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moneycratie
ou le règne de l’illusion
yan Marcus
moneycratie
ou le règne de l’illusion
yan Marcus
Sommaire
Préambule
7
L’évolution humaine
15
In Gold we trust
21
Les castes dominantes
37
Le capitalisme dégénéré
69
La mascarade démocratique
87
Esclavage & propriété privée
105
Guerre et destruction
117
Racismophobie
139
Justice, police & liberté d’expression
167
Industrie du divertissement
191
Science / Écologie / Santé
227
Enseignement
255
L’être et le Divin
269
Une fédération de l’humain
285
Petit lexique fantaisiste
291
Lorsque le pouvoir de l’amour
surpassera l’amour du pouvoir,
le monde connaîtra la paix.
Jimi Hendrix
Préambule
L’Histoire est comme un océan, ce que l’on voit à la surface
n’a finalement que peu d’importance et de répercussions sur
les courants profonds qui créent les climats, les tempêtes et
permettent toute la vie sous-marine. Sans cette circulation
thermohaline l’océan ne serait plus qu’une marre putride et
un immense cimetière marin…
Pourtant de l’Histoire, les castes dominantes et leurs gardiens des remparts de l’insignifiance (historiens, sociologues,
journalistes…) ne nous en parlent jamais et préfèrent nous
« raconter des histoires » : Un poisson a fait un rond à la surface
de l’eau, il a plu à Honoulu et ça a plu à Lulu. En 1756 le roi machin
s’est fait pomper par la Pompadour, puis a augmenté l’impôt au lait
et a décidé d’attaquer l’Autre riche avant de faire caca. Voyant cela,
le « peuple » s’est révolté et a pris le pouvoir. Effectivement, c’est
confondant… d’insignifiance : une suite d’anecdotes plus ou
moins vraies, avec comme toute explication le bon vouloir
du prince, les histoires de cul des people de l’époque, ou au
mieux un laïus sur « la situation économique du pays ». Tout
cela aboyé par un caniche sirupeux à la coiffure en berne
ou placardé sur les murs de la convenance par l’affichage
Decaux.
Si l’on veut comprendre le monde actuel et les raisons pour
lesquelles il sombre dans le chaos le plus profond et fonce à
vive allure vers son auto-destruction génocidaire, il faut s’intéresser aux courants profonds, sortir de la bouillie prédigérée de la pensée arrangeante que l’on nous sert tous les jours
dans les journaux du néant et les livres d’école à bois… Il faut
sortir de la religion des Lumières sombres qui dans sa cupidité
et sa psychopathie congénitale a généré nos moneycraties
idylliques… pour 1 % de la population et cauchemardesque
pour 99 %. Enfin, il y a deux choses fondamentales à garder
en vue, si l’on souhaite aborder l’Histoire :
7
•• On
ne peut ouvrir les portes du passé avec les clefs du
présent.
•• L’histoire que l’on nous apprend est toujours celle des
vainqueurs.
Monarchie, république, communisme, califat… sont tous sur
le papier des projets de sociétés harmonieuses, du moins ce
que chacun d’eux imagine être l’harmonie : un état chimérique basé sur des convenances comportementales et le fantasme d’un bonheur préfabriqué qui ne verra jamais le jour,
puisqu’il est par essence irréel. Hélas, cela commence toujours par un bain de sang et se termine par des sociétés du
spectacle illusoire comme la nôtre. Curieusement, beaucoup
de gens amalgament dictature militaire et société totalitaire,
et pensent que puisque l’on ne vit pas sous une dictature
militaire (quoiqu’on y revienne), on est forcément dans un
régime démocratique ! C’est un raccourci un peu bancal et
surtout erroné. Si l’on est curieux et honnête, il y a quelques
questions simples que l’on peut se poser pour vérifier si l’on
vit dans une démocratie ou pas. Par exemple avons-nous :
•• un contrôle direct et immédiat de l’État ?
•• la possibilité d’initier des référendums ?
•• le pouvoir armé entre nos mains ?
•• une liberté et une pluralité des médias et de l’Histoire ?
•• une autodétermination des peuples et des régions ?
•• un contre-pouvoir réel au pouvoir financier ?
Et vous serez peut-être surpris de voir avec quelle facilité on
peut démontrer que nos sociétés marchandes ne sont plus
que des caricatures grotesques de démocratie. Sorte de vieux
travesti obèse et barbu avec des talons hauts cassés et une
robe à paillettes qui craque de partout, tentant de maquiller
avec un rouge à lèvres outrancier les gerçures de toutes les
pipes qu’il a taillées ! Regardez, nous dit-il, nous sommes bien en
démocratie, puisque tous les 5 ans vous pouvez choisir le parfum de
la vaseline avant de vous faire empapaouter !
préambule
L’être humain a imaginé et essayé de nombreuses manières
de goûter au bonheur, en supposant qu’il devait être familial, matériel ou collectif et tout cela s’est révélé un échec.
Les gens ont voulu avoir une femme, puis 2, puis 30… pas de
bonheur durable en vu ! Avoir des enfants, une maison, un
palais, un empire, une république, une révolution… et après
quelque temps, toujours ce même sentiment d’insatisfaction.
Cette quête de bonheur guidée par des religieux, des philosophes, des psychanalystes, des présidents, des grands timoniers… conduit toujours au même vide structurel.
J’ai donc cherché des amis de la sagesse, mais je n’ai vu que
des intellectuels maquillés de prétention, des rabbins argumentant sans fin sur l’interprétation de la Loi, des jésuites
défendant leur chapelle, des penseurs mous ne voulant pas
se mouiller – ni la chemise, ni la culotte – des petits fonctionnaires de la pensée frigide soucieux de la considération
publique et du montant de leur retraite. J’ai aussi écouté longuement les hommes politiques et j’ai vu des intermittents
du spectacle de la trahison, des bureaucrates arrivistes et serviles, des parrains de clans mafieux gominés de bienséance,
des gigolos du bonheur aux boniments creux, des danseurs
de ballet unijambistes, des branleuses de dindons dont nous
sommes la farce…
Hindouisme, bouddhisme, judaïsme, christianisme, islam,
franc-maçonnerie… sont des religions qui prétendent mener
l’être humain vers des sphères de conscience plus élevées pour
lui permettre d’accéder à un bonheur profond, à une extase
du cœur et de l’esprit afin de baigner dans l’Amour universel… Dans la réalité, les pires saloperies, les abominations
les plus innommables, les carnages les plus fanatiques ont
été, sont et seront toujours commis au nom de ces religions,
pourquoi ? Parce que les religions ont trahi la Religion, celle
qui relie l’être humain à [ ] et sont devenues des entreprises
de pouvoir, comme la politique ou la finance. Si [
] existe,
il y a deux choses que l’on peut dire à son sujet :
9
•• il n’est
pas ce que l’on croit.
•• il n’a aucun rapport avec les religions.
Tragiquement, on peut même dire que les religions contemporaines ne sont plus qu’une forme de commerce où l’on
achète sa place au paradis par la plus-value de ses actions.
Je ne suis pas sûr que Le Christ serait bien accueilli dans les
églises de l’orgueil, ni que Le Prophète ait quelque chose à
voir avec les psychopathes égorgeurs qui souillent de leur
ignominie son Nom et l’Humanité…
L es
honnêtes gens
Pourtant, il y a un point qui me donne encore espoir en l’humain : en écoutant les « petites gens », on se rend compte
que la grande majorité est honnête, parfois un peu conne,
mais honnête ! Aussi lorsqu’ils se disputent, se battent, se
tuent… ce n’est pas forcément parce qu’ils ont des idées ou
une vision du monde si différentes, mais tout bêtement parce
qu’ils ne parlent pas de la même chose et n’utilisent pas le
même langage, alors évidemment ça crée des incompréhensions ! Combien de fois ai-je entendu ce dialogue entre la
gentille dame degoch et le méchant monsieur adroit :
–– La gentille dame elle dit : Il faut s’occuper du petit nenfant
noir handicapé orphelin qui l’est tout mouru de faim !
–– Alors on demande à la gentille dame : Vous voulez donc
vous en occuper, vous ? Vous lever deux fois par nuit, lui préparer
et donner à manger 3 fois par jour, le faire boire, lui faire faire
ses besoins, lui laver les fesses, le promener sur son fauteuil roulant plusieurs fois par jour et ce pendant tout le reste de votre vie ?
–– Alors la gentille dame, elle répond : Oh oui, j’aimerais bien,
mais là ch’peux pas, j’ai fitness, et ensuite on sort avec des copines
pour le Happy hours, et pi demain, j’ai piscine !
–– Alors on redemande à la gentille dame : Vous êtes donc
prête à payer une infirmière et deux éducateurs spécialisés pour
qu’ils se relaient auprès du petit nenfant noir handicapé orphelin ?
préambule
–– Alors
la gentille dame, elle répond : Oh oui, j’aimerais bien,
mais là ch’peux pas, j’ai trop fait chauffer ma CB, j’me suis payé une
paire d’escarpins de folie en solde et le mois prochain je pars à Ibiza
avec mon mec, ça va nous faire du bien, notre couple bat de l’aile…
D’accord, donc Il faut s’occuper du petit nenfant noir handicapé orphelin qui l’est tout mouru de faim, mais pas vous !
Mais qui alors gentille dame ? Ben ch’ais pas, Létat ?
D’accord, demandons donc à Monsieur Létat, combien qu’il
lui reste de sous sous dans sa tirelire : Voyons voir, je consulte
mon compte, là je suis à -2 000 milliards d’euros. Je m’endette de
5 000 euros de plus chaque seconde, soit environ 13 milliards de
plus tous les mois que je ne pourrais jamais rembourser… donc on va
dire que je suis un peu juste en ce moment !
Demandons alors au méchant monsieur adroit : Je n’ai ni
l’envie ni les moyens de m’occuper du petit enfant noir handicapé !
répond-il. Ouuuh… méchant, raciste, fasciste ! hurle la gentille
dame degoch. Pourtant dans le Réel, il n’y a ni gentille dame
degoch ni méchant monsieur adroit, et ils se comportent
rigoureusement de la même manière. Mais la première ne fait
rien en se complaisant dans un imaginaire collectif compatissant, quand le second ne fait rien en se justifiant dans un
pragmatisme rassurant. Mais en fin de compte il s’agit du
même rien…
Tout cela peut paraître caricatural, mais écoutez les débats
politiques ou les discussions de fin de banquet, et vous serez
probablement surpris. Combien de fois avons-nous entendu
des Il faut baisser le chômage et réduire la criminalité. Ah, bon, et
vous faites comment ? Vous avez un treuil pour baisser le chômage ? La criminalité vous la réduisez avec une sauce au beurre
à feu doux ? Est-ce que les politiques donnent du boulot ?
Ben non, éventuellement ils peuvent créer des emplois bidons
pour repeindre la girafe, payés avec de l’argent qu’ils n’ont
pas et qu’ils doivent emprunter en notre nom… et c’est nous,
le peuple, qui devrons le rembourser, pas eux !
On peut certainement dire criminalité tu es vilaine, il faut
11
arrêter maintenant ! Éventuellement on peut mettre des gens
en prison, ce qui coute plus de 150 € par jour à la société par
prisonnier, mais statistiquement cela ne résout absolument
pas le problème de la délinquance… en fait ça l’aggrave. Tiens
c’est curieux, dans les sociétés où les gens avaient un travail
et un travail intéressant, il y avait très peu de délinquance…
Donc quand des politiques vous disent Il faut baisser le chômage et réduire la criminalité, ils parlent juste d’un scénario
imaginaire qu’eux savent totalement irréalisable et sur lequel
ils n’ont rigoureusement aucune influence. Par contre, leurs
employeurs savent trop bien que vous êtes largement assez
cons pour gober de telles billevesées. Car n’oubliez jamais
que ce que l’on nomme « homme ou femme politique » sont
dans la réalité des hommes ou des femmes de paille travaillant pour les castes dominantes qui les coachent et financent
leur partie, leur peopolisation, leurs campagnes électorales,
leurs vacances, leurs restaurants, leurs putes… La preuve,
vous vous faites baiser chaque fois que vous allez voter pour
un des 2 candidats des RPSNE* et chaque fois vous recommencez. À ce niveau-là, ce n’est plus de la connerie, c’est
pathologique ! Même une souris a plus d’intelligence que
vous, vous la piégez une fois avec une tapette et un bout de
gruyère, mais si elle en réchappe vous ne la piégerez pas une
seconde fois. Vous, on ne vous piège pas avec des tapettes,
mais avec des pièges à ours qui font la taille d’un pneu de
camion, vous vous êtes fait broyer les pieds et les mains et à
chaque élection vous dites : Oh le beau bout de fromage, il doit
être rudement bon ! Schlagggg !!! AAaaarrrgh…
Lorsque nous acceptons de quitter la burka de l’obscurantisme, nous comprenons que si l’on veut appréhender le
monde, il faut sortir de la vision dualiste et morale des choses.
La vie dans son expression la plus simple n’est ni morale ni
immorale, ni bonne ni mauvaise, elle est… Et bien que ce livre
soit essentiellement composé d’évidences, de choses « que
tout le monde sait », les sociétés totalitaires n’aiment pas
* Républicains du Parti Socialiste National Écologique
préambule
qu’on démonte leur mécanisme de fonctionnement. Il est
important pour elles que les moutons engraissés pour l’abattoir pensent qu’ils sont les propriétaires de la bergerie et que
ce sont eux qui élisent le berger. Pourquoi ? Peut-être que si
le mouton était conscient de sa destinée il se rebellerait ou
refuserait de brouter la bonne herbe à penser qu’on lui sert
tous les jours…
Ce livre est donc une invitation à la réflexion et à la prise de
conscience du monde qui nous entoure. Cela fait des millénaires que l’être humain prétend changer la société en recréant
rigoureusement les mêmes structures que la précédente, n’en
modifiant, tout au plus, que le nom et la forme. Ultimement,
le monde chaotique que nous avons créé n’est que l’expression de notre chaos intérieur, et ce n’est qu’en rétablissant la
paix intérieure que nous rétablirons la paix entre nous.
La Sainte Trinité maçonnique, donc républicaine, nous
promet : la lumière de la science du progrès, la félicité de
la marchandise physique et émotionnelle et l’adoration des
idoles du spectacle (politiques, sportifs, stars…). Regardez
autour de vous, regardez ce qu’ont fait en 3 siècles nos sociétés marchandes : l’état de la planète, de nos cultures, de nos
relations humaines et dans quelle confusion nos cœurs se
sont plongés. Regardez le mode de vie que l’on nous impose,
la malbouffe, les maladies chroniques qui explosent, les
guerres et le chaos qui se répandent sur la planète… êtesvous aveugles, êtes-vous stupides ou sourds ? Ne voyez-vous
vraiment pas, n’entendez-vous pas les cris de ce monde agonisant ? La République est une mythologie obscurantiste
qui voudrait nous entrainer dans sa putréfaction, mais nous
avons une botte secrète, une ressource intacte et pure comme
au premier jour de la création. Nous avons la même humanité et le même souffle de vie que le premier être humain qui
foula l’herbe des savanes originelles…
13
Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l’élection du peuple,
les autres par la force des armes, les derniers par succession de race.
(...) s’ils arrivent au trône par des moyens divers, leur manière de
régner est toujours à peu près la même…
Étienne de La Boétie – 1549
L’évolution humaine
L’instinct primitif qui régit toutes les espèces vivantes est celui
de leur survie et de leur perpétuation. Nombre d’espèces évoluées n’ont que peu de chances de perpétuation en dehors
du groupe. Pour le lion ou la gazelle, pour l’abeille ou le
singe, que ce soit pour chasser ou se protéger, pour élever
leur progéniture ou garder leur territoire, point de salut en
dehors de la meute, du clan, du troupeau, de la ruche, de la
tribu… Pour sa part, l’être humain doit sa survie à 2 spécificités principales :
•• L’utilisation de technologies externes
•• La liberté d’organisation
Il est d’ailleurs possible que ces deux points deviennent aussi
la cause de sa disparition.
Technologies externes
On peut imaginer ce petit animal fragile et sans défense, ne
courant pas très vite, perdu dans l’immensité de la savane
africaine. Contrairement aux autres animaux, l’homo sapiens
n’a que peu « d’outils et d’armes intégrés » : pas de cornes
ou de griffes pour creuser la terre ou se défendre, pas de
morphologie de sprinter pour poursuivre ou s’enfuir, pas de
mâchoires de chasseur pour tuer des proies, pas de fourrure
épaisse pour le protéger du froid ou de la pluie…
Toutefois, pour compenser ces faiblesses, il développera sa
créativité par des outils et des armes extérieures : une branche
d’arbre prolongera son bras, une pierre taillée sera son incisive de tueur, une autre lancée à la main ou à la fronde fera
fuir l’agresseur ou atteindra l’oiseau en plein vol. Une souche
d’arbre creuse produira en y tapant dessus des rythmes qui
le mettront en transe. En soufflant dans un bambou percé
15
sortiront de bien étranges mélodies. Une corne d’aurochs
creusera le sol pour récolter des racines et des insectes, un
éclat de pierre taillée tranchant comme un rasoir coupera la
viande. Le silex que l’on frappera contre une pyrite de fer ou
la friction de bois dur permettront de faire surgir cette chose
magique qui est à la base de toute notre civilisation : le feu !
Feu qui permettra non seulement de se chauffer et de survivre aux hivers rigoureux, de cuire des graines, des racines
ou des feuilles indigestes, mais aussi la fusion et la forge des
métaux, donc le développement des armes et des outils sans
lesquels l’humain est incapable de subsister. Feu qui mènera
hélas jusqu’au feu de l’Enfer : la fusion nucléaire.
Même l’ours et le félin apprendront vite que cette créature chétive, lente et sans défense peut devenir un prédateur à vingt
bras armés de crocs terribles, crachant du feu ou faisant jaillir
des pluies de pierres… L’être humain apprendra aussi à faire
face en groupe et non plus en tant qu’individu. Là où les autres
animaux devront choisir entre une fourrure adaptée au froid
ou au chaud, une dentition de carnivore ou d’herbivore, l’être
humain créera ses fourrures en fonction des saisons et des climats, apprendra à broyer, préparer, conserver et cuire toutes
les sortes de nourriture. Ce qui lui donnera une adaptation
exceptionnelle, lui permettant de vivre aussi bien dans le grand
froid que dans les déserts les plus arides, au bord de l’océan
comme sur les montagnes les plus élevées. Contrairement aux
autres animaux dont la technologie ne peut être créée ou modifiée que par la nature au cours de millénaires, l’homo sapiens
apprendra à concevoir, et à adapter lui-même sa technologie.
Il passera du stade de créature à celui de créateur.
La liberté d’organisation
Toutes les espèces animales évoluées ont une organisation
sociale parfaitement rodée par le temps et souvent efficace
dans un contexte donné, mais leur organisation est unique
l’évolution humaine
et figée. Lorsque le contexte climatique, écologique ou biologique change, elles auront beaucoup de mal à s’adapter.
Une abeille vie en colonie, seule ou sans reine, elle meurt. Les
lions chassent en groupe, un lion seul a beaucoup moins de
chances de survie. Les aigles vivent et élèvent leurs petits en
couple, si l’un des deux meurt, les aiglons meurent aussi !
L’être humain peut-être carnivore, végétarien, frugivore, chasseur, pêcheur, cueilleur, cultivateur, trader… il peut vivre en
colonie, en tribu, en couple… ou seul, sur terre, sous terre, sur
la mer, sous la mer, dans l’espace… Il peut être monogame,
polygame, partouzogame, zérogame… ou game over ! Il peutêtre un guerrier impitoyable, un père de famille tranquille, un
contemplatif solitaire, une courtisane huppée, le roi des cons
ou la reine des emmerdeuses, et tout cela dans une même vie !
Grâce à sa liberté d’organisation et à ses technologies externes,
l’être humain est l’espèce qui a le mieux réussi sur la planète,
jusqu’à ce jour… Car, si la nature est lente à créer et à modifier les choses, elle garde une vision globale et cherche toujours à maintenir un équilibre et une harmonie à l’ensemble
de sa création. L’homme a le pouvoir du « créateur », mais
pas sa sagesse, c’est un peu le « fils à papa » de la création qui
a accédé à « l’Arbre de la connaissance », a dilapidé les biens
et les avoirs de la terre, et se retrouve sans un sou en poche
avec des ardoises écologiques aux quatre coins du globe…
Si l’organisation en clans et le développement technologique,
notamment l’agriculture et les armes, ont permis à l’homme
de survivre dans l’adversité, de chasser et de se protéger des
prédateurs et des clans adverses, le développement technologique aujourd’hui ne répond plus à aucun besoin, à tel point
qu’une grosse partie de l’activité humaine consiste à « provoquer artificiellement des besoins ». L’avancée technologique
et notamment la course aux armements est devenue hautement autodestructrice. On peut, très sincèrement se demander, si l’espèce humaine n’est pas rentrée dans une phase de
suicide collectif ?
17
Suicide écologique
L’espèce humaine est la seule qui n’ait plus de prédateur
naturel, ni d’autorégulation naturelle des naissances en cas
de surpopulation. La louve va, comme beaucoup d’animaux,
arrêter son cycle menstruel en cas de disette. Les populations
captives des zoos ne se reproduisent que très difficilement ou
refusent de s’occuper de leurs bébés. À l’inverse, plus l’humain
est pauvre et meurt de faim, plus il tente de se reproduire,
comme en Inde ou en Afrique, en espérant que dans le tas, il
y aura bien un enfant qui survivra et leur servira de retraite !
La nécessité est mère de la création, mais si l’on définit l’intelligence d’une espèce par sa capacité d’adaptation et d’autorégulation, on ne peut pas dire que l’espèce humaine brille
particulièrement par son intelligence.
É volution
•• 5
de la population mondiale
000 avant J.-C. 10 à 20 millions
•• An 01
250 millions
•• 1000
300 millions
•• 1800
1 milliard
•• 1900
1,7 milliard
•• 2000
6 milliards
•• 2050
9,5 milliards ?
La croissance démographique est plus élevée dans les pays
pauvres qui ont déjà beaucoup de mal à nourrir leur population. En Afrique, la propagation de maladies comme le sida
réduit grandement l’espérance de vie. En 2010, elle était de
50 ans contre 62 ans dans les années 1990. D’ici 2050, l’Inde
avec plus de 1,5 milliard d’habitants sera probablement le
pays le plus peuplé de la planète, devant la Chine. Il est très
difficile de prévoir l’évolution démographique au-delà des
années 2050. La population pourrait continuer à croître
de façon exponentielle ou au contraire régresser de façon
l’évolution humaine
dramatique. De toute manière, vu le comportement de ses
habitants, la terre est déjà surpeuplée et l’être humain écologiquement surendetté. C’est-à-dire qu’il consomme et rejette
plus que ce que la planète peut produire et absorber de façon
durable. Il y a environ 380 000 naissances et 160 000 décès
par jour, dans le monde… dont la moitié meurt directement
ou indirectement de faim, de malbouffe ou de trop bouffer.
G uerres
Structurellement, le capitalisme n’a pas d’autre alternative
pour subsister que la destruction et le chaos générés par les
guerres qui pullulent déjà aux quatre coins du monde. La 3e
Guerre mondiale n’est pas une vue de l’esprit, c’est une réalité qui se peaufine tous les jours dans les états-majors et se
teste sur le terrain. Mais voyons quelles pourraient être les
pertes civiles et militaires au cours d’une 3e Guerre mondiale,
en considérant la croissance démographique et la puissance
destructive des armes modernes.
Estimation du nombre de morts civils et militaire :
•• Guerres napoléoniennes : 4 millions
•• 1re Guerre mondiale : 12 millions
•• 2e Guerre mondiale : 60 millions
•• 3e Guerre mondiale : 300 à 500 millions ?
É pidémies
L’explosion démographique et le développement des communications aériennes et maritimes rendent fort possible une
pandémie mondiale brutale. En 2014, on estime que depuis le
début de l’épidémie, 75 millions de personnes ont été contaminées par le virus du Sida, dont 30 millions déjà décédés.
En 2004, la plus grande catastrophe naturelle de ce début de
siècle, le tsunami de l’océan indien faisait 230 000 victimes…
à la même époque, le sida en tuait autant en un mois !
Quand la propagande d’État explique que l’épidémie du
Sida est en « nette régression », c’est faux. S’il est vrai que le
19
nombre de décès a baissé autour de 1,5 million en 2013, le
nombre de nouvelles contaminations tourne toujours autour
de 2,1 millions par an. Avec plus de 35 millions de gens officiellement infectés (mais des millions le sont sans le savoir ou
le taisent comme en Asie) le nombre de malades contagieux
augmente donc chaque année. De plus, personne ne sait à ce
jour si en 2030 l’épidémie sera stabilisée ou si elle explosera,
ni quel sera l’effet à long terme des traitements médicamenteux lourds. Rappelons que si les traitements actuels stabilisent les malades, ils ne les guérissent pas !
Le sida est une épidémie à propagation « volontaire » contrôlable avec un minimum d’éducation et de moyens. Ce qui
n’est pas le cas d’épidémies comme la grippe espagnole qui
s’est répandue comme une traînée de poudre en 1918 faisant
40 millions de morts en 18 mois. Il est à noter que les chiffres
donnés par les pays occidentaux étaient très en dessous de
la réalité. Rien qu’en Inde, alors sous contrôle britannique,
une grande partie de l’armée anglo-indienne et de la population ont été infectées par la grippe espagnole qui a décimé
localement plus de 15 millions de personnes. Il est vrai que
ce n’étaient que des « indigènes », alors à quoi bon les compter dans les statistiques humaines… Le scénario d’une épidémie à propagation incontrôlable de type virus Ebola ou
grippe asiatique n’est pas qu’un scénario hollywoodien de
film catastrophe, mais est toujours très plausible. On sait par
expérience qu’un virus naturel a tendance à s’affaiblir avec le
temps et sa dispersion, mais personne ne sait comment évoluerait un virus « artificiel » en cas d’attaque bactériologique.
D eux
scénarios pour le
21 e
siècle
N’étant ni prophète, ni particulièrement clairvoyant, je n’ai
pu me baser que sur des statistiques historiques et une compréhension de la mécanique économique des moneycraties
pour entrevoir le futur. Ayant eu mon certificat d’études avec
mention bien pour le chant, je pense avoir toutes les compétences scientifiques requises pour faire ce travail, avec l’aide
l’évolution humaine
des ordinateurs de la NASA et deux bouteilles de Whisky.
Après avoir lancé des algorithmes de calcul extrêmement
sophistiqués, et fini la seconde bouteille, j’en suis arrivé à
deux scénarios pour estimer le nombre de décès possibles
dus à des causes non naturelles ou violentes. L’un optimiste,
qui reprend les chiffres du passé mis à jour avec des guerres
« conventionnelles » et l’autre plutôt pessimiste, qui prend en
compte les nouveaux problèmes de pollution et de réchauffement de la planète, sécheresse et famines, épidémies foudroyantes ou une guerre mondiale nucléaire ou bactériologique. Si aujourd’hui les kamikazes se font sauter avec des
pains de plastique ou des voitures piégées, ce n’est qu’une
question de temps avant qu’ils n’aient à leur disposition des
armes nucléaires tactiques ou chimiques… et là on ne comptera plus les morts de ces attentats par centaines, mais par
centaines de milliers.
Scénario optimiste pour le 21e siècle :
•• catastrophes naturelles : 5
•• pollution : 50
•• famines et obésité : 50
•• épidémies : 50
•• guerres : 50
Total : 205 millions de morts
Scénario pessimiste pour le 21e siècle :
•• catastrophes naturelles : 50
•• pollution : 150
•• famines et obésité : 250
•• épidémies : 250
•• guerres : 500
Total : 1,15 milliard de morts
En faisant une moyenne, on arrive à quelque chose comme
21
500 millions d’êtres humains qui pourraient être tués en un
siècle par les dommages collatéraux du capitalisme. Et si l’on
retire les catastrophes naturelles (bien que là aussi la mortalité est souvent liée à la cupidité humaine) tout le reste
est directement dépendant de la folie de nos moneycraties
aveugles. Alors quand les gens vous disent : Les démocraties
capitalistes ne sont pas la panacée, mais elles sont tout de même un
moindre mal… réfléchissez-y à deux fois !
Si l’on prend le chiffre de 7,5 milliards d’habitants pour la
population mondiale, même en cas d’un scénario pessimiste,
l’espèce humaine survivra… mais dans quelles conditions
et pour combien de temps ? Notamment en cas de guerre
nucléaire, la majorité des grandes villes seront devenues inhabitables contrairement aux espaces désertiques, montagneux
ou aux îles. Par contre l’augmentation de la radioactivité et
la contamination généralisée des populations produiront des
souffrances atroces et des morts prématurées (cancers, leucémies…) des naissances d’enfants difformes ou mutants,
et l’on assistera probablement à la prolifération d’espèces
opportunistes qui résistent mieux à la radioactivité, notamment chez les insectes.
Vient ensuite le scénario très, très pessimiste qui verrait
s’ajouter aux catastrophes provoquées par l’homme, une
météorite géante, un méga tsunami, un violent changement
climatique… Parce que là, à part les commandements militaires dans leurs bunkers, les quelques milliers d’abris antinucléaires personnels et les habitants de contrées désertiques
ou montagneuses, il n’y aura plus grand monde à la surface
de la Terre. Le globe sera devenu une immense étendue hostile pour toutes les formes de vie évoluées et redeviendra le
royaume des plantes et des insectes. Mais même pour les
quelques millions de survivants se posera très rapidement le
problème de la nourriture et de l’eau potable.
l’évolution humaine
Imagine…
Reste enfin le « happy end » hollywoodien, le paradis sur
terre, la venue d’un phrophète, mais non, diront certains ; messie renchériront d’autres. Imagine un monde sans frontières, l’humanité enfin réconciliée avec elle-même, les êtres
humains libérés du carcan des religions vivant en harmonie, tous frères et sœurs, enfants de la lune et du soleil, se
baignant nus dans une mer de félicité, enivrés d’Ambroisie
et dansant au rythme des tambours célestes… oui, j’avoue
avoir une petite préférence pour ce scénario, même si cela
demanderait de toute évidence un miracle : et pourquoi pas
dit l’enfant qui sommeille en moi, humain émerveille-toi,
émerveillons-nous !
Dans notre évolution, nos relations géopolitiques et notre
rapport à la planète, il y a une partie que nous pouvons
contrôler et une autre qui est du domaine du « destin ». Je
ne suis pas très optimiste quant à l’intelligence et à la sagesse
du troupeau pour changer radicalement de cap. Je crains
fort que nous devions assister d’abord à un effondrement
violent et désespéré de notre civilisation ou à une prise de
conscience quasi miraculeuse pour peut-être en bâtir une
autre sur des bases nouvelles et pourtant ancestrales : une
fédération humaine pour l’humain, gérée par l’humain. Mais
en serons-nous capables ?
23
Les quelques personnes qui comprennent ce système, ou bien seront
intéressées à ses profits, ou bien dépendront tellement de ses faveurs
qu’il n’y aura pas d’opposition de la part de cette classe, alors que
la grande masse du peuple intellectuellement incapable de comprendre les formidables avantages que tire le capital du système
portera son fardeau sans complainte et peut-être sans s’imaginer
que le système est contraire à ses intérêts.
Banque Rothschild – 1865
In Gold we trust
Toutes les civilisations ont eu un début et une fin. Celle des
Incas, des Égyptiens, de la vallée de l’Indus, du Siam… ou plus
proche de nous la civilisation grecque dont nos sociétés occidentales sont les héritières directes. Pourquoi ces civilisations
se sont-elles éteintes ? Catastrophes naturelles, changement
climatique (déjà), envahisseurs, épidémies, guerres civiles…
toutes ces causes sont certainement plausibles et peuvent
expliquer la disparition d’une société, voire d’un empire, mais
pas d’une civilisation avec sa langue, sa culture, sa mystique…
Lorsque des plaques tectoniques de la croûte terrestre
rentrent en divergence ou en collision, les forces ainsi créées
génèrent des éruptions volcaniques, des tremblements de
terre, des tsunamis… Similairement, une civilisation est
engloutie ou consumée, lorsque ses principes fondateurs
rentrent en conflit intense avec la plaque du Réel. Ainsi l’Occident – qui fut une civilisation bâtie sur la croyance en un
Dieu bienveillant où chaque créature s’efforçait de se rapprocher du « Divin » – pratique depuis 3 siècles le culte du progrès technologique et l’adoration du veau d’or. Dans cette
nouvelle religion, l’homo sapiens n’est plus une créature,
mais s’est autoproclamé « Créateur » et prétend résoudre
par la raison et la science les problèmes et les aspirations
fondamentaux de l’être humain. Ce qui pouvait sembler un
projet « bien sous tous rapports » sur le papier, s’est révélé
dans le Réel une ignominie et une escroquerie fondamentale :
comme souvent on a oublié de mettre « cupidité » et « soif
de pouvoir » dans l’équation avant de vendre au monde la
religion maçonnique de liberté, égalité, fraternité. Mais souvenez-vous, pas de liberté pour les ennemis de la liberté, pas d’égalité pour les pauvres et pas de fraternité pour ceux qui ne
sont pas « des nôtres ». La principale liberté ayant été de tout
réduire en marchandise physique et émotionnelle, car dans
25
cette religion, il n’y pas de marchands du temple : le temple
appartient aux marchands ! Trois siècles plus tard, les résultats sont là : dégradation furieuse de la planète, de la faune,
de la flore ; inégalités abyssales ; déliquescence des relations
familiales et intergénérationnelles ; appauvrissement architectural, musical, artisanal ; nourriture exécrable et narcodépendance médicamenteuse généralisée… entre autres. L’état
d’insatisfaction chronique du citoyen matérialiste est au-delà
des espérances de nos maîtres marchands. Pas d’insatisfaction chronique : pas de fétichisme de la marchandise. Pas de
fétichisme de la marchandise : pas d’esclavage salarial-crédit.
Pas d’esclavage salarial-crédit : pas de capitalisme possible !
Réduit aujourd’hui à une société païenne basée sur la vénération du totem $ et l’adoration des dieux du stade et des
idoles du showbiz, l’Occident ne peut qu’imploser de ses
contradictions structurelles. Tout comme les intermittents
du spectacle politique, réduits au « vaudeville médiatique »
ont renoncé depuis longtemps à toute vision créatrice, à tout
élan vivifiant, à toute utopie… et se contentent de présenter
un menu d’amuse-gueules émotionnels et une farandole de
déserts analytiques susceptibles de provoquer chez l’électeur
au cerveau atrophié, le vote amnésique.
Comme il est écrit sur le dollar américain In God we trust, sans
que l’on sache vraiment si c’est en Dieu à qui l’on croit ou
si le dollar est devenu notre Dieu. Ce rapport incestueux du
pouvoir financier avec le religieux est un des fondements des
sociétés moneycratiques. Nous vivons de façon évidente la
fin d’une civilisation, une de plus pourrait-on dire ? Peutêtre, mais notre situation est unique dans l’histoire de l’humanité, car si nos sociétés sont de structures primitives, elles
sont « technologiquement » très avancées. Ce qui donne une
situation explosive, un peu comme distribuer des fusils d’assaut chargés à des enfants d’une classe maternelle. La question n’est pas de savoir si un drame se produira ou pas, mais
quand il se produira et combien il y aura de morts ?
in Gold we trust
Non seulement l’espèce humaine a de quoi détruire en
quelques minutes toute forme de vie évoluée à la surface
de la Terre, mais elle a déjà commencé par la pollution et la
déforestation ; l’exploitation aveugle des océans et des terres ;
l’utilisation massive d’antibiotiques qui crée des souches
virales hyper résistantes ; les manipulations transgéniques
qui produisent des espèces animales ou végétales très fragilisées… et la liste exhaustive serait trop longue. Ajoutez à
cela les guerres de religion et les conflits interethniques, nous
assisterons très probablement au cours du XXIe siècle à des
catastrophes d’une ampleur jamais connue dans l’histoire de
l’humanité. Que ce soit des catastrophes nucléaires ou (et)
bactériologiques, des pandémies, des guerres mondiales et
civiles accompagnées de famines et de génocides auxquelles
une grande partie de l’humanité est déjà confrontée…
Et puis bien sûr l’effondrement inévitable du système financier mondial aux fondements en putréfaction, et de la monnaie fiduciaire, talon d’Achille des moneycraties. En effet,
comme son nom l’indique, « fiduciaire » (fiducia, confiance
en latin), n’a de valeur que celle que lui accorde les croyants
du dieu argent, le fameux In Gold we trust imprimé sur le billet
vert. Dans l’économie réelle, aujourd’hui, le dollar ou l’euro
ne valent absolument plus rien, et ce n’est que par la dévotion aveugle et la terreur du vide que les castes dominantes
arrivent encore à faire croire le contraire au Cheptel humain.
Mais pour combien de temps ? Vous pensez probablement
que le bateau Monde ne peut sombrer, puisqu’il est insubmersible. Laissez-moi vous conter une histoire, moi qui ai
vécu le naufrage du Titanic…
Le naufrage du Titanic
J’étais sur le pont du Titanic cette nuit-là, avec mes jumelles
de vue nocturne et j’ai vu un putain d’iceberg, gros comme
deux tours de Manhattan se profiler à l’horizon.
27
J’entendais les relents de l’orchestre qui jouait la chanson
Tu n’es plus là depuis que tu es partie, les rires futiles de gens
s’enivrant de Champagne et de Martini. Les femmes avaient
mis les toilettes qui vendaient au mieux leur viande parfois
avariée, ça draguait dur sur la piste de danse et ça baisait à
couilles rabattues dans les cabines. Quelques hommes d’affaires pensaient à quelques coups juteux qu’ils pourraient
faire en arrivant en Amérique et aux gens qu’ils pourraient
arnaquer, plus-values, investissements, usure… ce qui leur
procurait même un début d’érection. Des midinettes regardaient La Nouvelle Star 1912 à la télé à bougies, Kevin singeant en anglais avec un accent à couper au couteau Baby
don’t go, I love You so… Et puis y aura ensuite Jeny Fair qui imitera Barbant Stressant dans Tonight is bright, I feel alright avec
tous les trémolos pleurnichards dans la voix du marchand de
tapis jurant sur la tête de sa mère que là, vraiment il peut pas
à ce prix, qu’on le saigne à blanc…
Je me souviens d’abord, être resté figé dans un mélange de
fascination et de terreur : enfin il se passait quelque chose
dans ce voyage ennuyeux. Puis, l’instinct de survie reprenant
le dessus, je me suis mis à hurler Iceberg, iceberg en vue ! Les
promeneurs sur le pont m’ont regardé d’un air bizarre et
inquiet, j’ai couru vers le poste de pilotage toujours en hurlant iceberg, on fonce vers un iceberg ! Les membres d’équipage
m’ont plaqué au sol, puis le commandant du bateau s’est
approché et m’a dit : Calmez-vous jeune homme, le Titanic est
insubmersible, nous ne risquons rien contre un petit bloc de glace qui
dérive… faites-lui une piqûre pour le calmer !
Ce sont là les derniers mots que j’ai entendus avant de sombrer dans l’inconscience, et ce n’est que plus tard que le
contact de l’eau glacée me réveilla. Lorsque j’ai coulé, je n’ai
ni souffert ni eu peur. L’océan m’accueillait à nouveau en son
sein, comme si je ne l’avais jamais quitté. Vous pensez peutêtre que le naufrage du Titanic est un accident maritime et
que cette histoire appartient au passé ? Vous vous trompez !
in Gold we trust
Ce qui s’est passé cette nuit-là est tellement « fabuleux de
connerie » et hélas, tellement actuel, qu’il est bon de s’y arrêter un moment.
Ce bateau était le plus gros, le plus beau, le plus cher, le plus
insubmersible, le plus high-tech des bateaux construits par
la main de l’homme. Dans l’esprit embrumé des membres
de l’équipage, le fait même qu’il puisse couler était inconcevable. D’ailleurs pour un bateau qui pouvait transporter 3 300 personnes on avait prévu que 1 180 places sur les
canots de sauvetage. Lorsque le Titanic reçut plusieurs messages de divers bateaux lui signalant de grands icebergs à
proximité, l’équipage n’en tint pas compte et poussa même
les moteurs du paquebot à fond, dans l’objectif de décrocher
le « Ruban bleu » (récompensant la plus rapide traversée de
l’Atlantique). Enfin, lorsque le veilleur aperçu le gros glaçon,
le 1er officier William Murdoch, alors de quart, a paniqué et
au lieu de diriger le Titanic à la gauche de l’iceberg, a barré
dans le mauvais sens. Détail particulièrement symbolique,
pendant que le bateau sombrait, les 8 musiciens jouèrent du
pipeau à blaireaux et périrent tous noyés…
Pour mettre un dernier glaçage sur le gâteau de la connerie,
98 ans après que le Titanic eut coulé, la petite-fille de Charles
Lightoller, le plus haut gradé des membres d’équipage à avoir
survécu, expliqua dans un livre que : « Bruce Ismay, le président
de la compagnie White Star Line, n’a pas trop apprécié qu’une collision avec un iceberg mette en doute l’insubmersibilité du navire. Sûr
de son fait, il aurait ordonné de poursuivre la route, plutôt que d’attendre un lent naufrage ou un honteux remorquage. Sans cette fuite
en avant, qui aurait duré dix minutes, mon grand-père estimait que
le bateau aurait pu flotter encore ».
Comprenez que nous sommes toujours embarqués sur le
Titanic, avec le même aveuglement, la même morgue hautaine, qui nous fait croire dur comme fer que notre système
économique est insubmersible, qu’on peut piller et chier sur
la planète indéfiniment à boyaux déployés. Même si nous
29
recevons tous les jours des dizaines de messages Attention iceberg à proximité, collision imminente ! La seule chose que nous
faisons est de nous poser sur la piste de danse en écoutant
Oh bébé, bébé, j’ai l’kiki tout dur…
15 avril 1912 – 2h18 : les lumières du plus grand paquebot
du monde clignotent encore une dernière fois, puis il se brise
en deux. Alors que la partie avant coule, l’arrière flotte encore
quelques instants jusqu’à sombrer à son tour.
2 heures et 40 minutes après une collision due à la bêtise,
aux négligences et à l’aveuglement des officiers du paquebot,
1500 vies humaines étaient englouties : dont 38 % des premières classes, 59 % des deuxièmes classes, et 75 % des troisièmes classes… devant la mort aussi, le système des classes
fonctionne toujours !
Pas que je sois « obsédé » par les naufrages, mais je trouve
qu’il y a là, condensé, toute la connerie, la lâcheté et la tragédie humaine… Dernier en date, le ferry coréen Sewol, ayant
sombré en avril 2014 avec plus de 300 morts au large de
Jindao en mer de Corée. Le capitaine a quitté le navire dès
l’arrivée des secours, abandonnant les passagers en perdition
qui avaient pour seule consigne de « rester immobiles » dans
leur cabine. Mot d’ordre qui se révéla fatal pour la majorité
d’entre eux, emportés par le fond avec le navire, alors que vu
la rapidité des secours, ils auraient eu de bonnes chances de
survie en allant sur le pont avec leurs gilets de sauvetage et en
essayant de déployer les canots ou au pire de se jeter à l’eau
avant que le bateau ne coule. Seulement 2 canots de sauvetage furent jetés à la mer, mais presque tous les 33 membres
de l’équipage sont sains et saufs… ouf, c’est le principal !
Prostré, le visage camouflé sous une capuche pour s’abriter des flashs, le capitaine Lee Jun Seok répète je suis désolé
au policier qui l’interroge. Selon la version officielle, le navire
après s’être écarté de sa route habituelle aurait fait un virage
soudain entraînant une forte gîte incontrôlée et le ripage de la
cargaison en forte surcharge (1000 tonnes autorisées, 3600
in Gold we trust
embarquées) provoquant le naufrage en moins de deux heures. Tout est dit ! Surtout restez immobile pendant que le bateau
sombre… et je suis sûr qu’après le grand effondrement, les
hommes de paille qui nous gouvernent diront aussi nous
sommes désolés ! Pourtant, les seuls qui aient survécus sont
les veules membres d’équipage qui savaient pertinemment
que le bateau allait couler et les passagers qui ont désobéis aux ordres… tirez-en les conclusions qui vous semblent
pertinentes !
Kang Min-kyu le vice-principal du collège organisateur du
voyage, a pu être sauvé du naufrage. Et bien qu’il ne soit en
rien responsable de ce naufrage, il s’est pendu à Jindo, près
du gymnase où logeaient les proches des victimes. Dans une
lettre découverte dans son porte-feuille, il expliquait : « Survivre seul est trop douloureux alors que 300 vies sont portées disparues... J’en prends toute la responsabilité ». Il y exprimait aussi sa
dernière volonté d’être incinéré et que ses cendres soient dispersées sur le lieu du naufrage « pour que je puisse être le professeur au paradis de ces enfants disparus ». Ce mec avait encore un
sens de l’honneur tout asiatique, peut-être mal placé, mais
d’honneur tout de même.
Mais ne vous inquiétez pas, les dirigeants du bateau Monde
eux ne se suicideront pas, car lorsqu’on accède au pouvoir,
l’honneur est la première chose à laquelle on renonce, vient
ensuite la parole donnée et l’honnêteté. Par contre, comptez
sur eux pour sabler le Champagne et se faire fellationner par
quelques comédjournalechanteuses qu’ils auront pris soin
d’emmener avec eux sur leurs îles privées où leurs bunkers 3
étoiles… (non, 5 étoiles en bunker, y’a pas !)
Incompétents, orgueilleux, bornés… les hommes qui sont
aux commandes du bateau Monde diront certainement après
son naufrage comme le fabuleux commandant du Concordia
après qu’il eût abandonné son paquebot naufragé : « Grâce à
moi, des milliers de vies humaines ont été sauvées… »
31
À qui profite le crime ?
Si vous voulez savoir au service de qui sont les politiques,
les journalistes, les comédiens, les sportifs… regardez qui
finance les partis, les états, les journaux, les films, les clubs…
curieusement ce sont à peu près les mêmes.
Les castes dominantes, tout comme le capitalisme ont très peu
de créativité, beaucoup de perversité, de manières diverses et
subtiles d’engraisser le Cheptel humain, mais très peu de vraie
créativité. C’est-à-dire cette capacité à imaginer un autre possible, d’autres relations, d’autres beautés… Il suffit de regarder l’affiche d’un candidat politique. Le travail graphique est
plat et convenu, la typographie est besogneuse et efficace –
c’est écrit gros, quoi – et les photos… ah les photos, quelle
tristesse : sourire Colgate et l’air nigaud pour de belles promesses de mensonges ! C’est exactement la même affiche
insipide que celle du candidat d’à côté et la même qu’il y a
20 ans et y’a écrit en gros « Le changement c’est maintenant ! » Si
t’es même pas foutu de changer la conception d’une affiche,
qu’est-ce que tu vas changer au monde ?
Ça vaut aussi pour l’argumentaire faiblard des employés à
la propagande des castes dominantes (politiques, journaleux,
artistes, « philosophes »…). En France, grosso modo, ils ont
trois leitmotivs qu’ils ressortent à tout bout de champ lorsqu’ils n’ont plus d’arguments :
•• Alors oui bien sur, c’est la théorie du complot, ah, ahh…
oui bien sûr… ah, ahh je me gosse !
•• Ça nous rappelle les heures les plus sombres de l’histoire… (généralement avec du trémolo dans la voix )
•• C’est bien la preuve qu’il est antisémite !
À part le fait que ça ne veut pas dire grand-chose, ça marche
assez bien en passage télé avec n’importe quoi, essayez, vous
verrez ! Par exemple, si votre femme ou votre mari rentre le
soir en disant Chérie, je suis passé chez le boulanger et il n’avait
plus de pain ! Répondez-lui au choix : Alors oui bien sûr, c’est la
in Gold we trust
théorie du complot… ou Ça me rappelle les heures les plus sombres de
l’histoire… ou C’est bien la preuve qu’il est antisémite ! Ça marche
avec n’importe quoi, existe aussi en noir et en finition luxe !
Les grandes compagnies d’assurances sont nées avec les
armateurs de commerce maritime qui jouaient à quitte ou
double à chaque traversée vers les Indes ou la Chine. Intimement liées aux banques, elles sont devenues aujourd’hui l’esprit malin de nos moneycraties. À part les banques centrales
dont les achats restent anonymes, les plus gros acheteurs
privés de la dette française sont surtout des assurances :
1• AXA Investment
2• Allianz Global Investors
3• MMA Finance
4• CM-CIC Asset Management
5• BNP Paribas Asset Management
6• CNP Assurances
7• Amundi
8• Covéa Finance SAS
9• Matmut
10• AEGON Investment Management
Faut quand même avoir beaucoup de sous sous pour acheter
de la dette… non ? Car concrètement, il n’y a pas un seul analyste financier au monde qui peut prétendre que cette dette
ait une chance, même minime, d’être jamais remboursée,
c’est mathématiquement impossible… alors ? Les banquiers
et les assureurs sont de doux rêveurs, altruistes ou philanthropes… ou alors ils sont en train d’acheter quelque chose,
de mettre en place un nouvel ordre économique. Mais le gros
des acheteurs de la dette (environ 50 % ?) reste les banques
centrales et les fonds souverains d’Asie et du Moyen-Orient.
Traduisez, pétrodollars et produits manufacturés chinois qui
seraient bien embêtés si l’Europe et les USA qui sont leurs
principaux clients se retrouvaient en cessation de paiement.
33
Alors ils prêtent de l’argent au mendiant pour que le mendiant puisse acheter son Kebab dans leur restaurant.
Lorsque vous hypothéquez votre maison, vous pouvez toujours l’habiter avec votre famille, inviter vos amis, vous êtes
toujours « chez vous »… à part que ce n’est plus à vous. Du
jour où vous avez hypothéqué votre maison, elle appartient à
la banque et vous n’êtes qu’un occupant provisoire tant que
vous continuez à rembourser votre emprunt. Pour un état
c’est pareil, la France n’est plus un état souverain, elle n’appartient plus aux hommes et femmes qui y vivent. Les grandes
entreprises, les grands hôtels, châteaux, vignobles, tableaux…
tout ce qu’a produit le travail et le génie de peuples vaillants
et créatifs et qui a fait la grandeur et la culture de nos civilisations est bradé aux plus offrants par les tapins des castes
dominantes que l’on nomme « politiques »…
Tous les mercenaires du pouvoir (professeurs, policiers, militaires, magistrats…) ne sont plus payés, de fait, que par les
banques et assurances auxquelles l’État français doit emprunter chaque mois pour leur jeter leurs trente deniers en pâture.
À votre avis, au service de qui sont ces mercenaires, à qui
obéissent-ils ? Et quand, dans 20 ou 30 ans nous n’aurons
plus rien à vendre, nous réaliserons alors, mais un peu tard,
que nous sommes devenus les esclaves des grandes banques
et assurances mondiales. Nos politiques ne s’en rendent-ils
pas compte, sont-ils vraiment si cons que ça ? Naïfs peutêtre ? À moins que ce ne soit justement le projet, faire de
nous des émigrés du néant au service des castes dominantes.
Des sans racines, des sans passé, des sans genre, des sans
défenses immunitaires, des sans culture, des sans idéaux, des
sans couilles, des sans cœur, des sans foi, des sans honneur,
des sans odeurs, des sans bonheur… les bestiaux idéaux pour
constituer le Cheptel humain gardé par des mercenaires qui ont
des crédits à rembourser et une famille à nourrir ! Parce que c’est
aussi comme cela qu’on tient les hommes et les femmes du
Cheptel : par les couilles et les ovaires… ou plus précisément
in Gold we trust
par le produit des dits organes, leur progéniture qui permet
aux castes dominantes d’enchaîner par cet attachement affectif le Cheptel humain de façon durable et naturelle. À part
que dans la nature une lionne se battra jusqu’à la mort ou
presque pour défendre sa progéniture, là où l’humain la livre
aux mains des charognards sans même une esquisse de résistance. Les charognards de l’enseignement, des religions, de la
médecine, de l’alimentation, de la télévision… Pourquoi pensez-vous que les pédophiles du cœur (et pas que) qui nous
dirigent dépensent des milliards en endoctrinement scolaire,
familial, publicitaire, cinématographique… pour nous expliquer, que tu dois sacrifier ta vie, pour celle de tes enfants ! Mais
pauvre tâche, quel est le destin prévu pour tes mômes… à
ton avis ? Le même que le tien, celui d’esclave ! Parce que tu
n’as pas eu le cœur de vivre debout, parce que toute ta vie tu
as courbé l’échine, parce que la peur de manquer ou de finir
SDF… font que finalement on arrive très bien à dresser l’humain comme un chien avec quelques croquettes…
Alors, elles sont pas belles les chaînes de l’esclave moderne ?
Plus de fers, plus de menottes et pourtant un contrôle et une
servitude totale puisqu’il ne pense même plus à s’échapper,
puisque son désir même de liberté a été remplacé par celui de
posséder. Car rappelons-nous ce que nous explique depuis
l’enfance les employés de la pensée arrangeante, il existe 2
sortes de sociétés fondamentalement différentes :
•• Les gentilles sociétés démocratiques qui ont d’excellentes
raisons d’être totalitaires pour défendre la « liberté »…
•• et les méchantes sociétés totalitaires qui elles n’ont pas
de bonnes raisons de l’être…
La différence est effectivement abyssale…
voire abracadabrantesque !
35
La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences
de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient même pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce à la
consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de
leur servitude…
Introduction au Meilleur des mondes d’Aldous Huxley
Les castes dominantes
Peu importe le nom qu’on leur donne, il faut bien en choisir
un et s’y tenir pour faciliter la compréhension : Tribu, confrérie, ordre, compagnie, fraternité, sororité, ligue, guilde, réseau, association, hanse, corporation, groupement, communauté, compagnie,
colonie, alliance, coalition, fédération, organe, chambre, consortium,
congrégation, patronage, amicale, mutuelle, cercle, communauté,
coterie, société secrète, club, gang, mara, triade, bande, clique, clan,
cabale, faction, cartel, parti, mafia, lobby, secte, syndicat, caste…
Avec « sexe », ça doit être un des mots qui a le plus de synonymes, mais dont il est tabou de parler. En effet les castes
dominantes ne peuvent garder les petites gens sous leur joug,
que par la terreur, la culpabilité et le mythe de la démocratie : Vous êtes traités comme des merdes, mais en vrai c’est vous les
boss ! Les employés à la propagande (qui aiment à se nommer
entre eux « journalistes » ou « professeurs ») vous expliqueront que : Il n’y a pas de caste, nous vivons dans une société fondée
sur l’égalité des chances et liée aux mérites et au talent individuel !
Mais comme dit le proverbe, si nous sommes tous égaux,
certains le sont plus que d’autres… Commençons donc par
comprendre un peu le fonctionnement des castes dominantes
et la notion de sphères de pouvoir réel et de pouvoir politique, qui sont deux choses totalement différentes.
caste : groupe social attaché à ses mœurs et à ses privilèges
qui exclut toute personne étrangère.
castes dominantes : ensemble des personnes possédant les
richesses, le pouvoir réel et exploitant le Cheptel humain.
Le système de castes existe ouvertement en Inde depuis des
millénaires de façon relativement harmonieuse (tant qu’on
croit au Karma). Aussi vieilles que les civilisations humaines,
nommées hordes ou tribus dans leur forme primitive, voyons
voir comment fonctionnent les castes dominantes au 21e siècle.
37
Sphères des pouvoirs
Pouvoir réel
Les castes dominantes font la traite du Cheptel humain.
Elles créent et financent les partis politiques,
contrôlent l’enseignement, les médias, l’art,
la finance et l’industrie.
Pouvoir politique
(maires, députés, ministres…)
Pouvoir exécutif
Armée, police, administration, pour
garder le cheptel
dans son enclos.
Pouvoir législatif
Pouvoir judiciaire
Création de lois
visant à asservir le
Cheptel et à rendre
sa captivité légale.
Interprétation des
lois selon
les désirs de leurs
employeurs.
Obscurantisme
Travaille pour les castes dominantes et
consomme les produits manufacturés par et pour eux (nourriture, drogues légales et illégales, habillement,
habitation, sexe, divertissements…).
Divertissement
Terreur
Culpabilité
Cheptel humain
les castes dominantes
Fonctionnement des castes dominantes
La mise en exploitation « libre et démocratique » du Cheptel
humain, ne peut se faire à grande échelle que par un endoctrinement dès la plus tendre enfance et une domination spirituelle omnipotente afin de réduire l’humain à un objet de
consommation et une créature à désirs/consommer.
D omination
matérielle
•• Finance
: devenue omnipotente bien qu’en phase de
décomposition finale, la finance internationale n’est rien
d’autre qu’un vaste système de Ponzy.
•• Industrie : c’est elle qui invente, produit et gave le Cheptel
humain des marchandises de l’illusoire.
•• Commerce : contrôle aujourd’hui la production des matières premières et de l’agriculture, la grande distribution,
l’art, la santé…
•• Armée & police : fondement et recours ultime des états
totalitaires, ils conservent une grande influence sur l’industrie de l’armement et la géostratégie.
•• Mafias, syndicats, ONG : hommes de mains sales des
castes dominantes, ils régulent l’emploi, le logement, le commerce des narcotiques, la prostitution, les divertissements,
donc les luttes syndicales et les révolutions.
D omination
spirituelle
Qui contrôle l’enseignement, la science, l’histoire, les médias,
et la religion, contrôle les esprits, donc les corps consommants.
•• Noblesse : garde encore une réelle influence dans l’armée, l’agriculture, l’art, la religion, le patrimoine…
•• Franc-maçonnerie : religion officielle et obligatoire de
l’armée, de la police, de la justice, de l’enseignement, et de
la politique.
•• Banco-sionisme : fer de lance du capitalisme, a la
mainmise sur l’inculture, donc les médias, le cinéma, la
39
publicité, le divertissement (donc la politique) et une forte
influence sur l’industrie de la santé et la finance.
•• Politiques & hauts fonctionnaires : hommes de paille des
castes dominantes, ils contrôlent l’Endoctrinement national
et exercent les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
•• Sportifs, artistes & journalistes : les gros chèques qu’ils
reçoivent pour taper dans un ballon, faire des pets sur
scène ou lire un prompteur en font les kapos zélés des
castes dominantes.
G enèse
des castes
Bien trop faible, pour conserver seul un territoire, labourer la
terre, chasser… le groupe était la seule stratégie de vie possible
pour l’Homo Sapiens. Le gang est la subsistance la plus primitive de la caste, identique à elle dans son fonctionnement. À
part l’ampleur des moyens, et la complexité structurelle quelle
différence entre un gang et une société ?
« Maras ou pandillas, ces bandes de jeunes ultraviolents qui ont
bouleversé en quelques années le paysage politique et social de
toute l’Amérique centrale. 35 000 mareros rien qu’au Salvador, un
meurtre toutes les deux heures… Tatoués sur le front, le nez, les joues,
le cou, toute leur peau s’exprime pour eux. Des petites larmes sur les
pommettes, une pour chaque meurtre commis, deux cornes juste à
l’extrémité des sourcils pour signifier que l’on a affaire à un tueur, un
misionero ou pistolero, des portraits de femmes aussi sur le torse, des
crucifix encore et des couronnes, des couteaux. “La mara est une
famille, une expérience différente par rapport à ce que nous
offre ce pays où tous les cadres sociaux ont volé en éclats.
Elle nous apprend le respect et les règles de solidarité…” »
Nicolas Bourcier – Le Monde
Bien loin de moi, l’idée donc de dénigrer les castes en tant
que telles. Comme nous le verrons, si certaines sont utiles et
productrices, la grande majorité est de type parasitaire. Mais
dans la nature, même les parasites ont leur utilité et vivent
souvent en symbiose avec leur hôte, c’est ce que l’on nomme
les castes dominantes
« vivre en intelligence ». Dans le capitalisme dégénéré, les
castes parasites ont perdu toute mesure et toute utilité.
En 1789, l’idée d’une société démocratique et humaine avait
germé dans l’esprit de certains, malheureusement elle ne fut
jamais concrétisée et la Révolution française ne fut que celle des
marchands qui imposèrent la liberté des profits maximums
et sans limites. Pour cela, ils imaginèrent une nouvelle classe
d’esclaves plus rentable et plus qualifiée que les « esclaves
traditionnels » qu’il fallait non seulement acheter, surveiller,
nourrir et entretenir à vie, mais qui surtout n’avaient aucun
pouvoir d’achat. L’esclave salarié était né : il ne coûte rien à
l’achat, souvent plus qualifié, jetable à souhait, et en échange
d’un modeste salaire, il se présente de lui-même tous les
matins aux portes des usines, et va, le soir venu, claquer le blé
qu’il a gagné dans la journée, dans les bordels du fétichisme
de la marchandise de ses employeurs…
Le projet de démocratie fut définitivement enterré en mai
1871 avec l’extermination sanglante du peuple de Paris qui
donna lieu à une suite de régimes totalitaires pour finir en
apothéose dans les années 60 à notre régime votato-stalinien. Robespierre avait vu juste quant à la dérive que prendrait la non-Révolution française : « Le gouvernement est institué pour faire respecter la volonté générale ; mais les hommes qui
gouvernent ont une volonté individuelle, et toute volonté cherche à
dominer. S’ils emploient à cet usage la force publique dont ils sont
armés, le gouvernement n’est que le fléau de la liberté. Concluez
donc que le premier objet de toute constitution doit être de défendre
la liberté publique et individuelle contre le gouvernement lui-même. […] Voilà pourquoi les satellites féroces des despotes de l’Europe
ont ravagé nos moissons, incendié nos cités, massacré nos femmes
et nos enfants ; le sang de trois cent mille Français a déjà coulé ; le
sang de trois cent mille autres va peut-être couler encore, afin que le
simple laboureur ne puisse siéger au Sénat, à côté du riche marchand
de grains ; afin que l’artisan ne puisse voter dans les assemblées du
peuple, à côté de l’illustre négociant ou du présomptueux avocat, et
41
que le pauvre, intelligent et vertueux, ne puisse garder l’attitude d’un
homme, en présence du riche, imbécile et corrompu ! ». Effectivement la démocratie n’a jamais pu fleurir et le peuple vit toujours sous le joug des tirants, mais à la puissance 10 !
