L`histoire de Louise PERON

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L`histoire de Louise PERON
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La naissance de Louise
Louise PERON, notre grand-mère, naît le 14 juin 1879 à quatre heures de l’après-midi, à
Challignac.
C’est Marie FOUCHER sa grand-mère qui la déclare le lendemain à midi, à Alexandre
LORTEAU Maire de Challignac, en présence de Adolphe Dominique GABARD(E), 29 ans,
cordonnier à Challignac et de Pierre PELLETARE, propriétaire négociant à Challignac.
Marie-Adeline PERON, est sa mère, elle a 23 ans, célibataire, et habite alors avec ses
parents Marie FOUCHER et Baptiste PERON au lieu-dit le Bois Noir, situé à environ 2 km
du bourg de Challignac. Le Bois Noir est une dépendance d’un important domaine agricole :
le Logis de Curton, dont le bâtiment principal, sorte de petit château, dénommé
« châtellenie » dans les actes, est à peine à 1 km du Bois Noir. La famille PERON est très
probablement employée par les propriétaires de ce domaine. L’acte de naissance de Louise
mentionne que sa mère est cultivatrice et que ses grands-parents sont colons.
Le Bois Noir aujourd’hui
Louise naît donc « enfant naturelle » de père inconnu.
Cette paternité inconnue, dans notre famille avait toujours été évoquée, avec comme souvent
dans ce cas, une rumeur mystérieuse et toujours dite d’un air entendu : « Louise était de
« sang bleu » », le père était donc un noble. C’est cette expression que j’ai retenue de mon
enfance.
Louise orpheline
A peine plus d’un mois après sa naissance, le 24 juillet 1879, à 9 heures et demie, MarieAdeline PERON meurt. Elle semble habiter alors au Bourg de Challignac, puisque Adolphe
Dominique GABARD qui déclare son décès, la déclare « voisine ». Elle avait donc quitté le
Bois Noir. Répudiée par ses parents ?
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Ce qu’il reste de famille à Louise
Toujours est-il, qu’à peine née, la voilà orpheline, avec seuls ses grands-parents comme
soutien. Elle a toutefois aussi un oncle Adrien, une tante Angéline et aussi une autre tante
Adrienne, dont j’ai l’acte de naissance mais pas d’autre indication sur sa vie.
Adrien avait 14 ans à la naissance de Louise. Il épousera en 1905, à Challignac, Elisabeth
LOTTE.
Angéline avait 21 ans à ce moment là. Elle sera l’épouse d’Eusèbe LAFORET.
Marie-Adeline, 23 ans, était donc l’ainée et on voit une cohérence d’âge entre ces trois frères
et sœurs, mais avec Adrienne, l’écart est important.
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En effet, Adrienne avait 2 ans en 1879, 12 ans d’écart avec Adrien, le plus jeune et 21 ans
avec Marie-Adeline ! ! Marie FOUCHER l’aurait eue à 49 ans ! ! ! Notre grand-mère Louise
aurait appelé cela : « un p’tit coup de r’vnezy ».
Marie FOUCHER sera présente au mariage d’Adrien en 1905, mais pas Baptiste PERON . Je
n’ai aucune trace d’eux ni de leur décès. Je suis néanmoins à peu près certain que Marie
FOUCHER a travaillé « chez les soeurs », sûrement à Nonnaville et a dû y mourir. Il me faut
encore chercher là bas.
Cette famille qui l’abandonne
Mais revenons à Louise. La lecture de son acte de mariage avec Jean PEYROT, permet de
découvrir tout un paragraphe qui révèle qu’après la mort de sa mère, elle a fait l’objet d’un
abandon de la part de sa famille en date du 1er août 1879 et qu’il lui a fallu des autorisations
bien complexes pour pouvoir se marier. Il est heureux d’ailleurs qu’elle les ai obtenues car
sans elles nous ne serions pas là !
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Donc abandonnée par décision préfectorale du 1er août 1879, soit très rapidement après la
mort de sa mère : 6 jours…, elle a été placée sous tutelle de l’Hospice des Enfants Assistés de
la Charente à Angoulême. Ce que l’on disait en famille était bien vérifié : elle était une enfant
abandonnée, une enfant de l’assistance. D’après encore les on-dit familiaux, elle fut « placée »
dans une famille et j’ai tenté de rechercher où et chez qui.
