentissage
intensives à ceux qui souhaitent explorer plus en profondeur le cadre décisionnel du PASCF, les méthodes d’approvisionnement dans les projets
de sites contaminés, une discussion d’experts sur les facteurs à considérer pour la restauration vs la gestion de risques, le suivi à long terme,
l’intégration du développement durable, l’échantillonnage de l’eau, l’air et les sols, la gestion de données, l’estimation du passif, les outils de
validation des évaluations des risques et de fermeture de site et l’impact des changements climatiques.
Pendant les deux jours de l’Atelier, on tiendra des volets simultanés couvrant des sujets comme, l’intégration du développement durable dans
les projets de restauration, la gestion des projets environnementaux, des études de cas d’assainissement, l’évaluation et la gestion des risques
à la santé humaine et écologique, les technologies innovatrices en matière d’évaluation et d’assainissement, ainsi que la présentation de lignes
directrices.
Nous aimerions exprimer des remerciements spéciaux aux membres du Comité organisateur et du Comité d’examen technique de 2014 pour le
temps et les efforts qu’ils ont consacrés à l’examen et à la sélection des documents, ainsi qu’au personnel du Willow Group, sans qui il aurait
été impossible d’organiser un atelier de cette taille et de cette envergure.
Nous avons hâte de vous rencontrer à l’Atelier et nous espérons que notre programme vous donnera les outils et les renseignements nécessaires
pour relever les défis liés à l’assainissement des sites contaminés fédéraux.
Sébastien Yelle
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Président de l’Atelier
Sébastien Fournier
Ministère de la Défense nationale
Président du comité technique
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
COMITÉ ORGANISATEUR DE L’ATELIER DE 2014 / CONTENU
Comité organisateur de l’atelier de 2014
• Mylène Salvas
Parcs Canada
• Rita Mroz
Environnement Canada
• Sarault Martin
Service correctionnel Canada
• Sébastien Fournier
Ministère de la Défense nationale
• Sébastien Yelle
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
• Tammy Lomas-Jylha
TLomasJylha Consulting
• Tracy Dannell
CIMA+
Sébastien Yelle
Président de l’Atelier
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Sébastien Fournier
Président du comité technique
Ministère de la Défense nationale
Comité de planification
• Andrea Peters
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
• Caroline Béland-Pelletier
CBP Consultant
• Clayton Truax
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
• Debbie Nicholls
Ministère de la Défense nationale
• Jean-Claude Prevost
Parcs Canada
• Jessica MacKinnon
Environnement Canada
• Jorge Escalante-Gafau
Environnement Canada
• Meggan Sine
Environnement Canada
• Rita Mroz
Environnement Canada
• Sarah Orovan
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
• Tracy Dannell
CIMA+
• Vanessa Lyon
Santé Canada
• Walter Van Veen
Énergie atomique du Canada limitée
• Xing Wu
Environnement Canada
Contenu
Bienvenue
Comité organisateur de l’Atelier de 2014
Aperçu de programme
Le lundi 14 avril 2014
Journée de perfectionnement professionnel
Le mardi 14 avril 2014
Allocution de déjeuner
Volet A : Gestion de la contamination radioactive
Volet B : Technologies d’assainissement et études de cas
Volet C : Caractérisation des sédiments
Volet D1 : Gestion de projets
Volet D2 : Responsabilité et considérations socio-économiques
Volet D3 : Durabilité
Volet E1 : Orientation pour les sites contaminés
Volet E2 : Considérations spéciales
Le mercredi 16 avril 2014
Allocution de déjeuner
Volet F1 : Cadre de gestion des LLPNA
Volet F2 : Gestion de portefeuilles et de projets
Volet G : Technologies d’assainissement et études de cas
Volet H : Assainissement des sédiments
Volet I1 : Projets en milieu nordique
Volet I2 : Contaminants émergents : PFOS
Volet J1 : Évaluation et gestion de risques
Volet J2 : Engagement auprès des partenaires
Comité d’examen technique
• Caroline Béland-Pelletier
CBP Consultant
• Clayton Truax
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
• Danielle Currie
Service correctionnel Canada
• Dawn Ryan
Ministère de la Défense nationale
• François Beaudoin
Golder Associeés Ltée
• Jean-Claude Prevost
Parcs Canada
• Lori Bishop
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
• Meggan Sine
Environnement Canada
• Monique Punt
MPunt Environmental Consulting
Affiches
Exposants
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Lundi 14 avril 2014
JOURNÉE DE PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL
Les diverses séances se tiendront en anglais et seront accompagnées d’une interprétation simultanée par AMEC.
7 h 30 à 16 h 30 |
Inscription
Foyer
Séances
8 h 30 à 12 h|
de formation
Sites contaminés fédéraux 101 – Une
Introduction au Cadre décisionnel
Marie-Claude Fortin, Environnement Canada
Endroit : Gouverneur général I
Méthodes d’approvisionnement
auxquelles les gestionnaires de
projets fédéraux peuvent recourir en
ce qui a trait aux sites contaminés
Daniel St-Arnaud, Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada
Discussion d’experts : facteurs
considérés dans la détermination et
la mise en œuvre de l’assainissement
des sites contaminés fédéraux ou de
la gestion des risques liés à ceux-ci
Document d’orientation du suivi à long
terme dans le cadre du Plan d’action
pour les sites contaminés fédéraux
Intégration du développement durable
à la gestion des sites contaminés
Eric Parsons, Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada
Michael Billowits, Outcome Consultants
Rodger Martin, Société immobilière du Canada
Craig Wells et Jean Rheaume, Ministère de la
Défense nationale
Sylvain Hains et Guillaume Carle, Golder Associés Ltée
Endroit : Gouverneur général III
François Lauzon, Stantec Consulting Ltée
Endroit : Terre-Neuve / Nouvelle-Écosse
Endroit : Québec
Endroit : Gouverneur général II
10 h 30 à 10 h 50|Pause-rafraîchissements
PRÉSENTÉ PAR: Golder Associés Ltée
Provinces / Confédération I
Pause-déjeuner
12 h à 13 h|
Provinces / Confédération I
13 h à 16 h 30
|
Séances de formation
Introduction à l’échantillonnage du
sol, de l’air et de l’eau
Dr. Mahipal Jadeja, Seneca College
Endroit : Gouverneur général I
Projet de gestion des données
Walter van Veen, Bosco Lee et Barb Worthington,
Énergie atomique du Canada limitée
Alana Devanney et Belinda Campbell, Travaux
publics et Services gouvernementaux Canada
Darko Poletto, Spatial Knowledge Engineering Inc
Endroit : Gouverneur général II
Outil pour la validation des
évaluations des risques et outil de
fermeture des sites
Impacts des changements climatiques
sur la gestion des sites contaminés
fédéraux
Natasha Corrin, Golder Associés Ltée
Andrew Henderson, Franz Environmental Inc.
Juraj Cunderlik, Conestoga-Rovers & Associates
Endroit : Québec
Endroit : Terre-Neuve / Nouvelle-Écosse
14 h 30 à 14 h 50|Pause-rafraîchissements
Provinces / Confédération I
Réception de bienvenue
17 h à 20 h|
PRÉSENTÉ PAR : CH2M Hill Canada Limitée
Endroit : Confédération II / Confédération III
5
Introduction à l’estimation du passif
relatif à l’assainissement des sites
contaminés fédéraux
Elaine Grout-Brown, CRMA
Endroit : Gouverneur général III
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Mardi 15 avril 2014
ATELIER
Les diverses séances se tiendront en anglais et seront accompagnées d’une interprétation simultanée par AMEC.
7 h 30 à 14 h 30 |
Inscription
Foyer
Petit déjeuner continental dans les aires de présentation des affiches / de la foire commerciale
7 h 30 à 8 h 30|
Confédération II / Confédération III / Provinces Foyer
Mot de bienvenue
8 h 30 à 8 h 45 |
Sébastien Yelle, Président de l’Atelier, Atelier national sur les sites contaminés fédéraux de l’IBIC 2014
Provinces / Confédération I
Allocution d’ouverture
8 h 45 à 9 h|
George Green, Champion SMA de l’IBIC et Vice-président de la Direction générale de la conservation, Parcs Canada
Provinces / Confédération I
Exposés
9 h à 10 h|
simultanés
Volet A : Gestion de la contamination
radioactive
Volet B : Technologies d’assainissement et
études de cas
Endroit : Provinces / Confédération I
Endroit : Gouverneur général I
9 h à 9 h 30
9 h à 9 h 30
Priorisation basé sur le risque des projets
de restauration dans le cadre du programme
des obligations résiduelles nucléaires au
laboratoire de Chalk River
Traitement intégré d’un panache avec de
l’oxydation (persulfate) et de la réduction
(sulfate)
Mahsa Shayan, Université de Waterloo
Jerel Nelson, WorleyParsons
9 h 30 à 10 h
9 h 30 à 10 h
Expérience d’AMEC avec la caractérisation et
la restauration du site après les événements
de Fukushima au Japon
Steven D. Rima, AMEC Environnement et Infrastructure
Phytoremédiation des sols contaminés aux
produits pétroliers et au sel : Atteindre les
objectifs fixés par les normes génériques de
niveau 1 et s’assurer de faire fonctionner les
technologies vertes
Greg MacNeill, Université de Waterloo
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Mardi 15 avril 2014
ATELIER
9 h à 10 h|
Exposés
simultanés (suite)
Volet C : Caractérisation des sédiments Volet D1 : Gestion de projets
Volet E1 : Orientation pour les sites
contaminés
Endroit : Gouverneur général II
Endroit : Gouverneur général III
9 h à 9 h 30
9 h à 9 h 30
Repousser les limites : caractérisation
des sédiments profonds dans le port
d’Owen Sound en appliquant le cadre de
l’Accord Canada-Ontario et les principes
d’évaluation des risques
Paramètres de réussite pour les sites
contaminés
Chris Ludwig, Franz Environmental Inc.
G. Mark Richardson, Stantec Consulting Ltée.
Renee Recoskie, Dillon Consulting Limited
9 h 30 à 10 h
9 h 30 à 10 h
Endroit : Québec
9 h 30 à 10 h
Biosurveillance aquatique à la BFC de
Gagetown
Tamsin Laing, Le Collège militaire royal du Canada
Utilisation de différentes sources de
données dans le cadre d’évaluations
environnementales de sites phase II
Lina Letiecq, Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada
9 h à 9 h 30
Manuel sur les facteurs d’exposition
canadiens, 2013
Documents d’orientation de Santé
Canada relatifs à l’évaluation des
risques pour la santé humaine associés
aux sédiments contaminés
Sanya Petrovic, Santé Canada
Pause-rafraîchissements dans les aires de présentation des affichages / de la foire
commercial
10 h à 10 h 30|
PRÉSENTÉ PAR : WorleyParsons
Confédération II / Confédération III / Provinces Foyer
10 h 30 à 12 h|
Exposés
simultanés
Volet A : Gestion de la contamination
radioactive
Volet B : Technologies d’assainissement et études
de cas
Endroit : Provinces / Confédération I
Endroit : Gouverneur général I
10 h 30 à 11 h
10 h 30 à 11 h
L’Initiative de la région de Port Hope –
Lancement du plus vaste nettoyage de déchets
radioactifs de faible activité (DRFA) au Canada
Walter van Veen, Énergie atomique du Canada limitée
Étude de cas : le projet de nouveau Centre des
sciences, TELUS World of Science, optimisation
de la conception d’un système actif de
dépressurisation sous la dalle pour atténuer
l’intrusion de vapeurs de méthane d’un ancien
site d’enfouissement de la ville Calgary
Beth McReynolds, AMEC Environnement et Infrastructure
11 h à 11 h 30
11 h à 11 h 30
Protéger le Lac Ontario – traitement des eaux
usées pour la gestion à long terme des déchets
faiblement radioactifs à Port Granby
Till Freihammer, AECOM
Système à grande échelle de chauffage
à résistivité électrique in situ utilisé pour
l’assainissement d’une zone source de liquides
non aqueux denses
11 h 30 à 12 h
11 h 30 à 12 h
Thomas H. Grimminck, Dillon Consulting Limited
Projet Port Hope : la révision historique des
documents – Y a-t-il des choses que nous
pourrions mieux faire ?
Lauren McDonald, Franz Environmental Inc.
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Extraction améliorée par la chaleur pour traiter
les sites contaminés par du pétrole, de la
créosote ou du goudron
Yvo Veenis, Groundwater Technology
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Mardi 15 avril 2014
ATELIER
10 h 30 à 12 h|
Exposés
simultanés (suite)
Volet C : Caractérisation des sédiments
Endroit : Gouverneur général II
Volet D1 : Gestion de projets
Volet E1 : Orientation pour les sites
contaminés
Endroit : Gouverneur général III
Endroit : Québec
10 h 30 à 11 h
L’incidence du contrôle des sources
d’eaux de ruissellement et du
rétablissement naturel dans la
planification de gestion des risques
à long terme pour les sédiments
dans le port de Victoria en ColombieBritannique
10 h 30 à 11 h
Protéger le présent tout en réhabilitant
le passé : planification de la
gestion environnementale du projet
d’assainissement du port d’Esquimalt
10 h 30 à 11 h
Définition des bruits de fond et
utilisation des concentrations
naturelles dans l’évaluation des risques
écologiques (guide du PASCF)
Dave Carter, Golder Associés Ltée
Amy Sparks, Environnement Canada
11 h à 11 h 30
11 h à 11 h 30
Mark Larsen, Anchor QEA, LLC
11 h à 11 h 30
Évaluation de l’influence du sillage
des hélices sur la stabilité des
sédiments dans le port de Victoria
(C.-B.)
Règlement de l’Ontario 153/04 pour
l’évaluation des risques des lieux
contaminés fédéraux
Directives concernant la gestion de
sites aquatiques contaminés dans les
ports fédéraux actifs
Ruwan Jayasinghe, Stantec Consulting Ltée
Viviane Paquin, Collège militaire royal du Canada
11 h 30 à 12 h
11 h 30 à 12 h
Kathy Ketteridge, Anchor QEA, LLC
11 h 30 à 12 h
Transport des liquides en phase non
aqueuse à l’interface de l’eau de
surface et dans les sédiments
Jeff Gentry, CH2M HILL Canada Limitée
Projet d’assainissement des plans d’eau Vers l’élaboration de recommandations
de la cale sèche d’Esquimalt – Gestion additionnelles pour la qualité des sols
pour les métaux-traces
des risques, contigences et gestion
Ian Mitchell, Millennium EMS Solutions Ltd.
financière
Andrew Mylly, Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada
12 h à 13 h|
Déjeuner
PRÉSENTÉ PAR : Quantum Murray LP
Provinces / Confédération I
Allocution de déjeuner: Le programme du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux
12 h 30 à 13 h|
(PASCF) : Mise à jour sur les progrès réalisés jusqu’à présent et ce qui nous attend
Jeremy Anglesey, Environnement Canada
Clayton Truax, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Provinces / Confédération I
Dessert dans les aires de présentations des
13 h à 13 h 30|
Confédération II / Confédération III / Provinces Foyer
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affiches / de la foire commerciale
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Mardi 15 avril 2014
ATELIER
13 h 30 à 15 h |
Exposés simultanés
Volet A : Gestion de la contamination
radioactive
Volet B : Technologies d’assainissement et
études de cas
Endroit : Provinces / Confédération I
Endroit : Gouverneur général I
13 h 30 à 14 h
13 h 30 à 14 h
Leçons apprises pendant l’assainissement de
plus de 4 000 propriétés de Grand Junction,
Colorado, aux États-Unis
Application in situ de biochar pour immobiliser
des contaminants résiduels dans le sol : une
stratégie novatrice de fermeture de sites
John E. Elmer, The S.M. Stoller Corporation
Barbara A. Zeeb, Le Collège militaire royal du Canada
14 h à 14 h 30
14 h à 14 h 30
Parler des radiations de faible activité :
Communiquer au public l’information sur les
risques et la sûreté
Étude sur le terrain des limites des
applications d’oxydation chimique in situ
Steven Rose, Malroz Engineering Inc.
Alexandra Mahabir, Énergie atomique du Canada limitée
14 h 30 à 15 h
14 h 30 à 15 h
Atténuation de la contamination aux BPC en
utilisant une technologie de barrière réactive
perméable à l’île Resolution au Nunavut de
2005 à 2013
Réhabilitation d’une mine d’uranium
abandonnée dans le nord de la Saskatchewan :
Etendue des impacts environnementaux et des
risques pour les travailleurs
Allison Rutter, Université Queen’s
Monique Wismer, Saskatchewan Research Council
Volet C : Caractérisation des sédiments
Endroit : Gouverneur général II
Volet D2 : Responsabilité et
considérations socio-économiques
Volet E2 : Considérations spéciales
Endroit : Québec
Endroit : Gouverneur général III
13 h 30 à 14 h
Évolution de l’approche de Pêches et
Océans Canada – Région du Québec
pour la caractérisation des lots d’eau
de Havre de pêche
13 h 30 à 14 h
13 h 30 à 14 h
Analyse économique de la création
d’emplois pour l’assainissement de
sites contaminés
Don Plenderleith, Golder Associés Ltée
Évaluation de sites, gestion des
risques et assainissement fondés sur
l’amélioration du modèle conceptuel
de site (MCS)
14 h à 14 h 30
14 h à 14 h 30
Daniel Laroche, Pêches et Océans Canada
14 h à 14 h 30
Marc Bouchard, Stantec Consulting Ltée.
Caractérisation et estimation du passif
total relatif à tous les sites contaminés
fédéraux actuels et futurs
Espèces en péril et sites contaminés
– Implication pour l’évaluation et la
remédiation des friches industrielles
Karen Kidd, Université du Nouveau-Brunswick
Rod Story, Bureau du directeur parlementaire du
budget
Barbara Hard, Franz Environmental Inc.
14 h 30 à 15 h
14 h 30 à 15 h
Évaluation des risques écologiques
des sédiments contaminés du port de
Victoria – cadre décisionnel
Travailler en partenariat avec
l’industrie privée pour réduire la
responsabilité
14 h 30 à 15 h
Patrick Allard, Azimuth Consulting Group
Lou Spagnuolo, Affaires autochtones et
Développement du Nord Canada
Élaboration d’un programme de
surveillance environnementale pour le
port de Saint John
9
Établissement Pittsburgh
Andrea Catley, Golder Associés Ltée
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Mardi 15 avril 2014
ATELIER
15 h à 15 h 30|
Pause-rafraîchissements dans les aires de présentation des affiches / de la foire commercial
Confédération II / Confédération III / Provinces Foyer
15 h 30 à 16 h 30|Exposés
simultanés
Volet B : Technologies d’assainissement et
études de cas
Volet C : Caractérisation des sédiments
Endroit : Gouverneur général II
Endroit : Gouverneur général I
15 h 30 à 16 h
15 h 30 à 16 h
Traitement d’un mélange de COV chlorés dans
l’eau souterraine à l’aide de fer zéro valent à
l’échelle nanométrique
Tiana Robinson, Stantec Consulting Ltée.
Essai à échelle pilote pour l’assainissement
durable de sédiments contaminés
Hardiljeet K. Boparai, l’Université de Western Ontario
16 h à 16 h 30
16 h à 16 h 30
Injection massive d’agents tensioactifs et
amélioration du traitement d’un site éloigné
dans le nord de la Colombie-Britannique
Application d’une stratégie axée sur les
risques dans le cadre de l’évaluation des ports
pour petits bateaux en Colombie-Britannique
Richard Wells, Franz Environmental Inc.
David Kettlewell, SNC-Lavalin Inc., Environnement et eau
Volet D3 : Durabilité
Volet E2 : Considérations spéciales
15 h 30 à 16 h
15 h 30 à 16 h
Jusqu’à quel point la réhabilitation durable est
durable ?
La technologie MIP/FIL : Faut-il l’utiliser ou pas ?
Endroit : Québec
Endroit : Gouverneur général III
Ian Mendes, Golder Associés Ltée
Debora Reanne Ridsdale, Université de la Saskatchewan
16 h à 16 h 30
16 h à 16 h 30
Utilisations futures des terres et
assainissement durable pour le projet
d’assainissement des étangs bitumineux et du
site des fours à coke de Sydney : étude de cas
et leçons retenues sur la conception adaptative
des travaux d’assainissement
Bruce Noble, AECOM
17 h à 17 h 45|
La réception gala
Provinces Foyer / Confederation Foyer
Souper gala et cérémonie de remise des prix
17 h 45 à 20 h|
Provinces / Confédération I
10
Conception d’un programme de surveillance à
long terme basé sur la performance passée et
le risque futur
Daniela Loock, Collège militaire royal du Canada
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Mercredi 16 avril 2014
ATELIER
Les diverses séances se tiendront en anglais et seront accompagnées d’une interprétation simultanée par AMEC.
7 h à 14 h 30|
Inscription
Foyer
Petit déjeuner continental dans les aires de présentation des affiches / de la foire commerciale
7 h 30 à 8 h 30 |
Confédération II / Confédération III / Provinces Foyer
8 h 20 à 8 h 30
|
Mot de bienvenue
8 h 30 à 10 h
Exposés simultanés
|
Sébastien Yelle, Président de l’Atelier, Atelier national sur les sites contaminés fédéraux de l’IBIC 2014
Provinces / Confédération I
Volet F1 : Cadre de gestion des LLPNA
Endroit : Provinces / Confédération I
Volet G : Technologies d’assainissement et
études de cas
Endroit : Gouverneur général I
8 h 30 à 9 h
8 h 30 à 9 h
Cadre de gestion du Plan d’action pour les sites
contaminés fédéraux concernant les sites de
LLPNA
Application d’utilisation de fer zérovalent à
l’échelle nanométrique pour l’assainissement
de sites contaminés : résultats de deux essais
sur le terrain
Craig Wells, Ministère de la Défense nationale
Denis O’Carroll, Université Western Ontario
9 h à 9 h 30
9 h à 9 h 30
Tout revient au modèle conceptuel de site
relativement aux LLPNA
Matthew C. Rousseau, Conestoga-Rovers & Associates Ltd.
Phytoremédiation simultanée du sol et de l’eau
souterraine : étude de cas d’une ancienne
raffinerie de pétrole en Ontario dont le sol
et l’eau souterraine sont contaminés par des
hydrocarbures pétroliers et des métaux
Tereza Dan, Stantec Consulting Ltée.
9 h 30 à 10 h
9 h 30 à 10 h
Méthode Ricker : pour analyser la stabilité du
panache et aux fins de l’analyse des avantages
de l’élimination des LLPNA
Utilisation de phytotechnologies de pointe pour
assainir les sols et les eaux contaminés par
des métaux et des métalloïdes
Joe Ricker, EarthCon Consultants, Inc.
James Higgins, Stantec Consulting Ltée
®
Volet H : Assainissement des sédiments Volet I1 : Projets du Nord
Endroit : Gouverneur général II
Endroit : Gouverneur général III
8 h 30 à 9 h
8 h 30 à 9 h
Volet J1 : L’évaluation et gestion des
risques
Endroit : Québec
Bilan de masse des contaminants et
Innovations et succès dans la
estimations des flux comme outils
réhabilitation par dragage du site
Harbor Island du programme Superfund permettant d’améliorer les plans
Thomas L. Patterson, SLR International Corporation d’assainissement dans les sites
contaminés complexes : mine Terra de
Silver Bear
Doug Bright, Hemmera
11
8 h 30 à 9 h
Que comporte un quotient de risque ?
Validation des estimations de risque
écologique aux stations de phare du
MPO
David Rae, AMEC Environnement et Infrastructure
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Mercredi 16 avril 2014
ATELIER
8 h 30 à 10 h 00
Exposés simultanés (suite)
|
Volet H : Assainissement des sédiments Volet I1 : Projets du Nord
Volet J1 : L’évaluation et gestion des
risques
Location: Governor General II
Endroit : Gouverneur général III
9 h à 9 h 30
9 h à 9 h 30
Avancées en matière de restauration
des sédiments contaminés à l’aide
d’ajouts dans les matériaux de
recouvrement – perspectives
nord-américaines
Plan d’assainissement de la mine
abandonnée Giant, Territoires du
Nord-Ouest, Canada
Michael Nahir, Affaires autochtones et
Développement du Nord Canada
Sara Ryan, Franz Environmental Inc.
9 h 30 à 10 h
9 h 30 à 10 h
9 h 30 à 10 h
Endroit : Québec
9 h à 9 h 30
L’intrusion de vapeurs dans le nord du
Canada : éléments dont il faut tenir
compte pour l’évaluation
Mark Mahoney, Anchor QEA, LLC
Création d’une carte de base détaillée
et d’un modèle de surface aux fins
d’assainissement des sédiments
contaminés du port d’Esquimalt –
Conciliation de l’ensemble de données
entre plusieurs utilisateurs
Concentrations de contaminants
Élaboration de scénarios uniques pour
présents dans les poissons de la Baie l’évaluation des risques
de Yellowknife après 50 ans d’activités Krista Trounce, Geofirma Engineering Ltd.
minières : la mise en place d’un
ensemble de données pré-réhabilitation
pour la Mine Giant
Cameron Wallace, SNC-Lavalin Inc., Environnement Carey Sibbald, Stantec Consulting Ltée.
et eau
| Pause-rafraîchissements dans les aires de présentation
des affiches / de la foire commercial
PRÉSENTÉ PAR : Golder Associés Ltée
10 h à 10 h 30
Confédération II / Confédération III / Provinces Foyer
Expérience de classe mondiale. Présence locale.
Dans le monde entier et au pays, les employés de CH2M HILL offrent des services
d’expertise-conseil, d’aide aux projets, de conception-construction et de gestion de
programmes pour vous aider à atteindre vos objectifs et vous faciliter la vie.
Exploration de BP en Alaska
Champs pétrolifères
arctiques
Prudhoe Bay, Alaska, É.-U.
Central Plateau Hanford
Site de rehabilitation
Washington, É.-U.
Jeux olympiques et
Paralympiques (Londres) 2012
Londres, Angleterre
ch2mhill.com
ES032114071621TOR
12
Hong Kong Zhuhai
Pont vers Macao
Hong Kong
Tunnel Tideway
Améliorations
Londres, Angleterre
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Mercredi 16 avril 2014
ATELIER
10 h 30 à 12 h
|
Exposés simultanés
Volet F1 : Cadre de gestion des LLPNA
Endroit : Provinces / Confédération I
Volet G : Technologies d’assainissement et
études de cas
Endroit : Gouverneur général I
10 h 30 à 11 h
Approches pratiques et novatrices pour évaluer
les sites où se trouve du LLPNA
David Fursevich, SNC-Lavalin inc., Environnement et eau
10 h 30 à 11 h
Essai pilote de traitabilité du RDX dans un
affluent de la rivière aux Pins, garnison
Valcartier (Québec)
François-David Cloutier, Ministère de la Défense nationale
11 h à 11 h 30
11 h à 11 h 30
Engagement des parties intéressées et
communication des risques – Aspects
essentiels de la réussite du projet : Projet
d’assainissement du site de la 5e escadre de
Goose Bay
Lindsay Paterson, SLR Consulting (Canada) Ltd.
Mise à jour sur l’évaluation et l’assainissement
d’un ancien site d’enfouissement non officiel
situé dans la réserve faunique nationale de
Columbia
Lynn Pilgrim, AMEC Environnement et Infrastructure
11 h 30 à 12 h
Cadre de gestion des LLPNA préparé pour la
5e escadre de Goose Bay
Tom MacNeil, AMEC Environnement et Infrastructure
11 h 30 à 12 h
Technique d’assainissement novatrice d’une
usine pétrochimique
Raminder Grewal, Keystone Environmental Ltd.
Volet H : Assainissement des sédiments Volet I1 : Projets du Nord
Endroit : Gouverneur général II
Endroit : Gouverneur général III
Volet J1 : L’évaluation et gestion des
risques
Endroit : Québec
10 h 30 à 11 h
10 h 30 à 11 h
10 h 30 à 11 h
Projet d’assainissement du port
d’Esquimalt – Importance d’une
évaluation intégrée des mesures
d’assainissement
Regroupement de sites contaminés
du Nord pour favoriser les initiatives
en matière de développement durable
– une approche holistique se basant
sur de récents projets exécutés pour
TPSGC, au nord du 60e parallèle
Eaux stagnantes de Goose Bay :
évaluation des risques écologiques
comme outil décisionnel pour le choix
des solutions d’assainissement
Derek Ormerod, Anchor QEA, LLC
Jody Berry, AMEC Environnement et infrastructure
François Lauzon, Stantec Consulting Ltée.
11 h à 11 h 30
Assainissement des plans d’eau de
la cale sèche d’Esquimalt (étape 1B) :
Mise en œuvre du plan de gestion
environnementale
David McKeown, SLR Consulting (Canada) Ltd.
11 h à 11 h 30
11 h à 11 h 30
Projet d’assainissement de la mine
Points à examiner pour l’évaluation
Faro – saisie de données électroniques du risque pour la santé humaine de la
et données de projet accessibles sur le consommation du biote aquatique
terrain
Ross Wilson, Wilson Scientific Consulting Inc.
Alan Campbell, CH2M HILL Canada Limitée
13
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Mercredi 16 avril 2014
ATELIER
10 h 30 à 12 h
|
Exposés simultanés (suite)
Volet H : Assainissement des sédiments Volet I1 : Projets du Nord
Endroit : Gouverneur général II
Endroit : Gouverneur général III
Volet J1 : L’évaluation et gestion des
risques
Endroit : Québec
11 h 30 à 12 h
11 h 30 à 12 h
11 h 30 à 12 h
Assainissement des plans d’eau de la
cale sèche d’Esquimalt (étape 1B) :
Mise en œuvre du Plan d’évaluation
et d’analyse de l’échantillonnage de
confirmation et gestion des résidus de
dragage
Trouver ce qui ne se voit pas :
intégration des approches d’enquêtes
sur les sites
La valeur ajoutée de l’évaluation du
risque pour la santé humaine pour le
PASCF
Indra Kalinovich, Dillon Consulting Limited
G. Mark Richardson, Stantec Consulting Ltée.
David McKeown, SLR Consulting (Canada) Ltd.
12 h à 13 h
|
12 h 30 à 13 h 30
Déjeuner
Provinces / Confédération I
Allocution de déjeuner : Comptabilisation des passifs liés aux sites contaminés dans les
Comptes publics du Canada
|
13 h 30 à 14 h
|
Cindy Laprade, Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
Provinces / Confederation I
Dessert dans les aires de présentation des affiches / de la foire commerciale
Confédération II / Confédération III / Provinces Foyer
Façonner le futur du Canada
AMEC est présente au Canada depuis plus de 100 ans, offrant des
services en gestion de projet, construction, restauration de site, en
ingénierie et services environnementaux à des clients d’envergure
mondiale, dans les secteurs des hydrocarbures pétroliers, des
mines, des énergies renouvelables et des infrastructures. AMEC
emploie présentement 7 300 employés au Canada et 29 000
employés à l’échelle mondiale, répartis dans 40 pays. Les
revenus annuels de l’entreprise atteignent 6,4 milliards
de dollars. AMEC est honorée de figurer parmi les 100
meilleurs employeurs au Canada et de se classer comme
«Meilleure firme internationale en conception» du Canada
par la revue Engineering News-Record.
Notre division Environnement et Infrastructure est
reconnue comme étant un chef de file en restauration
de site, de même qu’en assainissement industriel et en
protection radiologique. Notre travail vise à protéger la
santé humaine et l’environnement de façon efficiente,
par des techniques innovatrices apportées aux problèmes
environnementaux permettant de maximiser les résultats tout
en respectant la réglementation en vigueur.
amec.com
14
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Mercredi 16 avril 2014
ATELIER
14 h à 15 h
|
Exposés simultanés
Volet F2 : Gestion de portefeuilles et de projets
Endroit : Provinces / Confédération I
Volet G : Technologies d’assainissement et
études de cas
Endroit : Gouverneur général I
14 h à 14 h 30
14 h à 14 h 30
Programme de gestion des contaminants des
champs de tir et secteurs d’entraînement de
l’Armée canadienne
Procédés de réduction chimique in situ pour
la restauration et l’immobilisation des métaux
solubles
Stéphanie Munyal, Ministère de la Défense nationale
Jean Paré, Chemco Inc.
14 h 30 à 15 h
14 h 30 à 15 h
Leçons apprises : Programme CDBC pour la
fermeture de sites miniers
Aperçu du Projet d’assainissement du port
d’Esquimalt entrepris par le ministère de la
Défense nationale
Eric Parsons, Travaux publics et Services gouvernementaux
Canada
Mike Bodman, Ministère de la Défense nationale
Volet H : Assainissement des sédiments Volet I1 : Projets du Nord
Volet J1 : L’évaluation et gestion des
risques
Endroit : Gouverneur général II
Endroit : Gouverneur général III
14 h à 14 h 30
14 h à 14 h 30
14 h à 14 h 30
Surveillance des effets sur
l’environnement de la zone maritime
côtière : Le Projet d’assainissement
des étangs de goudron et du site des
fours à coke de Sydney
Évaluation du risque de l’oléoduc
Canol : un couloir linéaire complexe
Examen de la bioaccumulation de
composés inorganiques par produit
dans les sites contaminés
Endroit : Québec
Harriet Phillips, ARCADIS SENES Canada Inc.
Ian Mitchell, Millennium EMS Solutions Ltd.
John Appleby, Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada
14 h 30 à 15 h
14 h 30 à 15 h
14 h 30 à 15 h
Leçons apprises, innovations et
succès des opérations de nettoyage de
sédiments du secteur préoccupant des
Grands Lacs des États-Unis
Surveillance à long terme qui démontre
le rétablissement de l’écosystème
après l’enlèvement de la source des
BPC
Modélisation écotoxicologique dans les
sols sans effet pour les bovins, ovins et
cerfs récepteurs ; Un danger pour les
humains ?
Gina Bayer, CH2M HILL Canada Limitée
Megan Lord-Hoyle, Collège militaire royal du
Canada
Shannon Bard, Keystone Environmental Ltd.
15 h à 15 h 30
|
Pause-rafraîchissement dans les aires de présentation des affiches / de la foire commerciale
Confédération II / Confédération III / Provinces Foyer
15
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Mercredi 16 avril 2014
ATELIER
15 h 30 à 17 h |
Exposés simultanés
Volet F2 : Gestion de portefeuilles et de projets
Endroit : Provinces / Confédération I
Volet G : Technologies d’assainissement et
études de cas
Endroit : Gouverneur général I
15 h 30 à 16 h
15 h 30 à 16 h
Solutions novatrices utilisant des outils
d’évaluation des risques comme plan de
gestion du portefeuille du site
Installation d’une fine couche protectrice sur le
lac Supérieur à Marathon en Ontario
David G. Wilson, AECOM
Janice Paslawski, SNC-Lavalin inc., Environnement et eau
16 h à 16 h 30
16 h à 16 h 30
Terminer une réhabilitation durable et
économiquement rentable grâce à une
approche systématique d’évaluation et de
sélection des méthodes d’assainissement
Utilisation de procédés d’assainissement
thermique in situ pour accroître la durabilité de
l’élimination de la source de contamination
Ralph S. Baker, TerraTherm, Inc.
Thomas L. Patterson, SLR International Corporation
16 h 30 à 17 h
16 h 30 à 17 h
Une approche intégrée de l’assainissement
de sites contaminés s’appliquant à tout le
territoire d’une réserve : Projet d’amélioration
de l’environnement des Kitasoo/Xai’xais
Viabilité de l’utilisation des zones réactives
pour remédier aux hydrocarbures chlorés en
milieu urbain
Yvo Veenis, Groundwater Technology
Tim Powers, Affaires autochtones et Développement du Nord
Canada
Volet H : Assainissement des sédiments
Volet I2 : Contaminants émergents :
PFOS
Volet J2 : Engagement auprès des
partenaires
Endroit : Gouverneur général III
Endroit : Québec
15 h 30 à 16 h
15 h 30 à 16 h
15 h 30 à 16 h
Projet d’assainissement des plans
d’eau de la cale sèche d’Esquimalt :
Mise en oeuvre d’un mégaprojet
PFOS, PFOA et autres composés
fluorés dans les échantillons
environnementaux – Surmonter les
problèmes relatifs à l’échantillonnage
et à l’analyse
Engagement communautaire : Le
processus peut être très enrichissant –
Si vous voulez faire ce qu’il faut
Endroit : Gouverneur général II
Andrew Mylly, Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada
Terry Obal, Maxxam Analytics
16
Mark Calette, Saskatchewan Research Council
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
APERÇU DU PROGRAMME
Mercredi 16 avril 2014
ATELIER
15 h 30 à 17 h |
Exposés simultanés (suite)
Volet H : Assainissement des sédiments
Volet I2 : Contaminants émergents :
PFOS
Volet J2 : Engagement auprès des
intervenants
Endroit : Gouverneur général III
Endroit : Québec
16 h à 16 h 30
16 h à 16 h 30
16 h à 16 h 30
Projet d’assainissement des plans
d’eau de la cale sèche d’Esquimalt:
Mise en œuvre d’un mégaprojet
d’assainissement des sédiments
dans la plus grande installation de
construction et de réparation de
navires océaniques sur la côte du
Pacifique, au Canada – Enjeux liés à
la coordination opérationnelle
Définition de modèles du devenir
et du transport du sulfonate de
perfluorooctane
Participation des Premières Nations
et des parties intéressées: leçons
retenues d’un projet d’assainissement
des sédiments au lac Supérieur
Endroit : Gouverneur général II
Thomas Franz, Franz Environmental Inc.
Michelle McChristie, Ministère de l’Environnement
de l’Ontario
Matt Woltman, Anchor QEA, LLC
16 h 30 à 17 h
16 h 30 à 17 h
16 h 30 à 17 h
Projet d’assainissement des plans
d’eau de la cale sèche d’Esquimalt :
Mise en œuvre d’un mégaprojet
Essais en laboratoire de technologies
d’assainissement prometteuses pour
l’extraction et la destruction des SPFO
Projet au lac Great Slave – Stratégie
de mobilisation de la collectivité et de
renforcement des capacités
Geoff Cooper, Klohn Crippen Berger, Ltd.
James West, Stantec Consulting Ltée.
Ron Breadmore, Affaires autochtones et
Développement du Nord Canada
17
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
JOURNÉE DE PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL
Lundi 14 avril 2014
JOURNÉE DE PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL
Ces séances seront présentées en anglais avec interprétation simultanée. Soutien pour l’interprétation simultanée fournie par AMEC.
8 h 30 à 12 h
Sites contaminés fédéraux 101 – Une introduction au cadre décisionnel
Marie-Claude Fortin, Environnement Canada
Endroit : Gouverneur général I
Cette séance vise à présenter aux participants une introduction au cadre décisionnel élaboré par le Secrétariat du Plan d’action pour les sites
contaminés fédéraux (PASCF). Le cadre décisionnel est une feuille de route qui décrit les activités précises et les exigences en matière de gestion
des sites contaminés fédéraux au Canada. Il est fondé sur le document intitulé Approche fédérale en matière de lieux contaminés, qui décrit un
processus en dix étapes permettant de guider les gardiens fédéraux par rapport à tous les aspects concernant les travaux en lien avec les sites
contaminés. Dans cette séance, on présentera aux participants différents documents d’orientation et outils qui sont disponibles pour chacune
des 10 étapes.
Méthodes d’approvisionnement auxquelles les gestionnaires de projets fédéraux peuvent recourir en ce qui
à trait aux sites contaminés
Daniel St-Arnaud, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Endroit : Gouverneur général II
Cette séance destinée aux gestionnaires de projets fédéraux vise à leur faire connaître les méthodes d’approvisionnement généralement utilisées
et à leur disposition lorsqu’il est question de projets de sites contaminés fédéraux. La séance permettra en outre de discuter de l’élaboration
des stratégies d’approvisionnement à l’appui de la réalisation des projets de sites contaminés fédéraux. Des représentants de la Direction
générale des approvisionnements de Travaux publics et Services gouvernementaux canada (Direction de l’attribution des marchés immobiliers)
donneront cette formation.
Discussion d’experts : facteurs considérés dans la détermination et la mise en œuvre de l’assainissement des
sites contaminés fédéraux ou de la gestion des risques liés à ceux-ci
Eric Parsons, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Michael Billowits, Outcome Consultants
Rodger Martin, Société immobilière du Canada
Craig Wells, Ministère de la Défense nationale
Jean Rheaume, Ministère de la Défense nationale
Endroit : Gouverneur général III
Le groupe d’experts sera composé de représentants des secteurs public et privé ayant des compétences techniques et légales. Après que
l’animateur de la discussion aura prononcé le mot d’ouverture, les experts présenteront les grandes lignes de leur philosophie, de leurs
approches et des facteurs dont ils tiennent quand ils déterminent s’il convient d’assainir un site contaminé ou d’en gérer les risques dans le
contexte fédéral. Ils aborderont ensuite les questions et les sujets que les participants à la séance auront soulevés au préalable et classés en
ordre de priorité à l’aide d’un appareil de votation. La séance se terminera par une récapitulation de la séance présentée par les experts et
l’animateur de la discussion. Les personnes inscrites à la séance recevront les documents (outils, processus, etc.) mentionnés par les experts
pendant la séance.
Document d’orientation du suivi à long terme dans le cadre du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux
François Lauzon, Stantec Consulting Ltée.
Endroit : Terre-Neuve / Nouvelle-Écosse
Cette séance de perfectionnement professionnel d’une demi-journée s’appuie sur les lignes directrices énoncées dans le document d’orientation
Surveillance à long terme (SLT) dans le cadre du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF). Ce document décrit un cadre
pour l’élaboration et la mise en œuvre de plans de surveillance à long terme valables sur le plan scientifique, favorise l’uniformité à l’échelle
des ministères gardiens et des intervenants clés et établit des procédures qui permettent de définir les critères de décision avant la collecte de
données sur la SLT.
18
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
JOURNÉE DE PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL
Cette séance de formation interactive présentera les notions fondamentales du document d’orientation sur la SLT et expliquera comment cette
ressource s’inscrit dans le processus relatif à l’Approche fédérale en matière de lieux contaminés. La formation fera référence à d’autres outils du
PASCF, notamment l’outil de fermeture des sites, le document d’orientation sur l’évaluation des risques environnementaux et le cadre de gestion
des sites aquatiques. La séance présentera également les liens qu’il est possible d’établir entre ces outils et la SLT. Elle portera sur la gestion
des projets de surveillance à long terme dans le cadre du programme du PASCF et soulignera les défis posés par une vaste gamme de sites,
notamment les sites éloignés, les sites dans l’Extrême-Arctique et les sédiments contaminés. À l’aide d’études de cas, les participants remettront
en question l’utilisation du document d’orientation sur la SLT et isoleront les facteurs clés qu’ils doivent envisager lors de l’élaboration des plans
de SLT. La séance vise principalement à présenter une orientation scientifique et un cadre pour l’élaboration d’un plan de SLT, qui est capable
de mener à la fermeture d’un site dans la mesure du possible.
Intégration du développement durable à la gestion des sites contaminés
Sylvain Hains, Golder Associés Ltée
Guillaume Carle, Golder Associés Ltée
Endroit : Québec
L’objectif de cette séance de perfectionnement professionnel consiste à présenter aux participants le concept de l’intégration des trois piliers du
développement durable – économique, social et environnement – au secteur de la gestion des sites contaminés, et comment on peut l’appliquer
à la planification des projets d’évaluation, d’assainissement ou de gestion des risques. On présentera à cette occasion un examen des travaux
en cours au Canada, aux États Unis et en Europe, à la fois pour ce qui est des outils et des références pertinentes. L’outil du développement
durable du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux sera décrit en détail. Enfin, on discutera des différents processus de passation des
marchés qui peuvent être utilisés pour mettre en œuvre ces différentes approches. 13 h à 16 h 30
Introduction à l’échantillonnage du sol, de l’air et de l’eau
Dr. Mahipal Jadeja, Seneca College of Applied Arts & Technology
Endroit : Gouverneur général I
Cette courte formation offre un aperçu des procédures et des protocoles qui s’appliquent à l’échantillonnage du sol, de l’air et de l’eau souterraine.
Les participants pourront se familiariser avec les méthodes analytiques contemporaines de base utilisées pour les analyses environnementales
et se concentrer sur les instruments, les outils et les stratégies relatifs à l’échantillonnage du sol, de l’air et de l’eau souterraine. Au cours de
cette session, on mettra l’accent sur les domaines pertinents au type d’échantillonnage, à la qualité des données, aux sources d’erreurs et à
l’assurance et au contrôle de la qualité (AQ et CQ)
Les points suivants seront abordés lors de la formation :
•
•
•
•
•
•
Mécanismes de formation, propriétés et processus observés dans la géosphère et l’atmosphère;
Nature des produits contaminants, source et présence dans l’environnement (sol, air, eau de pluie, eau de surface et eau souterraine)
afin de choisir les options d’échantillonnage;
Aperçu des principes et des processus utilisés dans les laboratoires environnementaux pour quantifier les polluants;
Utilisation des exigences relatives à la validité des données afin de créer un plan d’échantillonnage tenant compte des contraintes
de l’AQ et du CQ;
Utilisation des outils, accessoires, documentation, procédures et protocoles essentiels, afin d’obtenir un échantillonnage de terrain
fructueux; et
Logistique pour les échantillonnages en régions éloignées.
Projet de gestion des données
Walter van Veen, Énergie atomique du Canada limitée
Bosco Lee, Énergie atomique du Canada limitée
Barb Worthington, Énergie atomique du Canada limitée
Alana Devanney, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Belinda Campbell, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Darko Poletto, Spatial Knowledge Engineering Inc
Endroit : Gouverneur général II
Lors de la séance sur la gestion des données de projets, des présentations seront données par les groupes responsables de la gestion des
données à propos de deux principaux projets d’assainissement fédéraux canadiens, le programme de la fermeture de la mine d’Enterprise
19
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
JOURNÉE DE PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL
Cape Breton au Cap Breton, en Nouvelle-Écosse, et le nettoyage des déchets radioactifs de faible activité dans le cadre de l’Initiative dans la
région de Port Hope, dans le Sud de l’Ontario. Ces projets comptent de 700 à 5 000 lieux de travail complexe qui se prêtent aux techniques
sophistiquées de gestion des données. Pour répondre à ce besoin, les projets ont élaboré des systèmes basés sur le Web de renseignements
géographiques, de gestion des documents, d’examen des documents et de mise en commun des dossiers, qui appuient la mise en œuvre
des projets et fournissent un moyen de conserver à long terme les renseignements. Les deux projets seront présentés séparément afin que les
participants puissent se faire une idée de ce qui est possible et de ce qui ne l’est pas. Les présentations seront articulées en fonction du point
de vue de la conception technique et de celui des utilisateurs afin de pouvoir joindre un public plus large, et les présentateurs appartiendront
aux deux disciplines. Les présentations techniques porteront sur les besoins relatifs au matériel informatique et aux logiciels, les coûts, le temps
requis, la capacité en matière de données et les interfaces utilisateurs. Les présentations pour les utilisateurs comporteront des démonstrations
en temps réel sur les facettes des sites et des discussions sur les fonctions, les capacités et les interfaces des sites. De plus, on présentera peutêtre aussi l’expérience d’autres sites afin de donner une idée plus large des techniques qui peuvent être utilisées dans la gestion des données
de grands et de petits projets.
Introduction à l’estimation du passif relatif à l’assainissement des sites contaminés fédéraux
Elaine Grout-Brown, CRMA
Endroit : Gouverneur général III
Le passif relatif à l’assainissement des sites contaminés fédéraux est déclaré chaque année dans les comptes publics du Canada. Afin d’estimer
avec exactitude le passif relatif à l’assainissement, il faut utiliser des outils et des techniques provenant de différentes disciplines telles que la
gestion de projets, la comptabilité financière et une expertise scientifique et technique dans la gestion des sites contaminés.
Cet atelier donnera aux participants un aperçu des lignes directrices fédérales actuelles qui servent à estimer le passif relatif à l’assainissement
des sites contaminés fédéraux. Il répondra également aux questions fréquemment posées et présentera les pratiques exemplaires ministérielles.
Des études de cas et des exemples pratiques renforceront les concepts énoncés dans les lignes directrices. Cet atelier vise autant les agents
financiers que les employés responsables des programmes liés aux sites contaminés puisque ces deux secteurs fonctionnels participent à
l’élaboration des estimations du passif relatif à l’assainissement.
Outil pour la validation des évaluations des risques et outil de fermeture des sites
Natasha Corrin, Golder Associés Ltée.
Andrew Henderson, Franz Environmental Inc.
Endroit : Terre-Neuve / Nouvelle-Écosse
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada et le Secrétariat du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) à
Environnement Canada, appuyés par les ministères de soutien d’experts à vocation scientifique (Santé Canada, Environnement Canada et
Pêches et Océans Canada), ont élaboré un outil pour la fermeture des sites, afin d’assurer une approche fédérale uniforme. Dans son rôle
de soutien d’experts, Environnement Canada a élaboré un outil de soutien pour la validation des évaluations des risques effectuées aux sites
contaminés fédéraux où des activités de gestion des risques ou d’assainissement sont en cours. Ces outils à tableurs et les services d’orientation
connexes auront pour but d’aider les gardiens fédéraux à effectuer l’assurance de la qualité à mesure que le projet avance, pour aboutir au final
à la démonstration et à la documentation selon lesquelles aucune autre mesure n’est requise au site fédéral. Cette séance de perfectionnement
professionnel sera l’occasion pour les délégués d’acquérir une compréhension approfondie de l’Outil pour la validation des évaluations des
risques et de l’Outil de fermeture des sites dans le cadre du PASCF.
Impacts des changements climatiques sur la gestion des sites contaminés fédéraux
Juraj M. Cunderlik, Conestoga-Rovers & Associates
Endroit : Québec
Les prédictions des experts mettent en lumière les répercussions environnementales que les changements climatiques pourraient avoir, comme
des changements dans la température de l’air, le niveau de la mer, le pergélisol et les épisodes de sécheresse, ou encore des changements de
structures et d’intensité des tempêtes. Ces changements environnementaux peuvent être pertinents pour les sites contaminés qui sont dans les
premières phases d’évaluation et d’assainissement, ainsi que les sites où les activités d’assainissement ont été mises en œuvre et pour lesquels
la conduite des opérations, de l’entretien et de la surveillance à long terme est en cours.
S’inspirant d’un document d’orientation rédigé sous la direction du Secrétariat du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux en 20122013, ce cours vise à fournir des lignes directrices aux gardiens et à leurs consultants sur la prise en compte des effets des changements
climatiques durant le processus de gestion des sites contaminés. Ce cours donnera aux gestionnaires de sites potentiellement touchés par
les changements climatiques l’occasion de prendre connaissance de quelques exemples concrets illustrant la façon dont les répercussions
potentielles des changements climatiques peuvent être prises en compte dans la gestion des sites sous leur responsabilité.
20
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
ALLOCUTIONS DE DÉJEUNER
SÉANCES PLÉNIÈRES
Endroit : Provinces / Confédération I
Mardi 15 avril 2014
12 h 30 à 13 h
Allocution de déjeuner: Le programme du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) :
Mise à jour sur les progrès réalisés jusqu’à présent et ce qui nous attend
Jeremy Anglesey1 et Clayton Truax2
Environnement Canada
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
1
Cette présentation fait le point sur les progrès accomplis dans le cadre du programme, sur les principales réalisations ainsi que sur les
prochaines étapes du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF). Voici les points abordés : 1) la situation des sites répertoriés
dans l’Inventaire des sites contaminés fédéraux; 2) les progrès en ce qui concerne les activités d’évaluation et d’assainissement; 3) l’estimation
par le PASCF de la demande dont fera l’objet l’aide du secteur privé sur les sites contaminés fédéraux; 4) les nouvelles directives, les nouveaux
programmes de formation et les nouveaux outils; 5) les prochaines étapes.
Jeremy Anglesey, Environnement Canada
Jeremy Anglesey occupe le poste de chef par intérim du Secrétariat du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF)
à Environnement Canada. Il fait partie du programme du PASCF depuis sa création au début de 2005, d’abord à titre de gardien
à Pêches et Océans Canada, en Ontario, puis à Environnement Canada. Ses fonctions au Secrétariat du PASCF comprennent la
mesure du rendement du programme, l’élaboration d’outils et de documents d’orientation et la planification de la phase III du
PASCF.
Clayton Truax, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Clayton Truax est le Chef du Support Export pour le Plan d’action des sites contaminés fédéraux à Travaux Public et Services
Gouvernementaux Canada. Son rôle principal est la coordination reliée au développement d’outils de gestion de projets et
d’innovation en technologie d’assainissement verte et durable ainsi que la coordination de la formation relié à ces deux aspects.
De plus, celui-ci coordonne le développement et la publication des Prévision de la demande relative aux sites contaminés fédéraux
comblant ainsi l’écart entre le gouvernement fédéral et l’industrie. Avant d’entrer au service du gouvernement fédéral en octobre
2001, il a occupé un poste d’expert-conseil en environnement pendant 12 ans. Il est bachelier en génie chimique de l’Université
de Toronto et il a une maîtrise en génie civil de l’Université de Waterloo.
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VOLET A : GESTION DE LA CONTAMINATION RADIOACTIVE
Mardi 15 avril 2014
VOLET A : GESTION DE LA CONTAMINATION RADIOACTIVE
Endroit : Provinces / Confédération I
9 h à 9 h 30
Priorisation basé sur le risque des projets de restauration dans le cadre du programme des obligations
résiduelles nucléaires au laboratoire de Chalk River
Jerel Nelson, Mike Kruzic, Mark Morton et Ian Bainbridge
WorleyParsons
Le laboratoire de Chalk River (CRL) situé en Ontario, compte plus de 359 projets de remise à niveau d’installations, lesquelles font partie du
Programme associé à la responsabilité résiduelle suite à l’activité nucléaire « Nuclear Legacy Liabilities Program » (NLLP) et comprend 275
sous-projets de déclassement et 94 projets de remise en état du milieu environnemental (incluant d’importantes installations de gestion de
déchets radioactifs), dont les coûts associés estimés pourraient atteindre 5,7 milliards de dollars sur une période de 70 ans. Énergie atomique
du Canada (EACL) a établi les séquences prioritaires à accorder à ces projets en utilisant l’outil mis à sa disposition par WorleyParsons appelé
« SUPERmodel », qui consiste en un modèle de séquençage, de priorités associées et d’évaluation du risque, qui assure que l’ensemble des
préoccupations des décideurs impliqués sont adéquatement traitées. Chaque projet comporte également de multiples enjeux qui doivent être
pris en compte lors de l’établissement de ces priorités.
EACL dans son processus d’établissement des priorités associées au risque a tenu compte de trois facteurs; 1) la Santé, la Sûreté, la Sécurité
et l’Environnement (SSSE) 2) la Programmatique, et 3) l’Aspect économique en plus des paramètres de risque suivants: la contamination
radiologique, la contamination non radiologique, la proximité des eaux de surface, la proximité des publiques, la condition de l’installation,
la faisabilité technique de réalisation, l’expérience et le savoir-faire, la complexité, l’incertitude, la conformité, les coûts d’entretien/les coûts de
surveillance à long terme, ainsi que de l’ordre de grandeur estimé des coûts. Les projets ont été évalués selon ces paramètres de risque auxquels
une valeur de risque a été assignée. Lorsque l’information suffisante n’était pas disponible, des valeurs par défaut ont été assignées basées
sur le risque encouru estimé, la contamination de la zone considérée ou toutes autres conditions significatives identifiables. Les paramètres de
risque ont été pondérés par rapport à ceux des trois facteurs de risque précédents. Ces facteurs de risque ont été comparés entre eux et pondérés
selon un pointage attribué. De multiples scénarios ont été définis axés sur diverses préoccupations de différents groupes clé, d’organisations
et des principaux intéressés responsables, priorisant certains de ces facteurs de risque. Un décompte combiné du total et du classement de la
valeur du risque ainsi obtenue a été assigné à chaque projet, ce qui a facilité l’établissement de la liste prioritaire de toutes les responsabilités
résiduelles du programme NLLP.
Ce processus de priorité utilise SUPERmodel qui a antérieurement été démontré pour des projets de grande envergure lors de déclassements, de
remise en état du milieu environnemental suite à des activités nucléaires, de sites en exploitations ou de laboratoires nucléaires aux États-Unis.
Le processus incorpore le développement et le contrôle de matrices de risque autant que la confirmation/validation des risques du projet. Des
études de sensibilité ont été menées pour comprendre les impacts et conséquences de la pondération et de l’influence de chaque paramètre de
risque sur l’établissement de la priorité à accorder. La répétabilité du processus d’établissement de priorité a mené à une façon de faire objective
basée sur le risque et sur une approche technique défendable et appuyée pour l’établissement de la priorité. Ce processus est reconnu par les
principaux intervenants dont Ressources naturelles du Canada (RNCan) qui est responsable de la supervision du programme NLLP. Le SUPERmodel a aussi ouvert de nouvelles perspectives et il permet également l’optimisation et le séquençage des projets déjà priorisés qui pourraient
être réalisés lors de la prochaine phase du projet de CRL et pourrait ainsi assurer une réduction de l’entretien, de l’empreinte résiduelle des
installations, de la production de déchets et fournir une prédiction de la réduction du risque associé.
9 h 30 à 10 h
Expérience d’AMEC avec la caractérisation et la restauration du site après les événements de Fukushima au Japon
Steven D. Rima
AMEC Environnement et infrastructure
Le tremblement de terre de mars 2011 sur la côte pacifique de Tohoku, souvent appelé au Japon « Higashi nihon daishinsai » ou le
tremblement de terre de Tohokude 2011 ou encore le grand séisme dans l’est du Japon, a provoqué des dégâts graves à la centrale nucléaire
Fukushima Daiichi de la côte est du Japon, dans la préfecture de Fukushima. Les dommages subis par les réacteurs ont entraîné le rejet de
matières radioactives en suspension dans l’air, entraînant l’évacuation d’environ 1 300 kilomètres carrés, maintenant appelés la Zone spéciale
de décontamination.
Depuis la fin de 2011, AMEC a participé à la caractérisation et au rétablissement des secteurs à l’intérieur et à l’extérieur de la zone spéciale de
décontamination en utilisant ses technologies Orion ScanSort et ScanPlot. La présentation portera sur l’expérience vécue par AMEC au Japon en
ce qui a trait à la caractérisation et à l’assainissement de terres (écoles, agriculture, entre autres), sur les leçons retenues et sur la voie à suivre.
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VOLET A : GESTION DE LA CONTAMINATION RADIOACTIVE
10 h 30 à 11 h
L’Initiative de la région de Port Hope – Lancement du plus vaste nettoyage de déchets radioactifs de faible
activité (DRFA) au Canada
Walter van Veen1, Dave Smith1, Dave Lawrence2 et Jimi Arey2
1
Énergie atomique du Canada limitée
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
L’Initiative de la région de Port Hope (IRPH) comprend le nettoyage des sous-produits du traitement de la pechblende des Territoires du Nord
Ouest lors du raffinage de l’uranium et du radium de 1932 à 1988 par l’ancienne société d’État Eldorado Nuclear Limited. Il s’agit du plus vaste
projet de nettoyage de déchets radioactifs de faible activité (DRFA) jamais entrepris au Canada. L’IRPH se déroule à Port Hope et Clarington, deux
collectivités ontariennes adjacentes sur les rives du lac Ontario, à environ 100 kilomètres à l’est de Toronto, et elle se divise fonctionnellement
en deux projets : le Projet de Port Hope et le Projet de Port Granby. La portée de l’IRPH comprend le retrait à la gestion d’environ 1,7 million
de mètres cubes de matières contaminées et sa consolidation dans deux nouvelles installations de gestion des déchets, une pour chaque
collectivité, sous forme de monticules de confinement au-dessus du sol.
Avec un budget d’environ 1,28 milliard de dollars, l’IRPH comprend une gamme d’éléments d’assainissement vastes et complexes, dont deux
usines de traitement des eaux et deux installations de gestion des déchets à la fine pointe, une pour chacun des deux projets puisqu’il n’est pas
permis de faire transiter les déchets entre les limites municipales.
Le projet de Port Hope comprend le transfert d’environ 450 000 mètres cubes de sols légèrement contaminés aux DRFA vers une installation
adjacente de gestion des déchets, le retrait de 52 000 mètres cubes de déchets urbains solides touchés par des DRFA d’un site d’enfouissement
fermé ainsi que le retrait temporaire de 135 000 mètres cubes de déchets urbains solides pour exposer la matière contaminée aux DRFA, le
retrait de déchets de 12 sites importants de DRFA (151 000 mètres cubes) et de cinq sites industriels sans DRFA (51 000 mètres cubes), le
dragage de 110 000 mètres cubes de sédiments, l’analyse radiologique de toutes les 5 000 propriétés de la collectivité et de l’assainissement
au besoin d’environ 425 petites propriétés. Ces travaux se dérouleront près d’une zone urbaine et exigeront une grande participation et une
grande attention de la part de la collectivité.
Le projet de Port Granby se trouve environ à 14 kilomètres à l’ouest de Port Hope, dans la municipalité adjacente de Clarington. L’usine actuelle
de gestion des déchets de Port Granby contient environ 375 000 mètres cubes de DRFA et de sols contaminés composés de déchets de raffinage
de l’uranium tels que des raffinats chaulés, des boues et sous-produits de fluorure de magnésium et de calcium, du nitrate d’ammonium. De
plus, on y retrouve des déchets industriels contaminés, diverses matières en fût, ainsi que, apparemment, des articles inhabituels tels qu’un
certain nombre de bouteilles à gaz comprimé, de gros appareils de filtration, peut-être un tambour mélangeur de camion et de petits véhicules
routiers. Ces matériaux devront être déplacés de leur position actuelle près du lac Ontario à environ 700 m au nord vers un monticule contenu
en terres hautes où ses objets seront protégés de l’érosion côtière.
Les projets sont actuellement en pleine activité alors qu’ils évoluent de la planification et la conception à la mise en œuvre. La conception des
principaux sites est terminée, la construction des deux usines de traitement des eaux usées est en cours et l’analyse radiologique des 450 petites
propriétés est presque terminée. Au cours de l’année prochaine, le processus de soumission et la construction commenceront pour les travaux
préliminaires sur le site de l’usine de traitement des déchets à long terme de Port Hope. Au cours de la même période, des appels d’offres seront
lancés pour la construction des usines de traitement des déchets à long terme de Port Hope et de Port Granby et l’assainissement de jusqu’à
13 sites à Port Hope, à partir de 2016. En 2014, les analyses et la planification des mesures d’assainissement au besoin commenceront pour
800 propriétés, suivies de 1 250 propriétés pour chacune des trois années suivantes. Après l’ouverture des installations de gestion à long terme
en 2016, l’assainissement commencera aux sites communautaires avec une date d’achèvement prévue de 2021.
La présentation présentera le statut du projet de Port Hope et de celui de Port Granby en ce qui a trait aux permis accordés et aux conceptions
terminées, et elle précisera la portée et le calendrier pour les études restantes, les conceptions techniques et les contrats d’assainissement.
11 h 00 à 11 h 30
Protéger le Lac Ontario – traitement des eaux usées pour la gestion à long terme des déchets faiblement
radioactifs à Port Granby
Till Freihammer1, Jimi Arey2, Barb Chaput1, Blair Greenly1
AECOM
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
1
L’Initiative de la région de Port Hope (IRPH) est une initiative basée sur la collectivité établie pour élaborer et mettre en œuvre une solution locale
sécuritaire de gestion à long terme touchant les déchets historiques faiblement radioactifs.
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VOLET A : GESTION DE LA CONTAMINATION RADIOACTIVE
Le projet de Port Granby (PPG) consiste à transporter des déchets d’un volume d’environ 0.43 million de mètres cube faiblement radioactifs
d’une installation existante de gestion des déchets à une nouvelle installation de gestion à long terme des déchets. Le nouveau site de gestion
se trouve à 700 mètres du rivage, en recul du site actuel, sur le territoire de la municipalité de Clarington.
Localisation de l’ancienne installation et de la future installation de gestion des dechets de Port Granby
Le PPG a été mis en place suite aux activités de raffinage du radium et de l’uranium d’une précédente société d’état et de ses prédécesseurs
privés. Le PPG vise essentiellement les contaminants suivants: radium-226, uranium, arsenic, nitrate, ammonium et autres contaminants
potentiellement préoccupants (CPP) en quantités variables.
Le PPG inclut des systèmes, des bâtiments, des infrastructures et une usine du traitement des eaux usées (UTEU). L’usine est conçue pour traiter
l’eau usée du site consistant de l’eau de ruissellement contaminée et des lixiviats générés pendant la dépollution du site.
Il y aura de multiples facteurs influençant les débits et charges de CPP des eaux usées pendant la dépollution.
Le procédé de traitement est la combinaison d’un traitement biologique avec addition de réactifs chimiques et d’une une séparation
membranaire. Le traitement des résidus de l’UTEU a pour but de réduire leur volume à un minimum.
La séquence des procédés de l’UTEU est comme suit : un bassin tampon pour minimiser les fluctuations hydrauliques et celles de la
concentration de CPP, un dégrillage fin, un bioréacteur à membranes et une osmose inverse. Le traitement des résidus comporte une
précipitation à la chaux, un épaississement, une déshydratation, une évaporation, un séchage et un conditionnement pour dépôt à long terme.
Cet article présente les étapes principales du PPG, le concept du procédé de l’UTEU et les critères de dimensionnement. Le concept de traitement
de l’eau a été testé lors d’essais pilotes sur le site de Port Granby pendant six mois. Durant ces essais pilotes le procédé de traitement a été
optimisé et un suivi des rendements d’élimination des CPP a été effectué.
L’article donne aussi des informations sur la construction de l’UTEU et sur la phase préliminaire de mise en route prévue pour 2014. La phase
principale de mise en route devrait durer plusieurs mois. La dépollution du PPG commencera quand l’UTEU sera en service.