En 2007, Lloyd Blankfein, président de Goldmann Sachs a
touché la plus grosse prime de fin d’année encore jamais
attribuée à un PDG : 54 millions de dollars. Les spécialités de Goldmann Sachs ? Fusion-acquisition, trading sur
actions, obligations, matières premières, produits dérivés…
En français simple, on nomme cela de l’escroquerie à grande
échelle ! Donc, cet homme de peu qui a largement contribué
à la crise des subprimes et qui a touché des dizaines de millions de dollars pour avoir fait mettre à la rue des milliers de
familles américaines a une idée de génie lorsqu’en 2009 sa
banque se retrouve en difficulté. Il appelle son ami de la Maison-Blanche, Secrétaire du Trésor américain et ancien PDG
de Goldman Sachs jusqu’en 2006 (mais ça n’a certainement
aucun rapport) et lui dit :
–– Écoute Paulo, ch’uis un peu dans la merde là, y’a les
connards à qui j’ai refilé mes subprimes en bois qui veulent
me faire la peau. On a bien quelques milliards planqués
dans des paradis fiscaux, mais ça me chagrinerait d’y toucher… c’est affectif !
–– Bon OK, Blanky, je vais voir ce que je peux faire, mais tu
sais qu’on a plus une tune au Trésor !
–– Et Paulo, j’ai une idée hyper gonflée qui m’est venue en
chiant ce matin, je sais que c’est ignoble, mais pourquoi
on ferait pas rembourser à toutes ces sous-merdes, l’argent
qu’on leur a déjà escroqué ? Ça serait l’État américain, donc
eux, qui passeraient le restant de leur vie à éponger nos dettes
et nous on garde tout le beau pognon qu’on a de côté… c’est
énorme non, mais tu crois qu’on pourrait le faire ?
–– Yes we can !
Vous pensez que j’exagère, vous avez le droit de le penser. Vous
les castes dominantes
pensez que c’est caricatural, ça ne l’est pas ! Car à part ce dialogue imaginaire, c’est exactement ce qui s’est passé en 2009
lorsque la caste banco-sioniste a réalisé le plus grand casse
de tous les temps avec la complicité des politiques verreux et
pétochards de tous les états du monde libre et démocratique !
Noblesse
La plus ancienne et « naturelle » des castes fut sans nul doute
celle des bellatores ou guerriers qui possédait tous les attributs d’une caste dominante : la force, le pouvoir, le territoire,
les denrées…. D’abord purement tribal dans les populations
nomades comme les Mongols ou les Oghouzes qui fondèrent
respectivement l’empire mongol avec Gengis Khan et l’Empire ottoman avec à son apogée Soliman le Magnifique. Dans
cette configuration le « leadership » est basé sur la compétence et l’expérience, et les guerriers partagent de façon plus
ou moins équitable les conquêtes et le butin. On est bien là
dans une économie du Réel, Gengis Khan n’a pas obtenu son
poste en suçant tel ou tel financier ou en allant baisser son
froc au dîner du Fric, mais en montrant par son stratège et
sa vaillance qu’il était le plus compétent pour le job… il était
certainement un barbare, mais avait un minimum de dignité,
contrairement aux barbares du politique qui eux ont pillés
bien plus que des villes et des villages et ont trahi leur peuple
et leurs soldats, sans rien apporter en retour…
Dans les peuples sédentaires d’agriculteurs et d’artisans, le
seigneur était un peu le préfet et le parrain local. Le glaive et
la marmite, protecteur et nourricier des gens rattachés à sa
terre. Et non, le seigneur ne troussait pas toutes les jeunettes
qui passaient à sa portée (les hommes politiques apparurent
plus tard) et n’allait pas chasser dans les récoltes de ses paysans, tout simplement parce que c’était d’abord ses récoltes
et que les paysans étaient des ouvriers qualifiés et rares que le
seigneur avait tout intérêt à garder ! On peut questionner la
43
« moralité » de cette caste dominante, mais pas sa légitimité,
ni son utilité. Et d’ailleurs qu’est-ce que l’impôt aujourd’hui si
ce n’est une forme « civilisée » du pillage ?
Contrairement à la propagande des employés à la mythologie d’État (qui aiment à s’appeler entre eux « historiens »)
le servage n’était pas un statut social dépravant ou inhumain. Bien sûr il y avait des contraintes, bien sûr le travail
était parfois rude… tout comme la vie à l’époque. Je me souviens qu’à l’école maçonnique on nous parlait des « serfs »
qui mourraient affamés, corvéables à merci, et trimant sans
relâche sous le joug d’un seigneur impitoyable, avant que la
raie publique ne vienne les libérer : 150 000 Chouans massacrés, égorgés, violés, noyés, épurés… mais libérés ! Déjà prétendre que le serf « trimait sans relâche » est tout bonnement
faux, puisque l’on comptait plus de 40 jours fériés par an,
en plus des dimanches… à comparer à nos 11 actuels. Les
braves industriels du « libre marché » qui mettent à la poubelle des milliers d’employés chaque année pour engranger
encore plus de bénéfices « oublient » aussi de préciser que si
le serf était rattaché à sa terre, il ne pouvait pas plus en être
chassé. Rattaché et attaché aussi, puisque dans la pratique
rien ne l’empêchait de s’enfuir ou de rejoindre une sauveté. Et
non, le serf ne partait pas une semaine aux Seychelles, ni au
ski à Courchevel… d’ailleurs à cette époque personne n’y partait vraiment ;-) Et pour cause, la notion même de « congés »
est arrivée beaucoup plus tard, avec le règne industriel où le
travail est devenu tellement déshumanisé et « invivable » que
les maîtres ont été obligés de donner un peu de temps libre
à leurs esclav employés. Au passage, ces derniers peuvent
redonner aux entreprises de loisirs qui appartiennent aussi
aux maîtres, les quelques sous qu’ils ont durement gagnés…
tu comprends la combine ou pas ?
Le travail du serf était varié et en harmonie avec les rythmes de
la nature. Cultivateur, éleveur, menuisier, vannier, sculpteur
sur bois, musicien… Et oui le travail était intense à l’heure des
les castes dominantes
récoltes, beaucoup moins l’hiver au coin d’un feu à réparer
les outils ou à sculpter le bois, en écoutant des contes et en
mangeant des marrons…
Maintenant que choisir entre la merveilleuse liberté du
capitalisme industriel de travailler enfermé 8 à 10h par jour, 5
à 6 jours sur 7, dans une usine éclairée par des néons nocifs,
à monter à la chaîne des baladeurs numériques ou mettre
en barquette des filets de poulet putréfiés, avant de rentrer
en train dans une banlieue nauséabonde et m’endormir en
regardant une télévision sordide… ou bien, la très triste vie
du serf et vivre au rythme des saisons, sentir le vent, la pluie,
et les parfums des champs remplir mes poumons, transpirer
sous l’effort et boire l’eau fraîche du puits, danser au son du
chalumeau et du tambourin et honorer la coquine sur un lit
d’aubépine sous le ciel étoilé et profond ? Là j’hésite !
La noblesse légitime s’est éteinte progressivement avec l’apparition de grands royaumes financés par les banques et les
marchands, avec leur noblesse de cour mégalomaniaque,
la corruption, l’incompétence et la soif du pouvoir. Pour en
arriver à la pathétique « Révolution française » de 1789 où
les belles idées d’égalité et de fraternité furent vite remplacées par le massacre des non-alignés, le règne de la pensée
unique et de la terreur qui perdurent encore de nos jours.
La libre circulation des idées (enfin surtout des leurs) et des
marchandises se manifesta abondamment par le pillage
immodéré des ressources naturelles mondiales, l’exploitation
de l’homme à un niveau jamais atteint, la libre circulation de
marchandises inutiles et la répartition des richesses… entre
les riches ! La Moneycratie des marchands, des financiers,
et des crapules était née, causant la destruction de la planète, les guerres les plus meurtrières et inhumaines de tous
les temps, et l’emprisonnement progressif du corps et de l’esprit dans un carcan bien plus contraignant et pervers que les
chaînes de l’esclave… le carcan de l’avoir sans espoir.
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Armée & Police
La caste militaire – évidemment, on ne parle pas ici des
simples troufions, tirailleurs sénégalais et autres grognards –
reste une caste extrêmement puissante, puisque ultimement,
toutes les républiques qu’elles soient dites islamiques, communistes ou libérales sont bâties et perdurent par la force et
la terreur des armes.
À l’origine, chefs de guerre et noblesse étaient une seule et
même chose, chaque membre mâle d’une tribu était un guerrier. Puis, il y eut une qualification spécifique de chef de guerre
et de soldat. N’oublions pas qu’étymologiquement « soldat »
est une personne qui perçoit une solde, des sous, que l’on
soudoie donc… Un soldat est un mercenaire, quelqu’un qui
contre une somme d’argent est prêt à assassiner d’autres
gens… ah pardon, à défendre sa patrie. Comme le petit gars
d’Alsace qui va se battre en Ouganda, car comme on le sait,
les divisions ougandaises sont aux portes de Strasbourg. Ou
les Marins américains qui mettent l’Irak à feu et à sang, car
les Irakiens menacent d’envahir le Texas… En France nous
avons un nain de jardin Général en chef des armées, et qui – à
part de se faire sucer par quelques courtisanes – n’a pas vraiment, comment dirais-je… le profil de l’emploi !
Aujourd’hui les généraux sont surtout des généraux d’apparat, carriéristes, rodés aux intrigues de cours et de loges…
Cependant vu le budget important de l’Armée (2,5 % du PIB)
son influence sur l’industrie de l’armement, et son pouvoir
réel en géopolitique qui permet encore à la France d’envahir
ou de protéger ses intérêts dans telle ou telle colonie africaine, les chefs d’armée restent des personnages importants
que l’on traite avec déférence. Ne serait-ce que parce que la
force brute reste pour les castes dominantes le dernier rempart
contre le Cheptel humain au cas où celui-ci se réveillerait de sa
léthargie et voudrait recouvrer sa liberté ?
les castes dominantes
Marchands
Au commencement étaient les chasseurs-cueilleurs qui
devaient probablement s’offrir ou s’échanger quelques peaux
de bêtes, silex tranchants ou amadouviers entre membres du
même clan. Mais par définition le fruit sauvage mûrissant sur
l’arbre ou le bison paissant dans la prairie n’appartenaient à
personne et ne pouvaient donc se vendre, même si la proie
revenait aux chasseurs. Plus opportuniste que prédateur né,
le chasseur-cueilleur avait certainement la notion de territoire
de cueillette et de chasse familliers, mais c’était avant tout un
nomade, enfant du soleil et des prairies sans limites.
Au néolithique vinrent les agriculteurs-éleveurs ou potentiellement chaque tête de bétail, chaque grain d’épeautre ou
de riz, chaque racine ou salade plantée dans leur jardin leur
appartenaient et pouvaient dès lors être vendues et achetées.
Mais il restait toujours une notion fondamentale qui gardait
ce commerce « humain ». L’agriculteur partageait ou vendait
sa récolte, l’artisan potier ou forgeron sa production. On
était dans la logique du producteur au « consommateur »
et du plaisir de faire, sans intermédiaires, sans maquignons,
sans parasites… Bien plus tard, apparurent les grands marchands d’Orient qui sillonnèrent les mers et les déserts pour
faire commerce de trésors rares provenant des civilisations
les plus avancées et amassèrent des fortunes considérables.
Du fonctionnement de ces grandes caravanes et flottes
naquirent les bases de nos moneycraties :
•• dissociation producteur / vendeur
•• plus-value
•• monnaie de paiement
•• assurances
Souvent liées aux conquêtes militaires, les castes de marchands imposèrent leurs lois du marché. Les Phéniciens
dont les bateaux couvraient la Méditerranée dès le premier
millénaire avant J.-C. ou encore les Parthes dont les longues
47
caravanes empruntèrent quelques siècles plus tard la Route
de la Soie (elle-même héritière de la Route de Jade vieille de
plus de 7 000 ans) de Chine à la ville d’Antioche.
La Route de la Soie fut remplacée progressivement au XVIe
siècle par les routes maritimes des bateaux de la East Indian
Company et la Compagnie des Indes Orientales française et leurs
concurrents portugais et hollandais… À son apogée vers le
milieu du XIXe siècle, un cinquième de la population mondiale vivait sous le joug de la East Indian Company qui avec son
armée de 200 000 hommes fut probablement la plus grande
« Word Compagny » de tous les temps. Elle fut aussi la première « joint-stock corporation » (les investisseurs reçoivent
des dividendes basés sur leur investissement initial) et le
début du capitalisme moderne où 218 marchands obtinrent
le monopole et tout pouvoir pour faire commerce à l’est du
Cap de Bonne-Espérance…
Au cours des siècles, les métaux précieux, le jade, l’ambre,
l’ivoire, le corail, le verre, le pourpre, la céramique, la porcelaine, le vin, l’huile, la soie, les étoffes de lin, les épices, le
thé, le café, le chocolat, l’opium… firent la fortune de ces
marchands dont la particularité était de vendre des produits
« exotiques » qui n’existaient pas sur leur lieu de revente. Soit
que la matière première n’était pas disponible (cuivre, jade,
épices, café, opium…) soit que le savoir-faire technologique
(soie, porcelaine, thé… ) n’était pas connu. Ce qui est rare
est cher, mais pourquoi après tout ? L’or n’est pas un métal
particulièrement utile, trop mou pour en faire un couteau
ou un outil… La production d’or en Égypte remonte à 2 000
ans avant J.-C.. Sur la peau sombre d’un Égyptien ou d’une
Égyptienne, les parures d’or étaient du plus bel effet. L’assimilation de l’or aux rayons soleil lui donna rapidement une
connotation divine et de par son inaltérabilité il accompagna
les défunts de la noblesse et du clergé dans le voyage après la
mort. Tout cela en fit un métal recherché, qui plus est rare…
donc précieux.
les castes dominantes
Plus pratique à transporter et à troquer que du bétail ou
de l’artisanat, il n’en reste pas moins qu’une épée pour un
guerrier, ou un soc de charrue pour un agriculteur (tous deux
en acier) sont de bien plus grande valeur qu’une pièce d’or.
Ainsi pour les gens du peuple des objets plus terre-à-terre et
de moindre valeur servirent aussi de monnaie d’échange : sel,
briques de thé, coquillages, pierres précieuses, noix… moins
pérenne, mais plus pratique ! Pourtant toutes ces monnaies
avaient un point commun : une valeur réelle intrinsèque,
car même si un bout de métal ne se mange pas, on peut en
faire un fer à cheval, une boucle de ceinture, une pioche…
La notion de monnaie papier garantie par un pays ou une
banque arrivera bien plus tard, jusqu’à la dégénérescence
complète du capitalisme avec l’invention de la « monnaie
imaginaire ».
Aujourd’hui les plus grandes fortunes ne se font plus sur la
vente de produits de luxe à une poignée de riches, mais sur
des produits de merde aux milliards de pauvres. Grande distribution et grands fournisseurs d’eau, de gaz, d’électricité, de
téléphonie, d’Internet, concepteurs de logiciels ou réseaux…
sont les nouveaux grands marchands de l’Antiquité, intimement liés à la finance, ils ne produisent rien et sont avant
tout des pillards et des parasites. Et pas qu’au sens figuré, les
grandes fortunes de l’informatique par exemple ont bâti leur
empire en pillant ou rachetant à bas prix des logiciels innovants, puis en s’en octroyant l’exclusivité et en les imposant
commercialement au monde par le dumping et le monopole.
Pratiques mafieuses, normalement interdites par la loi…
Aujourd’hui il serait très facile d’organiser un monde sans
intermédiaires parasites directement du producteur à l’utilisateur. Et les marchands parasites le savent. Pourquoi croyezvous que les grandes marques de chaussures dépensent des
millions de dollars de pub pour vendre leurs pompes puantes
(le pied y respire mal), inconfortables, irréparables et laides ?
Pourquoi des sportifs ou rappeurs collabos se prostituent-ils
49
pour cela ? Et bien parce que vous n’en avez pas besoin, il
faut donc créer artificiellement le désir de les avoir, sinon
personne ne les achèterait. Les grands marchands sont une
caste parasite qui a peut-être eu son utilité dans l’Antiquité,
en important de l’artisanat ou des produits introuvables sur
place. Aujourd’hui on a tout le savoir-faire et les matières
premières qui permettraient une production locale de type
artisanale ou d’industrie familiale. À quoi servent les grands
groupes financiers qui ont pris le contrôle de nos vies avec
l’aide des tapins du politique ? À absolument rien, et leur
plus grande peur c’est qu’un jour nous le comprenions !
Finance internationale
La plus grosse escroquerie jamais imaginée par l’être cupide,
les pillards du monde, les parasites dévergondés a un petit
nom charmant « finance internationale ». La notion de parasite n’est d’ailleurs pas très juste, puisque dans la nature
les parasites ont une utilité et vivent en symbiose avec leur
hôte. Pour la finance internationale, le terme de tumeur
dégénérative serait plus juste. Les mots « vol & escroquerie »
prennent ici tout leur sens. Alors me direz-vous pourquoi
on ne les arrête pas ? Et bien, d’une part c’est eux qui font
les lois et qui gèrent les organismes de contrôle, et d’autre
part, si le système boursier est vaguement légal à la surface,
en profondeur il est d’une telle complexité mathématique et
mafieuse, d’une telle puissance de frappe politique et médiatique, qu’aucun organisme, aucune police, aucun journaliste
n’aura la compétence et le courage suicidaire de s’y attaquer,
sans signer son arrêt de mort professionnel et social dans un
premier temps, voire plus si affinités…
Techniquement, il s’agit d’un numéro de grande illusion,
consistant à faire croire à un public ahuri que les billets imprimés par les banques centrales correspondraient à une contrepartie dans le Réel, notamment la fameuse compensation
les castes dominantes
en or qui fut de règle pendant des siècles. Mais ça fait belle
lurette que la seule valeur d’un billet de 100 $ est le poids du
papier qui le compose et la croyance aveugle de celui qui l’accepte. Mais la monnaie fiduciaire a les mêmes faiblesses que
la mascarade démocratique : le jour ou une masse critique de
gens arrêteront d’imaginer qu’elle vaut quelque chose, elle ne
vaudra plus rien…
Les actions, obligations, options… et autres produits dérivés
qui s’échangent en bourse ne sont plus aujourd’hui qu’un
gigantesque système de Ponzy basé sur des algorithmes
mathématiques instables que plus personne ne contrôle.
Et quelle est la fin prévisible et inévitable d’un système de
Ponzy ? De fait cette dictature économique ne peut fonctionner que par le terrorisme militaire et idéologique de l’Empire
US qui lui permet encore de faire tourner ses planches à billets et imposer le dollar comme monnaie internationale.
Oui, mais que se passera-t-il le jour ou une autre grande
puissance comme la Chine ou la Russie dira je ne veux plus
me soumettre à ta terreur, ton dollar ne vaut pas tripette ? Eh
bien, on se dirigera vers la 3e guerre mondiale qui est de fait
la seule « résolution » possible de la crise financière actuelle.
Tout détruire, pour tout pouvoir reconstruire, régénérer le
Cheptel humain par un abattage massif, faire accepter toutes
les lois totalitaires, rétablir le racisme obligatoire (la guerre
est la forme ultime du racisme vrai) et de l’esclavage (travail non rémunéré), puisque God Bless America of fighting
for freedom for bousiller le bougnoul-chintoc for gratos… Si
vous croyez encore dans votre naïveté d’écolier, que les Nazis
sont les seuls responsables de la 2e guerre mondiale… ben
vous avez dû rater un épisode ou deux de la série La finance
mondiale joue à la roulette russe.
Le jour où la masse bêlante réalisera la nature profondément
maléfique de la grande finance, tous les châteaux de cartes
des maîtres de l’illusoire s’effondreront en quelques heures
et le monde aura une chance de reconquérir son humanité…
51
Industrie
Le travail est certainement la chose la plus noble qui sanctifie
l’être humain… évidemment je ne parle de ce que l’on nomme
« travail » dans nos sociétés dégénérées, souvent ennuyeux et
dégradant, que l’on fait par dépit pour pouvoir se « payer »
le bonheur social. Non, je parle du travail fondateur de l’humain, celui où il a développé son talent et son génie, celui
qui le relit au divin… Je parle de Mozart, du boulanger, de
l’ébéniste, du cordonnier, de Van Gogh, de l’agriculteur, du
mécanicien… Les gens disent : –– Mais je n’ai pas le talent de Mozart !
–– En êtes-vous sûr ? Et même si vous n’avez pas le talent
de Mozart dans la musique, peut-être êtes vous le Mozart
de la mécanique ou des fourneaux, le Van Gogh du maraîchage ou de l’informatique, le Jean-Mimi de la coiffure ?
« Lorsque vous travaillez, vous êtes une flûte à travers laquelle le
murmure des heures se transforme en musique. Toujours on vous a
dit que le travail est une malédiction et le labeur une infortune. Mais
je vous dis que lorsque vous travaillez vous accomplissez une part du
rêve le plus lointain de la terre, qui vous fut assigné lorsque ce rêve
naquit » écrivait Khalil Gibran.
Mais aujourd’hui pour la plupart d’entre nous, le travail est
coupé de l’humain, de la beauté du geste, de la satisfaction
du bel ouvrage. Prostitué, menteur, servile, lâche… voilà les
qualités exigées d’un bon employé, d’un acteur en vue, d’un
serveur dédié, d’un bon communiquant…
Savez-vous qu’au moins un tiers de la nourriture produite
dans le monde est aujourd’hui jetée, que la moitié des objets
manufacturés n’est jamais utilisée et que leur obsolescence
est programmée pour 5 à 7 ans de fonctionnement. Oui un
drap en lin artisanal c’est cher, mais ça dure toute une vie.
Quel intérêt d’avoir 10 draps dans un placard qui ne servent
jamais ou qui sont déchirés après 6 mois d’utilisation ?
–– C’est à la mode, y’a des motifs !
les castes dominantes
–– Ah,
bon parce que vous regardez les motifs de vos draps
quand vous dormez ?
L’industrialisation du travail est une forme moderne de l’esclavage. Coupé du sens, du plaisir créatif, de la responsabilité,
l’employé n’est plus qu’un objet de rentabilité tout comme
un veau que l’on engraisse et que l’on vend à l’abattoir quand
son poids représente le meilleur rapport de rentabilité. Au
18e et 19e siècle, la plupart des patrons des grandes manufactures – pourtant avides de bénéfices, mais encore avec un
peu d’humanité et d’attachement à leur région – n’auraient
jamais délocalisé leur entreprise et mis leurs employés à la
porte pour faire 2 ou 3 % de profits de plus. Les actionnaires
oui ! Pour des êtres humains qui ont donné une partie de
leur vie – parfois au sens propre en ayant perdu une main
ou la santé – en travaillant dur pendant 20 ou 30 ans dans
des usines insalubres et nauséabondes, se faire jeter à 50 ans
comme du papier cul usagé dans le chiotte de Pôle Emploi,
c’est un drame, l’effondrement de leur monde. Et tout ça,
pour que quelques vieilles peaux puissent se faire tirer à
Miami (dans tous les sens du terme) ou que quelques petrodollariens puissent s’acheter une nouvelle Porsche en or. Pas
avec une peinture or, pas des pare-chocs en or, mais bien
une Porsche avec une carrosserie recouverte de 540 000 € de
feuilles d’or !
Car évidemment que les grands groupes industriels sont intimement liés à la grande finance, c’est même aujourd’hui
devenu une « fusion-acquisition ». Et bien sûr que ce sont eux
qui choisissent et financent les hommes de paille politiques
qui en fonction de leur servilité feront ou pas une grande carrière et qu’on fera élire aux plus hauts postes du pouvoir.
Pourtant l’artisanat familial reste la forme naturelle du travail et les corporations son organisation raisonnable. On
peut tout à fait imaginer des fabriques autogérées à taille
humaine de 10 ou 20 personnes, ou même des usines d’électronique, d’automobile ou d’aéronautique de 1000 ou 2000
53
personnes, organisées et gérées intelligemment. Mais des
villes-usines de 100 000 ouvriers-esclaves comme en Chine ?
Cadences robotiques, discipline militaire, pollution sonore et
atmosphérique, particules cancérigènes, lumières artificielles,
rayonnements électromagnétiques… tout cela est extrêmement nocif pour la santé physique et psychique. La condition
de l’esclave au 19e siècle dans des propriétés agricoles du Sud
américain était certainement plus enviable que celle de l’ouvrier chinois dans ces usines totalement déshumanisées.
Abasourdis par notre ignorance pédante et avec la complicité
de religions obscurantistes, nous sommes les pires exterminateurs n’ayant jamais vécu sur terre, nous sommes les heures
les plus sombres de l’Histoire… Mais il faut bien en bout de
chaîne des cons pour acheter leurs produits de merde, il faut
bien qu’il y ait des caves qui ne se rebiffent pas pour placer
leur argent en banque et acheter leurs Sicav, il faut bien qu’il
y ait des moutons décervelés pour aller voter le nom du boucher qui les égorgera…
Franc-maçonnerie L’origine légendaire remonte à la construction du temple de
Salomon au Xe siècle av. J.-C. par l’architecte Hiram Abif.
Mais contrairement à ce que le nom pourrait laisser croire,
la franc-maçonnerie dite « spéculative » n’est pas l’héritière
des corporations de bâtisseurs du Moyen Âge profondément
chrétiennes. Cette guilde de banquiers et de marchands vit le
jour au XVIIe siècle avec le développement des grandes compagnies des Indes orientales et du système capitaliste. En
opposition à la doctrine corrompue de l’Église catholique, la
franc-maçonnerie vendra au monde une religion basée sur la
foi en la science et le fétichisme de la marchandise qui lui permettra de fonder des empires de l’illusoire et du mensonge.
Ordre dit initiatique se voulant « porteur de lumière »,
il est organisé en obédiences, où l’on n’initie de fait à pas
les castes dominantes
grand-chose. Les « hauts grades » se font de petites frayeurs
au travers de rituels kabbalistico-pipeau et le chevalier
Kadosh (30e degré de l’initiation) se verra révéler le vrai visage
du Grand Architecte de l’Univers dans une mise en scène
digne d’une mauvaise série B ! Mais pour 99 % des frères, on
s’emmerde au cours de rituels vieillots et de lectures convenues dans les « loges bleues » en attendant les agapes dans la
« salle humide » pour y papoter ou y faire affaire. On y croise
de vieux messieurs au regard endormi et de jeunes loups piaffant d’impatience d’avoir leur carte. Car tout comme la carte
de la CGT facilite une carrière à la SNCF ou la RATP, celle de
franc-maçon facilite grandement la promotion dans la magistrature, la police, l’armée et bien sûr la politique et les affaires.
Non ce n’est pas un mythe, le pouvoir de la franc-maçonnerie
est bien réel dans le monde occidental et à son apogée a fortement influencé l’idéologie de la Révolution des marchands
de 1789 et la création des États-Unis d’Amérique. Georges
Washington, leur premier président, grand maître esclavagiste et maçon, a activement participé au plus grand génocide contemporain : celui des Amérindiens que l’on estime
à plus de 50 millions de personnes sur 3 siècles, en comptant l’extermination physique et culturelle et les pandémies.
50 millions d’êtres humains génocidés ça peut sembler beaucoup, mais attention, tout cela a été fait dans l’esprit des
Lumières et toujours dans le respect de la personne humaine !
Avec ses 170 000 adhérents, la franc-maçonnerie aurait pu
figurer dans la rubrique « réseau d’affaires » ou « secte ésotérique » si elle n’avait pas une telle influence sur la vie politique et sociale. L’Assemblée nationale, le Sénat et le Gouvernement comptent en moyenne 20 à 30 % de francs-maçons.
Longtemps officiellement raciste et sexiste, la franc-maçonnerie est essentiellement composée de blancs d’origine juive
ou protestante et d’athées, car pour l’Église romaine : « Les
fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état
de péché grave et ne peuvent accéder à la Sainte communion. »
55
On y rentre essentiellement par cooptation, mais certaines
loges acceptent aujourd’hui des « candidats libres », des
femmes et des hommes de couleur. Mais des prolos musulmans… faut pas non plus déconner !
Une facette plus sombre de la franc-maçonnerie fut révélée
au monde, quand en 1981 la loge du Grand Orient italien
Propaganda Due ou P2 fut dissoute. Cette organisation criminelle incarna parfaitement les liens entre les réseaux mafieux,
maçonniques, politiques et les Brigades rouges dont on apprit
plus tard que ses actions « terroristes » étaient télécommandées, comme souvent, par le pouvoir en place. L’alliance de la
franc-maçonnerie avec le lobby banco-sioniste est génétique
et historique, et le rapport profondément incestueux qu’elle
entretient avec la finance et le pouvoir politique donne une
bonne idée de la vraie nature de ce syndicat d’arrivistes.
Banco-sionisme
Le banco-sionisme est le fer de lance du colonialisme capitaliste. Grand ordonnateur du projet de domination mondiale des peuples par les élites marchandes, il est le tronc de
la finance mondiale, sur lequel sont rattachées les branches
japonaise, chinoise, russe, ou saoudienne. Particulièrement
puissante en France, au Royaume-Uni et aux USA, cette caste
contrôle la Réserve fédérale avec une forte influence sur le système bancaire mondial et l’industrie occidentale de la propagande et du divertissement (journaux, télés, radios, pub,
cinéma…) – ­­­donc sur les partis politiques et les gouvernements de ces pays. Même si à l’origine la caste banco-sioniste
était essentiellement composée de « grands argentiers juifs »,
elle n’a aujourd’hui plus aucun rapport avec le judaïsme et
en est même son pire ennemi historique. La seule religion des
banco-sionistes étant Je possède, donc je suis… Dieu !
« […] Sombart fait démarrer le capitalisme au XVIe siècle par l’initiative de juifs polonais immigrés en Angleterre. Il ne leur prête un
les castes dominantes
rôle que dans le capitalisme de spéculation, alors que l’important
est ailleurs, dans le rôle très ancien joué par les juifs dans la mise en
place de l’éthique en général, dans celle de l’économie en particulier,
et dans le financement de l’investissement à partir du Xe siècle. Il
oublie beaucoup d’autres choses, comme le rôle de la papauté, qui
préserve les banquiers juifs dont elle a besoin ; l’importance des banquiers lombards, qui sont en réalité souvent des juifs plus ou moins
masqués ; leur rôle dans le formidable développement de l’Espagne,
dans les deux berceaux majeurs du capitalisme que furent les PaysBas et l’Angleterre et dans les colonies. Il ne dit rien non plus de leur
participation au développement industriel, au XIXe siècle, en particulier dans les industries de la communication, de l’automobile, de
l’aviation. Peu de gens savent que l’agence Havas et l’agence Reuter
au XIXe siècle sont des créations juives, au même titre que la Deutsche
Bank, Paribas ou les principales banques d’affaires américaines. »
Interview de Jacques Attali à l’Express
Après 1789, les grands prêteurs et marchands internationaux
ont continué leurs activités sous forme de compagnies ou de
grandes banques, dont certaines comme celles de la dynastie des Rothschild ont activement participé à la formation
de l’économie capitaliste européenne. Pour donner une idée,
rien que pour la filiale française, James de Rothschild possédait à sa mort en 1868, une fortune de 110 millions de francs
ce qui était supérieur au capital de la Banque de France.
Ce gars-là avait d’ailleurs un sens de la famille très poussé
puisqu’il se maria avec la fille de son frère Salomon. Mais
comme dit le dicton : L’inceste, tant que ça reste en famille…
Mafias, lobbies, syndicats, assurances, ONG …
Mafias, assurances, sociétés secrètes, partis politiques, syndicats, clubs sportifs, ONG, lobbies, réseaux pédophiles…
toutes ces activités sont intimement liées à tel point qu’il est
souvent difficile de les différencier. Quel est le leitmotiv de
toute mafia ? Donnez-nous votre argent et l’on vous protégera !
57
Que vous dit une compagnie d’assurances ou la police ? Ah,
mais c’est pas du tout pareil disent les employés à la propagande, avec la mafia vous êtes forcés de payer le pizzo,
tandis qu’avec les assurances vous n’êtes pas… euh non,
c’est un mauvais exemple ! Et qu’est-ce qu’un syndicat au
service des intérêts et privilèges de ses membres ? On parle
d’ailleurs volontiers du syndicat du crime, et dans de nombreuses villes, le ramassage des ordures, la gestion des quais
de ports, les paris sportifs et les casinos, sans même parler
d’activités illégales, sont directement liés à une organisation mafieuse. En Amérique du Sud, les responsables de la
lutte antidrogue sont trempés jusqu’au cou dans le-dit trafic.
Pas un parti politique ne peut exister sans un financement
et un soutien logistique d’entreprises, de lobbies, de trusts,
de mafias… la différence est très ténue et relativement floue.
Beaucoup de mafieux italo-américains, russes, israéliens ou
japonais ont investi dans l’immobilier, l’Internet, le porno, les
jeux en ligne, le cinéma, la bourse… toutes sortes d’activités
malhonnêtes, mais parfaitement légales.
Pour des associations et ONG même honnêtes qui travaillent
dans des pays d’Afrique ou d’Asie, il est tout simplement
impossible de s’y implanter sans graisser la patte de tel ou
tel officiels. Quelle différence y a-t-il entre un cadeau, un
bakchich, une taxe, un impôt de vin… ? C’est un point de
vue culturel qui varie beaucoup d’un pays à l’autre. D’autres
associations sont carrément créées et gérées pour détourner
de l’argent ou donner une façade légale à des activités criminelles. Comme au Cambodge où des ONG de protection de
l’enfance sont intimement liées à des réseaux pédophiles.
La mafia française fut historiquement liée à l’État colonial
par le commerce de l’opium et de ses dérivés, de la prostitution et de la pédophilie. Cette mafia est toujours active dans
les anciennes colonies françaises d’Afrique et d’Indochine et
ne peut fonctionner qu’avec la corruption des états hôtes. Il
est toujours bon de rappeler que les guerres de l’opium faites
les castes dominantes
en Chine par les Anglais et leurs alliés, n’étaient pas pour
combatte le « trafic d’opium », mais au contraire pour forcer
les Chinois à acheter les tonnes d’opium produites en Inde
par l’Empire britannique. Ou que Paul Doumer – Gouverneur
général de l’Indochine de 1897 à 1902 et futur président de la
République française – fit du commerce de l’opium un monopole d’État et fit construire une raffinerie industrielle pour
transformer la résine indienne brute en opium à fumer. Cette
petite activité tout à fait légale et officielle représentait tout
de même 1/3 des revenus de l’Indochine et permit de financer
son élection ! Le haschisch pour le marché français, était et
est toujours essentiellement cultivé et raffiné au Maroc et son
importation régulé au plus haut niveau de l’État*.
En 2012 fut démantelé un vaste réseau franco-marocain de
trafic de drogue et de blanchiment d’argent dirigé par trois
frères marocains, dont deux exerçaient leurs talents dans
la finance suisse. Une élue écologiste parisienne bénéficia notamment des services de ce réseau, ce qui donne une
bonne idée du devenu de ce parti représenté en France par
un gnome à tête de crapaud. Curieusement, aucun journal
n’a trouvé bon de préciser que ce réseau mafieux était composé exclusivement de personnes d’origine séfarade. Des 3
frères marocains à toute la clique parisienne arrêtée : avocats d’affaires, marchands d’art, entrepreneurs du Sentier
et élue du peuple élu. Évidemment, si un employé aux écritures s’était risqué à publier cette information, il aurait été
frappé immédiatement d’une « fatwa antisémite » et licencié
sur-le-champ. En 2015 en France, un journaliste qui dénonce
la mafia calabraise est courageux ; le même journaliste qui
dénonce la mafia séfarade est « raciste » ! C’est aussi ça, la
liberté de la paresse !
S ociétés
secrètes et lobbies
Les sociétés secrètes et les lobbies sont des entités floues à
double ou triple discours, dont par essence, il est difficile de
* Comme le rappelle l’implication du commissaire François Thierry
(ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic de stupéfiants) dans l’importation de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis.
59
parler sans tomber dans le « conspirationnisme ». En France
on peut citer Le Siècle dont la plupart des membres occupent
des postes clefs dans la politique, les médias ou la finance
française… mais là encore c’est un hasard, car nous dit-on,
ils ne se réunissent que pour papoter de la pluie et du beau
temps. Ou encore les 130 membres du Groupe Bilderberg qui
se retrouvent tous les ans à Oosterbeek aux Pays-Bas pour
eux aussi, on peut le supposer, boire du thé avec des petits
gâteaux secs. Le Bohemian Club fondé vers 1872 dont les
2 000 membres uniquement masculins se réunissent en juillet
au Bohemian Grove en Californie pour décider des grandes
lignes de la politique américaine. Ou encore Skull and Bones,
fraternité active sur les campus américains dont l’appartenance favorisera grandement la carrière professionnelle…
Le B’Rnaï B’rith, plus vieille organisation sioniste toujours très
active naquit en 1843 à New York. Les Illuminati fondés en
1776 en Bavière, élite franc-maçonne dissoute depuis longtemps pour certains ou dirigeant le monde en sous-main
pour d’autres. Là aussi, ceux qui savent ne parlent pas et
ceux qui parlent ne savent pas. Mais que ces sociétés secrètes
soient des légendes urbaines, des cercles folkloriques ou des
gouvernements parallèles n’a que peu d’importance en soi.
Ce sont d’abord des leurres destinés à détourner l’attention
sur les cercles de pouvoir réels ; polymorphes et opportunistes, ils n’ont nul besoin de structure officielle ni d’enseigne
sur le pas-de-porte pour fonctionner. Mais leur projet est à
peu près toujours le même : on veut le pouvoir, donc le pèze,
toujours plus, organiquement, structurellement, maladivement… Et bien sûr, comme toutes les mafias du monde vous
le diront : La mafia ? Quelle mafia, y a pas de mafia !
L’Occident décadent perd de sa suprématie militaire donc de
son influence économique, rattrapé par l’Asie qui elle aussi
nourrit depuis des millénaires ses sociétés secrètes, triades
ou cercles d’influences. Le plus connu et puissant en Chine
étant celui des Huit immortels, aristocratie rouge héritière des
les castes dominantes
leaders de la révolution : Mao Zedong, Deng Xiaoping, Bo
Yibo, Chen Yun, Song Renqiong, Peng Zhen, Wang Zhen, Li
Xiannian, Yang Shangkun. En 2011, quatre des sept membres
du bureau politique du parti communiste descendaient des
« Immortels » et cumulaient avec leur famille étendue des
biens estimés à 900 milliards d’euros, soit 3 fois le montant
des recettes annuelles de l’État français. C’est aussi ça le
capitalisme d’état… euh, le communisme !
En Inde, on ne parle même pas de réseaux d’influence ou de
corruption des élites, ces notions sous-entendant un état de
droit et l’indépendance, du moins théorique, des institutions.
Tous les réseaux politiques, administratifs et financiers sont
ouvertement liés par la caste ou l’appartenance à un mouvement « spirituel ». Tel Sai Baba qui pour prouver sa nature
divine « matérialisait » des médailles plaquées or devant
une foule ahurie. Prestidigitateur de pacotille, il aimait aussi
prestidigitater les organes génitaux de jeunes disciples, toujours bien sûr dans un but d’élévation spirituelle. Les plus
hauts dignitaires de l’État et du gouvernement ont assisté à
ses funérailles en 2011. Le bon docteur Goldstein ayant pris
en main l’organisation internationale, on ne doute pas qu’il
saura la faire fructifier…
Les réseaux d’influence qu’ils soient secrets ou pas (G20,
forum de Davos, amicale bouliste de Las Pinasse…) ne sont
pas en soi « mauvais » et existent depuis la nuit des temps.
Ce qui est plus gênant c’est quand ces réseaux – dont les gens
qui en font partie nous expliquent qu’ils n’existent pas – ne
sont plus des réseaux d’influence, mais de pouvoir direct qui
noyautent une République et que le vrai match ne se joue plus
sur le terrain, mais dans les coulisses. Plus gênantes encore,
sont l’incompétence et la psychopathie de ses membres
qui ont subi la même dégénérescence consanguine que la
noblesse. Les cercles de pouvoir sont devenus des cercles de
branleurs et branleuses de dindons, prétentieux, sans esprit
créatif et prêts à tous pour garder leurs privilèges !
61
S yndicats «
ouvriers
»
Pour comprendre pour qui roulent les syndicats dits
« ouvriers », il suffit de savoir – tout comme pour les journaux ou les partis politiques – par qui ils sont financés… et
là surprise : par le patronat et l’État, et très loin derrière les
cotisations des adhérents, quasi obligatoires dans certaines
entreprises. Les chiens obéissent à ceux qui les nourrissent et
de fait, les syndicats ne représentent plus aujourd’hui qu’euxmêmes et militent surtout pour conserver leurs privilèges
inouïs et leur train de vie luxueux, tels les immeubles, les châteaux, les clubs de vacances privés des comités d’entreprise
d’EDF ou de la RATP, les rentes à vie dès 50 ans… Bien sûr
certains ont été sincères, tout comme les politiques, les chanteurs, les avocats… et puis… ah et puis, tout s’achète et tout
se vend. Chaque honneur, chaque intégrité ont un prix, et s’il
est trop élevé, il suffit pour le patronat ou l’État de s’en payer
de plus abordables. Les syndicalistes honnêtes, eux, finiront
à la voiture-balai des manifs de prolos !
Les gens font semblant d’être étonné quand de temps en
temps la presse vermillon rappelle les 65 000 € pour le bureau
de tel secrétaire général, ou les 800 000 tapés dans la caisse
par un autre camarade… mais ça les aminches, c’est juste
la partie émergée de l’iceberg. Qui aujourd’hui a 65 000 €
pour refaire son bureau ? Quelle entreprise peut avoir un
trou de trésorerie de 800 000 € sans que personne ne s’en
aperçoive ? Certainement pas un artisan ou une PME, même
pas une entreprise nationale. Seules les multinationales et les
banques ont ce genre de budget, ça devrait vous mettre la
puce à l’oreille ! Les syndicats ne sont plus que les kapos de la
classe ouvrière, au service de leurs employeurs. Les seuls mouvements authentiques sont ceux créés, autogérés et financés
par les travailleurs eux-mêmes dans les entreprises ou les corporations. Un syndicaliste professionnel est un traître ! Ne
laissons jamais quelqu’un nous représenter, il nous trahira !
les castes dominantes
Politiques & Hauts fonctionnaires
Difficile de parler vraiment de caste dominante pour les politiques, tant ils sont devenus des hommes de paille directement choisis et éduqués par les cartels financiers et industriels qui financent leurs campagnes, payent leur propagande
dans les médias, achètent les journaleux à la langue marron
et vendent au con peuple les 3 billevesées d’un pseudo programme qu’ils n’appliqueront jamais. Les politiques, à qui les
castes dominantes confient le pouvoir exécutif et législatif, exécutent servilement pendant leur mandat les ordres de leurs
employeurs et sont donc plus assimilables à des hauts fonctionnaires véreux qu’à autre chose. Hauts fonctionnaires euxmêmes essentiellement au service de leurs intérêts personnels
et corporatifs. Ils achètent leur charge à vie, via un concours
montrant leur soumission et leur capacité à mémoriser et à
synthétiser des textes législatifs et des données. Souvent intellectuellement brillants, gros bosseurs et issus de familles de
hauts fonctionnaires, ils ont le plus profond mépris pour le
petit peuple et pourront prospérer sans aucune obligation
de résultat. Dans une société humaine, les fonctionnaires
et hauts fonctionnaires sont recrutés parmi les Citoyens et
Grands-Citoyens selon leurs compétences, leur créativité et
leurs intelligences plurielles. Mémoriser et synthétiser des
textes législatifs et des données est une forme d’intelligence,
mais c’est loin, très loin d’être la seule ! Dans une société
humaine, les fonctionnaires sont réellement au service du
peuple, nommés pour une période limitée, pour accomplir
une tâche précise. Ils ont obligation de résultat et doivent
rendre compte de leur action devant les Citoyens qu’ils administrent. Aujourd’hui, ils sont par force les tapins du politique au service d’une minorité ; alors qu’ils devraient être
les serviteurs d’une majorité. Comme pour les journalistes,
il existe bien quelques grands commis de l’État honnêtes… à
Pôle Emploi ou à la retraite anticipée !
63
M agistrature
Vous n’avez pas idée du niveau de putridité de cette caste
de pétochards. Alors que les magistrats et juges devraient
être les garants des libertés fondamentales des citoyens, ils
sont devenus les chiens de garde des castes dominantes. Pas un
seul n’osera s’attaquer à un puissant ou à un politique, si ses
maîtres ne lui en ont pas donné l’ordre, car il sait très bien
que sa carrière serait finie et qu’il se retrouverait au mieux
juge pour minots dans une sous-préfecture de la Creuse.
Donc le magestueux sur son siège fait comme les Chadoks, il
pompe… en ayant renoncé à toute forme de bon sens, d’humanité et d’honneur, il passe des heures à se polir le chinois
sur des textes de loi talmudiques totalement sibyllins et imbitables, contradictoires, inapplicables, obscurs, subjectifs,
inaccessibles au commun des mortels, puisque créés pour ça.
Oh, il y aura bien quelques spectacles judiciaires pour faire
croire au peuple qu’il y a une justice : regardez, on poursuit
même un ancien Président ! Mais ne vous inquiétez pas, il y
aura un non-lieu ou au pire du sursis… ça c’est fabuleux le
sursis, ça permet de dire il a été condamné, mais de ne pas le
condamner et accessoirement de filer une demi-molle à notre
man in black. Pensez-vous, pendant quelques instants il aura
fait la une des journaux et titillé ses maîtres…
P olice
et armée
Pour les hauts fonctionnaires de la police et de l’armée, c’est
plus mitigé : il y a eu certainement des vocations sincères et
tout à fait respectables de « Protéger & Servir ». Aujourd’hui,
la question que l’on peut se poser, c’est « Protéger & Servir »
qui ? Même si l’on a pas inventé la poudre, on peut bien voir
que comme on dit vulgairement en occitan : i a quicòm que
truca. Que fait aujourd’hui un ministre de l’intérieur, pour qui il
bosse, dans quels dîners mondains va-t-il se prosterner, de qui
reçoit-il ses ordres ? Pareil pour l’armée, même un adolescent
de 12 ans comprend bien que l’on n’a rien à foutre dans tel ou
les castes dominantes
tel pays que l’on va envahir avec de vagues prétextes humanitaires ou de sécurité nationale, mais pour de vrais motifs colonialistes ; ressources naturelles et contrôle géopolitique.
Il n’y a plus aujourd’hui de fonctionnaires au service des
citoyens ou de militaires pour défendre le pays. Il y a des mercenaires locaux et des mercenaires internationaux au service
des castes dominantes. Les mercenaires locaux – pudiquement
nommés « policiers » – sont là pour protéger les dominants,
leurs privilèges et leurs larbins du politique. Accessoirement
faire un peu de ménage dans la petite délinquance (il faut bien
justifier sa paye) mais surtout garder le Cheptel humain dans la
terreur et l’esclavage de la marchandise. Pourquoi croyez-vous
que seuls la police et les gangsters sont armés et pas les honnêtes gens ? Dans une fédération humaine, le pouvoir est aux
Citoyens, donc si armes il y a, elles sont aux Citoyens !
Puis il y a les mercenaires internationaux, pudiquement nommés
« jihadistes » ou « militaires de carrière » selon par qui ils sont
payés. Est-ce qu’assassiner des gens qui ne m’ont rien fait et que
je ne connais ni d’Ève ni d’Adam est un métier, une carrière ?
Est-ce défendre mon pays que d’envahir à des milliers de kilomètres de chez moi un pays d’Afrique du Nord ou du MoyenOrient pour voler ses richesses, détruire sa culture et imposer
celle mondialiste, avec un vague cache-sexe humanitaire ?
–– Oh, mais mon général, c’est votre grosse pine colonialiste
qui pointe le bout de son nez sous votre pagne ?
–– Ah mais pas du tout, c’est pour la freedom of liberté über
alles of mascarade démocratique qui permettra de mettre en
place notre homme de paille pour la grandeur de l’Afrique à
nos bottes, grâce à des élections garanties 100 % bio avec de
vrais morceaux de démocratie, qui leur permettra ensuite de
choisir librement entre Pepsi et Coca-Cola !
Les guerres civiles qu’ils ont fomentées et alimentées en
Irak, en Afghanistan, Libye, Syrie, Mali… – avec le chaos, les
famines, les viols, les assassinats sommaires, les familles qui
se déchirent, les maladies, la terreur à jamais dans le cœur
65
des enfants, et les millions de morts qui s’en suivent – sont à
mon sens, et je pèse mes mots, de nature diabolique !
Artistes et sportifs
Souvent issus du peuple et pas mauvais bougre, ils ont vite
appris que leur petit talent d’amuseur public ou de mumuseur de baballe ne valait pas tripette, s’ils n’apprenaient pas
d’abord à fermer leur cœur et à s’asseoir sur leur humanité.
Très sincèrement, je ne pense pas qu’il y ait eu d’époque dans
l’histoire de l’humanité où les acteurs aient été aussi serviles, veules, sans couilles au cœur, sans grandeur, sans vaillance, sans panache… Se sont pratiquement tous aujourd’hui
des « petits culs » comme disait Raimu, des rires-petits, des
pue-la-sueur du gag, nian-nian-chialeurs oscarisables, des
manque-de-bol bankables, des tapineurs du cacheton, des
léchouilleurs appliqués de prépupuce à son producteur…
Mais attention, artistes et sportifs sont tout à fait capables
de faire bénévolement de belles actions humanitaires pour la
recherche sur le syndrome diapagrosymentoris dégénératif,
dont il y a trois cas dans le monde ou pour les petits nenfants
cancéreux… bon, ça ne les empêche pas non plus de faire la
pub pour des boissons et bouffes industrielles diététiquement
infâmes, dont on sait pertinemment qu’elles conduisent à
l’obésité, au diabète et au cancer du côlon… faut bien qu’ils
vivent aussi ! après tout, ils ne touchent que 1 ou 2 millions
par mois de salaire et vous comprenez leur carrière s’arrête
jeune et au prix de la Ferrari et de la pute de luxe…
À leur décharge et contrairement aux politiques, artistes et
sportifs ont souvent un vrai talent, et même si leurs salaires
sont délirants ils ne sont pas que des parasites. Leur rôle est
essentiellement mythique au sens antique du terme. Ils sont
les héros des temps modernes auxquels le Cheptel humain
peut s’identifier et dont les exploits illuminent la médiocrité
convenue de son quotidien.
les castes dominantes
Le Cheptel humain
Difficile de parler de castes dominantes sans parler de leur bien
le plus précieux et principale source de revenus : le Cheptel
humain. En effet quelle valeur a une mine d’or s’il n’y a pas de
travailleurs pour l’exploiter ? Quel intérêt à produire des vêtements, des smartphones, des jeux et des séries télévisées de
merde à la chaîne, des tubes de dentifrice ou musicaux, s’il n’y
a pas une masse bêlante pour les consommer ? La principale
difficulté au cours des siècles a été de trouver des techniques
pour garder le Cheptel humain dans son enclos. Bien sûr les
chaînes peuvent garder une bête en captivité, mais ça limite
grandement ses déplacements et ses possibilités d’exploitation, donc sa rentabilité – sans compter qu’il peut s’échapper. Mais si l’on pouvait convaincre l’esclave qu’il veut ces
jolies chaînes en or, mais qu’il va falloir qu’il travaille, économise, emprunte et passe sa vie à rembourser pour se les
payer, ne serait-ce pas merveilleux… pour l’esclavagiste ?
Bien sûr on peut lui mettre le carcan de la religion ou de la
patrie, très utile en temps de guerre, mais très mauvais pour
la consommation compulsive. Et puis la religion ou le devoir
donnent à l’humain des notions de bien et de mal, de déontologie, d’honneur… Avez-vous vu récemment un banquier,
une femme politique, un journaléche, un présentateur de
jeux, une actrice, un publiciste… avoir la moindre once de
dignité, de déontologie, ou d’honneur ? Rassurez-vous non,
ils sont juste très bien payés pour leur ignominie et cela leur
suffit largement à se trouver beaux et fréquentables. D’ailleurs, ils ne se fréquentent qu’entre eux, car les parfums capiteux dont ils s’aspergent l’asperge n’arrivent que difficilement
à masquer l’odeur de merde qu’ils dégagent…
Donc, comment garder le Cheptel humain entre les quatre murs
de l’enclos, sans chaînes d’acier, sans religion, ni patriotisme :
Terreur & Culpabilité
Obscurantisme & Divertissement
67
Quand les riches spéculateurs prospèrent
alors que les paysans perdent leurs terres :
quand le gouvernement dépense de l’argent
en armes plutôt qu’en médecines
quand la classe supérieure est extravagante et irresponsable
alors que les pauvres n’ont nulle part où se tourner,
tout cela est vol et chaos.
Ce n’est pas être en accord avec le Tao
Lao Tseu – 道德 經 – 53
Le capitalisme dégénéré
Pour comprendre le fonctionnement du capitalisme, il faut
d’abord comprendre sa nature et sa genèse :
•• Historiquement, il est né de l’insatisfaction maladive de
l’être qu’il a essayé de combler par l’avoir.
•• Spirituellement, c’est la promesse d’un monde paradisiaque auquel on accède par l’abondance de biens (matériels et affectifs) et l’assouvissement de tous ses désirs.
•• Biologiquement, c’est un organisme glouton autophage
ne possédant pas d’organe de déjection qui régurgite ses
propres excréments et en meurt étouffé.
•• Politiquement, c’est une mythologie visant à justifier et à
optimiser la traite du Cheptel humain et le pillage de la planète par les castes dominantes.
•• Économiquement, c’est un système d’exploitation sans
limites de biens extrêmement limités, basé sur le principe
du partage : les pertes sont partagées entre le Cheptel
humain et les bénéfices entre les castes dominantes.
Les républiques maçonniques ou communistes furent créées
pour donner un statut légal à la dictature capitaliste et servir
au mieux ses intérêts. Comme tous les systèmes d’escroquerie en bande organisée, le capitalisme ne peut exister que
par le mensonge, la duperie, et la sacralisation d’un peuple
d’élus et d’électeurs, de patrons et de prolétaires, de stars
et de fans… il a besoin aussi de donner l’illusion du progrès
social et oscille donc entre le fascisme et le libéralisme. Le
fascisme – ou sa variante communiste – est engendré par
l’effondrement économique et moral du libéralisme qui luimême voit le jour en réaction à l’impasse du fascisme. Ainsi
la boucle est bouclée et la tyrannie polymorphe des moneycraties s’exerce en alternance, soit par la dictature libérale,
plus féminine et mentale, soit par la dictature plus virile et
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physique du fascisme. Aussi lorsqu’un libéral degoch vous dit
que le fascisme c’est vilain, c’est comme s’entendre dire par un
cultivateur de pavot : la drogue, c’est de la merde !
Au moment de la révolution néolithique (à partir de 7000 av.
J.-C. en Europe), le développement de l’agriculture et de l’élevage va créer des stocks importants de récoltes et de viandes,
et donc de surplus. Ces surplus importants vont générer
la notion d’échange, donc de marchandise et de monnaie.
1 000 à 2 000 ans av. J.-C., les grands négoces internationaux, les caravanes, les compagnies maritimes vont rapidement avoir besoin d’un système d’échange bancaire et d’assurance pour prospérer. Mais la nature humaine, le pouvoir
militaire, la religion ont contrecarré pendant des siècles la
soif de domination absolue du capitalisme naissant. Symboliquement on peut dire que la révolution des marchands de
1789 date la prise de pouvoir du capitalisme comme projet
de société, et du fétichisme de la marchandise et du progrès
social comme religion.
Il n’est absolument pas question de savoir ici, si le capitalisme
est moral en soi ou pas, pas plus que d’en comprendre les
algorithmes complexes de fonctionnement. Le capitalisme est
une entité polymorphe que l’on sait parfaitement – à l’image
d’un réacteur nucléaire – mettre en route et alimenter, mais
que l’on est totalement incapable d’arrêter ou d’en prévoir le
comportement en cas de dysfonctionnement, comme on a
pu le constater à Tchernobyl ou à Fukushima.
Un économiste ancien comme Adam Smith écrivait en 1776
en parlant de l’entrepreneur : « À la vérité, son intention, en général, n’est pas en cela de servir l’intérêt public, et il ne sait même pas
jusqu’à quel point il peut être utile à la société. […] et en dirigeant
cette industrie de manière à ce que son produit ait le plus de valeur
possible, il ne pense qu’à son propre gain ; en cela, comme dans beaucoup d’autres cas, il est conduit par une main invisible à remplir une
fin qui n’entre nullement dans ses intentions ; » Cette théorie de la
« main invisible » autorégulatrice de l’économie de marché
le capitalisme dégénéré
fut largement reprise par les théoriciens du libéralisme, mais
malheureusement, la seule main qui régule les marchés est
celle de la cupidité et elle bien visible… D’autres économistes,
comme Marx, Polanyi, ou plus récemment Thomas Piketty
ont tenté de donner une définition plus rigoureuse du capitalisme « cette impossibilité en mouvement » et d’en prévoir
l’évolution. Pour Piketty, le capitalisme ne sait pas s’autoréguler et subit des forces d’aimantation qui attirent irrésistiblement les capitaux vers les capitaux. La principale force
venant du taux de rendement des capitaux, plus élevé que le
taux de croissance de l’économie. Les revenus du capital augmentent donc plus vite que ceux obtenus par le travail, créant
alors une situation ubuesque : Plus le peuple travaille, plus il
s’appauvrit et plus il enrichit les possédants du capital. Par
contre les solutions que Piketty propose oublient le cynisme
profond et la nature autodestructive du capitalisme. Totalement incapable de s’adapter ou d’évoluer, il préférera tout
détruire dans son anéantissement plutôt que de s’humaniser.
Chose que l’on peut constater pratiquement dans sa gestion
de la planète, sans aucun sens commun ni qualification. C’est
d’ailleurs le drame majeur du capitalisme, son incompétence,
son inadaptation à l’humain et au vivant et son incapacité à
évoluer, répétant immuablement son cycle de Création/Saturation/Destruction dans sa furie aveugle.
Les civilisations humaines existent depuis plus de 2 000 siècles,
et en moins de 3 siècles, le capitalisme a détruit une grande
partie des ressources de la planète et l’a rendue peu viable
pour les générations futures. Le développement technologique
a été inversement proportionnel à celui de la sagesse et du bon
sens. C’est de fait, un système empirique peu et mal pensé,
capable de gérer localement les échanges commerciaux de
quelques marchands. Laisser à quelques gros banquiers
incultes et avides le soin de concevoir le système de gestion
de l’économie mondiale, c’est comme confier une colonie
de vacances de jeunes filles à Émile Louis ou la gestion d’un
71
stock d’explosif au Mollah Omar… va-y avoir des pertes ! En
informatique on dirait que c’est une version ßeta d’un programme mal écrit, gourmand en ressources processeur et
buggé à mort.
En plus de cela, on a appliqué les mêmes principes véreux et
obsolètes du capitalisme de marché à tous les secteurs de la
vie humaine : Agriculture, élevage, alimentation, santé, architecture, arts, vie amoureuse et sexuelle… Quand la bombe
écologique explosera, les terres arides surexploitées ne donneront plus rien sans des tonnes d’engrais chimiques, les
cultures transgéniques ne résisteront ni aux parasites ni aux
brusques changements climatiques, les famines décimeront
l’Afrique et l’Asie. Les super virus et bactéries enfantés par la
consommation aveugle et meurtrière des antibiotiques prescrits par les VRP des trusts pharmaceutiques (qui aiment à
s’appeler entre eux « médecins ») seront incontrôlables et
généreront des pandémies mondiales. La première entérobactérie fut officiellement identifiée en 2009, elle est productrice de l’enzyme New Delhi métallo-beta-lactamase NDM-1. Les
organismes empoisonnés depuis leur plus tendre enfance par
la pollution et la nourriture industrielle seront déjà grandement affaiblis et se retrouveront incapables de lutter contre
de tels virus ou bactéries. Le système capitaliste – tel un ogre
jamais rassasié – est à l’image de la population américaine
obèse ou bodybuildée (autre forme d’obésité dite musculaire) qui mange et mange sans fin des produits de consommation bourrés d’agents de textures et de goûts artificiels qui
ne peuvent la rassasier. Population qui meurt à petit feu de la
plus grosse pandémie des temps modernes : le diabète !
