Des idées et des exemples

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Des idées et des exemples
La dissertation
La dissertation du bac blanc :
Démontrer des idées en commentant des exemples
I. Des
mondes
et
des
II. Mais des mondes et des
personnages
déconcertants
personnages
ordinaires,
peuvent susciter l'intérêt du
réalistes
peuvent
aussi
lecteur.
passionner le lecteur.
1. Des personnages exceptionnels
1. Des romans à l'arrière-plan
nous transportent dans un décor
réaliste évoquent des milieux
surprenant
et
procurent
aux DÉPAYSEMENT sociaux dont le lecteur apprécie la
lecteurs le plaisir de l'évasion.
découverte, qui le dépayse et
enrichit sa culture.
2. Des personnages hors du
2. Des personnages crédibles,
commun nous entraînent dans des
placés dans une situation difficile,
SENTIMENTS
histoires qui se terminent bien, et
éveillent
la
sympathie,
la
nous offrent le plaisir de voir nos
compassion du lecteur.
rêves réalisés.
3. Des
personnages
et
des
3. Des
personnages
situations imaginaires suscitent
vraisemblables
présentent
un
RÉFLEXION
chez le lecteur le plaisir de la
intérêt psychologique, puisqu'ils
réflexion.
nous
permettent
de
mieux
connaître l'esprit humain.
I. Des mondes et des personnages déconcertants peuvent susciter l'intérêt du
lecteur.
1. Des personnages exceptionnels nous transportent
surprenant et procurent aux lecteurs le plaisir de l'évasion.
dans
un
décor
Robinson Crusoé, de Daniel Defoe, nous entraîne sur une île déserte. Les
Trois Mousquetaires, d'Alexandre Dumas, se déroulent sous Louis XIII. Le Vieux qui
lisait des romans d'amour, Luis Sepúlveda nous permet de découvrir la vie et les
croyances d'une tribu d'Indiens en Amazonie.
Distraire le lecteur est le plus souvent le principal objectif d'un roman, et il est
commode pour cela de lui faire vivre des péripéties à travers des personnages
déconcertants, pleins de vitalité. Zazie dans le métro, de Raymond Queneau, est un
de ces romans. Il nous propulse en compagnie de personnages survoltés, Zazie et
Gabriel, qui ravissent le lecteur avec leurs aventures dans un Paris festif, leurs
rencontres étonnantes et leurs flots de sentiments.
Guy de Maupassant, lui aussi, imagine un personnage déconcertant dans le
Horla, puisque le héros de cette histoire se sent comme hanté par une créature
invisible venue du Brésil, le "horla", et il ne sait pas s'il devient fou ou s'il existe
réellement. Cette dernière caractéristique du livre est propre au genre fantastique. Le
lecteur se trouve donc en présence de deux personnages hors du commun, un
monstre invisible et un narrateur qui semble devenir fou et qui brûle sa maison : une
telle étrangeté déconcerte et séduit, puisqu'elle permet d'échapper à la banalité de la
vie quotidienne.
La dissertation
2. Des personnages hors du commun nous entraînent dans des histoires qui
se terminent bien, et nous offrent le plaisir de voir nos rêves réalisés.
Le Comte de Monte-Cristo, d'Alexandre Dumas, raconte une histoire de
vengeance ; une victime finit par triompher. Au Bonheur des Dames, d'Émile Zola,
nous permet d'apprécier une histoire d'amour qui se termine bien. Des romans
policiers (Arsène Lupin, de Maurice Le Blanc, Fantômas, de Pierre Souvestre et
Marcel Allain) choisissent habilement comme héros des marginaux qui se placent en
dehors de la loi – ce qui nous fait rêver ! L'Homme invisible, d'H.-G. Wells, montre
comment la science pourrait réaliser un vieux rêve des hommes.
3. Des personnages et des situations imaginaires suscitent chez le lecteur le
plaisir de la réflexion.
