SoixanteDixSept : Quand Rossellini filmait Beaubourg

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SoixanteDixSept : Quand Rossellini filmait Beaubourg
SoixanteDixSept
Trois expositions du 40e anniversaire du Centre Pompidou
► Centre d’art contemporain de la Ferme du Buisson - Noisiel
► Frac île-de-france, le château / Parc culturel de Rentilly - Michel Chartier - Bussy-Saint-Martin
► Centre Photographique d’Île-de-France – Pontault-Combault
SoixanteDixSept –
Quand Rossellini
filmait Beaubourg
au Centre d’art contemporain
de la Ferme du Buisson
Commissariat Julie Pellegrin
En collaboration avec
Marie Auvity
En 1977, Roberto Rosselini consacre
son ultime film à l’ouverture du Centre
Pompidou pour se faire le témoin de
l’avènement d’une nouvelle modernité
artistique, architecturale et culturelle.
Ignorée pendant 40 ans, cette œuvre
est dévoilée aujourd’hui.
Avec Roberto Rossellini, Brion Gysin,
Gordon Matta Clark, Melvin Moti
Le réalisateur italien filme le musée
comme jamais personne ne le fera
après lui, et saisit sur le vif les réactions
de spectateurs sous le choc.
contact presse
Corinna Ewald
[email protected]
01 64 62 77 05
Centre d’art contemporain
de la Ferme du Buisson
allée de la Ferme - 77186 Noisiel
lafermedubuisson.com
L’extraordinaire aventure de ce tournage
est révélée par les archives inédites de la
Fondation Genesium, de son producteur
Jacques Grandclaude et un film-enquête
de Marie Auvity qui documente l’histoire
de sa réalisation.
En écho à cet ensemble exceptionnel,
les œuvres de Brion Gysin, Gordon
Matta Clark et Melvin Moti, issues
de la collection du Centre Pompidou,
offrent des visions subjectives sur
le musée et son histoire.
11 mars – 16 juillet 2017
Vernissage 11 mars 2017
+ Performance Day : 3 juin 2017
communiqué de presse
Les 40 ans du
Centre Pompidou
SoixanteDixSept Quand Rossellini filmait Beaubourg
Le Centre Pompidou fête ses 40 ans en
2017 partout en France. Pour partager
cette célébration avec les plus larges
publics, il propose un programme inédit
d’expositions, de prêts exceptionnels, de
manifestations et d’événements pendant
toute l’année.
Exposition
au Centre d’art contemporain
de la Ferme du Buisson
SoixanteDixSept le projet
À travers plusieurs expositions et
un festival, trois lieux phares de l’art
contemporain en Seine-et-Marne (77)
convoquent la date emblématique
(1977) de la création du Centre
Pompidou — « centrale de la décentralisation » — pour réinsuffler l’esprit
d’une époque à l’échelle d’un territoire.
Dans les trois centres d’art se déploient
des œuvres créées ou acquises en
1977, celles d’artistes nés en 1977
ou des œuvres portant un regard sur
le musée et son histoire, pour faire
circuler les publics et les idées.
photos : Roberto Rossellini, tournage du film Le
Centre Georges Pompidou 1977, courtesy Fondation Genesium, Jacques Grandclaude © d.r.
Le projet revient sur une vision de l’art
et de la société, un moment clé porteur
d’utopies qui traversent encore la création contemporaine. Reconsidérer
ce moment après quarante ans, c’est
comprendre comment un musée fait
histoire, en conservant mais aussi en
modélisant un futur.
Commissariat : Julie Pellegrin
en collaboration avec Marie Auvity
Début 1977, le tout nouveau Centre
Pompidou ouvre ses portes au public.
Ce dernier rencontre pour la première
fois l’art contemporain. Et Roberto
Rossellini consacre son dernier
film à ce moment historique.
Le réalisateur se fait alors le témoin
de l’avènement d’une nouvelle modernité
- artistique, architecturale et culturelle.
À l’aide d’une caméra constamment
en mouvement et d’un extraordinaire
dispositif de micros cachés, il filme
le musée comme jamais personne ne
le fera après lui, et saisit sur le vif les
réactions de spectateurs sous le choc.
Roberto Rossellini décède à Rome,
le 3 juin 1977, un mois après
la finalisation du film.
Ignoré pendant 40 ans, ce document
exceptionnel constitue ici le cœur de
l’exposition. Sa diffusion s’accompagne
des archives inédites de la Fondation
Genesium, de son producteur et
dernier compagnon de route Jacques
Grandclaude : un montage vidéo extrait
de 11 heures de rushs 16 mm où il suit
pas à pas le cinéaste au travail, 2500
photographies du tournage et des
heures d’enregistrements sonores
des visiteurs réalisés par Rossellini
à l’aide de ses micros cachés.