J’ai alors légitimement pensé que muni d’une source infaillible, un numéro d’enfant assisté et
la date de l’acte d’abandon, je devais trouver quelque part son dossier de suivi de
l’assistance. Je suis allé aux Archives de la Charente, qui possèdent effectivement un registre
des enfants abandonnés sur lequel le suivi de chacun d’entre eux a été consigné. Là, je suis
tombé sur une nouvelle énigme… En effet, enregistrée sous le numéro 7539 comme le
mentionne l’acte de mariage, je suis allé droit à ce numéro dans le registre. Le numéro 7539
n’existe pas ! ! ! Et non seulement il n’existe pas, mais en plus il semble bien avoir été sauté
volontairement. En effet, les pages du registre sont compostées, il n’en manque pas, et l’on
voit même une correction sur le numéro 7540 qui devrait la suivre mais qui vient tout de suite
après le 7538.
Page 27 Louis BERISSET le N° 7538 et Page 28 Maurice JEANNEAUD le 7540…corrigé !!
L’archiviste en chef de la Charente à Angoulème à qui je faisais constater cette anomalie,
n’en est pas revenue ! !
Pour elle comme pour moi, il était clair qu’il y avait eu manipulation.
Quand je lui faisais part des « légendes » de famille sur le « sang bleu » du père inconnu, elle
m’a confirmé que pour être parvenu à un tel maquillage du registre, il avait effectivement
fallu que ceux qui l’ont voulu et réalisé soient puissants dans l’administration régionale. La
suite nous le confirmera.
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L’enfance de Louise
Je n’avais donc à ma disposition plus rien d’autre dans les actes officiels, que naissance et
mariage pour trouver où elle avait bien pu vivre avant de devenir l’épouse de Jean PEYROT.
Au moment du mariage elle habitait Chez Glémain commune d’Aubeville. Cela aurait pu être
une piste.
Mais, l’hypothèse la plus vraisemblable m’a été donnée, là encore, par son acte de mariage.
En effet, ses deux témoins sont deux frères : Emile et Théophile ROBAREAU, à peu de chose
près de son âge et dont un, soldat, se déplace depuis Roanne, où il est en garnison, pour
assister à son mariage. Il est probable qu’elle était donc très liée à cette famille ROBAREAU
de Mainfonds, qui vivait au lieu-dit Chez Gallot. Le recensement de 1886 situe Louise
PERON dans une famille TAGNY dont Emile ROBAREAU épousera la fille. A-t-elle été
recueillie par les TAGNY ou par les ROBAREAU ? Toujours est-il qu’elle a passé son
enfance Chez Gallot à Mainfonds.
Mais qui pouvait donc bien être son père ?
Restait un point important, essayer de savoir qui donc avait bien pu être son père, notre arrière
grand-père.
C’est à la Mairie de Challignac que je suis revenu pour chercher. J’ai raconté mon histoire, ou
plutôt celle de Louise, à la secrétaire de Mairie qui m’a mis aussitôt sur une piste. D’après
elle, au Logis de Curton, habitaient bien des propriétaires que le tout le village avait coutume
d’appeler les « Seigneurs ». C’est chez eux qu’habitaient et servaient donc les PERON.
A cette époque ces « seigneurs » avaient pour nom : SAUNIER de LONGCHAMPS et au
Logis de Curton, vivaient :
-
Gabriel Jean Jacques SAUNIER de LONGCHAMPS, né à Barbezieux en 1835,
soit âgé de 44 ans en 1879;
son épouse Anita BOUCHERIE-PAPINAUD 42 ans, et leurs enfants :
- Jean-Georges Gabriel Raoul 17 ans, qui apparaît sur les recensements jusqu’en
1896 à cet endroit, et semble ensuite y avoir toujours vécu jusqu’en 1919.
- Jean-Jacques Gabriel Léonce 16 ans, qui apparaît jusqu’en 1881 puis qui en
1886 habite à Barbezieux chez son oncle Gabriel DAVIAUD Notaire,
- et la petite dernière, Jeanne-Madeleine 14 ans qui semble être restée au Logis
de Curton jusqu’à son mariage en 1888 avec RIOBLANC Jean-Marie,
médécin.
- Une autre fille Marie-Gabrielle née en 1860 n’a vécu que 5 mois.
- Une autre encore Léonie, née en 1853, semble elle aussi ne pas avoir vécu. Je
n’ai pas son acte de décès mais aucun recensement ne la mentionne vivante au
Logis de Curton.