Cyrano de Bergerac, dans les États et Empires de la Lune, nous invite à
remettre en question des habitudes de pensée, une religion… Alphonse Daudet,
dans "L'Homme à la cervelle d'or" nous donne une vision pessimiste de l'humanité.
Fahrenheit 451, de Ray Bradbury, nous plonge dans un monde futuriste, où les livres
sont brûlés, ce qui nous conduit à réfléchir sur la place de la culture dans notre
société. Voltaire, dans Candide, décrit l'Eldorado un pays idéal qui réalise les rêves
des Philosophes : l'or ne vaut rien, le roi est humble et les étrangers sont bien
accueillis. Le lecteur s'intéresse à ce monde idéal, irréel, qui le pousse à juger sa
propre société, dont les insuffisances lui apparaissent alors avec plus d'évidence.
II. Mais des mondes et des personnages ordinaires, réalistes peuvent aussi
passionner le lecteur.
1. Des romans à l'arrière-plan réaliste évoquent des milieux sociaux dont le lecteur
apprécie la découverte, qui le dépayse et enrichit sa culture.
Balzac, dans Le Père Goriot, décrit minutieusement la pension Vauquer, qui
abrite des petits employés, des étudiants, un commerçant retraité. Émile Zola, a
donné aux vingt volumes des Rougon-Macquart un sous-titre évocateur : Histoire
naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. L'Assommoir, les ouvriers
alcooliques à Paris ; Germinal, les mineurs…Quatrevingt-treize, de Victor Hugo se
déroule sous la Révolution française, et en particulier pendant la Terreur.
2. Des personnages crédibles, placés dans une situation difficile, éveillent la
sympathie, la compassion du lecteur.
Charles Bovary, au début du roman de Flaubert, est décrit comme un jeune
campagnard, victime des moqueries de ses camarades ; ce malheureux garçon nous
fait pitié. La Cicatrice, de Bruce Lowery, expose les souffrances d'un jeune garçon
mis à l'écart à cause d'un bec-de-lièvre. Eldorado, de Laurent Gaudé, nous fait
partager la détresse des immigrés clandestins.
Ci-dessous, un paragraphe rédigé :
Un lecteur intéressé, c'est un lecteur qui comprend le texte, mais c'est
également un lecteur qui réfléchit et c'est cette réflexion que certains romanciers
visent à stimuler. Eldorado, de Laurent Gaudé confronte le lecteur à une face du
monde qui lui échappe parfois, l'immigration. À l'aide de récits parallèles, de
La dissertation
rebondissements et de questionnements permanents sur le but de la vie de chacun,
l'auteur captive son lecteur, fait naître son émotion et lui permet d'avoir une meilleure
compréhension de certaines souffrances humaines.
3. Des personnages vraisemblables présentent un intérêt psychologique, puisqu'ils
nous permettent de mieux connaître l'esprit humain.
Dans Thérèse Desqueyroux, François Mauriac analyse les motivations d'une
bourgeoise de province qui tente d'empoisonner son mari. Flaubert, en écrivant
Madame Bovary analyse un état d'insatisfaction permanente, que l'on a appelé le
bovarysme.
Ci-dessous, un paragraphe rédigé :
La proximité qui se crée entre le lecteur et le personnage banal peut favoriser
la compréhension de la psychologie humaine. En effet, l'analyse psychologique d'un
personnage prend plus de poids quand elle porte sur un personnage auquel le
lecteur peut s'identifier plutôt que quand elle porte sur un personnage dont il se sent
éloigné. Dans Thérèse Desqueyroux, François Mauriac met en scène une jeune
femme qui vient de tenter, vainement, d'empoisonner son mari. Cette femme
appartient à un milieu qui, s'il n'est pas populaire, demeure relativement ordinaire : la
bourgeoisie de province. Au moyen de monologues intérieurs, le romancier tente de
nous faire partager les sentiments de l'héroïne, de nous faire comprendre les
motivations qui ont pu la pousser à accomplir un tel geste. Ce faisant, il tente de
nous éclairer sur les ressorts les plus cachés de l'esprit humain.
