8 - Free

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Transcription

8 - Free
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS
SÉRIEUX EXIGÉ
POUR LES BLEUS
MAURESMOPIERCE,
DUO GAGNANT
(Photo Jérôme Prévost)
RUGBY
Après son succès prometteur sur les Australiens (26-16), samedi dernier,
l’équipe de France emmenée notamment par Marconnet, Heymans
et Castaignède (de gauche à droite) doit rester sur la même dynamique,
cet après-midi (17 heures), à Nantes, face aux Canadiens. (Pages 10 à 12)
AUJOURD’HU
I
1
LE MAGAZIN
E
(Pages 14 et 15)
M 00103 - 1112 - F: 1,80 E
3:HIKKLA=XUV]UZ:[email protected]@[email protected]@k;
Samedi 12 novembre 2005 LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
*
60e ANNÉE - No 18 766 -
1,80 France
métropolitaine
UN SEUL BUT EN TÊTE
SPÉCIAL FOOT
BLESSURE
D’ABIDAL :
LYON ACCUSE
LA FÉDÉRATION
(Page 4)
Si la titularisation de Grégory Coupet,
ce soir (21 heures), au Stade de France,
face à l’Allemagne, est une des attractions
de la rencontre, ce match amical est
d’abord un véritable test pour les Bleus
à sept mois de la Coupe du monde 2006.
(Pages 2 à 5 et notre éditorial)
LES ESPOIRS
FRANÇAIS
REJOINTS
SUR LE FIL
(Page 7)
STRASBOURG :
AFFLELOU
VEUT DESAILLY
(Page 8)
FIN
DE SAISON
BRUTALE
POUR LOEB
(Page 19)
ATHLÉTISME
Grégory Coupet, ici en action lors de la rencontre Eire-France (0-1) du 7 septembre (à gauche, Thuram ; à droite en arrière-plan, Sagnol), a l’occasion ce soir face à l’Allemagne de démontrer une fois
encore l’étendue de ses qualités. Le gardien lyonnais, en balance avec Barthez pour le poste de titulaire, veut marquer des points.
(Photo Jean-Louis Fel)
LE VOYAGE
MALIEN DE
DOUCOURÉ
(Page 14)
Le 9 juillet 2006,
Made in Sport vous donne
un rendez-vous incroyable...
L’ÉQUIPE samedi : ALLEMAGNE, 2,05 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2 ; BELGIQUE, 3 ; ESPAGNE, 3,75 ; GRÈCE, 1,95 ; ITALIE, 3,65 ; LUXEMBOURG, 3 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 .
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
AUTOMOBILE
Bleu
Rouge
(Page 13)
Jaune
Bleu
Jaune
DABAYA
SOULÈVE
DU BRONZE
Noir
Noir
HALTÉROPHILIE
2
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL FRANCE - ALLEMAGNE
LE DESSIN
« Ça ne change rien »
GRÉGORY COUPET estime que la hiérarchie des gardiens a évolué mais ne s’autorise aucune
marge de manœuvre.
Le débat a pris de l’altitude. À dix mille mètres, Grégory Coupet et
Fabien Barthez ont débattu seuls, les yeux dans les yeux, dans l’avion
qui transportait les Bleus en Martinique puis les ramenait à Paris.
Les deux gardiens seront peut-être fixés sur le poste de numéro 1 en
équipede Franceenmars,lors dumatch face àla Slovaquie. Legardien
lyonnais, titulaire ce soir, livre ses sentiments sur cette concurrence
qui n’en finit pas de faire débat.
« AVEZ-VOUS DISCUTÉ avec
Fabien Barthez depuis son retour
en sélection ?
– On a voyagé ensemble. On était
côte à côte à l’aller comme au retour.
On a plus parlé au retour qu’à l’aller.
Ça s’est très bien passé. On a eu la discussion qu’on devait avoir l’un face à
l’autre. Cela a été très constructif, très
sympa par rapport à tout ce qui pouvait
se dire sur nous.
– Vous voulez dire que vous avez
u
17 sélections
victoiress
1 défaite
(il reste sur une sé
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L’ÉDITO
8 buts encaissés,,
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aplani d’éventuels différends ou
malentendus ?
– Justement, il n’y en avait aucun. On
nous a mis en conflit alors qu’il n’y
avait pas de raison. Quand je dis qu’on
n’est pas amis, j’explique qu’on n’a
pas chacun le numéro de portable de
l’autre pour pouvoir s’appeler entre les
stages. Sinon, on se respecte. Ce n’est
pas parce qu’on n’est pas amis qu’on
est forcément ennemis. On a toujours
travaillé ensemble. Il n’y a jamais eu de
souci entre nous. Je voulais exprimer
mon honnêteté envers lui. Lui dire qu’il
n’y aurait pas de coup bas.
– Vous comprenez que Domenech ait changé d’avis et reporte
son choix à mars ?
– Quand on m’a annoncé qu’il révélerait le nom du numéro 1 le mardi, je n’y
ai pas cru. Je ne trouvais pas cela
nécessaire ou logique. Quand il m’a dit
qu’il changeait d’avis, j’ai trouvé ça
normal.
– Mais vous ne savez toujours
pas qui sera le numéro 1. Comment vivez-vous la situation ?
– C’est pareil. Je pars du principe que
je n’ai jamais eu le droit à l’erreur. C’est
encore plus évident maintenant. C’est
vrai que ça ne change rien. Notre poste
est déterminant. On se plie à cette
règle.
– Mais vous avez semblé émotionnellement perturbé par
cette situation…
– Franchement, ça va bien. Ce qui est
difficile, c’est de pouvoir maîtriser sa
communication aussi bien vis-à-vis du
staff que des médias. La moindre
phrase est tellement reprise et interprétée que c’est très dur à vivre. Je ne
peux pas parler normalement, comme
je le fais à Lyon.
– Souhaitez-vous être fixé le
1er mars à l’occasion du match
contre la Slovaquie ?
– (Il souffle et réfléchit.) Je ne sais pas.
J’imagine que celui qui jouera le
1 er mars aura quand même des
chances d’être titulaire pendant la
Coupe du monde. On parle quand
même du dernier match de préparation à la Coupe du monde, non ?
– Avant la suspension de Barthez, vous étiez numéro 2.
Aujourd’hui, vous jouez chacun
un match. La situation a-t-elle
évolué ?
– J’ai l’impression que l’on se pose la
question. C’est déjà important. Et puis
derrière, le coach tranchera, ce qui
veut dire qu’il y a débat. Donc, c’est
important. Alors, oui, je pense que la
situation a évolué.
– En votre faveur ?
– Cela me donne surtout l’envie d’être
encore plus performant. Je me dis que
je suis dans le vrai et qu’il faut continuer comme ça.
– Les anciens pèsent-ils en
faveur de Barthez ?
– Ce serait logique. Ils ont une histoire
commune. Ils ont vécu des choses
ensemble. C’est normal qu’il y ait une
certaine solidarité.
– Mais comment appréciez-vous
cette influence ?
– Bien. C’est à moi de prouver, de
donner confiance. J’ai un match à faire
contre l’Allemagne. Après on verra.
– Qu’est-ce qui fera la différence entre Barthez et vous d’ici
au rendez-vous face à la Slovaquie ?
– Déjà que je réussisse mon match
contre l’Allemagne. Et puis que je
continue avec Lyon au niveau qui a été
le mien et le nôtre.
– Disputez-vous le match le plus
important de la semaine ?
– Le match contre le Costa Rica (3-2)
était quand même organisé au profit
d’une belle cause. Il fallait répondre
présent aux Antilles. L’Allemagne est
toujours un grand d’Europe. Ça reste
une belle affiche. J’ai eu la chance de
jouer en Allemagne (3-0). J’ai vu que
c’était un gros match. Au Stade de
D
Grégory COUPET
France.
32 ans, né le 31 décembre 1972 au
Puy-en-Velay (Haute-Loire).
1,81 m ; 80 kg.
Gardien.
Clubs : Saint-Étienne (1993-janvier
1997) ; Lyon (depuis janvier 1997).
Palmarès : vainqueur de la Coupe
des Confédérations (2001, 2003), de
la Coupe de la Ligue (2001), du Trophée des champions (2002, 2003,
2004, 2005) ; Champion de France
(2002, 2003, 2004, 2005).
1re sélection : Australie - France
(1-0), à Daegu (Corée du Sud), le
1er juin 2001.
1er match en D 1 : Saint-Étienne Angers (2-0), le 26 mars 1994.
17 sélections ; 361 matches en D 1
puis L 1 ; 22 matches en D 2 ; 73
matchesen Coupe d’Europe (49 en C 1
et 24 en C 3).
JOËL DOMENIGHETTI
LE CALENDRIER DE L’ÉQUIPE DE FRANCE
Aujourd’hui : France - Allemagne (amical), à Saint-Denis, Stade de France.
Vendredi 9 décembre : tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde (9 juin au 9
juillet 2006), à Leipzig (ALL).
Vendredi 27 janvier 2006 : tirage au sort des qualifications du Championnat d’Europe 2008
(en Autriche et en Suisse), à Montreux (SUI).
Mercredi 1er mars 2006 : France - Slovaquie (amical), à Saint-Denis, Stade de France.
LES DIX DERNIERS MATCHES DE LA FRANCE
Le 9 février 2005 : France - Suède, 1-1.
Le 26 mars 2005 : France - Suisse, 0-0 (qualif. CM).
Le 30 mars 2005 : Israël - France, 1-1 (qualif. CM).
Le 31 mai 2005 : France - Hongrie, 2-1.
Le 17 août 2005 : France - Côte d’Ivoire, 3-0.
Le 3 septembre 2005 : France - Îles Féroé, 3-0 (qualif. CM).
Le 7 septembre 2005 : Eire - France, 0-1 (qualif. CM).
Le 8 octobre 2005 : Suisse - France, 1-1 (qualif. CM).
Le 12 octobre 2005 : France- Chypre, 4-0 (qualif. CM).
Le 9 novembre 2005 : France - Costa Rica, 3-2.
Bilan : 6 victoires, 4 nuls, 19 buts marqués, 6 buts encaissés.
LES DIX DERNIERS MATCHES DE L’ALLEMAGNE
Le 15 juin 2005 : Allemagne - Australie, 4-3 (CC).
Le 18 juin 2005 : Allemagne - Tunisie, 3-0 (CC).
Le 21 juin 2005 : Allemagne - Argentine, 2-2 (CC).
Le 25 juin 2005 : Allemagne - Brésil, 2-3 (CC).
Le 29 juin 2005 : Allemagne - Mexique, 4-3 a.p. (CC).
Le 17 août 2005 : Pays-Bas - Allemagne, 2-2.
Le 3 septembre 2005 : Slovaquie - Allemagne, 2-0.
Le 7 septembre 2005 : Allemagne - Afrique du Sud, 4-2.
Le 8 octobre 2005 : Turquie - Allemagne, 2-1.
Le 12 octobre 2005 : Allemagne - Chine, 1-0.
Bilan : 5 victoires, 2 nuls, 3 défaites, 23 buts marqués, 19 buts encaissés.
DEPUIS 1990, LA FRANCE A RENCONTRÉ quatre fois l’Allemagne en match
amical. Elle l’a battue quatre fois (voir les résultats ci-dessus). Cette régularité
dans la victoire remet en cause la croyance en la supériorité permanente du football allemand. Cette conviction tient à deux événements majeurs et à une longue
période d’échecs français.
Les deux événements, ce sont les deux demi-finales de deux Coupes du monde
successives où les Allemands éliminèrent les Français : à Séville en 1982, où les
conditions extraordinaires dans lesquelles eut lieu l’élimination des Bleus put faire
croire à une espèce de fatalité ; ensuite à Guadalajara en 1986.
La période, ce sont les années 60-70. Entre octobre 1958 et octobre 1973, les deux
équipes se rencontrèrent cinq fois. Bilan : 3 nuls, 2 victoires allemandes. Entre
1962 et 1974, les Allemands ont joué deux finales de Coupe du monde (défaite en
1966, victoire en 1974). Pendant le même temps, les Français étaient réduits au
rôle de spectateurs trois fois sur quatre.
Mais avant cette époque de grand déséquilibre entre les deux sélections, la France
avait déjà connu une période où la balance avait penché en sa faveur. Entre 1952
et 1958, elle avait remporté trois matches d’affilée, dont un, en 1954, à Hanovre,
sur les terres du tout nouveau champion du monde (3-1), et l’autre, comptant pour
la troisième place du Mondial suédois de 1958 (6-3). – D. B.
LA DERNIÈRE CONFRONTATION
LA MÉTÉO
9
8
11
9
Caen
11
8
Brest
RReennes
Nantess
Rugby, France - Canada
Laa Rochelle
12
4
8
7
11
8
11
Saint-De
Dennis
i
4
Metz
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Football,
Football
FFrance - Allemagne
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Sttrasbourg
Tours
11
9
7
5
10
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Poitiers
9
7
10
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Bordeeaux
14
8
Lille
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vre
Cherbourgg
11
10
9
8
13
8
Le 15 novembre 2003 à Gelsenkirchen, match amical,
ALLEMAGNE - FRANCE : 0-3 (0-1)
Temps frais. Pelouse en bon état. 53 574 spectateurs. Arbitre : M. Farina (ITA). Buts : Henry (21e,
passe de Lizarazu), Trezeguet (54e, passe de Henry, 81e, passe de Zidane). Avertissements. – Allemagne : Baumann (39e, tacle par-derrière sur Makelele) ; France : Sagnol (18e, antijeu sur Ballack), Dacourt (29e, antijeu), Pires (64e, charge irrégulière sur Ballack).
ALLEMAGNE : Kahn (cap.) – Friedrich, Wörns, Nowotny (Rehmer, 76e), Hinkel – Schneider
(Freier, 68e), Jeremies, Baumann (Ernst, 71e), Ballack – Bobic (Klose, 66e), Kuranyi. Entraîneur :
R. Völler.
FRANCE : Coupet – Sagnol (Gallas, 61e), Thuram, M. Silvestre, Lizarazu – Pires (Wiltord, 73e),
Makelele, Dacourt, Zidane (cap.) – Trezeguet (Govou, 82e), Henry. Entraîneur : J. Santini.
CCllermont
Rugby (Top 14),
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océanique fait son reç
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9
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ço Toulon
ço
entrée sur l’Ouest et le Nord du pays. Ces pluiees,
parfois soutenues, progressent vers la moitié sud
ud où
où elles
Ajaccio
s’intensifient. Belles éclaircies sur le nord-est après
dissipation des brouillards matinaux.
LA QUESTION D’HIER
Raymond Domenech doit-il emmener
le quatuor Henry-Trezeguet-Cissé-Anelka
à la Coupe du monde 2006 ?
OUI ............................................................................................. 85 %
NON ........................................................................................... 15 %
(nombre de votants : 53 385)
Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS.
France
A
Allemagne
g
RFA)
5e (776 pointts)
SÉLECTIONNEUR est un des métiers les plus exposés à la critique nationale. Sous toutes les latitudes. À
toutes les époques. Une contractuelle ou un percepteur des contributions n’est pas mieux aimé mais on
n’en parle pas dans les journaux.
Il est étonnant qu’un tel poste, une fois libéré, suscite
autant de convoitises. Or la première élimination
venue suffit à actionner le siège éjectable. Faut-il rappeler à tous les candidats au rôle de bouc émissaire
cette phrase pleine de sagesse de l’entraîneur britannique Roy Hodgson : « Même le pape y réfléchirait à
deux fois avant de prendre le poste de sélectionneur. »
Ont-ils bien conscience, qu’une fois nommés, ils
devront faire face à autant d’impitoyables censeurs
et de critiques sûrs de leur science que le pays compte
d’habitants ? Se croient-ils assez sûrs de leurs succès
futurs et de leur rhétorique pour démontrer en permanence qu’ils ont raison ? Se croient-ils assez fins
pédagogues, ou assez rusés démagogues, pour surfer durablement sur la vague de popularité, laquelle
ne va que du jour de leur nomination au soir de leur
première défaite ?
Raymond Domenech n’a pas attendu la première
défaite, qu’il n’a pas encore connue, pour se constituer, en y mettant du sien, une belle collection de costards taillés sur-mesure. Autant que tous ses prédécesseurs, à l’exception peut-être de Michel Platini, le
seul à avoir eu le privilège de quitter les Bleus sur un
échec sans qu’on lui ait demandé de partir. La plupart
d’entre eux, sous la mitraille, avaient fini par courber
l’échine et à continuer de tenter d’avancer, vaille que
vaille. En choisissant de mourir avec leurs idées. Les
uns continuaient de justifier leurs choix, bon gré, mal
gré. Certains bâtirent, entre eux et la déferlante des
CHRONIQUE DU JEU
critiques, un mur d’indifférence et de silence. Aucun
n’osa choisir de rendre coup pour coup, ce qui aurait
sans doute été peine perdue.
Quel que fût leur choix stratégique, l’issue leur était
connue, à moins d’avoir la chance et le mérite de tirer
sa révérence sur un triomphe. Le triomphe est rare.
Tous les deux ans, en Coupe du monde et en Championnat continental, il n’y a qu’un vainqueur, mais
des dizaines de vaincus, soit autant de coupables. En
France, l’histoire ne s’est terminée en happy end que
pour Michel Hidalgo et Aimé Jacquet. Mais avant de
partir sur une fin heureuse, l’un comme l’autre
avaient essuyé de sévères campagnes hostiles.
Raymond Domenech continue d’employer l’ironie, le
contre-pied, le deuxième ou le dixième degré, tous
genres de communication interne et externe non
dépourvus de risques. Il agit selon sa nature, respectant ainsi le conseil que Charles Biétry avait donné un
jour à des stagiaires entraîneurs (dont Domenech)
lors d’une intervention à Clairefontaine sur les rap-
PAGE 2
155e (712 points)
Palmarès (sélections A)
Le banc des condamnés
15
7
12
6
Même si sa situation a évolué et qu’aujourd’hui il est en concurrence directe avec Fabien Barthez,
Grégory Coupet sait qu’il devra être encore plus performant s’il veut devenir le gardien no 1 des Bleus.
(Photo Richard Martin)
ports entraîneurs-presse : « Soyez naturels. » Facile à
dire.
Il est illusoire d’espérer conserver, en toutes circonstances, un comportement naturel lorsqu’on est à la
tête de l’équipe de France, où tout est observé, commenté, jaugé à l’aune d’enjeux protéiformes ; où tout
ce qui est dit résonne immédiatement d’un bout à
l’autre du pays, du phare de l’île de Sein jusqu’au téléphérique de l’aiguille du Midi. En passant naturellement, par les plages de Martinique. Tout cela parce
que l’équipe de France est un bien national. Comme
l’équipe d’Angleterre constitue un des bijoux de la
Couronne et celle du Brésil un trésor national plus
important que le café. Eriksson et Pareira ne pourront
défaire la corde qu’ils ont au cou que s’ils rapportent
la Coupe du monde au pays. Un des deux sera donc
pendu l’été prochain. Ils ne seront pas les seuls.
Voyez Klinsmann, cet autre condamné potentiel. Il lui
faut un tempérament inoxydable et une ouverture
d’esprit peu ordinaire pour supporter le jeu de massacre auquel s’adonnent traditionnellement les quotidiens allemands à gros tirage, ses collègues entraîneurs et anciens joueurs qui ont tribune ouverte dans
les journaux. Tout à l’heure, le sélectionneur allemand et son collègue français rejoindront, en voisins,
leur banc. Il leur faudra se concentrer sur le jeu et rien
d’autre. Comme s’ils avaient tout l’avenir devant eux.
DIDIER BRAUN
1 Coupe du monde
monde (1998)
2 Championnaats
ats d’Europe
d Europe (1984, 2000)
2 Coupes des Confédérations (2001, 2003)
1 Coupe Interrcontinentale
rcontinentale des nations (1985)
3 Coupes du monde (19554, 1974, 1990)
3 Championnats dd’Europe (19772, 1980, 1996)
Marcel DESAILLLY, 116
(3 buts, de 19993 à 2004)
Lothar MATTHÄUS, 150
(23 buts, dee 1980 à 2000)
Michel PLATINNI, 41
(72 sél., de 19976 à 1987)
Gerrd MÜLLER, 68
(62 sél., dee 1966 à 1974)
Raymond DOM
M ENECH,
MENECH
Jürgenn KLINSMANN,
Le sélectionneur
53 ans,
41 ans,
en place depuuis
uis juillet 2004.
en place depuuiss juillet 2004.
Son bilan : 16 matches, 8 victoires, 8 nuls,
Son bilan : 21 matches, 12 victtoires, 5 nuls,
24 buts marqqués, 7 buts encaissés.
4 défaites, 50 buts marqués, 30 bbuuts encaissés.
Stats sur les sélectionnés
28 ans et 5 mois
1,81 m
77,5 kg
33
10 sur 22
25 ans et 7 mois
1,85 m
79 kg
27
2 sur 20
Moyenne d’âge
Moyenne de taille
Moyenne de poids
Moyenne de sélections
Joueurs évoluant à l’étranger
Les face-à-face
Victoires
françaises
Matches
nuls
Victoires
allemandes
10
5
7
38 buts français, 39 buts allemands
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Quatre victoires, série en cours
Bleu
Rouge
Le 15 novembre 2003 : Allemagne - France, 0-3.
Le 27 février 2001 : France - Allemagne, 1-0.
Le 1er juin 1996 : Allemagne - France, 0-1.
Le 28 février 1990 : France - RFA, 2-1.
Le 12 août 1987 : RFA - France, 2-1.
Le 25 juin 1986 : RFA - France, 2-0, à Guadalajara (MEX) (CM).
Le 18 avril 1984 : France - RFA, 1-0.
Le 8 juillet 1982 : RFA - France, 3-3, 5-4 aux t.a.b., à Séville (ESP) (CM).
Le 19 novembre 1980 : RFA - France, 4-1.
Le 23 février 1977 : France - RFA, 1-0.
Bilan de la France : 6 victoires, 1 nul, 3 défaites, 14 buts marqués, 12 buts encaissés.
Bilan général de la France : 22 matches, 10 victoires, 5 nuls, 7 défaites, 38 buts marqués,
39 buts encaissés.
Qualif. CM : qualifications pour la Coupe du monde ; CM : phase finale de la Coupe du monde ;
CC : Coupe des Confédérations.
Jaune
Bleu
Jaune
LES DIX DERNIÈRES CONFRONTATIONS
Noir
Noir
EPUIS la rencontre disputée le mercredi 8 juillet
1982, un match international opposant
footballeurs français et allemands n’est plus un
match comme les autres. Ce soir nous sera offerte
une huitième édition de ce classique et pour la
huitième fois en vingt-trois ans nous voilà à nouveau
face à un fantôme, celui de notre propre souvenir.
Car cette demi-finale de Coupe du monde perdue
(3-3 a.p. ; 4 tirs au but à 3) au stade Sanchez-Pizjuan
de Séville par Michel Platini et ses camarades face à
des joueurs qui ne représentaient encore, à l’époque,
que la République fédérale d’Allemagne, n’a jamais
été évacuée de la mémoire collective. Le plus
étrange, dans cette affaire, c’est que l’autre
demi-finale mondiale, à nouveau perdue (0-2) face
aux Allemands quatre années plus tard au Mexique,
a été passée, elle, par pertes et profits.
Quoi qu’il ait pu arriver depuis le drame sévillan, un
France-Allemagne renvoie immédiatement deux ou
trois générations de Français à ce pénible épisode,
autant dire à Azincourt, Trafalgar et Waterloo réunis.
Alain Giresse, qui fut un des Bleus de 1982, ne dit
pas autre chose : « L’oubli n’est jamais venu. Je
m’aperçois que, malgré le temps, c’est impossible
et plus de vingt ans après c’est toujours là,
tout chaud. »
Si la France n’a pas oublié Séville, les joueurs qui ont
eu à porter le maillot bleu depuis quinze ans ne
semblent pas avoir été surchargés, eux, par le poids
de l’histoire. En quatre rendez-vous, certes amicaux,
ils se sont imposés quatre fois dont la dernière,
il y a deux ans, par un 3-0 signé à Gelsenkirchen.
On ne voit donc pas pourquoi cette récente bonne
habitude se perdrait, d’autant que cette rencontre,
beaucoup plus en tout cas que celle remportée (3-2),
mercredi, à Fort-de-France, face au Costa Rica, aura
déjà un petit parfum de phase finale de Coupe du
monde, laquelle débute dans moins de sept mois, en
Allemagne, justement.
Voilà bien une occasion, pour les Bleus, de prendre
leurs marques. Et surtout, de prendre date.
France, on n’a pas le droit à l’erreur.
– Quels sont vos souvenirs de
Gelsenkirchen ?
– C’était génial, un grand souvenir.
Le résultat et le stade étaient exceptionnels. Il y avait l’ambiance des gros
matches. J’avais eu pas mal de boulot.
Ma titularisation avait encore étonné
les gens. Nous avions été d’une grande
efficacité offensive. On avait fini sous
les applaudissements des Allemands.
– Que redoutez-vous de cette
équipe allemande ?
– Leur secteur offensif et leur force de
frappe importante. Kuranyi et Klose, ce
sont deux grands gabarits qui coupent
bien les trajectoires. Mais je m’attends
surtout à une grosse ambiance. Après
le succès en Martinique, il y a une
grosse attente des gens. Et tous les
joueurs jouent leur place pour la Coupe
du monde. »
3
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FRANCE - ALLEMAGNE
C’est déjà l’Allemagne
Au-delà du match amical de ce soir, c’est la phase finale de la prochaine Coupe du monde qui se dessine.
Domenech
n’a rien lâché
Le sélectionneur n’a, pour une fois, pas fait de mise
en place, hier, et ne devrait donner son équipe
qu’avant le match.
DOMENECH N’AIME PAS la monotonie. Un rien
provocateur, un rien innovateur, le sélectionneur
aime bien surprendre. C’est ce qu’il a fait, hier soir,
en ne procédant pas à la traditionnelle mise en place
tactique. Comme les Bleus venaient de jouer deux
jours auparavant, la séance d’une heure trente a plus
ressemblé à un décrassage de lendemain de match
qu’à un entraînement de veille de match. L’essentiel
de ce travail débuté à 18 h 10 a en effet consisté à un
long échauffement, un toro réalisé par trois groupes,
une séance de jonglages à deux et des frappes
devant la cage dans laquelle Barthez ne se trouvait
pas.
Étant entendu qu’il ne prendra place sur le banc que
comme troisième gardien, – Landreau sera la doublure de Coupet comme il a été celle de Barthez en
Martinique –, le Marseillais a préféré ménager son
coude droit blessé.
Les Bleus, déjà privés de Abidal, se comptaient ainsi
à vingt-et-un sur la pelouse du stade Pibarot de Clairefontaine. Toute l’attention était fixée sur Vieira.
Souffrant d’une pubalgie, le capitaine des Bleus, en
En direct sur TF 1
Arbitre :
M. Bennett (ANG)
France
(maillot bleu, short blanc, bas rouges)
Entraîneur :
Raymond Domenech
23
Coupet
(Lyon, 32 ans/17 sélections)
19
(Bayern Munich, ALL,
28/33)
(Juventus Turin,
ITA, 33/109)
4
22
2
5
Boumsong
Gallas
(Newcastle, ANG,
25/16)
(Chelsea, ANG,
28/36)
15 ou 5
Thuram Gallas
Sagnol
ou 17
Jurietti
6
8
ou
Vieira (cap.) Dhorasoo
Makelele
(Juventus Turin, (Paris-SG,
ITA, 29/83)
32/13)
(Chelsea, ANG,
32/39)
Govou
20
(Lyon, 26/19)
14
9
Trezeguet
D. Cissé
(Liverpool, ANG,
24/26)
20
11
Podolski
Klose
(FC Cologne, 20/19)
13
Deisler
8
(Bayern Munich, 21/22)
(Bayern Munich, 25/34)
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Frings
(Werder Brême,
28/47)
24
5
M. Jansen
Huth
(Mönchengladbach, (Chelsea, ANG, 21/13)
20/3)
ou 3
Friedrich
29
3
Mertesacker
Friedrich
(Hanovre, 21/17) (Hertha Berlin, 26/31)
9
Lehmann
(Arsenal, ANG, 36 ans/27 sélections)
Allemagne
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25
(Bayern Munich, 29/60)
Schweinsteiger
(Paris-SG, 27/10)
(Werder Brême, 27/49)
Ballack (cap.)
7
(Bordeaux,
30/1)
Rothen
(Juventus Turin, ITA,
28/59)
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(Werder Brême,
26/10)
Entraîneur :
Jürgen Klinsmann
Remplaçants :
France : 1 Landreau (g., Nantes, 26/3), 16 Barthez (g, Marseille, 34 ans/76 sélections),
21 Givet (Monaco, 24/11), 17 Jurietti (Bordeaux, 30/1) ou 15 Thuram (Juventus Turin, ITA,
33/109), 13 Réveillère (Lyon, 26/4), 18 A. Diarra (Lens, 24/6), 7 F. Malouda (Lyon, 25/8),
8 Dhorasoo (Paris-SG, 32/13) ou 4 Vieira (Juventus Turin, ITA, 29/83), 24 Anelka
(Fenerbahçe, TUR, 26/29), 12 Henry (Arsenal, ANG, 28/74), 11 Wiltord (Lyon, 31/76).
Allemagne : 23 Hildebrand (g., VfB Stuttgart, 26 ans/3 sélections), 25 Owomoyela
(Werder Brême, 26/10) ou 5 Huth (Chelsea, ANG, 21/13), 27 Sinkiewicz (FC Cologne, 20/3),
18 Borowski (Werder Brême, 25/14), 15 F. Ernst (Schalke 04, 26/23), 6 Hitzlsperger
(VfB Stuttgart, 23/13), 19 Schneider (Leverkusen, 31/58), 22 Kuranyi (Schalke 04, 23/34),
30 Neuville (Mönchengladbach, 32/51).
l’absence de Zidane, demeure incertain. Cela pourrait expliquer pourquoi Domenech a zappé le travail
tactique et choisi de ne pas donner son équipe,
comme il en a parfois l’habitude. Son onze de départ
dépendra de Vieira (voir page 4).
Des Turinois
ménagés ?
Au regard de son mal, qui nécessite le plus possible
de repos, et des bonnes relations à entretenir avec la
Juventus, qui possède quatre joueurs clés des Bleus,
les chances ne sont pas très élevées de voir Vieira
jouer ce match amical.
S’il n’est officiellement tenu par aucun accord avec
Capello, Domenech pourrait être tenté de ne pas
faire jouer plus d’un match aux Turinois. Sur la base
de cette hypothèse, Thuram pourrait également être
ménagé, comme d’autres titulaires revenus fatigués
de Martinique (seize heures d’avion et cinq heures
de décalage horaire en moins de trois jours). Gallas
passerait alors dans l’axe (aux côtés de Boumsong),
permettant à Jurietti d’occuper le poste de latéral
gauche, dont il est le seul spécialiste en l’absence de
Abidal.
L’opposition de ce soir et le peu de matches de préparation à la Coupe du monde pourraient toutefois
forcer le sélectionneur à bâtir la meilleure équipe
possible. « J’ai deux options, résume Domenech. Je
peux voir comment les joueurs se comportent et réagissent quand ils se retrouvent en difficultés ou procéder à plusieurs changements. »
En balance entre ces deux politiques, Coupet, Gallas, Makelele, Sagnol et Trezeguet, qui a profité de
sa semaine à Clairefontaine pour soigner sa sciatique, sont les seuls donnés partant à coup sûr. Les
autres, Cissé, Govou, Réveillère, Rothen…, pourraient surgir d’un banc qui a donné entière satisfaction contre le Costa Rica (3-2). Étant donné qu’il s’est
mis d’accord avec Klinsmann pour pouvoir effectuer
six changements (au maximum) ce soir, Domenech
devrait de toute façon procéder à une large revue
d’effectif pour clore cette année 2005.
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BERNARD LIONS
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
VINCENT DULUC
21 : 00
À Saint-Denis, Stade de France
Bleu
La force de Raymond Domenech est
de renouveler le genre à force de
contre-pieds, ceux-là mêmes qu’il
verbalisait du temps de sa carrière à
moustaches. Entre le retour d’Anelka, l’hommage aux Antilles, la
bataille contre les clubs et la promesse non tenue d’une décision sur
les gardiens, le sélectionneur est parvenu à faire d’un France-Costa Rica
(3-2) un événement majeur de
l’automne.
Mais pour un France-Allemagne, il
n’est pas nécessaire qu’il se surpasse : l’affiche fait le travail toute
seule. Engagée dans deux années de
rencontres amicales dont les Bleus
n’ont sans doute pas oublié la difficulté, ni l’ennui, parfois, l’Allemagne
de Klinsmann est très poussive
depuis la rentrée, avec deux défaites
en Slovaquie (0-2) et en Turquie
(1-2), alors qu’elle avait marqué les
esprits par son jeu offensif pendant
sa Coupe des confédérations à domicile (15 buts en cinq matches).
Après avoir assisté à la victoire des Bleus, mercredi, face au Costa Rica (3-2), Claude Makelele devrait retrouver sa place pour tenter de battre une nouvelle fois
les Allemands de Michael Ballack deux ans après la belle victoire de Gelsenkirchen (3-0).
(Photo Bruno Fablet)
Jaune
Rouge
Jaune
Quelle pelouse
au Stade de France ?
Un œil sur Coupet
Le danger, pourtant, semble ailleurs.
L’équipe de France, qui reste sur
quatre victoires d’affilée sur l’Allemagne depuis plus de quinze ans, et
notamment l’incroyable triomphe de
novembre 2003 à Gelsenkirchen
(3-0), dernier sommet commun du
duo Henry-Trezeguet, n’a plus que
deux matches à livrer avant la liste
des 23. Or, à cet instant de la saison,
enfin libérée par une qualification
qui a pesé sans cesse sur sa vie, elle a
absolument besoin d’avancer dans
ses recherches et dans sa confiance.
L’enchaînement d’un si long voyage
et deux rencontres en trois jours, un
espacement plus court qu’en Coupe
du monde (quatre ou cinq jours entre
chaque match), ainsi que la présomption de négociations avec certains internationaux et certains clubs
fournisseurs, vont peser sur la composition de l’équipe. Vieira semble
désireux de ménager ses adducteurs, Henry aussi. Ces changements
s’accordent à l’air du temps et à
l’automne : au-delà de la recherche
d’une équipe idéale, il faut balayer le
champ des possibles dans la perspective de la construction de la liste
des 23.
Ce soir, il faudra également aller plus
loin dans la gestion du dossier de
l’arrière gauche. La grave blessure
d’Abidal, cruel bégaiement de l’histoire de cette saison noire pour le
Lyonnais, peut ramener Gallas à
gauche ou promouvoir, l’espace
d’une soirée, le Bordelais Jurietti.
Mais on comparera aussi, forcément, ce que fera Coupet ce soir à ce
qu’a fait Barthez mercredi. Et si
jamais Trezeguet et Cissé font
équipe cette fois, on évaluera leur
soirée à celle vécue par Henry et
Anelka, mercredi. Parce que ce soir,
à 23 heures, il ne restera plus qu’un
match amical aux Bleus avant le
mois de mai. La saison internationale sera presque finie. Il ne restera
que la Coupe du monde, qui occupe
déjà tout l’horizon.
Noir
Bleu
Noir
CE SOIR s’achève la seule semaine
que l’équipe de France passera
ensemble avant de se retrouver à 23,
et pas tout à fait les mêmes, à la fin
du mois de mai. Nous en serons tous,
alors, à compter les jours. Ce soir,
l’équipe de France, soustraite aux
barrages du jour par le but de Thierry
Henry à Dublin (1-0) et par quelques
bénédictions de passage – du retour
des anciens à la logique des matches
nuls dont n’aura su sortir aucun de
ses adversaires –, va disputer le
deuxième des trois matches amicaux
inscrits à son calendrier anémique.
La tentation est grande de considérer que ce France-Allemagne sera le
plus significatif des trois. Il est, en
tous les cas, le plus attendu et le plus
symbolique.
Entre le dernier pays européen organisateur et champion du monde, et le
prochain pays européen hôte, déjà
sacré trois fois sur son continent
(1954, 1974, 1990), la Coupe du
monde tisse un pont naturel sur
lequel se hisse ce match amical qui
est, comme toujours entre la France
et l’Allemagne, un peu plus que cela,
quelque chose comme une certaine
idée de la compétition, déjà.
Parce que d’autres grandes histoires
ont été écrites à l’encre bleue,
depuis, les France–Allemagne du
passé s’attachent moins solidement
à nos insomnies et à nos regrets. Plus
de vingt-trois ans après, on sait seulement que le souvenir de Séville ne
nous quittera jamais et que semblable bouleversement des sens
valait la peine d’être vécu, même la
douleur, même la cruauté de cette
nuit andalouse.
Nous passons une vie de passion du
sport à confronter nos souvenirs, et
si la venue de l’Allemagne ressuscite
les dix oppositions qui auront traversé les trente dernières années, c’est
aussi l’approche de la Coupe du
monde, cette longue attente au
rythme des pronostics autour de la
liste des 23, qui dessine ces horizons
connus des années impaires. Tout
cela se ressemble et on ne s’en lasse
pas.
La philosophie de jeu de Klinsmann
est offensive comme l’est le football
allemand en général. La semaine
dernière, après la somptueuse première période de Bayern-Brême
(3-1), on aura rêvé fugitivement
d’une contagion étendue sinon à
l’Europe entière, du moins à notre
Ligue 1 endormie et parcimonieuse.
Il faut donc que l’Allemagne continue à attaquer, à jouer par ces flux et
reflux, et que ce désir de jeu ne lui
renvoie pas au visage le cynisme de
quelques uns de ses adversaires, de
quelques-unes de ses victoires passées, aussi.
Il faudrait aussi que l’herbe du Stade
de France n’entrave pas un tel projet
comme on se prend les pieds dans un
tapis mal posé. Cette pelouse est une
catastrophe et un refrain de chaque
hiver. Elle n’est à la hauteur ni de
l’âme de l’endroit, ni du contrat léonin qui lie la FFF au consortium.
Mais l’obligation s’attachant aux
Bleus, ce soir, sera de dépasser cette
difficulté pour boucler cette semaine
de vie commune par une soirée
comme un espoir. Leur deuxième
période devant le Costa Rica (3-2),
mercredi soir, à Fort-de-France, les a
vu remonter deux buts de retard pour
signer une victoire marquante dans
une saison, a fortiori lorsqu’une
grande phase finale se découpe à
l’horizon. Ils ont fourni beaucoup
d’efforts, ont traversé l’Atlantique
dans la foulée, satisfait aux obligations de la présentation de leur nouveau maillot, vivant un programme
si chargé que l’Allemagne en a pris
ombrage, l’orgueil touché par cette
cavalière manière de se préparer à la
rencontrer.
L’affaire aurait fait plus de bruit
encore si la « Nationalmannschaft »
n’avait aussi peur, ce soir, en SeineSaint-Denis, de laisser son bus au
parking sans surveillance. Il a été
rapporté, ici et là, que Klinsmann a
dû rassurer ses joueurs à l’idée de
cette expédition dans le nord de
Paris et ses nuits brûlantes.
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L’équipe de France, qui
reste sur quatre victoires
face à l’Allemagne depuis
1987, affronte, ce soir, au
Stade de France, le pays
organisateur de la
prochaine Coupe du
monde, dans une
rencontre amicale riche
de symboles. Après leur
joli sursaut face au Costa
Rica (3-2) et un aussi long
voyage depuis la
Martinique, les Bleus
auront-ils les ressources
nécessaires ?
4
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL FRANCE - ALLEMAGNE
Lyon menace la FFF
Éric Abidal sera indisponible plusieurs mois. L’OL envisagerait de porter plainte contre la FFF.
L’OLYMPIQUE LYONNAIS a révélé hier
qu’Éric Abidal, blessé au pied gauche avec
l’équipe de France en Martinique contre le
Costa Rica (3-2), mercredi, sera indisponible « plusieurs mois ». Mais l’OL ne s’est
pas contenté de cette annonce. Le quadruple champion de France l’a assortie
d’une menace envers la Fédération française. Dans un communiqué, l’OL a expliqué qu’il allait être « conduit à prendre les
dispositions adaptées à une situation
pénalisante pour le joueur et préjudiciable
pour le club, qui sera privé pendant plusieurs mois de l’un de ses meilleurs
éléments ». Lyon rappelle qu’il « avait
préalablement alerté la Fédération et les
instances internationales sur les risques
encourus par une initiative très bonne
dans l’esprit (le match en Martinique) mais
impromptue et surtout inopportune
compte tenu du calendrier officiel ».
Le corps médical du club a diagnostiqué
une fracture du cinquième métatarse du
pied gauche et précise que cette « blessure
n’est pas directement liée à celle dont Éric
Abidal avait été victime en juillet », lors
d’un tournoi amical en Corée du Sud, et qui
l’avait contraint à trois mois d’arrêt.
« Cette blessure intervient après les
réserves émises sur les conséquences
éventuelles d’un tel match sur l’intégrité
physique des joueurs, compte tenu de la
fatigue liée à la surcharge du calendrier, au
lointain déplacement et au décalage
horaires mais aussi des conditions de jeu
avec un terrain de toute évidence non
adapté à un tel match international »,
ajoute le communiqué.
Ce commentaire renvoie aux réactions de
Jean-Michel Aulas et Gérard Houllier dès
l’annonce de l’organisation de ce France Costa Rica en Martinique. Le président et
l’entraîneur de l’OL avaient fait part de leur
colère quant à la tenue d’une rencontre en
dehors des dates officielles du calendrier
international et rappelé le programme
chargé de leurs joueurs (six au total en
sélection).
Après Charleroi
et avant Barcelone ?
Reste à savoir quelles seront les « dispositions » qu’évoque le communiqué. L’OL
est probablement tenté de suivre
l’exemple du club de Charleroi, qui a assigné la FIFA devant la justice belge après la
blessure en sélection de son joueur maro-
cain, Abdelmajid Oulmers (*). Un club qui
attaque la FFF devant une juridiction civile
après la blessure d’un de ses joueurs en
sélection, ce serait évidemment une première dans l’histoire du football français.
Au G 14, où l’on prépare une assemblée
générale (lundi, à Milan) qui pourrait très
bien déterminer une position commune,
on ne cache pas que, de la même façon que
l’on s’est constitué partie civile dans
l’affaire Charleroi, on suivra les autres
clubs dans d’éventuelles poursuites judiciaires. L’OL pourra donc bénéficier de
l’appui de l’association des dix-huit clubs
européens les plus riches. « Quand on
marche sur la tête des gens, il faut
s’attendre à ce qu’ils réagissent », dit-on
au G 14.
Le mois dernier, dans nos colonnes, Thomas Kurth, le directeur général du G 14,
avait clairement évoqué les enjeux de la
croisade qu’il mène pour l’indemnisation
des clubs par les fédérations : « Le cas
Charleroi, c’est le cas Bosman. Cette
action doit être un exemple qui démontre
les lacunes des règlements en place. Avec
Bosman, c’était le système des transferts ;
avec Charleroi, c’est celui de la mise à dis-
« J’ai hâte d’y être »
Comment jouer
sans Zidane
Depuis la nomination de Raymond Domenech, David Trezeguet brille par son absence en
équipe de France. Blessé successivement à une épaule, à une
cheville, puis au dos, suspendu
après son expulsion contre Israël
(1-1, le 30 mars 2005), le buteur
de la Juve a manqué les rendezvous majeurs des Bleus. Autant
dire que, pour lui, défier l’Allemagne pour la dernière sortie
des Bleus en 2005 revêt une
grande importance.
plus. Après, leurs qualités sont indiscutables. Depuis l’Irlande, on sait qu’on
peut gagner n’importe où.
– Selon vous, ce fameux match
référence aurait-il pu exister
sans eux ?
– Je pense que nous étions dans la
bonne direction. Il ne faut pas oublier
qu’il a fallu digérer un nombre
incroyable de départs. On s’est retrouvés avec des mecs qui avaient de la
qualité mais, surtout, avec un écart
entre ceux qui ont plus de 60 sélections
et ceux qui en comptaient une ou deux.
Moi, je n’oublie pas de remercier Aimé
(Jacquet) : Titi et moi avons intégré
l’équipe petit à petit. En équipe nationale, c’est délicat. Après deux ou trois
matches sans victoire, le doute commence à s’installer. Ce qui m’a le plus
gêné, c’est le match en Israël. On était
plus que bien. On menait, on dominait,
on faisait un match exceptionnel contre
une équipe difficile à jouer, dans une
ambiance particulière. Si je n’avais pas
pris ce carton rouge (55e), ç’aurait pu
être le match déclic.
– Que change le retour d’Anelka
dans le groupe ?
– C’est une très bonne chose, car c’est
un attaquant d’une qualité exceptionnelle, qui peut apporter un plus.
– Cissé, Henry et lui ont marqué
face au Costa Rica (3-2). Cela vous
met-il plus de pression ?
– Non. Déjà, c’est mieux pour le coach
d’avoir le choix. Il ne faut pas oublier
non plus que nous possédons des qualités un peu différentes. Je pense avoir
assez démontré ce que je savais faire en
équipe de France. C’est peut-être une
question d’âge. À vingt-huit ans, tu
réfléchis sans doute d’une autre
manière. À cause de mes blessures, j’ai
été longuement absent. J’ai hâte de
retrouver les Bleus et de bien faire.
Débuter ou non n’est pas un problème.
– Lorsque Zidane est là, Domenech a tendance à n’utiliser
qu’une seule pointe. Cela vous
inquiète ?
– Pour moi, le plus important est d’être
à la disposition de l’équipe. Le coach a
une idée en tête, il faut la respecter.
Comme tous mes coéquipiers, j’ai envie
d’être titulaire. Si le coach décide de
joueur avec un seul attaquant qui va
vite, avec des qualités différentes des
miennes, aucun problème. Je ne suis
pas là pour créer des polémiques.
David TREZEGUET France
28 ans, né le 15 octobre 1977
à Rouen (Seine-Maritime).
1,87 m ; 75 kg.
Attaquant.
Clubs : Platense (ARG, 1993-1995),
Monaco (1995-2000), Juventus Turin
(ITA, depuis juillet 2000).
Palmarès : vainqueur de la Coupe du
monde (1998) ; du Championnat
d’Europe des Nations (2000) ; champion de France (1997, 2000) ; champion d’Italie (2002, 2003, 2005) ;
vainqueur de la Supercoupe d’Italie
(2003).
1er match en D 1 : Monaco - ParisSG (1-0) le 7 février 1996.
1re sélection : France-Espagne
(1-0), le 28 janvier 1998.
59 sélections, 31 buts ; 93 matches,
52 buts en D 1 ; 128 matches, 79 buts
en Serie A ; 59 matches, 33 buts en
Coupe d’Europe (dont 48 m., 29 b. en
C 1). 200 buts inscrits toutes compétitions confondues en pro (hors équipe
de France Espoirs).
JÉRÔME LE FAUCONNIER
Domenech :
« Gallas est exceptionnel »
TF 1 testera ce soir une caméra aérienne encore jamais utilisée lors d’un match de football en France.
40 % des images des matches NFL
(Ligue nationale de football américain), c’est devenu leur plan large,
précise Kauffmann. Samedi (ce soir),
ce sera un test grandeur nature, on
restera modeste. La caméra aura un
rôle important lors de l’entrée des
équipes et au moment des hymnes.
Pendant le match, on l’utilisera surtout sur les ralentis et les phases arrêtées : corners, coups francs… Mais on
ne s’interdit pas de l’expérimenter
dans le jeu, comme sur les contreattaques où on pourra accompagner
l’action. »
Si la caméra peut descendre au niveau
du gazon, la Fédération française a
limité son utilisation à 25 mètres du
sol, pour ce soir, afin d’avoir la garantie qu’elle ne perturbera pas le jeu.
« On passe notre examen d’entrée en
Europe », confie Benoît Dentan, le
directeur commercial de Cablecam
Europe, qui aimerait toucher d’autres
sports, comme le rugby. « Si le résultat est concluant, on l’utilisera pour la
Coupe du monde 2007 », confirme
Charles Villeneuve, le directeur des
sports de TF 1.
– Vous ne connaissez pas la
même efficacité en bleu qu’à la
Juve ces dernières années. Pourquoi ?
– Que ce soit par rapport au système
de jeu ou à mon efficacité, je ne me
pose pas de questions. Parfois, ça
marche, parfois non. J’essaie de donner
le maximum par rapport à ce que je
peux et ce que je sais faire. Si le coach
me demande d’aller à droite, d’aller à
gauche, je peux lui dire sans problème
que je ne peux pas le faire. À la limite, je
préfère laisser ma place plutôt que de
pénaliser l’équipe. Je suis un avantcentre. Chacun a son rôle.
– Avez-vous l’impression que
votre image est brouillée en
équipe de France ?
– Je suis quelqu’un de peu médiatisé.
Je ne me juge pas par rapport aux
autres. C’est ma nature. Je fais mes
matches et, après, je passe à autre
chose. Je ne suis pas quelqu’un qui
aime passer à la télévision ou donner
une opinion sur un mec ou un autre. Je
suis fier de tout ce j’ai réalisé et j’espère
continuer avec la même ligne de
conduite. »
« L’ÉQUIPE DE FRANCE peut-elle être fatiguée après son voyage en Martinique ?
– Je l’espère ! C’est très intéressant de voir comment les joueurs réagissent en état
de fatigue. Dans les moments difficiles, et il y en aura à la Coupe du monde, on voit les
capacités mentales des joueurs. On voit ceux qui craquent, et ceux qui lèvent la tête.
Mais ce voyage était une bonne chose. C’était bien de passer ensemble ces quelques
jours hors du contexte de Clairefontaine, et sans la pression de la qualification.
– Comment accueillez-vous les états d’âmes renouvelés de William Gallas, qui est frustré de jouer à gauche ?
– Il n’a pas dit qu’il en avait marre de jouer à gauche, il a dit qu’il en avait marre d’être
trimbalé partout. Mais Gallas est exceptionnel : c’est le seul joueur du monde capable
de jouer aux quatre postes de la défense en étant capable d’être le meilleur partout. Il
n’y a pas un joueur au monde comme ça. À Chelsea, Mourinho fait à peu près la même
chose que moi. (Ironique.) Mais Mourinho est un grand entraîneur, ce n’est pas
pareil…
– La blessure d’Abidal ouvre à nouveau le dossier de l’arrière gauche.
Quelle est la hiérarchie dans votre tête ?
– À gauche, Gallas. À droite, Gallas. Dans l’axe, Gallas. (Il sourit.) Non, il n’y a pas de
hiérarchie.
– Que représente, pour vous, un match contre l’Allemagne ?
– Beaucoup. Je suis de la génération du Bayern dominateur, de l’Allemagne championne du monde, de Séville. Je ne suis pas sûr que cela ait tout à fait le même parfum
pour les joueurs, aujourd’hui. Et puis, j’ai vécu une dizaine d’années en Alsace quand
le football allemand était dominant. J’y ai appris beaucoup de choses. À Lyon, on
accélérait sur trois mètres à l’entraînement. À Strasbourg, on faisait des courses de 35
mètres.
– Le jeu offensif de l’Allemagne semble presque anachronique,
aujourd’hui…
– On ne va pas se plaindre qu’elle donne à voir autant de buts ! Il faut s’en réjouir, et
lorsque l’on joue contre elle, c’est mieux. Klinsmann a dit qu’il serait content de
gagner son premier match de la Coupe du monde 5-4, et je vous assure que moi
aussi. » – V. D.
Comment fonctionne
PPoints
i dd’’accroche
h
P li
Poulies
M
Moteurs
P li
Poulies
JOCELYN LERMUSIEAUX
PAGE 4
TIRAGE No 61. – On joue sur quatre barrages aller, qualificatifs à la CM 2006
(de 1 à 4) et neuf matches amicaux (de 5 à 13), dont trois ont lieu sur terrain neutre.
Il s’agit d’Argentine-Angleterre (à Genève), Équateur-Pologne (à Barcelone) et
Roumanie - Côte d’Ivoire (au Mans).
FIN DE LA VALIDATION. – Elle est fixée, cet après-midi, à 16 h 45 pour la
formule à 15 et ce soir, à 19 h 15, pour la formule à 7.
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
– Revenons au football. Lors de
vos huit mois sans les Bleus, les
moments les plus délicats n’ontils pas été vos deux matches de
suspension face aux Îles Féroé
(3-0) et Israël (1-1) ?
– Ça m’a fait mal. J’ai surtout espéré
que tout se passe bien pour les Bleus.
En plus, on avait un match capital à disputer en Irlande (1-0). Je suis content et
fier de mes coéquipiers. Il fallait un
match référence, c’est chose faite.
C’était un match au mental. On a
retrouvé un peu les sensations qu’on
avait connues à une époque en équipe
de France. Celles d’une équipe bien
plus solide.
– Les retours de Zidane, Makelele et Thuram vous ont-ils
étonné ?
– Il fallait respecter leur décision mais
aussi oublier tout ce qu’ils avaient donné. Le foot est comme ça. On devait
tourner la page et essayer de nous
retrouver nous-mêmes. On était en difficulté sur tous nos matches. On a longtemps attendu le déclic. Eux avaient
l’ambition et surtout l’envie de se dire
qu’ils pouvaient encore apporter un
Bleu
Rouge
Jaune
CLAIREFONTAINE. – David Trezeguet (ici au centre, aux côtés d’Alou Diarra et de Sylvain Wiltord, de g. à dr.) a manqué les sept derniers
matches de l’équipe de France. Djibril Cissé, Thierry Henry et Nicolas Anelka ont marqué mercredi, face au Costa Rica (3-2). Le tour de l’attaquant de la Juve viendra-t-il ce soir ?
(Photo Pierre Lahalle)
PATRICK VIEIRA RESTE INCERTAIN pour le match de ce soir, victime d’une
pubalgie qu’il aimerait prendre le temps de soigner. « Je prendrai ma décision
après l’entraînement, disait-il hier, si j’ai mal, je ne joue pas, je prendrai moins de
risques que contre Chypre (blessé, il était sorti du terrain après 23 minutes). Même
si je n’ai pas de regret, j’assume de ne pas avoir été bon. Ça va mieux, je récupère,
mais il me faudrait plus d’une semaine. À un moment, il faudra que je prenne mon
mal en patience mais je ne sais pas quand, c’est ça le problème. Je ne suis pas
irresponsable mais l’envie prend trop souvent le dessus. » Il reconnaît que ses
débuts réussis à la Juventus l’ont également « poussé à continuer » car il ne voulait « pas que ça s’arrête sur une blessure. »
Il a par ailleurs répété son admiration pour Nicolas Anelka. « J’ai toujours été un de
ses supporters, c’est un des plus grands attaquants. » Son ancien partenaire à
Arsenal a-t-il suffisamment mûri pour ne pas laisser passer sa dernière chance ?