Voilà le grand moment et le début de la réponse à notre interrogation : qui est notre arrière
grand-père ? ? ?
Si l’on admet comme hypothèse que c’est l’un des membres de cette famille qui a été le
concepteur de notre grand-mère Louise, lequel est-ce ? Raoul qui est cinq/six ans plus jeune
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que Marie-Adeline ? Léonce encore plus jeune d’un an ? ou bien Gabriel, le père ? Je ne sais
pas… mais j’ai mon opinion ! ! Ma fille en a une autre mais en tout cas c’est de l’un d’entre
eux que nous descendons presque à coup sûr ! !
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& L’histoire du Logis de Curton et du Bois Noir
Avant d’appartenir à la famille SAUNIER de LONGCHAMPS, le Logis de Curton était avant 1654, la propriété
de la famille AUDOUIN.
Jeanne AUDOUIN, en avait fait testament à son neveu Jacques, dont la femme, Anne, est marraine de la cloche
de l’église en 1646.
A leur mort, en 1654, leur héritier, Messire Louis AUDOUIN, chevalier, seigneur de Ballan Pongermain en
Saintonge, vend le logis de Curton à Pierre de CHIEVRES Sieur de ROUILLAC, Ecuyer, de Chassors en
Angoumois. Puis ensuite il est successivement propriété de :
- Guy de CHIEVRES
- En 1672, Jacob de CHIEVRES époux de Marie LEMARESCHAL
- En 1751, autre Jacob de CHIEVRE époux de Jeanne DUSSAULT
- En 1752, Jean de CHIEVRES
- En 1789, c’est Pierre de CHIEVRES, capitaine au Régiment de Rouergue
- Enfin en 1815, lors du partage successoral, Achille Radegonde de CHIEVRES vend le 8 aoùt 1822
la châtellenie de Curton à Jean Baptiste SAUNIER de LONGCHAMPS, Avocat et Substitut du
Procureur du Roi à Point-à-Pitre.
Le domaine comprend alors un corps de logis à deux ailes et 65 hectares 50 ares.
Les SAUNIER de LONGCHAMPS s’y succèdent jusqu’en 1919 où il fût vendu à Augustin BESSON, marchand
de porcs à Saint Aulais. C’est aujourd’hui, Monsieur Pierre VEILLON son petit-fils qui en est le propriétaire.
Le Bois Noir était rattaché au Logis de Curton. Il fut vendu par la famille BESSON vers 1960 à Monsieur
CHARRIER qui en fit une culture de noyers.
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Les SAUNIER de LONGCHAMPS
Donc les SAUNIER de LONGCHAMPS seraient nos ancêtres. Mais qui sont-ils ?
Là encore je bute sur un mystère. En effet, en tentant de remonter la filiation, on découvre que
Gabriel est né à Saint-Domingue, aujourd’hui République Dominicaine ou Haïti. Il était au
moment où il a acheté, en 1822, le Logis de Curton à Achille Radegonde de Chièvres,
Capitaine et Chevalier de la Légion d’Honneur, Avocat et Substitut du Procureur à Point-àPitre en Guadeloupe. Et là, pas facile d’y faire des recherches depuis la France ! ! Néanmoins
grâce à Internet et aussi à la solidarité généalogiste, j’ai tenté par correspondant interposé de
trouver trace d’eux en Haïti. Hélas, à ce jour : rien de vraiment exploitable. Une piste de
famille SAUNIER en Haïti vers 1740, mais aussi quelques éléments sur des aller-retour d’un
avocat de ce nom entre Marie-Galante (Ile près de la Guadeloupe) et Pointe-à-Pitre.
Que supposer donc ?
La particule étant là, ils auraient été nobles et alors il aurait pu s’agir d’un descendant d’un
« cadet », qui comme souvent dans cette région été envoyé aux colonies pour y prospérer et
servir la France en tant que colonisateur. Une famille qui aurait donc appartenu à la noblesse
française. Ceci m’a fait alors me tourner vers l’ANF, Association qui régit les quartiers de la
noblesse française et qui fait référence dans ce domaine. Je leur ai demandé s’ils avaient
répertoriée dans leurs tablettes la famille SAUNIER de LONGCHAMPS. Rien, la
Commission des Preuves ne connaît pas cette famille.