La chose principale à retenir est que si le capitalisme fut un
formidable moteur de développement technologique et un
terrifiant dénie de l’humain et de la nature, ultimement, il
n’est que l’expression de l’insatisfaction humaine et l’humanité ne pourra en guérir qu’en renouant avec son être profond, débarrassée du voile de l’illusion de l’avoir.
le capitalisme dégénéré
Le besoin de posséder
La soif de posséder chez l’être humain semble inextinguible,
peut-être la souvenance du divin et sa soif d’absolu qui sommeille en lui ? Car cela va au-delà du besoin matériel et de
tout bon sens. Préserver un territoire de chasse, de cueillette, protéger ses cultures, faire des réserves… tout cela est
directement lié aux besoins pratiques de la survie humaine.
Pour l’homo sapiens, la possession de fourrures chaudes, de
réserves de grains, de fruits secs, de viande séchée… est une
nécessité qui va lui permettre de passer l’hiver ou pas. Mais
sa possession s’arrête à son besoin et à celui de son groupe
pour une saison donnée.
Toutes les espèces possèdent l’instinct territorial nécessaire à
leur survie. Mais on imagine mal un lion mettre 10 000 antilopes au congélateur « au cas où » il y aurait une pénurie
d’antilopes dans les années à venir… l’être humain, si ! Et non
seulement il va mettre 10 000 antilopes au congélateur pour
lui, mais il va aussi en mettre pour ses enfants et petits-enfants qu’il aura peut-être un jour. Il devrait donc se retrouver
satisfait avec ses 100 000 cadavres au froid ? Et bien pas du
tout, car il va se dire si j’avais le monopole de la viande d’antilope,
je contrôlerais les cours du marché ! Et pour arriver à ses fins, il
va faire massacrer toutes les antilopes de la savane et qu’importe si des milliers d’humains sont morts de faim autour de
lui, s’il a rayé de la carte cette espèce d’antilope et déséquilibré tout l’écosystème, il a fait fortune et le système capitaliste
le lui permet. Mais, le capitaliste n’est toujours pas satisfait et
a du mal à trouver le sommeil, il pense que s’il avait la main
mise sur tout le négoce international de viande, il deviendrait
le maître du monde…
Le lion lui, après avoir mangé son antilope, s’endort satisfait,
il est le roi de sa savane et ça lui suffit. L’être humain lui se
trompe, il recherche la satisfaction de l’âme dans la matière,
alors qu’elle réside dans le silence du Souffle qui l’anime…
73
Pecunia pecuniam non parit*
À l’origine, le commerce était une activité naturelle de l’être
humain qui procède du besoin, mais aussi du désir d’échange
et de communication avec ses semblables. Tu me donnes
cette belle jarre que tu as façonnée et cuite avec bonheur,
moi je partage avec toi cette mesure de grand épeautre dont
tu feras de délicieuses galettes. Vinrent ensuite les premières
monnaies : sel, briques de thé, coquillages, pierres précieuses, tabac, opium, pièces d’argent ou or… toutes avaient
un point commun, elles étaient bien réelles et leur valeur tout
à fait pratique. On pouvait saler sa nourriture, se faire un thé,
s’en bourrer une petite ou faire fondre l’or pour réaliser des
bijoux ou des décorations. Mais l’apparition de la monnaie
fiduciaire et de produits bancaires allaient complètement
changer la donne et l’esprit du commerce, pour en faire ce
que l’on en connaît aujourd’hui : une escroquerie en bande
désorganisée ! Les premières esquisses de systèmes bancaires
ont vu le jour dés l’Antiquité en Mésopotamie, en Égypte, en
Chine… et probablement partout où il y avait des commerces
importants, mais nous limiterons notre étude aux 8 derniers
siècles de l’Occident.
Au Moyen-Âge, il n’est plus question de laisser l’exclusivité de
la manne usurière à ce que l’on nomme alors la « juiverie ». Le
dogme chrétien considérant l’usure comme un péché, il fallut
donc trouver des aménagements et des combines pour passer
outre. Il y a 2 choses auxquelles l’esprit humain excelle : créer
des lois et trouver les moyens pour les contourner : On ne
parlera donc plus d’intérêts, mais de « cadeau spontané » au
prêteur, d’amende en cas de non-respect des termes du prêt
« sans intérêts », de prêt en une monnaie et de son remboursement en une autre… et pi si ça suffit pas… un p’tit coup de
confesse et ça repart !
Dès le XIIe siècle, les Templiers développeront un réseau bancaire en Europe du Sud jusqu’à Jérusalem. Les Cahorsins
* L’argent ne fait pas d’argent
le capitalisme dégénéré
quant à eux (à l’origine des marchands de Cahors) essaimeront sur l’axe Montpellier-La Rochelle, puis dans toute l’Europe : Londres, Amsterdam, Gênes… Ils furent remplacés
progressivement par les Lombards, créanciers de la papauté
plus influents et mieux implantés. Les premiers banchieri*,
comme les célèbres Médicis en Italie sont intimement liés
au pouvoir politique et religieux et développent des produits
bancaires variés : dépôts, comptes à vue, prêts sur gage, assurances pour les navires, lettres de change (sorte de chèque
de banque n’ayant de valeur qu’entre négociants des grandes
cités marchandes de Venise, Gênes, Anvers, Amsterdam…)
Au XVIe siècle, la position de quasi-monopole des prêteurs
lombards et juifs s’estompe avec l’émergence de grandes
familles protestantes comme les Fugger, les Welser, les
Höchstetter en Allemagne pour qui la doctrine de la Réforme
permettra l’usure. Là encore, selon que l’on soit croyant ou
matérialiste, on pensera que la Réforme arriva par l’opération du Saint-Esprit et facilita fortuitement le commerce et la
banque, ou que le commerce et la banque se sont taillé une
religion adaptée à leurs besoins. En 1609, la première Banque
Nationale d’Amsterdam et les premières bourses font leur
apparition… et donc le premier krach boursier en 1637 dit
des « bulbes de tulipes ». Les tulipes provenant d’Asie étaient
rares et signe extérieur de richesse dans les jardins des bourgeois hollandais. Elles se négociaient à des prix équivalents à
des années de salaire d’un artisan. Jusqu’à ce qu’un nombre
suffisant d’investisseurs réalise qu’il s’agissait de fleurs…
Mais c’est vraiment avec la création des Compagnies des
Indes dans la plupart des pays européens que vit le jour le
capitalisme spéculatif et financier avec comme toujours la
religion qui va bien avec : la franc-maçonnerie républicaine.
Culte basé sur la croyance que les connaissances scientifiques
et la possession d’objets manufacturés doivent apporter le
bonheur aux hommes… enfin surtout à ceux qui les vendent !
*Ils traitaient leurs affaires assis sur des bancs… d’où leur nom.
75
Les compagnies des Indes Orientales
Les Portugais furent les premiers Européens à contourner
le monopole terrestre arabe en mettant au point une route
maritime vers « les Indes orientales ». Vasco de Gama atteignit
la côte occidentale de l’Inde en 1498. Les Portugais devinrent
alors les maîtres du commerce maritime et Lisbonne le port
européen du commerce asiatique. Les autres pays européens
cherchèrent bien sûr à casser ce monopole par leur propre
compagnie coloniale : la première créée en 1600 fut la British
East India Company par la reine Elizabeth Ier, suivit par la Vereenigde Oost Indiche Compagnie hollandaise, première entreprise
à émettre des actions et des obligations, et déjà à la traîne, la
Compagnie des Indes Orientales française créée en 1664 à l’initiative de Colbert. Au XVIIe siècle, les Hollandais dominent les
mers, avec 6 000 navires de 400 000 tonneaux de jauge, loin
devant l’Angleterre et la France.
Bien sûr, il faut comprendre que ces compagnies n’étaient
pas de simples entreprises commerciales, mais bien les fers
de lance de l’expansion capitaliste coloniale et devinrent
rapidement des états dans l’État. Elles avaient non seulement
le monopole du commerce pour leur pays respectif, mais
aussi le droit de justice souveraine, de battre monnaie, de
lever des armées, d’envahir les pays et « Le droit d’esclavage et
autres droits utiles qui pourroient nous appartenir à cause de la Souveraineté des dits Pays ».
Tout comme la British East India Company qui allait devenir la
première joint-stock corporation* de 218 actionnaires et la plus
puissante de tous les temps, avec à son apogée une armée
de 200 000 mercenaires et le monopole du commerce à l’est
du Cap de Bonne-Espérance avec toute liberté de pillage et
occasionnellement de génocide… car comme l’a si finement
exprimé le grand philosophe BHV (Bazard de l’Hôtel du Vide)
à propos du génocide syrien : On fait pas d’omelette sans casser
des œufs ! * les investisseurs reçoivent des dividendes basés sur leur investissement
initial.
le capitalisme dégénéré
Vers le milieu du XIXe siècle, la British East India Company
contrôle la moitié du commerce mondial (coton, soie, indigo,
porcelaine, thé, épices, salpêtre, opium, esclaves…) et un cinquième de la population mondiale vit sous son joug. Elle a
fondé les Indes Britanniques, le Raj, la Birmanie, Hong Kong,
Singapour, organisé la production du thé et de l’opium en
Inde et imposé son usage en Chine (mais toujours dans le
plus grand respect de la personne humaine), retenu Napoléon captif à Sainte-Hélène, provoqué la célèbre Boston Tea
Party en 1773 qui fut l’amorce de la guerre d’indépendance
américaine, et bien d’autres choses encore…
Lorsqu’en 1769 les récoltes du Bengale furent désastreuses
– une grande partie de l’agriculture traditionnelle avait été
remplacée de force par celle du pavot –, la famine qui s’en
suivit décima plus de 10 millions de personnes. Mais la Company qui avait engrangé des millions de livres sur le commerce
de l’opium et dont la devise maçonnique était Freedom,
Fraternity, Federation, non seulement ne bougea pas le petit
doigt pour les aider, mais exigea des paysans qui mourraient
librement de faim qu’ils payent leurs impôts comme chaque
année, et confisqua fraternellement leurs terres. N’oublions
jamais la vraie nature du capitalisme et de la fraternité
maçonnique !
Banques, assurances et bourses
Le triplet gagnant pour les dominatores et le cycle infernal
pour les laboratores ! Qu’elles soient des valeurs (actions,
obligations, produits dérivés…), de matières premières, de
biens de consommation ou spécialisées dans les contrats à
terme, les bourses ont une fonction essentielle : transformer
la vie en marchandise. Que ce soit les matières premières, les
animaux, les terres, la planète, le pouvoir créatif des hommes
ou leur force de travail, tout s’achète et tout se vend dans
une bourse.
77
Toute la difficulté pour expliquer le système financier ne vient
pas tant de sa complexité que de son immatérialité… à l’école,
on nous apprend qu’on ne peut additionner des torchons et
des serviettes, mais là on va devoir additionner des torchons
et des algorithmes. Jongler sur des plans sémantiques et
même des mondes de nature fondamentalement différents.
En effet on va avoir : d’un côté des banques de dépôt ou centrales, et des bourses qui ont le pouvoir de créer de l’argent de
façon totalement fictive et selon des règles rarement respectées bien que faites par elles ; des états qui peuvent prendre
autant de crédits qu’ils le veulent sans jamais les rembourser ;
et de l’autre côté nous, les prolos, les sans-dents, les classes
moyennes qui devons extraire du Réel chaque grain de riz,
gagner chaque euro et rembourser chaque centime que nous
empruntons avec des intérêts parfois usuriers.
Comment expliquer qu’une banque puisse à partir de rien alimenter un distributeur de billets duquel je pourrais retirer du
papier imprimé qui, par la foi du marchand, me permettra
d’acheter un kilo de pommes bien réelles et de les manger ?
Comment expliquer que la Réserve fédérale US, la Banque
centrale du Japon ou européenne puissent miraculeusement
grâce à un coup de baguette magique QE (Quantitative
Easing*) faire apparaître sur la table des milliards de dollars,
de yens ou d’euros ? Que dire d’une partie de poker où votre
adversaire connaît votre jeu, peut avoir autant de cartes qu’il
le souhaite et changer les règles en cours de partie ? Et bien
tout cela est expliqué dans le titre de ce livre : Moneycratie ou
le règne de l’illusion.
Au commencement, l’être humain tirait sa subsistance de
la nature, par la chasse, la cueillette… et les partages réciproques dans sa tribu. Puis vinrent l’agriculture et l’élevage,
la notion de travail spécialisé, les stocks, les surplus, donc le
commerce et le concept de crédit :
1• 100 m de soierie coûtent 10 pièces d’or au prix de gros.
* Équivalent moderne de la planche à billets où une banque centrale
achète des bons du Trésor et autres titres, ce qui revient à prêter à l’État,
à mettre de l’argent en circulation et à augmenter les réserves bancaires.
le capitalisme dégénéré
Je peux revendre ces 100 m au détail pour 20 pièces d’or.
2• Ayant 10 pièces d’or, je ne peux donc acheter que 100 m
de soierie et espérer doubler ma mise, à moins que…
3• on me prête 10 pièces d’or qui me permettront d’acheter en tout pour 200 m de soierie et en tirer 40 pièces d’or.
Même en remboursant 50 % d’intérêts à mon prêteur je gagnerais 15 pièces d’or au lieu de 10…
C’est une forme de crédit rustique, basé sur la confiance et
l’honneur, où l’on se prête un or que l’on a vraiment pour
acheter un tissu que l’on peut palper. On est encore ancré
dans le Réel, et il faudra attendre la pratique des réserves fractionnaires pour commencer à entrer dans le crédit virtuel…
S ystème
de réserves fractionnaires
Les premiers échanges non matériels entre grands marchands, s’effectuaient par lettre de change, plus sure et
légère qu’un coffre de pièces. Mais cela reste encore dans
le domaine de la « transaction réelle » puisque l’on échange
des marchandises contre la promesse d’un or que l’on possède vraiment… enfin du moins au début. La cupidité des
premiers orfèvres ou banquiers les ayant rapidement poussés à échafauder des plans pour gagner plus en travaillant
moins. À partir d’un certain nombre de dépôts, ils ont pu
constater que tout le monde ne venait pas retirer son argent
en même temps : il suffisait dès lors de conserver une fraction des dépôts disponibles pour faire tourner la baraque et
faire fructifier le reste, plutôt qu’il ne dorme dans des coffres.
Dans un premier temps donc, ces orfèvres en la matière prêtèrent l’argent déposé par leurs clients à des taux usuriers et
souvent à court terme. Mais pourquoi se limiter à cette petite
magouille, alors qu’on peut faire dans l’escroquerie à grande
échelle ? C’est ce que l’on nomme le système de réserves fractionnaires, soit le droit pour une banque de prêter, par des
jeux d’écritures virtuelles, de l’argent qu’elle n’a pas, mais
sur lequel elle touchera des intérêts. Seul petit problème, ce
79
système de Ponzi à grande échelle vole en éclat le jour où
tous les clients veulent récupérer leur argent. On nomme cela
improprement une « panique bancaire », quand on devrait
plutôt parler de « lucidité comptable » !
La
masse critique
La poussée nécessaire pour décoller du monde des laboratores
vers l’espace des dominatores est immense… mais une fois cet
espace atteint, le rapport au Réel change fondamentalement.
Vous n’êtes plus soumis aux lois de « la pesanteur économique » et rentrez dans « l’apesanteur de la finance ». Vous
n’avez plus a gagner votre argent par votre travail puisque
vous le créez… ou comme dirait Marguerite : L’argent n’a plus
d’importance, ce qui est important c’est d’en avoir !
Contrairement à la propagande distillée par les grands
patrons et les économistes d’État, les moneycraties et les
dominatores ne créent aucunes richesses : ils les volent, les
rackettent, ou les escroquent aux humains et les pillent à la
Terre. Que ce soit pour l’esclave salarié, agricole ou « indépendant », il est littéralement forcé de déposer le fruit de
son labeur dans les banques : le vol ! De payer la protection mafieuse de l’État et des assurances (maison, santé,
auto, retraite, impôts…) : le racket ! D’être traidé comme
une merde qui fera que sa force de travail ou les économies
de toute une vie auront de la valeur ou ne vaudront plus tripette : l’escroquerie !
Pourtant, il serait faux de dire qu’il n’y a pas de porte d’accès
au « monde merveilleux » du pouvoir financier. Pendant les
révolutions industrielles ou politiques, les guerres et aprèsguerres, les krachs boursiers… si vous avez peu d’humanité
et êtes assoiffés de pouvoir, il y a une sorte de porte « spatio-temporelle » qui s’ouvre sur le cercle des dominatores. Que
ce soit par les manufactures du XVIIIe siècle, ou la dernière
« révolution » de l’informatique, des empires financiers et de
nouveaux cercles de pouvoir se sont bâtis. Mais pour 99 %
le capitalisme dégénéré
des gens, ils naîtront et resteront toute leur vie dans leur
caste d’origine : prolétaire ou capitaliste. Que ce soit pour
un ouvrier, un fonctionnaire, un artisan, un agriculteur ou un
petit commerçant, il sera confronté à cette « masse critique »
du capital qui fait que globalement les pauvres restent toujours pauvres et les riches deviennent de plus en plus riches.
C’est ce qui fait qu’en 2015, 1% de la population mondiale
la plus riche possède plus que les 99% restants… ou encore
que les 62 personnes les plus riches au monde ont autant de
biens que les 3,6 milliards les plus pauvres (pas mal pour des
sociétés basées sur la fraternité et l’égalité)… ou encore que
1800 milliardaires accumulent à eux seuls 7000 milliards de
dollars (soit 20 fois les recettes annuelles de l’état français).
7000 milliards, ça fait tout de même une somme rondelette
et permet – en plus de faire rentrer du bois pour l’hiver, du
foin pour les bêtes et quelques sacs de haricots –, de se payer
des journaux, des télés, de belles campagnes présidentielles,
des clubs de foot, quelques compagnies de téléphonie et
de grande distribution, de fomenter une révolution ou une
armée islamiste ici ou là (et les attentats qui vont bien avec),
de modeler le cours des matières premières et le marché du
travail… grosso modo, ça permet d’exploiter le Cheptel humain
et de contrôler son comportement.
La dégénérescence capitaliste
Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée, l’orage… disait
Jean Jaurès, mais le principal problème pour servir ce cycle
de Création/Saturation/Destruction est de maintenir le Cheptel en esclavage productif et consommant pendant le début
du cycle, puis le convaincre en fin de cycle d’aller assassiner
ses frères et sœurs et anéantir des siècles de culture. Au XVIIIe
siècle, le concept « Dieu le père » de la holding Vatican n’arrivant plus à fidéliser assez de clients, il fut remplacé progressivement par celui plus maçonnique de « Mère patrie » avec un
81
packaging plus accrocheur de Marianne à gros nichons. Pure
vue de l’esprit ne correspondant à aucune réalité culturelle ou
historique palpable. Tout d’un coup, le Catalan de Perpignan,
Le Corse d’Ajaccio, le Breton de Saint-Malo ou l’Alsacien de
Mulhouse devront n’avoir plus qu’un but dans la vie : vivre et
mourir pour La Frrranceuh… (mettre du trémolo dans la voix)
–– La quoi ?
–– Vous allez bosser et crever pour la grandeur de La Frrranceuh, Meuuuusieur !
–– Ah bon et ça me rapporte quoi ?
–– À toi rien connard, mais à nous un max de blé !
Même si elle est inscrite dans ses gènes, la dégénérescence du
capitalisme s’intensifia au début du XXe siècle lorsque ses fondations passeront de l’économie réelle et locale, à celle virtuelle et mondiale des banques et des fonds d’investissement.
La création de la Réserve fédérale en 1913 suite à la panique
bancaire US et la guerre de 14-18 ne sont pas une simple
coïncidence de dates. Première boucherie véritablement mondiale, cette guerre ne répondait à aucun intérêt ni motivation
des pays ou des peuples, seule l’haleine putride de la finance
internationale mêlée aux piaffements des industriels de l’armement mit le feu aux poudres. Le krach boursier de 1929
engendra la Grande dépression qui plongea des millions de
familles du Land of plenty dans une misère noire et participa
grandement à l’effondrement de l’Europe. Le Dow Jones aura
perdu 85 % en 1932, ce qui conduisit logiquement au retour
des républiques viriles et à la Deuxième Guerre mondiale,
selon le cycle de Création/Saturation/Destruction nécessaire à la
survie du capitalisme. En 1946, après les génocides de la guerre, les Américains
imposèrent – non pas, par leur capacité de production, mais
par celle de destruction –, les Accords de Bretton Woods où le
dollar devint monnaie étalon non convertible, indexée sur l’or,
obligeant toutes les banques centrales à acheter du dollar
le capitalisme dégénéré
comme réserves. Ce viol anal monétaire était évidemment une
aberration financière d’une fragilité totale ! Le gouvernement
américain garantissant la valeur du dollar sur… rien.
Les Accords de la Jamaïque de1976 mettront même fin à la
convertibilité du dollar en or. Donc le dollar n’est convertible
en rien, n’est basé sur rien – si ce n’est la capacité de destruction de l’Empire –, mais toutes les monnaies du monde
reposent sur lui… vous voyez un peu la solidité des fondations
d’un tel système le jour du grand tsunami boursier ! Pourtant
le dollar reste la principale monnaie de réserve utilisée dans le
commerce international ainsi que la principale devise traitée
sur le marché des changes. Le commerce le plus stratégique
étant « l’or noir » payé en « pétrodollar », si demain les pays
arabes vendaient leur pétrole en euros ou en yuans, le dollar
s’effondrerait… ceci expliquant peut-être cela !
Quand on dit que : le capitalisme, c’est partager les dettes avec
le plus grand nombre et conserver les bénéfices avec une minorité
d’élus, il ne s’agit pas d’une « vue de l’esprit » de quelques
gauchistes. En 2007, fut porté au grand jour la crise des
subprimes, au départ, des prêts hypothécaires insolvables
que les banques revendaient pour s’en débarasser… à l’arrivée et d’après le FMI 2 200 milliards de dollars de pertes
aux banques, donc ultimement aux contribuables. Pourtant
en 2006, parfaitement consciente de l’insolvabilité de ses
subprimes, la banque d’affaires Goldman Sachs distribua un
bonus de 16,1 milliards de dollars à ses 26 000 employés,
soit une prime moyenne de 622 000 dollars en sus de leur
salaire. Plus curieusement encore, en 2010 les institutions
financières « ruinées » ont versé un montant record de 144
milliards de dollars de rémunérations variables à leurs dirigeants et employés, mais pas un centime aux contribuables
qui avaient épongé leurs dettes !
Le système bancaire est un peu comme ces grands cardiaques : il peut passer l’arme à gauche à la première crise ou
vivre 10 ou 20 ans sous médicalisation lourde. Le système eut
83
une attaque grave en 2008 et aurait très bien pu y rester, mais
il fut mis en réanimation artificielle. Incurable et inopérable,
il fait illusion, donne le change, crée de la fausse monnaie
et du QE… Il peut très bien échapper au Réel encore 5, 10
ou 20 ans… ou avoir une crise fatale dans 2 mois. Une crise
énergétique importante, une catastrophe naturelle, une épidémie, un grand état en cessation de paiement, une panique
bancaire, ou tout simplement des mouvements boursiers
incontrôlés, et en 48 h tout le système bancaire mondial sera
gisant et vos belles économies et billets ne seront plus que
roupie de sansonnet !
Cet effondrement brutal et forcément mondialisé fera
paraître la crise de 1929 pour une blague de potache. Pour
faire une analogie navale, au début du siècle dernier chaque
état souverain pilotait son bateau monétaire qui rentrait le
soir au port. Aujourd’hui le système monétaire mondialisé
est un supertanker qui dérive en haute mer, sans aucun sas
étanche, ni aucun port d’attache. Mais disent les tapins du
pouvoir financier : Ne vous inquiétez pas, le système monétaire
est insubmersible ! vraiment ? demande le rescapé du Titanic.
Lorsque le système s’effondrera le dollar n’aura plus que sa
valeur réelle, c’est-à-dire à peu près rien. Les autres monnaies
étant indexées sur le dollar ne pourront que le suivre dans
son effondrement. Et la terreur impérialiste ne sera plus suffisante pour imposer un nouveau système d’escroquerie en
bande désorganisée, les gens n’y croiront plus, en auront
gros sur la patate et mettront probablement plusieurs mois
avant de pouvoir se rasseoir…
Qui acceptera les limites ?
Les banques et le système boursier sont des parasites pour les
petites gens, mais fondamentaux à l’enrichissement des castes
dominantes. Dans une fédération humaine, si argent il y a, il
est géré par les Citoyens, sans besoin d’intermédiaires véreux,
le capitalisme dégénéré
de banques parasites, ou de roulette boursière. Et que se passera-t-il, le jour où les banques refuseront de prêter un argent
imaginaire à des états ruinés ou que les esclaves du crédit-salaire réaliseront que leurs chaînes sont fictives ? Que feront
les millions de fonctionnaires sans solde ? L’armée, la police,
les transports, les pompiers, les hôpitaux, les professeurs… ?
Que fera le consommateur lambda devant les rayons vides
de son supermarché et la bougie qui éclairera l’écran de son
ordinateur désespérément éteint ?
Le capitalisme est inapte à la vie et à l’humain, il ne produit
au bout du compte que destruction et chaos, il a fait de la
terre une immense décharge à ciel ouvert, et conduit à l’extermination d’une partie de l’espèce humaine. Est-il encore
possible de changer de cap ? Techniquement oui, les maîtres
mots sont : limites, conscience et compétence. Mais nous
vivons à l’époque du fast-food, du gang bang et des réseaux
sociaux où l’on est fiers de produire des millions de hamburgers indigestes à l’odeur de matière fécale ; où une pauvre
fille se fait baiser par 200 bites dans une soirée et publie ça
comme un « exploit » ; où il faut avoir 2 000 amis sur Facebélier qui n’ont rigoureusement rien à foutre de toi.
Alors qui acceptera la limite des naissances, la limite des biens
maximum, la limite de la production, la limite de la taille des
usines, des villes, des élevages, des biens de consommation… ?
Car de limites, le capitalisme n’en a aucune et l’être humain
s’est coupé de ses limites naturelles. Tout cela demandera
de l’intelligence et de l’altérité, choses qui font cruellement
défaut aux castes dominantes. Il faudra que l’humain, reprenne
le contrôle du monde et de sa vie, qu’il mette en œuvre son
bon sens et renoue avec une économie du Réel, qu’il passe de
l’état d’esclave à celui d’artisan de sa destinée. Malheureusement, je crains qu’il ne faille un effondrement abrupt de
nos moneycraties pour nous éveiller de notre rêve collectif et
nous reconnecter aux lois immuables du Vivant…
85
Ça s’appelle le « rêve américain »
et il faut vraiment être endormis pour y croire…
George Carlin
La mascarade démocratique
Mascarade : divertissement où les participants avancent déguisés et
masqués. Ce qui a de fabuleux dans l’escroquerie fondamentale de la couillonnade démocratique c’est que ça commence
toujours par on vous envahie, on vous massacre, on vous prive de
votre culture et de vos coutumes, éventuellement on vous parque
dans des réserves… et maintenant vous êtes libres !
–– Ah bon, parce que moi Indien d’Amérique, j’étais plutôt
peinard, je vivais en bonne harmonie avec la nature et je ne
demandais rien…
–– Oui, mais tu étais un « sauvage », tu ne connaissais pas la
« l i b e r t é » !
–– C’est-à-dire que moi, Chouan de Bretagne j’aimais bien
ma culture, ma langue, mes croyances et vivre au pays…
–– Oui, mais ton esprit ne baignait pas dans celui des
Lumières et donc tu ne connaissais pas le « p r o g r è s », la
libre circulation des idées (surtout les nôtres, parce que les
tiennes c’est de la merde !) et des biens…
–– Ah ça c’est bien, on va être beaucoup plus riches et heureux maintenant grâce au « p r o g r è s » ?
–– Oui enfin, là aussi surtout nous…
Le 19 janvier 1794, le sympathique et affable Général des
armées libres et républicaines Turreau qui avait monté avec
une bande de copains un groupe de Hard Metal connu sous
le nom The Infernal Columns envoya à ses généraux les instructions suivantes :
« Instruction relative à l’exécution des ordres donnés par le
général en chef de l’armée de l’Ouest, contre les brigands de
la Vendée (30 nivôse an II) :
Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou
convaincus de les avoir prises pour se révolter contre leur
87
patrie, seront passés au fil de la baïonnette. On en agira de
même avec les filles, femmes et enfants qui seront dans ce
cas. Les personnes seulement suspectes ne seront pas plus
épargnées, mais aucune exécution ne pourra se faire sans que
le général l’ait préalablement ordonné.
Tous les villages, métairies, bois, genêts et généralement, tout
ce qui peut être brûlé sera livré aux flammes, après cependant
que l’on aura distrait des lieux qui en seront susceptibles,
toutes les denrées qui y existeront ; mais, on le répète, ces
exécutions ne pourront avoir leur effet que quand le général
l’aura ordonné. »
Ah bon, j’ai eu peur un instant, j’ai cru qu’il s’agissait d’un
génocide perpétré par quelque état islamiste barbare… mais
non, il s’agissait d’exterminer des « brigands vendéens ». Et
en plus, « ces exécutions ne pourront avoir lieu que quand le
général l’aura ordonné. » Ouf, je respire ; si c’est le général qui
l’ordonne, et si en plus c’est fait dans l’esprit des Lumières…
Aucun rapport donc avec une dictature militaire où le pouvoir est imposé par la terreur, alors que notre République a
était instaurée par La Terreur… ça n’a rien à voir !
Vous pensez que cela appartient au passé ? Regardez ce que
fait l’Empire US dans tous les pays qu’il envahit… euh pardon,
qu’il libère. Nous allons vous apporter la « l i b e r t é ». Maintenant vous allez pouvoir choisir entre Coca-Cola et Pepsi-Cola… petits veinards ! Et l’on dit merci qui ? Merci McDonald’s ! Quand on pense que la plus « grande démocratie du
monde » comme elle plaît à s’en branler, a été fondée sur le
vol des terres, le génocide de plus de 50 millions d’Amérindiens et la mise en réserve du bétail survivant… ça fait envie !
Suivie de l’importation massive d’esclaves irlandais et africains pour lancer leur économie et d’ouvriers chinois pour
construire leurs routes et leur chemin de fer. Une fois que la
technologie mécanique a permis de se passer de cette maind’œuvre bon marché, les maîtres ont dit aux esclaves :
–– Maintenant vous êtes « l i b r e s » !
la mascarade démocratique
–– Ah
bon, et on fait quoi ?
–– Ben, vous pouvez devenir mendiants, héroïnomanes,
maquereaux, jouer de la trompette ou travailler dans des
usines à poulets… Plumer des poulets morts toute la journée, c’est pas beau la « l i b e r t é » ?
La mascarade démocratique
D’abord il faut bien comprendre la différence entre une dictature républicaine et une démocratie. Dans la première, un
petit groupe d’individus corrompus et assoiffés de pouvoir
sont censés représenter « le peuple ». Dans une démocratie, il n’y a ni représentants, ni représentés puisque les êtres
humains ont le pouvoir réel et direct. La « représentation
démocratique », c’est un peu comme jouait à la dînette lorsqu’on était enfant. Il suffit de prétendre verser du thé dans
des petites tasses, de faire semblant de boire et de payer avec
des boutons de culottes… Tout l’art de la mascarade démocratique est là : faire semblant et prétendre… c’est d’une simplicité biblique ! Voyons donc ses 4 fondamentaux :
1• Parti unique : Républicrates aux USA, parti communiste
en Chine ou RPSNE* en France sont des partis uniques entièrement financés par les castes dominantes et totalement
dévoués à leur service. À cela, se rajoutent divers petits partis d’animation théâtrale qui n’ont aucune chance d’exercer un jour le pouvoir puisqu’ils n’ont ni l’accès aux médias
mainstream, ni l’argent pour acheter des journaux et des
chaînes de formatage idéologique, et ne servent donc qu’à
crédibiliser la mascarade démocratique.
2• Pensée unique contrôlée par les 2 moules à penser de
la moneycratie : L’Éducation nationale et les médias. Ces
derniers appartiennent pour 95 % aux grands groupes financiers, qu’ils financent par la publicité et les aides de
l’État. L’Éducation nationale est, elle, totalement inféodée à l’État banco-sioniste qui l’a mise au tapin de sa
* Républicains du Parti Socialiste National Écologique
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Fonctionnement d’une moneycratie
Parti unique
(Financé par les castes dominantes)
Pensée unique
Dualité électorale
Les scénaristes du parti unique
créent des tensions dramatiques
imaginaires.
Spectacle du pouvoir
Pendant 5 ans, Auguste degoch &
Clown blanc adroit interprètent
l’alternance unique.
Blocus de la démocratie
500 parrainages d’élus, scrutin non représentatif, pas d’accès aux médias,
budget de campagne colossal, endoctrinement scolaire… et coup d’État si nécessaire : aucune chance donc pour un être humain intègre d’accéder au pouvoir.
Cheptel humain
Choisit librement qui des 2 comédiens du parti unique incarnera
le pouvoir et l’opposition similaire.
Le suspens est intense…
Divertissement
Terreur
Culpabilité
Obscurantisme
la mascarade démocratique
religion marchande. Pour les professeurs, après 4 ou 5 ans
d’études universitaires il ne reste plus grande trace d’intelligence ou de sens critique et ils sont devenus généralement
« degoch », c’est-à-dire, des ruminants de la « pensée fastfood ». Pour les journalistes, c’est encore plus simple : il
existe effectivement des journalistes intègres… à Pôle Emploi ! Restent les autres, à genoux, sous la table, serviles,
veules… ceux qui « font leur métier ».
3• Dualité imaginaire : mise en scène d’une alternance imaginaire, sous la forme d’un duo de clowns électoraux : théâtralisation de l’Auguste degoch et du Clown blanc adroit. •• Pouvoir / Opposition
•• Good cop / Bad cop
•• Féminité / Virilité
•• Liberté / Sécurité
Cette dualité imaginaire étant censée représenter « un choix
démocratique », avec 2 programmes qui de toute manière
ne seront jamais mis en application. L’opposition consistant essentiellement à être contre tout ce qui est pour, et
pour tout ce qui est contre… évidemment le jour ou l’opposition accéde au pouvoir elle sera frappée d’une amnésie
foudroyante ! La distribution des rôles est faite au suffrage
universel : en alternance, un des deux comédiens incarnera
pendant 5 ans le pouvoir et l’autre l’opposition… Mais pas
de panique, ils partagent bien les recettes à 50/50 !
4• Blocus de la démocratie : Malgré le contrôle total de
l’endoctrinement éducatif et médiatique, il peut arriver
tout de même que l’humain s’éveille, que son intelligence
et ses capacités analytiques refonctionnent. Internet, certains ouvrages ou spectacles pouvant échapper à la main
mise du pouvoir, il est fondamental pour ce dernier qu’il
soit totalement impossible à un être humain intègre d’accéder à la mafia étatique. En contradiction totale avec la
constitution française, il est de fait impossible à un citoyen
91
de se présenter à une élection nationale ni de participer
à la rédaction des lois : 500 parrainages d’élus, mode
de scrutin non représentatif, pas d’accès aux médias,
budget de campagne colossal… Pour mémoire, plus d’un
milliard de dollars (oui vous avez bien lu) pour l’achat du
mandat présidentiel US, et 22 millions théoriques pour celui de la France… mais beaucoup plus en réalité.
Dans les faits, il est impossible pour un simple citoyen d’être
élu à un poste un tant soit peu important sans l’aide d’un
parti… mais disent les maquignons du babillage télévisuel « il
vous suffit d’en monter un ! ». Ce qui est, là encore, totalement
impossible pour des êtres humains intègres, sans puissants
appuis financiers et régisseurs du spectacle votatif. Mais bon,
supposons que vous arriviez à monter un parti dissident, vous
seriez par voie de conséquence en « dissidence » : action ou état
de ceux qui se séparent d’une communauté religieuse, politique, ou
philosophique. Donc un danger pour la sureté de l’État et vous
véhiculeriez des propos qui seront jugés par leurs larbins de
cour comme étant une « incitation à la haine et à l’insoumission » à l’État votato-stalinien (« Aux armes citoyens, qu’un sang
impur abreuve nos sillons » étant lui une incitation à l’amour
bucolique et à la réflexion philosophique). Donc, tout parti
dissident au capitalisme adroit ou degoch sera dissout immédiatement… si par hasard il arrivait à passer entre les mailles
du filet bureaucratico-financier.
Il faut aussi se souvenir, qu’une moneycratie ne suit jamais
ses propres règles et si le résultat de la mascarade votative ne
correspond pas à ses intérêts, ça ne lui pose aucun problème
de faire péter l’article 49.3 de la Constitution (qui lui permet
de faire passer n’importe quelle loi sans le vote de l’Assemblée) ou de fomenter un coup d’État (USA 1963 Kennedy,
Grèce 1967, Chili 1973, Algérie 1992, Venezuela 2002…)
et de repasser en mode plus basique de dictature militaire.
Car n’oublions jamais que ce que l’on nomme « République
démocratique » n’est ultimement qu’une dictature militaire
la mascarade démocratique
nappée de sauce caramel et de divertissements votatifs.
Toujours dans le Réel, le peuple ne pourra jamais faire
entendre sa voix ; avez-vous déjà entendu des interviews ou
des débats dans les médias avec des gens du peuple ? Non,
et pourquoi ? Ils sont trop cons ? Y’en a certainement qui
n’ont pas inventé la poudre, mais quand vous voyez le regard
à l’éclat pur purin (sic) d’une députe, y’a pas nécessairement
la lumière à tous les étages non plus. Donc y’a pas plus de
cons chez les gens du peuple que chez les députes, mais les
premiers vivent plus dans le Réel et ont tendance à exprimer
leur vécu. Alors qu’une députe est là pour pomper et satisfaire ses employeurs, vaseliner l’anus de ses électeurs, et pour
te dire très sérieusement au moment où le bateau est en train
de sombrer : Il n’y a rien à craindre, la situation est parfaitement
sous contrôle !
Le référendum est un moyen simple de savoir si l’on vit dans
une société totalitaire ou une démocratie. La réunion autour
du feu de camp où les membres de la tribu prennent les décisions importantes est depuis la nuit des temps la base de
toute société humaine. Extrêmement facile à mettre en œuvre
à l’heure de l’informatique et des réseaux, et bien sûr totalement bannie d’une moneycratie comme la nôtre, puisque,
disent les employés des castes dominantes : Le peuple c’est nous,
puisque c’est le peuple qui nous a élus… enfin le peuple a pu choisir entre les clowns Bobo et Pipo ! Mais souvenons-nous de ce
à quoi nos pairs révèrent :
Art. 6. La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les
Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs
Représentants, à sa formation.
Avez-vous déjà concouru personnellement à la formation de
lois ou connaissez-vous des citoyens l’ayant fait ? Moi pas !
Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur
capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et
de leurs talents.
93
Avez-vous vu récemment un président des Français ou un
ministre ayant des vertus et des talents ? Moi pas ! Vous
a-t-on consulté récemment via un référendum ? Moi pas !
Qui plus est, le type de scrutin et de gouvernance est majoritaire, c’est-à-dire, qu’aujourd’hui il suffit de 25 % des votants
pour accéder au pouvoir. En comptant les 50 % d’abstention et en se rappelant que le second tour est surtout le vote
du dépit, de la lâcheté et de l’amnésie, il suffit d’appâter 10
à 15 % du Cheptel humain – par le mensonge, le charme, la
manipulation… qu’importe, puisqu’on s’adresse à du bétail
sous sédatif – est l’affaire est dans le sac ! Pourtant ce « représentant » de 10 à 15 % du « peuple » aura 100 % du pouvoir, ce qui est là aussi une aberration démocratique totale,
comme le fait que les 50 % des citoyens qui ne votent pas ont
0 % de représentation ! De fait, il y a à tous les niveaux de la
mascarade démocratique des barrages, des cloisonnements,
des manipulations, l’endoctrinement de l’école maçonnique,
la propagande constante de tous les médias (vous êtes en
démocratie, la preuve c’est vous qui choisissez le directeur de
l’abattoir parmi les 2 candidats du propriétaire), mais de fait,
il n’y a aucun espoir qu’une moneycratie puisse être changée
de l’intérieur. Ce système archaïque de « talent show » votatif
n’a tout simplement plus aucune raison d’être !
Dans une société humaine, les représentants du peuple ne
sont pas les tapins des partis du pouvoir, puisque par définition, il n’y a ni représentant, ni parti… le pouvoir et toutes
les grandes décisions étant entre les mains des Citoyens, directement, localement, régionalement ou par vote électronique
public au niveau de la Fédération humaine.
Les clowns Pipo et Bobo
Comprendre que les numéros de cirque de Pipo et Bobo sont
des numéros répétés à l’avance et coécrits dont le but est de
divertir le spectateur. Divertir au sens propre… L’antagonisme
la mascarade démocratique
purement théâtral de l’Auguste et du Clown blanc a pour
seul but de créer une tension dramatique. C’est ce que l’on
nomme, la « gauche et la droite », ou « démocrates et conservateurs », le scénario étant à peu près le même dans tous les
pays. Ce que l’on nomme « démocratie » est tout simplement
la capacité d’un des 2 employés du parti unique à investir plus
d’argent et à avoir une propagande plus efficace pour vendre
aux moutons ce vide qu’ils nomment « programme » et qu’ils
ne mettront jamais en œuvre. Le lobby banco-sioniste, qui
par exemple a mis en place un clown blanc à la Maison-Noire,
parce que le peuple américain est profondément racialiste et
qu’on lui a vendu du Il est noir, donc il est sympa et compétent.
Pour cela, les responsables de campagne ont simplement
appliqué les bons vieux conseils d’Adolphe Hitler : « La faculté
d’assimilation de la grande masse n’est que très restreinte, son entendement petit, par contre, son manque de mémoire est grand. Donc
toute propagande efficace doit se limiter à fort peu de points et les
faire valoir à coups de formules stéréotypées aussi longtemps qu’il
le faudra, pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir
l’idée. » Yes we can ! a-t-on fait bêler à la masse votante et stupide… Mais on peut quoi ? Ce n’est pas précisé, Just do it ! Bien
sûr la première chose que fit l’homme de paille du lobby banco-sioniste, c’est de nommer chef de cabinet un ex-militaire
israélien, du jamais vu même en Amérique, mais au moins on
sait pour qui il bosse. Les Américains sont cons, cons comme
des balais ! Yes we can… we can l’avoir dans l’cul !
Un autre point fondamental à comprendre dans la mascarade démocratique, c’est qu’elle oublie toujours la notion
de continuum, de « timeline » comme on dit en cinéma. Elle
oublie tout ce qui a eu avant, et occulte ce qui de toutes
évidences aura lieu demain, pour vous focaliser sur un instant chimérique, le « cheese » de la photographie ou tout
le monde sourit artificiellement. Elle oublie de rappeler que
cette démocratie s’est bâtie sur le sang, le pillage et le viol et
que par nature c’est ce qu’elle engendre. Quand des abrutis
95
télévisuels bêlent leur ça nous rappelle les heures les plus sombres
de l’histoire, ils n’ont rien compris ! La guerre, les massacres, la
terreur ne sont que l’expression de la nature même du capitalisme à un instant T, sur la ligne temporelle de l’Histoire. C’est
un peu comme si vous étiez chez vous avec votre famille et
qu’un gang de narcotrafiquants envahisse votre maison. Les
homejackers tuent le mari, violent la femme, emportent tous
les biens de valeurs, vendent le jeune fils à un réseau pédophile et mettent la fille dans un bordel de Caracas… 10 ans
plus tard les violeurs reviennent trouver la femme qui a survécu dans la douleur et lui disent : On s’excuse, c’était pas bien ce
qu’on a fait, mais là on vous apporte un truc qui va changer votre vie,
le m a r i a g e d é m o c r a t i q u e ! Vous pouvez choisir librement votre nouveau mari parmi les hommes qui vous ont violé !
Pour en revenir aux États-Unis, ils s’excusent disent-ils ? Ah
bon, ils vont donc rendre les terres aux Indiens et partager
les richesses des grands propriétaires terriens avec les descendants d’esclaves ? Ah, ben non, pas tout à fait. Ils disent
que c’est pas bien, qu’ils s’excusent une fois qu’il n’y a plus
rien à voler et ils gardent tout… mais démocratiquement ! Il
est important de garder à l’esprit cette dimension historique
dans nos moneycraties, parce qu’une société qui se crée dans
la violence et la terreur, comme le coup d’État des marchands
de 1789, n’a jamais été et ne pourra jamais être une société
démocratique dirigée par l’humain, pour l’humain. Ce fut une
société de marchands pour les marchands, imposée par la terreur d’abord physique et culturelle et aujourd’hui culturelle et
physique. Il est fondamental de comprendre cela, si l’on veut
avoir une chance de créer un jour une Fédération humaine…
Le principe de Guignol
Les hommes politiques sont des « guignols »… pas au sens
figuré ou injurieux, mais au sens propre. Leur fonction est
identique à celle des marionnettes du théâtre de Guignol
la mascarade démocratique
bien connu des enfants. Le transfert symbolique qu’opère
le Cheptel humain sur le politique, le sportif ou l’artiste lui
permet d’évacuer sa frustration et son mal-être ; qu’il l’aime
ou le déteste est tout à fait secondaire. Mais bon sang de
Bon Dieu, comprenez que c’est un spectacle ! Uniquement
un spectacle, ces gens n’ont absolument aucun projet pour
vous, pour la France, pour mon cul sur la commode ou pour
qui que ce soit ! Leur seule et unique obsession est le pouvoir, la jouissance qu’il procure et la fascination sexuelle qu’il
engendre sur la journalo-actriço-brailleuse de base. Leur
cœur est sec comme le vagin d’une actrice porno, et les politiques sont des êtres humainement médiocres, sans talent,
sans vision, sans panache… ceci expliquant peut-être cela !
D’où aussi le succès d’émissions de marionnettes comme Les
Guignols de l’info et des spectacles d’imitations vocales. La
marionnette du politique, de la star, du puissant – ou leur
imitation – devient alors une sorte d’objet fétiche par lequel
le public peut, comme quand Guignol donne la bastonnade
au Gendarme, évacuer sa frustration, être vengé de ses brimades, et croire qu’il est libre puisqu’il peut rire de tout… du
moins, ce dont ses maîtres lui permettent de rire !
Le Showbiz du politique
« Dans la lutte pour le pouvoir, il n’y a pas de concession possible !
Donc à partir du moment où les idéologies ont disparu, c’est un
combat pour arriver au pouvoir et quand on y est, y rester le plus
longtemps possible… ». Jean-Louis Debré (Président du Conseil
Constitutionnel)
La politique n’est qu’une sous branche du Show business
avec qui elle partage les techniques de marketing. Au début
de sa création, le langage était porteur de sens, quand on
disait « aïe ! » ça signifiait « J’ai mal ». Aujourd’hui, le langage est devenu une coquille vide et « aïe ! » peut signifier « Si
t’es assez con pour croire que j’ai mal ». On sait aussi, pour
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l’avoir constaté mille fois, que les politiques n’ont ni couilles
ou ovaires, ni parole, ni dignité… ils sont tout au plus des lecteurs du codex de l’indigence du cœur. Tout l’art du discours
politique consistant de nos jours à ne rien dire tout en émettant des borborygmes familiers et en intercalant quelques
mots-clefs pavloviens : « Il est certain que la nabe prononciale fait
état d’une saménarite positive au service de la République qui rétablira pour chaque Français et pour chaque Française, la sécurité qui
se manifeste dans le respect et l’umlelar de la liberté et le combat de
l’antisémitisme des mouldits! ». Ça ne veut absolument rien dire,
mais les gens applaudissent, y’a le mot « liberté » dedans, ça
doit être bien, et le mot « antisémitisme »… ça fait peur !
Une des expressions de nos sociétés totalitaires est aussi le
totalitarisme vestimentaire. Toute forme de créativité ou de
goût est bannie des assemblées de vieillards séniles et serviles qui se branlent entre eux sur des bancs honteux. Par
exemple un députe ne peut pénétrer à l’Assemblée nationale
s’il n’est pas habillé d’un costume deux-pièces et d’une cravate pénienne, alors que cela n’est écrit dans aucune loi. Cela
peut sembler anecdotique et sans grand intérêt, mais ça ne
l’est pas, car il est de toute première bourre que les « représentants du peuple » soient des êtres sans goût, sans personnalité et surtout ne fassent preuve d’aucune créativité. Car
s’habiller différemment c’est déjà commencer à penser différemment, et penser différemment serait la fin de la pensée
unique, base de tous nos systèmes totalitaires. Car c’est bien
là, la peur primale des castes dominantes, que le Cheptel humain
prenne conscience de son état d’esclave et souhaite obtenir
son affranchissement.
Bakchich, pots-de-vin, dessous de table, corruption, courtisanes, catins… aujourd’hui, on utilise les mots anglo-saxons
de « lobbying et call-girl », mais si les mots changent, la finalité est la même : acheter les gens ! Peut-il en être autrement ?
Malheureusement non, toute élection politique est avant tout
un budget communication, puisque souvenez-vous il n’y a
la mascarade démocratique
plus de projet, plus d’idéal, plus de vision… juste la soif du
pouvoir pour le pouvoir, une soif inextinguible, et c’est comme
les boissons gazeuses sucrées, plus on en boit, plus on a soif !
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi il n’y a pas de choses
politiques honnêtes en France ? Tout simplement parce que
c’est impossible ! Pour faire de la politique, il faut d’abord
renoncé à son humanité, puis appartenir à un parti corrompu,
utiliser le sophisme et le double langage comme mode relationnel, avoir un budget de propagande de plusieurs millions d’euros et un accès massif aux médias… évidemment un honnête
homme ou une honnête femme ne peut prétendre à cela. Seule
une crapule corrompue ayant son rond de serviette au dîner
du Fric et son tablier à la loge, la bouche ou l’anus accueillant
pour ses sponsors aura une chance de participer au Magical
Mystery Tour. À l’aide de leurs 2 tapineuses, Éducation nationale et médias, les choses politiques essayent encore de vous
convaincre que vous avez besoin d’elles ! Quelle galéjade, non
seulement vous n’en avez nullement besoin, mais comme tous
les parasites ce sont elles qui vous pourrissent la vie. Chiez-les
et tirez la chasse ! Vous verrez le bien-être que l’on ressent…
Le régime votato-stalinien
Pour comprendre le fonctionnement d’un régime votato-stalinien, donc à parti unique, il suffit de voir qu’avec seulement
quelques milliers de voix on peut monter sur le trône d’une
ville de 2 250 000 habitants une figurante du parti. Parti
unique qui propose trois saveurs que l’on peut mélanger à
souhait :
•• capitalisme libéral, dit adroit
•• capitalisme social, dit degoch
•• capitalisme fasciste, dit vilain
Pourtant, malgré les centaines de millions d’euros investis
dans la propagande du songe, l’endoctrinement à la pensée
99
d’État dès la plus tendre enfance, la mafia des partis, la corruption du système électoral et la masse visqueuse de journalisses, les chiffres réels du vote « démocratique » sont pathétiques. Et si ça ne suffit pas, reste le joker du 2e tour « Dépit
et terreur » : Oui c’est vrai, je suis une merde, mais si vous ne votez
pas pour nous, les fascistes-antisémites-islamistes vont venir égorger
vos fils et vos compagnes ! Dans un régime votato-stalinien, les
castes dominantes financent les partis qui forment des « représentants du peuple », qui bien sûr ne représentent dans le
Réel que les intérêts du parti. Dans une fédération humaine,
il n’y a pas de représentants du peuple, puisque le peuple
détient le pouvoir réel.
En 2014, la future maire de Paris fut investie par le vote de
2715 adhérents de la fédération UMPS degoch. Elle était la
seule à se présenter… et a obtenu 100 % des voix ! C’est aussi
ça la démocratie, choisir librement parmi une candidate ! Sur
les 205 000 habitants du 18e arr., 23 336 gueux et gueuses
ont voté au premier tour pour la candidate unique degoch,
ce qui en déduisant la population infantile et déficiente
(-20 %) représente environ 14 % du cheptel ovin de l’arrondissement et 1,3 % de celui de la ville. Donc en étant soumise au
parti, sans avoir aucune vision, aucun idéal (si ce n’est d’être
assoiffée de pouvoir vulvaire), aucun programme (à part,
kavec moa sasra mieu kavan ke CT pamoa !), avec des capacités
cognitives modestes, et même en perdant le second tour,
on peut accéder au trône d’une ville de 2 250 000 habitants,
avec 23 336 voix ! Ah oui, et puis surtout, on nous avait servi
un plateau avec un large choix de hors-d’œuvre des 2 entremetteuses du parti unique : Pipote adroite et Bobote degoch
nous ont gratiné un spectacle distractif et tout public, où
elles se jetèrent quelques tartes à la crème, se crêpèrent un
peu le chignon – faut bien que ça « fasse vrai » et amuser un
peu la galerie –, puis se partagèrent avec leurs sponsors et
leurs valets le gros gâteau en coulisse… mais là, on n’était
pas invité ! Mais qu’en est-il de la majorité de gens qui ont
la mascarade démocratique
accompli leur devoir citoyen en ne votant pas ou qui ont eu
suffisamment de lucidité pour ne pas agir par dépit ou par
terreur ? Qui les représente, qui porte leur dignité, qui parle
pour la majorité humaine ?
Pourtant, malgré l’endoctrinement scolaire, historique, affectif, la terreur et la culpabilisation mémorielle, moins de 50 %
du Cheptel humain adulte ont participé à cette mascarade. Le
carcan se fissure, la vie pointe le bout de son frais museau
et le chant du merle maraudeur clame aux fils et aux filles
de putes du Barnum, le droit à la beauté, à un espace non
souillé. Le doux murmure du possible d’une communauté,
où le plaisir d’être au service de ses frères et sœurs humains
aura remplacé la soif putride du pouvoir. Dans une démocratie, nul ne peut souhaiter exercer le pouvoir, c’est un honneur octroyé aux Citoyens et grands-Citoyens selon leurs compétences, par nomination aléatoire et consultation populaire
sur un projet chiffré et défini avec obligation de résultat.
La dictature technocratique
La mascarade démocratique étant un spectacle lourd à produire et le dénie du Réel une position de plus en plus difficile
à tenir, les tapins du politique ont mis en place pour les castes
dominantes, un stalinisme au nouveau packaging : la dictature
technocratique européenne : les membres du Conseil européen
et du Conseil des ministres européen qui prennent la plupart des
décisions économiques et législatives de nos pays sont cooptés directement dans les confréries, les loges, les lobbies et les
réseaux pédophiles, sans autre forme de pseudo-démocratie.
La Commission européenne est nommée par le Conseil européen,
puis ratifiée par les paltoquets du Parlement européen : petits
mignons des partis politiques qui se palpent 12 000 € par
mois + 22 000 € pour la rémunération de leurs « assistantes »
et divers privilèges à vie. Ils sont là pour faire de la figuration
2 ou 3 fois par mois et un peu de boucan pour étouffer les
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cris des peuples que les technomafieux violent dans le fion !
Toutes les décisions importantes sont prises discrètement
par le Conseil des ministres européen, seul organe à voter les
lois en maquillant les intitulés et les finalités, dans le silence
complice de la presse et des médias rampants. Discrétion
motivée par le fait que si leurs actes de trahison économique
étaient soumis au peuple, pas un seul ne serait ratifié, et si
ces ministres européens devaient un jour être jugés par un tribunal populaire, ils seraient passés par les armes pour haute
trahison.
La privatisation de l’argent dans les années 70 a enlevé aux
états leur droit régalien et aux producteurs et industriels la
tutelle de l’économie réelle dorénavant soumise aux banques
privées qui détiennent 95 % du crédit mondial. En 1992, les
premiers états de l’Union européenne renoncèrent à leur souveraineté même au profit de la technomafia de Bruxelles, qui
les réduisit à des décors de théâtre sur lesquels se jouent des
vaudevilles à même de divertir les masses concupiscentes. Le
nouveau Traité transatlantique (Transatlantic trade and investment
partnership) verra la finalisation du Plan Marshall de 1948 faisant finalement de l’Europe une colonie de l’Empire US qui
pourra ainsi racheter – avant l’effondrement massif et brutal
du système bancaire – les entreprises européennes pour une
bouchée de pain avec de la monnaie de singe et imposer sans
plus aucune restriction les lois du chaos banco-sioniste !
Donc si la mascarade démocratique du régime votato-stalinien est pathétique, son remplacement par une technomafia est éminent, grâce à la complicité des agents à l’enfermement émotionnel (qui aiment à se nommer entre eux « journalistes » ou « professeurs ») et des techniciens de surface
du politique. Il sera finalisé par un « état d’urgence » ou des
« lois d’exception » quelconques, motivés par des attentats
de méchants terroristes antisémites contre-révolutionnaires
très vilains qui tomberont pile-poil dans un grand charlivari…
la mascarade démocratique
Le monde de l’illusion
Si l’on veut comprendre comment fonctionne un numéro
de grande illusion, il nous faut d’abord avoir un minimum
conscience du Réel et savoir par exemple, que l’on ne peut
pas couper un être humain en deux et le recoller une minute
après. Qu’ensuite ce n’est pas parce que l’on voit ou l’on croit
voir quelque chose que cela est vrai : miroirs, double fonds,
mécanismes secrets, escamotages, prothèses, contorsions…
de fait ce que l’on voit au devant de la scène n’a rigoureusement aucun rapport avec ce qui se passe derrière le rideau de
l’illusionniste ! Avec une moneycratie c’est pareil, il nous faut
d’abord nous éveiller au Réel, à partir de là, tout son fonctionnement devient transparent.t
La révolution de 1789 – ou du moins celle que l’on nous a
vendue – n’a pas eu lieu, même techniquement, même au
niveau le plus pratique, les dirigeants politiques ne sont, non
seulement pas choisis par le peuple – tout au plus validés par
dépit par une minorité –, mais ne représentent que leur parti,
leur confrérie, leur loge, leur holding… Et bien sûr une fois sur
le trône, ils n’ont de comptes à rendre qu’à leurs sponsors.
Le peuple n’a rigoureusement aucun moyen de contrôle sur la
noblesse d’état qui n’a aucune obligation de résultat… à vrai
dire, elle fait même souvent le contraire de ce qu’elle a promis,
et seul le niveau d’abrutissement massif, d’avinerie télévisuelle,
de défonce sportive et bandantesque donne à la masse bêlante
cette amnésie pathologique qui lui fait se faire voter bien profond à chaque élection. Car dans une société démocratique, il
n’y a ni représentants, ni représentés : il y a des êtres humains
qui prennent en charge leur destin !
Le seul vote utile aujourd’hui est l’abstention ! Seul acte
citoyen à même de montrer aux castes dominantes que l’on ne
veut plus faire partie de la traite « républicaine » ou être les
ouailles de la dictature technocratique et que nous, hommes
et femmes honnêtes avons atteint notre TDAM*…
* Taux de Dilatation Anale Maximum : échelle de mesure scientifique
mise au point par les chercheurs de la Nasa permettant d’évaluer la
capacité d’un être humain à s’en prendre dans le cul.
L’esclavage est l’état ou condition d’un individu sur lequel s’exercent
les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux.
Société des Nations – 1926
Convention relative à l’esclavage, article premier
Esclavage & propriété privée
Défini comme « outil animé » par Aristote, l’esclave est un être
humain dont la force vitale a été réduite par la contrainte ou
la ruse à l’état d’objet marchand et exploitable. Souvent liée
à la guerre armée ou économique – puisque par définition
la guerre est le déni de son humanité et de celle de l’autre –,
la pratique de l’esclavage est aussi vieille que l’humanité, et
pourrait-on dire « universelle ». Encore de nos jours, la razzia
est courante dans des tribus dites « primitives ». On déboule
de préférence de nuit dans un campement, les hommes qui
ne s’enfuient pas dans la forêt sont tués, et l’on kidnappe
les femmes jeunes avec leur bébé. Elles deviendront esclaves
sexuelles et ménagères plus ou moins consentantes et finiront par intégrer le nouveau clan où leurs enfants seront pris
en quelque sorte en otage. C’est vraiment l’esclavage de base,
on fout sur la gueule à l’autre et on lui présente un marché
très simple : Soit tu meurs, soit tu me sers… Mais nous verrons
que dans nos sociétés dites « évoluées », si les techniques
employées pour soumettre ou kidnapper l’humain sont parfois plus complexes et perverses, l’axiome de base reste à peu
près le même : Soit tu meurs, soit tu me sers…
La mise en esclavage des prisonniers de guerre fut monnaie
courante sous l’Empire romain et perdura jusqu’au XIXe siècle
par les razzias des Barbaresques de Méditerranée. La capture
ou l’achat d’esclaves pour l’approvisionnement des places de
commerce des pays côtiers était souvent le fait de chefs tribaux
et de marchands locaux qui constituaient le premier chaînon
de la traite négrière. Et comme le rappelle l’écrivain congolais Alain Mabanckou « Pourtant, il serait inexact d’affirmer que
le Blanc capturait tout seul le Noir pour le réduire en esclavage. La
part de responsabilité des Noirs dans la traite négrière reste un tabou
parmi les Africains, qui refusent d’ordinaire de se regarder dans un
miroir ». Là encore, la cupidité n’avait pas de couleur ! Dans sa
105
forme archaïque, l’esclave reproductif et de main d’œuvre est
encore couramment utilisé dans certains pays comme la Mauritanie (150 000 personnes asservies, soit environ 4 % des 3,8
millions d’habitants du pays).