11 h 30 à 12 h
Projet Port Hope : la révision historique des documents – Y a-t-il des choses que nous pourrions mieux faire ?
Lauren McDonald1, David McClellan1, Lucy Zhang1, Mitra Saidi2, Viktors Kulnieks2, John Benson3
1
Franz Environmental Inc.
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
3
Énergie Atomique du Canada Limitée
Le dépôt historique des déchets de raffinage de l’uranium et la réutilisation des matériaux de bâtiments radiologiquement contaminés ont conduit
à une faible contamination radiologique de plusieurs propriétés au sein de la communauté de Port Hope. Depuis le milieu des années 1970,
les enquêtes radiologiques de la majorité des propriétés de la communauté ont été documentées et les résultats contenus dans les fichiers
radiologiques de la propriété (FRPs) sont conservés par Énergie Atomique du Canada Limitée (EACL) pour chacune des adresses municipales.
Ces FRPs contiennent une diversité d’informations utiles pour la détermination de la probabilité qu’une propriété est oui ou non touchée par les
déchets radiologique.
En préparant l’assainissement et la gestion locale à long terme des déchets historiques à faible radioactivité dans les alentours de Port Hope,
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, Ressources naturelles Canada et EACL ont entrepris un processus d’investigation de
chacune des propriétés. Commençant par une révision de FRPs, un plan de travail sera établi pour chacune des propriétés ce qui inclue les
investigations extrusives (tels que les rayons gamma) et intrusives (tel que le forage de puits, l’échantillonnage du sol et des analyses) afin de
documenter les conditions de la propriété.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET A : GESTION DE LA CONTAMINATION RADIOACTIVE
Avec plus de trente-cinq ans de donnés historiques pour la majorité des propriétés, la récapitulation et la consolidation des données en
provenance de FRPs pour plus de 4 800 propriétés sous une forme cohérente et pertinente étaient des tâches ardues. Allant de quelques pages
jusqu’à plus de 1 000 pages, très peu de fichiers de propriétés étaient semblables. Il était nécessaire de lire chaque page de tous les documents
afin d’identifier une possible présence ou absence de contamination radiologique pour en fin de compte justifier les recommandations pour une
enquête intrusive nécessaire pour confirmer les conditions de propriété. Lorsque cela était nécessaire, ces enquêtes ont orienté les investigations
sur les questions d’intérêt identifiées pendant la révision des documents.
Le programme d’investigation est maintenant bien engagé, avec la majorité des fichiers historiques déjà révisés et les premiers 450 sites
inspectés. À ce jour, notre travail a identifié de nombreuses opportunités pour affiner les programmes d’inspection, de vérification et
d’assainissement – des changements qui vont rajouter de la valeur au processus et aider à orienter les dépenses du programme là où elles
seront le mieux dépensées. Cette présentation discutera la révision des fichiers, la vérification des sites et le processus d’assainissement
actuellement en place, ainsi elle discutera les endroits où la révision dans cet état précoce peut rapporter des profits pour l’ensemble de la
gestion du programme d’assainissement.
13 h 30 à 14 h
Leçons apprises pendant l’assainissement de plus de 4 000 propriétés de Grand Junction, Colorado, aux États-Unis
John E. Elmer
The S.M. Stoller Corporation
Le département de l’Énergie des États-Unis a terminé l’assainissement de plus de 4 000 propriétés dans la région de Grand Junction au
Colorado. Les 4 000 propriétés ont été contaminées par des déchets d’usine d’uranium radioactif à la suite d’activités menées pour le
gouvernement des États-Unis au cours des années 1950 et 1960. Les déchets d’usinage ont été utilisés par la collectivité pour remblayer des
structures et des services publics, et comme mélange sableux utilisé dans le béton et le mortier. Le Congrès des États-Unis a adopté en 1978 la
loi intitulée Uranium Mill Tailings Radiation Control Act pour autoriser le département de l’Énergie à remettre en état les sites touchés et à éliminer
de façon permanente les déchets d’usinage radioactifs.
Le département de l’Énergie et ses sous-traitants ont planifié, caractérisé et conçu les procédures d’assainissement et ils ont exécuté ces
mesures pour les 4 000 résidences et entreprises. Les mesures de remise en état allaient de simples trottoirs jusqu’au déménagement
d’installations gouvernementales (p. ex., les services de police municipale) pour retirer le béton et les sols contaminés. Vous trouverez ci-après
certains des principaux aspects de la gestion d’un programme d’une telle taille et d’une telle complexité, ainsi que les leçons retenues.
La structure de gestion d’un projet de 15 ans touchant 4 000 propriétés et propriétaires a nécessité le recours à un système de suivi de 26
jalons pour chaque propriété. Des groupes fonctionnels tels que pour l’arpentage, les analyses radiologiques, l’ingénierie, les relations avec les
propriétaires, l’approvisionnement, la construction, les rapports de fin des travaux et la tenue de dossiers ont été mis en place pour exécuter le
travail. De plus, des groupes de travail spéciaux ont été créés pour gérer le cas de propriétés particulières comme le collège, le poste de police
et les dépotoirs qui ne pouvaient être traités en utilisant l’approche normalisée. Une structure détaillée de la répartition du travail a été préparée
pour le projet et un système de contrôle des coûts et du calendrier a servi à suivre les budgets et les échéanciers.
Puisque le programme comprenait l’assainissement de propriétés industrielles, la gestion des substances et des déchets dangereux
constituaient un élément crucial pour réaliser l’assainissement. Les types de déchets trouvés comprenaient entre autres des produits pétroliers,
des biphényles polychlorés (BPC), de l’amiante, du plomb (provenant de batteries), des déchets médicaux. Des ententes ont été négociées
avec les organismes fédéraux et de l’État pour fixer les protocoles dictant la manipulation sécuritaire et le traitement au besoin de ces déchets.
De nombreuses propriétés ont été assainies, mais affichaient toutefois encore des concentrations élevées de produits de filiation du radon. Un
protocole a été établi avec les autorités de réglementation pour effectuer un examen plus poussé et, en l’absence d’aucune autre contamination,
pour conclure que les concentrations élevées de produits de filiation du radon découlaient de conditions naturelles.
Lorsqu’un processus de normes supplémentaires le justifiait, les règlements permettaient de laisser sur place les substances radioactives. Cela
équivalait à un important évitement de coûts entraînant des économies de millions de dollars pour le département de l’Énergie. Toutefois, après
15 ans, il est évident que les matériaux laissés sur place réapparaîtront plus tôt que prévu dans le cas de projets tels que la démolition d’une
centrale électrique, le réaménagement de la zone commerçante de la rue principale, le creusage pour l’installation de services publics et le
remodelage d’entreprise et de résidences. La provision d’une enceinte de stockage ouverte pour la gestion des résidus une fois le projet original
terminé s’est révélé une approche économique pour permettre aux autorités publiques de gérer les résidus.
Les dossiers sur les activités passées constituent un des principaux aspects de conservation des renseignements essentiels pour démontrer
par la suite ce qui a été assaini et ce qui a été laissé en l’état. La conservation des dossiers sur microfiches (avant) ou mémoire numérique
(maintenant) est essentielle pour permettre aux générations à venir d’accéder à tous ces renseignements.
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VOLET A : GESTION DE LA CONTAMINATION RADIOACTIVE
14 h à 14 h 30
Parler des radiations de faible activité : Communiquer au public l’information sur les risques et la sûreté
Alexandra Mahabir
Énergie atomique du Canada limitée
L’Initiative dans la région de Port Hope (IRPH) est un projet de réhabilitation environnementale du gouvernement fédéral en cours à Port Hope
et à Clarington, dans le sud de l’Ontario, à environ 100 kilomètres à l’est de Toronto. L’IRPH nettoiera environ 1,7 million de mètres cubes de
déchets radioactifs de faible activité historiques provenant des activités de raffinage de radium et d’uranium entreprises des années 1930 aux
années 1980 par Eldorado Nuclear, une ancienne société d’État, et ses prédécesseurs du secteur privé.
Environ 50 personnes visitent chaque mois le Bureau de gestion de l’IRPH pour se renseigner sur le projet. Les visiteurs peuvent aussi bien
être des gens qui envisagent de s’installer dans la région ou d’y démarrer une entreprise, que des résidents qui souhaitent en savoir plus sur
l’IRPH. À tout moment durant leur visite, il est possible qu’ils entendent ou lisent l’énoncé principal de l’IRPH : « L’objectif de l’Initiative dans la
région de Port Hope est, d’une part, le nettoyage et la gestion sécuritaire et à long terme des déchets radioactifs de faible activité historiques qui
se trouvent dans les municipalités de Port Hope et de Clarington, et, d’autre, part, de laisser un héritage honorable aux générations futures. »
Bien que cet énoncé soit rassurant et inspire confiance, il est clair que le mot « radioactifs » est le seul mot que les gens retiendront, et que
le contexte ajouté par « de faible activité » est annulé par la perception qu’il existe des rayonnements, que cette perception soit basée sur de
fausses informations ou sur un manque complet d’information. Comme ils ignorent que nous vivons sur une planète qui est naturellement
radioactive ou qu’ils ne savent pas bien faire la distinction entre les risques associés aux rayonnements de faible niveau et ceux associés
aux rayonnements de niveau intermédiaire ou élevé, les visiteurs ont une réaction instinctive de peur et de méfiance; peur pour leur sûreté, et
méfiance envers l’information qui leur est fournie. La courbe d’apprentissage qui les emmènera de leur manque d’information à une
compréhension du rayonnement naturel est très raide.
Le défi, quand on communique de l’information sur les rayonnements, est de pouvoir présenter des données scientifiques d’une façon qui est
liée au contexte de chaque individu. Pour ce faire, le communicateur doit d’abord cerner les facteurs internes et externes qui influencent la façon
dont une personne perçoit les risques liés aux rayonnements, par exemple le souci élevé qu’elle a pour la santé de ses enfants, ou la croyance
que tous les rayonnements peuvent entraîner un événement comme l’incident de Fukushima, ou encore le manque de confiance envers la
communauté scientifique grand public. Le communicateur doit alors fournir des renseignements clairs et exacts qui répondent aux
préoccupations des gens tout en tenant compte de l’incidence de ces renseignements.
Communiquer efficacement les risques pour la santé peut être essentiel au succès d’un projet de réhabilitation. L’exposé soulignera les
approches utilisées par le Bureau de gestion de l’IRPH pour fournir aux gens les connaissances dont ils ont besoin pour évaluer les risques
potentiels pour eux-mêmes et leurs familles, et leur donner les moyens de prendre une décision éclairée.
14 h 30 à 15 h
Réhabilitation d’une mine d’uranium abandonnée dans le nord de la Saskatchewan : Étendue des impacts
environnementaux et des risques pour les travailleurs
David Sanscartier, Susan MacWilliams, Monique Wismer et Ian Wilson
Saskatchewan Research Council
La réhabilitation de sites contaminés de mines d’uranium abandonnées dans le nord de la Saskatchewan générera des bénéfices tels la
protection de la santé publique et la minimisation des risques écologiques reliés aux contaminants radioactifs. Cependant, ces projets ont le
potentiel de créer des répercussions environnementales négatives étant donné l’ampleur des activités de réhabilitation et l’isolement des sites.
L’analyse du cycle de vie (ACV) est un outil reconnu permettant de quantifier les coûts environnementaux de systèmes au-delà des limites du site
contaminé. L’application de l’ACV peut donc supporter les efforts de réhabilitation durable. La réhabilitation de sites éloignés pause des risques
additionnels pour les travailleurs voyageant sur de longues distances. Cet aspect est rarement considéré. L’estimation de cette variable sociale
peut complémenter les analyses courantes.
Les deux objectifs principaux de cette étude sont : (1) évaluer la performance environnementale de trois alternatives pour réhabiliter une mine
d’uranium abandonné (le site); et, (2) estimer les risques pour les travailleurs associés au travail sur le site et à leur transport jusqu’au site.
Nous avons utilisé une méthode ACV simplifié pour comparer les effets environnementaux d’options de réhabilitation pour 2.7 million m3 de
débris de roche et 2.4 million m3 d’eau contaminé par des nucléides radioactifs dans la mine à ciel ouvert. Les activités telles la production
de matériaux (e.g., sphaigne, acier), transport, opération de machinerie lourde, et traitement de l’eau ont été simulés avec un logiciel ACV
spécialisé. Cinq catégories d’impacts environnementaux ont été examiné (e.g., changement climatique et utilisation de ressources naturelles).
Nous avons estimé deux types de risque pour les travailleurs avec des données statistiques: risque pour l’hygiène et sécurité du travail relié aux
travaux de génie civil et environnemental et risque d’accident mortel durant le transport en région éloignée par avion.
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VOLET A : GESTION DE LA CONTAMINATION RADIOACTIVE
L’empreinte environnementale des options de réhabilitation varie beaucoup. Les impacts des options requérant le drainage de la mine et le
traitement de l’eau contaminé (sur une période de deux ans) et la relocalisation des débris de roche dans la mine sont plus élevés que les
impacts de l’option alternative. Cette dernière consistent à recouvrir les débris de roche avec du sol non-contaminé et de traiter les effluents de la
mine pour une période de 100 ans. La durée seuil où les impacts des deux options deviennent équivalents est approximativement 180 ans. Ce
résultat donne une indication de l’ampleur des impacts potentiels du traitement de l’eau à perpétuité qui pourrait être requis au site étant donné
le type de contamination (i.e., nucléides radioactifs). Les options requérant la relocalisation des débris de roche pausent les plus grands risques
pour la sécurité des travailleurs. Nous avons estimé les risques d’accidents de l’air durant le projet à plus de 0.7 fatalité. Ceci est cinq ordres de
grandeur plus haut que le risque de cancer admissible pour les sites contaminés au Canada (1 sur 1 000 000). Les deux types de risques ne
sont pas directement comparables. Cependant, leur comparaison met en perspective les risques reliés aux travaux en région éloignée. Malgré
les incertitudes et limites de telles analyses, elles peuvent être utiles pour informer le processus décisionnel interne, peuvent aider à identifier les
activités contribuant le plus aux impacts, et peuvent guider le design et les efforts d’amélioration.
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VOLET B : TECHNOLOGIES D’ASSAINISSEMENT ET ÉTUDES DE CAS
Mardi 15 avril 2014
VOLET B : TECHNOLOGIES D’ASSAINISSEMENT ET ÉTUDES DE CAS
Endroit : Gouverneur général I
9 h à 9 h 30
Traitement intégré d’un panache avec de l’oxydation (persulfate) et de la réduction (sulfate)
Mahsa Shayan1, Neil R. Thomson1, James F. Barker1, Ramon Aravena1, Daniel Hunkeler2, Eugene Madsen3, John W. Molson4, Tim Buscheck5
1
Université de Waterloo
2
Université de Neuchâtel, Switzerland
3
Université Cornell
4
Université de Laval
5
Chevron Energy Technology Company
Contexte/Objectifs : Le couplage ou de l’utilisation successive de différentes technologies d’assainissement combine les points forts de chaque
technologie pour améliorer les performances de traitement . L’utilisation séquentielle de l’oxydation chimique in situ (CITP) et la bioremédiation
renforcés (EBR) est un exemple d’une approche de la chaîne de traitement. La notion derrière un CITP/CDE chaîne de traitement à base de
persulfate est qu’elle pourrait combiner la nature agressive de persulfate CITP dans la zone de la source à l’efficacité à long terme de la suite une
réduction accrue de sulfate dans les deux la zone de source et panache aval. Le principal objectif de cet effort de recherche était de développer
une meilleure compréhension des caractéristiques d’un persulfate CITP/CDE chaîne de traitement couplé par l’exécution d’une expérience sur le
terrain à l’échelle pilote soigneusement contrôlée. Un outil de modélisation a également été développé pour simuler les processus d’interaction
intervenant dans la chaîne de traitement.
Approches/Activités : L’expérience de terrain à l’échelle pilote a été menée par l’Université de Waterloo à la Base des Forces canadiennes
(BFC) Borden près de Alliston, Ontario, Canada. Un panache de composés dissouts spécifiques a été généré en utilisant une source de
diffusion. Un outil de diagnostique moléculaire de l’environnement, y compris une analyse spécifique des composés isotopiques (AMSC) et des
outils de biologie moléculaire (MBT) ont été utilisés avec les données classiques (par exemple, les données hydrogéologiques , chimiques et
géochimiques), afin de mieux caractériser le processus d’élimination de masse impliqué dans une chaine de traitement en couple.
Le modèle BIONAPL/3D (Molson et Frind, 2013) a été choisi comme base pour l’élaboration d’un outil de modélisation numérique pour simuler
une chaîne de traitement CITP/IBR à base de persulfate. Le modèle du processus de capture dépend de la densité du transport convectif-dispersif,
la décomposition du persulfate, et de l’oxydation chimique de composés d’hydrocarbures pétroliers dissous par le persulfate et la biodégradation
sulfato-réductrice.
Les simulations utilisant le modèle amélioré ont été réalisées pour aider à concevoir une expérience en colonne en laboratoire qui à son tour à
produit des données pour déterminer le taux de réaction chimique et biologique et permis de valider le modèle amélioré.
Résultats/Leçons apprises : Dans cette présentation, nous allons présenter la conception de l’ expérience sur le terrain à l’échelle pilote, et les
résultats de la surveillance étendue de terrain et l’analyse des données. En outre, les principales caractéristiques du modèle modifié sont décrits
et les résultats de simulation seront présentés et discutés.
9 h 30 à 10 h
Phytoremédiation des sols contaminés aux produits pétroliers et au sel : Atteindre les objectifs fixés par les
normes génériques de niveau 1 et s’assurer de faire fonctionner les technologies vertes
Dr. Bruce Greenberg1, Xiao-Dong Huang1, 2, Scott Liddycoat1, 2, Greg MacNeill1, 2, Peter Mosley1, 2 et Perry Gerwing3
1
Department of Biology, University of Waterloo
2
Waterloo Environmental Biotechnology
3
Earthmaster Environmental Strategies Inc.
Nous avons conçu et mis en œuvre avec succès des systèmes de pointe de phytoremédiation pour retirer les hydrocarbures pétroliers (HCP), les
hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les sels des sols. Les systèmes évolués de phytoremédiation par rhizobactérie qui favorisent
la croissance des plantes (RFCP), ou PEPS, que nous utilisons produisent de grandes quantités de biomasse racinaire dans les sols touchés,
ce qui favorise la croissance de microorganismes dans la rhizosphère. La biomasse racinaire et dans la rhizosphère favorise le partitionnement
rapide des contaminants à l’extérieur du sol et leurs absorption et métabolisation subséquentes par les microbes et les plantes. Les PEPS
entraînent donc la dégradation des HCP des sols et de grandes quantités de biomasse pour séquestrer le sel dans le feuillage des plantes.
Nous avons déjà réalisé des déploiements à grande échelle de PEPS. Les PEPS, lorsqu’ils sont mis en œuvre par du personnel correctement
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET B : TECHNOLOGIES D’ASSAINISSEMENT ET ÉTUDES DE CAS
formé, permettent une forte croissance des plantes dans des sols contaminés de piètre qualité. Il en résulte une remédiation des HCP et du sel
selon les normes du premier volet (Volet 1). Il ne s’agit donc pas uniquement de « solutions écologiques » pour assurer l’assainissement de
sites touchés, mais les coûts associés aux PEPS représentent moins de la moitié de ceux associés à l’enfouissement. De 2007 à 2012, nous
avons utilisé des PEPS pour 19 sites en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario et au Québec pour des activités de remédiation des HCP. Pour tous les sites, nous avons atteint un taux de remédiation d’environ 35 % par an des HCP des sols (fractions 2, 3 et 4 du
Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME)). Pour sept sites, nous avons atteint les normes du premier volet (Volet 1) et, pour
les 12 autres sites, nous sommes en bonne voie d’atteindre nos objectifs d’assainissement sur une période de traitement de deux à trois ans.
Nous sommes en train de préciser les méthodes analytiques du CCME en ce qui concerne les HCP pour que la phytoremédiation et d’autres
techniques écologiques d’assainissement sur place soient encore plus efficaces. Nos travaux indiquent que les PEPS peuvent être utilisés pour
une grande variété de sites imprégnés de HCP (y compris les sites également contaminés à la baryte) et en seulement deux à trois ans pour
réaliser l’assainissement. À partir de 2009, nous avons commencé des déploiements à grande échelle de PEPS sur dix sites contaminés au sel
en Saskatchewan, en Alberta et aux Territoires du Nord-Ouest. La RFCP améliore grandement la croissance des plantes dans les sols contaminés
au sel, ce qui permet une bonne croissance des plantes dans des sols avec une conductivité électrique jusqu’à 25 dS/cm. De plus, les plantes
(autant l’herbe que les céréales) absorbent des quantités suffisantes de sel pour permettre la phytoremédiation. Nous avons notamment déjà
réussi l’assainissement de sols contaminés par le sel pour atteindre des cibles réglementaires pour deux sites. Les technologies écologiques de
pointe de PEPS décrites précédemment reposent sur des procédures démontrées scientifiquement et efficaces à grande échelle lorsqu’elles sont
utilisées par des scientifiques très spécialisés.
10 h 30 à 11 h
Étude de cas : le projet de nouveau Centre des sciences, TELUS World of Science, optimisation de la
conception d’un système actif de dépressurisation sous la dalle pour atténuer l’intrusion de vapeurs de
méthane d’un ancien site d’enfouissement de la ville Calgary
Sean Ezekiel, Beth McReynolds et Randy Pennell
AMEC Environnement et Infrastructure
Dans le cadre de la demande de permis d’aménagement pour le projet de nouveau Centre des sciences « TELUS World of Science » de 2011 à
Calgary en Alberta, AMEC a préparé un plan de gestion environnementale (PGE) pour gérer les répercussions environnementales associées aux
anciennes activités au site d’enfouissement.
Le bâtiment doit être construit au-dessus d’une portion de l’ancien site d’enfouissement Nose Creek, utilisé depuis le début des années 1920.
Les activités au site d’enfouissement le long de la moitié ouest de la vallée Nose Creek utilisaient comme réceptacle les terres basses, surtout
les méandres et les anciens méandres du ruisseau Nose Creek.
AMEC a été retenue pour effectuer la demande au nom de TELUS World of Science auprès de la Ville de Calgary et du ministère de
l’Environnement de l’Alberta (AENV) pour abandonner l’exigence de distance de recul minimale par rapport à un site d’enfouissement (300
m) entre l’ancien site d’enfouissement et le nouveau Centre des sciences. Pour cette demande, des mesures de contrôle de la gestion
environnementale ont été mises en œuvre dans le cadre du PGE, notamment le retrait d’un tas de déchets en surface avant la construction,
ainsi que la caractérisation, la ségrégation et le retrait du site de tout débris et déchet trouvés pendant les activités de terrassement. Le site est
situé dans le périmètre d’inondation de la vallée Nose Creek et a nécessité l’importation d’environ deux mètres de terre de remplissage étalée sur
tout le site pour en augmenter l’élévation à un niveau acceptable pour la construction. Il a fallu recourir à des mesures d’atténuation pour régler
les problèmes de vapeurs de méthane liées aux déchets de construction et de démolition (CD) enfouis sous le site, ainsi que les problèmes de
migration possible du méthane des déchets urbains solides présents sous la propriété adjacente au sud du site.
La présentation portera sur les technologies de contrôle du bâtiment pour atténuer l’intrusion de vapeurs dans les installations sur le site. Ces
technologies comprennent l’installation d’un système actif de dépressurisation sous la dalle, des mesures de contrôle de migration des gaz des
services publics, et la détection continue du méthane dans le bâtiment. Un système actif de dépressurisation sous la dalle constitue un moyen
technique efficace pour réduire les concentrations d’air ambiant et pour protéger les occupants d’un bâtiment. Les systèmes de dépressurisation
sous la dalle utilisent le principe général de modification du différentiel de pression pour toute la dalle de base afin d’éviter que les vapeurs
puissent entrer dans l’espace occupé du bâtiment.
La conception, la mise en service et les exigences opérationnelles de systèmes types de dépressurisation sous la dalle seront abordées,
ainsi que la façon dont l’adoption de technologies supplémentaires d’optimisation de la conception peut maximiser le rendement énergétique,
réduire les émissions de gaz et permettre à nos clients de réaliser des économies. Nous discuterons également du rôle que des initiatives de
développement durable telles que les normes du Leadership in Energy and Environmental Design (LEED) jouent pour influer sur le type de
technologies d’atténuation utilisées pour le réaménagement de terrains contaminés.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET B : TECHNOLOGIES D’ASSAINISSEMENT ET ÉTUDES DE CAS
11 h à 11 h 30
Système à grande échelle de chauffage à résistivité électrique in situ utilisé pour l’assainissement d’une zone
source de liquides non aqueux denses
Thomas H. Grimminck et Sean L. Salvatori
Dillon Consulting Limited
Un chauffage électrique par effet joule désigne une technologie sur place utilisée pour chauffer les sols et l’eau souterraine, couplée à un
système agressif d’extraction à étapes multiples et utilisée pour la remédiation des composés organiques volatils (COV) et des zones sources de
liquides non aqueux denses. La présentation présentera les points saillants de la première application à pleine échelle de cette technologie au
Canada aux anciennes installations industrielles de la Outboard Marine Corporation of Canada (OMC Canada) à Peterborough en Ontario. La
présentation comprend un aperçu de la stratégie de remédiation, des processus de remédiation, des mesures de surveillance des progrès, de
la surveillance du respect des exigences après remédiation des sols et de l’eau souterraine, ainsi qu’une discussion des leçons retenues pour
le projet.
Le site d’OMC Canada constituait l’emplacement d’une zone source de 1 250 m2 située sous le plancher d’un entrepôt. La zone source contenait
des liquides non aqueux denses-trichloroéthylènes partout dans la colonne de sol avec des accumulations dépassant 30 cm de liquides non
aqueux denses à l’interface aquifère-aquitard. La remédiation par chauffage électrique par effet joule a permis de retirer plus de 2 000 kg de
liquides non aqueux denses et de réduire les concentrations de trichloroéthylène dans le sol et l’eau souterraine par plus de 99 % par rapport
aux niveaux avant la remédiation. Aucune présence de liquide non aqueux dense n’a été constatée dans la zone de remise en état depuis la fin
des activités, et deux ans après la fin de la remise en état, les concentrations de trichloroéthylène dans le sol et l’eau souterraine sont stables
et sous les cibles fixées.
11 h 30 à 12 h
Extraction améliorée par la chaleur pour traiter les sites contaminés par du pétrole, de la créosote ou du goudron
Yvo Veenis
Groundwater Technology
La présentation permettra de signaler les résultats de multiples projets où des hydrocarbures pétroliers ont été retirés efficacement du sol et de
l’eau souterraine en utilisant des techniques d’extraction améliorée par la chaleur. Elle permettra aussi de comparer ces résultats et d’en discuter.
Les résultats de cinq projets opérationnels à pleine échelle mis en œuvre en Europe pour des sites industriels, résidentiels urbains et
contaminés seront présentés et feront l’objet de discussions. Nous présenterons également les résultats du premier projet d’extraction améliorée
par la chaleur en Ontario, mis en œuvre sur le site Greenwich Mohawk à Brantford. La géologie du site est très variable et va d’un sable fin
avec de l’argile et de la tourbe à un sable grossier. Nous illustrerons comment d’excellents résultats peuvent être atteints même pour des sols
de faible perméabilité.
Les industries de transformation du bois (où les billots sont coupés et traités), ainsi que les sites de conservations des traverses de chemin
de fer, sont souvent grandement contaminés par des goudrons à base de créosote. Les sites contaminés avec ces composés chimiques sont
pratiquement impossibles à remettre en état par pompage et traitement ou par extraction des contaminants volatils du sol. Une fois le sol
chauffé, le produit pétrolier se déplace librement et est facilement attiré vers le puits d’extraction. En quelques semaines, voire quelques mois,
un site peut être efficacement remis en état. Après une extraction améliorée par la chaleur, la biorestauration est mise en œuvre pour diminuer
les concentrations résiduelles.
Nous illustrerons comment ces technologies d’assainissement sur place sont mises en oeuvre sous l’infrastructure existante (usines, routes et
même les résidences).
13 h 30 à 14 h
Application in situ de biochar pour immobiliser des contaminants résiduels dans le sol : une stratégie
novatrice de fermeture de sites
Barbara A. Zeeb1, Mackenzie J. Denyes1 et Allison Rutter2
Collège militaire royal du Canada
2
Université Queen’s
1
L’utilisation de techniques d’amendement des sols au moyen du charbon – telles que celle au charbon activé (CA) et au biochar – pour
immobiliser les contaminants sur place gagne en popularité. Jusqu’à présent, la plupart des études ont mis l’accent sur le charbon activé et
moins de données sont disponibles en ce qui concerne le biochar (sous-produit riche en carbone obtenu par la décomposition thermique de
matières organiques avec de faibles concentrations d’oxygène), qui constitue un matériau plus écologique et plus économique. En outre, le
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET B : TECHNOLOGIES D’ASSAINISSEMENT ET ÉTUDES DE CAS
biochar est classiquement utilisé pour améliorer la qualité des sols et donc, accroître le rendement des cultures, ainsi que séquestrer de façon
importante le carbone présent dans l’atmosphère. Dans une série d’expériences en serre et sur le terrain menées sur des sites contaminés par
les biphényles polychlorés (BPC) dans le sud de l’Ontario, du charbon activé et du biochar ont permis de réduire considérablement l’absorption
des PCB par les plantes et les invertébrés dans le sol. De plus, l’ajout de biochar pour amender des sols industriels contaminés aux BPC a
augmenté la biomasse des plantes en surface (Cucurbita pepo) et le taux de survie des vers (Eisenia fetida). Des expériences semblables sont
en cours dans un parc national canadien contaminé par du dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) et feront également l’objet d’un rapport. Il
semble que le biochar a un potentiel important pour servir de mécanisme afin de diminuer la biodisponibilité des contaminants dans le sol, ce
qui réduit les risques posés par ces substances chimiques pour l’environnement et pour la santé humaine, et, parallèlement, améliore la qualité
des sols et diminue les émissions de CO2.
14 h à 14 h 30
Étude sur le terrain des limites des applications d’oxydation chimique in situ
Rick McGregor1 et Steven Rose2
InSitu Remediation Services Ltd.
2
Malroz Engineering Inc.
1
L’application de l’oxydation chimique in situ pour traiter les contaminants dans l’eau souterraine et les sols a évolué alors que l’oxydation
chimique in situ est utilisée depuis dix ans pour traiter divers composés, notamment les produits pétroliers, les hydrocarbures chlorés et
les hydrocarbures aromatiques polycycliques. La façon dont les contaminants sont oxydés à l’aide de divers oxydants est relativement bien
comprise et démontrée. Toutefois, un fort pourcentage de programmes d’oxydation chimique sur place produit un assainissement incomplet des
sols et de l’eau souterraine. De nombreuses raisons ont été mises de l’avant pour expliquer cet assainissement incomplet, notamment le choix
des oxydants, la méthode d’activation (le cas échéant), la concentration et le volume d’oxydant utilisé, le piégeage par d’autres composés et
une piètre livraison.
Pour que l’oxydation chimique in situ soit efficace, l’oxydant doit être en contact avec le contaminant. Très peu d’études, y compris des
enquêtes sur la distribution des oxydants, ont été effectuées sur le terrain pour examiner les raisons pour lesquelles les programmes
d’assainissement par oxydation chimique sur place ont connu des succès mitigés.
Une analyse documentaire ainsi qu’une étude détaillée sur le terrain ont permis de recueillir des données sur les limites des programmes
d’oxydation chimique in situ. Ce travail comprend une étude détaillée sur le terrain de l’effet de diverses méthodes d’injection et de livraison
pour trois oxydants courants : le persulfate, le percarbonate et le peroxyde d’hydrogène. On a également analysé l’effet du type d’oxydant et la
méthode de livraison sur la distribution et la persistance de l’oxydant sous la surface. Les méthodes de mise en œuvre analysées pour chaque
oxydant comprennent les changements de pression et l’impulsion. Les résultats de l’étude indiquent la grande incidence de la pression de
livraison de l’oxydant sur la distribution alors que le recours à la pulsation a montré peu d’effet pour le site utilisé pour les essais. On a également
évalué la persistance des oxydants et on a constaté une grande variabilité entre les trois oxydants alors que le percarbonate est l’oxydant avec
la plus grande persistance sous la surface, suivi du persulfate activé et du peroxyde d’hydrogène. Les résultats laissent supposer que le choix
de l’oxydant et de la méthode de livraison constituent des paramètres clés de la conception pour tout programme d’assainissement in situ.
14 h 30 à 15 h
Atténuation de la contamination aux BPC en utilisant une technologie de barrière réactive perméable à l’île
Resolution au Nunavut de 2005 à 2013
Allison Rutter, Indra Kalinovich, R.Kerrey Rowe, Daniel Jones, Natalie Plato et Stephen Hooey
Unité des services analytiques, École des études environnementales, Université Queen’s
Centre de GeoEngineering Queen’s-CMR de l’Université Queen’s et le Départment de génie civil de l’Université Queen’s
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
Trois barrières réactives perméables ont été installées à l’île Resolution au Nunavut en 2005 et en 2006, et une nouvelle technologie
d’assainissement a été conçue pour y traiter le ruissellement de BPC. Les barrières réactives perméables ont précédemment été utilisées dans
le cas d’eau souterraine contaminée aux BPC, mais les barrières utilisées sur le site de l’île Resolution sont uniques puisqu’elles sont conçues
pour traiter des sédiments de surface ainsi que du ruissellement contenant des BPC (Kalinovich et coll., 2012, 2008 et 2007). L’utilisation
de barrières s’imposait puisque le substrat rocheux fissuré à l’île Resolution contenait des sols contaminés aux seuils visés par le volet I
(concentrations de BPC entre 1 et 5 ppm), le volet II (concentrations de BPC entre 5 et 49 ppm) et la Loi canadienne sur la protection de
l’environnement (1999) – LCPE (1999) (concentrations de BPC supérieures ou égales à 50 ppm). Ces sols n’étaient pas accessibles pendant
l’excavation des sols contaminés aux BPC. De plus, certains secteurs avec des sols contaminés aux BPC selon le niveau visé par la LCPE
(1999) étaient inaccessibles en raison des fortes pentes sur le site. Huit ans plus tard, les barrières continuent de jouer très bien leur rôle et
atténuent la migration des BPC. La présentation décrira la construction des barrières réactives perméables et les résultats du suivi à long terme
effectué de 2006 à 2013; nous aborderons également la capture réussie des sédiments contaminés aux BPC et de la stabilité des géotextiles
utilisés. Nous présenterons également les plans actuels de démantèlement des barrières à l’île Resolution.
15 h 30 à 16 h
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET B : TECHNOLOGIES D’ASSAINISSEMENT ET ÉTUDES DE CAS
Traitement d’un mélange de COV chlorés dans l’eau souterraine à l’aide de fer zéro valent à l’échelle
nanométrique
Hardiljeet K. Boparai et Denis M. O’Carroll
Département de génie civil et environnement de l’Université Western
Les composés organiques volatils chlorés (COV chlorés) sont parmi les contaminants les plus courants dans les eaux souterraines de
nombreux sites dangereux partout dans le monde. Compte tenu de leur contamination étendue, de leurs graves effets sur la santé et
des faibles lignes directrices sur l’eau potable, il est important de retirer ces COV chlorés des sites contaminés avant qu’ils atteignent les
sources d’eau potable. Le fer à l’échelle nanométrique
représente une technologie prometteuse utilisée pour traiter divers contaminants
inorganiques et organiques. Les particules de fer à l’échelle nanométriques sont particulièrement intéressantes à des fins d’assainissement
en raison de leur rapport important de surface par rapport au poids ce qui tend à accroître la quantité de sites réactifs et la capacité de retrait
des contaminants. Bien que des recherches approfondies ont porté sur le retrait de divers COV chlorés dans des environnements à un seul
contaminant (p. ex., le trichloroéthylène) par le, très peu de recherches ont été effectuées sur le traitement de l’eau souterraine
contaminée par un mélange de COV chlorés avec du. La présente étude avait pour objectif général d’évaluer l’efficacité du pour
retirer un mélange de COV chlorés d’échantillons d’eau souterraine prélevés de sites contaminés en Australie. Autant le enrobé de
carboxyméthylcellulose (CMC) que le CMC catalysé au palladium (Pd-CMC) ont permis de retirer grandement une vaste gamme de COV chlorés,
notamment les éthènes, éthanes et méthanes chlorés. Les Pd-CMC ont permis de retirer de plus grandes quantités de COV chlorés et ce,
nettement plus rapidement que le CMC. Nous n’avons pas constaté de retrait significatif de 1,2-dichloroéthane et de dichlorométhane
par les deux types de, même à des doses plus élevées. Les solutions avec sont passées d’une couleur noir de jais à un blanc verdâtre
après quatre semaines de réaction, ce qui indique une utilisation complète du fer zéro valence pour retirer les COV chlorés. Les résultats
obtenus suggèrent que le peut être utilisé avec succès pour traiter l’eau souterraine contaminée par un mélange de COV chlorés.
16 h à 16 h 30
Injection massive d’agents tensioactifs et amélioration du traitement d’un site éloigné dans le nord de la
Colombie-Britannique
Richard Wells1, Greg Frank1 et Raman Birk2
1
Franz Environmental Inc.
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Des techniques d’une injection massive d’agents de surface et d’assainissement biologique sont présentement utilisées pour la restauration
d’un site éloigné dans le nord de la Colombie-Britannique. L’approche d’assainissement utilisée repose sur l’emploi d’un système modifié de
pompage et de traitement avec un lit de réinjection sous la surface et l’injection d’air par soufflerie. L’agent de surface est utilisé pour mobiliser les
hydrocarbures alors que le système de recirculation est utilisé avec une injection d’air à contre-courant pour oxygéner l’eau alors qu’elle percole
jusqu’à la zone contaminée. Les tendances observées pour les charges de contaminants et les marqueurs d’assainissement biologique sont
présentées, tout comme les leçons retenues, les modifications apportées au système pour cette approche d’assainissement et les techniques
mises au point.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET C : CARACTÉRISATION DES SÉDIMENTS
Mardi 15 avril 2014
VOLET C : CARACTÉRISATION DES SÉDIMENTS
Endroit : Gouverneur général II
9 h à 9 h 30
Repousser les limites : caractérisation des sédiments profonds dans le port d’Owen Sound en appliquant le
cadre de l’Accord Canada-Ontario et les principes d’évaluation des risques
Renee Recoskie, Tony Walker et Tony Windsor
Dillon Consulting Limited
Comme récepteur ultime de contaminants d’un ruissellement d’eau de surface et possiblement d’effluents liés aux activités industrielles,
agricoles, commerciales et maritimes, l’accumulation à long terme de contaminants dans des sédiments aqueux peut poser des préoccupations
environnementales d’importance. La rétention de contaminants dans des sédiments aqueux constitue une menace pour la santé humaine par
l’ingestion d’organismes aquatiques comestibles où les contaminants se sont bioaccumulés avec le temps et ont des répercussions négatives
sur la santé de l’écosystème. L’évaluation des sédiments contaminés en utilisant une approche « écosystémique » au Canada est prescrite
dans le Cadre décisionnel pour Canada-Ontario concernant l’évaluation des sédiments contaminés des Grands Lacs (ACO). Bien qu’il soit
couramment appliqué pour l’évaluation de sédiments peu profonds, le cadre décisionnel a été utilisé pour évaluer les couches sédimentaires
plus profondes dans le port d’Owen Sound (jusqu’à trois mètres sous la surface des sédiments). La caractérisation des couches sédimentaires
plus profondes a permis d’améliorer la délimitation des contaminants, ce qui a ensuite permis de mieux quantifier les volumes de sédiments
contaminés et de mieux comprendre la distribution des contaminants dans le port. De plus, le calcul exact des volumes de sédiments a facilité
la planification des activités potentielles de dragage qui réduiraient de manière importante le coût de mise en dépôt des sédiments par rapport
à l’utilisation de l’approche classique (Walker et coll., 2013).
Pour effectuer la caractérisation des couches sédimentaires plus profondes, Dillon Consulting Limited a utilisé une technologie et une
méthodologie novatrices de carottage des sédiments pour obtenir une délimitation spatio-temporelle des contaminants dans les sédiments,
horizontalement dans le fond marin du port et verticalement dans la colonne sédimentaire. L’utilisation de la technologie de carottage par
vibration par rapport à d’autres méthodes plus classiques d’échantillonnage de sédiments a permis d’effectuer des prélèvements à un plus
grand nombre de profondeurs, de réduire la perturbation par le prélèvement d’échantillons de sédiments et d’être utilisée rapidement depuis de
petites embarcations. Tout cela se traduit par des économies considérables de temps et d’argent pour le projet. Dans le cas du port d’Owen
Sound, diverses options d’élimination potentielles des sédiments contaminés ont été examinées en se fondant sur la caractérisation des couches
sédimentaires.
9 h 30 à 10 h
Biosurveillance aquatique à la BFC de Gagetown
Tamsin Laing1, Andy Smith2, Viviane Paquin1
Collège militaire royal du Canada
2
Ministère de la défense nationale
1
Le Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown (BS 5 Div CA Gagetown), près de Fredericton, Nouveau-Brunswick, est l’un des
plus grands centres de formation militaire au Canada. L’élimination à grande échelle de la végétation, combinée avec une infrastructure de
routes et de pistes et l’utilisation de la zone pour des activités de formation militaire, a entraîné à l’érosion excessive du bassin versant et à une
augmentation de l’apport de sédiments aux cours d’eau locaux. Pour répondre à ces questions, un Programme de contrôle de la sédimentation
et de l’érosion (PCSÉ), qui comprend des actions annuelles et à long terme, tels que la remise en végétation des sections de la zone de formation, l’amélioration ou le déclassement des routes, des pistes et des gués et la réingénierie des passages d’eau, a été élaboré. Un programme
de biosurveillance aquatique utilisant des macroinvertébrés benthiques pour évaluer les conditions écologiques des cours d’eau au BS 5 Div CA
Gagetown a été lancé en 2003. Les protocoles du RCBA (Réseau canadien de biosurveillance aquatique) ont été adoptés pour le programme
en 2008 et l’Environmental Sciences Group (ESG) (le Groupe des sciences environnementales) a été mandaté pour travailler avec le BS 5 Div
CA Gagetown pendant la saison des travaux de terrain de 2011 pour identifier le plan d’échantillonnage optimal pour l’ensemble du programme
de biosurveillance aquatique. Un modèle hydrologique est également en cours de développement pour le bassin versant principale qui draine
la zone de formation, et ce modèle fournira des informations complémentaires pour la gestion du site.
Depuis 2011, des études ont inclus une analyse de l’utilisation du territoire basé sur un SIG, une analyse statistique des données de
biosurveillance précédentes et des programmes annuels d’échantillonnage sur le terrain pour évaluer l’état écologique des sites de
biosurveillance. L’analyse de l’utilisation du territoire a contribué à la définition à l’échelle du bassin versant des mesures de la perturbation
liée à des activités de formation qui peuvent être utilisées pour ordonner des zones selon les priorités pour la surveillance et pour l’action par le
33
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET C : CARACTÉRISATION DES SÉDIMENTS
PCSÉ. Les analyses statistiques des données de surveillance de cinq années (2008 à 2012) ont indiqué que les différences des assemblages
benthiques entre les sites peuvent être attribuées principalement à des facteurs naturels, tels que la géologie du socle, mais les variables liées
à la perturbation (par exemple, le nombre de gués en amont, l’encastrement du substrat) expliquent également une proportion significative
de la variation dans les assemblages benthiques. L’utilisation du modèle, récemment mis au point, de l’approche des conditions de référence
Atlantique RCBA pour évaluer les assemblages benthiques sur les sites de surveillance de Gagetown indique que l’état écologique des sites pour
lesquels il y a des données de surveillance de plusieurs années est resté stable ou s’est amélioré au fil du temps, et que la plupart des sites sont
actuellement classés comme de « bonne » ou de « haute » qualité par rapport aux conditions de référence Atlantique.
Les résultats du programme de surveillance benthique jusqu’à ce jour suggèrent que les activités d’atténuation prises par le PCSÉ au BS 5 Div
CA Gagetown ont probablement entraîné à l’amélioration des conditions écologiques aquatiques et semblent être efficaces pour le maintien en
bonne santé des communautés benthiques. La surveillance continue sera nécessaire pour évaluer les effets des activités de formation continues
sur les cours d’eau au BS 5 Div CA Gagetown et pour identifier des problèmes existants ou émergents relatifs à la qualité de l’eau et à l’habitat.
10 h 30 à 11 h
L’incidence du contrôle des sources d’eaux de ruissellement et du rétablissement naturel dans la planification
de gestion des risques à long terme pour les sédiments dans le port de Victoria en Colombie-Britannique
Mark Larsen1, Wendy Hovel1, Gary Watson2, Erin Shankie3 et Beth Lamoureux1
1
Anchor QEA, LLC
2
Transports Canada
3
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Les sédiments de la région du lot 17 du port de Victoria (C.-B.) sont gérés par Transports Canada. Depuis plusieurs années, Transports Canada
(TC) et Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) évaluent la nature et l’étendue des sédiments contaminés du lot 17.
Ces études ont inclus la production récente d’une évaluation des risques pour la santé humaine et l’environnement. Ces études comprenaient
également l’évaluation des apports continus de sources et les processus de rétablissement naturel en vue de comprendre le rôle de ces
processus pour contrôler les tendances en matière de concentration en contaminants au fil du temps pour les sédiments et le biote du port.
Des apports continus de sources d’eaux de ruissellement ont fait l’objet d’évaluations et se sont avérés considérables, surtout en ce qui concerne
les biphényles polychlorés (BPC). Les apports les plus importants étaient associés à un petit nombre d’émissaires d’eaux de ruissellement
situés dans des secteurs industriels actuels ou passés. Les charges en contaminants provenant des émissaires d’eaux de ruissellement ont
été modélisées pour évaluer la portée de ces apports, autant pour le réseau alimentaire aquatique que pour une recontamination possible des
sédiments dans le port. Ces études ont été utiles pour classer par priorité certains bassins d’eaux de ruissellement pour coordonner le travail de
contrôle des sources dans la municipalité locale, de pair avec la planification de gestion des risques à long terme pour les sédiments du port.
Les processus de rétablissement naturel dans le port ont été quantifiés directement en utilisant des carottes géochronologiques de sédiments
et une analyse des tendances au niveau des sédiments et des tissus en fonction du temps. Malgré la présence d’apports continus de sources,
les taux de rétablissement naturel se sont avérés importants pour les sédiments du port. Les tendances de décroissance des contaminants
observées pour les sédiments se constatent également pour le biote du port. Des réductions importantes des concentrations de BPC et de
dioxines et furanes ont été constatées dans les tissus des crabes dormeurs au cours de 20 ans de biosurveillance. L’évaluation des options de
gestion des risques pour les sédiments du port a tenu compte du rétablissement naturel continu observé et de ses avantages pour soutenir la
réduction à long terme des risques.
La planification continue de l’assainissement et de la gestion des risques met l’accent sur l’évaluation détaillée des options pour des points
névralgiques localisés dans le port. Pour d’autres zones du port à faibles risques définis, la planification de la gestion des risques comprendra
la coordination des activités de contrôle des sources avec la municipalité locale, ainsi que la surveillance de la réduction des concentrations de
contaminants présents dans les sédiments et les tissus.
11 h à 11 h 30
Évaluation de l’influence du sillage des hélices sur la stabilité des sédiments dans le port de Victoria (C.-B.)
Kathy Ketteridge1, Gary Watson2, Erin Shankie3 et Mark Larsen1
Anchor QEA, LLC
2
Transports Canada
3
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
1
Les sédiments de la portion du port de Victoria sont gérés par Transports Canada. Ces sédiments ont fait l’objet de nombreuses enquêtes
judiciaires en environnement qui ont attesté de la présence de certains contaminants dans les sédiments du port. L’endroit du site dans le port
s’étend en gros de Selkirk Trestle au nord de Upper Harbour (port supérieur) jusqu’à la digue de Outer Harbour (port extérieur) au sud de Ogden
Point. Dans le cadre des activités d’évaluation des risques pour le site, une étude a été effectuée afin de déterminer les répercussions éventuelles
34
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VOLET C : CARACTÉRISATION DES SÉDIMENTS
sur la communauté benthique et la restauration à long terme des sédiments pour le site en raison de la perturbation des sédiments et de l’érosion
causées par les navires. Voici certains des objectifs de l’étude :
1. Comprendre l’étendue des perturbations verticales et horizontales des navires pour la zone sédimentaire bioactive : la zone
bioactive supérieure des sédiments marins et estuariens comprend généralement les 5 à 10 centimètres (cm) supérieurs du lit de
sédiments. La zone bioactive contient une abondance d’organismes benthiques qui colonisent les sédiments et le mélangent par
leur activité biologique. Ces communautés benthiques peuvent être perturbées par la contamination chimique ou des perturbations
physiques (p. ex., le sillage des hélices, la traînée des ancres ou le dragage). Comprendre l’étendue et la profondeur type des forces
associées au sillage des hélices exercées dans le port a contribué à décider des activités continues d’évaluation des risques et à
l’interprétation des données du trio d’essais sur les sédiments (analyse chimique, essai biologique et évaluation de la communauté
benthique) pour le lot 17.
2. Évaluer les effets du sillage aérodynamique sur le processus de rétablissement naturel : le port est connu comme un milieu
sédimentaire soumis à des processus constants d’enfouissement des sédiments et de rétablissement naturel. Toutefois, dans certains endroits et sous certaines conditions, le sillage des hélices peut provoquer le raclage des sédiments qui
expose alors des sédiments normalement enfouis sous la zone sédimentaire bioactive. La compréhension de l’ampleur et de la
profondeur du sillage des hélices probable contribue à évaluer le potentiel d’efficacité du processus de rétablissement naturel pour
atténuer les risques pour les sédiments et les concentrations de contaminants à long terme. Ces renseignements sont très utiles à la
planification de l’évaluation et de la gestion des risques.
Les tâches ci-dessous ont été exécutées dans le cadre de l’évaluation des répercussions du sillage des hélices :
•
•
•
•
•
entretiens avec des conducteurs locaux d’embarcations pour évaluer les activités typiques dans la zone à l’étude;
définition des conceptions types des embarcations et les secteurs d’activité dans le site pour la zone à l’étude en fonction des
résultats des entretiens;
caractérisation des sédiments près de la surface pour évaluer la valeur et la variabilité de la contrainte de cisaillement critique
des sédiments de fond partout sur le site;
estimation des vitesses près du fond du sillage des hélices (en fonction des conceptions types des embarcations et de leur
exploitation);
estimation des profondeurs potentielles de raclage à partir des prédictions des vitesses près du fond.
Les résultats de ces évaluations ont servi à produire des cartes qui relient les activités des embarcations, le potentiel d’érosion des sédiments
du lit et les profondeurs verticales de raclage partout pour le site. Ces renseignements ont contribué à l’interprétation de l’évaluation de la
communauté benthique et à la meilleure compréhension des influences sur la communauté benthique du port de Victoria. Cette présentation sera
l’occasion de discuter de la façon dont l’évaluation a été effectuée, de présenter les résultats obtenus et de donner un aperçu des répercussions
de l’étude en fonction des objectifs fixés pour l’étude.
11 h 30 à 12 h
Transport des liquides en phase non aqueuse à l’interface de l’eau de surface et dans les sédiments
Jeff Gentry
CH2M HILL Canada Limited
Les liquides en phase non aqueuse sont des liquides immiscibles dans l’eau et comprennent entre autres les hydrocarbures pétroliers et les
solvants chlorés. Un grand nombre d’industries qui utilisent ces produits se trouvent près d’eaux de surface en raison de la proximité du transport
maritime. Le rejet de ces produits dans l’environnement peut entraîner la migration des liquides en phase non aqueuse vers les eaux de surface
et entraîner ainsi d’importantes répercussions environnementales.
Une fois libérés dans l’environnement, de nombreux mécanismes sont à l’œuvre pour déplacer les liquides en phase non aqueuse. Dans la
couche de sol et de sédiments sous la surface, les liquides en phase non aqueuse sont soumis à la gravité, à la pression capillaire et à des
forces hydrodynamiques. La gravité s’exerce en raison de la différence de densité entre les liquides en phase non aqueuse et l’eau souterraine.
Les forces capillaires désignent les pressions qui résultent des tensions superficielles entre les liquides mouillants et non mouillants et les
surfaces de particules solides. Les forces hydrodynamiques découlent de la pression exercée par l’eau souterraine sur les liquides en phase
non aqueuse.
L’ébullition constitue un autre mécanisme qui entraîne le déplacement des liquides en phase non aqueuse. L’ébullition désigne le processus
naturel en vertu duquel le méthane et d’autres gaz produits par la biodégradation des matières organiques présentes dans les sédiments sont
relâchés des plans d’eau sous forme de bulles de gaz. Les gouttelettes hydrophobes de liquides en phase non aqueuse peuvent envelopper les
bulles de gaz ou, parfois, être entraînées dans la bulle puis être transportées jusqu’à la surface de l’eau. Une fois à la surface, les bulles peuvent
éclater et produire un film brillant ou demeurer à la surface jusqu’à ce que suffisamment de gaz s’échappe et que les gouttelettes deviennent à
nouveau plus denses que l’eau, puis coulent jusqu’au sol sédimentaire où elles contaminent la surface des sédiments.
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VOLET C : CARACTÉRISATION DES SÉDIMENTS
L’identification et la mesure des liquides en phase non aqueuse, l’évaluation de la mobilité et le choix de techniques d’assainissement
constituent un domaine en évolution avec des répercussions sur les sites, petits ou vastes, aquatiques ou terrestres. Des techniques particulières
permettent le recensement et la cartographie des répercussions de la présence de liquides en phase non aqueuse dans le milieu souterrain. On
dénombre la fluorescence induite par laser de trous de forage et la cartographie de la résistivité à la surface. Chacune de ces techniques permet
une évaluation qualitative des répercussions de la présence de liquides en phase non aqueuse dans le milieu souterrain, mais elles offrent
chacune des avantages et des inconvénients particuliers en fonction des conditions qui prévalent pour le site.
Des techniques particulières ont également été mises au point pour déterminer la mobilité des liquides en phase non aqueuse dans les sols et
les sédiments. Ces analyses sont utiles pour déterminer les répercussions de la présence de liquides en phase non aqueuse qui peuvent être
mobiles et les répercussions résiduelles lorsque d’autres migrations ne sont plus prévues.
La présentation abordera les points suivants :
1. Aperçu de chaque mécanisme lié au transport de liquides en phase non aqueuse de sources terrestres vers l’eau de surface et les
sédiments ;
2. Équations qui décrivent chaque mécanisme de transport ;
3. Techniques pour déterminer les répercussions de la présence de liquides en phase non aqueuse sous la surface ;
4. Évaluation de la mobilité des liquides en phase non aqueuse.
13 h 30 à 14 h
Évolution de l’approche de Pêches et Océans Canada – Région du Québec pour la caractérisation des lots
d’eau de Havre de pêche
Daniel Laroche
Pêches et Océans Canada
Le Ministère des Pêches et des Océans (MPO) est propriétaire de plus de 1000 havres de pêches. Considérant la diminution des fonds de
caractérisation provenant du Plan d’action sur les sites contaminés fédéraux et les coûts importants liés à la caractérisation des lots d’eau, le
MPO – Région du Québec (MPO-RQ) a accéléré la caractérisation des lots d’eau depuis quelques années. Depuis 2010, le MPO-RQ a réalisé
des caractérisations détaillées de 14 lots d’eau.
Entre 2010 et 2012, la majorité des sites caractérisés ont présenté des dépassements des critères applicables et plusieurs bioessais ont été
réalisés. Les résultats des bioessais n’étaient pas corrélés avec les concentrations en contaminants mesurées; les consultants ont éprouvé des
difficultés à interpréter les résultats et leur recommandation allait vers la réhabilitation, une approche sol plutôt que sédiments. Des analyses
statistiques ont permis de montrer que les impacts mesurés lors des bioessais (mortalité, croissance réduite) étaient mieux corrélés avec des
paramètres telles que l’azote ammoniacal et les sulfures plutôt que les HAP et métaux.
Les caractérisations réalisées suite à 2012 ont été beaucoup plus limitées au niveau des bioessais, ceci dû à l’évolution des critères de décision
relativement à la nécessité ou non de réaliser des bioessais. Un second élément ayant changé est la localisation des échantillons prélevés pour
les bioessais, ceux-ci se sont rapprochés du milieu naturel environnant.
Plusieurs nouveaux documents ont été publiés par le Plan d’action sur les sites contaminés fédéraux au sujet de l’évaluation de la qualité
des sédiments. Les études terrains réalisées par le MPO-RQ permettent de jauger ces documents et d’orienter les futures études au niveau des
caractérisations des lots d’eau.
L’exposé présentera certains résultats ambiguës de caractérisations, les analyses statistiques permettant de mieux expliquer ces ambiguïtés,
notamment au niveau des bioessais et décrira l’évolution de l’approche du MPO-RQ. Finalement, les principales leçons apprises seront
partagées.
14 h à 14 h 30
Élaboration d’un programme de surveillance environnementale pour le port de Saint John
Karen Kidd, Heather Hunt, Kelly Munkittrick, Marie-Josée Abgrall et Bryce Pippy
Université du Nouveau-Brunswick
Le port de Saint John au Nouveau-Brunswick, où l’on retrouve une raffinerie de pétrole et plusieurs autres industries, est un port actif où
s’effectuent des opérations de dragage pour entretenir des chenaux maritimes. En plus des rejets industriels, ce port reçoit également des
eaux de ruissellement et des eaux usées municipales traitées et non traitées. Des études effectuées de la fin des années 1970 au début des
années 2000 indiquent des concentrations élevées de certains métaux et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans les sédiments
de sites dans l’arrière-port; ces « points névralgiques » sont probablement liés à des activités anthropiques localisées. Malgré la diversité des
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VOLET C : CARACTÉRISATION DES SÉDIMENTS
études précédentes, aucune n’a produit les renseignements nécessaires pour déterminer des sites de référence appropriés et les stratégies
d’échantillonnage essentielles pour fixer des seuils et des facteurs de déclenchement d’un cadre de surveillance régionale. En outre, aucune
donnée récente ne permet de connaître l’étendue et l’ampleur des contaminants et leurs effets potentiels sur la faune benthique en utilisant à la
fois des données sur la communauté et la population. Dans l’étude en cours, nous effectuons un nouvel échantillonnage de sites prioritaires du
port de Saint John pour évaluer les concentrations actuelles de métaux et d’HAP, ainsi que les risques pour les communautés et les populations
d’invertébrés benthiques; nous effectuons des prélèvements à d’autres sites pour lesquels aucune donnée n’existe (surtout pour les endroits de
référence) afin d’établir des données de référence pour les programmes ultérieurs de surveillance, et pour produire des données temporelles et
spatiales sur les contaminants des sédiments et les macro-invertébrés présents dans le port. De 2011 à 2013, des sédiments de surface ont été
prélevés trimestriellement ou semestriellement à 6 sites de référence et 9 points présumés « névralgiques » autant pour effectuer des analyses de
contaminants que de macro-invertébrés. Les résultats montrent jusqu’à maintenant peu de variances selon les saisons pour les métaux et les
HAP aux sites de référence et quelques dépassements des lignes directrices du CCME pour les sédiments marins pour tous les sites. La richesse
en espèces et l’abondance de communautés de macro-invertébrés variaient selon les sites et les saisons, et étaient au plus haut respectivement
en octobre et en juin. Les populations de palourdes (Nucula proxima) et polychètes (Nephtys incisa) variaient également selon les sites et les
dates, mais avaient tendance à être plus abondantes et avec proportionnellement plus de classes de petite taille en avril et en juin. Ces données
servent à 1) fixer des niveaux de référence, 2) préciser les seuils critiques nécessaires pour définir un seuil d’alerte, 3) définir un seuil d’action
auquel les stratégies de gestion devraient changer. De plus, les renseignements seront utilisés pour concevoir un programme de surveillance à
long terme pour le port qui comprend des sites de référence optimaux, des méthodes d’échantillonnage (collecte, fréquence, manipulation des
échantillons) et des analyses en laboratoire (dont pour l’assurance de la qualité et les limites de détection).
14 h 30 à 15 h
Évaluation des risques écologiques des sédiments contaminés au port de Victoria – cadre décisionnel
Patrick Allard1, Norm Healey1, Gary Mann1, Cheryl Mackintosh1, Gary Watson2, Erin Shankie3
Azimuth Consulting Group Partnership
2
Transports Canada
3
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
1
Transports Canada gère une grande partie du port de Victoria en Colombie-Britannique. Au cours de la dernière décennie cette partie du port
(nommée le “Lot 17”) fût l’objet de nombreuses études sur les niveaux de contamination historiques des sédiments ainsi que sur les risques
à l’environnement. Cette présentation résume les conclusions d’une évaluation des risques écologiques (ERE) qui s’est déroulée sur plusieurs
années et examine les implications de ces conclusions sur la gestion des sédiments du Lot 17. En particulier, nous voulons souligner le cadre
décisionnel adopté pour faciliter la comparaison de différentes options de gestion selon les résultats de l’ERE.
L’ERE du Lot 17 est conforme aux lignes directrices du PASCF et comprend une évaluation des impacts de divers substances chimiques sur les
invertébrés marins, les poissons ainsi que sur les oiseaux et mammifères marins. Ce processus a inclus plusieurs études de terrain, des analyses de laboratoire et la préparation de divers rapports techniques pour caractériser l’ampleur des effets, leurs cause(s) et le niveau d’incertitude
associé avec chaque prédiction de risque. Les résultats de l’ERE fûrent aussi évalués dans le cadre d’autres recherches qui se sont déroulées en
parallèle dans le port. Par ailleurs, une série de réunions sur l’état des travaux et les étapes suivantes de l’ERE se sont tenus annuellement avec
des agences environnementales fédérales et provinciales (Environnement Canada, Pêches et Océans Canada, Ministère de l’Environnement de
la Colombie-Britannique). Le but final de l’étude est de soutenir le processus de gestion des sédiments par Transports Canada et permettre la
préparation d’un plan de gestion des risques.
Selon les résultats de l’ERE, diverses options de gestion des sédiments contaminés sont disponibles à Transports Canada. Celles-ci peuvent
inclure: aucune action (si les risques sont considérés acceptable), des études de risque supplémentaires (si les incertitudes sont trops élevées),
un programme de surveillance (si des méthodes de gestion active ne sont pas considérées nécessaires mais les risques écologiques doivent
être suivis à long terme) et assainissement (si des méthodes de gestion active sont considérées nécessaires pour interrompre des voies d’exposition et/ou des sources de contamination). Quel que soit l’option considérée, le processus décisionnel de Transports Canada doit déterminer
si les risques écologiques et leurs incertitudes sont acceptable ou non. Contrairement aux évaluations de risqué à la santé humaine, il n’existe
pas de ligne directrice ou de définition formelle, ni au fédéral et ni au provincial (du moins en C.-B.), pour faire une distinction entre un niveau
acceptable ou inacceptable de risque écologique lié aux sédiments contaminés.
Pour faciliter l’évaluation des options de gestion dans le Lot 17, les conclusions de l’ERE pour chacun des récepteur écologique sont représentées
selon leur niveau de risque (ampleur des effets liés aux contaminants) ainsi que leur niveau d’incertitude (incertitude liée à l’estimation des
effets et de leurs cause). Cette couche d’information (niveaux de risque et d’incertitude) est ensuite ajoutée graphiquement à l’éventail d’options
qui pourrait être considéré selon les résultats de l’ERE. Cette approche permet d’évaluer de façon transparente chacune des options disponibles
à Transports Canada pour gérer les sédiments tout en permettant de considérer d’autres types d’information qui sont aussi importantes au
processus de gestion (e.g., consultations publiques; impacts environnementaux potentiels durant les opérations d’assainissement; coûts et
bénéfices; faisabilité des travaux d’assainissement).
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VOLET C : CARACTÉRISATION DES SÉDIMENTS
15 h 30 à 16 h
Essai à échelle pilote pour l’assainissement durable de sites avec sédiments contaminés
Tiana Robinson1, Tanya Shanoff1, Michael Charles1, Mike Greenhill2, Naz Ritchie2, Melissa Ryan3, Nick Gollan3
1
Stantec Consulting Ltée
2
Region de Waterloo
3
Ville de Kitchener
Les installations de gestion des eaux pluviales (GEP) sont conçues pour améliorer la qualité et contrôler la quantité de ruissellement d’eaux
pluviales urbaines. Des sédiments contaminés aux hydrocarbures pétroliers (HCP), aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
et aux métaux peuvent souvent s’accumuler dans ces bassins. Les coûts associés pour récupérer et éliminer les sédiments contaminés
constituent un fardeau financier sans cesse croissant en raison des règlements sévères et des solutions de rechange limitées pour l’élimination
de ces sols contaminés puisque les concentrations de contaminants sont souvent plus fortes que les limites permises par les lignes directrices et
règlements applicables. Jusqu’à présent, seule une application à grande échelle en dehors des conditions de laboratoire contrôlées a été
entreprise pour examiner la dégradation biologique des HAP présents dans des sédiments essorés. La Ville de Kitchener et la région de Waterloo
se sont associées pour entreprendre une étude afin de tirer avantage du recyclage potentiel des sédiments provenant des installations de gestion
des eaux pluviales (GEP). Elles ont retenu les services de Stantec Consulting Ltée (Stantec) pour évaluer si les sédiments récupérés dans le
bassin de l’usine de GEP peuvent être assainis efficacement de façon simple et économique afin de permettre la réutilisation durable de ces
matériaux au lieu de les enfouir.