J’ai trouvé par ailleurs un généalogiste qui avait travaillé sur d’autres familles « de
LONGCHAMPS » et semblait très documenté. Il m’a confirmé aussi que cette famille
SAUNIER n’était pas connue.
Mystère qui s’épaissit et s’ajoute aux autres… La réponse est peut-être aux Antilles, sur l’île
d’Haïti ou la Guadeloupe, si l’on cherche bien…
Vraisemblablement, mais encore faut-il le prouver, cette famille était à l’origine SAUNIER
tout court . Fortune faite aux colonies, loin de tout contrôle, ils se seraient arrogés la particule
et les signes de noblesse en ajoutant de LONGCHAMPS à SAUNIER. Il pourrait d’ailleurs
s’agir de la famille SAULNIER dont l’un d’entre eux a été Avoué à Barbezieux mais je n’ai
pas pour l’instant de lien. Ceci était courant, mais là, il ne s’agit que de mon interprétation…
S’ils n’étaient que SAUNIER , d’où venaient-ils ? De France cela semble évident mais hélas,
des souches de SAUNIER, la France en est pleine. Toute la côte atlantique et la Normandie en
regorgent… J’étais bloqué là.
Néanmoins, grâce à la société d’histoire des Caraïbes, j’ai trace à la fin du XIIIème siècle
d’un Substitut du procureur et notaire nommé SAULNIER à Marie-Galante. Voici ce que dit
ce dossier :
« Le 30 novembre 1775, alors procureur du roi et notaire à Marie-Galante, Me SAULNIER écrit à Mr
de Tascher, intendant, qu’il a fait un échange avantageux d’un immeuble à Marie-Galante contre un
autre au bourg Saint-Pierre de la Martinique et qu’il demande donc un office de notaire à Saint-Pierre
quand il sera vacant.Il joint un certificat signé « de Saint Pré » disant que le cercle étroit des affaires à
Marie-Galante, où il y a quatre notaires, rend très difficile pour cet officier les moyens de vivre et
presque inutiles ses talents qui pourraient être mieux employés ailleurs.
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Mr de Tascher répond qu’il a un engagement ancien pour un office de notaire vacant à Saint Pierre et
qu’il ne pourrait prendre Saulnier que pour le suivant.
Dans un mémoire postérieur mais non daté, Saulnier explique que, fils d’un notaire de Lyon mort en
1757, il partit pour la Guadeloupe en 1766. Il exerça à Saint Anne puis, à partir du 17/03/1768, à
Marie-Galante, faisant office de procureur du roi un an par intérim, de substitut et de notaire. Ses
espoirs de poste furent réduits à néant après le départ pour la France de son protecteur, Monsieur
Prost de Larry, Monsieur Coquille, procureur général ayant nommé un neveu procureur à MarieGalante. Il se retira alors sur son habitation en mars 1770, mais fut rappelé au poste de substitut dès
juillet de la même année, son remplaçant ayant prévariqué. Il y resta notaire jusqu’en avril 1777.
En janvier 1778, il obtint un échange de place avec un notaire de la Martinique. L’office de substitut de
procureur du roi et celui de procureur à La Trinité (martinique) était vacant, le commissaire
ordonnateur y nomma Saulnier qui exerça trois mois jusqu’à la supression de cette juridiction.
Par ailleurs, ce Saulnier épouse à Grand-Bourg de Marie-Galante le 10/10/1768, Marie BOTREAU
BELAIR née à Capesterre de Marie-Galante le 2 mars 1742, fille de feu Georges BOTREAU BELAIR,
capitaine de milice, et de Marguerite HOTESSIER. L’acte précise que Saulnier s’appelle Jean,né à
Lyon Saint Pierre et Saint Saturnin, et fils de feu Etienne Saulnier notaire à Lyon et de Marie Anne
Lasabrègue.
En 1770, le 11 décembre, il ont un fils Jean Joseph Marie, baptisé le 25 décembre par le curé du VieuxFort. Le parrain est Jacques Joseph Gassie chirurgien major des troupes à Marie-Galante et la
marraine Marguerite Vauclin veuve de Mr Poutonnier procureur du roi à Marie-Galante. Sur cet acte
le père est prénommé Jean Marie Eulalie.
En 1773, le curé de Grand-Bourg enterre un autre fils, Antoine né le 29 du même mois.