« Pourquoi parler de dernière chance comme s’il avait fait quelque chose de
grave ? Il a peut-être été un peu loin dans certaines déclarations mais je pense
qu’on a été également trop sévère avec lui à une époque, enfin bon, je ne sais pas
qui a décidé à la Fédération… Je sais qu’il a mûri et qu’il fera également plus
attention. » – R. Te.
BECKENBAUER CRITIQUE LES BLEUS. – Franz Beckenbauer, qui sera présent au Stade de France, ce soir, en tant que consultant de la chaîne allemande
ZDF, est convaincu que l'équipe de France va prendre ce match à la légère : « Je
suis très étonné de voir les Français disputer mercredi, soit trois jours avant de
nous recevoir, un match face au Costa Rica sur un autre continent. J'ai l'impression
qu'ils nous sous-estiment quelque peu. Du coup, c'est sans doute le moment idéal
pour nous de renouer avec le succès face à la France. » – A. Me.
LE PARI D’HENRY. – Jens Lehmann et Thierry Henry, les compères d’Arsenal,
se sont un peu chambrés ces dernières semaines. Un défi a même été lancé,
comme l’a confié le gardien allemand : « Titi m’a dit qu’en cas de penalty, il me
préviendrait, juste avant de tirer, du coin qu’il allait choisir. »
BIERHOFF VA PROLONGER. – Alors que les pourparlers pour prolonger le
contrat de Klinsmann au-delà de la Coupe du monde devraient débuter bientôt,
celui de Oliver Bierhoff, le manager de la sélection, sera sans doute discuté avant.
Il a rencontré Theo Zwanziger, le président de la Fédération. « Ce travail me plaît
énormément, a confié Bierhoff. Il est convenu que nous continuerons à travailler
ensemble. Il ne reste plus qu’à parler des détails. »
Jaune
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Noir
RÉGIS TESTELIN
Vieira, ses douleurs
et Anelka
Le match vu du ciel
LORS DE LA DIFFUSION de FranceAllemagne, TF 1 utilisera une nouvelle caméra aérienne, la Cablecam.
Installée sur deux câbles flexibles
aériens en croisillon, elle se déplacera
au- dessus du terrain grâce à un
énorme système de poulies fixées au
niveau du toit du Stade de France. Si
depuis vingt ans cette caméra a fait
ses preuves aux États-Unis, avec un
imposant catalogue de références
sportives (Super Bowl, All-Star Game
NBA) et cinématographiques (Spiderman, Terminator 3), il s’agit d’une
première en France. « Dans les démos
qu’on a vues, le résultat est spectaculaire, explique Philippe Kauffmann,
directeur de production des sports de
TF 1. L’intérêt de la 3 D, c’est de pouvoir emmener les téléspectateurs
dans le jeu. Avec cette caméra, on
retrouve ce qu’on voit dans les jeux
v i d éo c o m m e P r o E v o l u t i o n
Soccer 5. »
L’engin, dont la vitesse de pointe
avoisine 80 km/h, sera rodé ce soir, en
vue de la finale de la Ligue des champions, le 17 mai, au Stade de France,
pour laquelle TF 1 sera hôte diffuseur.
« Aux États-Unis, la Cablecam fournit
accélérer. » Un peu comme Anelka,
mercredi.
Lorsque Zidane est là, ce sont ses inspirations et ses réflexions qui
influencent la construction des
attaques, plus souvent placées que
directes. Son exceptionnelle conservation du ballon permet au bloc
équipe de se repositionner à sa hauteur et de lui apporter ainsi des solutions et du soutien. « Avec Zidane, le
jeu est plus fluide » , reconnaît Vieira. Quand il est là, le circuit préférentiel est simple : la majorité des ballons passent par lui afin d’enchaîner
des longues séances de possession
et les renversements de jeu dans le
but de trouver l’espace ou le décalage. Quand il n’est pas là, le jeu français est moins structuré, il perd énormément en qualité technique mais il
peut être également plus profond,
plus rapide, voire plus fou.
À condition que les joueurs parviennent à se libérer mentalement de son
absence, ce qui reste le problème
majeur, rencontré de nombreuses
fois, à la Coupe du monde 2002
comme durant les quinze premiers
mois de l’ère Domenech. « Jouer
sans Zidane, c’est l’éternelle question » , conclut Vieira. Comment
pourrait-il en être autrement alors
que le no10 français n’a perdu que six
matches sur 98 sous le maillot de
l’équipe de France…
Noir
POUR LA DEUXIÈME FOIS d’affilée depuis son retour en août,
l’équipe de France va évoluer, ce
soir, sans Zinédine Zidane, ce qui
pourrait conduire une nouvelle fois
Raymond Domenech à renoncer à
son habituel 4-2-3-1 au profit d’un
4-4-2. Il y aurait donc un schéma
avec Zidane, et un autre sans lui.
Dans l’animation défensive, cela ne
change pas grand-chose : en
4-2-3-1, l’équipe de France a l’habitude de défendre avec huit joueurs
de champ, à l’exception de Zidane et
de Henry, dispensés de repli défensif
mais pas de pressing. Cette fois,
dans le 4-4-2, ce sont les deux attaquants – Cissé et Trezeguet ? – qui
en seront exemptés.
Dans l’animation offensive, la donne
sera différente. Si les deux schémas
laissent autant l’occasion aux
joueurs de couloirs de s’exprimer, le
vie dans l’axe est en revanche profondément modifiée, reposant en
l’absence de Zidane sur les deux
milieux défensifs. Cela fut très net,
mercredi contre le Costa Rica (3-2),
où Vikash Dhorasoo s’est comporté
en véritable meneur de jeu. Patrick
Vieira : « Quand Zidane est là, tu as
un numéro dix devant toi après avoir
récupéré le ballon, c’est facile de le
trouver pour aller vite vers l’avant.
Quand il n’est pas là, tu as directement les attaquants devant, mais à
Arsenal, par exemple, il y avait Bergkamp qui décrochait pour animer et
DAVID TREZEGUET se réjouit de son retour en équipe de France après plus de sept mois d’absence.
« POUVEZ-VOUS nous donner des
précisions sur votre problème de
nerf sciatique ?
– Cela date de notre match contre
l’Inter (2-0). Si je pouvais tenir ma place
en Martinique, c’était un peu juste pour
prendre l’avion sur une distance aussi
longue. Avec Raymond Domenech et
les deux staffs médicaux, des Bleus et
de la Juve, nous avons décidé de ne pas
prendre de risque. Donc, depuis mardi,
je m’entraîne avec un membre de la
DTN (Jean Gallice). Mercredi, lorsque
les autres effectuaient le décrassage,
j’ai travaillé un peu sur la vitesse.
– Au-delà de votre retour, que
vous inspire ce match ?
– C’est la dernière sortie des Bleus
avant la trêve. On a donc tous envie de
finir en beauté. Cette rencontre
s’annonce délicate, surtout par rapport
à la fatigue que les autres ont pu accumuler lors du voyage en Martinique.
– Redoutez-vous l’ambiance au
Stade de France à cause du problème des banlieues ?
– Ce match était prévu. Il faut trouver
des solutions pour régler ce problème.
Ce n’est pas la peine de dire, il faut
faire.
– Comprenez-vous le malaise ?
– Oui, même si je suis un cas particulier par rapport à Lilian (Thuram) car je
suis né en France mais j’en suis reparti
pendant dix-sept ans. C’était plus délicat en Argentine. C’est même pire
aujourd’hui. Il y a des gens qui mangent
tous les trois jours, le lundi midi et le
jeudi soir. Ça vole et ça tue. Ici – j’en ai
parlé avec Titi (Henry) et Lilian – quand
on s’appelle Mohamed ou Salif, qu’on
te demande tes papiers et que tu peines
à trouver du travail, c’est quand même
délicat. Mais on peut trouver des solutions.
– Quelles sont-elles, selon
vous ?
– Elles passent par l’éducation. C’est
primordial. Quand on a entre sept et
dix-huit ans, il faut aller à l’école.
Même si c’est dur quand tu vis dans
vingt mètres carrés, tu restes chez toi et
tu vas à l’école, point final. Ma mère me
laissait sortir mais pas après 20 heures
car il y avait école le lendemain.
– Partagez-vous les critiques de
Thuram à l’encontre de Nicolas
Sarkozy ?
– Le ministre a eu des mots trop forts.
Je ne suis pas d’accord avec ce discours
des politiques. On va dans les quartiers
difficiles avant. On ne peut pas donner
une opinion quand on n’y vit pas.
Après, les lois sont là pour être
respectées.
position gratuite des internationaux. »
Lyon ne sera peut-être pas le seul club à
rejoindre Charleroi et le G 14 dans leur
combat. Le FC Barcelone, membre de ce
club très fermé, vient de perdre Van Bommel pour deux mois après que son joueur
néerlandais se fut blessé à l’entraînement
avec les Pays-Bas. L’heure de la révolte des
clubs a peut-être sonné. – R. Po. (avec AFP)
(*) Le club réclame 1 250 000 euros de dommages et intérêts à la FIFA suite à la longue
indisponibilité (221 jours) d’Oulmers après
une blessure lors d’un match avec la sélection marocaine contre le Burkina Faso, en
novembre 2004
5
Bleu
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FOOTBALL FRANCE-ALLEMAGNE
« Miro » y voit plus clair
Mal sur ses arrières
Miroslav Klose, l’attaquant de la Nationalmannschaft, enfile les buts en Bundesliga
(12 en 11 matches). Enfin ambitieux, il rêve de prendre son envol à l’étranger.
COLOGNE –
COLOGNE –
« Montrer qu’on n’est
pas si loin
de Henry, Trezeguet
et Anelka… »
Miroslav Klose (ici face aux Pays-Bas, en août dernier) affiche actuellement une forme éblouissante. Mais c’est
lors de la prochaine Coupe du monde qu’il compte être au sommet de son art.
(Photo Patrick Boutroux)
valeur, ce que confirmera Guy Roux,
son entraîneur à l’AJ Auxerre durant
trois ans (1978-81).
Miroslav, lui, fut un brillant gymnaste
avant de bifurquer vers le football. Il en
avait gardé une habitude. Longtemps,
en effet, il a fêté ses buts par de specta-
JEAN-MARC BUTTERLIN
(*) Trois buts contre l’Arabie Saoudite
(8-0), un face à l’Irlande (1-1) et devant
le Cameroun (2-1).
J.-M. B.
Lehmann s’interroge
Hier, Jens Lehmann, le gardien allemand, a menacé pour la première fois de renoncer à évoluer dans la sélection nationale s’il était le numéro deux pour la Coupe du
monde de football 2006 en Allemagne, derrière Oliver Kahn.
« Mon sentiment actuel me dit que ce serait très, très dur d’être à nouveau sur le
banc des remplaçants pour un grand tournoi », a confié le joueur d’Arsenal. En
atténuant, cependant : « C’est mon sentiment maintenant. Mais dans quelques
mois, ce ne sera peut-être plus valable. Il se peut que le match contre la France soit
mon match d’adieu. C’est ce que je me dis avant chaque match. » Rappelons que
Jürgen Klinsmann, le sélectionneur, ne tranchera pas avant le mois de mai malgré
la pression dont il est l’objet en Allemagne.
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SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
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Jaune
Rouge
en Allemagne, à Blaubach-Diedelkopf,
dans le Palatinat. On ne voit pas, alors,
comment il pourrait échapper à une
carrière de sportif. Barbara, sa maman,
a porté 82 fois le maillot de l’équipe
nationale polonaise de handball.
Josef, son père, fut un ailier droit de
Lors de la dernière Coupe des Confédérations, le sélectionneur se résigna même à
faire reculer ses milieux. On a vu Frings à
droite, Schneider à droite et à gauche,
Schweinsteiger, qui pige au Bayern à ce
poste en attendant les retours de Lizarazu et Lahm, à gauche également.Invariablement, les lacunes ont sauté aux yeux.
Klinsmann refuse pourtant de s’inquiéter : « Depuis que je suis arrivé, la reconstruction de la défense est un des grands
chantiers. On m’avait dit que la relève
n’existait pas. Petit à petit, il me semble
pourtant que les jeunes commencent à
faire leur trou. »
L’un d’entre eux, au moins, s’est imposé :
Per Mertesacker, l’arrière central de
Hanovre, que Klinsmann a lancé. À vingt
Bleu
On doit toujours se dire qu’on peut
mieux faire. Je me le répète tous les
jours. C’est comme ça que j’ai été
éduqué. »
Miroslav Klose a connu une enfance
modeste, en Pologne, où il est né. Il a
neuf ans quand ses parents émigrent
Mertesacker,
patron à 21 ans
Jaune
Jaune
Rouge
l’histoire du club (5,5 millions d’euros),
il franchit un cap, finit par chiper la
place à Ailton, la star brésilienne, et
boucle la saison, plus riche de quinze
buts : « Je n’étais pas certain de
m’imposer dans un grand club de la
Bundesliga. Mais j’ai travaillé pour ça.
La chose peut arriver. Klose est dans
une forme éblouissante. Ceux qui l’ont
vu prendre de vitesse Lucio et Ismaël
lors de Bayern-Brême (3-1), samedi
dernier, n’en sont pas revenus. Il a aussi ouvert le score, après 37 secondes,
d’une tête superbe. Est-il au meilleur
de lui-même ? « Je ne crois pas. » Il se
répète : « Il y a toujours moyen de faire
mieux. Ce qui m’intéresse, c’est de garder cette forme, déjà. Et surtout d’être
dans les mêmes dispositions lors de la
Coupe du monde. »
Au Werder, on le couvre de compliments. Thomas Schaaf, son entraîneur : « Il est très fort, c’est un joueur
complet. » Ses coéquipiers : « Sa
vitesse est énorme. » (Klasnic) ;
« J’aimerais avoir sa capacité de
concentration. » (Valdez).
À Brême, « Miro » est revenu sur terre,
d’une certaine manière. Cette saison,
« Air Klose » n’a marqué que deux fois
de la tête, les dix autres fois du pied
droit. Il sourit : « J’ai toujours été plus
habile avec les pieds. »
Contre la France, un projet commun
peut prendre forme : « Avec Kevin
(Kuranyi) et Lukas (Podolski), on a
envie de montrer qu’on n’est pas si loin
que ça de Henry, Trezeguet ou Anelka,
qui font partie du top mondial. » Le
seul regret sera de ne pas croiser Johan
Micoud, son coéquipier au Werder :
« En l’absence de Zidane, je pensais
qu’il serait sélectionné. À mon avis,
Johan est même plus fort que Zizou
dans la dernière passe, celle qui tue. »
Enfin, les défenseurs français n’auront
pas besoin de réviser leur allemand si
Klose et Podolski sont alignés
ensemble. Nés en Pologne tous les
deux, c’est en polonais qu’ils se parlent
sur le terrain.
JUSQU’À SA VICTOIRE face à la Chine
(1-0), le 12 octobre dernier à Hambourg,
l’équipe d’Allemagne avait pris au moins
deux buts lors des sept rencontres précédentes (seize au total). D’où une statistique rare : depuis la dernière guerre,
jamais elle n’avait atteint, sur une série
identique, la moyenne de 2,29 buts
encaissés par match. Un constat douloureux pour une sélection qui a, en partie,
bâti son destin sur la rigueur et la valeur
de ses défenseurs. C’est forcément devenu un débat sensible quand Jürgen Klinsmann admet lui-même que « les
matches se gagnent devant et que les
grandes compétitions se gagnent derrière ».
À sept mois du coup d’envoi de la Coupe
du Monde, sur ses terres, la Nationalmannschaft n’a toujours pas trouvé la
bonne formule, aussi bien dans la constitution de son quatuor de base que dans
l’animation générale, celle du milieu de
terrain en particulier. Ce n’est pourtant
pas faute d’avoir essayé. Au fil des vingt
et une parties qu’il a dirigées, Klinsmann
a utilisé quinze joueurs différents en
défense. Les expériences ont été nombreuses et variées. Seul le système ne
bouge pas : une défense à quatre, à plat.
et un ans tout juste et malgré ses dix-sept
sélections, il est déjà considéré comme le
patron. Mais, autour de lui, que de mouvements. Wörns, Linke, Sinkiewicz, Friedrich, Huth et Metzelder ont fait la paire
avec lui, une fois au minimum. Le dernier
nommé est, à l’évidence, celui qui donne
le plus d’espoir. Le joueur de Dortmund
(24 ans) avait éclaté lors de la Coupe du
monde 2002, en Asie. Opéré des ligaments croisés du genou, il a mis deux ans
et demi à se remettre. Son retour, contre
la Chine, et son association avec Mertesacker ont curieusement coïncidé avec
une solidité retrouvée. Pour une fois,
l’Allemagne n’a pas encaissé de but.
L’absence de Metzelder (douleurs dorsales) est donc préjudiciable. Selon toute
probabilité, Robert Huth (21 ans) débutera la rencontre. Mais son cas n’est pas
simple non plus puisqu’il n’est pratiquement jamais aligné à Chelsea (trois fois
cette saison). « Il sera difficile de
l’emmener à la Coupe du monde, s’il ne
joue pas en club », a prévenu Klinsmann.
Wörns, qui n’a pas été retenu, peut, lui,
commencer à s’inquiéter même si le
sélectionneur l’a rassuré au téléphone. À
trente-trois ans, son manque de vitesse
ne le condamne-t-il pas définitivement ?
Désormais, une défense Friedrich-Metzelder-Mertesacker-Lahm occupe les
rêves de Klinsmann. Le retour de Lahm,
qui va bientôt rejouer au Bayern, est en
effet la meilleure nouvelle du moment.
Ensuite, il faudra bien trouver le
numéro 6 qui convient le mieux au
losange du milieu, puisque c’est le schéma préférentiel de l’équipe allemande.
S’il y avait un Makelele ou un Vieira, ce
seraitplus simple. Frings, Kehl, Hitzlsperger, Ernst, parfois même Ballack, s’y sont
collés sans grande fortune. Pas étonnant, finalement, que Klinsmann, tout
sourire, s’en sorte pas une pirouette :
« On a encore du temps. Mais n’est-ce
pas plus agréable de voir son équipe
gagner 4-3 que 1-0 ? Le public allemand
attend aussi de nous que nous fassions le
spectacle. » Quand il entend ça, Oliver
Kahn n’a aucun mal à cacher sa joie.
Noir
Bleu
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ON AVAIT EN MÉMOIRE un jeune
homme timide, parlant d’une voix
presque éteinte. C’était au Japon, en
juin 2002. Miroslav Klose venait de
fêter ses vingt-quatre ans quelques
jours plus tôt, le neuf du mois, à l’aube
d’une Coupe du monde qui allait le
révéler. Il était enfoui dans un fauteuil
trop grand pour lui dans cet hôtel
immense, à Myazaki, au bord de
l’océan. Tout semblait le submerger, à
commencer par la vague médiatique
qui s’approchait. En trois matches,
Klose avait marqué cinq fois (*), cinq
fois de la tête, recevant le surnom, pas
volé, de « Air Klose ». Il osait alors de
petites phrases de ce genre : « Je suis
un apprenti qui a encore beaucoup de
choses à assimiler. Je ne vais pas me
mettre à jouer au petit chef sous prétexte que j’ai marqué quelques buts en
sélection. » Après quoi, il fallait le retenir pour qu’il ne parte pas en courant.
Plus de trois ans plus tard, « Miro »
résiste désormais à une grosse demiheure d’entretien. Il a opté pour la
chaise, prend son temps pour
répondre, ses yeux dans les vôtres.
L’apprenti, de toute évidence, a réussi
ses diplômes. Il ne s’est pas départi de
sa modestie, mais regarde désormais
l’avenir avec un autre appétit, comme
s’il y voyait plus clair. Il dessine de nouveaux horizons : « Oui, j’aimerais bien
maintenant, car le moment arrive,
découvrir autre chose. Je suis tenté par
l’étranger. L’Italie, l’Espagne, l’Angleterre, ça m’est égal. Je rêve d’un très
grand club, de faire un pas de plus. »
Jusque-là, c’est vrai, Klose a pris son
temps. S’il est, à cette heure, le meilleur buteur de la Bundesliga, auteur,
avec le Werder Brême, de douze buts
au fil des onze rencontres auxquelles il
a participé, il n’a pas brûlé les étapes. À
vingt ans, il est encore amateur à Hombourg et ne rejoint Kaiserslautern
qu’en 1999. C’est là qu’il finit par
éclater quand Andreas Brehme, son
entraîneur, le fait passer du milieu à
l’attaque. Rudi Völler se laisse séduire
et lui offre sa première sélection, le
24 mars 2001, face à l’Albanie. La
Coupe du monde en Asie le mettra en
lumière. Il décide pourtant de rester
deux saisons de plus à Kaiserslautern.
Une de trop peut-être. Klose :
« J’aurais sans doute dû partir un peu
plus tôt. » En signant au Werder, où
son transfert est le plus important de
de notre envoyé spécial
culaires pirouettes. Depuis que les
médecins lui ont conseillé de se calmer, il garde ses cabrioles pour les
grandes occasions. Un but au Stade de
France en serait-elle une ? « Je ne sais
pas. Laissez-vous surprendre. »
de notre envoyé spécial
La défense allemande n’a jamais été aussi
perméable. Mais le sélectionneur, Jürgen Klinsmann,
refuse de s’inquiéter.
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FOOTBALL COUPE DU MONDE 2006 (barrages aller)
Pression sur l’Espagne
Dans les barrages européens, les Espagnols doivent écarter la Slovaquie. Les Tchèques et les Turcs tremblent aussi.
L’HEURE EST aux nouveaux maillots.
À quelques mois de la Coupe du
monde, l’Espagne ne déroge pas à la
tradition. Mais si elle veut l’arborer en
Allemagne, au mois de juin prochain,
elle devra d’abord songer à le mouiller.
Dès aujourd’hui, lors du barrage aller
qui va l’opposer à la Slovaquie.
Elle l’aborde avec un statut de favori,
légitime pour une équipe habituée des
phases finales. Derrière l’Allemagne et
l’Italie, les formations européennes
ayant disputé le plus de Coupes du
monde (quinze participations chacune), l’Espagne, présente sans discontinuer depuis 1978, en est à onze,
comme la France, l’Angleterre et la
Belgique. Invaincue lors de ces éliminatoires (cinq victoires, cinq nuls), la
sélection ibérique n’a pourtant terminé que 2e de son groupe, deux points
derrière la Serbie-Monténégro, qu’elle
n’est pas parvenue à battre.
La faute à des problèmes de finition,
qui n’atténuent pas la confiance des
joueurs. « Nous devons faire preuve de
patience et il sera très important de ne
pas encaisser de but, explique Xavi, le
milieu du Barça. Le groupe est en
confiance. L’équipe est prête à démontrer qu’elle est meilleure que la Slovaquie et qu’elle mérite d’être en Allemagne. »
ceux qui ne savent rien de la Slovaquie
se souviennent de nous », a annoncé
l’entraîneur.
La République tchèque, l’autre entité
de l’ancienne Tchécoslovaquie (divi-
sée le 1er janvier 1993 après huit Mondiaux), court, elle aussi, derrière sa
première participation à un tel événement. Mais avec davantage de
chances d’y parvenir. Quatrième au
classement FIFA, elle affronte la Norvège avec le retour de son stratège,
Pavel Nedved.
Le milieu de la Juventus avait mis un
terme à sa carrière internationale à
l’issue de l’Euro 2004. Seize mois plus
tard, il revient « pour avoir la
conscience tranquille », uniquement
pour ces deux matches, a-t-il annoncé.
« On peut parler de favoris dans des
longues compétitions mais, en barrages, c’est une autre affaire, a déclaré
Karel Brückner, le sélectionneur. Une
petite faute peut tout faire basculer, ce
sera la roulette russe. »
Pour régler
leurs soucis
de finition,
les Espagnols
compteront
sur Fernando
Torres. Lors
de la victoire
en Belgique
(2-0), le jeune
attaquant,
qui marque
en prenant ici
le meilleur
sur Daniel
Van Buyten,
avait inscrit
les deux buts
en l’espace
de quatre
minutes.
(Photo Yves
Herman/Reuters)
Première
pour les Tchèques ?
L’adversaire des Ibériques ne doute
pas de cette supériorité, déjà ravi
d’avoir chipé la deuxième place de son
groupe à la Russie, à la différence de
buts. « Ces deux rencontres sont les
plus importantes de la carrière de mes
joueurs », a ainsi affirmé Dusan Galis,
le sélectionneur slovaque. Il pourra
s’appuyer sur quelques individualités
comme Vittek (six réalisations lors des
éliminatoires) et le gardien Contofalski
(sept buts encaissés en onze sélections), ainsi que sur une confiance gonflée par un succès sur l’Allemagne (2-0,
le 3 septembre), en amical, à Bratislava. « Nous allons tout faire pour que
D’autant que les conditions climatiques sur Oslo ont rendu la pelouse du
stade Ulleval extrêmement boueuse.
« Pour pouvoir pratiquer notre jeu, il
nous faut un bon terrain », s’est plaint
le capitaine Galasek. Cette contrariété
pourrait donc profiter aux Norvégiens
dont le sélectionneur, Age Hareide, a
fixé la priorité : « Le plus important est
d’empêcher les Tchèques de marquer. » Ce qu’ils ont réussi à
35 reprises en douze rencontres. Les
Scandinaves, en revanche, peinent à
se livrer à domicile et se félicitent de la
rentrée de John Carew, élu joueur de
l’année au pays.
Le troisième barrage de la zone
Europe, entre la Suisse et la Turquie,
apparaît davantage équilibré. Car il
s’en est fallu de très peu pour que les
Helvètes ne passent devant la France,
lors de l’ultime rencontre des qualifications, qu’ils ont terminées invaincus.
« Ceux qui connaissent mon équipe
savent que nous ne sommes pas du
genre à chercher le 0-0 », a prévenu le
sélectionneur suisse, Köbi Kuhn.
Son homologue est déjà très heureux
de disposer d’une chance supplémentaire de participer à la Coupe du
monde, une compétition dont la Turquie avait fini 3e en 2002. En effet,
Fatih Terim a été rappelé en juin pour
succéder à Ersun Yanal. Déjà à la tête
de la sélection de 1993 à l’Euro 96, puis
vainqueur de la Coupe de l’UEFA 2000
avec Galatasaray, l’entraîneur a
redressé une situation compromise en
obtenant sept points sur neuf et la deuxième place de son groupe devant le
Danemark.
« Les gens nous voyaient éliminés
alors que j’y croyais », révèle le sauveur, qui s’est engagé pour cinq ans
« dans une période de reconstruction ». Ce qui n’empêche pas ses
joueurs de rêver d’Allemagne, dont la
forte communauté turque constituerait un soutien considérable. Ainsi, Selçuk Sahin affirme : « Si Dieu le veut,
nous serons champions du monde ! »
FRANCK LE DORZE
NORVÈGE - RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
SUISSE - TURQUIE
ESPAGNE - SLOVAQUIE
Le retour de Nedved
La Turquie amoindrie
Sans Joaquin
LA BLESSURE de Koller, l’attaquant du Borussia Dortmund, passerait presque
inaperçue. Ce forfait est en effet largement atténué par le retour de Nedved en
équipe nationale. Néanmoins, Karel Brückner, le sélectionneur, devra aussi composer sans son autre géant, Vratislav Lokvenc, ainsi qu’avec six joueurs suspendus
au prochain avertissement (Galasek, Baros, Rosicky, Rozehnal, Ujfalusi et Heinz).
Les Norvégiens, eux, se présenteront avec un onze type, sachant que seul le milieu
Enerly est forfait en raison d’une récente et terrible fracture aux cervicales. Le
Lyonnais John Carew effectue son retour après deux matches d’absence. – F. L. D.
FATIH TERIM n’a pas eu beaucoup le choix pour composer son équipe. Aux blessures de Hasan Sas (douleurs aux reins, donc très incertain), Bastürk (genou), Akin
(genou) et Seyhan, se sont ajoutées pour ce match aller les suspensions de B. Emre
et de Hamit Altintop. Le sélectionneur a fait appel au vétéran Hakan Sükür et à
Halil Altintop, alignés devant.
Les Suisses ont moins de problèmes, même si Wicky est suspendu et le capitaine
Vogel (inflammation à un tendon d’Achille) douteux, tout comme l’attaquant
Vonlanthen (élongation à une cuisse). Le premier tiendra sa place, le second sera
suppléé par Streller. – J. Du.
CE FUT la surprise de la sélection dévoilée par Luis Aragones. L’entraîneur espagnol n’a pas retenu le milieu Joaquin, en raison de sa forme du moment : « Il y a
d’autres joueurs qui sont meilleurs. » Mais il a affirmé compter sur lui pour un
Mondial tant espéré, et cette absence n’a pas provoqué de vagues. Il devrait aligner un 4-4-2, privilégiant les joueurs de couloir.
Côté slovaque, Dusan Galis doit se passer de son attaquant vedette, Mintal. Le
meilleur buteur (24 réalisations) du dernier Championnat allemand, avec Nuremberg, a été victime d’une fracture au pied gauche en septembre. En revanche, le
milieu et capitaine Karhan, remis de douleurs à l’aine, sera bien présent. – F.He.
LES 27 PAYS
DÉJÀ QUALIFIÉS
ZONE EUROPE
Allemagne
Angleterre
Croatie
France
Italie
Pays-Bas
Pologne
Portugal
Serbie-Monténégro
Suède
Ukraine
ZONE AFRIQUE
Angola
Côte d’Ivoire
Ghana
Togo
Tunisie
ZONE AMSUD
Argentine
Brésil
Équateur
Paraguay
ZONE CONCACAF
Costa Rica
États-Unis
Mexique
ZONE ASIE
Arabie Saoudite
Corée du Sud
Iran
Japon
MATCHES AMICAUX
HIER
AUJOURD’HUI
Paraguay - Togo ......................... 4-2
Buts. – PARAGUAY : Dante Lopez
(12e, 51e), Bonet (57e), Julio Dos Santos (65e) ; TOGO : Cherif Touré (33e
s.p.), Kobert (35e).
Iran - Macédoine ........................ 1-2
Buts. – IRAN : Hashemian (16e) ;
MACÉDOINE : Nikola (10e), Ardijan
(43e).
RD Congo - Tunisie match arrêté à la
65e minute à 2-2.
Côte d’Ivoire - Roumanie, au Mans
(18 heures, Eurosport)
Afrique du Sud - Sénégal
Argentine - Angleterre,
à Genève (SUI) (17 h 45, Canal +
Sport)
Bélarus - Lettonie
Bulgarie - Géorgie
Corée du Sud - Suède
Écosse - États-Unis
Émirats Arabes Unis - Brésil
TUNISIE - R.D. CONGO : 2-2 (arrêté à la 65e)
Finlande - Estonie
Mexique - Chili
Pays-Bas - Italie
Portugal - Croatie
Paraguay - Macédoine
Iran - Togo
Chine - Serbie-Monténégro
Équateur - Pologne, à Barcelona
(VEN)
ANGLETERRE - ARGENTINE
CÔTE D’IVOIRE - ROUMANIE
AUJOURD'HUI, 17 H 45, À GENÈVE,
STADE DE GENÈVE (Canal + Sport)
ANGLETERRE : Robinson - Young, Terry, R. Ferdinand,
Bridge - Beckham (cap.), King, Lampard, Gerrard - Owen,
Rooney. Entraîneur : S.- G. Eriksson.
ARGENTINE: Abbondanzieri-J.Zanetti,R. Ayala,Samuel,
Sorin (cap.) - M. Rodriguez, Demichelis, Cambiasso Riquelme - Crespo, Tevez. Entraîneur : J. Pekerman.
Arbitre : M. Leuba (SUI)
AUJOURD’HUI, 18 HEURES, AU MANS,
STADE LÉON-BOLLÉE (Eurosport)
CÔTE D’IVOIRE : Tizié – Zoro, C. Domoraud (cap.), K. Touré, Boka ou Eboué – Tiéné, Zokora, Y. Touré ou Faé – Yapi –
Drogba, Aruna. Entraîneur : H. Michel.
PAYS-BAS - ITALIE
AUJOURD’HUI, 20 H 45, À AMSTERDAM,
ARENA STADION
PAYS-BAS: VanderSar– Kromkamp,Boulahrouz,Mathijsen, Van Bronckhorst– Landzaat,Maduro,Cocu ou Van der
Vaart – Castelen,Kuijt, Van Persie. Entraîneur: M. Van Basten.
ITALIE : Abbiati – Oddo ou Zambrotta, F. Cannavaro,
Materazzi, Zambrotta ou Grosso – Camoranesi, Pirlo, Gattuso – Toni, Gilardino, Del Piero. Entraîneur : M. Lippi.
Arbitre : M. Ivanov (RUS).
Charléty envahi
DEMAIN
TUNISIE - RD CONGO : 2-2 (1-1), match arrêté
à la 65e minute pour envahissement du terrain.
Temps frais. Pelouse en bon état. 12 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Garibian.
Buts. – TUNISIE : Ben Saada (26e), Ghodbane, (65e) ; RD CONGO : Mputu (19e),
Eale (57e).
TUNISIE : Fadhel - Ayari, Abdi, Yahia, Boussaïdi - Ghodbane, Mnari, Ben Saada
(Gmandia, 59e), Essediri (Jemaa, 59e) - S. Melliti - Santos. Enraîneur : R. Lemerre.
RD CONGO : Kalemba - Nsumbu-Dituabanza, Wbanzadio, Bokese, Iwnga - Milambo-Mutamba,Ilongo,Mbayo- MputuI,Mbala-Mbuta-Nonda (Eale,46e).Entraîneur:
C. Le Roy.
HIER SOIR, au stade Charléty à
Paris, le match amical entre la Tunisie et la République Démocratique
du Congo n’est pas allé à son terme.
A chaque but, et il y en a eu quatre en
65 minutes de temps de jeu, le terrain a été envahi tout à tour par les
supporters tunisiens puis congolais.
Le quatrième envahissement, consécutif à l’égalisation de Ghodbane, fut
celui de trop. Les joueurs et les
entraîneurs ne purent pas raisonner
ces jeunes supporters. Des échauffourées ont alors eu lieu sur la
pelouse, avec des jets de projectiles.
Selon le président de la Fédération
congolaise, deux joueurs congolais,
Eale et Nsumbu, ont été légèrement
blessés, pris à partie par des spectateurs : « Le premier a reçu un coup de
AFRIQUE DU SUD - SÉNÉGAL
AUJOURD’HUI,15H45 (14 H45,HEUREFRANÇAISE),
À PORT ELIZABETH, EP RUGBY UNION STADIUM
SÉNÉGAL : Sylva – Beye, N’Daw, Diatta, Tall – D. Camara,
Diagne-Faye, Bouba Diop, R. Barry – H. Camara, So. Camara. Entraîneur : A. Sarr.
ÉMIRATS ARABES UNIS - BRÉSIL
AUJOURD’HUI,21H30 (18 H30,HEUREFRANÇAISE),
À ABU DHABI, ZAYED SPORTS CITY STADIUM
BRÉSIL : Dida – Cafu (cap.), Lucio, Juan, Roberto Carlos –
Gilberto Silva, Emerson, Zé Roberto – Kakà – Adriano,
Ronaldinho. Entraîneur : C. A. Parreira.
PORTUGAL - CROATIE
AUJOURD’HUI, 21 HEURES (22 HEURES,
HEURE FRANÇAISE), À COIMBRA, ESTADIO CIDADE
PORTUGAL : Ricardo – Miguel, Ricardo Carvalho, Fernando Meira, Caneira – Tiago, Maniche, A. Petit – C. Ronaldo,
Pauleta (cap.), Boa Morte. Entraîneur : L. F. Scolari.
coude, le second a été victime d’une
balayette » .
Le sélectionneur congolais, Claude
Le Roy, blessé à la main en voulant
détourner une bouteille en verre, a
lui aussi tenté de ramener le calme.
En vain. Une grosse partie des
12 000 spectateurs ne voulait plus
bouger du terrain, comme lors du
France - Algérie du 6 octobre 2001 au
Stade de France, arrêté à la
76e minute.
Après de longues minutes de tergiversations, les vingt-deux joueurs,
accompagnés dans leur démarche
par l’arbitre français Pascal Garibian, ont finalement quitté le terrain.
Le stade s’est alors vidé dans le
calme. Aucun incident n’était à
déplorer à l’extérieur de l’enceinte.
Selon de nombreux témoignages, de
CHARLÉTY. – « Je suis désespéré, c’est triste », se lamentait Claude Le Roy, le sélectionneur de
la République du Congo, après l’arrêt de la rencontre. À la suite de l’égalisation tunisienne,
des supporters tunisiens, suivis par des congolais, ont pénétré sur la pelouse où se sont
déroulées des échauffourées.
(Photo Patrick Boutroux)
nombreux spectateurs sont entrés
sans billets dans le stade où il y n’y
avait pas policiers pour les empêcher
ensuite de pénétrer sur la pelouse.
Seule une centaine de stadiers, vite
débordés, était en effet en charge de
la sécurité. Mardi prochain, un autre
match amical, entre le Maroc et le
Cameroun, était prévu à Charléty.
Mais, vu les difficultés manifestes à
contrôler la sécurité dans l’enceinte
parisienne, les organisateurs ont pris
la décision de l’annuler hier soir.
La FIFA, quant à elle, risque d’avoir la
main lourde au moment de prendre
des sanctions, probablement envers
les fédérations congolaises et tunisiennes. – J.-Ph. C. (avec AFP)
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SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
ESPAGNE : Casillas – Salgado, Puyol, Pablo Ibanez, Del Horno – Luis Garcia, Albelda, Xavi, Reyes – Raul (cap.), Fernando Torres. Entraîneur : L. Aragones.
SLOVAQUIE : Contofalski – Zabavnik, Varga, Petras, Had – Valachovic, Karhan
(cap.), Hlinka, Hodur – Nemeth, Vittek. Entraîneur : D. Galis.
Arbitre : M. De Santis (ITA).
AMSUD/OCÉANIE
Uruguay - Australie
(21 heures, heure française)
Les matches retour auront lieu
mercredi 16 novembre. Les qualifiés disputeront la phase finale de
la Coupe du monde 2006 en Allemagne (du 9 juin au 9 juillet), dont
le tirage au sort du premier tour
(huit groupes de quatre équipes)
sera effectué vendredi
9 décembre, à Leipzig.
Bleu
SUISSE : Zuberbühler – P. Degen, Müller, Senderos, Magnin – Gygax ou Behrami,
Vogel (cap.), Cabanas, Barnetta – Frei, Streller. Entraîneur : J. Kuhn.
TURQUIE : Volkan – Fatih Akyel, Ibrahim Toraman, Alpay, Ümit Özat – Nihat, Selçuk
Sahin, Cimsir, Tümer – Hakan Sükür (cap.), Halil Altintop. Entraîneur : F. Terim.
Arbitre : M. Michel (SLQ).
CONCACAF/ASIE
Trinité-et-Tobago - Bahreïn
(23 h 30, heure française)
Jaune
Rouge
Jaune
AUJOURD’HUI, 22 HEURES, À MADRID, STADE
VICENTE CALDERON (TPS Foot)
AUJOURD’HUI, 18 HEURES
(21 HEURES, HEURE FRANÇAISE),
À MONTEVIDEO, ESTADIO
CENTENARIO (TPS Foot)
URUGUAY : Carini – Regueiro,
D. Rodriguez, Montero, Diogo– Recoba, Estoyanoff, Pablo Garcia, Ligüera
– Dario Silva, R. Morales. Entraîneur :
J. Fossati.
AUSTRALIE : Schwarzer – Neill, Vidmar, Milicevic, Lazaridis – Emerton,
Skoko ou Bresciano, Cahill, Chipperfield ou Kewell – Aloisi, Viduka.
Entraîneur : G. Hiddink.
Arbitre : M. Bo Larsen (DAN).
ZONE EUROPE
Norvège - République tchèque
(19 h 30, TPS Foot)
Suisse - Turquie (20 h 45)
Espagne - Slovaquie
(22 heures, TPS Foot)
Noir
Bleu
Noir
AUJOURD’HUI, 20 H 45, À BERNE,
STADE DE SUISSE-WANKDORF
AUJOURD’HUI, 19 H 30, À OSLO, STADE ULLEVAL
(TPS Foot)
NORVÈGE : Myhre – Bergdölmö, Hagen, Hangeland, Riise – Solli, Grindheim,
Haestad, M.-G. Pedersen – Carew (cap.), Iversen. Entraîneur : A. Hareide.
RÉPUBLIQUETCHÈQUE: Cech–Grygera,Rozehnal,Ujfalusi,Jankulovski–Poborsky, Rosicky, Galasek (cap.), Nedved – Smicer – Baros. Entraîneur : K. Brückner.
Arbitre : M. Busacca (SUI).
URUGUAY - AUSTRALIE
AUJOURD’HUI
7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE ESPOIRS 2006 (huitièmes de finale aller)
ANGLETERRE - FRANCE : 1-1
Pas cher payé
Dominateurs la plupart de temps, les Espoirs français se sont fait surprendre en fin de match.
LONDRES –
de notre envoyé spécial
DEVANT UNE AFFLUENCE record
pour un match des Espoirs anglais
(34 574), les Espoirs français sont
passés tout près de l’exploit, jusqu’au
but égalisateur de Ambrose à deux
minutes du coup de sifflet final. Tour à
tour conquérants, inspirés, puis
héroïques quand l’Angleterre jeta
toutes ses forces dans la bataille pour
égaliser, les Espoirs auraient globalement mérité de s’imposer en terre
anglaise, et de s’offrir ainsi un avantage non négligeable, avant le match
retour, mardi prochain à Nancy.
Si le passé rappelle aux Espoirs français qu’un ballottage favorable ne
suffit pas toujours – l’élimination aux
tirs au but au but face au Portugal il y a
deux ans reste toujours en mémoire –,
ceux-ci ont montré hier suffisamment
de variété dans leur jeu pour ne pas
bêtement céder, si près du but, à
savoir la qualification pour le championnat d’Europe Espoirs 2006.
Dans une ambiance totalement en
défaveur, la Marseillaise sifflée donnant le ton, ils ont su élever leur
niveau de jeu dans tous les secteurs,
malgré la perte en cours de route de
Toulalan (entorse du genou droit) et
de Clichy (douleur réveillée au pied).
Le Nantais est d’ailleurs forfait pour le
match retour, le Gunner, copieusement sifflé hier à chacune de ses interventions, très incertain.
Privé de quatre de ses atouts majeurs
(son capitaine Gary O’Neil, Jerome
Thomas, Nigel Reo-Coker et de la
petite perle locale, Aaron Lennon), les
HIER
Angleterre- France .................... 1-1
Rép. tchèque- Allemagne ........... 0-2
Hongrie- Italie ............................. 1-1
AUJOURD’HUI
18 HEURES (17 HEURES,
HEURE FRANÇAISE)
Ukraine - Belgique
19 HEURES (17 HEURES,
HEURE FRANÇAISE)
Russie - Danemark
20 HEURES
Serbie-Monténégro - Croatie
DEMAIN
LONDRES. – Anthony Le Tallec, ici à la lutte
avec Anton Ferdinand, a inscrit hier soir
sont huitième but en six matches
avec les espoirs.
(Photo Paul Harding/Action Images/Reuters)
ANGLETERRE - FRANCE : 1-1 (0-0)
Temps pluvieux. Pelouse en très bon état. 34 574 spectateurs. Arbitre : M. Eriksson (SUE).
Whittingham
5
Richardson
4
Huddlestone
5
Dawson
w
D. Bent
cap.,
p 6
5,5
CCarson
a
arson
6
AA. Ferdinand
d
C. Cole
5,5
5,5
Ambrose
5,5
Milner
R. Taylor
4,5
5
Remplacement. – 79e : Milner par ASTHON.
Non utilisés : Camp (g.), Hoyte, Onuoha,
C. Davies, Welsh, Moore.
Entraîneur : P. Taylor.
Les Français tiennent
bon sur leur ligne
Ribéry
6,5
Clichy
5
Remplacements. – 23e : Toulalan par
É. DIDOT (note : 6) ; 46e : Clichy par
BERTHOD (note : 6) ; 84e : Ribéry par G. BOURILLON.
Non utilisés : Mandanda (g.), J. Faty,
Sinama-Pongolle, Fauvergue.
Entraîneur : R. Girard.
LES BUTS
0-1 : LE TALLEC (47e, passe de Briand). – Sagna lance Le Tallec, qui sollicite le une-deux avec
Briand. L’attaquant rennais entre dans la surface côté droit et centre à ras de terre. Au premier
poteau, Le Tallec reprend de l’intérieur du pied droit et place le ballon sous la barre transversale.
1-1 : AMBROSE (88e). – Badiane repousse mal un centre de Whittingham et redonne ainsi le
ballon à Ashton. Celui-ci rate sa reprise, mais Ambrose est à l’affût et tacle du droit le ballon dans
le but de Gavanon.
LES CARTONS
5 AVERTISSEMENTS. – Angleterre : Richardson (19e, tacle appuyé sur Toulalan), Dawson (58e,
accrochage sur Briand), Whittingham (72e, tacle par-derrière sur Faubert) ; France : Faubert
(51e, antijeu), Briand (65e, accrochage sur Milner).
Le Tallec, incontournable
Depuis six matches, l’attaquant français marque à chacune de ses apparitions.
LONDRES –
de notre envoyé spécial
GAVANON (6) : des interventions
nettes, au sol mais aussi dans les airs,
où les Anglais ne l’ont finalement pas
énormément provoqué. Devancé, dans
une sortie aventureuse, par Bent (62e).
SAGNA (6,5) : un engagement énorme
dans chaque intervention, une relance
soignée : du Sagna classique.
BADIANE (6) : condamné à un combat
physique incessant contre des adversaires impressionnants athlétiquement, le Parisien ne s’est pas dégonflé.
Son dégagement moyen sur l’action qui
amène l’égalisation (88e) ternit un bilan
excellent jusque-là.
ZUBAR (6,5) : comme son compère de
l’axe, il a brillamment contenu la doublette Bent-Cole. Pris une fois dans son
dos par un long ballon, il a évité l’égalisation au terme d’un extraordinaire
retour sur sa ligne (62e).
CLICHY (5) : un début de rencontre
assez catastrophique, avec un déchet
considérable dans les passes. Il est revenu tout doucement dans la partie avant
de laisser sa place (blessure à la cheville
droite) dès la mi-temps à BERTHOD
(6), qui a apporté sa grosse expérience
dans les moments chauds.
FAUBERT (5,5) : le Bordelais a adressé
le premier tir français du match. Il a
beaucoup provoqué mais s’est parfois
trompé dans l’orientation de ses
contrôles ou dans les passes.
TOULALAN (non noté) : Richardson
ne s’est pas trompé de cible en adressant au Nantais un vilain tacle dès la
18e minute. À cet instant, Toulalan était
le roi du terrain et avait déjà adressé
trois transversales impeccables.
DIDOT (note : 6), son remplaçant, mit
évidemment quelques minutes à trouver de l’impact dans un milieu de terrain
encombré. Il a considérablementratissé
après le repos, sans avoir l’impact de
son prédécesseur.
MAVUBA (6,5) : parfait complément
de Toulalan pour commencer. Ensuite,
le Girondin fut un patron à peine moins
brillant, et surtout un régulateur précieux quand la pression adverse est
devenue intense en deuxième mitemps.
RIBÉRY (6,5) : sa qualité technique a
parfois ébahi White Hart Lane, comme
sur une action personnelle brillante à la
16e minute. Volontaire de bout en bout,
il a malheureusement moins bien fini
ses actions, notamment en deuxième
période. Relayé par BOURILLON (84e)
quand la France cherchait d’abord à
résister.
LE TALLEC (7) : à l’aise dans les airs, il
n’a pas pu cadrer ses deux occasions en
première période. Un léger impair réparé dès le début de la deuxième mi-temps
par l’homme providentiel des Bleuets :
depuis six matches, l’attaquant de Sunderland marque à chaque fois en sélection (huit buts). Il a seulement raté le
but du K.-O. à la 64e minute.
BRIAND (7) : excellent travail sur le but
de Le Tallec. Il a su résister sans
répondre aux assauts souvent à la limite
de Ferdinand et rester dans son match.
Ce n’était pas un mince exploit.
Le collectif anglais valut surtout par
quelques individualités : le duo
d’attaque BENT-COLE est impressionnant physiquement, un peu moins balle
au pied. Notamment le second. En fait,
on vit surtout CARSON, qui est un
excellent gardien et a sans doute évité
un désastre aux siens.
RÉGIS DUPONT
Girard : « On méritait mieux »
LONDRES –
de notre envoyé spécial
« ÊTES-VOUS PLUTÔT DÉÇU ou
satisfait ?
– On peut être déçu de ne pas avoir
conservé notre avantage. Même si
on a un peu piqué du nez physiquement en deuxième période, on méritait mieux. Les Anglais ont poussé
jusqu’au bout, ils n’ont pas lâché le
morceau. Nous étions biens, mais
nous avons eu pas mal de pépins
(blessures de Toulalan puis Clichy)
qui ne m’ont pas permis de gérer
mon effectif comme je l’aurais voulu.
Je regrette aussi l’arbitrage : il y a
deux tacles assassins sur Toulalan et
Faubert, puis une faute sur Briand en
position de dernier défenseur sanctionnée d’un simple carton jaune.
– Le contenu du match vous
a-t-il plu ?
– On a su répondre dans un
contexte pas facile, hostile même.
J’attendais de voir ce groupe dans
une situation délicate, il a répondu
formidablement bien. Les Anglais ne
sont pas dans le doute, mais ils ont
vu que nous n’étions pas là pour
rigoler, que nous aussi, nous étions
capables de faire preuve d’engagement. Quand j’ai vu comment nous
débutions… La sortie de Jérémy
(Toulalan) nous a un peu déstabili-
sés, mais nous avons su être à la hauteur de l’événement.
– Est-ce le meilleur match de
votre campagne ?
– C’est le match le plus plein. Nous
avons fini un peu lessivés, mais nous
avons su tenir tête dans le jeu aérien
comme dans les duels, nous avons
été très performants. Cette équipe se
bonifie. Ce soir, il fallait faire plus
que d’habitude. On l’a fait. Et je
pense que les Anglais y ont aussi laissé des plumes. » – R. D.
ILS ONT DIT
Anthony LE TALLEC : « C’est mitigé. On aurait pu gagner, mais on a quand
même marqué à l’extérieur. On a beaucoup couru, beaucoup pressé, et les quinze
dernières minutes ont été difficiles. Cette équipe est un ballon d’oxygène pour
moi. »
Julien FAUBERT : « On a un peu trop reculé et on s’est précipité dans la
construction de notre jeu en deuxième période. Les Anglais ont poussé, ça a fini
par craquer. C’est frustrant, mais en faisant courir le ballon, on les a bien mis en
difficulté. » – R. D.
AGENDA
LUNDI 14 NOVEMBRE
LIGUE 2
(16e journée, match décalé)
Voir page 9.
MARDI 15 NOVEMBRE
CHAMPIONNAT D’EUROPE
ESPOIRS (8es de finale retour)
21 HEURES
France - Angleterre, à Nancy
(Canal + Sport)
LIGUE 2
(10e journée, match en retard)
Voir page 9.
MERCREDI 16 NOVEMBRE
COUPE DU MONDE 2006
(qualifications, barrages retour)
SAMEDI 19 NOVEMBRE
LIGUE 1 (15e journée)
Voir page 8.
COUPE DE FRANCE (7e tour)
Entrée en lice des clubs de L 2.
DIMANCHE 20 NOVEMBRE
LIGUE 1
(15e journée, matches décalés)
Voir page 8.
COUPE DE FRANCE (7e tour, suite)
Entrée en lice des clubs de L 2.
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
PAGE 7 P
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
JÉRÔME LE FAUCONNIER
(*) Le dernier record datait du 8 février
dernier, face aux Pays-Bas, avec
33 184 spectateurs.
Bleu
Rouge
maturée de Gavanon (72e), l’autre
de Berthod sur sa ligne, qui dégagea
une tête de Richardson (82e ),
l’arrière garde française finit par craquer en fin de match. Sur un centre
venu de la droite, Badiane dégagea
dans les pieds d’Eshton. L’attaquant
de Norwich dévissa lui aussi sa
frappe mais Ambrose se trouva en
embuscade pour égaliser d’un tacle
rageur (88e). De quoi largement suffire à contenter les Anglais.
Jaune
Bleu
Jaune
On se disait alors qu’il y avait certainement de la place pour les deux
compères, déjà intenables en Suisse
(0-3) et face à Chypre (2-0). Ils le
prouvèrent cinq minutes plus tard, à
la suite d’un une-deux imparable, Le
Tallec devançant Ferdinand pour inscrire du pied droit, son huitième but
en Espoirs en six matches consécutifs.
En deux occasions, Le Tallec put
ensuite encore grossir son capital
buts en Espoirs, qui atteint hier la
dizaine (en 24 sélections). D’abord
sur une belle frappe enroulée sur
coup-franc qui tutoya la lucarne
droite de Carson, puis sur une reprise
mal assurée alors que le gardien
anglais, à la suite d’un duel avec
Briand, se trouvait toujours à terre.
Vexés, les Anglais durcirent encore
leurs interventions. Et il fallut toute
la bienveillance de l’arbitre suédois,
monsieur Eriksson, pour ne pas
expulser Dawson qui faucha Briand
en position de dernier défenseur.
René Girard préféra en sourire…
La suite fut nettement moins drôle.
Avertie par deux premiers sauvetages, l’un énorme de Zubar, alors
que Bent avait devancé la sortie pré-
Sagna
Faubert
6,5
5,5
Toulalan
non noté Badiane
Briand
di
7
6 J. Gavanon
avanoon
6
Zubar
b
Le Tallec
Mavuba 6,5
7
cap., 6,5
Noir
Noir
14 H 30
Suisse - Portugal
18 H 45
Slovénie - Pays-Bas
Les matches retour auront lieu
mardi 15 et mercredi 16 novembre.
La phase finale aura lieu du 25 mai au
6 juin 2006 chez l’un des huit pays
qualifiés.
Anglais montrèrent d’abord certaines
limites dans leur construction. Statiques dans les phases offensives,
puis souvent pris au piège du horsjeu, les hommes de Peter Taylor furent
vite contraints à l’essentiel. Dans le
pur style british, ils balancèrent de
grands ballons sur leurs deux tours de
devant, Cole et Bent. Et si ce dernier
trouva à deux reprises Gavanon sur sa
trajectoire (7e et 17e), ce sont les Français qui montrèrent d’abord le plus
d’envie.