Nous présenterons les résultats des essais menés pour le projet pilote qui comprennent la mise en place de cinq piles de stockage distinctes
de sédiments essorés provenant de l’usine de GEP de Schneider Creek au centre-ville de Kitchener pour examiner l’efficacité du mélange des
sédiments contaminés avec du compost biologique pour dissocier les contaminants préoccupants pendant le cycle de compostage (qui prend
environ de six à neuf mois). D’autres cellules d’essai ont aussi été mises en place pour évaluer les effets de diverses pratiques d’amendements
(ajout de nutriments) et de labourage des sols, telles que des augmentations de température ou l’aération de la dégradation des taux de
contaminants sur une période de deux ans. Les concentrations d’HAP, d’HCP et des métaux ont été analysées pour des paramètres
indicateurs et les tendances d’efficacité des traitements pour les cellules d’essai. Les données des essais pratiques ont également été évaluées pour
déterminer quelles méthodes de traitements sont viables et offrent des solutions économiques de gestion à l’avenir des sédiments des usines
de GEP. L’évaluation comportait un examen des tendances de dégradation, une comparaison des concentrations finales de composés cibles
par rapport aux normes et règlements applicables, ainsi qu’une discussion des avantages sociaux, économiques et environnementaux de cette
solution de gestion par rapport aux autres solutions possibles, telles que le traitement thermique et l’enfouissement.
16 h à 16 h 30
Application d’une stratégie axée sur les risques dans le cadre de l’évaluation des ports pour petits bateaux en
Colombie-Britannique
David Kettlewell1, Scott Moseley2, Dedar Boparai2, Meredith Guest1
SNC-Lavalin inc., Environnement et eau
2
Pêches et Océans Canada
1
Pêches et Océans Canada (MPO) est responsable de l’évaluation environnementale et de la gestion de nombreuses propriétés côtières dans
la région du Pacifique, qui comprend environ 160 ports pour petits bateaux (PPB). En général, les PPB se trouvent en région éloignée et sont
difficiles d’accès aux fins d’assainissement, ce qui constitue un défi de taille, étant donné les coûts connexes, les répercussions sur
l’environnement et les avantages incertains. Cependant, une évaluation des risques peut offrir une option rentable en matière de gestion à long
terme de ces sites.
MPO a entrepris l’élaboration d’une stratégie axée sur les risques en vue de fournir un cadre pour l’évaluation, l’assainissement et la gestion
des risques de ces sites. La stratégie fournit des conseils aux spécialistes concernant l’utilisation d’une évaluation fondée sur les risques afin
de faciliter la collecte de données connexes (comme l’état des voies d’exposition ou la présence de récepteurs importants) dès le début du
processus d’évaluation.
Cette stratégie a été appliquée par SNC-Lavalin Inc. pour un certain nombre de PPB évalués entre 2011 et 2013 dans les régions
métropolitaines de Vancouver et de l’île de Vancouver. Un certain nombre de questions clés y ont été abordées, notamment : i) l’utilisation de
directives afférentes de niveau 3 qui comprennent une atténuation décuplée des lignes directrices sur la qualité de l’eau afin de protéger la vie
marine; ii) des moyens d’aborder l’utilisation de critères qualitatifs de l’eau potable lors de l’évaluation des eaux souterraines dans les PPB; iii)
la création de modèles de responsabilité et d’établissement des coûts pour la gestion des risques liés aux sites contaminés; iv) la préparation
d’une liste de priorités pour la gestion des risques immédiats (c.-à-d. cerner les conditions, en se fondant sur les données analytiques ou
obtenues sur le terrain, qui pourraient poser un danger imminent pour la santé et la sécurité et qui devraient être traitées en priorité); v) le
recours à des critères provinciaux sur la qualité des sédiments comme critères essentiels afin de déterminer si les sédiments des PPB sont
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VOLET C : CARACTÉRISATION DES SÉDIMENTS
contaminés ou non; vi) la reconnaissance de contaminants actifs dans les PPB (des hydrocarbures provenant de la créosote, de l’échappement
des moteurs et du stockage et de la manutention du carburant; du zinc provenant de structures galvanisées et d’électrodes de zinc; du cuivre
provenant de peinture antisalissure et de bois traité; du chrome et de l’arsenic s’échappant du bois traité, etc.); vii) la collecte d’échantillons
suffisants pour permettre une comparaison appropriée entre les contaminants potentiels; viii) l’utilisation des valeurs de dépistage de
l’évaluation environnementale pour les organoétains lorsqu’il n’existe pas de critères provinciaux et fédéraux de qualité environnementale pour les
sédiments ou l’eau interstitielle; ix) l’utilisation de carottes de sédiments dans les dépôts entourant les PPB qui sont une source historique de
contamination, afin d’établir les points chauds souterrains; x) la collecte de données sédimentaires et chimiques afin de caractériser les
conditions de référence locales; et, xi) la collecte avantageuse de d’autres données utiles lors de l’évaluation, notamment les photographies
aériennes orthorectifiées, actuelles et historiques, la bathymétrie, les données biophysiques, les ressources biologiques et culturelles, et les
effets potentiels du rejet des eaux usées. Les conclusions de la stratégie axée sur les risques et appliquée à ces sites ont fourni suffisamment
de renseignements à Pêches et Océans Canada pour que le ministère puisse prendre des décisions éclairées sur la nécessité de poursuivre ou
non les travaux.
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VOLET D1 : GESTION DE PROJETS
Mardi 15 avril 2014
VOLET D1 : GESTION DE PROJETS
Endroit : Gouverneur général III
9 h à 9 h 30
Paramètres de réussite pour les sites contaminés
Andrew Henderson and Chris Ludwig
Franz Environmental Inc.
La mesure du rendement est essentielle à la gestion de grands programmes. La mesure du rendement des programmes pour les sites
contaminés a de tout temps constitué un travail inachevé; toutefois, les méthodes modernes de production de rapports financiers exigent de plus
en plus une mesure du rendement pour démontrer l’optimisation des ressources financières.
Plusieurs problèmes doivent toutefois être examinés pour mesurer le rendement pour les sites contaminés. Tout d’abord, il n’existe pas
de mesure unique concernant l’« efficacité des sites contaminés » qui peut être comparée aux fonds dépensés pour ce site. Le Système
national de classification des lieux contaminés (SNCLC) a été conçu comme outil d’établissement des priorités pour le financement, mais les
résultats numériques fournis par le Système ne doivent pas être utilisés explicitement pour classer les sites les uns par rapport aux autres et, par
extension, pour prouver quelque efficacité que ce soit.
Dans le cas de sites contaminés financés par le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF), l’outil de fermeture des sites
(OFS) fournit un indicateur de résultat explicite, mais ne permet pas de déterminer l’optimisation des ressources. Les petits sites avec peu de
répercussions peuvent être assainis avec peu de fonds alors que de vastes sites présentant des enjeux complexes coûteront beaucoup plus
cher à assainir.
Après examen des données disponibles pour les sites contaminés fédéraux et une analyse des techniques utilisées ailleurs dans le monde, nous
proposons quelques paramètres qui permettent d’évaluer les progrès réalisés et de calculer l’optimisation des ressources pour les sites
contaminés.
9 h 30 à 10 h
Utilisation de différentes sources de données dans le cadre d’évaluations environnementales de sites phase II
Lina Letiecq
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) gère de nombreuses évaluations environnementales de sites phase II
(EES-II) dans le cadre du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) et des programmes de cessions et d’acquisitions pour le
compte de TPSGC ou d’autres ministères. Ce travail est confié en sous-traitance au secteur privé par des offres à commandes ou demande de
propositions. L’une des difficultés auxquelles a été confronté au fil des années le bureau de la région de l’Ontario de TPSGC est la consistance de
l’interprétation, des conclusions et des recommandations relatives aux EES de phase II.
Puisque les EES-II ont pour objet de mieux définir les risques potentiels pour la santé humaine et l’environnement associés aux propriétés, le
principal processus consiste à confirmer les zones effectivement contaminées en prélevant des échantillons des sols et de l’eau souterraine.
Dans la plupart des cas, l’approche des lignes directrices génériques du CCME est préconisée dans l’analyse et l’examen des échantillons en
fonction des lignes directrices fédérales. Mais la méthodologie d’évaluation des résultats n’est pas explicitement définie et varie d’un évaluateur
à l’autre. Compte tenu de la nature particulière au site de l’EES de phase II et de la subjectivité du jugement professionnel, l’interprétation des
résultats pour des zones de contamination similaires a été jugée inconsistante. Il a été noté que certains évaluateurs, contrairement à d’autres,
intègrent différents éléments tels que les données chimiques, le contexte régional et local, l’ampleur et le nombre de dépassement des critères
à leur interprétation des résultats.
Cette situation a signalé à TPSGC le besoin d’examiner les exigences cernées dans l’énoncé de travail (EDT) transmis aux sociétés
d’experts-conseils. Une approche a été retenue dans l’EDT selon laquelle l’évaluateur doit envisager plusieurs éléments de preuves et tenir
compte des différentes caractéristiques du site en vue de désigner adéquatement un site contaminé. Puisque cette approche laisse tout de même
place au jugement professionnel, elle favorise une interprétation consistante des résultats des EES de phase II.
Le présent exposé présentera cette approche ainsi que quelques études de cas où son application a permis d’obtenir un résultat adéquat et
uniforme.
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VOLET D1 : GESTION DE PROJETS
10 h 30 à 11 h
Protéger le présent tout en réhabilitant le passé : planification de la gestion environnementale du projet
d’assainissement du port d’Esquimalt
Rachael Jones1, Andrew Smith2 et Tim Whalen1
Golder Associés Ltée
2
Travaux publics et Service gouvernementaux Canada
1
Le Ministère de la Défense Nationale (MDN) prévoit mettre en œuvre un programme d’assainissement des sites aquatiques contaminés du port
d’Esquimalt (la zone du projet) dans le cadre d’une stratégie à long terme visant à traiter le problème des sédiments qui ont été contaminés par
les activités industrielles passées entreprises dans le port. La zone du projet est sous la propriété et la gestion du MDN et fait partie de la Base
des Forces canadiennes (BFC) à Esquimalt.
Le port d’Esquimalt a témoigné, depuis la seconde moitié du 19ème siècle, de plusieurs activités navales et industrielles. Ces activités ont
engendré la contamination des sédiments. Au cours des récentes décennies, d’importants progrès ont été réalisés au niveau du traitement
et de la gestion des déchets et de la mise en œuvre de meilleures pratiques de gestion relatives aux activités industrielles. Cependant, la
contamination passée est toujours présente dans plusieurs zones du port. Les travaux d’assainissement entrepris par le MDN devraient être mis
en œuvre selon une approche progressive qui ciblera, en premier, les six zones les plus contaminées situées autour de l’infrastructure existante.
Aussi, des travaux d’assainissement et de gestion à long terme sont prévus pour d’autres zones du port et se fonderont sur les résultats des
mises à jour régulières de l’évaluation des risques sur la santé humaine et sur l’environnement. Chacun des six sites d’assainissement proposés
a historiquement témoigné d’activités commerciales, navales et industrielles.
L’évaluation environnementale (EE) et le développement d’un cadre de travail pour la gestion environnementale du projet d’assainissement
sont des éléments clés des phases de planification du projet. L’importance de l’EE émane du fait qu’elle aide les parties prenantes du projet
(i) à comprendre les impacts environnementaux spécifiques et cumulatifs du projet; (ii) à déterminer la susceptibilité du projet à engendrer
d’importants effets environnementaux négatifs; et (iii) à comprendre les stratégies et plans d’atténuation appropriés requis pour éliminer ou
réduire les risques d’effets environnementaux négatifs, et les conséquences potentielles de ces stratégies sur la conception, la construction, le
coût et le calendrier d’exécution du projet.
L’élaboration d’un plan de gestion environnementale pour le projet est nécessaire pour mettre en place un cadre de travail à travers duquel les
éventuels risques environnementaux identifiés par l’EE peuvent être gérés au cours de la mise en œuvre et pour définir les objectifs du suivi des
performances contre lesquels le projet sera évalué. La présentation portera sur certains des principaux enjeux environnementaux et les exigences
de la gestion environnementale des projets de dragage, sur la définition des objectifs du suivi des performances environnementales, et sur les
défis soulevés par l’équilibrage des coûts et les implications de la planification liés aux stratégies d’atténuation tout en gardant à l’esprit l’objectif
le plus important ciblant la réhabilitation environnementale.
11 h à 11 h 30
Règlement de l’Ontario 153/04 pour l’évaluation des risques des lieux contaminés fédéraux
Ruwan Jayasinghe1, Tereza Dan1, Jane Yaraskavitch1, Tanya Lalvani1, Brad Simpson2, Randi Hay3
Stantec Consulting Ltée.
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
3
Ministère des Pêches et Océans
1
Neegan Naynowan Stantec LP a effectuée une évaluation des risques en faisant preuve de diligence raisonnable en vertu du Règlement de
l’Ontario 153/04 du ministère de l’Environnement de l’Ontario (MEO), pour le ministère des Pêches et des Océans (MPO) pour un site
écosensible situé sur une péninsule éloignée, adjacente à la baie Michipicoten au lac Supérieur, en Ontario. Le site vacant appartient à la
Première Nation de Michipicoten, mais était exploité dans le cadre d’une entente de permis d’utilisation du sol pour un phare occupé et établi
par la Garde côtière canadienne depuis plus de 70 ans. Une approche d’évaluation des risques provinciale a été choisie pour le site dans le but
d’y évaluer l’existence de contamination historique liée à l’exploitation antérieure du phare, et de soutenir le retour de la propriété du MPO à la
Première Nation de Michipicoten pour une utilisation non fédérale.
Même si l’évaluation des risques a été effectuée conformément aux normes du Règlement de l’Ontario 153/04, afin d’aborder les limites
du site (c.-à-d., endroit éloigné, conditions de faible pH, volume des sols contaminés) et de répondre aux besoins du MPO, on remarque
plusieurs écarts du processus réglementé du MEO puisqu’aucune préparation de dossier sur l’état du site n’a été planifiée. Par exemple, les
concentrations maximales de contaminants retrouvées sur le site n’ont pas été utilisées; les risques pour la santé ont plutôt été quantifiés en se
basant sur des concentrations de points d’exposition statistiques considérées comme étant plus représentatives des contaminants sur le site. Dans
41
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET D1 : GESTION DE PROJETS
l’ensemble, l’évaluation des risques a démontré qu’il existe des effets négatifs potentiels sur les récepteurs humains et écologiques en raison de la
contamination passée. Les mesures de gestion des risques, caractéristiques à l’évaluation des risques du Règlement de l’Ontario 153/04, n’ont
pas été jugées adéquates pour le site; c’est pourquoi on a proposé des niveaux acceptables spécifiques au site, basés sur un rétrocalcul des
risques (c.-à-d., les objectifs d’assainissement) comme on le fait souvent pour les évaluations des risques fédérales. Cette approche novatrice
peut aussi être utilisée pour d’autres terres en Ontario qui sont louées par l’État ou qui lui appartiennent afin de répondre aux besoins des
gardiens fédéraux et de fournir une évaluation des risques comparable aux évaluations des risques présentées dans le Règlement de l’Ontario
153/04.
11 h 30 à 12 h
Projet d’assainissement des plans d’eau de la cale sèche d’Esquimalt – Gestion des risques, impondérables et
gestion financière
Andrew Mylly1, Amy Corp2, Dan Berlin2, Tom Wang2, Matt Woltman2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
2
Anchor QEA, LLC
1
L’exposé décrit les stratégies et les outils utilisés par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) afin de gérer les risques,
les impondérables, les estimations de coût et le financement dans le cadre du Projet d’assainissement des plans d’eau de la cale sèche
d’Esquimalt. Les travaux qui sont actuellement terminés ont été réalisés en trois grandes étapes : l’étape 1A, soit l’installation d’un rideau
de palplanches autour de la jetée sud à des fins de protection contre l’érosion et d’isolation des contaminants se trouvant en dessous de la
jetée; l’étape 1B, soit le dragage et le transport hors site des sédiments contaminés se trouvant dans les plans d’eau libre; et l’étape 1C, soit
l’aménagement d’un nouvel habitat de marais intertidal. L’étape 2, soit l’assainissement des sédiments contaminés se trouvant sous la jetée
sud, n’a pas encore été réalisée. Le coût total des étapes 1 et 2 du projet s’élève à environ 83 millions de dollars.
Le Plan de gestion des risques est un outil clé qui sert à identifier les risques du projet, les mesures d’intervention connexes et les impondérables.
L’exposé donne un aperçu des méthodes utilisées afin d’identifier les risques, d’estimer les coûts associés à chaque risque en fonction de
résultats parfois imprévisibles et des mesures d’intervention potentielles ainsi que de gérer les impondérables pour chacune des catégories
de risque (construction, expert-conseil ou ingénieur, TPSGC) et pour chacune des étapes du projet (1A, 1B, 1C et 2). L’estimation du risque
résiduel générée pour chaque catégorie a servi à évaluer les imprévus liés à la gestion des risques, qui sont essentiels pour les prévisions des
dépenses et les demandes de financement. Certains des risques les plus importants incluaient le coût du transport et de l’élimination des
sédiments contaminés et la hausse des volumes de dragage. Des exemples des risques prévus sont comparés aux conditions de construction
réelles.
L’élaboration et la tenue à jour d’une structure de répartition du travail détaillée, intégrée au calendrier du projet, à l’estimation de coût et au
plan de gestion des risques, ont été un outil de gestion de projet inestimable afin d’effectuer le suivi du respect des délais, du budget et de la
portée. Le Projet d’assainissement des plans d’eau de la cale sèche d’Esquimalt nécessite un suivi des coûts prévus et réels en ce qui atrait aux
entrepreneurs, aux experts-conseils et à TPSGC, et ce, pour chaque exercice et chaque étape. Étant donné les restrictions budgétaires typiques
de chaque année, les coûts étaient particulièrement importants dans le cadre des étapes de construction qui s’étendaient sur plusieurs exercices.
Il était important de pouvoir présenter les dépenses et les prévisions dans divers formats en fonction des différentes exigences en matière de
production de rapports. Par exemple, le rapport pour le Plan d’action des sites contaminés fédéraux visait l’ensemble du projet alors que le
rapport d’approbation du projet visait uniquement l’étape 1. La production rapide de rapports exacts sur les progrès et les finances de chacun
des engagements était essentielle. Il fallait également se servir de méthodes d’extraction et de vérification des données des systèmes de gestion
financière de TPSGC. La structure de répartition du travail était mise à jour mensuellement; elle était cruciale afin de fournir des rapports et des
prévisions justes chaque mois.
L’exposé présente les leçons apprises concernant les stratégies de contrôle et d’intervention liées aux risques du projet, en tenant compte des
résultats réels liés aux risques. Les leçons apprises portent également sur l’intégration des estimations de coût, des calendriers et des tableaux
des prix unitaires du marché à la Structure de répartition du travail, les façons efficaces d’intégrer les systèmes de gestion financière internes et
les exigences des ressources humaines en ce qui à trait à la gestion de ces processus.
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VOLET D2 : RESPONSABILITÉ ET CONSIDÉRATIONS SOCIO-ÉCONOMIQUES
Mardi 15 avril 2014
VOLET D2 : RESPONSABILITÉ ET CONSIDÉRATIONS SOCIO-ÉCONOMIQUES
Endroit : Gouverneur général III
13 h 30 à 14 h
Analyse économique de la création d’emplois pour l’assainissement de sites contaminés
Peter Birkbeck1, Don Plenderleith2, Phyllis Bruleigh2 et Vanessa Velkoff-Woo3
1
Deloitte
2
Golder et Associés Ltée
3
Environnement Canada
Une analyse économique des retombées économiques des projets d’assainissement des sites fédéraux a été menée par une équipe formée
de spécialistes des sites contaminés et un économiste. L’étude visait à produire, à partir de données réelles, un indicateur global sur la
création d’emplois en fonction des dépenses d’assainissement du PASCF en termes d’emplois annuels équivalents temps plein (ETP) par
million de dollars dépensés sur de tels projets. Les estimations antérieures de création d’emplois en fonction des dépenses associées aux projets
d’assainissement des sites utilisaient les catégories d’emploi de Statistiques Canada qui dépendaient de l’estimation des salaires moyens en
fonction des secteurs d’activités standards; toutefois, il n’existe pas de secteur précis pour la restauration environnementale et la catégorie «
Autres activités de l’industrie de la construction » était utilisée pour convertir la plupart des données sur les grandes dépenses, des redevances de
déversement aux ETP. Pour ce projet, nous avons obtenu le temps de travail et les coûts réels pour six projets afin de produire un multiplicateur
propre aux projets d’assainissement.
Les exigences minimales pour les données d’entrée ont été fixées par Deloitte. Golder et Associés Ltée a défini les types of projets
d’assainissement pour échantillonner un groupe représentatif équilibré de projets types du PASCF. Cela comprend la fermeture de mines dans le
Nord, l’assainissement des sites du réseau d’alerte avancé (DEW), l’excavation et la disposition en régions urbaines et éloignées, et l’épandage
agricole. Six projets d’assainissement ont été examinés pour un coût total des projets de 89 millions de dollars. Nous avons tenu compte de
trois types d’emplois : ingénierie, technique et construction. Nous avons saisi les dépenses totales pour chaque type d’emploi et le nombre total
de jours-personnes travaillés. Cela permet de répartir les salaires élevés, intermédiaires et de base. Bien que les redevances de l’enfouissement
représentent des coûts importants pour les projets d’excavation et de disposition, nous avons saisi les données sur la création d’emplois, car les
projets sélectionnés calculaient tous les coûts d’enfouissement comme des frais de main-d’œuvre pour les sites qui sont la propriété de gardiens.
En ce qui concerne la création d’emplois directs, l’analyse a révélé une fourchette de 6,29 à 2,79 ETP annuels par million de dollars, avec une
médiane de 4,54 ETP par million de dollars. Il s’agit de la même gamme que les résultats obtenus par Statistiques Canada de 8,18 et pour une
étude précise aux étangs bitumineux de Sydney qui donnait 3,43 ETP par million de dollars, ainsi qu’une étude française avec un résultat de
3,13 ETP par million de dollars. Un montant supplémentaire de 1,7 ETP par million de dollars peut être attribué à la création d’emplois indirects.
Nous présenterons comme exemple le cas de la création d’emplois pour un projet d’assainissement de sols contaminés d’une valeur de 11 M$
à Houpsitas sur l’île de Vancouver.
14 h à 14 h 30
Caractérisation et estimation du passif total relatif à tous les sites contaminés fédéraux actuels et futurs
Rod Story et Tolga Yalkin
Bureau du directeur parlementaire du budget
Cette présentation décrit la méthodologie et les résultats de l’étude du Bureau du directeur parlementaire du budget (BDPB) sur le passif total
relatif à l’assainissement de tous les sites actuels et futurs inscrits dans l’Inventaire des sites contaminés fédéraux (ISCF). Le DPB a employé
une série de méthodes statistiques pour estimer le passif total en fonction des données saisies dans l’ISCF.
Chaque année, le gouvernement fournit une estimation du passif relatif à l’assainissement des sites contaminés du Canada. Cette estimation,
portée aux Comptes publics, se fonde sur les principes comptables généralement reconnus (PCGR) du Conseil sur la comptabilité dans le
secteur public.
L’estimation du BDPB sera probablement plus élevée que celle du gouvernement, et ce, pour trois raisons. Premièrement, l’estimation du
gouvernement, en moyenne, augmente au fil des années. Deuxièmement, le gouvernement ne compte pas le passif des sites encore non
évalués. Troisièmement, le gouvernement continue d’ajouter à l’inventaire des sites dont le passif n’a jamais été versé dans l’estimation
jusque-là.
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VOLET D2 : RESPONSABILITÉ ET CONSIDÉRATIONS SOCIO-ÉCONOMIQUES
La présentation portera sur :
•
•
•
la méthodologie ayant servi au calcul du passif total ;
les caractéristiques du passif des sites contaminés ; et,
le passif estimé total de tous les sites, avec séparation des sites actuels et futurs et ventilation par classe (1, 2 ou 3).
L’étude du DPB devrait sortir en février 2014.
14 h 30 à 15 h
Travailler en partenariat avec l’industrie privée pour réduire la responsabilité
Lou Spagnuolo et Robert Lauer
Programme des sites contaminés du Nord, Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
Le Programme des sites contaminés du Nord (PSCN) d’Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC) est responsable
de l’assainissement de sites abandonnés situés sur des terres de la Couronne dans les trois territoires du Nord du Canada. Le portefeuille de
propriétés du PSCN dans le Nord résulte d’activités d’exploitation des ressources menées par le secteur privé et d’activités liées à la défense
nationale. Ces sites datent de plus d’un demi-siècle, bien avant que les impacts environnementaux de ces activités n’aient été compris ou gérés
adéquatement. Le Programme dont l’inventaire des sites inclut plus de 50 mines abandonnées est responsable d’un total de passifs de plus
de 2 milliards de dollars, ce qui en fait le plus grand programme fédéral canadien du genre. À ce jour, le PSCN a dépensé plus d’un milliard
de dollars; près de la moitié de cette somme a été utilisée pour faire avancer plusieurs grands projets complexes d’assainissement et les fonds
restants ont été utilisés pour mener à bien l’assainissement de plus de 35 sites de plus petite envergure dans le Nord.
Cet exposé présentera un aperçu du PSCN et traitera des défis et des occasions que l’on rencontre continuellement pendant les travaux
d’assainissement de sites dans le Nord du Canada. La discussion portera sur les différents accords innovateurs qui ont été négociés avec
l’industrie privée pour tirer parti des ressources existantes (main-d’œuvre, équipement et actifs historiques), ce qui permettra au PSCN de réduire
de façon importante sa responsabilité globale. Au moins deux de ces accords, qui, collectivement, ont permis à l’État d’économiser plus de 35
millions de dollars, seront présentés de façon détaillée.
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VOLET D3 – DURABILITÉ
Mardi 15 avril 2014
VOLET D3 : DURABILITÉ
Endroit : Gouverneur général III
15 h 30 à 16 h
Jusqu’à quel point la réhabilitation durable est durable ?
Debora Reanne Ridsdale
1
Département de Géographie et Aménagement, Université de la Saskatchewan
2
Saskatchewan Research Council
L’industrie de la réhabilitation de sites contaminés a vu une croissance exponentielle dans les dernières décennies. Plusieurs organismes
internationaux ont développé des cadres pour intégrer les concepts de développement durable dans les projets de réhabilitation. Cependant, il
n’y a pas de définition générale ni de cadre universel établit pour la réhabilitation durable. C’est seulement récemment que la littérature sur le
sujet se manifeste, et cela avec une attention limitée pour les façons d’intégrer et opérationnaliser la durabilité dans le contexte des cadresde
réhabilitation – ou si la durabilité y joue un rôle significatif. Cette présentation examine le rôle des concepts de développement durable dans
les cadres de réhabilitation durable. Plus précisément, elle présente les résultats d’une analyse servant à définir, intégrer et opérationnaliser la
durabilité dans les cadres de réhabilitation. Les méthodes sont basées sur une révision d’un échantillon de cinq cadres de réhabilitation par
rapport à des principes normatifs et des critères d’ évaluations de durabilité. Des recommandations sont fournies pour améliorer l’intégration
des notions de durabilité et comment mieux les gérer en pratique.
16 h à 16 h 30
Utilisations futures des terres et assainissement durable pour le projet d’assainissement des étangs
bitumineux et du site des fours à coke de Sydney : étude de cas et leçons retenues sur la conception
adaptative des travaux d’assainissement
Bruce Noble1, Donnie Burke2, David Wilson1 et John Ryan1
AECOM
2
Sydney Tar Ponds Agency
1
Le projet d’assainissement des étangs bitumineux de Sydney découle de près de 100 ans de production d’acier à Sydney, en Nouvelle Écosse,
qui a laissé en héritage des sols, des sédiments et des eaux souterraines contaminées aux HAP, COV, HCP, BPC et métaux lourds à deux sites
principaux : les étangs bitumineux – un site marin de 34 hectares – et les fours à coke – un site terrestre de 68 hectares. Compte tenu du
milieu urbain, le programme d’assainissement constitue une occasion unique d’assainissement durable pour remettre en état un site industriel
contaminé et l’utiliser pour de nouveaux aménagements urbains.
La vision adoptée pour l’assainissement de ces sites remonte à plus de 30 ans et comprend des aspects de restauration écologique et durable.
Et avec la construction terminée à l’été 2013, cette solution ancrée dans la communauté d’aménagement urbain sur ces sites anciennement
contaminés a pris forme. Cette réalité, conjointement avec un fort soutien communautaire pour les mesures d’assainissement entreprises jusqu’à
présent, a créé un élan de soutien pour cette vision de renouveau urbain qui va bien au-delà de l’étape de la construction pour la restauration.
Les promoteurs du projet, la Sydney Tar Ponds Agency (agence des étangs bitumineux de Sydney), ont misé sur les recommandations de l’évaluation environnementale pour préparer un plan d’utilisation future des terres pour ces sites. Appuyée par la participation de la collectivité, l’intégration de la conception et de la mise en œuvre des travaux de restauration avec le plan d’utilisation future des terres a commencé. Le projet,
par la mise en œuvre du plan d’utilisation future des terres, reposera sur les caractéristiques de restauration durable de la conception des travaux
d’assainissement et servira de fondements nécessaires pour concrétiser l’aménagement urbain futur sur ces sites anciennement contaminés.
La principale solution d’assainissement pour les étangs bitumineux consiste à solidifier et stabiliser environ 700 000 tonnes de sédiments contaminés au goudron de houille dans un site influencé par l’environnement marin. La solution d’assainissement comprend des volets écologiques
et durables, et comprend une vocation de type parc récréatif. Le plan d’utilisation future des terres produit comprend un secteur commun, des
sentiers pédestres, un belvédère sur le port de Sydney, et des infrastructures passives de loisirs, coordonnés avec la conception des travaux
d’assainissement et intégrés avec les secteurs environnants, dont l’océan Atlantique.
La solution d’assainissement pour les fours à coke comprend une infrastructure souterraine telle que des tuyaux de reprise des eaux souterraines
et des barrages souterrains. Le site au complet sera recouvert d’une couverture de sol. Cette solution d’assainissement comprend des aspects
de restauration durable semblables à ceux adoptés pour traiter les sites des étangs bitumineux. De plus, le site des fours à coke sépare deux
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET D3 – DURABILITÉ
communautés résidentielles de Sydney et, par conséquent, le projet vise à relier ces deux secteurs par des rues de surface et à favoriser le
développement commercial à petite échelle tout en conservant certaines zones comme ceinture de verdure.
La présentation abordera les aspects de restauration durable d’un des plus vastes projets d’assainissement au Canada qui servira d’étude de
cas sur la mise en œuvre de l’assainissement écologique et durable des sites des étangs bitumineux et des fours à coke. L’étude de cas soulignera les leçons retenues pour l’intégration de l’assainissement écologique et durable à un grand projet d’assainissement depuis l’évaluation
environnementale jusqu’à la conception et la construction.
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VOLET E1 : ORIENTATION POUR LES SITES CONTAMINÉS
Mardi 15 avril 2014
VOLET E1 : ORIENTATION POUR LES SITES CONTAMINÉS
Endroit : Québec
9 h à 9 h 30
Manuel sur les facteurs d’exposition canadiens, 2013
G. Mark Richardson
Stantec Consulting Ltée
En 1997, la publication du recueil des facteurs canadiens pour l’évaluation des risques pour l’exposition humaine (Compendium of Canadian
Human Exposure Factors for Risk Assessment) fournit à la population canadienne des données et des renseignements qui servent de base aux
évaluations des risques pour la santé humaine au pays. Ce recueil constitue pour le moment la source la plus courante de caractéristiques des
récepteurs pour les évaluations des risques associés à des sites contaminés (et autres) au Canada, ainsi que la principale source d’hypothèses
pour les caractéristiques pour les humains des directives sur l’évaluation du risque de Santé Canada pour les sites contaminés fédéraux. De
plus, il est cité dans divers règlements provinciaux sur l’environnement, diverses directives pour l’évaluation réglementaire des risques, des
protocoles pour la rédaction de lignes directrices sur la qualité de l’environnement fondées sur le risque pour protéger la santé humaine, et des
documents techniques pour la production de lignes directrices individuelles axées sur les risques pour l’environnement et d’évaluations des
risques. Reconnaissant que le Compendium de 1997 est grandement dépassé, les données récentes de Statistiques Canada ont été utilisées
et examinées pour le mettre à jour. L’objectif général de cette mise à jour consistait à améliorer la précision des évaluations des risques posés
pour la population canadienne, et en réduire l’incertitude, en raison de l’exposition aux contaminants environnementaux.
Les données canadiennes récentes ont permis de mettre à jour les facteurs d’exposition pour une variété de variables du Compendium, y
compris le poids corporel, la surface de la peau exposée et les profils d’activités et de durée. Les taux d’ingestion des sols révisés sont
également recommandés. Nous discuterons des fondements qui ont mené aux caractéristiques révisées des récepteurs et nous comparerons
ces nouvelles valeurs à celles recommandées en 1997. Les conséquences des changements des caractéristiques de la population canadienne
pour les évaluations des risques seront également abordées.
9 h 30 à 10 h
Documents d’orientation de Santé Canada relatifs à l’évaluation des risques pour la santé humaine associés
aux sédiments contaminés
Meghan Roushorne, Odette Bose, Heather Jones-Otazo, Deanna Lee, Angela Li-Muller, Darcy Longpré, Sanya Petrovic, Marie-Josée Poulin,
Lindsay Smith-Munoz, Louise White
Santé Canada
Désigné comme ministère expert dans le cadre du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux, Santé Canada a le mandat de fournir
orientation et conseils relatifs à l’évaluation des risques pour la santé humaine associés aux sites contaminés fédéraux au Canada. À l’heure
actuelle, il n’existe pas au Canada d’approche universelle pour l’évaluation des risques des personnes exposées à des sédiments contaminés,
et les recommandations pour la qualité des sédiments du CCME disponibles sont basées sur des objectifs de protection écologique seulement.
Les sites comportant des sédiments contaminés ont été couramment gérés à l’aide d’outils développés pour les sites avec des sols contaminés.
Cependant, les sédiments se différencient des sols de plusieurs façons et l’application des outils développés pour les sols peut ne pas être
appropriée pour évaluer l’exposition aux sédiments.
Santé Canada reçoit fréquemment, de la part de ministères gardiens fédéraux et de professionnels oeuvrant dans le domaine des sites
contaminés, des demandes de conseils en matière d’évaluation des risques pour la santé humaine relatifs à l’exposition à des
contaminants dans les sédiments, particulièrement pour les sites aquatiques. En réponse à ces demandes, Santé Canada a élaboré les documents
d’orientation préliminaires suivants :
•
•
Bulletin technique sur l’évaluation de l’exposition humaine aux sédiments contaminés via le contact direct; et,
Bulletin technique sur l’évaluation des risques potentiels pour la santé humaine de la consommation de produits de la mer
aux sites de sédiments contaminés.
Les documents d’orientation ont été élaborés pour les ministères gardiens fédéraux au Canada, ainsi que pour les professionnels travaillant
dans le domaine des sites contaminés qui effectuent des évaluations des risques pour la santé humaine pour le compte des ministères
gardiens fédéraux. Ils sont destinés à fournir un résumé concis des orientations de Santé Canada en regard des principaux aspects de
l’évaluation des risques pour la santé humaine associés à l’exposition à des contaminants dans les sédiments. L’objectif de ces documents
est de fournir des orientations sur certains éléments de l’évaluation des risques pour la santé humaine relatifs aux sédiments contaminés non
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET E1 : ORIENTATION POUR LES SITES CONTAMINÉS
couverts par les autres guides d’orientation de Santé Canada. Le premier document donne des conseils sur l’évaluation de l’exposition humaine aux
contaminants dans les sédiments pour les voies de contact direct, comme l’ingestion accidentelle de sédiments et le contact cutané avec ces
derniers. Le second document fournit des indications sur l’évaluation des risques pour la santé humaine liés à la consommation de produits de
la mer ayant pu potentiellement accumuler des contaminants via les sédiments.
La présentation donnera un aperçu du contenu clé des deux documents d’orientation préliminaires.
10 h 30 à 11 h
Définition des bruits de fond et utilisation des concentrations naturelles dans l’évaluation des risques
écologiques (guide du PASCF)
Amy Sparks1 et Ulysses Klee2
Environnement Canada
2
Stantec Consulting Ltée.
1
Le document d’orientation et les modules techniques du PASCF sur l’évaluation du risque écotoxicologique du ont été élaborés pour offrir aux
gardiens des sites contaminés fédéraux des conseils techniques uniformes à sur l’évaluation des risques écotoxicologiques (ÉRÉ) et la gestion
du risque. Le Module 5 : Définition des conditions naturelles et utilisation des teneurs de fond naturelles est le premier guide du genre; il indique
comment définir convenablement les conditions naturelles d’un site et comment se servir de teneurs de fond dans une ÉRÉ. Le but du guide
est d’aider les gardiens et leurs experts‑conseils dans ce domaine et de mieux uniformiser la gestion des sites contaminés fédéraux à l’échelle
nationale.
Les teneurs de fond naturelles servent à donner dans les ÉRÉ une référence qui indique ce qui existe naturellement sur le site et dont il faut tenir
compte lorsque l’on calcule le risque pour les récepteurs sur le site. Le présent exposé donnera des conseils à l’égard de l’échantillonnage pour
établir des teneurs de fond naturelles représentatives dans les sols, les sédiments et l’eau de surface de sites contaminés. Il fournira des détails
sur la façon de sélectionner les contaminants potentiellement préoccupants (CPP) aux fins de l’ÉRÉ lorsqu’il y a des teneurs de fond naturelles
élevées sur un site contaminé. Dans les sites où il y a des teneurs de fonds naturelles élevées, il faut comparer les CPP avec les teneurs de
fond afin de déterminer si elles sont supérieures aux critères de qualité environnementale; c’est la seule manière de les inclure ou de les exclure
de l’évaluation des risques écologiques.
Au cours de l’exposé, on expliquera aussi comment se servir des teneurs de fond naturelles quand on effectue une ÉRÉ. Lorsque l’on observe des
teneurs de fonds naturelles élevées pour des CPP sur un site, il faut quand même considérer ces CPP dans l’ÉRÉ. À l’heure actuelle, il n’existe
pas de méthode reconnue pour ajuster un quotient de danger qui permettrait de compenser des teneurs de fond naturelles élevées de ce qui
autrement serait considéré comme des contaminants. Pour cette raison, les calculs du quotient de danger varient grandement.
Dans les sites où l’on établit que les concentrations des CPP sont plus élevées que les teneurs de fond naturelles, les quotients de danger ne
donnent pas une indication des effets possibles sur les récepteurs. Les populations résidentes fonctionnent « normalement » dans des teneurs
de fond élevées parce que les organismes s’adaptent ou s’acclimatent aux conditions du site. Toutefois, cela peut être problématique lorsque
des évaluateurs ÉRÉ font des rajustements pour tenir compte de la capacité de la population de fonctionner dans des concentrations plus
élevées que les concentrations typiques. Les limites de la méthode du quotient de danger sont ainsi évidentes dans les sites où les niveaux sont
naturellement élevés. Par conséquent, il y a lieu de remettre en question l’utilité des quotients de danger pour indiquer les effets possibles sur
les récepteurs. Même si les quotients de danger ne permettent pas de bien indiquer les effets des contaminants, il est toujours possible de les
inclure dans la procédure de détermination du poids de la preuve, mais ils ne devraient pas servir de principale source d’éléments probants.
11 h à 11 h 30
Directives concernant la gestion de sites aquatiques contaminés dans les ports fédéraux actifs
Tamsin Laing1, Viviane Paquin1, Murray Smith2, Stuart Dean2, Jeremy Anglesey3
Collège militaire royal du Canada
2
Pêches et Océans Canada
3
Environnement Canada
1
Le gouvernement fédéral détient et gère de grands ports commerciaux ainsi qu’un réseau national de ports pour petits bateaux à l’échelle
du Canada, lesquels sont essentiels aux industries de la navigation commerciale, de la pêche et du loisir. Or, bon nombre de ces ports
seraient ou sont touchés par de la contamination antérieure. L’élimination des contaminants présents dans ces sites présente des difficultés
uniques, puisque les activités portuaires et l’utilisation des terres environnantes actuelles représentent potentiellement une source constante de
contamination. Il faut donc adopter une approche fédérale scientifiquement prouvée et cohérente pour déterminer le moment de la prise en
charge de la contamination dans un site portuaire actif, et pour fixer les objectifs d’assainissement et ceux liés à la qualité des sédiments dans
les petits et grands ports actifs, le tout en conformité avec les objectifs de gestion du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux concernant
la protection de la santé humaine et environnementale.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET E1 : ORIENTATION POUR LES SITES CONTAMINÉS
La première phase du projet comprenait une analyse documentaire des approches utilisées dans les différentes régions pour déterminer les
objectifs d’assainissement et les objectifs de qualité des sédiments (OQS) dans les ports actifs. L’examen a permis d’en savoir plus sur les seuils
de contamination déclenchant un processus d’assainissement pour les différentes utilisations des plans d’eau, sur la façon dont les objectifs
d’assainissement et les OQS s’y rattachant sont élaborés, sur le niveau de protection offert par les OQS propres aux sites, sur le moment de
l’intégration des contrôles institutionnels, sur les directives existantes utilisées et sur la participation des intervenants tout au long du processus
d’évaluation et de planification de l’assainissement. L’étude a notamment permis de conclure qu’il est essentiel de cerner et de gérer les sources
de contamination pour arriver à gérer les ports efficacement, et que la décision de procéder à l’assainissement est généralement prise lorsqu’il
y a dégradation de l’environnement ou de l’utilisation bénéfique, les objectifs d’assainissement étant fondés sur le risque pour les niveaux
trophiques plus élevés. Dans la plupart des sites, on a utilisé une approche équilibrée entre les risques, les coûts et la faisabilité sur le plan
technique pour orienter les programmes d’assainissement.
La phase actuelle du projet comprend l’élaboration d’une stratégie et de directives sur la gestion des ports actifs qui tiennent compte des
éléments susmentionnés. Les directives seront conformes au Cadre d’évaluation et de gestion de sites aquatiques contaminés, conformément
au Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) en dix étapes, et indiqueront des considérations particulières pour la gestion des
ports actifs à chaque étape. Cette présentation comportera un survol de l’analyse documentaire et une ébauche des directives pour la gestion
des bassins portuaires.
11 h 30 à 12 h
Vers l’élaboration de recommandations additionnelles pour la qualité des sols pour les métaux-traces
Ian Mitchell
Millennium EMS Solutions Ltd.
Plusieurs métaux-traces ne sont pas touchés par des recommandations actuelles pour la qualité des sols fondées sur les risques et préparées
en suivant le protocole pour les lignes directrices sur les sols du Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME), et sont plutôt visés
par d’anciennes lignes directrices provisoires de 1991 qui sont encore utilisées pour l’évaluation de ces substances et l’assainissement des
sites touchés. Toutefois, lorsque ces lignes directrices provisoires sont utilisées, il n’existe aucun moyen d’établir un lien entre les concentrations
mesurées aux risques réels en matière de santé humaine et d’environnement.
Des travaux sont en cours pour actualiser les lignes directrices fondées sur les risques pour certains de ces métaux-traces (molybdène, cobalt
et béryllium) grâce au fonds albertain Upstream Petroleum Remediation Fund. Ces travaux utilisent de nouvelles données liées à la toxicité
produites à l’appui du programme européen d’enregistrement, d’évaluation et d’autorisation des produits chimiques (Registration, Evaluation,
Authorization and restriction of CHemicals – REACH). Un ensemble de données suffisant a été produit pour élaborer les recommandations pour
la qualité des sols fondées sur le risque pour le molybdène et le cobalt; des données supplémentaires sont produites actuellement pour préparer
celles pour le béryllium.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET E2 : CONSIDÉRATIONS SPÉCIALES
Mardi 15 avril 2014
VOLET E2 : CONSIDÉRATIONS SPÉCIALES
Endroit : Québec
13 h 30 à 14 h
Évaluation de sites, gestion des risques et assainissement fondés sur l’amélioration du modèle conceptuel de
site (MCS)
Marc Bouchard
Stantec Consulting Ltée
Les projets d’évaluation environnementale et d’assainissement de sites évoluent habituellement par étapes au fur et à mesure de l’acquisition de
nouvelles données sur les sols et l’eau souterraine qui permettent de préciser la délimitation des répercussions environnementales en fonction
des renseignements déjà obtenus. Souvent, un modèle conceptuel du site (MCS), une base conceptuelle pour l’assainissement (BCA) et une
analyse de la gestion des risques et des options d’assainissement (AGROA) ne sont produits qu’après l’obtention d’un ensemble de données
assez complet, tandis que certaines mesures d’assainissement provisoires peuvent déjà avoir été mises en œuvre, pour orienter les prochaines
mesures d’assainissement à prendre.
Dans le cadre du présent projet, réalisé par PepsiCo Canada Breuvages en 2011, 2012 et 2013, Stantec Consulting ltd a adopté une autre
approche en vertu de laquelle une AGROA a été réalisée dès la première étape du projet, après une évaluation limitée du site produite par un
autre expert-conseil (sans aucune délimitation), avant de mettre en œuvre quelque autres enquêtes intrusives ou mesures d’assainissement.
L’AGROA impliquait la préparation d’un MCS et d’une BCA pour quantifier la masse du contaminant et son étendue dans le milieu présent sur
le site (sol et eau souterraine dans le sol et substrat rocheux fissuré), tout en surveillant l’incertitude associée à ces estimations. L’AGROA
constitue la base d’une enquête et d’un modèle d’échantillonnage de forme matricielle pour le sol et l’eau souterraine qui a permis de délimiter
de façon économique et en une seule étape les répercussions pour le site, et qui a permis de préciser les MCS et BCA préliminaires. Cela a
permis de produire des estimations réalistes et complètes des coûts totaux pour la gestion des risques et l’assainissement, et l’approche choisie
(excavation de sol et de substrat rocheux peu profond et surveillance des eaux souterraines) a été mise en œuvre et achevée avec succès en
2012 et en 2013.
Ce projet démontre l’utilisation d’une approche novatrice et économique pour élaborer une analyse de la gestion des risques et des options
d’assainissement de façon dynamique au début de l’évaluation d’un site avec des ensembles de données initiales limitées afin d’aider un client
à créer des conditions pour la fermeture du site, économiquement et en respectant un échéancier serré.
14 h à 14 h 30
Espèces en péril et sites contaminés – Implication pour l’évaluation et la remédiation des friches industrielles
Barbara Hard
Franz Environmental Inc.
Les friches industrielles ont le potentiel de maintenir une grande diversité de la faune, en fournissant souvent un habitat dans les zones urbaines.
Les friches industrielles peuvent inclure des anciens terrains industriels et commerciaux, des carrières, des lignes ferroviaires désaffectées, des
déchets, des décharges et d’autres terrains abandonnés lesquels au fil des années pourront se replanter naturellement et se redéveloppent
en habitat pour la faune. Les étangs artificiels formés par l’homme et les eaux de ruissellement une fois abandonnés peuvent se développer
en zones humides et soutenir un grand nombre d’espèces végétales et animales en l’espace de quelques années. La Loi sur les Espèces en
Péril (LEP) qui est entré en vigueur en 2002 protège les organismes en voie de disparition ou menacées ainsi que leurs habitats. La loi gère
également les espèces qui ne sont pas encore menacées, mais dont l’existence ou l’habitat est en danger. Les espèces sur la liste de la LEP
incluent les plantes, les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les amphibiens, les insectes, les poissons ainsi que d’autres espèces aquatiques
telles que les moules. En vertu de la loi il est interdit de tuer, de maltraiter, de harceler, ou de capturer un individu d’une espèce qui est inscrite
comme une espèce en voie de disparition ou menacée. En outre, il est interdit d’endommager ou de détruire le milieu de vie d’un ou plusieurs
individus d’une espèce sauvage qui est répertoriée étant une espèce en voie de disparition ou menacée, ou qui est inscrite comme espèce
disparue du pays si un programme de rétablissement a recommandé la réintroduction de l’espèce dans un milieu naturel canadien.
LEP peut affecter un projet d’évaluation ou de remédiation d’un site lorsque des espèces en péril se trouvent sur le site tout au long de l’année.
La présence d’une ou de plusieurs espèces en péril peuvent avoir pour conséquence le retard d’un projet, du travail supplémentaire ou des
coûts élevés.
Cet exposé présentera des exemples de projets impliquant des espèces en péril et discutera des implications, des options et des mesures prises.
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VOLET E2 : CONSIDÉRATIONS SPÉCIALES
14 h 30 à 15 h
Établissement Pittsburgh
Claudia Simonato1, Heather Fenton2, Andrea Catley2, Don Plenderleith2 et Danielle Currie3
1
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
2
Golder et Associés Ltée
3
Service correctionnel du Canada
Une évaluation du risque pour la santé humaine (ERSH) et une évaluation des risques écologiques (ERE) ont été réalisées pour le Service
correctionnel du Canada (SCC) pour analyser la contamination près d’un bâtiment pour la réparation de matériel agricole à l’établissement
de Pittsburgh à Kingston en Ontario. Selon les résultats de l’ERSH et de l’ERE, une évaluation des options d’assainissement (ÉOA) et un plan
d’action en matière d’assainissement et de gestion des risques (PAAGR) ont également été préparés.
Selon les résultats des évaluations environnementales du site aux étapes I, II et III, la contamination dans ce secteur du bâtiment provenait de
métaux, d’hydrocarbures pétroliers (HCP) et d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans le sol, et de métaux, d’HCP, d’HAP et de
éthylbenzène dans les eaux souterraines. On a constaté la présence de liquides légers en phase non aqueuse (LLPNA) dans trois puits sous
surveillance près du bâtiment. On a déterminé diverses sources potentielles pour ces contaminants, notamment d’anciens réservoirs de
stockage hors sol et souterrains, des écoulements de drains de plancher et de puisards, des débris enterrés, stocks de la ferraille, l’utilisation
agricole du cobalt, des fuites ou des déversements de matériel agricole, et la pulvérisation antérieure pour le contrôle de la poussière. Ces
sources potentielles de contamination ont soit été enlevées du site, soit été contrôlées pour éviter tout rejet futur de contaminants dans le sol ou
l’eau souterraine.
L’ERSH et l’ERE ont précisé les voies d’exposition, les récepteurs associés et les contaminants potentiellement préoccupants (CPP). En se
fondant sur ces renseignements, on a pu identifier les situations suivantes de risques inacceptables en matière de récepteur-voie-contaminant :
•
•
•
le travailleur en plein air exposé à des équivalents toxiques (TEQ) au benzo[a]pyrène (B[a]P);
le travailleur de la construction exposé au plomb;
les récepteurs associés à l’inhalation de vapeurs dans des bâtiments à construire sur le site à l’avenir avec des fondations de
dalle sur terre-plein et une exposition au naphtalène et au 2-méthylnaphtalène.
Une ERE a été réalisée pour évaluer les options d’assainissement du sol pour éliminer les risques énoncés ci-haut. Des objectifs
d’assainissement ont été recommandés pour les contaminants potentiellement préoccupants (CPP) et, selon ces objectifs d’assainissement, un
volume de sol contaminé à assainir a été fixé.
Trois options d’assainissement et de gestion des risques ont été examinées : l’excavation du sol contaminé et son élimination hors site;
l’installation d’une barrière pour sol peu profond; l’installation d’une barrière solide. Selon les résultats des ERE, l’excavation et l’élimination hors
site conjointement avec des mesures de gestion des risques ont été recommandées comme option d’assainissement privilégiée. De nombreuses
mesures de gestion des risques ont été proposées afin de réduire le volume de sol qui doit être assaini. Les mesures d’assainissement et de
gestion des risques sont actuellement mises en œuvre sur le site.
15 h 30 à 16 h
La technologie MIP/FIL : Faut-il l’utiliser ou pas ?
Christi Groves1, Ian Mendes1, Jennifer Shearn2, Bryan Pellerin3
1
Golder Associés Ltée
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
3
Construction de Défense Canada
Lorsqu’on envisage la possibilité d’utiliser une sonde Membrane Interface Probe (sonde MIP) ou la fluorescence induite par laser (FIL) pour
évaluer un site, il faut bien comprendre les avantages potentiels ainsi que les défis et les limites de ces technologies. La sonde MIP et la FIL sont
des outils de détection qui offrent de l’information semi-quantitative en temps réel au sujet des impacts des composés organiques volatils (COV)
et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La sonde MIP utilise de la chaleur pour volatiliser les COV adjacents à la membrane
semi-perméable de la sonde, et les gaz ainsi générés sont ensuite acheminés aux détecteurs à la surface du sol. La FIL émet des impulsions
de lumière monochrome qui sont absorbées par des électrons dans les composés souterrains contenant des hydrocarbures aromatiques
polycycliques (HAP), ce qui provoque leur fluorescence (c’est-à-dire la diffusion de lumière de longueur d’onde différente). La
fluorescence émise est réacheminée vers les détecteurs à la surface du sol. Les détecteurs à la surface du sol fournissent de l’information sur les
concentrations relatives et les composés présents.
Dans le cadre du programme d’analyse des lacunes et d’essais détaillés des trois sites qui se trouvent sur la Base des Forces canadiennes (BFC
Borden) à Angus, en Ontario, la sonde MIP et la FIL ont été utilisées en parallèle avec le traditionnel prélèvement de sol par forage et le contrôle
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VOLET E2 : CONSIDÉRATIONS SPÉCIALES
des puits pour évaluer les conditions souterraines dans chacun des sites et pour délimiter l’étendue de la contamination, le cas échéant. Les
trois sites sont un ancien poste de ravitaillement en carburant pour véhicules, un ancien garage pour véhicules à roues et une ancienne aire de
stockage de carburant en vrac. Les contaminants préoccupants sont entre autres le benzène, le toluène, l’éthylbenzène, le xylène, les fractions
d’hydrocarbures pétroliers F1 à F4 et les HAP.
Au total, 146 emplacements à sonde MIP et 26 emplacements à FIL ont fait l’objet de mesures le long de plusieurs transects dans chaque site.
Pendant qu’on déplaçait les sondes, un technicien d’expérience a examiné les données et a fait une interprétation sommaire des résultats pour
chaque endroit où une sonde était installée, ce qui nous a permis de procéder sur-le-champ à des ajustements du programme des travaux. On
a utilisé les résultats du relevé par sonde MIP/FIL pour optimiser l’emplacement des puits de forage et des puits de contrôle afin de confirmer
l’état des sols et de vérifier la qualité de l’eau et des sols. Les données des sondes MIP et de FIL ont été combinées à l’information recueillie
pendant les opérations de forage pour établir un modèle conceptuel de site 3D qui a formé une image visuelle des conditions souterraines et de
tout panache de contaminants relevés, le cas échéant.
Les données de sonde MIP et de FIL ont été un outil de détection efficace pour établir la présence et la distribution des contaminants et l’existence
d’éventuelles voies de migration préférées pour les contaminants et les impacts sur les récepteurs hors site dans deux des sites. Bien qu’elle
ait fait augmenter les coûts d’ensemble de l’étude, l’utilisation de cette technologie dans ces sites a fourni certaines réponses définitives à des
questions de longue date sur la présence et l’étendue de la contamination. Pour ce qui est de l’évaluation du troisième site, les résultats ont été
mixtes.
Dans les deux sites où l’on avait constaté la présence de contaminants par le passé, la technologie a présenté plusieurs avantages. Elle a
notamment offert une façon rapide et efficace de définir la présence ou l’absence de contaminants, ce qui nous a permis de prendre des
décisions plus éclairées au sujet des endroits où forer des puits, où situer les puits de contrôle et où prélever des échantillons de sol et d’eau
souterraine, réduisant ainsi le nombre d’échantillons à prélever et les coûts de laboratoire. Cependant, le troisième site a présenté davantage de
défis. En effet, les conditions du sol ont posé problème et les lectures de la sonde MIP ont produit des résultats de faux positif, ce qui a pu avoir
occasionné des forages additionnels et une augmentation des coûts. Cette présentation porte sur ce que nous avons appris en utilisant cette
technologie dans le cadre de l’évaluation des trois différents sites.
16 h à 16 h30
Conception d’un programme de surveillance à long terme basé sur la performance passée et le risque futur
Maeve Moriarty1, Shari Reed1, Daniela Loock1, Roland Merkosky2, David Eagles3
Collège militaire royal du Canada
2
AECOM
3
Ministère de la Défense nationale
1
L’assainissement est terminé, les rapports de clôture sont achevés, et maintenant nous pouvons fermer le projet – n’est-ce pas? Au contraire, si
votre plan de mesures correctives comprend la gestion des risques! La responsabilité, bien que considérablement réduite, existe encore, et par
conséquent la surveillance est nécessaire. Le ministère de la Défense nationale a achevé le nettoyage des 21 sites du réseau d’alerte avancée
(DEW) et la phase de surveillance à long terme du projet est bien en marche. Un total de 99 décharges au Nunavut, 18 décharges aux Territoires
du Nord-Ouest et cinq décharges au Yukon font partie du programme de surveillance. Dans cette présentation, on examinera les résultats des
données de surveillance pour un échantillon représentatif de 20 décharges assainis pendant jusqu’à 13 ans de surveillance, afin d’évaluer la
performance des décharges assainis jusqu’à ce jour. Cette évaluation servira de tremplin pour l’élaboration d’un plan de surveillance à long
terme.
Le programme de surveillance de la décharge utilisé actuellement a été mise en œuvre en 1998 pour toutes les décharges du réseau DEW. Ce
programme consiste en trois phases de surveillance, avec une fréquence de surveillance décroissante : la phase I (les années 1 à 5), la phase
II (les années 6 à 25) et la phase III, pour une durée et une procédure pas encore déterminées. Selon le genre et le dessin de la décharge, le
programme de surveillance actuel comprend une combinaison d’analyse des eaux souterraines, d’analyse du sol, de surveillance visuelle et
de surveillance thermique. Le plan de surveillance de la phase III est en cours d’élaboration. Une matrice d’évaluation qualitative de risque pour
les décharges surveillées a été produite pour servir comme cadre pour évaluer la probabilité d’insuccès des décharges assainies et le risque
potentiel pour la santé humaine et pour l’environnement posé par un échappement de sol contaminés des décharges assainies. L’analyse des
données de surveillance, ainsi qu’une analyse des risques de l’échec, fournit des leçons pour la conception d’un programme de surveillance à
long terme pour les décharges assainies et les décharges nouvellement construites aux sites isolés.
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VOLET F1 : CADRE DE GESTION DES LLPNA
Mercredi 16 avril 2014
VOLET F1 : CADRE DE GESTION DES LLPNA
Endroit : Provinces / Confédération I
8 h 30 à 9 h
Cadre de gestion du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux concernant les sites de LLPNA
Brian Drover1 et Craig Wells2
1
Environnement Canada
2
Ministère de la Défense nationale
En 2010, motivé principalement par les demandes visant à obtenir des conseils sur des projets précis du Plan d’action pour les sites
contamines fédéraux (PASCF), comme le projet d’assainissement à Goose Bay (PAGB) au Labrador, le personnel du PASCF a reconnu la
nécessité d’offrir des conseils cohérents sur la gestion des sites de LNAL fédéraux reposant sur les connaissances scientifiques les plus récentes.
En mars 2010, Environnement Canada, dans le cadre de son rôle visant à offrir un soutien spécialisé relativement au PASCF, a organisé un
atelier où les intervenants fédéraux ont échangé des idées sur les connaissances scientifiques les plus récentes dans le domaine de la gestion des
sites de LNAL avec des représentants de l’InterstateTechnical Regulatory Committee (ITRC) des États-Unis et des industries pétrochimiques et de
consultation. Peu de temps après, le personnel du PASCF a finalisé un document d’orientation interne intitulé Technical Guidance for the
Assessment of the Mobility of Light Non-Aqueous Phase Liquid (LNAPL)/Free Product and Associated Dissolved Phase Plumes –
Technical Support Document. L’objectif général était de décrire ce qu’il fautpour démontrer que la nappe de LNAL et le panache lié à la phase de
dissolution connexe sont stables et ne posent pas de risque pour les récepteurs en aval par l’entremise de plusieurs sources de données. De
plus, le personnel du PASCF tente de finaliser un guide sur l’atténuation naturelle surveillée pour les sites fédéraux contaminés. Le personnel
du PASCF a aussi participé à des ateliers et des réunions sur les lieux afin de déterminer des solutions pour la gestion de sites de LNAL précis
au Canada. En s’appuyant sur les connaissances acquises pendant les ateliers précédents et sur le développement de lignes directrices ainsi
que l’expérience acquise dans la détermination de solutions pour des sites précis comme celui à Goose Bay, le personnel du PASCF a créé un
cadre simplifié de gestion des sites de LNAL.
Le cadre de gestion des sites de LNAL du PASCF présentera une approche graduelle dans le cadre de laquelle le niveau d’évaluation attendu
pour un site de LNAL fédéral précis correspond à la taille du site et au risque qui lui est associé. Le niveau de protection sera le même pour
tous les volets. Il portera sur la contamination par des LNAL, et ce, uniquement pour les anciens sites fédéraux admissibles au financement en
vertu du PASCF au Canada (contaminés avant 1998). Le cadre de gestion présentera des conseils cohérents aux propriétaires de sites de LNAL
financés dans le cadre du PASCF et aidera à la gestion et à la « fermeture » de ces sites conformément au cadre réglementaire et aux politiques
du Conseil du Trésor.
Les caractéristiques des sites individuels peuvent rendre l’assainissement complet des sites de LNAL presque impossible; le défi consiste donc à
déterminer un moyen de respecter les règlements et les politiques même s’il y a une présence continue de carburant dans le sous-sol. Plusieurs
administrations exigent l’assainissement des sites de LNAL dans la « mesure du possible », ce qui est très subjectif et ne permet pas de fixer
des objectifs précis; par conséquent, les gardiens risquent de chercher continuellement à atteindre un objectif inatteignable. Les sites fédéraux
au Canada ne sont pas assujettis à de telles exigences. La législation fédérale en matière d’environnement porte principalement sur la protection
des milieux récepteurs. Par conséquent, le cadre mettra l’accent sur les exigences visant la protection de ces milieux.
Démontrer la stabilité du panache est une étape importante en vue d’assurer la protection des milieux récepteurs, mais ce n’est pas le seul
point à considérer. Afin d’obtenir une méthodologie cohérente, claire et défendable, les responsables du soutien spécialisé relatif au PASCF ont
collaboré avec les ministères gardiens et les professionnels du milieu de l’environnement afin d’élaborer un cadre qui peut être appliqué aux sites
de LNAL pour atteindre les objectifs d’un projet, réduire la responsabilité environnementale et fermer des sites. Le cadre résultant décrit comment
on procèdera à la fermeture d’un site grâce à la validation de l’orientation.
L’exposé établira d’abord la raison d’être et le fondement réglementaire et stratégique d’un cadre de gestion axé sur le risque pour les sites de
LNAL dans le contexte du PASCF. Suivront la présentation du cadre lui-même, puis une série d’exposés qui porteront sur l’application du cadre
dans un site de LNAL et qui s’attarderont sur des exemples précis tirés du projet d’assainissement à Goose Bay.
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VOLET F1 : CADRE DE GESTION DES LLPNA
9 h à 9 h 30
Tout revient au modèle conceptuel de site relativement aux LLPNA
Matthew C. Rousseau
Conestoga-Rovers & Associates Ltd.
Les plus récentes directives sur les liquides non aqueux légers d’organismes comme ASTM International et l’Interstate Technology & Regulatory
Council (ITRC) militent pour l’adoption d’un changement de paradigme vers une approche plus durable fondée sur le risque pour la gestion des
sites avec liquides non aqueux légers qui est en cours partout en Amérique du Nord. Cette philosophie s’ancre dans l’élaboration d’un modèle
conceptuel de site pour liquides non aqueux légers (MCSL), complet et techniquement solide, qui servira de base à la prise de décisions pour
la gestion des liquides non aqueux légers. Ce concept est fondamental dans les efforts récents déployés pour définir un cadre décisionnel
pour la gestion des liquides non aqueux légers à utiliser pour les sites fédéraux contaminés (notamment celui de Goose Bay) par un groupe
diversifié de représentants des gouvernements fédéraux et provinciaux, d’experts-conseils et de représentants de l’industrie de partout au
Canada. Ces efforts reposeront sur un travail antérieur effectué par Conestoga-Rovers & Associates Ltd. pour le compte d’Environnement Canada
et de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada qui a culminé en 2010 par la publication d’un document d’orientation technique
intitulé « Technical Guidance for the Assessment of the Mobility of Light Non-Aqueous Phase Liquid (LNAP) and Associated Dissolved Phase
Plumes – Technical Support Document ».
Le MCSL exige une description exhaustive de renseignements clés et de facteurs portant sur : la géologie et l’hydrogéologie du site; les
caractéristiques chimiques et physiques des liquides non aqueux légers; la distribution spatiale des liquides non aqueux légers; la mobilité,
la stabilité et la capacité de récupération des liquides non aqueux légers; les moteurs pour l’assainissement (facteurs fondés sur les risques
et facteurs non fondés sur les risques); considérations connexes réglementaires, commerciales et pour les parties prenantes. La présentation
discutera de différentes préoccupations possibles en ce qui concerne les liquides non aqueux légers (raisons potentielles pour l’assainissement)
pour un site avec de tels liquides, ainsi que les sources de données possibles pour la préparation d’une MCSL qui permettra l’évaluation de leur
applicabilité. L’accent sera mis en particulier sur les techniques et mesures scientifiques plus récentes et plus élaborées qui peuvent être utilisées
pour évaluer la mobilité, la stabilité et la capacité de récupération de la masse d’un liquide non aqueux léger. Certains principes fondamentaux
du comportement des liquides non aqueux légers seront également abordés au besoin.