« Ces esclaves des temps modernes sont, pour la plupart, éparpillés
dans le désert. Ils n’ont pas droit à l’école, aux terres, à l’héritage. Ils
ne peuvent ni se marier ni divorcer sans la permission de leur maître.
Ils sont totalement dépendants et soumis.
[…] Les enfants de Chada ont, pour la plupart, hérité de sa peau
d’ébène. Mais quelques-uns ont le teint beaucoup plus clair. Bien
malgré eux, ces enfants mulâtres lui rappellent sans cesse les viols
que son maître lui a fait subir, année après année. En Mauritanie,
la couleur de la peau distingue dans une large mesure le maître de
l’esclave. Les premiers sont maures, d’origine arabo-berbère, et forment l’élite du pays. Les seconds sont haratines, descendants des
Noirs africains qui vivaient le long du fleuve Sénégal avant d’être
capturés et asservis, il y a des siècles, par les envahisseurs maures. »
La Presse – Isabelle Hachey – Mars 2014
Ou encore au Qatar où le statut de travailleur étranger est
extrêmement contraignant. Environ 1,2 million de migrants
originaires d’Asie représentent 94 % de la main-d’œuvre du
Qatar. Dans le cadre de la kafala, le système qui régit la vie des
travailleurs étrangers, les patrons qataris sont responsables
juridiquement de leurs employés, et on pratiquement tous
les droits (sauf théoriquement celui de vie et de mort). Par
contre, un employé en a très peu. Il ne peut ni changer d’employeur, ni exiger le salaire spécifié sur son contrat de travail,
ni quitter le pays, ni louer de logement, ni ouvrir un compte
en banque… sans l’autorisation de son employeur. Au passage on peut remarquer que si des Arabo-berbères traitent
des Africains comme du bétail ou des travailleurs étrangers
comme des serfs, ça n’a rien avoir du racisme, puisque souvenons-nous, seul le « goy blanc » est raciste, tout le reste est
purement c u l t u r e l !
Évidemment, si je vous dis que la condition d’une ancilla,
esclavage & propriété privée
(servante-esclave à Rome) au service d’une bonne famille
était bien plus enviable que celle d’une bonne bretonne au
XIXe siècle que les maîtres pouvaient jeter comme un mouchoir usagé après l’avoir engrossée, vous êtes en droit d’être
étonné. Pourtant ce qui est important ce n’est pas tant le
terme qui définit une personne, mais sa réalité quotidienne.
Il y avait à Rome des « esclaves » secrétaire particulier ou
précepteur qui avaient une qualité de vie tout à fait équivalente à celle qu’ils auraient aujourd’hui comme employés
dans une famille bourgeoise. Inversement, il y a encore de
nos jours des « travailleurs libres » dont la condition est bien
pire que celle de l’esclave. Esclave qui d’ailleurs pouvait aussi
être « affranchi » par son maître, par son propre rachat, par
testament, par décision d’un tribunal ou par retour à sa terre
natale. Cela me semble un projet tout à fait réalisable, pour
nous esclaves des moneycraties : regagner notre terre natale
en humanité et recouvrer notre indépendance…
Certains seront surpris d’apprendre que dans les pays capitalistes, l’abolition de l’esclavage est due essentiellement à
son manque de rentabilité, comparée à l’esclavage salarial
du Cheptel humain. Mais enfin à l’école, dans les romans,
à la télé, on m’a dit… Oui, à l’école, dans les romans, à la
télé… mais là on parle du Réel ! La cliométrie (approche analytique et statistique de l’évolution économique des pays)
montre une réalité bien plus crue, loin du pathos moraliste,
et constate que les sociétés capitalistes (libérales ou communistes) ne créent pas leur constitution et leurs lois sur une
morale ou une philosophie, mais créent les morales et les lois
qui servent au mieux leurs intérêts financiers.
Quand la propagande historique nous vend la Guerre de
Sécession comme les bons soldats de l’Union combattant les
méchants esclavagistes du Sud, on n’oublie de rappeler que
le Nord était en train de devenir une grande puissance industrielle qui avait surtout besoin d’une main-d’œuvre malléable
et mobile : l’esclave salarié. Alors que le Sud était resté très
107
agricole et avait toujours besoin d’une main d’œuvre liée à
la terre : l’esclave agricole. On oublie aussi de mentionner
que les premiers « travailleurs asservis » arrivés aux USA et en
Australie furent essentiellement irlandais. Dénommés « intendured servant », on devait les affranchir après 5 à 7 ans de travail et leur donner 20 hectares de terre. Oublié aussi qu’Anthony Johnson qui débarqua en Virginie en 1621, après avoir
été capturé par une tribu ennemie dans l’actuel Angola et
vendu à des marchands arabes devint en 1655 par décision
de justice le premier propriétaire officiel d’esclaves sur le sol
américain… ou encore qu’en 1830, 3775 familles afro-américaines du sud des États-Unis possédaient des esclaves.
Quand on nous apprend à l’école que le national-socialisme
se fondait sur des théories ségrégationnistes… oui c’est vrai.
Mais pour mémoire, la ségrégation raciale régie par les lois
Jim Crow ne fut abolie aux États-Unis qu’en 1964 et tout le
colonialisme et le sionisme occidental – avec les génocides
qui vont bien avec – sont basés sur des théories semblables.
Jules Ferry, grand maître de la loge de l’endoctrinement obligatoire et de la négation des cultures régionales, tint à peu
près ce langage : « Il faut dire ouvertement qu’en effet les races
supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures… ». En 1944,
lorsque les Américains envahirent le marchais français, il y
avait, ce qu’ils nommaient des « bataillons de nègres » que
ces braves généraux blancs ne voulaient surtout pas mélanger
avec leurs bons aryens. Aujourd’hui encore, promenez-vous
aux USA, il y a des quartiers entiers où de fait ne vivent que
des Afro-américains. Il y a peu de mixité dans les écoles, et
aucune dans les gangs et les prisons. Oui je sais à la télé, au
cinéma… l’argent et le sexe n’ont pas de couleur, mais pour
le reste, c’est pas comme à la télé !
Il est amusant de constater que les petites épiceries racialistes
financées avec l’argent de la traite négrière contemporaine,
pudiquement nommée « émigration de masse » sont là pour
culpabiliser les « souchiens » en leur expliquant que ce sont
esclavage & propriété privée
eux les responsables de ces maux et aux nouveaux émigrants,
la haine de l’autre, ce fils de pute blanc qui a volé toutes ses
richesses et l’a mis en esclavage. Dans la réalité, peu de gens
ont été impliqués dans la traite négrière : hommes de terrain,
souvent de tribus locales, marchands arabes et juifs, armateurs européens, et pour la France les ports de Marseille,
Bordeaux et Nantes. Cela représente quelques milliers de personnes qui ont directement participé à, ou bénéficié de cette
traite. Quelle perversité quand certains de leurs descendants
– qui ont aujourd’hui diversifié leurs trafics dans la finance,
l’industrie pharmaceutique, les médias ou les organes du
parti – sont justement ceux qui financent la propagande
culpabilisante. L’immense majorité de la population européenne des siècles passés n’a ni participé, et encore moins
bénéficié de la traite négrière. Et même, si c’était le cas, je ne
porte pas mon identité dans mes gènes ! Même si mon père
ou mon grand-père avait été sérail qui leurre, violeur d’enfants, bourreau des cœurs ou pire, animateur de jeux télévisés… en quoi cela me concernerait-il ? Après tout, il y a bien
des fils de génie qui sont cons comme des balais et des filles
de femmes politiques qui ne sont pas putes…
La propriété privée
Par définition même, un esclave n’a pas accès à la propriété
privée. Pourtant l’article 17 de la Déclaration des droits de
l’homme et du citoyen accorde au citoyen ce droit et le définit comme « inviolable et sacré dont nul ne peut être privé… si ce
n’est lorsque la nécessité publique l’exige… ». Dans cette contradiction fondamentale se trouve toute la perversité de l’escroquerie républicaine. Que penserez-vous d’un état qui dans
sa constitution écrirait : Votre femme et vos enfants sont inviolables et sacrés, si ce n’est lorsque la nécessité publique de les baiser
l’exige ? C’est d’ailleurs souvent lié : la violation du territoire
et de l’espace personnel va de pair avec le viol des femmes et
109
des enfants et les assassinats de masse. Il faut choisir, soit
le bien commun et la propriété privée existent aussi pour le
peuple et ils sont inaliénables, soit nous avons un statut d’esclave et n’y avons pas accès. Mais pas, quand il faut payer
les charges et l’entretenir, c’est pour nos gueules, quand les
castes dominantes en ont besoin, c’est à elles ! Pas, notre vie
nous appartient et nous sommes des êtres humains dotés de
libre arbitre, mais quand il faut aller crever sur leurs champs
de bataille, nous ne sommes plus que des pions. Dans les
moneycraties, la propriété privée, c’est un peu comme la
liberté d’expression : tant que ça les arrange et que telle
Ninon, nous ne sortons pas de l’enclos… tout va bien !
Ou toujours plus fort dans l’inventivité putassière, la graine
que tu as plantée dans la terre de tes ancêtres et que tu as
obtenue par le travail de tes mains ne t’appartient pas, nous
dit Monsieur Monsanto… elle est à moi ! Et chaque année tu
devras nous la racheter au prix fort si tu veux la replanter et
elle ne poussera qu’avec nos engrais de merde qui ont détruit
toute autorégénération des sols… et si la récolte est mauvaise
et que ta famille crève de faim, tu auras le droit te de suicider
pauvre merde ! Mais attention tu crèveras de façon libre et
démocratique, rien à voir avec l’esclavage !
La propriété privée existe bel et bien pour l’État et les castes
dominantes, mais très peu, et de façon provisoire et conditionnelle pour le Cheptel humain. Déjà, il y a ce que l’on nomme
l’état d’exception, d’urgence, de guerre, de ce que l’on veut…
et où l’on peut réquisitionner vos biens sans aucune compensation financière… (c’est-à-dire « voler » en bon français) à commencer par votre bien le plus précieux : votre
vie ! Vous trimerez, assassinerez, crèverez… grâce à un truc
fabuleux imaginé par l’état franc-maçon : la « religion de la
patrie ». Pas la vôtre, pas celle du peuple ou des citoyens…
non, la « patrie » des grandes castes industrielles et financières à qui la guerre va permettre des bénéfices colossaux,
en détruisant les infrastructures (donc en les reconstruisant
esclavage & propriété privée
ultérieurement), en bénéficiant de main-d’œuvre soumise
et pratiquement gratuite, et en cassant toute revendication
ouvrière. Tout cela permettra de purger la saturation du
marché et de relancer la machine de la consommation et de
l’emploi. La guerre est un enfer pour le Cheptel humain, mais
un paradis pour les castes dominantes !
En temps de paix, la DUP (déclaration d’utilité publique)
peut être faite à la demande d’un groupe financier privé ou
public pour la construction de routes, de stades, de lotissements… Un simple arrêté ministériel ou préfectoral – après
une vague enquête publique – permet dès lors de vous exproprier contre une maigre compensation financière fixée par les
employés des gens qui vous exproprient.
Même pour les biens du quotidien, la propriété privée inaliénable n’existe pas pour les petites gens. Sans même parler
des taxes, impôts et assurances que vous êtes forcés de payer
de façon continue pour pouvoir conserver vos biens (c’est
étrange non, d’être forcés de payer pour ce qui est supposé
nous appartenir ?), de fait l’État mafieux possède déjà 60 %
de tous vos biens… et vous le réalisez le jour où vous souhaitez les donner. Seule exception, la succession ou donation de
son vivant à ses enfants, qui eux bénéficieront d’un régime
« favorisé », puisque l’État ne leur volera, selon les montants,
« que » 5 à 45 % après abattement. Par contre, si vous souhaitez donner ou léguer 100 000 € à un ami – sur lesquels vous
avez déja payé tous les impots possibles et imaginables –,
l’État mafieux vous en volera 60 000 ! Sauf bien sûr si vous
faites partie des castes dominantes, dans ce cas vos montages
financiers, vos actions en sous-main dans des sociétés fictives, vos comptes dans les paradis fiscaux, votre collection
de tableaux de maîtres, vous éviteront ces désagréments
imposés au petit peuple. Ce dernier s’étant fait baiser toute
sa vie, l’État mafieux ne voudrait pas qu’il se sente dépaysé
après sa mort, mais de là à dire que l’État est nécrophile…
non ça me semble excessif !
111
Si vous pensez que vos éconocroques sont bien au chaud
sur votre Livret A ou votre assurance vie, demandez donc
aux Grecs ou aux Chypriotes dont 47,5 % des montants
des dépôts au-dessus de 100 000 € leurs ont été subtilisé en
toute légalité, ou attendez un peu, et vous allez comprendre
à qui appartient réellement votre argent… Si les maîtres de la
finance vous en laissent l’usufruit, c’est pour que vous puissiez acheter leurs merdes. Mais ils le reprendront s’ils en ont
besoin, et vous serez ce jour-là Gros-Jean comme devant ! Le
capitalisme est comme un grand magasin de jouets qui verse
un salaire mensuel à ses employés pourvu qu’ils le déposent
dans la banque du magasin et le dépensent à l’intérieur de
celui-ci. Mais si un jour ils ont besoin de sous, ils tapent dans
la caisse… puisqu’ils le peuvent, puisqu’on est assez con pour
leur faire confiance !
E st - il
permis de construire
?
Si vous voulez construire ou modifier votre maison, vous n’en
avez pas le droit, c’est une machine bureaucratique connue
pour la beauté de ses cités-dortoirs qui jugera si vos goûts
correspondent à ceux du conseil municipal qui a établi le
plan local d’urbanisme. Généralement, pour la couleur, on
a droit à du blanc ou du beige pour peindre sa maison…
Quiconque a vu la beauté des couleurs chatoyantes des maisons du Tibet, du Brésil ou d’ailleurs, ou lu la description des
échoppes bariolées du Moyen Âge reste figé devant l’uniformité stalinienne de nos sociétés de l’indifférenciation…
Tout comme l’uniformité vestimentaire du costume-cravate
sensée représenter le sommet du bon goût et de l’élégance,
l’uniformité architecturale vise clairement à castrer le Cheptel
humain par la terreur du créatif… Ça serait l’anarchie ! hurlent
les tenants du régime votato-stalinien. Ça serait beau et vivant
disent les tenants de la vie. Dans une société où l’on nous
rabâche à longueur de journée la théorie du nos différences
font notre richesse, apparemment l’administration ne doit pas
lire les discours de ses ministres !
esclavage & propriété privée
L’État mafieux
Donnez-nous votre argent et nous vous protégerons, disent nos amis
mafiosi… je me suis souvent demandé pourquoi on nous présentait toujours les mafias italiennes ou russes comme des
organisations diaboliques. Et puis un jour j’ai compris, ils
sont des concurrents directs de l’État mafieux, à part qu’ils
ne prennent pas 50 % de vos revenus et que leurs guerres ne
font que quelques dizaines de morts, là où les états capitalistes en exterminent des millions.
Selon l’université de Palerme, le pizzo versé à la mafia s’élève
à 450 € par mois pour un commerce de détail, 600 pour les
hôtels et restaurants, et 2 000 pour les entreprises du bâtiment. Comparés aux taxes, cotisations, assurances, retraites
et impôts obligatoires de l’État, ce n’est pas cher payé ! Si
demain je souhaite exploiter un terrain agricole et y bâtir une
petite maison, je devrais les payer en achat et en crédits, puis
chaque année débourser taxes et impôts. Si je souhaite produire des pommes et du blé bio pour fabriquer des tartes aux
pommes et aller les vendre au marché, la mafia étatique s’en
octroiera plus de 50% en taxes, patentes, impôts, TVA, label
bio, droit d’emplacement… En rajoutant les frais de banque
et de fonctionnement, si à l’arrivée il me reste 20 à 30 % du
prix de vente de ma tarte aux pommes, je pourrais m’estimer heureux ! C’est vrai que ça motive moyennement l’esprit
d’entreprise…
Dans une fédération humaine, la terre est un bien commun et
tout Citoyen a droit de la travailler et de vendre le fruit de son
travail sans avoir à engraisser la machine obèse de la bureaucratie d’État. Tout citoyen peut choisir librement sa stratégie
de vie et son approche santé, sans se faire rançonner par les
caisses de retraites et de sécu en faillite. Faillite causée par
les pratiques délirantes d’une médecine prostituée aux trusts
pharmaceutiques qui poussent à la surconsommation et à la
narcodépendance médicamenteuses.
113
Donc pour en revenir à nos moutons, votre belle maison est
à vous, mais vous ne pouvez pas en faire ce que vous voulez,
vous ne pouvez pas la donner et vous devez payer chaque
année impôts locaux, impôts fonciers, assurance… éventuellement impôt sur la fortune et remboursement d’emprunt,
sans compter le chauffage, les charges, l’entretien… et si en
plus vous êtes dans un immeuble en copropriété, les charges
de l’immeuble et les travaux divers… Combien de couples
modestes, de petits retraités se retrouvent en grande difficulté financière avec les huissiers au cul ? Combien de petits
emprunteurs comme aux USA – après la baisse vertigineuse de
l’immobilier suite à la crise des subprimes – se sont retrouvés
à la rue après avoir vendu leur maison pour une bouchée de
pain tout en devant continuer à rembourser leur crédit ? À
l’arrivée, leur « propriété privée » s’est transformée en « privé
de propriété » et « enchaîné à son crédit » : en d’autres termes,
ils sont les esclaves des temps modernes !
Autre arnaque, si un jour vous souhaitez revendre votre bien, il
ne faudra pas oublier de cracher 4 à 5 % au bassinet de l’agence
immobilière, et près de 9 % de droits dus au Trésor public
et en émoluments du notaire, vieille charge moyen­âgeuse et
totalement anachronique comme les huissiers ou les greffiers
(pas les chats, hein ?). Encore une de ces mafias parasites
d’une société crevant étouffée dans ses propres excréments.
La principale activité de la mafia notariale étant de parler et
d’écrire l’argot de notaire, qui comme tous les argots permet
aux voyous de fomenter de mauvais coups, sans risquer d’être
compris par des non-affranchis. Dans le monde d’aujourd’hui,
un simple formulaire signé et enregistré sur un fichier central
par les partis, la mairie et le cadastre, ferait très bien l’affaire
des Citoyens… mais du notariat crapuleux moins !
Quelle inégalité fondamentale ferait que les biens du domaine
public soient inaliénables et imprescriptibles et que ceux du
Citoyen ne le soient pas ? Dans une démocratie, si propriété
privée il y a, elle est réelle et inaliénable : le bien immobilier
esclavage & propriété privée
dont on est propriétaire et dans lequel on vit, n’est ni hypothécable, ni saisissable de notre vivant. On peut donner nos
biens à qui on veut, quand on le veut, sans avoir ni de comptes
à rendre, ni d’impôts à payer à qui que ce soit. Les moneycraties ont figé l’argent comme seule monnaie d’échange ou de
paiement. Redécouvrons l’entraide, le bien commun, la participation active… notre vraie richesse est notre créativité et
notre capacité à retranscrire la beauté dans nos œuvres.
Une histoire philosophique
Pour terminer sur une vision plus large de l’avoir, tout le
monde connaît l’épopée d’Alexandre le Grand, roi de Macédoine qui conquit au IVe siècle avant J.‑C. un immense empire
allant de la Grèce jusqu’à l’Inde. On raconte qu’un jour sur
les marches d’un temple, il croisa un sage auquel il demanda
de lui dire son avenir… Contre toute attente le sage lui répondit Tu es venu dans ce monde les mains vides et tu repartiras de ce
monde les mains vides… Réponse qui évidemment ne satisfit
pas Alexandre le Grand, lui qui avait conquis le plus grand
empire de tous les temps et il fit fouetter l’impertinent. Pourtant quelques années plus tard, sentant sa mort venir à Babylone, il se remémora cette phrase et demanda que ses mains
vides ouvertes soient exposées lors de la procession funéraire,
pour que tous et toutes puissent voir qu’il était venu dans ce
monde les mains vides et qu’il repartait les mains vides…
Parfois on l’oublie, mais les choses que l’on croit posséder sont en réalité, la croyance pendant un bref instant en
cette possession. Mais le temps est le plus grand des voleurs,
aucune serrure ne lui résiste et non ce n’est pas un gentleman
et même pour votre enterrement il n’envoie jamais de fleurs !
Notre maison qui fut peut-être celle d’un autre sera un jour
peuplée de parfaits étrangers qui dormiront dans notre lit…
d’ailleurs si ça se trouve, c’est déjà le cas ! ;-)
115
Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la Grande !
La voilà devenue la tanière des démons et des esprits impurs,
repaire de bêtes immondes, rampantes, volantes et répugnantes !
Toutes les nations se sont furieusement enivrées du vin de sa prostitution. Les rois de la terre se sont vendus avec elle et les marchands
du monde se sont vautrés dans son luxe et sa démesure.
Apocalypse de Jean –18
Guerre & Destruction
La guerre est la seule possibilité pour le capitalisme de se
régénérer. Dès lors, elle n’est donc pas seulement souhaitée comme revenus importants, mais elle est indispensable
et immuable selon un cycle de Destruction-Reconstruction-Déclin. Pourquoi croyez-vous que même après la fin de
la Seconde Guerre mondiale, l’Empire US a continué d’envahir des pays qu’il a mis à feu et à sang, en détruisant leurs
infrastructures avant d’envoyer ses VRP pour tout reconstruire ? 1950 Corée, 1961 Vietnam, 1990 guerre du Golf,
2001 Afghanistan, 2003 Irak… pour ne citer que les plus
grandes. Pour les libérer ? Non, sérieusement…
s
cr
éa
an
tio
40
n
n
40
cli
dé
an
s
saturation
destruction 1940-44
destruction 202x
Le cycle actuel du capitalisme
L’esprit du guerrier
Avant le début du XXe siècle, le cycle de destruction/reconstruction du capitalisme s’est réalisé en partie dans la destruction et le pillage de civilisations indigènes d’Afrique et
d’Orient. Aujourd’hui comme en 14, le capitalisme a fait le
tour du proprio, dilapidé son héritage, et il ne peut plus que
se dévorer lui-même. Son appétit est devenu monstrueux et
les petites guerres qu’il mène ici et là ne seront pas suffisantes
pour rassasier son appétit d’ogre psychopathe.
117
Il semblerait que le cycle actuel de Destruction-Reconstruction-Déclin du capitalisme dure environ une vie humaine, soit
de l’ordre de 80 ans. Le principal problème étant d’arriver à
convaincre le Cheptel humain de quitter sa petite vie médiocre,
mais peinarde, pour l’envoyer assassiner des gens qu’il ne
connait pas et qui ne lui ont rien fait, pour le compte de gens
qui se connaissent très bien et font des affaires ensemble.
–– Écoutez les gars, ça fait pas mal d’années qu’on se paye
un tout petit peu votre gueule : la liberté, la fraternité, le
respect des différences, la démocratie… c’est bien joli, mais
maintenant la rigolade c’est fini ! L’autre, ce fils de pute d’infidèle, cet enculé de coco-négro-terroriste de merde, tu vas
aller lui exploser sa putain de race, sinon il va venir égorger
ta femme et tes enfants et te piquer ta maison et ta terre !
–– Oui, mais c’est-à-dire que moi j’ai ma liberté de pensée,
et puis personnellement je pense qu’il faut se réunir pour en
discuter et…
–– Tu fermes ta gueule pauvre merde, je t’ai dit que la mascarade était finie, là on repasse en mode Réel. C’est pas toi
qui décides, ta vie est un produit qui nous appartient et là
on doit renouveler le stock !
« […] vous êtes les défenseurs de la civilisation elle-même, les forces
du bien contre celles du mal ! Car cette guerre est de fait, une croisade. En vérité je vous le dis, les Allemands ne se comportent pas
comme nous, ni ne pensent comme nous, car ils ne sont pas comme
nous, des enfants de Dieu. Ceux qui avancent derrière des femmes
et des enfants sont-ils des enfants de Dieu ? Avec l’aide de Dieu,
vous devez tuer les Allemands, bons ou mauvais, jeunes ou vieux…
tuez-les tous » !
C’est beau, c’est bien tourné, c’est plein d’amour pour son
prochain… Est-ce le texte d’un méchant Jihadiste barbu au
cerveau embrumé par l’opium ? Non c’est le discours daté de
1915 de l’Archevêque de Londres adressé aux soldats anglais
qui partaient servir de chair à canon pour farcir les pintades
du festin des lobbies financiers. Les mêmes qui aujourd’hui
guerre & destruction
encore à la City ou à Wall Street font mumuse avec nos capitaux et pour qui notre vie a autant de valeur que leur étron
disparaissant dans la cuvette des WC.
Parce que l’être humain n’est pas fait pour assassiner d’autres
êtres humains, un militaire n’est rien d’autre qu’un tueur à
gages légal. Mais même les tueurs à gages ont une conscience
et les guerres ne laissent pas que des morts et des blessés physiques. J’ai personnellement connu des anciens combattants
de la guerre de 14-18 ou d’Algérie qui 40 ou 50 ans après se
réveillaient encore la nuit, hantés par les cauchemars de l’inhumanité des assassinats de masse, de la terreur des visages
qu’on détruit, par l’odeur particulière de la poudre mélangée
à l’odeur de sang et d’excréments des cadavres qui se vident de
leur substance et des cris de souffrance des camarades blessés dont on sait très bien qu’ils vont crever, comme le porc à
abattoir qui voit son frère d’élevage se faire égorger devant lui.
La guerre est une folie, pas au sens philosophique, mais au
sens psychiatrique. Pour devenir soldat, il faut renoncer à son
équilibre psychique et accepter le dérangement mental.
C’ est
ma prière …
Ceci est mon flingue. Il y en a beaucoup des comme ça, mais celui-là
c’est le mien à moi.
Mon flingue est mon meilleur ami, c’est ma vie, je dois le maîtriser
comme je maîtrise ma vie
Mon flingue sans moi est inutile, sans lui je ne suis rien… Mon
flingue est humain, tout comme moi, puisqu’il est toute ma vie…
ainsi soit-il.
Le texte ci-dessus ne provient pas d’un serial killer enfermé
dans un asile psychiatrique, mais est un extrait du Credo
du marine américain écrit par le général Rupertus. Parler de
« guerre propre » est certainement l’oxymoron ultime. Selon
le Département américain des Anciens Combattants, 22
vétérans de l’armée US ayant « servi » en Irak ou en Afghanistan se suicident en moyenne par jour. Oui, vous avez bien
119
lu, 22 suicides par jour ! Les vétérans se plaignent de cauchemars, de flash-back, et d’idées suicidaires ou de pulsions
morbides qui les font parfois tirer dans le tas. Être un tueur
à gages n’est pas quelque chose de naturel pour l’humain, il
le vit et le meurt très mal. Une fois de plus le fossé entre le
discours officiel et le Réel est immense. Lorsqu’un nain de
jardin nourri au flamby, entre 2 pipes de starlettes ou journalistes, envoi ses mercenaires tuer du Bougnoulo-negro-niakoué pour défendre les intérêts financiers des gens qui l’ont
mis en place, il a bien sûr le discours n° 33 bis à l’attention
du Cheptel humain : La liberté of freedom des droits de Lom, de
l’égalité fraternelle contre les méchants terroristes qui sont tout
vilain aux sévices de la France et de la Raie publique ! Évidemment
sur le terrain, il y a le Réel : des envahisseurs colonialistes qui
viennent envenimer des problèmes qu’ils ont enfantés !
Le terrorisme d’État
Quelle différence y a-t-il entre la guerre et les attaques dites
« terroristes » ? Certains disent :
–– Ah mais le terrorisme c’est contre des civils innocents !
–– D’accord, donc par exemple, les attaques américaines
relatées ci-dessous de Dresde, Nuremberg, Hambourg,
Hiroshima… sont des attaques terroristes ?
–– Rien à voir, c’était pendant la guerre !
–– Ah d’accord, donc par exemple si je fais le Jihad, la guerre
sainte, je peux assassiner n’importe qui ?
–– Mais non, là c’est des méchants bougnouleux, nous on
est les gentils Américains !
–– Alors si j’ai bien compris, les Américains et leurs vassaux
font la guerre, et tous les autres sont des terroristes ?
–– En gros oui… c’est ça !
Les défiolages massifs du Nord-Vietnam entre 1962 et 1970
avec l’Agent orange à base de dioxine TCCD ont – en plus de
guerre & destruction
détruire la forêt primitive et tuer directement plusieurs milliers de paysans locaux – produit des dégénérations génétiques sur la population. Selon la Croix-Rouge vietnamienne,
150 000 à 200 000 enfants sont nés difformes ou avec des
maladies dégénératives. Des analyses du sol de la forêt
Nord-vietnamienne ont trouvé à certains endroits des niveaux
de contamination de TCCD 180 millions de fois supérieurs
au niveau de sécurité admis par l’agence américaine de protection environnementale. Les victimes ont même eu l’outrecuidance de faire un procès aux principales firmes qui ont
produit les armes chimiques (Monsanto, Dow Chemicals et
8 autres) et au gouvernement américain sous prétexte que la
Convention de Genève de 1925 bannit l’utilisation d’armes
chimiques et que ça serait un crime de guerre… Non, mais où
va-t-on là ? Des niakoués, qui plus est, des cocos qui osent
attaquer de bons et braves Américains qui leur ont apporté
la liberté et les fast-foods… Quelle ingratitude ! Le gouvernement américain a déjà largement participé à l’écriture du
texte de la Convention de Genève, il ne va pas en plus l’appliquer… quand même, merde !
Il faut bien comprendre que des actions militaires d’envergures sur des civils que l’on classe comme « terroristes » ou
de « libération » selon les besoins en manipulation du Cheptel
humain, ne peuvent être réalisées sans une certaine assistance
ou permissivité du pouvoir en place. Prenons l’action militaire aux USA dite du 11 septembre, qui a permis par la suite
à l’armée américaine d’annexer l’Irak et l’Afghanistan. Que
ce soit par espionnage, par omission, par incitation, ou par
divulgation d’informations techniques, il a bien fallu que des
personnes à un haut niveau coordonnent une telle attaque.
Qui, comment, jusqu’où ? Il y a probablement dans le monde
une poignée de personnes qui le savent, et elles n’écrivent pas
de livres, ni ne donnent d’interviews à la télévision. Donc tout
ce que l’on a pu entendre dans les médias que ce soit la version officielle ou les théories de divers auteurs, sont partielles,
121
partisanes et du domaine des suppositions :
•• En 64, d’après le Président Néron, l’incendie qui ravagea
Rome a été allumé par les Chrétiens.
•• En février 1933, d’après le Président Hitler, l’incendie qui ravagea le Reichstag à Berlin, a été allumé par les
communistes.
•• En décembre 1941, d’après le Président Roosevelt, l’incendie qui ravagea Pearl Harbor a été perpétré par l’aéronavale japonaise.
•• En septembre 2001, d’après le Président George W.
Bush, l’incendie qui ravagea les tours jumelles du World
Trade Center à Manhattan et le Pentagone à Washington
DC a été provoqué par des mercenaires d’Al Qaïda.
Bien sûr tout cela est possible, mais il est curieux que chaque
fois ça tombe pile-poil au bon moment et que ça ait permis :
•• Au Président Néron de faire arrêter les Chrétiens dont le
discours humaniste devenait gênant pour le pouvoir romain
et de les faire condamner aux jeux du cirque ou supplicier.
•• Au Président Hitler de faire arrêter les dissidents à son
délire totalitaire et de proclamer la Reichstagsbrandverordnung qui suspendit les libertés individuelles.
•• Au Président Roosevelt de rentrer en guerre contre le
Japon et l’Allemagne et d’envahir ensuite le Pacifique et
l’Europe ce qui sauva l’économie américaine et permit l’hégémonie commerciale des USA avec le plan Marshall.
•• Au Président George W. Bush de faire passer comme
une lettre à la poste le USA Patriot Act, qui dans la pratique
annule les 1er amendements de la constitution américaine,
donne tous pouvoirs à la police politique et pose les bases
d’un état totalitaire à la George Orwell. Le 11 septembre a
également permis aux USA à bout de souffle économiquement d’envahir l’Afghanistan et l’Irak pour les piller et semer
le chaos, avant bien sûr de les abandonner selon la nouvelle
stratégie de gouvernance chaotique de l’ordre mondial.
guerre & destruction
La situation existe, je l’exploite, elle n’existe pas, je la crée ! Aussi
nous ne saurons jamais, si ces incendies furent provoqués,
permis, sous-traités, ignorés, attisés… ni par qui, ni pourquoi, mais ils furent exploités, ça c’est sûr ! Aussi lorsque
le contre-amiral Robert Alfred Theobald publia dans ses
mémoires en 1955 au sujet de l’attaque de Pearl Harbor :
« Notre conclusion principale est que le président Roosevelt contraignit le Japon à faire la guerre en exerçant en permanence sur lui une
pression diplomatique et économique, et l’incita à ouvrir les hostilités
par une attaque-surprise en maintenant la flotte du Pacifique dans les
eaux hawaïennes comme appât. », on comprend qu’en géopolitique on peut être prêt à sacrifier quelques milliers d’hommes
ou s’assoir sur quelques amendements pour arriver à ses fins.
Concrètement, l’USA Patriot Act efface la distinction juridique entre les enquêtes des services du renseignement extérieur (CIA) et les agences fédérales (FBI), permet de détenir
sans limites et sans inculpation toute personne « soupçonnée de projet terroriste », et d’accéder à toutes les données
personnelles et informatiques des particuliers et entreprises,
sans autorisation d’aucune juridiction et sans en informer les
concernés. Et pas seulement aux USA, dans le monde entier !
Grâce aux documents publiés par Edward Snowden, informaticien ayant travaillé pour la CIA et la NSA, on a pu se
rendre compte que cette dernière espionnait les communications des ambassades et des présidents « amis », des
hommes d’affaires, des dissidents, religieux, journalistes d’investigation… en fait d’à peu près tout le monde ! En plus
du programme Prism qui permet de scanner les communications échangées sur des services en ligne comme AOL, Apple,
Microsoft, Facebook, Google, Yahoo, YouTube, Skype… :
chaque photo publiée peut passer par un système de reconnaissance faciale, chaque message analysé à la recherche
de mots-clefs, chaque appel téléphonique écouté électroniquement. Même à leur apogée, le KGB, la Gestapo, la
Stasi… n’avaient pas autant de moyens de surveillances et de
123
contrôle sur les gens ! Staline et Hitler en avaient rêvé, la NSA
l’a fait !
Ceci étant, il ne faut pas non plus être manichéen, les choses
sont toujours plus subtiles, les pouvoirs sont pluriels, il y a
même à un très haut niveau des considérations « humanitaires » et le mythe du « complot » employé par la propagande d’État ne veut absolument rien dire. Par contre, la soif
du pouvoir, la cupidité, la corruption, la trahison, la bêtise,
les mercenaires, les sicaires… oui, ça existe ! Pour tenter de
savoir qui fait quoi, on peut aussi utiliser la technique de l’ingénierie inversée et se demander à qui profite le crime ? Mais
parfois, un simple grain de sable peut enrayer tout un mécanisme, une simple étincelle mettre le feu à toute une ville… il
y a des milliers de choses voulues ou aléatoires qui peuvent se
produire dans le monde et déclencher des événements d’une
ampleur incontrôlée.
Par contre on peut affirmer avec certitude que la destruction,
la terreur et le chaos sont dans les gènes même du capitalisme et absolument nécessaire à sa survie. Alors que ce soit
de façon directe ou indirecte, que ce soit à Hiroshima ou à
Fukushima, que ce soit à Bhopal ou à Manhattan, au Vietnam ou en Irak, le capitalisme engendre la destruction, la
guerre civile et le chaos… c’est sa nature ! Pour ceux qui l’auraient oublié, l’explosion à Bhopal en décembre 1984 d’une
usine de pesticides de la firme américaine Union Carbide a
dégagé 40 tonnes de gaz d’isocyanate de méthyle dans l’atmosphère de la ville et provoqué la mort directe ou indirecte
de plus de 20 000 personnes et de longues maladies chez
100 000 autres. Le PDG de l’entreprise, Warren Anderson fut
condamné en Inde pour « mort par négligence ». Fugitif, et
recherché par Interpole, il vivait paisiblement à Long Island
dans l’État de New York… évidemment on ne va quand même
pas comparer la mort de quelque 20 000 niakoué-bougnouleux-va-nu-pieds, avec celle des 2 900 bons vrais Américains
very beautiful people bénis par Dieu, du 11 septembre !
guerre & destruction
Dresde / Dachau / Hiroshima
D resde
Dresde capitale de la Saxe, ville d’art surnommée la « Florence allemande » avec ses 600 000 habitants et autant de
réfugiés, n’était pas un objectif militaire. Elle avait très peu
de défenses et d’industries militaires. Elle fut réduite en
cendres en février 1945 par la Royal Air Force (RAF) et les
United States Army Air Forces (USAAF) avec plus de 750 000
bombes : 1 500 tonnes de bombes explosives et 1 000 tonnes
de bombes incendiaires au phosphore (Napalm). Sans parler
des bombes à retardement dont le seul et unique but était
d’assassiner encore plus de civils et de soignants venus porter
secours.
Le bombardement de Dresde ne se déroula pas en une fois,
ni en deux fois. Pourtant après le deuxième bombardement la
ville n’était plus qu’un immense brasier, les survivants en plus
ou moins bon état, étaient totalement hors d’état de nuire…
mais ça ne suffisait pas aux braves et valeureux soldats de la
liberté of freedom of America uber alles. Il y eut un troisième
bombardement absurde, sans aucun prétexte militaire, pour
être bien sûr de bien exterminer la population civile ou peutêtre juste pour le plaisir…
L’incendie était si violent que les pilotes des bombardiers
l’apercevaient à plusieurs centaines de kilomètres et qu’une
colonne d’air vertical se forma au centre du foyer dont le
besoin en oxygène provoqua un ouragan qui littéralement
aspira des centaines de personnes dans les flammes. Des
enfants pris dans la panique se sont retrouvés englués dans
l’asphalte en fusion comme dans des sables mouvants. Leur
mort fut lente et douloureuse… d’autres qui s’étaient retranchés dans leur cave-abris recouverte d’éboulis furent cuits à
« l’étouffé ». La température à certains endroits est montée
à 1200 °C, assez pour faire fondre du verre et plus qu’un
four crématoire. Des milliers de gens ont été littéralement
125
transformés en cendres… Cette tempête de feu et de cendres
apocalyptique a causé la mort de dizaines de milliers de
civils et d’enfants innocents. Même si on ne connaîtra jamais
le bilan réel, vu la densité de population et les photos des
ruines après l’incendie, 50 à 150 000 morts (immédiats et
dans les semaines qui suivirent) semblent être un chiffre
raisonnable. Lorsqu’on interroge encore aujourd’hui les
braves petits gars qui pilotaient les avions et ceux qui larguaient les bombes et qu’on leur demande qu’est-ce qui
fait qu’un être humain puisse un jour lâcher des bombes sur
Dresde ou Hiroshima, encore 60 ans après ils répondent :
« On avait terriblement honte, mais c’était notre boulot, on n’avait
pas le choix… » ou « J’étais fier de participer à tout cela, il fallait bien
le faire après tout c’était les Allemands qui avaient commencé… »
Mais certains pilotes ont renoncé au confort du dénie et ont
renoué avec leur humanité « En fait l’objectif n’avait rien de militaire, on était juste là pour détruire des bâtiments et tuer des civils.
Je m’en veux encore, depuis je n’ai cessé de demander pardon à Dieu
pour ce qu’on a fait… ».
Ce massacre fut élaboré par les états-majors américain et britannique en vue de terroriser le peuple allemand et de rappeler à l’URSS quelques jours après la conférence de Yalta,
voilà qui nous sommes et ce que nous sommes capables de faire. Le
message était clair, ils ont refait le même coup à Hambourg,
Berlin, Nuremberg… une fois de plus, se pose la question
doit-on répondre à la Barbarie par la Barbarie ? Si oui, on
devient alors soi-même barbare. Et donc dans cette logique,
si l’on estime qu’un ennemi est barbare on a donc le droit de
jeter des avions dans des tours peuplées de civils ?
D achau
Le régime votato-stalinien français a interdit au goy toute
réflexion sur le sujet sous peine de poursuites judiciaires, de
lapidation médiatique et sociale, de rendre-gorge financier
et de passage à tabac par ses milices ségréga-sionistes. En
France, il y a une loi anticonstitutionnelle et racialiste qui
guerre & destruction
interdit d’avoir un point de vue historique différent de celui
du tribunal militaire américain de Nuremberg de 1945. Et
comme on le sait, les services de propagande d’une armée
victorieuse sont au top en matière de vérité historique :
« Cette loi a pour effet d’accorder à l’État le droit de déterminer la
vérité historique et de punir ceux qui s’écartent de ses décrets, ce qui
est un principe qui nous rappelle les jours les plus sombres du stalinisme et du nazisme, une loi que Staline et Goebbels auraient admirée… » Noam Chomsky. Pas mieux ! Cette dictature historico-sionisto-moraliste est fondamentale pour le Shoahisme
(la religion des états sionistes), afin de faire brouter au Cheptel humain l’herbe de la culpabilité et de le parquer dans l’enclos de la terreur blasphématoire, où toutes possibilités de
réflexion, d’humour, et de cartésianisme sont occultées.
H iroshima
Le bombardement atomique d’Hiroshima a eu lieu le 6 août
1945. D’après le musée du mémorial pour la paix d’Hiroshima, le nombre de personnes tuées par l’explosion, la chaleur, et l’incendie géant consécutifs est de 140 000. À celui-ci,
s’ajoutent plusieurs milliers de décès apparus par la suite
en raison de cancers, de leucémies et de pathologies dégénératives sur la population locale. Là encore impossible de
chiffrer précisément, mais clairement l’exposition à de fortes
radiations radioactives, y’a pas Glop !
C’est terrible à dire, mais dans la boucherie industrielle de
14-18, dans les génocides à la chaîne des camps d’extermination Nazi, on est encore dans « l’inhumanité industrielle »,
c’est-à-dire qu’il y a une intervention humaine dans le processus de destruction massive. Hiroshima c’est les débuts de
l’extermination high-tech, des génocides play-station, de la
psychopathie propre sur elle, de gens qui viennent d’exterminer 140 000 êtres humains en quelques secondes et qui
rentrent chez eux pour sabler le champagne en disant à leur
femme : On a fait l’boulot ! Y’a quoi à manger ce soir ? Ci-dessous
un extrait Wikipédia plutôt technique qu’il m’a semblé vain
127
de réécrire pour y donner un style ou un semblant d’humanité littéraire tant tout cela me semble irréel et ahumain :
« Peu après 8h15, la bombe Little Boy sortit de la soute à une
altitude de 9 450 m. À 8 h 16 min 2 s, après environ 43 secondes
de chute libre, activée par les capteurs d’altitude et ses radars, elle
explosa à 580 mètres à la verticale de l’hôpital Shima en plein cœur
de l’agglomération libérant une énergie équivalente à environ 15 000
tonnes de TNT.
Une énorme bulle de gaz incandescent de plus de 400 mètres de diamètre se forma en quelques fractions de seconde, émettant un puissant
rayonnement thermique. En dessous, près de l’hypocentre, la température des surfaces exposées à ce rayonnement s’éleva à 4 000°C. Les
personnes exposées à ce flash furent brûlées. Celles protégées à l’intérieur ou par l’ombre des bâtiments furent ensevelies ou blessées par
les projections de débris quand quelques secondes plus tard l’onde de
choc arriva sur elles. Des vents de 300 à 800 km/h dévastèrent les
rues et les habitations. Le long calvaire des survivants ne faisait que
commencer alors que le champignon atomique, aspirant la poussière
et les débris, débutait son ascension de plusieurs kilomètres.
Un énorme foyer généralisé se déclencha rapidement et si certaines
zones furent épargnées lors de l’explosion, elles devaient par la suite
affronter un déluge de feu causé par les mouvements intenses des
masses d’air. Cette “tempête de feu” fut similaire à celles observées
lors des bombardements incendiaires sur les villes allemandes.
Bob Lewis, le copilote se demanda : “Mon Dieu, qu’avons-nous
fait ?” Le bombardier rentra à Tinian où l’équipage fut décoré pour
sa mission et où une grande fête les attendait. »
En effet, 140 000 êtres humains et probablement autant
d’animaux assassinés d’un coup ça se fête, une petite coupette de champagne, une pute et au lit ! Ah oui, et bien sûr
God bless You et bless America, par contre l’humanité… ah
bon d’accord, c’était pour sauver des vies humaines. Parce que
les Chintoc-niakoués du Japon, essentiellement des femmes
et des enfants, n’étaient pas vraiment des « vies humaines » ?
Un médecin japonais qui était sur place en périphérie de la
guerre & destruction
ville a vu arriver des réfugiés de Hiroshima habillés de guenilles en lambeaux… puis en se rapprochant il s’aperçut qu’il
ne s’agissait pas de tissus, mais de lambeaux de chairs brûlées qui se détachaient de leur corps…
Les raccourcis historiques
Une autre billevesée historico-carabistouille est d’entendre
des « professeurs d’histoire » vous dire très sérieusement :
–– Hitler a envahi la Pologne ! –– Ah, bon ! Balèze le gars, tout seul ?
–– Non, c’est une image, un raccourci historique, en fait
c’est l’armée allemande qui a envahi la Pologne.
C’est plus qu’un raccourci historique, c’est une compression
spatio-temporelle ! Si demain je vais voir l’armée allemande
et que je lui demande :
–– Dis, tu voudrais pas envahir la Pologne pour moi, allez,
sois sympa ?
–– Oui, oui bien sûr, on va envahir la Pologne, mais là j’ai
des patates sur le feu et puis demain j’ai piscine, alors ça va
pas être possible tout de suite…
Souvenons-nous, la base de toute société totalitaire est de
tenir le Cheptel humain en dehors du cercle de la raison et de
la compréhension historique. C’est d’ailleurs pour cela que
vous ne verrez jamais de livre d’Histoire dans une école ; des
livres d’histoires, ça oui, plein, ils adorent ça ! Mais là encore,
aucune explication, aucune analyse… non, juste de l’émotionnel et de la morale puisque nos moneycraties ne sont que :
Terreur & Culpabilité
Obscurantisme & Divertissement
Pour en revenir à l’invasion de la Pologne, Hitler ne s’est pas levé
un matin en se disant Tiens, je me taperais bien un Kirschenstrudel
129
ce matin… ah non va, je vais plutôt envahir la Pologne… ça me fera
faire un peu d’exercice. Même si papy Adolphy était cliniquement fou (ce qui reste à prouver), les fous ont souvent des
raisonnements extrêmement logiques et construits et il n’était
pas seul, il avait un peuple et une armée derrière lui. Sans rentrer dans les détails, il est évident que l’on ne peut comprendre
cette invasion et la folie exterminatrice qui s’en suivit si l’on
n’intègre pas dans son analyse des faits historiques passés et
les manipulations mentales qui l’ont permise :
•• Guerre de 14-18, probablement la guerre humainement la plus dure de tous les temps, où l’on est passé de la
« guerre artisanale » à la « guerre industrielle et chimique ».
Les cicatrices psychologiques, la honte et l’humiliation
ressenties par le peuple allemand ne se sont jamais refermées. De plus le traité de Versailles obligeait l’Allemagne
à payer 123 milliards de marks-or et 26 % de la valeur de
ses exportations en réparations, ce qui la plongea dans
un état d’inflation chronique et de grandes difficultés financières, l’obligeant à emprunter aux grandes banques
internationales.
•• Situation économique et sociale : ajouté à cela, le krach
boursier de 1929 qui eut comme conséquence directe, l’explosion du chômage et la pauvreté pendant la Grande Dépression aux États-Unis, et déclencha un retrait brutal des
capitaux américains en Allemagne. Krach lui-même déclenché par la corruption des banques et une bulle spéculative
amplifiée par le système d’achat à crédit d’actions, pratiqué à Wall Street depuis 1926. Achat de titres avec 10 % de
couverture seulement : Je paye un dollar pour dix dollars
achetés… elle est pas belle la joyeuse enculade boursière ?
Cela, ajouté à la dette de guerre, a créé une suspicion légitime dans le peuple allemand sur les magouilles boursières
des grandes banques « judéo-américaines » et a certainement contribué, par amalgame approximatif, à la montée
de l’antisémitisme vrai.
guerre & destruction
•• Les
philosophes allemands comme Heidegger ou
Nietzsche avec la théorie du « Surhomme » ou l’économiste Gottfried Feder avec celle de « l’esclavage par l’intérêt » permirent aux responsables de la communication
du parti national-socialiste allemand de bricoler une base
idéologique grossière et approximative, comme c’est toujours le cas dans nos sociétés votato-staliniennes.
•• L’eugénisme très en vogue au début du XXe siècle, cette
science qui « étudie et met en œuvre les moyens d’améliorer l’espèce humaine, en cherchant soit à favoriser l’apparition de certains caractères (eugénique positive), soit à éliminer les maladies
héréditaires (eugénique négative). Vers 1870 Francis Galton,
fonde l’Eugénique scientifique, dont l’objet est d’entraver la multiplication des inaptes et améliorer la race en favorisant la reproduction des plus aptes ». Cette approche est toujours largement favorisée dans la recherche médicale et est la base
des accouplements reproductifs chez les castes dominantes.
•• La philosophie de l’histoire comme celle de Houston
Stewart Chamberlain en rupture avec l’universalisme du
XIXe siècle. « Pour lui, il n’y a pas une humanité, mais des races
qui sont des individualités. Le génie occidental provient de la “race
germanique”. Mais Chamberlain dénonce surtout les méfaits
de “la race juive”, un concentré de tous les ennemis des Aryens
créateurs. Le Juif, c’est l’internationalisme, qu’il soit communiste
ou capitaliste. ». Là encore, théories reprises en partie par
Alfred Rosenberg, théoricien du nazisme.
Donc après avoir étudié tout cela et bien d’autres choses, on
s’aperçoit que les théories du parti National Socialiste allemand n’avaient rien d’extraordinaire pour l’époque. Parce
que si vous voulez définir le Nazisme comme « une idéologie
totalitaire, cherchant à dominer et à contrôler tous les aspects de la
vie des citoyens, embrigadés dès l’enfance dans toutes sortes d’associations maîtrisées par le Parti, qu’ils étaient destinés à servir »,
regardez autour de vous, allumez une télévision, lisez les programmes scolaires de l’Éducation nationale, les journaux des
131
grands lobbies financiers, c’est-à-dire tous les journaux où il
y a de la pub, regardez toutes les associations directement
ou indirectement pilotées par le parti unique, écoutez les discours culpabilisateurs des officines racialistes… et vous verrez
que cela n’a pas fondamentalement changé. La vraie question
qui reste, c’est comment des êtres humains pas plus stupides
que vous et moi en sont arrivés à faire des choses totalement
inhumaines et absurdes à partir d’une philosophie de comptoir à 2 balles ? Et pensez-vous que nous soyons différents de
ces hommes et de ces femmes qui ont suivi aveuglément leur
Caudillo et ont gobé toutes les couleuvres servies par les journaux de la pensée arrangeante ? Pensez-vous que quand les
télévisions et les journaux vous expliqueront pourquoi il faut
aller assassiner les méchants « fascistes, communistes, antisémites, jihadistes, extrémistes, satanistes, islamistes, humoristes… » (rayer la mention inutile) vous serez plus lucides
que le peuple allemand en 1939 ?
Sionisme
Le sionisme, ou plus exactement le banco-sionisme est un
mouvement nationaliste codifié vers la fin du 19e siècle par
des ashkénazes athées et sponsorisé par les grands noms de
la « finance juive ». Très inspiré par la religion maçonnique
– avec laquelle il partage la croyance en une science messianique et la dévotion à la marchandise comme jouissance
ultime –, il prétendait à son début être une solution aux persécutions antisémites et combattre l’obscurantisme religieux.
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les fondements philosophiques du sionisme, du communisme et du
national-socialisme partageaient des valeurs communes (et
ce n’est certainement pas un hasard si Marx, Trotsky, Rosa
Luxemburg et de nombreux dirigeants bolchéviques étaient
issus de familles ashkénazes). La croyance en une « race pure »
(élue de Dieu, prolétarienne ou aryenne), l’antisémitisme
guerre & destruction
religieux, ou la pratique de la purification ethnique les amenèrent même à signer plusieurs accords de coopération.
Similitudes qui les mirent rapidement en concurrence, puis
en conflit avec les conséquences tragiques que l’on connaît.
La colonisation de la Palestine nouvellement britannique
commença progressivement à la 1re Guerre mondiale, mais
s’intensifia dans les années 30 et l’État d’Israël vit officiellement le jour en 1948. Quand Rotschild a eu suffisamment d’argent
et de pouvoir pour ne plus attendre Israël de Dieu, mais se le payer
lui-même… Sans porter de jugement de valeur, Israël n’est en
fin de compte qu’un prototype de colonisation mondialiste,
maintenu artificiellement en vie, aussi bien sur le plan économique que militaire, par la caste banco-sioniste et les pays
qu’elle contrôle financièrement et idéologiquement.
Quant à la nouvelle justification religieuse du sionisme, elle
est de fait en total désaccord avec la Tora et le Talmud et
est aussi crédible que si demain des chrétiens créaient le
« Ciélisme », décrétaient que toutes les planètes leur appartenaient et allaient fonder une colonie sur la lune, puisqu’il
est écrit dans le Nouveau Testament « Notre Père qui êtes aux
cieux ». Eretz Israël est une métaphore, tout comme « Terre
promise », « Royaume des cieux » ou « Porte dorée du paradis ». Il n’y a pas plus de Royaume des cieux dans les cieux que
de Eretz Israël en Palestine…
Le
présent
Ceci étant dit, peut m’importe les raisons pour lesquelles
l’État d’Israël a été créé, il y a aujourd’hui des hommes et des
femmes qui vivent là et en ont autant le droit que n’importe
quels autres êtres humains. Tout les « peuples » à un moment
ou à un autre ont foutu sur la gueule à leur voisin pour leur
piquer leur terre… terre que le voisin avait lui-même piquée
à quelqu’un d’autre, qui lui-même… Cela ne justifie évidemment pas les crimes de guerre commis par l’armée israélienne, ni les camps de survie dans lesquels sont parqués les
133
Palestiniens. Mais pensez-vous que les excités de la Kalachnikov islamiques seraient plus modérés et humains s’ils prenaient le pouvoir ? Je ne le crois pas ! Quand on envoie des
roquettes sur des populations civiles en sachant en plus que
c’est notre propre peuple qui en souffrira le plus, on n’a visiblement pas inventé la poudre… si j’ose dire.
De plus, on ne peut pas réduire Israël à une armée coloniale.
Il y a aussi un peuple dont la culture et l’intelligence ont produit des universités de haut niveau, une recherche et des
technologies de pointe, une presse indépendante (bien plus
qu’en France par exemple), une production artistique et cinématographique tout à fait remarquables. Et puis, bien sûr
les Israéliens eux-mêmes, dont la plupart sont des personnes
humainement attachantes, mais qui pour certains, ont
sombré dans une attitude suicidaire et négationniste. Pourtant les Juifs ont vécu avec les Palestiniens pendant des siècles
en bonne harmonie, avant de se faire manipuler par la toute
puissante armada banco-sioniste et leurs hommes de mains
du politique, des médias et autres marchands d’armes. Le
capitalisme dégénéré aime à vautrer sa peau purulente dans
la boue du chaos…
Israël est devenu aujourd’hui un club privé pour VIP friqués
où le physionomiste à l’entrée t’explique que c’est bien grâce
à la volonté divine qu’existe le peuple juif, mais que c’est un Dieu
que c’est pas le tien, qu’il est géomètre et eugéniste tatillon et que
l’entrée est réservée au peuple élu au premier tour et que tézigue
t’en fais pas parti ! Le seul petit problème c’est que Dieu n’est
ni géomètre, ni fonctionnaire au cadastre, et il a autre chose
à branler que de tracer des frontières imaginaires au milieu
du désert et de faire des tests ADN. Un « État juif » fondé
sur des croyances ségréga-sionistes n’a simplement aucune
chance de perdurer : « Dans l’État juif, il n’y a de compassion
et d’humanité que pour les Juifs, des droits pour le seul Peuple élu.
L’État juif n’est que pour les Juifs ». Gideon Levy ­2014 – Journaliste israélien
guerre & destruction
Le
futur
Le Dailaï Lama à qui on demandait un jour s’il souhaitait une
intervention militaire pour libérer le Tibet, a eu cette réponse
pleine de bon sens : « Non, pas du tout. Si l’on regarde l’histoire
et la géographie, nous sommes voisins des Chinois depuis la nuit des
temps, nous serons donc voisins dans le futur. Ce qui est important,
c’est que nous apprenions à avoir des relations amicales et chaleureuses, car à long terme, c’est la seule façon d’en tirer un bénéfice
mutuel. » La seule chance de survie pour Israël serait donc de
créer une nouvelle fédération vraiment laïque avec un nouveau nom, des frontières définies dans sa constitution, les
mêmes droits pour tous et en abandonnant toutes les lois
ségréga-sionistes, comme la « loi du retour » qui permet à
toute personne de « sang juif » – et uniquement à elle – de
devenir par pure discrimination raciale, citoyen israélien. Pas
plus que ne pourraient perdurer, l’interdiction de propriété
dans certaines villes pour les Arabes, l’inexistence du mariage
civil, l’impossibilité du divorce sans le consentement du mari,
les allocations spéciales pour l’étude de la Torah, les détentions arbitraires pour les non-juifs…
Les judéo-sionistes ne peuvent plus reprocher aujourd’hui
aux goyim de les enfermer dans des ghettos, puisqu’ils se
construisent eux-mêmes leur mur de Berlin en plein désert.
Dérisoire et pathétique mur des « lamentables sions » qui s’effondrera à la première vague de l’implosion des moneycraties
et le peuple israélien se retrouvera alors nu devant le monde
et se rappellera le sens profond de ces mots : « La personne
est plus sainte qu’une terre, même quand c’est une terre sainte, car
devant une offense faite à une personne, cette terre sainte apparaît
dans sa nudité, de pierre et de bois. » Emmanuel Levinas
Un silence libre et démocratique…
Quelle différence y a-t-il entre envahir un pays et le libérer ?
Entre un résistant et un terroriste, un tueur à gages et un
135
sniper, une religion et une secte, la propagande et l’information ? Dans le Réel aucune, il s’agit de synonymes, mais
d’un point de vue historique différent ! En 1944, lorsque les
« alliés » débarquèrent en France, la plupart des journaux
français titrèrent : La France libérée par l’Allemagne du joug de la
pègre juive et franc-maçonne subit des attaques de lâches terroristes,
traîtres à leur patrie qui font sauter des lignes de chemin de fer pour
favoriser l’avancée des envahisseurs américains. Les mêmes journaux après-guerre et après avoir changer de titre (ce fut là
leur principal acte de résistance) titrèrent : La France enfin libérée du joug de l’Allemagne et de la pègre nazie, grâce aux valeureux
résistants servant leur patrie qui ont fait sauter des lignes de chemin
de fer pour favoriser l’avancée des libérateurs américains.
Ce que vous appelez « journaux télévisés » n’est dans le Réel,
qu’une des techniques de contrôle de l’esprit. La propagande
est le fer de lance des guerres capitalistes, elle permet aux castes
dominantes d’organiser leurs combats de « chiens prolos »
dans l’arène de la haine racialiste et d’encaisser les paris à
la fin. Comprenez qu’il n’y a pas plus d’information que de
journalistes ! Il n’y a que des employés à la propagande d’un
pouvoir ou d’un contre-pouvoir. Dans une société humaine,
les journalistes dignes de ce nom diffuseraient une information brute et idéologiquement neutre. Alors qu’aujourd’hui,
les journaleux sont tous au service du même pouvoir et il n’y
a plus aucun contre-pouvoir, ni encore moins d’information
indépendante, si ce n’est peut-être sur Internet… et encore ?
Soyez sûr, que si des écrivains ratés – jeunes gigolos à ménagères, vieux-beaux à mémères, vieilles peaux pompantes ou
bimbos pimpantes – se palpent 15 à 30 000 euros par mois,
ce n’est pas pour leur capacité à lire les prompteurs de la servitude, mais pour leur silence de pétochard… mais attention,
un silence libre et démocratique !
Avez-vous remarqué que dans le verbiage journaleux, les USA
sont toujours des gars très sympas qui font des guerres justes
en envahissant de méchants pays pour les « libérer » de gré
guerre & destruction
ou de force. Les Russes eux sont toujours des méchants qui
élisent des dictateurs et font des référendums illégaux. Comment peut-on « élire » un dictateur et faire un référendum
« illégal » qui est l’expression la plus directe de l’autodétermination d’un peuple ? Mais vous l’avalez, puisqu’ils le disent
et qu’ils sont « journalistes ». Avez-vous douté une seule fois
que la soupe qui vous est servie tous les jours n’est pas une
soupe « maison » cuisinée avec amour et des produits frais
par mamy Gertrude, mais une soupe industrielle bourrée de
conservateurs de la pensée unique et d’arômes d’émotion
artificielle ?