Je me suis rendu depuis à Aix-en-Provence aux Archives et ai pu consulter le dossier
administratif de ce SAULNIER. J’y ai trouvé ce document qui avait servi à la réponse
précédente. J’ai aussi pu confirmer son origine Lyonnaise et au cours d’un voyage à Lyon
compléter la généalogie (voir plus loin).
22
23
24
25
Comment les SAUNIER de LONGCHAMPS ont-ils pu « cacher » cette
naissance
Revenons à ce « père inconnu » et à la manipulation qui a servi à cacher au maximum
l’existence de sa fille Louise.
Si l’on regarde leur liens familiaux, on découvre que non seulement la famille SAUNIER de
LONGCHAMPS est issue de Jean Baptiste Gabriel, Avocat et Substitut du Procureur, que son
fils est Avocat, et est en plus l’époux d’Anita BOUCHERIE-PAPINAUD. Et c’est là que se
trouve probablement la réponse. En effet, Anita est fille de Pierre BOUCHERIE-PAPINAUD
qui n’est autre que le Président du Tribunal de Première Instance de Barbezieux.
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- ,!0 La boucle est bouclée. Ce ne peut-être que lui qui a pu intervenir dans les rouages
administratifs afin d’obtenir le résultat que nous connaissons. Mais comment un beau-père at-il pu « couvrir » l’infidélité de son gendre, si c’est Gabriel notre arrière-grand-père ? Affaire
entre notables de province ? Etait-ce un des fils et non le père le « fautif » ? Serait-ce Raoul,
qui est resté célibataire au moins jusqu’en 1919 ? Toujours est-il que l’intervention a bel et
bien eu lieu.
Beaucoup d’incertitudes donc dans tout cela mais quand même aussi beaucoup de
suppositions convergentes qui font qu’il est peu près sûr que notre lignée à partir de GrandMère est bien :
les PERON d’un côté et les SAUNIER de LONGCHAMPS de l’autre.
Voyons maintenant ce que j’ai pu obtenir sur les origines de ces deux familles.
26
La Généalogie SAUNIER de LONGCHAMPS1
En ce qui concerne l’ascendance des SAUNIER de LONGCHAMPS, nous nous sommes
arrêtés plus haut sur Saint Domingue et la Guadeloupe. Mon voyage à Lyon m’a apporté des
éléments complémentaires. Mais voyons d’abord la descendance.
Ce que je sais aussi, c’est que la famille représentée par Raoul, sa soeur Jeanne, sa belle-soeur
Camille GRANDPIERRE veuve de Léonce et le fils Camille, ont vendu le 4 mai 1919 le
Logis de Curton à Augustin BESSON, marchand de porcs à Saint-Aulais et époux de Marie
Anne Léonce MOTTARD…
Quant à la descendance, elle parait s’éteindre dès le retour de Camille du front vers 1920. Plus
aucun SAUNIER de LONGCHAMPS n’existe plus en France et ne semble avoir existé depuis
cette époque. Nous serions les seuls descendants.... bâtards, mais néanmoins de la famille par
le sang.
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Je tiens ici à remercier mille fois Monsieur Pierre VEILLON, propriétaire actuel du Logis de Curton et petit-fils
d’Augustin BESSON qui m’a donné la plupart de ces éléments.
27
L’ascendance Lyonnaise :
452
LAFABREGUE
226227
LAFABREGUE
DUC
Laurent
Marguerite Dauphine
Bourgeois de la Ville de Lyon Marchand et fabriquant d'étoffes - Sieur
† < 1725
112
SAULNIER
Etienne-François
Notaire à Lyon de 1723 à 1757 - Conseiller du Roy - Sieur
° 1696
113
LAFABREGUE
Marie-Anne
† 29 nov 1757
Lyon Rue de Clermont
56
SAUNIER de LONGCHAMPS
Jean Baptiste
Avocat et Substitut du Procureur du Roi Arrivé en Guadeloupe en 1766
57
FORGEAUD
Catherine
28
SAUNIER de LONGCHAMPS
Gabriel Mirthe Jean Baptiste
Avoué à Barbezieux
° 1794
? Saint-Domingue
† 26 déc 1857
Challignac
58
CHARBONNEAUX
Xx
Avoué à Barbezieux
29
CHARBONNEAUX
Marguerite Clémence
° 1807
?
† 20 mars 1883
?