9 h 30 à 10 h
Méthode Ricker® pour analyser la stabilité du panache et aux fins de l’analyse des avantages de l’élimination
des LLPNA
Joe Ricker
EarthCon Consultants, Inc.
L’évaluation de la stabilité relative d’un panache de contamination dissous dans des eaux souterraines suscite une attention accrue puisque de
nombreux organismes de réglementation des états, de l’EPA et des intervenants privés prennent conscience de l’applicabilité de la stabilité du
panache dans le cadre d’une évaluation environnementale ou d’un processus de planification de l’assainissement d’un site. Plus précisément,
une évaluation de la stabilité du panache permet aux intervenants d’évaluer si la taille d’un panache de contamination est stable, augmente
ou diminue. L’évaluation de la stabilité d’un panache permet aux intervenants d’évaluer si d’autres mesures correctives s’imposent ou si la
fermeture d’un site en fonction des risques encourus s’avère nécessaire, ou encore si une certaine atténuation naturelle est en cours pour le site.
Il existe de nombreuses applications connexes pour les évaluations de la stabilité du panache en ce qui concerne la contamination de l’’eau
souterraine. La présentation portera sur la méthode Ricker® pour analyser la stabilité du panache, qui repose sur l’utilisation de techniques
novatrices pour calculer et évaluer les tendances historiques en ce qui concerne la zone du panache de contamination, la concentration
moyenne, la masse du contaminant et le centre de masse.
On convient généralement qu’un indicateur puissant de la stabilité de la masse du liquide non aqueux léger est la stabilité du panache dissous
associé avec la masse du liquide non aqueux léger. Par exemple, si un panache dissous associé à la masse du liquide non aqueux léger est
stable, alors une évaluation indirecte suggère également que le panache du liquide non aqueux léger doit également être stable. Par conséquent,
la stabilité du panache dissous tel que déterminé par la méthode Ricker® constitue l’objectif principal de notre présentation et sert de mesure de
base à d’autres évaluations, tel qu’indiqué ci-après. La plupart des sites d’assainissement de longue durée présentent un ensemble de données
suffisant pour mener une évaluation à l’aide de la méthode Ricker® de façon à déterminer la stabilité avec un degré élevé de certitude. Pour
les sites qui comprennent également une masse reconnue du liquide non aqueux léger et avec suffisamment de données de surveillance sur le
liquide non aqueux léger, une évaluation connexe du système d’assainissement est également possible.
La présentation abordera également certains aspects d’un outil exclusif d’analyse appelé « analyse des avantages de l’élimination du liquide
non aqueux léger (AAEL) ». L’AAEL est utile pour évaluer les avantages relatifs du retrait du liquide non aqueux léger d’un site avec un tel
liquide et un panache connexe de sa présence en phase dissoute dans les eaux souterraines. L’AAEL comprend l’évaluation d’un maximum
des huit paramètres répertoriés ci-après. Les huit paramètres ne sont toutefois pas nécessaires pour effectuer une AAEL. Voici les paramètres
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VOLET F1 : CADRE DE GESTION DES LLPNA
qui peuvent être évalués, s’il existe un nombre suffisant de données : 1) évaluation de la stabilité du panache dissous à partir de la méthode
Ricker® d’analyse de la stabilité du panache; 2) évaluation de la courbe asymptotique potentielle de récupération de liquide non aqueux léger;
3) évaluation des tendances pour les coûts relatifs; 4) évaluation des indicateurs de coûts-bénéfices pour les coûts associés à chaque unité
de volume de liquide non aqueux léger retiré; 5) évaluation de la durabilité relative; 6) évaluation de la transmissivité du liquide non aqueux
léger; 7) évaluation de la comparaison entre le mouvement du centre de masse relatif du liquide non aqueux léger et le mouvement du centre
de masse du panache dissous; 8) évaluation de l’estimation de la perte de masse du liquide non aqueux léger par déplétion naturelle de la
zone source (natural source zone depletion – NSZD ). Les résultats de l’AAEL guideront les intervenants pour décider s’il faut retirer le liquide non
aqueux léger d’un site avec un tel liquide et un panache connexe en phase dissoute dans les eaux souterraines.
La méthode Ricker® pour analyser la stabilité du panache a été publiée dans le Groundwater Monitoring & Remediation (28, no 4, automne
2008, pp. 85 à 94) et a été utilisée pour de nombreux sites contaminés pour établir la stabilité des panaches de contaminants qui contiennent,
entre autres, des solvants chlorés, du tétrachlorure de carbone, du pentachlorophénol (PCP), de la créosote, du naphtalène, du benzène, du
nickel et du sodium.
10 h 30 à 11 h
Approches pratiques et novatrices pour évaluer les sites où se trouve du LLPNA
David Fursevich
SNC-Lavalin inc., Environment et eau
Une approche fondée sur le risque à l’assainissement des sites contaminés par des liquides légers de la phase non aqueuse (LLPNA) peut
s’avérer pratique et économique. Un LLPNA désigne un contaminant dont la solubilité est limitée et qui est plus léger que l’eau. L’essence et
le diésel constituent deux exemples courants de LLPNA. Le nettoyage de sites en fonction de normes plus rigoureuses entraîne souvent la
mise en œuvre d’une solution d’assainissement plus coûteuse qui présente des avantages supplémentaires marginaux pour l’environnement.
L’application de ces normes rigoureuses est plus courante pour les sites contaminés aux LLPNA puisque la perception veut que si l’on détecte
un LLPNA dans un puits de surveillance, cela indique une phase de séparation mobile sous la surface qui exige des mesures d’assainissement.
Cette réaction vers la remise en état active est habituellement plus extrême que pour les autres indicateurs de contamination tels que la détection
d’hydrocarbures dans le sol et l’eau souterraine, même dans les cas où cela n’indique pas la présence d’un panache migratoire ou de risques
inacceptables.
La démonstration de la stabilité du panache constitue un élément essentiel d’une approche fondée sur le risque et exige suffisamment de données de surveillance et d’analyse pour permettre d’inférer sur les tendances tout en tenant compte des fluctuations naturelles influencées par des
facteurs tels que les conditions variables selon les saisons. Un réseau adéquatement espacé de puits de surveillance avec des relevés constants
d’absence de LLPNA peut s’avérer l’indicateur le plus fiable de stabilité. Généralement, la stabilité de la phase en dissolution constitue également
un indicateur clé de la stabilité du panache de LLPNA alors que les épaisseurs apparentes suggèrent un potentiel de mobilité.
Un important facteur lorsqu’on envisage une approche fondée sur le risque est la distance depuis l’extrémité vers l’aval du panache vers le point
de conformité indiqué. Un point de conformité peut être la limite d’une propriété ou encore une distance précise d’un puits d’eau potable. Même
avec une confiance raisonnable dans la stabilité du panache, une approche fondée sur le risque peut ne pas s’avérer viable si des contaminants
sont présents immédiatement à côté d’un point de conformité. De façon générale, plus la distance entre le bord d’attaque et le point de conformité
est grande, moins il y a d’inquiétudes quant aux risques de migration et plus les réponses aux questions liées à la migration peuvent varier.
On a souvent tendance à négliger le niveau de confiance pour la caractérisation des conditions du panache. L’utilisation d’un modèle conceptuel
du site s’avère fondamentale pour décrire l’évolution du panache et ce modèle devrait appuyer les données recueillies et les interprétations faites.
Une caractérisation adéquate de la stratigraphie du site est essentielle, et en particulier l’hétérogénéité en fonction des unités stratigraphiques
présentes à proximité de la zone d’étalement. La zone d’étalement désigne la zone dans laquelle le LLPNA a contaminé les sols au niveau de
la nappe phréatique. Le LLPNA relâché dans le sol n’est pas distribué de façon uniforme dans le profil du sol, mais migre de préférence par
des zones de perméabilité plus élevée. La compréhension des conditions du sol permet de justifier un espacement des puits de surveillance qui
s’avère fiable et permet la délimitation de la zone en question.
L’outil de profilage piézométrique (Hydraulic Profiling Tool – HPT) de Geoprobe Systems a été installé dans la zone de la porte principale de
la 5e Escadre de Goose Bay pour mieux comprendre les conditions du sol et déterminer les zones de plus grande perméabilité dans la zone
d’étalement. L’outil HPT est un outil d’enregistrement des données qui mesure la pression nécessaire pour injecter de l’eau dans le sol au fur
et à mesure qu’il avance dans le sol, puisque cette pression est en lien direct avec la perméabilité du sol. L’objectif consistait à déterminer les
chemins de migrations potentiels privilégiés du LLPNA, qui peuvent par la suite servir à améliorer la récupération des hydrocarbures en
utilisant le système d’assainissement existant. L’utilisation d’une technique novatrice sur place comme l’outil HPT peut s’avérer une approche
économique pour obtenir des données par comparaison aux méthodes classiques de forage.
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VOLET F1 : CADRE DE GESTION DES LLPNA
11 h à 11 h 30
Engagement des parties intéressées et communication des risques – Aspects essentiels de la réussite du
projet : Projet d’assainissement du site de la 5e escadre de Goose Bay
Lynn Pilgrim
AMEC Environnement et Infrastructure
L’objectif global du projet d’assainissement de Goose Bay est de réduire avec succès les risques de contamination pour la santé humaine et
l’environnement sur le site de la 5e escadre de Goose Bay. Pour la plupart des spécialistes de l’environnement, il s’agit d’un problème technique avec des solutions techniques, dont le succès global peut généralement se mesurer par des objectifs chiffrés précis. Cependant, pour les
intervenants non techniques, et quelques intervenants techniques, le succès global du projet ne se mesure pas aussi précisément et implique
un soutien individuel et communautaire global. Pour atteindre un tel niveau de soutien, les parties intéressées doivent avoir la possibilité de
: 1) connaître et comprendre les objectifs et attentes du projet et les limites et moyens par lesquels ceux-ci seront atteints; et, 2) fournir des
suggestions/rétroactions afin d’aligner leurs objectifs sur ceux du projet.
Depuis 2004, le projet d’assainissement de Goose Bay a engagé les parties intéressées à une discussion multilatérale sur les causes, les
effets et les mesures correctives en lien avec la contamination présente à Goose Bay. Les parties intéressées engagées incluent : résidents
locaux; groupes autochtones et inuits locaux; organisations environnementales locales; représentants de l’industrie et entrepreneurs régionaux,
nationaux et internationaux; ingénieurs, experts et scientifiques régionaux, nationaux et internationaux; ministères et représentants des
gouvernements municipaux, régionaux, provincial et fédéral.
Les véhicules de communication comprenaient : réunions publiques; journées portes ouvertes; rencontres individuelles avec les parties
intéressées; présentations techniques à l’intention du profane; ateliers et présentations au sein de l’industrie; ateliers d’experts techniques;
création d’un groupe consultatif technique (GCT) composé d’experts du PASCF; et rencontres (présentations) avec les trois niveaux de
gouvernement.
Cet engagement fut un élément important des étapes de planification et d’évaluation du projet et se poursuit à travers les étapes de mise en
œuvre et de fermeture subséquentes. Il a contribué à la réussite du projet par le développement d’une politique de porte ouverte pour discuter
de tout aspect du projet et par l’établissement d’un sentiment de confiance que les questions seront examinées, si nécessaire et de façon
appropriée. Il a aussi permis d’accroitre la sensibilisation des parties intéressées quant aux activités du projet en cours, d’élaborer des stratégies
de passation de marchés améliorées et d’accroitre les possibilités des entreprises locales.
Le programme d’engagement des parties intéressées et de communication des risques est un élément sous-jacent du cadre de gestion de site
contaminé par LLPNA (en cours de développement en vue d’être mis en œuvre à Goose Bay) et est fondé sur les principes suivants :
•
•
•
Comprendre et définir le cadre de la politique - la politique du Conseil du Trésor stipule que les biens immobiliers fédéraux
peuvent seulement être assainis à un niveau correspondant à l’utilisation que le gouvernement fédéral fait ou compte faire des
lieux. On y reconnaît que le retour à des conditions immaculées est peu probable.
Faire la bonne chose - la perception du public ne justifie pas toute action et les actions non informées peuvent être inutiles et
peuvent détériorer les conditions environnementales. Les mesures de diligence raisonnable pour prévenir la détérioration des
conditions entrainent généralement une réduction des risques.
Communiquer avec les parties intéressées - définir clairement à chaque étape franchie les résultats attendus et implications
connexes. La collaboration est nécessaire et le consensus est peu probable.
Cette présentation résumera le processus proactif, significatif et transparent d’engagement des parties intéressées et les stratégies de
communication des risques utilisées pour le site de la 5e escadre de Goose Bay pour renforcer le soutien communautaire et soutien des parties
intéressées, en vue de contribuer à la réussite globale du projet.
11 h 30 à 12 h
Étude de cas : Cadre de gestion des LLPNA préparé pour la 5e escadre de Goose Bay
Tom MacNeil
AMEC Environnement et Infrastructure
Le but du projet d’assainissement de Goose Bay (PAGB) est de réduire ou d’éliminer le risque de la contamination du site de 5e Escadre
de Goose Bay à la santé humaine et à l’environnement. Cette contamination est présente dans plusieurs vecteurs. Dans certains endroits la
décontamination est possible en utilisant des méthodes traditionnelles par exemple : la mise en pile, l’épandage ou l’excavation et un traitement
hors site. Cependant, la source prédominante de risques environnementaux reliés au site est les hydrocarbures en phase dissoute et flottante
située à une profondeur significative.
À pleine capacité, 5e Escadre Goose Bay a une capacité d’entreposage de 300 millions litres de produits pétroliers dans plusieurs parcs de
réservoirs connectés par un pipeline de 160 km. Des déversements antérieurs de produits pétroliers, provoqués par des pratiques de
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET F1 : CADRE DE GESTION DES LLPNA
manipulation ainsi que des déversements accidentels, ont entraîné la présence d’une quantité importante de produits pétroliers dans le
substrat. Vu les caractéristiques du site, une réhabilitation complète est presque impossible. Le défi de ce projet est de démontrer que les risques à
l’environnement et à la santé humaine sont contrôlés malgré la présence du contaminant dans le substrat. Le ministère de la Défense nationale
a développé un cadre de gestion pour le site de 5 Escade de Goose Bay affin d’assister à la fermeture du site contaminé par les phases liquides
légères non miscibles dans l’eau (PLLME).
Les six zones principales à Goose Bay qui présentent des niveaux de contamination importants PLLME sont : le parc à réservoirs (Upper Tank
Farm), l’entrée principale, la zone D, la zone d’avitaillement des bombardiers lourds (ZABL), la zone d’entraînement des pompiers située du côté
canadien et l’immeuble no 45. Des travaux de décontamination sont en cours dans les zones mentionnées ci-haut à l’exception de l’immeuble
no. 45. Chacune de ces zones est donc présentement à un différent stade d’implantation du cadre de gestion des PLLME. Ce dernier est un
processus composé des cinq phases suivantes :
Phase 1 : Identification des objectifs;
Phase 2 : Collecte de données;
Phase 3 : Analyses de données;
Phase 4 : Implantation; et,
Phase 5 : Rédaction du rapport et fermeture.
Cette présentation décrit sur plusieurs activités qui ont été déjà discutées dans plusieurs autres présentations puisqu’elles représentent une étude
de cas sur l’implémentation du cadre de gestion des PLLME dans la zone d’avitaillement des bombardiers lourds. Le but du projet identifié durant
la Phase 1 sera discuté, ainsi que les bases décisionnelles. Un résumé de toutes les activités de terrain et de collecte de données jusqu’à présent
sera présenté, ce qui inclut les développements technologiques récents, incluant la fluorescence induite par laser et la caractérisation à l’aide
de la sonde d’interface. Les sources qui seront utilisées pour l’analyse des données et la stratégie d’implantation seront identifiées. Finalement,
l’approche de fermeture sera discutée en mettant l’accent sur le bénéfice net réalisé par l’implantation de cette stratégie.
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ALLOCUTIONS DE DÉJEUNER
SÉANCES PLÉNIÈRES
Endroit : Provinces / Confédération I
Mercredi 16 avril 2014
12 h 30 à 13 h 30
Allocution de déjeuner : Comptabilisation des passifs liés aux sites contaminés dans les Comptes publics du
Canada
Cindy Laprade
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
Cette présentation mettra en lumière les exigences en matière de comptabilisation et d’inscription dans les Comptes publics du Canada en
lien avec les sites contaminés auxquelles doivent se conformer les ministères gardiens du gouvernement fédéral. Les exigences en matière
de comptabilisation et d’inscription reposent sur la norme du Conseil sur la comptabilité dans le secteur public SP 3260, Passif au titre des
sites contaminés, qui entrera en vigueur le 1er avril 2014, ainsi que sur les directives connexes du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
figurant dans le Manuel de comptabilité selon la Stratégie d’information financière (SIF). La présentation comprendra également une discussion
sur le passif environnemental, le passif éventuel et l’incertitude d’évaluation, ainsi que sur les exigences en matière de constatation, de mesure
et de divulgation.
Cindy Laprade, CMA, PFA, Bureau du contrôleur général du Canada, Secrétariat du Conseil du Trésor
Cindy Laprade est comptable en management accréditée et comptable agréée en finances publiques. Elle travaille à titre d’analyste
principale des politiques au Bureau du contrôleur général du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. Cindy est responsable
de l’interprétation et de l’application des normes comptables relatives au passif environnemental et aux recettes fiscales. Elle
examine chaque montant inscrit dans les Comptes publics du Canada pour s’assurer que ces montants sont conformes aux
normes comptables canadiennes pour le secteur public.
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VOLET F2 - GESTION DES PORTEFEUILLES ET DE PROJETS
Mercredi 16 avril 2014
VOLET F2 : GESTION DE PORTEFEUILLES ET DE PROJETS
Endroit : Provinces / Confédération I
14 h à 14 h 30
Programme de gestion des contaminants des champs de tir et secteurs d’entraînement de l’Armée canadienne
Stéphanie Munyal
Ministère de la Défense nationale
L’Armée canadienne (AC) dépend fortement de la disponibilité de ses champs de tir et secteurs d’entraînement (CTSE) pour former ses
soldats, ainsi qu’au réalisme des munitions de tir réel et des environnements d’entraînement contemporains. En conséquence, ses activités
d’entraînement ont relâché des contaminants dans l’environnement et continueront de le faire dans un avenir prévisible. Grâce à la Direction
de l’Environnement de l’Armée canadienne (DEAC), des années de recherche multidisciplinaire dédiées à l’étude des constituants de munitions
ont révélé différents niveaux de contamination du sol et de l’eau dans tous les grands CTSE de l’AC. Dans un effort pour mieux coordonner les
solutions aux risques posés par les contaminants introduits suite à l’entraînement à tir réel, la DEAC a élaboré le Programme de gestion des
contaminants des CTSE (PGC CTSE) de l’AC. Basé sur l’adoption d’une approche fondée sur le risque, le PGC CTSE apporte une orientation
stratégique pour traiter des substances préoccupantes résultant de l’entraînement militaire à travers le Canada. Divisé en cinq principaux axes
de travail, le PGC CTSE vise à : i) coordonner les solutions et les conseils; ii) promouvoir les principes scientifiques éprouvés; iii) engager des
technologies innovatrices grâce à une collaboration formelle et d’une sensibilisation continue des intervenants; iv) soutenir la recherche, le
développement et la mise en œuvre de politiques fondées sur les preuves scientifiques, et, v) créer les capacités environnementales nécessaires
sur le terrain. Cette présentation donnera un aperçu des activités d’entraînement de l’AC et de leurs impacts sur l’environnement. De plus, elle
décrira comment le Programme environnemental de l’Armée (DEA) a répondu à la gestion des risques posés par l’entraînement à tir réel, et
mettra en évidence les défis encore à être examinées par le PGC CTSE.
14 h 30 à 15 h
Leçons apprises : Programme CDBC pour la fermeture de sites miniers
Eric Parsons1 and Robert MacDonald2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
2
Société d’expansion du Cap-Breton
1
Le charbon du Cap-Breton entre dans l’histoire canadienne avec l’ouverture en 1720 des premières mines d’exploitation commerciale du
charbon, à Port Morien. Les activités minières se poursuivent ainsi au fil des années sous la houlette de plusieurs propriétaires. En 1928, une
nouvelle société de portefeuille et d’exploitation, la Dominion Coal and Steel Company (DOSCO), est créée. Elle gère les mines pendant les 30
années suivantes. En 1965, la DOSCO estime que la durée de vie restante des mines est de 15 ans, et juge alors que l’exploitation de nouvelles
mines lui reviendrait trop chère. Elle communique à Ottawa son intention de se retirer de l’extraction du charbon au Cap-Breton. Une commission
royale recommande la création d’une société d’Etat qui sera chargée d’acquérir et de gérer les activités d’extraction de charbon de la DOSCO.
Le 7 juillet 1967, la Société de développement du Cap-Breton (SDCB) est créée. Son objectif, mettre fin à l’extraction du charbon et trouver de
nouvelles possibilités de création d’emploi. En 1968, les mines de charbon appartenant à la DOSCO sont expropriées par la SDCB. L’extraction
du charbon se poursuit avec l’embargo pétrolier de la moitié des années 1970, provoquant une exploration accrue des ressources de charbon
dans le bassin houiller de Sydney. Cependant, la chute des prix du charbon au cours des années subséquentes rend difficile la possibilité de
réaliser des profits. En 2001, la dernière mine met fin à ses activités.
La longue histoire de l’extraction du charbon a entraîné la nécessité de remettre en état un grand nombre de mines fermées. Au moment où
bon nombre de ces mines étaient en activité, il n’existait aucun règlement ni lignes directrices sur la protection de l’environnement relatives au
développement et l’exploitation des mines de charbon. Résultat, des centaines d’hectares de terrains ont été contaminés. En 2001, la SDCB
embauche le fournisseur de services communs du gouvernement canadien, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC),
pour aider à la planification et la mise en oeuvre du Programme de fermeture des mines de la SDCB, qui comprenait plus de 700 propriétés
situées dans 35 collectivités. Au 1er janvier 2010, la Société de développement du Cap-Breton (SDCB) est dissoute en tant que société, et ses
actifs et passifs sont transférés à la Société d’expansion du Cap-Breton (SECB).
Le Programme de fermeture des anciennes mines respecte l’échéancier et le budget prévus. Le budget consacrés aux activités de
planification, de conception, de construction et de suivi s’élevait à plus de 140 millions de dollars. Avec un projet de cette envergure, on a pu tirer de
nombreuses leçons (à la fois positives et négatives) tout au long du programme, des leçons qui pourraient être appliquées à des projets
environnementaux analogues. La présentation portera sur les enseignements tirés de ce projet à plusieurs volets.
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VOLET F2 - GESTION DES PORTEFEUILLES ET DE PROJETS
15 h 30 à 16 h
Solutions novatrices utilisant des outils d’évaluation des risques comme plan de gestion du portefeuille de site
Janice Paslawski, David Tarnocai et Chi Hoang
SNC-Lavalin inc., Environnement et eau
Face à l’absence de directives réglementaires précises, mais aussi dû aux changements perpétuels, une stratégie de gestion provisoire a
été élaborée pour gérer plusieurs portefeuilles de sites contaminés. Une stratégie adaptée devra être définie pour gérer efficacement les effets
des matières résiduelles ou après des opérations d’assainissement et faciliter les objectifs de réaménagement et de gestion des terres. Une
coordination entre les principaux responsables des évaluations des risques et les paramètres à l’échelle nationale est essentielle pour la
rentabilité et la bonne gestion des risques des portefeuilles de sites contaminés.
Une approche créative de gestion globale des risques environnementaux a été définie pour administrer de grands portefeuilles de sites
contaminés grâce à une utilisation efficace des ressources. Une approche de gestion des risques adaptée a été élaborée avec l’appui
d’organismes de réglementation de plusieurs provinces des Prairies afin d’évaluer correctement les risques environnementaux liés aux accords
de transfert de propriétés. L’approche consistait à l’élaboration de plan de mesures correctives pour les sites multiples et d’une « carte » de
gestion de l’environnement avec des options viables pour simplifier les modèles axés sur le risque. Ces objectifs avaient été définis pour
répondre aux exigences des intervenants de faire preuve de diligence pour ce qui est de l’environnement. Le plan tenait compte des
changements dans les hypothèses d’évaluation des risques utilisées dans plusieurs provinces et territoires.
L’approche a permis non seulement de classer les sites touchés en fonction des scénarios d’utilisation des terres, mais aussi de mettre
en place un mécanisme de gestion des principales voies d’exposition et d’élaborer des outils de dépistage pour analyser les voies
d’exposition. L’approche a également permis aux gestionnaires de projet de disposer des outils nécessaires pour gérer efficacement les solutions
d’assainissement possibles et de réduire les coûts pendant la mise en œuvre. L’un des portefeuilles utilisait un plan de mesures correctives
multiples approuvé par les organismes de réglementation à titre d’essai dans un cadre réglementaire en constante évolution.
Parmi les solutions possibles d’assainissement, il importe de mentionner le traitement in situ, l’excavation et disposition axées sur les
critères d’utilisation des terres avec certaines restrictions, des contrôles administratifs et l’évaluation des risques de chaque site. Les solutions
possibles ont été regroupées dans un plan d’action qui servira d’outil de gestion pour répondre aux critères des intervenants. Les critères
d’évaluation sont les suivants : gestion des risques; fermeture réglementaire fondée sur les risques; acceptation réglementaire de l’évaluation des
risques concernant les retours de location; accords de vente de propriété fondés sur le risque et rétrocessions de terres fédérales aux provinces.
Cette présentation décrit les outils élaborés et le succès global de l’évaluation des risques pour la gestion du réaménagement des sites
contaminés.
16 h à 16 h 30
Terminer une réhabilitation durable et économiquement rentable grâce à une approche systématique d’évaluation et
de sélection des méthodes d’assainissement
Ian P. G. Hutchison et Thomas L. Patterson
SLR International Corporation
Au cours des vingt dernières années, les auteurs ont développé une approche systématique pour évaluer et choisir les méthodes
d’assainissement de sites écologiquement détériorés qui amène à des solutions durables et économiquement rentables qui ont été mises en
place et ont perdurés dans le temps.
Dans cette présentation, nous décrivons cette approche systématique qui est basée sur la définition de modèles conceptuels du site et
l’établissement d’une liste de méthodes de traitement réalistes. Des outils formels d’aide à la décision sont utilisés pour faire une étude
comparatives des méthodes de traitement choisies et sélectionner la méthode la plus appropriée et économiquement rentable. Cette méthode
permet d’inclure les paramètres de décision propres à l’entreprise ou ceux établis par les agences réglementaires ou les considérations de
durabilité environnementale individuellement ou une combinaison des trois.
Dans cette présentation, nous présentons aussi les outils statistiques d’évaluation des coûts qui permettent une meilleure prévision de ces coûts
et d’établir des courbes de densité de probabilité de coûts. Les courbes sont ensuite utilisées pour développer une stratégie pour classer les
risques de dépassement de coût, le potentiel d’économie, pour développer une stratégie et des plans pour minimiser les risques et maximiser
les potentialités.
Nous présentons deux projets où l’application des méthodes a permis de mener à bien et avec succès les travaux: la réhabilitation d‘un
grand port et l’assainissement d’un panache d’eau souterraine contaminée. Nous discutons aussi comment les considérations de pérennité
environnementale peuvent influencer la sélection de la méthode préférée.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET F2 - GESTION DES PORTEFEUILLES ET DE PROJETS
Dans le cas du grand port, les outils d’aide à la décision furent utilisés pour choisir une gamme de méthodes de nettoyage et
d’assainissements des sols et de la nappe phréatique tels l’excavation, le traitement in situ, la rétention et extraction des hydrocarbures flottants.
Certaines de ces méthodes furent assujetties à des mesures de contrôle institutionnel de longue durée. Dans le cas du panache d’eau souterraine
contaminée, plusieurs systèmes de nettoyage de la nappe furent considérés tels la combinaison de puits d’approvisionnement en eau existants
et un système de traitement des eaux, la combinaison de puits d’approvisionnement et un système puits d’extraction mis en place spécialement
pour le nettoyage du panache et le système puits d’extraction par lui-même.
16 h 30 à 17 h
Une approche intégrée de l’assainissement de sites contaminés s’appliquant à tout le territoire d’une réserve :
Projet d’amélioration de l’environnement des Kitasoo/Xai’xais
Tim Powers
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
Klemtu est une collectivité côtière éloignée où vivent plus de 300 membres de la Nation Kitasoo/Xai’xais (hay-hays). Située a une vingtaine
de kilomètres au nord de Bella Bella, en Colombie-Britannique, elle n’est accessible que par bateau ou avion. Klemtu est exposée à des
conditions météorologiques difficiles, notamment du brouillard, des vents violents et des pluies abondantes tout au long de l’année. II s’agit
d’une collectivité principalement résidentielle, ou l’on trouve toutefois un certain développement commercial, et qui a connu par le passé
d’importantes activités de pêche et de transformation du poisson.
En novembre 2008, un bris dans un système de réservoirs à mazout résidentiel a produit une fuite de carburant dans le sol, l’eau de surface et
l’environnement marin. Des examens ultérieurs du sol et des eaux souterraines ont non seulement confirmé la contamination découlant du bris
de réservoirs, mais ont également révèlé une contamination étendue et de longue date du sol, des sédiments et des eaux souterraines dans toute
la réserve (plus précisément, une contamination par des hydrocarbures et des métaux comme le plomb, I’arsenic et le zinc). En outre, des pieux
au créosote avaient été utilises pour la construction de 22 habitations; des tests de la qualité de l’air intérieur réalisés dans six d’entre elles ont
révèlé des taux de naphtalène si élevés que Santé Canada et l’évaluateur de risque du projet ont recommandé leur évacuation immédiate. Par
la suite, des évaluations structurelles de toutes les habitations affectées par du créosote ont permis de découvrir des problèmes de moisissures
étendus et sans précèdent dans la totalité des logements de la collectivité.
Parmi les causes de la contamination :
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•
•
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Par le passé, entretien et réparation de bateaux sur la rive; fuites de systèmes de distribution de mazout et de réservoirs de
carburant résidentiels, et abandon de ces systèmes et de ces réservoirs ;
Importants déversements de carburant non déclarés; équipements et opérations de ravitaillement en carburant inadéquates,
Mauvaises pratiques de gestion des déchets solides, liquides ou dangereux ;
Absence de plan d’aménagement du territoire ou de règlements de zonage dans la collectivité; absence de plan d’entretien des
logements; absence de registre d’arpentage et de registre foncier concernant les biens contaminés ;
Mauvaise conception des bâtiments et utilisation de matériaux inadéquats; entretien limite des bâtiments ;
Capacité limitée de la collectivité en matière de gestion environnementale et d’administration et faible soutien a cet égard.
Une approche intégrée
Des mesures correctives immédiates se sont avérées nécessaires. Il fallait en effet réduire les risques connus pour l’environnement et la santé
des résidants de Klemtu qui étaient associés à une contamination étendue, et inciter de façon proactive les habitants à prendre des mesures
pour assurer une meilleure durabilité de leur collectivité en planifiant l’utilisation du territoire et en mettant en oeuvre des pratiques exemplaires
de gestion et de protection de l’environnement, et ce, avec le soutien des dirigeants de la collectivité, du personnel charge de l’administration,
du fonctionnement et de l’entretien et, plus important encore, des membres de la collectivité. Pour atteindre ces objectifs, Affaires autochtones
et Développement du Nord Canada (AADNC) et la Première Nation Kitasoo/Xai’xais ont établi un processus de réponse intégrée en gestion
environnementale afin de décontaminer la collectivité, mais également pour insuffler aux résidents le goût de faire de Klemtu une collectivité
durable, et ce, en élaborant et en mettant en place des outils de gestion de l’environnement et en renforcent les capacités administratives et
communautaires. Jusqu’à maintenant, par I’entremise de son Programme de gestion des sites contaminés et du Plan d’action pour les sites
contaminés fédéraux, AADNC a investi plus de 25 millions de dollars dans ce projet, qui est devenu le projet d’assainissement le plus vaste et
le plus complet jamais entrepris par le Ministère au sud du 60e parallèle.
La présentation fera connaître le modèle intégré des mesures correctrices d’AADNC et ses approches concernant ce qui suit :
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La participation de la collectivité ;
L’évaluation environnementale de site, l’examen des données et les stratégies dévaluation des risques ;
Les plans d’assainissement d’urgence et de la phase II ;
Les améliorations apportées aux pratiques liées à l’alimentation en carburant, tant pour les habitations que les commerces ;
La couche finale de recouvrement de décharge et la gestion des déchets solides ;
L’utilisation du territoire de la collectivité ;
Le remplacement des infrastructures ;
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET F2 - GESTION DES PORTEFEUILLES ET DE PROJETS
•
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•
Les registres d’arpentage et des biens ;
Le remplacement d’habitations et les rénovations ;
Le plan de gestion de l’environnement et les procédures normales d’exploitation ;
La sensibilisation à l’environnement et l’acquisition de compétences.
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VOLET G : TECHNOLOGIES D’ASSAINISSEMENT ET ÉTUDES DE CAS
Mercredi 16 avril 2014
VOLET G : TECHNOLOGIES D’ASSAINISSEMENT ET ÉTUDES DE CAS
Endroit : Gouverneur général I
8 h 30 à 9 h
Application d’utilisation de fer zérovalent à l’échelle nanométrique pour l’assainissement de sites contaminés :
résultats de deux essais sur le terrain
D. M. O’Carroll1, C. Kocur1, A. Chowdhury1, K.P. Weber2, H.K. Boparai1, M.M. Krol3, N. Sakulchaicharoen1, L.M. Austrins4, C. Peace4,
B.E. Sleep3, E. Edwards3, L. Lomheim3
1
Université Western Ontario
2
Collège militaire royal du Canada
3
Université de Toronto
4
CH2M Hill Canada limitée
Au cours des dernières années, les nanométaux ont reçu beaucoup d’attention en raison de leur capacité à détruire rapidement de
nombreux contaminants de zones sources prioritaires lors d’études contrôlées en laboratoire. Cela a fait naître beaucoup d’optimisme au sujet de
l’injection de particules de nanométaux pour l’assainissement sur place. Toutefois, la sédimentation rapide des nanométaux et la piètre
mobilité sous la surface posent des problèmes, ce qui serait attribuable aux forces d’attraction ferromagnétique entre les particules qui provoquent
l’agglomération. Une gamme d’études a proposé diverses méthodes pour trier les forces d’attraction entre les particules de nanométaux (p.
ex., l’utilisation de polymères absorbés superficiellement), ce qui les protège de l’agglomération et évite une sédimentation rapide. Bien que la
caractérisation en laboratoire de ces particules confirme que ces méthodes donnent des particules qui sont stables et facilement réactives
pendant de longues périodes, d’importantes questions restent en suspens. Peu de travaux ont été réalisés pour évaluer si ces méthodes très
optimisées pour créer et stabiliser des particules de nanométaux en laboratoire peuvent être adaptées pour des applications sur le terrain. De
plus, il n’est pas certain que ces particules de nanométaux seraient mobiles sur le terrain. Ces questions ont été abordées par la présente
étude en élargissant les techniques existantes de synthèse pour produire des particules de nanométaux sur place et les injecter dans deux
sites contaminés avec divers solvants chlorés. La caractérisation détaillée du site avant, pendant et après les essais sur le terrain suggère que
les nanoparticules injectées étaient assez mobiles et donc disponibles pour contribuer à la destruction des contaminants. Nous présenterons
également la caractérisation détaillée des nanométaux injectés et de ceux capturés dans les puits de surveillance après un transport souterrain.
9 h à 9 h 30
Phytoremédiation simultanée du sol et de l’eau souterraine : étude de cas d’une ancienne raffinerie de pétrole
en Ontario dont le sol et l’eau souterraine sont contaminés par des hydrocarbures pétroliers et des métaux
Jola Gurska, Tereza Dan et Gladys Stephenson
Stantec Consulting Ltée
De nombreux sites contaminés dans l’ensemble du Canada montrent des teneurs élevées en hydrocarbures pétroliers (HCP); souvent, d’autres
co-contaminants tels que des métaux sont également présents sur ces sites dans divers milieux comme le sol, les eaux souterraines ou les
sédiments. La phytoremédiation constitue une stratégie respectueuse de l’environnement pour traiter de façon économique ces contaminants
présents dans divers milieux.
L’étude de cas présentée illustre la mise en œuvre d’un système novateur de phytoremédiation sur un ancien site d’épandage agricole d’une
raffinerie qui avait servi à traiter des boues résiduelles produites en partie par le raffinage de pétrole lourd. Avec les années, les hydrocarbures
les plus légers se sont volatilisés alors que les hydrocarbures plus lourds sont restés dans le sol. L’épandage agricole a également régulièrement
fait l’objet de fertilisation pour favoriser la bioremédiation. L’eau souterraine a été contaminée par les HCP plus légers et s’est déplacée dans le
profil du sol. Autant le sol et l’eau souterraine ont été contaminés par les métaux. La phytoremédiation a été choisie comme méthode proactive
de gestion des sites avec le moins de répercussions sur les activités existantes. On retrouve un total de quatre parcelles de terre contaminées,
dont deux présentent également des dépassements des limites permises pour l’eau souterraine. Débutées au printemps 2012, les activités
d’assainissement comprennent une approche de phytoremédiation à deux volets et propre au site pour traiter les diverses contaminations aux
hydrocarbures pétroliers F1-F4, aux BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylène) et aux métaux autant dans le sol que dans l’eau souterraine.
Stantec Consulting Ltée a conçu et installé un système novateur, à plusieurs étapes, de phytoremédiation pour les quatre anciens sites
d’épandage agricole. Le premier élément du système de phytoremédiation comprend l’assainissement des eaux souterraines contaminées aux
HCP et aux métaux en plantant des saules hybrides pour contrôler de façon hydraulique l’eau souterraine et éviter la migration des HCP et des
métaux hors du site, vers une zone résidentielle. Nous discuterons de l’assainissement de l’eau souterraine pour le site ainsi que d’autres sites
pertinents de phytoremédiation avec des contaminations et des conditions semblables. Par la suite, la contamination du sol est traitée au moyen
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET G : TECHNOLOGIES D’ASSAINISSEMENT ET ÉTUDES DE CAS
d’un système de phytoremédiation qui a recours à des herbes à racines pivotantes avec une rhizobactérie favorisant la croissance des plantes
pour stimuler la dégradation des HCP dans les sols et augmenter la tolérance aux conditions qui prévalent pour le site. Un certain nombre
d’approches novatrices pour la phytoremédiation ont permis d’améliorer l’application adaptée à un site contaminé par les HCP.
9 h 30 à 10 h
Utilisation de phytotechnologies de pointe pour assainir les sols et les eaux contaminés par des métaux et des
métalloïdes
James Higgins1 et Al Mattes2
Stantec Consulting Ltée
2
Université de Guelph
1
Avec le temps, s’ils ne sont pas assainis, les sites contaminés par les métaux et les éléments chimiques non métalliques peuvent entraîner la
pollution des eaux de surface et souterraines locales. Certains contaminants comme l’antimoine, l’arsenic, le chrome, le mercure, le molybdène
et le sélénium sont particulièrement récalcitrants (difficile à traiter) aux technologies classiques. L’assainissement des sites contaminés par de
tels composés peut se faire par des méthodes de traitements actives ou passives, et ces dernières peuvent comprendre la stabilisation sur place
ou le retrait des contaminants à l’aide de technologies écologiques novatrices comme les méthodes de phytoremédiation : la phytostabilisation
et la phytoextraction à partir de plantes hyperaccumulatrices; le traitement du ruissellement superficiel et des eaux souterraines à l’aide de
méthodes de traitement actives, passives et semi-passives. Une méthode utilisée couramment pour gérer de telles eaux contaminées consiste à
effectuer le traitement actif des eaux usées comme c’est le cas dans des stations d’épuration des eaux usées. Toutefois, de telles méthodes sont
coûteuses et laborieuses, et elles produisent souvent des boues résiduelles (qu’il faut par la suite gérer), et leur applicabilité est douteuse dans
le cas d’un traitement à très long terme. Les systèmes proposés par Engineered Wetland (EW) utilisent des systèmes de pointe à bioréacteurs
qui permettent le traitement efficace de nombreuses sortes d’eaux usées autrement récalcitrantes aux traitements au moyen de systèmes moins
coûteux; ils nécessitent peu d’intervention et d’entretien par un opérateur; ils satisfont facilement et systématiquement aux critères les plus stricts
en matière d’évacuation pendant de longues périodes. Les systèmes semi-passifs d’EW peuvent comprendre des bioréacteurs souterrains
aérobiques et anaérobiques qui peuvent être isolés, enfouis ou situés sous des eaux profondes pour leur permettre de fonctionner efficacement
même dans les conditions hivernales les plus dures. En outre, puisque les concentrations de contaminants dans les eaux usées de sites
contaminés diminuent souvent sur de longues périodes de temps, les systèmes proposés par EW offrent des options qui permettent aux
systèmes d’évoluer avec le temps de marais artificiels ordinaires entièrement passifs, et sur de longues échelles de temps, à devenir des milieux
humides naturels qui permettent un retrait total et la fermeture du site.
La présentation examinera l’utilisation de phytotechnologies passives et semi-passives comme les systèmes proposés par EW, la
phytoremédiation et les barrières réactives perméables pour la gestion des sites contaminés et les eaux qui ruissellent et suintent de ces sites.
De plus, elle abordera les résultats des projets de référence, projets pilotes et projets sur le terrain qui utilisent ces technologies pour assainir
des sols et des eaux contaminés à l’arsenic, au chrome, au cuivre, au zinc et à d’autres métaux et métalloïdes dissous et en suspension, ainsi
que des hydrocarbures polycycliques (HAP) et des hydrocarbures chlorés. Nous présenterons également les résultats d’un programme soutenu
d’essais pour actualiser les conceptions de bioréacteurs anaérobiques semi-passifs pour évoluer de leurs bases empiriques actuelles vers ceux
fondés sur des réactions cinétiques perfectionnées.
10 h 30 à 11 h
Essai pilote de traitabilité du RDX dans un affluent de la rivière aux Pins, garnison Valcartier (Québec)
François-David Cloutier1 et Jacynthe Baril2
1
Ministère de la Défense Nationale
2
Construction de Défense Canada
Le RDX est un explosif se retrouvant dans la plupart des munitions d’artillerie est utilisé dans les procédures de destruction de munitions
non-explosées et est un contaminant émergeant. Il a été mesuré dans des ruisseaux drainant un secteur d’impact d’artillerie (impact Liri) de
la garnison Valcartier (Québec), dans la rivière aux Pins. Des concentrations en RDX ont également été mesurées dans le lac Saint-Joseph,
localisé en aval de la rivière aux Pins, à l’extérieur de la Garnison où se retrouve une prise d’eau municipale. Des mesures de mitigations devaient donc être élaborées pour prévenir les impacts aux récepteurs.
Après l’analyse exhaustive de plusieurs options de traitement (revue de littérature et essais en laboratoire), l’installation d’une barrière passive
de traitement du RDX, dans un affluent de la rivière aux Pins, a été sélectionnée. La barrière passive consiste à intercepter le débit naturel du
cours d’eau dans le but de permettre l’adsorption du RDX sur la matrice filtrante composée de charbon activé. Le design doit minimiser les
restrictions d’écoulement de l’eau, en s’adaptant au terrain naturel. Étant donné la localisation du projet dans un environnement présentant
diverses contraintes (déminage, accès), les travaux ont dû s’effectuer de façon optimale en termes de durée et de ressources afin de minimiser
le temps de fermeture du champ de tir. Avec la collaboration des différents intervenants, les travaux ont été complétés en 12 jours. À ce jour,
le suivi de la performance environnementale de l’ouvrage a montré une efficacité d’enlèvement variant entre 65% et 75% du RDX au droit de
l’affluent. Plusieurs mesures et analyses restent à être réalisées pour confirmer l’efficacité à long terme du dispositif.
Le projet pilote représente une application à grande échelle d’une technologie innovatrice de réhabilitation.
64
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET G : TECHNOLOGIES D’ASSAINISSEMENT ET ÉTUDES DE CAS
11 h à 11 h 30
Mise à jour sur l’évaluation et l’assainissement d’un ancien site d’enfouissement non officiel situé dans la
réserve faunique nationale de Columbia
Lindsay Paterson1, Darryl Roberts2 et Bradley Klaver3
SLR Consulting (Canada) Ltd.
2
Environnement Canada
3
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
1
SLR Consulting (Canada) Ltd., au nom de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada et d’Environnement Canada, a effectué par
étapes des évaluations environnementales du site, des évaluations de la santé humaine et des risques écologiques et a mené des programmes
d’enlèvement des débris à l’ancien site d’enfouissement non officiel situé dans le marais Wilmer de la réserve nationale de faune (RNF) de
Colombia, dans le sud-est de la Colombie‑Britannique. La RNF de Columbia est une aire protégée fédérale vouée à la conservation des habitats
fauniques est un important segment de la voie migratoire du Pacifique. Le dépôt d’automobiles, de débris de construction, de ferraille, de piles
et de batteries et d’autres déchets dans le passé a entraîné la contamination du sol dans les zones sèches des hautes terres ainsi que du sol,
des sédiments et de l’eau de surface du marais situé à environ 60 mètres au bas de la zone sèche.
La présentation de SLR à Atelier national sur les Sites contaminés fédéraux de l’IBIC de mai 2012 comprenait une description détaillée
des défis que représente la mise en œuvre d’un projet d’assainissement dans une RNF (la participation de nombreux intervenants, les
contraintes liées aux permis et les problèmes de logistique en terrain difficile). Le présent exposé fournira une mise à jour des activités
effectuées dans le site depuis mai 2012. Plus particulièrement, l’exposé examinera les résultats de l’évaluation sur les risques écologiques liés à la
contamination résiduelle dans le marais (y compris les résultats qui appuient l’évaluation), les constatations issues des levés électromagnétiques
supplémentaires effectués sur le site (notamment les résultats d’un programme de levés de vérification en 2013) et les défis continus que
représente la mise en œuvre des évaluations et des activités d’assainissement dans une RNF.
11 h 30 à 12 h
Technique d’assainissement novatrice d’une usine pétrochimique
Raminder Grewal
Keystone Environmental Ltd.
Keystone Environmental Ltd. a récemment terminé la remise en état d’une ancienne usine pétrochimique exploitée de 1961 à 1992, qui
fabriquait principalement de l’acide benzoïque et du phénol, sur un site de 118 acres à Delta, en Colombie-Britannique. La concentration
en toluène sur le site dépassait les concentrations et les normes de qualité pour les lixiviats dangereux dans le sol pour les BTEX (Benzène,
toluène, éthylbenzène, xylène), les hydrocarbures pétroliers volatils (HPV), les hydrocarbures pétroliers faiblement extractibles (LEPH) et les
hydrocarbures pétroliers hautement extractibles (HEPH), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les phénols non chlorés et les
métaux dans le sol et de l’eau souterraine à des concentrations supérieures à celles des normes et règlements sur les sites contaminés de
Colombie-Britannique. Le plan d’assainissement avait pour objectif d’obtenir un certificat d’assainissement dans les deux ans avec des coûts
totaux de restauration beaucoup moins élevés que dans le cas d’une élimination hors site des sols. Pour ce faire, un plan d’assainissement
complet a été conçu et mis en œuvre pour traiter, sur place et hors site, la contamination des sols et des eaux souterraines en utilisant une
combinaison de technologies et de caractéristiques existantes.
Certaines des caractéristiques et certains des éléments clés du plan d’assainissement comprenaient ce qui suit :
•
•
•
•
•
•
•
•
•
réalisation d’une étude détaillée du site pour caractériser adéquatement sur place les sols ;
organisation et ordonnancement des travaux sur le site afin de ne pas nuire aux locataires actuels ;
processus d’appel d’offres détaillé pour obtenir des coûts fixes concurrentiels ;
conception et construction d’un biotertre de 10 000 m2 pour des sols résiduels dangereux et d’un biotertre de 6 000 m2
pour le traitement sur place de sols résiduels; excavation de 6 400 tonnes de matériaux du sol de recouvrement non
contaminés provenant de la zone d’assainissement pour les empiler sur place; excavation de 35 000 tonnes de matériaux de sols
contaminés provenant de la zone d’assainissement puis transfert vers les biotertres. Les biotertres ont été construits dans les
talus qui entouraient les anciens réservoirs hors sol ;
surveillance à intervalles réguliers de la qualité de l’air pour assurer la protection des travailleurs et des opérations industrielles
avoisinantes ;
utilisation de l’ancienne usine industrielle de traitement des eaux usées sur place pour traiter l’eau produite par l’essorage des
matériaux provenant de l’excavation et pour le traitement des eaux souterraines contaminées recueillies. Possibilité de profiter
du permis de déversement existant ;
utilisation des matériaux des piles de sols de recouvrement pour remplir l’excavation après échantillonnage des piles de sols ;
injection d’un produit chimique pour l’oxydation à l’extrémité sud de la zone d’assainissement à proximité d’une conduite
maîtresse et d’une voie de chemin de fer active.
65
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET G : TECHNOLOGIES D’ASSAINISSEMENT ET ÉTUDES DE CAS
Le traitement des sols contaminés dans les biotertres a permis d’atteindre des concentrations inférieures aux normes pour les sols commerciaux
en environ six mois. Le court délai pour assainir des sols classés comme déchets dangereux a été possible par l’adoption d’un programme
d’entretien agressif. Les concentrations dans les eaux souterraines situées dans la zone d’excavation pour l’assainissement ont atteint les
normes fondées sur les risques dans un délai semblable.
Le programme d’injection hors site de produits chimiques reposait sur l’utilisation d’un programme à alimentation par gravité modifié et
approuvé par la compagnie de chemin de fer. La pression, la température, le pH et le potentiel d’oxydoréduction (Eh) ont été surveillés tout au
cours du programme d’injection afin de conserver un taux de réaction contrôlée et pendant un certain temps après l’injection pour vérifier que les
sous-produits de l’oxydation (CO2 gazeux) ne généreraient pas des pressions dans le sol qui pourraient avoir une incidence sur le niveau des
voies de chemin de fer. On a constaté une réduction de 70 à 80 % des concentrations en toluène après deux épisodes d’injection.
14 h à 14 h 30
Procédés de réduction chimique in situ pour la restauration et l’immobilisation des métaux solubles
Kyle Dacey et Jean Paré
Chemco Inc.
Les produits d’amendement pour la réduction chimique in situ représentent une méthode efficace d’immobilisation des métaux solubles dans
les eaux souterraines.
Dans cette présentation, on examinera un composé métallique spécialement conçu pour l’immobilisation in situ des métaux solubles par précipitation et adsorption accrue. La libération contrôlée du carbone permet de prolonger la durée de vie et maintenir le redox à des niveaux très
bas grâce à l’absorption simultanée d’agents microbiens des accepteurs de carbone et d’électrons. L’arsenic, par exemple, est précipité par la
production de sulfures d’arsenic pratiquement insolubles dans les eaux souterraines.
Des exemples complets d’applications à des sites concernant différents métaux seront présentés avec ce principe technologique.
14 h 30 à 15 h
Aperçu du Projet d’assainissement du port d’Esquimalt entrepris par le ministère de la Défense nationale
Mike Bodman1, Dan Salvage1, Andrew Smith2, Scott Irwin3, Tom Wang4, Derek Ormerod4
1
Ministère de la Défense nationale
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
3
Construction de Défense Canada
4
Anchor QEA, LLC
Le port d’Esquimalt, situé à l’extrémité sud de l’île de Vancouver (Colombie-Britannique) est le principal port d’attache de la Marine royale
canadienne (MRC) dans le Pacifique. Le ministère de la Défense nationale (MDN) possède et gère la plus grande partie des terres aquatiques
du port. La gestion des risques pour l’environnement associés à la présence de sédiments contaminés dans le port d’Esquimalt est une grande
priorité pour la MRC et le MDN en raison des niveaux de contamination présents et de la possibilité que ces sédiments entraînent des risques
pour la santé humaine et l’environnement. Étant donné que la contamination est en grande partie attribuable à des activités et à des sources
historiques, le port d’Esquimalt est admissible pour le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF). En raison de la présence des
polluants et compte tenu des risques qui en découlent, le port d’Esquimalt est un site de catégorie 1 (intervention requise) dans le système
de classification des sites aquatiques de Pêches et Océans Canada (MPO). La gestion de ces risques au moyen de travaux d’assainissement
ou d’autres mesures de gestion du risque appuie les objectifs de gérance environnementale du MDN tels qu’ils sont définis dans la politique
sur la sécurité et l’environnement des Forces maritimes du Pacifique (FMAR[P]), dans l’Énoncé de politique sur la sécurité et l’environnement
du chef d’état-major de la Marine royale canadienne, dans la Stratégie environnementale de la Défense, et dans les Directives et ordonnances
administratives de la Défense (DOAD) - Protection et gérance de l’environnement (DOAD 4003-0).
Dans le présent exposé, on donnera un aperçu du Projet d’assainissement du port d’Esquimalt, des objectifs du MDN pour les travaux
d’assainissement, et de la stratégie globale utilisée pour déterminer et traiter les zones où auront lieu les premières interventions par rapport
à l’assainissement à long terme nécessaire pour remédier à la contamination dans l’ensemble du port. À cause des limitations possibles du
PASCF en matière de financement, le MDN a l’intention d’assainir en priorité les zones du port où le risque est le plus élevé tout en continuant à
préparer la stratégie de nettoyage à grande échelle du port à l’aide de mesures de gestion du risque et de travaux possibles d’assainissement. De
plus, au cours de l’exposé, on parlera de certaines des difficultés auxquelles se heurte le MDN pour l’application de la stratégie visant l’ensemble
du port, notamment l’établissement des niveaux pour les premiers travaux d’assainissement, la coordination avec les projets d’amélioration des
immobilisations en cours de réalisation à l’intérieur des zones où auront lieu ces premiers travaux, les considérations opérationnelles pendant
l’assainissement, et l’obtention des approbations pour le projet au MDN et dans le cadre du PASCF.
66
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
STREAM G - REMEDIATION TECHNOLOGIES AND CASE STUDIES
15 h 30 à 16 h
Installation d’une fine couche protectrice sur le lac Supérieur à Marathon en Ontario
David G. Wilson1, Nicholas Rudolfo1, Bruce Noble1, John Lally2, Ronald Hewitt3, Kay Kim4, Barry Grover5 et Mark Seaman5
AECOM
2
Lally Consulting
3
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
4
Environnement Canada
5
Milestone Environmental Contracting
1
Contexte – Objectifs
Le havre Peninsula Harbour est une échancrure 12 km2 (environ 3000 hectares) située au large de la rive nord-est du lac Supérieur qui a été
classé secteur préoccupant en 1985 par la Commission mixte internationale en raison des concentrations élevées de mercure et de biphényles
polychlorés (PCB) dans les sédiments. L’évaluation des risques de l’environnement a conclu que le méthylmercure risquait de compromettre
la reproduction de poissons pour la pêche sportive. Aussi, elle a révélé que les PCB étaient également nocifs à la reproduction du meunier
rouge, mettaient en péril la nourriture des visons et présentaient des risques pour les pêcheurs et leurs familles. Suite à l’évaluation détaillée,
l’installation d’une fine couche protectrice (FCP) a été retenue par Environnement Canada (EC) et le ministère ontarien de l’Environnement
(MEO), en consultation avec les parties prenantes locales, comme la solution la plus efficace.
Approche – Activités
En 2011, AECOM a, sous la supervision de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC), représentant d’EC, élaboré
des plans de conception définitifs et le cahier de charges pour la FCP ainsi qu’un plan de surveillance de la qualité de l’eau pendant la
construction pour évaluer la mise en place et la reconstitution. D’après les plans de conception définitifs, une couche de sable devait être
placée à environ 15 à 20 cm au dessus des sédiments contaminés préalablement délimités avec une épaisseur maximale et minimale à
ne pas dépasser pour garantir un recouvrement correct. La zone définitive de la FCP incluse dans le projet soumissionné s’étend sur environ
230 000 m2 de la partie sud de l’anse Jellicoe où la concentration totale de mercure dans les sédiments superficiels dépasse 3 mg/kg. Pour
répondre aux différentes exigences des conditions actuelles des fonds et des voies de transport maritime, la conception finale intégrait l’utilisation de
matériaux de sable à gros grains et à grains moyens à différentes épaisseurs pour garantir une pose impeccable et une stabilité dans les
conditions prévues à long terme. Les plans de conception définitifs et le cahier des charges ont été présentés au début de 2012 pour la période
de construction estivale. Le soumissionnaire retenu était l’entreprise ontarienne Milestone Environmental Contracting, Inc. (MECI) d’Ottawa.
Résultats – Leçons apprises
La mobilisation dans le cadre de l’opération de recouvrement a débuté le 25 mai. Les opérations de recouvrement à l’intérieur des eaux ont
démarré le 7 juin et les travaux ont été achevés en août 2012. La réalisation de ce projet accéléré dans une zone relativement éloignée où
les conditions météorologiques défavorables influent parfois sur les activités au cours de la saison de construction exigeait une planification
minutieuse et posait un certain nombre de défis sur le plan logistique. Comme exemples, on pourrait mentionner le transport des matériaux
retenus (p. ex le sable à grains moyens a été livré par camion à partir d’une zone d’emprunt locale tandis que le sable à gros grains a été
transporté dans un chaland de l’île Manitoulin au lac Huron); l’état d’avancement de la mise en place avec un calendrier serré pour la réalisation
des travaux dans l’eau tout en respectant les critères de turbidité susceptibles de compromettre l’habitat; et l’utilisation d’un point d’arrêt pour
l’aménagement d’un espace restreint. Une pelle à long bras montée sur le chaland, une benne preneuse et un chaland à pont avec des navires
de service pour la livraison de matériaux et le positionnement du navire ont été utilisés pendant les opérations de mise en place de la FCP. Des
carottes de sédiments ont été utilisées comme fondements pour vérifier les épaisseurs de la couche et la conformité avec le contrat de base.
Cette présentation donnera un aperçu des opérations, des défis et des solutions du projet, les résultats de l’assurance de la qualité et du contrôle
de qualité sur la construction de la FCP ainsi que des paramètres de surveillance de base et à long terme recueillis.
16 h à 16 h 30
Utilisation de procédés d’assainissement thermique in situ pour accroître la durabilité de l’élimination de la source
de contamination
Ralph S. Baker1, Steffen Griepke Nielsen1, Maiken Faurbye2, Niels Ploug2 et Jesper Holm2
TerraTherm, Inc.
2
Krüger A/S
1
Les procédés d’assainissement thermique in situ (PATIS) ont été utilisés dans environ 200 sites contaminés par des composés chlorés
organiques volatils (CVOC), ainsi que par d’autres contaminants organiques. Les spécialistes des PATIS utilisent des techniques, telles
que le chauffage de type thermoconducteur (CTC), [l’Aspiration accélérée de la vapeur (AAV), et/ou de résistance électrique, telles que les
[Procédés de décapage électrothermique dynamique (PDE-ET)] ou de chauffage à résistance électrique (CRE). En raison des effets physiques
de l’échauffement souterrain, les PATIS permettent en général d’éliminer efficacement les contaminants à > 99 % dans les zones de sources
ciblées après quatre à six mois de chauffage sans excavation. Cependant, la quantité d’énergie nécessaire soulève souvent des questions sur
67
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
STREAM G - REMEDIATION TECHNOLOGIES AND CASE STUDIES
la viabilité des PATIS, objet de cette présentation.
Une analyse du cycle de vie (ACV) a été effectué par un tiers indépendant pour un site de LDNA à Reerslev au Danemark. L’ACV portait sur une
comparaison entre l’extraction des vapeurs du sol (EVS) et la désorption thermique in situ (DTIS) alliant les techniques de TCH et d’EVS à
l’excavation et au traitement hors site. Les nombreuses années d’opérations d’EVS sur le site ont été précédées d’une DTIS rapide pour protéger
l’un des grands puits municipaaux d’approvisionnement en eau de la ville de Copenhague. L’ACV des particularités du site a révélé que
l’EVS consomme plus d’énergie, produit plus de déchets et génére plus de gaz à effet de serre (GES) que la DTIS. Aussi, il faut des périodes
interminables (> 100 ans) pour enlever en quantité la masse des contaminants nécessaire pour fermer le site. L’excavation ou encore le
traitement ou l’élimination hors site se comparaient bien avec la DTIS en fonction surtout de la distance de transport au lieu d’élimination ou
de traitement. L’ACV a retenu la DTIS comme l’option privilégiée, car, outre les impacts environnementaux et économiques minimes, les effets
de la solution in situ (pas besoin de déplacer les familles et de démolir les maisons) sur les zones avoisinantes (c.-à-d ses impacts sociaux)
étaients réduits.
La DTIS a été ensuite mise en œuvre dans le site Reerslev en 2009 et 12 560 m3 de sols contaminés ont été traités selon des critères
rigoureux afin d’atteindre les objectifs, à savoir consommer moins d’énergie, produire moins de GES, prendre moins de temps et coûter moins
cher par rapport aux estimations dans l’ACV. Les GES issus du transport et de l’excavation du sol à environ 140 km (85 mi) équivaut aux GES
provenant du chauffage électrique du sol pendant la période de cinq mois et demi d’assainissement, ce qui signifie que les effets des GES issus
du transport à des distances supérieures à 140 km seraient plus importannts que ceux provenant de la DTIS.
La présentation comprendra des discussions sur les procédés de traitement thermique et les possibilités d’application des différentes méthodes
thermiques aux sols et aux roches fracturées. Les experiences tirées de plusieurs sites seront également présentées.
16 h 30 à 17 h
Viabilité de l’utilisation des zones réactives pour remédier aux hydrocarbures chlorés en milieu urbain
Yvo Veenis
Groundwater Technology
Dans cette présentation, nous ferons un exposé et une comparaison des résultats de six projets d’assainissment d’hydrocarbures chlorés
dans les zones réactives créées en injectant quatre catégories différentes d’agents actifs dans les eaux souterrainess et discuterons ensuite ces
résultats. Dans trois cas, un mélange de fer zéro valent et des substrats ont été utilisés. Il y en avait un où on a appliqué que des substrats ont
été appliquées, utilisé du persulfate activé et un autre où on a injecté de l’ozone.
Ces technologies sont très différentes sur le plan de l’approche, l’impact et de l’empreinte carbone. Certains ont une empreinte carbone négative
(en fait, elles produisent des concentrations de carbone dans le sol) en utilisant des matériaux recyclés et en fin de cycle de vie pour faciliter le
traitement des sols et des eaux souterraines.
Quatre cas sont des projets d’assainissement à grande échelle et sont deux des projets pilotes sur le terrain. Tous les cas concernent des
zones urbaines denses et ouvertes au public. En conséquence, chaque cas représente les défis qui se posent actuellement sur le plan du
réaménagement urbain, à savoir comment traiter la contamination des sols et des eaux souterraines dans les villes européennes les plus
densément peuplées. Les cas ont permis de produire suffisamment de données pour analyser les procédés d’assainissement, les effets sur
la contamination et tirer des conclusions sur les possibilités d’application des différentes technologies et d’examiner également les coûts.
Plusieurs cas sont terminés avec la fermeture réglementaire approuvés et les autres sont en cours.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET H : ASSAINISSEMENT DES SÉDIMENTS
Mercredi 16 avril 2014
VOLET H : ASSAINISSEMENT DES SÉDIMENTS
Endroit : Gouverneur général II
8 h 30 à 9 h
Innovations et succès dans la réhabilitation par dragage du site Harbor Island du programme Superfund
Thomas L. Patterson et Ian P. G. Hutchison
SLR International Corporation
La réhabilitation par dragage impose souvent des défis qui vont de la restauration de l’habitat au choix de la méthode d’évacuation des
matériaux dragués.
Les auteurs ont dirigé et administré le projet de réhabilitation par dragage d’un ancien chantier naval localisé dans le chenal ‘West Waterway’
près de l’ile Harbor Island à Seattle dans l’état de Washington.
Plusieurs techniques innovantes et uniques furent mises en œuvre pour résoudre les défis liés à ce projet. Ces défis consistaient de la
restauration d’un habitat au sein d’un port en plein activité, l’évacuation par voies ferrées des matériaux dragués; le développement d’un
modèle détaillé du site afin d’organiser des opérations de dragages localisées, efficaces et économiques; la pré-qualification de l’étendue et
la profondeur de la zone à draguer afin d’éliminer le besoin d’échantillonnage de confirmation et ce afin d’éviter du risque d’avoir à revenir plus
tard pour évacuer des matériaux laissés en place; l’exécution rapide des travaux malgré une situation compliquée avec les parties concernées; et
l’optimisation de la campagne de dragage utilisant des équipements et techniques de pointe tel le sonar et le GPS.
Cette présentation décrit en détails la méthodologie suivie par les auteurs pour obtenir l’accord des différentes parties concernées terminer le
projet en trois ans.