Le capitalisme est un cycle qui ne peut se comprendre dans
une description figée en un lieu et temps : Regardez, tout va
bien, y a pas de guerre devant ma porte en ce moment ! La moitié
de l’humanité est ravagée par des guerres et l’autre moitié
est assise sur un baril de poudre relié à une mèche enflammée… mais tout va bien ! La guerre est la forme ultime du
racisme et de la mise en esclavage qui vont conduire un être
humain sain d’esprit à aller assassiner ses frères humains
pour « la liberté de la République fraternelle ! » ou pour la
vengeance « d’Allah le tout miséricordieux ». N’y a-t-il pas
une contradiction fondamentale entre « assassiner » et « fraternel », « vengeance » et « tout miséricordieux » ?
Le cycle de Construction/Destruction est un tout indissociable : 40 ans de construction suivis de 40 ans de déclin
engendrent la destruction. On serait en droit de penser, finalement quelques années de guerre pour 80 ans de paix, ce
n’est pas si mal… mais la réalité est tout autre. Ce n’est pas
80 ans de paix, c’est 80 ans pour préparer la prochaine guerre
qui sera la plus totale, la plus mondiale, la plus meurtrière, la
plus technologique, la plus inhumaine de toutes, au-delà de
l’imaginable… Et qu’elle dure 10 secondes ou 10 ans, qu’importe, en enfer le temps ne s’écoule plus !
137
Avant de devenir musulman, sikh, hindou ou chrétien…
devenons d’abord humain…
Guru Nanak – 1er maître des sikhs
Racismophobie
Les petits génies du racism-business ont créé des officines
grassement financées par l’État pour « combattre la haine et
le racisme ». Je pense que c’est très utile de les combattre et
qu’il faut exterminer tous ces fils de putes d’enculés de leur
race de racistes… pour que ne subsiste que la race pure des
« antiracistes ». « Pas de fachos dans les quartiers, pas de quartier
pour les fachos ! » hurlent nos amis gaucho de la Pampa. Ce
qui signifie « ne faisons pas de prisonnier », exterminons celui
qui est différent de moi : le bougnoul, le facho, le chien d’infidèle… slogan parfaitement mis en application au Bataclan
par les mercenaires de Daesh. Car comme dans tout système
totalitaire, la manipulation des masses n’est possible que par
l’obscurantisme et la création de peurs irrationnelles. Il est
donc fondamental pour les castes dominantes que le Cheptel
humain n’utilise pas ses capacités cognitives, et vive sous la
dictature de l’émotionnel.
Au Moyen Âge lorsqu’on voulait discréditer ou se débarrasser
de quelqu’un on disait qu’il n’était pas un bon-chrétien ou
qu’il faisait commerce avec le Diable. Une femme qui semblait
épanouie était peut-être une sorcière. Dans les années 40, pour
le même effet, il suffisait de laisser supposer que quelqu’un
était juif, franc-maçon ou terroriste (que les mêmes appelleront d’ailleurs plus tard « résistant »). Aujourd’hui, les choses
ont beaucoup changé, on ne dit plus de quelqu’un qu’il fait
commerce avec le diable, qu’il est juif ou franc-maçon… non
aujourd’hui, il fait partie d’une secte, il est raciste, complotiste ou terroriste ! Le changement est impressionnant !
Mais c’est quoi au juste un raciste ?
Demandez par exemple au français lambda : mais c’est quoi au
juste un raciste ?
139
–– Un
raciste ? Ben c’est quelqu’un qui l’est raciste… qui
l’aime pas les noirs et les arabes quoi !
–– Ah d’accord, mais la bande de jeunes qui a tabassé à mort
un autre jeune parce qu’il était étranger à la cité et sortait
avec une vague cousine à eux, ça c’est du racisme aussi ?
–– Ah non pas du tout, ils sont un peu taquins, mais là c’est
culturel!
–– J’ai vu la gueule du mec qui s’est fait taquiner, il a perdu
un œil, a la mâchoire brisée et la rate explosée… mais bon,
si c’est c u l t u r e l évidemment… Mais le père qui ne veut
pas que sa fille se marie avec un goy et menace de lui briser
les os, parce qu’il souhaite garder « la pureté de sa lignée »,
il est raciste donc ?
–– Ah non, pas du tout, c’est c u l t u r e l , et puis ça n’a
rien à voir avec le racisme, puisqu’il est juif !
–– OK je vois, mais les Hutus par exemple qui ont massacré
1 million de Tutsi à la machette et violé des dizaines de milliers de femmes avant parfois de les éventrer parce qu’ils et
elles n’appartenaient pas à la même tribu, ça quand même
c’est du racisme ?
–– Ah mais non, là aussi c’est c u l t u r e l je vous dis, ce
sont de grands enfants vous savez, y’a pas de malice !
–– Mais c’est quoi alors le r a c i s m e ?
–– Un goy blanc ! Là c’est pas c u l t u r e l , le goy blanc est
raciste, tout petit déjà il était goy et blanc, souvent même
ses parents !*
Plus sérieusement, supposer que seul le « goy blanc » est
raciste dénote déjà d’une profonde méconnaissance de l’histoire de l’humanité et est de fait, une vision raciste des choses.
Le racisme est basé sur la croyance qu’il existerait une race,
une religion, une caste ou une culture qui serait supérieure
aux autres et généralement dont on fait partie. Il faut savoir
que cette théorie même de « race pure » ou de « peuple élu »
est une vue de l’esprit contredite par la réalité scientifique. Le
* Oui je sais, c’est pompé à Coluche !
racismophobie
mythe de l’aryen, par exemple, cher à l’idéologie national-socialiste, ne résiste pas à l’histoire de la migration des populations et aux analyses ADN. Pour la petite histoire, une affiche
de 1939 de la Wehrmacht vantant les mérites de la pureté de
la race soldatesque représentait un fier aryen blond du nom
de Werner Goldberg… d’origine juive. De même que la théorie
sioniste des 12 tribus d’Israël qui seraient les descendantes
directes du patriarche Jacob et auraient conservé leur pureté
raciale est aussi totalement pipeau. La majorité des juifs ashkénazes sont des convertis, notamment ceux du royaume
Khazar ayant migré vers l’Ouest lors de sa dislocation entre le
Xe et XIIe siècle. Les séfarades se sont mélangés bien évidemment avec les peuples où ils se trouvaient. Rappelons aussi
que de nombreux juifs vivants en Palestine (Il n’y a d’ailleurs
aucune preuve historique qu’ils en furent jamais chassés) sont
devenus chrétiens au début de notre ère ou musulmans au
VIIe siècle. Comme le rappelle l’historien israélien Shlomo
Sand dans son livre Comment le peuple juif fut inventé, l’expression même « peuple juif » n’apparaît qu’au XIXe siècle et « Les
chances que les Palestiniens soient des descendants des Judéens de
l’Antiquité sont beaucoup plus grandes que celles des juifs… »
La pigmentation de la peau plus ou moins sombre est un
détail de l’évolution humaine liée au besoin de synthétiser la
vitamine D sous divers ensoleillements et ne dénote aucune
appartenance à une supposée race. Parler de race « africaine » ou de « peuple noir » est une ineptie anthropologique
et culturelle totale. Même si la notion d’ethnie est très discutable, on en dénombre près de 2 000 en Afrique, avec parfois des différences morphologiques, culturelles et linguistiques fondamentales. Plus complexe et délicat à définir, la
notion de « peuple ». Quand on parle du peuple français,
tibétain, kurde, pygmée, juif ou palestinien, on peut dire que
c’est une communauté économico-culturelle rattachée par
une histoire et une langue. Quand c’est la population d’un
pays, on pense : le peuple français, habitants de la France.
141
Mais qu’est-ce que le « peuple juif », que sont « les Arabes » ?
Sur la frontière de l’Irak et de l’Iran vivent… enfin essayent
de survivre les Sabian Mandéens, littéralement « Ceux qui sont
baptisés et connaissent Dieu ». Ils forment la plus vieille communauté chrétienne du monde persécutée depuis longtemps,
mais après l’invasion de l’Irak par les Américains et le chaos
qu’ils y créèrent, c’est leur survie même qui est en jeu. Sont-ils
Arabes, Irakiens, Chrétiens, Arabes chrétiens ?
Le racisme imaginaire
Contrairement à la croyance populaire créée essentiellement
pour maintenir le Cheptel dans la culpabilisation mémorielle, les moneycraties ne sont pas à proprement parler
« racistes ». La seule différenciation qu’elles reconnaissent
entre les hommes est l’avoir : ceux qui ont et ceux qui n’ont
pas ! Même la traite esclavagiste traditionnelle ou salariale –
et je comprends que cela puisse en choquer certains – n’est
pas par essence « raciste », c’est avant tout un commerce. Et
peu importe la provenance de la marchandise, qu’elle soit
irlandaise, africaine, ou chinoise… elle n’a pas le sou !
L’autre bidonnage typique que l’on peut voir dans les
« enquêtes » de propagande, c’est que les journajuges travaillent toujours à charge. Oui effectivement des directeurs
d’agences immobilières ou des patrons de boîtes de nuit ont
des comportements discriminatoires. Ce sont des hommes
et des femmes d’affaires et la base de tout commerce c’est
de discriminer/cibler le client à qui l’on souhaite vendre un
produit. Et jamais, jamais dans une « enquête » télévisée
il n’y aura de pourquoi ? Notamment, est-ce purement du
« racisme » ou y a-t-il des raisons objectives ? Bien sûr qu’un
patron de boite de nuit sait que s’il fait rentrer 2 ou 3 arabo-cailleras fauchés, ils vont peu consommer, mais vont probablement draguer avec élégance et distinction : Et mad’moisel t’es bonne… Pourquoi t’réponds pas, t’es raciste sale pute ?
racismophobie
et provoquer à plus ou moins courte échéance du baston.
Baston, qui va ruiner la soirée, ternir la réputation de la boîte
de nuit… donc du chiffre d’affaires. Maintenant si 2 ou 3
arabo-footballers friqués se présentent à l’entrée, ils seront
plus que bienvenus pour claquer leurs tunes dans l’établissement. Donc ce qui importe dans ce cas ce n’est pas tant
d’être « arabo » quelque chose, mais d’être caillera malpolie
ou people riche…
Pour un chef d’entreprise, c’est un peu pareil, un employé est
un investissement qui doit lui rapporter et selon le job, oui bien
sûr que l’aspect physique, l’habillement, la culture générale,
l’accent, l’âge… ont une importance. Parfois un employeur
ne fera qu’anticiper une réalité sociale que l’on peut constater chaque jour en regardant la télé ou en lisant un journal
féminin où l’on ne voit que de jeunes apollons pédérastiques
et des fillettes anorexiques sensées représenter la beauté…
Qui a dit que la beauté était jeune, anorexique et maquillée
comme une pute ? Pas moi en tout cas ! Traitons-nous ces
magazines de racistes ? Non, pourtant ils le sont et au plus
haut point, mais c’est le racisme officiel, celui qui permet de
vendre, donc : Y’a bon racisme qui rapporte sous sous !
Maintenant, il y a aussi clairement du racisme vrai, des gens
qui pensent appartenir à telle ou telle ethnie ou à tel peuple
élu de Dieu ou pas. D’autres qui pensent que la pigmentation de la peau permet de séparer l’humain en groupes ou
que certaines cultures sont supérieures ou en tout cas ne
devraient pas se mélanger. On peut trouver cela limitatif, ne
pas partager cette vision, mais en vertu de quoi devrait-on
interdire telle religion ou telle philosophie ? Plus intéressant
encore, si l’on gratte un peu le vernis hypocrite des religions,
toutes peu ou prou considèrent les autres comme largement
inférieures, voire hérétiques… Oui je sais à la télé, le rabbin
il dit que le goy c’est aussi un être humain, l’imam et le curé
que nous sommes tous frères, le prêtre hindou que Shiva
nous aime tous pareillement. Mais dès que les caméras sont
143
tournées, savez-vous ce que ces braves gens disent de vous
qui « n’êtes pas des leurs » ? Comprenez que comme en politique, il y a deux discours religieux : le politiquement correct
et le vrai… et ce n’est pas du tout la même limonade !
Le racisme vrai est une phobie, c’est-à-dire une peur maladive et incontrôlée de personnes dont l’apparence éveille des
peurs enfouies en nous. Les « antiracistes » pensent que les
« racistes » appartiennent à une race inférieure qu’il faut éliminer du paysage culturel par la culpabilisation et l’extermination sociale. Et que par exemple, en sodomisant juridiquement quelqu’un souffrant d’homophobie, ça va le « soigner »
bien en profondeur et résoudre le problème. Un jour peutêtre, lorsqu’on sera libéré de la terreur racialiste, on comprendra la perversité de la dictature comportementale des
brigades « antiracistes » et l’absurdité du déni de l’autre…
La religion d’État
Un des mythes fondateurs de la République est celui de la
« laïcité » : Conception et organisation de la société fondée sur la
séparation de l’Église et de l’État et qui exclut les Églises de l’exercice
de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l’organisation de l’enseignement. Pourtant lorsqu’on y regarde de
plus près, on s’aperçoit que derrière cette pseudo laïcité se
cache une doctrine née dans les temples des moneycraties :
La religion du profit, de la science messianique et du fétichisme de la marchandise physique et émotionnelle.
Religion dont on nous explique qu’elle n’est pas une religion,
mais une libération de lom, à laquelle tous (politiques, historiens, enseignants, artistes, religieux…) doivent se convertir et se soumettre sous peine d’excommunication sociale.
Plus étrange encore, toutes les religions doivent se soumettre à celle de la République et tous les peuples doivent
l’adopter sous peine de génocide et d’extermination libre et
démocratique…
racismophobie
Curieusement, cette séparation de l’Église et de l’État semble
moins flagrante lorsqu’il s’agit du banco-sionisme. Quand
un premier ministre clame dans une harangue suprémaciste
que « les juifs de France sont à l’avant-garde de la République »
– et donc que les goyim en sont à l’arrière-garde –, ça passe
comme une lettre à la poste. Des milliers de plaques de
culpabilisation mémorielle à l’entrée des écoles pour 11 000
enfants juifs, mais pas une seule pour les millions d’enfants
amérindiens, chouans, vietnamiens, palestiniens, syriens,
maliens… exterminés au nom de la liberté républicaine !
Qu’on chie sur le Phrophète ou qu’on encule la Vierge Marie
ne semble pas déranger l’État, mais qu’un quidam se moque
de la liturgie banco-sioniste et ce même État lancera une
fatwa que s’empresseront de ratifier ses rampants de cour, et
le kafir sera exterminé socialement et ruiné à vie.
Même s’il est impossible de faire des statistiques précises
– puisque par essence les politiques sont les maîtres du
faux-semblant –, si l’on analyse, par exemple, la constitution
ethnoreligieuse de l’Assemblée nationale, la première chose
que l’on note est que cette « représentation » est inversement
proportionnelle à la réalité de la population française :
20 % de députés franc-maçons : 0,2 % de la population.
10 % de députés catholiques : 30 % de la population.
10 % de députés judéo-sionistes : 0,5 % de la population,
1 % de députés musulmans : 10 % de la population.
On peut bien sûr se demander en quoi cette surreprésentation religieuse serait préjudiciable au bon fonctionnement de
l’État si ses fidèles étaient compétents et honnêtes ? Probablement en rien… s’ils l’étaient ! Hélas, si ces gens sont là
pour défendre les intérêts de leur lobby, de leur loge, de leur
parti, de leur ethnie… qui œuvre aux intérêts de l’humain,
des animaux, des plantes, de la Terre, de la Vie ? Je vous
laisse juge de l’état de la France et du monde dans lequel
cette « religion d’État » nous a plongés.
145
La liberté de l’infâme
Toujours pour l’abrutissement massif et laborieux des masses
laborieuses (c’est logique), il faut éviter toute réflexion ou
tout sens commun qui pourraient nuire gravement au sommeil collectif. On part d’un postulat indémontrable (oui je
sais, c’est un pléonasme) : Les femmes sont dominées par les
hommes et l’on mélange gaillardement la notion d’égalité et
de similitude. Ensuite comme souvent, on oublie de définir ce
qu’est un « homme » et une « femme ». Je suis bien conscient
qu’il y a des mâles et des femelles Homo sapiens, ce qui
permet – comme chez tous les mammifères – la reproduction
sexuée. Pourtant, ce n’est plus cette réalité biologique que
l’on nomme « homme » et « femme » dans nos sociétés dégénérées, mais deux entités imaginaires visant à produire un
vaste marché de consommation de marchandises affectives
et de différentiation identitaire. J’ai clairement compris cela
en voyant un jour un « homme » hétéro lambda se déguiser
en « femme ». Avec une coiffure adéquate, un peu de maquillage, des fringues et l’apprentissage de quelques attitudes et
comportements sociaux, il (elle) est devenu une « femme »
très baisable… contrairement à un travelo, caricature souvent grossière et sexiste de la femme.
Ensuite on nous dit : Les inégalités, c’est terrible, voyez une brave
actrice de Hollywood ne gagne que 20 millions de dollars par film
alors qu’un acteur peut en gagner 30 ! Ça ne vous choque pas ? Ah
si ça me choque ! Ça me choque même énormément qu’une
employée à la propagande puisse se payer un palais de
marbre en montrant son cul et en versant une larme devant
la caméra, quand un ouvrier hautement qualifié ou une agricultrice ne gagnera jamais cela même en travaillant dur toute
sa vie ! Mais à part ça, une actrice gagne moins qu’un acteur,
pour la même raison qu’un top modèle homme gagne moins
qu’une top modèle femme : Le retour sur investissement !
Les violences conjugales, oui aussi ça existe, même si là
racismophobie
encore les chiffres donnés par le bureau de propagande des
ministères sont complètement pipés et très partisans. Rappelons que dans un couple il faut être au moins 2, qu’il y
a aussi des couples gay, des couples de différentes origines
ethniques, des personnes alcooliques ou narcodépendantes.
Rappelons que les hommes portent rarement plainte lorsqu’ils sont victimes de violences et enfin – mais là on soulève
un énorme tabou – que la violence n’est pas que physique.
Pour les personnes qui disent oui, mais la femme est plus faible
que l’homme physiquement, même si c’est loin d’être toujours le
cas, faut-il rappeler que depuis la nuit des temps l’utilisation
de l’outil et de la ruse ont permis à l’humain de venir à bout
d’ours ou de lions bien plus forts qu’eux. Ainsi, si moi ou mes
enfants étions victimes de violences répétées, j’appliquerais
la stratégie survivaliste qui dit que :
1• Il est préférable de négocier que de s’enfuir,
2• Il est préférable de s’enfuir que de se battre,
3• Il est préférable de se battre que de mourir !
J’ai personnellement connu plusieurs couples lesbiens et
hétéros qui entretenaient des rapports violents, à très violents… oui je dis bien « entretenaient ». La réalité de la violence amoureuse est peut-être plus complexe que la caricature culpabilisatrice de la propagande d’État… mais laissons
dormir le Cheptel au son de la berceuse de la convenance !
Le féminisme est une idéologie capitaliste visant à promouvoir les femmes par mimétisme machiste dans les castes dominantes. Pourquoi demande le féminisme, n’y a-t-il pas plus de
dirigeantes parmi les grands patrons d’entreprise, de banque,
de partis politiques ou le commandement militaire ? Peutêtre, répond le candide, parce qu’il y a moins d’enculées sur
terre que d’enculés ! J’ai une vision assez taoïste de l’harmonie universelle du Ying/Yang, féminin/masculin, basée sur la
complémentarité, mais certainement pas le mimétisme servile. Si vous vous intéressez aux arts martiaux traditionnels,
vous verrez que même dans un combat physique, la force
147
n’est en rien supérieure à la souplesse ou à la vitesse et que
l’attaque n’est pas plus efficace que l’esquive. Hors parmi
les choses étranges du vouloir à tout prix être identiques, les
dames veulent devenir militaires ou policières, mais pas faire
la guerre ! Le capitalisme féministe nous explique que devenir mercenaire pour aller assassiner des paysans afghans ou
libyens, afin de faire fructifier les intérêts de quelques banquiers de Wall Street et crever dans une tranchée boueuse
dans sa merde et son sang est une formidable avancée de
la liberté de la femme ! Ou encore, et là aussi s’opposent le
monde imaginaire véhiculé par la propagande d’État et le
Réel, dans de nombreuses vidéos d’interventions des forces
de l’ordre aux USA, on peut voir des femmes flics essayant
vaguement d’arrêter des suspects, sans y croire elles-mêmes
un seul instant et donc d’attendre que des « mâles » arrivent
et fassent le boulot ! En 2012 dans le Var, un drame funeste
a vu la mort de deux gendarmettes tuées par les balles de leur
arme de service. Les employés aux écritures des journaux de
l’époque avaient décrit l’assassin comme un « colosse ». En
réalité, un beur beurré gras du bide, pathétique clown spécialisé dans le tabassage de gisquette de 1,60 m qui se fait
étendre en 2 s par n’importe quel videur de boite de nuit.
On a beau voir Simone, qu’elles ont été tuées par les trous de
balle de la bourgeoisie féministe de salon parisien, on en reste
pas moins bouleversé par la tragédie humaine. Car ce n’est
pas tout d’avoir une bite dans le holster, il faut aussi savoir
la sortir et tirer son coup… pareillement pour la guerre ! Bien
sûr qu’une femme peut avoir l’esprit guerrier et les Vietnamiennes de 1,55 m et 45 kg qui ont foutu la pâtée aux grands
et gras G.I. américains nourris aux hamburgers et corn flakes
peuvent en témoigner. Mais c’est d’abord dans la tête que ça
se passe, et comme toujours dans nos sociétés dégénérées on
commence par faire de la morale à 2 balles (voire un chargeur entier…) avec une loi à la mords-moi le nœud, et ensuite
on dessine un uniforme de guerrier femme. Mais ce n’est pas
racismophobie
l’uniforme qui fait le guerrier ! Comme dirait Kung Fu Panda, il
faut d’abord éveiller le « Guerrier dragon » qui sommeille en
nous, et ce n’est pas notre éducation de bobo-tarlouze ou de
bimbo-reality-show qui va nous y aider.
Certains reptiles peuvent se reproduire par parthénogenèse si
besoin est. L’être humain lui, comme tous les mammifères a
besoin de la rencontre d’une femelle et d’un mâle… ça c’est
le Réel, mais, nous expliquent les castes dominantes, le Réel est
« sexiste » et nous allons changer cela ! Je me souviens du
film Après la pluie, où l’on voit cet amour extrêmement subtil,
entre un samouraï ronin et sa femme qui le salue respectueusement chaque fois qu’il rentre dans la chambre. Différent ne
veut pas dire inégal, respectueux ne veut pas dire soumis. Et
là encore les castes dominantes essayent de créer des conflits
imaginaires qui leur permettent de régner sans partage : Français de souche/émigrés ; chrétiens/musulmans ; hommes/
femmes ; jeunes/vieux ; écologistes/chasseurs ; PSG/OM…
Divide ut regnes !
Le négro-spirituel
Le mot « nègre » arriva dans la langue française au début
du XVIe siècle par l’occitan negre. Rarement usité avant le
XVIIIe siècle où l’on préfère désigner les personnes mélanodermes par leur origine de « Maures ». Donc, on nous gonfle
les bombons en nous expliquant que c’est « injurieux » de
décrire une personne « noire » en utilisant le mot nègre, négro,
ou neger, alors que tous viennent du même mot latin niger
et signifient exactement et rigoureusement la même chose :
noir ! Maintenant il faut utiliser le verlan « renoi » ou l’anglicisme « black »… ah bon, et ça veut dire quoi « renoi » ou
« black » ? Encore aujourd’hui les Afro-américains utilisent
massivement « neger » pour « mec », comme on utilise
« négro » dans les banlieues françaises, ou « nèg » à Haïti,
indépendamment de la teinte de peau. La première question
149
que l’on aurait pu se poser c’est pourquoi « noir » pour désigner une personne mélanoderme ? J’ai vu des corbeaux noirs,
des chats noirs, mais une personne avec une couleur de peau
noire… jamais ! De même, si vous pensez être blanc, mettez
votre main sur une feuille de papier et jugez par vous-même…
Bon sang de bordel de merde, il n’y a pas plus de « blanc »
que de « jaune », de « peau rouge » que de « noir »… nous
sommes tous et toutes des personnes de couleur !
Je ne m’étendrais pas sur cette notion imaginaire de « races
humaines ». Par abus de langage, on parle de « race » pour
des animaux domestiques d’une même espèce sélectionnés
à des fins d’élevage. Mais dans la nature, une race est l’ensemble des individus compatibles génétiquement et sexuellement entre eux. De fait, la seule « race » d’Homo sapiens
existant aujourd’hui sur terre est l’être humain ! Si vous avez
un doute, mettez une femme du Yunnan avec un Irlandais ou
une petite Pygmée avec un grand Suédois sur une île déserte…
zizi panpan et beaux bébés, 100 % compatibles !
Ensuite, il y a ce que l’on nomme la culture des peuples, chose
totalement différente. Dans tous les pays que j’ai pu traverser ou qui sont venus me visiter, toujours a résonné en moi la
musique et les danses rattachées à la terre et à la tradition.
Toujours le sourire des bébés dont je comprenais parfaitement la langue m’a parlé. Toujours la beauté des femmes
d’ailleurs m’a ému presque jusqu’au mysticisme. Et pas un
pays, une culture où je ne me sois régalé de la cuisine du terroir… alors, différences culturelles, oui je veux bien, même
si je vois plus de points communs avec mes frères humains
que de différences. Qui plus est, les pierres d’achoppement
viennent rarement de la culture ancestrale et profonde d’un
peuple, mais presque toujours du colonialisme belliqueux du
catholicisme, de l’islam ou de la franc-maçonnerie. Ensuite il
y a, et ça n’a rien à voir, la traite négrière moderne de l’esclave
salarié, pudiquement nommée « émigration de masse » !
racismophobie
Émigration de masse
La première chose à comprendre c’est le mouvement naturel et
immémorial de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs qui allaient
où il y avait de l’eau, des baies, un climat plus clément, ou
suivaient le gibier qu’ils chassaient. Donc personne au monde
ne peut reprocher à un humain de vouloir aller là où la vie lui
semble meilleure, de fuir la guerre ou la disette. De la même
manière, personne au monde ne peut reprocher à un Homo
sapiens sédentaire et cultivateur de vouloir protéger le territoire de ses ancêtres… remarquez si, y’a bien le bobo parisianis
qui doit pouvoir le faire !
La seconde chose à comprendre, c’est à qui profite l’émigration de masse. Aux personnes qui émigrent, aux travailleurs
français, ou aux personnes qui les emploient ? Ne pensez-vous
pas que le Pakistanais ou le Congolais émigré dans une banlieue pourrie préférerait vivre et travailler parmi les siens, avec
une épouse aimante, sous son climat et dans sa culture ?
Plutôt que de se retrouver dans le froid et la grisaille à squatter des chambres insalubres à 4 ou 5, à se branler sur des
photos de « putes blanches » qui les ignorent avec mépris et à
faire les travaux les plus cons et les plus durs que plus aucun
« Français » ne veut faire, sous la houlette d’un patron rarement pointilleux sur le respect du code du travail ?
Personnellement, je vis depuis 30 ans dans un quartier à forte
dominante émigrée et je n’ai jamais eu le moindre problème
avec des personnes venant d’un autre pays, à vrai dire quand
je vois la connerie du bobo parisianis, je suis reconnaissant de
vivre avec des gens venant de cultures moins dégénérées. Par
contre avec les enfants de ces émigrés, c’est plus mitigé…
Écartelés entre la culture des parents qu’ils n’ont pas vraiment
assimilée et la culture frico-américaine, ils ont parfois du mal
a trouver leur équilibre. Pour une fille, on lui demandera de
choisir entre le tchador ou l’éjac faciale. Pour un garçon ça
sera entre Fast and Furious ou 5 prières par jour… C’est pas
151
folichon, folichon comme choix. Passés à la moulinette des
officines racialistes où on leur apprend la haine du goy blanc
– ce fils de pute raciste –, pour ces enfants d’émigrés qui ne
veulent plus faire le « sale boulot » de leurs parents, tout en
ayant le dernier smartphone à 700 € et les pompes de marque
à 250 €, ça pose effectivement un problème…
Je me souviens d’un jour où de ma fenêtre, je vis une vieille
dame qui marchait avec une canne se faire légèrement bousculer par trois adolescentes d’origine africaine un peu turbulentes, chose tout à fait normale à leur âge. Comme être un
peu craintive et avoir du mal à garder l’équilibre étaient de
l’âge de la vielle dame qui s’est plainte aux jeunes filles :
–– Vous pourriez faire attention tout de même…
–– On marche où l’on veut, le trottoir est à tout le monde !
–– Vos parents vous ont bien mal éduqué…
–– Fais pas chier la vieille !
–– Ah, non vraiment vous n’êtes pas polies, vivement le FN !
–– Allez, dégage, vieille pute blanche raciste !
Cette dernière phrase m’a particulièrement marqué par
la violence et l’ignorance qu’elle véhiculait, condensé de la
propagande des officines racialistes d’État, de l’industrie
du rap négrier et du formatage judéo-hollywoodien que ces
jeunes filles avaient subie depuis leur enfance : vieille – pute
– blanche – raciste. D’un autre côté si vous pensez qu’un parti
nationaliste va résoudre les problèmes de société… ce que tu
te goures fillette, fillette. La doctrine nationaliste est une forme
archaïque du mondialisme, la notion même de « France » est
un concept flou et artificiel qui ne correspond pas à une réalité
humaine ou culturelle, mais est le produit de l’impérialisme des
rois de France. Qui plus est, historiquement la première chose
que firent tous les nationalistes au pouvoir, c’est d’aller baiser
le cul des lobbies de la finance et de l’industrie pour financer
leurs projets mégalomaniaques et leurs armées colonialistes.
Les partis nationalistes, populistes, clientélistes et menteurs
racismophobie
comme tous les autres, ont fait grand tord à l’intelligence et
à la réconciliation nationale, en stigmatisant l’émigration et
souvent les émigrés comme un problème majeur. L’émigration de masse n’est pas la source du problème, en fait, c’est
même une stratégie voulue et réfléchie par les castes dominantes
pour rafraîchir leur Cheptel humain et déveloper leur emprise
commerciale mondialiste. D’abord le cheptel émigré de 1re
génération est particulièrement soumis et facile à manipuler
idéologiquement, on pourra le mettre en concurrence avec le
cheptel local et il sera à même de briser l’unité culturelle et
humaine. Comme l’exprime fort bien Francis Cousin : « Ségrégationnisme s’y affirme ici comme l’espace-temps d’une forme d’humanité aliénée qui entend faire de tous les hommes des émigrés,
c’est-à-dire des participants d’un territoire d’indifférenciation mondialiste où chacun n’est plus autre chose que l’esclave mimétique de
l’argent ». Ensuite les primo-arrivants sont une main-d’œuvre
vaillante, suffisamment docile et pauvre pour exécuter les
tâches les plus ingrates que les jeunes Français ne veulent plus
faire. Leurs familles qui arrivent sans rien feront aussi d’excellents consommateurs compulsifs de produits de grande distribution, d’habits, de téléphonie, de fast-food, de junkfood, de
poisons médicamenteux « gratuits », de prestations sociales
et médicales en tout genre, qui certes coûtent un bras à la collectivité, mais rapportent gros aux castes dominantes.
Rappelons-nous toujours que la base du capitalisme est de
partager les pertes et de conserver les bénéfices. Donc si
l’émigration sauvage et massive est une catastrophe financière et humaine aussi bien pour les habitants des pays qui
la subissent que pour les émigrants, elle est tout bénef pour
les castes dominantes esclavagistes, relayées par leurs officines racialistes et autres journalisses degoch. Comme tout
organisme vivant, une société a besoin de temps et de sucs
culturels pour assimiler de nouveaux arrivants, sans cela
elle implose ! Implosion recherchée et voulue, tout comme
le développement du crime organisé et le financement du
153
terrorisme international qui permettront la domination par
le chaos et l’instauration d’un état policier mondial où toute
identité culturelle et humaine aura disparu…
En effet, l’émigration de masse n’est rien d’autre qu’une
forme moderne de traite esclavagiste : le scénario est le même,
la finalité est la même, simplement la main-d’œuvre émigrée est de meilleur marché que l’achat et l’entretien d’esclaves. Curieusement, si les masses bêlantes considèrent les
délocalisations à l’étranger comme un sacrilège, les mêmes
expliquent que l’émigration de masse est « une chance pour
la France ». Ne comprenant pas que l’importation de maind’œuvre étrangère n’est rien d’autre qu’une délocalisation
« à domicile » qui participe à la même stratégie mondialiste. Pas plus qu’ils ne comprennent que la décolonisation
fut essentiellement liée aux économies réalisées par l’abandon des infrastructures d’un état colonial : écoles, hôpitaux,
routes, eau potable, police, justice… tout en continuant à
exploiter les richesses locales. On peut discuter de la moralité
de coloniser un pays, mais pas de sa pratique courante dans
l’Histoire. Là encore s’affronte la morale bobo d’un monde
imaginaire et le Réel de l’humain. D’Alexandre le Grand, en
passant par Gengis Khan ou Soliman le Magnifique, des
tribus d’Amérique à celles d’Afrique, la plupart ont profité
de leur supériorité numérique, stratégique et (ou) technologique pour conquérir et assujettir d’autres peuples. Il est
aussi très amusant de voir que le capitalisme, le plus grand
Empire colonialiste ayant existé soit aussi celui qui produise
cette morale culpabilisatrice qui explique à son Cheptel humain
réduit à l’esclavage, que c’est « mal la colonisation ». Ah bon,
vous allez rendre l’Amérique aux Indiens, Israël aux Palestiniens, et l’Occitanie aux Occitans ?
Mais une fois de plus, bien sûr que les émigrés sont nos frères
humains, et qu’il n’y a aucune rancœur à avoir à leur égard,
car ils sont comme nous les victimes d’un système dégénéré.
C’est simplement triste de voir comment les castes dominantes
racismophobie
ont réussi à monter les têtes de leur Cheptel humain les unes
contre les autres, par le truchement des officines racialistes et
des partis nationalistes. Divide ut regnes, one more time !
Les Roms
Les origines précises des Roms sont incertaines. Dans le Shahnameh (Le livre des rois) écrit en 1011, le poète persan Ferdowsi parle du roi Shangul d’Inde du Nord, qui envoya au
Ve siècle des « Luri » pour divertir le roi de Perse, musiciens,
jongleurs, danseuses… qui auraient fini par se séparer en
deux groupes : les Roms orientaux ou Caraques en Égypte, et
les Roms occidentaux ou Zingares en Europe.
Mais plus probablement, c’est entre le VIIIe et Xe siècle et par
vagues migratoires que des groupes d’artisans et de saltimbanques quittèrent le nord de l’Inde par le plateau iranien et
l’Asie centrale. Aujourd’hui encore, les Naths nomades du
Rajasthan ont un mode de vie et une culture assez proche
de ces Roms. Certains, après avoir servi les Mongols comme
palefreniers ou éclaireurs, d’autres en remontant les relais de
la Route de la soie parvinrent aux portes de l’Asie Mineure et
de l’Égypte. Au XIVe siècle, des Roms vassaux des Tatars atteignirent les Balkans, puis progressivement la Suède et l’Écosse.
En 1427, une troupe de Tsiganes arriva aux portes de Paris,
d’autres migrèrent vers le Sud et traversèrent les Pyrénées pour
l’Espagne. Leurs talents d’amuseurs les rendirent populaires
à la table des puissants et les communes les employèrent
en qualité de musiciens, vanniers, chaudronniers, maquignons, dresseurs… À partir du XVIe siècle cet état de grâce
s’estompa et les villes lassées de les entretenir, leur fermèrent
leurs portes. Considérés comme persona non grata dans les
campagnes, quelques seigneurs et abbayes d’Europe continuèrent pourtant à les employer. En exhibant fièrement leurs
bijoux et leurs dents en or, les Roms rappelaient à leurs protecteurs qu’ils avaient les moyens de racheter leur servage.
155
Par un décret de 1666 signé par Louis XIV, les Bohémiens
sont envoyés aux galères et les biens de leurs mécènes
confisqués. Tout au long du XIXe siècle, l’Europe alternera
méthodes fortes et méthodes douces pour les intégrer dans
la société. L’État hongrois leur donnera même des terres et
du bétail, qu’ils finiront par revendre pour reprendre la route.
Même lorsque les Roms épousent les religions autochtones,
ils gardent leurs croyances tintées de mythologie hindoue.
L’une d’elles est qu’à la fin du monde actuel, ils seront tous
réunis en un lieu mythique d’où naîtra un monde meilleur…
La
route du
R om
La route du Rom fut parsemée de bonnes et de mauvaises
fortunes, mais aujourd’hui d’une manière générale, c’est pas
Byzance ! À qui la faute ? On peut toujours pointer du doigt
le gadjo et dire qu’il est « méchant et raciste »… OK. Mais
on peut aussi constater que la plupart des Roms ne se considèrent pas, ni n’agissent comme des citoyens des pays où ils
vivent. Les Roms se considèrent et on les considère d’abord
comme Roms. Ce qui évidemment rend « l’assimilation » difficile. Alors pourquoi pas une province rom ? Sinon, il va vraiment falloir faire un effort si l’on souhaite vivre ensemble,
donc partager quelques valeurs communes… parce qu’en
temps de récession ou de guerre, il y a rarement de happy
end pour ceux qui sont en bas de l’échelle sociale.
Dans la plupart de pays où ils vivent, les Roms restent majoritairement en vase clos et peu qualifiés même si un petit
pourcentage fait des études et trouve un job « normal » ou
développe un vrai talent artistique ou artisanal. Mais statistiquement on parle d’une population où moins de 20 % des
enfants vont au lycée, 70 % sont sans emploi et le reste vit, au
mieux, d’emplois saisonniers, de « combines aux allocs » ou
de mendicité. Quand ils ne sombrent pas dans le banditisme
organisé et violent, notamment les réseaux de pickpocket
européens, le vol aux personnes âgées ou l’alcoolisme et la
prostitution comme en Roumanie. Là encore, je ne porte pas
racismophobie
de jugement moral, je parle juste d’une dure réalité qui ne me
semble digne pour aucun être humain.
Je me souviens d’un reportage fabuleusement bidon à la télé
de propagande française où l’on voyait une employée servile
interviewer une famille de Roms. Le monsieur, obèse, survêtement Adidas, fumant Marlboro sur Marlboro, expliquait
très sérieusement Kicherch travail mais ke pa trouv et qu’on
« devait » lui trouver du travail. Ah bon très bien, mais vous savez
faire quoi, quelle est votre qualification ? aurait probablement
demandé une journaliste… S’il avait été électricien, ingénieur
réseau, ou cuisinier, on aurait peut-être pu lui proposer un
job. S’il voulait bosser comme saisonnier ou manœuvre, il
faudrait qu’il perde du poids, fasse un peu d’exercice, se la
joue calmos sur la fumette et apprenne à parler un peu français… enfin il faudrait qu’il se sorte les doigts du cul quoi !
Mais sa stratégie principale, c’était plutôt « Comment traire
du gadjo en 3 leçons faciles » avec une des rares phrases qu’il
connaissait en français et qui semblait faire son petit effet :
La franss sé li pali détroi de lom !
Le plus triste dans tout cela, mais vraiment triste, c’est que
cette conne d’employée à la propagande ne se rend pas
compte que pour faire son audimat de merde, elle se sert
de la misère d’une famille qui un jour souffrira plus que de
raison de cette pantalonnade. Parce que oui forcément, il y
aura un jour où une personne se lèvera et rappellera à cette
personne que la France ce n’est pas « le pays des droits de
l’homme » d’une part, mais qu’il aurait pu être celui « Des
droits et des devoirs des citoyens également admissibles à toutes
dignités, places et emplois publics, selon leur capacité… »
Mais tu sais le gadjo, il t’aime quand même, des fois tu massacres un peu des standards de jazz, tu maquilles quelques
bagnoles… on t’en veut pas pour ça, en fait on t’en veut pas
du tout. Simplement, tu vaux mieux que ça, tu as le droit
de vivre dignement, pleinement sans avoir à faire la manche
ou camper sur des terrains insalubres. Alors frère Rom,
157
comprends que le gadjo est aussi rom (humain) que toi, et
viens partager le festin des Gaulois, des Celtes, des Occitans… viens avec peu, viens avec rien, mais partage-le !
Antisémitisme & Antigoyisme
En 1896, Theodor Herzl, un des pères du sionisme écrivait
avec beaucoup de lucidité dans L’état juif : « Je crois comprendre
l’antisémitisme qui est un mouvement très complexe. J’envisage ce
mouvement en ma qualité de Juif, mais sans haine et sans peur. Je
crois reconnaître ce qui dans l’antisémitisme est plaisanterie grossière, vulgaire jalousie de métier, préjugé héréditaire, mais aussi ce
qui peut être considéré comme un effet de la légitime défense. »
Ce que l’on nomme l’histoire des juifs d’Europe – du moins
celle enseignée à l’école des « Lumières » –, est essentiellement une litanie culpabilisante où ce mélangent allégrement
faits avérés, approximations, omissions, et mythes dont il est
parfois difficile de défaire les nœuds émotionnels. Grosso
modo, on nous explique que les Juifs n’ont été que persécutés tout au long de leur histoire, comme ça, sans raison et
sont devenus usuriers parce on les empêchait de travailler…
D’une manière générale, l’organisation sociale au Moyen Âge
était basée sur un systéme de castes et de corporations cloisonnées. Un noble ne pouvait absolument pas devenir boulanger ou forgeron. Dans la même logique, une personne de
confession protestante, juive, ou musulmane ne pouvait intégrer une corporation de métier catholique, et travailler à la
construction d’églises… mais pensez-vous qu’un goy puisse
travailler à celle d’une synagogue ou d’une mosquée ? Les religions sont ségrégationnistes, c’est leur nature et l’avènement
de la religion maçonnique comme « croyance universelle » ne
fera pas exception. Par contre dans les villes de quelque importance, on trouvait déjà des tisserands, fourreurs, colporteurs,
épiciers, boulangers, bouchers cacher, médecins, orfèvres,
armateurs, et bien sûr des prêteurs sur gages juifs.
racismophobie
On mélange aussi souvent us et coutumes et interdits, lois
officielles et réalité quotidienne. Pendant des millénaires, les
peuples d’Europe – notamment germaniques – ont entretenu
un rapport sacral à la Terre. Bien commun qui ne pouvait ni
se vendre ni s’acheter, au mieux se conquérir… on naissait
et on mourrait sur la terre de ses ancêtres. Mais dire que les
Juifs n’avaient « pas le droit » d’être agriculteurs est un nonsens. Comme en attestent les archives rabbiniques du VIe au
XIe siècle, il y eut de nombreuses exploitations agricoles juives
en Europe. Maintenant est-ce que ces nouveaux colons qui
venaient parfois exploiter des terres rachetées ou saisies en
remboursement de créances étaient reçus à bras ouverts par
les autochtones ? Probablement autant que le sont les sionistes par les Palestiniens !
A pproche
historique
Historiquement, les persécutions antisémites furent souvent liées à des intérêts économiques et géopolitiques où
une majorité de petites gens ont souffert du comportement
d’une minorité d’irresponsables avides : expulsion des Juifs
d’Espagne au XVe siècle, pogroms du XVIIe siècle en Ukraine,
du XXe en Pologne et en Russie, jusqu’au génocide de la 2e
Guerre mondiale engendré par le communisme et le national-socialisme. Mais pour les princes et les grands banquiers
juifs, ils en ont croqué et en croquent toujours autant que
leurs confrères catholiques, protestants, bouddhistes ou
confucianistes et clairement, ils ont fait plus souffrir qu’ils
n’ont souffert eux-mêmes… comme le décrit fort justement
Abraham Léon (décédé à Auschwitz en 1944) dans La conception matérialiste de la question juive : « Aussi longtemps que l’Europe vécut sous le régime de l’économie naturelle, l’initiative du trafic
commercial appartint aux marchands venus de l’Orient, principalement aux Juifs. L’industrie lainière devint la base de la grandeur et
de la prospérité des villes médiévales. Les draps et les tissus constituaient les marchandises les plus importantes sur les foires du Moyen
Âge. Les relations de voyage d’Ibrahim ibn Ya’kob (965) témoignent
159
du développement considérable du commerce juif à Prague au Xe
siècle. Le taux d’intérêt chez les banquiers juifs de Prague, dont les
affaires étaient fort étendues, oscillait entre 100 et 180 %.
En Angleterre, à l’époque du roi Henri II (deuxième moitié du XIIe
siècle), les Juifs sont déjà enfoncés dans l’usure. Ils sont généralement
très riches et leur clientèle est constituée par des grands propriétaires
fonciers. Le plus célèbre de ces banquiers juifs était un certain Aaron
de Lincoln, très actif à la fin du XIIe siècle. Le roi Henri II, seul, lui
devait 100 000 £, somme équivalente au budget annuel du royaume
d’Angleterre à cette époque.
La situation économique des Juifs, beaucoup plus nombreux en
France (100 000), n’est pas sensiblement différente de celle des
Juifs anglais. “À l’avènement de Philippe Auguste (1180) et
dans les premières années de son règne, les Hébreux étaient
riches et nombreux en France. Suivant l’historien Rigord, ils
avaient acquis presque la moitié de Paris... Dans les villages,
les villes et les faubourgs, partout s’étendaient leurs créances.
Un grand nombre de chrétiens avaient même été expropriés
par les Juifs pour cause de dettes”. (G. B. Depping)
Les premières émeutes contre les Juifs ayant une grande envergure
ont lieu entre 1336 et 1338. Elles furent dirigées par le cabaretier
Cimberlin, le Roi des pauvres, et d’Alsace, elles se sont étendues en
Bavière, en Autriche et en Bohême. Mais c’est surtout pendant les
années de la “mort noire”, entre 1348 et 1350 que le fanatisme
joint à la haine fit des ravages terribles.
À mesure que l’usure devenait l’occupation principale des Juifs, ils
entraient de plus en plus en rapport avec les masses populaires et ces
rapports empiraient sans cesse. Ce n’étaient pas les besoins de luxe
qui poussaient le paysan ou l’artisan à emprunter chez l’usurier juif,
mais la détresse la plus noire. Ils engageaient les instruments de travail qui leur étaient souvent indispensables pour assurer leur subsistance. On peut comprendre la haine que devait éprouver l’homme du
peuple pour le Juif en qui il voyait la cause directe de sa ruine, sans
apercevoir l’empereur, le prince ou le riche bourgeois qui s’enrichissaient grâce à l’usure juive. »
racismophobie
Après 1789, les lois vont changer et les juifs vont obtenir
progressivement les mêmes droits et devoirs que les autres
citoyens. Évidemment, les mentalités seront plus longues à
évoluer, et la puissance de l’Église catholique plus dure à s’estomper. L’accès à toutes les professions et le mariage civil
furent de vraies avancées pour l’intégration de tous. En replaçant les faits dans leur contexte historique, aucune religion,
croyance ou mode de vie n’était accepté en dehors de celles
imposées par l’Église impérialiste et le sort des petites gens
d’origine juive fut celui que subirent toutes les minorités de
l’époque : Cathares, Tsiganes, Huguenots… quant au génocide nazi, faut-il rappeler qu’il se perpétua dans les goulags
staliniens, maoïstes, pol potiens… et malheureusement que
les génocides soient amérindien, arménien, assyrien, grec
pontique, kurde, vietnamien, cambodgien, palestinien, tutsi,
kosovar, syrien, chrétien d’Irak… ils ne sont pas une exception dans l’histoire de l’humanité, mais une constante.
R aisons
objectives de l ’ antisémitisme vrai
Il est intéressant d’essayer de comprendre tout d’abord ce
qu’est l’antisémitisme vrai, c’est-à-dire le rejet violent et irrationnel de personnes d’origine juive, réelle ou supposée. Sous
notre dictature votato-stalinienne, l’État corrompu, en plus
de dicter sa vision de l’Histoire, du bien et du mal, de la
sexualité, de la santé, de la famille, de l’art, de l’humour… est
devenu aussi le grand dictionnaire universel qui impose au
Cheptel humain le sens des mots, donc de la pensée. Récemment, un ministre franco-israélien expliquait que : « L’antisionisme est le nouveau visage de l’antisémitisme… » Ah bon, c’est
nouveau donc ? Et la chasse aux canards… ça ne serait pas,
par hasard, une forme rampante, ignoble (oui, oui et nos
haies abondent) de l’antisémitisme ? Probablement ! Car
tout le drame est là : l’amalgame grossier de toute critique
de la caste banco-sioniste ou de la politique israélienne à de
l’antisémitisme provoque la terreur du goy et la montée de
l’antisémitisme vrai ! La caste banco-sioniste ne représente
161
absolument pas les personnes de confession israélite, elle en
est même leur pire ennemie ! Ces quelques milliers de ségréga-sionistes blancs assoiffés de pouvoir avec un vague cachesexe religieux sont à la tête de la majorité des associations
« antiracistes » et des « droits de lom ». Cette caste qui a verrouillé tous les moyens de communication traditionnels a la
puissance de feu légale et médiatique des orgues de Staline.
Comme au bon vieux temps de l’Inquisition, les nouveaux
Torquemada décident de qui est « antisémite » et qui ne l’est
pas, par simple fatwa qu’entérinent du chef, des journalisses
et des juges défroqués, mais bien logés, au service de leur
aimable clientèle…
Ensuite, et là on rentre dans le vif du sujet, il y a une contradiction fondamentale entre la vision sioniste du monde
et le mythe républicain. N’étant pas spécialement républicain, je ne dis pas que c’est bien ou mal, simplement je
constate. Comme dans toute classe nobiliaire, le statut du
« juif laïque » est acquis par le sang, là où la République nous
parle de libre choix et de mérite. Vous pouvez retourner l’affaire autant de fois que vous le voulez, faire de grands écarts
sémantiques, des sauts de grenouilles ou des pets de nonne,
ça ne passe pas ! « Sans autre distinction que celle de leurs vertus
et de leurs talents » nous dit la Déclaration des droits de l’homme.
Ah oui, mais c’est que le judéo-sioniste a énormément de
talents et de vertus et c’est pour cela qu’il occupe nombre
de postes clefs de l’État, des médias ou juteux financièrement. Pourquoi pas après tout, mais curieusement, lorsque
les chances et les règles sont les mêmes pour tous, comme
dans le sport, sur YouTube ou dans les télé-crochets… statistiquement, on ne retrouve plus les 25 à 35 % des membres
du « lobby qui n’existe pas ». Car autant il est facile de fabriquer une « vedette » de la chanson ou de la politique à coups
de biftons, de passages télé et de journaux people, autant
il est difficile de piper le Réel. Est-ce à dire que le Réel serait
« anti ces mythes » ? Oui, c’est possible !
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A ntigoyisme
Si antisémitisme il y a, alors forcément existe aussi l’antigoyisme. Mais curieusement autant l’existence du premier est
constamment mise en avant et exagérée, celle du second est
niée et ostracisée. Tout d’abord pour entrevoir l’antigoyisme,
il faut mettre de côté sa morale catho-bobo et envisager le
judaïsme comme une mystique globale et ancienne, tout à
fait cohérente avec elle-même : « Les gens ne savent pas qu’ils
sont présentés devant le tribunal avant d’entrer dans ce monde et
une fois qu’ils l’ont quitté, ils ignorent qu’ils doivent subir beaucoup de réincarnations et de travaux secrets et que, complètement
dépouillés, de nombreuses âmes et une infinité d’esprits errent dans
l’au-delà sans pouvoir pénétrer sous le voile du Palais du Roi ».
(Zohar II 99b)
La tradition kabbalistique précise que l’âme peut se réincarner en 6 niveaux d’évolution : minéral, végétal, animal pas
casher, animal casher, goy, juif. Le goy se trouvant dès lors
dans un niveau d’évolution spirituelle entre l’animal et le juif,
il est parfaitement cohérent de dire : « La seule utilité des nonjuifs est de servir les juifs. Les goyim sont nés pour ça. En dehors de
cela, ils n’ont aucune utilité dans ce monde, seulement pour servir le
peuple d’Israël. Pourquoi a-t-on besoin de gentils ? Ils vont travailler, labourer, planter, récolter… et nous serons là, assis, festoyant
comme des pachas. C’est pour cela que les goyim furent créés… »
Ovadia Yosef, Grand Rabbin d’Israël – 2010
Est-ce une vision « raciste » du monde ? Tout dépend de la
lecture que l’on en fait. D’un point de vue mystique, non, il
s’agit d’un cycle d’évolution ouvert où un goy peut devenir
juif et un juif peut retomber dans un niveau animal. D’un
point de vue moral… évidemment, ce n’est pas très compatible avec le mythe républicain, par contre ça s’adapte parfaitement avec la réalité de nos moneycraties, puisque c’est
exactement le rapport qu’entretiennent les castes dominantes
avec leur Cheptel humain…
163
U ne
invitation amicale …
Curieusement après avoir été forcé à vivre dans des ghettos
pendant des siècles, certains juifs sionistes – à l’image du
mur d’enceinte « protégeant » Israël – sont en train de s’enfermer eux-mêmes dans un ghetto communautaire. Le problème avec un mur d’enceinte de 7 m de haut, c’est que s’il
est difficile d’y entrer, il est encore plus difficile d’en sortir. En
imposant le Schoaïsme comme religion d’État à laquelle tous
les goyim journalèches, acteurs, chanteurs et autres artristes
sont forcés de se convertir sous peine de poursuites judiciaires et de lapidation médiatique, la caste banco-sioniste
joue à un jeu très dangereux et crée les conditions objectives
du rejet violent des citoyens d’origine juive. Terreur intellectuelle relayée par des journalistes péteux se chiant dessus dès
qu’un rabbino-deus-mediaticus agite l’ombre d’une fatwa
« antisémite ». Les ségréga-sionistes ont aujourd’hui ce sentiment juvénile de toute-puissance et d’invulnérabilité, mais je
les invite à étudier l’effet ressort de l’Histoire. Plus on comprime avec force un peuple, plus il se libère avec violence et
sans discernement de ceux qui l’oppriment ! Et en cela, le
lobby banco-sioniste est un des meilleurs ferments de l’antisémitisme vrai.
Est-ce ma faute si, d’après la légende, les Romains chassèrent
les Juifs de Jérusalem en 70 ? Si plus tard en 1492, ils furent
virés d’Espagne avec perte et fracas par le décret de l’Alhambra et si Staline et Hitler les firent massacrer à grande échelle ?
Non, pas le moins du monde, je ne me sens absolument pas
responsable de l’Histoire, ni de près ni de loin, et je n’en tire
aucune culpabilité. C’est horrible, c’est injuste, mais vouloir
mélanger le passé et le présent me semble extrêmement malsain. Laissons au goy, à l’athée, au bouddhiste, au mormon,
au catholique intégriste, au loubbavitch, au derviche, au
poète, au couvreur-zingueur, à l’humoriste, au pécheur à la
ligne… le droit d’exister et d’exprimer son indifférence.
racismophobie
Découvre ton humanité
Pauvre, gros, chauve, mal habillé, de couleur, complotiste,
goy, musulman, PD, chômeur, handicapé, laid, illettré… on
est tous le pakistanais ou le facho de quelqu’un. Mais pensez-vous un seul instant qu’il suffise de faire des lois ou de
culpabiliser les gens pour changer leur cœur ? Croyez-vous
que si vous êtes amoureux d’une fille qui ne vous aime pas,
vous allez la séduire en la tabassant ? Le premier pas à faire,
est d’accepter l’autre tel qu’il est, donc éventuellement jeuniste, eugéniste, raciste, sioniste, machiste, fist fuckiste,
buraliste… Le racisme le plus stupide, le plus violent et le
plus hypocrite est ce que la doctrine d’État nomme « l’antiracisme », le rejet et le mépris de l’autre pour sa différence !
D’ailleurs, il est amusant de noter que tous les responsables
des officines racialistes sont mélanodermes ou judéo-sionistes… hors, à part de se baser sur des préjugés racistes,
en quoi cela leur donnerait-il une compétence ou une légitimité particulière ? Un professeur de sociologie à Paris a
fait une étude très intéressante sur le « racisme au travail »
en envoyant des centaines de CV avec des marqueurs identitaires mais à compétences équivalentes pour des offres d’emploi. Et savez-vous quel est le groupe de personnes qui a reçu
le plus de refus ? Celui d’origine arabe, mélanoderme, gay et
lesbien… ? Non, le groupe des vieux !
Si l’on souhaite aller de l’avant, il faut lâcher prise sur le passé.
Oui, c’est vrai, tout le monde a niqué tout le monde, même
si ces derniers siècles, se sont surtout les magnats de l’industrie et de la finance qui étaient à la manœuvre. Ni pardon, ni
oubli disent les partisans du chaos. Vis dans le présent et vois le
potentiel créatif de l’autre disent les partisans de la Vie. Découvre
ton humanité et tu aimeras aussi l’humanité de l’autre. Et ton
humanité n’est ni vieille, ni jeune, ni blanche, ni colorée, ni
petite, ni grosse, ni goy, ni juive, ni chrétienne, ni musulmane,
ni gauche, ni adroite… elle est universelle, sereine, paisible,
aimante… mais faut pas non plus trop la faire chier !
165
Si l’on est prêt à sacrifier un peu de sa liberté pour se sentir en sécurité, alors on ne mérite ni l’une ni l’autre. Thomas Jefferson – IIIe président des États-Unis de 1801 à 1809
Justice, police
& liberté d’expression
Nul n’est censé ignorer la loi, mais dans nos sociétés votato-staliniennes aucun être humain ne peut la connaître…
Est-ce dû au hasard, est-ce une conséquence ou une volonté
que les citoyens ne puissent ni participer à leur création, ni
connaître, ni appliquer les lois qui régissent leur vie ? Même
les hommes de loi ne la connaissent pas, c’est pour cela qu’il
y a des cabinets d’avocats spécialisés et que les juges passent
leur temps à lire le Code pénal et à être désavoués par d’autres
juges. Le besoin même d’avocats est l’aveu que le système
judiciaire est totalement hermétique et incompréhensible
pour un honnête homme. Un système de justice humain se
doit par définition d’être accessible et compréhensible par
tous. Sans compter les sommes astronomiques que ces charognards enturbannés d’arrogance s’empiffrent impunément
sur la misère humaine, dans ces extorsions légales basées sur
la terreur judiciaire que l’on nomme pudiquement « honoraires », « mises à l’amende », ou « saisies ». Quelle différence
entre un proxénète et un avocat ? Les deux protègent leur
« client » contre de l’argent. Quelle différence entre une organisation mafieuse et un état ? Les deux brisent ou tuent ceux
qui ne s’y soumettent pas…
Une société dont les lois ne peuvent être ni connues, ni comprises par tout citoyen adulte normalement constitué, est de
fait une société totalitaire. Aucun être humain sain d’esprit
ne peut connaître ni approcher les 10 000 lois et 120 000
décrets qui composent l’arsenal juridique français, dont la
plupart sont du domaine de l’interprétation très subjective.
Pour « abus de faiblesse » on pourrait poursuivre tous les
religieux, les psychanalystes, les médecins allopathes, les
voyantes, ou les hommes politiques qui font des promesses
167
qu’ils savent ne pouvoir jamais tenir… Ouah, ça va faire du
monde en cabane tout ça ! En ce moment le running gag
judiciaire c’est « l’incitation à la N… ». Ça ne veut rien dire
et son contraire, mais ça permet de museler toute analyse
radicale et toute contestation publique. Je n’aime pas les raviolis… dit le dissident. C’est abject, c’est nauséabond aboie le chien
de cour… c’est toute l’Italie et tous les Italiens que vous bafouez !
Avez-vous seulement pensé à ce pauvre M. Buitoni, mort dans des
souffrances atroces dans un chaudron de concentré de tomate… vous
êtes trop peineux, la N t’habite… euh pardon vous habite !
Qui ose parler de justice égalitaire quand les amendes sont les
mêmes pour tous ? 15 000 € pour un milliardaire, ce n’est pas
le prix d’une soirée en boîte… pour un prolétaire ce sont des
années d’économies d’un dur labeur. Qui ose parler de droits
de la défense, quand de fait tous ces droits ne dépendent que
de l’argent que vous avez pour payer des avocats qui trouveront la faille… car faille, il y a forcément. Un avocat commis
d’office regardera vaguement votre dossier 5 minutes. Un
cabinet d’avocats spécialisés fera des enquêtes et étudiera
toutes les possibilités légales, ce qui prendra des mois de travail, mais vous fera gagner ou annuler votre procès pour un
vice de forme quelconque…
Dans une société humaine, si nul ne peut ignorer la loi, la loi
ne peut ignorer personne. Une centaine de bonnes lois, rédigées en langage moderne, utilisées avec bon sens et bonne
foi, seraient largement suffisantes pour couvrir les besoins de
fonctionnement d’une société à visage humain. Le foisonnement de lois n’est que l’expression de leur médiocrité et de
leur inutilité. La plupart des lois servant à colmater les brèches
des anciennes, ou contrebalancer l’absurdité des autres.
