Le Journal du Centre

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Le Journal du Centre
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MERCREDI 12 NOVEMBRE 2014 LE JOURNAL DU CENTRE
Actualité Nièvre
EN CONCERT À PARIS
Le Chœur Capriccio
comme des pros à l’Unesco
TALENT CAMPUS ■ Une formation innovante pour des lycéens neversois
Trois jours pour s’affirmer
Une cinquantaine d’élèves
des lycées Raoul-Follereau et
Jules-Renard, à Nevers, ont
participé, récemment, à une
formation valorisant leurs
compétences transversales.
Géraldine Phulpin
[email protected]
D
PALAIS. 300 personnes ont ovationné, hier, les jeunes Nivernais
et leurs homologues de Wolfratshauser. PHOTO FRÉDÉRIC LONJON
En marge des commémorations du 11-Novembre, le
Chœur Capriccio du conservatoire de Nevers a chanté
un vibrant plaidoyer pour
la paix, hier, au Palais de
l’Unesco, à Paris.
Le projet “Musique et
Mémoire” monté par l’as­
sociation, labellisé “Cente­
naire de la Grande Guerre”
et placé sous le haut pa­
tronage de l’organisation
internationale, a ému l’as­
sistance.
D’une seule voix
avec des enfants
allemands
CR Bourgogne Kiosque Bourgogne - JDC / Ayant droit [email protected]
Les 300 spectateurs n’ont
pas manqué d’ovationner
les choristes nivernais, ac­
compagnés pour l’événe­
ment par le chœur des en­
fants allemands de
Wolfratshauser. D’une
seule et même voix, la
troupe franco­allemande a
sublimé l’Oratorio d’Isa­
belle Aboulker.
Au­delà d’un concert his­
torique aux côtés de l’Or­
chestre d’harmonie de la
musique de la Police na­
tionale, ces jeunes cama­
rades ont vécu une belle
aventure humaine qui a
même tiré des larmes à
quelques­uns au moment
du départ. ■
Fanny Delaire
[email protected]
■ À LIRE DEMAIN
En immersion. Retrouvez
une page complète dans
la prochaine édition du
Journal du Centre consacrée aux coulisses de cette
expédition, ainsi que des
textes, des images et des
vidéos sur notre site internet : www.lejdc.fr.
■ OPINION
CFE-CGC ■ « Le plan du MEDEF
pour détruire le dialogue social »
L’union départementale de la CFE­CGC a produit la tri­
bune suivante : « Les déclarations toujours plus provo­
catrices du MEDEF laissent penser que le patronat fran­
çais est peu représenté à sa juste valeur. Nous
rencontrons, chaque semaine, sur le terrain, des entre­
prises innovantes qui ont pour seule préoccupation
d’augmenter le carnet de commandes en cherchant des
financements capables d’assurer une montée en gamme
de leur outil de production, en investissant dans la re­
cherche et dans l’innovation. Celles­ci ne parlent pas du
temps de travail, des jours fériés, parce qu’elles dialo­
guent avec les salariés et les syndicats, parce qu’elles
ont en commun l’intérêt de l’entreprise. »
La question de la représentativité patronale
« Cela pose la question fondamentale de la représentati­
vité patronale. Avec qui négocier aujourd’hui ? Nous
n’allons pas rentrer dans le jeu contre­productif de la
provocation. Mais nous n’aborderons pas la négociation
sur la modernisation du dialogue social avec des inter­
locuteurs qui sont peu enclins aux échanges et qui ne
représentent qu’eux­mêmes, avec des interlocuteurs qui
demandent un pacte de responsabilité sans ne vouloir
en assumer aucune et qui exigent toujours plus de sub­
ventions alors qu’ils ont déjà reçu 40 milliards d’euros
d’aides. En face, les classes moyennes viennent de voir
augmenter leurs impôts de 4,33 milliards d’euros. Quel
est ce patronat ? Est­ce décent de sa part de demander
toujours plus aux salariés et plus particulièrement à
l’encadrement et aux classes moyennes ? Pour la CFE­
CGC, la réponse est clairement non. Stop à la surenchè­
re permanente. Il est temps que le patronat assume sa
responsabilité, celle de gérer une entreprise et de la ren­
dre compétitive ». ■
es lycéens lancent
des avions en papier
dans la salle de con­
férence du lycée Raoul­
Follereau, à Nevers. Cette
scène incongrue s’est dé­
roulée mardi de la semai­
ne dernière. Il ne s’agissait
pas d’un débordement de
potaches, mais d’un tra­
vail très studieux dans le
cadre de la session de for­
mation Talent Campus.