9 h à 9 h 30
Avancées en matière de restauration des sédiments contaminés à l’aide d’ajouts dans les matériaux de
recouvrement – perspectives nord-américaines
Mark Mahoney1, Roger Santiago2, William Hague3 et Clay Patmont1
Anchor QEA, LLC
2
Environnement Canada
3
Honeywell International
1
Au cours des dernières années, l’assainissement des sédiments par recouvrement avec amendement a suscité beaucoup d’interêt en Amérique
du Nord. Le recouvrement avec amendement est particulièrement attirant dans le cas de contaminants préoccupants (CP) difficiles à assainir
avec des matériaux classiques de recouvrement comme, entre autres, le sable. L’utilisation de matériaux amendés augmente la capacité
d’absorption du recouvrement et entraine des modifications géochimiques des contaminants, ce qui augmente la durée de vie prévue par la
conception de tel système. Les techniques d’amendement typiques comprennent l’ajout de matériau à carbone organique total (COT) élevé
(comme la terre végétale), l’introduction de sorbants (tels que du charbon activé, de l’argile organique, entre autres, pour modifier la chimie
des sédiments, augmenter la capture de contaminants et diminuer la biodisponibilité), ainsi que l’ajout de sidérite (pour modifier le pH des
sédiments et améliorer les processus de dégradation). L’amendement peur rendre le recouvrement plus efficace et offre une meilleure isolation
des contaminants, ou une réduction de l’épaisseur globale du recouvrement en atteignant les mêmes indicateurs de résultats – ce qui réduit la
quantité de matériaux de recouvrement placés dans des milieux aquatiques critiques.
Le recouvrement avec amendement peut constituer une solution de nettoyage permanent des sédiments qui répond rapidement et façon durable
aux problèmes clés d’exposition (p. ex., la bioaccumulation chez les poissons), dont l’efficacité́ augmente avec le temps, surtout dans le cas
de produits chimiques avec de faibles taux de transfert de masse (p. ex., les BPC et les dioxines ou furanes). Le recouvrement avec amendement
est généralement plus durable, moins perturbateur pour l’environnement et moins couteux que les techniques d’assainissement avec dragage
et élimination. Cette technologie peut également réduire de manière importante l’exposition de l’écosystème en captant les contaminants dans
des matrices de sédiments organiques et inorganiques.
Plusieurs méthodes permettent de mettre en œuvre le recouvrement avec amendement, y compris l’utilisation de systèmes de diffusion comme
des matelas, des méthodes d’injection directe, ainsi que l’utilisation de matières en vrac, placées individuellement ou mélangées. L’efficacité́
de ces techniques a largement été́ démontrée par des essais récents en laboratoire, des essais pilotes sur le terrain, et des applications pour
des projets à petite échelle. Nous résumerons et discuterons des données tirées de plus de deux douzaines de projets de démonstration sur
69
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET H : ASSAINISSEMENT DES SÉDIMENTS
le terrain (en Amérique du Nord et en Europe) et dans diverses conditions environnementales. En outre, nous présenterons certaines percées
dans les méthodes utilisées sur le terrain par des entrepreneurs novateurs et nous discuterons de leurs avantages et inconvénients. Enfin, nous
aborderons les couts associes à l’exécution de tels projets.
9 h 30 à 10 h
Création d’une carte de base détaillée et d’un modèle de surface aux fins d’assainissement des sédiments
contaminés du port d’Esquimalt – Conciliation de l’ensemble des données entre plusieurs utilisateurs
Cameron Wallace et Doug McMillan
SNC-Lavalin inc., Environnement et eau
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) et Construction de Défense Canada (CDC) réalisent actuellement, pour
le compte du ministère de la Défense nationale (MDN), un programme d’assainissement des sédiments du port d’Esquimalt qui ont été
contaminés par le passé. Plusieurs experts-conseils sont chargés des divers aspects du projet, notamment : Anchor QEA LLC, Golder Associés
ltée, SLR Consulting (Canada) ltée et Klohn Crippen Berger Ltd. Comme cela est souvent le cas pour les grands projets comportant plusieurs
parties, le maintien d’une seule source cohérente et précise de données accessibles par toutes les parties, y compris les cartes graphiques,
demeure l’un des grands défis à relever.
SNC-Lavalin Inc. a été chargée de créer les cartes de base (une source unique de dessins couramment utilisés) et de les tenir à jour. Ces cartes
comportent toutes les données graphiques relatives au port d’Esquimalt et les zones proposées d’assainissement des sédiments. La carte
de base actuelle, réalisée au moyen de la conception assistée par ordinateur (CAO), comptent plus de 65 couches de données graphiques
pertinentes, comme les services publics de base, les lignes de rivage, les données d’étude, tous les lieux d’enquêtes environnementales
précédentes, les élévations topographiques des sites terrestres et les élévations bathymétriques marines.
Les besoins en matière de cartographie sont en constante évolution et des mises à jour périodiques s’imposent. Un des éléments complexes
de la carte de base est le développement d’un « modèle de surface » très précis et détaillé de l’élévation des sédiments marins aux fins de
calculs volumétriques et de conception technique. Afin de créer le « modèle de surface », SNC-Lavalin a examiné et regroupé toutes les données
bathymétriques de surface en fonction de la date, de leur précision, de leur élévation et de leur résolution. Pour combler les lacunes observées
dans les données, TPSGC a effectué une levée très précise des principaux secteurs du port au moyen d’un sonar multifaisceaux à balayage
latéral. Ces données ont été ajoutées à la carte de base. Le résultat final comprend : une couche de polygones avec des attributs décrivant les
divers ensembles de données ainsi que leurs portées, et des versions tronquées des divers ensembles de données, les « meilleures » données
étant celles des zones faisant l’objet de balayages multiples. Cet ensemble de données d’élévation peut servir à créer une « surface » dans
AutoCAD ou ArcGIS, qui sont les deux principaux logiciels utilisés par l’équipe de projet.
Le prochain défi à relever pour combler les lacunes restantes dans les données d’élévation consiste à obtenir des surfaces pour la zone
intertidale qui ne peuvent être saisies au moyen d’un sonar multifaisceaux ou d’une levée des sites terrestres. SNC-Lavalin se prépare à procéder
à une télédétection par laser (Lidar) afin d’obtenir la date de l’élévation de la zone intertidale et de permettre de meilleures données pour les
sites terrestres.
10 h 30 à 11 h
Projet d’assainissement du port d’Esquimalt – Importance d’une évaluation intégrée des mesures
d’assainissement
Tom Wang1, Derek Ormerod1, Andrew Smith2, Michael Bodman3, Scott Irwin4, Ben Howard1
1
Anchor QEA, LLC
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
3
Ministère de la Défense nationale
4
Construction de Défense Canada
Le Projet d’assainissement du port d’Esquimalt se déroule sur une propriété de l’État située dans le port d’Esquimalt, sur l’île de Vancouver, en
Colombie-Britannique, et il est géré par le ministère de la Défense nationale (MDN). Le port d’Esquimalt est le port d’attache de la Marine royale
canadienne (MRC) et abrite la Base des Forces canadiennes Esquimalt (BFC Esquimalt). La majeure partie des zones de sédiments se trouvant
dans le port appartiennent au MDN, qui en assure la gestion. Des activités industrielles et maritimes sont exercées depuis longtemps dans
les installations du port d’Esquimalt, que ce soit à l’intérieur du port ou sur les hautes terres le long du littoral. Les activités industrielles, qui
comprennent des activités de scierie, le stockage de billes ainsi que la construction et la réparation de navires, ont débuté dans les années
1850. Les sédiments ont été contaminés par le passé par une grande variété de produits chimiques, dont des métaux, des biphényles
polychlorés (BPC) et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).
70
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET H : ASSAINISSEMENT DES SÉDIMENTS
La gestion des risques pour l’environnement associés à la présence de sédiments contaminés dans le port d’Esquimalt est une grande priorité
pour la MRC et le MDN en raison des niveaux de contamination présents et de la possibilité que ces sédiments entraînent des risques pour la
santé humaine et l’environnement. Étant donné que la contamination est en grande partie attribuable à des activités et à des sources historiques,
le Projet d’assainissement du port d’Esquimalt est visé par le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF). À la lumière des
restrictions possibles imposées par la disponibilité des fonds, le MDN a mis la priorité sur l’assainissement de zones d’intervention précoce à
risque élevé au sein du port tout en continuant de travailler à l’établissement d’une stratégie de nettoyage à la grandeur du port. Les zones à
risque élevé sont celles qui ont été déjà désignées à titre de lieux à fortes concentrations de contaminants et elles sont sous le contrôle direct
du MDN.
Cet exposé discutera de la manière dont le recours à une démarche intégrée pour évaluer les mesures d’assainissement peut
rationaliser l’échéancier global du projet, améliorer l’efficience et la rentabilité du projet et contribuer à la qualité des données. La méthode qui est
généralement adoptée pour évaluer des mesures d’assainissement consiste à procéder par étapes, en s’attaquant d’abord à préciser la nature
et l’envergure de la contamination et à recueillir des données à l’appui des travaux d’évaluation des risques. On s’affaire ensuite à recueillir des
données pour appuyer les travaux de conception des mesures correctives. Cette méthode exige habituellement de longs délais pour terminer
le cycle complet des évaluations et des mesures correctives subséquentes et peut souvent mener soit à un chevauchement du travail, soit à la
reprise des évaluations si les données recueillies pour répondre aux besoins scientifiques ne satisfont pas aux besoins en matière de conception
technique. L’adoption d’une approche intégrée d’évaluation des mesures d’assainissement permet de tenir compte des besoins de l’évaluation
des risques, de la nature et de l’envergure de ces risques, de la conception des mesures correctives et des impératifs liés aux opérations et à la
construction afin de relever les lacunes dans les données globales et de mettre au point des méthodes d’évaluation adéquates qui permettent de
répondre à tous les besoins du projet. Cet exposé se servira du Projet d’assainissement du port d’Esquimalt à titre d’étude de cas.
Le Projet d’assainissement du port d’Esquimalt est doté d’un échéancier serré afin de permettre l’évaluation des mesures d’assainissement, la
conception des mesures d’assainissement et les travaux de construction ultérieurs. Cet échéancier accéléré exige l’adoption d’une démarche
intégrée d’évaluation des mesures d’assainissement afin de combler les lacunes dans les données globales. Pour élaborer un programme
d’évaluation des mesures d’assainissement exhaustif, l’équipe de projet a dû tout d’abord relever les solutions de rechange et en faire le tri de
manière à retenir la méthode privilégiée pour chaque zone d’intervention précoce à défaut de connaître avec certitude la nature et l’envergure
de la contamination. Cet exposé fera un survol du programme exhaustif d’évaluation des mesures d’assainissement et de ses composantes.
11 à 11 h 30
Assainissement des plans d’eau de la cale sèche d’Esquimalt (étape 1B) : Mise en œuvre du plan de gestion
environnementale
David McKeown1, Rae-Ann Sharp2 et Andrew Mylly2
1
SLR Consulting (Canada) ltée
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
SLR Consulting (Canada) ltée, au nom de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC), a préparé un plan de mise en œuvre
pour la surveillance environnementale intensive du dragage de la cale sèche d’Esquimalt, à Victoria en Colombie-Britannique. Le plan de mise
en œuvre de la surveillance environnementale a été réalisé pendant les activités sous l’eau pour s’assurer de l’atteinte des objectifs de protection
de l’environnement au cours de ce grand projet d’assainissement. Les activités d’assainissement ont été réalisées pour retirer les sédiments
contaminés déposés durant des décennies d’activités de construction et d’entretien de navires. Les contaminants préoccupants comprennent les
métaux, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les biphényles polychlorés (BPC), le tributylétain, les dioxines et furanes, ainsi
que certains pesticides.
L’objectif principal de la mise en œuvre du plan est de contrôler la qualité de l’eau ainsi que de s’assurer que les critères de rendement pour
le dragage étaient satisfaits et que les objectifs de protection environnementale et de conformité aux approbations règlementaires étaient
atteints. On a fixé des limites acceptables pour divers paramètres, notamment les concentrations de métaux, des BPC et le total des solides en
suspension (TSS), à l’aide d’une modélisation complète de la qualité prédite de l’eau pour déterminer les concentrations prévisibles de
contaminants à partir des concentrations observées dans les sédiments et prédire les dispersions dans l’environnement découlant des
perturbations occasionnées par le dragage et les activités d’assèchement. Les niveaux-seuils correspondants pour la turbidité ont été calculés
à rebours à partir des TSS et des concentrations de contaminants dans la colonne d’eau, pour donner des limites de gestion in situ et en temps
réel.
La surveillance en temps continu de la conformité de la qualité de l’eau pendant les opérations a été effectuée par SLR pendant les dix mois du
programme de dragage. Le réétalonnage des critères de gestion in situ de turbidité par rapport aux relations des données de TSS trouvées en
laboratoire a aussi été réalisé pour valider les prédictions des modèles.
La surveillance environnementale a aussi été réalisée pour une série de composantes environnementales, notamment le frai et l’agrégation des
poissons, la surveillance des mammifères marins, la pression sous-marine de l’enfoncement des pieux, la qualité de l’air, le bruit ambiant ainsi
71
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET H : ASSAINISSEMENT DES SÉDIMENTS
que la gestion des déchets et des matières dangereuses.
La dotation du projet, la formation, les besoins en matériel et l’entretien, ainsi que les conditions changeantes ont constitué des défis
considérables pendant les dix mois du projet de dragage. Pendant le projet, les progrès de l’entrepreneur et le fait de travailler dans une
installation industrielle en activité ont occasionné de fréquents changements au calendrier. La coordination des échéanciers d’envois au
laboratoire et de la réception de ses rapports, les aspects de la planification et les changements aux composants sur le terrain ont obligé le
personnel à consacrer beaucoup de temps au projet et à revoir fréquemment les délais.
Étant donné le fort volume de données de surveillance produites pendant le projet, la gestion et la coordination des données de laboratoire ont
également été des enjeux importants. Du personnel de gestion de données a été affecté au projet et on a construit sur le Web un outil de gestion
environnementale fournissant une archive accessible et actualisée qui pouvait être consultée à distance par le personnel du projet. Les résultats
de laboratoire étaient automatiquement relayés à l’outil, à partir duquel on pouvait les contrôler par rapport aux limites.
11 h 30 à 12 h
Assainissement des plans d’eau de la cale sèche d’Esquimalt (étape 1B) : Mise en œuvre du Plan d’évaluation
et d’analyse de l’échantillonnage de confirmation et gestion des résidus de dragage
David McKeown1, Jeff Nyman1, Tom Wang2, Andrew Mylly3, Rae-Ann Sharp3, Dan Berlin2
1
SLR Consulting (Canada) Ltée
2
Anchor QEA LLC
3
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
La société SLR Consulting (Canada) ltée, pour le compte de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC), a préparé et
mis en œuvre un Plan d’évaluation et d’analyse de l’échantillonnage de confirmation afin d’évaluer les sédiments après le dragage réalisé en
vue d’assainir la cale sèche d’Esquimalt, à Victoria en Colombie-Britannique. La conception technique du programme d’assainissement des
sédiments a été faite par l’entreprise Anchor QEA LLC. Des mesures d’assainissement ont été prises pour enlever les sédiments contaminés par
des décennies d’activités de construction et d’entretien de navires. Les contaminants préoccupants incluent des métaux, de l’HAP, des BPC, du
tributylétain, des dioxines et furanes, et certains pesticides.
Les plans d’eau de la cale sèche ont été divisés en 11 zones de dragage en se basant sur le profil préalable des contaminants, établi par la
caractérisation in situ. Après les travaux de dragage requis, des échantillons ont été prélevés dans chaque zone de dragage au moyen d’une
grille de 25 m x 25 m. L’échantillonnage a nécessité la collecte de carottes de sédiments et d’échantillons ponctuels concomitants afin d’aider
à délimiter les secteurs des plans d’eau de la cale sèche où il faudra effectuer des travaux de dragage supplémentaires (redragage éventuel)
ou placer des matériaux de couverture pour gérer les contaminants résiduels. Chaque point d’échantillonnage était représentatif de sa grille.
Les échantillons ponctuels ont été recueillis dans les 100 premiers centimètres et les résultats ont été évalués afin d’établir les concentrations
de contaminants résiduels résultant de la remise en suspension et du dépôt des sédiments durant le processus de dragage et une fois celui-ci
terminé. Les carottes ont généralement été recueillies à des intervalles de profondeur de 0-0,5 m et 0,5-1 m, et corrigées en fonction du compactage. Les résultats des carottes d’échantillonnage ont été évalués afin d’établir si la contamination était présente dans les couches profondes
de sédiments qui n’ont pas été vérifiées lors de la caractérisation in situ et des travaux de conception de l’assainissement.
La nécessité de réaliser un dragage supplémentaire ou de placer des matériaux de couverture a été établie en étudiant les résultats d’analyse
des sédiments de surface et de subsurface à la lumière des objectifs numériques des mesures d’assainissement.
La qualité des sédiments a été évaluée au moyen de deux méthodes : 1) conformité générale de la zone de dragage aux objectifs numériques
d’après une approche statistique; 2) évaluation de la conformité à des endroits donnés. Un cadre d’évaluation a été produit afin d’établir si le
redragage éventuel ou le placement de matériaux de couverture dans des endroits donnés de chaque zone de dragage était nécessaire d’après
les résultats pour chaque grille d’échantillonnage et pour l’ensemble de la zone.
Les profondeurs de dragage éventuel ont été établies suivant que les contaminants encore présents étaient résiduels ou avaient été manqués au
départ, et d’après la profondeur à laquelle avaient été observées les concentrations élevées de contaminants dans les échantillons de confirmation de sédiments. Après le redragage, au besoin, des échantillons ponctuels supplémentaires ont été prélevés afin qu’une nouvelle évaluation
de la contamination résiduelle puisse être faite et que l’on puisse établir où le placement de matériaux de couverture était nécessaire.
Dans les secteurs où on a trouvé une contamination des sédiments de surface après les travaux initiaux de dragage ou le redragage, on a évalué
les concentrations des sédiments de surface afin d’établir si le placement de matériaux de couverture (d’une épaisseur de 0,15 m à 0,3 m)
permettrait de diluer les contaminants et d’en atténuer suffisamment la concentration pour obtenir des sédiments propres en surface.
Les difficultés associées à la mise en œuvre du Plan d’évaluation et d’analyse de l’échantillonnage de confirmation ont inclus la
modification fréquente du calendrier du projet, dont les délais étaient serrés, la réalisation des travaux dans une installation industrielle pleinement
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET H : ASSAINISSEMENT DES SÉDIMENTS
opérationnelle, la gestion des données, la coordination des services de laboratoire et l’obligation de composer avec des conditions
environnementales imprévues. Il a également été difficile d’obtenir des résultats de laboratoire en temps opportun et de voir à ce que les limites
de détection des analyses pour des paramètres donnés soient adéquates.
14 h à 14 h 30
Surveillance des effets sur l’environnement de la zone maritime côtière : Le Projet d’assainissement des
étangs de goudron et du site des fours à coke de Sydney
John Appleby
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Pendant plus d’un siècle de sidérurgie et de cokéfaction, les sous-produits de cette industrie lourde ont contaminé une vaste étendue de terrain
(99 hectares) située au cœur de Sydney. Les sites d’étangs de goudron et de fours à coke nord et sud contenaient plus d’un million de tonnes
de sédiments et de sols contaminés.
Le 12 mai 2004 les gouvernements du Canada et de la Nouvelle-Écosse ont signé une entente de partage des coûts d’assainissement des
étangs de goudron et des fours à coke, d’un montant de 400 millions de dollars. Dans le cadre de ce projet, une évaluation environnementale
a été réalisée ainis qu’une révision complète qui a été effectué par un panel indépendant. . En 2007, les gouvernements du Canada et de la
Nouvelle-Écosse ont adopté les 55 recommandations du panel, et ont annoncé que le projet se poursuivrait comme prévu. En réponse aux
recommandations du panel relatives à la protection des environs de la zone côtière, un programme rigoureux et complet de surveillance des
effets sur le milieu marin a été conçu et mis en œuvre.
Au cours de cette présentation, l’accent sera mis sur l’importance de définir la portée de la surveillance des impacts environnementaux afin de
répondre convenablement aux besoins du projet et aux exigences législatives. Cette présentation permettra de fournir un compte rendu détaillé
de du programme de surveillance des impacts environnementaux sur le milieu marin dans le cadre du projet d’assainissement des étangs
de goudron et du site des fours à coke de Sydney, avec un accent particulier sur les facteurs déterminants, la conception et les résultats du
programme. La présentation se terminera par un exposé des leçons apprises, suivi d’une courte période de questions et réponses.
14 h 30 à 15 h
Leçons apprises, innovations et succès des opérations de nettoyage de sédiments du secteur préoccupant des
Grands Lacs des États-Unis
Gina Bayer
CH2M HILL Canada Limitée
La United States (U.S.) Great Lakes Legacy Act est souvent citée comme modèle qui pemet d’accélérer ls décontamination des sédiments dans
les secteurs préoccupants (SP) des Grands Lacs. De la caractérisation à la décontamination, Ceprésentation fait un survol des leçons apprises,
des innovations réaliséesées, des techniques de mobilisation des intervenants appliquées, des avantages socio- économiques tirés d’ études
de cas de sept SP américains : rivière Ashtabula, rivière Fox, estuaire de la Milwaukee, rivière Raisin, rivière Sheboygan, port de Waukegan et
rivière Buffalo. De plus, les techniques d’identification et de caractérisation utilisés au SP binational de la rivière Detroit seront présentées de
même que les études sur le drainage des rives de St. Clair Shores situés à proximité du SP binational de la rivière St. Clair.
Parmi les faits saillants, il importe de souligner la gestion des radionucléides à des niveaux bas à Ashtabula, l’adaptation aux Liquides
denses non aqueux (LDNA) trouvés pendant les travaux de dragage, la gestion de la stabilité de l’infrastructure critique et littorale, les travaux de
manutention et de dragage primés aux rivières Kinnickinnic (estuaire de la Milwaukee) et Sheboygan; l’utilisation d’un rideau de bulles d’air
plutôt que d’un filtre à limon traditionnel pour contrôler la turbidité pendant les travaux de dragage, les solutions communes de gestion des
matières résiduelles après le dragage et les cours d’eau urbains qui contenaient le plus de boules de quilles.
Cette présentationfournira les leçons apprises au sujet de la caractérisation et la décontamination des sédiments réalisés sur des sites
américains et qui pourrait s’appliquer sur des secteurs préoccupants au Canada.
15 h 30 à 16 h
Mégachantier d’assainissement des plans d’eau de la cale sèche d’Esquimalt (étape 1B) : Enjeux liés à la
conception, à la passation de marché et à la construction
Tom Wang1, Andrew Mylly2, Rae-Ann Sharp2, Matt Woltman1, Dan Berlin1, Scott Tomlinson2, Chris Major2, Kristen Richot2, Liz Vonckx1
Anchor QEA, LLC
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
1
La cale sèche d’Esquimalt est située sur une propriété fédérale dans le port d’Esquimalt sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, et est
gérée par un gardien fédéral, soit Travaux publics et Services Gouvernementaux Canada (TPSGC). Des activités industrielles et maritimes sont
73
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET H : ASSAINISSEMENT DES SÉDIMENTS
exercées depuis longtemps dans les installations de la cale sèche et du port d’Esquimalt, que ce soit à l’intérieur du port ou sur les hautes
terres le long du littoral. Les activités industrielles, qui comprennent des activités de scierie, le stockage de billes ainsi que la construction et la
réparation de navires, ont débuté dans les années 1850. Les installations de la cale sèche d’Esquimalt servent à la réparation et à l’entretien de
navires militaires et civils depuis 1927. Il s’agit de la plus importante cale sèche commerciale sur la côte Ouest des Amériques. Les sédiments
ont été contaminés par le passé par une grande variété de produits chimiques, dont des métaux, des BPC, du tributylétain et desHAP.
Avecl’appui des objectifs du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux, ainsi que du potentiel de changement de gouvernance des
installations de la cale sèche d’Esquimalt, TPSGC a élaboré un plan d’action en plusieurs étapes. Ce plan comprend des mesures
d’assainissement et des activités de conception technique visant l’assainissement des sédiments contaminés des plans d’eau et des
secteurs adjacents (zones tampons) administrés par le ministère de la Défense nationale. L’étape 1B était l’étape principale et consistait en des
travaux de dragage réalisés à des fins d’assainissement et d’élimination terrestre hors site d’environ 150 000 m3 de sédiments contaminés, à
l’installation d’environ 24 000 m3 d’une armature angulée submergée et à la mise en place d’une couche de matériaux pour contrôler les
résidus sur une superficie d’environ 7,5 ha. Les travaux de construction de l’étape 1B ont commencé en juin 2013 et seront terminés en mars
2014.
Le présent exposé aborde quelques-uns des principaux enjeux qui ont été examinés par TPSGC et l’équipe de conception de l’expert-conseil
au cours de l’étape 1B, qui portait sur les mesures d’assainissement, la passation de marché et les travaux de construction. Les principaux
enjeux liés à la conception comprenaient l’élaboration du prisme de dragage de dépollution au moyen d’une démarche statistique du niveau de
fiabilité, l’identification des critères réalistes de qualité de l’eau et des pratiques exemplaires en matière de gestion, l’intégration de restrictions
géotechniques et structurales, la conception d’une démarche de gestion des résidus, la conciliation de besoins opérationnels très variables dans
l’ordonnancement des travaux de conception des mesures d’assainissement et de construction, et la détermination de la meilleure utilisation des
exigences relatives au rendement et aux spécifications normatives en vue de juger de l’expérience de l’entrepreneur local.
Les enjeux liés à la passation de marché comprenaient l’identification des composantes devant être évaluées ensemble ou séparément,
l’identification de la méthode de passation de marché, l’élaboration des critères d’évaluation technique afin de trouver les soumissionnaires
conformes, et la détermination des soumissions appropriées en vue d’assurer que les installations de transbordement et des sites d’élimination
en terres choisies par l’entrepreneur aient les approbations et les autorisations nécessaires pour accueillir les sédiments contaminés.
Les principaux enjeux liés aux travaux de construction comprenaient les conditions de subsurface imprévues, la nécessité de modifier
fréquemment l’ordonnancement et l’horaire des travaux de construction afin d’accommoder les activités des installations, le respect des critères
de qualité de l’eau et l’adaptation aux modifications apportées à l’horaire de l’entrepreneur et à la livraison. Une inspection intensive à temps
plein des travaux de construction et un régime de surveillance de la conformité environnementale ont été mis en œuvre afin de fournir un suivi
et un examen en temps réel des opérations, une réponse rapide aux demandes de renseignements de l’entrepreneur, une élaboration rapide
des avis de TPSGC à l’intention de l’entrepreneur et des décisions de gestion adaptative sur le terrain visant à minimiser les retards tout en
accommodant les activités des installations et en répondant aux objectifs liés à la conception des mesures d’assainissement.
Enfin, l’exposé aborde la façon dont certaines hypothèses et décisions prises au cours de l’étape de conception des mesures d’assainissement
ont en fait été mises en œuvre durant les travaux de construction, la façon dont des conditions imprévues ont été traitées au moyen d’une
démarche de gestion adaptative ainsi que le résumé des importantes leçons apprises.
16 h à 16 h 30
Projet d’assainissement des plans d’eau de la cale sèche d’Esquimalt : Mise en œuvre d’un megaproject
d’assainissement des sédiments dans la plus grande installation de construction et de réparation de navires
océaniques sur la côte du Pacifique, au Canada – Enjeux liés à la coordination opérationnelle
Matt Woltman1, Kristen Ritchot2, Rae-Ann Sharp2, Dave Osguthorpe2, Tom Wang1, Dan Berlin1, Andrew Mylly2, Scott Tomlinson2, Chris Major2,
Liz Vonckx1
1
Anchor QEA, LLC
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
La cale sèche d’Esquimalt est située sur une propriété fédérale dans le port d’Esquimalt sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, et
est gérée par un gardien fédéral, soit Travaux publics et Services Gouvernementaux Canada (TPSGC). Le début des activités de la cale sèche
date de 1927, et il s’agit du plus grand chantier de construction et de réparation de navires océaniques sur la côte du Pacifique, au Canada.
La cale sèche d’Esquimalt est un chantier à accès libre qui offre des services communs (selon le principe de la rémunération à l’acte) et qui
permet à de multiples utilisateurs (entreprises du secteur privé) d’accéder aux infrastructures de sa cale sèche pour fournir des services de
construction navale, de radoub, de réparation et d’entretien à divers intervenants, dont le ministère de la Défense nationale (Marine), la Garde côtière
canadienne, BC Ferries ainsi que d’autres propriétaires de navires étrangers et privés (y compris des compagnies de navires de croisière). Des
activités industrielles et maritimes sont exercées depuis longtemps dans les installations de la cale sèche et du port d’Esquimalt, que ce soit à
l’intérieur du port ou sur les hautes terres le long du littoral. Les plans d’eau de la cale sèche ont récemment subi des mesures d’assainisse-
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET H : ASSAINISSEMENT DES SÉDIMENTS
ment visant les sédiments contaminés par le passé par une grande variété de produits chimiques, dont des métaux, des BPC, du tributylétain
et desHAP.
Les Services environnementaux de TPSGC, en collaboration avec le personnel d’exploitation des installations de la cale sèche
d’Esquimalt, ont conçu et mis en œuvre un mégaprojet d’assainissement des sédiments en plusieurs étapes qui a été réalisé en évitant de trop
perturber les activités de la cale sèche, les plans d’aménagement d’installations et les activités maritimes du ministère de la Défense nationale.
Parmi les principaux outils utilisés afin de minimiser les perturbations et d’assurer le respect des objectifs en matière d’assainissement, notons
l’intégration d’éléments stratégiques dans les plans de conception et de projet, la communication et la coordination importante entre les
intervenants ainsi que la démarche de gestion adaptative et de gestion intensive des travaux de construction. Le présent exposé aborde
quelques-uns des principaux éléments et enjeux du projet.
Les éléments principaux de l’étape de la planification et de la conception de projet comprenaient l’élaboration d’un plan d’ordonnancement
des travaux de construction qui identifiait des zones d’assainissement distinctes au sein des plans d’eau en tenant compte des besoins
opérationnels (zone de mise à quai, accès, etc.), l’élaboration d’une stratégie de gestion des résidus de dragage et la production d’un plan
détaillé de gestion des risques qui relevait les risques possibles ainsi que les imprévus et les interventions connexes.
La coordination des intervenants a été essentielle et a inclus l’affectation de personnel affecté à la coordination, l’élaboration d’une procédure
de résolution des conflits liés aux réservations, la participation de la haute direction ainsi que l’établissement de normes sur le site et dans
le port (par l’entremise du capitaine de port de Sa Majesté) afin de minimiser les conflits et la possible recontamination dans le cadre des
mesures d’assainissement. Les activités de coordination ont également visé les multiples étapes du projet, les propriétés adjacentes ainsi que les
nombreux entrepreneurs et spécialistes de TPSGC sur le terrain, et ce, pour la construction, la surveillance environnementale, le suivi de
l’assurance de la qualité et le suivi des activités archéologiques, géotechniques et structurelles.
L’étape de mise en œuvre des mesures d’assainissement par zone a nécessité énormément de gestion adaptative et de souplesse. TPSGC a eu
recours à une équipe de gestion des travaux de construction à temps plein sur place afin d’effectuer le suivi des activités de construction et de
relever les conflits possibles, lesquels ont été résolus quotidiennement de façon proactive grâce à une coordination étroite entre l’entrepreneur
chargé de l’assainissement, les experts-conseils chargés de la surveillance ainsi que l’équipe d’exploitation et les locataires de la cale sèche
d’Esquimalt.
L’exposé se termine par une discussion sur les activités précises qui ont été réalisées au cours du Projet d’assainissement des plans d’eau de la
cale sèche d’Esquimalt lorsque des perturbations aux activités de la cale sèche et au projet d’assainissement ont été minimisées par l’utilisation
d’une démarche de gestion adaptative des activités de conception. Un résumé des principales leçons apprises suit.
16 h 30 à 17 h
Projet d’assainissement des plans d’eau de la cale sèche d’Esquimalt : Mise en œuvre d’un mégaprojet
Geoff Cooper1, Andrew Mylly2, Tom Wang3, Dan Berlin3, Matt Woltman3, Rae-Ann Sharp2, Kristen Ritchot2
Klohn Crippen Berger, Ltd.
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
3
Anchor QEA, LLC
1
La cale sèche d’Esquimalt est située sur une propriété fédéral dans le port d’Esquimalt sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, et est
gérée par un gardien fédéral, soit Travaux publics et Services Gouvernementaux Canada (TPSGC). Les installations de la cale sèche d’Esquimalt
servent à la réparation et à l’entretien de navires militaires et civils depuis 1927. Il s’agit du plus grand chantier de construction et de réparation
de navires océaniques sur la côte du Pacifique, au Canada. Les sédiments contaminés par le passé comprennent une grande variété de produits
chimiques, dont des métaux, des BPC, du tributylétain et desHAP.
TPSGC réalise actuellement un projet d’assainissement en plusieurs étapes visant les plans d’eau de la cale sèche d’Esquimalt. La première
étape des travaux, nommée « étape 1A », a été accomplie entre novembre 2012 et avril 2013. Elle comprenait l’installation d’un système de
protection contre l’érosion (rideau de palplanches) autour de la structure existante de la jetée sud afin d’isoler les sédiments contaminés qui se
trouvent en dessous; il s’agit d’une zone de 12 000 m2. L’étape 1B du projet d’assainissement vise la contamination des sédiments se trouvant
dans les plans d’eau ouverts autour de la jetée sud. On devrait terminer cette étape au printemps 2014. Le rideau de palplanches a été conçu
afin de prévenir la recontamination de la zone visée par l’étape 1B par les sédiments contaminés se trouvant sous la jetée du sud, et ce, pour
les dix prochaines années. L’assainissement de ces sédiments contaminés, étape 2 du projet d’assainissement des plans d’eau, sera effectué
dans le cadre de la démolition et de la reconstruction de la jetée, prévues dans les dix prochaines années.
Le présent exposé donne un aperçu de la conception technique et des travaux de construction à réaliser dans le cadre de cette étape du projet
d’assainissement, d’un coût de 6,4 millions de dollars. Les éléments clés de la conception technique incluent la modélisation, au moyen d’un
modèle numérique de la dynamique des fluides en trois dimensions, des forces de remous de l’hélice des navires sur le rideau de palplanch
75
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET H : ASSAINISSEMENT DES SÉDIMENTS
es proposé lors des mises à quai à la jetée ainsi que l’évaluation des répercussions de la distance d’échange de marée sur la stabilité des
sédiments se trouvant sous la jetée. Les personnes responsables de la conception géotechnique et structurale ont examiné des solutions qui
pourraient être appliquées afin de soutenir le mur, dont un rideau de palplanches renforcé autoporteur et un mur cantilever en saillie conçus
en fonction des exigences en matière d’encastrement, de la présence du fond rocheux, de la résistance des palplanches et de la stabilité de la
structure de la jetée en vue de supporter le dessus des palplanches.
Les responsables de la conception ont également tenu compte de facteurs atypiques comme la sécurité (élimination de la visibilité du dessous
de la jetée dans un port géré par le ministère de la Défense nationale), la santé et la sécurité en ce qui a trait à l’entretien du dessous de la jetée
(y compris les espaces restreints, la qualité de l’air, l’éclairage et la visibilité), la sécurité-incendie, l’accès au-dessous de la jetée à des fins
d’entretien et la compatibilité avec l’étape 2 du projet d’assainissement des sédiments se trouvant sous la jetée.
Pendant les travaux de construction, il a fallu faire appel aux principes de gestion adaptative afin de coordonner l’ordonnancement des travaux
avec les activités de la cale sèche d’Esquimalt en ce qui concerne les secteurs actifs de la cale sèche et de la jetée sud, les retards de livraison
des matériaux, les conditions météorologiques imprévues lors de l’installation du rideau de palplanches et de la modification de la jetée, les
changements d’horaire et d’autres domaines à risque élevé liés à la conception.
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VOLET I1 : PROJETS EN MILIEU NORDIQUE
Mercredi 16 avril 2014
VOLET I1 : PROJETS EN MILIEU NORDIQUE
Endroit : Gouverneur général III
8 h 30 à 9 h
Bilan de masse des contaminants et estimations des flux comme outils permettant d’améliorer les plans
d’assainissement dans les sites contaminés complexes : mine Terra de Silver Bear
Doug Bright1, Alison Helsep2, Jessica Mace2, Michael Bernardin3, Heather Jamieson3
Hemmera
2
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
3
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
4
Département de géologie et de génie géologique, Université Queens
1
De nombreux sites contaminés étudiés en vertu du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux sont complexes. En effet, ces sites risquent
de transporter des contaminants par les nombreuses voies environnementales de zones sources primaires et secondaires. Il existe souvent
plusieurs mesures d’assainissement possibles en vue de réduire les risques pour les humains et pour l’environnement. On opte souvent pour
des méthodes de gestion des risques, car bon nombre des problèmes de contaminants dans les sites complexes ne peuvent être complètement
éliminés.
Dans la plupart des grands sites complexes orphelins, le transport réactif et l’hydrogéochimie, avant et après l’assainissement, ont en
général une forte influence sur les incidences possibles sur l’environnement. L’identification des zones et des contaminants potentiellement
préoccupants, suivie de la délimitation des contaminants dans chacune des zones, est nécessaire, mais insuffisante pour l’établissement et
la mise en oeuvre de plans dans des sites complexes. Il faut plutôt trouver des solutions de gestion en fonction des risques dans les sites
complexes, ce qui nécessite souvent une analyse plus détaillée des voies et sources de contaminants, ainsi que des solutions d’assainissement
novatrices.
Nous soulignons le rôle des principaux outils d’analyse de décision pour la sélection des besoins et des méthodes d’assainissement en fonction
de la récente expérience du peaufinage des plans d’assainissement à la mine Terra de Silver Bear, dans les T. N.-O. Nous avons notamment
procédé à une évaluation du bilan de la masse et des flux des contaminants du paysage terrestre et du niveau du bassin afin de peaufiner les
plans d’assainissement de la mine, particulièrement en fonction des flux actuels et prévus d’arsenic par le lac HoHum et un milieu humide en
aval vers la rivière Camsell. D’autres études menées de 2011 à 2013 ont permis de réduire l’incertitude entourant (i) la magnitude relative
des flux d’arsenic des dépôts de résidus subaquatiques dans le lac HoHum par rapport à d’autres sources vers le bassin inférieur et (ii) les
prévisions de capacité d’absorption du milieu humide naturel (ou artificiel) par où s’écoule le débit sortant du lac HoHum avant de se déverser
dans la rivière Camsell. Dans l’ensemble, cette étude de cas démontre que des estimations relativement simples du bilan de la masse et des
flux connexes peuvent servir à peaufiner des plans d’assainissement en vue d’obtenir un ensemble de résultats souhaités.
9 h à 9 h 30
Plan d’assainissement de la mine abandonnée Giant, Territoires du Nord-Ouest, Canada
Michael Nahir
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
En 1999, le ministère fédéral des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada a été nommé responsable de la supervision du projet
d’assainissement du site de la mine Giant. Située dans la ville de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, la mine Giant est une ancienne mine d’or
couvrant 872 hectares. Pendant son exploitation, de 1948 à 2004, la mine Giant a produit 7,6 millions d’onces d’or et environ 237 000 tonnes
de trioxyde de diarsenic ont été produites durant les activités de transformation de l’or. L’Office d’examen des répercussions environnementales
de la vallée du Mackenzie effectue actuellement l’évaluation environnementale du plan d’assainissement de la mine Giant. Le début des activités
d’assainissement est prévu pour 2018. Ce rapport présente un aperçu de l’approche novatrice du gouvernement du Canada en ce qui concerne
l’assainissement du site de la mine Giant. Il porte principalement sur l’évaluation, la prise de décisions et la solution choisie pour la gestion
des déchets de trioxyde de diarsenic dans le site. D’autres aspects du projet d’assainissement comme les bâtiments contaminés, l’instabilité
du sous-sol, les exploitations à ciel ouvert et les résidus miniers, y seront également décrits. Une mise à jour des étapes clés du projet sera
présentée.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET I1 : PROJETS EN MILIEU NORDIQUE
9 h 30 à 10 h
Concentrations de contaminants présents dans les poissons de la Baie de Yellowknife après 50 ans d’activités
minières : la mise en place d’un ensemble de données pré-réhabilitation pour la Mine Giant
Carey Sibbald1, Brad Overton2, Mike Johns1, Vince Palace1
1
Stantec Consulting Ltée.
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
La mine Giant, exploitée de 1948 à 1999, est une des plus hautes priorités de l’inventaire des sites contaminés fédéraux. L’urgence d’agir est
reconnue afin de protéger la santé humaine et l’environnent et pour ce faire le ministère des Affaires Autochtones et Développement du Nord
Canada (AADNC) dirige présentement les travaux. Le projet de réhabilitation de la mine Giant inclura diverses activités de surface ainsi que la
congélation in situ d’environ 237 000 tonnes de poussière de trioxyde d’arsenic présentement entreposées dans les grottes souterraines du site
minier. Suite aux travaux de réhabilitation, le site aura besoin d’un suivi environnemental constant incluant entre autre la collecte et le traitement
des eaux souterraines minières. À cet effet, la construction d’une usine de traitement des eaux a été proposée et les effluents pourront par la suite
être déchargés directement par la rive ouest de la Baie de Yellowknife.
La Baie de Yellowknife est une ressource de pêche importante utilisée par l’industrie touristique, les amateurs locaux ainsi que par les Premières
Nations; elle supporte même certaines activités de pêche commerciales. Au cours des années, la chimie de l’eau et des sédiments a été
affectée par les décharges d’effluents ainsi que par le dépôt de résidus miniers disposés sur la côte ouest de la baie durant les premières années
d’activités. Malgré les activités minières historiques du site, peu d’études de tissus de poisson ont eu lieu pour la Baie de Yellowknife et le besoin
de créer une base de données pré-réhabilitation des concentrations de contaminants dans les tissus de poisson a donc été identifié. Stantec
Consulting Ltée a entrepris la collection de données lors de deux campagnes de terrain, incluant capture et prélèvement, en octobre 2012 et
juin 2013. Les échantillons de muscles et de foie ont été soumis pour l’analyse des métaux totaux tandis que la spéciation de l’arsenic a été
déterminée à partir d’un sous-ensemble d’échantillons de muscles.
La présentation discutera de l’analyse des données morphométriques ainsi que des concentrations de métaux présents dans les tissus de trois
espèces sentinelles de poisson (grand brochet, corégone et chabot visqueux) capturées à partir de quatre zones d’échantillonnage de la Baie
de Yellowknife et d’un lac en amont utilisé comme point de référence. L’état de santé générale des poissons a été évalué selon une équation du
poids standard spécifiquement développée pour le chabot visqueux ainsi que par la comparaison du poids standard pour l’ensemble des trois
espèces sélectionnées. La spéciation de l’arsenic dans les tissus musculaires du grand brochet et du grand corégone sera également abordée.
Les toutes dernières données résultant de l’analyse des échantillons d’eau, de sédiments et de faune benthique seront présentées pour une
compréhension holistique des concentrations de contaminants dans la baie. Finalement, l’intégration des données des tissus de poisson
combinée au futur programme de surveillance environnementale sera discutée en abordant également les prochaines étapes requises des
travaux futurs.
10 h 30 a 11 h
Regroupement de sites contaminés du Nord pour favoriser les initiatives en matière de développement durable
– une approche holistique se basant sur de récents projets exécutés pour TPSGC, au nord du 60e parallèle
François Lauzon1, David Wilson1, Edward Domijan2, Michael Bernardin2, Mark Yetman3
1
Stantec Consulting Ltée
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
3
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
Selon le Merriam-Webster dictionary (Merriam-webster.com), le terme holisme (holistique) se définit comme ce qui est entier, indivisible, qui
comprend des systèmes complets au lieu d’analyses, de traitements ou de dissections séparées… Même si le terme est surtout utilisé en
contexte médical, où la santé d’un individu est vue comme un ensemble plutôt qu’en différentes parties, le même concept peut facilement être
utilisé pour la « santé » de la gestion des sites contaminés fédéraux où les initiatives en matière de développement durable pourraient être liées
directement aux indicateurs de « santé ». Les avantages potentiels pour la santé peuvent devenir très importants si nous effectuons la gestion
des sites sur une base géographique d’ensemble dans le Nord plutôt qu’une gestion individuelle, c’est-à-dire une vision holistique de la gestion
des sites contaminés sous l’angle du développement durable.
Afin de démontrer ce que sont des initiatives en matière de développement durable ou des indicateurs de durabilité (résultats basés sur une
approche choisie), Stantec Consulting Ltée propose deux études de cas. La première étude de cas comprend l’intégration de la planification
et de la livraison logistiques du personnel et de l’équipement aux différents sites contaminés au nord de Resolute Bay, dans le cadre de deux
différentes attributions de tâches de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) (projets) selon l’entente-cadre de
service pour les sites contaminés du Nord en appui à deux ministères gardiens (Affaires autochtones et Développement du Nord Canada et
Environnement Canada). Stantec, en collaboration avec les administrateurs de projet (AP) de TPSGC, a créé un centre de coordination à partir de
Resolute Bay avec un coordonnateur de projet principal qui a une fonction de soutien logistique intégré pour les deux projets qui partagent des
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET I1 : PROJETS EN MILIEU NORDIQUE
fournisseurs tiers (majoritairement les avions) pour le déplacement d’équipement et de personnel. Les économies de coûts et la diminution de
l’empreinte carbone sont des avantages en matière de développement durable consécutifs à la gestion holistique des sites contaminés du Nord.
La deuxième étude de cas comprend l’examen d’un plan d’assainissement visant l’assainissement de sept sites miniers abandonnés aux
T.N.-O. et la possibilité de la création d’une installation fédérale durable de gestion des déchets au Nord, près de Yellowknife, dans le but de
traiter les différentes classes de déchets de manière holistique au lieu de mettre en place des sites d’enfouissement décentralisés un peu partout
dans le Nord.
11 h à 11 h 30
Projet d’assainissement de la mine Faro – saisie de données électroniques et données de projet accessibles
sur le terrain
Alan Campbell
CH2M HILL Canada Limited
L’innovation et la prolifération constante dans le domaine des appareils numériques portatifs ont radicalement changé la façon dont les
personnes recueillent et échangent des données. L’existence de plateformes conviviales reliées au nuage informatique et possédant une
fonctionnalité de système de localisation GPS permet de recueillir et de partager facilement et instantanément des données, tout en fournissant
en temps réel les données géographiques pour la collecte et la consultation de données. Cette technologie peut être facilement appliquée pour
soutenir les activités sur le terrain dans divers secteurs d’activités, notamment la restauration environnementale. La présentation offrira une vue
d’ensemble de la façon dont les tablettes électroniques ont été utilisées par le personnel de CH2M HILL Canada Limited (CH2M HILL) en 2013
dans le cadre des activités liées aux enquêtes sur le terrain pour le Projet d’assainissement de la mine Faro (PAMF).
Le Complexe minier de Faro (CMF), situé au Yukon, a été exploité de 1969 à 1998. Au sommet de sa production, la mine d’Anvil Range
produisait 15 % du zinc et du plomb au monde, et à un moment, elle était la plus grande mine à ciel ouvert de plomb et de zinc au monde. Ces
activités ont laissé en héritage plus de 70 millions de tonnes de résidus et 376 millions de tonnes de roche stérile déposées dans les vallées et
sur les pentes autour des zones exploitées. Ces matériaux produisent un drainage rocheux acide (DRA) et ont le potentiel de libérer des métaux
toxiques dans l’environnement aquatique. La surveillance des sites et les analyses révèlent que la quantité de métaux rejetés par ARD continuera
d’augmenter pendant des centaines d’années.
CH2M HILL a été retenue comme équipe de conception de projet pour le Projet d’assainissement de la mine Faro par le ministère de l’Énergie et
des Mines et la Direction de l’évaluation des ressources et des mines abandonnées du gouvernement du Yukon, et en vertu du programme des
sites contaminés d’Affaires autochtones et Développement du Nord Canada. CH2M HILL est embauchée pour réaliser le plan d’assainissement
final (fermeture) pour le CMF, et pour préparer une soumission réglementaire (proposition de projet) au Comité d’évaluation environnementale
et socioéconomique du Yukon (Yukon Environmental and Socio-economic Assessment Board – YESAB).
Divers travaux sur le terrain sont nécessaires pour corriger les manques de données pour divers éléments du plan de fermeture actuel avant
d’aborder l’évaluation environnementale et socioéconomique. La diversité des activités sur le terrain, combinée à la taille, à la complexité et à
l’éloignement du site minier, pose des défis pour réaliser les travaux sur le terrain. Pendant la saison des travaux sur le terrain de 2013, des
tablettes électroniques ont été largement utilisées pour contribuer à simplifier l’exécution des travaux sur le terrain. Les tablettes présentaient
une liste de fonctions de soutien qui traditionnellement nécessitaient l’utilisation de nombreux outils et de plusieurs niveaux de traitement des
données. Voici quelques-uns des principaux outils utilisés : une application de navigation de cartographie et de déplacement par GPS utilisée
pour parcourir le site vaste et complexe et pour cartographier les lieux d’échantillonnage proposés et des centaines de lieux d’échantillonnage
historiques; les dossiers pour le projet étaient entreposés sur les tablettes pour permettre un accès pratique sur le terrain, y compris les plans
de travaux techniques, les documents sur la santé et la sécurité, ainsi que les données historiques de dossiers de projets sur plus de 50 ans
(journaux sur les trous de forage, trous d’exploration, etc.); une application de formulaire mobile a été utilisée pour recueillir et partager des
données sur le terrain; une application de photographie avec fonction GPS a permis de documenter de façon systématique les conditions et
les observations faites sur le terrain. Nous présenterons ces applications, ainsi que certains des défis rencontrés et un résumé des avantages
réalisés.
79
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET I1 : PROJETS EN MILIEU NORDIQUE
11 h 30 à 12 h
Trouver ce qui ne se voit pas : intégration des approches d’enquêtes sur les sites
I. Kalinovich1,2, D. Bell1, M. Wilcox3, B. Hoffensetz3, J. Lee4, E. Solski5
1
Dillon Consulting Limited
2
Department of Civil Engineering, Université de Manitoba
3
KGS Group
4
Travaux publiques et Services gouvernementaux Canada
5
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
Les risques possibles pour la santé humaine et l’environnement que posent des transformateurs enfouis et qui contiennent des biphényles
polychlorés (BPC), des barils qui fuient et des munitions explosives non explosées exigent le recours à des méthodes de sélection
exhaustives pour quantifier et inventorier les matières potentiellement dangereuses. En 2013, une équipe pluridisciplinaire a combiné l’utilisation de
techniques de géophysique et classiques d’évaluation avec des connaissances locales pour évaluer les répercussions potentielles sur les sites.
FOX-D désigne une station intermédiaire du réseau d’alerte avancée (DEW) construite en 1957 et exploitée jusqu’en octobre 1963. Le site
se trouve sur le détroit de Davis, à 50 km au nord de la collectivité de Qikiqtarjuaq, au Nunavut, et près de l’ancienne collectivité de Kivitoo,
déménagée au cours des années 1950. Les évaluations précédentes de 1994 à 2011 indiquaient une contamination aux hydrocarbures, aux
BPC et aux métaux sur le site de l’ancienne station du réseau d’alerte avancé (DEW) au-delà des limites fédérales et territoriales pertinentes.
Une campagne ambitieuse sur le terrain a été menée en 2013 et comprenait des enquêtes géotechniques, géophysiques, de phase III de l’EES,
archéologiques et écologiques sur le site, toutes réalisées en dix jours. L’accès au site n’était possible que par bateau et par hélicoptère.
Les réservoirs de combustibles au-dessus du sol et les fondations de bâtiments étaient les seules structures encore présentes sur le site et
demeurées après les activités passées sur le site. L’histoire orale parle d’activités de récupération sur le site, ce qui explique l’apparence
plutôt « nette » du site. Des technologies d’induction électromagnétique et d’évaluation par radar servant au sondage du sol ont permis de
déterminer l’étendue des sites d’enfouissements connus et de constater qu’elle dépassait les estimations antérieures. L’utilisation combinée des
connaissances locales et des techniques géophysiques et classiques d’évaluation du site ont permis de découvrir des sites d’enfouissement de
barils encore inconnus et de les délimiter.
Une évaluation représentative des sites historiques (comme les stations du réseau d’alerte avancé) dépend de l’intégration de différentes
techniques d’évaluation. Dans le cas du site FOX-D, des connaissances locales et historiques sur le site se sont révélées nécessaires pour
savoir où diriger les enquêtes. La confirmation des répercussions environnementales et la délimitation des zones touchées ont été réalisées par
l’application de méthodes géophysiques et classiques d’évaluation. Les résultats de l’évaluation du site sont utilisés pour évaluer les risques
potentiels et préparer des options d’assainissement pratiques et durables, y compris d’épandage agricole et de remplissage, pour un site
nordique éloigné.
14 h à 14 h 30
Évaluation du risque de l’oléoduc Canol: un couloir linéaire complexe
Harriet Phillips1, Melissa Tokarek2 et Jessie Hoyt3
ARCADIS SENES Canada Inc.
2
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
3
Travaux publiques et Services gouvernementaux Canada
1
Le projet Canol était un effort coopératif entre les États-Unis et le Canada afin d’assurer un approvisionnement continu de pétrole aux forces
américaines stationnées dans le Pacifique pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le projet a couvert une distance totale d’environ 800 km de
Norman Wells, dans les Territoires du Nord-Ouest, à Whitehorse, au Yukon. La construction du projet Canol était une entreprise énorme dans
un environnement montagneux hostile et isolée. Moins d’un an après le premier pétrole a atteint Whitehorse, le projet entier a été abandonné.
Plus de 65 ans après sa construction, l’infrastructure physique et les débris de l’oléoduc restent répartis sur l’ensemble du couloir. Passifs
environnementaux comprennent les impacts résiduels de nombreux déversements de pétrole à grande échelle avec un volume cumulé de plus
de cinq millions de litres. Le projet Canol a été construit sur les terres traditionnelles de Premières Nations (Sahtu) qui continuent d’être utilisés
par les résidents pour la chasse, le piégeage et les loisirs. Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a l’intention d’établir un parc loisirs
de nature sauvage dans le couloir.
Des évaluations environnementales de site ont été effectuées à des emplacements le long du corridor où l’infrastructure a été construit pour
soutenir l’oléoduc (par exemple, les stations de pompage, les chantiers d’entretien, etc.). Des enquêtes ciblées ont également été menées pour
des sites de déversement, afin d’évaluer le destin, le transport et les impacts résiduels des déversements de pétrole brut à une série de sites
d’étude de cas. Afin de soutenir la prise de décision de rattrapage future, des données de qualité de l’environnement recueillies à partir de ces
études ont été incorporées dans une évaluation du risque pour la santé humaine et l’environnement (ERSHE) du long couloir linéaire. Une
approche novatrice de caractérisation du site pour l’évaluation des risques a été développée en utilisant une méthode de Monte Carlo.
80
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET I1 : PROJETS EN MILIEU NORDIQUE
L’évaluation du risque a considéré des hydrocarbures pétroliers (HCP) et des contaminants métalliques dans les milieux terrestres et
aquatiques. Les petits mammifères ont été évalués sur les sites individuels car ils seraient potentiellement les plus exposés et une méthodologie
a été élaborée pour évaluer les grands animaux comme l’orignal. Le processus a inclus une vaste consultation avec les Premières Nations
locaux et les organismes de réglementation.
14 h 30 à 15 h
Surveillance à long terme qui démontre le rétablissement de l’écosystème après l’enlèvement de la source des BPC
Megan Lord-Hoyle, Tanya Brown, Carol Luttmer et Kenneth J. Reimer
Groupe des sciences environnementales, Collège militaire royal du Canada
L’exploitation et l’abandon de la station LAB-2 radar à Saglek, Labrador, ont conduit à l’émission d’environ 5 360 kg de biphényles polychlorés
(BPC) dans les environnements terrestres et marins. Le site Saglek est unique parce que les BPC sont le seul contaminant préoccupant présente,
en contraste avec d’autres sites de radar canadiens. Le nettoyage de Saglek a été réalisée entre 1997 et 2004, et un programme de surveillance
à long terme a été créé pour évaluer le rétablissement de l’écosystème. Les évaluations des risques pour la santé humaine et pour l’écologie
intégrant des études de biomarqueurs ont été effectuées avant et après l’assainissement.
Avant le nettoyage des BPC, des avis contre la récolte d’aliments ont été émis par le gouvernement du Nunatsiavut pour signaler que les aliments
traditionnels dans un rayon de 5 km du site ne devraient pas être mangés. L’évaluation du risque écologique a montré que l’exposition aux
sédiments contaminés pourrait avoir un effet défavorable sur la survie et la reproduction des guillemots à miroir et des chaboisseaux à épines
courtes. La redistribution aérienne a été évaluée en utilisant la végétation, tandis que les souris sylvestres ont été utilisés pour surveiller les
concentrations de BPC dans les niveaux de consommation primaires de la chaîne alimentaire terrestre. Un programme d’échantillonnage marin
et terrestre à grande échelle a été réalisé aux fins de l’évaluation des risques pour la santé humaine.
Le développement et la mise en œuvre du programme de surveillance à long terme, entre 2005 et 2012, comprenaient la définition des objectifs
d’assainissement établis sur la base des effets observés dans les récepteurs terrestres et marins étudiés. Une zone de risque écologique a été
créé pour le milieu marin, avec une concentration cible de 77 parties par milliard (poids sec) dans les sédiments.
Les évaluations des risques écologiques mises à jour en 2012 ont montré une diminution des effets sur la reproduction et la survie des
chaboisseaux à épines courtes et des guillemots à miroir depuis la remise en état du site, ainsi que d’une diminution des quotients de danger
calculés pour les souris sylvestres, de 3,2 en 1997 à 0,4 en 2011.
Une évaluation des risques pour la santé humaine mise à jour a montré que les concentrations de BPC dans l’environnement terrestre et
marine, quoique élevée par rapport à celles des zones de fond, ont diminué à un niveau où les avis de récolte ne sont plus justifiées. Bien
que l’exposition aux BPC par la consommation d’aliments traditionnels à des fréquences actuelles est légèrement plus élevée que celle prévue
dans d’autres régions du Labrador, la différence entre les niveaux d’exposition est minime. Les analyses comparatives des risques sont d’une
importance cruciale si l’on considère l’exposition pour les populations du Nord où l’exposition à de nombreux contaminants est supérieure à
celle des populations du Sud.
Les objectifs des programmes de surveillance à long terme et d’assainissement ont été guidés par un groupe de parties prenantes composé de
scientifiques et de représentants des gouvernements autochtones, fédérales et provinciales. Les Inuits de la région ont été consultés tout au long
du projet et ont guidé la plupart des décisions. En 2013, le gouvernement du Nunatsiavut a confirmé que tous les objectifs d’assainissement et
les niveaux d’exposition acceptables pour la santé humaine ont été satisfaits.
Ce projet représente l’un des premiers exemples d’un rétablissement de l’écosystème après l’enlèvement de la source de contamination, et il
a des implications importantes pour la réhabilitation d’autres sites contaminés fédéraux, tels que le nettoyage des sites de radars du réseau
d’alerte avancée (DEW). L’évaluation des risques pour la santé humaine des BPC à Saglek démontre l’importance de réévaluer la façon dont
l’évaluation des risques est effectuée dans le Nord.
81
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET I2 : CONTAMINANTS ÉMERGENTS : PFOS
Mercredi 16 avril 2014
VOLET I2 : CONTAMINANTS ÉMERGENTS : PFOS
Endroit : Gouverneur général III
15 h 30 à 16 h
PFOS, PFOA et autres composés fluorés dans les échantillons environnementaux – Surmonter les problèmes
relatifs à l’échantillonnage et à l’analyse
Terry Obal, Adam Robinson et Sin Chii Chia
Maxxam Analytiques
Le perfluorooctane sulfonate (PFOS), l’acide perfluorooctanoïque (PFOA) et les composés perfluorés connexes ont reçu une attention
considérable, non seulement parce qu’ils constituent des contaminants de l’environnement omniprésents, mais aussi, car ils sont persistants,
bioaccumulés et qu’ils ont un potentiel toxique selon certaines études effectuées chez les animaux. Les composés perfluorés ont fait l’objet d’une
attention particulière récemment, en raison de leur émergence à titre de composés constituant une source d’inquiétude environnementale dans
les zones aéroportuaires à travers le pays. Il est important que nous les étudiions et que nous développions une plus grande compréhension de
leur comportement pour assurer un échantillonnage représentatif, obtenir des mesures analytiques fiables et, ultimement, un traitement efficace
de ces composés.
En raison du comportement physique et chimique des composés perfluorés dans les matrices d’échantillon aqueux, ils constituent des
défis analytiques uniques. En raison de ces mêmes caractéristiques physiques et chimiques, ces défis s’étendent jusqu’aux protocoles
d’échantillonnage sur le terrain et si elles ne sont pas prises en considération, elles affectent l’intégrité de l’échantillon et la variabilité des
données. Au bout du compte, les données analytiques ne seront pas représentatives des véritables conditions du site.
Cette présentation passera en revue l’information historique au sujet de l’utilisation et de la distribution de ces composés dans l’environnement,
mettra en évidence les considérations pratiques pour l’échantillonnage de l’eau et du sol et présentera les meilleures pratiques analytiques
permettant l’obtention de résultats fiables et représentatifs.
16 h à 16 h 30
Définition de modèles du devenir et du transport du sulfonate de perfluorooctane
Thomas Franz1 et Christine Levicki2
Franz Environmental Inc.
2
Santé Canada
1
Le Sulfonate de perfluorooctane (SPFO) est un nouveau contaminant utilisé à grande échelle dans le secteur industriel et commercial dans une
multitude d’applications, notamment comme revêtement hydrofuge, réducteur de friction et mousses extinctrices. Le SPFO est un contaminant
qui concerne particulierement les sites contaminés fédéraux, tels que les zones de formation des pompiers. Bien que le SPFO ait été reconnu
comme un contaminant dans de nombreux territoires et provinces, seules quelques directives réglementaires existent à jour. Aux termes du
contrat avec Santé Canada, Franz Environmental Inc. a mis en œuvre le modèle du CCME (2006) pour définir des paramètres de la qualité du
sol afin de protéger l’eau potable du SPFO.
Les tâches consistaient en un examen critique des publications scientifiques sur les propriétés physiques et chimiques des SPFO en ce qui
concerne le devenir et le transport dans le sous-sol ainsi qu’une analyse et révision du cadre de modélisation du CCME (2006) pour simuler
le devenir et le transport d’une source du sol vers un récepteur exposé aux SPFO dans la phase aqueuse. Le modèle obtenu a été utilisé pour
effectuer un calcul préliminaire selon les Recommandations pour la qualité des sols en vue de la protection de l’eau potable (RQSEP).
L’étude a conclu que le seul mécanisme d’atténuation chimique appréciable pour le SPFO dans le sol et les eaux souterraines est la
sorption. Une atténuation des SPFO n’est pas possible en raison de la volatilisation ou biodégradation. Aussi, les conditions hydrogéologiques,
hydrologiques et autres du site ne permettent qu’une atténuation restreinte en raison de la dispersion et de la dilution. Il existe des données
scientifiques pour la sorption de SPFO à des concentrations semblables à celles retrouvées dans l’environnement (c.-à-d. très faibles). La
documentation actuelle révèle que la sorption des SPFO est dominée par la sorption hydrophobe en carbone organique dans le sol. Chose
étonnante, les isothermes de sorption documentés sont à peu près linéaires sur la plage de concentrations aqueuses des SPFO jusqu’à
environ 1 mg/L. Donc, la sorption peut être définie par le coefficient de partage carbone organique-eau (Koc). Un examen complet des études de
sorption a révélé que le log Koc varie de 2,36 à 3,8, avec une valeur médiane de 3,16 L/kg. Il a également été constaté que le pH a des
effets sur la sorption de SPFO. Une plus grande absorption a été observée pour les valeurs du pH plus faibles. Parmi les autres conditions
environnementales qui peuvent avoir des effets sur la sorption, il convient de mentionner la chimie des solutions inorganiques et la présence
simultanée de SPFO et d’hydrocarbures ou de l’huile, mais qui restent méconnues.
82
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET I2 : CONTAMINANTS ÉMERGENTS : PFOS
Le modèle CCME 2006 a été modifié pour les comportements des SPFO. Afin de simuler plus facilement la partition en fonction du pH, une
fonction pseudo a été intégrée au modèle pour une augmentation de la sorption en cas de diminution du pH avec une adsorption maximale
se produisant à un pH d’environ 5.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux définir le devenir et la transmission des SPFO. Par exemple, des
expériences de sorption avec les aquifères sont nécessaires de même que des expériences en colonne avec des solutions de SPFO et des traceurs
conventionnels pour mieux observer le comportement adsorption- désorption des SPFO et déterminer directement les facteurs qui retardent
la définition de modéles de SPFO (plutôt que de s’appuyer sur des essais de traitement par lots). Aussi, les mécanismes de désorption des
SPFO ne sont pas bien compris et l’hypothèse selon laquelle l’adsorption est réversible pourrait être erronée. Enfin, l’effet de la présence
simultanée des SPFO et de sols contaminés par l’huile ou des hydrocarbures sur la partition des SPFO ne sont pas bien définis. Des recherches
supplémentaires sur ces questions sont inéluctables et sont actuellement prévues.
16 h 30 à 17 h
Essais en laboratoire de technologies d’assainissement prometteuses pour l’extraction et la destruction des
SPFO
James West
Stantec Consulting Ltée
Le sulfonate de perfluorooctane (SPFO) et les composés polyfluorés connexes sont persistants, toxiques et accumulent des contaminants
environnementaux vivants, détectés dans les tissus humains et animaux partout dans le monde. Bien qu’une grande partie de ces composés
produits et utilisés est éliminée, de grandes quantités de ces substances chimiques existent encore sur les sites contaminés au Canada. Les
méthodes classiques d’assainissement se s’ont avérées coûteuses, voire impossibles dans certains cas.
Comme première étape de l’élaborattion d’options d’assainissement pratiques et rentables, il y avait deux volets de recherche appuyés par
Stantec Consulting Ltd en partenariat avec l’Université de Victoria et grâce au soutien du Conseil de recherches en sciences naturelles et en
génie (CRSNG).