Supérieurs techniquement, ils s’illustrèrent à plusieurs reprises, sans
jamais tomber dans le défi physique,
parfois très limite, imposé par les
Anglais. Sur une transversale monstrueuse de Toulalan, excellent jusqu’à
sa blessure au genou, Faubert enchaîna ainsi contrôle impeccable et frappe
du gauche sur laquelle Carson resta
vigilant. Les attaquants français combinèrent à souhait en cette première
mi-temps sans pour autant trouver
l’ouverture. Il y eut d’abord cette
talonnade de Le Tallec, à la suite d’un
bon travail à gauche et d’un centre en
retrait de Ribéry mais Whittingham
dégagea en catastrophe (29e), puis un
très bon enchaînement entre Briand
mais cette fois-ci, l’attaquant de Sunderland enleva trop sa frappe (42e).
8
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1
« J’ai appelé Desailly »
ALAIN AFFLELOU, le nouveau président de Strasbourg, estime que l’ex-capitaine de Bleus apporterait beaucoup à son équipe.
qu’on donne toutes les chances à des
garçons qui n’ont pas eu le temps de
s’adapter.
– Comment a-t-il réagi ?
– Il le comprend.
– Vous avez avancé le nom de
Marcel Desailly comme recrue
potentielle (*) ?
– Je l’ai appelé hier (jeudi). Il m’a dit
qu’il était très touché, que son épouse
voulait venir à Strasbourg mais qu’il
avait besoin de quinze jours pour être
sûr qu’il serait motivé. Qu’il joue ou
qu’il ne joue pas, ils nous apporterait
énormément dans le vestiaire, sur le
banc et autour.
– Quel message avez-vous
adressé aux joueurs ?
– Qu’il fallait qu’ils arrêtent de penser
qu’ils étaient mauvais et que c’était
normal qu’ils perdent. Que j’attendais
qu’ils se comportent comme des
joueurs de qualité. Ils ont une vie sportive à construire : qu’ils ne la ratent pas.
S’ils veulent se casser à la fin de la saison, qu’ils se cassent, mais parce qu’ils
auront prouvé sur le terrain qu’ils
valaient plus. Mais pas comme ça, pas
vingtièmes…
Hier, les joueurs strasbourgeois ont été dirigés pour la première fois,
pendant une heure, par Tiburce Darou, « préparateur physique - psychologue » jusqu’au match de Nice, le 19 novembre. Jacky Duguépéroux, l’entraîneur de la lanterne rouge, s’est contenté d’observer
avant d’aller s’entretenir avec son nouveau président, Alain Afflelou,
quiaensuite déjeunéavec lesjoueurs.L’ancienprésident deBordeaux
(1990-1996) et de Créteil (1996-2002), est tombé d’accord avec les
dirigeants alsaciens sur les conditions de son entrée dans le capital du
club, comme actionnaire majoritaire. Et le lunetier ne vient pas seul : il
emmène avec lui un de ses bras droits (Éric Lesieur) et Michel Benguigui, ancien président d’un syndicat d’agents, qui aura un rôle de
conseiller du président, tous deux « bénévoles ». Une assemblée
générale extraordinaire entérinera la nouvelle donne dans une quinzaine de jours. Mais Affelou fixe déjà le cap.
STRASBOURG –
de notre envoyé spécial
EN DIRECT DE LA LIGUE 1
AUXERRE
« Marc Keller
va diriger le club »
Jaurès a repris
Les Auxerrois sont privés de Grichting, Kahlenberg, Sagna, Akalé et Kalabane,
retenus en sélection. Jaurès a repris l’entraînement, effectuant la majeure partie
de la séance. Quant à Violeau, il a continué à trottiner. Mathis et Diaby joueront
pour leur part avec la réserve de CFA, ce week-end, à Compiègne. – J.-P. G.
HIER
AC Ajaccio - Lens .................... 0-0
autres ont été perdues. « C’est un
bon point, reconnaît Xavier Collin. Il
fallait stopper l’hémorragie. Tout
n’a pas été parfait mais il faut se
contenter de ça face à une belle
équipe de Lens. » Une belle équipe
qui a terriblement déçu et qui doit
pouvoir faire beaucoup mieux
contre des adversaires largement à
sa portée. Privé de ses deux milieux
récupérateurs titulaires, Diarra et
Keita, elle est complètement passée
à côté de sa première période. Elle a
subi, comme la semaine dernière à
Sochaux, laissant les Corses s’organiser et se montrer dangereux. Elle
aurait même pu être menée au
score, offrant la première occasion
à Mandrichi, titularisé à la place de
Lucas, blessé en tombant, paraît-il,
de son lit. Mais le jeune Corse buta
sur le pied d’Itandge (12e).
Cette alerte ne modifia pas le comportement des hommes de Gillot,
étrangement amorphes et absents
offensivement malgré la titularisation de Thomert, Jussiê, Aruna et
Cousin. À la 14e, le Racing frôla
encore le pire sur un centre parfait
de Chafni que Saïfi, seul au second
poteau, manqua. Sur son banc, Rolland Courbis leva les bras au ciel, de
dépit ou de rage. Son équipe peine à
marquer. En huit rencontres, elle
Du 12 au 18 novembre 2005
2,5€
le dessus, joua bien plus haut et priva les Corses du ballon.
Mais cette domination fut complètement infructueuse et le score
n’évolua pas. « C’est vrai qu’on
perd une occasion de se rapprocher
de la tête, reconnaît Cousin, mais ce
n’est pas très grave car lors de la
prochaine journée, on reçoit alors
que des équipes comme Lille et
Paris se déplacent. » Le Racing
recevra effectivement Metz, un club
mal classé qui a besoin de points
mais n’a pas encore gagné contre ce
genre de formations. L’AC Ajaccio,
lui, se déplacera à Sochaux qui le
devance d’un point au classement…
GUILLAUME DUFY
Itandje
BRETAGNE
Mais qu’est-ce sauve le Racing
qui a changé
avec
la gauche ?
Dans vos kiosques dès le 12 novembre
C’EST FAUX !
Dans tous les domaines – économie,
social, banlieue, délinquance,
immigration, questions internationales –
la longue liste des mensonges
dont on nous a accablés et dont on nous
accable encore...
Intifada des cités
Voilà les vrais
n’a inscrit que deux buts (un penalty
et un cadeau de Tiago, le Lyonnais).
Pour s’en sortir, les Corses devront
être plus créatifs à l’image de Rocchi qui, après avoir fait le plus dur,
vit sa frappe détournée par
l’immense Itandje.
Car, défensivement, ils ont montré
de nets progrès. Solidement regroupés autour de Dzodic et épaulés par
un André Luiz étonnant d’abnégation au poste de latéral gauche, ils
n’ont pas eu trop de peine à contrer
le Racing qui ne s’est procuré
qu’une seule action durant les quarante cinq premières minutes. Cousin, encore lui, trouva le poteau de
Porato qui semblait battu (37e).
Mieux physiquement, le Racing prit
responsables
AC AJACCIO
LENS
PORATO (6) : sauvé par son poteau
à la 37e, il fut précieux dans le jeu
aérien.
JABI (5,5) : très agressif sur ses
adversaires, il n’a pas raté le rendezvous avec son club propriétaire.
DANJOU (5,5) : stoppeur droit, il
n’a pas vu beaucoup d’attaquants en
première période. Plus sollicité après
la pause, il resta serein.
DZODIC (5) : après une longue blessure, il retrouve doucement ses
marques.
COLLIN (6) : stoppeur gauche, il a
été intransigeant et a perdu peu de
duels.
SAÏFI (3,5) : a raté une occasion en
or à la 14e qu’il n’est pas parvenu à
digérer.
RODRIGO (5,5) : ça faisait longtemps que le public corse ne l’avait
pas vu aussi combatif.
CHAFNI (5,5) : il ne lui manque pas
grand-chose pour devenir un excellent joueur. Très fort techniquement,
rarement essoufflé, il manque
encore d’adresse dans la dernière
passe.
ANDRÉ LUIZ (5,5) : latéral gauche
dans une défense à cinq, il a été bon
puisqu’Aruna, son adversaire direct,
a été obligé de quitter son couloir
pour exister.
MANDRICHI (4,5) : pour sa deuxième titularisation de la saison, il
s’est beaucoup démené, avec un
pressing de tous les instants. Il faillit
même marquer (12e).
K. DIAWARA (4,5) : comme Mandrichi, il a beaucoup, voire tout
donné en première période. Remplacé par EDSON (68e) qui n’apporta
strictement rien.
ITANDJE (7) : à la 12e, il rattrapa
une belle bévue de sa défense centrale. Peu embêté par la suite, il
sauva ses hommes à la 86e.
DEMONT (4,5) : pour son retour en
Corse, il a été nerveux et souvent pris
en défaut par Chafni.
A. COULIBALY (4,5) : marqué de
près par Mandrichi, il a commis
beaucoup d’erreurs avant de se
reprendre.
HILTON (4,5) : mauvaise entente
avec Coulibaly. Souvent battu de la
tête par Diawara, il fut plus tranquille après la pause.
ASSOU-EKOTTO (5) : sans doute
fatigué par la cadence infernale, il a
surtout défendu, commettant pas
mal de fautes.
JUSSIÊ (5) : absent en première
période, il se réveilla ensuite avec
notamment un gros travail défensif.
BARUL (4,5) : il a mis beaucoup de
temps à trouver ses marques sur la
pelouse.
J. LEROY (5,5) : le capitaine s’est
beaucoup battu et remit le Racing
dans le bon sens quand celui-ci était
à la peine.
THOMERT (5,5) : remuant mais
inefficace en première période, il
s’est procuré une belle occasion à la
54e
ARUNA (3,5) : ailier droit, il n’a
jamais réussi à prendre le dessus sur
André Luiz qui n’est pourtant pas un
latéral de formation.
COUSIN (5,5) : en première
période, une frappe qui finit sur le
poteau de Porato. En seconde
période, il fut trop souvent oublié par
Aruna. – G. D.
PAGE 8
PROCHAINE JOURNÉE.
– Samedi 19 novembre,
17 h 15 : Monaco - Saint-Étienne
(F oot + ) ; M ar seill e-Na ntes
(Canal +) ; 20 heures : AC Ajaccio-Sochaux ; Auxerre-Lille ; LensMetz ; Lyon-Troyes ; NancyLe Mans ; Strasbourg-Nice (ces six
matches sur Foot +). Dimanche
20 novembre, 18 heures :
Rennes-Toulouse (Canal + Sport) ;
20 h 45 : Bordeaux - Paris-SG
(Canal +).
1. Lyon
2. Bordeaux
3. Saint-Étienne
4. Paris-SG
5. Lille
6. Auxerre
7. Le Mans
8. Lens
9. Monaco
10. Rennes
11. Nantes
12. Marseille
13. Nancy
14. Nice
15. Toulouse
16. Troyes
17. Sochaux
18. AC Ajaccio
19. Metz
20. Strasbourg
Pts J.
— —
36 14
27 14
24 14
24 14
23 14
23 14
22 14
21 14
21 14
20 14
18 14
18 14
17 14
17 14
15 14
14 14
13 14
12 14
7 14
6 14
G.
—
11
7
6
7
6
7
6
4
6
6
5
5
5
4
4
3
3
2
1
0
N.
—
3
6
6
3
5
2
4
9
3
2
3
3
2
5
3
5
4
6
4
6
P. p.
— —
0 24
1 15
2 15
4 15
3 20
5 17
4 16
1 19
5 14
6 16
6 13
6 14
7 16
5 11
7 10
6 12
7 8
6 9
9 7
8 5
c.
—
8
7
8
11
10
17
9
10
11
25
11
18
12
14
16
18
15
16
24
16
Diff.
—
+16
+8
+7
+4
+10
0
+7
+9
+3
-9
+2
-4
+4
-3
-6
-6
-7
-7
-17
-11
BUTEURS
1. Pauleta (Paris-SG), 7 buts.
2. Cousin (Lens), 6 buts.
3. Wiltord (Lyon) ; Kroupi (Nancy) ; Ilan (Sochaux), 5 buts.
6. Luyindula (Auxerre) ; De Melo (Le Mans) ; Makoun, Odemwingie (Lille) ; Carew, Fred,
Juninho (Lyon) ; Ribéry (Marseille) ; Källström (Rennes) ; Piquionne (Saint-Étienne) ;
Grax (Troyes), 4 buts.
AC AJACCIO - LENS : 0-0
Demont
André Luiz
4,5
Aruna
5,5
Chafni
3,5
Collin
5,5
Barul
6
4,5 A. Coulibaly
ou y
Mandrichi
Rodrigo
4,5 Itandje
4,5
P
Porat
Porato
Dzodic
o
tandje
andjee
Cousin Jussiê
cap., 5,5
6
5
7
5
5,5
Hilton
lt
K. Diawara
J. Leroy 4,5
4,5
Danjou
cap., 5,5
Saïfi
5,5
3,5
Thomert
Assou-Ekotto
Jabi
5,5
5
5,5
Temps doux. Pelouse moyenne. 4 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Thual.
Remplacements. – 59e : Mandrichi par
Rocchi ; 68e : K. Diawara par EDSON.
Non utilisés : Trévisan (g.), Robin, Bastien.
Entraîneur : R. Courbis.
Remplacement. – 76e : Aruna par CARRIÈRE.
Non utilisés : Chabbert (g.), Zayatte,
Lacourt, Lachor.
Entraîneur : F. Gillot.
LES CARTONS
3 AVERTISSEMENTS. – AC Ajaccio : Rodrigo (58e, contestation), Jabi (90e + 3, faute sur
Thomert) ; Lens : Thomert (90e, tacle irrégulier sur Chafni).
ILS ONT DIT
Rolland COURBIS (entraîneur d’Ajaccio) : « À défaut d’avoir gagné, nous
avons pu constater que notre défense a retrouvé toute sa solidité, ce qui n’était pas
une mince affaire, car Lens était doté, hier soir, d’un potentiel offensifassez impressionnant. C’est pourquoi, faute d’avoir pu exploiter les quelques occasions que
nous nous sommes créées, nous devons nous contenter d’un point en nous estimant heureux de ne pas avoir encaissé un but dans les arrêts de jeu sur un coup
foireux. Il nousreste à recouvrer ce brin de confiance,indispensable àlapréparation
de futurs succès. »
Francis GILLOT (entraîneur de Lens) : « Nous avons eu du mal à nous exprimer sur un terrain bosselé, de sorte que le score nul et vierge reflète assez bien
la physionomie de la partie, compte tenu du peu d’occasions que se sont procurées les deux équipes. Nous n’avons pas réussi à trouver les espaces car Ajaccio
se regroupait bien. Il était mal aisé de faire mieux, en dépit de la présence de
quatre attaquants dans nos rangs, sans oublier Jérôme Leroy, un milieu plutôt
offensif. Il était tout aussi difficile d’espérer mieux dans le contexte de la soirée,
non seulement en raison de l’état du terrain, mais aussi parce que les Ajacciens,
désireux de mettre un terme à leur série de défaites, ont manifesté une grande
volonté . » – D. F.
NICE
Revue d’effectif, hier, en l’absence de
So. Camara, retenu en sélection du
Sénégal, et d’Ederson, victime d’une
petite lésion à la cuisse droite. Les deux
jeunes à l’essai depuis début octobre,
l’attaquant bulgare Dimitar Makriev et
le défenseur central nigérian Oniekashi
Apam, ont participé au match. – Ja. G.
TROYES
Hier en amical, les Troyens ont battu la
Juventus Zurich (D 2 suisse),grâce à un
but d’Amzine à la 89e minute.
Les Rangers
sur Le Guen ?
Rouge
Rouge
Jaune
No 447
Le Mans joue en amical cet après-midi
à Avoine, contre Tours. Frédéric Hantz
emmènera un groupe réduit de dixsept joueurs. Lavecchia (convalescent)
et Lucau (genou) seront absents.
Romaric foulera la pelouse du stade
Bollée, cette fois avec le maillot de la
Côte d’Ivoire. – C. L.
(10e journée, match en retard)
Ajacciens et Lensois rêvaient d’une victoire pour se rapprocher de leurs objectifs. Ils ont logiquement échoué.
ACCROCHÉS DIMANCHE dernier
à Sochaux (1-1), les Lensois ont à
nouveau gâché une belle occasion
de se rapprocher des places européennes. Vainqueurs, ils se seraient
glissés à la hauteur du LOSC. Ils ont
échoué et concédé leur 9e match nul
de la saison.
L’AC Ajaccio espérait aussi beaucoup de ce match en retard. Très
mal en point, il rêvait d’un succès
pour quitter la zone de relégation. Il
doit finalement se contenter d’un
nul (0-0), le deuxième en huit rencontres de championnat. Les six
Dumont, opéré du ménisque en juillet,
devrait repre ndre la s emaine
prochaine. Après des complications, il
pourrait être opérationnel d’ici à trois
semaines. – M. Bo.
Bleu
« Qu’il joue ou qu’il ne joue pas, il nous apporterait énormément dans le vestiaire, sur le banc et autour » :
selon Alain Afflelou, l’aura du champion du monde Marcel Desailly – libre depuis la rupture à l’amiable
de son contrat avec le Qatar Club – est intacte.
(Photo Alain de Martignac)
Nul sur toute la ligne
de notre envoyé spécial
LILLE
Une opposition entre l’effectif a tenu
lieu de match amical avant un weekend de repos. Ricardo a tout de même
pu travailler la préparation du match
contre Paris, notamment en défense,
ou Planus et Jurietti seront suspendus.
Laslandes, Jemmali et Br. Cheyrou
sont toujours blessés. – L. L.
LE MANS
AC AJACCIO - LENS : 0-0
AJACCIO –
BORDEAUX
Jaune
– Le recrutement de l’intersaison est-il mauvais ?
– Je ne peux pas vous le dire, je ne
sais pas qui a été recruté… Mais je
sais une chose, c’est que le psychique est au moins aussi important
que le physique. À Bordeaux, quand
on avait recruté Witschge, il préférait
jouer numéro 10, mais l’entraîneur
(Courbis) l’avait fait jouer dans le
couloir droit. Ça n’a pas marché. Plus
tard, j’ai imposé qu’il joue dix
matches de suite, quelles que soient
ses performances. Il n’a pas eu
besoin de dix matches, il a suffi de
cinq minutes.
– Avez-vous expliqué cette
façon de fonctionner à Duguépéroux ?
– Oui, et qu’il fallait peut-être faire la
même chose avec les joueurs qui sont
dans cette situation aujourd’hui
(Gmamdia). Je n’ai pas l’intention de
me mêler des entraînements ou des
matches. Je voudrais simplement
LIONEL DANGOUMAU
(*) Marcel Desailly (37 ans) est rentré
en France en début de semaine après
avoir résilié à l’amiable son contrat
avec le Qatar Club.
Noir
Bleu
Noir
« COMMENT S’EST PASSÉ votre
premier entretien avec Jacky
Duguépéroux ?
– Nous ne pensons pas qu’il y ait un
coupable. Il y a un état d’esprit à
remettre en place, une spirale de la
défaite à arrêter. Cette équipe est dans
un certain désarroi, ballottée. Je lui ai
dit d’oublier cette période de cinq mois
et que nous étions prêts à acquérir les
renforts nécessaires au mercato (sûrement quatre joueurs dont un attaquant, un milieu défensif et un défenseur central).
– Lui avez-vous adressé des
reproches ?
– Oui. Ses déclarations dans la presse
avaient une résonance fataliste. Il m’a
expliqué que ce n’était pas le cas,j’en ai
pris acte. Nous devons tous repartir
dans un esprit de refus de la défaite. Il
n’existe pas d’homme providentiel sur
lemarché,etjenesuispassûrqu’il faille
en chercher un. Aujourd’hui, l’équipe
est tétanisée, psychologiquement
atteinte. Ce n’est que ça – c’est
énorme ! –, mais le reste (la structure
du club) fonctionne. Quand je suis venu
pour officialiser le contrat de sponsoring (fin août), tout le monde pensait
qu’il n’y avait pas le feu. Maintenant, il
y a le feu.
– Vous avez pourtant cité des
noms de successeurs potentiels…
– J’ai dit que parmi les entraîneurs sur
le marché, il y avait Guy Lacombe, Gernot Rohr. Mais ces noms ont été cités
avant que j’en parle… Et il aurait été
inconséquent de la part des dirigeants
de ne pas chercher quelqu’un qui pouvait succéder à Jacky Duguépéroux,
pour le cas où ils auraient décidé de se
séparer de lui. Donc ils ont entamé ce
travail. Mais ça aurait été dramatique
d’attendre…
– Lui avez-vous fixé un délai
pour réussir ?
– Ce n’est pas dans ma nature de faire
du chantage. Il sait très bien qu’il ne
peut plus laisser l’équipe dans cette
situation. Si les choses devaient empirer, alors oui, nous aurions à réfléchir.
– Vous pensez que le maintien
est encore possible ?
– Si je ne le pensais pas, je ne serais
pas là et je dirais qu’il faut préparer la
saison prochaine en L 2.
– Strasbourg a déjà eu
l’expérience de présidents
médiatiques (Hechter, Proisy)
qui ont échoué. En quoi serezvous différents d’eux ?
– Je ne les connais pas, donc je ne
peux pas dire. J’ai géré Bordeaux,
Créteil, je gère mon entreprise. Si on
devait faire une comparaison,
j’aimerais être à Strasbourg ce que
Lescure était au PSG quand Denisot
était président. J’aimerais que Marc
(Keller) soit ce que Denisot était au
PSG. Voilà, vous avez une idée de
mon niveau d’implication. Parce que
j’ai une femme, quatre enfants et
700 magasins. Marc va diriger le
club. On définit la stratégie
ensemble et je suis là pour l’aider. »
L’ancien entraîneur de Lyon, Paul Le
Guen, qui a quitté les champions de
France en mai dernier, aurait été
contacté par les Glasgow Rangers.
Le Guen aurait rendez-vous
dimanche en Écosse avec les
dirigeants du club. La rumeur, qui
courait ces derniers jours, a été
accélérée hier par une confidence du
président du Celtic sur le nom du
prochain entraîneur de son rival de
toujours. L’ancien entraîneur de Lyon
n’a pas confirmé l’information. Il est
vrai que ce n’est pas la première fois
qu’il est en contact avec un club
européen cette saison et que
plusieurs rendez-vous sur place ne
l’avaient pas pour autant convaincu
de signer au Benfica, à la Lazio
Rome, à Stuttgart ou au Dynamo
Kiev. – V. D.
PIRES A FAILLI SIGNER
À LA JUVE. – Robert Pires a révélé
hier, au journal italien Corriere dello
Sport, avoir été tout près de
rejoindre la Juventus l’été dernier,
en même temps que Patrick Vieira.
« Les contacts étaient très avancés
mais Arsène Wenger n’a pas voulu
que je parte », a déclaré
l’international, qui assure n’avoir
aucun regret. « Je suis content de
ma situation. Beaucoup de gens
pensaient que je n’aurais pas
beaucoup de temps de jeu, mais
je joue et Henry continue à marquer
grâce à mes passes... » En fin de
contrat en juin, l’ancien Messin
devrait décider de son avenir en
janvier, après avoir rencontré ses
dirigeants. « Tout se décidera à ce
moment-là. Mais si je quitte Arsenal,
je ne resterai pas en Angleterre.
Ce sera l’Italie ou l’Espagne. »
FRAU : NON À NANCY,
OUI À LENS ? – Le président de
l’AS Nancy Lorraine, Jacques
Rousselot, a démenti, hier,
l’éventuelle venue de Pierre-Alain
Frau lors du mercato. « J’ai eu un
entretien avec son agent et le joueur
va donner son accord à Lens »,
a assuré le dirigeant dans une
interview accordée au quotidien
régional le Républicain lorrain.
Aujourd’hui, l’attaquant lyonnais
doit jouer avec la réserve de l’OL
face à Besançon.
DORTMUND VEUT FREI
AU MERCATO. – Dortmund fait
le forcing pour enrôler le Suisse
Alexander Frei cet hiver. En manque
d'attaquants depuis la blessure de
Koller (genou), qui sera absent
encore quatre mois et dont le
contrat expire en fin de saison,
les dirigeants allemands veulent
faire signer le buteur de Rennes
en janvier. – A. Me.
STUTTGART INSISTE POUR
A. FARNERUD. – Intéressé par
Alexander Farnerud depuis l'été
dernier, Stuttgart espère recruter
le milieu de Strasbourg au mercato.
Giovanni Trapattoni cherche
un joueur créatif dans l'entrejeu.
– A. Me.
RONALDO EST ESPAGNOL.
– L’attaquant du Real Madrid,
Ronaldo, a obtenu la nationalité
espagnole après une année de
procédure. Cela libère une nouvelle
place d’extracommunautaire dans
l’effectif, après la naturalisation
de Roberto Carlos l’été dernier.
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
9
FOOTBALL LIGUE 2 (16 journée)
e
Bleu
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LE HAVRE - CAEN : 2-0
Le Havre relève la tête
HIER
Sevré de victoires depuis six journées, le HAC s’est rassuré en battant de décevants Caennais.
Laval - Sedan .................... 0-2
Bastia - Gueugnon ........... 2-0
Valenciennes - Sète ......... 2-1
Créteil - Istres................... 4-1
Châteauroux - Dijon......... 1-1
Le Havre - Caen................. 2-0
Amiens - Guingamp ......... 0-2
Montpellier - Grenoble.... 1-1
Reims - Clermont ............. 4-1
LUNDI
LE HAVRE - CAEN : 2-0 (0-0)
Temps frais. Pelouse grasse. 12 715 spectateurs. Arbitre : M. Bré. Buts : K. Traoré
(50e), Lesage (55e).
LE HAVRE : Blondel - Baca, Gauvin, Ducrocq (cap.), Digard, Davidas - Aït Ben Idir,
A. Bertin, A. Devaux - K. Traoré (Hoarau, 88e), Lesage. Entraîneur : T. Uvenard.
CAEN: Planté- Hengbart, Thiam,Sorbon, Seube (cap.) - Gouffran,M. Traoré (Grougi,
63e), Lemaître - Eudeline (Lesoimier, 80e), Samson (Valero, 63e), Florentin.
Entraîneur : F. Dumas.
LE HAVRE –
de notre envoyée spéciale
IL FALLAIT BIEN qu’une série
s’arrête. Caen n’avait plus perdu en
championnat depuis onze matches et
une défaite à Laval (0-1). Le Havre
n’avait plus gagné depuis six rencontres et une victoire sur Sète (1-0).
Les premiers, après un début de saison
catastrophique, s’étaient remis à
croire en leurs ambitieux objectifs. Les
seconds, après avoir un temps chatouillé le podium, s’enfonçaient dangereusement, jusqu’à apercevoir la
zone des relégables. Ce sont les
Havrais qui se sont extirpés de leur
mauvaise spirale, grâce à cinq minutes
redoutablement efficaces. Caen, de
toute façon, n’avait pas montré grandchose. « On a peut-être payé notre
manque d’ambition collective » ,
concédait le défenseur Cédric Hengbart.
Le HAC, lui, était plein de bonnes
intentions. Entraîneur et président
l’avaient assez seriné : la suprématie
normande, c’est bien, trois points,
c’est quand même mieux. Du coup, le
début de match était enlevé. Au cours
d’une première mi-temps rythmée, les
deux équipes alternaient bons mouvements collectifs et approximations
techniques. D’un côté comme de
l’autre, les joueurs ne furent pourtant
pas loin d’ouvrir la marque. Mais, malheureusement pour les locaux, Planté
veillait. Sur une frappe déviée de Traoré (6e) après un bon débordement côté
droit d’Aït Ben Idir, sur une frappe puissante des trente mètres du même Aït
Ben Idir (30e), ou sur un tir en force de
Lesage à la récupération d’une ouver-
ture de Gauvin (37e), et sur une tête
décroisée de Ducrocq (45e+ 1), le gardien de Malherbe sauvait son camp. Et
s’il fut lobé sur une tête de Traoré,
après un coup franc de Lesage dévié
par Digard, c’est le juge de touche qui
privait le HAC de l’ouverture du score
pour un hors-jeu. Les Caennais, de leur
côté, n’avaient pas l’intention de subir
mais, privés du jeu en pivot de Compan, peinaient à trouver Samson dans
la profondeur. Ce n’était pas plus mal
pour leurs adversaires, car le numéro
neuf de Caen, sur ses rares ballons,
n’était jamais très loin de marquer.
Mais il écrasait sa reprise sur un centre
parfait de Hengbart (6e), était devancé
par Gauvin sur un coup franc de Florentin (33e), et voyait sa tête repoussée
par Blondel sur un corner d’Eudeline
(40e).
Traoré fête
sa convocation
en équipe nationale
Pour les Havrais, la démonstration
d’occasions manquées avait assez
duré. Ils allaient emballer le match à la
reprise. L’alerte venait de Devaux qui,
bien décalé par un très bon Davidas,
voyait sa frappe captée par Planté
(47e). Dix minutes après leur rentrée
sur la pelouse, les Caennais avaient
encaissé deux buts, et n’avaient pas
grand-chose à y redire. Traoré, discret,
voire transparent, en première mitemps, allait fêter sa convocation en
équipe nationale, la première depuis
un bail. Côté gauche, Digard lançait
Davidas qui centrait devant Hengbart,
apparemment en pause. Démarqué
dans la surface, l’Ivoirien plaçait une
tête imparable (1-0, 50e). Cinq minutes
ILS ONT DIT
Temps humide. Pelouse glissante.
4 760 spectateurs. Arbitre : M. Falcone. Buts : Boutabout (82e), Marin
(84e ). Avertissements. – Laval :
R. Gomis (30e, jeu dur) ; Sedan : Ciani
(32e, jeu dangereux), Noro (33e, jeu
dur), Amalfitano (34e, tacle dangereux), Sartre (78e, antijeu), Hénin
(90e + 4, antijeu).
LAVAL : Catherine (cap.) – Buzaré,
De Magalhaes, Dorival, Nattes – Ben
Khalfallah, Chaussidière, R. Gomis,
M. Leroy (Zoko, 83e) – Mauricio,
Deschamps (Lopes, 68e). Entraîneur :
D. Troch.
SEDAN : Regnault – Ducourtioux,
Ciani, Sartre, Hénin, Belhadj – Noro
(cap.), Amalfitano – Mokaké (L. Mendy, 90e + 2), Gagnier (Marin, 60e),
Boutabout. Entraîneur : S. Romano.
Temps frais. Pelouse en bon état.
4 627 spectateurs. Arbitre : M. Vileo.
Buts. – Haas (70e), André (82e). Avertissements. – Bastia : Y. Gomez (28e,
croc-en-jambe), Matingou (59e, tacle
à retardement), Haas (66e, tacle à
retardement). Gueugnon : Rodrigues
(40e, obstruction), Bouyssé (58e, antijeu), Marty (71e, antijeu).
BASTIA : Penneteau– Sauget,Maire,
Laville, Haas – Jau (Jolibois, 86e),
Camadini, Y. Gomez (Matingou, 50e),
Diane – Meslin (Née, 63e), André
(cap.). Entraîneur : B. Casoni
GUEUGNON : Bouyssé - Rodrigues,
Zarabi, Morestin (cap.), Aubriot –
Hauw (Mussard, 73e), Mo. Diarra, Le
Frapper (Bougherra, 65e), Louhkiar –
White (Marty, 58e), Niflore. Entraîneur : V. Zvunka
SEDAN JUSTIFIAIT d’entrée son
rang de leader en monopolisant le ballon et en s’installant dans le camp
lavallois durant dix minutes au cours
desquelles Gagnier, servi par Boutabout, frappait sur Catherine. Les Lavallois, généreux et volontaires, se positionnaient plus haut et le jeu
s’équilibrait avant d’être à l’avantage
de ces derniers. À deux reprises, Mauricio bénéficiait de beaux ballons sans
conclure. Les Lavallois continuaient
leur siège du but sedanais en seconde
période. Prenant le match à leur
compte, ils ne marquaient pas. Sur leur
premier contre (82e), les Sedanais crucifiaient leurs adversaires à la suite
d’un centre de Marin sur la tête de Boutabout. Deux minutes plus tard, c’était
le K.-O., Boutabout rendant la politesse à Marin qui marquait sans opposition. Une dure leçon de réalisme pour
de malheureux Lavallois. – B. A.
Denis TROCH (entraîneur de
Laval) : « On a été généreux et au plus
profond de notre domination, on
prend un but en contre. C’est la troisième fois lors des trois derniers
matches, c’est vraiment dommage. »
Serge ROMANO (entraîneur de
Sedan) : « Je suis déçu car on n’a pas
confirmé nos dix premières minutes.
On a subi en seconde mi-temps, puis le
déclic est arrivé avec ce but. Voilà, c’est
ça le football. »
SANS ÊTRE IRRÉSISTIBLES mais
avec beaucoup de sérieux et d’application, les Bastiais ont poursuivi hier soir
sur leur lancée et remporté face à
Gueugnon un troisième succès d’affilée qui leur a permis de préparer de la
meilleure des façons le choc au sommet qui les opposera mardi soir à
Furiani au leader sedanais. Dans cette
rencontre très longtemps fermée, tout
s’est finalement joué en deuxième mitemps. Gueugnon, qui jusque-là avait
fort bien tenu le choc mais qui depuis le
début de la reprise subissait toujours
plus, a fini par céder. C’est un coup de
pied arrêté, un corner de Camadini
repris par Haas à la 70e minute, qui a
fait basculer le sort de la rencontre. Dix
minutes plus tard, André parachevait
le succès de son équipe. – M. D. G.
Bernard CASONI (entraîneur de
Bastia) : « Nous n’avons pas effectué
une bonne prestation parce qu’il nous
manquait un peu de jus. On a longtemps bégayé notre football mais
l’important est qu’on ait su garder la
lucidité nécessaire et faire preuve
d’efficacité au moment décisif. »
Victor ZVUNKA (entraîneur de
Gueugnon) : « Ce que je regrette, c’est
que l’on ait commencé à jouer seulement quand on a encaissé le premier
but. À part ça, nous sommes sans
doute restés trop longtemps en dedans
de nos actions. »
DIVISION 1 FEMMES
(8e journée)
AUJOURD’HUI
Vendenheim (11) - La Roche-sur-Yon (12)
(18 h 30)
DEMAIN
Paris-SG (7) - Saint-Memmie (8) (15 heures)
Compiègne (9) - CNFE Clairefontaine (6)
(15 heures)
Juvisy (1) - Toulouse (4) (15 heures)
Hénin-Beaumont (2) - Soyaux (10)
(15 heures)
Montpellier (5) - Lyon (3) (15 heures)
BELGI QU E (COUPE, 16 es DE
FINALE). – JEUDI, Anderlecht-GEEL
(D 2) : 0-0, 5-6 aux t.a.b. HIER, STANDARD LIÈGE - Olympic Chaleroi (D 3) :
2-0 ; Zwarte Leeuw (D 4) - LA GANTOISE :
0-3 ; Dender (D 3) - SAINT-TROND : 0-1.
AUJOURD’HUI, Mons (D 2) - La Louvière, Mouscron-Torhout (D 3), Tournai
(D 3)-Genk, Red Star Waasland (D 2) Beveren, Westerlo-Malines (D 3), Lokeren-Sprimont (D 3), VG Ostende (D 4) Charleroi ; DEMAIN, Woluwe (D 3) Cercle Bruges, FC Brussels - Oud-H. Leuven (D 2), Lierse-Roulers ; MERCREDI
30 NOVEMBRE, Waregem - FC Bruges,
La Calamine (D 3) - GB Anvers.
LIGUE DES CHAMPIONS D’AFRIQUE (finale retour). – AUJOURD’HUI, au
Caire, Al-Ahly (EGY) - ES Sahel (TUN) (aller : 0-0).
plus tard, Traoré, devenu intraitable,
déposait Seube sur une série de
dribbles côté droit, et centrait pour la
tête de Lesage (2-0, 55e), qui le rejoignait au sommet du classement des
buteurs de L2 (9 buts chacun). Franck
Dumas, lui, n’appréciait pas. Caen
repassait en 4-4-2, Gouffran retrouvant une place en attaque plus habituelle pour lui, et l’entraîneur de Malherbe injectait du sang neuf (Valero et
Grougi). Le HAC, lui, n’avait pas franchement envie de voir s’envoler deux
points, comme la semaine précédente
à Grenoble (1-1). Du coup, les Havrais
laissaient venir, et Caen monopolisait
le ballon. Assommés par les deux buts
et moins en jambes qu’en première mitemps, ils ne parvenaient que rarement, pourtant, à inquiéter Blondel.
Sur deux frappes, la première de Florentin, déviée, la seconde d’Eudeline,
captée par Blondel (75e), les Caennais
venaient titiller le but adverse, mais le
cœur n’y était plus vraiment. « C’est
inquiétant de ne pas se procurer
d’occasions avec cinq joueurs offensifs » , soupirait Dumas après le match.
Et c’est inquiétant de se retrouver à
quatre points de Laval, le premier relégable.
c.
—
13
9
13
14
11
18
19
17
17
15
15
11
16
20
19
27
23
25
13
23
Diff.
—
+9
+14
+7
+14
+10
+4
+2
+1
-3
+1
+1
+1
-3
-5
-8
-15
-9
-10
-4
-7
MATCH EN RETARD. – Mardi
15 novembre, 20 h 30 : Bastia Sedan (Eurosport) (10e journée).
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 25 novembre, 20 h 30 :
Clermont - Montpellier, Dijon - Brest,
Gueugnon - Le Havre, Guingamp Laval, Istres - Valenciennes, Lorient Créteil, Sète - Reims ; 20 h 35 : Caen Bastia (Eurosport) ; dimanche
27 novembre,16 heures : Sedan Amiens (Euros port) ; lu ndi
28 novembre, 20 h 30 : Grenoble Châteauroux (Eurosport).
BUTEURS. – 1. A. M’Bodji (+ 4)
(Créteil) ; Lesage (+ 1), K. Traoré (+ 1)
(Le Havre), 9 buts ; 4. Boulebda
(Créteil) ; Heitzmann (+ 3) (Reims) ;
Kharbouchi (Sète), 7 buts ; 7. Compan
(Caen), 6 buts ; 8. I. Dia (Amiens) ;
André(+ 1), Jau (Bastia) ; Sahnoun
(Brest) ; Socrier (Châteauroux) ; Buengo
(+ 1) (Clermont) ; Ibisevic (Dijon) ; Akrour
(+ 1) (Grenoble) ; Fauré (Istres) ; Audel
(Lorient) ; Boutabout (+ 1) (Sedan) ;
Savidan (Valenciennes), 5 buts...
MÉLISANDE GOMEZ
VALENCIENNES - SÈTE :
2-1 (1-1)
CRÉTEIL - ISTRES :
4-1 (1-0)
AMIENS - GUINGAMP :
0-2 (0-1)
REIMS-CLERMONT : 4-1
(3-0)
CHÂTEAUROUX DIJON : 1-1 (0-0)
MONTPELLIER GRENOBLE : 1-1 (1-1)
Temps humide et froid.Terrain en parfait état. 9 408 spectateurs. Arbitre :
M. Castro. Buts. – VALENCIENNES :
Silvestri (38e s.p.), Bogaczyk (63e).
SÈTE : Leclercq (32e). Avertissements.
– Valenciennes : Flachez (2e, tacle
dangereux sur Raynier), Dossevi (40e,
tacle par-derrière sur Benyachou),
Bourgeois (76e, tirage de maillot),
Saez (90e + 1, tirage de maillot) ;
Sète : Labruna (38e, antijeu sur Silvestri), Carmona (43e, tacle dangereux
sur Silvestri), Cohade (77e, coup sur
Chelle).
VALENCIENNES: Klein-Mo. Traoré,
Chelle (cap.), Flachez, Rippert (Idangar, 80e) - Dossevi (Bourgeois, 46e),
Doumeng, Saez, Silvestri - Bogaczyk,
Savidan (Bezzaz, 75e). Entraîneur :
A. Kombouaré.
SÈTE : Labruna (cap.) - Lahaye,
Leclercq, Kharrazi, Carmona (Ouejdide, 66e) - Cohade (Rouve, 80e),
Cami, Aulanier, Benyachou (Hamama, 81e) - Raynier, Dufrennes. Entraîneur : C. Calabuig.
Temps frais. Pelouse en bon état.
3 500 spectateurs environ. Arbitre :
M. Khendek. Buts. – CRÉTEIL : A.
M’Bodji (26e, 76e, 89e, 90e+ 3) ;
ISTRES : Dumolin (51e). Avertissements. – Créteil : Kimbembe (66e,
geste dangereux), Ekobo (45e+ 2,
antijeu), Grégori (84e, tacle par derrière) ; Istres : Cavalli (25e, tacle dangereux ; 52e, tacle par derrière), M.
N’Diaye (82e, geste dangereux).
Expulsion. – Istres : Cavalli (52e, deuxième avertissement).
CRÉTEIL : Trivino – Kimbembe (J.-J.
Domoraud, 69e), Amirèche, C. Domoraud, Loja – Ekobo (cap.), Grégori
(Sanches-Leal,88e), Aubanel, Boulebda – Rui Pataca (Sa. Sow, 82e), A.
M’Bodji. Entraîneur : H. Velud.
ISTRES : Riou – Leuguen, Savry
(cap.), Cid (Hamed, 39e), Dumolin –
Bakour (M. N’Diaye, 75e), Maurel, L.
Malouda, Cavalli – Fauré, M’Futi (Falzon, 75e). Entraîneur : J.-L. Gasset.
Temps humide. Pelouse grasse. 7 132
spectateurs. Arbitre : M. Lecellier.
Buts : Abriel (24e), Jouffre (63e). Avertissements. – Amiens : Kinkela (46e,
antijeu) ; Guingamp : Pinto (34e, jeu
dur), Bridonneau (43e, jeu dur).
AMIENS: Merville–Scotto,Casartelli (cap.), Sami, Levrat – De Freitas,
Nicaise (B. Traoré, 58e), Colleau (Kinkela, 46e), Celdran (Diaw, 81e) – A.
Baldé, I. Dia. Entraîneur : A. Dupont.
GUINGAMP : Debès (cap.) – Bridonneau, Martini, Ecker, Le Lan – Abriel
(Sitruk 90e), Jouffre, Pinto, Gonzalez –
Suarez (B. Robert 84e), Watier (Y.
Rivière, 81e). Entraîneur : A. Ravera.
Temps fr ais. Bo nne pe lous e.
5 012 spectateurs. Arbitre : M. Cailleux. Buts. – REIMS : Heitzmann (1re,
15e, 65e), N’Zigou (8e). CLERMONT :
Buengo (48e ). Avertissement :
Clermont : Tabet (74e, tacle à retardement).
REIMS : Balijon – Ielsch, Barbier
(Delmotte, 75e), Jeannel, Giraudon –
Bonnal, L. Bah (cap.), Féret, S. Didot –
Heitzmann, N’Zigou. Entraîneur :
T. Froger.
CLERMONT : Enjolras – Duplan,
Perrinelle, Reuperné, Régnier (Rodolpho, 46e) – Loties, Brando (cap.),
Grauss, Fouret – Tabet, Buengo.
Entraîneur : M. Collat.
Temps frais. Pelouse en bon état.
7 256 spectateurs. Arbitre : M.
Buquet. Buts.- CHATEAUROUX : Boukari (63e). DIJON : Larcier (61e). Avertissements. – Dijon : Vosahlo (31e, jeu
irrégulier sur Socrier), Ab. Ba (55e,
contestation).
CH ATEAUROUX : Fern andez
(Debec, 88e) – Oçokoljic, Hima,
Yanovski,Ramos–Boukari,Mansouri
(cap.), Sidibé, Is. Ba – Socrier (Mulenga, 80e), Trapasso (Lantéri, 80e).
Entraîneur : D. Ollé-Nicolle.
DIJON : Mouko – Tacalfred, Ab. Ba
(cap.) (Ponge, 79e), Vosahlo, D. Stinat
– Larcier, Linarès, Livramento – Laurent, Esteves (Germann, 90e+ 1),
Mangione (Avezac, 73e). Entraîneur :
R. Garcia.
Temps frais. Pelouse en mauvais état.
5 378 spectateurs. Arbitre : M. Lhermite. Buts. - MONTPELLIER : Delaye
(12e) ; GRENOBLE : Akrour (44e).
Avertissements. - Montpellier :
Assoumani (71e, jeu dur sur Belghazouani) ; Grenoble : Khermorgant
(19e, contestation).
MONTPELLIER : Pionnier - Chakouri, Assoumani, Carotti (cap.), Colombo - Michalowski, Mezague (Darbion,
89e), Taouil (Yachir, 73e), Delaye Montaño (Bugnet, 59e), Lafourcade.
Entraîneur : J.-F. Domergue.
GRENOBLE : Bayiha - J. Stinat, Néva,
Kamissoko, Matheus, N’Ganga Connen (Sankharé, 76e), J. François
(cap.), Caillas - Akrour (T. N’Diaye,
82e), Kermorgant (Belghazouani,
62e). Entraîneur : T. Goudet.
SÈTE AVAIT LES CROCS après le
coup de sang de son président Émile
Anfosso, et les Valenciennois les dents
longues, cherchant à valider un
dixième match sans défaite et une
place sur le podium. Contre le cours du
jeu, Leclercq reprenait un centre de
Lahaye et mettait l’équipe sétoise en
confiance (32e), mais la pression nordiste poussait Labruna à la faute sur
une infiltration de Silvestri, qui tirait
lui-même le penalty à contre-pied
(38e). En seconde mi-temps, Valenciennes accentuait son emprise, jusqu’à reprendre le commandement par
Bogaczyk qui, de la tête, marquait sur
un corner tiré par Silvestri (63e). Avec
deux tirs sur les poteaux (Rippert, 28e
et Bogaczyk, 89e), Valenciennes a
démontré son potentiel offensif et justifié sa victoire. – H. D.
Antoine KOMBOUARÉ (entraîneur de Valenciennes) : « On s’attendait à un match piège, on l’a bien
négocié malgré les complications et le
style accrocheur de l’adversaire. Cette
troisième place est une satisfaction. »
Claude CALABUIG (entraîneur de
Sète) : « On peut être déçus après avoir
tout essayé. On est passés à côté
encore une fois en ayant fait jeu égal,
mais beaucoup de détails nous maintiennent la tête sous l’eau. »
UN QUADRUPLÉ de Mbodji a permis
à Créteil, invaincu à domicile, de
renouer avec la victoire après sa
déconvenue à Clermont (0-2). Le jeune
attaquant cristolien ouvrait le score de
manière opportuniste (26e ). Puis,
après l’égalisation de Dumolin (51e) et
l’expulsion de Cavalli, il remit les pendules à l’heure d’une superbe reprise
de demi-volée (76e). En bon finisseur, il
parachève le travail sur un joli mouvement collectif et s’offrait le hat-trick
(89e), avant un dernier but sur un
retourné acrobatique. – S. F.
Hubert VELUD (entraîneur de Créteil) : « Nous sommes obligés de parler
de M’Bodji et de ses quatre buts, mais
c’est toute l’équipe qu’il faut féliciter,
car elle a su hausser son niveau de jeu
et aller chercher la victoire. Avec un tel
état d’esprit, nous devrions bientôt
être plus performants à l’extérieur. »
Jean-Louis GASSET (entraîneur
d’Istres) : « Ça fait très mal, d’autant
qu’avant la mi-temps, nous avons
manqué deux belles occasions d’égaliser. Avec l’expulsion de Cavalli en
seconde période, notre sort en était
jeté, surtout face à cette équipe invaincue à domicile et meilleure attaque du
championnat. Il va falloir sérieusement se remettre en question. »
CFA (12e journée)
GROUPE A
GRÂCE À DEUX BUTS d’Abriel et
Jouffre, Guingamp a signé sa deuxième victoire après celle décrochée à
Dijon (2-1) le 16 août. Dès la 2e minute,
sur un corner rentrant de Watier, le ballon touchait la transversale et donnait
l’impression de rebondir derrière la
ligne, mais arbitre ne sifflait rien. Un
coup franc dévié de De Freitas touchait
le poteau (7e ). Ouvert, le match
gagnait en intensité lorsque Merville
repoussait une frappe flottante de Pinto (13e). Guingamp se montrait entreprenant mais Amiens restait dangereux notamment sur un tir de Dia. Le
match basculait sur une tête en retrait
de Scotto pour Merville où Abriel, à
l’affût, devançait le gardien (24e). Baldé manquait le cadre peu avant la
pause. Après le repos, Jouffre doublait
la mise d’une superbe frappe des
vingt-cinq mètres en pleine lucarne.
Amiens s’inclinait logiquement. – R. T.
Al ex DUPO NT ( e ntra îne ur
d’Amiens) : « Il faut que cette équipe
ait plus de personnalité. Je n’ai pas
senti de volonté d’aller de l’avant. Dès
l’entame du match, on a été défaillants. Tout le collectif est à mettre à la
même enseigne. Peut-être aussi qu’on
s’est vus trop beaux. »
Alain RAVERA (entraîneur de
Guingamp) : « Cela fait un mois et
demi que j’attendais cette victoire. On
va la savourer même s’il reste du chemin à faire. J’ai vu beaucoup de bonnes
choses qui m’ont satisfait et sur lesquels on va pouvoir travailler. »
L’ATTAQUE RÉMOISE, la moins prolifique de L 2, a connu une incroyable
réussite face à la défense la moins hermétique du groupe, celle de Clermont.
Dès la première minute, lancé par
Féret, Heitzmann trompait Enjolras
d’un tir croisé. Les hommes de Thierry
Froger doublaient la mise à la 8e. Un
mouvement collectif initié par Bah et
Didot permettait à Giraudon de
prendre le couloir gauche et d’adresser
un centre parfait sur la tête de N’Zigou
qui signait son premier but sous le
maillot rémois. Si Balijon sauvait la
mise pour Reims en détournant deux
essais de Buengo et Loties, la défense
auvergnate cédait à nouveau : sur un
coup franc botté par Ielsch, Heitzmann
déviait de la tête. À la reprise, les
joueurs de Marc Collat réduisaient la
marque par le puissant Buengo (48e).
Les Champenois reprenaient le large
par Heitzmann, dont le triplé portait
son compteur à six réalisations. – G. K.
Thierry FROGER (entraîneur de
Reims) : « Ça fait longtemps qu’on
n’était pas loin de la vérité mais ce
match a prouvé aux joueurs qu’ils pouvaient aussi marquer. Cela fait plusieurs rencontres que nous sommes
sur une bonne dynamique. En concrétisant nos occasions, ça change tout. »
Marc COLLAT (entraîneur de
Clermont) : « Je n’ai pas d’explication ! On a dû prendre le match en
retard. Prendre aussi rapidement le
premier but, ça nous a plombé le
match. On n’a jamais réussi à faire
douter cette équipe. »
LES CASTELROUSSINS ont enregistré leur troisième résultat nul d’affilée
après la réception de Dijon hier soir.
Face à des Bourguignons en réussite
loin de leur base, les hommes d’OlléNicolle ne sont pas parvenus à bouger
un bloc-équipe solide, bien qu’ils se
créaient la première occasion par Trapasso qui voyait sa reprise déviée par
Mouko à la 3e minute. Le match ne
s’emballait pas. Les visiteurs auraient
même pu ouvrir le score en première
mi-temps sur une reprise acrobatique
d’Esteves à la 20e puis sur une reprise
de la tête de Ba qui frôlait le poteau
(41e). Sidibé ratait deux fois le cadre
(17e et 45e). En deuxième période, les
Castelroussins reculaient et restaient
trop attentistes. Les Dijonnais en profitaient pour ouvrir le score. Sur un
centre de Mangione, Esteves remettait
de la tête pour Larcier qui trompait Fernandez aux six mètres (61e). Mais sur
la remise en jeu, Boukari remettait les
pendules à l’heure (1-1, 63e). – P.-Y. R.
Didier OLLE-NICOLLE (entraîneur de Châteauroux) : « Oui, je suis
forcément déçu mais le résultat est
logique. Nous avons réalisé un match
trop moyen pour l’emporter ce soir. »
Rudi GARCIA (entraîneur de
Dijon) : « Je suis satisfait de la copie
rendue par mes joueurs mais nous
méritions la victoire. Ce n’est pas cher
payé vu notre prestation. »
DELAYE DÉCAPSULAIT Montpellier
d’un splendide coup franc enroulé du
droit à l’entrée de la surface côté
gauche, direction la lucarne droite de
Bayiha (12e, 1-0). Carotti et Chakouri
insistaient sur le but isérois jusqu’à un
coup franc du droit de Kermorgant sur
la transversale de Pionnier (36e). Grenoble, réveillé et pugnace, égalisait en
grillant l’axe de la défense héraultaise
avec Kermorgant au départ, Connen
en relais et Akrour pour dribbler Pionnier et marquer du gauche (44e, 1-1).
Après la pause, Montpellier reprenait
l’ascendant mais manquait de flair, de
percussion ou de réussite pour enjamber le mur grenoblois (parade de Bayiha sur une tête de Lafourcade, 54e ;
reprise ratée de Bugnet aux six mètres,
64e ; tête de Chakouri de peu à côté,
89e). – J. Ri.