Le crime organisé
Par essence une moneycratie est la mère du crime organisé,
un système mafieux qui a « réussie »… et surtout, ne pensez
justice, police & liberté
pas qu’elle soit plus cool que la Camora, la Bratva ou les
Yakuzas. Elle est mieux organisée, plus perverse, plus cruelle
et surtout plus manipulatrice. Elle sait comment maintenir le
Cheptel humain dans la terreur et la soumission sans nécessairement assassiner et torturer… je dis « sans nécessairement »,
parce que ça reste quand même un des fondamentaux du
crime organisé, donc des moneycraties. Moneycraties qui
rappelons-le commencent toujours par quelques colonnes
infernales en Vendée ou Commune de Paris, quelques génocides d’Indiens ou d’Africains ou de tout autres autochtones
ne goûtant pas les délices de la liberté démocratique…
Et puis lorsqu’on parle de « crime organisé », on ne précise
jamais, organisé par qui ? Même s’il est difficile, comme pour
le terrorisme international de savoir qui le crée, le finance,
l’organise, le manipule, le tolère, le combat ou l’attise – la
différence étant parfois ténue –, on peut rechercher à qui
profite le crime, en suivant les flux financiers qu’il génère.
Banques, immobilier, voitures de luxe, haute couture,
palaces, avocats… sont les premiers secteurs bénéficiaires
de cet argent sale qui à partir d’un certain montant retrouve
toute sa pureté biblique. Les petites gens, les travailleurs sont
ceux qui casquent les assurances, et qui au final payent les
casses, les arnaques, mais aussi les fonctionnaires de police,
de justice et qui paieront les 150 € par jour de l’incarcération
du grand bandit avant que celui-ci ne retrouve sa fortune,
ses putes de luxe et ses voitures de sport qu’il aura volées
indirectement au Cheptel humain. Alors non, le crime organisé n’est pas l’œuvre de « rebelles » en dehors du Système, il
n’est qu’une des nombreuses facettes du Système qui œuvre
comme toute entreprise capitaliste à piller les petites gens et
la planète. Et puis de tout temps, le crime organisé a fourni
des hommes de main pour les coups tordus du pouvoir officiel, pour abattre tel dissident, mater telle révolte ou pour
déclencher une révolution qui l’arrange.
Et n’oublions pas que le crime organisé est aussi le grand
169
fournisseur des opiums et autres psychotropes du peuple,
quand la télé, la radio ou les drogues légales ne suffisent
plus pour abrutir les masses ! Avec 300 milliards d’euros
de chiffre d’affaires mondial, le trafic de drogues se place
juste en dessous du commerce des armes et devant celui du
pétrole, on comprend mieux pourquoi le pouvoir traite avec
autant de respect et de déférence les grands trafiquants. En
connaissez-vous un seul qui ait été inquiété ou condamné en
France ou en Europe ? Les procès, lorsqu’il y en a, sont invalidés pour « manque de preuves » ou vice de procédure… surprenant non ? Ou plutôt, pour qui comprend ce qu’est le
crime et par qui il est organisé, parfaitement cohérent.
U ne
société criminogène
Toute la propagande d’État (Pub, Rap, séries télé, politique…)
nous explique que réussir c’est posséder des objets de luxe.
Si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie…
La moralité et le sens du beau sont considérés comme des
notions réactionnaires et ringardes. Pourquoi faire les étonnés dès lors, lorsque des jeunes de banlieue ou d’ailleurs se
convertissent en masse à la religion de l’avoir ou à celle de la
nécrophilie spirituelle ? Comme toute organisation mafieuse,
les moneycraties forcent les gens à acheter leurs produits et
à payer pour leur protection… on nomme cela pudiquement
« publicité, impôts et assurances ». Mais ce n’est rien d’autre
que du dumping et du racket !
Transformer de la mécanique en marchandise émotionnelle,
voilà le travail de tous les magazines auto-moto et campagnes de pub. Mais depuis quand un tas de ferraille avec
de l’électronique est-il censé nous apporter des « émotions
vraies » ? Gavé dès le plus jeune âge de fantasmes « néfastes
et furieux » du cinéma et des jeux vidéo, notre transporteur
grandtheftauto adolescent sera complètement coupé des réalités physiologiques lorsqu’il ira rouler des mécaniques sur le
bitume… avant de finir sur un fauteuil roulant.
justice, police & liberté
1• Dès l’enfance création du désir (publicité, films, jeux vidéo, culture des cités…)
2• À l’adolescence, assimilation de l’objet mécanique au
désir de pénétration (dans l’air ) et de jouissance d’essence.
3• À la majorité, permis, crédit, assurance, parking,
amendes, essence, entretien, réparations…
Ça y est le client est ferré ! Un enfant de travailleur honnête
même en bossant les week-ends ou pendant ses vacances n’a
évidemment pas les moyens de se payer tout cela cash. Même
une petite moto d’occasion à 1 500 € – ce qui pourrait être
acceptable –, mais auxquels il faut rajouter le prix délirant
du permis de conduire en France. Viennent ensuite le certificat d’immatriculation, l’assurance obligatoire au prix très
fort « jeune conducteur », le parking, les amendes, les réparations… et souvent un crédit. Concrètement, si vous n’avez
pas des parents un tant soit peu fortunés ou chez qui vous
pouvez vivre gratos, vous avez 2 choix principaux :
•• Ne pas conduire
•• Conduire sans permis ni assurance
Donc, de plus en plus d’enfants issus de milieux ouvriers sont
poussés par un système aberrant et criminogène à être soi-disant « hors la loi ». Mais hors de quelle loi ? Alors qu’il serait
tellement facile d’apprendre le Code de la route et les bases
de la conduite à l’école, qui pour le coup servirait à autre
chose qu’à l’endoctrinement idéologique. Alors qu’il serait
tellement plus écologique de produire des motos simples
et robustes, qui consomment peu et pour le tiers du prix,
comme en Inde ou en Indonésie. Non, elles ne font pas du
300 km/h, non on ne change pas de modèle tous les ans et
oui elles durent des dizaines d’années ! Pas cher, robuste,
indémodable… pour un système capitaliste qui dépense
des millions de dollars de recherche en « obsolescence programmée » c’est une aberration totale ! Quelle société dégénérée est assez perverse pour produire des mécaniques qui
171
montent à + de 200 km/h, de les mettre entre des mains de
jeunes gorgés d’adrénaline et leur dire : mais surtout vous ne
dépassez pas les 90, c’est mal !
Qu’est-ce qui a réduit un agent de police à un agent de
contrôle d’assurance ? Assurances qui, rappelons-le, font
des milliards de bénéfice chaque année leur permettant entre
autres de financer à « perte » des états ruinés comme la
France. Curieusement, la Sécurité sociale, elle, est en faillite
permanente, et prend en charge les accidentés de la route.
Rappelons-nous, le capitalisme partage les bénéfices entre
les possédants et refourgue les pertes aux petites gens. Mais
c’est là, où ça frise le génie, une personne accidentée va être
opérée x fois, gavée de poisons médicamenteux très chers,
et trimbalée d’hosto en hosto, ce qui va rapporter des bons
gros sous sous aux lobbies médico-pharmaceutiques… Donc
si l’on résume le tout, un jeune conducteur c’est :
•• Se gaver comme des porcs pour les constructeurs, l’État,
les assurances, les lobbies médico-pharmaceutiques…
•• Se faire saigner comme des agneaux pour le peuple et la
Sécurité sociale.
Dans une moneycratie tout est conçu pour exploiter à fond
le Cheptel humain et engraisser les éleveurs de la finance et des
industries. Le plus triste, c’est que l’on s’y est tellement habitué que l’on trouve cela « normal », que c’est certainement
parce qu’il n’y a pas d’autres manières de vivre… ben si, il y
en a plein d’autres, sans se faire arnaquer par les banques,
les compagnies d’assurances et un état mafieux. Dans une
société humaine on ne crée pas de faux désirs pour les interdire ensuite et générer ainsi une société criminogène qui rapporte gros aux mafias légales et illégales et justifie le contrôle
et les agressions des citoyens par les mercenaires du pouvoir…
L’être humain a vécu et très bien vécu pendant des millénaires
sans assurances ni sécurité sociale… Sommes-nous sûrs
d’être encore en vie demain ? Sommes-nous assurés qu’il n’y
aura pas de tremblement de terre, de tempête, de sécheresse,
justice, police & liberté
d’inondation… ? Sommes-nous assurés que nous ne tomberons pas fou d’amour, de haut, en oubli ou sur un os…? La
vie n’est pas assurée, ni assurable, c’est un prêt à 0 % d’intérêts dont on ignore la durée, mais qui peut être sans intérêt ou passionnant. Et les éleveurs-assureurs qui nous proposent une vie aseptisée et castrée, mais 100 % sécure, nous
mentent ! Ce qu’ils nous vendent comme une assurance-vie
est en réalité un contrat sur notre mort qui les assure de
s’enrichir…
Justice pour tous ?
Il y a deux choses fondamentales à comprendre :
•• Les lois sont faites par et pour les castes dominantes.
•• Les fonctionnaires supposés les faire appliquer ne sont
de fait que les serviteurs de ces castes.
N’oubliez pas qui finance les campagnes électorales, à qui
appartiennent les journaux, les télévisions, les écoles… qui
forme l’esprit des gens comme de la pâte à modeler. Plus l’esprit est jeune et naïf, plus il est facile à manipuler. Pour 2 ou
3 millions d’investissements en com on peut très facilement
faire descendre dans la rue des adolescents aux cris de :
–– Machin fasciste, non à la loi scélérate ! –– Et c’est qui Machin et la loi scélérate ?
–– On sait pas, mais la loi elle est très scélérate… enfin, ils
l’ont dit sur Internet, ça doit être vrai !
Naïvement, les gens pensent que n’importe qui peut porter
plainte… dans l’absolu c’est vrai, dans la pratique :
•• Vous pouvez déposer plainte auprès du Procureur de la
République ou d’un service de police. Mais si vous n’êtes ni
riche ni puissant, la majorité des plaintes sont classées sans
suite sans qu’il soit besoin au procureur de donner une
quelconque justification. Si vous attaquez un membre des
castes dominantes, ce n’est même pas la peine d’y penser…
173
•• Vous
pouvez – si vous êtes riche et prêt à payer très cher
les services d’un avocat compétent, à passer des semaines
extrêmement anxiogènes et à attendre 2 à 3 ans pour un
premier jugement – déposer plainte directement en vous
constituant partie civile, ce qui peut être aussi contesté.
De fait la bureaucratie judiciaire est inhumaine aussi bien
dans sa complexité, que dans son coût et sa durée. Et ce n’est
pas un hasard, comme il aurait été difficile de faire passer une
loi interdisant aux pauvres l’accès à la « justice », les Zélites
ont mis en place une stratégie de tamisage par la caste : Un
pauvre ne comprend rien au charabia masturbo-légaliste, ni
à la perversité des rituels judiciaires et n’a pas 2 ou 3 ans de
trésorerie pour vivre en attente d’un jugement. Et de grâce,
ne me faites pas le coup de l’avocat commis d’office ou de
l’aide juridictionnelle ! Vous regardez trop les séries télévisées
La juge était une femme degoch qui défendait les petits nenfants roumains avec la gentille avocate aussi degoch. Si nombre d’étudiants
en droit veulent protéger la veuve et l’orphelin et « faire changer les choses »… quelques années plus tard, dans le Réel, ils
et elles ont vite compris quels sont les réseaux, les partis, les
clubs, les loges… qui nomment et dénomment les magistrats
et quels sont les procès juteux et ceux qui ne rapportent rien.
Aussi n’est-ce certainement pas un hasard si la plupart des
derniers présidents français – crapules harangantes arrogantes
et mystificateurs baveux – furent des avocats… y compris celui
qui avait été programmé par la lie crade, mais qui a sorti son
cale-pine trop tôt. Il avait pourtant toutes les qualités requises
pour devenir président de la République : on apprit dans un
procès qu’il aimait enculer violemment par derrière ses électeurs partenaires… encore un talent gâché ! La caste avocatesque est une pleine fouilleuse de toute première bourre, et
figure souvent parmi les plus grosses fortunes des pays. Ce qui
nous rappelle au passage que, dans nos moneycraties pour la
justice aussi, l’argent est le juge ultime !
Car là encore dans cette histoire, il y a deux mondes qui
justice, police & liberté
s’affrontent : le monde imaginaire télégénique dans lequel il y
a des juges indépendants et des avocats au grand cœur, et le
Réel. Je ne souhaite à aucune personne honnête de se retrouver dans la machine à broyer judiciaire… humainement, psychiquement, financièrement, c’est un gouffre sans fin. Par
contre les crapules et les gollums y sont comme des poissons
dans l’eau… c’est normal, c’est eux qui ont pissé et chié le
purin judiciaire.
Bureaucratie judiciaire
La principale raison pour laquelle les magistrats portent
encore des robes amples de nos jours, c’est pour cacher la
queue qu’ils remuent lorsqu’ils entendent la voix de leurs
maîtres… La notion de justice leur est très lointaine et apparaît presque grossière à leurs yeux, comparée au plaisir ineffable de se tripoter l’article de loi. Au service des puissants et
des politiques dont dépend totalement leur carrière, ils aiment
aller chasser avec eux en passant par Thouzet ou s’ébrouer
dans quelques auges maçonniques. Souvent humainement
médiocre et sans talents particuliers, la religion d’État a fait
d’eux des demi-dieux à la parole infaillible et de droit devin.
Dans une communauté humaine, aucun membre ne peut
souhaiter en juger un autre et surtout pas en faire un métier.
Dans une communauté humaine, les juges ne sont pas là
pour se procurer un plaisir personnel sous leur chasuble lors
de manipulations digito-légalistes frénétiques. Dans une communauté humaine, les juges ne sont pas là du tout, puisque le
pouvoir de justice appartient au peuple et qu’elle est rendue
avec humilité par des Citoyens et grands-Citoyens tirés au sort et
certainement pas, par des mercenaires des Tables de la loi…
On croule sous les lois, la plupart sont inapplicables ou
(et) inappliquées, d’autres sont obsolètes ou (et) se contredisent… a-t-on vraiment besoin de dépenser des sommes
importantes (je suppose que l’on doit payer tous ces braves
175
gens) pour jouer à la dînette légaliste ? Nous vivons dans
une société où l’obscurantisme prévaut dans l’interprétation
des lois, calquée sur celle des « Saintes Écritures » supposées écrites par « Dieu ». Où des rabbimollaprétreux passent
leur temps à interpréter, imaginer, supposer… ce que peut
bien vouloir signifier tel ou tel passage poussiéreux, alors
que la vie et l’évidence de la justice sont là devant nous et
ne demandent qu’à s’exprimer le plus simplement du monde
pour dire que ne sont pas admissibles : mensonge, tromperie, violence, vol…
Finalement la plupart des lois peuvent très facilement être
résumées à quelques principes simples, car la seule chose
qu’amènent leur multiplicité et leur complexité est de rendre
leur application plus ardue. C’est le principe du missile et de
l’antimissile, du virus informatique et de l’antivirus. Car les
lois législatives et la bureaucratie procédurière ne sont pas et
ne seront jamais des lois mathématiques justes et vérifiables,
et ne servent en définitive qu’à maintenir le Cheptel humain
dans l’obscurantisme judiciaire. Les bandits professionnels
de la finance, du politique ou de droit-commun ayant eux les
moyens financiers et les réseaux pour soumettre un juge, un
avocat véreux ou un journaleux merdeux qui trouveront une
loi qui en contredit une autre, une « faille procédurière » ou
le moyen de créer un « doute raisonnable ». La justice elle,
la vraie est un sentiment humain qui existe profondément
à l’intérieur de nous et qui n’a besoin d’aucune loi pour se
manifester.
R emise
en liberté des caïds grenoblois
Pour entrevoir l’absurdité procédurière bureaucratique d’un
état dégénéré, prenons l’affaire des caïds grenoblois. Au
mépris du bon sens le plus élémentaire et de tout sens de
justice, on a mis à la poubelle des milliers d’heures de travail
d’hommes et de femmes, des centaines de nuits blanches,
leur enthousiasme, leur motivation. Tout cela uniquement
pour satisfaire l’obscurantisme religieux légaliste : « La Cour
justice, police & liberté
de cassation vient de confirmer l’annulation de toute la procédure
visant vingt-deux membres présumés du milieu grenoblois interpellés et mis en examen en décembre 2004. Quatre ans d’enquête
sont donc réduits à néant, au grand dam des policiers qui s’étaient
beaucoup investis dans ce dossier. Au départ, le juge d’instruction en
charge du dossier n’avait été saisi par le parquet que d’une simple
affaire d’extorsion de fonds. C’est en méconnaissance des limites
de sa saisine que le juge d’instruction commettant un excès de pouvoir, et se saisissant lui-même de faits dont l’instruction ne lui était
pas confiée, a prescrit ces investigations. Ce sont donc 25 000 pages
de procès-verbaux et d’investigations diverses qui vont finir à la
poubelle…».
Je ne pense pas que tous les truands soient nécessairement
des ordures, mais j’imagine mal un tribunal ordonner de
reverser en ville toutes les ordures ramassées depuis 6 mois
parce que la société de ramassage n’avait pas tous les permis
nécessaires ! Dans un état laïque, on se serait dit : OK, je viens
de finir de construire une maison de 200 m2 et je m’aperçois que
l’architecte s’est planté de 2 cm dans la hauteur d’une porte, que
vais-je faire ?
•• Réponse A : Je fais venir les bulldozers, on rase tout, on
refait les plans pile-poil et l’on recommence. Coût de l’opération : quelques millions d’euros et des mois de travail.
•• Réponse B : Je prends une scie et j’enlève 2 cm à la
porte. Coût de l’opération : 15 euros et 1 h de travail.
Le bon sens est l’expression de la vie, la religiosité légaliste est
l’expression d’une société en putréfaction !
Le
parquet torpille la deuxième affaire du
S entier
Des chèques de fraude fiscale, de fausses factures, d’abus
de biens sociaux, d’escroquerie à l’assurance, de détournements de dons… ou tout simplement volés étaient encaissés
en espèces en Israël où la loi permet le blanchiment. Cette
affaire dite du Sentier II – qui faisait suite à la première
affaire du Sentier – fut instruite par une juge qui rédigea en
177
octobre 2003 une ordonnance de renvoi en correctionnelle :
148 mises en examen, dont 33 banquiers, 6 rabbins et un
ancien procureur adjoint. La chambre d’instruction qui avait
quelques « états d’âme » à poursuivre des grands noms de
la finance franco-israélienne trouva un vague vice de forme,
cassa l’ordonnance de renvoi, fit muter la juge un peu trop
fouineuse et en nomma un nouveau plus apte à passer la serpillière sur le parquet de la génuflexion. À la fin, et c’est ça
qui est bien pratique, les juges qui instruisent les « affaires
sensibles » sont ceux des bonnes loges, partis ou temples… et
qui ont compris ce qui était bon pour leur carrière.
Bien sûr les milliards de francs volés de la plus grande escroquerie alors jamais commise en France ne furent jamais
retrouvés, et le procès se perdit dans les méandres du temps.
Un jugement du Tribunal de Grande instance de Paris de
décembre 2008 blanchit totalement les banques par une
pirouette sémantique fabuleuse. Grâce à des dons de clairvoyance exceptionnels, les juges purent affirmer que leurs
amis banquiers n’avaient pas eu « connaissance de la fraude ni
l’intention de la dissimuler », et que donc le délit de blanchiment
n’était pas caractérisé. D’ailleurs et d’une manière générale,
les banquiers ne sont pas au courant des milliards qui circulent dans leur banque… savais pas, no comprendido ! Par
contre, pour les comptes des pedzouilles, des vauriens, des
gagne-petit, des gueux, des sans-dents, des prolos, des puela-sueur, ils connaissent le moindre mouvement, provenance
ou découvert au centime près… c’est curieux quand même,
non ? Les chefs mafieux eux furent condamnés à quelques
années de prison symboliques, malheureusement, étant en
vacances en Israël, ils ne purent les purger… c’est ballot !
Devant la clémence de la justice et cette jurisprudence,
d’autres « entrepreneurs » du même Sentier montèrent une
nouvelle affaire dite « à la taxe carbone ». Profitant d’un flou
juridique, plus de 5 milliards d’euros furent détournés sur le
marché des droits d’émissions de CO2 en Europe. L’arnaque
justice, police & liberté
consistait à acheter des « droits à polluer » hors taxe via des
sociétés créées à Hong Kong, en Écosse et en Israël puis de
les revendre en TTC. Les 19,6 % de la TVA s’évaporant au
passage sur des comptes à l’étranger. Le cerveau présumé de
l’escroquerie préféra finalement se livrer à la police française,
début 2014 à sa descente d’avion en provenance de Tel-Aviv.
Il avait voulu aussi escroquer la mafia israélienne qui souhaitait lui parler de vive voix…
Police
La police, ou plutôt en France les polices (Police nationale,
Gendarmerie, CRS, DCRI, KGB…) ont un rôle principal et des
fonctions accessoires. Leur rôle principal est de maintenir le
Cheptel humain captif et de protéger la grande criminalité de
l’État profond. Accessoirement et à des fins spectaculaires,
les polices régulent la petite et moyenne criminalité, mais pas
trop, car elles participent au maintien de l’ordre moneycratique et à l’économie souterraine. Les gredins de cités sont de
fait des auxiliaires de police qui servent à terroriser les populations locales, à jouer les casseurs dans les manifs, et à distribuer les drogues anesthésiantes. Tout comme les officines
racialistes du pouvoir et les partis dits « d’extrême droite »
véhiculent le même obscurantisme dont le but est de maintenir le peuple dans la peur de l’autre et la division. La plus
grande peur des castes dominantes étant que le peuple réalise
qu’il est un et puissant et sous l’emprise d’un petit groupe
qui ne représente en tout et pour tout que quelques dizaines
de milliers de possédants.
Bien sûr pour maintenir dans l’esprit des masses bêlantes qu’il
y aurait une police au service des citoyens, des millions d’euros sont dépensés chaque année en propagande télévisuelle.
On appelle ça des « séries policières » où l’on voit de braves
fonctionnaires de police au service de leurs concitoyens,
chasser les méchants serial killers, les notables corrompus,
179
et arrêter les PDG des multinationales de la chimie qui polluent… Mais vous savez c’est une « fiction ». Dans le Réel,
ces gens-là ne sont jamais vraiment inquiétés. Au mieux, ils
auront quelques procès au cul, ils paieront quelques millions
d’euros en avocats et seront acquittés. C’est eux qui font les
lois et mettent en place les politiques qui nomment les juges,
donc ils ne risquent pas grand-chose. Peut-être sur les milliers de crapules de la finance, 10 seront poursuivies, et sur
ces 10, une sera condamnée. 1 sur des milliers, oui il faut
bien aussi que ça fasse vrai, sinon les gens n’y croiraient plus.
Le financier « fusible » passera 1 ou 2 ans en prison de luxe
aménagée… ah oui, parce que là aussi les castes dominantes ont
leur prison, on appelle cela « le quartier VIP ». Est-ce légal ?
Non ! Est-ce républicain ? Non, mais ils n’en sont plus là !
Pourquoi croyez-vous que les fabricants de sodas dépensent
des millions de dollars en pub pour faire croire que leur
liquide marronatre sucré est « désaltérant » ? Parce qu’il ne
l’est pas ! Pourquoi croyez-vous que les organes de propagande des castes dominantes vous bombardent de séries policières insipides aux scenarii éculés ? Dans le Réel, la police
sert et protège la grande délinquance financière et politique,
les réseaux de prostitution et pédophiles de luxe, les grands
patrons de la grande distribution des stupéfiants légaux et
illégaux… et régule avec l’aide de la magistrature, la petite
délinquance. Celle qui permet de garder le peuple dans la
peur et la crainte de l’autre, et qui finalement justifie l’existence de la bureaucratie policière. La plupart des petits
délinquants ne sont jamais condamnés et quand ils le sont,
la peine est sursitaire ou jamais appliquée. Ce qui en terme
pédagogique signifie très clairement « nous vous invitons à
continuer vos activités ». Dans une fédération humaine, il y
a zéro tolérance pour la délinquance, car dans le Réel il n’y a
pas de petite délinquance : les Citoyens et grands-Citoyens ont
le droit d’être armés et de défendre leurs biens et leur honneur par tous moyens adéquats. Mais dans une fédération
justice, police & liberté
humaine, on ne devient pas et l’on ne reste pas Citoyen ou
grand-Citoyen par le droit du sang ou du sol, mais on acquière
ce statut consciemment par son mérite et son talent.
La seule délinquance que traque vraiment la police est la
moyenne délinquance (grand banditisme, meurtres, contrebande, escroqueries…) et la dissidence politique. La Police
nationale devient de plus une police politique au service de
la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur). Là
encore, il est surprenant de voir la différence de traitement
selon que vous soyez proclamé « fasciste » ou « antifasciste »,
que vous fassiez ou ne fassiez pas « parti des nôtres ». C’est
très étrange, car il n’est écrit nulle part dans la Constitution
française, que la police doive avoir des partis-pris politiques
ou religieux. Ensuite, de façon toujours intéressante, comment reconnaît-on un groupuscule « fasciste » d’un groupuscule « antifasciste » ? Et bien, j’ai posé la question un jour à
un « antifa# » et il m’a répondu que c’était un peu comme le
bon et le mauvais chasseur :
–– Quand des fachos voient un mec dans la rue qui a une
sale gueule, ils l’insultent sale bougnoul, négro, on va te péter la
gueule ! et ils lui pét’la geul ! Tandis qu’au contraire nous,
les antifas, quand on voit un mec dans la rue, même s’il a
une sale gueule, on discute d’abord : salop, facho, enculé ! et
ensuite seulement on lui pét’la geul…
–– Ah, oui… je vois effectivement, mais quelle est la différence
fondamentale entre un fasciste et un antifasciste ?
–– Ça n’a rien à voir ! Un fasciste c’est un enculé de sa race
réactionnaire, tandis que nous en réaction à ça, on lui pét’la
geul ! Toujours à 4 ou 5 contre 1, parce que ça peut-être
dangereux un facho, y’en a même qui se défendent…
–– Oui je vois, vous êtes en réaction aux réactionnaires…
–– Et dis donc toi, avec tes insinuations d’intello, tu serais
pas un peu fasciste ? Parce que nous les fachos…
–– Oui, oui, je sais, vous leur « pét’la geul ! »
181
L es
tarlouzes encagoulées
Spéciale dédicace aux tarlouzes encagoulées… ISIS et là,
GIGHaine, FART, gang des potiches et autres SWAT de PD*.
Culturistes de l’agression légalisée aux muscles bien huilés,
ils aiment à s’astiquer le chibron de la culasse en se contemplant dans le miroir de la justification. Dans tous les états du
monde, à toutes les époques, chez les Romains, les Grecs,
les Chinois, on trouve toujours des hommes de main et des
sicaires pour faire le sale boulot du pouvoir. Avec notamment
les fameux Ninjas japonais, popularisés de façon ridicule et
grossière par le cinéma hollywoodien. Ces groupes d’intervention encagoulés se nomment entre eux « braqueurs »,
« combattants de Dieu », ou « forces spéciales ». Armés
jusqu’aux dents, ils aiment agresser en traître des personnes
souvent désarmées ou endormies, en se cachant le visage
pour, disent-ils, ne pas être reconnus et « semer la terreur »…
de là à dire qu’ils sont des « terroristes » ?
Puis un jour, j’ai entendu l’interview d’un soldat israélien qui
m’a bouleversé. Il expliquait que lorsqu’il partait en opération
avec son unité dans les territoires palestiniens, il cachait son
visage sous une cagoule, non pas pour ne pas être reconnu,
non pas pour semer la terreur… mais parce qu’il avait honte
de ce qu’il faisait. Cacher son visage, expliquait-il, c’était
renoncer à son humanité, c’était dire « je n’ai plus visage
humain », et dès lors je n’ai plus à me comporter comme un
être humain. Ce qui permet à n’importe quelle bande de tarlouzes encagoulées, sous n’importe quel prétexte criminel ou
judiciaire, anti terroriste ou islamiste d’avoir ce sentiment de
toute-puissance si grisant que leur donne leur « permis de
tuer ». Hommes de main au courage modéré, souvent à 10
contre un, on les entant hurler File-moi le blé ! ou Police, couchetoi ! ou Allahou akbar !… enfin on les entend hurler, leur peur
et la justification de leur inhumanité qu’ils cachent mal derrière leur armure de superhéros et leur cagoule de tarlouze…
Dans une société humaine, chaque personne ayant acquis
* Special Weapons and Tactics of Police Department
justice, police & liberté
le rang de Citoyen par ses mérites a le droit de police et de
faire respecter la loi. Les gardiens de la Paix sont au service
du peuple et non plus à celui des castes dominantes. Ils n’ont
plus à avoir honte de leurs actes, ni à se cacher derrière leur
cagoule ou leur flingue pour relationner avec leurs frères
humains ou pratiquer l’autodéfense immédiate et proportionnelle. Dans les pays d’Amérique du Sud où le peuple a
encore un peu d’existence, lorsqu’un voleur se fait gauler par
la foule, il est plus qu’heureux de voir arriver la police qui lui
évitera de se faire lyncher.
D roit
à l ’ autodéfense et à l ’ honneur
En France et dans la plupart des pays européens dégénérés,
l’État totalitaire a fait de nous des petites « tantouzes castrées » terrorisées par la violence. On nous a dit depuis notre
enfance qu’assassiner des millions de personnes par des procédés militaires c’était bien, ou tout au moins justifiable.
Mais faire valoir son droit à l’autodéfense et à l’honneur était
une attitude de fasciste d’extrême droite nauséabond, d’homophobe d’Al-Qaïda de la secte du Ku Klux Klan, de raciste
néonazi sataniste antisémite, de xénophobe machiste complotiste réactionnaire caca-boudin…
–– Ah bon, et si quelqu’un me pique mon portefeuille et me
chie dessus, alors je…
–– Alors tu fermes ta gueule et tu baisses les yeux : souviens-toi que tu n’es qu’une pauvre merde, si tu te rebelles
quand un voleur t’agresse, un jour tu pourrais très bien te
rebeller contre nous ! Passivité, soumission, renonciation à
tes droits fondamentaux, telles sont nos lois ! Tu vas voter
quand on te dit de voter, tu applaudis quand on te dit d’applaudir, et tu vas manifester quand on te dit de manifester !
Et puis souviens-toi, si tu interviens, tu risques de très gros
ennuis judiciaires. Toi pauvre con, tu t’es fait voler ton argent
de la semaine, mais en plus il va falloir que tu perdes une
journée de travail pour refaire ta carte d’identité et tous tes
183
papiers… Mais les jeunes roumaines qui ont dévalisé une
vingtaine de travailleurs et de touristes, elles, ne risquent rien.
Même si elles sont arrêtées, elles rigolent, car elles savent que
dans 24 h au plus tard, elles seront relâchées : trop cher, trop
compliqué de les poursuivre. Leur souteneur esclavagiste les
attendra à la sortie et les emmènera sur leur prochain « lieu de
travail »… c’est aussi ça, la liberté du commerce européen !
Je ne jette pas la pierre aux policiers de terrain qui font ce
qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Je ne jette pas la
pierre à ces hordes de voleuses qui sont les actrices involontaires d’une politique réfléchie des castes dominantes. Mais je
la jette aux politiques corrompus et cupides qui ont ouvert
les frontières à la mondialisation des marchés en ignorant les
peuples, passé des lois pour protéger les criminels et très peu
les victimes, et font tout pour enlever la notion d’honneur à
l’humain et le droit de le défendre pour en faire sciemment
un Cheptel castré et soumis. Il est bon de comprendre que
ce spectacle de voleuses amateurs – délibérément produit et
libéralisé par les castes dominantes – n’est là que pour enfumer la réalité du vol organisé au plus haut niveau du pouvoir financier, justifier la colonisation policière de nos vies
et maintenir les gens dans la crainte. Leur projet étant très
clairement une société barbare et hyper-violente où le Cheptel
humain sera gardé par des mercenaires en uniforme, dont la
principale activité sera de défendre la gouvernance mondiale
et ses sbires, les trafics financiers des castes dominantes et de
mater toute dissidence aux moneycraties :
•• 20 à 30 % du Cheptel humain sera affecté à la production
et à la vente de biens et de nourriture.
•• 20 à 30 % à nous endoctriner, divertir, surveiller, soigner…
•• 20 à 30 % seront à la casse : toxicomanie, obésité, dépression, longues maladies incurables devant la télé ou Internet avant d’être internés… ou l’inverse !
•• 5 à 10 % auront quitté le système et vivront en marge.
justice, police & liberté
Si vous pensez qu’il s’agit d’une vision « négative » du monde,
je vous invite à regarder la réalité des États-Unis avec la violence de leurs arrestations et de leurs prisons qui occasionnent des centaines de morts par mois, ils tirent d’abord
et discutent ensuite ! On comprend très bien la relation au
monde de l’Empire US quand on voit le comportement de sa
police suivant leur « protocole » : faire coucher les suspects
à terre sur le ventre, mains derrière le dos, les piétiner pour
les menotter – même si le suspect est gisant le corps criblé de
balles –, parfois leur brisant les côtes ou les asphyxiant, tout
cela par pur plaisir de domination sadique et pour « sécuriser
la situation ». En fait, cette méthode est non seulement humiliante, mais surtout dangereuse et inefficace pour l’arrestation d’un suspect. La douleur générée par ces pratiques de
domination provoque nécessairement une réaction violente
de la part de la personne agressée qui n’existerait pas autrement. Ceci étant, je suis bien conscient de la violence endémique de la société américaine et je comprends parfaitement
que la police prenne le minimum de risques. Mais la vraie
question à se poser, c’est comment en est-on arrivé là ?
Les USA ont le plus fort taux de criminalité et la plus grande
population carcérale au monde, avec 2,3 millions de prisonniers en 2014 (soit la population de Paris) et 5 millions
sous contrôle judiciaire. En sachant qu’un détenu revient
en moyenne à 120 $/jour, les prisons coutent donc 100 milliards et 740 millions de dollars par an aux contribuables
américains ! Y’a pas de quoi s’étonner que les USA soient
ruinés. Si l’on rajoute à cela les 80 millions de personnes
classées comme « obèses » dont 10 à 20 millions de sévères
qui sont ou vont devenir impotents, avec toutes les maladies
cardiaques, veineuses, cancéreuses, diabétiques… que cela
engendre et un coût estimé à plus de 150 milliards de dollars
par an. Le diabète, de très loin la première pandémie mondiale est en train d’exploser aux USA. Maladie idéale pour
les lobbies pharmaceutiques, car un client diabétique vit
185
longtemps en étant narcodépendant à leur insuline. Là aussi
les riches blancs sont plutôt bien lotis, puisque la population carcérale et obèse sévère est composée de plus de 50 %
d’Afro-américains pauvres, suivis par les Latinos…
Il faut comprendre là aussi, que si le système judiciaire et
l’obésité sont une plaie pour le peuple américain, ils sont
tout bénef pour les castes dominantes. Conséquence directe
et voulue des lobbies agroalimentaires, pharmaceutiques et
de la grande distribution qui développent dès le plus jeune
âge la narcodépendance au sucre, au sel, aux arômes artificiels et aux médicaments. Narcodépendance qui rapporte
des milliards de dollars à ces mêmes lobbies et qui mène de
façon exponentielle à la toxicomanie des drogues légales ou
illégales. Dans de grandes villes comme Detroit, on peut voir
des dizaines de milliers de SDF défoncés, errant comme des
zombis dans une ville fantôme… pendant qu’une poignée de
vieilles peaux se la bronzent devant leur piscine à Miami ou à
L.A. en se branlant le glaoui sur leurs revenus boursiers. C’est
aussi ça l’avenir que nous promettent les moneycraties, un
monde de déchéance extrême pour la majorité du Cheptel et
un royaume de jouissances matérielles pour un peuple d’élus,
ne nous y trompons pas !
Liberté d’expression
La « liberté d’expression totale » est un mythe créé et propagé par les sociétés totalitaires : dans toute société humaine
ou animale, il y a des limites, des protocoles relationnels,
la notion d’espace privé. Dans une fédération humaine, la
liberté d’expression est un équilibre : absolue dans l’expression des idées philosophiques, religieuses, historiques, scientifiques, artistiques… très parcimonieuse et respectueuse
lorsqu’on parle nominativement d’un être humain et de sa
vie privée. Insulter quelqu’un, enculer sa mère la pute, ou
venir faire caca sur son tapis est avant tout une agression !
justice, police & liberté
Aussi contrairement à nos sociétés des Lumières, fascinées
par « la liberté d’expression de leur pensée à elles », on s’intéressa plus à une vraie écologie relationnelle, où la pratique
de l’écoute a autant d’importance que sa propre expression :
honnêteté intellectuelle et argumentation étayée vont de pair
avec un droit de réponse équitable et proportionnel.
Dans une moneycratie, la liberté d’expression est garantie constitutionnellement… tant qu’on n’en fait pas usage ! Il faut bien comprendre que c’est là pour faire jolie, à des fins décoratives…
sauf bien sûr pour les castes dominantes et leurs larbins, qui
eux peuvent exprimer librement leur soif de pouvoir, leur soumission culturelle et trainer dans la boue tous les dissidents
à la pensée arrangeante. Pourquoi en 2014 une grenouille
de bénitier du transgressif, a-t-elle pu exposer librement
son œuvre bouleversante – un plug anal avec du marron
autour ­– sur la place publique ? Car il est fondamental que
les fonctionnaires du néant rappellent au Cheptel humain, Tu
l’as dans le cul ! Même la notion du beau, du bon goût, même
ta pudeur et ton intégrité physique, nous appartiennent !
À propos de la censure, il est amusant de noter que tous
les journaux français écrivent « librement » toutes sortes de
ragots et calomnies sur des célébrités, font des citations tronquées et dénaturées de dissidents… mais perdent subitement
tout esprit rebelle et critique lorsqu’il s’agit des castes dominantes et du pouvoir réel. Bon, il faut dire que les journaux
et les régies publicitaires leur appartiennent… ça limite pas
mal la marge de manœuvre, mais permet une grande créativité dans les pratiques fellatoires et le cirage de pompes !
Aussi, lorsqu’il s’agit de la corruption des castes dominantes,
subitement, il faut raison garder, présumer innocent, des
preuves en béton et le « vice de forme » est la norme. Le juge
ne s’étant pas gratté le cul au moment de transmettre le dossier au procureur et l’article 246c alinéa 2 du code de procédure est formel : Lors donc capitoul oncque le cul grattus, icelui se
hastera androit poursuivre moulte parties, à douleur et à pleurs.
187
Le pouvoir réel avance toujours sous faux drapeau et n’est
pas aisé à débusquer. Tapis dans l’ombre, maquillé, déguisé,
camouflé, tout en faux-semblant et prête-nom, comment le
reconnaître ? Tout simplement à la violence de sa réaction
lorsqu’on le désigne du doigt, c’est son point faible, la lumière
du Réel lui est insupportable ! Vous pouvez dire impunément
que tel politique est un fils de pute puisqu’il est là pour faire
tampon, se prendre la haine du peuple en pleine gueule et
protéger ses maîtres. Par contre, amusez-vous à donner les
noms des castes qui le financent et l’ont mis en place… vous
n’allez pas être déçu du voyage ! Mais les gens disent, vous
exagérez, regardez, en France on ne muselle pas les journalistes et
l’on ne brise pas les doigts des guitaristes ! D’abord c’est faux, il y
a différentes méthodes pour museler ou briser quelqu’un et
le plonger dans la terreur, ensuite, pour cette apparente permissivité on peut trouver 2 raisons principales :
•• Les journalistes et artistes français jouissent d’une réelle
liberté d’expression.
•• Les journalistes et artistes français sont soumis comme
des péteux à la pensée dominante et broutent à quatre
pattes le foin médiatique prédigéré qu’on leur sert…
Je vous laisse tirer votre propre conclusion, même si j’avoue
avoir mon petit avis personnel sur la question ;-) Mais la
censure est partout même et surtout lorsqu’on « donne la
parole » aux lecteurs ou auditeurs. Si vous l’ignorez, toutes
les interventions et tous les commentaires sont filtrés, censurés ou édités, pour qu’il ne reste plus que la bonne bouillie
prédigérée et aseptisée de la pensée fast-food.
Chose amusante, on pourrait penser que les médias « dissidents » qui se plaignent, à juste titre, d’être censurés et ostracisés pratiquent eux-mêmes une certaine liberté d’expression… eh bien que nenni ! Essayez de poster un commentaire
sur un site comme Égalité et Réconciliation qui ne soit pas totalement dans leur ligne éditoriale (et je ne parle pas de propos
tombant sous le coup de la loi ou d’attaques personnelles
justice, police & liberté
gratuites), la censure est encore plus féroce que sur Le Figaro
ou Libération ! Pareil pour leurs articles de propagande qui
utilisent les mêmes techniques de manipulation que celles
du camp adverse. Mais disent-ils : ils contrôlent tous les médias
mainstream, il est donc logique que nous gardions notre site pour
notre propagande… Eh bien non camarade ! Si tu ouvres les
commentaires, tu joues le jeu, sinon tu les fermes ! Si tu
publies des courriers des lecteurs, tu ne mets pas que ceux
qui branlent le chef. Si tu fais un travail journalistique, tu le
fais honnêtement, sinon tu vas bosser à béhhhfmtv ! Car si
aujourd’hui où tu n’as pas le pouvoir, tu pratiques la censure
de tout ce qui ne rentre pas dans ton moule, imagine le jour
où tu l’auras ? Car grosso modo, on peut diviser les militants
politiques en 2 équipes : celle qui a le pouvoir et celle qui
aimerait bien l’avoir, portant en cela, le même germe nocif
de domination que ceux qui sont en place. Il suffit de regarder l’organisation de cette « dissidence », incapable d’imaginer un autre fonctionnement humain que celui pyramidal de
la république, du fascisme, du communisme, du califat… et
dont le projet de société se résume souvent à devenir calife à la
place du calife.
Enfin un peu d’humour pour terminer : L’article 24 sur la
liberté de la presse, dite loi de 1881, définit et punit ainsi
« l’injure raciste » : « Ceux qui auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un
groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance
ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou
une religion déterminée, seront punis d’un an d’emprisonnement et
de 45 000 euros d’amende… » Et c’est quoi le génocide républicain des cultures régionales, les invasions coloniales des
« races inférieures » et les guerres mondiales du Kapital ? Ou
ce chant de terroristes islamistes qui fait froid dans le dos :
Allons enfants du Califat, le jour du Djihad est arrivé,
Qu’un sang impur abreuve nos déserts…
189
– La Matrice est omniprésente. Elle est tout autour de nous, même
ici, maintenant dans cette pièce… Tu peux la voir quand tu regardes
par ta fenêtre, ou lorsque tu allumes la télévision. Tu ressens sa
présence, quand tu vas au travail, quand tu vas à l’église, ou quand
tu paies tes impôts. Elle est la réalité qu’on a plaquée sur tes yeux
pour t’empêcher de voir le Réel.
– Quel Réel ?
– Le fait que tu es un esclave Néo. Comme tous les autres, tu es né
enchaîné. Le monde est une prison où il n’y a ni espoir, ni saveur, ni
odeur. Une prison pour ton esprit…
Matrix – Dialogue entre Morpheus et Néo
Industrie du divertissement
du latin divertere « détourner ».
Nous évitons les miroirs, parce qu’il est trop douloureux de
regarder en face le visage de notre servitude. Pour rendre l’enfermement tolérable nous avons besoin de nous « divertir »
de la douleur et de la terreur que suscite en nous la solitude
de l’être. Pourtant dans cette solitude réside aussi la porte
vers l’infinie béatitude…
L’industrie du divertissement est devenue une énorme part du
gâteau financier de ces 50 dernières années. D’une part, la
production de nourriture et de biens de consommation est
de plus en plus robotisée, délocalisée et demande de moins
en moins de personnel. D’autre part, c’est aussi un formidable moyen de maintenir l’humain dans un état végétatif de
non-pensée et de divertissement… mais de quoi souhaite-t-on
nous détourner ? Pourquoi a-t-on si peur que l’humain se
retrouve face à lui-même ? Son visage est-il devenu si difforme
pour qu’il ne puisse se voir dans le miroir du Réel, sa souffrance
est-elle si aiguë pour qu’elle ne puisse tolérer le silence ? En
tous cas, les producteurs de drogues télévisuelles qui ne sont
fondamentalement pas différents des producteurs de drogues
chimiques légales ou illégales vendent aux personnes malades
et affaiblies, leur petite dose de « paradis artificiel ».
Les stratégies de manipulation des masses à travers les médias
sont quasiment infinies dans leur forme, mais tournent dans
leur principe autour d’une dizaine de stratégies qui méritent
d’être connues de tout humain, pour justement les éluder :
•• Occulter : la technique la plus simple, la moins onéreuse
et la plus efficace : Ne pas parler d’un événement ou en
omettre certaines parties, voire le nier, ne pas inviter telle
personne ou la traiter avec mépris… c’est déjà 50 % de la
manipulation des masses.
divertir
191
•• Mettre
en avant : l’inverse d’occulter, le simple fait de
traiter un sujet, de mettre l’accent sur un point anodin ou
d’inviter une personne et de la présenter avec déférence
crédibilise le discours de la pire crapule politico-mafieuse.
•• Réaction pavlovienne : Attraction / Répulsion émotionnelle, en endoctrinant le bétail humain dès le plus jeune
âge, on peut très facilement déclencher par des mots clefs
des réactions de peur ou d’attirance, ou associer un événement avec une personne sans aucun rapport : victoire
sportive avec un politique ; attentat avec un dissident…
•• Empêcher tout débat d’idées dans la raison et l’argumentation, en maintenant le débat dans la dualité gentil /
vilain, invective / défensive et les attaques ad personam.
•• Caricaturer et déformer grossièrement les idées dissidentes et les rendre bipolaires et ridicules.
•• Poser une question dont l’énoncé est faux ou est un syllogisme approximatif afin de déséquilibrer l’interviewé et de
rendre la réponse impossible en 2 minutes. Le fameux « Si ce
que vous dites est vrai, alors comment vous expliquez… ? »
•• Distraire l’attention : On regarde la main droite du prestidigitateur qui agite un foulard rouge pendant que sa
main gauche nous fist-fucke la conscience.
•• Zoomer sur les détails circonstanciels pour empêcher
toute vision globale et saturer d’informations insignifiantes
le réseau neuronal du Cheptel humain afin qu’il n’y ait plus
d’espace suffisant pour la réflexion.
•• Créer le vide pour imposer le plein : une situation de terreur, par exemple par un attentat sous faux drapeau ou en
appâtant au gros, et l’on impose une solution dure, liberticide, répressive, mais nécessaire pour la sécurité de tous…
•• Déguiser, diluer, différer : pour faire accepter une mesure
inacceptable, on l’habille de beaux mots, et on l’applique
progressivement en dilué. Par exemple, la légalisation de
la pédophilie (pratique encore mal vue en France) sera
industrie du divertissement
présentée comme « la liberté pour tous ! » et passera par un
vaselinage télévisuel et diverses petites lois anodines…
Le but des employés à la propagande des castes dominantes qui
possèdent les chaines de télé et les journaux est de maintenir le Cheptel humain dans l’obscurantisme et la terreur. Les
méthodes finalement importent peu et évoluent à la demande.
L’effet Koulechov & consorts
Si l’on comprend ce qu’est l’effet Koulechov, on comprend
qu’il n’y a pas vraiment d’information, qu’une image ne décrit
pas la réalité, mais n’est fondamentalement que le support
de la pensée de celui qui la présente. Au sens strict « l’effet
Koulechov » est une expérience menée en 1921 en URSS par
le professeur et réalisateur du même nom à l’Institut supérieur
cinématographique d’État et qui a mis en évidence l’influence
prédominante du montage sur l’interprétation subjective
d’un film. On fit un gros plan inexpressif d’un acteur que
l’on juxtaposa successivement avec 3 séquences : la première
représentant une assiette de soupe, la seconde un cercueil
et la dernière un enfant. On projeta ces 3 séquences devant
des spectateurs non prévenus qui s’extasièrent devant le formidable jeu d’acteur qui savait si bien exprimer successivement la faim, la tristesse ou l’attendrissement paternel… à
part qu’il s’agissait du même gros plan inexpressif et les sentiments n’étaient que ceux « projetés » par le spectateur. Et
l’on ne parle ici que d’un film muet projeté de façon neutre.
Si l’on étend l’effet Koulechov à l’ensemble des possibilités
actuelles de montage et d’habillage d’un film ou reportage,
on s’aperçoit rapidement qu’ils sont plus déterminants que
les images elles-mêmes. N’importe quel monteur de cinéma
vous expliquera l’importance capitale pour un film ou un
dessin animé de l’habillage sonore, des commentaires et du
découpage pour son impact émotionnel. Essayer de voir un
dessin animé, un film d’action ou d’horreur sans le son…
193
La télévision ne produit rien d’autre qu’un flot continu de
films de propagande, commentés, introduits, coupés,
montés, habillés, avec des fonds musicaux pour promouvoir
la pensée arrangeante. Par exemple, les employés aux écritures vont parler d’un « nouveau dérapage » pour citer une
personne classée dissidente. Si je dis : Je peux manger des saucisses de Strasbourg, s’il n’y a vraiment rien d’autre à bouffer…,
un lecteur de prompteur télévisé dira : Nouveau dérapage de
Yan Marcus qui a encore tenu des propos nauséabonds en assimilant les habitants de Strasbourg à des saucisses… rappelant ainsi
les heures les plus sombres de l’histoire. Le lecteur de prompteur
impose ainsi une déformation négative au spectateur qui se
dira : Quelle ordure ce Yan Marcus, manger des saucisses de Strasbourg… cannibale va ! Un journaleux est une sorte de corbeau,
qui découpe des bribes d’informations ici et là pour créer sa
propre histoire imaginaire et l’envoyer aux lecteurs :
Il prend un extrait vidéo par là où l’on voit la femme et le frère
se faire la bise, un autre extrait par ici où l’on voit 2 personnes
de dos sortir d’un hôtel, met une musique, un commentaire
Pris sur le fait ! et fait croire à-peu-près ce qu’il veut. Puisqu’il
est journaliste, puisqu’il dit le vrai, puisque seuls les esprits
malades et complotistes remettent en cause la pensée arrangeante de la Matrice, sa femme se fait donc baiser par son frère,
quel enculé ce frère, ce dissident, ce suppôt de Satan, cet antisémite, ce chien d’infidèle, ce terroriste…
Un autre exemple tiré d’un journal télévisé type : La vidéo
confirme la violence des forces de l’ordre lors de l’expulsion des squatteurs. Une expulsion est en soit une violence, par contre lorsqu’on regarde la vidéo sans le son et sans l’effet Koulechov on
voit surtout la violence physique des squatteurs qui gesticulent
de façon ridicule devant les caméras tels des joueurs de foot
cherchant le penalty. On voit même une femme se servir de son
bébé comme bouclier, puisqu’il y a des caméras… et le t’es laid
spectateur léguminal de dire : Illé méchan le force de lortre !
industrie du divertissement
Capture d’écran du journal de propagande Le Parisien
Il est intéressant d’analyser dans les journaux de propagande
d’État la grossièreté des procédés de manipulation utilisés.
Dans la capture d’écran ci-dessus – et s’il vous plaît, mettez
en veilleuse quelques instants les réflexes pavloviens de
« attraction/répulsion » qui vous ont été inoculés pendant
des années – que remarque-ton ?
•• L’inintérêt total du sujet quand on lit l’article : Une journaliste aurait été bousculée dans un mouvement de foule ?
•• L’omission de « qui a déclenché la bousculade ? », les
journalistes eux-mêmes ou le service d’ordre ?
•• La présentation totalement partisane, exagérée, sans
aucune preuve tangible, témoignage, photo… pourtant Il y
avait des dizaines de photographes et de caméramans. Elle
est des nôtres, donc c’est vrai !
•• La photographie n’a pas de rapport direct avec le sujet
195
de l’article « journaliste / bobo / service d’ordre ».
•• Par contre les employés à la propagande ont choisi de
publier une photographie d’un ancien leader lors d’un discours, bouche ouverte, l’air vindicatif… et le titre en gros
juste au-dessus du visage « diabolique » : Une journaliste
jetée à terre par le service d’ordre du FN.
Donc quel est le message véhiculé ?
•• Une information ? Une journaléche s’est fait gros bobo à
son dodo, mais sincèrement, qui ça intéresse ?
•• De la bonne grosse propagande ? Le diabolique FN jette
à terre et piétine de pauvres femmes sans défense, les bolcheviques dévorent les enfants, et les gens qui défendent
la liberté d’expression philosophique sont des antisémites
qui construisent en cachette des fours crématoires…
Est-ce que je partage les idées du FN ? Non. Est-ce que je suis
pour la manipulation totalitaire des masses ? Non plus !
Capture d’écran du journal de propagande Le Parisien
industrie du divertissement
Au même moment sur une autre page du même journal, on
peut voir le portrait d’un camélidé serein, un brave gars qui
a beaucoup souffert, mais qui est resté digne. Il n’était pas
au courant des magouilles de son parti et que les campagnes
électorales coûtaient cher et qu’il fallait les payer. C’est une
victime, d’ailleurs il va reprendre son métier de gentil avocat !
Les gens pensent que le journalisme de propagande c’est :
Notre leader suprême a visité ce matin la nouvelle usine d’armement libre et démocratique qui permettra de résister à l’envahisseur
impérialiste du grand capital. Oui c’est une forme de propagande, celle adaptée aux dictatures communistes, mais dans
les dictatures républicaines on pêche un tout petit peu plus
fin. Comme on ne contrôle pas toutes les sources d’informations, on utilise beaucoup la non-information et la désinformation couplées aux techniques du leurre, de l’enfumage
et de la diversion pour véhiculer la propagande de la pensée
unique et éviter toute expression raisonnable. Un journaliste
laisse rarement la parole à ses invités plus de 1 ou 2 minutes
d’affilée, et les harcèle de questions aussi stupides que futiles,
afin qu’ils soient toujours sur la défensive et la justification
et qu’ils ne puissent développer une analyse globale et pertinente des situations.
La « sacralisation scientifique » fonctionne aussi très bien avec
les petites gens, le « C’est écrit dans la Bible » des témoins de
Jéhovah ou le « Ils l’ont dit à la télé » de ma grand-mère,
preuve irréfutable de la véracité d’une information. On invite
un employé à la propagande d’État que l’on présente comme
« grand mamamouchi », expert international, professeur
d’université et qui vous dit droit dans ses bottes : Le nuage
radioactif, s’est arrêté aux frontières de la France ! Et le lobotomisé télévisuel de se dire : Ouf, heureusement sinon on aurait été
tous irradié. .
De fait, il y a des milliers de façons de déformer, travestir, amplifier, amputer, stériliser, trahir, polir, salir, modifier, estomper, mélanger, dénaturer, amalgamer, simplifier,
197
rewriter, éditer, spéculer, normaliser, recadrer, zoomer, dépecer, formater, broder, réchauffer, édulcorer… l’information.
Mais le simple fait pour les mass médias de traiter un sujet
ou de l’occulter, de donner la parole à telle personne mais
pas à une autre, c’est déjà l’essentiel du travail de manipulation. C’est pour cela que tous les journaux du monde parlent
systématiquement, hystériquement, névrotiquement, et ce
tous les jours et à chaque édition, des intermittents du spectacle politique alors qu’ils n’intéressent plus personne et ne
sont que les junkies impuissants de la morphine capitaliste.
Terreur & Culpabilité
Obscurantisme & Divertissement
Mensondages & statistiques d’État
On pourrait penser que sondages et statistiques seraient
à même de véhiculer une forme de réalité concrète et nous
donner des éléments d’analyse fiables. Mais de fait, c’est
le contraire : les statistiques ne sont pas faites pour montrer la réalité du monde, mais pour la modeler et la travestir. Par exemple, quand les chiffres réels de la croissance ou
de l’emploi deviennent trop catastrophiques, ils changent la
méthode de calcul ou de présentation… ou les deux. C’est-àdire que vous jouez au poker avec des amis et au milieu de la
partie le gars qui perd vous dit : Finalement, la carte la plus forte
ce n’est pas l’as, mais le valet… et justement j’en ai une paire !
De même, les sondages ne sont pas conçus pour connaître
les opinions des gens, mais pour les former ! Tout d’abord
lorsqu’on vous dit que dans un sondage 40 % de Français
sont pour… c’est tout simplement inexact. La bonne formulation serait : sur 1 000 personnes interrogées et assez connes pour
répondre bénévolement à des entreprises crapuleuses qui gagnent des
millions d’euros prélevés sur nos impôts, 40 % sont pour… ou en
raccourci sur 1 000 cons, 40 % sont pour. Comme ce sont les
mêmes cons qui vont aller se faire voter bien profondément,
industrie du divertissement
on pourrait penser que les sondages sont assez précis concernant les intentions de vote… ben pas du tout. Ils appliquent,
ce qu’ils appellent des coefficients d’erreurs et de corrections
basés sur les résultats passés. En d’autres termes, même là ils
se gourent, ils savent qu’ils se gourent, et ils espèrent qu’ils
se gourent comme la dernière fois… et vous facturez ça combien ? 250 000 € par horoscope ! Ah, quand même !
Donc pour résumer, les sondages produisent des résultats
faux et souvent invérifiables. À part pour des élections, je
peux vous sortir demain un sondage comme quoi je suis la
personnalité préférée des Français ou que 40 % sont « globalement satisfaits » de mon action… ça ne veut rien dire, mais
ça ne mange pas de pain !
Ensuite les techniques pour manipuler et forger l’opinion du
Cheptel humain sont assez grossières et vont de pair avec les
médias qui appartiennent aux mêmes lobbies. On en distingue 7 principales :
1• Le choix des sujets : Tout comme en propagande journalistique, le fait de traiter un sujet ou de l’ignorer est déjà
un parti pris fondamental.
2• La formulation des questions : Êtes-vous pour la libération de la Syrie qui vit sous le joug d’un tyran sanguinaire par
les gentils soldats français avec leurs gentilles bobombes ? n’aura
probablement pas la même réponse que : Êtes-vous pour la
création d’une guerre civile fratricide qui va plonger la Syrie dans
le chaos et la famine, où des dizaines de milliers d’enfants et de
femmes seront vendus et violés pendant que leurs frères et leurs
maris s’entre-tueront ?
3• Le syndrome du mouton de Panurge : En diffusant largement les résultats d’un sondage, on influence grandement
la majorité encore indécise et conditionne ses réponses (cf
expérience d’Asch publiée en 1951).
4• Les réponses suggérées : Quand on vous dit par exemple
« la personnalité préférée des Français », il s’agit en réalité
199
d’une des 10 personnalités préférées par l’institut de sondage qui a pondu la liste des 10 rampants parmi lesquels
vous devez choisir…
5• La non-liberté de réponse : Si vous demandez Êtes-vous
contre les homosexuels ? ou Trouvez-vous que les Mormons soient
surreprésentés dans les médias ?, vous invitez implicitement le
sondé à se soumettre à la morale d’État et s’il ne s’y soumet pas, il encourt 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende (article 225-1 du Code pénal).
6• La compétence du sondé : Êtes-vous pour la fusion froide ?
Sous cette question d’apparence anodine se cache une
question à laquelle quelques centaines de personnes en
France peuvent répondre de façon avisée. En quoi l’avis de
M. Glandu sur la question aurait un intérêt quelconque
et mériterait d’être publié ? C’est ce que l’on nomme en
chinois Noyer le poisson dans l’eau de l’ignorance.
7• L’interprétation des données brutes qui par définition
est subjective et facilement manipulable par les mensondeurs… et ils ne s’en privent pas !
Les médias et les instituts de sondage appartiennent tous
aux castes dominantes ne sont rien d’autre que des organes de
standardisation et de manipulation de la pensée. Prenons
l’exemple de l’Union européenne qui est du pain bénie pour
les multinationales qui possèdent les journaux, les télévisions
et les instituts de sondage et du pain noir pour les petites
gens et les travailleurs qui constatent la catastrophe économique de la mondialisation dans le Réel. Comment continuer à piller les richesses des pays sans que les peuples se
révoltent ? Dans une fédération humaine, les seuls sondages
qui existent sont les référendums initiés par le peuple, et ils
sont décisionnaires. Dans les moneycraties, seuls existent les
sondages mirifiques de modelage de pensée. Permettez-moi
ce conseil : Arrêtez de vous faire mettre, arrêtez de répondre à
ces turluttes d’hurluberlu, invitez donc les sondeurs à aller se
faire empapaouter chez les Grecs !
industrie du divertissement
Propagande, journalisme & publicité
Quelle différence entre propagande, journalisme et publicité ? La propagande c’est le journalisme des autres et la
publicité est une propagande commerciale. Il n’y a de fait,
dans les techniques et les moyens utilisés aucune différence
notable, pas plus d’ailleurs que dans le cinéma, comme nous
le verrons plus loin… Pourquoi pensez-vous que des grands
groupes financiers ou hommes d’affaires qui licencient à tour
de bras dans des entreprises qui sont bénéficiaires, achètent
des journaux qui perdent de l’argent en sachant pertinemment qu’ils vont continuer à en perdre ?