Dans le premier volet, il s’agissait d’examiner les technologies de destruction des PFC en utilisant l’exemple des SPFO et pour le deuxième vlote,
il s’agissait d’examiner l’extraction ou la concentration des SPFO en phase aqueuse pour élimination ou destruction.
Le traitement in situ des SPFO dans les sites contaminés serait souhaitable pour les coûts et les risques de perturbations. Les médias se sont
fait l’écho de promesses de procéder à ces traitements. Cependant, les expériences ont montré que plusieurs traitements in situ traditionnels
pour les contaminants récalcitrants sont inefficaces pour détruire les SPFO même dans des conditions favorables (traitement chimique à des
concentrations et températures élevées). Le persulfate thermiquement et chimiquement activé et le fer réduit ne présentaient aucune trace de
formation du produit de dégradation. Les résultats révelent que les SPFO doivent être extraits des sites contaminés et traités avec des méthodes
ex situ plus agressives (tels que la photolyse UV sous vide, la sonolyse ou la pyrolyse).
En ce qui concerne la concentration de SPFO pour le traitement, les absorbants traditionnels, tels que le charbon actif granulaire (CAG) et le
charbon actif en poudre (CAP), se sont avérés efficaces dans le passé avec des sources présentant des niveaux de SPFO relativement élevés,
mais l’efficacité de la récupération est réduite à mesure que la concentration de la source baisse. L’utilisation multiple de résine échangeuse
d’ions est compliquée par la force des résines liantes des SPFO et les mélanges de solvants et d’eaux de lavage à sel requis pour l’élution.
D’autres absorbants et milieux échangeurs, tels que les sols, les minéraux, les boues, les cendres et les coagulants présentent différents degrés
d’efficacité et n’offrent dans la pratique aucun avantage par rapport aux absorbants à base de carbone.
Les SPFO sont en fait retenus par des membranes d’osmose inverse, mais le flux baisse en raison de la sorption sur la surface active
des membranes. L’effet combiné des SPFO et autres salissures (substances humiques, matières organiques naturelles) entraîne une baisse
supplémentaire de flux même si la qualité de l’eau des produits reste élevée. Les documents écrits évoquent l’existence d’un nouveau
procédé sous pression comparable à celui de l’électrodialyse permettant d’éliminer efficacement les SPFO des échantillons d’eau souterraine
enlaboratoire. Ce type de procédé est potentiellement à faible pollution et son potentiel d’intensification n’est pas connu.
Après examen de la documentation, deux autres méthodes d’extraction ont été évaluées pour la récupération et la concentration de SPFO dans
une solution aqueuse diluée. La premiere méthode, le fractionnement de mousse, a permis d’obtenir rapidement des facteurs de concentration
de jusqu’à soixante dix fois (en quelques minutes). La seconde méthode, l’électrodialyse directe, a également démontré une absorption rapide
des SPFO dans des membranes d’échange d’anions avec une efficacité de près de 50 %. Il est prévu d’élargir ces deux méthodes, qui ont été
appliquées à d’autres secteurs et composés d’intérêt à des matériaux et des équipements disponibles sur le marché.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET J1 : ÉVALUATION ET GESTION DE RISQUES
Mercredi 16 avril 2014
VOLET J1 : ÉVALUATION ET GESTION DE RISQUES
Endroit : Québec
8 h 30 à 9 h
Que comporte un quotient de risque? Validation des estimations de risque écologique aux stations de phare du
MPO
David Rae1, Heather McCleave2, Tony Rodolaki1, Jody Berry1
1
AMEC Environnement et Infrastructure
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Pêches et Océans Canada (MPO) possède environ 1 500 propriétés dans les Maritimes et la région du Golfe et plus de 8 000 propriétés à
l’échelle nationale. Le MPO a entrepris un programme d’évaluation environnementale de site (EES) dans les Maritimes et la région du Golfe
à l’automne 2 000 afin de répondre à la nécessité de quantifier ses responsabilités environnementales potentielles. La préoccupation la plus
omniprésente aux stations de phare est l’accumulation de métaux à l’état de traces dans les sols, principalement de plomb provenant de
peinture à base de plomb. Le MPO a réalisé plusieurs centaines d’EES progressives et a développé des outils d’évaluation des risques pour la
santé humaine afin de faciliter le processus de prise de décision pour trouver des solutions d’assainissement. Cependant, jusqu’à récemment,
les risques écologiques potentiels n’avaient toujours pas été abordés directement dans les Maritimes et la région du Golfe.
À l’automne 2010, un programme d’évaluations des risques écologiques (ERE) a été entrepris sur les propriétés situées dans les Maritimes
et la région du Golfe en utilisant un modèle et une approche élaborés par une équipe de quatre conseillers avec Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada. Les ERE préconisaient une approche standard de comparaisons de référence et de modèles de chaîne alimentaire
pour calculer les quotients de risque écologique (QRE). Des QRE élevés (>1) ont été systématiquement relevés sur les sites de petites et grandes
stations de phare. Ces QRE sont interprétés à la lumière d’observations faites sur le terrain et d’éléments de prudence et d’incertitude présumés
dans les modèles de chaîne alimentaire et aucune mesure corrective n’a encore été recommandée sur la base des résultats de l’ERE.
Pour vérifier la validité des ERE en cours d’achèvement et pour confirmer que les conclusions qui en sont tirées sont axées sur des
mesures de protection, une étude de validation sur le terrain a été entreprise à la station de phare de Point Lepreau et à un site de référence au
Nouveau-Brunswick. Les facteurs de risque dans les ERE comprennent les espèces d’oiseaux et de mammifères pour lesquelles les invertébrés
présents dans le sol, en particulier les vers de terre, représentent un élément clé de leur alimentation. Ainsi, l’étude de validation sur le terrain
vise à évaluer ces récepteurs préoccupants et les voies de consommation d’invertébrés dans le sol. Les éléments clés de l’étude comprennent :
•
•
•
•
•
Capture au filet japonais de passereaux et collecte d’échantillons de sang et de plumes aux fins d’analyse en laboratoire de la
présence de plomb ;
Piégeage et dissection de musaraignes aux fins d’analyse en laboratoire de leurs foies, reins et fémurs ;
Collecte d’invertébrés dans le sol, notamment de vers de terre, limaces et sauterelles, aux fins d’analyse en laboratoire de la
présence de métaux ;
Échantillonnage en quadrillage du sol pour déterminer les concentrations représentatives aux lieux d’exposition ; et,
Études sur l’habitat et observations sur le terrain quant aux préférences alimentaires.
Les résultats des analyses sur le terrain et en laboratoire servent à valider trois principales incertitudes ou sources de conservatisme dans le
modèle de l’ERE : (1) biais dans les concentrations aux lieux d’exposition dans le sol dû au modèle d’échantillonnage; (2) alimentation des
petits mammifères et des oiseaux qui est censée, dans le modèle de l’EER, être entièrement composée de vers de terre, alors qu’en réalité,
ceux-ci consomment un régime mixte d’invertébrés; (3) comparaison des valeurs mesurées de plomb dans le sang et les tissus avec les
concentrations sanguines et tissulaires critiques et les concentrations de référence sur le site, comme mesure indépendante d’effets possibles.
Les résultats des analyses sur le terrain servent à vérifier le niveau de conservatisme et la validité des conclusions d’ERE antérieures à l’égard
de la nécessité d’appliquer des mesures correctives.
9 h à 9 h 30
L’intrusion de vapeurs dans le nord du Canada : élémens dont il faut tenir compte pour l’évaluation
Andrew Henderson, Chris Ludwig et Sara Ryan
Franz Environmental Inc.
Le risque d’intrusion de vapeurs provenant de la présence d’hydrocarbures pétroliers dans le sol et l’eau souterraine constitue un facteur
principal qui motive l’évaluation des risques et l’assainissement de sites fédéraux contaminés. Les conditions qui prévalent dans
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET J1 : ÉVALUATION ET GESTION DE RISQUES
les sites nordiques signifient que le risque d’intrusion de vapeurs est souvent sous-estimé. Nous vous présenterons notre expérience
de conception de programmes sur le terrain pour évaluer avec exactitude le potentiel d’intrusion de vapeurs à des sites nordiques.
Les lignes directrices fédérales concernant les hydrocarbures pétroliers et les composés apparentés dans les sols reposent en partie sur le
risque d’intrusion de vapeurs tel qu’estimé par le modèle Johnson et Ettinger. Dans le cas des sites nordiques, les hypothèses du modèle
Johnson-Ettinger sont souvent inappropriées pour plusieurs raisons :
•
les bâtiments ne sont pas construits sur des dalles de béton ou ne comprennent pas de sous-sol, mais sont plutôt construits sur
des pieux pour minimiser le soulèvement par le gel;
•
la contamination par hydrocarbures pétroliers se trouve souvent très près de la surface à la suite de déversements provenant de
réservoirs de stockage hors sol dans des zones où le pergélisol forme une couche encaissante à de faibles profondeurs;
•
la moyenne annuelle des températures du sol est relativement faible.
Nous présenterons une révision de la compréhension du potentiel d’intrusion de vapeurs fondée sur notre expérience de collecte et d’analyse
d’échantillons de sol, de vapeurs dans le sol et d’air à l’intérieur un peu partout dans le nord du Canada. L’utilisation de modèles simples et
de données empiriques nous permet d’illustrer la tendance qui consiste à surestimer le potentiel d’intrusion des vapeurs lorsqu’on utilise des
techniques standards d’enquête pour les sites.
9 h 30 à 10 h
Élaboration de scénarios uniques pour l’évaluation des risques
Krista Trounce
Geofirma Engineering Ltd.
Pour réaliser une évaluation des risques pour la santé humaine et l’environnement propres à un site, il est essentiel de bien déterminer les
récepteurs appropriés pour le site et les scénarios d’exposition connexes. Souvent, dans le cas de sites fédéraux contaminés, les évaluateurs des
risques sont confrontés au défi de concevoir des scénarios d’exposition et de déterminer les caractéristiques d’exposition pour les récepteurs qui
ne cadrent pas avec les catégories préalablement fixées. Les lignes directrices de Santé Canada peuvent servir de fondement pour l’évaluation
des risques pour des récepteurs génériques dans le cas de scénarios résidentiels et commerciaux, en tenant compte du grand public, et de
considérations pour l’exposition unique pour les collectivités autochtones. Toutefois, l’évaluation des risques a pour responsabilité d’élaborer –
et de les justifier – des récepteurs et des scénarios d’exposition propres au site, de s’assurer que l’évaluation du risque constitue une évaluation
appropriée des risques sans sous-estimer ou surestimer les risques des récepteurs et scénarios d’exposition unique.
Puisque les forêts-parcs sont classées dans la même catégorie que les terrains à usage résidentiel, les lignes directrices génériques sont souvent
trop conservatrices. Dans la région de la capitale nationale, par exemple, dans le passé, les terres le long des berges des rivières des Outaouais
et Rideau étaient souvent utilisées à des fins industrielles, mais elles ont été converties en forêts parcs au cours des années 1960; il s’agit donc
d’anciens sites industriels et commerciaux devenus des parcs urbains ou des espaces verts. Habituellement, dans le cas d’un parc urbain, il
faut se référer aux caractéristiques établies par Santé Canada des récepteurs pour l’utilisation récréative des terrains de l’évaluation des risques
propres au site. Parfois cependant, ce parc urbain sert de parc à chien, ou est le lieu de rassemblement pour de multiples festivals d’été, ou
encore est occupé l’été par des sans-abri. Il peut alors être difficile de déterminer les scénarios d’exposition qui conviennent et les
caractéristiques des récepteurs en raison de ces conditions particulières, surtout en l’absence de données pour des cas comme pour l’ingestion
des sols, ou encore les valeurs de toxicité appropriées pour les animaux familiers. Il faut également tenir compte d’autres facteurs comme la
responsabilité des gardiens fédéraux qui doivent évaluer les risques ou mettre en œuvre des mesures de gestion des risques pour un usage
non autorisé sur une propriété contaminée.
10 h 30 à 11 h
Eaux stagnantes de Goose Bay : évaluation des risques écologiques comme outil décisionnel pour le choix des
solutions d’assainissement
Jody Berry
AMEC Environnement et Infrastructure
La 5e escadre de Goose Bay est une base militaire située au centre du Labrador. La base fut fondée en 1941 et les armées américaine et
canadienne l’utilisent depuis plus de 60 ans. Le projet d’assainissement de Goose Bay débuta en 2004 dans le but de gérer les risques de
contamination héritée ou d’assainir les lieux contaminés de manière à ce qu’une telle contamination ne pose pas un risque immédiat ou
permanent pour la santé humaine ou l’environnement. Les eaux stagnantes de l’escarpement sud (ESES) consistent en une série de plans d’eau
se trouvant dans la partie sud de l’escarpement sud (limite sud du plateau de base principal) et dans la plaine inondable de la rivière Churchill.
On retrouve plusieurs anciens dépotoirs de déchets le long de l’escarpement sud, l’escadre y enfouissant ses déchets depuis près de 40 ans.
Divers types de déchets, comme des déchets solides municipaux, contenants de produits pétroliers, débris de métal et équipements lourds,
ont été jetés dans les décharges de l’escarpement sud. La présence de contaminants, comme des hydrocarbures, métaux, hydrocarbures
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET J1 : ÉVALUATION ET GESTION DE RISQUES
aromatiques polycycliques, composés organiques volatils et pesticides, a été relevée dans le sol et les eaux souterraines de l’escarpement et
dans l’eau de surface, les sédiments et les tissus de poissons dans les ESES.
Une évaluation quantitative détaillée des risques écologiques a été réalisée pour les ESES afin de fournir une caractérisation suffisante pour
appuyer le processus décisionnel de gestion des risques et d’assainissement du ministère de la Défense nationale (MDN). La phase 1 consistait
en une reconnaissance de site en 2012 en vue de mener une enquête qualitative de l’habitat pour confirmer les potentielles zones de référence,
caractériser les principaux habitats aquatiques, communautés de poissons et communautés benthiques dans les ESES et les potentielles zones
de référence et pour identifier toute source potentielle de contamination non identifiée dans les rapports historiques sur les ESES. Les résultats de
la reconnaissance de site ont été utilisés pour finaliser les éléments du programme d’échantillonnage de la phase 2 achevé en 2013.
Les résultats du programme d’échantillonnage de la phase 2 sont utilisés dans une évaluation fondée sur le poids de la preuve qui décrit les
méthodes et les éléments de preuve utilisés pour évaluer l’exposition, y compris : comparaisons de référence et calculs de risque pour l’eau de
surface, les sédiments, l’eau interstitielle et les tissus de poissons; essais de toxicité sur les sédiments (Hyalella azteca (survie et croissance
– 14 jours) et Chironomus spp (survie et croissance – 10 jours)); étude de la communauté de macroinvertébrés benthiques en utilisant une
variété d’indices de santé standards; études de la communauté de poissons à l’aide d’une variété d’éléments comparatifs comme l’âge, la taille
et le poids corporel; et analyse des tissus d’invertébrés benthiques et de poissons et des modèles de chaîne alimentaire pour estimer les doses
totales et évaluer l’exposition aux piscivores au niveau trophique supérieur. L’évaluation des effets analyse tous les éléments de preuve pour
les effets négatifs existants ou potentiels et sur les paramètres ultimes de l’évaluation. Les résultats pour chacune des méthodes et éléments
de preuve sont présentés selon chaque mesure et paramètre ultime d’évaluation pour chaque ESES. La caractérisation des risques intègre les
résultats de l’évaluation de l’exposition et de l’évaluation des effets pour chaque élément de preuve en se fondant sur le poids de la preuve afin
de produire des résultats de risque qui peuvent être utilisés pour prendre des décisions éclairées quant aux solutions d’assainissement pour
chaque ESES. L’évaluation fondée sur le poids de la preuve servira à identifier les éléments qui nécessiteront un assainissement ou une gestion
des risques. Les éléments de preuve seront utilisés comme données d’entrée dans le cadre d’une évaluation des options d’assainissement,
laquelle examinera les technologies et coûts d’assainissement pour les ESES.
11 h à 11 h 30
Points à examiner pour l’évaluation du risque pour la santé humaine de la consommation du biote aquatique
Ross Wilson
Wilson Scientific Consulting Inc.
Pour les sites où les produits chimiques pénètrent dans l’environnement aquatique, des concentrations élevées de produits chimiques
peuvent se retrouver dans les aliments d’origine aquatique consommés par les gens. L’évaluation de l’innocuité de la consommation du biote
aquatique n’est pas toujours évidente, surtout en l’absence de lignes directrices fédérales relatives aux contaminants dans les tissus pour la
plupart des produits chimiques, mais aussi parce que la plupart des directives officielles sur l’évaluation du risque sont propres à un milieu
autre que les aliments. La présentation fournit un aperçu des divers enjeux principaux et principales stratégies qui existent pour réaliser une
évaluation du risque pour la santé humaine de la consommation du biote aquatique, défendable du point de vue scientifique. Les produits
chimiques courants qui présentent des risques pour la santé pour la consommation de biote aquatique peuvent comprendre : le méthylmercure
(particulièrement chez les poissons prédateurs en haut de la chaîne alimentaire); l’arsenic (pour tout le biote); les biphényles polychlorés et
les dioxines ou furanes (PCB/PCDD/Fs) (surtout chez les crabes et les poissons); et le cadmium (certains mollusques et crustacés). Dans
le cas du méthylmercure, qui se retrouve dans tous les poissons au Canada, un débat a lieu sur l’avantage nutritionnel du poisson par
rapport à la nécessité d’aviser la population de limiter sa consommation. De plus, il existe des données épidémiologiques opposées sur les
effets sur la santé observés chez les populations qui se nourrissent de baleines par rapport à celles qui se nourrissent de poisson, et des
interactions possibles avec le sélénium. Dans le cas de l’arsenic, le calcul relativement récent de l’Organisation mondiale de la santé pour la marge
d’exposition et la nécessité de spéciation de l’arsenic dans les analyses de tissus peuvent être des facteurs importants dans le cadre d’une
évaluation du risque pour la santé humaine. La distinction entre les concentrations chez le crabe entre l’hépatopancréas et le muscle est
souvent nécessaire pour évaluer les risques pour la santé humaine des PCB/PCDD/Fs, tandis que l’utilisation des approches
d’amortissement de l’exposition peut être un facteur important pour évaluer autant l’effet du cadmium que des PCB/PCDD/Fs. Les estimations de
consommation alimentaire propres au site devraient autant que possible être utilisées; toutefois, il n’est pas toujours possible de recueillir de tels
renseignements et on peut envisager l’application des estimations maximales pour la consommation. La connaissance des concentrations de
fond ou de référence peut jouer un rôle important pour l’interprétation des risques et sur la prise de décisions liées à la gestion du risque. Enfin,
nous discuterons brièvement de l’importance d’établir un équilibre entre une consommation continue de poissons et les risques posés par la
présence de concentrations élevées de certaines substances.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET J1 : ÉVALUATION ET GESTION DE RISQUES
11 h 30 à 12 h
La valeur ajoutée de l’évaluation du risque pour la santé humaine pour le PASCF
G. Mark Richardson
Stantec Consulting Ltée
Lorsque le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) a été lancé en 2003, Expert Support faisait partie intégrante de la
conception du programme. Les ministères de soutien experts scientifiques sont Environnement Canada, Santé Canada et Pêches et
Océans Canada. Ces ministères contribuent à l’élaboration d’un cadre crédible sur le plan scientifique pour traiter de la gestion des sites
contaminés fédéraux, y compris des outils, une orientation et de la formation pour gérer les sites prioritaires de manière uniforme à l’échelle
gouvernementale. Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC), le quatrième de ces ministères de soutien experts
scientifiques en vertu du PASCF, est chargé d’améliorer le processus d’approvisionnement en produisant des outils de gestion de projet, des
documents sur les pratiques exemplaires et des documents d’orientation pour aider les gardiens.
Bien que le concept général d’évaluation des risques propres à un site soit bien reconnu et utilisé dans le cadre du PASCF, il existe peu de
mesures de la valeur en dollars (ou des économies) qu’une telle évaluation peut permettre lors de la gestion de sites contaminés. Les sites
contaminés progressent dans le PASCF de l’évaluation précoce et des estimations préliminaires des passifs environnementaux (habituellement
fondés sur des données minimales et le dépassement de lignes directrices génériques), jusqu’aux diverses étapes du programme qui permettent
d’affiner les estimations des risques. Tout au long du processus à dix étapes pour la gestion de sites contaminés fédéraux en vertu du PASCF,
les estimations du passif sont également précisées et traduisent la précision apportée aux estimations de risque. Le processus d’évaluation
des risques mène au bout du compte à des critères d’assainissement appropriés pour le site qui fournissent le même niveau de protection de
la santé envisagé par les lignes directrices génériques, mais qui comprend des données propres au site sur la fréquence, la durée et l’intensité
des expositions aux contaminants, entre autres facteurs. Ces derniers facteurs sont tous habituellement plus faibles que les seuils prévus par
les lignes directrices génériques. Les critères finaux d’assainissement (habituellement une concentration dans les sols ou les eaux souterraines)
sont régulièrement plus élevés numériquement que dans les lignes directrices génériques, et l’estimation finale des passifs environnementaux
(coûts d’assainissement) est habituellement plus faible que les coûts de nettoyage aux normes fixées par les lignes directrices génériques.
Stantec Consulting Ltée a examiné les données disponibles pour un petit nombre de sites et démontre le potentiel d’économies nettes par la
production d’une évaluation des risques propres à un site. Dans les faits, les coûts nets après évaluation des risques propres à un site pour
le nettoyage sont comparés aux estimations préliminaires des passifs environnementaux en fonction des dépassements des lignes directrices
génériques du CCME. On tient également compte des coûts d’un marché pour les évaluations des risques préliminaires et détaillées, ainsi que
les coûts de collecte de données supplémentaires pour alimenter une évaluation des risques propres à un site. L’analyse se fonde sur un nombre
limité de sites; toutefois, les économies possibles dans le cadre du PASCF sont facilement observables et nous en discuterons.
14 h à 14 h 30
Examen de la bioaccumulation de composés inorganiques par produit dans les sites contaminés
Ian Mitchell
Millennium EMS Solutions Ltd.
L’infiltration de contaminants dans les produits et leur consommation par l’homme est une voie d’exposition d’après les paramètres sur la
qualité des sols définies dans le protocole du Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME). Cependant, dans la pratique, cette
voie n’a pas été prise en compte dans la définition des paramètres publiés du CCME sur les sols en raison de problèmes techniques. Dans
les hypothèses conformistes formulées, il est impossible de distinguer les paramètres souvent calculés des concentrations de fond. En ce qui
concerne la santé humaine, cette voie peut être une voie d’exposition importante et l’absence de paramètres réalistes en fonction de
l’absorption de produits est une importante source de préoccupation pour la santé humaine dans les lieux contaminés, en particulier dans les zones
agricoles ou les propriétés résidentielles ayant des potagers d’arrière-cours.
Le cadmium, une substance inorganique connue pour causer des bioaccumulations dans les produits, sera utilisé dans cette présentation
comme étude de cas pour démontrer certains des défis qui se posent dans l’élaboration de paramètres génériques de qualité des sols pour
cette voie. Une approche d’évaluation à trois niveaux des sols contaminés des sites où poussent les produits incriminés est proposée. Des
renseignements plus détaillés sur chaque site seront successivement recueillis à chacun des niveaux.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET J1 : ÉVALUATION ET GESTION DE RISQUES
14 h 30 à 15 h
Modélisation écotoxicologique dans les sols sans effet pour les bovins, ovins et cerfs récepteurs : Un danger
pour les humains ?
Shannon M. Bard et Jennifer Trowell
Keystone Environmental Ltd.
Le nettoyage des déchets miniers des sols et le traitement des biosolides sont deux procédés qui peuvent être utilisés pour améliorer la qualité
des sols déficients et aménager ainsi de nouveaux pâturages ou prairies. Cependant, les concentrations de contaminants (hydrocarbures et
métaux, par exemple) dans le sol assaini constituent une source de préoccupation, en particulier lorsqu’elle posent un risque (1) pour les
ongulés de pâturage tels que les cerfs, les bovins et les ovins, et (2) pour l’homme qui consomme de la viande de bœuf ou d’agneau élevé
sur ces pâturages ou de cerfs, chevreuils, daims, sangliers chevreuils sauvage qui ont pâturé dans ces nouvelles prairies. Les ongulés peuvent
être directement exposés aux contaminants dans le sol par ingestion accidentelle de terre et indirectement en consommant de l’herbe avec des
concentrations de contaminants provenant du sol. Afin de tirer de nouveaux paramètres de concentrations de métaux et d’hydrocarbures dans
le sol sans risque pour les ongulés, on a défini des modèles de calcul des niveaux de concentration dans le sol sans effets néfastes potentiels
(concentration sans effet écologique, CsolSEE) en prenant le ratio de la valeur toxicologique de référence sans effet néfaste observé (le RNT
SENO est indépendamment dérivé des bases de données et documents scientifiques) par rapport à la dose proportionnelle d’herbe consommée
ou de terre absorbée par accident.
Supposons que les bovins et les ovins soient confinés au pâturage et que l’herbe mangée par les cerfs ne représentent que 9 % de leur
alimentation, les bovins et les ovins sont plus exposés aux risques dus aux concentrations élevées de métaux et d’hydrocarbures dans le sol.
La CsolSEE dérivée (métaux et hydrocarbures) pour les bovins et les ovins indique que les deux groupes sont exposés au même degré aux
contaminants présents dans le sol en fonction des métaux ou hydrocarbures pris en compte. Afin de déterminer si la consommation de viande
de bœuf et d’agneau élevés dans les pâturages ou de cerfs broutant dans des prairies enrichies avec ce sol assaini présentait des risques pour
la santé humaine, une comparaison entre la consommation de viande présentant des concentrations cumulées de métaux et d’hydrocarbures
et les valeurs toxicologiques de référence a été effectué. Les résultats ont montré que les concentrations de certains métaux et hydrocarbures
qui ne présentent pas de risque pour les ongulés peuvent s’accumuler dans la viande à des concentrations qui peuvent être dangereuses pour
la santé humaine.
Un deuxième groupe de paramètres de sol a été défini à nouveau pour protéger l’homme contre les risques de contamination par des voies,
telles que le « sol, la végétation, le pâturage des ongulés, la consommation de viande », puis comparés aux valeurs de CsolSEE. La sélection
du groupe de paramètres à appliquer aux sols analysés dépend des objectifs de gestion et de protection du site. Le premier groupe vise la
protection de la santé des ongulés de pâturage exclusivement et le deuxième à protéger l’homme des risques liés à la consommation de produits
à base de viande d’ongulés.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET J2 : ENGAGEMENT AUPRÈS DES PARTENAIRES
Mercredi 16 avril 2014
VOLET J2 : ENGAGEMENT AUPRÈS DES PARTENAIRES
Endroit : Québec
15 h 30 à 16 h
Engagement communautaire : Le processus peut être très enrichissant – Si vous voulez faire ce qu’il faut
Mark Calette
Saskatchewan Research Council
Présentation et contexte
Le Saskatchewan Research Council (SRC) participe au projet de nettoyage des sites abandonnés du Nord CLEANS (Cleanup of
Abandoned Northern Sites) depuis 2007. Il s’agit notamment de l’assainissement des mines d’uranium désaffectées et des usines au nord de la
Saskatchewan. Le projet comprend l’assainissement du site et de la mine d’uranium de Gunnar , de l’usine de concentration d’uranium de
Lorado et de 36 mines satellites. Les consultations communautaires ont été entreprises depuis 2007 pour fournir des renseignements et
recueillir les commentaires des collectivités de la région de l’Athabasca.
Objectifs
Le SRC veut nouer de bonnes relations avec les collectivités de la région de l’Athabasca. Ces relations permettent au SRC de recueillir des
commentaires et des conseils précieux des collectivités sur leurs intérêts et attentes à l’égard du projet. Gagner la confiance des collectivités est
extrêmement important et donne au SRC l’aval de la population pour opérer dans la région.
Approche
La demarche du SRC est d’être régulièrement en contact avec les collectivités et leurs chefs. Depuis 2007, il a rencontré les membres de la
collectivité du Nord 86 fois. Ces grands efforts témoignent de notre engagement. Le SRC utilise divers canaux pour à aller à la rencontre des
citoyens de la région d’Athabasca, notamment les suivants : réunions commmunautaires ouvertes, réunions de lancement de la saison de
travaux de prospection, visites de mines, participation et présentation à des réunions et conférences régionales du secteur, rencontres avec les
chefs parmi tant d’autres canaux de communications, le cas échéant.
Défis
Des défis uniques se posent. Il est difficile de préserver les relations et d’avoir l’aval de la population pour les projets à court terme qui
n’emploient qu’un nombre limité de la main-d’œuvre locale comparés aux opérations minières de grande envergure menées depuis plus de
20 ans dans la région. L’autre défi c’est de pouvoir communiquer régulièrement avec les résidents de la région de l’Athabasca qui sont à plus
de 800 km dans les bureaux du SRC. Les distances géographiques séparant les collectivités et l’accès aux régions éloignées augmentent le
coût pour aller à leur rencontre et constituent également un obstacle. .
Résultats
Le SRC entretient de bonnes relations avec les collectivités de l’Athabasca et leurs chefs leadership la plupart du temps. Cettte
détermination et ces efforts constants à associer les collectivités ont été très gratifiants. C’est un parcours avec des hauts et des bas et de nombreux
moments gratifiants. Les entreprises et les organisations qui travaillent dans les industries d’extraction ou d’assainissement devraient adopter
l’engagement communautaire dans leur démarche. Le véritable succès commence à partir du moment où les acteurs clés changent d’attitudes
en adoptant une approche du « vouloir » et non du « devoir».
16 h à 16 h 30
Participation des Premières Nations et des parties intéressées: leçons retenues d’un projet d’assainissement
des sédiments au lac Supérieur
Michelle McChristie1 et Kay Kim2
Ministère de l’Environnement de l’Ontario
2
Environnement Canada
1
L’été de 2012 a marqué un jalon important dans l’assainissement des Grands Lacs : la réalisation du projet d’assainissement des sédiments
contaminés du havre Peninsula, situé à Marathon (Ontario), sur la rive nord du lac Supérieur. Environnement Canada a mené l’initiative, avec
le soutien de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada pour la gestion de projet ainsi que l’appui financier des gouvernements
du Canada et de l’Ontario et du secteur privé. Le havre Peninsula est l’un des 43 secteurs du réseau des Grands Lacs où la perturbation de
l’environnement est telle qu’elle influe sur l’utilisation et la jouissance du secteur ou risque de nuire à l’hygiène du lac. Le Canada et les
États-Unis ont convenu de mettre au point des plans d’assainissement pour contrer les problèmes environnementaux dans chaque secteur,
89
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET J2 : ENGAGEMENT AUPRÈS DES PARTENAIRES
dans le cadre de l’Accord de 1987 relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs. Au havre Peninsula, le projet d’assainissement des
sédiments était la dernière mesure d’assainissement nécessaire pour créer un habitat sain pour la flore et la faune aquatiques et
accélérer le rétablissement naturel. Les discussions entre les représentants gouvernementaux et les membres de la collectivité sur les options
d’assainissement ont débuté dans les années 1990 et ont abouti, en 2008, à une évaluation des risques écologiques et à une analyse
des options de gestion des sédiments. La tâche de maintenir l’intérêt et la participation des Premières Nations et des parties intéressées a
posé des difficultés particulières aux représentants gouvernementaux : les priorités communautaires ont changé avec la fermeture de l’usine
de pâte locale, et la communication des résultats des études scientifiques, malgré son importance pour le renforcement des capacités des
Premières Nations et d’autres parties intéressées, n’a pas toujours signifié un progrès pour les parties extérieures au gouvernement; enfin, les
collectivités ont parfois éprouvé un sentiment latent de frustration et de méfiance, en plus du risque de lassitude associée aux consultations.
Avec l’aide d’un facilitateur extérieur au gouvernement, un comité de liaison communautaire a été formé et a servi de mécanisme par lequel les
gouvernements ont pu produire des mises à jour utiles sur les échéanciers, le financement ainsi que les effets et les avantages potentiels
du projet sur l’aménagement futur du secteur riverain de la municipalité. Le comité a aussi partagé de l’information avec les membres des
collectivités et a favorisé une plus grande participation aux réunions. C’est ainsi que l’apport du comité a permis d’améliorer la conception et la
mise en œuvre du projet. Des leçons précieuses sur la consultation et la participation des Premières Nations et des parties intéressées ont été
retenues et seront appliquées au travail de surveillance à long terme qui se poursuit au havre Peninsula.
16 h 30 à 17 h
Projet au lac Great Slave – Stratégie de mobilisation de la collectivité et de renforcement des capacités
Ron Breadmore, Joel Gowman et George Lafferty
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
Le projet du Grand lac des Esclaves porte sur trois sites miniers abandonnés dans le bassin du bras Est du Grand lac des Esclaves (Territoires
du Nord-Ouest). On a exploité l’or, le cuivre et le tungstène à la mine d’Outpost Island (1941-1942 et 1951-1952), le cobalt et le nickel à la
mine de Blanchet Island (années 1950 et 1970) et le nickel à la mine de Copper Pass (fin des années 1960). Des mesures ont été prises
dans les années 1990, dans le cadre de la Stratégie pour l’environnement arctique, en vue de procéder à l’assainissement de la surface et à la
stabilisation des sites. Cependant, divers éléments continuent de poser des risques : sédiments contaminés, résidus, stériles/minerai, ouvertures
de mine/tranchées minières, sols contaminés, déchets dangereux et déchets non dangereux. Des évaluations environnementales de site ont été
réalisées entre 2005 et 2012.
En 2012-2013, la phase de planification de l’assainissement des sites a débuté, et le projet a été confié à une nouvelle équipe de gestion.
Il est alors devenu nécessaire de définir une stratégie rigoureuse de mobilisation de la collectivité. Les intervenants ont été déterminés en
tenant compte de la proximité du site et des ententes existantes sur les revendications territoriales globales et sur les mesures provisoires (les
hypothèses ont été validées par la Direction des affaires autochtones et territoriales d’Affaires autochtones et Développement du Nord Canada).
Les intervenants sont la Première Nation des Dénés Yellowknives (PNDYK – N’Dilo et Dettah), la Première Nation des Dénés Lutsel K’e (PNDLK),
la Première Nation de Deninu Kué (PNDK) et le Conseil des Métis de Fort Resolution (CMFR). Parce que le site de Copper Pass se situe sur le
territoire Monfwigogha de niitlee (Accord définitif des Tlichos), les Tlichos ont également été consultés.
Le plan de mobilisation de la collectivité pour le projet du Grand lac des Esclaves a été élaboré à la fin de l’exercice 2012-2013. Les groupes
d’intervenants ont été invités à des réunions de mise à jour sur le projet, dans le but de leur présenter la nouvelle équipe de gestion du projet,
le travail accompli et les étapes à venir. Les réunions ont aussi donné l’occasion aux collectivités de partager leurs connaissances au sujet des
sites, d’exprimer leurs préoccupations et d’indiquer à l’équipe de gestion la manière dont elles aimeraient contribuer au projet. Ces réunions ont
permis de confirmer que les communautés connaissaient bien les sites et qu’elles possédaient une certaine capacité, acquise grâce aux efforts
d’assainissement antérieurs, aux séances de formation sur l’assainissement/la surveillance des mines et aux programmes de surveillance
communautaire plus récents.
Des réunions de suivi ont été organisées avec les conseils exécutifs de la PNDYK, de la PNDK et du CMFR en avril afin de répondre aux questions
reçues par courriel ou soulevées lors des séances de mise à jour, de discuter des possibilités socioéconomiques et de définir les prochaines
étapes du projet. À la suite de ces rencontres, il a été établi que les communautés préféraient que l’exercice d’analyse des options pour le GLE
soit tenu à Fort Resolution, afin que les collectivités puissent se réunir et collaborer. Voici les activités de mobilisation menées à la suite des
réunions de mise à jour avec les dirigeants :
•
•
•
Étude du savoir traditionnel en mai. L’étude du savoir traditionnel incluait un exercice de représentation, la reconnaissance
aérienne du site par hélicoptère et un questionnaire communautaire.
Exercice d’analyse des options pour le GLE en juin. L’exercice d’analyse des options, d’une durée de deux jours, comprenait
des présentations par la Couronne avec la participation de conseillers techniques et d’aînés choisis par les collectivités. L’information relevant du génie et de la science de l’environnement a été mise en commun avec le savoir traditionnel se rapportant
aux sites, aux zones environnantes et aux routes d’accès historiques; les examens techniques réalisés par les conseillers
techniques des collectivités avant l’exercice ont facilité la détermination des options privilégiées par consensus en table ronde.
Visite sur place des aînés et de l’Office des eaux en juillet. Les options privilégiées lors de l’exercice d’analyse des options ont
fait l’objet de discussions additionnelles, et la visite sur place a permis de valider les discussions de l’exercice.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC - RÉSUMÉS
VOLET J2 : ENGAGEMENT AUPRÈS DES PARTENAIRES
•
Programme de débroussaillage à Copper Pass en septembre. En prévision de la visite des soumissionnaires, la route d’accès
historique à Copper Pass a été dégagée par une équipe forestière communautaire, afin qu’il soit possible d’accéder au site
en toute sécurité.
La stratégie de mobilisation de la collectivité et de renforcement des capacités pour le projet du Grand lac des Esclaves a nécessité des efforts
considérables, mais elle a permis d’obtenir un soutien ferme de la part des intervenants et d’accroître la capacité des collectivités. Au terme de
la phase de planification de l’assainissement, la participation active des collectivités sera recherchée tout au long des phases d’assainissement,
de clôture et de suivi.
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Mardi 15 avril à Mercredi 16 avril 2014
PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Intrusion de vapeurs provenant du sol dans les sites contaminés – Utilisation des analyses des vapeurs
provenant du sol, de la qualité de l’air intérieur et de l’air ambiant dans les évaluations de risques pour la
santé humaine
John Goodin
Pinchin Environmental Ltd.
Cette présentation sera axée sur l’exposition via l’intrusion de vapeurs dans les sols des sites contaminés et portera également sur notre
utilisation croissante des analyses des concentrations de vapeurs dans le sol, de la qualité de l’air intérieur et de l’air ambiant dans les
évaluations des risques pour la santé humaine. Les stratégies de gestion des risques liés à l’intrusion de vapeurs provenant du sol concernant
les nouveaux et anciens bâtiments seront également abordés.
Évaluations par étapes et évaluation des risques dans un corridor ferroviaire achalandé en Colombie-Britannique
James Mair1 et Tim Sackmann2
1
Hemmera
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Depuis plus d’un siècle, le pont/pont sur chevalets du fleuve Fraser et le site de l’approche sud du pont ferroviaire de New Westminster (PFNW),
à Surrey, en Colombie-Britannique (C.-B.), résistent à une vaste utilisation publique et industrielle. Construits en 1904, ce pont et ce réseau
de transport achalandés ont récemment fait l’objet d’un processus détaillé d’évaluations environnementale et des risques. Les évaluations en
plusieurs étapes ont permis d’étudier les répercussions à long terme de la présence d’un important corridor de transport sur l’environnement
biophysique, social et économique en évolution. Cetteaffiche traitera des résultats des diverses évaluations et soulignera les défis uniques
associés à une analyse des sources de contamination dans différents milieux.
Le pont/pont sur chevalets du fleuve Fraser est devenu la propriété du gouvernement du Canada en 1939. Un permis pour le site de l’approche
sud du PFNW, qui se trouve sur la rive sud du fleuve Fraser, a été accordé à la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN Rail)
en avril 1987 et le site lui a été entièrement confié en mars 1992. Jusqu’à 46 trains par jour empruntent cet important corridor de transport,
utilisé pour le transport de marchandises et de passagers et quelque 30 millions de tonnes de fret par année dans le passage Burrard. Les plans
à long terme prévoient le remplacement total du pont du fleuve Fraser. Le site se trouve près de deux importants sites archéologiques identifiés
(DhRr-2 et DhRr-74 et le fleuve Fraser).
Le site à fait l’objet de plusieurs étapes d’évaluation au cours des dernières années, dont des évaluations environnementales de site phases 1,
2 et 3 (ÉES) , des évaluations quantitatives préliminaires des risques, des caractérisations complémentaires, des analyses des risques pour la
santé humaine et l’écologie (ARSHE) et des évaluations des milieux aquatiques. Un plan d’assainissement/de gestion des risques a également
été élaboré, et des mises à jour des ARSHE ont été préparées à la suite de l’identification des propriétés qui empiètent sur le site. Outre le résumé
des conclusions des évaluations, cette affichedécrira les activités de coordination et de gestion effectuées par les intervenants, y compris la
consultation auprès des gouvernements fédéral et municipal et des propriétaires fonciers adjacents au pont et au corridor de transport.
Cette affiche identifiera les aspects liés à la santé, la sécurité et la logistique, comme l’accès au site, la formation, le ballast en pierre et les tests
de lixiviation sur le remblai ayant servi à construire le chemin de fer. L’affiche résumera également les réglementations fédérale et provinciale
applicable à pour l’analyse des données du site et décrira les questions archéologiques et les considérations des Premières Nations, ainsi
que les travaux entrepris avec de multiples intervenants. Il soulignera aussi d’autres aspects difficiles du projet, dont l’évaluation des propriétés
empiétant sur des parties du site depuis une cinquantaine d’années, et traitera des activités industrielles adjacentes, comme la réfection du pont
du CN Rail et les travaux d’une importante usine de recyclage de métaux et de plusieurs centrales de malaxage à béton. L’affiche résumera les
activités d’importants projets de construction en transport, dont la route périphérique sur la rive sud du fleuve Fraser, et il présentera d’autres
aspects environnementaux, dont les récepteurs écologiques, les contaminants à risques pour la vie aquatique du fleuve Fraser, les interactions
de l’eau salée à proximité du site, ainsi que les questions d’exposition humaine.
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Programme de relevés de petits sites à Port Hope Campagne no 1
David A. Raymond1, Steven Gable1, Mitra Saidi2, John Benson3
AMEC Environnement et Infrastructure
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
3
Énergie atomique du Canada ltée
1
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) a retenu les services de la division Environnement et Infrastructure d’AMEC
(AMEC) qui a agi comme consultant pour coordonner et contrôler la campagne no 1 du projet de relevés de petits sites du Bureau de gestion de
l’Initiative de la région de Port Hope (BGIPH). Le Bureau de gestion de l’Initiative de la région de Port Hope est une entité tripartite qui combine
les ressources de TPSGC, d’Énergie atomique du Canada ltée (EACL) et de Ressources Naturelles Canada. TPSGC a aussi retenu les services
d’un entrepreneur consultant pour effectuer les relevés. Le rôle d’AMEC comprenait la coordination et la supervision des relevés effectués par le
consultant afin de garantir la conformité aux procédures opérationnelles normalisées (PON) et le respect des objectifs du BGIPH et ceà l’aide
des meilleurs techniques équipements disponibles.
Le but de la campagne no 1 de relevés de petits sites était d’effectuer des relevés de caractérisation radiologique complets sur environ 450
petits sites dans la municipalité de Port Hope. Cette campagne était la première de plusieurs campagnes visant à établir les relevés sur environ
4 800 propriétés de Port Hope. Le relevé radiologique comprenait notamment des relevés extérieurs du rayonnement gamma, la réalisation de
forage en vue de procéder à l’échantillonnage des sols et à l’analyse de contaminants préoccupants, la surveillance de la présence de radon,
des relevés intérieurs de rayonnement gamma et des relevés quant à la contamination des objets et des surfaces.
Les résultats découlant des relevés ont ensuite été utilisés pour élaborer des plans de travail relatifs à la délimitation, et au besoin, établir une
estimation de classe D des coûts liés à la restauration des propriétés présentant des non-conformités. AMEC a contribué à l’examen des plans
de travail et à leur coordination; elle a également vérifié les hypothèses utilisées pour l’estimation des coûts générés et la précision de celle-ci.
Les défis relevés au cours du projet étaient principalement liés à l’établissement du calendrier et à la coordination. Comme on pouvait s’y
attendre, fixer des rendez-vous pour effectuer des investigations invasives et des relevés intérieurs de rayonnement gamma a parfois été
difficile à coordonner avec le public. De façon générale, cette difficulté a été atténuée par la coordination avec TPSGC et EACL et grâce à une
communication efficace quant à la nature et le but des investigations planifiées. Des difficultés supplémentaires dont une météo non clémente
(p. ex. lors de fortes chutes de neige) provoquant des retards a ralenti les activités de forage et retardé la réalisation de relevés extérieurs de
rayonnement gamma pendant ces périodes.
De plus, principalement à cause des larges quantités de données générées, l’analyse, l’interprétation et la production de rapports ont représenté
un défi tant pour l’entrepreneur responsable des relevés que pour l’équipe responsable de l’examen des données. Alors que plusieurs
emplacements présentaient des caractéristiques similaires et les rapports étaient uniformes, la plupart des sites présentaient des caractéristiques
uniques qui ont demandé un traitement spécial lors de la production de rapports et l’analyse des données.
Examen des données historiques de Port Hope : élaborer un processus, caractériser les sites
Steven Gable1, David A. Raymond1, Mitra Saidi2, John Benson3
AMEC Environnement et Infrastructure
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
3
Énergie atomique du Canada ltée
1
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) a retenu les services de la division Environnement et Infrastructure d’AMEC qui
a agi comme consultant pour coordonner et contrôler la campagne no 1 du Projet de relevés de petits sites du Bureau de gestion de l’Initiative
de la région de Port Hope (BG IRPH). TPSGC a aussi retenu les services de cinq (5) consultants pour effectuer l’examen des données; ces
consultants étaient responsables de l’examen historique de chaque dossier des petits sites. Le rôle d’AMEC était de coordonner et de superviser
le travail réalisé par les consultants.
Le but du programme d’examens historiques était de passer en revue chaque dossier lié aux 4 800 petits sites qui incluaient des propriétés
résidentielles, des parcs, des terrains comportant un ravin, tous dans la région de Port Hope, et de caractériser chacun de ces sites quant à la
présence historique de radon et par des mesures intérieures et extérieures de rayonnement gamma.
Avant de commencer les examens des dossiers des petits sites, AMEC a élaboré des outils et un document d’orientation à l’usage des
consultants afin de les aider à réaliser leur travail. Le principal outil élaboré a été la matrice décisionnelle. Cette matrice a pris en compte chacun
des trois types de caractérisation : radon, mesures intérieures et mesures extérieures de rayonnement gamma.Le document d’orientation a fourni
unee procédure que les consultants pouvaient consulter pour la réalisation desexamens des dossiers historiques, la préparation des fiches de
gestion des données historiques sur le portail collaboratif de l’Initiative de la région de Port Hope et la production des plans de travail relatifs au
site, pour chaque propriété.Une fois l’élaboration des outils et du document d’orientation terminée, une formation a été donnée aux consultants
afin de s’assurer que chacun d’entre eux comprenait les procédures et les exigences liées au projet d’examen des données historiques.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Le suivi des livrables du projet était primordial pour en garantir le respect des échéanciers et pour s’assurer que les consultants affectaient les
ressources appropriées. Le chargé de projet d’AMEC a produit des rapports hebdomadaires tout au long du projet afin de fournir à TPSGC et au
BG IRPH les renseignements liés auxnombre d’examens réalisés et de faciliter le travail de l’équipe de projet quant à la gestion de l’affectation
des ressources.
Les défis associés à la gestion et à la supervision des consultants tout au long de la réalisation du projet d’examen des données historiques ont
été variés et, parfois, complexes. Afin de garantir que le projet soit réalisé efficacement et correctement, les procédures de projet ont été d’une
importance primordiale; elles ont permis la livraison des résultats escomptés, respectant à la fois les attentes de TPSGC et celles du BG IRPH.
L’un des plus grands défis a été de garantir que chaque consultant suive la procédure tout au long du projet, sans tenter de réduire le temps
requis, au fur et à mesure de sa familiarisation avec le projet.
Caractérisation intégrée d’un aquifère granulaire pour évaluer l’atténuation naturelle d’un panache de lixiviat
de décharge
Laurie Tremblay1, René Lefebvre1, Vincent Cloutier2 et John Molson3
1
Centre Eau Terre Environnement
2
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
3
Université Laval
Des modèles numériques englobant les zones de sources, les voies et récepteurs en fonction d’un modèle conceptuel représentatif et
représentant l’hétérogénéité de l’aquifère doivent être définis pour comprendre la migration et le devenir des contaminants. Cependant, les
approches courantes pour la caractérisation des aquifères fournissent rarement les données nécessaires à l’élaboration de ces modèles.
L’objectif de l’étude était d’établir une procédure de caractérisation sur le terrain et d’intégration des données qui pourrait être 1) adaptée
à la définition de l’hétérogénéité de l’aquifère à l’échelle du sous-bassin hydrographique (plus de 10 km2) et 2) utilisée pour aider à
élaborer un modèle de transport de masse. L’étude portait sur la caractérisation d’un aquifère granulaire peu profond dans un
sous-bassin hydrographique de 12 km2 où un dépotoir désaffecté émet un panache de lixiviat soumis à une atténuation naturelle. En utilisant des
méthodes éprouvées sur le terrain, la séquence de caractérisation a été conçue pour optimiser chaque méthode en fonction de critères, tels que
l’emplacement, le niveau d’effort pour acquérir les données, la densité et la qualité des données. L’accent était mis sur l’acquisition de données
géophysiques indirectes détaillées intégrées à des données hydrauliques et géochimiques directes. Des techniques d’investigation géologiques,
géophysiques (pression superficielle ou directe), hydrauliques et géochimiques ont été utilisés pour 1) définir les propriétés de l’aquifère; 2)
identifier le panache de lixiviat et 3) évaluer le potentiel d’atténuation naturelle. L’intégration statistique de multiples sources de données a permis de
reproduire l’hétérogénéité de l’aquifère en 3D et la délimitation des panaches de lixiviats. Les interprétations statistiques et graphiques des
données géochimiques ont permis d’avoir un aperçu sur l’environnement naturel de l’aquifère semi-confiné dans le sous-bassin hydrographique
et la géochimie qui régule l’évolution du panache. L’intégration des sources de données multiples a révélé 1) la structure de l’aquifère (limites
de l’aquifère, stratigraphie et hydrofaciès); 2) l’étendue du panache du lixiviat; 3) la distribution spatiale des contextes hydrogéologiques ainsi
que les modèles d’écoulement des eaux souterraines et des voies de migration des lixiviats et 4) les conditions des eaux souterraines dans
l’ensemble de l’aquifère. Les données géochimiques ont été cruciales pour affiner le modèle conceptuel d’écoulement des eaux souterraines.
En effet, elles ont permis de déterminer les zones potentielles d’alimentation et d’évacuation, de définir les quantités recueillies par les profils
d’âge 3H/3He et de fournir des preuves sur les points d’échange dans la couche semi-perméable séparant l’aquifère granulaire peu profond
et l’aquifère rocheux sous-jacent. Les données géochimiques étaient surtout utiles pour affiner le modèle conceptuel d’écoulement des eaux
souterraines et comprendre les processus géochimiques relatifs aux chemins d’écoulement. Les données étaient également intégrées pour
élaborer un modèle représentatif d’écoulement des eaux souterraines et de transport de masse numérique. Les données géochimiques
combinéess à un modèle numérique en 2D a permis de mieux comprendre les mécanismes d’écoulement des eaux souterraines et d’atténuation
naturelle du panache de lixiviat de l’ancien site d’enfouissement. Ce modèle de définition des caractéristiques a été jugé performant et rentable et
pourrait être adapté à d’autres types d’environnements hydrogéologiques et échelles spatiales. Cette meilleure connaissance des conditions du
site permettra de mieux évaluer les risques environnementaux des récepteurs des eaux souterraines par rapport au panache de lixiviat.
Défis et triomphes – Assainissement à haute altitude au col Rogers, dans un bloc de services d’entretien actif
du parc national des Glaciers
Danielle Backman
Parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers, Agence Parcs Canada
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le Canadien Pacifique a tracé un passage à travers les pics impénétrables de la chaîne Selkirk, laissant
dans son sillage un legs formé de récits poignants, d’alpinistes aguerris et de l’empreinte industrielle d’un chemin de fer. Le col Rogers se trouve
dans le parc national des Glaciers, qui a vu le jour en 1886. Pendant plus de 110 ans, divers projets d’aménagement s’y sont succédé, et les
pratiques historiques ont laissé des traces sur l’environnement. En 1916, les avalanches fréquentes ont forcé la société ferroviaire à construire
un tunnel sous la terre, changeant ainsi l’avenir du parc national des Glaciers. Ce joyau des montagnes est demeuré relativement inconnu
jusqu’à ce que la route y soit construite à la fin des années 1950. Le sommet du col Rogers est alors devenu une petite collectivité abritant une
installation des opérations de voirie et un centre d’interprétation de Parcs Canada, un hôtel et une station-service.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
En 2002, diverses zones de préoccupation environnementale potentielle (ZPEP) du col Rogers ont été soumises à des évaluations environnementales de site (phases I et II), qui ont révélé des niveaux élevés de contamination aux hydrocarbures, au toluène et au naphtalène. Quatre
ZPEP ont été assainies en 2006, et les travaux de surveillance de l’eau souterraine s’y poursuivent depuis. En 2010, les travaux d’assainissement se sont étendus de l’autre côté de la route, dans le secteur ouest du col Rogers – une zone également touchée par les activités historiques
du Canadien Pacifique. Le sol et l’eau souterraine de ce secteur sont contaminés aux hydrocarbures à faible profondeur, en raison de la présence
de l’ancienne station-service. Plus en profondeur (jusqu’à 11 m), le sol contient des hydrocarbures de haute viscosité qui pourraient être liés à
des déversements d’huile lourde associés aux anciennes activités ferroviaires.
Ce site représente un défi parce qu’il renferme un bloc des services de voirie actif, des lieux de rassemblement pour les déclenchements préventifs d’avalanches au bord de la route et des installations pour des tirs d’artillerie dirigés par l’Armée canadienne, un centre d’accueil, un ancien
hôtel et une ancienne station-service. Il est situé à 1 330 m d’altitude et est souvent sujet à du temps inclément en été et au début de l’hiver,
ce qui réduit la durée des campagnes sur le terrain tout en créant des obstacles supplémentaires pour la planification. Parcs Canada a exploré
différentes options pour l’assainissement du col Rogers, notamment l’enlèvement du sol et le remblayage, l’injection dans le sol de composés
libérant de l’oxygène pour stimuler la biodégradation et la surveillance de l’atténuation naturelle. Après de nombreux travaux de surveillance de
l’eau souterraine, Parcs Canada propose maintenant de confier à des pairs l’examen et l’analyse des données recueillies dans les 10 dernières
années, afin de trouver le moyen le plus efficace de gérer la contamination.
Le col Rogers est un lieu historique national en évolution. Les techniques d’ingénierie avant-gardistes employées dans la construction du chemin de fer et de la route continuent de profiter aux voyageurs contemporains. Le tunnel Connaught de 1916 et le tunnel Macdonald de 1998
demeurent d’importants chefs-d’œuvre techniques de la voie ferrée principale. Les paravalanches protègent encore la route et les rails, et le
programme de contrôle des avalanches, qui fait appel à des obusiers, est exécuté depuis 1960. Chaque jour, Parcs Canada doit s’efforcer
d’accroître l’intégrité écologique en assainissant l’environnement sans toutefois nuire à l’intégrité culturelle. Le défi est de taille, a fortiori au col
Rogers. En gérant adéquatement les contaminants présents dans le col, il contribuera à enrichir l’expérience du visiteur dans le parc national
des Glaciers.
La microchimie des otolithes fournie de l’information sur l’exposition aux contaminants dans le temps et
sur l’analyse rétrospective de l’habitat des poissons, sur leurs façons de chercher de la nourriture et sur les
niveaux de référence géologiques.
Vince P. Palace1, Lisa A. Friedrich2 et Norman Halden3
1
Stantec Consultants Ltée
2
Pêches et Océans
Canada
3
Université de Manitoba
L’évaluation des impacts potentiels de la contamination sur les poissons est entravée par les incertitudes concernant leurs habitats et leur
exposition. En principe, les programmes de surveillance de l’environnement mesurent les concentrations de contaminants dans les tissus
mous (muscles et foie, p. ex.). Bien qu’ils soit des indicateurs utiles sur la période d’exposition la plus directe, les tissus mous accumulent et
dépurent continuellement les contaminants. Par conséquent, les concentrations de contaminants mesurées dans les tissus mous n’est qu’un
aperçu ponctuel des antécédents d’exposition pendant toute la durée de vie des poissons. En revanche, les otolithes (petits os de l’oreille interne)
accumulent continuellement des biominéraux qui concentrent les contaminants inorganiques de façon permanente dans leur structure. Tout
comme pour la visualisation des anneaux de croissance d’un arbre, les otolithes ont été utilisés pendant des décennies comme le moyen le
plus fiable pour déterminer l’âge d’un poisson. La spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif à ablation par laser (SM-PCI-AL)
permet de déterminer les concentrations d’un nombre croissant d’éléments dans les zones de croissance annuelle de l’otolithe. Les données
ainsi recueillies avec le temps peuvent être utilisées pour reconstituer les antécédents d’exposition annuels des poissons sauvages et déterminer
les analyses de tendances à effectuer sur les populations. Les cations divalents qui se substituent au calcium dans la structure osseuse des
otolithes (Zn , Mn , Mg et Sr, p. ex.) sont les éléments les plus souvent déterminés. D’autres éléments qui agissent comme des anions en milieu
aquatique peuvent également être incorporés dans la matrice minérale et protéinique de l’otolithe. Parmi ces éléments, il y en a plusieurs qui
constituent des sources de préoccupation (As, Se et S, p. ex.) sur le plan environnemental. La résolution est généralement de l’ordre de parties
par million voire par milliard. L’analyse des otolithes par SM-PCI-AL a été appliqué pour examiner les tendances d’exposition et fournir des
détails sur des projets d’évaluation des risques dans les secteurs de l’électricité , des mines et d’assainissement seront présentés.
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Lignes directrices fondées sur le risque concernant les composés de type dioxine dans les engrais et
amendements du sol
Alexis Fast et G. Mark Richardson
Stantec Consulting Ltée
Les composés de type dioxine (CTD) comprennent les dioxines, furanes, PCB et hexachlorures de carbone (HCB) de type dioxine. Les CTD
sont toxiques, persistants et bioaccumulables. Ils ont été incriminés dans les troubles respiratoires, reproducteurs, cardio-vasculaires, du
développement et autres troubles et effets sur la santé humaine.
La firme Stantec Consulting Ltd a été mandatée par la Commission de coopération environnementale (CCE), une organisation regroupant
trois pays (Canada, Mexique, Etats-Unis) mise sur pied pour répondre à des préoccupations environnementales régionales. Elle devait définir
des méthodes qui pourraient être appliquées afin d’établir des lignes directrices fondés sur le risque concernant les CTD dans les engrais et
amendements du sol qui permettraient de protéger la santé humaine et l’environnement. Divers amendements du sol, tels que les biosolides
municipaux et les boues des usines de pâtes et papiers peuvent contenir des traces de CTD et le risque d’exposition tout au long de la chaîne
alimentaire agricole constitue une source de préoccupation. Les CTD dans les engrais épandus sur les champs agricoles exposent directement
les agriculteurs, leur famille et leurs ouvriers aux sols contaminés aux CTD. Une source indirecte d’exposition pour l’homme pourrait être la
consommation de produits agricoles (animaux et plantes) dans lesquels les concentrations de CTD infiltrées dans les sols agricoles sont
absorbées par les plantes fourragères. De plus, les récepteurs écologiques peuvent être directement exposés (principalement par ingestion de
terre) aux CTD liées au sol après épandage d’engrais sur les terres agricoles ou indirectement, par la consommation d’espèces végétales ou de
proies contaminés par des CTD provenant du sol.
L’affiche passera en revue diverses données, voies d’exposition ainsi que d’autres facteurs pris en compte dans le développement d’une formule
de calcul des lignes directrices fondées sur le risque concernant les CTD pour les engrais et amendements du sol. Dans la présentation, on
examinera également les concentrations de CTD dérivées en fonction du risque dans les engrais, évaluera et abordera les concentrations de
CTD qui pourraient s’accumuler dans les sols agricoles après des épandages répétés d’engrais et d’amendements sur les terres agricoles. Les
concentrations prévues dans le sol au fil du temps seront comparées aux paramètres actuels définis dans les lignes direc trices fondées sur les
risques de CTD dans le sol.
Gestion d’une grande base de données de réservoirs de stockage (ou utilisation des données pour gérer les
risques potentiels) Mike Grinnell1, Bettina Carius-Sales1, Kim Krug1 et Steve Crossman2
1
Franz Environmental Inc.
2
Nexacor Realty Management Inc.
L’entreprise Franz Environmental Inc. a fourni de l’aide à l’un de nos clients privés pour élaborer une stratégie quinquennale de gestion des
réservoirs de stockage de carburant répartis dans plus de 1300 propriétés situées au Canada et dans le nord des États- Unis. L’objectif du
programme était d’évaluer les risques potentiels posés par les différents systèmes de réservoirs de stockage sur un site donné et de définir les
priorités pour répondre à ces risques.
Les différents réservoirs de stockage et/ou les systèmes de stockage de carburant dans ces propriétés sont inspectés chaque année par des
fournisseurs de services d’entretien et un formulaire d’inspection est rempli pour chaque site. Les données issues de ces inspections sur le
terrain sont résumées et saisis dans divers tableurs d’inspection de réservoir. Les feuilles de calcul sont ensuite évaluées et triées pour effectuer
un classement des risques par réservoir site et élaborer des stratégies d’atténuation et de gestion des risques à mettre en œuvre sur une période
de cinq ans à compter de 2014.
Les leçons apprises de la gestion des données provenant de divers réservoirs de stockage ou systèmes de réservoirs de stockage situés dans
diverses propriétés sont les suivantes :
•
•
•
•
•
vérifier l’exhaustivité et la pertinence des données d’inspection du réservoir (générés sur le site) ;
examiner les données des réservoir d’inspection (d’un site donné) pour s’assurer que les systèmes de réservoirs de stockage
sont conformes aux règlements fédéraux, provinciaux et municipaux ;
dresser la liste des écarts pour se concentrer sur les éléments prioritaires (c.-à-d. les vérification à effectuer maintenant
pour éviter des problèmes plus graves plus tard) ;
examiner les renseignements issus des rapports d’inspection des réservois pour s’assurer que les lacunes décelées dans
chaque site sont décrites de façon exacte ;
comparer le rapport d’inspection avec les projets de construction en cours et terminés dans l’année civile en cours pour
s’assurer qu’ils ont été exécutés impeccablement ;
96
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
•
•
•
comparer la liste des sites avec les autorisations et permis des réservoirs pour s’assurer que les registres sont à jour ;
élaborer un programme quinquennal de gestion des risques pour les 1300 réservoirs de stockage de carburant et les
systèmes de réservoirs de stockage installés dans des propriétés louées par les clients ou leur appartenant au Canada et dans
le nord
des États- Unis à mettre en œuvre à partir de 2014 ;
mettre le plan à niveau tous les ans.
Évaluation environnementale des boues d’un ancien bassin
Nick Dayal1, Amanda Salway1, Michael Shum1, Meagan Gourley1, Tim Sackmann2, Mark Slacke3
1
Franz Environmental Inc.
2
Travaux publiques et Services gouvernementaux du Canada
3
Services correctionnels du Canada
Lors d’activités de démantèlement, il est de pratique courante d’enlever les boues résiduelles contenues dans les bassins des systèmes de
traitement des eaux usées. À l’Établissement Mountain, les boues des bassins ont été laissées en place et un développement a également été
réalisé par-dessus ces boues. Le présent projet décrit les travaux de caractérisation environnementale qui ont été réalisés sur les sols et les eaux
afin d’évaluer les impacts potentiels du maintien des boues résiduelles du bassin sur les récepteurs situés à proximité.
L’ancien bassin de boues résiduelles est localisé immédiatement à l’ouest de l’Établissement Mountain dans le District de Kent, à environ 100
km à l’ouest du centre-ville de Vancouver. L’Établissement Mountain couvre une superficie d’environ 25 hectares, en lien avec l’Établissement
de Kent.
L’ancien bassin de boues faisait partie de l’usine de traitement des eaux usées construit en 1978. Jusqu’en 1992, suite à un traitement
préliminaire, la biomasse excédentaire était rejetée dans le bassin. En 1996, le bassin a été remblayé et pavé en surface afin d’accueillir un
nouveau stationnement pour l’établissement.
Le secteur au sud et à l’ouest de l’ancien bassin se caractérise par la présence d’un habitat reconstitué qui a été aménagé afin de supporter la
relocalisation d’une portion d’un ruisseau local (secteur de mitigation). Une étude a identifié les espèces suivantes dans l’habitat reconstitué :
le saumon argenté (Coho), l’épinoche (threespine Stickleback), l’ouaouaron (bullfrogs) et la salamandre du nord-ouest (Neotenic Northwestern
Salamanders). Les impacts potentiels de l’ancien bassin sur le secteur réaménagé ont été évalués.
Des échantillons de sol, d’eau souterraine et d’eau de surface ont été prélevés lors de plusieurs campagnes de caractérisation. Les HAP et
les métaux ont été identifiés comme la source première de contamination des sols. Toutefois, leur mobilisation et migration dans les eaux
souterraines est généralement limitée. Également, considérant la fraction élevée en matière organique dans les boues résiduelles, une rétention
des HAP et des métaux est envisagée. Finalement, une concentration élevée en métaux ne serait pas considérée comme un risque inacceptable
pour l’habitat reconstitué.