Un autre plan…
Dissertation : Les romans doivent-ils proposer des mondes ou des
personnages déconcertants pour intéresser le lecteur ? Vous répondrez à cette
question en vous appuyant sur les textes du corpus et sur vos lectures personnelles.
L'ordre des paragraphes dépend de vos préférences, de la hiérarchie des
valeurs que vous avez envie de défendre ; vous remarquerez que le plan cidessous ne correspond pas exactement à celui qui est proposé au début du
document !
I. Des mondes et des personnages déconcertants peuvent facilement susciter
l'intérêt du lecteur.
1. Le plaisir de l'évasion :
Robinson Crusoé, Daniel Defoe  Une île déserte.
Les Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas  sous Louis XIII.
Le Vieux qui lisait des romans d'amour, Luis Sepúlveda  une tribu d'Indiens
en Amazonie.
2. Le plaisir du rêve réalisé :
Le Comte de Monte-Cristo, d'Alexandre Dumas, une histoire de vengeance.
Au Bonheur des Dames, d'Émile Zola, une histoire d'amour qui se termine
bien.
Romans policiers – Arsène Lupin, de Maurice Le blanc, Fantômas, de Pierre
Souvestre et Marcel Allain.
La dissertation
H.-G. Wells : L'Homme invisible.
3. Le plaisir de la réflexion :
Cyrano de Bergerac,  réflexion sur des habitudes de pensée, une religion…
Alphonse Daudet, L'Homme à la cervelle d'or  vision pessimiste de
l'humanité.
Fahrenheit 451, de Ray Bradbury, propose une société futuriste, dans laquelle les
livres sont brûlés. 
Voltaire, Candide, l'Eldorado : un pays idéal qui réalise les rêves des
Philosophes : l'or ne vaut rien le roi est humble et les étrangers sont bien accueillis.
Le lecteur s'intéresse à ce monde idéal, irréel, qui le pousse à réfléchir sur sa propre
société, dont les insuffisances lui apparaissent alors avec plus d'évidence.
II. Mais des mondes et des personnages ordinaires, réalistes peuvent aussi
passionner le lecteur.
1. La découverte de milieux sociaux :
Balzac, Le Père Goriot : la pension Vauquer – petits employés, étudiants,
commerçant retraité…
Émile Zola, les Rougon-Macquart : L'Assommoir, Germinal…
Quatrevingt-treize, Victor Hugo  la Révolution française, la terreur.
 Plongée dans le passé, plaisir de la connaissance historique.
2. Un intérêt psychologique : mieux connaître l'esprit humain.
La proximité qui se crée entre le lecteur et le personnage banal peut favoriser
la compréhension de la psychologie humaine. En effet, l'analyse psychologique d'un
personnage prend plus de poids quand elle porte sur un personnage auquel le
lecteur peut s'identifier plutôt que quand elle porte sur un personnage dont il se sent
éloigné. Dans Thérèse Desqueyroux, François Mauriac met en scène une jeune
femme qui vient de tenter, vainement, d'empoisonner son mari. Cette femme
appartient à un milieu qui, s'il n'est pas populaire, demeure relativement ordinaire : la
bourgeoisie de province. Au moyen de monologues intérieurs, le romancier tente de
nous faire partager les sentiments de l'héroïne, de nous faire comprendre les
motivations qui ont pu la pousser à accomplir un tel geste. Ce faisant, il tente de
nous éclairer sur les ressorts les plus cachés de l'esprit humain.
Flaubert, Madame Bovary.
3. La sympathie, la compassion du lecteur :
Charles Bovary, au début du roman de Flaubert : un garçon de la campagne,
victime des moqueries de ses camarades.
La Cicatrice, de Bruce Lowery.
Eldorado, de Laurent Gaudé, la détresse des immigrés clandestins.

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