la chirurgie du colon et du rectum

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la chirurgie du colon et du rectum
LA CHIRURGIE DU COLON ET DU RECTUM
Le colon et le rectum peuvent être le siège de tumeurs et d’inflammations qui nécessitent un geste
chirurgical. Ce type d’opération s’accompagne d’une paralysie de l’intestin qui ne reprend ses fonctions
qu’après 4-5 jours. Pendant ce temps le patient doit souvent conserver une sonde gastrique, responsable
de maux de gorge, et il présente un ballonnement abdominal qui est source d’inconfort. Au cours des
dernières années plusieurs progrès ont permis de réduire cette paralysie intestinale et l’inconfort qui
l’accompagne.
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La purge intestinale par laxatifs donnés avant l’opération est souvent abandonnée.
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La sonde gastrique n’est habituellement plus utilisée.
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La réalimentation est précoce et les boissons autorisées dés le lendemain.
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La kiné comprends une mobilisation et mise au fauteuil dés le lendemain.
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Une analgésie postopératoire mieux adaptée aux besoins du patient est délivrée sur commande
du patient.
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La laparoscopie, dite technique des petits trous, permets souvent d’éviter les grandes incisions du
passé.
Ces mesures, appliquées sélectivement dans notre Service depuis 20 ans, ont permis de diminuer de
moitié la durée de séjour qui actuellement peut ne pas dépasser une semaine.
Le rectum est la partie terminale de l’intestin qui se continue par l’anus. Il peut être le siège de tumeurs
malignes qui nécessitent le plus souvent son ablation. Ces opérations, réputées délicates, ont bénéficié
de progrès qui en augmentent le taux de curabilité tout en réduisant le caractère délabrant.
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Un bilan préopératoire précis comprenant l’echoendoscopie et la résonance magnétique permets
de sélectionner les rares tumeurs débutantes pouvant être opérées simplement par voie anale et
celles plus avancées qui nécessitent une radiothérapie avant l’opération.
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Les tumeurs de stade avancé sont soumises à 3 semaines de radio-chimiothérapie effectuée 4-6
semaines avant l’opération chirurgicale, rendant celle-ci plus aisée et réduisant le taux de
récidive.
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En enlevant méticuleusement toute l’atmosphère cellulograisseuse qui entoure le rectum il est
possible de réduire de manière significative le taux de récidive des cancers du rectum.
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Selon cette même technique il est souvent possible de préserver les nerfs qui commandent les
fonctions sexuelles et urinaires, évitant ainsi une invalidité sexuelle et urinaire permanente dans
le décours de ces opérations.
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Les techniques chirurgicales actuelles permettent le plus souvent de rétablir la continuité
digestive même pour des tumeurs situées très près de l’anus et évitent ainsi au patient l’inconfort
d’une stomie (poche) définitive.
Résonance magnétique : Tumeur superficielle du rectum
mais avec envahissement ganglionnaire dans le mésorectum
Résonance magnétique : Tumeur envahissant le mesorectum à sa partie antérieure
Coupe tranversale : le rectum entouré de son mésorectum
Chirurgie du cancer du rectum : préservation nerveuse
Plan de résection intersphinctérienne qui permet de conserver l’anus pour des tumeurs ultrabasses
Robot ‘Da Vinci’
Les diverticules du colon sont très fréquents et concernent un patient sur deux de plus de 60 ans.
L’inflammation d’un diverticule, appelé diverticulite, survient chez un quart des patients, allant du simple
maux de ventre à la péritonite généralisée.
En cas de péritonite une opération chirurgicale urgente s’impose. Jusqu’il y a peu celle-ci consistait à
enlever le segment d’intestin malade suivi de la confection systématique d’une colostomie (poche) que le
patient devait conserver entre 3 et 8 mois. Pour supprimer cette poche une deuxième opération et une
nouvelle hospitalisation d’environ 10 jours était nécessaire.
Sans augmenter les risques pour le patient, le Service a développé il y a 20 ans une stratégie d’opération
en 1 seul temps, permettant d’éviter le port d’une poche ainsi qu’une 2ème opération.* Cela s’est traduit
par une réduction de la durée totale d’hospitalisation et des coûts de celle-ci ainsi que par une réduction
de la durée d’invalidité des patients.
* Resection and Primary Anastomosis as an Alternative to Hartmann Procedure in Left Colonic Peritonitis
British Journal of Surgery 1998
Diverticulose colique
Diverticulite de stade avancé