Jean-François DOMERGUE
(entraîneur de Montpellier) : « C’est
une déception mathématique. On a eu
trente bonnes premières minutes, il est
dommage qu’on n’ait pas pu breaker à
ce moment-là. En seconde période, on
n’a pas été suffisamment efficaces. »
Thierry GOUDET (entraîneur de
Grenoble) : « C’est un bon point pour
nous. On a vite été menés mais on ne
s’est pas affolés et à la pause, on avait
fait le minimum pour essayer de tenter
quelque chose en deuxième période. »
GROUPE C
GROUPE E
GROUPE G
CFA 2 (10e journée)
GROUPE C
GROUPE A
HIER
AUJOURD’HUI
HIER
AUJOURD’HUI
AUJOURD’HUI
AUJOURD’HUI
Wasquehal (18) - Nancy B (2) ...................... 1-3
Toulouse B (7) - St-Étienne B (2) (15 heures)
Le Mans B (8) - Nantes B (4) (15 h 30)
Blois (13) - Albi (6) (18 heures)
Andrézieux (15) - Anglet (11) (18 heures)
Luzenac (10) - Aurillac (12) (18 heures)
Orléans (9) - Bordeaux B (5) (18 h 30)
Balma (18) - Yzeure (3) (18 h 30)
Brive (17) - Poitiers (16) (19 h 30)
Rodez (1) - Montluçon (14) (20 heures)
Le Havre B (2) - Rouen B (14) ...................... 1-1
Troyes B (3) - Selongey (9) (15 heures)
Colmar (4) - Belfort (6) (18 heures)
Vesoul (2) - Stade Auxerrois (16) (18 h)
Pontarlier (1) - Montceau (12) (18 heures)
La Chapelle-St-Luc (10) - Villefranche-surSaône (7) (18 heures)
Lons-le-Saunier (15) - Besançon B (13)
(18 heures)
Dijon B (8) - Imphy-Decize (11) (18 heures)
DEMAIN
L’Île-Rousse (11) - St-Raphaël (16) (14 h 30)
CA Bastia (7) - Hyères (1) (14 h 30)
Cagnes (15) - Carcassonne (12) (15 heures)
Menton (10) - Borgo (13) (15 heures)
Draguignan (2) - Manosque (5) (16 heures)
Fos-sur-Mer (3) - Corte (6) (17 heures)
Marignane (4) - Lunel (8) (18 heures)
Dreux (5) - Carquefou (14) (18 heures)
Chartres (10) - Saint-Pryvé-Saint-Hilaire (4)
(18 heures)
Fontenay-le-Comte (16) - Châteaubriant (6)
(18 h 30)
Les Herbiers (1) - Niort B (13) (18 h 30)
La Flèche (8) - Avoine-Beaumont (11)
(19 heures)
AUJOURD’HUI
Schiltigheim (13) - Lens B (15) (17 heures)
Calais (11) - Beauvais (3) (18 heures)
Mulhouse (4) - Lille B (8) (18 heures)
Compiègne (12) - Auxerre B (1) (18 h 30)
Roye (9) - Lesquin (5) (19 heures)
DEMAIN
Strasbourg B (10) - Épinal (6) (15 heures)
Metz B (16) - Dunkerque (7) (15 heures)
Feignies (14) - Vauban-Strasbourg (17)
(15 heures)
GROUPE B
AUJOURD’HUI
Endoume (17) - Lyon-la-Duchère (16) (15 h)
Montpellier B (12) - Martigues (8) (15 h)
Racing CF 92 (18) - Sochaux B (15) (18 h)
Le Pontet (3) - Monaco B (10) (18 h)
Jura-Sud (5) - Gap (7) (18 heures)
Fréjus (13) - Bourg-Per. (14) (18 h)
Saint-Priest (2) - Nice B (1) (18 h)
Besançon (9) - Lyon B (6) (18 h)
DEMAIN
Agde (11) - Cassis-Carnoux (4) (15 h)
GROUPE D
JEUDI
Rouen (3)- Paris-SGB (4)..................... 3-0
HIER
Rennes B (6)- Bois-Guillaume(5) ....... 1-1
AUJOURD’HUI
Guingamp B (1) - Paris FC (9) (14 h 30)
Ste-Geneviève-des-Bois (14) - Quevilly
(16) (15 heures)
Poissy (8) - Pacy-sur-Eure (15) (15 heures)
Noisy-le-Sec (12) - Sénart-Moissy (2)
(17 heures)
Mondeville (17) - Dieppe (18) (18 heures)
Mantes (11) - Villemomble (7) (18 heures)
AS Vitré (13) - Pontivy (10) (18 heures)
AUJOURD’HUI
Avion (16) - Saint-Omer (7) (18 heures)
Cambrai (10) - Saint-Quentin (3) (18 heures)
Red Star (1) - Évreux (6) (18 heures)
Entente SSG B (11) - Amiens B (4)
(18 heures)
Armentières (8) - Arras (5) (18 h 30)
DEMAIN
Oissel (9) - Abbeville (12) (15 heures)
Valenciennes B (15) - Chantilly (13)
(15 heures)
GROUPE B
AUJOURD’HUI
Châlons-en-Champ. (16) - Les Lilas (4)
(15 heures)
Haguenau (3) - Jarville (13) (16 heures)
Blénod (14) - Taissy (11) (18 heures)
Amnéville (1) - Levallois (9) (18 heures)
Sens (6) - Viry-Châtillon (12) (18 heures)
Forbach (10) - Ivry (15) (18 heures)
Créteil B (8) - Reims B (5) (18 heures)
DEMAIN
Sedan B (7) - Épernay (2) (15 heures)
Auxerre C (5) - Dole-Tavaux (14) (15 h)
GROUPE D
AUJOURD’HUI
Bastia B (10) - Rhône-Vallées (9) (14 h 30)
Montélimar (11) - AC Ajaccio B (5) (15 h)
Gueugnon B (7) - AS Minguettes (8) (15 h)
Échirolles (14) - Grenoble B (6) (18 h)
Bagnols-Pont-Saint-Esprit (13) - Cournon
(16) (18 h)
Mâcon (15) - GFCO Ajaccio B (12) (18 h)
Clermont B (1) - Arles (4) (18 h)
St-Georges-les-Anc. (2) - Nîmes B (3) (19 h)
DEMAIN
Castelnau-Le Crès (14) - Marseille B (9)
(15 heures)
GROUPE F
AUJOURD’HUI
FC Bassin Arcachon (7) - La Rochelle (9)
(18 h)
Les Sables d’Olonne (8) - Luçon (3) (18 h 30)
Mont-de-Marsan (10) - Stade Bordelais (2)
(19 h 30)
Toulouse Fontaines (11) - Marmande (12)
(20 h)
Limoges (15) - Brive B (14) (20 heures)
Thouars (13) - La Roche-sur-Yon (4) (20 h)
Biscarrosse (16) - Blagnac (6) (20 heures)
Libourne-St-Seurin B (1) - Cugnaux (5)
(20 h)
DEMAIN
Écommoy (9) - Mayenne (12) (15 heures)
Angers B (7) - Laval B (15) (15 heures)
Châteauroux B (2) - Vierzon (3) (15 heures)
GROUPE H
HIER
Lorient B (5) - Saint-Lô (3) 3-0
AUJOURD’HUI
Brest B (7) - Vannes B (16) (18 heures)
La Montagnarde (4) - Alençon (10)
(18 heures)
Avranches (8) - Mondeville B (13)
(18 heures)
Lamballe (12) - Locminé (11) (18 heures)
Caen B (9) - Saint-Brieuc (6) (18 heures)
Concarneau (1) - Dives (14) (19 heures)
DEMAIN
Bayeux (15) - Plabennec (2) (15 heures)
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
PAGE 9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
BASTIA - GUEUGNON :
2-0 (0-0)
1. Sedan
2. Bastia
3. Valenciennes
4. Créteil
5. Lorient
6. Châteauroux
7. Le Havre
8. Amiens
9. Grenoble
10. Brest
Caen
12. Reims
13. Dijon
14. Istres
15. Gueugnon
16. Clermont
17. Montpellier
18. Laval
19. Guingamp
20. Sète
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
31 15 9 4 2 22
30 15 9 3 3 23
29 16 8 5 3 20
28 16 8 4 4 28
26 15 7 5 3 21
25 16 6 7 3 22
21 16 5 6 5 21
21 16 5 6 5 18
20 16 5 5 6 14
19 15 4 7 4 16
19 16 4 7 5 16
19 16 4 7 5 12
19 16 4 7 5 13
18 16 4 6 6 15
17 16 3 8 5 11
17 16 4 5 7 12
15 16 3 6 7 14
15 16 4 3 9 15
14 16 2 8 6 9
13 16 2 7 7 16
Bleu
LAVAL - SEDAN :
0-2 (0-0)
LE HAVRE. – Kandia
Traoré s’élève devant
Sorbon et devance
Planté. L’Ivoirien a
inscrit son neuvième
but de la saison et
montré le chemin de la
victoire au Havre.
(Photo Stéphane
Geufroi/Ouest France/PQR)
Jaune
Rouge
Jaune
Franck DUMAS (entraîneur de Caen) : « 2-0 ? Je ne sais pas si c’est logique. Le
Havre n’a pas été extraordinaire mais nous, on a été très mauvais. J’avais mis deux
joueurs très rapides sur les côtés, je pensais qu’avec de la percussion, ça passerait
mais il n’y a eu aucun appel en profondeur, aucune percussion, ça a été plat pendant quatre-vingt-dix minutes. J’ai vraiment les nerfs. Finalement, je suis content
que cette série d’invincibilité s’arrête. Elle nous pesait plus qu’elle nous faisait du
bien. Il va falloir remettre les choses en ordre. » – M. Go.
Brest - Lorient (Eurosport)
Noir
Bleu
Noir
Thierry UVENARD (entraîneur du Havre) : « Je suis vraiment satisfait pour les
joueurs, très heureux pour eux. Sur ce match, j’ai remarqué une chose : Caen n’a
été dangereux que sur coups de pied arrêtés. On leur a donné des munitions pour
nous mettre nous-mêmes en danger. Mais dans le jeu, on les a maîtrisés, c’est nous
qui nous sommes vraiment créé des occasions de but. Notre objectif est d’accrocher le bon wagon avant la fin des matches aller. Mais il faudrait que le stade vibre
un peu plus, ce sont les supporters qui nous feront avancer. »
20 H 30
10
RUGBY
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FRANCE - CANADA
Garder le cap du sud à l’ouest
À Nantes, face aux modestes Canadiens, l’équipe de France devra confirmer la fraîcheur affichée à Marseille contre les Australiens.
Une semaine après
une victoire pleine
de promesses sur
l’Australie (26-16),
le quinze de France, qui
enregistre le retour
de Thomas Castaignède
à l’arrière, va tenter de
prolonger la dynamique
enclenchée à Marseille,
face à une équipe
du Canada présumée
beaucoup plus faible,
cet après-midi
(17 heures)
à Nantes.
NANTES –
de notre envoyé spécial
LES BLEUS sont en forme. Ils l’ont
prouvé samedi en courant plus vite et
plus longtemps que les Wallabies.
C’est une première historique à en
croire ce passionné d’Amisco qu’est
devenu Bernard Laporte. L’Amisco,
c’est son Sudoku (1) à lui. Avec deux
séries de quinze chiffres, de 1 à 15, et
une seule case où ces trente petits
points glissent dans un ordre qui
répète les mouvements du match filmé
sous tous les angles. C’est scientifique,
incon testable, supérieur au
phénobarbital (2) pour cracher la vérité sur la performance athlétique d’un
joueur. Jamais, depuis que l’entraîneur
national s’adonne à cette pratique, le
verdict n’avait été favorable face à une
nation du Sud : sur l’écran plasma, les
ronds bleus bougent mieux que les
ronds jaunes.
Le constat a eu le don de mettre
Laporte en verve et de provoquer
quelques bons mots qui trahissent sa
belle forme à lui aussi. Sa perle de la
semaine restera : « Si à vingt mois de la
Coupe du monde, ça se cague pas un
peu au pantalon, c’est à n’y rien comprendre ! » Il réagissait ainsi à une
question portant sur l’impression laissée par ses joueurs de préparer avec
autant d’ardeur et d’application ce
match face au Canada que celui de la
semaine passée face aux doubles
champions du monde australiens.
On ne refait pas Paris en un jour, même
si Laporte a fait du Stade Français un
club en groupe B à sa prise de fonctions, un champion de France en trois
ans. Et ça ne serait pas la première fois
qu’après une performance de haut
niveau, comme celle réalisée à Mar-
seille samedi, les Bleus balbutient leur
rugby face à un adversaire d’un
moindre acabit. Le public nantais de la
Beaujoire est bien placé pour témoigner de ce lancinant mal français, lui
qui n’a pas oublié la victoire des très
modestes Argentins, ici même, en
1992 (20-24). Et sans chercher plus
loin que l’an dernier, on se souvient
qu’une semaine après avoir battu les
Australiens au Stade de France
(27-14)), les Bleus s’inclinaient à Marseille (encore) face aux Pumas (14-24)
qui, ne l’oublions jamais jusqu’au
7 septembre 2007, seront, sauf surprise, leurs premiers adversaires en
Coupe du monde.
Nous en sommes là. Exactement sept
jours après avoir battu les Australiens
(26-16). Et pourtant aucun nuage
d’inquiétude n’a assombri le ciel de
Marcoussis cette semaine. Certes, le
Canada ne représente pas le même
degré d’opposition que l’Argentine
d’aujourd’hui, nourrie au lait des meilleurs clubs du Top 14 et du Championnat anglais. Mais tout laisse à penser
que les joueurs français n’en ont pas
tenu compte. « Nous allons voir si
nous avons vraiment grandi, lance ainsi Cédric Heymans. Les All Black ou les
Anglais ne se soucient pas de la qualité
de leurs adversaires. Ils jouent tous les
matches à fond, et s’ils peuvent mettre
30-13
C’est le score moyen en faveur des
Bleus après les six matches (cinq
victoires et une défaite, le 4 juin 1994
à Nepean) qui les ont opposés aux
Canadiens.
soixante points, ils les mettent… »
Soixante, la barre est haute. « Si nous
sommes bien, nous pourrons les
mettre, approuve Dimitri Yachvili.
Mais seulement si nous sommes bien»
« Être bons
pour continuer
à espérer… »
Le demi de mêlée biarrot, écarté du
groupe précédent pour laisser place à
un cinquième avant sur le banc, revient
dans le double habit de demi de mêlée
et de buteur, rôle endossé avec tant de
prestance par Jean- Baptiste Élissalde
face aux Australiens. Il a de quoi être
échaudé et méfiant. L’euphorie n’est
pas vraiment son moment. Il dit pour-
tant : « J’ai le sentiment qu’on ne va
pas passer au travers, que tout le
monde est impliqué à fond pour réaliser un grand match. » Il ne parle pas de
son cher BO qui, deux heures avant, va
jouer chez les voisins bayonnais (lire en
page 12). Sans lui, ni Thomas
Lièvremont, ni Jérôme Thion qui
reprend les galons de Fabien Pelous en
s’appuyant sur son capitaine de club
(Lièvremont) et son leader de jeu
(Yachvili). « Je suis en chambre avec
Thomas et on se tient informés du derby », raconte ce dernier.
Comme tous les internationaux évoluant dans le Top 14 – un peu plus que
les autres même, à cause du piment qui
relève cette affaire basco-basque –, les
Biarrots subissent l’absurdité de ce
premier « doublon » (il y en aura
quatre dans la saison) où l’équipe de
France joue en même temps que se
déroule le Championnat. D’où un
quinze de France très « diplomatique » : les titulaires toulousains ne
sont plus sept, comme à Marseille,
mais trois (Heymans, Jauzion, Michalak), ni plus ni moins que les Biarrots ou
les Parisiens (De Villiers, Marconnet,
Martin).
Mais à l’arrivée, Laporte a beau jeu
d’annoncer « une équipe très
compétitive ». Et on partage avec
lui sa curiosité de voir – ou de revoir –
les anciens comme Castaignède,
Lièvremont ou Ibanez dans leur quête
d’un retour prolongé chez les Bleus.
« Comment je pourrais dire à un mec
que je ne le prends pas pour la Coupe
du monde si je ne l’ai jamais fait
jouer », interroge l’entraîneur. Il a fixé
l’objectif (un écrémage de quarante
joueurs à la fin de la présente saison),
les devoirs (un travail de préparation
physique individualisé) et les règles
(un important brassage de joueurs jusqu’en juin prochain). « À chaque
match maintenant, les joueurs vont se
dire qu’ils doivent être bons pour
continuer à espérer », explique-t-il.
Voilà pourquoi « ça cague », avant
même d’affronter le Canada.
CHRISTIAN JAURENA
(1) Le logiciel Amisco permet de restituer la position de tous les déplacements – et leur vitesse – de tous les
joueurs. Clive Woodward, l’entraîneur
anglais, l’a utilisé pour préparer et
remporter la Coupe du monde 2003. Le
Sudoku est un jeu cérébral (sorte de
mots croisés de chiffres) apparu l’an
dernier en Grande-Bretagne, que pratiquent, notamment, les joueurs du
Stade Français.
(2) Le phénobarbital est un dérivé
d’acide barbiturique utilisé par certains services de renseignements pour
« faire parler » une personne soumise
à un interrogatoire.
À Nantes, stade de la Beaujoire 17 : 00
Louis-Fonteneau
France
Arbitre : M. Lawrence (NZL)
(maillot bleu, short bleu, bas rouges)
En direct sur France 2
Entraîneur :
Bernard Laporte
15
Castaignède
(Saracens, ANG, 30 ans/44 sélections)
(1,76 m/85 kg)
12
14
13
Rougerie
Marty
Jauzion
Heymans
(Clermont, 25/35)
(1,93 m/101 kg)
(Perpignan, 23/1)
(1,80 m/87 kg)
(Toulouse, 27/29)
(1,93 m/102 kg)
(Toulouse, 27/16)
(1,80 m/95 kg)
6
10
9
Michalak
Yachvili
(Toulouse, 23/34)
(1,80 m/81 kg)
(Biarritz, 25/21)
(1,82 m, 83 kg)
Bonnaire
7
Th. Lièvremont
(Bourgoin, 27/11)
(1,93 m/99 kg)
3
8
11
Martin
(Biarritz, 32/28)
(1,88 m/112 kg)
5
Thion (cap.)
(Biarritz, 27/18)
(1,99 m/116 kg)
4
(Stade Français, 26/7)
(1,96 m/106 kg)
Nallet
(Castres, 29/9)
(1,96 m/120 kg)
2
1
De Villiers
Bruno
Marconnet
(Stade Français, 33/47)
(1,84 m/106 kg)
(Sale, ANG, 31 /12)
(1,74 m/106 kg)
(Stade Français, 29/55)
(1,83 m/114 kg)
1
2
3
Tkachuk
Abrams
Cooke
(Glasgow, ECO, 29/33)
(1,80 m/115 kg)
6
(Castaway, 26/15)
(1,83 m/108 kg)
4
(Castaway, 28/22)
(1,78 m/108 kg)
Cudmore
James
(Clermont, 27/15)
(1,98 m/116 kg)
(Stade Français, 32/50)
(1,98 m/112 kg)
Webb
(Swilers, 26/11)
(1,85 m/100 kg)
5
8
Carpenter
7
McKeen
(Brantford, 22/5)
(1,83 m/104 kg) 10
M. Williams (cap.)
Fairhurst
(Stade Français, 29/39)
(Victoria, 26/26)
(1,82 m/84 kg)
(1,83 m/93 kg)
9
(Pride, 23/11)
(1,91 m/103 kg)
11
12
13
14
Henderson
Cannon
Smith
Pyke
(Bay of Plenty, (Doncaster, ANG, 25/30) 15 (Southland, NZL, 26/22) (Édimbourg, ECO,
21/5)
NZL, 29/1)
(1,85 m/96 kg) Daypuck (1,91 m/93 kg)
(1,96 m/104 kg)
(1,85 m/99 kg)
(Castaway, 27 ans/9 sélections)
(1,83 m/93 kg)
Canada
Entraîneur :
Ric Suggitt
(maillot rouge, short blanc, bas rouges)
Remplaçants :
France : 16 Ibanez (Wasps, ANG, 33 ans/72 sélections ; 1,80 m/99 kg), 17 Milloud (Bourgoin,
29/27 ; 1,85 m/112 kg), 18 Lamboley (Toulouse, 23/9 ; 1,96 m/101 kg), 19 Nyanga (Toulouse,
21/11 ; 1,86 m/93 kg), 20 Mignoni (Clermont, 28/15 ; 1,70 m/71 kg), 21 Delaigue (Castres,
32/17 ; 1,80 m/89 kg), 22 J. Laharrague (Perpignan, 27/6 ; 1,85 m/93 kg).
Canada : 16 Lawson (Velox, 24/21 ; 1,83 m/100 kg), 17 Dunning (Castaway, 25/3 ; 1,83 m/
APRÈS UN VOYAGE en TGV d’une durée de deux heures entre la gare de Massy,
proche de Marcoussis, et Nantes, les Bleus se sont installés hier en fin de matinée
dans leur hôtel situé en plein centre-ville, au cœur des artères piétonnes. À 16 h 30,
alors que le ciel s’assombrissait, tout le groupe a pris la direction du stade de la
Beaujoire pour la dernière séance collective. La pluie ayant redoublé pendant le
transfert, la séance s’est déroulée dans des conditions climatiques difficiles.
L’ÉQUIPE POUR LES TONGA CONNUE MERCREDI. – Bernard Laporte
communiquera demain matin le groupe de 22 joueurs retenus pour affronter les
Tonga à Toulouse, mais l’équipe ne sera dévoilée que mercredi. Dimanche, les
Bleus bénéficieront de deux jours de repos et ne rejoindront Marcoussis que lundi
soir ou mardi matin. – H. I.
TROIS QUESTIONS AUX ENTRAÎNEURS
Laporte :
« Voir un maximum de joueurs »
« PRIVÉ DE VIDÉO de l’équipe canadienne, comment avez-vous préparé cette rencontre ?
– Nous avons surtout passé beaucoup de temps à la vidéo à
analyser France-Australie et nous y avons trouvé beaucoup
de satisfactions. Pour la première fois, nos joueurs ont couru
plus que leurs adversaires de l’hémisphère Sud. Pieter De Villiers est l’avant qui a couru le plus. Mais tout le cinq de
devant a couru énormément… Ça nous a permis de récupérer beaucoup de ballons, mais ça ne retire rien au fait que
notre conquête, notamment la touche (six lancers perdus), a
été déficiente. Et pourtant nous avions beaucoup étudié
l’alignement australien à la vidéo…
– Finalement, l’important, aujourd’hui, n’est-il pas
le jeu de l’équipe de France plutôt que celui des
Canadiens ?
– Je ne veux pas que mes joueurs pensent ça. Se concentrer
uniquement sur son jeu, c’est oublier ou négliger l’adversaire. Ça va être un match de rugby, avec de l’engagement
physique et l’équipe qui défendra le mieux l’emportera.
C’est comme la boxe, si tu ne soignes que tes crochets en
négligeant ta garde, tu n’iras pas loin…
– Avec sept changements par rapport à l’équipe
victorieuse de l’Australie, ne laissez-vous pas
entendre, vous aussi, que l’adversaire sera plus
faible aujourd’hui ?
– Mon but n’est pas de battre le Canada, pas plus que
l’Afrique du Sud (le 26 novembre), mais de voir un maximum
de joueurs avant la Coupe du monde. Je suis autant curieux
de voir ceux qui vont jouer aujourd’hui que je l’ai été samedi
dernier à Marseille. Et samedi prochain, à Toulouse contre le
Tonga, il y aura encore des changements. Chabal sera
numéro 8, Ibanez talonneur… Ce que nous voulons, c’est
être champions du monde dans deux ans. » – C. J.
Suggitt :
« Défendre comme des démons »
« QUEL OBJECTIF visez-vous pour ce match ?
– On recherche toujours le résultat, mais on est encore en
phase de construction, c’est notre rampe de lancement pour
les qualifications (en 2006) puis la Coupe du monde.
La France est dans le top 5 mondial, on a besoin de jouer
davantage de matches comme ceux-là et on progressera.
Malheureusement on ne peut pas, pour des raisons financières et de calendrier international. La dernière fois que l’on
a joué contre la France, en juillet 2004, on avait essayé différentes choses. Certaines nous avaient satisfaits, d’autres pas
du tout. On avait perdu 13-47 et on ne veut pas que cela se
reproduise.
– S’il y a une chance d’exploit canadien, où résidet-elle ?
– Le match sera très physique, très rapide. Les Français vont
courir vers nous, continuellement. Il va falloir défendre
comme des démons, ralentir leurs ballons, leurs mouve-
ments. En fait, il faut arriver à conserver le ballon sur de plus
longues périodes et mettre la pression sur les Français pour
les amener à jouer un rugby qui n’est pas le leur. La clé sera la
façon dont nous utiliserons nos ballons.
– Dans quel domaine craignez-vous le plus pour
votre équipe ?
– On a tendance à bien jouer, voire très bien, pendant
cinquante ou cinquante-cinq minutes, puis dans les vingt à
vingt-cinq dernières minutes on se perd physiquement. C’est
l’une des choses que nous avons tenté de rectifier à l’entraînement. Dorénavant, nos meilleurs joueurs au Canada
s’entraînent cinq jours par semaine, pour essayer de s’approcher de l’intensité de nos professionnels évoluant en Europe.
Avec le rappel de ceux-ci pour la tournée, comme James
(Stade Français) et Cudmore (Clermont), on a un bon
mélange pros - amateurs. Et cela va être un très bon test pour
voir où l’on en est. »
James, au nom des siens
de notre envoyé spécial
DIMANCHE DERNIER, quand il a
rejoint la délégation canadienne à la
gare Montparnasse, Mike James a
hésité. D’un compartiment à l’autre,
deux équipes de rugby. Celle du Canada bien sûr et la délégation de
Bobigny 93, en partance pour Nantes,
où l’attendait un match de Fédérale 1.
« Heureusement, je me suis repéré
grâce aux survêtements, sourit le deuxième-ligne du Stade Français quand il
évoque ce moment cocasse. Car il y a
beaucoup de visages canadiens que je
ne connaissais pas. » Retraité de la
scène internationale au terme de la
Coupe du monde 2003 en Australie,
l’homme de Vancouver a cette fois
accepté de répondre à la convocation
de l’entraîneur, Ric Suggitt. « Mais je
n’irai pas en Roumanie samedi prochain, précise-t-il. Je jouerai Stade
Français - Bayonne. Aujourd’hui, c’est
le bon moment pour revenir dans
l’équipe. Je ne pense pas à la Coupe du
monde 2007, mais si je peux aider mes
compatriotes à se qualifier, ce sera le
minimum que je puisse faire pour mon
pays. L’important, ce sont les matches
qualificatifs de la zone Amérique
contre les États-Unis et la Barbade
l’été prochain. »
Âgé de trente-deux ans, avec 50 sélections au compteur, une première cape
qui remonte à 1994 et trois Coupes du
monde à son actif (1995, 1999, 2003),
James fait figure de dinosaure dans
cette équipe canadienne où hormis
son partenaire de club, Morgan Williams, tous les autres joueurs sont nés
sur la scène internationale en l’an
2000 au plus tôt. Aujourd’hui, parmi
Mike James
(Stade Franç
nçais/
ça
Canada)
32 ans,
né le 21 juillet 1973
à Vancouver (CAN)
1,98 m ; 112 kg
Poste : deuxième ligne
50 sélections (15 points : 3 essais)
les vingt-deux hommes figurant sur la
feuille de match, on trouve huit éléments ayant débuté à cet échelon
depuis mai ou juin 2004, plus deux
autres vierges de capes.
C’est dire si le Parisien d’adoption a
toute légitimité pour poser un regard
autorisé sur la situation rugbystique de
son pays. « Le résultat du match contre
la France, on le connaît d’avance. Il y a
encore trois ou quatre ans, mes compatriotes amateurs s’entraînaient
deux fois par semaine. Aujourd’hui,
grâce à l’aide financière de l’IRB, il
existe des programmes d’entraînements, des interventions de préparateurs physiques qui leur permettent de
s’entraîner deux fois en club et trois
fois supplémentaires avec Ric Suggitt,
qui les rassemble. Mais nous ne
sommes pas des avions pour autant. »
Les « Canucks » nourrissent malgré
tout beaucoup d’espoirs depuis que
Ric Suggitt à succédé à l’Australien
David Clark au terme du Mondial australien. « On partage le même avis,
explique James. Avant de penser à
PAGE 10
jouer, il faut essayer de rivaliser au
niveau physique, défensif et en terme
de conquête. » À mots couverts, on
devine que le discours du prédécesseur
de Suggitt n’était pas adapté au potentiel canadien. « Il voulait que l’on joue
comme les Brumbies. Mais c’était un
projet trop ambitieux. Ric, lui, est très
pragmatique. Il connaît nos forces et
nos faiblesses surtout. »
L’ancien coach des féminines et de
l’équipe de rugby à 7 s’est donc attaché à définir un nouvel équilibre dans
le jeu, mais également dans le choix
des hommes, comme à l’occasion de ce
France - Canada où huit éléments exilés en Europe ou Nouvelle-Zélande
seront chargés d’apporter leur expérience du rugby pro.
Il y a un an presque jour pour jour, le
13 novembre 2004, le Canada subis-
LES FÉMININES MONTRENT LA VOIE. – L’équipe de France féminine, qui
dispute pour la première fois de son histoire une série de tests d’automne, a battu
hier le Canada 13-5 à Nantes, sous les yeux de la délégation masculine canadienne. « La pluie nous a empêchées de développer comme nous le souhaitions
notre jeu d’attaque, a déploré Magvenn Poupart, en charge de l’essor du rugby
féminin à la FFR. Mais ce match nous a permis de lancer plusieurs joueuses peu
expérimentées dans l’optique de la prochaine Coupe du monde, en 2006, au Canada. Et nous avons connu aujourd’hui de belles satisfactions, très encourageantes
pour l’avenir. » Les Françaises, troisièmes de la dernière Coupe du monde et qui
restent sur deux Grands Chelems dans le Tournoi féminin, affronteront de nouveau les Canadiennes, quatrièmes du dernier Mondial, mercredi à Rennes et
samedi prochain à Nanterre. – H. I.
MARCONNET ET LIÈVREMONT, RESCAPÉS NANTAIS. – Les Bleus n’ont
plus joué à Nantes depuis le 14 novembre 1998. Ce jour-là, dirigés par Jean-Claude
Skrela et Pierre Villepreux, ils avaient battu l’Argentine (34-14). De cette époque
ne restent que Sylvain Marconnet et Thomas Lièvremont, déjà titulaires avec les
numéros 1 et 8. Raphaël Ibanez était remplaçant.
LES DIX DERNIERS MATCHES DE LA FRANCE
Absent de la scène internationale depuis 2003, le Parisien veut aider son pays à se qualifier pour la Coupe du monde.
NANTES –
CANADA : ENTRAÎNEMENT ET MINUTE DE SILENCE. – Hier en début
d’après-midi, seuls les buteurs canadiens (Daypuck, Pike et Fairhust) se sont rendus au stade de la Beaujoire pour prendre leurs repères. Dans la matinée en
revanche, c’est toute l’équipe qui a suivi la dernière séance collective sur les installations du Stade Nantais Université Club (Fédérale 1). À 11 heures, la séance a été
interrompue afin d’observer une émouvante minute de silence et d’honorer la
mémoire des soldats canadiens tués pendant la Première Guerre mondiale. Plus de
66 000 d’entre eux (près d’un soldat canadien sur dix engagés dans le conflit) sont
en effet morts au combat ou sont décédés des suites de leurs blessures, plus de
20 000 demeurant sans sépulture.
sait la plus lourde défaite de son histoire en se faisant balayer 70-0 par le
champion du monde anglais. Douze
mois après ce séisme, la reconstruction
est toujours en cours. Réaliste, le
Canada ne rêve pas et n’ose songer à
arracher la deuxième victoire de son
histoire contre la France. Le seul et
unique succès date du 4 juin 1994, face
à des Bleus alors entraînés par Pierre
Berbizier et en route pour une tournée
historique en Nouvelle-Zélande. Le
quinze de France avait été battu 16-18
lors d’une escale à Nepean, près
d’Ottawa. « J’y étais, c’était ma deuxième sélection, conclut James. Mais
aujourd’hui, on ne rêve pas, on ne peut
pas être très ambitieux. Il faudra minimiser les fautes, provoquer la réussite,
limiter la casse. »
HAMID IMAKHOUKHENE
5 novembre 2005 : France - Australie, 26-16, à Marseille
2 juillet 2005 : Australie - France, 37-31, à Brisbane
25 juin 2005 : Afrique du Sud - France, 27-13, à Port Elizabeth
18 juin 2005 : Afrique du Sud - France, 30-30, à Durban
19 mars 2005 : Italie - France, 13-56, à Rome (T)
12 mars 2005 : Irlande - France, 19-26, à Dublin (T)
26 février 2005 : France - Galles, 18-24, au Stade de France (T)
13 février 2005 : Angleterre - France, 17-18, à Twickenham (T)
5 février 2005 : France - Écosse, 16-9, au Stade de France (T)
27 novembre 2004 : France - Nouvelle-Zélande, 6-45, au Stade de France
BILAN : 5 victoires, 4 défaites, 1 nul, 240 points marqués, 237 encaissés (– 3)
LES DIX DERNIERS MATCHES DU CANADA
2 juillet 2005 : Canada - Argentine A, 22-15, à Calgary
26 juin 2005 : Canada - États-Unis, 19-20, à Edmonton
19 juin 2005 : Canada - Angleterre A, 5-29, à Edmonton
11 juin 2005 : Canada - Pays de Galles, 3-60, à Toronto
29 mai 2005 : Japon - Canada, 10-15, au Japon
25 mai 2005 : Canada - États-Unis, 30-26 au Japon
13 novembre 2004 : Angleterre - Canada, 70-0, à Twickenham
6 novembre 2004 : Italie - Canada, 51-6, à L’Aquila
10 juillet 2004 : Canada - France, 13-47, à Toronto
19 juin 2004 : Canada - États-Unis, 32-29, à Edmonton
BILAN : 4 victoires, 6 défaites, 145 points marqués, 357 encaissés (– 212).
L’AUTOMNE DES BLEUS
5 novembre : France - Australie, 26-16.
Aujourd’hui : France - Canada, à Nantes (17 heures).
19 novembre : France - Tonga, à Toulouse (15 heures).
26 novembre : France - Afrique du Sud, à Saint-Denis (21 heures).
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Voyage et pluie au programme
Bleu
Rouge
LA JOURNÉE DES BLEUS
Jaune
Bleu
Jaune
Samedi dernier, les Australiens Rogers et Gregan
tentent d’arrêter Yannick Jauzion (ballon en main), sous
les yeux d’Olivier Milloud (à dr.) et Dimitri Szarzewski.
Les Français doivent confirmer la bonne impression faite
à Marseille contre les Wallabies (26-16).
(Photo Alain de Martignac)
Noir
Noir
110 kg), 18 Gainer (Albi, Pro D 2, 26/10 ; 1,80 m/111 kg), 19 Burak (UBC, 25/10 ; 2,01 m/
107 kg), 20 Kleeberger (Victoria, 21/0 ; 1,86 m/96 kg), 21 Weingart (Castaway, 23/5 ;
1,79 m/81 kg), 22 McWhinney (Abbotsford, 27/0 ; 1,83 m/96 kg).
11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY FRANCE - CANADA
« C’est mieux qu’à la télé »
THOMAS CASTAIGNÈDE, écarté depuis juin 2003, a été remplaçant face à l’Australie. Titulaire ce soir, il rêve de Coupe du monde.
La vie et l’Angleterre lui ont beaucoup appris en cinq ans, le
temps écoulé depuis son départ de Castres pour les Saracens
de Londres. Mais la clameur du Stade-Vélodrome, lors de son
entrée sur le terrain, samedi, à la 63e minute du match FranceAustralie (26-16), a confirmé que l’ancien « Petit Prince » du
rugby français conserve toute sa popularité. Après tant de
départs et autant de retours chez les Bleus, il affirme espoir et
ambition de disputer le Mondial 2007 en France.
(32-33). J’avais en face de moi “un
ouvreur de deuxième division”. Il
s’appelait Juan Martin Hernandez et
il a prouvé depuis, au Stade Français,
qu’il n’était pas un joueur de deuxième division. Sur le moment, j’ai
accusé le coup. Je ne pouvais rien
dire. Après tous les efforts que j’avais
faits pour revenir après ma rupture
du tendon d’Achille… Dans mon
esprit, je ne partais pas à cette Coupe
du monde pour être un premier choix
mais pour faire partie de l’aventure.
Ne jouer que contre le Japon ou les
États-Unis, ça ne m’aurait posé
aucun problème…
« Ma carrière a été
belle et longue, mais
il lui manque encore
la consécration »
J’ai senti à plein nez l’odeur de
camphre, il n’y en a pas en Angleterre. Sur le terrain, c’était bon, la
décharge d’adrénaline. On ne
connaît pas ces émotions autre part
dans la vie, c’est comme une drogue.
Je suis addict (dépendant) !
– Le staff parle de “projet de vie”
pour les deux ans à venir. Qu’estce que ça évoque pour vous ?
– Que la Coupe du monde, dans les
deux années qui viennent, doit être
l’objectif numéro 1 de chacun. Tout
le monde réalise qu’il y a un coup à
jouer. J’ai vu comment les Anglais
ont préparé la Coupe du monde, il
faut s’en inspirer mais sans occulter
complètement l’avis des clubs. »
CHRISTIAN JAURENA
Le pari fou de Henry
GALLES - FIDJI : 11-10 (0-7)
Coupant avec les traditions, le patron des All Blacks a effectué quinze changements pour affronter l’Irlande. L’objectif, c’est 2007.
AUJOURD’HUI, 15 H 30 (14 H 30 heure locale),
LANSDOWNE ROAD (DUBLIN)
(en différé à 19 heures sur Canal + Sport)
IRLANDE:15 Murphy-14 Bowe,13D’Arcy,12S. Horgan,11 A.Horgan- 10O’Gara,9
Stringer - 7 O’Connor, 8 Leamy, 6 S. Easterby (cap.) – 5 O’Kelly, 4 O’Callaghan –
3 Hayes, 2 Byrne, 1 Horan. Entraîneur : E. O’Sullivan. Remplaçants : 16 R. Best,
17 S. Best, 18 McCullough, 19 N. Best, 20 Campbell, 21. Humphreys, 22. Dempsey.
NOUVELLE-ZÉLANDE : 15 L. MacDonald – 14 Howlett, 13 Nonu, 12 Mauger,
11 Sivivatu – 10 Evans, 9 Weepu – 7 McCaw (cap.), 8 Tuiali’i, 6 Lauaki – 5 Williams, 4
Eaton – 3 Afoa, 2 Mealamu, 1 Woodcock. Entraîneur : G. Henry. Remplaçants :
16 Hore, 17 Taumoepeau, 18 Hayman, 19 Jack, 20 So’oialo, 21 Cowan, 22 Muliaina.
Arbitre : M. J. Kaplan (AFS).
de notre envoyé spécial
PAS DE CARTER ni d’Umaga, pas
de Jack ni de Hayman, Rokocoko ou
Kelleher. Un ouvreur (Nick Evans)
invité de dernière minute qui ne doit
sa présence en Irlande qu’au forfait
de Luke McAlister, un troisièmeligne centre (Mose Tuiali’i) qui a disputé son dernier match international
il y a douze mois, et un deuxièmeligne inédit (Jason Eaton, 23 ans, 0
sélection) qui se trouve face aux
rugueux Irlandais Malcolm O’Kelly et
Donncha O’Callaghan sans avoir disput é le moindre match de
Super-12… C’est à se demander si
Graham Henry, n’a pas perdu la tête
en arrivant en Irlande. Car, pour la
deuxième étape sur la route d’un
possible Grand Chelem, l’entraîneur
des All Blacks a rompu avec les traditions ancestrales du rugby néozélandais, effectuant quinze changements dans l’équipe qui a écrasé
(3-41) le Pays de Galles la semaine
dernière à Cardiff.
Une première dans l’histoire des All
Blacks, où la priorité a toujours été
donnée au titulaire en place. Une
première aussi dans l’histoire du rugby international. « Mais depuis dix
ans, le paysage rugbystique a totale-
ment changé, explique Henry.
Avant, il y avait des matches de tournée, des matches contre des sélections provinciales ou régionales pour
tester les joueurs. Aujourd’hui nous
n’avons plus que des tests-matches
pour le faire. Or, le seul moyen de
voir si les joueurs sont à la hauteur,
c’est de les jeter dans le grand
bain. »
« La priorité,
c’est 2007 »
Est-ce un risque ? Non, si l’on s’en
réfère aux chiffres. L’Irlande n’a
jamais battu la Nouvelle-Zélande,
même si le match nul (10-10) réalisé
contre les hommes de Ian Kirkpatrick, en 1973, est entré au panthéon
des « triomphes » du rugby irlandais. Depuis cent ans, le score moyen
entre les deux équipes est de 24-9
pour les All Blacks, et contre une
équipe qui a marqué en moyenne
38 points par match cette saison, on
peut effectivement se demander si
Simon Easterby et ses coéquipiers
pourront inverser la tendance.
Mais il faut aussi se souvenir que lors
de leur dernière visite en 2001, les
Néo-Zélandais, avant de s’imposer
29-40, avaient été menés 23-7. Et
malgré la dynamique très positive
qui porte les All Blacks depuis un an,
Graham Henry sait qu’il n’est pas à
l’abri d’un échec. En face, en dépit
des absences de Brian O’Driscoll,
Denis Hickie et Paul O’Connell, blessés, les Irlandais affichent une
équipe de vieux roublards avec un
paquet d’avants qui comprend cinq
Lions : O’Kelly, O’Callaghan, le pilier
John Hayes, le talonneur Shane
Byrne, et le troisième-ligne Simon
Easterby, un des rares joueurs à être
revenu de la tournée catastrophique
en Nouvelle-Zélande avec sa réputation intacte.
« Vulnérables ? Bien sûr que nous
sommes vulnérables, estime Henry.
L’équipe que nous avons sélectionnée n’est pas la plus forte possible, et
face à une équipe expérimentée
comme l’Irlande, nous savons que
nous prenons un risque. Mais c’est
un risque que nous sommes prêts à
courir, car notre priorité n’est pas de
gagner un Grand Chelem. Notre
priorité est de développer un squad
pour 2007 où nous aurons, à chaque
poste, deux joueurs compétitifs et
capables d’évoluer à ce niveau. »
Bref, dans ce stade de Lansdowne
Road où, en 1991, les premiers
champions du monde de 1987 furent
éliminés en demi-finale (16-6) face à
l’Australie, Henry veut à tout prix éviter de répéter les erreurs du passé.
« Notre priorité, c’est de gagner la
Coupe du monde. Mais si l’on essaie
de le faire avec vingt-deux mecs, soit
quinze joueurs et sept remplaçants,
on va se casser la gueule, martèlet-il. Et c’est exactement ce qui est
arrivé aux équipes néo-zélandaises
depuis maintenant dix-huit ans. »
Pour certains commentateurs irlandais et britanniques, la démarche de
Henry n’est qu’un reflet de l’arrogance des Néo-Zélandais. Pour
d’autres puristes en NouvelleZélande, il est en train de dévaloriser
le maillot frappé de la fougère. Alors,
coup de folie ou coup de génie ? Il
faudra sans doute attendre octobre
2007 pour le savoir. Mais dès cet
après-midi à Lansdowne Road, on
saura si le pari fou de Henry a des
chances d’aboutir.
IAN BORTHWICK
TEMPÊTE PRÉVUE À DUBLIN.
– La météo irlandaise prévoit des
conditions atmosphériques très difficiles lors du match prévu à Lansdowne
Road aujourd’hui : orages, pluie et
rafales de vent allant jusqu’à 80 km/h.
Après l’environnement protégé du
Millennium Stadium et son toit fermé,
c’est un retour aux conditions « à
l’ancienne » pour les Néo-Zélandais.
« Les conditions atmosphériques vont
sans doute jouer un rôle primordial
dans ce match, considère leur entraîneur, Graham Henry. Nous savons déjà
qu’il y aura beaucoup de vent et, selon
la direction du vent, nous ferons en
sorte de nous adapter et d’adapter nos
tactiques d’une mi-temps à l’autre. »
– I. B.
NOUVELLE-ZÉLANDE : RYAN
RASSURE. – Touché aux ligaments
croisés du genou gauche contre le Pays
de Galles samedi dernier, le deuxièmeligne néo-zélandais James Ryan a failli
rentrer au pays cette semaine. Mais
suite à une IRM passée vendredi et
l’évolution favorable de sa blessure, il
restera avec l’équipe et pourra éventuellement postuler pour les deux derniers matches de la tournée contre
l’Angleterre (19 novembre) et l’Écosse
(26 novembre). – I. B.
Entre rois déchus
Finalistes de la Coupe du monde il y a tout juste deux ans, les deux équipes sont en proie au doute.
ANGLETERRE : 15 Lewsey – 14 Cueto,
13 Noon, 12 Tindall, 11 Cohen – 10 Hodgson,
9 Dawson – 7 Moody, 8 Corry (cap.),
6 Sanderson – 5 Grewcock, 4 Borthwick –
3 Vickery, 2 Thompson, 1 Sheridan. Entr. :
A. Robinson. Rempl. : 16 Mears, 17 Stevens,
18 Deacon, 19 C. Jones, 20 Ellis, 21 Barkley,
22 van Gisbergen.
AUSTRALIE : 15 Latham – 14 Gerrard,
13 Tuqiri, 12 Turinui, 11 Mitchell – 10 Rogers,
9 Gregan (cap.) – 7 Waugh, 8 Smith, 6 Roe – 5
Sharpe, 4 McMeniman – 3 Baxter, 2 Cannon,
1 Dunning. Entraîneur : E. Jones. Remplaçants : 16 Polota-Nau, 17 Holmes,
18 Chisholm, 19 Fava, 20 Whitaker, 21 Giteau,
22 Johansson.
Arbitre : M. Jutge (FRA)
TWICKENHAM –
de notre envoyé spécial
IL Y A UN PEU MOINS de deux ans, ces
deux-là se disputaient le titre mondial, finalement remporté par les Anglais (20-17 a.p.).
Depuis, une inexorable glissade les a vus
dégringoler dans l’ordre mondial, au point
qu’aujourd’hui, l’entraîneur vaincu, Eddie
Jones ou Andy Robinson, se retrouvera sur un
siège éjectable. L’Australien l’a reconnu
cette semaine : « Les contrats d’entraîneurs,
ce sont juste des bouts de papier. Si vos
employeurs pensent que vous n’êtes pas
assez performant, ils prennent des décisions. » Un échec à Twickenham cet aprèsmidi serait le septième de suite pour les Wallabies, série qu’ils n’ont pas connue depuis
trente-six ans. Pourtant, Jones a refusé de
bouleverser l’équipe battue 16-26 à Marseille. Giteau sur le banc et Sailor en tribune
ont payé les pots cassés, Rogers remplaçant
le premier nommé à l’ouverture et Gerrard le
second à l’aile droite. Drôle de pari, que de
titulariser l’ancien treiziste sous le numéro 10
pour la deuxième fois de sa carrière à ce
niveau, mais les Wallabies sont désespérément à la recherche d’un peu d’inspiration,
d’une étincelle de génie en l’absence de Stephen Larkham, blessé. Bien que Jones ait
reconnu que le principal problème de cette
équipe d’Australie se situe dans le cinq de
devant.
Les joyaux perdus
du quinze de la Rose
George Gregan, lui, bénéficie du sursis. Son
remplaçant dans un futur proche pourrait
s’appeler… Giteau. Le capitaine, recordman
mondial des sélections (115), est l’un des huit
titulaires de la finale de 2003 encore présents
sur la pelouse, mais le débat sur son avenir
devient de plus en plus acrimonieux au fil des
semaines.
Dans le camp d’en face, ce sont six vainqueurs de la Coupe du monde qui sont encore
là. Mais l’équipe à la Rose a perdu plusieurs
de ses joyaux. Définitivement pour certains
(Johnson, Dallaglio, Hill et Robinson, en
retraite), et provisoirement pour d’autres
(dont Wilkinson, pas encore revenu à son
meilleur niveau). Avec quatre défaites sur ses
six derniers matches, l’Angleterre ne présente pas un bilan beaucoup plus flatteur que
son adversaire du jour. Andy Robinson n’a
pourtant pas décidé d’injecter du sang neuf
en ce début de saison. Il a en revanche rappelé Ben Cohen, qui ne figurait pas dans le premier squad de la saison, et Sanderson en troisième ligne, dont la dernière sélection
remonte à 2001.
C’est dire qu’il n’est pas question ici de plan à
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
Millenium Stadium. 73 045 spectateurs. Arbitre : M. Dickson (ECO)
GALLES : 1 E, Owen (66e), 1 D (76e), 1 B Robinson (60e). FIDJI : 1 E Rawaqa (40e),
1 T Vulakoro, 1 D Bai (56e). Carton jaune. – Fidji : Domolailai (65e, antijeu).
Évolution du score : 0-7 (mi-temps) 0-10, 3-10, 8-10, 11-10.
GALLES : Byrne – Morgan, Watkins, Parker, Sh. Williams – (o) Robinson, (m) Cooper
– Ma. Williams, Owen (cap.), Da. Jones – Charteris, Cockbain – Horsman, Thomas,
Yapp. Entraîneur : M. Ruddock. Remplaçants : Bennett, A. Jones, Gough,
Popham, Sowden-Taylor, Phillips, Sweeney.
FIDJI : Ligairi – Luveitasau, Ruivadra, Vulakoro, Bobo – (o) Bai, (m) Rauluni (cap.)
–Ratuva,Koyamaibole,Doviverata–Domolailai,Rawaqa–Nagi,Koto,Bale.Entraîneur : W. Pivac. Remplaçants : Gadolo, Matawalu, Leawere, Salabogi, Volavola,
Vata, Ratuvou.
UN DROP de Robinson à quatre minutes de la fin du match a permis aux
Gallois, largement remaniés – onze changements – après le naufrage du
week-end dernier contre les All Blacks (3-41), de s’imposer sur le fil. Les Fidjiens, en tête à la mi-temps après un essai de soixante mètres de Rawaqa, ont
même mené 10-0 à la 56e minute. Ce n’est qu’ensuite que les vainqueurs du
dernier Tournoi des Six Nations ont comblé leur retard, grâce notamment à un
essai de leur capitaine Michael Owen sur une mêlée enfoncée alors que le pack
fidjien était réduit à sept. Bref, pas de quoi rassurer avant d’affronter l’Afrique
du Sud puis l’Australie.
ÉCOSSE - ARGENTINE
AUJOURD’HUI, 17 H 30 (18 h 30, heure française),
À MURRAYFIELD
(en différé, demain à 20 h 45 sur Canal + Sport)
ÉCOSSE : 15 Paterson – 14 R. Lamont, 13 Di Rollo, 12 Henderson, 11 S. Lamont –
10 Parks, 9 Blair – 7 Taylor, 8 Hogg, 6 White - 5 Murray, 4 Hamilton - 3 Douglas,2 Hall,
1 Kerr. Entraîneur : F. Hadden. Remplaçants : 16 Lawson, 17 Smith, 18 Jacobsen,
19 Kellock, 20 Brown, 21 Cusiter, 22 Southwell.
ARGENTINE:15 Hernández- 14F.Martín-Aramburu,13M.Contepomi,12F. Contepomi, 11 Leonelli–10 Todeschini,9 Pichot (cap.)- 7. Schusterman,8 J.-M. FernándezLobbe, 6 Durand – 5 Bouza, 4 I. Fernández-Lobbe - 3 Hasan, 2 Ledesma, 1 Roncero.
Entraîneur : M. Loffreda. Remplaçants : 16 Guiñazu, 17 Scelzo, 18 Carizza,
19 Leguizamon, 20 N. Fernández Miranda, 21 Borges, 22 Stortoni.
Arbitre : M. Deaker (NZL).
LE NOUVEL ENTRAÎNEUR ÉCOSSAIS Frank Hadden a titularisé trois
joueurs non capés dans le quinze titulaire : le centre Di Rollo, le talonneur Hall
et le deuxième ligne Hamilton. Le Lion Cusiter a été placé sur le banc. Hadden
prévient : « Les Argentins sont mieux classés que nous par la Fédération internationale, l’IRB : ils sont huitièmes et nous neuvièmes. Depuis 1990, nous ne
les avons pas battus. » Les Pumas, qui ont perdu de peu contre l’Afrique du
Sud samedi dernier (34-23), restent sur quatre victoires de rang contre les
Écossais. – B. Ma.
ANGLETERRE - AUSTRALIE
AUJOURD’HUI, 14 H 30
(15 h 30, heure française),
TWICKENHAM
(en différé, demain à 14 h 10
sur Canal + Sport)
GALLES - FIDJI : 11-10
Galles se fait peur
IRLANDE - NOUVELLE-ZÉLANDE
DUBLIN –
MARCOUSSIS. – Thomas Castaignède, ici à l’entraînement,
n’avait plus été titulaire en équipe de France depuis près
de deux ans et demi. Désormais, il rêve de 2007 : « Disputer
la Coupe du monde en France, ce serait l’accomplissement
de ma carrière. » (Photo Alain de Martignac)
ITALIE - TONGA
moyen terme. Gagner est pour l’heure le seul
objectif des Anglais, une semaine avant de
recevoir les All Blacks. Pour chasser un peu
de doute…
HENRI BRU
CINQUANTE MILLE JOUEURS EN
PLUS DEPUIS 2003. – Si le quinze de la
Rose a accumulé les déconvenues depuis son
titre mondial, la fédération anglaise a, elle,
vu grossir ses rangs de manière spectaculaire
puisque 51 098 nouveaux joueurs ont rejoint
la RFU depuis 2003 (254 992 licenciés au
total). La progression la plus importante se
situe dans la frange d’âge allant de 12 à
18 ans, où 8 355 nouveaux joueurs ont été
recensés. Le plan stratégique de la RFU prévoit plus de 20 millions d’euros d’investissements en équipements pour les clubs amateurs d’ici 2008.
AUJOURD’HUI, 15 HEURES,
STADE LUNGOBISENZIO DE PRATO
(en différé, mardi à 20 h 30 sur Sport +)
ITALIE : 15 Galon – 14 Mi. Bergamasco, 13 Canale, 12 Stoica, 11 Nitoglia – 10 Pez,
9 Griffen – 7 Persico, 8 Sole, 6 Parisse – 5 Bortolami (cap.), 4 Del Fava – 3 Nieto, 2
Festuccia, 1 Lo Cicero. Entraîneur : P. Berbizier. Remplaçants : 16 Ongaro, 17
Aguero, 18 Bernabo’, 19 Zaffiri, 20 Zanni, 21 Canavosio, 22 Orquera.
TONGA : 15 Va’enuku – 14 Tiueti, 13 Hufanga, 12 Fisilau, 11 Lisala – 10 Apikotoa,
9 Nau – 7. Vaki (cap.), 8 Halaufia, 6 Molitika – 5 Ngauamo, 4 Vaioleti – 3 A. Maka,
2 Taukafa, 1 Fakalelu. Entraîneur : J. Love. Remplaçants : 16 Maasi, 17 Pale, 18
Molitika, 19 Fono, 20 Havea, 21 Vunipola, 22 Poteki.
Arbitre : M. Goddard (AUS)
APRÈS UNE PROBANTE tournée dans l’hémisphère Sud (première victoire
en Argentine, 30-29), Pierre Berbizier va conduire son premier match de la
Squadra Azzurra en Italie. « Physiquement, nous sommes bien. Je me méfie
des Tongiens qui ont des joueurs très physiques. Le premier match de la saison
reste toujours délicat à aborder. » L’Italie disputera par la suite des tests
contre l’Argentine et les Fidji. Les Tongiens, emmenés par leur capitaine Vaki,
troisième-ligne de l’USAP, ont battu mercredi l’Italie A 33-27 à Livourne.