Un journaliste « d’investigation » de la télé française a la même
déontologie et rigueur que le juge de l’affaire d’Outreau : Il
n’instruit qu’à charge, ne donne pas la parole aux personnes
qu’il doit lapider, ou alors manipule les questions et les
réponses souvent tronquées et sorties de leur contexte et crée
ainsi une sorte de photomontage qui doit correspondre à la
ligne éditoriale préformatée de ses employeurs. Le cancre est
là dans le petit écran, petit pédant de l’indigence, représentant de commerce du prêt-à-porter de l’onomatopée.
« Dans sa grande majorité, le peuple se trouve dans une disposition et un état d’esprit à tel point féminins que ses opinions et ses
actes sont déterminés beaucoup plus par l’impression produite sur
ses sens que par la pure réflexion. Cette impression n’est pas compliquée, mais très simple et bornée. Ici il n’y a point de nuances,
mais seulement la notion positive ou négative d’amour ou de haine,
de droit ou de déni de justice, de vérité ou de mensonge ; il n’y a
jamais de demi-sentiments. Aucune diversité ne doit, en aucun cas,
modifier la teneur de ce qui fait l’objet de la propagande, mais doit
toujours, en fin de compte, redire la même chose ». Adolphe Hitler.
Depuis la nuit des temps, les gens de pouvoir savent que les
conquêtes et la mise en servitude des peuples se font autant
par la soumission de l’esprit que par celle du corps. Même
s’il s’est beaucoup inspiré des bureaux de propagande de la
201
guerre de 14-18 (Wellington House britannique ou Commission Creel américaine…) on peut dire qu’Adolphe Hitler
est un des pères fondateur du journalisme contemporain et
de la publicité. Edward Bernays – neveu de Freud avec qui il
partageait des origines juives et viennoises et un sens certain
pour les affaires, fut aussi un des théoriciens modernes de
la mise en esclavage psychique du Cheptel humain. Comme
il l’expliquait en 1928 dans le 1er chapitre de son livre Propaganda – Organiser le chaos : « La manipulation consciente et
intelligente des habitudes et des opinions organisées des masses est
un élément important en démocratie. Ceux qui manipulent ce mécanisme occulte de la société constituent le gouvernement invisible qui
est le vrai pouvoir directeur du pays. Nous sommes gouvernés, nos
esprits sont moulés, nos goûts sont forgés, nos idées suggérées, essentiellement par des hommes dont on n’a jamais entendu parler. »
Dans les années vingt, l’American Tobacco Corporation cherchait à étendre son cheptel de toxicomanes nicotineux aux
femmes. Avec l’aide des tapins d’Hollywood et du même
Edward Bernays, elle fit des campagnes de pub pour la libération de la femme moderne et libre, enfin libérée : Elles allument des flambeaux pour la liberté disait le slogan montrant des
femmes la clope au bec. Quelques décennies plus tard, libres
et indépendantes certes, mais narcodépendantes et souvent
cancéreuses, elles purent apprécier les bienfaits des flambeaux
pour la liberté… ah, oui, c’est vrai, quand les moneycraties
parlent de liberté, c’est souvent de « liberté de commerce et
d’escroquerie organisée » dont il s’agit ! Mais rassurez-vous
pas de manque à gagner, après que ces femmes enfin libres,
indépendantes et cancéreuses aient pu acheter leurs doses
de nicotine aux cartels tabacochimiques, elles purent allumer
aussi librement des flambeaux pour la chimiothérapie…
Un pays comme Israël – dont la survie dépend beaucoup de
son « image à l’international » – a même un département
propagande au sein du Mossad qui pilote quelque 5000
sayanim, personnalités influentes françaises, anglaises,
industrie du divertissement
américaines… de la politique, de l’industrie, de la science et
des médias dont la fonction est de maintenir le goy dans un
état de soumission et de culpabilité sioniste. Comprenez que
si l’on peut vous vendre très cher de l’eau marronâtre sucrée
qui donne soif pour vous « désaltérer », on peut vous vendre
n’importe quoi ! Et comme l’écrivait fort justement Patrick
Lelay, alors PDG de TF1 et grand maître maçon : « Nos émissions ont pour vocation de rendre le cerveau humain disponible :
c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux
messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible ».
Le doute, pour une société totalitaire est la chose la plus terrifiante, comme un silence à l’antenne, imaginez une fourmi
qui se mettrait à douter…. Le travail des employés à la propagande est d’émettre des borborygmes continus ayant une
qualité soporifique suffisante, pour maintenir le téléspectateur dans son sommeil. On ne demande pas au bébé de comprendre le sens de la berceuse. J’ai pu constater cela de nombreuses fois en voyant des gens s’endormir devant la télé,
mais se réveiller dès qu’on l’éteignait. La télévision n’est rien
d’autre qu’une machine à nous maintenir dans la Matrice…
Le plus pitoyable pour ces employés serviles qui aiment à
s’appeler entre eux « journalistes » est d’essayer de justifier
leur veulerie, et plus ils essayent, plus ils s’enfoncent, ça en est
même affligeant. Ils expliquent à qui veut les entendre, qu’eux,
ils ne crachent pas dans la soupe, avouant par là même que
leur métier est de servir la soupe et de se partager les pourlifs. Ils sont tous employés directement ou indirectement par
de grands groupes financiers qui régissent la vie économique
et politique. Comment pourraient-ils avoir une liberté de critique quelconque de leur employeur ? Vous ne pouvez pas
être critique gastronomique et en même temps servir la soupe
chaque soir dans les restaurants que vous critiquez…
Un journaliste debout est un journaliste au chômage. Restent
les autres, à genoux, sous la table, serviles, veules… À titre
203
indicatif cette caste de bouffeur de culs, journalistico-collabo
représente en tout et pour tout 20 à 30 000 personnes. Ils
n’appartiennent pas vraiment aux castes dominantes, mais sont
les kapos du système qui, pour leur lâcheté et leur silence, se
palpent des salaires de 5 à 30 000 € mensuel, plus de nombreux avantages en nature (vacances de luxe, soirées privées,
putes ou gigolos, habits de grands couturiers…).
Dans une fédération humaine, il peut bien sûr y avoir une
presse d’opinion politique, religieuse, philosophique… mais
il est aussi important qu’il y ait une presse d’information
financièrement et idéologiquement indépendante tendant
vers la transparence, qui transmet des informations vérifiées
ou qui mène des enquêtes en laissant le téléspectateur ou
le lecteur se faire sa propre opinion. Dans cette optique un
journaliste d’information peut aussi poser des questions pertinentes et impertinentes, mais il ne cherche ni à convaincre
ni à vendre sa vision du monde. Rappelons tout de même
qu’en 2015, les principaux titres de la presse nationale d’opinion (Libération, Le Figaro, Le Monde, Le Nouvel Observateur,
L’Express, Le Point, Marianne…) appartiennent et sont gérés
par la caste banco-sioniste et la confrérie du bâtiment. Mais
de toute manière comme tout le monde le sait : Il n’y a pas de
lobby banco-sioniste dans les médias, puisque nous avons interdit de
publication, de télévision, de radio, de cinéma et de spectacle, tous
ceux qui le prétendent !
Le monde de la publicité est aussi très largement aux mains
de cette caste. Les 2 plus grandes agences en France :
Bleustein-Blanchet Publicis, maintenant dirigé par Levy, qui
fait entre autres des pubs pour l’armée israélienne, et la plus
grande agence de pub européenne, TF1 Publicité, longtemps
dirigée par Cohen (et maintenant Lelay fils). Levy & Cohen
contrôlant la publicité, donc les médias, c’est tout à fait
cohérent quand on sait que la pub est de loin le principal
revenu d’un journal, d’une radio, d’une chaine de télévision…
viennent ensuite les subventions de servilité au pouvoir et loin
industrie du divertissement
derrière la vente. Donc de fait, l’agence de publicité est l’employeur du journaliste, présentateur, starlette… celle qui, au
bout du compte, signe le chèque en fin de mois, et qui dit : toi
tu gicles, toi tu restes ! C’est sûr que ça force le respect !
Édition
L’imprimerie déjà pratiquée par les Chinois au VIIe siècle (soit
800 ans avant Gutenberg !) fut un ras de marée pour la diffusion culturelle tout à fait comparable à l’avènement d’Internet
et du numérique. La diffusion du savoir et des textes sacrés,
censée apporter à l’Occident bien-être et bonheur, pour finalement n’apporter que spécialisation et frustration…
Aujourd’hui un enfant de 12 ans a emmagasiné des millions
de connaissances – pour la plupart totalement inutiles ou
erronées –, et pourtant se retrouve dans un état d’ignorance
et de cynisme profond. D’autres cultures comme l’Inde ou
l’Afrique préférèrent la transmission orale, plus sure, plus
précise, plus adaptée à l’humain. Jusqu’à leur colonisation
par l’Occident et le chaos de la fureur capitaliste.
Les maisons d’édition furent pendant longtemps les phares
de la culture, publiant des ouvrages sur la base du talent ou
du savoir ; œuvres de littérature ou de poésie, d’art ou de
science, de religion ou de dissidence ; prenant des risques et
prêtes à mouiller la chemise… aujourd’hui ces mêmes maisons, les chemises elles les repassent ! Devenues des coquilles
creuses appartenant à des grands groupes financiers, elles
publient des people insipides, des histoires de cul pathétiques, des scientifiques de la soumission (un diplôme d’État
valide essentiellement sa soumission à la pensée d’État) ou
des « philosophes » de la bienséance… La terreur pour les maisons d’édition serait que l’humain
puisse exprimer le Réel, avec ses fautes de syntaxe, sa crudité, son sens commun… car le Réel est naïf, entier et parfois
mal embouché ! Il est donc fondamental pour les employés
205
du divertissement imprimé que seul puissent être publiés les
docteurs de la servilité, les romanciers du transgressif homologué, les conquistadors de bac à sable, et ceux qui ont une
plume, qu’elle soit dans leur cul ou dans leur âme, qu’importe ! Notre société du spectacle est plus intéressée par
l’emballage que le contenu. La beauté, le souffle du vivant
la poésie… sont tenus à l’écart des sphères des rotatives.
Par mimétisme médiocratique d’abord et puis aussi par
lâcheté objective. Tout éditeur contrevenant à l’omerta de
l’espace insécable originelle, se verra jeter une fatwa fasciste-antisémite-cruciverbiste et si ça ne suffit pas, donner
des bastonnades judiciaires jusqu’à ce qu’il plie, qu’il se
couche, qu’il rende gorge… qu’il soit enfin Charlie !
Liberté de la paresse ?
Quand je dis : Il n’y a plus de journalistes en France, il n’y a que
des employés à la propagande des castes dominantes, vous êtes en
droit de penser, il exagère, c’est une caricature grossière !
Laissez-moi vous conter 3 histoires…
A gression
métro my tho
On a été bombardé en juillet 2004 par toute la presse écrite,
la radio et la télé d’un fait divers banal : « Une jeune femme a
été attaquée vendredi matin vers 9h30 par un groupe de six jeunes
gens âgés de 15 à 20 ans, dont certains étaient maghrébins, dans
le RER D, entre Louvres et Sarcelles (Val-d’Oise).Les agresseurs lui
ont arraché son sac à dos et l’ont fouillé. Trouvant une carte d’identité portant une adresse dans le XVIe arrondissement de Paris, ils
ont lancé : « Dans le XVIe, il n’y a que des juifs ». Le groupe l’a
alors violemment bousculée et insultée, lui coupant les cheveux, pour
garder un souvenir, avant de lui tracer des croix gammées sur le ventre
à l’aide d’un marqueur, le tout en présence d’autres voyageurs qui
sont restés sans réagir. […] Le Président de la République Jacques
Chirac et le ministre de l’Intérieur Dominique de Villepin ont fait part
leur « émotion » après cette agression à caractère antisémite… »
industrie du divertissement
Cette affaire de simple vol avec violence – comme il y en a
des centaines par jour dont on n’entend jamais parler – a
donc suscité une vive émotion au plus haut niveau de l’État
français… à part que, il n’y a rien eu ! Pas d’agression, pas
de vol, pas d’insultes… juste la pure affabulation d’une personne perturbée mentalement. Le fait que cette affaire ait été
surmédiatisée est assez banal dans un pays ségréga-sioniste
comme la France. Une goya blanche qu’on aurait traitée de
« sale pute catho » n’aurait pas fait 2 lignes dans la gazette
du Coulommiers libéré, bon c’est ainsi… Donc dans le Réel, ce
que l’on nomme en France des « journalistes indépendants »
sont des lecteurs des dépêches du Ministère de l’Intérieur qui
n’ont fait aucune enquête, aucun recoupement, aucun interview, ni même utilisé un gramme de bon sens.
A ffaire C lément M éric
versus
E steban M orillo
Ce qui n’était au départ qu’un dramatique fait divers qui a
entrainé la mort d’un jeune est rapidement devenu grâce à
la complicité de la meute de journalèches et de politiciens
baveux, un mensonge d’État. Le fait lui-même est d’une triste
banalité : un groupe de jeunes qui se battent et l’un d’eux qui
reçoit un mauvais coup qui le fait chuter et entraine sa mort…
c’est tragique, regrettable, mais quel maquereau putride
peut mettre cette affaire au tapin de sa propagande personnelle ? Le lobby politico-médiatique le put. Les deux jeunes
appartenaient à des groupes racialistes prônant la haine de
l’autre et la violence comme mode de communication. Seulement voilà, l’un était prolo (ça déjà c’est louche…), agent de
sécurité de bonne constitution physique et l’autre était fils de
bobos faisant une école de bobo parisien (ça c’est bien) et de
constitution fragile. D’après les témoignages concordants des
vigiles du magasin où ils se sont croisés, le groupe de jeunes
staliniens voulait en découdre avec les skinheads, et les aurait
attendus dehors. Confrontation qui conduisit au baston et à
la mort du jeune Clément. Évidemment, l’inverse n’aurait pas
fait 3 lignes dans la presse, et les aboyeurs degoch auraient
207
trouvé la mort d’un skin tout au plus regrettable, « mais
après tout, c’est quand même lui qui l’a cherché ! »
D’après l’autopsie : « Les lésions traumatiques, que ce soit le
coup porté au visage ou la chute à terre sans retenue sont directement responsables de l’hémorragie méningée ». Dans une société
humaine, on aurait porté le deuil avec respect, laissé les
enquêteurs faire leur travail et essayé de comprendre ce qui
s’était passé. Mais dans notre société spectaculaire, il fallait
les voir à la curée chaude, tous les p’tits bras du pouvoir,
les Mélenfions, les Autaines, les Besace à nonos, degoch,
dedroit, ded’su, ded’sou, de partout… tous ces téteurs fous
de la pensée arrangeante, tous ces racleurs de fond de cocote
médiatique, il fallait les voir sucer avec délectation leur cuillère merdeuse… C’est parfois gênant le Réel, alors il faut le
rewriter, retoucher les photos, éditer les vidéos, c’est quand
même la base de tout bon système stalinien…
Pourtant si l’on y réfléchit un peu, cette tragédie est une illustration presque parfaite de la nature mensongère et fratricide
de la société du spectacle. Clément et Estéban étaient des
adolescents un peu naïfs, mais fondamentalement intègres
que tout rapprochait dans le Réel, mais que le système a programmé pour en faire des ennemis imaginaires. Tout comme
les gendarmettes du Var tragiquement décédées dans leur
fonction, Clément n’aura pas eu le temps de comprendre
qu’on lui avait menti depuis sa plus tendre enfance. L’Autre,
l’Arabe, le Skin, l’Africain, le Rom, le Frontiste… ne sont pas
des êtres maléfiques, ils sont nos frères humains et si au lieu
de se battre entre nous on s’unissait contre ceux qui nous
possèdent et nous manipulent, on se rendrait compte de
notre immense pouvoir. D’où la nécessité absolue pour les
castes dominantes de maintenir son Cheptel dans la division et
la haine de l’autre… Ce sont nos peurs et notre mystification qui nous divisent et nous affaiblissent. J’espère au moins
qu’Esteban lui, aura le temps de le comprendre…
industrie du divertissement
L apidation
de
D ieudonné
L’affaire dite Dieudonné, du nom d’un hérétique à qui l’on
reprochait des propos blasphématoires sur la religion Shoahiste fut pour beaucoup une formidable prise de conscience
du home jacking du lobby banco-sioniste sur la maison État.
Je ne jugerais pas ici de la valeur humoristique ou de la
teneur blasphématoire supposée ou réelle du spectacle de cet
humoriste. Je ne défends pas non plus le négociant en provocations, ni ses attaques ad personam rectales. Non, ce qui
fut intéressant à observer, c’est la panique d’un état et de
ses journalèches habitués à n’avoir devant eux que du dissident télégénique à moumoute, du nègre Banania au sourire soumis, et du Tartarin de ta race con comme un balaie…
Aussi n’ont-ils rien compris quand ils ont vu pour la première
fois un Breton Bantou fier et entier refuser de se coucher au
2e round comme une de bouse devant les maîtres du spectacle banco-sioniste.
On glissera tel un pet sur la toile cirée sur les carabistouilles
de l’État français pour faire taire le manant. La plus pathétique étant certainement l’ordonnance du Conseil des tas
qui va entériner la fatwa d’un garde-barrière israélien avec un
jugement rendu avant que l’audience n’eût lieu et en postdatant sa publication. Ce qui est une falsification grossière de
documents et en contradiction totale avec tous les principes
de la justice républicaine, nous rappelant au passage que
le « droit républicain » ne s’applique qu’aux « frères républicains » et pas aux manants. Plus intéressant encore est le
contenu de ladite fatwa du 9 janvier 2014 qui interdira le
spectacle pour, je cite : « Atteinte à la dignité de la personne
humaine ». Là j’avoue qu’on atteint des sommets, c’est précis,
clair et ça ne laisse que très peu de marge d’interprétation…
et pourquoi pas, parce qu’il est vilain ? Ça c’est bien aussi !
Dans un spectacle hilarant qui lui a valu des affiches tapissées partout dans le métro et d’être invité sur tous les plateaux télé, le jeune Michel (qui se fit connaître en montrant
209
son cul à la télé) disait : « Non franchement les filles, est-ce que
nous on vous demande de nous sucer quand on pisse ? Y’a une autre
question que je me pose. Vous vous faites poser des piercings, vous
vous faites tatouer, liposucer, on vous met des implants mammaires,
vous êtes tout le temps en train de vous faire charcuter et vous voulez
pas qu’on vous encule parce que soit-disant ça fait mal ! » Est-ce
une « atteinte à la dignité de la personne humaine » ? Mais
non, pas du tout, c’est de l’humour… et j’ajouterais de l’humour hilarant avec de vrais morceaux de drôlerie dedans.
Est-ce que réunir 10 cagoles et 5 cassos sur une île pour une
« t’es laid réalité » et leur faire bouffer des excréments, trahir
leurs amis et baiser la femme de leur voisin pour du fric est
une « atteinte à la dignité de la personne humaine » ? Pas du
tout, c’est un jeu bon enfant qui rapporte beaucoup d’argent
à la chaîne… donc très digne !
Certains maires firent interdire le spectacle de Dieudonné à
la demande d’El Caudillo pour « trouble à l’ordre public ».
Là encore on peut se demander : est-ce qu’un match de football qui fait déplacer 3 compagnies de CRS – avec des supporteurs qui occasionnent des millions d’euros de dégâts et
laissent des dizaines de blessés sur le carreau – est un « trouble
à l’ordre public » ? Que nenni ! Tout au plus une réunion de
potaches (à la tomate) un peu virile et sportive ! Est-ce qu’un
entrepreneur de l’humour provocateur – dont les spectacles
n’ont jamais occasionné le moindre dégât – est un trouble à
l’ordre public ? Oui, il l’est ! Parce qu’il est vilain… na !
Si un jour des historiens se penchent sur cette affaire, ils se
demanderont certainement comment le peuple français a pu
avaler une couleuvre aussi énorme d’un état reniant les fondations sur lesquelles il fut bâti : séparation de l’Église et de
l’État (ou dans le cas présent, du Shoahisme et de l’État), et
indépendance de l’ordre administratif et de l’ordre judiciaire.
Mais quand le bateau coule, il n’y a plus trop de compartiments étanches, c’est d’ailleurs à cela qu’on se rend compte
qu’il coule…
industrie du divertissement
L’Art Nak
Les castes dominantes régulent bien sûr le marché de l’art, comme
elles régulent les marchés financiers. Car l’art est devenu surtout et avant tout un marché, comme on vend du vent ou des
vol-au-vent, on vend de l’art. Il suffit pour cela de contrôler :
•• Les critiques et journalistes (donc les journaux)
•• Les galeries d’art (donc de les posséder)
•• Les musées (donc de financer les politiques qui attribuent
les budgets et nomment les directeurs des musées)
L’on peut ainsi faire un montage artistique frauduleux assez
proche d’un système de Ponzi et contrôler le marché de l’art et
95 % des artistes. Les galeries du lobby de l’art exposent tel ou
tel commis soumis, leurs journaux en font des critiques dithyrambiques (ce qui fait monter sa côte), quelques membres
du lobby de l’art achètent ses œuvres, parfois la galerie ellemême, créant ainsi un effet de dumping. Enfin les employés
à la culture des tas achètent pour leurs musées les œuvres
de l’artiste soumis, ce qui fait exploser sa côte et cimente sa
notoriété. La pompe est amorcée, les appâts sont jetés, il ne
reste plus qu’à attendre le nouveau riche, le pigeon collectionneur et tous les membres du lobby de l’art vont se gaver.
Car aujourd’hui la notion même « d’œuvre d’art » est remplacée par celle d’objet marketing et la cote de « l’artriste »
est directement liée à sa soumission aux réseaux idéologiques
dominants. Il restera toujours, comme chez les journalistes
ou acteurs, quelques artistes debout et intègres, des fous, ou
des irréductibles pauvres et inconnus qui créeront une œuvre
méritante. Mais vous l’aurez compris, un « artriste contemporain » est d’abord et avant tout un lèche-cul du pouvoir à
la langue bien pendue, mais attention… un lèche-cul outrageusement rebelle et transgressif !
Demander aujourd’hui à un peintre s’il sait préparer ses
peintures ou à un sculpteur travailler le bois et la pierre est
presque une insulte. Dire de la musique « contemporaine »,
211
qu’elle est fausse et prétentieuse est une apostasie : Oh bien
sûr, il faut être initié pour comprendre ! Eh bien non ! Le chant
des oiseaux, des baleines ou le silence sidéral font vibrer en
l’humain la corde de l’Harmonie universelle, tout comme le
souffle du vent balaie le doute du rêveur. C’est pour cela que
l’on peut tomber en émoi devant une calligraphie chinoise
dont on ne comprend pas un traître mot, ou que l’on peut
vibrer dès le premier instant au son du didgeridoo… Par
contre il nous faudra des heures d’explications ardues pour
tenter de justifier la dissonance malsaine de musiques cacophoniques, ou pour comprendre l’exposition Papiers cul usagés
au Grand Palais, où l’artiste nous renvoie aux rites fondateurs de
l’eschatologie de l’éphémère. La matière enfin libérée prend forme et
fait cale dans cette apocacatastase.
Bien sûr que l’art Nak est d’abord et avant tout une négation
de l’humain visant à annihiler son rapport à l’Harmonie universelle et au Beau sacral, pour le maintenir dans un déballage de soldes permanentes et un fétichisme de la marchandise, abscons… comme ses pieds !
Spectacle vivant & variétés
L umoure
Lumouriste de divertissement est à la société ce que la vaseline
est à la sodomie. Il permet chez le spectateur la pénétration
en profondeur de l’état de servitude et l’acceptation de sa
médiocrité. Car si lumouriste d’État est veule, s’il rampe devant
le pouvoir, tout comme l’artriste, il peut aussi être très politisé et dénoncer le méchant régime nord-coréen ou le vilain
FN… est vilain FN ! Voire pour les plus extrémistes, vilipender
la pêche à la baleine et la déforestation amazonienne… Il a
des couilles et un cœur gros comme ça lumouriste !
Au départ, les fous du roi avaient un regard lucide et impertinent sur le monde, en décalage avec le pouvoir. Aujourd’hui
industrie du divertissement
99 % des lumouristes sont de degoch et pour le « mariage partouze ». Les Molière, Chaplin, Dac, Reiser, Coluche, Desproges, Monthy python, Carlin, Dieudo, Astier… sont les
« philosophes du bon sens », donc souvent en dissidence de
la pensée arrangeante du monde spectaculaire… Ensuite, il
y a l’école du Sentier (pas très lumineux) et du Camel Collabo Club qui représente plus de 80 % des comiques troupiers français, spécialistes du pet sur scène et du stand-up :
L’aut’ jour, j’sors d’chez moi et je rencontre une meuf qui m’dit :
Alors la frite ? Ch’lui réponds : Oui, la frite équatoriale ! Mort de
rire, LOL, NDLR, ;-)
Il est amusant de noter que nombre de ces employés du
transgressif conventionné font aussi de la pub pour les
grandes banques ou compagnies d’assurances. Même en
étant con comme un balai, on a une petite idée de ce qu’est
une grande banque ou une compagnie d’assurances et qui
elles acculent. De là à penser que nos comiques troupiers
sont de fieffés acculés… Le monde du showbiz t’expliquera
que c’est normal, qu’on ne pas donner à réfléchir et faire rire
en même temps. C’est bizarre, y’a des tas de gens qui me font
rire comme Pierre Desproges et qui disent des choses qui ont
aussi du sens : L’ennemi est bête : il croit que l’ennemi c’est nous,
alors que l’ennemi c’est lui ! Ou encore : Les animaux sont moins
intolérants que nous : un cochon affamé mangera du musulman…
Le
chanteur de
K araoké
Dans la bouillie médiatique et soporifique servie aux masses
bêlantes, le rôle du chanteur de karaoké est de maintenir
le patient dans un état de léthargie en émettant des sons
codés et sans arêtes. Comme le bébé qui dort sereinement
tant qu’il entend la voix de sa mère, le Cheptel humain a
besoin d’être rassuré dans les salles de traite ou les allées
de l’abattoir par des comptines et des fadaises : Tu n’es plus
là depuis que tu es parti, ou Tu es le seul que j’ai tant cherché avant
que de t’avoir trouvé, oh bébé. Les employés au chantage ont
dans leurs modulations vocales la sincérité d’une vendeuse
213
de chaussures qui n’a plus de 41 en boutique mais qui t’affirme que son 40 taille grand… Tout est convenu et prévisible
dans l’industrie du divertissement musical, encore nommé
« chanson ». Les rimes sont prévisibles, si prévisibles, Baby
don’t go, I love You so et les quelques rythmes militaro-techno-rock qui constituent la panoplie du variétiste rock et du
technoïste ne sont pas très variés, Poum, tcha ka poum, poum,
et font pâle figure devant la riche mélopée rythmique d’un
joueur de tablas indien ou d’un batteur de jazz inspiré. Tout
comme ces rockeurs rebelles qui tentent de masquer la pauvreté de leur inspiration par une saturation pavlovienne et une
tonne de décibels sachant, que leur soupe en brique servira
probablement de musique de fond à une pub de lessive…
Je ne parle même pas des franchisés français de la gamme de
produits rapeux et hipopeux US (gros & demi-gros) : gros culs,
grosses bagnoles, gros son et gros fric. Le fait que les chaînes
de ces hommes et femmes d’affaires soient en or pourrait
laisser croire qu’ils ne sont plus les esclaves de l’industrie du
divertissement… mais ils se trompent, simplement ils sont des
esclaves pétés de tunes ! De grands penseurs comme Akhetekon expriment très bien le sens du combat de ces rebelles du
rap : « Je ne suis pas un altermondialiste, ni un communiste, je suis
pour un capitalisme juste… » et moi je suis pour une traite des
Nègres équitable et conviviale et des génocides bon enfant !
On comprend dès lors pourquoi le pouvoir déroule un tapis
de dollars à ces collabeurs et négro-traitres, pas pour leur
petit talent de pousseur de chansonnette, mais bien pour leur
soumission à leurs maîtres marchands et pour leur inculture
politique totale, parfaite pour sprayer les quartiers de daube
et dope soporifiques. Il y a bien quelques tchatcheurs du Sud
dans la tradition des joutes trouvères qui ont acclimaté le flot
au verbe occitan et français, humanisé le son avec des instruments acoustiques et dont souvent les textes aussi s’émancipent. Écoutez Massilia Sound System, Pauvre de nous ou Les
Fabulous Troubadors, Duel de sans-pareils… on est très loin de
industrie du divertissement
Les flics sont des enculés, ils m’empêchent de dealer.
Très clairement aujourd’hui des Ferré, Brassens, Brel… n’auraient que très peu de chance d’exister. Remplacés par ces
chanteurs de karaoké, mignons, bronzés et propres sur eux…
ah oui, et puis surtout soumis ! D’abord soumis à l’Empire US dont ils doivent reprendre les chansons insipides en
anglais, langue qu’ils ne parlent pas et se contentent donc
de singer comme la technique vocale grossière, le mixage
surcompressé et surmasterisé. Et puis soumis à leur maison
de disque, à leur producteur, à leur manageur, soumis à leur
attaché de presse, aux journalistes, aux photographes, aux
magasines, aux présentateurs télé, aux radios, soumis à la
morale d’État et à leur public sans qui ils ne seraient rien…
À moins qu’ils ne soient vraiment rien, à moins qu’ils soient
conscients d’être aussi grassement payés, non pour les banalités qu’ils perroquent, mais bien pour les choses essentielles
qu’ils taisent ?
Cinéma & télévision
Les productions cinématographiques aux coûts de plus en
plus pharaoniques servent à formater le comportement du
Cheptel et à dissiper la pression de la cocotte minute sociale.
Dans les films de propagande, on voit toujours les gentils
gagner et les méchants perdre… évidemment dans la réalité c’est un peu différent. Agissant au nom de Dieu, de son
pays ou d’une cause juste, chacun pense qu’il est le gentil et
l’autre en face le méchant. Pourtant, dans la grande majorité des cas, on le sait bien, bêtise, force de destruction militaire et pouvoir financier triomphent… alors pourquoi cette
supercherie grotesque ? Comme dans toute société primitive, ce rituel d’exorcisme permet au peuple de supporter ce
qui n’est plus supportable. De s’imaginer valeureux humain
triomphant pour une juste cause, quand il n’est plus qu’objet marchand couard rampant pour ses croquettes. Tuons,
215
puisqu’au cinéma les jolies bobombes ne tuent que les
méchants et épargnent les gentils, à qui il suffit de courir en
tenant par la main l’héroïne pour échapper aux explosions…
C inéma
judéo - hollywoodien
Il est très facile de manipuler le Cheptel humain par l’émotionnel et les sophismes, mais beaucoup moins par la raison et la
connaissance ! Donc pour arriver à leurs fins, les productions
hollywoodiennes sont totalement improbables, irréalistes et
incohérentes, basées sur l’erroné, le cliché et l’amalgame. Les
moneycraties ne peuvent perdurer que dans le mensonge et
le rêve collectif, dès lors, ce n’est pas de façon fortuite ou
ludique que les scénarios, dialogues, personnages, musiques,
bruitages… reposent uniquement sur les tensions émotionnelles et les réflexes pavloviens. Cette stupidité est là pour formater le cerveau humain à la non-réflexion et le préparer à la
perfusion des infomensonges et des manipulations de l’insignifiance que lui serviront toute sa vie les médias. Par exemple,
pendant le génocide palestinien ou syrien : Oui, on assassine
bien un peu des enfants dans des écoles et des hôpitaux, mais c’est
parce qu’il y a peut-être des méchants bougnouli-terroristes avec eux.
Et 95 % de la population lobotomisée par le substrat cinématographique va gober ça, plus ou moins facilement.
Intelligence, raisonnement, sens commun, poses ou silences
propices à la réflexion doivent être bannis du champ de la
caméra, pour ne garder que la pommade lubrifiante et anesthésiante propice au viol cérébral du Cheptel… Les dialogues
aussi sont poignants et d’une force… j’en ai les larmes aux yeux !
–– Oh toi, ma fille, ma bataille, je ne me suis jamais occupé
de toi pendant 15 ans, mais tu es tout pour moi, car tu es
le sperme de mes couilles !
–– Oh oui, mon papounet chéri, qu’importe que nous
détruisions la planète et assassinions des milliers d’êtres
humains tous les jours ? Mon trou de balle, ton trou de
balle, c’est ça qui est important !
industrie du divertissement
–– Je
t’apprendrai à jouer au base-ball et puis on mangera
des saucisses grillées en buvant de la bière… et puis ensuite,
lorsque les niakoué-extra-terrestres t’auront enlevé, je
devrais choisir entre ta vie ou la vie de la terre entière, que
les méchants terroristes menaceront de détruire… Le héros du cinéma hollywoodien ne doute jamais de sa
connerie, c’est sa force… entre la vie de sa progéniture ou la
terre entière, il a vite fait son choix ! Personnellement je douterais un peu, sachant que si toute la terre explose, même
toi mon enfant, le sang de mon sang, le bon jus de la treille
à pépère, tu risques fort d’exploser aussi… Mais apparemment, ces déductions cartésiennes dépasseraient les capacités cognitives du spectateur moyen, abruti par des décennies
de séries et de jeux télévisés. Mais il arrive quand même à
comprendre le même scénario qu’il revoit depuis 50 ans. Y’a
un fil rouge et un fil bleu qui alimentent le détonateur de la
bombe atomique… lequel faut-il couper ? Quel suspense !
Dès lors, il est tout à fait logique qu’Hollywood ait viré ou
ostracisé les meilleurs auteurs et cinéastes, les Chaplin,
Welles, Kubrick, Linch… qui faisaient des histoires bien trop
réalistes et humaines : on ne savait pas qui était le gentil
et qui était le méchant. Pour ne garder que les médiocres,
les besogneux, les lisses, les collabos, les bons américains,
les soumis au final cut… Et quand Hollywood accueille des
cinéastes comme Fritz Lang qui a réalisé des chefs-d’œuvre
comme Metropolis ou M le Maudit, c’est pour l’employer à une
production beaucoup plus formatée et lisse.
Aujourd’hui, à part des niaiseries qui s’exportent très mal,
et des thrillers dont la mécanique éculée a fini par lasser,
les producteurs utilisent toujours les mêmes sornettes
bourr’moi’lmou pour le formatage des masses :
•• Le mythe du gars qui part de rien et qui à force de volonté
et de travail réalise ses rêves et devient « le meilleur »… le
meilleur en quoi, on ne précise jamais ! Dans son art, la
farce mondaine, la joie intérieure… ? Dans une société où
217
tout repose sur l’appartenance à des castes et sa soumission aux lobbies, il est fondamental que le Cheptel humain
croie toujours au « rêve américain » et au mérite individuel.
•• Des séries de FBICSI sponsorisées par la NSA et les marchands d’armes, où les gentils enquêteurs passent leur
temps à boire du café en fliquant nos vies sur Internet, puis
vont sortir leur membre d’acier en défonçant les portes
de nos maisons pour traquer les méchants pédo-terrorristes-zombies. Le viol de notre vie privée, l’état policier et
la laisse cybernétique, c’est pour notre bien !
•• Des films basés sur l’hyperviolence totalitaire « justifiée »
qui préparent la future chair à canon humaine, à tuer et à
être tuée sans aucun état d’âme, persuadée qu’elle est l’incarnation du bien, puisque l’autre, le bougnouli-kafir-extraterrestre est l’incarnation du mal qui veut envahir l’Amérique.
Super-héros « élu », brave, vaillant, n’hésitant pas à se battre
à main nue seul contre dix, quand dans la réalité le mercenaire
américain caché derrière son fusil à lunette ou son joystick tue
comme un pleutre quelques agriculteurs locaux sous-armés.
Donc ultimement le cinéma américain est un cinéma de déshumanisation, préparant au génocide de la 3e Guerre mondiale et aux catastrophes écologiques programmées, puisque
l’Américain est profondément bon, puisque Dieu bénit l’Amérique et chie sur le reste du monde…
C inéma d ’A sie
Le cinéma chinois n’est guère mieux sur le fond, même si la
forme est parfois sublime, avec ses superhéros taoïstes ou
shaolin qui volent dans les airs et foutent tout seuls la pâtée
à 50 quidams. On se demande où étaient passés tous ces
grands maîtres de Kung-fu lorsqu’en 1860 les 6 000 soldats
anglais et français prirent d’assaut le pont de Pa-li-kao. Dernier obstacle sur la route de Pékin, le pont était défendu par
des dizaines de milliers de soldats de l’armée chinoise, et à
part leur défense qui vola en éclats et les Occidentaux qui
industrie du divertissement
leur volèrent dans les plumes, pas un seul vol de superhéros ne fut enregistré ce jour-là ! Quelques canonnades et
quelques milliers de glandus blancos pour envahir l’Empire
du Milieu, c’est pas glorieux, glorieux, et l’on comprend dès
lors que le cinéma chinois dépense autant d’énergie pour réécrire une histoire falsifiée du pays. La mise en images, grossièrement adaptée des classiques de la littérature chinoise, des
Trois Royaumes à Confucius, avec des super héros sans besoin
physique et avec le plus profond mépris pour la vie humaine,
montre aussi la barbarie sociale et la violence du capitalisme
d’État chinois, loin, très loin, de la mansuétude et du pacifisme inhérents au bouddhisme et au taoïsme authentiques…
Le cinéma japonais quant à lui, par sa beauté formelle, la
perfection de ses cadrages, l’approche naturaliste du monde,
la noirceur de ses héros, et ses unhappy end fut, à mon sens,
le plus intègre et le plus réussis artistiquement… mais il y
a toute une vraie culture à accepter pour pouvoir l’apprécier pleinement. Dénaturé par la Nouvelle vague et le Western
spaghetti, pollué de l’intérieur par la sous-culture Manga et
Hentaï, le cinéma japonais a été réduit à la bouillie mondialiste pour ados que l’on connaît. Nous rappelant au passage
que le mondialisme culturel n’est absolument pas l’apport
des différentes cultures entre elles, ni leur mélange, mais leur
annihilation et leur remplacement par la bouillie prédigérée
et fade de l’industrie du divertissement banco-sioniste.
Le cinéma indien est techniquement le plus grand producteur
de films au monde, mais aussi une machine à maintenir un
peuple dans un état de soumission et de pauvreté intellectuelle résiduels. Pour l’Indien, le cinéma est une des rares réalités heureuses qu’il peut se payer pour 30 roupies (0,45€).
Ce ne sont que clichés sur clichés – finalement pas pires que
ceux du cinéma judéo-hollywoodien – en un mix de scènes
de combats mal chorégraphiées et pompées au cinéma
chinois, et de danses bien chorégraphiées sur des rythmes
groovy, entrecoupées de pleurnicheries hindouisantes. C’est
219
un pays où les spectateurs hurlent quand le méchant apparaît à l’écran et applaudissent quand il meurt, et où certains
acteurs sont vénérés comme des divinités avec des autels
élevés en leur nom. Bollywood se paie maintenant des tournages en Europe, fricote avec Hollywood et copie les clips
musicaux occidentaux aussi banalement transgressifs que
convenus, bien loin des grandes épopées du Ramayana et
du Mahâbhârata de son début. Satyajit Ray doit se retourner
dans son salon de musique…
C inéma
français
Et puis en France on a le cinéma troudebaliste degoch avec
diverses branches de la diversion. La branche existentialiste
bobo-parisianis avec comme thème central je souffre beaucoup, faite par des petits-bourgeois qui n’ont jamais bossé
de leur vie et qui passe leur temps à picoler et à baiser… passionnant ! On a la branche du Sentier kétrétrédrol, qu’est-ce
qu’on se marre dans ces comédies hilarantes avec des gags
à se chier dessus de rire, même que ça peut rapporter gros
et demi gros. Et bien sûr les films defam qui abordent des
sujets universels : Elle travaille dans une agence de pub parisienne
et cherche lamoure… d’après une histoire vraie ! À la fin, notre
héroïne trouvera pine à sa chatte… ou chatte à sa chatte. Et
ça, c’est le bonheur ! En effet que pourrait désirer de plus un
être humain ? Toutes ces branches du cinéma ne sont là que
pour cacher la forêt du Réel et maintenir l’humain dans l’enclos du rêve collectif…
De plus, la plupart des castings étant faits sur des bases communautaristes, de réseaux et de médiatisation et très peu sur
le talent d’acteur, la médiocrité et la standardisation par le
bas de l’interprétation deviennent de plus en plus flagrantes.
Un jour, j’ai vu une actrice vraiment formidable qui jouait
avec une vérité, une profondeur, et une justesse que j’avais
rarement vues… elle avait 7 ans ! Enfin, pour ceux qui pensent
que faire le guignol devant une caméra est un métier très difficile – évidemment, on ne parle pas ici de mémoriser les 1600
industrie du divertissement
vers de Cyrano et de les jouer sur une scène –, c’est en réalité, comme la politique ou le journalisme, surtout un métier
de suceur. Il faut savoir sucer avec application et rigueur son
producteur, ses « camarades », les journalistes… C’est toute
la différence entre une pute et un acteur. La pute suce, mais
elle n’embrasse pas, car elle a sa morale. L’acteur lui, suce,
embrasse, et si tu le paies bien, il dira même qu’il t’aime. Et je
ne parle pas qu’au sens figuré, les politiques qui sont de fins
connaisseurs en la matière se font surtout sucer par des journalistes et des actrices… ou éventuellement musiciennes !
T élévision
Dans une émission de télévision, le principal invité est le présentateur lui-même dont le souci majeur sera de mettre sa
soumission en valeur, pour rappeler à ses employeurs : Voyez,
je suis bien la merde soumise que vous rémunérez grassement pour
mon silence et ma lâcheté ! Si vous avez un doute sur la véracité de ces propos, vérifiez par vous-même, zappez d’un journal télévisé à l’autre ou lisez la presse écrite… c’est tous les
mêmes : mêmes sujets, mêmes traitements de l’info, mêmes
invités, mêmes partis pris ! Si l’on vivait dans une société
libérale, il devrait y avoir une pluralité de la presse, non ?
Des centaines de journaux, mais un seul point de vue, des
milliers de journalèches pour « commenter » la mascarade
démocratique, mais aucun pour la questionner ? Ça ne vous
semble pas bizarre, comme de voir la gent propagandesque
s’offusquer, même s’énerver tout rouge quand un gredin ose
remettre en cause leur intégrité journalistique : Mais comment osez-vous, je suis parfaitement libre de mes propos et de mes
invités, si je suis à quatre pattes c’est parce que j’aime bien ça, et
que ça relaxe mes sphincters entre 2 réunions de rédaction. J’invite
librement les coqueplumets qui sont sur la liste, et pour 20 000 €
par mois, je lis en toute impartialité le texte du prompteur d’investigation ! Ben oui mon grand, comment crois-tu qu’on paie
une pute ? Avec du fric, mais pas que, il y a aussi la sensation bandante d’être une « star du petit écran ». Moi pauvre
221
technicien de surface du Ministère de l’Intérieur, je suis tous
les jours une putain de star ! Il est aussi intéressant de voir la
terreur que suscitent en eux les dissidents du système qu’ils
classent comme « malades mentaux ». Je crois même qu’ils
sont sincères et que la vision de la non-servitude crée en eux
une sorte de vertige qu’ils fuient et nomment folie ou possession démoniaque.
Dans les séries télévisées, la médiocrité et l’affaiblissement
cognitif sont de règle, et l’on ne pourrait même plus produire aujourd’hui des feuilletons comme Twin Peaks ou Le
prisonnier qui paraîtraient une faille dans le béton du néant
audiovisuel. Ni même un bon vieux Maigret ou Colombo,
dont les enquêtes faisaient appel au raisonnement et non à
l’émotionnel entrecoupé des histoires de cul de la capitaine
lesbienne dont le frère alcoolique a été violé par sa mère.
Restent donc des polars qui mettent en scène une police imaginaire, intègre et au service du peuple. Des sitcoms humoristiques qui décrivent la vie de merde des protagonistes qui ont
accepté la médiocrité et le compromis comme projet de vie.
Soumis à l’ordre social, petits dans leurs aspirations, menteurs à eux-mêmes, à leurs enfants et à leurs patrons devant
qui ils rampent. Aussi lorsque le Cheptel humain rentre chez
lui le soir, il peut regarder les désinformations, être vengé par
les bons et consciencieux policiers qui attrapent les méchants
messieurs ou revoir des gens qui vivent comme lui une vie de
merde. Signifiant ainsi au téléspectateur qu’il n’y a rien de
plus à espérer puisque même l’industrie du rêve nous montre
que la médiocrité et l’état de non-bonheur sont notre seule
condition possible ! Pourtant une petite voix vient parfois
nous titiller, nous disant qu’en nous, petite créature médiocre
et finie réside aussi la possibilité d’un infini bonheur…
J eux
télévisés
Les jeux du cirque télévisés sont vieux comme le monde :
Panem et circenses (pain et jeux du cirque) disaient déjà nos
amis romains. Car en plus de maintenir le spectateur dans un
industrie du divertissement
état semi-comateux, tant par la stupidité des questions que
la grossièreté libidineuse, ces jeux tentent de contrebalancer
la violence et le désespoir du Réel par une fausse atmosphère
conviviale, une impertinence consensuelle, et une autodérision égomaniaque. Si la religion fut l’opium du peuple, les
jeux, les lotos et les sports télévisés sont aujourd’hui l’addiction du Cheptel humain rapportant des millions d’euros à
leurs producteurs. Car en plus d’être forcé de payer une taxe
audiovisuelle pour des programmes insipides, de regarder
des pubs de merde qui lui vendent de la malbouffe industrielle ou des contrats d’assurance, le couillon télévisuel va
jouer ou voter en appelant un numéro spécial surtaxé à 1€
afin de gagner une magnifique tringle à rideaux ou une télévision qu’il a déjà. 50 000 appels x 1 € = 50 000 € : effectivement c’est un super cadeau… pour la production !
J’ai récemment maté un peep-show russe, Danse avec les tsars,
où des taxi-boys efféminés exhibaient leurs abdos huilés en
se trémoussant avec des danseuses de salon qui dandinaient
du fion les cuisses nues, tout en exhibant leur dentition. Ce
rictus chevalin, censé exprimer un état de gaîté spontanée,
remonte au temps des cabarets et des bordels, lorsque les
paysans venaient tâter de la croupe après la foire aux bestiaux et jugeaient de l’état sanitaire du bétail cancanant par
inspection dentaire. Être habillée comme une pute ou un
gigolo pour faire le tapin télévisuel est assez logique et n’est
pas en soi un problème, mais que l’on nous dise : c’est ça la
danse, est une insulte au sens commun et à l’Art. Parce que la
danse n’est pas qu’une exhibition précopulatoire : La danse
c’est aussi swinguer au rythme des saisons et fouler l’offrande
des récoltes, l’incantation du chamane à l’âme des défunts,
l’union du feu et de l’eau, la transe amoureuse de Rhada
pour Krishna… alors que dans ces concours de diversion,
danser ce n’est que dandiner du fion les cuisses nues et le
torse huilé… pourquoi ? La danse authentique éveille en nous
l’appel au sacral et le sacral nous ramène à l’humain, là où
223
les moneycraties doivent nous maintenir dans un paradigme
d’objets sexuels applaudissables. Mais l’Art véridique ne s’applaudit pas, il se ressent ! La Vie n’est pas un concours, elle ne
nous juge pas : chaque être humain est unique et émouvant,
et a un talent particulier et inclassable… à lui de le trouver !
Il y a aussi les émissions de télé-réalité où l’on voit des groupes
de crétins des Alpes dans des pseudo aventures survivalistes,
bouffer de la merde et des asticots, trahir leurs amis et accepter les pires humiliations pour faire gagner de l’argent à la
chaîne. Là, le message est très clair : Ta vie c’est de la merde
et tu dois être prêt à en bouffer pour la gagner ! Pourtant même
en arrivant premier à une course de rats, je ne serais jamais
qu’un putain de rat !
L es
joutes sportives
Pour terminer avec le moins minable, parlons des joutes
sportives. Au-delà des beuglements de supporteurs avinés, et
du pathétique ersatz de patriotisme dans sa forme la plus
chauvinarde, il y a clairement une intensité de vie, quelque
chose de rare qui se passe parfois… Pour une fois un scénario
qui n’est pas joué d’avance, un jeu avec des règles identiques
pour tous, ce qui nous change de la morne mascarade politique et sociale où tout est protocole stérilisé et pipé. Pour
une fois des gens qui vont pouvoir exprimer leur bravoure et
leur vaillance, et qui ne devront pas leur réussite à l’appartenance à telle loge, peuple ou syndicat, mais à leurs vertus
et leurs talents. Les participants des Jeux olympiques antiques
furent certainement les dignes représentants de cet héroïsme
sportif… avant que le fric, la pub, la soif de gloire, et le carriérisme ne viennent pourrir le fruit de l’intérieur. Devenu un
mercenaire apatride sans états d’âme, le sportif d’aujourd’hui
se vend au plus offrant, tape dans ce qu’on lui dit de taper
pour celui qui lui signe le plus gros chèque. Mais ça ne lui
suffit pas, il fait aussi le tapin pour les grandes compagnies
qui vendent des poisons sucrés solides ou liquides et des
vêtements de piètre facture au design stéréotypé fabriqués
industrie du divertissement
par des enfants esclaves en Asie. Le mercenaire n’est pas très
regardant sur la provenance de l’argent… c’est même un peu
sa définition !
Les gens font semblant d’être surpris quand ils apprennent
que tel sportif était défoncé comme un bourrin toute sa carrière ou que les membres de telle fédération sportive touchent
des pots-de-vin. Pourtant, le spectacle sportif comme divertissement à la misère est par essence une corruption de l’humain. La FIFA par exemple est une entreprise de spectacle
qui consiste à regarder des cuissots numérotés attraper une
sphère de cuir pour aller l’éjaculer dans la chatte adverse.
Comédiens niais, mais cupides, les joueurs ne sont plus que
les chiens courants du maître argent et les produits dérivés
de leurs sponsors. Les spectateurs sont devenus une masse
avachie d’adorateurs des dieux du stade. Dieux idolâtrés
curieusement par de nombreux musulmans qui apparemment ont oublié le sens de la phrase : ‫هللا لوسر ادمحم نأ دهشأو هللا الِا َهـَلإ آل نأ دهشأ‬.*
Mais les gens disent : ce sont des sportifs de haut niveau et peu de
gens peuvent faire ce qu’ils font… et c’est vrai ! Mais est-ce que
vous savez faire une charpente de cathédrale, une opération
à cœur ouvert, traduire du chinois ancien en français… ? Moi
pas ! Pourtant les gens qui font cela ne gagnent pas des millions et ne sont pas vénérés comme des idoles… L’obsession
maladive des sociétés marchandes à souiller chaque espace
vierge a fait du sport un spectacle de la marchandise héroïque
quand il aurait du rester un pont entre le corps et l’esprit et la
joie fraternelle du jeu collectif, comme ce fut le cas pendant
des millénaires dans les communautés humaines.
Panem et circenses qu’ils disaient… avant de sombrer !
* J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu, et que
Muhammed est son Messager.
225
Il existe bien une intelligence extra-terrestre, la preuve…
ils ne nous ont jamais contacté !
Confucius… ou un mec comme ça
Science, Écologie & Santé
Le scandale du Néerlandais Diederik Stapel chercheur en psychologie sociale est très révélateur de la mascarade scientifique. Ce « professant » avait falsifié et inventé des jeux entiers
de données et élaborait ses expériences avec ses collègues et
ses étudiants, mais les réaliserait dans d’autres universités qui
se révélèrent imaginaires… De fait, Diederik Stapel remplissait lui-même les résultats et jetait les questionnaires vierges
à la poubelle ! Question intéressante, comment ce « scientifique » a-t-il pu pendant plus de dix ans berner collègues,
étudiants, et revues scientifiques qui sont supposées vérifier la véracité et la pertinence des articles qu’elles éditent ?
Sachant que la falsification était grosse comme une maison,
comment les experts qui ont relu les textes n’ont pas remarqué que les expériences étaient infaisables en pratique et les
résultats statistiquement impossibles ? À moins que… mais
non ce n’est pas possible : personne ne relit quoi que ce soit
ou les gens sont d’une compétence d’apparat…
Est-ce un cas isolé ? Le blog Retraction Watch a jugé l’année
dernière que 500 à 600 travaux de recherche devaient être
retirés de la littérature « scientifique », et des milliers d’autres
restent très questionnables sur la rigueur de la méthodologie employée. Tout cela est parfaitement logique lorsqu’on
comprend que la « science » n’est qu’une des branches de
la production capitaliste. Dans la grande majorité des cas,
la recherche, tout comme la justice ou le journalisme « d’investigation » ne sont là que pour entériner les fatwas de la
pensée « arrangeante* ». À moins de bosser seul dans son
garage sur ses fonds propres, un scientifique aura toujours
au-dessus de lui la mafia politico-financière qui lui donnera
ordre de chercher ou pas, comment et quoi trouver, décidera
ou pas de publier et de financer ses travaux, et surtout commercialisera ou pas les applications de l’invention.
* pensée qui arrange tout le monde, sauf l’humain.
227
Une science absolue et immuable est un mythe, toute science
même validée par l’expérience est partielle et provisoire. La
vision messianique d’une science salvatrice telle que propagée à la sombre époque des Lumières nous a amenés au chaos
technologique et écologique dans lequel nous sombrons…
Ces braves luminaristes n’avaient pas pensé que mettre
des joujoux atomiques entre les mains d’enfants turbulents
n’était peut-être pas de la plus grande sagesse…
Déficit écologique
Il n’est évidemment pas possible en quelques lignes de
s’étendre sur notre déficit écologique qui ultimement n’est que
l’expression de l’insatisfaction humaine et de son non-bonheur. Pourquoi l’être humain s’est-il perdu dans une course
effrénée et suicidaire à la surconsommation ? Pourquoi a-t-il
quitté la production artisanale et l’agriculture familiale, à
quoi lui sert-il de bouffer de la merde, de devenir obèse, diabétique ou cancéreux ? De s’entasser dans des transports en
commun stressant, de brasser du vent derrière des écrans et
d’aller ensuite faire 2 h de sport bidon en salle.
Un chat a une fourrure qu’il entretient avec grand soin toute
sa vie et qui lui sert d’habit de travail, d’intérieur, d’habit de
soirée, de sport, de chasse, de chemise d’été, de manteau
d’hiver, de pyjama, de couverture, de drap… et d’auto aussi*.
Sa langue lui sert de gant de toilette, de savon, de serviette,
de crème de beauté, de nuit, de jour, antirides… de désinfectant, de premiers soins, de paille, de verre à eau… Un chat, ça
sent bon, ça consomme très peu, c’est biodégradable, et son
ronronnement apaise l’esprit… Une voiture, ça pue, c’est dangereux, ça consomme des tonnes d’énergie fossile polluante,
c’est très difficile à recycler et son vacarme est abrutissant.
De l’océan immense provint la vie humaine et la permet
encore aujourd’hui sur terre… mais pour combien de temps ?
La délicate et discrète abeille œuvre pour polliniser les fleurs
* oui, parce que l’habit ça sert d’auto… bon OK je sors…
science, écologie & santé
qui donneront les meilleures choses que l’on puisse manger :
les fruits. Si elle disparait, qui pourra faire ce travail à sa
place ? Pourquoi des millions de nos frères animaux sont-ils
élevés et exterminés dans des camps de la mort avec moins
d’humanité qu’en avaient les kapos SS ?
L’ acidification
des océans
Les océans sont en train de s’acidifier à la vitesse grand V,
en absorbant 30 millions de tonnes de CO2 par jour, soit
environ 1/4 des émissions journalières. Cela pourrait sembler anodin, si ce n’était le début de la mort irrémédiable des
océans, donc de la vie… certes, pas irrémédiable à l’échelle
de l’univers, mais à l’échelle humaine, certainement. Déjà
de nombreux organismes vivants périclitent, à commencer
par les coraux et toute la faune qu’ils abritent. Les animaux
à carapace (gastéropodes, échinodermes, moules, huîtres,
crabes, crevettes…) qui ont besoin de calcaire pour leur formation (le CO2 ayant tendance à dissoudre le carbonate de
calcium) sont aussi directement touchés. Mais cette acidification a aussi une influence majeure sur la formation du
squelette de tous les poissons.
L’acidité des océans a augmenté de 30 % en 250 ans, et pourrait tripler d’ici la fin du siècle. Elle se produit 100 fois plus
vite qu’au cours des 300 derniers millions d’années ! Au
cours des millions d’années de vie sur terre, le pH de l’océan
a fluctué de 8 à 8,3. À ce rythme vers 2100 il sera descendu
à un taux jamais atteint de 7,8 ce qui aura modifié de façon
profonde la faune et la vie qui pourra encore s’y reproduire.
Les abrutis qui nous gouvernent disent : Ah, mais la vie trouvera toujours un moyen de s’adapter ! C’est tout à fait vrai, en
cas de cataclysme nucléaire aussi, les cafards ont de bonnes
chances de survie… à part que moi je ne suis pas un cafard !
Le
génocide des abeilles
Ces petites bêtes peuvent sembler toute bête, mais elles sont
d’une intelligence prodigieuse, de pures communautés de
229
l’être, et nos meilleures ouvrières qui travaillent en silence,
sans jamais faire grève, sans jamais se plaindre de tout le miel
qu’on leur a volé, sans jamais rien demander pour les millions de fruits qu’elles pollinisent chaque année et que nous
mangeons sans même leur rendre grâce…
Et souvenons-nous, quand on parle de fruits on ne parle pas
seulement de pêches ou d’amandes, mais aussi de tomates,
de courgettes, d’olives, de piments… Le fruit se forme à partir
de la fleur pollinisée : donc pas de pollinisation, pas de fruit !
Et quel est le meilleur pollinisateur naturel ? L’abeille ! Elle
n’est pas la seule, d’autres insectes et d’autres modes de
pollinisation existent : notamment le vent, les oiseaux, ou
l’homme… mais si l’on devait remplacer les fines pattes de
l’abeille avec ses corbeilles à pollen avec nos grosses mains
pleines de doigts, on serait bien pataud ! Pourtant c’est
déjà ce que pratiquent les « femmes abeilles » des vergers
du Sichuan en Chine, ravagés par des pesticides auxquels
aucune abeille n’a pu survivre. Avec un filtre de cigarette fixé
sur une tige et recouvert de pollen séché au soleil, elles pollinisent leurs pommiers.
Mais nos amis du lobby militaro-robotique jamais à court
d’idées travaillent sur un projet fabuleux : RoboBee. Mis au
point par des ingénieurs de Harvard, il serait capable de polliniser les cultures grâce à des robots volants de 80 mg dotés
d’intelligence artificielle. Après avoir vendu des pesticides inutiles et très chers qui détruisent le vivant, les castes dominantes
pensent qu’il y a un petit billet à faire en le remplaçant par la
robotique. Et puis au cas où il y aurait un peu trop de casse
lors de la 3e Guerre mondiale, par la pollution ou les épidémies… des clones du Cheptel humain sont déjà dans les cartons.
Personnellement, je peux imaginer un monde sans céréales et
sans viande, mais sans fruits ? Sans cerises, sans mangues,
sans pastèques, sans tomates, sans huile d’olive, sans noix…
je crois que j’aurais du mal. Les 20 000 espèces d’abeilles
recensées sont sur terre depuis bien plus longtemps que
science, écologie & santé
nous, probablement 100 millions d’années. Extraordinaire
réussite technologique, les abeilles sont en train d’être génocidées dans les pays industriels, USA en tête avec -60 % de
ruches en 20 ans, par l’exploitation déshumanisée du vivant
par l’humain. L’abeille et la ruche sont des organismes extrêmement sensibles et complexes, ainsi que les causes de leur
disparition. Depuis les années 1970 on assiste au « syndrome
d’effondrement des colonies d’abeilles » avec une accélération depuis fin 90, où de nombreux essaims disparaissent de
leur habitat. Si on ne connaît pas toujours le processus de
disparition, on constate que l’effondrement des populations
d’abeilles suit le niveau d’industrialisation de l’agriculture de
la région et l’usage des pesticides. L’agriculture industrielle
entrainant parasites, prédateurs (petit coléoptère des ruches,
frelon asiatique) virus, champignons, bactéries, dégradation
des habitats, réchauffement climatique. Deux études faites en
conditions réalistes publiées par la revue Science démontrent
l’impact négatif sur le système nerveux des insectes des néonicotinoïdes présents par diffusion dans les fleurs de cultures
industrielles telles que le maïs et le colza. Une équipe de
recherche française a collé des micropuces RFID sur 650
abeilles et ont pu constater le rôle du thiaméthoxam non
pas par toxicité directe, mais en perturbant l’orientation des
abeilles et leur capacité à retrouver la ruche. Et qu’en est-il des
ondes électromagnétiques générées par les antennes relais,
des lignes à haute tension, de la pollution atmosphérique ?