14
SAUNIER de LONGCHAMPS
Gabriel Jean Baptiste Jacques
Propriétaire au Logis de Curton
° 9 juil 1835
Barbezieux
† 15 août 1901
Challignac
28
La généalogie des PERON
Là c’est beaucoup plus clair.
Première génération : Couple Baptiste PERON, Marie FOUCHER
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Baptiste Firmin PERON est né le samedi 16 juin 1832 à Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
(16).
Il est l'enfant légitime de Jacques PERON, Cultivateur à St Aulais, âgé de 37 ans et de
Catherine VIAUD, Cultivatrice à St Aulais, âgée de 35 ans. Baptiste est leur troisième enfant.
Il est le frère de Jean (né en 1818), de Segonde (née en 1820) et de Marie morte en 1896 mais
dont je n’ai pas la date de naissance.
Il épouse Marie FOUCHER, Cultivatrice, l'enfant légitime de Jean FOUCHER, Cultivateur à
Saint-Aulais et de Marie SEGNIER, Cultivatrice, le jeudi 18 mai 1854 à Saint-Aulais-laChapelle-Conzac (16). Il est alors âgé de 21 ans. Elle a 25 ans.
Ils auront donc quatre enfants :
- Marie-Adeline PERON née le 10 avril 1856. Nous connaissons la suite…
- Angéline PERON née le 27 septembre 1858. Elle épousera Eusèbe LAFORET, mais
je n’en sais pas plus.
- Adrien PERON né le 30 juin 1865. Il épousera le 28 novembre 1903 à Challignac,
Elisabeth LOTTE, fille de Jean et Jeanne NOUVEAU. Ils habitent tous Chez Manon à
Challignac.
- Adrienne PERON née en 1877. Je n’ai rien de plus sur elle.
Le lundi 16 février 1863, son père Jacques PERON meurt, âgé de 68 ans. Et peu de temps
après, le dimanche 8 mars 1863, sa mère Catherine VIAUD meurt, âgée de 66 ans. Baptiste a
alors 30 ans.
29
Baptiste et Marie Foucher habitent déjà en 1896 Chez Manon à Challignac avec deux enfants
Adrien et Adrienne.
Baptiste Firmin PERON meurt le mardi 19 septembre 1905 à Challignac (16), âgé de 73 ans.
Sont présents : Jean LALIX, Instituteur à Challignac, Adrien PERON, Cultivateur Chez
Manon.
Je n’ai pas trace de la mort de Marie FOUCHER, mais il semblerait qu’elle ai fini sa vie près
de Challignac, à Nonaville, chez les sœurs. Je dois encore chercher là-bas.
Deuxième génération Jacques PERON Catherine VIAUD
Jacques PERON est né avant 1795.
Il est l'enfant légitime de Jean PERON, Propriétaire Chez Moinet, âgé de 27 ans quand il naît
et de Marie GRILLAU. Il aura un frère, Jean, né vers 1797.
Il épousera le 27 novembre 1806 à Poullignac, Catherine VIAUD, fille de Jean (Jeune)
VIAUD et de Jeanne CAILLAUD. Il sera cultivateur et habitera Chez Moinet où j’ai sa trace
encore en 1832.
Ils auront quatre enfants :
-
Jean né le 6 août 1818.
Il épousera d’abord Jeanne TESTARD dont il sera veuf le 7 novembre 1847.
Une fille est née le 27 février de mariage : Henriette PERON, qui épousera
Jean BONNET.
Puis il se remarie le 30 avril 1848 à Saint-Aulais, avec Marie DELAGE, fille
de Jean et DEDIEU Suzanne, tous de Saint-Aulais. De ce mariage naîtra le 26
juillet 1849, une autre fille Elise PERON. Elise épousera Pierre CAHIER dont
elle aura deux filles Marie-Thérèse Elisabeth CAHIER née en 1876, et
Emilienne née en 1879.
-
Segonde, née le 20 juillet 1820. Elle se mariera deux fois. Une fois avec François
GEAY (ou JAY) dont elle sera veuve et ensuite avec Jean MOINET. Je n’ai pas de
descendance pour ces couples.
-
Baptiste Firmin notre aïeul.
-
Marie dont je n’ai pas la date de naissance, mais qui décèdera le 16 juin 1896,
veuve de Jean MOINET. Il semble donc que celui-ci, veuf de Segonde PERON, ai
épousé sa belle-sœur ensuite.