Samedi prochain, ils affronteront la France à Toulouse.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
quand il faut être sérieux et quand ils
peuvent déconner. Avant, on faisait
moins la part des choses. Je suis dans
une chambre tranquille, avec Yann
Delaigue. Nous n’avons pas de
PlayStation… Mais ça fait plaisir de
retrouver ces jeunes et une
ambiance que j’aime. C’est mieux
qu’à la télé… Dans le vestiaire de
Marseille, j’étais vraiment heureux.
Bleu
vous l’évolution de l’équipe de
France ?
– Avec un regard extérieur, je peux
dire qu’elle a fait un grand pas. Au
niveau de la qualité des individualités, c’est peut-être la meilleure des
équipes de France que j’ai connues.
Au niveau de l’état d’esprit, il y règne
une mentalité encore meilleure qu’il
y a deux ans. Les jeunes ont compris
Jaune
Rouge
Jaune
– Après vous avoir écarté en
2003, Bernard Laporte vous
rappelle en 2005. Vous croyezvous capable de conserver sa
confiance jusqu’à la Coupe du
monde 2007 ?
– Disputer la Coupe du monde en
France, ce serait l’accomplissement
de ma carrière. Elle a été belle et longue, mais il lui manque encore la
consécration. J’ai appris à vivre sans
l’équipe de France mais j’ai toujours
été malheureux de ne pas y être. Bien
sûr que je vais tout faire pour mériter
la confiance du sélectionneur.
– Comme avoir de bons tests
physiques et prolonger les
séances d’entraînement en lui
montrant que vous savez aussi
buter ?
– Même si je ne bute pas dans mon
club ni en équipe de France, je m’y
suis toujours entraîné. Il ne faut
négliger aucun atout… Quant aux
tests physiques, je crois que je bénéficie de la préparation à l’anglaise.
Là-bas, l’entraînement physique est
une culture. Mais j’ai toujours fait de
la musculation même si, à mes
débuts, on considérait que ça pouvait faire perdre de l’influx ou altérer
la gestuelle du haut du corps…
– Après plus de deux ans
d’absence, comment jugez-
Noir
Bleu
Noir
« VOUS REVOILÀ titulaire du
quinze de France, près de deux
ans et demi (juin 2003 face à
l’Argentine) après l’avoir quitté. Quelles émotions vous procurent ce retour ?
– Ce n’est pas mon retour. J’étais
déjà là samedi dernier, contre l’Australie. Franchement, je ne fais pas de
différence entre titulaire et remplaçant. D’abord parce que, désormais,
on ne joue plus les matches à quinze
mais à vingt-deux. Mais aussi parce
que j’ai changé. Je suis revenu en
équipe de France avec l’état d’esprit
d’un bon soldat, prêt à rendre service
où et quand on me le demande. Et
puis, m’échauffer au Stade-Vélodrome pour jouer face aux Australiens, c’était quand même un peu
spécial pour moi. J’ai fait attention,
j’ai forcément pensé à mon tendon
d’Achille.
– Cette blessure, en novembre
2000, sur la pelouse du Stade
de France, juste avant d’affronter les Australiens, reste une
image forte de votre
carrière…
– C’est même un de mes plus mauvais souvenirs. Cette blessure m’a
éloigné des terrains pendant dix-huit
mois. Certains m’ont dit fini pour le
rugby… L’endroit où j’ai le plus dormi à Paris, dans toute ma vie, c’est
l’hôpital de la Pitié-Salpétrière. Cette
blessure est survenue au pire
moment. J’étais en pleine forme,
tout marchait bien pour moi à
Londres et j’étais prêt à tout casser… J’étais aussi un peu égoïste.
J’avais fait le pari audacieux d’être le
premier international en exercice à
quitter la France. C’était un nouveau
départ et puis, le trou noir. Mais ça
m’a fait mûrir.
– Quand vous dites que c’est
un des plus mauvais souvenirs
de votre carrière, cela veut-il
dire qu’il y a eu pire ?
– Oui. Le pire, c’est l’appel téléphonique que m’ont passé Bernard
Laporte et Jo Maso pour m’annoncer
qu’ils ne me retenaient pas pour la
Coupe du monde 2003. En quittant
l’Argentine, j’avais bien senti un
truc. Le dernier match, contre
l’Argentine, on le perd d’un point
12
RUGBY TOP 14 (10 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TOULOUSE - CASTRES : 29-24
Toulouse sans éclat
Difficile succès pour les Toulousains qui ont manqué de précision pour distancer des Castrais exemplaires.
TOULOUSE. – Deuxième marqueur d’essais du Top 14 (6)
derrière son équipier Gareth Thomas (7), Vincent Clerc,
qui s’enfuit sous le nez des Castrais Marticorena et
Teulet, a fait basculer la rencontre en faveur de
Toulouse sur cette interception à la 30e minute.
(Photo Michel Deschamps)
HIER
Toulouse - Castres, 29-24
AUJOURD’HUI
15 H 10
Bayonne - Biarritz
(en direct sur Canal +)
19 H 30
Bourgoin - Stade Français
Pau - Agen
Montpellier - Perpignan
Narbonne - Toulon
Clermont - Brive
Bonus : Castres (1)
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi
18 novembre : Clermont - Toulouse
(20 h 30, en direct sur Canal + Sport).
Samedi 19 novembre : Castres Bourgoin (17 h 30, en direct sur Canal +
Sport) ; Stade Français - Bayonne, Biarritz - Pau, Perpignan - Narbonne, Brive Toulon, Agen - Montpellier (18 h 30).
Classement
Pts J. G. N.
— — — —
1. Toulouse ..... 40 10 9 0
2. Perpignan.... 31 9 7 0
3. Biarritz ......... 29 9 6 0
4. Bourgoin ...... 29 9 6 0
5. Stade Français .............. 28 9 6 0
6. Castres ........ 25 10 5 0
7. Clermont...... 23 9 5 0
8. Brive ............ 20 9 4 1
9. Agen ............ 17 9 4 0
10. Bayonne ...... 13 9 2 1
11. Narbonne .... 13 9 3 0
12. Montpellier... 11 9 2 0
13. Toulon ......... 11 9 2 0
14. Pau .............. 9 9 2 0
P.
—
1
2
3
3
p.
—
317
237
201
208
c.
—
181
155
115
143
B.
—
4
3
5
5
3
5
4
4
5
6
6
7
7
7
205
256
242
147
193
172
173
152
125
154
141
189
205
198
240
230
291
164
237
293
4
5
3
2
1
3
1
3
3
1
Les quatre premiers en demi-finales.Les 13e et 14e relégués en Pro D 2. Quatre points
pour une victoire, 2 pour un nul, 0 pour une défaite. Un point de bonus pour chaque
équipe qui inscrira au moins 4 essais et/ou perdra par 7 points ou moins. Les six
premiers qualifiés pour la Coupe d’Europe. En cas de victoire d’un club français en
Coupe d’Europe, sept clubs sont qualifiés.
LE POINT
Perpignan à l’affût
TOULOUSE - CASTRES : 29-24 (20-15)
Des Castrais lucides
Vingt minutes au cours desquelles les
Toulousains dominèrent sans pour
autant marquer l’adversaire. Et ils
durent attendre l’essai de Garbajosa
(27e ) pour étaler leur marque de
fabrique. Mais que ce fut laborieux.
« On se sentait pourtant fort, souligne
l’arrière Clément Poitrenaud, mais on
a dépensé beaucoup d’énergie pour
peu de points marqués. »
Et pourtant les Toulousains ne manquèrent pas d’opportunisme, punissant la première attaque au large mal
SERGE TYNELSKI
« À QUOI ATTRIBUEZ-VOUS
l’inconstance de votre équipe
qui menait pourtant 20-3 après
trente minutes de jeu ?
– Il y avait un adversaire qui voulait
gagner et nous n’avons pas préparé
ce match dans la sérénité. Sur nos
temps forts, nous avons manqué de
réussite. En deux ou trois occasions,
on est près de leur ligne mais on ne
marque pas. On a manqué de fraîcheur, ce qui a provoqué des fautes
de mains inhabituelles. On passe un
quart d’heure difficile et on prend
deux essais parce que l’on n’arrive
pas à maintenir le rythme.
– N’est-ce pas inquiétant pour
la suite ?
– Malgré les fautes, il y a quand
même bien des points de satisfaction. À commencer par la victoire. On
se crée quand même des occasions
qu’il n’y a pas si longtemps se terminaient derrière la ligne. C’est sûr,
nous ne gagnons pas facilement
mais nous sommes soulagés d’avoir
passé cet écueil. Pour la suite, je sais
que nous allons travailler dans le
même sens avec les joueurs disponibles.
– Dans quel état d’esprit est
votre groupe ?
– En l’absence des internationaux,
tout le monde est solidaire. Je félicite
ceux qui s’entraînent dans l’ombre et
qui permettent au Stade Toulousain
d’honorer son rang. Bravo aux
jeunes qui jouent avec beaucoup de
cœur. C’est pour cela que je suis heureux de cette victoire, si petite soitelle. C’est une victoire qui compte. »
– S. T.
MONTPELLIER - PERPIGNAN
Le nombre d’internationaux retenus
en sélection qui ne disputeront pas
la dixième journée du Top 14 :
France 19, Canada 3, Italie 8, Tonga 3,
Argentine 11, Fidji 3 et Géorgie 2.
BOURGOIN - STADE FRANÇAIS
BAYONNE - BIARRITZ
C’est Paris misère
« Dépassionner l’approche »
Cette semaine, le Stade Français, privé de ses internationaux, a préparé son
match contre Bourgoin avec l’angoisse de réussir à composer une équipe.
AUJOURD’HUI, 19 H 30,
STADE LESDIGUIÈRES DE GRENOBLE
BOURGOIN: Péclier – A. Forest,Boussès, Giorgadze,Janin – (o) Boyet, (m) M. Forest
(cap.) – Diotallevi, Frier, Baluc-Rittener – Jooste, Pierre – Peyron, Cabello, Bonet.
Entraîneurs: C. Urios et G.Tourlonias.Remplaçants: Montagnat,Khinchagishvili ou Cardinali, Mazel, Monzeglio, Campeggia, Davis ou Coux, Carmona.
STADE FRANÇAIS : Corleto – Brana, Lacroix, Messina, Saubade – (o) Penaud,
(m) Fillol – Rabadan, Sowerby, Jéchoux – Marchois, Auradou (cap.) – Montes, Blin,
Weber. Entraîneurs : F. Galthié, F. Landreau et S. Meehan. Remplaçants: Kayser,
Henn, Szarzewski, Tveraga, Grimaud, Sarraméa, Bouhraoua.
Arbitre : M. Matheu (Armagnac-Bigorre)
FABIEN GALTHIÉ a fait grise mine
toute la semaine. Mais comment
aurait-il pu en être autrement ?
Confronté à l’absence de ses internationaux français, italien et argentin, l’entraîneur du Stade Français a
été confronté à un véritable cassetête qui a pris parfois des allures de
sketch, pour tenter de composer
l’équipe qui jouera ce soir contre
Bourgoin.
Lundi matin, avec le président
Max Guazzini, c’est la revue d’effectif. Squelettique. Pour des raisons
diverses, blessures ou sélections,
pas moins de vingt et un joueurs sur
trente-trois professionnels sont
indisponibles. Yohan Montes
(20 ans) est le seul pilier d’expérience. Et encore pour quelques
brèves de matchs. Les questions se
multiplient, sans réponse. Le report
étant impossible, le forfait est alors
envisagé. Mais d’après le règlement
il en coûtera deux points de moins.
On fait les comptes. Pas de quoi remplir une feuille de match. Galthié
envisage de jouer. Sans contrat, il
n’y est pas autorisé.
Mardi après-midi à Marcel-Bec
dans la forêt domaniale de Meudon,
dans le ciel bleu azur déchiré par un
nuage de traîne, le soleil a rendezvous avec la lune. Le tee-shirt est de
rigueur. Galthié ne parvient pas à
dérider son visage. « Depuis hier je
n’ai vraiment pas le cœur à rire »,
précise-t-il en apprenant le forfait de
Brian Liebenberg (dos).
Skrela :
« Je ne connais pas
tout le monde »
Vingt-deux joueurs s’échauffent en
alignant les longueurs de terrain.
L’Argentin Ignacio Corleto est rentré
d’Argentine où il était en stage avec
les Pumas. Ouf ! La feuille de match
est complète d’autant que les piliers
du pôle espoir Damien Weber
(19 ans, 1,75 m, 110 kg) et Txomin
Haramburu (22 ans, 1,75 m, 98 kg),
qui a posé une semaine de congé
exceptionnel auprès de la DDE, sont
venus renforcer la troupe. David
Skrela qui trottine à peine s’étonne :
« Je ne connais pas tout le monde. »
Même remarque de David Auradou :
« C’est presque une ambiance de
cours d’école. » Terry Bouhraoua, le
deuxième demi de mêlée, à peine
dix-huit ans, est encore junior Crabos. « On est à poil », précise le
manager Alain Élias. « C’est la vie »,
convient, fataliste, Galthié. Son
adjoint Fabrice Landreau se veut un
peu plus optimiste : « Dans la difficulté on va devoir faire preuve de
beaucoup de solidarité et c’est une
expérience intéressante à vivre. »
Une voix dans le portable d’Alain
Élias avise : « Dimitri est blanchi. »
Galthié : « Peut-être sera-t-il parmi
les vingt-deux ? » L’intendant JeanMarie Chauvet embarque dans son
fourgon les sans-permis, Terry Bouhraoua et Damien Weber.
Mercredi s’annonce sous de meilleurs auspices. Le pilier argentin
Pablo Henn est annoncé de retour. La
composition de l’équipe prend forme
et pourtant Galthié n’a pas dormi de
la nuit. « On jouera à Bourgoin. » Il y
a deux saisons, le Stade Toulousain a
pris quatre-vingts points (82-19)
face au même adversaire. « Je sais
que ça existe », souffle Galthié.
Jeudi est un autre jour avec une
bonne surprise. Corleto, après un an
d’absence, est déclaré apte. Szarzewski sera sur la feuille de match
comme pilier gauche, troisièmeligne aile ou deuxième-ligne. Henn
est titularisé à gauche.
Vendredi, le Stade Français est prêt
pour le voyage. Pas sûr qu’il forme la
jeunesse.
SERGE TYNELSKI
BOURGOIN PURGE SA SUSPENSION. – C’est à Grenoble, ce
soir, que le club de Bourgoin purgera
le match de suspension qui lui a été
infligé à la suite des incidents qui ont
opposé les joueurs isérois aux Agenais le 8 octobre dernier, incidents
auxquels des spectateurs avaient été
mêlés. Le club avait en outre écopé
de 10 000 d’amende.
BAYONNE : 15 Thiery – 14 Lhande, 13 R. Dourthe, 12 Roque,
11 Fifita – 10 Fraser, 9 Sudre – 7 Lafaiali’i, 8 Gratchev,
6 Massabeau – 5 Tewhata, 4 Bergez (cap.) – 3 Tomuli,
2 Laurent, 1 Coetzee. Entraîneurs : G. Doucet, X. Péméja et
P. Alvarez. Remplaçants : 16 Hill, 17 Usandisaga,
18 Weissels, 19 Hall, 20 Combes, 21 McLaren, 22 Siro.
BIARRITZ : 15 Brusque – 14 Bidabé, 13 Gaitan, 12 Lison,
11 Gobelet – 10 Peyrelongue, 9 J. Dupuy – 7 Dusautoir,
8 Harinordoquy, 6 Baget – 5 Couzinet, 4 Booyse – 3 Lecouls,
2 August (cap.), 1 Balan. Entraîneurs : P. Lagisquet et
J. Delmas. Remplaçants : 16 Noirot, 17 Lealamanu’a,
18 Chouchan, 19 Malonga, 20 Tillous-Borde, 21 Hegarty,
22 B. Dambielle.
Arbitre : M. Mené (Provence).
« IL Y A UN AN, Bayonne battait Biarritz à Aguilera
(27-22) lors de la 6e journée de Championnat.
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
– C’est totalement différent car l’an dernier, cela faisait une
dizaine d’années que les deux clubs ne s’étaient pas
affrontés. Peu de gens à Bayonne avaient pris conscience
de la dimension de l’événement. Nous n’avions aucune
pression et ça s’était bien passé pour nous. Aujourd’hui, le
contexte est différent. Nous recevons les Biarrots avant de
nous déplacer au Stade Français, de recevoir Castres et
d’aller à Clermont, puis à Toulouse, avant d’accueillir
Bourgoin. Que du lourd ! Il convient donc de prendre des
points le plus tôt possible, et la venue des voisins biarrots
constitue une confrontation que nous devons gagner.
– Avez-vous tenu compte de la passion qui anime
ce derby pour préparer ce match ?
– Il existe des différences culturelles entre nous. Pour nos
supporters, c’est un derby, nous devons le comprendre et
nous devons tout faire pour ne pas les décevoir. Maintenant,
pour bien préparer ce match, il convenait de dépassionner
l’approche de cette rencontre. L’efficacité plutôt que la
passion, c’est un peu pour cela que nous sommes allés nous
mettre au vert dès jeudi dans les Landes, à Cassen.
– Sur quel secteur avez-vous axé votre préparation ?
– Notre souci sera d’être présent sur les phases de conquête.
Nous devons rester efficaces autour de nos avants, mais
pour prendre des points face aux gros du Championnat, nous
devons proposer autre chose pour être moins prévisibles.
– Une défaite contre Biarritz constituerait-elle un
affront ?
– Pour les inconditionnels de l’Aviron, cela serait une grande
déception. Pour nous aussi, mais il faut être conscient que
notre Championnat recommencera quand on recevra des
équipes de notre niveau. Mais sur les six matches consécutifs
contre les gros, si nous pouvions prendre des points, on se
mettrait à l’abri des risques de tempête. » – S. T.
PRORUGBY
La non-dissociation en question
Vingt et un clubs sur trente étaient présents ou représentés à l’assemblée
générale de ProRugby, le syndicat des clubs professionnels, qui s’est tenue
hier à Toulouse. Il a beaucoup été question de la non-dissociation des
sanctions empêchant les joueurs punis en sélection de jouer avec leurs clubs.
« Les discussions entre l’IRB, l’ERC et la LNR sont en cours et il convient
qu’elles s’accélèrent », précise Marcel Martin, le président de ProRugby.
Dernier exemple en date, celui de Fabien Pelous, suspendu neuf semaines
pour un coup de coude sur l’Australien Brendan Cannon samedi dernier à
Marseille, qui manquera cinq matches (trois en Top 14, deux en Coupe
d’Europe) avec le Stade Toulousain.
Il a été aussi évoqué la mise en place d’une base statistique calculant le
temps de jeu de chaque joueur. Ce qui pourrait aboutir, après concertation
avec Provale, le syndicat des joueurs, à un aménagement du temps de travail
et des congés. Enfin, tous les participants ont approuvé l’idée que l’équipe de
France ne pourrait sélectionner que trois joueurs au maximum par club pour
affronter les nations dites mineures. – S. T.
PAGE 12
AUJOURD’HUI, 19 H 30, STADE SABATHÉ
MONTPELLIER: Bortolussi – Koko,Lubbe, Taele, Kuzbik – (o) Lespinas, (m) Buada –
Vallée (cap.), Macurdy, Galtier – Nouchi, Bert – Vigna, Diomandé, Petit. Entraîneurs : D. Nourault, D. Bès et P. Arlettaz. Remplaçants : Caudullo, Baïocco,
Mathieu, Russel, J. Tomas, Aucagne, Bénazech.
PERPIGNAN : Cermeno – Bomati, Hume, Manas, Naulu – (o) N. Laharrague, (m)
Durand – Goutta (cap.), Tonita, Le Corvec – Hines, Gaston – Mas, Tincu, Freshwater.
Entraîneurs : Ph. Boher et Ph. Ducousso. Remplaçants : Konieck, Debaty, Porcu,
Robertson, S. Dupuy, Edmonds, Bourret ou Grandclaude.
Arbitre : M. Briquet-Campin (Côte d’Azur).
NARBONNE - TOULON
GILBERT DOUCET, le manager bayonnais, a veillé à faire oublier à ses joueurs
le contexte du derby basque.
AUJOURD’HUI, 15 H 10, STADE
JEAN-DAUGER (en direct sur Canal +)
PAU - AGEN
AUJOURD’HUI, 19 H 30, STADE DU HAMEAU
PAU : Souverbie – M. Dourthe, Cistacq, Cassin, Daniel – (o) Quesada, (m) Laussucq –
Forgues, Soucaze, Som (cap.) – Rudzki, Tabacco – Sourgens, Luro, Laperne. Entraîneurs : Th. Mentières et Y. Vignette. Remplaçants : Guatieri, Boiroux, Morgan,
Boutaty, Cibray, Beauxis, Dumitras.
AGEN : Elhorga – Vainqueur, Mirande, Miquel, Caucaunibuca – (o) Gelez (cap.), (m)
Morlaës–Koulemine,Fonua,Ostiglia–Fèvre,Dellape–Blanco,Rué, Crenca.Entraîneurs : Ch. Lanta, Ch. Deylaud et R. Sonnes. Remplaçants : Narjissi, Popescu, Califano, Socol, Costanzo, Tilloles, Ahotaeiloa.
Arbitre : M. Dubès (Côte d’Argent)
PERPIGNAN ET HERBERT
VRAIMENT PAS D’ACCORD. –
Après une première affaire en référé
où Daniel Herbert réclamait à l’USAP
171 260 euros d’arriérés de salaires
et de droit à l’image (délibéré le
30 novembre), les deux parties
avaient rendez-vous mercredi en
audience de conciliation sur le fond
du conflit. Mais alors que le
trois-quarts centre australien
demandait cette fois-ci environ
150 000 euros de dommages et
intérêts pour résiliation du contrat (il
est lié au club catalan jusqu’en juin
2006), aucun accord n’a été trouvé.
Le feuilleton judiciaire se poursuivra
donc le 15 janvier, devant les
prud’hommes. – V. C.
AUJOURD’HUI, 19 H 30, PARC DES SPORTS ET DE L’AMITIÉ
NARBONNE: Nadau – Lartigue, Desbrosse,Benassis, Nègre-Gauthier– (o) Rosalen,
(m) Balue – Bisaro (cap.), Labit, Tomiki – Springgay, Haare – Tournaire, Algret,
Mololo. Entraîneurs: J.-F. Beltran et M. Delpoux.Remplaçants: Rofes, Ducalcon,
Bédès, F. Martinez, Mahé, Ruiz, Patey.
TOULON : Grimaud – Ourak, Douy, Tutard, Teisseire – (o) Rossouw, (m) Loustau –
Dridi, Smit, Labadze – Alazet, Karele – S. Louw, Traversa (cap.), J. Louw ou Martin.
Entraîneurs : H. Hueber et Th. Louvet. Remplaçants : Curnier, Martin ou J. Louw,
Mérabet, Bernard, Toevalu, Pearson, Hueber.
Arbitre : M. Rebollal (Midi-Pyrénées).
CLERMONT - BRIVE
AUJOURD’HUI, 19 H 30, STADE MICHELIN
CLERMONT : Floch – Paulse, Chanal, P.-M. Garcia, Kiole – (o) Jones, (m) Moreau –
Dieudé, Vermeulen, Broomhall – Vigouroux, Jacquet – Zirakashvili, Miguel (cap.),
Emmanuelli.Entraîneurs : Ph. Agostini et J.-P. Laparra. Remplaçants: Lozupone,
Shvelidze ou Bastin, Longo, Audebert, McMullen ou Malzieu, Roux, J.-B. Dambielle.
BRIVE : Bottini – Donguy, Valbon, Bonetti, Sid – (o) Sadourny, (m) Clark – Bonvoisin
(cap.), Azoulai, Mallier – Van Zyl, Van Rensburg – Capdevielle, Djoudi, Toderasc.
Entraîneurs : D. Faugeron, L. Rodriguez et L. Segura. Remplaçants : Rodriguez,
Campo, Drozdz, Maleyrie, Péjoine, Petitjean, Leite.
Arbitre : M. Maciello (Côte d’Azur).
PRO D 2 (10e journée)
AUJOURD’HUI
18 H 30
Béziers - Colomiers
Oyonnax - Montauban
Lyon OU - Tarbes
Auch - Racing-Métro 92
Albi - Tyrosse
Pays d’Aix - Aurillac
DEMAIN
15 HEURES
La Rochelle - Mont-de-Marsan
(en direct sur France 3 Sud, Aquitaine
et Limousin Poitou)
Dax - Stade Bordelais
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
19 novembre : Colomiers - Dax,
Stade Bordelais - Racing-Métro 92,
Lyon OU - Oyonnax, Auch - Béziers,
La Rochelle - Pays d’Aix, Montauban Tyrosse, Mont-de-Marsan - Albi,
Tarbes - Aurillac (18 h 30).
Classement
Pts J. G. N.
— ———
1. Montauban... 36 9 8 0
2. Albi ............... 32 9 7 0
3. Dax ............... 31 9 7 0
4. Tarbes .......... 28 9 6 0
5. Béziers ......... 27 9 6 0
6. Colomiers..... 26 9 6 0
7. Lyon OU....... 21 9 4 0
8. Oyonnax....... 21 9 5 0
9. Racing-Mét. 92. 18 9 4 0
10. Auch ............. 17 9 3 0
11. Mt-de-Marsan . 16 9 3 0
12. St. Bordelais . 16 9 3 0
13. La Rochelle.. 15 9 3 0
14. Aurillac ......... 14 9 3 0
15. Pays d'Aix .... 12 9 2 0
16. Tyrosse ........ 11 9 2 0
P. p.
— —
1 241
2 260
2 241
3 239
3 208
3 167
5 170
4 184
5 151
6 156
6 195
6 182
6 179
6 164
7 151
7 151
c.
—
138
209
117
167
173
173
165
188
204
178
191
250
212
230
211
233
B.
—
4
4
3
4
3
2
5
1
2
5
4
4
3
2
4
3
Quatre points pour une victoire, 2 pour un nul, 0 pour une défaite. Un point de bonus
pour chaque équipe qui inscrira au moins 4 essais et/ou perdra par 7 points ou moins.
Le club classé 1er à l’issue de la phase préliminaire accède au Top 14. Après des
demi-finales entre les clubs classés de 2 à 5, le vainqueur de la finale (4 juin) est aussi
promu en Top 14. Les équipes classées 14e, 15e et 16e sont reléguées en Fédérale 1.
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LE STADE TOULOUSAIN, privés de
dix de ses internationaux, a assuré
l’essentiel en s’imposant hier contre
Castres, confortant ainsi sa première
place en tête du Top 14. Mais face à
des Castrais tenaces qui leur rendirent
la monnaie de la pièce au niveau des
intentions de jeu, les Toulousains peuvent s’estimer heureux. « Même si
tout fut loin d’être parfait, nous
sommes satisfaits du résultat, admet
l’ailier Vincent Clerc, auteur d’un essai
sur interception (30e). Nous avions en
mémoire le mois de novembre 2004 et
nous ne voulions pas connaître à nou-
veau le même stress. » L’an dernier à la
même période, – le 12 novembre –, un
peu dans la même situation, Toulouse
avait perdu à domicile face à Narbonne
(8-16) et dans la foulée s’était incliné à
Castres (21-20) pour traîner toute la
saison ces deux échecs successifs.
Mauvais souvenir que cette petite victoire est venue effacer et qui permet
aux Toulousains d’envisager le
déplacement à Clermont le week-end
prochain avec un peu de sérénité.
En obtenant le point de bonus défensif,
alors qu’ils étaient menés de dix-sept
points (20-3) à la demi-heure de jeu,
les Castrais ont, eux, prouvé qu’ils
avaient des ressources. Alors que
« Une victoire qui compte »
Bleu
Rouge
de notre envoyé spécial
GUY NOVÈS, le manager toulousain, rend hommage
à ses joueurs, victorieux après un match difficile.
Jaune
Bleu
Jaune
TOULOUSE –
négociée par Castres. Un ballon non
contrôlé par Ropati pour un essai de
Clerc entre les poteaux (30e), après une
interception et une course de
cinquante mètres : 20-3 avec la transformation d’Élissalde. « À ce momentlà, on s’est précipités, continue Poitrenaud, et ça s’est retourné contre nous.
Nous prenons deux essais en cinq
minutes et on joue la deuxième mitemps en regardant le score. »
En restant dans les repères défensifs
du premier acte, les Castrais n’ont laissé que peu de marge de manœuvre aux
Toulousains après la pause. Même
lorsqu’ils jouèrent à quatorze – carton
jaune d’Albouy (45e) –, ils restèrent
lucides et marquèrent durant cette
période plus de points que Toulouse
(6-3). « On ne s’est pas affolés, précise
le capitaine Rémy Vigneaux. On a joué
dans l’axe pour assurer la continuité et
provoquer des fautes. Curieusement,
on ne s’est jamais sentis en danger.
C’est la preuve que nous commençons
à avoir un bon état d’esprit. »
Castres se permit même le luxe
d’imposer de longues séquences
autour des avants qui poussèrent Toulouse dans ses retranchements. Le ouf
de soulagement que poussa Guy
Novès à la fin de la rencontre était
lourd de signification.
Français est particulièrement démuni pour affronter Bourgoin, invincible à domicile depuis 41 matches
mais qui « reçoit » à Grenoble, en
raison de la suspension du stade
Pierre-Rajon.
PAU DOS AU MUR. – Les Palois,
déjà battus deux fois à domicile, ne
peuvent connaître un nouveau fauxpas face à Agen. Les Toulonnais tenteront eux de battre des Narbonnais
mal en point (cinq défaites lors des
six derniers journées).
UNE JOURNÉE TRONQUÉE. –
Avec 49 joueurs retenus en équipes
nationales, cette journée est périlleuse pour les clubs pourvoyeurs
d’internationaux.
Noir
Noir
Stade Ernest-Wallon. Temps frais. Bonne pelouse. 18 770 spectateurs (guichets
fermés). Arbitre : M. Rosich (Armagnac-Bigorre). TOULOUSE : 2 E, Garbajosa (27e),
Clerc (30e) ; 2 T, 5 B (9e, 21e, 46e, 57e, 71e) Élissalde. CASTRES : 2 E, Fleming (37e),
Marticorena (40e) ; 1 T, 4 B (4e, 48e, 51e, 67e), Teulet.
Cartons jaunes. – Toulouse : Human (24e, faute technique). Castres : Casteix (24e,
faute technique), Albouy (45e, antijeu).
Évolution du score : 0-3, 3-3, 6-3, 13-3, 20-3, 20-10, 20-15 (mi-temps), 23-15,
23-18, 23-21, 26-21, 26-24, 29-24.
TOULOUSE : Poitrenaud - Clerc, Thomas, Fritz, Garbajosa (Médard, 67e) (o) Dubois, (m) Élissalde - F. Maka, I. Maka, Bouilhou (cap.) - Brennan (Montauriol, 79e), Millo-Chluski (Ledévédec, 76e) - Poux (Menkarska, 62e), Bru (McFarland,
75e), Human (Poux, 62e). Entraîneurs : G. Novès, S. Laïrle et Ph. Rougé-Thomas.
CASTRES : Peyras - Milford, Marticorena, Ropati (Raffault, 70e), Fleming (o) Teulet, (m) Albouy - Volley, Faure, Puricelli (Taussac, 41e) - Spanghero, Ghezal
(Capo-Ortega, 65e) - Casteix, Vigneaux (cap.) (Roumieu, 67e), Forestier (Hoeft, 58e).
Entraîneurs : L. Seigne et Ph. Bérot.
d’autres auraient déraillé, eux ont eu la
bonne conduite pour faire douter les
Toulousains. À partir d’une conquête
propre et d’une organisation défensive
bien en place pour contrarier les libérations ou récupérer des ballons, ils ont
pris les initiatives qui ont permis de
semer le désordre derrière le premier
rideau. « Nous étions conscients qu’il
ne fallait pas regarder jouer les Toulousains, explique le centre Laurent Marticorena, auteur du deuxième essai
castrais juste avant la pause. On savait
qu’ils n’aimaient pas jouer sous la
pression et nous nous sommes appliqués à ne pas leur laisser trop
d’espace. Il est regrettable que l’on
soit un peu passif durant les vingt premières minutes car nous aurions pu
espérer une meilleure issue et pourquoi pas gagner. »
L’USAP PEUT S’ECHAPPER. –
Perpignan, qui ne s’est incliné que
deux fois cette saison, peut poursuivre sa marche en avant à Montpellier et espérer rester au contact du
leader toulousain, vainqueur hier de
Castres.
L’HEURE DES DERBYS. – Biarritz à huis clos et mise au vert pour
Bayonne, le derby du Pays basque
sent la poudre. L’année dernière,
Bayonne avait créé la sensation en
s’imposant à Aguilera (27-22). Autre
derby, à Clermont-Ferrand où les
Jaunards accueillent les Coujoux de
Brive.
LE STADE FRANÇAIS EN DANGER. – Avec 19 absents, le Stade
13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
NATATION MEETING DE ROUEN (petit bassin)
Manaudou sur une bonne note
La championne olympique du 400 m n’a pas raté sa rentrée. 59’’56 sur 100 m dos et en musique.
ROUEN –
RÉSULTATS
de notre envoyé spécial
HOMMES.– 50 m: 1. Sicot, 21’’66 ; 2.
Gilot, 22’’21 ; 3. Iles (ALG), 22’’25.
100 m dos : 1. Roger, 56’’38. 50 m
brasse : 1. Duboscq, 27’’78. 100 m
papillon : 1. Galavtine, 54’’70.
FEMMES. 50 m : 1. N’Guessan,
25’’72. 100 m dos : 1. Manaudou,
59’’56 ; 2. Baron, 1’0’’91. 50 m
brasse : 1. Le Paranthoën, 32’’37.
100 m papillon : 1. Fagunez (SUE),
1’1’’57.
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – Centre sportif
Duchêne, île Lacroix, avenue Chastellain. Séries à 9 heures et finales à
15h 10:50mpapillonHOMMES,50m
dos FEMMES, 100 m brasse H et F,
100mH etF, 50mdos H,50 m papillon
F, 50 m F, relais 4 × 50 m 4 nages H,
relais 4 × 50 m H.
RÉSULTATS
ROUEN. – Pour sa toute première compétition de la saison, Laure Manaudou voulait descendre sous la minute sur 100 m dos. Elle a parfaitement rempli son contrat.
(Photo Stéphane Mantey)
100 m papillon et 27’’63 sur 50 m.
ça. Elle ne veut pas avancer ces maux
récurrents en excuse. D’ailleurs, elle
n’a plus qu’une envie : répondre à
Lucas. Mais dans l’eau.
Alors tant pis si « LM » s’est enquillé
9 kilomètres jeudi après-midi à
Melun avant de venir à Rouen – pour
qu’elle soit vraiment performante. »
Sans doute même un peu moins. La
suite s’écrit aujourd’hui. Sur 50 m
dos.
Ce samedi, Laure Manaudou ne croisera pas Hugues Duboscq, l’autre
multi-médaillé présent à Rouen.
Pour son bain de rentrée, le brasseur
de bronze a égayé la soirée d’un
27’’78 sur 50 m brasse. « Nickel, de
bonnes sensations », a lâché le
Havrais avant de s’éclipser. Un rendez-vous d’importance ce soir à Bruxelles. « Le concert de Tryo », se
marre-t-il. Tryo… C’était bien après
les Rolling Stones !
BENOÎT LALLEMENT
(*) Laure Manaudou nage 16 ou 17 km
par jour et non par séance, comme glissé
par erreur dans notre édition d’hier. Et
c’est déjà énorme !
MEETING DE VIAREGGIO (petit bassin)
Magnini ne veut pas traîner
EN REMPORTANT, le 28 juillet dernier, le 100 m
des Championnats du monde à Montréal, l’Italien
Filippo Magnini est devenu dans son pays un personnage à part, très apprécié pour sa gentillesse et
sa simplicité. L’homme, qui n’a pas pris la grosse
tête, fait sa rentrée en compétition, en petit bassin,
ce week-end à Viareggio (Toscane). Jeudi midi, il en
avait déjà l’eau à la bouche. « J’ai hâte de retrouver
le public. Depuis deux mois, je m’entraîne seul. Viareggio sera la récompense de tous mes efforts. Je
sais que mes retrouvailles avec les tifosi vont être
belles. » Magnini nagera le 100 et le 200 m. Avec
l’envie de voler. « J’espère battre le record d’Italie
du 200 m, détenu par Giorgio Lamberti en 1’43’’64.
Je crois qu’il tient depuis quinze ans (NDLR : depuis
le 11 février 1990)… C’est un beau défi. »
Après Viareggio, il y aura les Championnats d’Italie
à Trieste, les 26 et 27 novembre. « J’irai là-bas tranquille. Je ne m’alignerai que sur des courses inhabituelles pour moi. Pour me divertir un peu. » L’Euro
HALTÉROPHILIE
petit bassin, à Trieste, du 8 au 11 décembre, constituera son premier grand objectif de la saison.
« Mon but sera de conquérir l’or sur le 100 ou
200 m. Ne pas y arriver serait une déception. Je ne
me suis pas dispersé après Montréal. Mon bras
droit ne me fait plus souffrir. J’ai déjà en tête les JO
de Pékin en 2008. » « Superpippo » affiche sa
détermination sans se départir de son sourire
contagieux. Ce week-end, il fera chaud à Viareggio. – Y. Ri.
CHAMPIONNATS DU MONDE
Les coups d’éclat de Dabaya
Pour la première fois depuis quatorze ans, un Français est monté
sur un podium mondial. Et à trois reprises le même jour.
DOHA – (QAT)
de notre envoyé spécial
FRANCIS TOURNEFIER, la dernière
star de l’haltérophilie française, a enfin
un successeur : Vencelas Dabaya. En
1991 à Donaeschingen (ALL), Tournefier avait gagné les deux dernières
médailles tricolores sur les plateaux
d’un Mondial : l’argent au jeté, sa spécialité, et le bronze au total (arraché
+ jeté). Hier soir à Doha, à l’occasion
du centenaire de la fédération internationale, Vencelas Dabaya a créé la surprise en ramenant trois médailles de
bronze.
Génération spontanée ? Sûrement
pas. Dabaya, vingt-quatre ans, n’est
pas un inconnu. L’an dernier aux Jeux
d’Athènes, il s’était classé cinquième
sous les couleurs du Cameroun, son
pays d’origine. En fait, il est le dernier
fruit de la filière africaine découverte
par les entraîneurs français JeanClaude Collinot et Christian Beekhuizen lorsqu’ils travaillaient à Yaoundé
et Douala, dans le cadre de la solidarité
olympique. Depuis cette époque, plusieurs dizaines de jeunes Camerounais
sont venus en France pour enrichir leur
bagage technique. Certains y sont restés comme Samson Ndicka et son frère
David Matam, aujourd’hui pivots de la
sélection tricolore.
Franck Collinot, à l’INSEP, Vencelas
n’a cessé de progresser. Hier, on
l’attendait surtout pour une médaille à
l’épaulé-jeté, il a donc fait sensation en
dominant tous les Européens à l’arraché, épreuve qui n’est pourtant pas sa
spécialité. Avec 145 kg à sa deuxième
tentative, Dabaya arrachait une
DOHA. –
Cinquième aux
Jeux d’Athènes
sous les
couleurs
camerounaises,
Vencelas
Dabaya, 24 ans,
a franchi hier,
en bleu, un
nouveau palier
en décrochant
trois médailles.
(Photo
Karim Jaafar/AFP)
« Je pensais
même à l’or »
Ceux qui suivent la carrière de nos
hommes forts connaissent Vencelas
Dabaya depuis bien longtemps puisqu’il fait la loi dans l’Hexagone, chez
les légers, depuis plus de sept ans. Le
jeune Camerounais, arrivé en France
en 1998, à l’âge de dix-sept ans, avec
une performance de 262 kg, domine
actuellement la catégorie des 69 kg.
Entraîné durant des années par Vincent Rigaud au club de Saint-Médarden-Jalles (Gironde), Dabaya, naturalisé en décembre 2004, a rejoint
récemment Neuilly-sur-Seine, que préside l’ancien champion Richard
Scheer. Placé aussi sous la houlette de
superbe médaille de bronze. Une
récompense après laquelle la France
courait depuis quatorze ans.
« La médaille de l’arraché est une belle
surprise, car elle n’était pas tout à fait
prévue, confiait le costaud au sortir de
la compétition. J’avais à cœur de faire
une belle performance pour mon nou-
veau pays, car c’était ma première sortie sous ces belles couleurs. Je me sentais capable d’arriver au sommet,
surtout à l’épaulé-jeté, où j’ai déjà
réussi 185 kg. Je pensais même à l’or
pour ce pays que j’aime et qui m’a
beaucoup donné. Cela faisait si longtemps que nous n’avions pas gagné de
médaille que je suis très fier de ce premier accomplissement. J’en avais parlé à ma mère, au téléphone, et à ma
fiancée. Elles aussi croyaient à mon
succès. Vous savez, les Camerounais
sont des hommes forts et on va s’en
apercevoir de plus en plus grâce à la
lutte contre le dopage. Il y a des
dizaines de Camerounais qui peuvent
suivre mon exemple et arriver au sommet. Il faut surtout qu’on leur donne la
possibilité de s’exprimer. Vraiment,
gagner trois médailles, c’est pour moi
un grand bonheur. »
Fort, très fort, Vencelas ne pouvait
pourtant rien, hier, contre une Asie
surpuissante. Face au Coréen Lee Baeyoung (152 kg) ou au Chinois Shi
Zhiyong, champion olympique à
Athènes, qui planait quant à lui à
160 kg. Deux adversaires un cran audessus contre lesquels Dabaya n’allait
pas tenter le diable. Il assurait d’abord
le podium au total et une médaille au
jeté en surmontant facilement 179 kg.
Sa puissance naturelle lui permettait
de viser plus haut. Du moins le croyaitil. Sans doute déconcentré par ses performances, Dabaya croulait coup sur
coup sous les 185 et 186 kg qui lui
auraient permis « d’accrocher » les
meilleurs.
ALAIN LUNZENFICHTER
Vencelas DABAYA Né le 28 avril 1981 au Cameroun.
Naturalisé en décembre 2004.
1,68 m, 69 kg.
Club : Neuilly-sur-Seine.
Entraîneur : Franck Collinot.
JO : 5e (69 kg, 2004).
CM : 3e (69 kg, total olympique, arraché et épaulé-jeté, 2005).
RÉSULTATS
HOMMES. -69 kg : 1. Shi Zhiyong (CHN), 350 kg (160 à l’arraché + 190 à l’épaulé-jeté) ; 2. Lee
Bae-young (CDS), 337 kg (152 + 185) ; 3. Dabaya, 324 kg (145 + 179) ; 4. Khazarian (ARM),
318 kg (142 + 176) ; 5. Demirev (BUL), 317 kg (142 + 175) ; 6. Fikretov (BUL), 310 kg
(135 + 175) ; 7. Danielyan (ARM), 309 kg (137 + 172) ; 8. Casado (ESP), 307 kg (142 + 165).
FEMMES. – 58 kg : 1. Gu Wei (CHN), 241 kg (102 + 139) records du monde juniors et seniors du
jeté avec 136 kg et 139 kg puis au total avec 241 kg ; 2. Kameaim (THA), 236 kg (101 + 135)
record du monde du jeté avec 135 kg ; 3. Shainova (RUS), 233 kg (101 + 132) ; 4. Yoon Jin-hee
(CDS), 215 kg (95 + 120) ; 5. Gotfryd (POL), 212 kg (96 + 116) ; 6. Mansour (EGY), 204 kg
(90 + 114) ; 7. Berube (USA), 198 kg (89 + 109) ; 8. Dinar, 198 kg (86 + 112).
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
Ces étoiles ont à elles seules signé les plus belles pages du football européen. Les 38 lauréats
du Ballon d’Or France Football reviennent sur leur parcours, analysent leur carrière et le football
d’aujourd’hui. Des témoignages rares pour un ouvrage exceptionnel.
50 ANS DE BALLON D’OR. 424 PAGES. 45 €. EN LIBRAIRIE.
PAGE 13 P
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Duboscq,
un 50 m brasse
avant un concert
porter son total de la journée à 17 km
(*) – tant pis pour l’épaule, elle est
bien décidée à envoyer sur 100 m
dos. Avec pour objectif de passer
sous la minute et pourquoi pas titiller
son record de France (58’’99 en
2003). Elle est entre les deux : 59’’56.
De quoi regagner l’indulgence de
son coach qui tempère : « Il faudra
une trentaine de courses avant
Bleu
Rouge
Rien d’ébouriffant, certes. Manaudou en convient. Mais tout de même
pas de quoi de se faire moucher en
public ! « J’ai un peu mal aux
jambes, il faut que je me réhabitue,
se défend Laure. Et j’ai aussi un peu
mal à l’épaule. » La gauche. Un souci
de tendons, qui la gêne sans l’empêcher de nager ni l’inquiéter plus que
Jaune
Bleu
Jaune
de vacances, le 7 septembre. Et ça se
voit ! Mais Manaudou perd brusquement son sourire en entendant Lucas
balancer, à propos de ses séries du
matin, qu’il n’a « aucun commentaire à faire » . « Qu’est-ce que je
peux dire, elle n’a pas nagé ! » . Un
jugement sans appel pour ses trois
plongeons du matin en petit bassin :
1’3’’69 sur 100 m dos, 1’6’’10 sur
COUPE DU MONDE (petit bassin). –
HOMMES. 100 m : 1. Neethling (AFS), 47’’63 ;
2. Callus (AUS), 48’’51. 400 m : 1. Park Taehwan (CDS), 3’42’’78 ; 2. Coman (ROU),
3’42’’99. 50 m dos : 1. Vyatchanin (RUS),
24’’60. 200 m papillon : 1. Korzeniowski
(POL), 1’53’’76 ; 2. Skvortsov (RUS), 1’55’’01.
100 m 4 nages : 1. Neethling (AFS), 53’’03 ;
2. Mankoc (SLV), 54’’70. FEMMES. 100 m : 1.
Veldhuis (HOL), 53’’13 ; 2. Roets (AFS),
54’’49 ; … 6. Popchanka, 55’’11. 800 m : 1.
Potec (ROU), 8’30’’11. 200 m dos : 1. Staszak
(POL), 2’10’’57. 100 m brasse : 1. Edmistone
(AUS), 1’5’’93 ; 2. Van Biljon (AFS), 1’6’’79 ;
3. Katsoulis (AUS), 1’7’’11 ; 4. Kaminska
(POL), 1’7’’34. 50 m papillon : 1. Kammerling
(SUE), 26’’37 ; 2. Urbanczyk (POL), 26’’99 ; 3.
Popchanka, 27’’02. 400 m 4 nages : 1.
Baranowska (POL), 4’35’’71 ; 2. Jung Ji-yeon
(CDS), 4’36’’92.
Pour sa première compétition sous les couleurs de l’équipe de France, l’ex-Bélarusse
Alena Popchanka a participé à deux finales,
hier à Durban (AFS), se classant notamment
troisième du 50 m papillon.
AUJOURD’HUI. – Séries à 10 heures, finales à
18 heures : 200 m papillon FEMMES, 100 m
papillon HOMMES, 50 m brasse F, 200 m
brasse H, 200 m F, 50 m H, 200 m 4 nages F,
400 m 4 nages H, 50 m dos F, 100 m dos H,
1 500 m H.
MEETING DE SAINT-DIZIER (petit bassin, 11-13 novembre). – HOMMES.
1 500 m : 1. Rostoucher, 15’4’’72 ; 2. Pannier, 15’14’’85. FEMMES. 800 m : 1. Dietrich,
8’45’’51.
Noir
Noir
C’ÉTAIT BIEN AVANT les Rolling
Stones et un « Paint it black » qui ne
laisse jamais indifférent ! C’était
bien avant que la lumière ne
s’éteigne dans la piscine Duchêne
pour laisser place à un étonnant jeu
d’ombres, d’eau et de lumières. Un
peu plus qu’un meeting de natation,
un subtil mélange de sport et de
musique live. Grâce à quelques jolis
noms entre les lignes d’eau et le
groupe Alias aux micros.
C’était bien avant les Stones, donc,
mais c’est déjà le show. Il est
17 heures à Rouen. C’est un
11 novembre pluvieux. Mais il y a
pourtant du monde dans la petite
salle du club des Vikings au rendezvous du duo le plus célèbre des bassins de France. Pour écouter les
confessions de Laure Manaudou et
Philippe Lucas, de la championne de
tout sur 400 m et du coach de tous
ses bonheurs. C’est l’heure de la rentrée pour Laure, son premier bain
face au chrono depuis ses Mondiaux
teintés d’or à Montréal fin juillet. La
curiosité, peut-être l’impatience
même, escortent son entrée dans
cette nouvelle saison qui doit
l’emmener, à l’été, vers les sacres
européens à Budapest.
Pourtant, au-delà de ses mots, de sa
« joie de retrouver la compétition et
son ambiance », « de la difficulté de
reprendre le rythme », voir Manaudou et Lucas répondre aux questions
est toujours un spectacle. Ce fut
longtemps un one-man-show tant,
pour protéger sa nageuse et par plaisir, Lucas monopolisait l’attention.
C’est presque devenu un duo.
« J’apprends, je prends un peu plus
de plaisir à répondre aux questions,
avoue d’ailleurs la championne
olympique et du monde du 400 m. Je
ne sais pas si je suis encore très
bonne mais je crois que c’est un peu
mieux… » Encore un effort et elle va
finir par chambrer son entraîneur.
En attendant, elle se marre quand
Lucas lui propose déjà le mariage
avec Tom, son fils qui vient de naître
et dont elle sera la marraine. Ou note
qu’elle montre du « plaisir à l’entraînement » et que « comme dit Johnny il faut avoir l’envie ! » . Ça n’a pas
toujours été le cas l’an passé. C’est
vrai au quotidien depuis son retour
14
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS LOS ANGELES (Masters, WTA Tour, indoor)
Le scénario parfait
Amélie Mauresmo et Mary Pierce sont en demi-finale. L’une ou l’autre y affrontera soit Maria Sharapova, soit Lindsay Davenport.
FACE À FACE
semaines précédentes pour arracher
son billet pour L.A.
Alors que Pierce avait déjà empoché
ses deux victoires, Mauresmo n’avait
pas encore donné un coup de raquette.
Tenue de réaliser des performances
semblables face aux mêmes adversaires pour éviter toute comparaison
embarrassante, mais guidée aussi sur
le chemin que venait de lui ouvrir sa
copine, Mauresmo fit encore mieux
que Pierce en dominant Clijsters en
deux sets au lieu de trois, puis en exécutant d’une manière tout aussi
impressionnante Dementieva. Ainsi,
avant même d’avoir à se rencontrer,
les deux Françaises avaient fermé la
route des demi-finales à l’héroïne de la
finale de Fed Cup et surtout à la meilleure joueuses de l’été qui voyait
s’envoler son rêve de terminer la saison 2005 à la place de numéro 1
mondiale.
Comme en 1997, deux
Françaises disputeront
les demi-finales du
Masters ; assurées de
leur qualification après
deux matches de poule,
Amélie Mauresmo et
Mary Pierce
s’affrontaient la nuit
dernière. La gagnante
rencontrera Lindsay
Davenport, la perdante
Maria Sharapova pour
une place en finale.
LOS ANGELES –
de notre envoyé spécial
DAVENPORT - MAURESMO : 11-3
Dont 3-0 en 2005.
2005. – WIMBLEDON, gazon, demifinale, Davenport, 6-7 (5-7), 7-6 (7-4), 6-4
2005. – New Haven, dur, finale, Davenport, 6-4, 6-4
2005. – Filderstadt, indoor, finale, Davenport, 6-2, 6-4
DAVENPORT - PIERCE : 8 - 3
Dont 0-1 en 2005.
2005. – ROLAND-GARROS, terre battue,
1/4 de finale, PIERCE, 6-3, 6-2
À noter que, avant cette dernière rencontre, Pierce et Davenport ne s’étaient
plus affrontées depuis… 1999, en quart
de finale de la Coupe du Grand Chelem.
MAURESMO - SHARAPOVA : 1-0
2004. – MASTERS, indoor, match de
poule, Mauresmo, 7-5, 6-4
SHARAPOVA - PIERCE : 1-2
2004. – US OPEN, dur, 16e de finale,
Pierce, 4-6, 6-2, 6-3
2005. – Indian Wells, dur, 1/4 de finale,
Sharapova, 6-4, 6-3
2005. – Rome, terre battue, 1/8e de finale,
Sharapova, 7-6 (7-4), 6-4
La meilleure
Mauresmo
PROGRAMME
LOS ANGELES. – Très convaincante face à Lindsay Davenport, Maria Sharapova fera tout pour conserver son titre. Mais il lui faudra d’abord
écarter ou Mary Pierce ou Amélie Mauresmo, qui se disputaient la nuit dernière la première place de leur groupe. (Photo Lionel Hahn/L’Équipe)
ALAIN DEFLASSIEUX
(*) Les gains sont répartis de la sorte :
1 million de dollars à la gagnante,
500 000 $ à la finaliste, 250 000 $ aux
demi-finalistes, etc.
La tenante du titre n’a plus que le Masters pour espérer une grande victoire cette saison.
LOS ANGELES –
de notre envoyé spécial
SELON LES ORGANISATEURS, 6 000 personnes
assistaient au match opposant Lindsay Davenport à
Maria Sharapova, jeudi soir, alors que les deux jours
précédents, l’affluence se chiffrait à 3 000 âmes le
premier et 4 900 le deuxième. Des chiffres officiels
difficiles à prendre en considération à la vue des
immenses tribunes du Staples Center de Los Angeles
(18 000 places !) quasi désertes le mardi et le mercredi et à peine plus animées le jeudi.
Il faut dire que, pour la quatrième et dernière édition
du Masters féminin dans la cité des anges – l’épreuve
déménagera à Madrid en 2006 – les organisateurs
locaux ne se sont pas démenés pour en assurer la promotion. L’année dernière, ils avaient tout misé sur la
fine et élégante silhouette de Maria Sharapova qui,
sur les immenses affiches placardées dans la ville,
semblait vous inviter à partager un dîner intime plutôt qu’à venir assister à un tournoi de tennis. Cette
campagne avait d’ailleurs choqué l’éditorialiste sportif du Los Angeles Times qui s’offusquait du côté suggestif et provocateur de l’affiche et s’était adressé
directement à Sharapova en lui disant qu’une jeune
fille de dix-sept ans n’avait pas à jouer ce genre de
rôle.