Cette plongée dans les premiers jours
du Centre Pompidou est revisitée aujourd’hui par Marie Auvity avec un film,
réalisé spécialement pour l’exposition,
qui donne la parole à l’équipe technique
pour raconter la fabrication du film
en lien avec la création du Centre.
À travers cet ensemble exceptionnel, se
pose la question du regard que l’on porte
sur le musée et ce qu’il produit : entre
démocratisation et massification culturelle, l’invention d’un nouveau spectateur,
d’une nouvelle muséographie, d’un nouveau rapport à la cité. Quelle mémoire
porte le musée et de quelles projections,
critiques et reconstitutions fait-il l’objet ?
En écho à l’approche objective
du cinéaste italien, des œuvres de la
collection du Centre Pompidou offrent
des visions d’artistes résolument
subjectives. Quand Rossellini filme
Beaubourg, Brion Gysin photographie
la façade du bâtiment en y projetant
ses hallucinations, et Gordon Matta
Clark réalise sur le chantier Conical
Intersect, sa plus célèbre intervention
architecturale et sociale. Quand
Rossellini filme Beaubourg, Melvin
Moti vient au monde. Trente ans plus
tard, il réalise No Show, reconstitution
d’une visite guidée d’un musée sans
œuvre. Une « performance » faite,
selon lui, pour le futur, « un futur
pour lequel nous ne sommes même
pas encore prêts ». Comme ces
ovnis que sont le Centre Pompidou
et le film de Roberto Rossellini.
En collaboration avec la Fondation
Genesium et Le Studio l’Équipe
SoixanteDixSept
Experiment
SoixanteDixSept
Hôtel du Pavot...
Exposition
au Centre Photographique
d’Île de France
Exposition
au frac île-de-france,
le château / Parc culturel de
Rentilly - Michel Chartier
Commissariat : Nathalie Giraudeau
Commissaires associés : Marcelline
Delbecq, Marina Gadonneix, Audrey
Illouz, Rémi Parcollet et Aurélie Pétrel
Le Centre Photographique d’Îlede-France a sélectionné dans les
collections du Centre Pompidou des
œuvres emblématiques de la scène
artistique féminine des années 70 qui
témoignent de l’extraordinaire vitalité
des expérimentations menées alors.
Les artistes et critiques d’art
invités à réagir à ce contexte
d’exposition, explorent la question
de l’expérimentation performative en
concevant, au CPIF, des dispositifs
propices à faire image, et révèlent ainsi
ce qui nous lie à cette période cruciale
de l’histoire de l’art contemporain.
Commissariat : Xavier Franceschi
Autour de Chambre 202, Hôtel du Pavot
de Dorothea Tanning se déploie une
installation globale intégrant nombre
d’œuvres aux accents surréalistes jouant
de correspondances explicites à la fois
de matières et de situation avec l’œuvre
de l’artiste américaine. Ce rapport à
l’organique, à l’intime et à une certaine
étrangeté est prolongé par d’autres
œuvres, ayant toutes pour point de jonction l’année 1977. La seconde partie
de l’exposition s’ouvre sur des formes
expérimentales et prospectives, notamment pour cette fin des années soixantedix, proposant un renouvellement des
modes de narration aussi bien que des
expériences à dimension performative.
Un projet collaboratif avec Marcelline
Delbecq (1977), Marina Gadonneix
(1977) et Aurélie Pétrel (1980),
artistes, Audrey Illouz (1978), critique
d’art et Rémi Parcollet (1977),
historien de l’art.
Performance Day
Rétrospective
Robert Breer
Festival de Performance
3 juin 2017
septembre 2017
Commissariat : Xavier Franceschi,
Nathalie Giraudeau, Julie Pellgrin,
Fondation Serralves (Porto)
Pour cette seconde édition, le festival
prend de l’ampleur. Dans le cadre des
40 ans du Centre Pompidou, elle se
déploie dans les espaces de la Ferme
du Buisson et des lieux partenaires.
Le festival s’articule autour de l’idée
de « musée performé ». Les artistes
sont invités à imaginer performances,
lectures, visites guidées, concerts et
manipulations de pièces autour d’histoires de musées et de collections.
Commissariat :
Julie Pellegrin, Dominique Toulat
La Ferme du Buisson présente pour la
première fois en France l’intégrale des
films de Robert Breer – rendant compte
d’un ensemble exceptionnel constitué par
le Centre Pompidou au fil des années.

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