Jacques PERON meurt le lundi 16 février 1863 à Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac (16).
Catherine VIAUD ne lui survivra que quelques jours. Elle décèdera le dimanche 8 mars.
30
Troisième génération : Jean PERON
Jean PERON est né en 1768. Ses parents ne sont pas connus.
Il est Propriétaire Chez Moinet. Il mourra le 18 décembre 1805 à Chillac (16).
Marié à Marie GRILLAU, ils auront au moins deux enfants :
- Jacques notre aïeul, né vers 1785.
- Jean, né en 1797. Il sera cultivateur à Saint-Aulais, Chez Moinet . Il épousera
Catherine NEAUX, dont il aura une fille, Jeanne, née le 19 mai 1824 et qui ne vivra
que dix ans.
Jean est pour l’instant le dernier de nos ancêtres PERON identifié.
Ci-après l’arbre de descendance complet de Jean PERON jusqu’à nos jours soit 9 générations.
31
PERON
Jean
Propriétaire Chez Moinet
° 1768
† 18 déc 1805
Chillac
GRILLAU
Marie
† > 1817
1
PERON
Jacques
Cultivateur à St Aulais
° 16 sept 1796
Chillac
† 16 fév 1863
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
2
PERON
Jean
° 1797
x 27 nov 1817
Poullignac
VIAUD
Catherine
Cultivatrice à St Aulais
° 10 mars 1794
Nonac
† 8 mars 1863
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
1.1
PERON
Jean
Cultivateur au Chail à Saint Aulais
° 6 août 1818
Poullignac
† > 1881
NEAUX
Catherine
° 1794
1.2
1.3
PERON
Baptiste Firmin
Colon au Bois Noir à Challignac
° 16 juin 1832
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
† 19 sept 1905
Challignac
PERON
Segonde
Cultivatrice Chez Manon
° 20 juil 1820
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
x 30 avr 1848
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
1.4
2.1
PERON
Marie
PERON
Jeanne
° Challignac
† 16 juin 1896
Barbezieux
° 19 mai 1824
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
† 30 oct 1834
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
x 18 mai 1854
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
DELAGE
Marie
TESTARD
Jeanne
° 1815
Challignac
† <> 1876 & 1881
Challignac
° 1818
† 7 nov 1847
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
1.1.2a
1.1.1b
PERON
Elise
PERON
Henriette
° 26 juil 1849
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
° 27 fév 1841
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
MOINET
Jean
Tailleur de Pierres à Barbezieux - Maçon
° 26 juin 1826
Challignac
† > 1896
GEAY OU JAY
François
° 1829
† < 1883
1.3.1
PERON
Marie-Adeline
Cultivatrice
° 10 avr 1856
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
† 24 juil 1879
Challignac
FOUCHER
Marie
Cultivatrice
° 30 déc 1828
Reignac
† <> 1896 & 1903
Challignac
1.3.2
PERON
Angéline
° 27 sept 1858
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
x 11 avr 1858
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
CAHIER
Pierre
BONNET
Jean
° 1845
Aizecq-Nanteuil
° 11 nov 1835
Brossac
1.1.2a.1
CAHIER
Marie-Thérèse Elisabeth Gabrielle
1.1.2a.2
CAHIER
Emilienne
° 1876
Challignac
° 1879
Challignac
MOINET
Jean
Tailleur de Pierres à Barbezieux - Maçon
° 26 juin 1826
Challignac
† > 1896
1.3.3
PERON
Adrien
Cultivateur Chez Manon
° 30 juin 1865
Saint-Aulais-la-Chapelle-Conzac
1.3.4
PERON
Adrienne
° 1877
Challignac
x 28 nov 1903
Challignac
SAUNIER de LONGCHAMPS
Gabriel Jean Baptiste Jacques
Propriétaire au Logis de Curton
° 9 juil 1835
Barbezieux
† 15 août 1901
Challignac
LAFORET
Eusèbe
Cultivateur à Chillac
° 1857
LOTTE
Marie Elisabeth
Cultivatrice Chez Manon
° 19 nov 1888
Angeduc
1.3.1.1
PERON
Louise
° 14 juin 1879
Challignac
† 22 sept 1966
Dreux
x 8 avr 1899
Aubeville
PEYROT
Jean
Cultivateur en Charente
° 1 août 1876
Brigueuil
† 4 avr 1946
Saint-Georges-Motel
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