Cette année, Sharapova a un an de plus, l’éditorialiste n’a pas mis les pieds au Staples Center, et les
spectateurs qui avaient pris place dans les tribunes
jeudi soir étaient venus pour encourager Davenport
et non admirer la plastique de la poupée russe. Victorieuse l’année dernière en battant en finale une Serena Williams incapable de servir en raison d’une blessure aux abdominaux, Sharapova remporta une
convaincante victoire face à Davenport contre
laquelle elle avait une revanche à prendre après
l’infamant 6-0, 6-0 qu’elle avait encaissé en mars dernier à Indian Wells. C’est même sans pousser ses
habituels hurlements à chaque frappe de balle que la
Russe s’imposa en trois sets (6-3, 5-7, 6-4) après être
passée à deux points de s’imposer en deux.
Au terme d’une saison qui l’a vue accrocher la première place mondiale durant sept semaines, entre
août et octobre, mais sans toutefois se qualifier pour
une seule grande finale, l’actuelle numéro 3 mondiale est à la recherche d’une grande victoire. Elle tire
cette semaine ses dernières cartouches en espérant
que sa motivation lui permettra de surmonter la fatigue. « Je suis complètement épuisée par une année
bien remplie », dit-elle. Face à elle, les Pierce, Mauresmo et Davenport (qui n’a pas dit son dernier mot)
semblent bien armées pour lui mener la vie dure.
– A. D.
ATHLÉTISME
MOTO SUPERCROSS DE PARIS-BERCY
Ladji, star au Mali
Bercy fête Tortelli
Invité à Bamako, Ladji Doucouré a effectué cette semaine une première visite très attendue dans le pays de son père.
« ILS ME PRENNENT POUR UN
MALIEN », rigole Ladji Doucouré. Le
champion du monde du 110 m haies et
du 4 × 100 m est depuis lundi au Mali,
pays d’où est originaire son papa. Il
rentre aujourd’hui à Paris et a surtout
prévu de se reposer de ce périple aussi
riche en obligations qu’en émotions. Il
y a un mois, l’association Programme
solidarité-eau, une ONG qui facilite la
coopération internationale, a invité
l’athlète à se joindre au Forum pour la
jeunesse, dont les conclusions doivent
servir au sommet Afrique-France de
Bamako des 3 et 4 décembre. « Il
s’agissait pour nous de faire participer
les jeunes de la diaspora africaine et
Ladji en est une figure emblématique », souligne un des responsables
de l’association. Surtout, c’était la première fois, à vingt-deux ans, que le
garçon de Viry-Châtillon se rendait sur
la terre de ses ancêtres, ce en compagnie de son père et de son grand frère.
En fait de Forum pour la jeunesse, Ladji
aura surtout participé à l’inauguration
et à la clôture. Pas question que les
débats auxquels sont soumis les participants par atelier l’accaparent, les
Maliens réclamant tous azimuts la star
de l’athlétisme. « Je suis en représentation et multiplie les relations
publiques », sourit le jeune homme,
cependant très heureux du « déroulé » de ses journées.
Ce fut d’abord de nombreux supporters, officiels et athlètes du club de
Bamako qui l’accueillirent à l’aéroport
lundi soir. Le lendemain Ladji se rendait à l’ouverture du Forum, où se trouvait également « ATT », Amadou
Toumani Touré, le président de la
République malienne. « Il y avait pas
mal de retard, alors j’ai patienté,
explique Doucouré, et le président m’a
invité à attendre à ses côtés. Ça m’a
permis de discuter avec lui. »
L’échange n’a pas forcément clarifié
LE MONDIAL DES 12-14 ANS
les idées d’«ATT » qui, lors d’un discours hommage à son invité, l’a
ensuite qualifié de « champion du
monde du 4 × 100 m haies » !
« Pour eux, je suis
l’un des leurs »
Plutôt que de songer à la faisabilité des
fulgurances présidentielles, le jeune
homme a poursuivi ses visites, au
ministre des Sports et de la Jeunesse
puis, plus tard, à la Fédération
malienne d’athlétisme. « Au stade de
Bamako, j’ai rencontré de jeunes
athlètes, raconte-t-il. Partout où je
vais, les gens sont avides de conseils.
Je leur répète simplement qu’il faut
s’accrocher à ses ambitions. » Le jeune
Français, né de père malien et de mère
sénégalaise, appréhendait quelque
peu l’accueil de ce pays inconnu. « J’ai
pensé qu’ils me percevraient comme
un privilégié, que je ne les intéressais
pas plus qu’un mec chanceux, recon-
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naît Ladji. Mais il n’en est rien. Je sens
beaucoup d’attente et de chaleur. Pour
eux, je suis l’un des leurs. »
Mercredi, Doucouré a pris part aux
conclusions du Forum. « Ma position
privilégiée m’a permis de me faire
entendre, commente-t-il. Mais ils
n’ont pas trop écouté les six autres
jeunes Français issus de la diaspora qui
étaient présents. C’est dommage. Ça
me fait un peu penser aux événements
en France. Quand la jeunesse a
l’impression de ne pas être entendue… À force, on voit ce que ça
donne. » Dans l’après-midi, la parole
du champion fut, elle, d’autant plus
écoutée qu’il avait organisé (assailli
par les demandes) une conférence de
presse. Et, le lendemain, le champion a
pris le temps de se rendre au village
SOS de Sanakoroba, aux alentours de
Bamako, où les enfants de l’orphelinat
lui avaient concocté une superbe
réception avec chants et danses.
Hier, Ladji s’est enfin octroyé un peu de
temps libre, histoire d’aller au marché
de Bamako « chercher des cadeaux »
pour les siens. Surtout, il n’avait toujours pas eu l’occasion de rendre visite
à sa famille. « Je n’avais pas vu ma
grand-mère maternelle depuis treize
ans, raconte-t-il. À cette époque, elle
habitait encore le Sénégal. » Même s’il
n’avait alors que dix ans, Ladji se souvenait de ce voyage au pays de ses
autres racines africaines à l’heure de
Larry Wade
finalement suspendu
L’Agence américaine antidopage (USADA) a annoncé
jeudi que Larry Wade, quatrième du 110 m haies aux
Mondiaux 2003, était suspendu deux ans pour un
contrôle inopiné positif au norandrostérone (stéroïde)
remontant au 11 mai… 2004 ! Une décision qui entérine
celle de la cour d’arbitrage américaine (AAA/NACAS)
devant laquelle l’élève de John Smith avait porté son cas.
Suspendu à titre provisoire par l’IAAF depuis le 12 juillet
2004, à la veille des Sélections olympiques américaines,
Wade pourra recourir à partir du 12 juillet prochain.
S’il le souhaite…
Car depuis qu’il est suspendu, le dixième hurdleur le plus
rapide de tous les temps (13’’01), qui aura trente et un
ans dans quelques jours, a entamé une reconversion
auprès de Smith dans l’encadrement du groupe HSI.
L’agent Emanuel Hudson lui avait ainsi confié la mission
de s’occuper tout particulièrement du nouveau venu,
Dominique Arnold, une connaissance de Wade à la
réputation fumeuse. Succès pour Wade puisque Arnold,
quatrième des derniers Mondiaux à trente-deux ans, fut
l’une des sensations de la saison sur les haies hautes.
Wade devient donc le troisième sprinter de l’écurie Smith
officiellement suspendu pour dopage lors de l’année
2004. Le 31 décembre dernier, Mickey Grimes (9’’99 sur
100 m en 2003) avait été suspendu deux ans pour un
contrôle inopiné positif au même produit, réalisé à la
même époque (le 25 mai 2004). Pendant les Jeux
d’Athènes, en août 2004, le Tribunal arbitral du sport
avait aussi confirmé la suspension pour deux ans de
Torry Edwards, championne du monde 2003 du 100 m
(après la disqualification pour dopage de Kelli White)
et contrôlée positive au coramine glucose lors du
meeting de Fort-de-France (le 24 avril 2004).
PATRICK ARNOLD PLAIDE NON COUPABLE. – Patrick
Arnold, le chimiste inculpé la semaine dernière dans le
cadre de l’affaire BALCO pour avoir notamment créé la
fameuse THG, stéroïde de synthèse au cœur du scandale,
PAGE 14
découvrir le Mali. « Je suis d’abord
français mais je n’ai pas été complètement dépaysé en arrivant ici, avoue-til. L’Afrique est un beau continent. J’ai
retrouvé les couleurs, les images que
j’avais gardées en tête après mon
séjour au Sénégal. La seule chose qui
m’a surpris ici, ce sont les grosses berlines qui roulent dans Bamako. Ça
prouve que certains réussissent aussi
très bien ici. »
Aujourd’hui, Ladji débarquera à Paris
du Mali, le corps fatigué mais l’esprit
léger. Avec un seul regret : « J’ai tardé
trop longtemps pour venir ici. »
VIRGINIE SAINTE-ROSE
a plaidé non coupable, mercredi, devant une cour
fédérale de San Francisco. Cette inculpation fait suite
à une perquisition des agents fédéraux à son laboratoire
de Champaign (Illinois), le mois dernier. Déjà connu pour
avoir popularisé aux États-Unis l’androstérone, stéroïde
cher au base-balleur Mark McGwire, Arnold se vantait en
août dernier sur un site Internet de ne rien craindre de la
justice américaine. Il a été laissé libre moyennant une
caution de 100 000 dollars et sa prochaine comparution
devant la justice a été fixée au 30 novembre.
RADCLIFFE MALADE ET FORFAIT. – Toujours pas
remise d’une bronchite qui l’avait handicapée lors de sa
reprise sur 10 km, à Londres, le 16 octobre (en seulement
32’19’’), Paula Radcliffe a renoncé à s’attaquer au record
du monde du 15 km, à Nimègue (Pays-Bas), la semaine
prochaine. La championne et recordwoman du monde du
marathon risque également de déclarer forfait pour
l’Ekiden de Chiba (Japon), trois jours plus tard, même si
son mari et agent Gary Lough précise : « Pour le moment,
on prend les choses jour après jour. » En cas d’absence
au Japon, la star britannique pourrait envisager une
participation aux Championnats d’Europe de cross,
le 11 décembre, à Tilburg (Pays-Bas), épreuve qu’elle
avait remportée en 1998 et en 2003.
CONSEIL DE L’IAAF À MOSCOU. – Ce week-end,
à Moscou, le conseil de l’IAAF fournira le cadre définitif
de la saison estivale 2006. On sait déjà que le nouveau
World Tour de l’athlétisme, réduit à vingt-cinq meetings
(contre trente-quatre la saison dernière), s’articulera
toujours autour d’une Golden League à six meetings
(Oslo, Paris, Rome, Zurich, Bruxelles et Berlin), mais on
ignore encore l’architecture des nouvelles divisions et
notamment le statut réservé aux autres grands meetings
(Lausanne, Londres, Stockholm et Monaco). On attend
également à une refonte du mode d’attribution du
jackpot, qui pourrait ne plus revenir aux seuls invaincus
de la Ligue en or. Ce conseil attribuera également
quelques organisations de grands Championnats, dont
les Mondiaux de cross 2007 à Mombasa (Kenya),
seul candidat.
Après cinq ans d’absence, Sébastien Tortelli fait, ce
week-end, son grand retour au POPB, pour le
traditionnel Supercross.
DANS QUATRE MOIS, Sébastien
Tortelli sera de retour en championnat
du monde de Motocross MX1, lors du
Grand Prix des Flandres. Mais depuis
hier soir, le double champion du
monde se réjouit de rouler déjà devant
son public, dans le chaudron parisien
de Bercy qu’il avait quitté comme dauphin de David Vuillemin, un soir de
novembre 2000. En Supercross, Sébastien n’a jamais obtenu les résultats
escomptés lors des sept saisons passées aux Etats-Unis, mais outre-Atlantique, il n’en a pas moins franchi un
grand palier dans cette discipline qu’il
découvrit du haut de ses dix ans, à Bercy précisément, avant de débuter par
le biais du Championnat de France où il
s’imposa en 1995. Tortelli n’a jamais
pu rééditer l’exploit réalisé lors de
l’ouverture du Championnat US 1997,
lorsqu’il s’imposa au Coliseum de Los
Angeles. Auteur cette année de sa
meilleure saison en Supercross – mais
malheureusement blessé au poignet
lors d’un entraînement – Sébastien a
renoué avec la discipline le week-end
passé, à Gênes (Italie) où il est monté
sur le podium avec les Américains
Mike Alessi et Billy Laninovich. À peine
arrivé à Paris, il a retrouvé avec plaisir
ses fans, qui lui ont fait une fantastique
ovation : « Je suis vraiment excité car
cela fait cinq ans que je n’ai pas mis les
pieds à Bercy. Y revenir est toujours un
sentiment très spécial pour un Français, c’est un moment magique »,
confiait-il peu avant son entrée en
piste, hier pour la première des trois
journées de compétition.
rité aux Etats-Unis, rien ne vaut l’atmosphère que l’on retrouve ici ; je me languissais de ce retour », poursuivait le
nouvel officiel KTM qui s’est préparé
en Californie. « Je n’ai pas eu trop le
temps de m’entraîner, juste deux
semaines à tester la 250 KTM que j’ai
étrennée à Gênes. Je me sens à l’aise
sur la moto, je prends beaucoup de
plaisir en Supercross même s’il me
manque encore un peu de roulage.
L’important, à Bercy, sera d’être
consistant pendant les trois soirées, et
l’objectif sera de faire au moins aussi
bien qu’en 2000 ! Je n’ai jamais été
titré « King of Bercy », et cela ne me
déplairait pas. Mais l’opposition est,
comme toujours, de taille. Les départs
seront primordiaux car il semble assez
difficile de doubler sur ce tracé », analyse Sébastien, mieux placé que quiconque pour comparer Bercy et les
pistes américaines.
« Ici, il y a moins d’obstacles qu’aux
Etats-Unis, et côté sportif, c’est incomparable. La piste est beaucoup plus
petite compte tenu de la dimension du
stade, c’est une piste typiquement
européenne qui convient toujours parfaitement aux Français. Pour les
« Américains », il y a toujours un
temps d’adaptation mais au fil des
séances d’essais, le feeling s’est amélioré et sans un petit problème technique lors des essais chronométrés,
cela aurait été parfait », concluait Seb,
à qui les organisateurs ont réservé le
no1. Un heureux présage ?
PASCAL HAUDIQUERT
Ambiance fantastique
PROGRAMME
« Après le Motocross des Nations, je
suis content de fêter à Bercy mon
grand retour sur le sol européen. Je sais
qu’au POPB, l’ambiance est toujours
fantastique car tous les fans sont là
avant tout pour nous, les Français.
Même si j’ai une bonne côte de popula-
AUJOURD’HUI. – À partir de
20 heures (présentation). Qualifications à partir de 21 heures. Finale à
22 heures. DEMAIN. – À partir de
15 heures (présentation). Qualifications à partir de 16 heures. Finale à
17 h 50.
SX TOUR EN LEVER DE RIDEAU. – Événement phare de la saison européenne de
Supercross, Bercy offre aussi aux jeunes pousses du cross français une belle occasion de
se mettre en vedette. La sixième des neuf épreuves du SX Tour Championnat de France se
dispute en effet chaque soir en lever de rideau, permettant aux quatre meilleurs espoirs
tricolores d’intégrer le reste de la soirée l’épreuve internationale. – P. H.
SUPERMOTO : FINALE EN ITALIE. – Ultime épreuve du Championnat du monde
Supermoto, le Grand Prix d’Italie s’annonce des plus disputés. Trois hommes peuvent
prétendre à la couronne en catégorie S 2 : Boris Chambon arrive à Latinae avec un seul
point d’avance sur Eddy Seel et cinq sur Adrien Chareyre. En S 1, Thierry Van Den Bosch
compte trente et un points de retard sur Gerald Delepine. – P. H.
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
RÉSULTATS
Dotation : 3 000 000 $. – GROUPE VERT. – 1re journée : Sharapova (RUS) b.
Schnyder (SUI), 6-1, 3-6, 6-3 ; Davenport (USA) b. Petrova (RUS), 6-2, 7-6 (7-1). 2e
journée:Davenport(USA)b. Schnyder(SUI),6-3, 7-5.3e journée:Schnyder(SUI)b.
Petrova (RUS), 6-0, 5-7, 6-4 ; Sharapova (RUS) b. Davenport (USA), 6-3, 5-7, 6-4.
GROUPENOIR.–1re journée: Pierceb. Clijsters(BEL), 6-1,4-6, 7-6(7-2). 2e journée : Pierce b. Dementieva (RUS), 6-2, 6-3 ; Mauresmo b. Clijsters (BEL), 6-3, 7-6
(7-4). 3e journée : Mauresmo b. Dementieva (RUS), 6-2, 6-3
Les deux premières de chaque groupe s’affronteront dans des demi-finales croisées.
Sharapova y croit
DECHY REPART. – Nathalie Dechy
n’a pas vécu une semaine très amusante à Los Angeles. Qualifiée comme
remplaçante, elle était tenue de passer
ses soirées au Staples Center en cas de
forfait de dernière minute. Son contrat
l’obligeait à être présente jusqu’au
jour des derniers matches de poules.
« Ce n’est pas très drôle comme rôle
mais le simple fait d’être là indique que
je fais partie des meilleures », se
consolait-elle. Aujourd’hui, Dechy
reprend l’avion pour Paris puis s’envolera demain vers l’Afrique du Sud pour
deux semaines de… voyage de noces.
– A. D.
HENIN ARRIVE. – Justine Henin
était attendue samedi à Los Angeles.
Obligée de faire de la présence à la soirée officielle du tournoi (bien qu’elle
ait déclaré forfait), Henin ne passera
que vingt-quatre heures en Californie.
En cas d’absence, elle risquait une
amende de 150 000 dollars. Après ce
crochet, la Belge devait, elle aussi,
s’envoler avec son mari pour des
vacances en Afrique du Sud. – A. D.
Bleu
sans le vouloir de ses deux défaites au
premier tour des tournois de Moscou
et Zurich pour couper dans ses efforts,
renonça à jouer à Linz pour reprendre
tranquillement l’entraînement et arriva à Philadelphie pour y défendre son
titre et rejouer des matches afin d’attaquer le Masters sur une bonne lancée.
Ce programme était le bon et c’est une
Mauresmo plus sereine et déterminée
qu’elle ne l’a été de toute la saison que
l’on retrouve en demi-finale du Masters pour la troisième année de suite.
Une seule fois dans l’histoire du tournoi, en 1997, deux Françaises étaient
encore là à ce stade du tournoi. Mary
Pierce avait battu Nathalie Tauziat
avant de céder en finale contre Jana
Novotna. Cette fois, pourquoi ne pas
rêver d’une finale franco-française ?
LA NUIT DERNIERE. – PierceMauresmo ; Sharapova (RUS)Petrova (RUS).
AUJOURD’HUI. – À partir de 12 h 30
(21 h 30, heure française), demifinales.
Jaune
Rouge
Jaune
En cette semaine de Masters qui
marque traditionnellement la fin de
saison, les joueuses se plaignent d’un
manque bien légitime de fraîcheur. Le
prestige du tournoi et sa dotation
(3 millions de dollars à partager à huit
[*]) les incitent cependant à donner le
dernier coup de collier même si elles
ont parfois du mal à cacher leur lassitude comme Kim Clijsters. Cette année
pourtant, les deux joueuses françaises
ont montré qu’il est possible d’aborder
l’ultime épreuve de l’année en bonne
condition physique et avec un mental
en béton. À trente ans, Mary Pierce a
obtenu les meilleurs résultats de sa
carrière à partir de sa finale de RolandGarros en prenant toutes les précautions possibles pour éviter le surmenage et les blessures. Bien décidée à
frapper un grand coup au Masters
qu’elle n’avait plus disputé depuis
1999, elle ne joue cette semaine que
son sixième tournoi en six mois et est
arrivée à Los Angeles après avoir arrêté toute compétition une fois sa qualification obtenue en gagnant à Moscou
quatre semaines plus tôt. Pierce a mis a
profit cette période pour se reposer et
se préparer et, même si elle dit avoir
envie et besoin de vacances, elle ne
donne pas l’impression de jouer le
tournoi de trop.
Le cas d’Amélie Mauresmo est un peu
différent mais aussi intéressant. Cassée dans sa tête et dans son corps
après la défaite de la France en finale
de la Fed Cup, sa réaction d’orgueil ne
lui avait pas permis d’aller plus loin
qu’une finale à Filderstadt. Elle profita
Noir
Bleu
Noir
ON NE POUVAIT rêver meilleur scénario. Alors qu’à première vue, la présence d’Amélie Mauresmo et de Mary
Pierce dans le même groupe de qualification laissait présager une bataille
franco-française pour décrocher une
place en demi-finale derrière la présumée imbattable Kim Clijsters, la formule du tournoi et l’ordre des matches
imposé aux joueuses a finalement permis aux deux Françaises de gagner leur
billet pour le dernier carré en suivant
des voies parallèles.
N’ayant plus la moindre influence sur
la qualification, leur rencontre de la
nuit dernière n’avait donc rien à voir
avec une bagarre à la vie à la mort pour
une place en demi-finale, dont la perdante aurait eu du mal à se remettre.
Cette fois, la quatrième confrontation
de l’année entre Mauresmo et Pierce
se transformait en une aimable exhibition sans autre enjeu que la composition des demi-finales, la perdante
devant rencontrer Maria Sharapova et
la gagnante Lindsay Davenport, respectivement première et deuxième de
l’autre groupe de qualification.
Pour en arriver là, les deux Françaises
n’avaient pas pu se contenter de jouer
à « pousse-baballe » face à leurs deux
adversaires communes, Kim Clijsters
et Elena Dementieva. La première en
action en début de semaine, Pierce se
chargea de montrer que Clijsters
n’était pas la terreur que tout le monde
redoutait. Avec méthode et sang-froid,
elle démantela son jeu de défense
considéré comme le plus solide du circuit féminin. Puis, ayant fait le plus dur,
elle infligea une sévère défaite à la
Russe, qui s’était tant dépensée les
15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS SHANGHAI (Masters, ATP, indoor)
Un sommet très bancal
Le Masters, qui commence demain matin à 6 heures (heure française), intrigue : les absents
sont nombreux, et les présents relèvent de blessure ou de surmenage.
SHANGHAI –
de notre envoyé spécial
TROIS ANS après une première visite,
le Masters est de retour à Shanghai.
Pour mieux l’accueillir, on lui a
construit un stade ultramoderne de
15 000 places doté d’un toit ouvrant
en forme de fleur de magnolia. Tout est
prêt pour une grande fête dans cette
Chine qui, en s’ouvrant à l’économie
occidentale, en adopte les passetemps avec autant d’appétit que les
gadgets. Tout est prêt, sauf les joueurs.
Par rapport à l’édition 2002 remportée
par Lleyton Hewitt et à laquelle les huit
premiers qualifiés avaient participé,
l’édition 2005 paraît singulièrement
bancale. Trois des candidats potentiels
au titre, les trois adversaires désignés
de Roger Federer en début d’année,
manquent à l’appel : Andy Roddick,
Marat Safin et Lleyton Hewitt.
Invaincu dans l’épreuve depuis deux
ans, le Suisse, lui, vient à peine de
lâcher les béquilles pour sauter dans
l’avion qui l’a conduit en Chine dès
dimanche dernier. Son challenger
auto-désigné, roi de la terre battue et
conquérant des autres sols, Rafael
Nadal, a fini sa triomphale campagne à
Madrid, voilà trois semaines, sur les
genoux. Enfin, le grand ancien Andre
Agassi fait, lui, sa réapparition surprise
après deux mois et demi de repos complet au lendemain de sa défaite en
finale de l’US Open. Les points d’interrogation seront donc plus nombreux
que les références infaillibles.
La grande question concerne l’état de
santé réel de l’homme qui domine le
tennis mondial précisément depuis le
Masters 2003. Cette année-là, à Houston, à l’air libre, Federer avait remporté
les deux premières victoires de sa carrière sur Andre Agassi, rossé sa bête
noire, David Nalbandian, et rabaissé le
caquet du numéro 1 de fin d’année,
Andy Roddick.
tion, bien sûr, que Federer parvienne à
passer sans transition de l’état de blessé clopinant à celui de champion
rayonnant.
On peut douter de cette possibilité si la
gravité annoncée de la blessure qu’il
s’était donnée voilà un mois à l’entraînement – rupture partielle d’un ligament de la cheville droite – n’a pas été
surestimée. Il paraît difficile qu’il soit
aussi alerte qu’à son habitude.
Dans ces conditions, son premier
match, contre Nalbandian, constituera
un test majeur. Un Federer en grande
forme partirait favori absolu d’un
groupe au sein duquel Guillermo Coria
et Ivan Ljubicic, comme Nalbandian,
ne l’ont pas battu depuis l’automne
2003. Un Federer sur une jambe risquerait de doubler son incroyable
nombre de défaites de l’année (3), sur
un tournoi.
S’il a pris le risque de venir à Shanghai,
c’est sans doute pour ne pas laisser
passer une possibilité de remettre
Rafael Nadal à sa place, la deuxième.
Dans des conditions qui l’avantagent
Et pourquoi pas
Agassi ?
L’an dernier, sur le même court, le
Suisse n’avait souffert un peu que
contre Marat Safin en demi-finale,
avant de réajuster fermement sa couronne de patron du circuit. Cette
année, en l’absence de Safin et Roddick, l’intérêt du tournoi réside dans le
duel que vont se livrer les deux patrons
de l’année, Federer et Nadal, à distance d’abord dans leurs groupes respectifs, puis en direct, en finale si le
scénario idéal est respecté. À condi-
Federer d’un bon pied
PREMIER ARRIVÉ À SHANGHAI dès dimanche dernier, Roger Federer tente de
rattraper le temps perdu à cause de la blessure à la cheville droite qui l’a forcé à
renoncer aux tournois de Madrid, Bâle et Paris. Il s’entraîne ferme sur le court du
tout nouveau stade de Qizhong, couvé d’un œil paternel par Tony Roche. Jeudi, il a
ainsi joué deux sets contre un jeune Français, Julien Cassaigne, qui fut en d’autres
temps sparring-partner des sœurs Williams et est désormais employé par un des
sponsors du Masters, Lacoste. Hier, il était passé au stade supérieur en recevant la
réplique de Nikolay Davydenko. Mis à part l’impressionnante chevillère noire qui
enserre son articulation, et quelques flexions du pied après certains points, il est
bien difficile de noter des différences fondamentales dans son comportement sur
le court. Mais, bien sûr, seule la compétition constituera un test valable.
PUERTA DE BON CŒUR. – Convoqué comme premier remplaçant après le
forfait d’Andy Roddick, Mariano Puerta est aussitôt arrivé à Shanghai. Il s’est
entraîné hier matin avec Andre Agassi. Tant que son cas n’aura pas été jugé par le
tribunal mis sur pied par la FIT, il demeurera susceptible de jouer en compétition.
LA QUESTION DU JOUR
(en salle), le Suisse tient une bonne
occasion de garder ses distances avec
un rival qui s’est mué en un an de grand
espoir du tennis mondial en prétendant sérieux à la place de numéro 1.
À l’inverse, une élimination précoce de
Federer et une victoire finale de Nadal
permettrait à ce dernier de réduire de
moitié l’écart qui les sépare. L’Open
d’Australie, dont le Suisse était demifinaliste l’an passé, deviendrait alors
crucial.
Vainqueur à Madrid de son premier
titre en salle, Nadal a donné une nouvelle preuve de son adaptabilité hors
de la terre battue après son succès
dans le Masters Series de Montréal en
battant Agassi en finale. Mais son
corps a fini par le trahir, lui aussi, sous
la forme de tendinites aux deux
genoux. Et Shanghai étant au niveau
de la mer, il ne pourra pas compter
comme à Madrid sur l’altitude pour
amplifier les effets de son lift.
Si Andre Agassi réussit une de ces
réapparitions miracles dont il est le
spécialiste, l’Américain constituera un
favori de groupe tout aussi plausible
que son jeune rival. Et si les deux
potentats de 2005 clopinent de
conserve, il ferait même un très raisonnable favori de l’épreuve qu’il n’a remportée qu’une fois, il y a quinze ans.
Des autres inscrits, un seul semble
n’avoir que bien peu de chances de
briller, Gaston Gaudio ; on l’espère
toutefois plus combatif que l’an dernier. Ses deux compatriotes, Guillermo
Coria et David Nalbandian, portent à
trois le nombre d’Argentins présents
pour la première fois dans l’histoire de
l’épreuve. Des deux, Nalbandian
paraît un outsider très raisonnable.
Autant qu’Ivan Ljubicic, meilleur
joueur de l’année en salle, ou Nikolay
Davydenko, meilleur polyvalent de la
saison, s’ils ne souffraient l’un d’un
mollet, l’autre d’un poignet. La première fournée de matches devrait permettre de se faire une meilleure idée
des rapports de forces.
PROGRAMME
(ESP)
DEMAIN, à partir de 13 heures
(6 heuresen France): Federer (SUI)
- Nalbandian (ARG), Coria (ARG) -Ljubicic (CRO), suivi de deux doubles
Classement 2005 : n°1
Palmarès : 33 titres, dont 6 du
Grand Chelem et 11 en 2005.
4e participation au Masters
(13 victoires ; 1 défaite) ;
vainqueur en 2003 et 2004.
à
1,82 m ; 80 kg
Gaucher, revers
à deux mains
)
Classement 2005 : n°2
Palmarès : 12 titres, dont 1 du Grand
Chelem et 11 en 2005.
1re participation au Masters.
Andre AGASSI
Guillermo CORIA
(ARG)
23 ans ;
né
à Rufino (Argentine)
( g
)
1,75 m ; 68 kg
Droitier, revers
à deux mains
Classement 2005 : 6 e
Palmarès : 9 titres, dont 1 en 2005
3 e participation au Masters
(1 victoire ; 5 défaites)
Ivan LJUBICIC
(CRO)
né le 19 mars 1979
à Banja Luka
(Bosnie-Herz
(Bosn
ie Herzéégovine)
1,93 m ; 82 kg
Droitier, revers
à une main
Classement 2005 : 8e
Palmarès : 3 titres, dont 2 en 2005
1re participation au Masters
David NALBANDIAN
23 ans ; (ARG)
né
à Cordoba (Argentine)
11,80
80 m ; 79 kkg
Droitier, revers à
deux mains
Classement 2005 : 5 e
Palmarès : 60 titres, dont 8
du Grand Chelem et 1 en 2005
13e participation au Masters
(22 victoires ; 19 défaites) ;
vainqueur en 1990.
Nicolayy DAVYDENKO
(RUS)
né le 2 juin 1981
à Severodonezk
(Uk i )
(Ukraine)
1,77 m ; 70 kg
Droitier, revers
à deux mains
Classement 2005 : 7 e
Palmarès : 5 titres, dont 1 en 2005
1re participation au Masters
Gaston GAUDIO
(ARG)
né le 9 décembre
1978 à Buenos Aires
(A ti )
(Argentine)
1,75 m ; 70 kg
Droitier, revers
à une main
Classement 2005 : 9 e
Palmarès : 8 titres, dont 1
du Grand Chelem et 5 en 2005
2 e participation au Masters
(0 victoire ; 3 défaites)
SPORT + : en différé à partir de 14 h 30.
L’épée femmes hors Jeux ?
Le congrès de la FIE décide ce week-end du programme des JO 2008. L’épée dames par équipes pourrait être écartée
au profit du sabre féminin.
CE SERONT ses derniers jeux. À
trente-six ans, si tout va bien, Laura
Flessel enfilera pour la dernière fois
la tenue de l’équipe de France olympique à Pékin, en 2008.
En Chine, l’épéiste achèvera une
aventure entamée au sommet : en
1996, pour l’entrée de son arme au
programme des JO, la Guadeloupéenne avait englouti les titres individuel et par équipes qui firent
d’elle, à vingt-quatre ans, une
figure du sport tricolore.
La « guêpe » n’a pas oublié, elle qui
fut encore bronzée à Sydney en
2000 et argentée à Athènes l’an
passé, à chaque fois en individuel.
Dans quelques heures, aujourd’hui
ou demain, Laura Flessel saura. Elle
saura si elle peut espérer revivre les
joies d’un succès olympique au pluriel. Ce week-end à Doha, le congrès
exécutif de la Fédération internationale (FIE) va en effet décider des
armes, individuelles et par équipes,
qui figureront à Pékin. Le sujet est
délicat mais les données du problème assez simples.
L’escrime peut actuellement décerner dix titres olympiques alors que,
au total, douze épreuves existent
(fleuret, épée et sabre hommes et
femmes, en individuel et par
équipes).
Déjà, pour les Jeux de 2004, l’intégration du sabre féminin individuel
avait fait le malheur du fleuret féminin par équipes. Pour ceux de Pékin,
l’équation est corsée par l’apparition du sabre féminin par équipes :
le quota de médailles n’ayant pas
bougé, deux épreuves resteront sur
le carreau. Et comme, jusqu’ici,
seules les épreuves féminines par
équipes ont trinqué, l’épée et le
fleuret (à nouveau) semblent des
victimes désignées.
Si cela permettrait à la jeune discipline qu’est le sabre féminin de jouir
de l’incomparable exposition des
Jeux, et donc à la championne du
monde Anne-Lise Touya et à ses
copines de briguer l’or par équipes,
cela cantonnerait l’épée à la seule
épreuve individuelle.
Une option à laquelle la France a du
mal à se ranger, compte tenu des
résultats obtenus par ses représentantes au plus haut niveau (voir
infographie). Laura Flessel ose à
peine imaginer le scénario : « Je ne
veux toujours pas rentrer dans une
guéguerre entre les armes, explique
la championne du monde par
équipes. Mais s’ils optent pour tourner, ce serait fort dommage. »
Et la parité ?
« Ce serait une catastrophe pour
nous, embraye l’entraîneur des
filles, Jean-François Di Martino. En
plus d’une chance de médaille, on
perdrait une sacrée dynamique.
Cette épreuve, c’est la santé d’une
arme : elle permet à des athlètes qui
ne sont pas dans les toutes meilleures mondiales de briguer des
médailles. Chez les Hongroises qui
sont devenues vice-championnes
du monde cette année, aucune
n’était dans les seize meilleures.
C’est une aide au développement
international de l’escrime. »
À l’heure où certains cherchent des
solutions, où d’autres prêchent
pour leur paroisse, la question de la
parité resurgit. S’il faut supprimer
deux épreuves, pourquoi piocher
toujours chez les filles ?
« On demande cette parité »,
confirme Laura Flessel. « Mais ce
serait gênant de supprimer une
arme masculine, parce qu’elles sont
toutes très médiatiques », répond
René Roch, le président de la FIE.
Instaurer cette fameuse parité
aurait l’heur de plaire au CIO, ce qui
n’est pas le moindre des arguments.
Car aujourd’hui, l’institution de
Lausanne se refuse toujours à
accorder les deux titres supplémentaires qui contenteraient tout le
monde.
Par la voix de son président, la Fédération française a formulé une proposition pour tenter de les obtenir,
mais elle n’a que peu de chances
d’aboutir. Comme l’explique Frédéric Pietruszka, cela consiste à
réduire de deux jours la durée des
épreuves afin d’en diminuer le coût :
« Deux jours contre deux titres,
c’est ce que nous proposons. En tant
qu’escrimeur, je ne peux pas faire
de choix entre les armes. »
Réponse de René Roch à propos de
l’amaigrissement proposé par la
FFE : « Ce n’est pas ce qui importe
au CIO. Là, on se coupe les pattes. »
« La seule chose que l’on pourrait
obtenir pour Pékin, c’est douze
places en plus sur la totalité des
tireurs, poursuit le président de la
Fédération internationale. Si on
peut avoir les douze épreuves, ce
sera plutôt en 2012. »
En attendant, le congrès doit trancher. Peut-être aux dépens de
l’épée. « Mais notre arme continuera à exister », jure Flessel. Foi de
Laura.
JEAN-BAPTISTE RENET
Le nombbre de
médailless de
l’épée fem
mmes
par équipees au
cours ddes trois
derniers Jeux Olympiques (or en
1996, bronze en 2004).
A titre indicatif, l'épée femmes individuelle
y a récolté 5 médailles (or et argent en 1996,
bronze en 2000, argent et bronze en 2004).
ANNE-LISE TOUYA, championne du monde de
sabre, tout en appelant à la solidarité, se réjouirait
de disputer l’épreuve par équipes à Pékin.
« Je trouverais ça légitime »
« QU’ATTENDEZ-VOUS du
congrès de la FIE qui doit décider
ce week-end du programme des
prochains Jeux ?
– Je ne sais pas… On a entendu dire
que le sabre par équipes entrerait au
programme mais je préfère ne pas me
faire d’illusions. Je vais juste attendre
que le résultat tombe.
– On ne vous sent pas euphorique dans l’attente d’une décision particulièrement importante pour votre arme…
– Ce n’est pas la peine de rentrer dans
une guéguerre entre armes, il faut rester solidaire. Si le sabre par équipes
entre aux Jeux, ce serait chouette pour
nous, je serais contente. Je trouverais
légitime que ça tourne, pour que ça ne
soit pas toujours les mêmes qui restent
sur le banc. D’ailleurs, je ne trouve pas
normal que ce soient toujours les
épreuves féminines qui sortent…
– Quelle serait alors la solution ?
– L’idéal, ce serait bien sûr d’avoir
douze épreuves aux Jeux. Je sais que
c’est l’intention du président de notre
fédé. Mais ça me paraît compliqué : en
ce moment, le CIO est plutôt dans une
optique de réduction du nombre
d’épreuves et de participants. Mais du
coup, les Jeux, qui devraient être la
compétition la plus dure et la plus
spectaculaire, perdent de leur cachet :
compte tenu du mode de qualification,
les grosses nations sont pénalisées. À
Athènes, on était vingt-quatre filles
dans le tableau individuel, mais la moitié n’avait rien à y faire. La qualification est presque plus dure que la compétition elle-même.
– Quels sont les avantages
d’une compétition par équipes ?
– Le collectif booste la performance
individuelle. Participer à l’épreuve
individuelle et ne pas avoir de « par
équipes » derrière, c’est dur. Et puis, ça
permet à quatre personnes d’aller aux
JO. À Athènes, on était trois Françaises
en individuel, mais c’était une exception par rapport aux autres pays.
– Et si vous aviez à choisir entre
un titre olympique individuel et
un titre par équipes ?
– C’est totalement différent. Les deux
épreuves sont pour moi aussi importantes l’une que l’autre. Mais pour
l’instant, les Jeux, ça me paraît lointain. » – J.-B. R.
Depuis combien d’années roulez-vous sans ?
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
* Homologué sur Porsche 959.
Dès 1986, Bridgestone a conçu un pneu qui roule après une crevaison*
Bridgestone France SAS - RCS Béthune B - Siret 361 200 389 00019 - APE 251A -
Rouge
Jaune
ESCRIME
PAGE 15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Classement 2005 : 11e
Palmarès : 3 titres, dont 1 en 2005
2 e participation au Masters
(1 victoire ; 2 défaites)
(USA)
35 a
né
à
Las Vegas
g ( tats-Unis))
1,80 m ; 80 kg
Droitier, revers
à deux mains
Bleu
À LA TÉLÉVISION
1,85 m ; 80 kg
Droitier, revers
à une main
Jaune
SHANGHAI. – Roger Federer, ici avec son préparateur physique Pierre Paganini, est en Chine
depuis dimanche dernier pour rattraper le temps perdu, lui qui n’a plus joué en compétition
depuis sa victoire à Bangkok, début octobre.
(Photo Jiang Linhong/China Fotopress/Max PPP)
(SUI)
Rafael NADAL
Noir
Bleu
Noir
Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr
entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS
au 61008 (0,34 euro + coût d’un SMS).
Roger FEDERER
GROUPE OR
1
PHILIPPE BOUIN
Roger Federer va-t-il remporter le Masters
pour la troisième année de suite ?
GROUPE ROUGE
16
BASKET
PRO A (9e journée)
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
GRAVELINES - PAU-ORTHEZ
Wheeler, bonheur de meneur
Le meneur gaucher du BCM espère démontrer aux Palois qu’il est vite devenu une des vedettes du Championnat.
GRAVELINES –
de notre envoyée spéciale
À LE VOIR PROMENER comme ça,
avec bonhomie, son sourire juvénile
et sa bouille de gamin réjoui, on croit
le voir, jeune recrue excitée, fraîchement émoulue de sa fac de Rhode
Island, à vingt-trois ans. C’était pourtant en 1998. Depuis, le temps a passé, et les errances aussi, dans l’existence de Tyson Wheeler, trentenaire
installé dans sa vie – sa femme et ses
deux enfants sont près de lui dans le
Nord – comme aux manettes du BCM
Gravelines.
Non, vraiment, ce Tyson Wheeler au
visage qui ne vieillit pas, n’a pas le
faciès taciturne et inquiétant du prédateur. Pourtant, dans une ligue française qu’il découvre après avoir souvent trimbalé ses valises, il est déjà
comme chez lui. Meilleur marqueur
du BCM (19,4 pts), troisième passeur
du Championnat (6,7 passes), deuxième joueur le plus complet de Pro A
derrière Jason Rowe, le meneur de
Hyères-Toulon, ce petit Tyson
(1,78 m) a du punch.
Boulimique des parquets, il construit
sur le tard une carrière dispersée au
vent des illusions américaines. Drafté
en NBA en 1998 par Toronto, il a écumé les ligues d’été et s’est mis en
embuscade dans les ligues mineures
alléché par la perspective miroitante
d’une petite place dans la grande
ligue. Il y eut des essais à Denver et
Seattle. Cela n’a pas marché. « Oui,
j’ai perdu du temps, mais je ne
regrette pas d’avoir essayé. J’ai
renoncé. Pourtant je sais que je peux
jouer en NBA, mais il faut que je pense
à ma sécurité, et celle de ma famille »,
avoue-t-il, père soucieux d’une fille
de six ans et d’un petit garçon de onze
mois, globe-trotter repenti, parti trois
ans sillonner le monde pour des piges
improbables, mais qui lui laissent des
souvenirs communs avec certaines
vieilles connaissances en France.
Hyperrapide
15 HEURES
Gravelines - Pau-Orthez (TPS Star)
17 HEURES
Clermont - Le Mans
19 HEURES
Nancy - Hyères-Toulon
20 HEURES
Brest - Roanne
Rouen - Cholet
Dijon - Bourg
DEMAIN
15 HEURES
Chalon - Asvel (TPS Star)
16 HEURES
Le Havre - Reims
Strasbourg - Paris.
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Pau-Orthez ........... 16 9 7
2. ASVEL ..................... 14 8 6
Le Mans ................ 14 8 6
4. Strasbourg ............ 14 9 5
5. Gravelines ............. 13 7 6
6. Bourg ..................... 13 8 5
Le Havre ............... 13 8 5
Nancy ..................... 13 8 5
Roanne ................... 13 8 5
10. Hyères-Toulon ..... 12 8 4
11. Chalon .................... 11 8 3
Cholet ..................... 11 8 3
Clermont ............... 11 8 3
Dijon ....................... 11 8 3
15. Paris ....................... 10 7 3
16. Reims ..................... 10 8 2
17. Brest ....................... 9 8 1
18. Rouen ..................... 8 8 0
Le meneur US de Gravelines, Tyson Wheeler (à droite), est l’une des grandes attractions du Championnat, contre qui les meilleurs
défenseurs (ici le Manceau Pape-Philippe Amagou) se cassent les dents.
(Photo Marc Francotte)
GRAVELINES : 4 Akono (1,76 m) ; 5 Owens (1,95 m) ; 6 Taccoen (2,02 m) ; 7 Dubiez
(1,95 m) ; 8 Kerckhof (1,94 m) ; 9 Kuzminskas (2,10 m, LIT) ; 10 Dubos (2,07 m) ;
11 Wheeler (1,78 m, USA) ; 12 Adomaïtis (2,01 m, LIT) ; 13 Turner (1,96 m, USA) ;
14 Johnson (2,01 m, USA). Entraîneur : F. Courcier.
PAU-ORTHEZ : 4 Fauthoux (1,80 m) ; 5 Harrison (1,94 m, USA) ; 6 D’Almeida
(1,83 m) ; 8 Drozdov (1,98 m, UKR) ; 9 S. Cissé (1,94 m) ; 11 Cooper (1,93 m, USA) ; 12
Rupert (2,02 m) ; 13 T. Gadou (2,05 m) ; 14 Sales (2,06 m, USA) ; 15 Lux (2,05 m,
USA) ; 16 Varem (1,93 m, NGA). Entraîneur : D. Gadou.
LE BCM SE PRÉSENTERA avec tout
son effectif lors du choc face aux
Palois. Fabien Dubos, ayant ressenti
une douleur à un genou pendant le
match d’Eurocoupe face à Badalona, a
passé une IRM jeudi ; l’examenn’a rien
JEAN PROUIN, le président de Rouen, toujours sans victoire,
met la pression sur son équipe.
pigistes. Mis bout à bout, c’est comme
si nous avions deux équipes disjointes
entre les Américains et les autres.
– Le pari de jouer avec des
meneurs français sans expérience de l’Élite (Mickaël Vérove,
Alexis Rambur) n’était-il pas risqué ?
– C’est vrai qu’on a aussi des niveaux
de jeu plus faibles qu’on pensait,
notamment chez les meneurs. Dès
dimanche, on va se réunir avec
l’entraîneur pour définir le poste du
joueur supplémentaire qu’on va
recruter. » – Ar. L.
PRO B (8e journée)
révélé d’alarmant et c’est donc au
complet que les Nordistes se sont
entraînés hier matin.
Et ils ne désespéraient pas de voir arriver d’ici la fin de la semaine leur futur
renfort, l’ailier-fort américain
Jermaine Walker (1,98 m, 28 ans).
Athlétique, passé par la CBA et auteur
d’une brève pige d’un match à l’Aris
Salonique en 2004-05, il évoluait cette
saison sous le maillot de Tiburon de
Vargas (Venezuela), où il est annoncé
à 18 points et 3,7 rebondsde moyenne.
Si tout va bien, Jermaine Walker, qui
est partant pour une pige d’un mois
– et plus si affinités – pourrait être là
dès aujourd’hui et assister au premier
match de sa nouvelle équipe.
Après le passage de la tornade Real
Madrid mercredi (50-69), Pau tentera
de panser ses plaies chez le leader virtuel de Pro A (une seule défaite mais un
match en moins). Mais Brooks Sales
est fragilisé par une béquille à une
cuisse et Jeff Varem par un coup sur le
genou droit. Les deux joueurs ne se
sont pas entraînés depuis la soirée
d’Euroligue. – L. T. et G. C.
CLERMONT - LE MANS
BREST - ROANNE
AUJOURD’HUI, 17 HEURES, MAISON DES SPORTS
Arbitres : MM. Bretagne, Bardera et Laplace.
Le meneur américain Brandon Spann ne fait plus partie de
l’effectif du Stade Clermontois. Son rendement (4,3 pts,
1,3 p.d. en 12 min de moy. sur 7 matches) a été jugé insuffisant par l’encadrement technique et une séparation à
l’amiable a été conclue. Son remplacement n’est pas prévu
pour le moment. Gauthier Darrigand et Régis Racine se partageront donc le poste de meneur au sein d’une équipe
auvergnate qui entend réagir après la correction subie à
Roanne samedi dernier et témoigner ainsi de son envie collective des premiers matches. Mauvaise nouvelle pour les
Manceaux qui seront finalement privés de leur capitaine J.D.
Jackson pour un mois à la suite d’une fracture de l’auriculaire
droit.AprèsavoirbieneffacécontreJérusalemsa défaiteface
à Strasbourg, le MSB souhaite repartir de l’avant en Pro A.
Vincent Collet ne sous-estimera pas comme à son habitude
l’adversaire clermontois restant sur trois défaites mais
capable de réagir en s’appuyant sur un basket rapide dans sa
salle. – F. L. et C. L.
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, SALLE MARCEL-CERDAN
Arbitres : MM. Bissang, Greva et Koog.
Brest alignera ses deux nouveaux intérieurs, l’Américain MC
Masique et le Croate Marko Piplovic. L’Etendard comptera
également sur le retour de son jeune arrière-ailier Gary Chathuant, blessé(fracturedefatigueau tibia) depuisle débutde
la saison. En revanche, Mike Jones est très incertain (élongation à la cuisse). Les Roannais, eux, redoutent la part d’incertitude que confère à leur déplacement le reformatage de
l’équipe adverse. « Ce n’est pas forcément le meilleur
moment pour y aller », a mis en garde Jean-Denys Choulet,
qui pourra toutefois s’appuyer sur un effectif au complet et
espère que la hiérarchie établie jusque là ne sera pas prise en
défaut. – R. Gue. et P. Bri.
NANCY - HYÈRES-TOULON
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, SALLE DES COTONNIERS
Arbitres : MM. Mateus, Machabert et Antiphon.
Dominés lors de leurs trois premiers matches à domicile, les Rouennais ont été placés
au pied du mur par leurs dirigeants (voir par ailleurs). Le SPO Rouen bénéficiera du
retour de son capitaine, Jean-Emmanuel Le Brun, suspendu mardi contre Le Havre
après son implication dans une échauffourée avec le Rémois Patterson le samedi précédent. Victimed’un gonflementdu genou gauche,l’intérieurKenny Whiteheada été
jugé bon pourle service par le chirurgienqu’il a consulté jeudi soir. Les Choletais, eux,
espèrent avoir retrouvé un tant soit peu de fraîcheur pour infliger un neuvième revers
au promu, après un périple européen à Mariupol d’où ils n’ont ramené aucun blessé
mais qui a donné lieu à un voyage retour épique et assez énervant. – A. Ges. et
P.-M. B.
AUJOURD’HUI, 19 HEURES, PALAIS DES SPORTS
JEAN-WEILLE
Arbitres : MM. Viator, Roman et Mortz.
Avant d’entamer une série délicate (Bourg, Pau, Asvel), Nancy a la ferme intention de se racheter après deux défaites,
l’une à Cholet en championnat et l’autre à domicile cette
semaine faceaux Belges de Mons en Eurocoupe. Les Lorrains
s’aligneront au complet, tout comme leurs adversaires, qui
ontralliélaLorraineen trainhier,aprèsunesemaine d’entraînement particulièrement sereine, exempte de tout bobo. Ce
qui n’empêche pas Jean-Michel Sénégal de redouter la force
de frappe du SLUC, surtout à l’intérieur. – G. Gai. et P. Sav.
DIJON - BOURG
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, PALAIS DES SPORTS
Arbitres : MM. Radonjic, Guedin et Gros.
Match important à domicile pour la JDA à la recherche de
constance et giflée la semaine dernière à Hyères. Le groupe
de JacquesMonclar, modifiéavec les arrivées de l’ailier sénégalais Maleye N’Doye et de l’intérieur vétéran Igor Perica,
remis d’une tendinite aux adducteurs qui l’avait privé du
déplacement dans la Var, sera aligné au grand complet. Pour
gêner Dijon dans un match qualifié par l’entraîneur bressan
Frédéric Sarre d’« opposition de style », Bourg envisage de
ralentir le rythme. Mehdi Labeyrie poursuit son intérim en
attendant le retour de Branko Sindjelic, qui a passé cette
semaine une radio de contrôle de ses doigts fracturés. Le
Serve va tenter de reprendre l’entraînement avec une attelle
protégeant sa main gauche. – B. Gr. et Ph. Se.
Detroit gagne, Diaw étonne
RUSSIE : BABKOV DÉMISSIONNE. – À la suite de l’échec de la sélection
nationale masculine lors de l’Euro de Belgrade (huitième), la Fédération russe
a accepté la démission de l’entraîneur Sergueï Babkov, qui ne sera donc resté
en place qu’une année. Un successeur devrait être désigné après l’attribution
des « wild-cards » européennes pour le Mondial 2006, le 27 novembre à
Rome. La Russie est évidemment candidate à ce repêchage.
Première titularisation avec Phoenix pour Boris
DIAW qui s’est encore mis en valeur avec 10 points (à
4/6 aux tirs), 6 passes, 4 rebonds et 1 interception en
26 minutes face à Detroit. Les Sonics de Johan
PETRO tentaient la nuit dernière à Seattle d’éviter une troisième
défaite d’affilée, les Spurs de Tony PARKER étaient attendus à Boston, et les Warriors de Mike PIETRUS recevaient New York.
LE FAIT DU JOUR
Atlanta-LA Clippers, 95-102 ; Miami-Houston, 88-84 ; Phoenix-Detroit, 104-111.
LES FRANÇAIS
LES NEWS
Aujourd'hui
à partir de 15h00
en direct et
en exclusivité sur
25 000 dollars, ou le total de l’amende infligée par
la NBA à Lawrence Frank, l’entraîneur des New Jersey
Nets, pour sa réaction intempestive à l’encontre du
corps arbitral après la défaite de son équipe contre
Miami lundi dernier.
Stephon Marbury et Larry Brown, le nouvel entraîneur des Knicks,
ont comme prévu du mal à cohabiter. Leur incapacité à gagner le
moindre match (0-4) n’aide pas. Tant et si bien que les journaux newyorkais se font l’écho de la disponibilité du meneur All Star, envisagé
dans plusieurs scénarios de transferts par les dirigeants des Knicks.
Et de cinq pour les Detroit
Pistons, la seule équipe
encore invaincue en NBA
après dix jours de compétition. Un succès de longue haleine conquis
dans les dernières minutes à Phoenix grâce
à une meilleure exécution des systèmes,
alors que les Suns s’inclinaient pour la troisième fois dans leur salle en autant de
matches, toujours aussi déficients dans
l’art de conclure. « On dirait qu’il nous
manque dix cents pour faire un dollar. Nous
y sommes presque, mais nous n’y arrivons
pas », poétisait l’entraîneur des Suns, Mike
D’Antoni.
Après avoir longtemps couru après le score,
le champion de la conférence Est était pourtant dans les cordes, apparemment prêt
pour le coup de grâce, lorsqu’il a décidé de
changer le scénario. Un implacable 17-4
suivait pour des visiteurs, soudainement
infaillibles aux tirs, avec Richard Hamilton
(18 pts) et Chauncey Billups (27 pts, 11 p.d.)