Durant trois jours, les jeu­
nes ont planché sur la
création d’une entreprise
de transport aérien à la
fois de luxe et écologique.
Entretien avec le directeur
d e Ta l e n t C a m p u s ,
Étienne Galmiche.
■ Quel est le principe de Talent Campus ? C’est une
formation innovante la­
bellisée par l’État et mise
en place par les universi­
tés de Bourgogne et Fran­
che­Comté et des écoles
d’ingénieur et de commer­
ce de la région. L’idée est
AVIONS. Les participants devaient créer une compagnie aérienne de luxe et écologique. Ils ont
élaboré un logo, un slogan, une affiche… Drôle et enrichissant sur les personnalités de chacun.
qu’un jeune qui termine
ses études n’a pas forcé­
ment la faculté d’expres­
sion pour mettre en valeur
son expérience, ses com­
pétences transversales. Il
manque d’assurance. Le
« Plus sûr de lui, le jeune
va mieux prendre en main
son avenir professionnel »
ÉTIENNE GALMICHE. Directeur de Talent Campus.
premier objectif de Talent
Campus est donc de lui
permettre de découvrir ses
talents. Plus sûr de lui, il
sera plus à même de pren­
dre en main son avenir
professionnel.
■ Qui sont les inscrits ? Sur
le principe de la mixité,
nous avons réuni deux
classes : une terminale lit­
téraire de Jules­Renard et
un bac techno STMG de
Raoul­Follereau. Il y a aus­
si des enseignants. Tous
les participants sont très
motivés et impliqués.
■ Pourquoi avoir choisi la
Nièvre plutôt qu’un autre
département bourguignon pour lancer cette formation innovante ? Nous
souhaitons lutter contre
des mécanismes sociaux,
culturels et géographiques
d’autocensure. Nous sou­
haitons donner envie aux
jeunes Nivernais de conti­
nuer à se former. ■
ENSEIGNEMENT ■ Des expériences originales menées par des lycéens
La science en classe… pas si sorcier
À l’occasion de la 22 e édition de la Fête de la science, plusieurs temps forts ont
été organisés dans les lycées Raoul-Follereau et Jules-Renard de Nevers.
Cela s’est déroulé à l’ini­
tiative du professeur de
physique­chimie, Thierry
Mourot. Une classe de
CM2 de l’école primaire
Romain­Rolland de Varen­
nes­Vauzelles a notam­
ment été accueilli dans le
premier des deux établis­
sements.
Rencontres
avec des êtres
étranges
Les élèves de première
S2 étaient chargés d’enca­
drer les écoliers en tant
que tuteurs. Ils ont prépa­
ré des ateliers afin de leur
maintenant depuis
neuf ans. Au total près de
1.000 élèves ont assisté à
ces rencontres. Pour 2014,
année internationale de la
cristallographie, le thème
était justement la cristal­
lographie.
Sur les ondes
BAC FM. Les élèves ont pu interroger des scientifiques à la radio.
faire découvrir les scien­
ces de façon ludique.
Ainsi, lors de la matinée,
les primaires ont manipu­
lé des solutions pour faire
croître des cristaux, réali­
ser un “jardin chimique”
et observer des cristaux de
sel. L’après­midi, ils ont
étudié le mimétisme entre
un robot et une grenouille
et élaborer des program­
mes permettant de faire
réagir la grenouille­robot
mise à leur disposition.
Les lycéens de Raoul­
Follereau et de Jules­Re­
nard ont également eu
l’opportunité d’assister à
cinq conférences propo­
sées dans le cadre du cycle
« Rencontres avec des
êtres étranges… des
scientifiques ! » qui existe
Chacun des scientifiques
participants a été ques­
tionné sur les ondes de la
radio lycéenne Bac FM par
des élèves de seconde,
première et ter minale
scientifiques dont c’était
la première interview en
direct. Une belle expérien­
ce. À renouveler. ■
■ AUTEURS
Précision. Cet article a été
rédigé par Alexandra Blondeau et Marie Sounie, élèves de première scientifique, révisé et mis en
édition par nos soins.