Une analyse des données recueillies montre que les conditions du site ont atteint un état d’équilibre, ce qui était anticipé selon l’âge de l’ancien
bassin. Le suivi environnemental du site a été complété au printemps 2013.
Évaluation environnementale du site : surprise! Une leçon sur l’importance de mener une ESS
– Phase I exhaustive
Jason Dobbie1, Randy Sinukoff1, Kerri Hurley2, Jennifer Sifton3
Neegan Naynowan Stantec Ltd.
2
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
3
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
1
En novembre 2007, Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC), en partenariat avec la Première Nation Couchiching, a
entamé une évaluation environnementale détaillée de site relativement à un terrain de 55 hectares sur lequel se trouvait une ancienne scierie
(de 1904 aux années 70-80). À l’origine, la portée de l’étude était fondée sur des renseignements tirés d’une EES antérieure effectuée sur la
propriété. Lors d’une réunion de projet à Couchiching en février 2008, un aîné a indiqué à l’équipe du projet une zone où on aurait procédé
au traitement du bois. Or, cette zone, située dans un secteur résidentiel près de la rive du lac à la Pluie (Rainy Lake), n’avait pas été identifiée
dans les études antérieures. L’examen de cette zone a révélé que le sol renfermait des concentrations de dioxines et de furanes supérieures aux
recommandations du CCME.
L’équipe du projet a rapidement compris que l’historique des lieux était nettement plus complexe que ce qu’en disaient les études antérieures.
Étant donné le niveau d’incertitude, on a décidé de déménager les six familles établies dans cette zone. Ainsi, l’équipe du projet a pu
réorienter ses travaux : plutôt que de faire une collecte rapide de données dans le secteur résidentiel, elle a adopté une approche plus holistique
et stratégique comportant divers aspects, notamment les communications publiques, la gestion des risques et la recherche historique.
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Dans le cadre de la séance de formation, on présentera aux dépositaires fédéraux et aux consultants un scénario pratique de « leçons retenues
» axé sur l’importance d’effectuer une étude exhaustive dans le cadre d’une ESS – Phase I, plus particulièrement lorsqu’il s’agit de propriétés
industrielles à caractère historique. L’ESS –Phase I constitue la base sur laquelle sont fondées les prochaines ESS ainsi que les strategies
d’assainissement ou de gestion du risque. Une fondation solide est essentielle au bon déroulement d’un projet et à l’identification de toutes les
zones de préoccupation environnementale potentielle (ZPEP).
Nous présenterons un aperçu du processus utilisé pour mettre au jour les détails des opérations historiques datant de 1904, et nous
examinerons comment ces informations ont été utilisées pour établir un nouveau plan d’action relativement à l’ESS. Le processus de l’ESS –
Phase I a nécessité la cueillette de renseignements historiques par l’entremise de sources non traditionnelles, par exemple des extraits de films
et des photos du site original en activité ainsi que des entrevues avec des aînés et des ouvriers ayant travaillé sur le site.
L’ESS détaillée a repris au cours de l’été 2012, axée sur des ZPEP spécifiques identifiées au cours de l’ESS – Phase I réalisée en 2010-2011
sur le site.AADNC poursuit ses travaux en collaboration avec la Première Nation Couchiching afin de terminer l’évaluation et de déterminer le
degré et l’étendue de la contamination sur la propriété. On s’attend à ce que la réalisation de l’ESS détaillée prenne jusqu’à deux autres saisons
de travaux sur le terrain; une fois terminée, l’évaluation permettra l’élaboration d’un plan exhaustif d’assainissement et de gestion des risques.
Matrice de calcul des risques pour la santé humaine pour la consommation de petits fruits ayant poussé dans
des sols contaminés aux HAP et aux PCB en utilisant des valeurs de référence de l’hydrophobicité
Cher LaCoste
Pêches et Océans Canada
La consommation de petits fruits cultivés dans des sols contaminés a toujours été considérée comme une voie d’exposition potentielle pour les
récepteurs humains et écologiques dans les modèles d’exposition conceptuels. Les échantillons de petits fruits peuvent être difficiles à prélever
en raison de facteurs, tels que les contraintes de temps pendant les périodes de végétation, la disponibilité des tailles d’échantillons conformes
et les coûts. Les polluants organiques, tels que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les biphényle polychlonés (BPC) peuvent
présenter des risques importants pour la santé humaine, mais il y a un manque de directives concernant leur absorption dans les petits frais.
L’affiche passe en revue les documents écrits sur la biodisponibilité et la translocation des HAP et des BPC du sol dans les tissus végétaux, y
compris les propriétés chimiques et les procédés physiologiques, les mécanismes de contrôle des contaminants dans la rhizosphère et l’usine.
Les documents écrits révèlent la présence de nombreuses barrières qui empêchent la pénétration des HAP et des BPC dans les usines et de
plusieurs mécanismes de répartition, de séquestration et d’expulsion. Plusieurs études ont montré l’absence de corrélations entre les niveaux
de contamination des sols et des petits fruits et les autres sont parvenues à la conclusion que les BPC et les HAP restent principalement dans
le sol et que la contamination des végétaux proviendrait probablement de l’exposition atmosphérique. On ne connaît pas bien les mécanismes
d’absorption, les voies d’exposition et la variabilité entre espèces dans l’absorption des polluants organiques dans les petits fruits. L’affiche
présente une matrice de calcul des risques pour la santé humaine de la consommation de petits contaminés aux HAP et BPC dans le sol en
s’appuyant sur valeurs de référence de l’hydrophobie, les facteurs de bioconcentration, les taux de consommation humaine et les valeurs
toxicologiques de référence. D’après les éléments de preuve apportés la voie de contamination sol-racine des petits fruits aux HAP et BPC ne
devrait pas être une voie importante pour l’évaluation des risques pour la santé humaine, sauf si les concentrations dans les sols sont très
élevées, la consommation de petits fruits est élevée, ou la probabilité d’avoir des particules de sol dans l’air élevée.
Un examen des options de traitement du drainage des roches acides et des effets sur les habitats locaux
Daniel Merrill et Michelle Gray
Université de Nouveau-Brunswick
Le drainage des roches acide (DRA) plus connu sous l’appellation de Drainage minier acide (DMA) est un processus biogéochimique
complexe qui a des effets à long terme sur la qualité du sol et de l’eau. Une évaluation approfondie et continue du site est nécessaire pendant
les étapes de préconstruction, construction, d’exploitation et de déclassement pour bien comprendre les effets de diverses activités minières,
telles que le confinement des résidus, le stockage des stériles , la construction de routes et le traitement de l’eau et leurs effets sur le milieu
environnant et environnement en aval. Il existe de nombreux choix d’outils d’évaluation et de solutions d’assainissement. L’affiche passe en
revue les avantages et les inconvénients des différentes technologies d’assainissement et illustre les effets du DRA sur divers habitats. Une étude
de cas s’appuyant sur les bases de données publiques du Système d’information géographique (SIG) sera menée s pour déterminer les voies
de drainage de l’eau dans un site de traitement actif du DRA. Ces données ont été utilisées dans le prélèvement des échantillons de sol et d’eau
pour le pH, le carbone, le soufre et l’azote. Les mesures recueillies ont été ensuite utilisées pour faire des comparaisons entre les tas de roches
enfouis dans la végétation et sans végétation, les sites d’évacuation et les zones d’infiltration des eaux en amont et en aval. Un résumé des
méthodes d’évaluation et de suivi des applications propres au site sera produit.
98
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Rétablissement de la biodiversité marine intertidale et restauration de l’habitat le long des gradients de la
contamination dans la baie Howe (Colombie-Britannique) et application potentielle à la gestion des sites
aquatiques contaminés
Marlatt, V.L.1,2, De Las Heras, A.1, Walker, J.1, Chiang, E.4, Bard, S.2,3
1
Université de Fraser Valley
2
Université de Simon Fraser
3
Keystone Environmental
4
Pêches et Océans Canada
Des études menées en 1990, 1993, 2004, 2012 et 2013 ont révélé que la biodiversité des espèces intertidales dans la zone intertidale a
été considérablement réduite en raison de l’augmentation de l’exposition des espèces aux effluents des usines de pâtes et papiers le long
des gradients de pollution présents dans la baie Howe. Lorsque des relevés ont été effectués dans la baie Howe dans les années précédant
ces études, deux usines de pâtes et papiers étaient en service, soit celle de Woodfibre et celle de Port Mellon. Depuis les années 1990,
des mesures concrètes de réduction de la pollution ont été prises afin de réduire la toxicité des effluents marins. La présente étude décrit les
mesures de rétablissement mises en place pour rétablir la biodiversité intertidale dans les sites les plus touchés, à savoir la baie Darrell
(près de l’usine de pâtes et papiers désaffectée Woodfire), Port Mellon (près de l’usine de pâtes et papiers de la baie Howe, qui est encore en
service) et Britannia Beach (bassin hydrographique de la mine désaffectée Britannia). La biodiversité intertidale a augmenté dans la baie Darrell,
où elle est passée de 6 espèces dans les années 1990 à 12 espèces en 2004 (après la réduction de la pollution), et à 16 espèces en 2013
après la fermeture de l’usine. Les expériences menées visaient à déterminer si l’aménagement d’habitats supplémentaires dans des zones
intertidales rocheuses en déplaçant des roches dans la zone intertidale pouvait accélérer la reconstitution et le rétablissement de la baie Darrell.
On a observé la présence de 5 espèces dans les zones rocheuses qui étaient encore inhabitées 6 semaines après le début des expériences,
et la présence de 10 espèces 12 mois après le début des expériences. Cependant, 14 mois après le début des expériences, une diminution
de la richesse spécifique a été observée (7 espèces étaient encore présentes). Cette diminution était probablement attribuable à la perturbation
physique du site en raison des fibres rejetées sur la plage qui formaient une couche ligneuse sur 2 des 4 zones rocheuses aménagées. Bien que
la biodiversité dans les zones intertidales rocheuses de Britannia Beach et de Port Mellon soit beaucoup moins élevée comparativement à celle
des sites de référence, la richesse spécifique dans les deux sites touchés a augmenté depuis les premiers relevés effectués de 1990 à 1993;
en effet, les relevés ont démontré que la biodiversité a plus ou moins doublé entre 2004 et 2013.
Ces études indiquent un accroissement de la diversité des espèces à la suite de la diminution de la pollution. Toutefois, elles indiquent également
les effets potentiels de l’habitat physique et des altérations du régime hydrologique sur le rétablissement de l’écosystème. Le prochain plan de
projet proposera d’effectuer un examen plus approfondi de l’efficacité de la reconstitution et des paramètres des facteurs de stress physiques,
biologiques et chimiques relatifs au rétablissement. À la fin de ce projet, nous espérons fournir un autre outil visant à gérer et à rétablir de
façon efficace les sites aquatiques contaminés situés dans un environnement comportant plusieurs facteurs de stress. Cet outil devra agir à titre
d’indicateur tangible de rétablissement de la productivité de l’écosystème. De plus, l’utilisation de cet outil pourrait fournir un lien valide vers la
gestion stratégique des sites aquatiques contaminés à l’échelle du bassin.
Évaluation des risques au port du Nord de Thunder Bay
Susan Winch1, Adam Dawe1 et Kay Kim2
1
Franz Environmental Inc.
2
Environnement Canada
À la demande d’Environnement Canada, Franz Environmental Inc. a réalisé une évaluation quantitative des risques toxicologiques et
écotoxicologiques au Port du Nord de Thunder Bay, en Ontario. Sur la base d’une analyse de risque, celle-ci a permis d’identifier les zones
nécessitant une gestion des sédiments contaminés par du mercure et enrichis organiquement par des résidus provenant du rejet des
effluents d’une usine de papier. Sur une période de plus de 85 ans, une couche de sédiments d’une épaisseur supérieure à 4 m, contenant des
concentrations élevées en mercure ainsi que des résidus de pâtes, s’est accumulée dans le secteur du point de rejet des effluents de l’usine. La
zone de sédiment affectée par les activités de rejet de l’usine a donc été ciblée.
Les objectifs de l’évaluation de risques étaient d’évaluer les risques potentiels pour les récepteurs humains et écologiques suite à une exposition
à des contaminants contenues dans les sédiments, de développer des objectifs de réhabilitation spécifiques au site, ainsi que d’identifier les
zones demandant une gestion environnementale des sédiments. Les contaminants principaux d’intérêt pour la santé humaine et les récepteurs
écologiques sont le mercure (incluant le méthylmercure) et les acides résiniques. L’évaluation de risque a été réalisée en utilisant différents
éléments de preuve tels que la chimie des sédiments, les résultats des essais de toxicité, la biotaxonomie benthique et le potentiel de la
bioamplification du mercure.
L’évaluation du risque écotoxicologique incluait une analyse quantitative des risques pour les producteurs primaires, les invertébrés benthiques,
les poissons, les oiseaux et les mammifères. L’étude des risques toxicologiques consistait à l’évaluation des risques potentiels pour les
utilisateurs locaux (visiteurs occasionnels et pécheurs de subsistance, les futurs résidents hypothétiques et travailleurs de construction).
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ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Les risques pour l’ensemble des récepteurs ont été évalués en utilisant une approche “quotient de danger”. Des niveaux de risque potentiellement
inacceptables ont été identifiés pour le martin-pêcheur d’Amérique, le vison d’Amérique, le plongeon huard, le pygargue à tête blanche, les
poissons-proies, les poissons piscivores et les invertébrés benthiques.
Des niveaux de risques toxicologiques potentiellement inacceptables ont été estimés pour les résidents, les travailleurs de construction ainsi
que les visiteurs occasionnels/pécheurs de subsistance pour le mercure, incluant le méthylmercure, lors de l’ingestion de sédiments, de contact
cutané et/ou de la consommation de poissons.
Une approche de la Moyenne de Concentration Pondérée Spatialement (MCPS) a été utilisée pour calculer des Polygones de Thiessen
définissant les zones de gestion de sédiments basées sur les risques. La zone d’exposition a été subdivisée en deux zones de gestion : une
active (dragage et disposition) pour les sédiments les plus contaminés, et une passive (mise en place d’une mince couche de recouvrement
ou atténuation naturelle améliorée et/ou surveillée) pour les sédiments moins contaminés. Le résultat était de réduire les concentrations des
contaminants à des niveaux égaux ou inférieurs au niveau industriel de référence. Il a été assumé initialement que les options des zones de
gestion active et passive atteignaient 100% des cibles de réduction des concentrations. Ensuite, des risques résiduels ont été évalués en
supposant des niveaux d’efficacité de 95%, 90% et 85% pour les options de la zone de gestion passive. Ces scénarios ont indiqué que le
niveau de risque potentiel sera au maximum de 1,1 fois plus élevé que le niveau industriel de référence (à 85 % efficacité pour la zone de
gestion passive).
La gestion environnementale des sédiments a été recommandée pour une zone dont la superficie correspond approximativement à l’étendue
des sédiments toxiques et enrichis organiquement par des résidus de pâtes.
Ce projet a démontré l’efficacité de l’évaluation des risques afin d’identifier les zones nécessitants une gestion environnementale des sédiments
contaminés.
Projet d’assainissement des plans d’eau de la cale sèche d’Esquimalt – Mise en œuvre d’un mégachantier
d’assainissement des sédiments dans la plus grande installation de construction et de réparation de navires
océaniques sur la côte du Pacifique, au Canada : Enjeux liés au dragage
Kristien Seabloom1, Gary Fontaine1, Craig Longmuir1, Rae-Ann Sharp2, Warren Penner1, Raveen Kang1, Kristen Ritchot2, Chris Major2,
Andrew Mylly2
1
Fraser River Pile and Dredge (GP) Inc.
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
La cale sèche d’Esquimalt, dans le port d’Esquimalt sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, appartient à l’État et est gérée par un
gardien fédéral, soit Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC). Exploitée depuis 1927, la cale sèche est la plus grande
installation de construction et de réparation de navires océaniques sur la côte du Pacifique, au Canada. Des activités industrielles et maritimes
sont exercées depuis longtemps à la cale sèche et au port d’Esquimalt, et les sédiments ont été contaminés par le passé par une grande variété
de produits chimiques, dont des métaux, des BPC, du tributylétain et d’HAP. TPSGC a élaboré un plan et une méthode d’assainissement pour
enlever les sédiments contaminés des plans d’eau ouverts au moyen de travaux de dragage (étape 1B du Projet d’assainissement des plans
d’eau de la cale sèche d’Esquimalt). Un contrat de 38,6 millions de dollars a été adjugé en janvier 2013 à l’entreprise Tervita Corporation, dont
le principal sous-entrepreneur était Fraser River Pile and Dredging, et les travaux ont commencé en juin 2013. L’exposé résume certains des
principaux aspects des travaux ainsi que les défis connexes.
Une des plus grandes difficultés rencontrées a consisté à réaliser un projet de dragage à grande échelle pour l’assainissement de sédiments
d’une manière permettant aux activités de se poursuivre à la cale sèche. Il a été nécessaire de suivre l’ordre préétabli de déroulement des activités de dragage dans des « zones de dragage » délimitées, tout en s’adaptant continuellement aux exigences opérationnelles. Les activités de
dragage devaient être coordonnées en fonction des réservations de la cale sèche et se sont souvent déroulées très près de navires qui étaient
au mouillage ou faisaient l’objet de travaux de réparation.
Parmi les autres défis rencontrés, mentionnons la mise en œuvre et l’utilisation de systèmes de positionnement d’une tour de forage maritime
par cinématique en temps réel, l’achat et l’utilisation de godets de drague environnementaux à lame droite, le dragage mécanique et hydraulique
près d’ouvrages fragiles, l’état non prévu du sous-sol, le respect des critères de qualité de l’eau, la conformité aux règlements municipaux sur
le bruit, les restrictions sur l’assèchement passif des barges de sédiments, la logistique du transport par barge, la méthode de placement d’une
armature angulée et les méthodes de placement des matériaux de couverture pour la gestion de la contamination résiduelle.
L’exposé se termine par une discussion sur les méthodes précises utilisées lors du dragage d’assainissement des plans d’eau de la cale sèche
d’Esquimalt et par un résumé des principales leçons apprises.
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Communiquer efficacement avec le public et encourager l’intendance du secteur préoccupant de la rivière
St. Marys grâce à la collaboration bipartite
C.H. Barett et M.G. Scott
Université Algoma
Depuis le début des années 1900, la rivière St. Marys (voie interlacustre entre les lacs Supérieur et Huron) et ses environs ont été touchés
par les activités industrielles et municipales. En raison des effets négatifs sur l’environnement causés par l’industrialisation , la rivière
St. Marys a été désigné comme un secteur préoccupant aux termens de l’annexe 2 de l’Accord Canada-États-Unis sur la qualité de l’eau dans
les Grands Lacs. L’élaboration par la suite d’un plan d’assainissement (PA) et l’évaluation de l’impact environnemental ont mené au constat
que neuf sur les 14 catégories de facteurs de dégradation des utilisations bénéfiques (DUB) sont « altérées ». La contribution du public et des
divers intervenants a joué un rôle important dans la mise en œuvre du PA pour la rivière St. Marys. Depuis son lancement en 1988, les agences
gouvernementales locales, les organisations non gouvernementales et des particuliers ont contribué à l’orientation de la première évaluation
de la DUB. Actuellement, les organisations gouvernementales sont confrontées au défi de partager l’information scientifique avec la collectivité
locale et de la rendre ainsi ces accessible et applicable. Communiquer efficacement avec la collectivité locale et solliciter les commentaires
des intervenants concernés est essentiel au succès continu des opérations d’assainissement actuellement menées dans l’écosystème. Une
collaboration Bipartite (É.-U et Canada) favorise un sentiment d’appartenance et l’intendance à long terme chez les usagers de la rivière locale
qui seront préservés bien au-delà du programme du PA.
Présence naturelle de l’arsenic dans les sols Sud de l’Alberta
Alicja Wierzbicka, G. Mark Richardson, Ryan Dennis et David Alberti
Stantec Consulting Ltée
Les nombreux sites dans le sud de l’Alberta où les niveaux d’arsenic dans le sol sont « problématiques » et encore à l’état naturel ne sont plus
un secret pour l’entreprise Stantec Consulting Ltée. Il est de plus en fréquent de détecter des concentrations élevées d’arsenic dans le sol des
terres aux environs de Calgary en Alberta. Une grande partie du sud de l’Alberta, y compris du secteur de Calgary et des régions au sud de la
frontière américiane, ont reçu des dépôts de cendres volcaniques provenant de l’éruption du mont Mazama dans l’Oregon vers 5700 avant notre
ère. Les cendres présentaient des concentrations élevées d’arsenic et d’autres éléments inorganiques.
Dans les procédures de définition de paramètres, y compris celles s’appliquant exclusivement à certains sites, publiées par le CCME, il
est admis que souvent la concentration pour les matières inorganiques naturellement présentes peut dépasser les paramètres des lignes
directrices génériques. Dans ces cas, le CCME recommande de revoir ces paramàtres génériques (à la hausse) pour tenir compte des valeurs
de fond locales élevées selon le principe que les particuliers, les sociétés, les gouvernements et les autres parties ne devraient pas être tenus
financièrement responsables de l’assainissement en cas de contamination par des substances naturellement présentes.
En fonction de l’examen des données disponibles dans le référentiel d’évaluation environnementale de site, le Environment and Sustainable
Resource Development (ESRD) de l’Alberta a créé un site Internet. Aussi, les niveaux d’arsenic dans le sol sans aucune source anthropique
connue ont été statistiquement évalués. Les données concernant deux grandes propriétés rurales ont clairement démontré que les niveaux
d’arsenic dans les sols du sud de l’Alberta dépassent le seuil de concentration de 10 mg / kg de fond supposé par le CCME et l’ESRD dans la
définition des paramètres génériques pour la qualité des sols axés sur le risque pour protéger la santé humaine et la santé écologique. Toujours
d’après ces données, une limite supérieure raisonnable de concentration normale de fond de l’arsenic dans les sols du sud de l’Alberta peut
être définie comme à 40 mg/kg. Cette concentration est à environ du 95e percentile des données disponibles. Les procédures du CCME et de
l’ESRD de l’Alberta ont permis de définir des critères régionaux de qualité du sol compris entre 50 et 60 mg/kg. Ces critères régionaux
permettraient d’atteindre le même risque supplémentaire (1 sur 100 000 de risque supplémentaire de cancer) que les paramètres génériques
de ces organismes, tout en reflétant les niveaux naturellement élevés d’arsenic dans la région, les niveaux non imputables à une activité
industrielle ou une autre source anthropique.
En 2013, Stantec a évalué un site à Evanston (Alberta) et des niveaux élevés d’arsenic ont été relevés dans le sol. L’analyse et la comparaison
des données avec des concentrations d’arsenic de fond dans les zones environnantes ont été effectuées pour démontrer et confirmer que cet
arsenic était naturellement présent. Cette analyse sera présentée comme étude de cas.
Éspèces en péril sur les sites contaminés : aide ou un obstacle?
Barbara Slezak et Mohammad Murtaza
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
La problématique des espèces en péril (EEP) est partie intégrante des sites contaminés fédéraux. Un nombre croissant d’espèces en péril figure
à l’annexe 1 dans la catégorie des espèces en voie de disparition, menacées ou préoccupantes aux termes de la Loi sur les espèces en péril
fédérale (LEP). Aussi, l’habitat essentiel de ces espèces en voie de disparition et menacées est établi et des permis en vertu de la LEP sont
101
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
requis pour la chasse de ces espèces menacées en fonction du type d’activité. Face aux nombres de ces espèces en constante évolution et à
la nécessité d’établir d’autres habitats essentiels, il y aura inélucatblement des espèces en péril sur les terres fédérales et au bout du compte
dans des sites contaminés. La question qui se pose est la suivante : Quels en sont les effets et comment aborder le problème des EP dans les
sites contaminés?
Chaque site ou un projet a déjà ses propres problèmes complexes et facteurs à prendre en compte, notamment l’emplacement, l’accès, les
délais administratifs et contractuels, les restrictions budgétaires, les exigences provinciales et fédérales pour assainir le site et le type de
contamina- tion. Si une EP est découverte ou soupçonnée d’être sur le site nous pouvons ajouter alors des détails, tels que sa biologie
complexe, le cycle de vie, les exigences et restrictions au sens de la LEP et les effets potentiels sur le projet à notre liste. Pour les projets ayant
déjà une longue liste de facteurs à prendre en compte, les espèces en péril peuvent poser d’autres défis inconnus et nécessiter une gestion
accrue des projets.
En Ontario, les EP sont prises en compte aux premiers stades du processus d’assainissement à la première étape des évaluations
environnementales et pendant tout le processus de gestion des risques. Dans de nombreux cas, ces dispositions prises, à savoir
déterminer les questions non liées aux EP et définir des mesures d’atténuation ont facilité le processus d’assainissement. Cependant, il y a
eu des cas où des problèmes concernant les EP ont surgi au cours du processus d’appel d’offres ou peu avant le démarrage des opérations
d’assainissement dans le site, même si des études sur les EP ont été menées ou les enjeux documentés tout au début du projet. Par exemple,
une EP non recensée au départ pour le site peut être découverte par la suite. Les travaux en automne peuvent influer sur son hibernation ou
son habitat ou se dérouler au cours de la période de reproduction des oiseaux Dans ces situations, le projet aurait pu avoir des retards, ce qui
aurait pu remettre en question la disponibilité des fonds. Aussi, l’autre question qui se pose est celle se savoir si un projet pourrait commencer
à temps si un permis au sens de la LEP était exigé. Lorsque plusieurs de ces projets d’assainissement commencent à l’automne en raison de la
disponibilité des fonds et du processus d’appel d’offres, attendre deux à trois mois un permis au sens de la LEP aurait pu bloquer le projet pour
l’exercice. Nous examinerons les projets où les EP sont prises en compte à l’étape d’assainissement et de mise en œuvre et comment Travaux
publics et Services gouvernementaux Canada (région de l’Ontario) a géré ces situations. Nous discuterons de notre collaboration éventuelle avec
Environnement Canada, des types de mesures d’atténuation que nous avons prises, de leurs effets sur le projet et des défis qui nous attendent.
Étude de cas : ancienne installation de nettoyage à sec de Goodfish Lake, réhabilitation in situ – mélange des
sols avec du fer zérovalent /argile
Sarah Cicchini1 et Michelle Gray2
1
Golder Associés Ltée
2
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
L’ancienne installation de nettoyage à sec de Goodfish Lake a été en exploitation de la fin des années 1970 jusqu’à 2006. Le solvant utilisé
dans le nettoyage à sec, le perchloroéthylène (PCE), un liquide non aqueux dense, était entreposé dans un réservoir hors sol de 20 000 L sur
le site. Au début des années 1980, une défaillance d’un appareil de robinetterie sur le réservoir hors sol a causé un déversement important
de PCE. Suite au déversement, il y a eu une récupération initiale dans l’étang d’épuration adjacent, mais la plus grande partie du PCE s’était
infiltrée dans les sols. Plusieurs examens environnementaux portant sur les activités historiques de nettoyage à sec ont été effectués entre 1987
et 2010, et il a été déterminé que la zone entourant l’installation de nettoyage à sec et l’étang d’épuration adjacent devait être réhabilitée. En
2001, une certaine quantité de sol a été excavée. Après la démolition de l’installation de nettoyage à sec en 2008, le sol sous-jacent et entourant
le bâtiment a été excavé.
L’étang d’épuration adjacent était considéré comme une source secondaire de contamination et son emplacement dans la collectivité a
déclenché une évaluation des options de réhabilitation/de gestion du risque. Parmi les principales caractéristiques du site qui ont été prises en
considération dans cette évaluation, citons : la profondeur de sol contaminé, estimée à 9 mètres; la profondeur jusqu’aux eaux souterraines;
les conditions de sols à grains fins (conductivité hydraulique allant de 10-7 à 10-9 m/s) et l’ampleur des concentrations, qui peuvent faire en
sorte que le sol soit classé comme dangereux en vue d’une élimination dans un site d’enfouissement.
À la suite de plusieurs discussions avec les principaux intervenants, l’approche de réhabilitation sélectionnée incluait un processus en deux
phases où, premièrement, l’eau et la boue seraient enlevées de l’étang d’épuration, et où les sols seraient ensuite mélangés avec un mélange de
fer zérovalent (FZV) et d’argile. Le mélange des sols comme moyen d’amélioration des sols pour des applications géotechniques existe depuis
plusieurs années. Par contre, l’utilisation de cette technologie au Canada dans des applications environnementales est peu documentée. Avant
la conception de ce programme, des essais de traitabilité en laboratoire ont été effectués par l’Université du Colorado afin d’évaluer l’efficacité
du mélange de FZV et d’argile pour dégrader le PCE et afin de recueillir des données pour aider à la conception de l’application sur le terrain.
Sur la base des résultats des essais en laboratoire, le programme complet de mélange des sols a été mis en œuvre en 2012 et il comprenait le
mélange des sols sur une superficie d’environ 7 450 m3. Un programme d’AQ/CQ a été mis en œuvre durant l’étape d’implantation pour vérifier
l’efficacité du mélange. Le programme de surveillance post-mélange a commencé en 2013 et il se poursuit actuellement. À ce jour, les résultats
indiquent une réduction importante du PCE dans les échantillons de sol prélevés à l’intérieur de la zone de mélange ainsi qu’une tendance à la
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
baisse. Les concentrations de produits de dégradation, dont le trichloroéthylène, les isomères de dichloroéthylène et le chlorure de vinyle sont
soit stables, soit en diminution.
Cette présentation offrira un aperçu du processus de réhabilitation pour l’installation de nettoyage à sec, et elle portera principalement sur
l’application de la technologie du mélange des sols dans la zone de l’étang d’épuration. Nous allons également souligner les défis, les leçons
apprises et les résultats à ce jour.
Voie de sortie réglementaire pour les ports pour petits bateaux
Michael Geraghty1 et Scott Moseley2
Keystone Environmental Ltd.
2
Pêches et Océans Canada
1
Keystone Environmental Ltd. (Keystone Environmental) a terminé la deuxième et la troisisème étape des Évaluations environnementales de
site (EES) au Port pour petits bateaux (PPB) de la Garde côtière canadienne à Lyall Harbour sur l’île Saturna aux îles du sud du Golfe en
Colombie-Britannique. Des concentrations d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont présentes dans les sédiments et dans les
environs de l’infrastructure du PPB composée des abords, d’un quai et des flotteurs. Les niveaux de concentration relevés dépassaient les
critères relatifs aux sédiments définis dans le Règlement sur les lieux contaminés (RLC) pour ces sites que Pêches et Océans Canada utilisait
également pour ce site. Les sources suspectées de HAP étaient les pieux en bois traités à la créosote et les poteaux d’amarrage, un incendie
qui s’était produit dans le passé et qui a ravagé le quai (aujourd’hui reconstruit) et les installations de ravitaillement dans les hautes terres.
La délimitation de la zone de contamination par les HAP pendant la troisisème étape de l’EES a révélé que la contamination par les HAP
était principalement limitée aux sédiments au-dessous et à proximité du quai et des flotteurs. L’analyse des ratios d’HAP constitutifs et de la
distribution des concentrations d’HAP constitutifs a démontré que les traces d’HAP observées dans les sédiments ressemblaient fortement à
celles décelées dans les sources à base de créosote et les sources non combustibles ou alimentées au carburant. L’ étude du bassin de Sooke
(Goyette et Brooks 1998 , 2001) a démontré qu’un halo de contamination par les HAP sous formes de gouttelettes et des micro- éclats est
souvent trouvé à une hauteur de jusqu’à 7,5 m des pieux en bois créosoté après l’abrasion et l’action des vagues, ce qui correspond aux
concentrations de HAP observées sur le site. En s’appuyant sur les données d’HAP acceptées, Keystone Environmental a déterminé que les
concentrations de HAP observées dans les sédiments au PPB provenaient des pieux en bois créosoté associés au quai et aux poteaux
d’amarrage au PPB et non de l’incendie que s’était déclaré dans le passé ou des installations de ravitaillement.
Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique a mis en place une politique en vertu de laquelle les concentrations de contaminants
préoccuppants au-delà des normes réglementaires associées directement à une structure dont l’utilisation est bénéfique ne sont pas considérées
comme des contaminations aussi longtempts que l’utilisation reste bénéfique. Compte tenu de l’utilisation bénéfique continue des pieux en bois
créosoté et des poteaux d’amarrage au PPB, Keystone environnement a conclu que les concentrations de HAP dans les sédiments au-dessous
et à proximité du quai et des flotteurs du PPB n’étaient pas considérées comme des contaminations et, par conséquent, aucune autre mesure
par rapport aux concentrations élevées HAP n’était nécessaire tant que l’installation fonctionnera. Après le déclassement du PPB, l’exemption de
l’utilisation bénéfique serait levé et le problème de contamination par les HAP dans l’installation devra être traité.
Caractérisation de l’exposition temporelle aux métaux chez les mammifères : Spectrométrie de masse avec
plasma à couplage inductif à ablation par laser
Marie Noel, Jody Spence, Charlie Robbins, Jennifer Fortin, Peter Ross et Jennie Christensen
Stantec Consulting Ltée
Les métaux absorbés s’infiltrent facilement dans les poils et demeurent relativement intacts une fois liés. Nous avons apporté des améliorations
à une technique déjà existante, la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif à ablation par laser (SM-PCI-AL) qui servira d’outil
non létal dans la définition des changements dans le temps de l’exposition des poils de l’ours grizzli (Ursus arctos horribilis) aux métaux. Bien
que la SM-PCI classique n’ait produit qu’une seule concentration de métaux > 10 poils en raison des limites analytiques, la SM-PCI-AL a fourni
plus de 1 600 concentrations de métaux par poil. Nous présenterons trois aspects essentiels à l’élaboration de cette technique.
1) Contrôle de la qualité – Assurance de la qualité
Variabilité interlaboratoire, réplication, direction du laser et lavage. Plus précisément, des échantillons de poils ont été prélevés en utilisant la
technique de SM-PCI-AL et la norme SM-PCI qui a montré des corrélations élevées pour tous les métaux (par exemple, le mercure : r2 = 0,96,
p = 0,008). En outre, la reproductibilité de la technique a été évaluée en analysant plusieurs poils du même ours et en appliquant le laser vers
avant et l’arrière. Dans tous les cas, le maximum dans les fonctions de corrélation croisée des schémas de concentration de métaux dans les
poils du même ours indiquent beaucoup de similitudes dans le modèle et la concentration.
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
2) Élaboration de modèle d’absorption de métaux
Des analyses par SM-PCI-AL ont été effectuées avec des poils de cinq grizzlis en captivité nourris avec diverses quantités de truites fardées
pendant une période de 33 jours. Pour le mercure, les modèles dans les poils ont révélé une forte augmentation qui coïncide avec la période de
la consommation de la truite fardée et une d’importantes corrélations entre l’accumulation de mercure dans les poils et l’absorption de mercure.
Grâce à ces données, nous avons pu élaborer un modèle de prédiction de l’exposition aux métaux et des taux d’absorption (p. ex. l’accumulation de mercure dans les cheveux (μg/g/jour) = 0,030 x mercure absorbé (mg/poids ours/jour) + 0,0049; r2 = 0,97; p < 0,001). Le mercure
a été retiré de l’alimentation des ours en captivité et les concentrations de mercure sur les poils ont aussitôt diminué. Nous avons également
pu estimer les taux d’épuration du mercure.
3) Validation des données des ours grizzlis sauvages
Le modèle de l’absorption des métaux a ensuite été appliqué à six grizzlis de Knight Inlet en Colombie-Britannique. Pour le mercure, les concentrations (dans les poils) de tous les six ours ont affiché une tendance à la baisse à l’approche de l’été, ce qui indique une dilution des
concentrations dans le corps au fur et à mesure que les ours consomment des aliments à faible teneur en mercure aussitôt sortis de leur période
d’hibernation. Cependant, une fois le saumon remonte la rivière pour frayer (fin juillet à début août), on a commencé à déceler des niveaux de
concentrations de plus en plus élevées chez les six ours en même temps. Grâce à notre nouvel outil, nous avons pu estimer le moment et la
durée des expositions, le taux d’absorption des métaux par les ours au cours de ces périodes d’exposition et la quantité de saumon (g de poids
humide) consommée tous les jours pendant l’automne.
Défis que pose l’évaluation des incidences sur la qualité de l’air à l’intérieur d’une installation fédérale
Paul Hurst
Golder Associés Ltée
Il est courant d’évaluer les sites en étudiant la qualité du sol et des eaux souterraines. Cependant, l’évaluation de la vapeur émanant du sol et
de la vapeur émanant de l’air intérieur liée aux sites contaminés est une pratique relativement nouvelle dans certains territoires et provinces. Il
se peut que les défis que pose l’évaluation de l’air ne soient pas bien connus ou compris.
Une campagne d’échantillonnage exhaustif des eaux souterraines et de l’air (intérieur et sous la dalle) a été effectuée afin de suivre la qualité
des eaux souterraines, de l’air intérieur et de la vapeur sous la dalle dans le but d’évaluer la contamination possible ou effective dans une
installation fédérale. Le projet comprenait deux phases d’échantillonnage des eaux souterraines et trois phases d’échantillonnage de l’air
intérieur et de la vapeur sous la dalle. Des travaux ont été effectués afin de rechercher la source possible des composés organiques volatiles
(COV) sélectionnés, décelés dans l’air intérieur et de formuler des recommandations sur les prochaines étapes à adopter conduisant à la
fermeture du site. Outre la formulation de recommandations, un objectif important de l’étude consistait à établir des liens, le cas échéant, entre
les incidences constatées sur la qualité des eaux souterraines et de l’air intérieur.
Les activités de suivi de la qualité des eaux souterraines comportaient la surveillance de plus de vingt-cinq sites pour au moins un COV, les
fractions F1-F4 d’hydrocarbures pétroliers (HP F1-F4) et/ou les polychlorobiphényles (PCB). Les activités de surveillance de l’air consistaient
à prélever des échantillons d’air intérieur et de vapeur sous la dalle, et ce, sur cinq sites. Des ports de vapeur faciles à installer ont permis
d’échantillonner la vapeur à moindre coût sur de nombreux sites. Les mesures du débit et du vide, et la détection des fuites (à l’aide d’hélium
ultra pur comme gaz traceur) ont été exécutées sur tous les sites où des échantillons ont été prélevés sous la dalle. Les échantillons d’air
ont été analysés pour les COV et, dans certains, cas, pour les HP. Lors d’un ou plusieurs échantillonnage, on a détecté du chloroforme et
du naphtalène à tous les sites de prélèvement d’échantillons dans l’air intérieur dépassant les normes permises par Santé Canada. D’autres
paramètres supérieurs aux normes ont été détectés sur des sites sélectionnés, notamment le chlorure de méthylène, le 1,1,2-trichloroéthane et
le 1,2,4-triméthylbenzène.
Les difficultés importantes auxquelles nous avons été confrontées pour l’interprétation des données ont été, entre autres, les suivantes :
i) la capacité de détecter les sources possibles de contaminants compte tenu du caractère historique du site (notamment son historique de
l’utilisation de divers solvants et des changements de sources d’énergie au fils des ans; ii) la capacité d’établir un lien direct entre les
dép- assements détectés pour la qualité des eaux souterraines et les dépassements détectés pour la qualité de l’air intérieur et iii) les
interférences possibles dans l’échantillonnage de l’air intérieur. Une difficulté importante liée particulièrement aux interférences dans
l’échantillonnage de l’air intérieur a été de différencier les concentrations de fonds des COV et les COV présents attribuables à la migration des
vapeurs provenant du sol.
Cette étude de cas présente une vue d’ensemble des résultats et met l’accent sur les efforts visant à déterminer les sources des COV dans l’air
intérieur, sur les difficultés à fournir des réponses définitives malgré l’exécution d’études approfondies et sur les défis associés aux incertitudes
lorsqu’on assure la gestion de sites présentant des problèmes possibles liés à la qualité de l’air.
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Recours à de technologies pour rationaliser et améliorer la collecte de données dans le secteur de
l’environnement : Utilisation de Système de collecte de données GeoCollectTM sur le terrain s’appuyant sur le
SIG et les technologies GPS dans le cadre du Projet du passage international de la rivière Detroit de
Transports Canada et de TPSGC
Don Parkinson
SNC-Lavalin inc. Environment et eau
SNC-Lavalin inc. a récemment commencé la mise en œuvre et l’élaboration de son nouveau module novateur de collecte de données
GeoCollectTM pour utilisation dans diverses opérations, y compris la surveillance de contrat établi avec un fournisseur de services
d’assainissement. Le module GeoCollecttTM permet au personnel, y compris les inspecteurs de l’environnement travaillant sur le terrain, le
personnel de la construction et les biologistes de produire des représentations graphiques des caractéristiques et de recueillir divers
renseignements, notamment sur le respect de l’environnement, l’état d’avancement du projet et les autres données du terrain en utilisant des
formulaires personnalisés enregistrés dans ordinateurs de terrain équipés de fonctions GPS et dotés de système d’exploitation Windows. Les
utilisateurs peuvent produire des représentations graphiques des caractéristiques pertinentes, prendre des photos géo-référencées, consigner les
détails pertinents dans les formulaires numériques personnalisés et communiquer ensuite ces données au personnel de projet responsable en
temps réel ou quasi-réel. GeoCollectTM a été utilisé pour recueillir des données de terrain sur les projets suivants : Passage international de la
rivière Detroit (PIRD) parrainés par Transports Canada et Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, préconstruction du site, espèces
en péril et études sur les arbres et les espèces envahissantes à Windsor en Ontario. Le site du PIRD sera le lieu des inspections à la frontière
pour le nouveau passage. Ce premier volet de ce vaste projet portera sur l’inventaire détaillé de la végétation sur le site mené dans le cadre des
études de la faune et des espèces en péril.
Une base de données sur le terrain géoréférencée a été conçue pour le projet et des formulaires personnalisés de collecte de données sur le
terrain élaborés pour faire l’inventaire de tous les arbres sur le site et de dresser la « cartographie » des espèces végétales envahissantes.
Simplement au toucher d’un bouton, les coordonnées GPS sont enregistrées dans la base de données sur le terrain ainsi que les détails sur la
qualité du signal GPS. Des formulaires de données distincts ont été élaborés pour définir les caractéristiques des zones (cartographie des espèces
envahissantes) ou des points de données distinctes (études sur les arbres). La page des espèces envahissantes du formualire permet de
recueillir des données, telles que l’heure et la date, le type d’habitat, l’espèce d’arbre prédominante, les espèces arbustives et herbacées ainsi
que l’étendue couverte en pourcentage de chaque entité cartographie mappée produite en parcourant le périmètre de la zone caractérisée. La
page des études sur les arbres du formulaire permet de recueillir des données, telles que le numéro d’étiquette de l’arbre, le diamètre à hauteur
de poitrine (DHP), les espèces, les hauteurs et la description de la santé générale de l’arbre. La quasi-totalité de ces données étaient enregistrées
en utilisant les menus déroulants simples, éliminant ainsi la nécessité de saisie manuelle des données dans le « fomulaire libre ».
L’utilisation de l’outil GeoCollectTM dans ce projet a beaucoup simplifié la collecte de données sur le terrain. Plus de 3 000 arbres ont été
inventoriés et la cartographie de près de 100 zones d’espèces envahissantes dressée. Le processus entièrement numérique utilise uniquement
un ordinateur de terrain pour enregistrer les données disposant de règles de validation des données et réduire ainsi de manière significative les
tâches d’AQ et CQ après la collecte de données. Des données sur le terrain enregistrées pendant une durée d’une semaine sont transmises à la
base de données en 20 secondes. L’utilisation de cet outil a permis de gagner beaucoup de temps dans la collecte des données, environ 51
% par rapport aux méthodes manuelles. Ce temps gagné combiné à moins de travail pour effectuer un examen d’AQ ou de QC dans le cadre
des contrôles de qualité appliqués pendant le processus de collecte des données ont permis aux biologistes des projets d’avoir plus de temps
pour se concentrer sur l’analyse et la synthèse de données. Le nombre d’applications de cet outil augmente rapidement. En effet, il y a en cours
élaboration d’un module pour aider dans la surveillance contrat établi avec le fournisseur de services d’assainissement pour les grand projet
d’assainissement de site du nord de l’Ontario. Cette application novatrice de collecte de données sur le terrain de l’administration de contrats
permettra à l’ingénieur sur place de superviser les opérations du fournisseur de services d’assainissement pour recueillir les données et de
l’état davancement des projets et les images associées aux activités d’assainissement dans le site sous contrat, de surveillance de la santé
et de la sécurité, de l’échantillonnage, des inspections et vérifications des sites. Les données recueillies sur le terrain, stockées dans une base
de données géoréférencées, peuvent être ensuite utilisés pour générer automatiquement des rapports normalisés des sommaires quotidiens et
hebdomadaires avec des textes, cartes et photographies du site.
Que contient mon eau? Évaluation et gestion des risques pour l’eau potable dans les installations fédérales
éloignées
Nick Battye, Dr. Ken Reimer, Dr. Iris Koch, Kim House
Groupe des sciences de l’environnement, Collège militaire royal du Canada
Assurer la disponibilité de l’eau potable sur les terres fédérales et dans les installations fédérales, en particulier dans les régions éloignées et
celles non desservies par un réseau municipal, est un élément essentiel pour maintenir en poste les employé et assurer la santé publique à ces
endroits. Identifier les sites prioritaires, définir et mettre en œuvre des programmes d’évaluation est nécessaire pour évaluer les risques potentiels
chez les usagers de l’eau et les mesures correctives pour atténuer les risques. La Division de l’environnement et des eaux de SNC Lavalin inc.
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
a mené des programmes de surveillance de la qualité de l’eau et effectué une évaluation des systèmes d’eau potable dans les installations
fédérales considérées comme « très petites » ou « micro- systèmes » situées dans les régions du Nord et/ou des régions éloignées et provenant
d’une source locale, telle que la consommation d’eau de puits ou de surface. Dans certains endroits, les problèmes de qualité de l’eau actuels et
dans le passé limitaient l’utilisation de la source sur place et et l’eau en bouteille était utilisée pour la consommation. L’utilisation continue et le
recours à l’eau en bouteille n’est pas souhaitable du point de vue de la viabilité. Cependant, dans de nombreux endroits, il est difficile d’assurer
un approvisionnement sécuritaire en utilisant la source locale en raison de divers de facteurs , tels que les coûts des dispositifs de traitement, les
difficultés dans l’exécution d’un programme de surveillance et de maintenance efficaces conformément aux directives de Santé Canada sur les
installations fédérales. Des évaluations étaient nécessaires pour analyser l’état des systèmes et fournir des recommandations et des estimations
de coûts pour les mesures correctives et le suivi et l’entretien périodiques requis pour fournir de l’eau potable provenant de source locale. Les
évaluations constituent également le fondement de l’élaboration de plans de gestion de l’eau potable du site servant d’outil de gestion pour les
responsables du système d’eau potable et de manuel de l’utilisateur pour les responsables des opérations quotidiennes d’un système.
Le grand nombre d’installations qui ne sont pas connectées à un réseau d’aqueduc municipal pose des défis importants pour les responsables,
et les contraintes budgétaires entravent inéluctablement le niveau d’évaluation souhaité par de nombreux gestionnaires d’installations. Pour
classer les lieux par priorité dans les évaluations détaillées à effectuer et les mesures correctives à prendre, une évaluation préliminaire des
risques en utilisant certains facteurs de risque importants pourrait aider à recenser les lieux qui nécessitent des actions. SNC-Lavalin inc. a
élaboré un outil d’évaluation des risques pour déterminer les cotes de risque à l’aide de données facilement accessibles sans avoir besoin d’une
formation approfondie sur les systèmes d’eau potable. L’outil est une application tableur de Microsoft Excel qui calcule les cotes numériques
des différents composants du système d’eau en fonction des choix de case à cocher du gestionnaire de l’étude. Les composants comprennent
une ou des sources d’eau, les sources potentielles de contamination, le traitement de l’eau, la distribution de l’eau, et la surveillance. Une
caractéristique de la liste de contrôle est la possibilité de saisir l’opinion des experts sous la forme de cote de risque pour chaque réponse. Les
évaluations de risque sont utilisées pour déterminer les scores numériques des différentes composantes du système et des cotes de risque pour
l’ensemble du système qui peuvent être comparées avec les résultats d’autres sites à classer par priorité pour une évaluation détaillée ou des
mesures à prendre. Puisque des améliorations ont été apportées et de nouveaux renseignements obtenus, les utilisateurs peuvent mettre à jour
les cotes de risque et axer les efforts d’amélioration sur les sites les plus prioritaires.
Suivi environnemental à l’appui des travaux de récupération du combustible s’échappant d’un navire naufragé
de la Seconde Guerre mondiale
Barbara Wernick1, Shawn Seguin1 et Robert Price2
1
Golder Associéss Ltée
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Le navire Brigadier-général M. G. Zalinski a sombré en 1946 dans le chenal Grenville, près de Prince Rupert, en Colombie-Britannique. Depuis
ce temps, il est soupçonné que des rejets périodiques de mazout ont eu lieu et divers relevés en plongée ont suggéré que la détérioration
continue du navire augmentait le risque de nouveaux rejets. La Garde Côtière Canadienne entreprend une opération de récupération visant
à récupérer le combustible résiduel et les autres polluants du navire et à éviter d’autres impacts environnementaux éventuels. Dans le cadre
de la planification de la gestion environnementale du projet, un programme d’échantillonnage a été conçu et mis en œuvre pour fournir des
informations susceptibles d’être utilisées pour aider à évaluer les impacts en cas de rejets de combustible ou d’autres contaminants
préoccupants potentiels au cours des opérations de récupération.
Le chenal Grenville et les zones avoisinantes revêtent une grande valeur environnementale et culturelle. Ainsi, le développement d’un programme
d’échantillonnage environnemental est nécessaire pour prendre en considération la multitude d’objectifs et de parties prenantes. Le chenal a été
exposé, par exemple, à de multiples sources d’hydrocarbures – c’est un important couloir de transport maritime dans lequel un déversement
de diesel s’est produit suite au naufrage en 2006 du traversier Queen of the North. Par conséquent, un des objectifs visait à pouvoir distinguer
entre la contamination par hydrocarbures préexistante et les hydrocarbures qui peuvent être rejetées au cours de l’opération de récupération.
En outre, la sélection des sites d’échantillonnage « représentatifs » représentait un défi, surtout lorsqu’il était impossible de savoir l’endroit où
le produit rejeté alleit rejoindre le rivage. Selon la cartographie des habitats vulnérables entreprise par le Programme provincial de gestion des
urgences de la Colombie-Britannique, une importante proportion du rivage se compose de falaises et de plateformes rocheuses, ou de roches et
de galets et gravier, ce qui la rend « modérément » vulnérable à un déversement de mazout. Les types d’habitats les plus vulnérables aux effets
potentiels d’un déversement de mazout se trouvent en densité relativement faible, mais sont considérés comme des types d’habitats valorisés.
En outre, plusieurs Premières nations comptent sur les ressources marines régionales et seraient préoccupées par l’éventuel impact négatif sur
leurs sources alimentaires.
En plus de souligner les aspects techniques du programme d’échantillonnage; cette affiche fournira un aperçu de plusieurs
apprentissages découlant de l’élaboration et de la mise en œuvre du programme d’échantillonnage qui peuvent être utiles pour des opérations de
récupération similaires (par exemple, la question de la disponibilité et de l’utilité des informations existantes comme outils de planification et des
communications avec les parties prenantes afin de comprendre le grand éventail d’objectifs qui pourraient devoir âtre atteints).
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Projet d’assainissement des plans d’eau de la cale sèche d’Esquimalt : Enjeux liés à l’assèchement, à la
manutention, au transport et à l’élimination des déblais de dragage
Myles Makortoff1, Tim Smiley1, Rae-Ann Sharp2, Kristen Ritchot2, Andrew Mylly2, Chris Major2
1
Tervita Corporation
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
En janvier 2013, un contrat de 38,6 millions de dollars a été adjugé à l’entreprise Tervita Corporation en vue de la réalisation de l’étape 1B
du Projet d’assainissement des plans d’eau de la cale sèche d’Esquimalt. Au cours du projet, 254 chargements ont été transportés par barge
depuis le port d’Esquimalt, soit environ 150 000 m3 de matériaux prélevés sur le site. Cette affiche résume les principaux défis techniques et
logistiques qui ont été rencontrés.
L’équipe de projet de Tervita a commencé la planification des travaux en janvier 2013, tout de suite après l’adjudication du contrat. Elle a dû
prévoir l’assèchement des déblais de dragage, leur transport dans un lieu de déchargement approuvé, leur manutention, leur solidification, leur
chargement dans des camions, leur transport routier, les relations avec les collectivités sur le trajet et à la décharge, et enfin l’élimination des
déblais.
Les travaux de dragage ont commencé en juin 2013, lorsqu’un premier chargement de sédiments a été remonté à la surface et placé sur une
barge de transport étanche. Chaque barge a été chargée jusqu’à la capacité maximale sécuritaire en vue du transport et de l’élimination des
déblais dans une lieu de disposition approuvé. L’assèchement des déblais de dragage a été réalisé avec un système de traitement de l’eau
à haute capacité et fonctionnant en plusieurs étapes, construit sur mesure et installé sur une barge prévue à cet effet. Les barges pleines de
sédiments étaient accostées à la barge de traitement de l’eau, où l’eau stagnante était pompée. Toute l’eau était ensuite traitée avant d’être
rejetée, lorsqu’elle respectait les critères de rejet des eaux usées établis dans le cadre du projet. Après avoir acquis de l’expérience dans le
traitement des déblais de dragage, on a modifié la barge de traitement de l’eau afin de tenir compte du comportement thixotropique des
sédiments ainsi que la grande quantité de debris trouvés dans la matrice des sédiments.
La manutention des déblais de dragage a nécessité leur transfert depuis la barge de transport jusque dans des camions au moyen d’une barge
de déchargement sur laquelle étaient installées deux excavatrices. Celles-ci ont été utilisées pour récupérer les déblais dans la barge de transport
et les placer dans des camions étanches. Cette opération a causé plusieurs problèmes : trouver une rampe de déchargement approuvée dans la
collectivité, tenir compte du comportement thixotropique des matériaux lors de leur déplacement, concevoir des techniques de solidification afin
de compenser la perte de résistance au cisaillement causée par le déplacement des déblais ainsi que l’apport d’eau causé par les conditions
météorologiques ou par l’assèchement passif durant le transport.
Le transport des matériaux par camion a causé d’autres difficultés, notamment le contrôle des fuites, la planification d’un itinéraire permettant un aller-retour rapide et le transport sécuritaire des sédiments sans déversement. Les relations avec les collectivités et la prise en compte des préoccupations des résidents ont joué un rôle important dans la planification du transport routier.
L’élimination des matériaux au lieu de disposition a posé de nombreux problèmes puisque le projet a fait augmenter le nombre de chargements
par camion arrivant à la décharge de 100 à 150 par jour. Il a été nécessaire de voir à la planification de la circulation avec la collectivité et
d’assurer la liaison avec les autres clients de la décharge. En raison de ces chargements supplémentaires et du comportement thixotropique
non-prévu des matériaux, il a fallu deux ou parfois trois fois plus de manœuvres qu’à l’habitude avant que les sédiments soient placés à leur
destination finale. D’importantes améliorations ont dû être apportées à l’infrastructure pour augmenter la capacité de la décharge, faciliter la
gestion de la circulation, réduire le temps passé par les camions aux appareils de pesage, accélérer le nettoyage des roues et maximiser les
mesures de sécurité.
Restauration d’un campement pour la construction d’une autoroute durant la guerre
Erik von Krogh1, Tim Whalen1, Raman Birk2 and Megan Shannon Martin2
1
Golder Associés Ltée.
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Contexte
La construction de la route de l’Alaska a été lancée en 1942. L’exécution de ce projet a été ensuite précipitée en raison de l’entrée des
États-Unis dans la Seconde Guerre Mondiale. En mars 1942, la construction de la route a débuté en direction du nord depuis Dawson Creek en
Colombie-Britannique, et en direction du sud depuis Delta Junction en Alaska. En novembre 1942, la route a été officiellement inaugurée.
Le camp d’entretien à Fort Nelson comptait parmi les plus importants le long de la route. Il a été exploité par l’armée américaine (de 1942 à
1946), le Ministère de la Défense Nationale (MDN) canadien (de 1946 à 1963/64), le ministère des Travaux publics canadien (de 1963/64 à
1969), et enfin la municipalité de Fort Nelson (de 1969 à ce jour). Depuis sa prise en charge de ce camp, la municipalité a mis les bâtiments
107
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
du site hors service et a progressivement transformé ce site en un centre de loisirs communautaire qui comprend une piste de curling, des arénas
pour le hockey, un centre de visiteurs et, dans le futur, un centre aquatique. Depuis les années 1970, ce site est devenu un principal centre
communautaire pour la municipalité de Fort Nelson.
En 2009/10, le site a fait l’objet d’une évaluation environnementale de site dans le cadre d’une étude menée par Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada (TPSGC) sur un large éventail de sites historiques de la route de l’Alaska. Vers la même époque, la municipalité était
en train de réaménager ses centres de loisirs, et c’est ainsi que les travaux d’excavation des sols de surfave ont identifié une contamination par
les hydrocarbures. Des enquêtes plus poussées ont identifié neuf zones de contamination attribuées au baraquement historique de l’autoroute,
réparties sur l’ensemble des huit hectares du site.
Entre juin et août 2013, les neuf zones de contamination ont été décontaminées.
Les défis de l’enquête et de la remédiation
Au cours de l’exécution des activités environnementales menées sur le site, trois principaux défis ont été rencontrés :
L’information historique disponible sur ce baraquement était limitée et aucun des plans détaillés historiques n’a été retrouvé. De plus,
l’information disponible était, d’une manière générale, limitée à certaines photographies historiques et à un nombre de photographies
aériennes. Ceci a rendu difficile l’identification des usages des bâtiments et des contaminants potentiellement préoccupants. Bien que le manque
d’information historique ait restreint les possibilités de conception de l’étude, le fait d’associer les photographies aériennes historiques avec
d’autres photographies historiques et avec certaines ressources technologiques a engendré l’identification à grande échelle des zones
potentielles où pourraient se trouver de contaminants potentiellement préoccupants.
Un autre défi de ce projet se situait au niveau de la propriété du site quui appartient à la municipalité depuis 1970 et qui est un centre
communautaire actif. À l’époque où le TPSGC débutait les études préliminaires sur le site, la municipalité reconstruisait un stade de hockey
préalablement effondré dans le cadre d’un important projet de développement d’un centre de loisirs. Au cours de la période de construction, il a
été demandé à TPSGC d’évaluer et de gérer les déblaiis de construction contaminés. Les pressions extérieures ont amené le TPSGC à effectuer,
dans des délais restreints, des études non-exhaustives.
Enfin, plusieurs défis liés à la construction ont été notés. Il s’agissait notamment de devoir identifier les matériaux de remblayage appropriés
pour une région nordique avec des moyens limités, de travailler dans une zone comprenant plusieurs réseaux de services publics, dont ceux
du gaz naturel, des câbles de fibre optique, et des services municipaux, et de l’assainissement des sols d’un bâtiment d’une valeur de plusieurs
millions de dollars au risque de faire face à un tassement différentiel futur.
Conclusion
En dépit des nombreux défis rencontrés, TPSGC a réussi à assainir le site. De nombreux intervenants ont été impliqués pour organiser le travail
en vue de minimiser les retards des projets municipaux. En fin de compte, la majeure partie de la contamination identifiée a été assainie. La
gestion des risques de la contamination résiduelle pour les récepteurs humains et écologiques sera réalisée, en portant une attention particulière
pour minimiser l’éventuelle responsabilité de TPSGC dans le cas où la municipalité devait entreprendre une construction dans les zones de
ontamination résiduelle laissée sur place.
Mettre en place un programme de surveillance de l’air ambiant pendant les travaux d’assainissement
de la mine Giant
Ryan Peterson et Austin Sweezey
SNC-Lavalin inc. Environnement et eau
La mine Giant est une mine d’or abandonnée exploitée durant cinquante ans située juste à l’extérieur de la ville de Yellowknife.
La production exigeait que l’or soit extrait du minerai d’arsénopyrite et a laissé environ 237 000 tonnes de poussière de trioxyde d’arsenic sur
place lorsque la mine a cessé ses activités. Un programme d’assainissement de la mine Giant a été lancé à l’été 2013. Il s’agissait notamment
de démolir tous les bâtiments et les structures sur place ainsi que les dépôts souterrains de poussière de trioxyde d’arsenic. Dans le cadre du
programme d’assainissement, un plan de surveillance de la qualité de l’air ambiant dans l’enceinte de la mine et dans la collectivité de Yellowknife a été élaboré pour fournir des données qui serviront à prévenir les potentiels effets néfastes sur le bassin atmosphérique local pendant les
travaux d’assainissement.
Le programme de surveillance de l’air ambiant nécessitait la mise en place de deux réseaux de surveillance distincts afin de surveiller la qualité
de l’air des sites concernés à court terme et les effets potentiels à long terme dans la collectivité de Yellowknife. Les réseaux établis étaient un
réseau sur place dans l’enceinte et un réseau communautaire qui effectuait un suivi continu et intégré des particules, des traces de métaux et
de l’amiante.
108
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
De nombreux défis se sont posés avec le démarrage et l’exploitation du réseau de surveillance de l’air ambiant. Un équipement de surveillance
adéquat est nécessaire pour mener un programme de surveillance de l’air ambiant efficace qui répond aux critères des actions menés et aux
exigences des risques décelés. Une fois cet équipement choisi, on devait le déployer rapidement dans les régions du nord. Après la mise en
place de l’équipement dans le site, des essais sur le terrain devaient être effectués pour assurer un suivi précis des résultats. Un certain nombre
d’obstacles se sont posés dans les sites lors du déploiement et de l’exploitation du réseau de surveillance, notamment le terrain accidenté
des Territoires du Nord-Ouest, l’alimentation en électricité des différents lieux de surveillance et l’établissement des communications à distance
pour chaque site de surveillance. La mise en place du réseau ambiant nécessitait la contribuattion et la collaboration de nombreux acteurs et
l’approbation des intervenants. L’affiche traitera de façon plus approfondie des détails du programme de surveillance de l’air ambiant, les défis
rencontrés et les solutions préconisées dans le cadre de cette collaboration.
Gestion des documents et des données pour l’administration et le contrôle du havre de Victoria
Cameron Wallace1, Erin Shankie2, Gary Watson3, Matthew Pratap4 et David Kettlewell1
1
SNC-Lavalin inc., Environnement et eau
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
3
Transports Canada
4
Franz Environmental Inc.
Transports Canada est responsable de l’administration et du contrôle d’environ 210 hectares au havre de Victoria. Depuis 2005, une évaluation
des risques pour la santé humaine et pour l’environnement (ERSHE) des sédiments présents dans le havre a été entreprise. Certains de ces
travaux se sont appuyés sur diverses sources de données recueillies au cours des 20 dernières années. De nombreux documents historiques
pertinents avaient été préalablement gérés au moyen de dossiers FTP, et les données de terrain et résultats analytiques avaient été stockés
dans une base de données Microsoft Access. Durant l’ERSHE, des problèmes ont fait surface, notamment en rapport avec le contrôle de
version des documents, la vérification de la qualité des données et les difficultés découlant de divers intervenants contribuant à un ensemble de
données commun. SNC-Lavalin inc. a trouvé une solution en mettant sur pied un système de gestion environnementale (SGE) du site pour le projet.
L’entreprise Franz Environmental Inc. avait déjà créé le SGE pour Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) dans le cadre
d’un autre projet, et elle l’avait conçu en vue de fournir un ensemble interactif et collaboratif d’outils pour la gestion de documents et de données
servant à des projets d’envergure regroupant plusieurs parties. Le SGE se compose d’un serveur ArcGIS en ligne et d’un système programmé
avec Java qui permet d’héberger divers types de données de projet, comme l’emplacement des sites, des points échantillons, des feuilles
d’inspection, des résultats analytiques, des documents, des photos et des données d’enquête ou tirées d’un système d’information
géographique. L’accès aux données de projet peut être facilement contrôlé par les administrateurs du SGE.
SNC-Lavalin inc. et Franz Environmental Inc. ont collaboré avec l’équipe de projet afin d’intégrer de nouvelles fonctions dans le systèmeSGE
et de créer un ensemble unique de données à jour destiné à être utilisé par l’équipe d’ERSHE du havre de Victoria au cours de l’évaluation des
risques. Une des nouvelles fonctions est un outil de téléchargement en bloc qui a permis aux membres de l’équipe de projet de télécharger
facilement les données existantes et d’y ajouter les nouvelles données recueillies. Les données du SGE peuvent être téléchargées sous forme de
feuille de calcul Microsoft Excel comportant plusieurs onglets connexes, ou elles peuvent être consultées au moyen d’une interface interactive
en ligne (avec une composante de cartographie sur le Web). Les nouvelles données sont intégrées au ns le SGE dans un format uninformisé,
la version des données et la détection des doublons étant réalisées au moyen d’un suivi des transactions du serveur. Une structure similaire de
téléchargement a également été fournie pour des ensembles de données SIG. SNC-Lavalin a également regroupé les données historiques dans
un seul ensemble de données et évalué les niveaux d’assurance et de contrôle de la qualité des données.
En utilisant le SGE pour ce site et ses outils connexes, l’équipe d’ERSHE du havre de Victoria était mieux en mesure de répondre aux questions
suivantes : « Avons-nous les données pertinentes? S’agit-il de données que nous pouvons ou devrions utiliser? D’où viennent ces données?
» Le SGE a également permis à l’équipe de projet de visualiser les données du havre de Victoria en utilisant les outils de cartographie intégrés
au système.