PAGE 16
HIER
Vichy - Levallois ......................... 85-76
Nantes - Besançon ..................... 78-81
Antibes - Évreux ......................... 72-85
Angers - Orléans......................... 67-82
Golbey-Épinal - Charleville ........ 85-95
AUJOURD’HUI
20 HEURES
Châlons - Saint-Étienne
Quimper - Mulhouse
Nanterre - Saint-Quentin
Aix-Maurienne - Boulazac
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi
18 novembre, 20 heures : Besançon
- Châlons ; Saint-Quentin - Antibes ;
Saint-Etienne - Angers. Samedi 19
novembre, 20 heures : Évreux Nantes ; Boulazac - Golbey-Épinal ;
Charleville - Nanterre ; Mulhouse Maurienne ; Levallois - Quimper.
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Châlons .................... 13 7 6
2. Angers ..................... 13 8 5
Besançon ................ 13 8 5
Orléans .................... 13 8 5
Vichy ......................... 13 8 5
6. Boulazac .................. 12 7 5
Quimper ................... 12 7 5
8. Levallois ................... 12 8 4
Nantes ...................... 12 8 4
Évreux ...................... 12 8 4
11. Saint-Quentin ........ 11 7 4
12. Golbey-Épinal ........ 11 8 3
13. Aix-Maurienne ....... 10 7 3
Mulhouse ................. 10 7 3
15. Charleville ............... 10 8 2
16. Nanterre .................. 9 7 2
Saint-Étienne ......... 9 7 2
18. Antibes ..................... 9 8 1
P.
—
1
3
3
3
3
2
2
4
4
4
3
5
4
4
6
5
5
7
p.
—
511
614
618
575
641
523
549
585
623
606
467
629
504
542
585
552
493
593
c.
—
454
603
598
567
596
516
526
601
625
592
453
673
536
539
614
566
491
660
Le premier de la saison régulière de Pro B et le champion de Pro B (ou le deuxième
de la saison régulière) montent en Pro A. Les deux derniers sont relégués.
VICHY - LEVALLOIS : 85-76 (20-16 ; 22-18 ; 25-18 ; 18-24)
VICHY : R. Moss (15), Knight (18), Cazalon (16), Mason (25), Pluvy (7) ; puis Bourgeois, Lollia
(4), Julians. Entraîneur : J.-L. Borg.
LEVALLOIS : Vespasien (14), Burrell (17), Markovic (11), Sylla (4), Fergerson (14) ; puis Nivière
(6), Kessely (4), Dieng (6), Sidibé. Entraîneur : S. Lautié.
NANTES - BESANÇON : 78-81 (19-21 ; 16-19 ; 28-20 ; 15-21)
NANTES : Boutry (7), Boyd (17), Charles (16), Kosmalski (9), Stockman (10) ; puis Dessart,
Sylvain (3), Huljev (5), Cilly (11). Entraîneur : A. Michon.
BESANÇON : Ford (23), Patiejunas (7), Banks (14), Hoff (9), Hoard (11) ; puis R. N’Kembé,
Gradit (9), Müller (8). Entraîneur : G. Castano.
ANTIBES - ÉVREUX : 72-85 (17-23 ; 16-21 ; 17-25 ; 22-16)
ANTIBES : Keïta, T. Williams (22), Bengaber (12), Swift (21), Kresta (5) ; puis Kissourine (2),
Cherasse (2), Recoura (8). Entraîneur : S. Ostrowski.
ÉVREUX : Diene (8), Calvez (9), Bracey (15), Toffin (12), C. Hill (11) ; puis Boissié (16), Glover
(10), G. Plateau (2), Maizeroi (2), Omar. Entraîneur : P. Thibaud.
ANGERS - ORLÉANS : 67-82 (14-19 ; 20-20 ; 15-25 ; 18-18)
ANGERS : Ragauskas, Emerson (24), Desroses (16), T. Durham (8), Christophe (5) ; puis
Rathieuville, Sene (2), Braun (12), L. Touré. Entraîneur : O. Le Minor.
ORLÉANS : L. Bernard, Humbert (17), McFarlan (15), Dewar (23), Fellah ; puis Bah (6), Blot (5),
W. Aka (12), M. Kanté (4), Da Silva. Entraîneur : P. Hervé.
GOLBEY-ÉPINAL - CHARLEVILLE : 85-95 (17-19 ; 32-19 ; 19-20 ; 17-37)
GOLBEY-ÉPINAL : Gouez (14), Sani (5), Tailleman (17), Gardner (16), Stokes (15) ; puis Seltzer,
Dioum (16), Cransac (2). Entraîneur : P. Maucourant.
CHARLEVILLE : Davidson (22), Condouant (2), W. Bernard (10), Thioune (21), C. Fournier (3) ;
puis T. Pons, Correa (16), Yatzkan (21). Entraîneur : M. Gonsalves.
NBA EXPRESS
PARIS TOUJOURS SANS SIMMONS. – La recrue américaine du Paris
Basket Racing, Tre Simmons, est toujours en attente de qualification et ne
pourra pas être alignée demain à Strasbourg. Toujours sous surveillance, le
club avait essuyé un premier refus la semaine dernière mais a fait appel de la
décision, lequel ne sera pas rendu avant la fin de semaine prochaine. Par
conséquent, Paris présentera une nouvelle fois un effectif réduit demain en
Alsace. Les Parisiens ne sont pas les seuls à s’être vu refuser un renfort. Mike
Mardesich (Reims) a été recalé pour « contrat non conforme » et Mouloukou
Diabate (Dijon) car il « ne remplit pas les conditions du statut d’aspirant »,
selon le communiqué de la LNB.
LES RÉSULTATS
LA PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi18 novembre.– 20 heures:
Asvel-Gravelines ; Paris-Clermont.
Samedi 19 novembre. –
20 heures : Hyères-Toulon Rouen ; Cholet - Le Havre ; BrestCh alon ; Bo ur g- Nan c y ; Pau Orthez - Dijon. Dimanche
20 novembre. – 15 heures (TPS
Star) : Roanne - Le Mans.
16 heures : Reims-Strasbourg.
en fer de lance. « Nous avons monté notre
intensité défensive », précisait juste Flip
Saunders, le nouvel entraîneur d’une
équipe des Pistons, qui, si elle ne joue plus
the right way selon le credo de Larry Brown,
n’en est assurément pas très loin.
Dans cette soirée de défaite, Boris DIAW,
titularisé pour la première fois dans le cinq
de départ, a cependant démontré une fois
encore la polyvalence de son talent en compilant en 26 minutes 10 points (4/6 aux tirs),
6 passes, 4 rebonds et 1 interception et ne
peut guère être tenu pour responsable de
l’échec des siens. Victime assez vite de deux
fautes, le Français dut sortir dès le premier
quart mais surtout, il fut retiré du jeu dans
les trois dernières minutes, où D’Antoni
s’attacha à densifier sa raquette pour éviter
la défaite alors que le score restait encore
assez serré. Toutefois, les commentateurs
s’accordaient à dire combien l’arme Diaw
pourrait être décisive si l’ancien palois parvient à se doter d’un shoot vraiment régulier à distance.
LIGUE FÉMININE (8e journée)
AUJOURD’HUI
20 HEURES
Mourenx - Montpellier
Valenciennes - Strasbourg
Villeneuve-d’Ascq - Bourges
Clermont - Tarbes
Calais - Nice
Mondeville - Saint-Amand
Challes - Aix-en-Provence.
LA PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 19 novembre, 20 heures :
Bourges-Valenciennes ; StrasbourgMourenx ; Nice-Mondeville ; CalaisChalles. Dimanche 20 novembre,
16 heures : Tarbes-Aix ; MontpellierClermont ; Saint-Amand - Villeneuved’Ascq.
Classement
Pts J. G. P.
— — — —
1. Mondeville............. 14 7 7 0
2. Bourges ................. 13 7 6 1
Tarbes.................... 13 7 6 1
Valenciennes ........ 13 7 6 1
5. Montpellier............ 11 7 4 3
6. Aix .......................... 10 7 3 4
Challes ................... 10 7 3 4
Clermont................ 10 7 3 4
Villeneuve-d'Ascq.10 7 3 4
10. Calais ..................... 9 7 2 5
Mourenx ................ 9 7 2 5
Nice ........................ 9 7 2 5
13. Saint-Amand......... 8 7 1 6
Strasbourg ............ 8 7 1 6
p.
—
606
555
573
564
513
483
483
505
493
480
472
463
412
445
c.
—
491
413
505
435
476
490
532
548
527
530
518
474
482
626
Les quatre premières sont qualifiées pour les quarts de finale. Les équipes classées de
5 à 12 disputent des pré-quarts en matches aller-retour (19 et 26 avril, match aller
chez la plus mal classée). La finale (16, 19 et 21 mai se joue au meilleur des trois
manches.
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
AUJOURD’HUI, 15 HEURES, SPORTICA
(en direct sur TPS Star)
« On va modifier des choses »
GRAVELINES / PAU-ORTHEZ
c.
—
590
566
590
652
529
569
611
588
633
630
597
613
621
661
528
660
733
664
Bleu
En attendant Walker
EN DIRECT DE LA PRO A
– L’entraîneur Michel Veyronnet est-il menacé ?
– Non, pas du tout. Il a fait monter le
club de Nationale 3 en Pro A et il est là
depuis dix ans. Les événements ne lui
sont pas imputables.
– Et les joueurs ?
– Nos inquiétudes se tournent un peu
vers le secteur américain avec des
joueurs qui sont méconnaissables par
rapport à ce qu’on avait vu cet été lors
de leur recrutement. On s’aperçoit aussi que le passage à quatre Américains,
une mesure que j’ai votée, ne se gère
pas facilement. Actuellement, nous en
avons six en comptant les blessés et les
p.
—
675
662
650
703
560
601
642
628
664
634
574
597
581
623
496
608
611
526
Les huit premiers (ou les sept premiers et Dijon) à mi-parcours participent à la Semaine des As du 16 au
19 février à Dijon. Les quatre premiers à la fin de la saison régulière
sont qualifiés pour les quarts. Les
équipes classées de 5 à 12 disputent
des barrages-huitièmes de finale. Les
deux derniers (17e et 18e) sont relégués.
CHOLET - ROUEN
« MALGRÉ VOTRE STATUT de
promu et des moyens modestes,
vous attendiez-vous à un début
de saison aussi pénible ?
– Déjà, je voudrais dire qu’il est possible de s’en remettre, comme Reims
l’a démontré l’an dernier, avec deux
victoires après vingt matches. Nous
avons encore une chance de nous en
sortir. Cela dit, avec notre budget relativement restreint, nous espérions
monter une équipe de guerriers
comme nous avions l’habitude de le
faire. Mais il y a eu une avalanche de
blessures qui a totalement désorganisé notre jeu. Résultat, nous ne sommes
qu’à 70 % de nos capacités. Et on perd
les matches. Alors, nous attendons le
match de Cholet demain (aujourd’hui)
pour obtenir une réaction car on ne
peut pas continuer comme cela.
– Sinon ?
– Je ne coupe pas facilement les têtes
mais contrairement à nos habitudes,
on va peut-être devoir prendre des
décisions irrévocables. La semaine
prochaine, on va modifier certaines
choses mais je ne sais pas encore lesquelles.
P.
—
2
2
2
4
1
3
3
3
3
4
5
5
5
5
4
6
7
8
Jaune
Rouge
Jaune
LILIANE TREVISAN
AUJOURD’HUI
Noir
Bleu
Noir
Il connaît les frères Greer, pour avoir
joué avec Ricardo contre Jeff en
Championnat dominicain. Il a joué
contre Jermaine Guice en Israël, face
à Lonnie Cooper, Brooks Sales en Italie, où il a connu aussi le Manceau
Kenny Gregory. C’est d’Italie que
viendra son salut, amorcé avec un
titre de meilleur passeur (4,6 passes)
l’an passé à Teramo, dans une ligue
où les passes sont pourtant comptabilisées avec une parcimonie
maniaque.
« Être le meilleur passeur là-bas a été
une fierté pour moi. En Italie, ce sont
les arbitres qui décident du jeu, de tes
gestes, qui te dictent ton jeu, tes mouvements. C’est plus dur de faire certains gestes en Italie, sur des premiers
pas, sur la vitesse, souvent tu te fais
siffler des “marchés”. Ici, c’est différent », analyse-t-il avec délectation.
« Le jeu en France est beaucoup plus
rapide qu’en Italie où c’est plus posé,
avec plus de joueurs de grande taille.
Je trouve le jeu français plus orienté
sur les meneurs. »
Évidemment, il ne s’en plaint pas. Pas
plus que son coach Fabrice Courcier,
qui après avoir goûté le top du
meneur français l’an passé avec Laurent Sciarra, est tout heureux de sa
trouvaille US, dans l’esprit – « c’est
quelqu’un de convivial, de joyeux » –
comme dans le jeu, pour son aptitude
à trouver toujours l’orientation juste,
entre scoring et création du jeu pour
les autres. « Il a toujours de la justesse dans ce qu’il fait. Il a cette capacité à avoir la bonne gestion, cette
capacité à un moment donné de
changer de basket pour le bien du collectif. Ce n’est pas évident pour un
meneur US. Et il apporte un plus dans
notre registre par sa vitesse, avec un
premier pas et un premier tir hyper
rapides. »
Heureux shooteur primé (49 % en
Pro A), même s’il peine à passer la
rampe en Eurocoupe FIBA (26,7%),
Tyson Wheeler serait donc l’arme
fatale nordiste, base incontournable
de l’axe fort Wheeler-Turner, l’épine
dorsale du BCM.
Arrivé dans le Nord parce que « personne ne m’a proposé de job en Italie,
sauf en Lega 2 » ce petit meneur gaucher – « qui a encore un peu de mal
sur la longueur dans un match »,
remarque son coach – est d’attaque
pour son grand rendez-vous face à
Pau. Où l’entraîneur palois Didier
Gadou le reconnaîtra. « Par son profil
scoreur-passeur, il me rappelle Mire
Chatman, confiait le coach palois, et
gaucher ou pas, il a l’avantage de sa
vitesse. En dribble, en déplacements,
il fait la différence sur sa vitesse
d’exécution. » N’ayant connu qu’une
défaite en Championnat, Gravelines
peut compter sur Wheeler pour que
cela dure. « C’est un joueur de challenge, il aime la gagne et sait se surpasser pour y arriver », apprécie
Fabrice Courcier.
Passé à travers un match d’Eurocoupe
face aux Israéliens de Galil Elyon, son
« p’tit gars », pourtant bien malade
trois jours plus tard, s’était dépouillé
avec rage en première mi-temps, pour
tenir la barque à lui tout seul, dans la
houle de la Maison des sports à
Bourg-en-Bresse, offrant aux siens le
bonheur d’une victoire arrachée
(68-71).
Il est comme ça, Wheeler. Heureux de
jouer, de faire jouer. Même l’austérité
du pays gravelinois n’a pas eu raison
de son sourire. « Ici, il n’y a rien à
faire », dit-il en éclatant de rire.
« Alors je passe mon temps entre la
salle et chez moi, où c’est télé et ordinateur. Mais dans l’environnement
du club les gens sont sympas, les fans
aussi. Même la salle, car à Cantu, j’ai
connu bien plus petit », apprécie-t-il
encore. C’est pourquoi tout à l’heure,
après Pau, Tyson Wheeler compte
bien ramasser au bout du chemin un
autre de ces petits bonheurs qu’il distille si bien.
17
HANDBALL LIGUE DES CHAMPIONS HOMMES (1
er
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
tour, 6e et dernière journée)
TCHEKHOV - MONTPELLIER
Question de confort
Pour terminer premier et s’assurer un huitième de finale à sa portée, Montpellier doit l’emporter à Tchekhov.
AUJOURD’HUI, 17 HEURES (15 heures heure
française), SPORTHALL OLIMPIYSKY (Sport +)
TCHEKHOV.– Gardiens : 21 Grams (21 ans, 1,95 m) ; 73 Kostygov (32 ans, 1,92 m).
Joueurs de champ : 2 Filippov (24 ans, 1,83 m) ; 3 Engovatov (25 ans, 1,86 m) ; 5 Egorov (26 ans, 1,95 m) ; 7 Frolov (24 ans, 1,87 m) ; 8 Evdokimov (23 ans, 2,03 m) ; 9
Gritsenko (28 ans, 1,90 m) ; 10 Chernoivanov (26 ans, 1,97 m) ; 14 Rastvortsev (27
ans, 2 m) ; 17 Kamanin (27 ans, 1,97 m) ; 19 Peskov (21 ans, 2 m) ; 20 Chipourin (24
ans, 1,95 m) ; 22 R. Ivanov (21 ans, 1,89 m) ; 31 Dibirov (22 ans, 1,80 m) ; 77 V. Ivanov
(cap., 29 ans, 1,94 m). Entraîneur : V. Maximov.
MONTPELLIER.– Gardiens : 1 Omeyer (28 ans, 1,91 m) ; 16 Karaboué (29 ans,
1,97 m). Joueurs de champ : 2 Krantz (23 ans, 1,87 m) ; 4 D. Kabengele (RDC, 24 ans,
1,95 m) ; 10 Puigségur (cap., 33 ans, 1,84 m) ; 11 Dole (30 ans, 1,87 m) ; 13 Golic
(31 ans, 1,83 m) ; 14 Guigou (23 ans, 1,79 m) ; 17 Juricek (RTC, 31 ans, 1,85 m) ; 19
Derbier(19 ans,1,80 m) ; 23 Sem. Zuzo (29 ans, 1,98 m) ; 30 Sincère (20 ans, 1,95 m) ;
77 Bojinovic (SEM, 28 ans, 2,02 m) ; 88 Hmam (TUN, 24 ans, 1,97 m). Entraîneur : P.
Canayer.
Arbitres : MM. Dolejs et Kohout (RTC).
TCHEKHOV – (RUS)
de notre envoyé spécial
« Gagner chez
les gros est rare »
Gagner à l’extérieur : problème toujours pas résolu par la bande de
Patrice Canayer. Vingt-quatre des
vingt-huit revers enregistrés en
Coupe d’Europe depuis les balbutiements, en 1993, ont eu un cadre
autre que le palais des sports RenéBougnol. Et la difficulté s’est considérablement accrue l’an passé.
« C’est le point noir de l’exercice,
concède Robert Molines. On a réussi
un très bon parcours, avec un triplé
en France, mais on a laissé pas mal
de plumes à l’extérieur. »
À Kölding (– 9), Flensburg-Hande-
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Magdebourg . 8 5 4 0 1 160
2. Montpellier . 8 5 4 0 1 154
3. Tchekhov ......... 4 5 2 0 3 157
4. Bregenz ............ 0 5 0 0 5 130
c.
—
137
135
156
173
witt (– 13) et, dans une moindre
mesure, à Ciudad Real (– 6). À Leon
(– 6) et Szeged (– 7) l’année d’avant.
Et, bien sûr, à Pampelune (– 8)
l’année du titre. « D’où cette réputation d’équipe très friable à l’extérieur
mais capable de se transcender, de
réaliser d’improbables exploits à
domicile, reprend Andrej Golic.
Maintenant, il ne faut pas non plus
se leurrer. Gagner chez les gros est
extrêmement délicat, rare. Barcelone est un tenant du titre qui n’a pas
remporté le moindre match de phase
finale hors de ses bases. L’idée, pour
nous, est de serrer les rangs à l’extérieur. Même si je préfère me qualifier
pour les quarts de finale en ayant
perdu de dix à l’aller et gagné de
onze au retour plutôt que d’être éliminé en perdant de deux à l’aller et
en gagnant d’un seul au retour. »
Il n’empêche. Patrice Canayer a
longtemps travaillé la question. Et
même programmé toute sa préparation d’avant-saison loin de France.
« C’est sûr, nous avons envie de progresser dans ce domaine, reconnaîtil. Maintenant, nous avons tout de
même affiché des compétences par
le passé. » Au point, d’ailleurs,
d’avoir longtemps fait jeu égal avec
Magdebourg sur les bords de l’Elbe
le mois dernier et même d’être revenu de l’enfer (– 8) pour conclure avec
un débours de quatre unités seulement (32-28).
Rouge
Jaune
e
Le cœur de Tchekhov
TRÈS TÔT, Vladimir Maximov savait la mission périlleuse. Trois des quatre candidats de ce groupe A pouvaient prétendre aux huitièmes de finale. En s’inclinant, d’emblée, devant Magdebourg, sa tâche s’est
révélée insurmontable.
« Montpellier propose un jeu très collectif, difficile à
contrer, explique le technicien russe. Magdebourg
est très discipliné autour de son meneur de jeu, Koulechov. De notre côté, nous n’avons pas toujours
appliqué les consignes face à ces adversaires. C’est
dommage, même si nous progressons année après
année. »
Assurés de rester à la troisième place et donc d’être
reversés en huitième de finale de la Coupe de l’EHF,
les Russes vont vouloir accrocher « un gros » dans
leur magnifique salle de Tchekhov, histoire d’emmagasiner un maximum de confiance pour la suite. Avec
un effectif au complet et un Filippov très précieux à la
Titulaire depuis la quatrième journée, le réceptionneur-attaquant a dynamisé Nice,
qui talonne le trio de tête de Pro A.
de notre correspondante
MI-OCTOBRE, 3 e JOURNÉE.
Beauvais, déjà vainqueur à la salle
Palmeira la saison passée, mène un
set à zéro à Nice. Xavier Kapfer,
poussé jusque-là sur le banc suite à
un été international chargé, dynamite un match alors ronronnant,
remporté finalement par les Azuréens (3-1). Le réceptionneur-attaquant, vingt-quatre ans depuis lundi dernier, ne se pare pas des habits
de Zorro (« Nous sommes six
joueurs clés sur le parquet ») mais
reconnaît avoir, ce soir-là, tout
lâché. « J’avais à cœur d’amener de
l’euphorie tout en demeurant
lucide, ce qui n’avait pas été le cas
devant Toulouse (défaite 2-3, 1re
journée), se souvient-il. J’ai dit à
G h a z i G u i d a r a ( l e p a sseur) :“donne-moi les balles”. Cela
m’a mis sur les bons rails. Depuis, je
suis en réussite. »
Meilleur marqueur niçois et trei-
zième de Pro A avec 101 points
(dont 97 sur les cinq dernières rencontres), Kapfer a retrouvé toute la
verve qu’on lui connaît. Chambreur,
explosif, puissant et impressionnant. Mladen Kasic, l’entraîneur,
s’en félicite : « Il est très important
dans notre équipe, dont il constitue
avec Asim Demirovic, l’un des
patrons. À la reprise, je l’avais senti
un peu fatigué du volley et tenté de
jouer différemment. Mais il a compris que ce n’était pas son style.
C’est un gars intelligent, toujours à
l’écoute, vraiment très facile à gérer
et doté d’une jolie marge de progression. »
Étudiant à Valrose, en licence de
mathématiques théoriques –
diplôme qu’il tient absolument à
valider cette année après l’avoir
sacrifié l’été dernier pour cause de
stage avec l’équipe de France A puis
de compétitions (Jeux Méditerranéens, dont il a fini 4e marqueur,
Universiades à Izmir en Turquie)
– Kapfer a besoin de se fixer des
plans de travail. S’il encaisse plus ou
moins bien les remarques à chaud
de son entraîneur, avec qui il fait
régulièrement le point, ce garçon à
forte personnalité a aussi vite fait
d’en admettre le bien-fondé. « Je ne
regrette pas mon absence du début
de saison », assure celui qui a forgé
son approche du sport de haut
niveau via l’athlétisme à Évry, sa
ville d’origine, et qui a poursuivi les
épreuves combinées parallèlement
à sa découverte « par hasard » du
volley à douze ans, après de mauvais chocs en hockey-sur-glace.
« Mladen avait raison, reprend-il.
Je dois m’investir totalement pour
être productif. Je sais que j’aurais
toujours un retour d’ascenseur. »
Les Jeux,
son rêve
Déjà sélectionné pour le All Star
Game du 17 décembre à SaintQuentin, Kapfer commence à toucher les dividendes de sa sueur.
Mais il lorgne aussi sur un pactole
doré : les Jeux olympiques. Sa mère,
ex-spécialiste de haut niveau en
GRS et son père, ancien décathlonien, ont commencé à économiser
pour le voyage à Pékin en 2008.
« J’en suis encore loin, mais c’est un
rêve de gamin », avoue le Niçois,
qui cédera peut-être au terme de ses
deux ans de contrat, à la tentation
de découvrir le Championnat d’Italie ou du Brésil, son « préféré avec
un jeu hyper pétillant ».
Il n’est cependant pas encore prêt à
sortir son passeport. L’ancien de
l’INSEP, du CNVB et de Montpellier
(qui ne l’avait pas conservé en
2004, une blessure désormais cicatrisée) a d’autres buts avec ce
groupe niçois, beau quatrième de
Pro A, dans lequel il se sent si bien et
qui brigue les play-offs. « Un billet
européen serait une immense satisfaction pour un petit budget comme
le nôtre (0,75 million d’euros) »,
plaide-t-il, persuadé tout de même
que l’ensemble s’est bonifié par
rapport à l’an passé (7e) et que
EN DIRECT DE LA PRO A
l’apport de Guidara, déjà notable,
s’amplifiera avec l’affinement de la
relation passeur-attaquant. Kapfer
s’est aussi fixé une progression individuelle. La durée de son bail est
d’ailleurs le résultat d’une discussion argumentée avec Kasic sur les
moyens à mettre en œuvre afin de
franchir un nouveau palier sportif.
« J’ai fait des concessions financières et personnelles, reconnaît-il.
Mais cela en vaut la peine. Je suis
conforté dans ma décision. »
(12e),
Ce soir, à Narbonne
dans un
Palais du Travail qu’il décrit chaud
bouillant, Kapfer cherchera une
nouvelle confirmation.
JANINE GIANARIA
Xavier Kapfer
24 ans,
né le 7 nov
nov. 1981
à Ris-Orangis (91)
1,91 m ; 87 kg
Ni Samica ni Cohen
POITIERS - SÈTE
AUJOURD’HUI, 17 HEURES, SALLE LAWSON-BODY (en direct sur Sport +)
POITIERS : 1. P.-M. Monneraye (1,94 m) ; 2. Tsvetanov (1,98 m) ; 3. Moulinier
(1,90 m) ; 4. Kraemer (1,89 m) ; 5. Frangolacci (1,91 m) ; 6. Kvesic (1,91 m) ; 8. Lanta
(1,86 m) ; 9. Duerden (1,95 m) ; 11. Kilama (1,83 m) ; 12. Marquet (1,94 m) ; 13. Pujol
(1,90 m) ; 17. Kieffer (2 m) ; 18. Belhache (1,97 m). Entraîneur : M. Teffer.
SÈTE : 1. Konecny (2,03 m) ; 3. Castard (1,95 m) ; 4. Labadie (1,88 m) ; 5. M. Patin
(1,82 m) ; 6. Dias (1,96 m) ; 7. Stanek (2,02 m) ; 9. Escrig (1,99 m) ; 13. Ferrigno
(1,87 m) ; 15. Pesl (2 m) ; 16. E. Ragondet (1,91 m). Entraîneur : P. Duflos.
Arbitres : MM. Leconte et Raillon.
DANS LE CHOC de la soirée, Poitiers doit composer sans son réceptionneur-attaquant Guillaume Samica, qui souffre d’une entorse à la
cheville droite. En face, Sète fera,
elle, sans le réceptionneur-attaquant Johan Cohen, dont la compagne devait donner naissance hier
à leur premier enfant. Face à Toulouse au complet, Rennes récupère lui son pointu Kristian Knudsen,
remis de son problème à une hanche.
Par ailleurs, deux membres du directoire ont rencontré cette semaine
Serge Eloi, l’entraîneur écarté fin
octobre, pour une tentative de conciliation. Alors licenciement ou sépa-
« En confiance, Moscou peut dérouler un jeu perturbant, assure Patrice Canayer, l’entraîneur héraultais.
Si, au contraire, nous parvenons à nouveau à les
gêner par nos systèmes défensifs, notre dynamisme,
alors nous pouvons espérer l’emporter. » – P. P.
NARBONNE - NICE
Kapfer, âme de leader
NICE –
mène, ils peuvent inquiéter des Montpelliérains privés de Franck Junillon et de Sobhi Sioud, tous deux
touchés à une épaule.
ration à l’amiable ? Le directoire
devrait prendre une décision la
semaine prochaine.
À Narbonne, le pointu polonais
Krzysztof Janczak (2,02 m), joker
médical remplaçant Andy Ces (hernie discale), est qualifié pour jouer
son premier match le jour de ses
trente et un ans. Nice pourra finalement compter sur le réceptionneurattaquant Onya Opota qui a réintégré le groupe hier matin après avoir
été ménagé jeudi en raison d’un état
grippal. Montpellier pourra lui aligner le réceptionneur-attaquant
brésilien, Edson Felicissimo (1,95 m,
21 ans), joker médical remplaçant
Loïc Geiler en convalescence pour
deux mois (épaule). Beauvais
retrouve lui Nicolas Anot, de nouveau opérationnel après son opération à un ménisque. Le traditionnel
libero ne fera cependant, au mieux,
que des entrées sur la ligne arrière
pour une reprise en douceur. Grégory Patin assumera donc, comme ces
dernières semaines, le rôle de libero.
Par ailleurs, le central Dennis Van der
Veen, qui souffre du coude droit, est
incertain.
Demain, à Cannes, privé du central
Christophe Meneau (genou), Ajaccio, lanterne rouge du Championnat
avec un seul sept gagné en sept journées, sera très diminué : le passeur
Kert Toobal et le réceptionneur-attaquant Jan Jarolim souffrent tous les
deux d’une entorse à une cheville. Le
jeune Yves-Marcel Ndaki Mboulet,
frère du central Jean-Patrice évoluant à… Cannes, tiendra donc la
passe alors que Pierre Pourtalet (formé à… Cannes) remplacera Jarolim.
Ce dernier ayant, outre son problème de cheville, du mal à retrouver
la plénitude de ses moyens physiques en raison d’un mal persistant
à une épaule, le club est en quête
d’un joker médical.
Engagés ce week-end en Coupe
d’Europe de la CEV (2e tour), Paris et
Tourcoing joueront leur match de
Championnat respectivement mardi
prochain à Avignon et le mercredi
23 novembre contre Tours. – (Avec
nos correspondants).
OLYMPIAKOS : BERNARDI ANNONCÉ À VÉRONE. – L’ex-international
italien, Lorenzo Bernardi, qui a joué son dernier match sous les couleurs
grecques d’Olympiakos jeudi contre Tours, est annoncé en Serie A 1
transalpine à Vérone, où joue l’international français Frantz Granvorka. Élu
joueur du siècle avec l’Américain Karch Kiraly, Bernardi évolue sur le même
poste que le Français, celui de réceptionneur-attaquant.
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
Poste : réceptionneur-attaquant
International A (2 sélections)
Clubs successifs :
INSEP (1996-99) ;
CNVB (1999-2001) ;
Montpellier (2001-04) ;
Nice (depuis 2004)
AUJOURD’HUI
17 HEURES
Poitiers - Sète
20 HEURES
Rennes - Toulouse
20 H 30
Narbonne - Nice
Montpellier - Beauvais
DEMAIN
16 HEURES
Cannes - Ajaccio
MARDI 15 NOVEMBRE
20 HEURES
Avignon - Paris
MERCREDI 23 NOVEMBRE
20 HEURES
Tourcoing - Tours
1.
2.
3.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
Classement
Pts J. G. P.
— — — —
Tours
19 7 7 0
Tourcoing
18 7 6 1
Poitiers
15 7 5 2
Nice
15 7 5 2
Paris V.
14 7 5 2
Toulouse
14 7 5 2
Sète
14 7 5 2
Cannes
10 7 3 4
Avignon
8 7 2 5
Montpellier
7 7 2 5
Beauvais
6 7 2 5
Narbonne
4 7 1 6
Rennes
3 7 1 6
Ajaccio
0 7 0 7
NOTA. – Victoire 3/1 ou
3/0 = 3 points ; V 3/2 = 2 pts ;
défaite 2/3 = 1 pt ; D 1/3 ou
0/3 = 0 pt.
PROCHAINE JOURNÉE. –
Vendredi 18 novembre,
20 heures : Beauvais-Cannes.
Sa m e d i 1 9 no v em b re ,
20 heures : Nice-Poitiers ; SèteTourcoing ; Tours-Rennes ;
Ajaccio-Narbonne ; Paris-Montpellier ; Toulouse-Avignon.
PRO B (7e journée)
PRO FÉMININE (5e journée)
Martigues - Grenoble ; Alès - Saint-Nazaire ;
Dunkerque - Cambrai ; Chaumont - Asnières ;
Saint-Quentin - Saint-Brieuc (20 heures)
Aix - Harnes (20 h 30)
Classement : 1. Asnières, 18 ; 2. SaintBrieuc, 13 ; 3. Dunkerque, 12 ; 4. Chaumont,
12 ; 5. Cambrai, 10 ; 6. Aix, 9 ; 7. Saint-Quentin, 9 ; 8. Saint-Nazaire, 7 ; 9. Alès, 6 ; 10.
Harnes, 5 ; 11. Martigues, 4 ; 12. Grenoble, 3.
Hainaut-Cannes ; Mulhouse-Béziers ; CannetRocheville - Stade Français Saint-Cloud
(20 heures) Melun V.-de-S. La Rochette Saint-Raphaël ; Albi-Riom (20 h 30).
Exempt : Istres.
Classement : 1. Cannes, 8 points ; 2. Béziers,
8 ; 3. Mulhouse, 7 ; 4. Istres, 6 ; 5. Melun Valde-Seine, 5 ; Paris, 5 ; 7. Saint-Raphaël, 5 ; 8.
Albi, 5 ; 9. Riom, 4 ; 10. Cannet Rocheville, 4 ;
11. Hainaut, 3.
COUPE DE LA CEV HOMMES (2e tour)
TOURNOI No 2 (à Doetinchem, HOL). – HIER : Paris - Novo Mesto (SLV), 3-0 (25-19, 25-17,
25-19) ; Liberec (RTC)- Doetinchem (HOL), 0-3.
AUJOURD’HUI : Paris - Liberec (17 h 30) ; Doetinchem - Novo Mesto.
DEMAIN : Novo Mesto - Liberec ; Doetinchem - Paris (17 h 30).
TOURNOI No 6 (à Tourcoing). – HIER : Funchal (POR) - Presov (SLQ), 3-1 (25-22, 22-25,
25-12, 26-24) ; Tourcoing - Limassol (CHY), 3-0 (25-17, 25-17, 25-15).
AUJOURD’HUI : Limassol - Funchal ; Tourcoing - Presov (19 h 30).
DEMAIN : Presov - Limassol ; Tourcoing - Funchal (17 heures).
Les vainqueurs de chaque tournoi accèdent aux huitièmes de finale (tirage au sort lundi), pour
lesquels Sète est déjà qualifié en tant que tête de série.
COUPE DE L’EHF HOMMES (3e tour
retour). – AUJOURD’HUI : Braga (POR) Ivry (17 heures) (aller, 21-23).
DIVISION 2 HOMMES (8e journée).–
AUJOURD’HUI : Saint-Raphaël - Cesson-Sévigné (20 heures) ; Livry-Gargan - Villeneuved’Ascq ; Villeurbanne - Wittelsheim ; Conflans
- Ajaccio (20 h 30) ; Aurillac-Billère ; Aix-enProvence - Metz (20 h 45). DEMAIN : Porte
Normande - Belfort ; Nantes-Nancy
(16 heures).
Classement : 1. Villeurbanne, 20 pts ;
2. Nantes, 19 ; 3. Saint-Raphaël, 18 ; 4. Porte
Normande, 17 ; 5. Cesson, 16 ; 6. Nancy, 14 ;
7. Belfort, 14 ; 8. Conflans, 14 ; 9. Wittelsheim, 14 ; 10. Villeneuve-d'Ascq, 13 ; 11. Billère, 13 ; 12. Aurillac, 13 ; 13. Metz, 11 ;
14. Ajaccio, 11 ; 15. Aix, 9 ; 16. Livry-Gargan,
8.
DIVISION 1 FEMMES (9e journée). –
MERCREDI : Dijon-Yutz, 24-15 ; Fleury-lesAubrais - Toulon-Saint-Cyr, 28-30. HIER :
Besançon-Mios, 29-25 ; Mérignac-Metz,
23-22 ; Angoulême-Nîmes, 21-24 ; Bègles Le Havre, 26-24.
Classement : 1. Le Havre, 25 pts ; 2. Metz,
22 ; 3. Mérignac, 20 ; 4. Dijon, 19 ; 5. Fleuryles-Aubrais, 19 ; 6. Bègles, 19 ; 7. Besançon,
18 ; 8. Nîmes, 18 ; 9. Toulon, 16 ; Yutz, 16 ;
11. Mios, 14 ; 12. Angoulême, 10.
PROCHAINE JOURNÉE. – SAMEDI 14 ET
DIMANCHE 15 JANVIER 2006 : YutzBègles ; Nîmes-Dijon ; Le Havre - Fleury-lesAubrais ; Mios-Angoulême ; Toulon-Metz ;
Besançon-Mérignac.
GOLF TOURNOI DES CHAMPIONS
Woods aux aguets
SHANGHAI –
de notre envoyé spécial
POUR LA DEUXIÈME journée d’affilée,
c’est sous le crachin, la bourrasque et un
plafond très bas à la limite de la visibilité,
que les « champions », les vainqueurs des
tournois d’Europe, d’Asie et d’Afrique du
Sud et quinze des meilleurs golfeurs mondiaux, se sont mesurés hier à Shanghai.
Comme la veille, les Britanniques mènent
la danse : David Howell, l’un des héros
européens de la Ryder Cup 2004 et vainqueur cette année de l’Open de Munich, et
le protégé de Nick Faldo, Nick Dougherty
(– 12).
Mais la menace Tiger Woods, qui draine
dans son sillage 80 % des spectateurs du
Senshan Golf Club, posté à deux coups
des leaders, reste tenace. Même si l’Américain a connu hier une fin de parcours
apocalyptique. Parti doucement (un
bogey et deux birdies à l’aller), Woods
revenait comme un ouragan (birdies aux
13, 14, 15) sur le duo anglais. Mais, sous
les yeux de sa maman, il allait bêtementse
désunir sur la fin : une double visite des
hautes herbes etd’un bunker lui coûtèrent
un bogey au 16, et il sauva le par d’un putt
miraculeux d’une quinzaine de mètres au
18, après avoir pourtant expédié une
approche dans la rivière. Pas de quoi
ébranler toutefois la sérénité du numéro 1
planétaire : « Je suis un peu frustré d’avoir
raté toutes ces occasions. Mais bon !
Cette journée a été longue et sur un parcours aussi détrempé, il était difficile
d’enchaîner les birdies. »
Ce samedi, avec le retour annoncé du
soleil, Woods devrait rencontrer des
conditions plus favorables. « La victoire
se jouera sans doute entre 20 et 22 sous le
par », pronostiquait Howell qui avait partagé la partie de Woods au dernier Masters cette année, battu de... 12 coups.
Analyse confirmée par Jean-François
Remésy, auteur hier, en 67, de la meilleur
carte du jour, avec sept birdies et deux
bogeys (dont un sur le dernier trou).
« C’est un parcours très jeune avec beaucoup de trous à birdies, où la balle reste
accrochée sur les greens et les fairways et
où tout se joue sur le pitch », assure le
double vainqueur de l’Open de France.
Pour Vijay Singh (– 6), tout reste jouable
alors que Colin Montgomerie (+ 1) a
connu une nouvelle journée fade. Mais
comme tous les participants à cette
épreuve sans cut, le pape du circuit européen 2005 sera au rendez-vous du weekend.
UGO VIANNEY
TOURNOI DES CHAMPIONS. – (Shanghai [CHN], Sheshan Golf Club, 4 227 270 ,
10-13 novembre). – Deuxième tour (par 144) : 1. Dougherty (ANG), (64 + 68) et D.Howell
(ANG), (65 + 67), 132 ; 3. O’Hern (AUS), (67 + 67) et Woods (USA), (65 + 69), 134 ; 5. Ferrie
(ANG), (66 + 69), Casey (ANG), (67 + 68), Wiratchant (THA), (67 + 68), Zhang Lian-Wei
(CHN), (67 + 68), Derksen (HOL), (65 + 70), 135 ; 10. O’Malley (AUS), (64 + 72), Poulter
(ANG), (67 + 69), Bjorn (DAN), (67 + 69), Singh (FID) (67 + 69), K.J. Choi (CDS), (65 + 71),
Campbell (NZL), (66 + 70), 136 ; 16. Remésy 137 (70 + 67) ;… 39. Levet 143 (70 + 73) ;
49. Montgomerie (ECO) (74 + 71) et Jacquelin (74 + 71), 145 ;…
TOURNOI DES CHAMPIONNES. – (Mobile [USA], Magnolia Grove Golf Course, 850 000 $,
10-13 novembre). – Premier tour (par 72) : 1. Neumann (SUE) 66 ; 2. Kim (USA) 67, Inkster
(USA) 67 ; 4. Meunier-Lebouc 68, Daly-Donofrio (USA) 68;…
CYCLISME
Ullrich de retour à l’entraînement
DEPUIS LE DÉBUT DU MOIS, Jan Ullrich a repris l’entraînement en douceur, avec des
sorties de deux à quatre heures par jour, afin de retrouver ses repères. Fin novembre,
l’Allemand de T-Mobile s’envolera pour l’Afrique du Sud où il terminera l’année par un
stage d’entraînement. Séduit par le parcours du Tour de France qu’il a découvert à son
retour de vacances, il n’a, en revanche, toujours pas pris de décision quant à son programme de préparation du Tour. Il devrait faire l’impasse sur les classiques mais pourrait
participer au Giro.
WIGGINS VEUT ALLER AU TOUR.
– Le Britannique Bradley Wiggins,
vingt-cinq ans, qui rejoindra l’équipe
Cofidis l’an prochain après deux
saisons au Crédit Agricole, n’a qu’un
souhait : être présent sur le Tour de
France auquel il n’a encore jamais
participé. « Mon objectif est de
remporter le prologue du Tour de
France, a-t-il confié récemment.
Endosser le Maillot Jaune est le
summum dans la carrière de tout
coureur cycliste. Ça représente bien
plus encore qu’une médaille d’or aux
Jeux. » Wiggins fut champion
olympique de la poursuite
individuelle à Athènes
AG2R EN STAGE. – L’équipe
AG2R Prévoyance sera en stage du 6
au 15 décembre à Temple-sur-Lot
avec la présence de ses deux
nouvelles recrues : Francisco
Mancebo et Christophe Moreau. La
formation de Vincent Lavenu sera de
nouveau réunie au mois de janvier,
du 5 au 14, au Mousquety, dans le
Vaucluse.
DU MONDE CHEZ LIQUIGAS. –
L’Italien Luca Paolini, fidèle
lieutenant de Paolo Bettini durant
des années, a été la principale
recrue hivernale de la formation
Liquigas où évolue Danilo Di Luca,
vainqueur du Pro Tour 2005. Son
compatriote Vicenzo Nibali, issu de
la Fassa Bortolo, a également signé
un contrat de deux ans. Aux
transferts de Paolini et de Nibali
s’ajoutent ceux de Zanini (Quick
Step), Spezialetti (Lampre), Quinziato
(Saunier Duval), Failli, Capecchi,
Curtolo, Da Dalto (Élite 2) et du
néo-pro tchèque Roman Kreuziger,
champion du monde junior sur route
et vice-champion du chrono junior
en 2004.
PAGE 17
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Gagner à Tchekhov, donc, d’abord
pour confirmer le redressement et
puis, peut-être, pour passer l’hiver
bien au chaud.
PHILIPPE PAILHORIÈS
VOLLEY PRO A (8 journée)
Mickaël Guigou
(ici à l’aller,
devant le
capitaine de
Tchekhov,
Vitali Ivanov)
et Montpellier
veulent
progresser à
l’extérieur, où
le club
héraultais a
concédé 24 de
ses 28 défaites
depuis ses
débuts
européens en
1993.
(Photo Franck
Nataf)
Bleu
Statistique établie depuis l’adoption de la
formule actuelle lors de la saison 1996-1997.
15 HEURES
Tchekhov (RUS) - Montpellier
19 H 30
Bregenz (AUT) - Magdebourg (ALL)
Jaune
Lee pourcentage des équipeess ayant
teerminné en têtee de leur groupe
g p
lors
lo
ors ddee la
l premiièère pphase
h de
de poule
p
qui ont franchi le tour suivant
cette première phase.
AUJOURD’HUI
Noir
Bleu
Noir
GAGNER À TCHEKHOV et terminer premier ou perdre et croiser les
doigts. Gagner et, déjà, commencer
à envisager le cercle des vertueux au
printemps prochain, rendez-vous
prisé entre les huit premiers de
classe. Perdre ou partager les points
et trembler jusqu’à mardi, jusqu’au
tirage au sort de Vienne. Là-bas, les
seconds de groupe seront jetés en
pâture aux cadors, dans des huitièmes de finales compliqué, avec
deuxièmes manches exposée aux
grains extérieurs.
Chacun, à Montpellier, connaît la
subtilité de l’alternative. Un succès
cet après-midi au sud de Moscou
rendrait donc un peu plus confortable ce tour éliminatoire (voir par
ailleurs), programmé au début du
mois prochain. « Même si, reconnaît
Andrej Golic, le niveau a tendance à
s’équilibrer. Ciudad Real ou Veszprem vont terminer à la deuxième
place. Leon ou Celje également. Et
même Montpellier ou Magdebourg.
Non, le véritable intérêt de la chose,
c’est de disputer le match retour à
domicile. »
Le meneur montpelliérain devise tel
le vieux sage. Tout à l’heure, il défendra les couleurs du club languedocien pour la quatre-vingt huitième
fois. « Si l’on veut avoir de l’ambition
cette année encore, il y a tout intérêt
à gagner à Tchekhov, reprend-il. À
Montpellier, dans l’inconscient de
l’équipe, disputer le match retour à
la maison donne de la force, un
espoir supplémentaire. Même si l’élimination, dans ce même cas de
figure, face à Szeged en 2004 est là
pour nous garder en alerte. »
Gagner à Tchekhov donc, là où
Montpellier n’a encore jamais perdu,
même du temps où le club se nommait encore CSKA Moscou. Gagner
face à la formation du légendaire
Vladimir Maximov, déjà éliminée
mais déterminée à boucler sur une
bonne note. « Gagner pour voir si
l’on a parcouru du chemin » , résume
le président, Robert Molines.
GROUPE A
GROUPE B. – AUJOURD’HUI : Savehof
(SUE) - Athènes (GRE) ; Celje (SLV) - Leon
(ESP). Classement : 1. Celje, Leon, 8 pts ; 3.
Savehof, 4 ; 4. Athènes, 0.
GROUPE C. – AUJOURD’HUI : Aahrus (DAN)
- Velenje (SLV). DEMAIN : Merano (ITA) Hafnarfjördur (ISL). Classement : 1. Aarhus,
Velenje, 8 pts ; 3. Hafnarfjördur, Merano, 2.
GROUPE D. – AUJOURD’HUI : Szeged (HON)
- Ljubuski (BOS) ; Barcelone (ESP) - Zaporozhye (UKR). Classement : 1. Barcelone, 10
pts ; 2. Szeged, 4 ; 3. Zaporozhye (+ 12), 3 ;
4. Ljubuski (– 12), 3.
GROUPE E. – DEMAIN : Kolding (DAN) - Kiel
(ALL) ; Meshkov (BLR) - Plock (POL). Classement : 1. Kiel, Kolding, 8 pts ; 3. Plock, 4 ;
4. Meshkov, 0.
GROUPE F. – AUJOURD’HUI : Presov (SLQ) Bucarest (ROU). DEMAIN : Ciudad Real
(ESP) - Veszprem (HON). Classement : 1.
Veszprem, 10 pts ; 2. Ciudad Real, 8 ; 3.
Bucarest, 2 ; 4. Presov, 0.
GROUPE G. – AUJOURD’HUI : Schaffhouse
(SUI) - Pampelune (ESP). DEMAIN : Bitola
(MCD) - Zagreb (CRO). Classement : 1.
Pampelune, 8 pts ; 2. Zagreb, 7 ; 3. Schaffhouse, 3 ; 4. Bitola, 2.
GROUPE H. – DEMAIN : Karvina (RTC) Kaunas (LIT) ; Paris - Flensburg (ALL)
(17 heures). Classement : 1. Flensburg, 10
pts ; 2. Paris, 7 ; 3. Karvina, 3 ; Kaunas, 0.
Les deux premiers de chaque groupe qualifiés
pour les huitièmes de finale (les 4 et
11 décembre), dont le tirage au sort aura lieu
mardi.
18
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
BATEAUX TRANSAT JACQUES-VABRE
Un sprint alizéen
« Banque-Populaire », en multicoques, et « Virbac-Paprec », en « monos », continuaient hier d’imprimer une cadence élevée dans l’alizé.
L’hypothèse de plus en plus probable
d’une escale technique aujourd’hui,
dans un port de l’île de Sal, au nordest de l’archipel du Cap Vert, pour
réparer le boîtier de transmission du
safran central, ternissait toutefois un
peu ce bel enthousiasme. « À priori,
on va s’arrêter au Cap-Vert mais il
nous faut encore prendre la décision.
Même si je ne vois pas comment on
pourrait ne pas s’arrêter », ajoutaitil, comme pour entretenir le doute
dans l’esprit de ses plus dangereux
adversaires, Fred Le Peutrec (Gitana
11), à 64 milles derrière dans une
option est, et Michel Desjoyeaux
(Géant), à 70 milles, qui pourraient,
le cas échéant, être les deux grands
bénéficiaires de cet arrêt. Moins de
chance en revanche pour le duo
Duprey-Le Roux (Gitana X), contraint
de faire une halte à Lanzarote pour
changer sa grand-voile déchirée.
La cadence ne fléchissait pas non
plus en monocoques, comme d’ailleurs l’intensité du duel Dick-Peyron
(Virbac-Paprec) contre JourdainMacArthur (Sill & Veolia) aux avantpostes. « C’est violent, ça attaque,
les bateaux du “Vendée” sont vraiment impressionnants, commentait
Peyron. On a beaucoup de mal à se
reposer car on est obligé de barrer en
permanence. Il y a une jolie tension. » L’équipage de Sill connaissait
pour sa part une sérieuse alerte de
nuit, le bateau restant couché
20 minutes sur l’eau après un
“vrac” . Ce qui entraînait ce commentaire d’Anne Liardet, sur Roxy :
« Je ne sais pas comment font les
gars devant pour tenir la cadence et
ne pas casser. C’est impressionnant ! »
VOLVO OCEAN RACE
TOURNOI INTERNATIONAL HOMMES DE TURIN (9-12 novembre).– AUJOURD’HUI :
Autriche-Slovénie (13 heures) ; Italie-France (21 heures). Classement : 1. Autriche, 4 pts (+3) ;
2. Slovénie, 2 (+ 2) ; 3. Italie, 2 (-1) ; 4. France, 0 (– 4)
TOURNOI INTERNATIONAL FEMMES DE TURIN (7-12 novembre).– HIER : Suède-Italie,
14-0 (5-0, 5-0, 4-0) ; Finlande-France, 11-0 (3-0, 6-0, 2-0). AUJOURD’HUI : Canada - ÉtatsUnis.
LIGUE MAGNUS.– 11e journée (match remis). JEUDI : Épinal-Chamonix, 5-4 a.p. 7e journée (match remis). AUJOUR’HUI : Chamonix - Morzine (20 h 30). Classement : 1. Rouen
(– 1 m.), 21 pts ; 2. Amiens et Villard, 17 ; 4. Briançon et Dijon, 15 ; 6. Angers, 14 ; 7. Anglet et
Morzine (– 1 m.), 12 ; 9. Grenoble (– 1 m.) et Épinal, 11 ; 11. Caen (+ 1 m.) et Mont-Blanc, 9 ;
13. Gap (– 1 m.) et Chamonix (– 1 m.), 6.
ÉPINAL - CHAMONIX : 5-4 a.p. (1-1, 2-1, 1-2, 1-0)
850 spectateurs. Arbitre : M.Bourreau. Pénalités.– Épinal : 14’ (2 x 2’ + 10’). Chamonix : 8’ (4x2’).
Buts.- Épinal : 19’15’’, Mazerolle (Haapasaari) ; 37’33’’, Trebaticky (Plch, Simko) ; 38’52’’, Haapasaari (Kotasek, Mazerolle) ; 52’13’’, Haapasaari (Kotasek) ; 65’59’’, Simko. Chamonix : 2’54’’, Prokop (Fedor, Torfou) ; 38’15’’, Böhme (Aimonetto, Granath) ; 44’12’’, Torfou (Charlet), sup.num. ;
46’46’’, Lafrancesca (Granath, Torgersson).
PROCHAINE JOURNÉE.– Samedi 19 novembre, 20 heures : Grenoble-Angers ; Dijon-Villard ;
Gap-Morzine ; Rouen-Anglet ; Caen-Amiens ; 20 h 15 : Épinal-Briançon ; 20 h 30 : Chamonix Mont-Blanc.
NHL (saison régulière).– JEUDI : Boston-Ottawa, 2-5 ; Philadelphie - NY Islanders, 3-2 ;
Pittsburgh-Montréal, 3-2 (t.a.b.) ; Tampa Bay - NY Rangers, 2-5 ; Saint-Louis - Chicago, 2-4 ;
Nashville-Dallas, 5-3 ; Phoenix-Calgary, 3-4 ; Vancouver-Colorado, 3-5.
SKELETON
deuxième manche. « Même si nous
visions un top 10, ce n’est pas négatif,
estime Patrick Faure, le directeur des
équipes de France de bobsleigh, luge
et skeleton. Sa deuxième manche
prouve qu’il a le potentiel. Quant à
Saint-Géniès (33e), c’est une course
ratée, tant pour la poussée que pour la
conduite. Sans doute le stress de vouloir enfin faire un gros résultat. »
– P. G.-B.
COUPE DU MONDE. – 1. Stähli (SUI), 1’53’’35 (56’’06 + 57’’29) ; 2. Lund (USA), 1’53’’39
(56’’13 + 57’’26) ; 3. Pain (USA), 1’53’’74 (56’’45 + 57’’29) ; 4. Gibson (CAN), 1’54’’11 ; 5. Ellis
(USA), 1’54’’14 ; … 12. Cavoret, 1’54’’71 (57’’26 + 57’’45) ; 33. Saint-Géniès, 58’’35.
Prochaine étape : 17 et 18 novembre, à Lake Placid (USA).
SHORT-TRACK
COUPE DU MONDE : CHÂTAIGNIER ÉCHOUE EN DEMI-FINALES. –
Sixième en Corée du Sud, début octobre, Maxime Chataignier a cette fois échoué,
pour moins de quatre dixièmes de seconde, en demi-finale du 1 500 m de l’épreuve
de Coupe du monde qui se dispute ce week-end à Bormio (Italie).