Échantillonnage du sol pour estimer l’exposition – la profondeur importe-t-elle? Facteurs géologiques et concentrations de fond en métaux dans les sols de la Nouvelle-Écosse
Louise White1, Megan Little2 et Terry Goodwin3
Santé Canada
2
Megan Little Consulting
3
Ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse
1
Les concentrations de fond d’éléments traces sont essentielles pour déterminer si un site est contaminé et pour calculer des objectifs de
restauration fondés sur le risque propres à un site. Les concentrations naturelles de métaux peuvent cependant dépasser les recommandations
pour la qualité du sol (RQS) du CCME sans pour autant représenter une contamination anthropogénique. Notre objectif principal consistait
à donner aux ministères gardiens fédéraux des tableaux sur les concentrations de fond de 24 éléments trouvés à des profondeurs de 0 à 5
109
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
cm dans des zones non sujettes à la contamination anthropogénique. C’est cette profondeur du sol de surface qui présente la plus grande
probabilité d’exposition par contact direct pour les récepteurs humains, hors les cas de jardinage, de labour ou d’excavation des sols. (Santé
Canada, 2010). Tous les échantillons ont été recueillis selon des protocoles normalisés créés par le North American Soil Geochemical
Landscapes Project (NASGLP), une initiative tripartite du Canada, des États-Unis et du Mexique visant à concevoir une base de données à
l’échelle continentale sur la géochimie du sol. Les échantillons ont été prélevés à des endroits tirés au hasard dans une grille de 40 km X 40
km suffisamment éloignée des routes et des champs cultivés.
Selon à l’analyse statistique, le 98e centile de la plupart des éléments dans les sols de surface est inférieur aux RQS du CCME pour la
santé humaine et aux directives provinciales, sauf en ce qui concerne le Al, le Fe et le V.. On a trouvé les concentrations les plus élevées
de certains éléments, dont l’arsenic et le cadmium, dans des lithozones géologiques précises. Une analyse préliminaire des concentrations
d’éléments dans l’horizon pédologique a indiqué que les concentrations les plus élevées de certains éléments, dont le Cd, le Pb, le Hg et le U, se
trouvaient dans les sols de surface ou dans l’horizon A. Ces éléments sont généralement connus pour leur affinité avec la matière organique.
Si l’on n’effectuait des prélèvements de ces éléments qu’à de plus grandes profondeurs, l’exposition des humains aux sols de surface serait
sous-estimée. À l’inverse, les concentrations de certains éléments, dont Le As, le Cr, le Cu, le Ni, le Mn et le Zn, étaient plus élevées
dans les horizons C et B plus profonds, ce qui indique la plus grande influence de la géologie du sous-sol rocheux. L’exposition aux
contaminants dans le sol de surface serait surestimée si la concentration de ces éléments n’était mesurée qu’à une certaine profondeur, car
leur concentration a tendance à être naturellement inférieure en surface. Il vaut donc mieux estimer l’exposition humaine au sol de surface en
prélevant des échantillons à l’intervalle de 0 à 5 cm.
Évaluation rapide de quelque 600 feux côtiers secondaires en Colombie-Britannique régis par Pêches et
Océans Canada
Meredith Guest1, Cher LaCoste2, Janet Jeffery1
1
SNC-Lavalin inc., Environnement et eau
2
Pêches et Océans Canada
Pêches et Océans Canada (MPO) est responsable de l’évaluation environnementale et de la gestion de nombreuses propriétés côtières dans
la région du Pacifique, qui comprend plus de 600 feux côtiers primaires et secondaires. En général, ces feux se trouvent en région éloignée et
offrent un accès limité, comme les nombreuses autres propriétés du MPO. Cependant, ce qui rend ces sites uniques est leur empreinte relativement faible, qui soulève très peu de questions environnementales; ils sont généralement classés comme des « sites simples ». Étant donné que la
Colombie-Britannique compte des centaines de ces sites, le coût associé à leur évaluation selon des méthodes tradionnelles serait très élevé.
MPO a mis sur pied un système pour la réalisation et la documentation des évaluations environnementales de sites simples appelé « Première
étape modifiée de l’évaluation environnementale de site ». Cette démarche, combinée à un plan de gestion stratégique des risques (PGR)
élaboré pour les sites en question, a offert un moyen rapide et peu coûteux pour évaluer le risque lié à la contamination potentielle de ces sites.
Cette approche offre une option viable aux responsables au moment de l’évaluation d’un volume considérable de « sites simples » en région
éloignée.
SNC-Lavalin inc. a mis en place des outils de dépistage créés dans le cadre du PGR stratégique aux fins d’une évaluation rapide de plus de
600 sites d’aide à la navigation en Colombie-Britannique, de 2008 à 2012. Ces évaluations ont mesuré le potentiel de contamination des
sites en fonction des activités actuelles ou historiques sur le site et hors site (par exemple, le stockage de carburant, l’utilisation de peintures à
base de plomb ainsi que l’utilisation et l’élimination de piles). Cela a permis de formuler des recommandations et d’établir des priorités pour les
prochaines évaluations potentielles réalisées dans un cadre axé sur le risque. Les points à prendre en considération sont l’éloignement du site,
la facilité d’accès par le grand public et la présence d’espèces rares et menacées.
À la suite de cette étape d’évaluation, le nombre de sites faisant l’objet d’une étude approfondie a été réduit à moins de 150. Ces sites devaient
être évalués surtout en raison du potentiel de risques liés aux résidus de piles et à l’exposition de récepteurs écologiques terrestres et marins
rares et menacés. Afin de préciser ces risques potentiels, SNC-Lavalin inc. et Pêches et Océans Canada ont visité les sites pour collecter des
données essentielles comme la présence de résidus de piles et des données d’évaluation de l’habitat, à la recherche d’espèces rares ou en voie
de disparition, ou d’habitats vitaux. En outre, une évaluation approfondie du site et de ses environs a été effectuée pour confirmer les hypothèses
précédentes.
SNC-Lavalin inc. a réalisé plus de 30 études approfondies et la plupart des sites ont été reclassés comme zones ne présentant plus de risques
potentiels et ne faisant donc plus l’objet d’études ultérieures. Un petit nombre de ces sites posent toujours un risque potentiel et font l’objet d’un
suivi en matière d’assainissement.
Ce processus a réussi à réduire un grand nombre de sites à une quantité plus facilement gérable, permettant une utilisation efficace des fonds
et des ressources en vue de traiter les risques potentiels de ces sites et de les atténuer.
110
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Recommandations pour la qualité des sols pour les coliformes fécaux afin d’aider dans les travaux
d’excavation et d’assainissement de fosses et de champs septiques
Mary Edalat et G. Mark Richardson
Stantec Consulting Ltée
Face à la croissance et à l’expansion des zones urbaines du Canada, les terres rurales et agricoles sont régulièrement réaménagés à des fins
résidentielles et commerciales. Le développement urbain et suburbain de ces terres nécessite souvent le raccordement aux services d’égout
municipaux, engendrant ainsi l’abandon et l’excavation des fosses septiques existantes. À ce jour, il n’y a pas eu de directives ou de règlements
précis sur le nettoyage adéquat des fosses septiques avant ou pendant les travaux de réaménagement. En conséquence, les entrepreneurs
peuvent tout simplement creuser la fosse septique et continuer l’excavation jusqu’à ce que les tests de qualité biologique du sol trouvent des
traces d’r E. coli ou de coliformes fécaux. Une telle approche peut sembler conservatrice à l’égard de la santé humaine. Cependant, le sol est
un milieu et un réservoir de vastes ensembles de micro-organismes dont des coliformes fécaux. Les biosolides municipaux sont épandus sur
les terres agricoles comme un fertilisant du sol et contiennent des bactéries coliformes et d’autres micro-organismes vivants. Enfin, le coût
des excavations de fosse septique sur le terrain peut s’avérer énorme en fonction de la taille et de l’état de la fosse septique en plus des sols à
acquérir pour remplacer les matières excavées.
Afin de mieux orienter les opérations d’excavation de fosses septiques par Stantec pour le compte de clients oeuvrant dans le réaménagement
des terrains, l’équipe ‘évaluation des risques a été chargé de faire des recherches et de recommander des directives concernant les niveaux de
coliformes fécaux dans les anciens champs septiques pour aider à réduire l’excavation et l’exportation inutiles des sols. L’affiche présentera des
renseignements et des données compilés pour définir des paramètres concernant les coliformes fécaux dans le sol.
Outils de planification integrés : plus-value, accroissement de l’efficacité, amélioration et rationalisation des
processus opérationnels en améliorant la qualité et la rigueur tout en économisant temps et argent
Jerel G. Nelson, Nick Kruskall, Carlos Castillo, Lee Morton
WorleyParsons
L’augmentation des risques, des enjeux et engagements, combinés à une conjoncture économique difficile, aux attentes élevées concernant
l’efficacité et de performance, au maintien et à la continuité de la sûreté, aux exigences de conformité, de rentabilité de l’exploitation des
installations et/ou de l’exécution des projets, constitue un défi de taille pour la « National Nuclear Security Administration » (NNSA) et de
nombreux entrepreneurs en gestion des opérations (O & M), pour plusieurs sites du Ministère de l’Énergie des États-Unis (DOE) de même que
pour la plupart des entreprises impliquées et des gestionnaires de projet de ce domaine. Des organismes du Nevada National Security (NNSS)
se sont tournés vers des petits outils personnalisés pour améliorer les aspects clés de la gestion de leurs actifs et de leurs projets ; ces outils ont
été basés sur les besoins d’analyse et de tendances afin d’aider aux prises de décision relative aux priorités, aux dépenses, aux séquençages
des activités et à l’amélioration des rendre-comptes et de l’efficacité.
Ces petits outils de base de données personnalisés ont été conçus pour : 1) changer, renforcer ou améliorer l’efficacité, la productivité et la
qualité des processus actuels du « core business » et la gestion de projet ; 2) procéder à une analyse immédiate d’une information fiable
et exacte ; et 3) permettre au personnel clé de prioriser et de prendre des décisions éclairées fondées sur des considérations de risque. Ces
petits outils sont relativement peu coûteux et rapides à développer (4-10 semaines); ils nécessitent très peu d’entretien et de frais récurrents
d’administration ; ils ont été personnalisés pour les processus et les protocoles opérationnels du « core business » du Site (ou représentants des
organisations) pour effectuer la saisie des données de temps, l’analyse rapide et précise des tendances; ils ne créent pas un fardeau important
ou ne nécessitent pas le remplacement des systèmes d’entreprise existants, et permettent de séparer l’analyse des intrants techniques de celui
des niveaux du programme. Ce document présente trois outils qui ont été développés et déployés, et discute des avantages qui en découlent.
Tout d’abord, face aux restrictions budgétaires imminentes dans les millions de dollars, le Chef des finances doit déterminer quels sont les
possibilités et le budget associé qui peuvent être coupés sans trop porter atteinte à la capacité de la société ou de l’organisation d’atteindre ses
objectifs et/ou en acceptant un risque important. Un « Budget Risk and Prioritization analysis Tool » (BRPAtool ) a été créé et utilisé pour aider
à déterminer la technique, la gestion et les risques opérationnels pour chaque activité et ainsi formuler des recommandations techniquement
objectives sur les endroits où couper les budgets pour lesquels il y a le moins d’impact négatif et que le risque pourrait être atténué et acceptés.
Deuxièmement, un système de gestion hérité du site et en usage depuis des années, était devenu désuetet inefficace, bien qu’ancré dans le
système et les procédures d’entreprise. Nécessitant des mises à niveau et des modifications coûteuses, des outils de gestion (IMtool) ont été
développés de façon spécifique pour permettre au système existant de faire toutes les choses que le système actuel ne pouvait pas effectuer.
L’outil a permis d’améliorer le rendre-compte, a ajouté un volet suivi action/engagement, et plus important encore, de générer des tendances
instantanées et des graphiques de performances pertinentes afin que les décideurs puissent voir clairement comment les problèmes affectaient
leur organisation et leur installation de sorte que leur attention pourrait être concentré aux endroits appropriés.
111
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Enfin, l’Outil de gestion et d’évaluation des risques (RAMtool) a été développé pour analyser et gérer les risques multiples à plusieurs niveaux de
l’installation/projet, du programme/porte-folio et du Site/Représentant corporatif. Il a permis d’améliorer la gestion des risques, la visibilité et la
responsabilité du risque, de cibler les priorités au niveau du programme de gestion des risques, les efforts à mettre et le financement en accord
avec la procédure de gestion des risques existants sur le site.
Élever l’évaluation des risques et la gestion à un niveau supérieur: analyse du risque au niveau du programme
pour une solide prise de décision axée sur les priorités et les disponibilités budgétaires
Jerel G. Nelson1, Jim T. McSwain2, R. Lee Morton1, Natalie Johnson1, Carlos Castillo1, George Dyer1
WorleyParsons
2
TerraGraphics Environmental Engineering, Inc.
1
Une évaluation de risques multi-niveaux (au niveau du projet/installation et au niveau du programme) a été effectuée pour les installations dans
le programme du « Readiness in Technical Base and Facilities » (RTBF) sur le site du Nevada National Security Site (NNSS) et les résultats
ont été inclus dans un nouveau plan de gestion des risques, qui a été incorporé dans l’année financière du « Integrated Facility and Program
Execution Plans ». Les risques, les événements de risque, la probabilité d’occurrence, les conséquences et les stratégies d’atténuation ont été
identifiés et saisis pour les diverses catégories de risque lors d’ateliers de travail afin d’analyser ceux-ci. Des mesures d’atténuation des risques
(c.-à-d. les efforts en plus de contrôles existants) ont été proposées au cours des ateliers de travail lorsque l’événement de risque a été identifié.
Les projets d’amélioration (mitigation) ont été ciblés et associés à des risques spécifiques, permettant d’effectuer un lien entre la réduction des
risques et les investissements pour le Plan annuel d’exécution du Site/Installation. Une fois que les risques installation/projet ont été identifiés,
une seconde évaluation des risques au niveau du programme a été réalisée pour chacun des risques du projet. Les probabilités sont restées
les mêmes au niveau du programme, mais les impacts (conséquences) au niveau du programme étaient différents dans de nombreux cas.
Certains risques avec un mauvais classement au niveau du projet avaient un niveau de risque plus élevé au niveau du programme et dans
certains cas l’inverse était aussi vrai. Cela a fourni au gestionnaire de programme la possibilité de réévaluer là où les efforts et les fonds ont été
dépensés et de transférer et réajuster les efforts et les fonds aux autres niveaux du programme (moyen et de haut niveau) qui n’avaient pas été
pris en compte.
Étant donné les fonds amassés, l’analyse à réaliser et les rapports à produire, une base de données d’analyse de risque et d’outils de gestion
a été développée pour analyser les risques en temps réel sous de multiples angles (installations/projet, portfolio/programme, et ainsi que
pour le site et le corporatif de l’organisation). L’outil « RAMtool » a été spécialement conçu et adapté pour renforcer et apporter davantage aux
processus et procédures de gestion du risque au niveau du site; cet outil a aussi été conçu dans l’optique de rencontrer les pratiques standards
internationaux ISO 3100. La base de données « RAMtool » a aussi été développée et conçue pour aider la capture et l’analyse des éléments
critiques du risque soient : la probabilité, la conséquence, l’impact, l’aide et l’automatisation des rappels mensuels de revue par les propriétaires
et permettre une visualisation instantanée de la performance des efforts de réduction de risque dans le temps et selon un index standard
d’acceptabilité du risque. L’outil « RAMtool » permet la comparaison juxtaposée de l’installation/projet et du programme de gestion du risque.
L’analyse de risque à multicouches, doublée d’un effort soutenu de gestion a résulté en: 1) un processus de gestion du risque plus
proactif où risques et opportunités sont gérés de façon continue et contrôlés par chaque installation, de façon plus fréquente et assidue, 2) une
amélioration de la responsabilisation individuelle par le propriétaire du risque, 3) une revue des risques plus performante, 4) une
compréhension des risques au niveau du programme de gestion et 5) une amélioration de l’habileté des gestionnaires de programmes à
prendre des décisions plus éclairées basées sur des priorités et faits de sorte à maximiser la réduction de risque.
Utilisation d’un réacteur nucléaire comme outil d’aide à la remédiation
Brenda Stanek et Monique Wismer
Saskatchewan Research Council
Il existe présentement quatre réacteurs nucléaires de recherche SLOWPOKE-2 au Canada, dont un au laboratoire d’analyses environnementales
du Saskatchewan Research Council (SRC) à Saskatoon, SK.
Le SLOWPOKE-2 est trop petit pour générer de l’électricité et sert plutôt d’outil d’analyse chimique. À SRC, on l’utilise, entre autres, comme source
de neutron pour la technique d’analyse par activation neutronique (AAN). L’AAN est non-destructrice, ne dépend pas de la forme chimique de
l’élément et simplifie la préparation des échantillons. L’échantillon est bombardé de neutron ce qui produit des isotopes radioactive des éléments
d’intérêt. Les isotopes sont ensuite quantifiés en mesurant leur émission de rayons gamma.
À SRC, l’AAN est utilisée comme méthode d’analyse préliminaire pour déterminer la présence / absence de composés organiques halogénés
dans des échantillons de sol, des solutions aqueuses, et des déchets solides. Les composés organiques sont isolés et testés par AAN pour
déterminer la présence de brome, chlore et iode. Cependant, le test ne peut distinguer entre les trois éléments. Malgré cela, le test s’avère un
outil d’analyse préliminaire très utile pour confirmer/infirmer la présence de composés organiques halogénés.
112
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Cette présentation discutera de l’utilisation du SLOWPOKE-2 comme outil d’AAN. En particulier, son utilité pour l’analyse préliminaire de composés organiques halogénés pour l’élimination de substances contaminées et pour la remédiation de sites contaminés sera présentée. La
présentation vous permettra de mieux comprendre les raisons pour lesquelles l’industrie pétrolière préfère l’AAN.
Étape III assainissement de la rive nord du ruisseau Zeke Brook, 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle-Écosse
Mark Flinn
Stantec Consulting Ltée
Greenwood est une base des Forces canadiennes (BFC) située dans la vallée d’Annapolis à côté du village de Greenwood, en Nouvelle-Écosse.
La rive nord du ruisseau Zeke Brook (RNRZB) a une étendue 16,7 hectares de sites contaminés dans la base. La région du RNRZB est à
l’amont d’un ruisseau sensible (Zeke Brook) associé à une zone humide. Zeke Brook constitue un affluent du système de la rivière Annapolis,
qui forme un bassin hydrographique protégé par de nombreuses organisations non gouvernementales. Par le passé, les réservoirs souterrains
de carburant diesel et d’essence se trouvaient dans le site causant ainsi des dégagements de pétrole dans les horizons pédologiques et d’eaux
souterraines profondes. Compte tenu de l’ampleur des rejets ainsi que des effets possibles sur les terres humides et les cours d’eau adjacents,
il a été nécessaire d’assainir le site. Néanmoins, la profondeur importante, l’étendue des impacts et la proximité des bâtiments de la base ont
nécessité une stratégie complexe d’assainissement consistant en l’assainissement de l’eau souterraine, une construction d’une structure en e
support et en palplanche, le traitement sur le site et la gestion du sol, l’approvisionnementet l’utilisation du sol propre pour le remblayage. Cette
affiche définit les stratégies et les difficultés techniques associées à ce projet complexe d’assainissement.
Une évaluation détaillée des potentielles technologies de réhabilitation qui pourraient être effectivement mises en œuvre, a été effectuée
pour répondre aux contraintes du site. Il fallait assurer l’assainissement profond du sous-sol pour permettre le développement futur et sans
restriction dans les zones assainies et laisser les sols traités sur le site. Au bout du compte, la méthode d’assainissement la plus viable
retenue était le traitement ex-situ par oxydation chimique des sols. Une zone sous-utilisée de la base a été ciblée pour la gestion à long
terme et le confinement du sol traité. Afin d’assurer la protection des récepteurs écologiques sensibles du ruisseau Zeke, la modélisation
détaillée des écoulements des eaux souterraines a été utilisée conjointement avec une évaluation quantitative du risque pour établir des cibles
d’assainissement du site spécifique pour le lit initial (eaux souterraines) du ruisseau Zeke. Après avoir défini les objectifs d’assainissement, la technologie
d’assainissement (oxydation chimique ex-situ) a été sélectionnée pour fournir le traitement du sol dans des délais définis et selon le budget.
Plusieurs défis techniques se posent dans ce projet, notamment la déshydratation de la nappe pour accéder en profondeur au sol impacté, et
l’établissement des conceptions de mélange chem-ox et des méthodes qui répondraient aux objectifs d’assainissement. La déshydratation a
été assurée par l’installation de plusieurs centaines de puits verticaux profonds autour de l’excavation tout en dessinant un tracé temporaire
pour les eaux souterraines bien en dessous des zones d’impact et permettant ainsi l’utilisation courante du matériel d’excavation. Avant la
phase de construction, l’essai à grande échelle a été réalisé pour évaluer l’efficacité de divers oxydants chimiques (et les concentrations de
dosage) afin de faire face à la contamination par des hydrocarbures dans le sol. Cette information de l’échelle de laboratoire a été utilisée
par le fournisseur de services au cours de la phase de construction. Lors de la construction, il a été nécessaire d’établir un protocole constant
d’échantillonnage reproductible afin de vérifier si les objectifs d’assainissement ont été atteints, et surveiller en permanence la déshydratation de la part de
l’entrepreneur et les performances de traitement pour s’assurer que les sols répondent aux objectifs d’assainissement.
Cette affiche présente des exigences techniques qui devraient être prises en considération pour l’assainissement à pleine échelle, notamment la
modélisation du devenir et du transport, l’établissement du risque de site sur la base des cibles pour les sols impactés, les tests à échelle de
laboratoire et l’optimisation du traitement. En outre, l’affiche présente comment les aspects de pré-conception susmentionnés ont été incorporés
dans la conception et le suivi de la construction (par exemple des systèmes d’extraction des puits, un échantillonnage de confirmation de tas
de terre post-traités, etc.) Les enseignements tirés des travaux de la phase de construction sont y sont également disponibles.
Utilisation de modèles de dispersion des contaminants, évaluation des coûts et engagement des intervenants
pour orienter l’utilisation durable des ressources dans le cadre de la fermeture de l’ancienne minier de
Beaverlodge Lake au Canada
Bruce E. Halbert1, Caroline E. Hamer1 et Michael Webster2
1
ARCADIS SENES Canada Inc.
2
Cameco Corporation
Bien que les activités minières aient cessé au début des années 1980, les niveaux de radium 226 , de sélénium et l’uranium dissous restent
au-dessus des teneurs de fond dans la zone aux alentours de l’ancienne mine de Beaverlodge (Canada). Au cours des dernières années,
des travaux ont été entrepris pour élaborer une stratégie de nettoyage final qui permettrait une fermeture définitive de la zone. Une évaluation
des coûts et avantages a été effectuée et diverses stratégies d’assainissement entreprise pour déterminer comment améliorer l’utilisation des
ressources disponibles. Le processus d’évaluation englobait des consultations avec divers groupes d’intervenants dans le cadre d’un atelier
113
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
de deux jours sur les options d’assainissement afin de mieux cerner les positionsdes différents intervenants sur le concept d’utilisation durable
des matières locales limitées et de l’argent des contribuables. Les documents de référence fournis lors de l’atelier incluanent les résultats de
la modélisation de la dispersion des contaminants et l’évaluation des risques (avec et sans la mise en œuvre d’opérations d’assainissement)
ainsi que les coûts de dépistage pour chaque option. Dans l’ensemble, le processus a permis de souligner les opérations d’assainissement
considérées comme une bonne utilisation des ressources et de recenser celles que les intervenants estimaient injustifiées. Ces commentaires
ont inspiré le plan final d’assainissement du site.
La planification et la mise en œuvre de fermeture à grande échelle: réhabilitation et réaménagement des
mines de charbon de la cote est du Canada au Cap-Breton, Nouvelle-Écosse
Gerd Wiatzka1, Robert MacDonald2, Edwin Chart1
ARCADIS SENES Canada Inc.
2
Société d’expansion du Cap-Breton
1
L’exploitation minière intensive du charbon à haute teneur en soufre et le développement industriel ont eu lieu dans la partie sud-est de l’île du
Cap-Breton depuis plus de 200 ans. En suivant les veines de charbon, l’activité minière souterraine et en surface s’est produite sur des milliers
d’hectares. Les opérations minières ont entraîné des impacts environnementaux dispersés sur des centaines de propriétés. Beaucoup de ces
impacts se sont produits à proximité des villages et des villes regroupés autour des opérations d’extraction minière.
L’évaluation et l’atténuation des passifs environnementaux liés à l’exploitation minière du Cap-Breton sont devenues la responsabilité de la
Société de développement du Cap-Breton (SDCB, maintenant la Société d’expansion du Cap-Breton). L’assainissement d’un nombre important
de propriétés d’une manière cohérente et transparente a représenté un défi majeur pour la SDCB. Un défi supplémentaire était le calendrier fixé en
vertu duquel le programme devait être mis en œuvre. Dernièrement, mais important encore, il était essentiel que l’assainissement soit compatible
avec l’utilisation durable à long terme des communautés locales.
Compte tenu de l’étendue des travaux souterrains et en surface, les relations entre ces travaux ée et la proximité aux résidences, des plans
de fermeture ont été développés qui ont considéré la réutilisation durable à long terme des terres associés à ces sites. En total, la SDCB a
développé un programme de fermeture durable qui a été mis en place pour plus de 700 parcelles supérieures à 11 000 hectares. Le programme
de fermeture de la SDBC a évalué et assaini ces propriétés et offre de soins et de suivi, selon le cas, tout en réduisant les passifs financiers liés
à l’assainissement et les soins et le suivi à long terme.
Cette présentation donnera un aperçu du programme de fermeture et des exemples de travaux de réparation effectués à plusieurs sites qui
ont été réhabilités à des critères industriels et de parcs résidentiels pour l’utilisation continue des différentes communautés. Un objectif clé de
la présentation est de souligner les approches uniques et systématiques nécessaires pour élaborer des stratégies de rémédiation pour des
grands assemblages de sites contaminés. Des succès et des leçons apprises par le programme SDCB seront mis en évidence en raison de leur
pertinence par rapport à d’autres programmes d’assainissement multi-site à grande échelle.
Évaluation environnementale de site, suivi de l’atténuation naturelle et modèle conceptuel des sites éloigné de
télécommunication sur Haida Gwaii, Colombie-Britannique
Ingo Lambrecht1 et Scott Moseley2
1
Franz Environmental Inc.
2
Pêches et Océans Canada
Franz Environment Inc. (Franz) a été sélectionné par Pêches et Océans Canada pour compléter des évaluations environnementales sur six sites
éloignés de télécommunication sur Haida Gwaii (îles de la Reine-Charlotte), BC.
Les sites sont composés de Services de Communications et de Trafic Maritime (SCTM) et opérés par la Garde Côtière Canadienne afin de
faciliter la communication radio entre le trafic maritime côtier pour les communications de sécurité, la coordination des ressources de secours,
la gestion du trafic et des voies de navigation. Les sites sont situés dans des régions isolées et dépendent de l’accès par hélicoptère pour toutes
les activités d’entretien et de ravitaillement en matériel de production d’énergie.
Le programme a été en partie mis en place dû à une panne du système de réservoir de stockage sur un des sites causée par un tremblement de
terre qui provoqua une interruption de la communication de la radio maritime. Par conséquent, le projet comportait une Phase I et une Phase II,
un relevé pour obtenir des photos aériennes couplées à l’utilisation d’un DGPS s pour récolter des données spéciales, ainsi qu’une évaluation
structurale des des bâtiments et des systèmes de réservroi de carburant.
L’évaluation exigeait une planification et une coordination minutieuses pour faciliter l’évaluation de tous les sites en raison de plusieurs facteurs
dont 1) la nature isolée des sites, nécessitant un transport aérien, 2) l’environnement sensible au sein du parc national, 3) les conditions
météorologiques imprévisibles, limitant potentiellement l’accès au site, 4) la logistique pour le prélèvement d’échantillons et leur expédition.
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Les données historique sur les opérations et des données analytiques du sol étaient disponibles pour certains sites et ont été utilisées pour
l’étape de planification à fin d’établir le programme d’échantillonnage restreint du sol. Les nouvelles observations des sites et nouveaux résultats
analytiques ainsi que les observations historiques ont été utilisés pour identifier des tendances dans les concentrations et dans la distribution des
contaminants; puis elles ont été intégrées dans un Modèle de Site Conceptuel (MSC). Le MSC a intégré le Suivi de l’Atténuation Naturelle (SAN)
dans l’interprétation des sources de contamination, des voies d’exposition et des récepteurs. Le MSC et les tendances de SAN qui ont ainai été
identifiés pourront constituer un outil important dans la gestion des sites évalués et de sites similaires.
Stratégie de biorestauration accélérée des sols
Michael Geraghty
Keystone Environmental Ltd.
Keystone Environmental Ltd. (Keystone Environmental) a été retenu par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) au
nom de Transports Canada pour assurer la surveillance de la chimie du sol à l’installation de traitement des sols (ITS) de l’aéroport de Fort
Nelson (STF) à Fort Nelson, en Colombie-Britannique. Le sol a été contaminé principalement par des hydrocarbures pétroliers volatils et des
hydrocarbures pétroliers extractibles légers et lourds avec des quantités d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), de benzène, toluène,
éthylbenzène et xylènes (BTEX) moins élevés. L’ITS couvraient environ 180 m x 60 m et contenait environ 24 000 m3 de sol à traiter. Le sol a
été traité par labours.
Dans les années précédentes, les sols de la moitié de l’ITS ont été labourés par des tracteurs , tandis que les échantillons de confirmation ont
été prélevés sur une grille de 10 m x 10 m dans l’autre moitié de l’ITS pour confirmer que le sol a atteint les objectifs de traitement, qui étaient le
Règlement sur les sites contaminés (RSC) la Colombie-Britannique et les normes d’utilisation des terres commerciales. Une fois que les résultats
de laboratoire avaient confirmé que le sol était propre, il était enlevé et stocké sur place. Cette méthode était inefficace puisque seulement la
moitié de l’ITS pouvait être traitée à un moment donné. Un laboratoire mobile a été également nécessaire sur place pour accélérer l’analyse et
éviter de perdre du temps à expédier les échantillons.
Keystone Environmental en collaboration avec TPSGC et Transports Canada ont élaboré une approche plus rationnelle pour accélérer le
traitement et réduire les coûts d’analyse. Les sols étaient labourés comme précédemment et les échantillons volatils de sol recueillis au cours de
labourage pour évaluer le niveau de traitement. Une fois des niveaux de concentrations volatils de moins de 130 ppm mesurées, on retirait une
élévation de 20 cm de sol de la décharge et stockait le sol dans une élévation 30 cm dans l’une des trois terres agricoles établies à côté de l’ITS.
Des échantillons de sol de confirmation ont été recueillis à partir des sols de la terre agricole conformément au manuel technique no 1 du RSC
sur le prélèvement d’échantillons dans les tas. Cela a abouti à une réduction des échantillons d’analyse requis par un facteur de plus de 50 %.
En retirant le sol de l’ITS avant l’échantillonnage de confirmation, l’ensemble de l’ITS pouvait être labouré. Avec trois terres agricoles disponibles
pour recevoir le sol, des analyses de laboratoire pouvaient être expédiées au laboratoire régulièrement en éliminant ainsi le coût d’un laboratoire
mobile. Les sols qui dépassaient les valeurs définies dans les terres agricoles étaient enlevés et replacés dans l’ITS pour le traitement.
Keystone Environmental a réussi à traiter 10 000 m3 de terre dans la première année et 14 000 m3 de terre la deuxième année, soit le double
du taux de traitement des sols des années précédentes avec des coûts analytiques réduits de plus de moitié.
Utilisation des échantillonneurs par méthode passive à membrane de PEBD pour la surveillance environnementale des contaminations aux HAP
Heather Lord, Marianne Cojocar, Lusine Khachatryan, Bryan Chubb et Terry Obal
Maxxam Analytics
Introduction
L’utilisation d’échantillonneurs par méthode passive pour surveiller les polluants environnementaux dans les systèmes aqueux a
récemment pris de l’importance. De nombreuses configurations d’appareils ont été proposées. L’échantillonnage par méthode passive peut être
avantageux lorsque les concentrations sont variables, que les stations de surveillance sont difficiles d’accès ou que l’échantillonnage fréquent est
impossible. Il peut également être utile si les polluants adhèrent aux particules de sédiment, mais que la concentration présente est biodisponible
dans l’eau et constitue une préoccupation importante. De plus, les données obtenues peuvent être interprétées par concentration moyenne
pondérée en fonction du temps, ce qui constitue généralement une mesure beaucoup plus fiable de l’impact environnemental.
Le polyéthylène basse densité (PEBD) s’est révélé être une composante très efficace des dispositifs à membranes semi-perméables à haute
capacité et, par la suite, est devenu un échantillonneur par méthode passive.. Le processus d’absorption identifié pour les dispositifs à
membranes semi-perméables s’est avéré équivalent pour le PEBD, contribuant ainsi au développement plutôt rapide
de cette nouvelle
technologie. Un intérêt a été manifesté pour établir des protocoles acceptables pour l’utilisation et l’analyse des échantillonneurs pour obtenir
l’acceptation réglementaire du contrôle de la conformité des concentrations de polluants dans l’eau. Dans cette présentation, nous décrirons nos
expériences récentes quant à la conception, l’utilisation et l’analyse d’échantillonneur par méthode passive PEBD et examinerons les résultats
compte tenu des dernières recommandations d’uniformisation des protocoles pour la conception à l’étude et les données d’analyse.
115
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
Protocole expérimental et observations
Des membranes de PEBD ont été installées dans des puits de surveillance des eaux souterraines sur un site dont la contamination aux
hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) est connue. L’évaluations de l’eau en laboratoire effectuées au même moment : des coefficients
de partage du PEBD (KPE) ont été calculés. Après un mois d’utilisation, les membranes ont été retirées et les coefficients de partage ont été
utilisés pour estimer les concentrations dans les eaux souterraines. Des échantillons d’eau ponctuels ont également été prélevés au début et à
la fin de la période d’échantillonnage. Cette approche s’est révélée appropriée pour les HAP avec un Log Koe allant jusqu’à 4,5 (anthracène). À
partir de Log Koe 5,0, de petites déviations par rapport à la performance attendue ont été observées (pyrène, fluoranthène), probablement dues
à une plus grande inexactitude lors des calculs du KPE dans cette plage de Log Koe. À un Log Koe supérieur, les données étaient peu fiables,
probablement parce que l’équilibre n’avait pas été atteint. Par la suite, la stratégie d’installation a été améliorée et appliquée à la surveillance
sur le terrain des eaux surface d’un site susceptible d’être contaminé aux HAP. Des composés de référence de performance ont été utilisés pour
évaluer la cinétique d’absorption et ainsi obtenir un meilleur étalonnage de l’absorption avant l’équilibre. Finalement, les méthodes de calcul
des concentrations dans les eaux ont été améliorées pour obtenir des estimations optimales des concentrations intégrées dans les eaux pendant
l’utilisation.
Résumé
Une compréhension des sources d’inexactitudes et leur ampleur dans les données provenant de l’échantillonnage par méthode
passive est très utile, autant pour fournir des limites raisonnables de l’incertitude de mesures aux clients, que pour la conception logique
de l’utilisation des échantillonneurs. Cette présentation abordera ces problèmes par rapport à nos dernières observations et nous ferons des
recommandations pratiques concernant la mise en place. Notamment, l’étalonnage avant l’équilibre est requis pour les produits chimiques Koe, mais il est
problématique dans la région de transition entre la l’absorption linéaire et l’équilibre. Un système de surveillance approprié de l’assurance qualité
permettra d’atténuer le problème de l’incertitude dans l’estimation des concentrations dans les eaux. Les stratégies pour contrer ces problèmes
seront également abordées.
Les déchets : Une source de contamination des sites dans les collectivités des Premières Nations
Nicole L. MacDonald1 et Angela Bidinosti2
1
CLAW Environmental Services Inc.
2
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
De nombreuses collectivités du Canada sont auxprises avec des problèmes de contamination environnementale. Les sources de cette
contamination sont, entre autres, l’abandon d’installations industrielles, les inondations et la conception inadéquate des sites
d’enfouissement des déchets. Les contaminants peuvent être les hydrocarbures pétroliers, les composés organiques volatiles, les métaux et les produits
inorganiques. Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC) travaille de pair avec les collectivités autochtones sur les
questions environnementales, notamment sur la gestion des déchets solides, et consulte d’autres organismes tels que Santé Canada,
Environnement Canada et les conseils tribaux lors des prises de décisions de concert avec les collectivités.
En ce qui a trait à la planification et aux pratiques en matière de gestion des déchets solides, de nombreuses collectivités autochtones sont
confrontées à des problèmes en raison de fonds insuffisants, d’une capacité et de ressources limitées, d’une formation inadéquate et d’autres
priorités plus urgentes dans les collectivités. Le fait que de nombreuses collectivités sont situées dans des régions rurales et que les terrains
disponibles pour installer des sites d’enfouissement des déchets sont rares pose également des problèmes. Ces derniers peuvent contribuer au
manque de programmes pour la récupération des déchets, au mauvais entretien des sites d’enfouissement des déchets, à la contamination
environnementale et aux risques pour l’environnement et la santé des humains.
AADNC octroie chaque année aux collectivités autochtones des fonds pour le fonctionnement et l’entretien des sites, et peut allouer un
financement comme aide à la planification, à la conception, à la construction, au fonctionnement et au démantèlement des sites
d’enfouissement des déchets. Cependant, il n’existe aucun programme conçu spécifiquement pour la gestion des déchets aussi bien aux
niveaux des ministères que des collectivités, et les fonds ne sont pas toujours disponibles à cet effet. Les conseils tribaux aident les collectivités
autochtones à planifier et à exécuter les projets de gestion des déchets solides, mais ils ne constituent pas une source de financement directe.
Afin d’améliorer la gestion des déchets solides et de prévenir tout autre contamination environnementale, AADNC a retenu les services de CLAW
Environmental Services Inc. (CLAW) afin qu’elle évalue les pratiques en matière de gestion des déchets et les sites d’enfouissement dans les
collectivités des Premières Nations du Manitoba. Les objectifs des évaluations consistaient à participer à l’assainissement des sites, à prélever
des échantillons d’eau souterraine, d’eau de surface et de sol en vue d’analyser la contamination et d’évaluer la capacité restante des sites.
CLAW a également effectué des analyses de la composition des déchets ainsi que des analyses de la rentabilité afin de déterminer les
possibilités de récupération des déchets et les coûts de cette récupération, et a mené des sondages auprès des collectivités afin de recueillir des
commentaires et des idées sur la gestion des déchets.
Cette affiche visera à aborder les problèmes environnementaux et de gestion des déchets auxquels sont confrontées les collectivités
autochtones et à souligner les progrès déjà réalisés. Les rôles joués par les collectivités, les conseils tribaux, AADNC et les consultants sont tous
importants pour la création de solutions durables. Des exemples de projets de gestion environnementale et des déchets seront également exposés
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
et une attention particulière sera accordée aux difficultés rencontrées et aux leçons à retenir. Ces projets mettent en évidence la façon dont les
collectivités autochtones peuvent collaborer avec divers groupes en vue d’assurer la planification future de la gestion des déchets solides dans
leurs collectivités respectives et d’éviter de nouvelles contaminations environnementales.
Dose moyenne et considération pour les étapes sensibles du cycle de vie, implications dans le cadre de
l’évaluation des risques Mandeep Purewal
SNC-Lavalin inc.
Une pratique standard dans l’évaluation des risques pour la santé humaine comprend la sélection d’un adulte comme le récepteur critique lors
de l’évaluation des risques pour les substances sans seuil. Bien que cette approche soit utilisée dans la majorité des évaluations des risques
des sites contaminés au Canada, on ignore si l’approche offre des garanties protection dans l’évaluation des risques à des agents cancérigènes.
Plus précisément, il est à craindre que les étapes de la vie les plus sensibles soient sous-protégées. Récemment, Santé Canada a publié des
directives provisoires pour l’évaluation de l’exposition pendant une durée inférieure au cycle de vie à des agents cancérigènes sur les sites
contaminés. Le guide recommande pour les substances sans seuil de prendre en compte la sensibilité à différents stades de la vie lors de
l’évaluation des risques provenant des agents cancérogènes mutagènes. L’implication des évaluations des risques des substances qui agissent par un mode d’action mutagène est l’évaluation de plusieurs étapes de la vie. L’approche recommandée consiste à utiliser des facteurs
d’ajustement dépendant de l’âge pour tenir compte de la sensibilité dans les stades de la vie, le cas échéant.
Une comparaison de l’approche standard d’évaluation des adultes comme des récepteurs critiques avec l’approche recommandée de
l’évaluation de toutes les étapes de la vie, en tenant compte de la sensibilité de l’étape de vie, a été réalisée. Les conséquences de l’application
de chacune de ces approches à l’évaluation des risques pour la santé humaine dans les lieux contaminés au Canada sont examinées.
Aperçu des protocoles du Réseau Canadien de Biosurveillance Aquatique pour évaluer la santé des ruisseaux
d’eau douce et des milieux humides
Michelle Gray
Canadian Rivers Institute, Université du Nouveau-Brunswick
Le Réseau Canadien de Biosurveillance Aquatique (RCBA) est un programme de surveillance biologique aquatique qui a pour but d’évaluer la
santé des écosystèmes d’eau douce au Canada. La biosurveillance est complémentaire à la surveillance physique et chimique classique, et
elle permet de mesurer les changements constatés dans les communautés biologiques (par exemple, les poissons, les invertébrés benthiques
et les algues) afin d’évaluer la santé des écosystèmes aquatiques. La biosurveillance peut mesurer les effets de facteurs cumulatifs de stress,
notamment les répercussions des interactions chimiques, les poussées des contaminants, ou les contaminants inconnus difficiles à capturer
au moyen d’un échantillonnage chimique habituel. La surveillance biologique permet aussi d’identifier d’autres facteurs de stress comme la
présence d’espèces exotiques, la dégradation de l’habitat dans un plan d’eau ou les terres environnantes, le changement climatique, et les
fluctuations dans la quantité d’eau. Le RCBA se sert des macroinvertébrés benthiques aquatiques pour évaluer les conditions aquatiques qui
prévalent. Les macroinvertébrés benthiques aquatiques sont très utiles pour la biosurveillance puisqu’ils reflètent les effets propres au site
ainsi que les effets cumulatifs, ils réagissent à toute une gamme de stresseurs, ils peuvent être prélevés partout, ils font partie de la chaîne
alimentaire aquatique, et les protocoles qui leurs sont associés sont clairement établis. Les protocoles du RCBA pour les prélèvements sur le
terrain, les travaux en laboratoire, et l’analyse des données sur la surveillance biologique, existent pour les ruisseaux accessibles à gué, et des
protocoles régionaux sont en préparation pour les milieux humides. Le RCBA repose sur une approche de réseaux qui favorise la collaboration
et l’échange de données interinstitutionnels afin de réaliser un établissement de rapports cohérent et comparable sur la qualité de l’eau douce
et les conditions des écosystèmes aquatiques à l’échelle du Canada. Le programme est géré par Environnement Canada et favorise la collecte
de données de surveillance biologique, leur l’évaluation, la production de rapports et leur distribution. Le RCBA permet aux partenaires de prendre leurs observations et de réaliser une évaluation scientifique officielle à partir de normes comparables à l’échelle nationale. Le RCBA utilise
l’« approche des conditions de référence » comme principale méthode pour les évaluations des sites environnementaux. La conception d’étude
ACR débute avec l’identification d’une zone prioritaire ou d’une région préoccupante. Les sites de référence sont alors choisis où les effets
anthropiques sont minimaux. Les sites potentiellement perturbés (ou sites d’essai) sont évalués par rapport aux sites de référence en utilisant
le modèle d’évaluation biologique. La divergence entre les communautés d’invertébrés benthiques aux sites de référence par rapport à un site
d’essai indique l’étendue de la perturbation. Les rapports de données du RCBA indiquent aux usagers si leur site d’essai est : comparable à la
référence, légèrement divergent par rapport à la référence, divergent par rapport à la référence ou fortement divergent par rapport à la référence.
Nous présenterons les possibilités d’application de l’approche du RCBA en lien avec les sites fédéraux contaminés au Canada.
117
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
L’analyse de risques appliquée à trois secteurs industriels au Lieu historique national du Canal-de-Lachine
Mylène Salvas
Parcs Canada
Depuis 1821, plus de 600 entreprises industrielles ont occupé les terrains avoisinant le canal de Lachine. Tous les groupes de production
manufacturière y étaient représentés, notamment la meunerie, le filage de coton, la sucrerie, la soierie, la fonte, la chimie et la pétrochimie et la
production de fer et d’acier. Ces activités historiques ont résulté en des terrains indistriels principalement contaminées en métaux lourds et en
hydrocarbures pétroliers, dont Parcs Canada a hérité la gestion à partir de 1978. D’un usage commercial au départ, le canal est
aujourd’hui principalement d’usage récréotouristique même si certains sites bordant le canal ont gardé leur usage industriel, commercial ou même
résidentiel. L’approche par analyse de risques offre, dans ce contexte urbain, un cadre efficace de gestion et de revitalisation des terrains
contaminés. Son application aux Bassins de Griffintown, à la Pointe des Seigneurs et à la Promenade Père Marquette aura permis à Parcs
Canada de minimiser les coûts par rapport aux méthodes conventionnelles tout en rencontrant les critères de protection de la santé humaine et
de l’environnement.
Examen des possibilités et des défis relatifs à la caractérisation et à la restauration de sites contaminés au
1,4-dioxane
Justin Kelley, Dave Woodward et Dora Chiang
AECOM
Le 1,4-dioxane, un agent cancérogène probable pour les humains, a principalement été utilisé comme stabilisateur de solvants chlorés comme
le 1,1,1-trichloroéthane (TCA). Les pratiques traditionnelles de production, d’entreposage, d’utilisation et d’élimination ont entraîné une pollution
généralisée des sols et des eaux souterraines par des solvants et leurs stabilisateurs. L’utilisation du TCA comme produit de substitut pour le
trichloréthylène (TCE) au cours des années 1970 en raison de la faible toxicité perçue pour le TCA ou sa disponibilité sur le marché et son prix,
a entraîné la présence de 1,4-dioxane mélangé avec le TCE, TCA et leurs produits de dégradation dans les aquifères. De plus, en raison de
sa grande solubilité et de son potentiel de biodégradation intrinsèque relativement faible dans l’eau souterraine, les panaches de 1,4-dioxane
se répandent rapidement au-delà des panaches sources de solvant chloré, ce qui accroît les difficultés de caractérisation et de rétablissement
des sites contaminés au 1,4-dioxane. De plus, les technologies d’assainissement courantes pour les solvants chlorés (p. ex., la déchloration
réductive, l’extraction à l’air) sont habituellement inefficaces pour traiter le 1,4-dioxane; par conséquent, le 1,4-dioxane s’échappe des systèmes
actuels de traitement sans être traité.
Nous présenterons les mises à jour sur la caractérisation des sites et évaluerons l’efficacité des traitements, ainsi que les défis pour les
technologies qui ont été utilisées pour le traitement du 1,4-dioxane, avec ou sans solvants chlorés, lors d’essais en laboratoire et sur le terrain.
Les technologies examinées comprennent l’oxydation chimique avec divers oxydants et activateurs, la bioremédiation et la phytoremédiation.
De plus, nous soulignerons les récentes recherches sur la bioremédiation comme stratégie pour le traitement sur place du 1,4-dioxane ainsi
que les solvants chlorés dans l’eau souterraine, particulièrement des études sur la bactérie pour exprimer la monooxygénase qui catalyse la
dégra- dation du 1,4-dioxane en conditions aérobiques et qui utilisent de nouveaux outils moléculaires pour confirmer le potentiel de
biodégradation intrinsèque du 1,4-dioxane sur le terrain.
Émergence de composés organiques perfluoroalkyles comme contaminant préoccupant : perspective internationale
Justin Kelley, Dave Woodward et Dora Chiang
AECOM
Les composés organiques perfluoroalkyles (PFC) sont utilisés dans une vaste gamme de produits associés à la protection contre les incendies,
les mines, le placage de métaux et les industries de pesticides. Ils sont persistants dans l’environnement, causent possiblement le cancer,
entraînent des problèmes de développement et de reproduction, peuvent affecter le système immunitaire et s’accumulent dans la chaîne
alimentaire. Les PFC constituent de nouveaux contaminants qui ont été décelés dans diverses installations et on s’attend à les retrouver de
plus en plus fréquemment au fur et à mesure que d’autres sites analysent ces composés. Les PFC les plus persistants dans l’environnement
comprennent l’acide perfluorooctanoïque (APFO) et l’acide sulfonate de perfluorooctane (PFOS) en raison de l’utilisation et l’élimination
généralisées des produits qui contiennent des PFC, de la transformation d’autres PFC en PFOA/PFOS dans l’environnement et de la capacité
apparente limitée des processus naturels à les dégrader.
Bien que les PFOS/PFOA aient tous deux été visés par la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP) en 2005,
qu’ils aient été visés par plusieurs directives de l’Union européenne (UE) et que l’EPA des États-Unis ait organisé trois journées de conférence à
leur sujet, le moment et l’importance avec laquelle ces contaminants sont « apparus » varient selon les endroits. Nous présenterons plusieurs
études de cas qui abordent les préoccupations émergentes et en suspens, ainsi que les obstacles associés aux PFC, notamment :
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
•
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•
l’évaluation des risques ;
les technologies d’assainissement ;
l’élimination des déchets ;
le traitement et l’évacuation des eaux ;
les essais de toxicité ;
les effets sur l’équipement de protection individuelle personnel et d’autres infrastructures. Au fur et à mesure que les PFC continuent d’apparaître dans l’environnement canadien, la recherche internationale pourra être utilisée pour
accroître notre connaissance des PFC et contribuer à centrer nos efforts sur le moment où traiter de ces questions à l’avenir.
Devenir, transport et transformation de trois groupes de produits chimiques dans les sols touchés par
le pergélisol Asish Mohapatra1 et Thomas White2
Santé Canada
2
Permafrost Environmental Consulting
1
La Division des sites contaminés de Santé Canada a financé un projet visant à évaluer l’état des connaissances actuelles sur le devenir, le
transport et la transformation des hydrocarbures pétroliers (carburants diesel arctiques F2), des solvants chlorés (tétrachlorure d’éthylène)
et d’un métalloïde (l’arsenic) dans trois grands groupes de sol (turbique, statique et organique) que l’on trouve dans le pergélisol continu,
discontinu et sporadique. Le cryosol turbique est le plus commun des types de cryosols observés dans l’Arctique, puisqu’il recouvre environ
79 % de la masse terrestre présentant des sols, suivi du cryosol statique qui représente 17 % de la couverture et dans les sols composés
principalement de matériaux graveleux à texture grossière. Les 3 % restants de la couverture terrestre de l’Arctique
correspondent à un sol organique principalement composé de tourbe. L’objectif du projet était d’éffectuer une évaluation critique des problèmes et
difficultés liés à l’échantillonnage des sols touchés par le pergélisol, plus spécifiquement les exigences spatio-temporelles de ces programmes
d’échantillonnage des cryosols turbiques, statiques et organiques. Une attention accrue a été accordée au devenir, au transport et à la
transformation des produits chimiques dans les cryosols touchés par le pergélisol continu, discontinu et sporadique. Afin de mettre en
lumière certains exemples caractéristiques du transport des produits chimiques dans différents sols touchés par le pergélisol, des calculs de
modélisations ont été effectués pour les carburants diesel arctiques, le tétrachlorure d’éthylène et l’arsenic dans les cryosols regosoliques
touchés par le pergélisol continu, discontinu et sporadique en se basant sur des rejets de sources ponctuelles sur des périodes de 5, 10, 15,
25, 50 et 100 ans. Ces types d’analyses aideront à comprendre les aspects essentiels du devenir et du transport des contaminants chimiques
dans les sols touchés par le pergélisol et permettront de connaître les scéanarios d’exposition spatio-temporels aux contaminants chimiques
pour mieux orienter les énoncés des problèmes et l’analyse de l’exposition. Étant donné que les paramètres physiques et chimiques des sols
touchés par le pergélisol avaient été peu étudiés, l’accent a été mis sur des paramètres tels que le degré d’adsorption, la solubilité, la volatilité,
la viscosité, le poids, les microstructures du pergélisol, le régime thermique et l’épaisseur de la couche active, les cycles de gel et de dégel, la
teneur en argile et en matières organiques, la minéralogie, etc.
À la lumière des problèmes de changements climatiques qui se produisent dans le nord du Canada, il a été noté que les études
concernant les mécanismes du forçage climatique et leurs conséquences sur le devenir, le transport et la transformation présentaient des données
insuffisantes. Un petit nombre d’études publiées sur les principales conséquences des changements climatiques en lien avec la toxicologie et les
évaluations des risques à la santé humaine des sites contaminés dans les zones touchées par le pergélisol continu, discontinu et sporadique
ont été examinées.
Avis de non-responsabilité : Ce résumé d’affiche s’appuie sur un rapport préparé par M. Thomas White de la société Permafrost Environmental
Consulting en vertu d’un contrat avec la Division des sites contaminés de Santé Canada; cependant, ce rapport ne reflète pas nécessairement
l’opinion de Santé Canada et ne constitue pas un document d’orientation de Santé Canada.
Techniques de génie végétal pour la revégétalisation des zones riveraines à la mine Colomac (Territoires du
Nord-Ouest)
Hewitt, M.1, McPherson, M.2 et Tokarek, M.3
Flat River Consulting
2
Pêches et Océans Canada
3
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
1
Des facteurs tels que des sols faibles en nutriments, des conditions climatiques rigoureuses, des endroits éloignés et des coûts élevés
rendent souvent difficile la revégétalisation de zones perturbées dans un milieu nordique. Dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada, de
nombreux sites miniers abandonnés sont régis par le gouvernement fédéral et doivent faire l’objet de mesure d’assainissement. En 2010,
dans le cadre des travaux à la mine Colomac, une mine d’or abandonnée située à 220 km au nord-ouest de Yellowknife, on a utilisé des
119
ATELIER NATIONAL SCF DE L’IBIC
PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
techniques novatrices de génie végétal et de planification de projet visant à végétaliser les zones riveraines touchées. Un expert en techniques
de génie végétal axées sur la restauration des terres et des zones riveraines a été embauché pour examiner les options et recommander des
méthodes de revégétalisation. Le plan de revégétalisation était axé sur les méthodes visant à introduire les espèces pionnières et à faciliter le
rétablissement naturel et la succession. On a utilisé une technique favorisant un sol « motteux et non stabilisé » qui a permis de créer une
microplaque formée de petits trous et de monticules à l’aide d’une excavatrice afin de permettre au sol d’absorber et de conserver l’humidité,
d’emprisonner les graines portées par le vent, de favoriser la pénétration à la racine et de prévenir l’érosion. Les méthodes de revégétalisation à
la main consistaient à récolter et à planter des boutures de saules, des semences d’aulnes et des mottes de carex locaux pour s’assurer que la
nouvelle végétation plantée sur ces sites était adaptée aux conditions de croissance locales et, par conséquent, compatibles avec les zones non
perturbées des alentours. On a donné sur place une formation sur le renforcement des capacités afin de s’assurer que le personnel affecté au
projet comprenait bien la façon de mettre en œuvre les techniques requises. Un plan de surveillance pluriannuel comprenant le dénombrement
de la végétation et la documentation photographique a été mis en œuvre. Les résultats initiaux (2011, 2012 et 2013) indiquent un taux de
réussite de 60 à 100 % en ce qui a trait à la survie des plantes dans la plupart des zones où les techniques de génie végétal ont été appliquées.
En revanche, dans les zones où les techniques ont été mal utilisées ou mises en œuvre trop tard au cours de la saison, les résultats indiquent
un faible taux de réussite de 8 à 33 % en ce qui a trait à la survie des plantes. On a tiré certaines leçons dans le cadre de ce projet, notamment
l’importance de tenir compte des exigences en matière de restauration et des techniques de revégétation à l’étape de la conception et de la
planification des mesures d’assainissement, l’efficacité de la méthode favorisant un sol « motteux et non stabilisé » et de l’utilisation des espèces
pionnières locales, et la nécessité d’appuyer la formation en génie végétal et le renforcement des capacités pour le personnel qui effectue les
travaux. La réussite des efforts de revégétalisation est évaluée en fonction de la surveillance et est intégrée au programme de surveillance à long
terme du site. Les techniques de génie végétal mises en œuvre à la mine Colomac ont permis d’établir une approche rentable locale qui a porté
ses fruits dans le cadre de la revégétalisation en milieu nordique.
Compensation de l’habitat lors de travaux de dragage à des fins d’assainissement : Enjeux liés à la conception
et à la construction d’habitats de marais intertidaux à Dunn’s Nook dans le port d’Esquimalt en
Colombie-Britannique
Rachael Jones1, Chris Major2, Dave Osguthorpe2, Rae-Ann Sharp2, Andrew Mylly2
1
Golder Associés ltée
2
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) a mené des travaux d’assainissement de sédiments contaminés dans les plans
d’eau de la cale sèche d’Esquimalt, à Esquimalt en Colombie-Britannique. La réalisation de ces travaux, qui incluaient la construction d’un
rideau de palplanches temporaire autour de la jetée sud pour la protéger de l’érosion durant le dragage des plans d’eau ouverts, devait perturber
temporairement l’habitat du poisson, et l’enlèvement des sédiments contaminés dans les zones sublittorales et intertidales a lui aussi perturbé
pendant un certain temps l’habitat du poisson. Une autorisation en vertu de la Loi sur les pêches a été accordée au projet, pour autant qu’un
habitat compensatoire du poisson soit aménagé pour contrebalancer ces pertes temporaires.
Après avoir étudié plusieurs possibilités, on a choisi de construire un nouvel habitat de marais intertidal à Dunn’s Nook, du côté ouest du port
d’Esquimalt, à la propriété de Colwood de la Base des Forces canadiennes Esquimalt du ministère de la Défense nationale. Dunn’s Nook est
un bras de mer naturel; la construction d’un pont-jetée à cet endroit au milieu du XXe siècle a entraîné la modification du courant de marée et
du processus de transport des sédiments. L’aménagement du nouveau marais intertidal, type d’habitat précieux d’une superficie limitée au port
d’Esquimalt, devait donc avoir des conséquences positives directes et indirectes sur Dunn’s Nook et sur le port d’Esquimalt, tout près de là, tout
en respectant les exigences de l’autorisation obtenue dans le cadre du projet d’assainissement des plans d’eau de la cale sèche d’Esquimalt.
Les travaux se sont avérés complexes en raison des utilisations antérieures faites de Dunn’s Nook ainsi que de sa configuration physique. La
conception, la passation de marchés et la construction ont entraîné les préoccupations et les enjeux suivants :
•
•
•
•
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•
Protection de dépôts archéologiques (p. ex. des amas de coquillages) dans le bassin ;
Contamination antérieure des sédiments, ce qui a nécessité la réalisation d’une évaluation axée sur les risques écologiques
et l’établissement d’objectifs d’assainissement propres au site ;
Niveau variable de salinité résultant des apports d’eau douce dans un milieu de basse énergie, ce qui a eu une incidence sur
les espèces de plantes de marais à choisir ;
Établissement des critères techniques appropriés pour l’évaluation des soumissions ;
Exigences relatives à la sécurité du chantier ;
Gestion des courants de marée durant les travaux, y compris le contrôle des sédiments et de l’érosion ;
Traitement de l’eau et gestion de la qualité de l’eau déversée durant les travaux ;
Réalisation des travaux de construction par étape en raison de l’accès physique limité au bassin ;
Difficultés de manutention, de transport et d’élimination des sols contaminés saturés ;
Surveillance archéologique et environnementale, et surveillance des travaux de construction ;
Étude de l’état du site avant la perturbation et récupération des poissons ;
120
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PRÉSENTATIONS PAR AFFICHES
•
Surveillance postconstruction, notamment surveillance des herbiers de varech et des sédiments sublittoraux des plans d’eau
de la cale sèche exigée par l’autorisation décernée en vertu de la Loi sur les pêches ;
L’exposé donne un aperçu des enjeux et des préoccupations dont il a fallu tenir compte aux étapes de conception, de passation de marchés et
de construction de l’habitat de marais de compensation, ainsi que du programme de surveillance subséquent à la construction qui sera mis
en œuvre.
Utilisation du fer zéro valent (FZV) dans une barrière réactive passive aux fins de l’assainissement des eaux
souterraines fortement contaminées par l’arsenic
Jeffrey Burke1, Nathan Richard2 et Brodie Richmond2
1
Milestone Environmental Contracting Inc
2
Ville de Kingston
La présentation portera sur diverses questions afférentes au projet achevé d’assainissement des eaux souterraines contaminées par
l’arsenic d’un site adjacent à la rivière Cataraqui, qui est situé à Kingston, en Ontario. Ce site, où se trouvent aujourd’hui le Kingston
Rowing/Canoe Club et le parc Emma Martin, était autrefois occupé par une tannerie et une usine de fusion du plomb. Au départ, le projet de
décontamination devait faire appel à des mesures correctives traditionnelles incluant des travaux d’excavation, le transport et l’élimination des
matières dangereuses. Cependant, l’équipe de projet a plutôt opté pour l’application de principes novateurs en ingénierie fondés sur la valeur
qui, alliés à des essais en laboratoire, ont permis d’apporter une solution de traitement des eaux contaminées plus économique et durable sur
le plan de l’environnement. Ainsi, en recourant à la conception et à l’installation d’une barrière réactive passive comportant du fer zéro valent
(FZV) et à l’injection de fer à valence zéro, l’équipe a réalisé tous les objectifs du projet dans les délais impartis et à coût moindre pour le client.
Les présentateurs parleront également des études techniques d’avant-projet, des données hydrologiques utilisées aux fins de conception, des
particularités de la composition chimique du sol sur place, de la composition chimique du fer à valence zéro sous-jacent, des points à examiner
concernant la constructibilité ainsi que des résultats du contrôle à long terme.
Contaminants dans les terrains avec pergélisol
Dr. Les White
Permafrost Environmental Consulting
La destinée, le transport et la transformation d’un liquide léger de la phase non aqueuse (LLPNA), d’un liquide dense de la phase non aqueuse
(LDPNA), des solvants chlorés et de métalloïdes, tous hérités du développement passé des ressources dans l’Arctique, sont source de grande
préoccupation pour les organismes chargés de protéger la santé des résidents du Nord. Avec le développement accru dans les régions
ordiques du monde, qui découle fortement des industries pétrolière et minière, le comportement de ces contaminants dans les terrains
avec pergélisol (appelés « gélisols ») suscite de plus en plus l’intérêt. La parution d’une bibliothèque en douze volumes sur l’ingénierie
environnementale intitulée « Contaminants dans le pergélisol » et d’une « Base de données connexe sur les sols arctiques contaminés » fournit aux
industries pétrolière et minière et aux organismes gouvernementaux les outils nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes
responsables de la transformation et du transport de contaminants dans les gélisols présents dans les pergélisols sporadiques, discontinus
et continus. Cette bibliothèque et cette base de données techniques présentent un examen approfondi des propriétés physiques, chimiques,
biologiques et hydrologiques des gélisols qui entraînent des répercussions positives ou négatives des contaminants dans les terres nordiques.
La bibliothèque technique souligne les aspects critiques de la transformation et du transport de ces contaminants qui devraient maintenant être
déclarés lors de protocoles d’évaluation environnementale. De plus, elle aidera à la préparation stratégique de lignes directrices pour la santé
et la sécurité lors de développement à venir des ressources dans les régions nordiques du monde.
121
RPIC FCS NATIONAL WORKSHOP
EXPOSANTS
EXPOSANTS
ORGANISATIONKiosque
AGAT Laboratories ..................................................................................................... 22
ALLU Group, Inc. ....................................................................................................... 20
ALS Environmental .................................................................................................... 17
AMEC ......................................................................................................................13
ARCADIS SENES Canada Inc. ........................................................................................ 8
Canada GeoPortal ..................................................................................................... 23
CH2M HILL Canada Limitée .......................................................................................... 3
Chemco Inc. .............................................................................................................27
CIMA Canada Inc. ....................................................................................................... 1
Clifton Associates Ltd. .................................................................................................. 5
DST Consulting Engineers .......................................................................................... 12
Exova Canada Inc. ....................................................................................................10
Franz Environmental Inc. ............................................................................................. 7
GroundTech Solutions ................................................................................................18
Groupe ESMI Quebec Inc ............................................................................................ 21
newterra ltd. .............................................................................................................14
Paracel Laboratories Ltd. ...........................................................................................19
Quantum Murray LP .................................................................................................. 16
Sanexen Environmental Services .................................................................................28
SCG Industries Limited .................................................................................................9
Seneca College ......................................................................................................... 15
SLR Consulting (Canada) Ltd. ...................................................................................... 2
SNC-Lavalin Environnement et eau ................................................................................ 6
Stantec Consulting Ltée................................................................................................. 4
Tervita Corporation ....................................................................................................11
WorleyParsons ......................................................................................................... 24
TABLES D’EXPOSITIONS
ORGANISATIONKiosque
Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux ...................................................... B & C
CCC Chemicals ........................................................................................................... E
Geofirma Engineering Ltd. ............................................................................................ A
TerraTherm, Inc. ......................................................................................................... D
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RPIC FCS NATIONAL WORKSHOP
EXPOSANTS
PLAN DU SALON D’EXPOSITION
Confederation II
25
A
26
Confederation III
27
28
6
7
18
19
5
8
17
20
4
9
16
21
3
10
15
22
2
11
14
23
1
12
13
24
B
C
123
D
29
30
E