HOMMES. 1 500 m : 1. Ohno (USA), 2’27’’716 ; 2. Lee Ho-suk (CDS), 2’27’’786 ; 3. Hamelin (CAN),
2’27’’982. Éliminés en demi-finales : 8. Chataignier ; 17. Fauconnet. Éliminé en quarts de
finale : 49. Mattéi. FEMMES. 1 500 m : 1. Jin Sun-yu (CDS), 2’33’’578 ; 2. Choi Eun-kyung,
2’33’’779 ; 3. Yang Yang (A) (CHN), 2’33’’853. Éliminées en demi-finales : 16. Bouvier ; 18. Gollin. Éliminée en séries : 26. Choi Min-kyung.
de notre envoyé spécial
En tête hier soir avec 64 milles d’avance sur Gitana 11 et
70 milles sur Géant, Banque-Populaire envisageait de faire
un stop and go au Cap-Vert, aujourd’hui, pour réparer le
boîtier de transmission du safran central.
(Photo Martinez/UMA)
177˚
5 Gitanaa X
CLASSEMENTS
Hier à 18 h 30. Multicoques 60 pieds (après 5 j et 3 h 30’ de mer) : 1. Bidégorry-Lemonchois
(Banque-Populaire), à 3 251,6 milles de l’arrivée ; 2. Le Peutrec-Guichard (Gitana 11), à 64,5
milles du leader ; 3. Desjoyeaux-Destremau (Géant), à 70,6 m. ; 4. Soldini-Malingri (ITA, TIMProgretto-Italia), à 106,4 m. ; 5. Duprey du Vorsent-Le Roux (Gitana X), à 494,8 m.
Multicoques 50 pieds : 1. F.-Y. Escoffier - K. Escoffier (Crêpes-Whaou !), à 2 781,9 milles de
l’arrivée ; 2. Quintin-Sohier (Jean-Stalaven), à 544,4 milles du leader ; 3., à 203,2 m. du leader ;
3. Demachy-Langlois (Gifi), à 589,6 m. ; 4. Monnier-Dupuy (SUI, Victorinox), à 1 065,5 m.
Monocoques 60 pieds (après 5 j et 3 h 30’ de mer) : 1. Dick-L. Peyron (Virbac-Paprec), à
2 421,5 milles de l’arrivée ; 2. Jourdain-MacArthur (GBR, Sill-&-Veolia), à 27,4 milles du leader ;
3. Le Cam-de Pavant (Bonduelle), à 113,6 m. ; 4. Golding-Wavre (GBR-SUI, Ecover), à 128,1 m. ;
5. B. Thompson - Oxley (GBR-AUS, Skandia), à 162 m. ; 6. Thiercelin-Drouglazet (Pro-Form), à
196,6 m. ; 7. Liardet-Merron (GBR, Roxy) , à 385,8 m. ; 8. Laurent-Massot (UUDS), à 412,9 m. ;
9. Dejeanty-Toulorge (Maisonneuve-Région-Basse-Normandie), à 516,6 m. ; 10. Seeten-Carreri
(ITA, Mare-Verticale), à 567 m. ; 11. Antunes-Coldefy (BRE, Galileo), à 1287,3 m.
Monocoques 50 pieds : 1. Harris-Hall (USA-GBR, Gryphon-Solo), à 3 011,1 milles de l’arrivée ; 2.
S. Escoffier - de Broc (Vedettes-de-Bréhat), à 57,5 m. du leader ; 3. Coquelin-Foligné (Top 50
Guadeloupe), à 243,5 m. ; 4. Durand-Leibovici (Défi-Vendéen), à 291,6 m. ; 5. Metcalf-Finn (GBR,
Polarity-Solo), à 365,6 m. ; 6. Stone-Owen (USA-GBR, Artforms), à 415,8 m.
Abandons : Y. Bourgnon - Caudrelier (SUI, Brossard) ; S. et Y. Ravussin (SUI, Orange-Project) ;
Le Cléac’h-Foxall (IRL, Foncia) ; Coville-Vincent (Sodebo) ; Cammas-Proffit (Groupama 2) ;
B. Escoffier - Faye (Adecco-Étoiles-Horizon) ; Langevin-Lemay (Négocéane-Donneurs-de-vieBranec IV) ; Stamm-Eliès (SUI, Cheminées-Poujoulat). Caseneuve-Houdet (Acanthe-Ingénierie).
RUGBY À XIII
s Ca ari
MAROC
hara
dental
2 Gitana 11
3 Gé
Géant
éa
20˚
20
20˚
100 kkm
M ocooques
Monoc
Parcours Multicoques
Parcours Monocoques
MÉTÉO.– L’alizé de nord-est de 25 à 30 nœuds continue de souffler et devrait
accompagner les concurrents jusqu’au pot au noir pour les monocoques, et au
moins jusqu’au Cap-Vert – où il pourrait faiblir – pour les multicoques.
EN QUITTANT AUJOURD’HUI
(à 14 heures) les côtes galiciennes pour
s’élancer, à la barre du monocoque
VOR 70 ABN-AMRO 2, entre Vigo et
Le Cap (Afrique du Sud), dans la première des neuf étapes de la Volvo
Ocean Race programmées d’ici à la mijuin 2007, Sébastien Josse deviendra le
plus jeune skipper (30 ans) engagé
dans cette neuvième édition de la
mythique course autour du monde
en équipage créée en 1973 (ex-Whitbread). Il se remémore encore
l’incroyable fax expédié en début
d’année par Michel Desjoyeaux :
« C’était pendant le Vendée-Globe
(qu’il termina cinquième), je naviguais
sous la Nouvelle-Zélande, à l’entrée du
Pacifique Sud. Je n’avais pas trop le
moral car j’avais déjà tapé mon iceberg. Le fax disait : “Salut Seb, Roy
Heiner, le patron du Team ABNAMRO, qui construit deux bateaux,
souhaite que tu deviennes skipper de
l’un deux pour la prochaine Volvo
Ocean Race, avec neuf petits jeunes. Si
ça te dit, faudra que tu parles anglais.
Salut ma poule.” J’y croyais pas ! »
Pourtant, le surpuissant plan Kouyoum
djian mis à l’eau au mois de février
était bien pour lui et avec de réelles
chances de victoire en plus. Même si
Sébastien s’en défend : « Notre bateau
a été le premier construit et ne bénéficie pas des évolutions du second
ABN-AMRO. Mais, surtout, l’équipage
SQUASH
OPEN DE MONTE-CARLO: STOEHR
CALE EN QUARTS. – Près de deux
semaines après s’être brillamment illustrée, à New York, en dominant en cinq
jeux la Néerlandaise Vanessa Atkinson
(numéro 2 mondiale), la Française Isabelle Stoehr (numéro 15) retrouvait,
avant-hier, en quarts de finale de l’Open
de Monte-Carlo, la championne du
monde.
Changement de décor. De physionomie
de match aussi. En effet, en vingt-quatre
minutes, Atkinson s’est cette fois sèchement imposée, ne laissant que quatre
petits points à son adversaire tricolore
(9-2, 9-0, 9-2). Les deux femmes devraient
se retrouver au deuxième tour des Championnats du monde de HongKong, à la fin
du mois.
Les Français face au mythe
Les Tricolores, nouvelle version, affrontent aujourd’hui les champions du monde australiens.
FRANCE:1 Guigue(Catalans)– 2Charles(Villeneuve),3Hermet (Villeneuve),4Moly
(Carcassonne),5 Zitter (Barrow/ANG)– 6 Frayssinous (Catalans),7 Rinaldi (Catalans,
cap.) – 13 Mounis (Catalans) – 11 Fakir (Catalans), 12 Cologni (Catalans) – 8 Guisset
(Catalans), 9 Berthezène (Catalans), 10 Ferriol (Limoux). Entraîneur : J. Monie.
AUSTRALIE : 1 Minichiello – 2 Grothe, 3 Gasnier, 4 Cooper, 5 Tate – 6 Prince,
7 Gower (cap.) – 13 Ryles – 11 Wing, 12 O’Meley – 8 Creagh, 9 Mason, 10 Waterhouse. Entraîneur : W. Bennett.
« UNE VICTOIRE ? Très sincèrement,
ce serait le plus grand exploit jamais réalisé par le treize de France. » Gilles
Dumas, manager de l’équipe de France,
reste lucide. Les treizistes français
s’apprêtent en effet à défier les meilleurs
joueurs de rugby à XIII de la planète. Les
champions du monde en titre. Des garçons qui, mêmes privés de leur charnière
Andrew Johns-Darren Lockyer, inspirent
la peur. « Ils jouent tous en NRL, le plus
grand Championnat du monde, observe
le pilier Jérôme Guisset, qui a évolué
deux ans à Canberra. Devant, c’est très
solide et, derrière, ils ont trois joueurs,
Minichiello, Gasnier et Cooper, qui peuvent faire basculer le match en une
action. Ce sera très dur. Maisles dix-sept
Tricolores présents sur la feuille de
match fouleront la pelouse en ayant la
gagne à l’esprit. »
Car le rugby à XIII français affiche de
récentes et très sérieuses promesses sur
le terrain. Et la nouvelle fédération, arrivée en 2004 dans le sillage de son président Nicolas Larrat, est parvenue à
convaincre l’Australien John Monie, l’un
des entraîneurs de club les plus titrés au
monde, de diriger les Bleus jusqu’à la
Coupe du monde 2008, en Australie.
« Monie nous apporte la rigueur de
l’hémisphère Sud. En défense, dans la
zone de tenus, ou en nous forçant à aller
au bout de nos chaînes tactiques »,
poursuit Guisset. « Le jeu de l’équipe de
France, c’est d’utiliser toute la largeur
du terrain puisqu’on a des joueurs
mobiles. On ne cherchera pas le défi
physique. Et, en attaque, on comptera
sur le French flair », promet Gilles
Dumas.
L’année dernière, la France s’était inclinée nettement après avoir longtemps
résisté (52-30). Les médias australiens
estiment que les Français sont incapables de réaliser, deux années de suite,
pareille performance. Mais n’oublient
pas de rappeler que la France demeure
la dernière équipe à avoir battu les Kangourous dans une série de tests (2-0).
C’était en… 1978, date, également, de
la dernière défaite australienne face au
treize de France.
HOCKEY
SUR GAZON
BENJAMIN MASSOT
ÉLITE (2e journée). – HIER : UT Catalane - Villeneuve-sur-Lot, 34-10 ; Carcassonne - Saint-Gaudens, 23-20. DEMAIN : Lézignan-Carpentras, Villefranche-de-Rouergue-Cahors - Pia, Toulouse Lyon-Villeurbanne, Marseille - Limoux (15 heures).
Classement : 1. Saint-Gaudens (2 matches), Villeneuve-sur-Lot (2 m.), UT Catalane (2 m.), Carcassonne (2 m.) ; 5. Limoux (1 m.), Villefranche-de-Rouergue-Cahors (1 m.), Toulouse (1 m.), Lyon-Villeurbanne (1 m.), 3 pts ; 9. Marseille (1 m.), Carpentras (1 m.), Pia (1 m.), Lézignan (1 m.), 1 pt.
GYMNASTIQUE ARTISTIQUE
LES FRANÇAISES S’ENVOLENT
POUR MELBOURNE. – Les trois Françaises championnes d’Europe, Marine
Debauve (concours général), Émilie
Le Pennec (barres asymétriques) et
Isabelle Severino (sol), s’envolent
aujourd’hui pour l’Australie, où elles
participeront aux Championnats du
monde indiv iduels, du 2 1 a u
27 novembre à Melbourne. Hier matin,
elles ont effectué un dernier test à l’Institut national du sport (INSEP), afin
d’affiner les derniers réglages.
Émilie Le Pennec, la championne olympique d’Athènes, qui a décidé samedi
dernier d’abandonner son nouveau
lâcher pour reprendre son ancienne
sortie des Jeux en double salto arrière
avec double vrille, s’estimait confiante
à dix jours des Mondiaux. « Les tests se
sont bien passés, confiait-elle. Même
si j’ai chuté en sortie aux barres, je me
sens mieux dans ma tête dans ce mouvement. Je l’avais beaucoup travaillé
avant les Jeux et je pense qu’avec
encore quelques complets cela devrait
passer. » Bonne prestation aussi pour
Isabelle Severino, qui a terminé avec
un total de 37,10 points après avoir
réussi à régler ses problèmes dans un
élément aux barres asymétriques.
« Cela me rassure, avoue la médaillée
de bronze mondiale de 1996. Il reste
encore du travail mais nous sommes
Au cours d’un
dernier test,
Émilie Le Pennec
s’est rassurée avant
de partir
aujourd’hui pour
l’Australie, où les
Championnats
du monde
commenceront
le 21 novembre.
(Photo
Stéphane Mantey)
L’arrière Renaud Guigue, ici contre les Gallois (battus 38-16) la
semaine dernière, sera l’un des principaux atouts français
aujourd’hui.
(Photo Lionel Bonaventure/AFP)
BOXE
Mormeck-Bell signé !
Le combat de triple réunification des
lourds-légers WBA-WBC-IBF entre JeanMarc Mormeck (WBA-WBC) et l’Américain O’Neill Bell (IBF) a été conclu dans
les bureaux de Don King, à Miami. Ce
choc devrait normalement se dérouler le
7 janvier 2006 en un lieu à déterminer.
Seules des raisons de retransmission de
télévision, par la chaîne américaine
Show Time, pourraient modifier la date
MOUNARD DIMINUÉ. – Le Lyonnais Johan Mounard, qui devait s’ali-
PAGE 18
gner aux barres parallèles et au cheval
d’arçons lors des Championnats du
monde de Melbourne, du 21 au
27 novembre, ne se présentera apparemment qu’à un seul agrès, les barres
parallèles. « Je n’ai pas pu me préparer
aux arçons à cause d’une tendinite à
l’avant-bras », avouait-il hier. Il
s’envolera le 14 novembre vers Melbourne avec ses camarades de l’équipe
de France, Yann Cucherat, Danny
Rodrigues et Raphaël Wignanitz.
ÉLITE HOMMES. – 9e journée. HIER :
Bordeaux-Stade Français, 3-3 ; Saint-Germain - Amiens, 4-2 ; Racing CF-Montrouge,
2-2 ; Lille - Paris-Jean-Bouin, 0-1.
Classement : 1. Saint-Germain, 25 points ;
2. Montrouge, 20 ; 3. Stade Français, 17 ;
4. Lille, 16 ; 5. Racing CF, 13 ; 6. Paris-JeanBouin, 9 ; 7. Bordeaux, 4 ; 8. Amiens, 0.
PROCHAINE JOURNÉE. – DEMAIN :
Montrouge-Lille ; Saint-Germain - Racing CF ;
Paris-Jean-Bouin - Bordeaux ; Stade
Français-Amiens.
Fondateur : Jacques GODDET
du combat. « Peut-être, alors, en
février », a précisé le Guadeloupéen aux
31 victoires (pour 2 défaites).
Invaincu en vingt-cinq combats, O’Neill
Bell (30 ans) détient le titre depuis mai
après son succès, aux points, face à son
compatriote Dale Brown. Il a ensuite
défendu son bien, trois mois plus tard,
contre l’Israélien Sebastian Rothman
(arrêt 11e).
COLAS DÉFIE SIPOS. – Pour le titre vacant de l’Union européenne des superwelters, Jimmy Colas (25 ans, 16 victoires, dont 8 avant la limite, 3 défaites)
affronte l’Allemand invaincu Alexander Sipos (30 ans, lui aussi 16 victoires, dont 8
avant la limite, 2 nuls), ce soir à Hambourg.
JUDO
sur la bonne voie. » Marine Debauve a
quant à elle effectué hier son premier
mouvement complet au sol. « Même si
elle a chuté, c’était important pour
elle », jugeait sa copine d’entraînement, Isabelle Severino. La Dijonnaise
décidera seulement à Melbourne si
elle s’aligne ou non au concours général (quatre agrès). – V. B.
DIDIER PIRON
LE PARCOURS (neuf étapes). – Vigo (ESP, départ le 12 novembre 2005) - Le Cap (AFS),
6 400 milles. Le Cap (départ le 2 janvier 2006) - Melbourne (AUS), 6 100 milles.
Melbourne (départ le 12 février) - Wellington (NZL), 1 450 milles. Wellington (départ le
19 février) - Rio de Janeiro (BRE), 6 700 milles.Rio (départle 2 avril) - Baltimore-Annapolis
(USA), 5 000 milles. Baltimore-Annapolis (départ le 7 mai) - New York (USA), 400 milles.
New York (départ le 11 mai) - Portsmouth (GBR), 3 200 milles. Portsmouth (départ le
2 juin) - Rotterdam (HOL), 1 500 milles. Rotterdam (départ le 15 juin) - Göteborg (SUE,
arrivée estimée le 17 juin 2006), 500 milles.
LES ENGAGÉS. – Mike Sanderson (NZL, ABN-AMRO 1) ; Sébastien Josse
(ABN-AMRO 2) ; Torben Graal (BRE, Brazil 1) ; Neal McDonald (GBR, Ericsson) ; Bouwe
Bekking (HOL, Movistar) ; Paul Cayard (USA, Pirates-of-Caribbean) ; Grant Wharington
(AUS, Premier Challenge). Tous sur monocoque VOR 70 (21,50 m).
FRANCE - AUSTRALIE
AUJOURD’HUI, 19 HEURES,
À PERPIGNAN, STADE AIMÉ-GIRAL (Sport +)
constitué de sept nationalités a une
moyenne d’âge de vingt-six ans ! Nos
ambitions seront donc un peu plus
modestes. Sur mon bateau, ABN
AMRO a voulu donner une opportunité
à de jeunes talents de participer à ce
tour du monde, six de mes équipiers ne
sont même pas des professionnels. »
C’est que les CV des membres embarqués à bord des six autres unités au
départ ont de quoi impressionner, avec
une multitude de participations à la
Coupe de l’America, au trophée JulesVerne, aux Jeux Olympiques ou encore
à la Volvo. Il faudra attendre la fin du
mois pour savoir si le travail entrepris
depuis six mois par « Seb » a payé et
quelle sera la valeur réelle « de (ses)
petits gars ».
En attendant, le jeune skipper était
ravi de prendre en main les destinées
d’un de ces nouveaux VOR 70
(21,50 m, 14 tonnes maxi, un mât de
31,50 m pour 600 m2 de toile). Avec
deux safrans, qui rendent la machine
encore plus stable, et une quille basculante, on comprend mieux les ambitions pour les premières heures de
navigation : « Nous pourrions parcourir 570 milles (23,75 nœuds de
moyenne !) lors des premières vingtquatre heures, estime Sébastien, et
exploser le record de Movistar (le
VOR 70 de Bouwe Bekking), qui est de
530,2 milles. » Une performance
« pratiquement de multicoque
60 pieds ORMA ! »
LA RIZZA OPÉRÉE. – Contrainte de déclarer forfait pour les Championnats
d’Europe par équipes le 22 octobre, en Hongrie (la France avait terminé première),
à cause d’une rupture des ligaments croisés du genou gauche, Audrey La Rizza a
été opérée lundi à Grenoble. La sociétaire de l’US Orléans (– 52 kg) entamera sa
rééducation par trois semaines au centre de Hauteville (Rhône-Alpes). La durée de
la cicatrisation étant estimée à sept mois, son retour à la compétition est envisagé
dans huit mois.
CHAMPIONNATS D’EUROPE DES MOINS DE 23 ANS : LA SÉLECTION
FRANÇAISE. – Revenue l’an passé de Slovénie avec notamment cinq médailles
d’or, l’équipe de France des moins de 23 ans tentera de faire au moins aussi bien,
dans près d’une semaine (19 et 20 novembre), à Kiev, en Ukraine.
L’équipe de France. – HOMMES. – 60 kg : Coliaux ; – 66 kg : Ould Saïd ; – 73 kg : Alaoui ; – 81 kg :
Schmitt ; + 100 kg : Ciaravino. FEMMES. – 48 kg : Payet ; – 52 kg : Delsalle ; – 57 kg : Loko ;
– 63 kg : Zouak ; – 70 kg : Chollet ; – 78 kg : Louette.
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Allemagne, 2,05 ; Andorre, 2,15 ; Antilles, la
Réunion, 1,30 ; Autriche, 2 ; Belgique, 3 ;
Canada, 2,75 CAD ; Côte-d’Ivoire, 1 400 CFA ; Danemark, 15 DKK ; Espagne, 3,75 ; États-Unis, 2,5 $ ;
Gabon, 1 400 CFA ; Grande-Bretagne, 1,30 £ ; Grèce :
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MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal, 1,80 ; Sénégal,
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Commission paritaire
no 1207I82523 ISSN 0153-1069.
SA
Tirage du vendredi 11 novembre 2005:
385 021 exemplaires
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
HOCKEY SUR GLACE
VIGO – (ESP)
Bleu
Rouge
Jaune
dispute jusqu’à dimanche à Magdebourg. Seul Français engagé dans le
tableau principal après les éliminations de tous les autres Bleus engagés
en qualification (y compris en double),
Christophe Legoût, sorti par le Roumain Crisan, n’a pu aller au-delà du
deuxième tour.
Josse, benjamin pressé !
Jaune
PASCAL SIDOINE
(*) Après les deux précédents chavirages, Foncia et Orange-Project ont
chacun été pris en remorque par leur
équipe technique.
OPEN PRO TOUR D’ALLEMAGNE (Magdebourg, 10-13 novembre).– HOMMES. Simple. 1er
tour : Legoût (no53) - Liventsov (RUS, no136), 4-2 (11-7, 7-11, 13-11, 7-11, 11-8, 11-6) ; Karakasevic (SEM, no60) - Leung Chu Yan (HKG, no34), 4-3 ; Shmyriev (RUS, no80) - Liu Guozheng
(CHN, no9), 4-3 (12-10 à la belle) ; J.-M. Saive (BEL, no11) - Lim Jae-hyun (CDS, no75), 4-3
(15-13 à la belle) ; Gionis (GRE, no78) - Kuzmin (RUS, no48), 4-3 (14-12 à la belle). 2e tour : Boll
(ALL, no2) - Franz (ALL, no38), 4-0 ; Crisan (ROU, no14) - Legoût, 4-2 (11-7, 7-11, 11-4, 8-11,
11-4, 11-9) ; Karakasevic - Hao Shuai (CHN, no17), 4-2 ; Cheung Yuk (HKG, no39) - Saive, 4-1 ;
Lee Jung-woo (CDS, no22) - Gionis, 4-3.
COUPE DU MONDE : CAVORET
DOUZIÈME. – Médaillé d’argent des
derniers Championnats du monde, le
Suisse Stähli s’est adjugé la première
étape de la Coupe du monde, qui se
disputait à Calgary (Canada). Septième des Championnats du monde, le
Français Philippe Cavoret, trop handicapé après sa première manche (17e),
pointe à la douzième place, avec
notamment le sixième temps de la
Mike GOLDING (Ecover) : « Groupama 2 a chaviré hier soir (jeudi soir). Nous
sommes passés (2 h 30 plus tard) à trois milles au sud de cette même zone et avons
tapé dans ce que nous pensons être des débris flottants. Les conséquences de cette
collision, c’est le tiers manquant en bas de notre safran tribord. L’inconnu, c’est
à quel point le safran a été endommagé. »
« Stop and go »
prévu pour
« Banque-Populaire »
TENNIS DE TABLE
OPEN PRO TOUR D’ALLEMAGNE : LEGOÛT EN ÉCHEC.- Une
semaine après la belle performance
d’ensemble des pongistes français lors
de l’Open de Russie, avec notamment
une demi-finale pour Patrick Chila, le
clan tricolore n’a pas continué sur sa
lancée à l’Open d’Allemagne, qui se
APPEL DU LARGE
nier classement, Pascal Bidégorry
(Banque-Populaire) poursuivait sa
descente plein sud, à 20-25 nœuds
de moyenne. « Tout à l’heure, racontait-il avec humour, Lionel (Lemonchois) m’a regardé avec un petit sourire et m’a dit : 37. Et ce n’était pas la
vitesse du vent »... mais bien celle du
bateau.
Noir
Bleu
Noir
UN RYTHME SOUTENU et quasiment aucun répit depuis le départ du
Havre, le week-end dernier : tel était,
hier, le leitmotiv de la plupart des
26 concurrents encore en course. À
peine les dépressions du golfe de
Gascogne digérées, l’alizé tant
convoité au large du Portugal les
prenait dans son flux de nord-est
particulièrement musclé et piégeux
cette année.
Tous les témoignages des marins
concordaient et décrivaient des
conditions de navigation délicates,
exigeant une grande vigilance et une
présence à la barre permanente, tant
en multicoques qu’en monocoques.
Le plus émouvant restait celui de
Franck Cammas, donné depuis Las
Palmas, quelques heures après le
chavirage du Groupama 2, jeudi soir
au large des Canaries. Finalement
hélitreuillé en compagnie de son
acolyte Franck Proffit, hospitalisé et
souffrant de deux côtes cassées et de
multiples contusions, le tenant du
titre est revenu sur ce douloureux
épisode : « Il y avait 30 nœuds de
vent environ et nous avancions à une
vitesse comprise entre 22 et
30 nœuds. Franck était à la barre et
j’étais à l’intérieur. Tout à coup, le
safran central a décroché… puis une
vague plus grosse que les autres a
soulevé le trimaran par-derrière. Les
flotteurs se sont plantés et nous
avons fait un grand soleil. Franck a
été éjecté du poste de barre et moi,
j’ai eu le temps de sortir. Le bateau à
l’envers, je ne voyais pas Franck, je
criais mais il ne répondait pas. J’ai
plongé de l’autre côté du bateau et je
l’ai vu : il avait mal au dos et à la poitrine. Il était touché et prostré. Il a eu
du mal à se glisser à l’intérieur du
bateau. Il est tombé dans les
pommes plusieurs fois et le premier
diagnostic était qu’il avait un peu
d’eau dans les poumons. »
Rejoint sur place dans la matinée par
l’équipe technique de Groupama et
deux préparateurs du Gitana Team,
Cammas assurait aussitôt la mise en
œuvre avec Stéphane Guilbaud,
team manager, de l’opération de
récupération du trimaran prévue
aujourd’hui (*).
Si elle a dû secouer ses anciens
camarades de jeu, cette nouvelle
sortie de route n’avait cependant
que peu de conséquences sur les
compteurs. Toujours en tête au der-
19
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
AUTOMOBILE RALLYE D’AUSTRALIE
Loeb et Peugeot de sortie
Le pilote Citroën est, pour une fois, parti à la faute. Quant aux Peugeot 307 WRC, elles ne finiront même pas leur dernier rallye.
PERTH –
de notre envoyé spécial
PARTIE SUR UN TEMPO de folie,
cette dernière manche du Championnat du monde 2005 ne tiendra
forcément pas ses promesses. Il aura
fallu moins d’une étape pour que
Petter Solberg, leader avec déjà plus
de 46’’ d’avance au volant de sa
Subaru, soit en position d’assurer
une victoire que visaient ses alter
ego de chez Citroën et Peugeot pour
atténuer l’amertume des deux
troupes vivant une fin de cycle.
Attisée par Chris Atkinson, l’enfant
du pays, la mise à feu fit exploser les
compteurs, hier aux premières
heures de la matinée. En plaçant
coup sur coup deux temps scratch
décisifs dès l’ouverture, à plus de
108 et 105 km/h de moyenne, le deuxième pilote Subaru relaya son chef
de file pour se porter en tête dès le
premier passage des « Murray » (ES
3 et ES 4).
Le ton était donné. Le rallye partit sur
des bases très élevées et Daniel
Carlsson fut le premier à se faire piéger. Bien décidé à ne pas se laisser
surprendre, Sébastien Loeb faisait
fuser sa Xsara sur le tapis de billes
aux limites du décrochement en
balayant la route sur des trajectoires
pourtant impeccables.
Dès la première reprise de Murray
South (l’ES 7, longue de 20 km), il
signa son premier scratch en améliorant son temps du premier tour de
22’’4 ! En passant juste derrière lui,
Solberg et Marcus Grönholm disposaient d’un petit avantage qu’ils
surent exploiter du mieux possible.
Après cinq spéciales, au refueling de
Dwellingup où des nuées de
mouches envahissantes excitaient
inutilement des équipages depuis
longtemps sous pression, la bande
des quatre se tenait en moins de 20’’.
François Duval, lui, faisait la jonction, avec à ses trousses une Skoda
enfin compétitive, aux mains de
Colin McRae.
Autre bonne surprise : sans leurs 30’’
de pénalisation d’office, infligées
pour ne pas utiliser (et pour cause !)
les moteurs ayant couru au Rallye du
Japon et censés disputer deux
épreuves, les toutes nouvelles Ford
« brutes de décoffrage » de Roman
Kresta et de Toni Gardemeister
auraient occupé les 5e et 11e rangs. Il
est vrai qu’en évoluant sur une surface déjà bien déblayée, la Fabia et
les Focus RS 06 bénéficiaient d’un
ordre de passage favorable.
dérablement évolué. Les rapports de
force également, puisqu’un duel se
dessinait entre Solberg et Loeb, revenu à seulement 6’’7 tandis que l’on
se bousculait à distance respectable
des deux échappés. Entre McRae, le
troisième et Armin Schwarz, le
onzième, il n’y avait qu’une minute
d’écart !
« Je suis au maximum depuis le
départ ! jubilait Seb. On a commencé la journée en pneus légèrement
trop durs, mais même avec le désavantage d’ouvrir la route, nous
avons pu suivre le rythme des meilleurs. En affinant notre choix de
gommes pour cet après-midi (hier)
alors que Solberg a un choix un cran
plus dur, la tendance s’inverse à
notre avantage, même s’il attaque.
J’essaie d’en profiter au maximum,
mais c’est drôlement serré ! »
L’équilibre instable bascula dans
Beraking (l’ES 8) où un nouveau
meilleur temps permit au double
champion du monde de prendre
l’avantage sur son dauphin (Solberg
étant assuré du titre honorifique de
vice-champion du monde 2005,
depuis l’abandon de Grönholm) pour
7/10e de seconde. Loeb ne profita
hélas pas longtemps de sa position
de leader acquise de haute lutte. Dès
la spéciale suivante (Flynns, l’ES 9), il
fut stoppé net dans son élan. « Cela
s’est passé à environ un kilomètre de
l’arrivée, détailla le Français, fort à ce
moment-là d’une avance de 7’’ sur
son rival, au pointage intermédiaire.
On arrivait en sixième à environ
160 km/h, peut être un petit peu trop
vite, sur un très gros freinage pour un
gauche en troisième. Le gauche
annoncé devait, à mon avis, passer à
80 km/h. Mais j’ai freiné légèrement
trop tard. Pendant une fraction de
seconde, j’ai hésité entre partir à
droite car il y avait de la place dans
l’herbe, ou bien prendre le virage.
Comme j’avais quand même pas mal
ralenti, je pensais que ça allait passer
mais, au moment où j’ai braqué, les
roues ont pris la gravette, l’auto a
sous-viré avant de filer tout droit
taper dans un arbre au bord de la
route. Nous avons dû le prendre à
100 km/h, peut-être un peu moins.
En tout cas, il y a eu une grosse décélération frontale. Le moteur a reculé.
Il y avait évidemment beaucoup trop
de dégâts pour pouvoir continuer…
Heureusement, nous nous en
sommes sortis sans le moindre bobo.
Le système « Hans », qui prolonge
l’effet du casque, nous a bien protégé au niveau des cervicales. »
La seule blessure dont il souffrait en
contant sa mésaventure se situait
donc au niveau de l’amour-propre.
Loeb, qui pilotera l’an prochain une
Xsara de l’écurie Kronos, était pourtant bien parti pour offrir à l’équipe
qui lui était dévouée, le dernier
cadeau d’une nouvelle victoire.
JEAN-PAUL RENVOIZÉ
Rallye d’Australie
(16e et dernière manche
0
600 km
Canberraa
LA NUIT PROCHAINE
3e étape : Perth - Perth (298,26 km).
«M
Mon carnett de
d route
t 2005 »
par Sébastien Loeb
Mais la belle envolée fit long feu. Un
problème de direction fit d’abord
rétrograder Atkinson de la 1re à la 6e
place dans Murray North 2 (l’ES 6).
Ce fut ensuite au tour de la 307 de
Grönholm, alors 3e, de mettre un
genou à terre (lire par ailleurs).
Au retour sur les rives de la Swan
River, pour le premier parc d’assistance de la journée à Perth, la physionomie du classement avait consi-
Pendant ce Rallye d’Australie, le pilote Citroën
revient sur sa saison 2005, avecses succès et ses émotions. Comme hier…
« C’était le jeu »
RUGBY
RALLYE
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À Los Angeles (USA).
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Aime La Plagne - L’Alpe d’Huez.
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Supercross de Bercy 2005.
2 e course.
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à .38 de chaque heure, chronique
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des sports. 8.42 RTL. RTL Sports (et à
10.). 8.42 Europe 1. Sports.
10. RMC. À vos marques. 14. RMC.
Intégrale Sports. 15. Sud Radio. Sud
Radio Sports. 19.30 Europe 1.
Football. 19.45 RTL. RTL Foot.
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Supercross de Bercy 2005.
2 e course.
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demi-heures).
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Coupe du monde 2006. Éliminatoires. Barrages.
Uruguay-Australie.
Rediff. lundi à 10 h 15
Paris Première 50 min
23.00
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Match amical.
Argentine-Angleterre. À Genève (SUI).
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Poitiers-Sète.
« Jour de rugby »
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6. L’édition du week-end (tous les
quarts d’heure). 19. La grande édition du week-end (toutes les demiheures).
Rediff. demain à 16 h
22.50
Rediff. demain à 7 h 30
19.30
Coupe du monde 2006. Barrages. Match aller.
Norvège - République tchèque.
TPS Foot 110 min
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Spécial Poids Welters. Invité : Djamel Lifa.
Rediff. à 20 h 40 Canal + Sport
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Pro A. 9 e journée.
Gravelines - Pau-Orthez.
HALTÉROPHILIE
AUTO
LMES : FINALE À ISTANBUL. – Quatrième et dernière épreuve des Le Mans
Endurance Series, la course d’Istanbul opposera les quatre protos habituels.
La Pescarolo-Judd (Collard-Boullion) fut hier la plus rapide des essais libres
devant l’Audi R8-Oreca (Ortelli-McNish) et la DBA 03S-Judd de Creation
Autoportif (Minassian-Campbell Walter-Deletraz). La Zytek 04S
(Shimoda-Chilton-Elgaard), leader du Championnat, n’a obtenu que le
5e temps.
UAE DESERT CHALLENGE : TOUJOURS PETERHANSEL. – Au terme de la 2e
étape, hier, Stéphane Peterhansel (Mitsubishi), devançait largement Monterde
(BMW). En moto, Cyril Desprès menait de peu devant Coma et Casteu.
F1 : MONTEIRO AVEC MIDLAND. – Pilote, en 2005, chez Jordan-Toyota, le
Portugais Tiago Monteiro continuera sa trajectoire, en 2006, chez
Midland-Toyota. C’est du moins ce qu’il a affirmé à plusieurs quotidiens de
son pays, l’équipe Midland n’ayant fait aucune communication. Si Monteiro
dit vrai, le team d’Alex Schnaider est complet puisque Christijan Albers a déjà
été engagé et que Nicky Pastorelli a signé un contrat de pilote d’essais. On se
demande pourquoi, dans ces conditions, Franck Montagny a, selon toute
vraisemblance, été convié à rouler en décembre, à Jerez.
Coupe du monde 2006. Barrages. Match aller.
Espagne-Slovaquie. À Madrid.
Canal + Sport 100 min
FOOTBALL
13.15
Championnat de France Top 14. 10 e journée.
Bayonne-Biarritz.
MAGAZINE
Test-match.
Irlande - Nouvelle-Zélande.
Motors TV 120 min
Ligue des champions. 1 re phase. 6 e journée.
Groupe A. Tchekhov (RUS) - Montpellier.
BASKET
Eurosport 120 min
19.00
TURBO
13.00
« Carton rouge. L’intouchable »,
de J. Weinreich.
RUGBY
GP MASTERS (Kyalami [AFS], 11-13 novembre). – Essais libres : 1. Mansell (GBR),
1’35’’068 ; 2. Warwick (GBR), 1’35’’367 ; 3. E. Fittipaldi (BRE), 1’35’’728 ; 4. Patrese (ITA),
1’35’’790 ; 5. Danner (ALL), 1’36’’059 ; 6. Lammers (HOL), 1’36’’407 ; 7. Johansson (SUE),
1’36’’590 ; 8. Cheever (USA), 1’36’’666 ; 9. Stuck (ALL), 1’36’’775 ; 10. De Cesaris (ITA),
1’36’’930 ; 11. Arnoux, 1’38’’091 ; 12. Salazar (CHI), 1’38’’187 ; 13. Tambay, 1’38’’964 ; 14. Laffite, 1’39’’082 ; 15. Jones (AUS), 1’41’’581.
Aujourd’hui : essais libres (de 9 h 45 à 10 h 30) ; essais qualificatifs à 13 heures.
Lors de la première journée d’essais libres des GP Masters, regroupant 15 anciens pilotes de F1 au
volant de monoplaces identiques de 600 chevaux, Nigel Mansell s’est révélé le plus rapide. Les
qualifications auront lieu aujourd’hui à 13 heures.
FOOTBALL
18.00
Match amical.
Côte d’Ivoire - Roumanie. Au Mans.
RUGBY À XIII
12.50
Grand Prix Masters. Qualifications.
À Kyalami (AFS).
HANDBALL
0’’1 ; 3. Solberg, à 7’’4 ; 4. Gardemeister, à
13’’5 ; 5. Duval, à 13’’8 ; 6. Rovanperä, à
17’’7 ; 7. McRae, à 17’’8 ; 8. Stohl, à 21’’4 ; 9.
Galli, à 26’’5 ; 10. Sola, à 35’’2 ; etc.
Son 2e scratch propulse Loeb en tête devant
Solberg pour 0’’7. Atkinson, dont la direction a
été remise en état à l’assistance de Perth,
remonte 12.
ES 9 - Flynns 1 (19,87 km) : 1. Atkinson,
11’58’’2 (moy. : 99,60 km/h) ; 2. Solberg, à
4’’3 ; 3. Duval, à 5’’6 ; 4. McRae, à 6’’2 ; 5.
Galli, à 8’’2 ; 6. Rovanperä, à 10’’9 ; 7. Stohl, à
12’’0 ; 8. Sola, à 19’’4 ; 9. Kresta, à 21’’5 ; 10.
Schwarz, à 25’’4 ; etc.
Auteur d’une sortie de route de face dans un
arbre, Loeb est éliminé dans les derniers kilomètres de la spéciale. Son abandon permet à
Solberg de réintégrer la place de leader
devant McRae, nouveau 2e et Duval.
ES 10 - Perth City Super 3 (2,35 km) :
1. Atkinson, 1’36’’6 (moy. : 88,49 km/h) ; 2.
Solberg et Rovanperä, à 0’’1 ; 4. Galli, à 0’’3 ;
5. Gardemeister et Schwarz, à 0’’5 ; 7. Duval
et Stohl, à 0’’6 ; 9. McRae, à 1’’5 ; 10. Kresta,
à 1’’6 ; etc.
Nouveau doublé des Subaru qui permet à
Atkinson de réintégrer le top 10. Duval déloge
McRae de la 2e place pour 0’’6.
ES 11 - Perth City Super 4 (2,35 km) :
1. Rovanperä, 1’35’’0 (moy. : 89,05 km/h) ; 2.
Duval, à 0’’2 ; 3. Solberg et Galli, à 0’’3 ; 5.
Stohl, à 0’’7 ; 6. Atkinson et McRae, à 1’’ ; 8.
Schwarz, à 1’’1 ; 9. Gardemeister, à 1’’5 ; 10.
Kresta, à 2’’0 ; etc.
Premier scratch de Rovanperä. Duval, 2e, porte
son avance sur McRae à 1’’4.
NASCAR Busch Series 2005. 34 e manche.
À Phoenix (USA).
Canal + Sport 120 min
RUGBY
12.30
« Le Journal de la Transat »
DOCUMENTAIRE
Nouveau doublé des Subaru tandis que Loeb
joue la prudence sur un tapis de billes creusé
d’ornières. Sola fausse sa direction (touchette). Pons, alors 9e, abandonne après avoir
percuté un arbre et crevé son radiateur.
ES 6 - Murray North 2 (15,92 km) : 1.
Solberg, 8’37’’3 (moy. : 110,79 km/h) ; 2.
Loeb, à 1’’1 ; 3. Grönholm, à 6’’2 ; 4. Kresta, à
7’’3 ; 5. McRae, à 9’’0 ; 6. Gardemeister, à
10’’7 ; 7. Duval, à 13’’6 ; 8. Rovanperä, à
14’’8 ; 9. Sola, à 15’’9 ; 10. Stohl, à 17’’2 ; ...
13. Atkinson, à 41’’6 ; etc.
Solberg reprend la tête. Lors de ce 2e passage,
Loeb profite d’un terrain déblayé, d’un problème de direction pour la Subaru d’Atkinson
et d’une légère touchette de Grönholm pour
remonter à la 2e place, à 8’’5 du leader.
ES 7 - Murray South 2 (20,12 km) : 1.
Loeb, 11’15’’7 (moy. : 107,20 km/h) ; 2. Solberg, à 1’’8 ; 3. Gardemeister, à 3’’6 ; 4.
McRae, à 4’’8 ; 5. Kresta, à 6’’4 ; 6. Duval, à
10’’6 ; 7. Rovanperä, à 12’’1 ; 8. Stohl, à
13’’6 ; 9. Sola, à 14’’3 ; 10. Galli, à 15’’8 ; …
18. Grönholm, à 1’12’’5 ; 24. Atkinson, à
1’51’’0 ; etc.
Premier temps scratch pour Loeb qui revient à
6’’7 de Solberg. Grönholm et Atkinson accomplissent la spéciale à petite cadence à cause
de leurs ennuis respectifs qui s’amplifient : la
Peugeot sera immobilisée sur la liaison par la
police à cause d’une roue avant droite détruite
qui a endommagé la suspension ; la Subaru
rétrograde à la 13e place. McRae passe Duval
pour la 3e place.
ES 8 - Beraking 1 (23,03 km) : 1. Loeb,
12’55’’5 (moy. : 106,03 km/h) ; 2. Atkinson, à
17.40
Match amical.
Argentine-Angleterre.
FOOTBALL
11.30
Circuit européen.
Open de Shanghai (CHN). 3 e jour.
AUTO
(après ES 7) ; Loeb-Elena (MON, Citroën Xsara WRC), sortie de route (ES 9).
FILM DES SPÉCIALES
ES 3 - Murray North 1 (15,92 km) : 1.
Atkinson, 8’48’’1 (moy. : 108,52 km/h) ; 2.
Solberg, à 0’’9 ; 3. Grönholm, à 2’’0 ; 4. Loeb,
à 5’’2 ; 5. Kresta, à 5’’7 ; 6. Duval, à 11’’5 ; 7.
Pons, à 11’’8 ; 8. Warmbold, à 11’’9 ; 9. Stohl,
à 15’’3 ; 10. Rovanperä, à 15’’4 ; etc.
Les deux nouvelles Ford Focus RS 06 officielles partent avec un handicap de 30’’ en
application de la règle dite des « paires de rallyes » selon laquelle le moteur du rallye du
Japon devait être réutilisé ici. Premier doublé
des Subaru : Solberg et Atkinson devancent
Grönholm et Loeb, qui ouvre la route. Carlsson
part en tonneau à 1,6 km du départ, sa 307
est détruite dans l’incendie qui s’ensuit. Tout
droit pour Gardemeister. Problèmes de direction pour Galli.
ES 4 - Murray South 1 (20,12 km) : 1.
Atkinson, 11’27’’8 (moy. : 105,31 km/h) ; 2.
Loeb et McRae, à 10’’3 ; 4. Grönholm, à
11’’9 ; 5. Solberg, à 12’’3 ; 6. Duval, à 13’’0 ;
7. Stohl, à 13’’1 ; 8. Rovanperä, à 13’’8 ; 9.
Gardemeister et Pons, à 14’’1 ; etc.
Grâce à son deuxième scratch de suite, Atkinson passe en tête devant Solberg. Loeb revient
à 2’’2 de Grönholm. Tête-à-queue de Gardemeister.
ES 5 - Turner Hill (5,35 km) : 1. Solberg,
3’10’’9 (moy. : 100,89 km/h) ; 2. Atkinson, à
0’’8 ; 3. Grönholm, à 1’’7 ; 4. Kresta, à 1’’9 ; 5.
Stohl, à 3’’4 ; 6. Gardemeister, à 3’’7 ; 7.
Warmbold, à 4’’0 ; 8. Rovanperä, à 4’’2 ; 9.
Loeb, Duval et Galli, à 4’’3 ; etc.
FOOTBALL
10.15
Championnat du monde. Dernière manche.
Rallye d’Australie. 1er jour.
MAGAZINE
RALLYE D’AUSTRALIE (16e et dernière
épreuve du Championnat du monde des rallyes 2005, 10-13 novembre). – Classement à
l’issue de la 1re étape : Solberg-Mills (NORGBR, Subaru Impreza WRC 20 05),
1 h 14’58’’0 ; 2. Duval-Smeets (BEL, Citroën
Xsara WRC), à 46’’6 ; 3. McRae-Grist (GBR,
Skoda Fabia WRC 05), à 48’’0 ; 4. RovanperäPietilainen (FIN, Mitsubishi Lancer WR 05), à
1’3’’5 ; 5. Stohl-Minor (AUT, Kronos Citroën
Xsara WRC), à 1’13’’4 ; 6. Galli-D’Amore (ITA,
Mitsubishi Lancer WR 05), à 1’20’’2 ; 7. Gardemeister-Honkanen (FIN, Ford Focus WRC
RS 06), à 1’37’’6 ; 8. Kresta-Tomanek (RTC,
Ford Focus WRC RS 06), à 1’46’’8 ; 9. SolaAmigo (ESP, Ford Focus WRC RS 04), à
2’0’’9 ; 10. Atkinson-MacNeall (AUS, Subaru
Impreza WRC 2005), à 2’9’’3 ; 11. SchwarzWicha (ALL, Skoda Fabia WRC 05), à 2’29’’4 ;
12. Arai-Sircombe (JAP-GBR, Subaru Impreza
WRX), à 6’23’’9 (1er Production) ; etc.
Vainqueurs des spéciales : Atkinson, 4 ;
Solberg, 3 ; Loeb, 2 ; Grönholm, 1 ; Rovanperä, 1.
Leaders successifs : Solberg (ES 1 à
ES 3) ; Atkinson (ES 4 et ES 5) ; Solberg
(ES 6 et ES 7) ; Loeb (ES 8) ; Solberg (ES 9
à ES 11).
Principaux abandons : Carlsson-Andersson
(SUE, Peugeot 307 WRC), voiture détruite
dans un incendie consécutif à une sortie de
route (ES 1) ; Pons-Del Barrio (ESP, Kronos
Citroën Xsara WRC), radiateur crevé suite à
une touchette (ES 5) ; Grönholm-Rautiainen
(FIN, Peugeot 307 WRC), hors délais suite à la
défaillance de la suspension avant droite
LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE »
Test-match.
Pays de Galles - Fidji.
GOLF
RÉSULTATS
Eurosport 105 min
Rediff. demain à 13 h 30
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
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Ce soir 19 : 00
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Nos consultants Angel Marcos et Laurent Benezech en plateau
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TÉLÉVISION
PERTH. – Dans la première épreuve spéciale de vendredi, la 307 WRC de Daniel Carlsson est partie en tonneau.
Dans l’incendie qui suivit, la voiture a entièrement brûlé. L’équipage était indemne mais le dernier rallye de
Peugeot en Championnat du monde se finissait tristement.
(Photo Pascal Huit/Presse Sports)
Bleu
« JE DISAIS, JUSTE AVANT LE RALLYE, que tout avait une fin, sans
imaginer bien sûr que nous allions terminer la saison sur une sortie de route.
Mais voilà… On venait de prendre la tête du rallye pour sept dixièmes de
seconde, juste avant cette neuvième épreuve spéciale. On se battait à la
seconde pour garder l’avantage sur Petter Solberg, afin de partir derrière lui
dans la deuxième étape et pouvoir mieux le contrôler. Le matin, nous nous
étions bagarrés pendant 80 kilomètres de spéciales pour aboutir à un écart
de cinq secondes : nous savions qu’il ne fallait rien lâcher ! Pas question
d’attendre le lendemain ; il nous fallait attaquer, c’était le jeu. Dommage
que ça se soit mal terminé mais c’est le rallye, ça arrive. Tout marchait très
bien depuis un bon moment ; ici, nous n’avions plus de pression, nous
étions libres, on pouvait attaquer. J’en ai sûrement fait un petit peu trop.
Çatombe d’autant plus mal que c’est ma première erreur depuis longtemps.
L’an passé, j’étais sorti mais en essais privés, en Allemagne. Ce n’était d’ailleurs pas à proprement parler une faute de pilotage : je roulais sans notes et
je m’étais fait surprendre en confondant deux virages, je croyais aborder
une courbe à fond alors qu’il s’agissait d’un virage beaucoup plus serré.
Sinon, en course, ma dernière sortie remonte à 2003, piégé dans la poussière au Rallye d’Argentine ; c’était un an après l’abandon en Catalogne,
lorsque j’avais péché par optimisme dans une corde.
Je crois malgré tout que l’on n’a pas trop de regrets à avoir. Cette année,
nous avons atteint l’objectif fixé en renouvelant nos deux titres mondiaux.
Nous avons eu tout ce que nous voulions : des victoires, des podiums, mais
aussi des records… La saison a été formidable. Bien sûr, on ne la termine
pas comme on l’aurait voulu car c’était le dernier rendez-vous de l’équipe et
avec Daniel (Elena), on aurait voulu lui offrir tout autre chose. Ça finit un peu
en queue de poisson… »
Jaune
Rouge
Jaune
Cinq titres mondiaux
Il est peu fréquent qu’une équipe
d’usine n’ait plus aucune voiture à
accueillir dès la première assistance.
C’est pourtant par cet événement
rarissime que Peugeot Sport clôtura
hier une saga de six saisons pleines
en Championnat du monde des rallyes. Une belle aventure riche de trois
titres des constructeurs (2000, 2001,
2002), deux titres des pilotes (2000
et 2002 avec Grönholm) et 27 victoires (18 pour Grönholm, 7 pour
Panizzi, 1 pour Auriol, 1 pour Rovanperä), dont 24 à l’actif de la 206
WRC.
La très rétive 307 WRC n’en a obtenu
que trois en deux ans. « Je ne la
regretterai pas, affirmait hier soir le
futur pilote numéro 1 de Ford. Elle
était brutale et difficile à conduire.
En plus, son arrivée a coïncidé avec la
dégradation de l’ambiance dans une
écurie qui était, jusque-là, une
grande famille. » That’s all,
M. Folz… – J.-P. R.
6 spéciales totalisant 103,32 km.
Départ
Dé
ép premiière
è spéciale
èr
éc à 0 h 33 ;
dernièièèrre sppéciale
éc à 5 h 44.
Proogramme en heure franç
nçaise.
ç
ça
Pour l’’hheure locale,, ajouter
j
7 heures
(exemple : 12 heures à Paris, 19 heures à Perth).
h).
Noir
Bleu
Noir
LES VOITURES ne brûlent pas que
dans les banlieues en révolte. Hier,
une Peugeot WRC s’est entièrement
consumée dans un coin perdu de la
forêt de Murray, d’ordinaire fréquentée par des marsupiaux aussi bondissants que désœuvrés. Convoqué en
comparution immédiate par Nicolas
(Jean-Pierre), le fautif (suédois de
surcroît) fut rapatrié dans ses
pénates par le premier avion.
L’audience ne dura qu’un quart
d’heure. La sanction fut sans appel.
Un 1 500 mètres à fond, et puis s’en
va. Daniel Carlsson n’aura donc pas
fait de vieux os. En dépit de mises en
garde répétées le matin même, le
substitut de Markko Märtin, chargé
de ramener à l’arrivée la 307 qui lui
avait été confiée, se loupa dans la
première difficulté de la spéciale de
Murray North en voulant se faire
plaisir : tonneaux, incendie et
consternation.
La course d’adieu de l’équipe de Vélizy partit carrément en déconfiture au
milieu de la première étape lorsque
Marcus Grönholm fut stoppé par la
maréchaussée australienne sur la
liaison le ramenant à Perth : l’autre
Peugeot officielle raclait le bitume
de façon trop insistante (suspension
cassée) pour être autorisée à poursuivre. Hors course, le Finlandais
quittait la scène dans un véhicule de
rapatriement conduit par son soigneur venu le récupérer au bord de la
route.
« Je ne comprends pas bien ce qui
s’est passé, affirmait le géant finlandais. D’accord, j’avais légèrement
9 spé
spéciales totalisant 122,15
122 15 km.
km
Départ
Dé
ép premiière
è spéciale
èr
éc à 2 h 25 ;
dernièièèrre sppéciale
éc à 12 h 24.
Perth
À 100 km/h
dans un arbre
frotté du côté droit dans la spéciale
précédente, mais la suspension
avant droite s’est brutalement
affaissée dans la septième spéciale
(Murray South 2). Il manquait deux
écrous à la jambe de force. La roue
s’est mise à battre contre l’amortisseur. Le phénomène s’est accentué
et le pneu s’est dégradé en frottant
contre la carrosserie. On a essayé de
remettre de l’ordre mais ce fut peine
perdue. La police nous a interdit de
continuer dans de telles conditions
sur route ouverte. Dommage que
cela finisse ainsi… J’aurais tant voulu clore le chapitre Peugeot par une
victoire dans ce rallye, que j’apprécie
beaucoup. »
AUJOURD’HUI
2e étape : Perth - Perth (493,14 km).
Les deux Peugeot ont abandonné
dès la première étape, vendredi.
de notre envoyé spécial
Perth - Perth (554,01 km).
Vainqueurs des spéciales :
du Championnat du monde)
rönholm.
ön
Trois étapes totalisant 1 345,41 km Jeudi : ES 1 : Solberg ; ES 2 : Grö
dont 355,01
355 01 km
en 26 épreuves spé
en
spéciales terre.
E
La 307
par la petite porte
PERTH –
JEUDI ET HIER
1re étape :
© 2005 adidas-Salomon AG. Le nom «adidas», le logo «Performance» et la «marque aux trois bandes» sont des marques déposées par le Groupe adidas et utilisées avec son autorisation. IMPOSSIBLE N’EST RIEN.
20
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