La disparition des abeilles domestiques et sauvages pénalise
la pollinisation indispensable pour plus de 80 % des plantes
cultivées et sauvages. Mais les abeilles contribuent aussi à
la biodiversité, et la diminution des pollinisateurs sauvages
dans le monde entraîne la disparition en cascade de la flore
et de la faune associées. Si l’on rajoute à cela une hausse
prévue de 2°C à la surface de la terre d’ici à 2050 qui va
amplifier tous les phénomènes météorologiques : épisodes
de grand froid, tel le vortex polaire qui s’est abattu l’hiver
231
2014 sur l’Amérique du Nord, les vagues de chaleur et les
périodes de sécheresse, l’avenir pour la nature s’annonce
sombre. Arrêtons le massacre de la terre qui elle aussi s’acidifie, tout comme les océans, tout comme notre corps, tout
comme nos pensées…
L es
camps de la mort
La première chose à clarifier, c’est que le choix d’être végétarien ou pas ne rentre absolument pas en compte dans cette
réflexion sur l’élevage industriel. On peut tout à fait pêcher,
chasser ou élever des poules et des moutons pour les manger
et être férocement contre l’élevage industriel. Dans certains
pays on mange même du chien, du chat, du cheval, du dauphin… après tout pourquoi pas ? Si l’on estime que l’on a le
droit d’assassiner un cochon, pourquoi pas un chien ?
Tant que l’on élèvera et exterminera des millions d’êtres
vivants dans l’inhumanité la plus complète avec comme
seule justification à cette inhumanité : Oh ce ne sont pas des
êtres humains, il n’y a aucune raison que l’esclavage du Cheptel humain cesse. Dans une des formes les plus anciennes de
prédation du gibier, dite de la « chasse à l’épuisement », le
chasseur humain poursuit sa proie jusqu’à ce qu’elle s’effondre et mélange alors sa sueur avec celle de la bête dans
une marque de respect fraternel. Depuis la nuit des temps,
lorsqu’une tribu sacrifiait un animal, elle le remerciait pour
son sacrifice et l’offrait aux dieux. Avez-vous déjà visité un
élevage industriel ou un abattoir ? Une odeur de merde et de
mort, des cadavres pourrissants, la vibration totalement surréaliste devant des êtres sensibles que nos sociétés négationnistes ont réduit à de la marchandise vendu au kilo…
Sans compter la réalité du désastre écologique de l’élevage
industriel qui provoque : •• 18 % des émissions de gaz à effet de serre dont 37 % de
méthane au pouvoir de réchauffement 20 fois supérieur
à celui du CO2). 64% des émissions d’ammoniaque NH3,
science, écologie & santé
une des principales causes des pluies acides.
•• Pollution des eaux par les hormones, antibiotiques et
lisiers + engrais et pesticides utilisés dans les cultures intensives pour nourrir le bétail.
•• Gaspillage de l’eau en moyenne :
15 000 litres pour produire un kilo de bœuf
3 000 litres pour un litre de lait
500 litres pour un kilo de pommes de terre
•• Gaspillage des ressources naturelles de la terre : déforestation pour les pâturages (-20 % de la forêt amazonienne en 20
ans) au détriment de la faune sauvage et des écosystèmes.
•• 10 kg de nourriture pour produire 1 kg de viande de
bœuf. 50% de la production mondiale de céréales et 90%
de celle de soja sont destinés à la nourriture du bétail.
En plus donc de la négation du vivant par les industriels de
l’extermination animale, pour satisfaire la folie cannibalesque
du Cheptel humain endiablé au paluchage et à la mastication
du nichon hamburger. L’élevage industriel est une aberration
écologique, agricole et morale. Chasser, pécher, élever pour
sa consommation personnelle pourquoi pas, mais un mammifère n’est pas un objet et ne peut être vendu. Par essence,
une fédération humaine ne peut exister sans humanité, à
commencer pour nos frères animaux.
La
chasse à courre
Autant la chasse en soi, est une pratique ancestrale tout à
fait respectable lorsque le but est de se nourrir, autant elle
devient un rituel glauque pratiqué par ces « équipages de veuleries » modernes. Voir des dizaines de partouzards du sang,
charognards endimanchés et à cheval, précédés d’une meute
de 50 chiens et suivis par une caravane de 4 x 4, s’excitant le
chibron ou la chagatte pour mettre à mort une chevrette de
20 kilos, est un spectacle des plus pitoyables.
La bonne bourgeoisie et la petite noblesse (qui porte bien
l’adjectif, mais a oublié le sens du nom) font leurs tournantes
233
de chasse dans le local à ordures des forêts de Fontainebleau… Ce petit être, qu’ils vont poursuivre et torturer à
50 ou 100 a, à lui seul, plus de courage, d’honneur et de
noblesse que tous ces guignolos déguisés en chasseurs.
Je proposerais donc, pour tous ces « amoureux de la nature »
de leur carrer leur cor de chasse dans le cul et de les lâcher à
poil dans la forêt avec une meute de chiens à leurs trousses !
Et je suis sûr que ces « équipages de veuleries », canaille chevaleresque, pourront ainsi montrer le courage et l’intrépidité
qui les habitent… dans le cul !
Santé
Géronte – Oui, je n’ai qu’elle de fille ; et j’aurais tous les regrets du
monde si elle venait à mourir.
Sganarelle – Qu’elle s’en garde bien ! Il ne faut pas qu’elle meure
sans l’ordonnance du médecin.
Molière – Le médecin malgré lui
Dans nos sociétés hyper-primitives, l’humain est devenu si
lointain à lui-même que même sa naissance est traitée comme
une maladie. La vie du Cheptel humain étant le principal produit de rapport des castes dominantes, il est parfaitement
logique que sa maladie et sa mort le soient aussi. Dépossédés
de notre vie, de notre santé et même de notre intégrité physique par de grands marabouts aux grigris guérisseurs et aux
poudres magiques, nos maladies rapporteront des milliards
de dollars aux cartels des drogues légales. Si par exemple vous
avez une grippe, les médicaments que vous gobez servent
essentiellement à enrichir ces cartels et à ruiner la Sécurité
sociale. En effet, au XXIe siècle il n’y a aucun médicament
qui soit capable de traiter le virus de la grippe, par contre
les antibiotiques que l’on vous prescrit sont non seulement
inutiles et destructeurs de la flore intestinale qui régule notre
système immunitaire, mais à long terme, bien plus nocifs que
la grippe elle-même. Qu’est-ce qui fait alors qu’une personne
science, écologie & santé
supposée nous aider à être en bonne santé soit devenue la
VRP corrompue des cartels pharmaceutiques ?
L’ industrie
de la santé
Pour bien comprendre la notion de santé il faut d’abord
entrevoir qu’il y a là, deux entités complètement indépendantes et antinomiques :
•• L’industrie de la santé : hôpitaux, trusts pharmaceutiques
et leurs VRP qui se nomment entre eux « médecins ».
•• La santé personnelle : qui est le bien-être du corps
humain et qui n’a rien à voir avec l’industrie de la santé.
Pour comprendre le fonctionnement de l’industrie de la
santé, il faut faire un peu d’ingénierie inversée et se poser la
question : Qu’elle est le but d’une entreprise marchande ? Une
entreprise marchande a pour but de vendre le maximum de
produits à un maximum de clients en en tirant un maximum
de profits. Donc les entreprises pharmaceutiques ont pour
seul et unique but de vendre le plus longtemps possible leurs
produits à leurs clients. Il faut pour cela que 2 conditions
soient réunies :
1• Que la personne soit malade (une personne en bonne
santé ne consomme pas de médicaments).
2• Que le client soit en vie (un mort ne consomme plus de
médicaments).
À partir de là, on comprend aisément la réalité crue du fonctionnement de l’industrie de la santé : maintenir le client dans
un état maladif, mais vivant, le plus longtemps possible. Les
buts de cette industrie et du corps médical sont donc fondamentalement à l’opposé de la santé personnelle : être en
bonne santé, prévenir la maladie et la traiter le plus rapidement possible sans en générer de nouvelles. La très grande
spécialité de la médecine d’État dite « allopathique » (qui
se contente de soigner les symptômes, sans en soigner les
causes) consiste donc à masquer provisoirement une maladie en la déplaçant ou en en créant une autre.
235
M édecins
Personne ne doute qu’un médecin expérimenté est aussi
un praticien compétent au même titre qu’un boulanger ou
un potier. Certains chirurgiens ont un savoir-faire réel et
irremplaçable dans des cas d’urgence comme les accidents
cérébraux, cardiaques ou de la route. Mais quand ils attribuent l’augmentation de l’espérance de vie à la médecine,
ils oublient de rappeler que cette extension provient essentiellement du mode vie (travailler moins jeune, moins dur,
moins longtemps, plus nourri…) et de l’hygiène personnelle,
à commencer par la leur et celle des hôpitaux. En effet, les
chirurgiens ont longtemps opéré ou accouché sans se laver
les mains au savon après avoir disséqué des cadavres… évidemment il y avait beaucoup de décès ou d’infections chez
leurs patients. Aujourd’hui les maladies nosocomiales représentent toujours des millions d’infections de par le monde
(10 % dans certains hôpitaux) entraînant la mort d’environ 1
million de patients par an et 10 000 rien qu’en France. Il ne
faut pas oublier aussi de préciser que l’invention du scanner,
de la microchirurgie au laser, de l’appareillage électronique
et bionique doivent beaucoup à la technologie militaire et
aéronautique. L’espérance de vie est aussi liée à la diminution
de la toxicomanie tabagique et alcoolique, ventée il n’y a pas
si longtemps que ça par ces braves VRP du commerce de la
santé. Pasteur lui-même n’affirmait-il pas que le vin est la plus
saine et la plus hygiénique des boissons ?
Enfin, n’oublions pas qu’un centenaire d’aujourd’hui est né
avant l’industrialisation de l’agriculture chimique et de l’élevage hyper médicalisé. De nos jours l’espérance de vie stagne
ou recule dans la plupart des pays industrialisés comme les
USA. Cela est dû notamment à la médiocrité de l’alimentation industrielle, de l’eau du robinet dite « potable » (mais
qui reste très polluée, ne serait-ce que par le chlore) et le
gavage aux poisons médicamenteux dès le plus jeune âge.
science, écologie & santé
S anté
personnelle
Sujet intime, délicat et complexe, la santé personnelle ne
supporte pas de recettes universelles, de remèdes miracles,
ou de certitudes absolues. Le seul conseil que l’on pourrait
donner sur la santé, c’est : Méfiez-vous des gens qui vous donnent
des conseils ! La meilleure des thérapies est celle que l’on peut
comprendre et mettre en œuvre dans sa vie. Mais en moneycratie, le Cheptel humain est traité comme tout cheptel de rapport : d’abord dépossédé de son corps et de sa dignité, laissé
dans l’ignorance, il doit vouer une dévotion aveugle au marabout en blouse blanche et pratiquer le fétichisme du médicament. Réduit à l’état de « patient »*, sa maladie est un
placement soigneusement entretenu par le lobby médical qui
rapportera des dizaines de milliers d’euros en dividendes.
Concernant l’origine des maladies, grosso modo 2 théories
principales s’affrontent :
•• La maladie est une ennemie à combattre en consommant
des poisons qui la tuera ou (et) ou éliminant chirurgicalement
les anomalies ou tumeurs.
•• La maladie est une amie qui nous informe d’une désharmonie du corps qui se dissipera d’elle-même si nous retrouvons notre équilibre naturel.
Dans la première approche, de méchants virus tapis dans les
coins sombres du monde veulent nous faire la peau et des
tumeurs malignes éclosent par hasard sans que l’on sache ni
pourquoi ni comment. Pourtant on est en contact tous les
jours avec des milliers de virus (ne serait-ce que ceux de notre
flore intestinale) sans que cela nous porte préjudice, bien au
contraire. Est-ce qu’une prolifération virale est la cause de la
maladie ou sa conséquence ? Est-ce que le développement
d’une tumeur que l’on porte en nous depuis 10 ans est la
maladie ou son expression ? La médecine allopathique traite
les symptômes et dit : hop, on coupe la tumeur et voilà, y’a plus de
maladie ! C’est comme si l’alarme incendie se déclenche dans
* Personne condamnée à un supplice ou qui va être exécutée.
237
votre maison… coupez-la, et le problème est réglé !
Dans la seconde approche, on part du principe que les causes
de son état physique sont à rechercher dans son mode de
vie, son alimentation et son biotope émotionnel. L’état de
bien-être physique et psychique étant l’état naturel de l’être
humain, la maladie n’est que le voyant rouge qui clignote pour
nous alerter d’une surchauffe du moteur corps et du besoin
urgent d’arrêter sa course à la surconsommation alimentaire
et émotionnelle. Revenir à une nourriture appropriée, des relations humaines saines et un mode de vie idoine et le voyant
rouge s’éteindra. La maladie me squatte lorsque mon corps n’arrive
plus à éliminer les poisons que j’absorbe… Évidemment, si ces poisons sont dans l’eau que je bois ou l’air que je respire… j’ai un
problème difficilement résoluble. Mais la plupart du temps,
il est possible en changeant radicalement son alimentation et
en renouant avec notre énergie vitale de rétablir durablement
la santé. Maintenant, il n’y pas non plus de miracles et dans
tous les cas de figure, tôt ou tard… on meurt !
Une autre approche thérapeutique est ce que les Chinois nomment le « corps énergétique ». De même que notre corps est
irrigué par des vaisseaux sanguins, il l’est aussi par le « souffle
vital » et lorsqu’une partie n’est plus ou est mal irriguée, on a
tendance à développer des maladies à cet endroit. La tradition
chinoise a développé l’art de l’acupuncture pour essayer d’y
remédier, mais comme l’allopathie, l’acupuncture ne soigne
pas la cause originelle de cette faiblesse énergétique, et le problème aura tendance à réapparaître tôt ou tard ou ailleurs.
Le
corps humain
Génétiquement et physiologiquement l’être humain est proche
d’un grand singe (comme le gorille ou le bonobo) et à ce titre
possède un système digestif et une capacité d’assimilation
nutritive semblables, c’est-à-dire essentiellement :
•• fruits frais
•• feuilles fraîches
science, écologie & santé
•• racines
•• viande crue
Le problème étant qu’il digère et assimile mal ou peu le reste,
et que de plus ce n’est pas du tout, du tout dans nos habitudes et pratiques culturelles que de se nourrir « naturellement ». Changer ses habitudes alimentaires est beaucoup
plus violent que de changer de croyances. On ne le fait souvent que par absolue nécessité quand notre vie est en danger,
et il est parfois trop tard. Il est beaucoup plus facile pour un
alcoolique ou un toxicomane d’arrêter sa consommation que
de la continuer « un petit peu ». On ne peut pas se passer de
manger, mais on doit modifier complètement son rapport au
goût, à la satiété, au plaisir… C’est d’ailleurs là où l’on s’aperçoit de la profondeur de notre « hameçonnage », de la force
du fil qui nous lie à la société marchande qui dès le plus jeune
âge nous rend accros au « sucré-salé-acide-exhausteur ». Le
goût naturel des aliments nous semblant dès lors amer, fort
ou insipide. Et de la même manière que l’on ingère de plus
en plus de plats « tout préparés », on ingurgite de la pensée
« toute préparée », celle du pouvoir, celle des moneycraties,
la bonne vieille grosse pensée arrangeante prédigérée manufacturée au bon goût de « sucré-salé-acide-exhausteur ».
M anger
varié
?
Les employés à la propagande des lobbies agroalimentaires
avec un vague cache-sexe médical nous expliquent qu’il faut
bouffer beaucoup de leur merde et de la merde très variée,
c’est bon pour la santé de leur cotation de votre corps. Dans
la nature, le régime alimentaire est régulé par les saisons et
les lieux et jamais au grand jamais on ne peut se nourrir en
même temps de tous les fruits, légumes, viandes, poissons,
laitages… Quand c’était la saison, nos ancêtres se gavaient
de pêches, mais ne faisaient pas une « salade de fruits » avec
des fruits poussant à l’autre bout du monde à une autre
saison, et n’allaient pas ensuite récolter des bigorneaux sur la
plage ou chasser le bison, puisqu’ils étaient repus. Il est resté
239
de cela dans la physionomie humaine une règle très simple :
Plus on mélange d’aliments dans un repas, plus ils seront difficiles à
assimiler par le système digestif. Alors manger varié oui, mais en
faisant confiance aux cycles naturels de la vie, en mangeant
des fruits et légumes de saison, en s’adaptant aux productions locales, à la pèche ou la chasse du lieu.
C omment
ça va ?
Tout le monde connaît l’expression Comment ça va ?, mais pas
forcément son sens originel qui signifiait comment va ton transit
intestinal ? ou plus crûment énoncé t’as fait un beau caca ? Rois
d’Europe et empereurs de Chine avaient cela en commun,
que leurs médecins respectifs « auscultaient » les selles royales
pour connaître leur état de santé. Cette pratique peut sembler archaïque à l’époque de l’imagerie par résonance magnétique, mais des actes simples comme prendre ses pouls (oui
on en a plusieurs), ou mesurer son pH sanguin (cf les travaux
du Dr Catherine Kousmine) donnent de fait une très bonne
idée de notre « terrain corporel ». En faisant un peu d’ingienerie inversée et en observant ce que notre corps rejette, on
peut en déduire assez simplement ce qu’il est capable d’assimiler ou pas.
Bonne assimilation :
•• Selles en petite quantité, bien moulées et sans odeurs.
•• État éveillé et bonne énergie après les repas.
Mauvaise assimilation :
•• Selles abondantes, trop dures ou molles et nauséabondes.
•• État lourd et somnolent après les repas.
Le
régime paléolithique
On peut se dire qu’en 5 ou 7 000 ans le système digestif
humain a largement eu le temps d’évoluer… eh bien, oui et
non. On s’adapte pour survivre, et ce de façon instantanée,
mais un panda géant qui se nourrit presque exclusivement de
bambous depuis 2 millions d’années ne peut pas se nourrir
science, écologie & santé
de viande comme ses cousins ours, ni en 2, ni en 10, ni même
en 100 générations… et pourtant son système digestif et son
microbiote son plutôt ceux d’un carnivore ! Cela a pris des
millions d’années pour que les colonies bactériennes de notre
système digestif diffèrent à 60% de celles des chimpanzé et en
seulement un ou deux siècles les habitants des pays industrialisés ont perdu une grande part de leurs bactéries intestinales. Pour l’humain, le changement de régime fut d’abord
dû à la nécessité de survie, et ça le reste encore aujourd’hui
pour les populations pauvres. Céréales, salaisons, fruits secs,
conserves… ont cette fabuleuse propriété de se conserver pendant les périodes hivernales et d’être faciles à transporter.
Même si ce n’est pas la nourriture « diététiquement idéale »
personne ne nie que c’est pratique et bon marché. Avec 25 €
vous pouvez acheter en France un sac de riz de 25 kg, rajouter 25 € pour de l’huile, des oignons et des piments et vous
pouvez faire survivre une petite famille pendant un mois…
mais essayez donc pour la même somme de le faire avec de la
viande, des fruits et des légumes !
Le régime paléolithique, ou ancestral, ou hygiéniste… (pour
faire simple) – qui n’a évidemment rien à voir avec « faire
un régime » –, consiste en gros à consommer de bons produits frais de saison, crus ou cuits à basse température pour
conserver les vitamines (dans une cocote en fonte brute par
exemple) en privilégiant la monodiète. Se bâfrer d’abricots
bien mûrs et juteux quand c’est la saison, c’est « le repas ».
Un délicieux jus de carotte-céleri, c’est mon déjeuner. Se taper
un poulet de Bresse, comme ça, sans rien ? Évidemment, ça
veut dire implicitement, oublier toutes les productions industrielles, les recettes à bases de sauces, les repas « apéro,
entrée, plat, fromage et dessert, fruits, vin, café ». Oui, c’est
simple, c’est délicieux et on est parfaitement rassasié, mais ça
va complètement à l’encontre de toute notre culture gargantuesque de bouffeur français. À l’encontre de toute la pub,
la propagande, les conseils « diététiques », les habitudes, les
241
souvenirs, les madeleines de Proust, les repas familiaux, les
restos entre potes, en amoureux, d’affaires, les sandwichs,
les fast-foods, les chinois… en fait à l’encontre de toute la
puissance marchande du monde et de nos habitudes sociales
et toxicomaniaques qui nous poussent à nous shooter aux
sucres, aux viandes et aux farines blanches. La nourriture est
d’ailleurs un marqueur très intéressant qui nous permet de
réaliser que comprendre quelque chose intellectuellement et
le mettre en pratique sont 2 choses très différentes.
Il y a enfin un aspect mystérieux dans l’alimentation qui n’a
rien à voir avec le bien se nourrir et que l’on pourrait nommer
la « transmutation des éléments », chose qui échappe parfois
à nos amis crudivores intégristes. L’art culinaire est quelque
chose d’unique à l’humain, l’expression de sa créativité et de
son ésotérisme. La cuisson des aliments et l’art de combiner
les épices comme dans la cuisine ayurveda (approche médicale holistique et millénaire héritée de la civilisation védique)
sont aussi une recherche mystique de la matérialisation du
Nectar et de l’Ambrosie des dieux… Non, il n’y a pas de bénéfices diététiques à déguster un grand cru de thé ou un grand
vin, à se pâmer devant un caviar d’aubergine ou un gigot de
sept heures… mais c’est aussi inhérent à notre humanité.
C rime
contre l ’ humanité
Mais l’alimentation industrielle créée de toutes pièces par
des lobbies agroalimentaires criminels a poussé le bouchon
beaucoup plus loin : il ne s’agit plus aujourd’hui de nourrir
des populations, mais de les rendre narcodépendantes à leurs
produits manufacturés. L’apport massif de sucres, de farines
blanches, d’acides, de conservateurs, d’exhausteurs de goût,
de colorants, d’émulsifiants, de gélifiants, de pesticides…
a complètement changé la donne et rendu la nourriture
impropre à l’assimilation. Tous les grands groupes agroalimentaires vendent sciemment des produits empoisonnés et
sont parfaitement conscients du génocide humain qu’ils sont
en train de commettre. Dans une société humaine et digne,
science, écologie & santé
ces lobbies seraient poursuivis devant la Cour pénale internationale de La Haye pour « crime contre l’humanité » et je
pèse mes mots ! Sans parler de ces fruits cueillis verts, donc
sans goût et sans sucre (et non une fois cueillis les fruits ne
mûrissent plus, ils pourrissent), ou de ces énormes légumes
insipides gorgés d’eau que la société marchande nous vend
comme « bios ». Finalement la médiocrité doit régner dans
tous les domaines, quelqu’un qui n’a pas de goût n’en aura
pas non plus dans ses choix politiques et humains. Quelqu’un
qui bouffe de la merde toute la journée ne sera pas surpris en
s’empiffrant de produits culturels merdiques, ni en écoutant
un chien de paille expliquer qu’il est normal que la vie ait un
goût de merde…
Le
jeûne thérapeutique
Le jeûne thérapeutique hydrique est un peu le Samu de la
médecine hygiéniste. C’est en fait un processus tout à fait
naturel pour lequel nous sommes parfaitement « étudiés »
comme tous les mammifères. Ça se sent d’ailleurs dans
chaque cellule lorsqu’on en entame un, que ce soit pour 1 ou
2 jours ou pour plusieurs semaines. Le jeûne thérapeutique
n’a rien à voir avec le fait d’être privé de nourriture et encore
moins avec l’inanition. Ce n’est pas quelque chose que l’on
peut imposer à son corps, c’est le corps qui le demande lorsqu’il en ressent vraiment le besoin pour éliminer des toxines
qui l’asphyxient. I jour de jeûne hydrique et le corps se repose,
3 jours et il commence à se régénérer, 3 semaines et l’on
rentre en terra incognita… Mais c’est aussi une introspection
humaine, une découverte de son moi ancestral qui demande
un repos du corps et de l’esprit total et n’est évidemment pas
compatible avec une vie professionnelle et sociale normale.
•• Ne rien forcer, ne rien s’imposer.
•• Reposer son corps et son esprit.
Il serait trop long de parler ici de la pratique du jeûne, mais
de nombreux thérapeutes l’ont appliqué avec succès pour des
243
pathologies lourdes sur des dizaines de milliers de patients.
Bien sûr avant que les lobbies pharmaceutiques avec la violence et la cupidité qu’on leur connaît ne fassent interdire
le jeûne thérapeutique (pratique illégale de la médecine),
couper tous les budgets de recherche et dénaturer tous les
résultats de recherches faites sur ce sujet. Notamment celles
de praticiens comme Shelton, Mosseri, Vivini, Nikolaev et
de nombreux médecins russes et allemands du début du XXe
siècle dont les travaux furent eux aussi passaient à la broyeuse
idéologique. Le jeûne est par essence la pratique thérapeutique la plus « dissidente » qui soit. Je redeviens mon propre
médecin, je ne consomme rien, mon esprit devient clair et
se dépollue en même temps que le corps, je ne bande plus,
je ne désire plus posséder, acheter, tout me paraît vanité, je
flotte dans une sorte de défonce euphorique naturelle… mais
comme dans toute pratique consciente, il faut aussi savoir
s’arrêter.
D rogues
et médicaments
Tout d’abord, quelle est la différence entre un « médicament »
et une « drogue » ? Historiquement, chimiquement et médicalement… aucune ! D’ailleurs les mots « drogue » et « médecine »
ont longtemps étaient de parfaits synonymes. Aujourd’hui on
les différencie par le fait qu’un médicament est légal et rapporte des milliards aux mafias pharmaceutiques et qu’une
drogue est illégale et rapporte des milliards aux mafias narcotiques. On ne peut même plus essayer de faire croire que l’une
est bonne pour la santé et l’autre pas, puisque l’on connaît
les bienfaits de l’opium depuis des siècles en pharmacopée
traditionnelle et du chanvre indien pour les thérapies anticancéreuses. Plus personne n’ignore la dangerosité des médicaments à long terme sur l’organisme, alors pourquoi cette différence ? Est-ce que le tabac, le café, l’alcool sont fondamentalement différents ? Non, la caféine est comme la cocaïne, un
alcaloïde qui produit d’ailleurs à peu près les mêmes effets, et
la feuille de coca est mastiquée depuis des millénaires par les
science, écologie & santé
habitants des hauts plateaux boliviens avec des effets plutôt
bénéfiques*. Mais alors bon sang, c’est quoi la différence ?
C’est la même différence qu’entre un soldat et un terroriste,
l’enseignement et l’endoctrinement, une secte et une religion,
un fasciste et un antifasciste… c’est une vue de l’esprit ! Alors
oui bien sûr qu’il y a une différence entre prendre un café et
se faire un shoot d’héro, de même qu’entre prendre une aspirine et suivre une chimiothérapie. Il faut savoir que la dangerosité des drogues illégales vient beaucoup de leur surconsommation et des produits ajoutés pour la couper (aspirine,
farine, lessive…) qui sont parfois mortels.
Personnellement je vis dans un quartier entouré de dealers :
pharmacies, tabacs, débits de boisson, haschisch, cocaïne…
pourtant, je ne fume pas, je ne picole pas, et je ne prends pas
de drogues légales ou illégales ! Je me demande sur quelles
bases constitutionnelles, un état peut s’ingérer dans la vie
privée des gens et leur dire OK vous pouvez fumer 2 paquets
de clopes par jour, boire un litre de Whisky et vous gaver de
neuroleptiques (dont les effets dévastateurs sur le métabolisme et le système endocrinien ne sont plus à prouver) mais
vous n’avez pas le droit de fumer un joint par semaine… c’est
étrange non ? Sans aller jusqu’à installer des distributeurs de
clopes, de coca (qui contenait de la cocaïne dans la recette
initiale) ou de coke dans les maternelles, pourquoi ne pourrait-on pas proposer de façon ouverte et contrôlée des narcotiques naturels et de qualité à des adultes ?
Comme toujours, on doit se poser la question, à qui profite
le crime ? Qui a intérêt à maintenir la prohibition et à laisser se développer le trafic de drogues illégales de mauvaise
qualité et coupées de poisons qui rapportent des milliards en
économie parallèle ? On sait que les cités vivent en partie de
ça et que ça participe à la paix sociale, on sait que quelqu’un
de défoncé ne pense pas clair et fonctionne de manière individualiste. C’est comme cela que l’Empire US a maté les
Indiens d’Amérique en abreuvant leurs révoltes « d’eau de
* Selon une étude de l’Institut Bolivien de Biologie d’Altitude, du CNRS
et de l’IRD.
245
feu » et en faisant un peuple d’alcoolique obèse. Ou le mouvement Black Panther – qui pour la première fois a politisé et
regroupé les descendants d’esclaves en une force potentiellement radicale et dangereuse pour les castes dominantes – fut
tué dans l’œuf en inondant le marché d’héroïne importée du
Triangle d’or par la CIA. Aujourd’hui, réussite sociale, abrutissement télévisuel, sports, alcoolisme, rap, toxicomanie et
bouffe obésifiante maintiennent les Afro-américains totalement soumis à la société marchande qui a remplacé la traite
des Noirs, par des traîtres de noirs. Acteurs, rappeurs, sportifs, politiques, prostituées… que l’on arrose de billets verts
pour leur silence et leur soumission à l’Empire et qui sont là
pour faire croire au rêve américain pendant que la grande
majorité d’Afro-américains subsiste dans des ghettos ou
croupit en prison (60 % des 2,3 millions de prisonniers).
Pourquoi se défonce-t-on à la morphine, au chocolat, à la
bière, au cul, au sport, au pouvoir… ? Quand la douleur est
insoutenable, quand être en « isolement » avec soi-même
semble la punition ultime, alors que c’est la rencontre amoureuse la plus inattendue et émouvante qu’il soit…
M édicaments &
placébo
Qu’est-ce que fondamentalement un médicament ? Pour le
corps un poison, pour le commerçant un bénéfice, pour le
client un placébo… Est-ce à dire qu’un médicament n’a pas
d’effet sur le corps ? Bien au contraire, les médicaments ont
énormément d’effets sur le corps humain, le problème c’est
qu’on ne sait pas vraiment lesquels…
Sur les « médicaments» comme avec toutes les drogues, on
sait 2 choses avec certitude :
•• Efficacité très limitée, même symptomatique, sur les pathologies lourdes (cancers, allergies, organes internes défectueux, maladies génétiques, auto-immunes…).
•• Énormément d’effets secondaires à long terme.
Ensuite oui, si vous avez mal à la tête et consommez de
science, écologie & santé
l’aspirine ça peut soulager… mais boire un verre d’eau, ça
soulage aussi ! Il faut savoir que les médicaments passent des
tests auprès de laboratoires totalement indépendants… enfin
indépendants une fois. Parce qu’évidemment, si un laboratoire fournissait des résultats non conformes aux attentes
des industries chimiques qui les fabriquent plus personne ne
requerrait ses services. La seule chose dont doit s’assurer un
laboratoire de test c’est que le « médicament » ne soit pas
un poison foudroyant, parce qu’il faut que le client puisse le
consommer le plus longtemps possible et que sa mort ne soit
pas liée de façon trop directe à sa consommation. En effet,
quand y’a des morts, y’a des procès, et c’est ennuyeux…
Maintenant en ce qui concerne l’effet de tel ou tel médicament à long terme sur l’organisme et les effets cumulés de
plusieurs médicaments, j’ai une mauvaise nouvelle : aucun
essai n’a jamais été fait ni ne peut l’être, donc personne ne
les connaît ! Par contre, tout le monde connaît l’inutilité des
antibiotiques dans 90 % des cas et leurs effets nocifs sur le
système digestif et immunitaire par la destruction de la flore
intestinale. Les premières générations d’humains gavés de
poisons chimiques médicamenteux datent des années 60/70.
En 2020/30 on pourrait avoir une bonne vision statistique de
leurs effets globaux ; résultats qui ne seront jamais publiés,
puisque le lobby chimico-pharmaceutique finance aussi les
plus grandes écoles de médecine et participe en sous-mains à
toutes les commissions sanitaires.
J’ai participé dans ma jeunesse à une expérience sur les effets
de nouveaux psychotropes. Après la prise du médicament,
une partie des cobayes était « défoncée et planée » et l’autre
partie n’a presque rien ressenti. Pourtant on avait tous avalé
les mêmes pilules placébo, mais pour certains, le simple fait
d’évoquer la défonce, l’avait rendu réelle. Comme ces personnes hypnotisées à qui l’on suggère l’ivresse vont réellement
être ivres alors qu’elles n’ont pas bu une seule goutte d’alcool.
Puisqu’on parle de placébo, parlons de psychanalyse…
247
P sychanalyse
La psychanalyse, ce rabbinat travesti pour la bourgeoisie européenne est un pur produit des sociétés capitalistes.
Quelques banalités pas fausses, que les Grecs avaient déjà
bien cernées il y a 2 000 ans, que des chamanes pratiquent
depuis la nuit des temps et que des médecins comme Charcot ou Breuer avaient ressorties des cartons bien avant qu’un
homme d’affaires autrichien avisé en fasse un juteux business.
Freud a voulu faire de ses névroses personnelles et de son
interprétation des rêves une théorie universelle, avec le mythe
du conscient et de l’inconscient qui nous ramène directement
aux notions talmudiques du permis et de l’interdit. C’est bien
pratique l’inconscient, puisque comme tout postulat religieux
basé sur la foi, il ne peut être ni démontré, ni réfuté, donc on
peut y croire ou pas, selon ce qui nous arrange…
D’autres auteurs plus talentueux et sincères, comme Sándor
Ferenczi ou Carl Jung ont eu une approche plus universaliste
et globale de la psyché humaine. C’est d’ailleurs le gros point
faible de la psychanalyse, son troudebalisme qui s’adresse
essentiellement à la bourgeoisie occidentale et fait office de
« confession laïque ». Après s’être étendu sur son spleen, on
peut retourner ensuite vivre sa vie de prostituée-épouse, ou
de maquereau de la finance en toute sérénité… Maintenant,
est-ce que la psychanalyse est efficace ? Oui, si c’est pas du
lourd, si c’est du bobo de bobos et autant que le maraboutage, le chamanisme, les grigris, les poupées vaudou, les
totems, les médicaments placébo, la méthode Coué… c’està-dire que si l’on y croit fortement, la relation psychanalytique peut être bénéfique. Maintenant la soif profonde de
l’être de connaître sa source vive, le désespoir de la solitude
du Réel et l’inexorabilité de la mort… bof, psy ou pas psy, t’es
dans la merde mon gars !
L’autre petit problème, c’est que cette gentille galéjade est
devenue une escroquerie en bande organisée ou des pépés
le Moco s’en mettent plein les fouilles et vont danser sur le
science, écologie & santé
violon avec tous les lacaniens, toutes les lacaniennes. Aucun
être humain normalement constitué ne peut souhaiter le pouvoir du politique, du juge ou du psychanalyste… Un psychanalyste est fondamentalement une personne qui compense
sa médiocrité naturelle par un processus de domination des
autres… donc ça commence mal ! En théorie cette tendance
est jugulée par la psychanalyse que suit lui-même le psy, un
peu comme le pouvoir financier et le contre-pouvoir de la
presse « libre et indépendante ». À part que, dans le Réel la
presse étant totalement inféodée au pouvoir financier, elle se
contente de cirer les pompes et de pomper les sires. Idem pour
les psychanalystes qui aiment s’ébranler entre eux à la queue
leu leu, mais je ne vois pas trop où est le contre-pouvoir ?
Si vous avez un doute sur ce sujet, observez les réactions
à la sortie du livre du moraliste degoch Michel Onfray sur
Freud Le crépuscule d’une idole. Ce qui fut intéressant ce n’est
pas tant le livre lui-même, mais le grouillement dans la fourmilière des vieilles rombières et rombiers de la psy aveuglés
par la lumière de quelques idées « hérétiques ». C’est fou,
ce que cette société de l’avoir « laïque » condamne comme
hérétiques en ce moment ! Parmi les réponses à ce crime de
lèche-majesté, celle d’un certain « Fernando de Amorim » vue
sur Youtube, dont j’ai d’abord pensé (en fait, je n’en suis toujours pas sûr) qu’il s’agissait d’un comique caricaturant un
psychanalyste : la posture des mains, l’accent à couper au
couteau, le toc du « n’est-ce pas », et même à la fin une analyse cadeau Bonux : « C’est de là, n’est-ce pas, que je dis avec la
plus grande gentillesse, n’est-ce pas, que le texte de monsieur Onfray
c’est plutôt quelque chose avec un règlement de compte avec un père
imaginaire, n’est-ce pas… ». C’est c’la oui… je pense qu’il a dû
trouver sa vocation en regardant Le père Noël est une ordure.
Ou cette négociante en psychanalyse (gros et demi gros) qui
a publié des articles furieux et usé de son réseau d’influence
pour faire taire le manant et expliquer que l’auteur réhabilitait
un discours d’extrême droite et qu’il était un masturbateur degoch…
249
Mais comment fait-il ? Il écrit de la main droite et s’astique
avec la gauche… alors là chapeau, belle synchronisation !
Nous ne parlerons même pas ici, car ça serait indécent, des
psychiatres acariâtres des hôpitaux d’État dont la seule et
unique fonction est de maintenir leurs clients sous camisole
chimique. Et encore, il s’agit d’un doux euphémisme pour des
dealers prescrivant des drogues légales à des toxicos délabrés
par le robot broyeur-déchiqueteur des relations marchandes
du monde. Les drogues légales permettant de les plonger
dans un état de déchéance physique et de les désensibiliser
au Réel devenu trop intolérable et douloureux pour eux.
On dit qu’une technique n’a de valeur que par celui qui la
pratique. Je ne dénigre pas la psychanalyse dans l’absolu,
mais quand on voit la corruption humaine et l’âpreté au gain
du psy lambda, on peut avoir quelques réserves. En prenant
un peu de recul, on constate d’ailleurs que ladite psychanalyse n’est qu’un des nombreux outils de police et de divertissement des moneycraties, servant à maintenir ou à remettre
le Cheptel humain dans un état de servitude « acceptable »…
et en cela, elle remplit parfaitement sa fonction !
H omo
habilis
La sexualité comme toute mystique est du domaine du
champ privé… sauf à tomber dans l’esclavagisme ou l’agression physique. Finalement toute pratique entre adultes ayant
le con sentant et la pine ailleurs est parfaitement envisageable. Mais là encore la bêtise bêlante règne en maître, et
l’on se retrouve souvent pris entre les verges de la dualité du
ridicule : C’est super de s’enculer et de se bouffer la chatte, c’est la
liberté… ou au contraire c’est très mal et cela vous conduira droit
en enfer ! S’enculer n’est ni bien ni mal, pas plus que la preuve
d’une quelconque liberté, et si Dieu il y a, il est Amour. Et par
nature, l’Amour ne juge ni ne condamne qui que ce soit…
L’homosexualité est un processus naturel d’apprentissage
par lequel passent la plupart des mammifères à la puberté,
science, écologie & santé
et ce de façon plus ou moins « poussée ». La chasse, le
combat, l’accouplement n’étant pas innés chez les mammifères évolués, les jeux pugilistiques et sexuels sont donc là
pour apprendre le comportement adulte. Mais l’homosexualité mimée est généralement un passage, il n’y a pas dans la
nature de mammifères strictement homosexuels et même la
bisexualité, tout comme la masturbation sont souvent des
pis-aller. L’homosexualité exclusive n’est évidemment pas un
problème en soi, après tout il n’y a pas non plus d’animaux
qui préparent la nourriture à feu doux, et elle pourrait être
considérée comme un « raffinement » propre à l’humain.
Par contre, justifier comme le fit un intervenant dans un
« débat » télévisé soumis à ses maîtres à bander que la légalisation du mariage homo était logique puisque des punaises
mâles s’enfilaient dans des grottes au Mexique… là j’avoue,
on a du mal à suivre ? Ce brillant esprit pourrait aussi proposer la dépénalisation de l’infanticide, de l’inceste et du parricide… après tout, les lions dominants peuvent tuer des lionceaux, baiser leur progéniture et se faire mettre en pièces par
de jeunes mâles… c’est la nature donc !
Qu’est-ce qui fait donc que certaines personnes se cristallisent sur une homosexualité exclusive avec parfois un travestisme comportemental caricatural ? Une prédisposition
génétique ou hormonale, un amour exclusif enfant-mère
interdisant tout autre rapport, une « planque existentielle »
dans l’adolescence, la fascination de Narcisse, un mysticisme
sensuel, le hasard, le libre arbitre… un cocktail Martini de
tout cela ? Plus étrange encore, lors d’une émission de télévision, un comédien ouvertement « folle » après avoir été hypnotisé et rendu amoureux d’une femme, avouera à son réveil
avoir eu pour la première fois de sa vie une envie furieuse
de faire l’amour avec cette Homo sapiens femelle. Laissant
penser que, biologiquement du moins, l’hétérosexualité était
toujours fonctionnelle chez lui…
Dans Le Bardo Thödol (Le livre des morts tibétains) on explique
251
qu’après la mort, l’âme humaine est douée de prescience et
voyage dans l’éther avant de se réincarner : « Si l’on doit naître
mâle, le sentiment d’être un mâle se lève dans l’âme et un sentiment
de haine et de jalousie envers le père, d’attirance envers la mère est
ressenti. Si l’on doit naître femelle, le sentiment de haine intense
envers la mère, d’attraction envers le père est éprouvé. » L’âme se
serait-elle mélangé les pinceaux ? Ce qui est sûr, c’est qu’il
s’agit là de la sphère privée de l’humain et que seul un état
religio-pudibond ou votato-stalinien peut s’autoriser un droit
d’ingérence en diabolisant ou sacralisant l’homosexualité.
Et le mariage homo me direz-vous ? Pourquoi pas, encore
faudrait-il définir ce dont on parle, mais s’il y a « mariage
pour tous », sur quelles bases morales ou sociales interdire
la polygamie, la polyandrie, la zoophilie, l’inceste ? Ensuite si
l’on considère qu’un bébé est un être humain à part entière,
la GPA (gestation pour autrui) n’est rien d’autre qu’une
forme moderne d’esclavage tel que défini par la Société des
Nations : « État ou condition d’un individu sur lequel s’exercent les
attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux ». Cela pour
satisfaire les fantasmes de possession d’enfants de quelques
grands bourgeois pédérastes est, comment dirais-je… parfaitement cohérent. « Nous ne pouvons pas faire de distinction
dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l’adoption. Moi je
suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou
louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire
un distinguo qui est choquant ». Pierre Bergé
Pour la caste des saigneurs qui a pillé le ventre de la terre
sans aucune retenue, modifié génétiquement les fruits et les
plantes qui nous malnourissent, qui a exterminé des millions d’êtres humains pour leur appartenance à telle ou
telle croyance, qui tous les jours traite les animaux comme
des objets sans aucune compassion ni humanité pour les
mener à l’abattoir, quelle valeur peut avoir le ventre d’une
femme pauvre et son bébé ? Il est dès lors tout à fait prévisible que le capitalisme dégénéré, aidé par les tapins de
science, écologie & santé
l’écologie degoch, réduise le miracle de la conception (car
c’est un putain de miracle !) à une manipulation d’éprouvette où « l’objet bébé » sera un produit manufacturé selon
les normes AFNOR au service de la jouissance personnelle de quelques riches homos, hétéros, solos, masos, lesbiennes… pourvu qu’ils soient riches, c’est leur liberté, quand
même, merde ! Évidemment que se passera-t-il si le produit
livré présente une tare ? Et bien, il suffit de le retourner au service client dans les 7 jours suivant la réception et nous vous
l’échangerons contre un produit similaire (dans la mesure des
stocks disponibles). Satisfait ou remboursé !
D es
êtres de l ’ absence
Nous humains sommes la seule espèce animale à rechercher l’absence d’odeur corporelle et à la masquer par celle
de savons, parfums ou déodorants chimiques censés « sentir
bon »… Qu’est-ce qui nous pousse à être sans odeur, sans
saveur, sans identité olfactive ? Et je ne parle pas de prendre
une douche lorsqu’on en ressent le besoin, après tout nous
n’avons pas la souplesse et la langue râpeuse du chat ou des
coreligionnaires pour nous épouiller et qu’en ville il est difficile
de se rouler dans des boues argileuses avant un rendez-vous
professionnel… Mais notre phobie va plus loin que ça,
sommes-nous vraiment des êtres puants qui ne peuvent plus
se sentir ? A-t-on perdu la face pour se maquiller de faux-semblants et de masque à rat, se coiffer de mises en plis socialement acceptables, et devenir objet de chirurgie inesthétique ?
A-t-on tellement dénaturé les aliments que nous devions maintenant combler leur absence de goût en les noyant d’exhausteurs artificiels, d’acidifiants chimiques, de sauces, de sucre,
de sel ? Tout comme nos relations humaines : artificielles, acidifiées, maquillées, recouvertes des sauces de la convenance
et du vomi moraliste, et aspergées du parfum du transgressif
conventionné… Humain mon ami, où te caches-tu ? Être en
bonne santé n’est pas seulement une absence de symptômes,
tout comme la paix n’est pas une absence de guerre !
253
L’avantage de la prison sur l’école, c’est qu’en prison on n’est pas
obligé de lire les livres écrits par les geôliers…
Georges Bernard Shaw
Enseignement
L’être humain fait partie de ces animaux qui naissent totalement « non viables » et a besoin d’années d’apprentissage
pour avoir une chance de survie dans ce monde. Aussi l’enseignement authentique n’est rien d’autre que ce qui permet
à une espèce de vivre et de s’épanouir dans son biotope. Bien
loin de ce Réel, l’enseignement est devenu aujourd’hui une
grande école du cirque où l’on apprend à l’animal humanoïde non pas à vivre, mais des numéros qui lui vaudront
applaudissements ou huées lors de ses représentations sur la
piste du grand barnum.
Pour ceux qui pensent Ah non, il exagère encore, c’est caricatural, je les invite à regarder ce qu’ont produit en un siècle les
enfants formatés par l’école de la Raie publique : architecture,
mode, musique, peinture, mobilier, design, mécanique… et
de les comparer avec les œuvres du passé. Que penser de ces
politiques et de leurs conseillers bardés de diplômes économiques, juridiques, scientifiques, qui ont conduit le monde à
l’autodestruction inévitable ? Que dire de ces « génies » qui
ont conçu et fabriqué des armes nucléaires faites pour exterminer non seulement leur propre espèce, mais toute forme
de vie sur terre ? Sont-ils intelligents ? Ont-ils un sou de bon
sens pour s’imaginer que les états vont dépenser des milliards
de dollars pour construire des armes de destruction massive
et ne vont pas s’en servir ?
Les écoles et les médias sont devenus des manufactures de
formatage structurel visant à déshumaniser l’humain pour
en faire un outil fonctionnel au service des castes dominantes.
Réduite à une fonction d’endoctrinement des masses, l’école
ne sait même plus enseigner correctement le lire et écrire,
toute créativité y est castrée et toute initiative pédagogique
interdite… de fait tout ce qui pourrait relier l’humain à la vie
et à son essence cosmique y est scrupuleusement annihilé.
255
Endoctrinement / Éducation
Pouvoir réel
Les castes dominantes possédent les partis politiques, les agences de pub, les maisons d’édition et
de production, les journaux, les télévisions, les
clubs sportifs…
Pouvoir politique
(maires, députés, ministres…)
religion,
psychanalyse,
sport…
Éducation
nationale
littérature, cinéma,
publicité, journaux,
chanson, art…
Obscurantisme
Gavé par cette bouillie narco-sédative
dès sa plus tendre enfance, le Cheptel
humain n’a plus aucune connaissance
historique, économique ou philosophique qui lui permettrait d’avoir une
vision du Réel, et vit donc dans les
émotions du monde imaginaire fabriqué par les castes dominantes.
Divertissement
Terreur
Culpabilité
Cheptel humain
enseignement
Pour entrevoir le visage d’une moneycratie, il suffit de comprendre que l’intensité de l’endoctrinement/éducation sur tel
ou tel sujet est inversement proportionnelle à sa matérialité.
Ainsi par exemple, elle clame :
•• « Antiracisme », quand nos moneycraties sont construites
sur le génocide et la mise en esclavage des Amérindiens,
Africains, Indiens, Chouans, Palestiniens… et d’une manière générale de tout peuple différent dans sa pensée ou
son mode de vie. Les guerres colonialistes et les génocides
menés encore aujourd’hui par l’Empire banco-sioniste
(souvent sous faux drapeau) sont l’expression ultime du racisme dans la négation totale de l’humanité de l’autre.
•• « Égalité », dans un système où, dans toute l’histoire de
l’humanité, les inégalités économiques n’ont jamais étaient
aussi grandes et où tous les postes importants sont attribués, non pas sur la compétence et le mérite, mais par l’appartenance à tel ou tel réseau, loge, parti, communauté…
•• « Libération de la femme » dans un marché sexuel où la
femme n’a jamais été autant objetisée, soumise à la dictature de la maigreur et vivant sous la burqa du transgressif, elle doit se faire épiler le pubis, et maintenant l’anus.
D’abord désodorisé, dégraissé, stérilisé, formaté, dénaturé, déshumanisé, le « produit femme » sera ensuite maquillé, coiffé, onglé, parfumé, musclé, botoxisé, siliconé,
déridé, relooké, habillé, chaussé… avant d’être mis à l’étal.
•• « Honnêteté », quand la pratique du mensonge, de l’omisssion et du double langage est la norme relationnelle qui
permet aux castes dominantes de prêcher le beau en représentation publique et de fomenter l’innommable entre elles.
Les moneycraties font souvent le contraire de ce qu’elles professent et créent des lois qu’elles imposent aux autres et n’appliquent pas elles-mêmes. Les conventions de Genève sur le
traitement des populations civiles en temps de guerre, oui !
Maitenant si ce sont des Palestiniens, des Iraquiens ou des
Syriens… on bombarde et on rase les villes !
257
Pour l’éducation, les mêmes béni-oui-oui degoch qui bombardent le chaland de c’est nos différences qui font notre richesse,
ont dû l’oublier quand ils ont monté leur unité de production d’enfants formatés à la pensée unique. Je veux parler
bien sûr du tapin du pouvoir, l’Éducation nationale. Imaginée par Jules Ferry, vieux queutard franc-maçon issu d’une
riche famille vosgienne de fondeurs de cloches, il a appliqué
avec succès l’ingénierie familiale à l’éducation des enfants et
a effectivement fait fondre un paquet de cloches. La profondeur de sa pensée raisonne encore : « Il faut dire ouvertement
qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. [...] Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit,
parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser
les races inférieures. » On comprend mieux qu’il soit célébré
encore aujourd’hui par tous les rempants de la raie publique
colonialiste et suprémaciste degoch.
Libre et gratuit sous l’Ancien régime – bien que souvent lié à
l’Église – l’enseignement primaire deviendra obligatoire sous
la férule ferryienne… belle avancée ! Mais surtout « laïque »,
enfin la conception très particulière qu’a la franc-maçonnerie
de l’école laïque : où l’on enseigne les vertus civiques et la religion de
La Patrie. La religion de La Patrie, c’est laïque ça ? Cette école
maçonnique est tellement conne, qu’elle est même incapable
de comprendre et d’exploiter le potentiel des élèves un tant
soit peu doué ou surdoué et les détruit comme elle a toujours détruit la beauté et l’intelligence du cœur. Par contre
extrêmement qualifiée pour former les futurs mercenaires des
armées du grand Kapital ou de DAESH ! Comme au début
du siècle dernier, où les « Hussards noirs » de la République
ont formaté des millions d’enfants fanatiques et naïfs qui
sont allés la fleur au fusil se faire étriper à la grande boucherie industrielle de 14-18. Cerise sur le gâteau de l’abomination, ceux qui survécurent durent rembourser aux banques
les emprunts de la guerre qu’elles avaient financée, par l’impôt sur le revenu créé à cette occasion en juillet 1914…
enseignement
Éducation ou dressage ?
Imaginez le niveau de corruption des élites politiques pour
faire introduire à l’école des théories du genre : Je te suce, tu
me suces par la bistouquette, le premier de nous deux qui jouira sera
une tapette ! Pourquoi pensez-vous que les éleveurs souhaitent
avoir un Cheptel humain asexué ? Tout simplement parce qu’il
est plus facile de mener paître un troupeau de bœufs que
de taureaux… un taureau, ça a tendance à avoir des couilles
au cœur et à ne pas se laisser marcher sur les sabots. Plus
il sera castré et tapétisé jeune, plus il sera facile à mener !
Ça marche aussi pour les vaches, dont on a besoin pour
mettre bas et traire jusqu’à épuisement, qu’elles ne soient
plus qu’une paire de mamelles reliées nuit et jour à l’ordinateur central pour en extraire la moindre goutte de leur lait de
ménagère de moins de 50 ans. Ça vous fait penser à La ferme
des animaux de George Orwell ? Pourtant ce n’est que la réalité de l’élevage du Cheptel humain…
L’école est aussi un formidable apprentissage de la vie
sociale : Si tu es « sage » (c’est-à-dire si tu comportes comme
l’on souhaite que tu te comportes), on exaucera ton souhait
de posséder une liste d’objet… et ça, tu vois mon petit, c’est
le bonheur ! Oui c’est le bonheur… social, celui du collectionneur. Bien sûr qu’un enfant doit apprendre à lire et écrire
un langage commun, mais ensuite, j’ai une question bête :
pourquoi le griot africain, le joueur de tabla indien, le facteur de harpe celtique, le calligraphe chinois, le tailleur de
pierre, le chaman de Mongolie, le programmeur informatique… ne pourraient pas enseigner leur art dans une école ?
Pourquoi l’enseignement devrait-il être délivré par 3 trous du
cul degoch qui ont lu quelques bouquins de la pensée d’État,
telle prof de français qui n’a probablement jamais rien écrit
de sa vie, tel prof d’histoire qui se contente de déglutir la
bouillie historico-trotskyste dont il a été gavé sur les bancs de
la fac. Ou encore, quel pédophile assez sadique peut jouir de
farcir la tête d’un môme avec du Racine ?
259
Il se déguise en vain : je lis sur son visage
Des fiers Domitius l’humeur triste et sauvage ;
Il mêle avec l’orgueil qu’il a pris dans leur sang
La fierté des Nérons qu’il puisa dans mon flanc.
C’est chiant, mal écrit, ça ne veut pas dire grand-chose, mais
ça rime… on dirait du rap ! La seule chose dont je me souvienne vraiment, c’est la souffrance du viol cérébral pour
faire rentrer dans ma tête d’enfant ces vers arides et totalement étrangers à ma vie. La convenance des analyses psychologiques, l’eugénisme élitiste, et la servilité des personnages
sans panache sont à l’image de Racine lui-même : lèche-cul
des puissants, « historien du Roi-Soleil » et courtisan des plus
empressés… aujourd’hui, il aurait au moins présenté le 20 h.
Pathétique larbin du pouvoir des nantis
C’est de l’alexandrin sans faillir qu’il pondit ;
Et encore aujourd’hui, il est donc fort logique
Qu’à ces mêmes nantis, ça leur file la trique.
La langue, base de l’asservissement
Tout comme l’État et les lois devraient être au service du
peuple et non servir à sa domination, le langage doit briller
par sa simplicité et puiser sa source dans le Réel. L’impérialisme linguistique français est à l’expression humaine ce que
le clip d’une hipopute est au jardin zen. L’orthographe et la
prononciation de la langue française sont d’une complexité
et d’une incohérence pontifiantes. Subsistance de la langue
académique, de déformations linguistiques et du snobisme
précieux et ridicule de la noblesse.
« mé, met, mes, mets, mai, mais, m’est… » se prononcent
« mé », ou « longtemps » se prononce « lontan », vous trouvez ça logique ? Longtemps le fumet de mes mets fut, mets les
mêlés sur mes fûts fumés. Mémé m’aimait, mais mai arriva…. Deki
kon Smok, C2 la Jok ?
enseignement
Dans toutes les langues du monde et même dans les langues
régionales de France, on prononce, certes plus ou moins,
les lettres des mots. Cela s’applique aussi au français dans
le Sud on l’on dit volontiers « plus ou moins » en faisant
bien sonner le « s ». Il n’y a que la bobo-noblesse qui par un
maniérisme de précieuse, s’est mise à ne plus prononcer les
mots correctement pour se démarquer du peuple et à imposer cela comme norme dans les régions. C’est simplement
une dictature linguistique de pédants prétentieux que nous
subissons depuis des siècles et qui fait que le français est en
train de devenir une langue morte, pour satisfaire la morgue
de quelques vieillards pontifiants qui se couvrent de vert à
défaut de verdeur. Probablement la langue au monde la plus
difficile orthographiquement et que peut-être 1 ou 2 % de
la population française arrivent à écrire à peu près correctement. Dans les banlieues c’est devenu du chinois…
T iens
parlons - en du chinois …
Vieille de plus de 5 000 ans, l’écriture chinoise est la plus
ancienne écriture au monde encore utilisée en idéogrammes
(où chaque signe représente une chose ou un concept).
261
Plus de 3 000 sinogrammes usuels pour former les mots
quand notre alphabet latin en compte à peine 26. Pourtant
en 1956 ils ont su simplifier l’écriture pour la rendre plus
accessible à tous… alors si même les Chinois qui sont pourtant de fervents traditionalistes l’ont fait… Mais c’est comme
les réformes économiques, tout le monde sait qu’on doit les
faire, mais personne n’en a le courage, pour qu’une petite
minorité puisse péter dans le quant-à-soi de son confort
décadent. Ah oui, mais c’est pas possible, ça détruirait notre
patrimoine littéraire… non seulement ça ne détruirait rien,
mais ça a déjà été fait plusieurs fois dans l’histoire du français
et il a survécu, justement parce qu’il a su évoluer ! Quelques
vers d’une fable célèbre en VO :
La Cigale ayant chanté
Tout l’Eſté,
Se trouva fort dépourvuë
Quand la biſe fut venuë.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmy ſa voiſine ;
Je vous payray, luy dit-elle,
Avant l’Ouſt, foy d’animal,
Intereſt & principal.
La Cigale ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août, foi d’animal,
Intérêt et principal.
C’est à la langue de s’adapter à l’humain et à l’évolution
sociale et non l’inverse. Il faut donc d’une part simplifier la
langue française pour la rendre plus cohérente et d’autre part
reprononcer correctement les mots et surtout leur fin comme
le firent pendant des siècles nos ancestres françois…
Enseignement religieux
Une démocratie ne peut être que laïque dans ses fondations
et toute voie religieuse n’a de sens que si elle est empruntée
consciemment et volontairement à l’âge adulte.
enseignement
Les moneycraties ont confondu liberté de culte et totalitarisme parental. Je sais que c’est dans les habitudes et les coutumes, mais il se trouve que ces habitudes et ces coutumes
sont perverses et ont complètement dénaturé l’aspiration
légitime de l’être au beau et au divin, en une pratique obscurantiste et vide de gnose.
Si religion, ou voie intérieure, ou mystique, ou aspiration… il
y a, elle ne doit venir que de l’enfant lui-même. Sans être limitatif, si l’on souhaite vivre dans une société harmonieuse les
enfants devraient recevoir plutôt que le dogme rigide d’une
religion intégriste, une approche plus universaliste et étudier
l’histoire des religions et de la mystique individuelle, une fois
de plus pour ceux que ça intéresse. Bien sûr qu’un enfant ne
devrait pas être souillé dès sa naissance par des pseudo baptêmes, ni mutilé par des pratiques barbares d’excision, circoncision, scarification, tatouage… De tout cela il en décidera à
sa majorité ! Tous et toutes disent, mais ma religion est universelle ! Ah bon, donc elle n’est ni israélite, ni chrétienne, ni
musulmane, ni bouddhiste… puisqu’elle est universelle ? Les
gens ne comprennent pas que notre société « dégénérée » – au
sens étymologique et sans aucune connotation morale – est le
pur produit de la réaction aux religions elles-mêmes dégénérées. Et si l’on veut sortir de ce cercle vicieux, il faut revenir à
la source du sacral, sortir de la prison des croyances et revenir
à l’expérience du Divin… et peu importe ce que l’on considère
comme divin. Comprendre que les maîtres véridiques ne sont
pas venus pour instaurer un système de croyances, de protocoles, un mode de vie, un régime alimentaire, ou une mode
vestimentaire… l’ont-ils fait de leur vivant ?
Soif de savoir
La principale condition pour apprécier les nourritures de l’esprit c’est la soif de savoir. Sans soif, il n’y a pas d’enseignement possible ! Même un excellent conférencier qui s’adresse
263
généralement à des gens passionnés par le sujet qu’il traite ne
peut captiver son audience plus de 1 ou 2 heures. En cours
interactifs et travaux pratiques, le nombre d’heures d’attention soutenue dépassera rarement 2 ou 3 d’affilée. Ensuite,
oui, on peut gaver un enfant comme une oie et lui apprendre
le Coran, le Code civil, la Thora, la propagande historique et
la pensée unicellulaire de l’État qu’il sera capable de réciter à
l’endroit et à l’envers sans en comprendre vraiment une seule
ligne… si tant est qu’il y ait quelque chose à comprendre ?
Pareil pour la tolérance, les moneycraties n’en ont rigoureusement aucune, tout ce qui ne leur est pas totalement soumis
doit être éliminé. Les pires étant les « anti » quelque chose…
Apprendre à discuter, c’est apprendre à écouter l’autre avec
comme principe : Je te crois honnête et j’essaye de comprendre
ton point de vue sans porter de jugement, du moins pendant un
moment. En fait, c’est très intéressant et même très reposant
de ne plus avoir à défendre son « bout de steak »…
Je suis toujours surpris par le décalage qu’il y a entre l’excitation de la découverte et l’ennui lourd et pesant de l’enseignement des collèges et lycées. Avec cette absurdité totale
et totalitaire de l’avoir rendu obligatoire. Dans une société
humaine la première chose que l’on apprendra à un élève
c’est : Tu vois cette porte de classe, elle est ouverte dans les 2 sens.
Si tu as envie d’apprendre, tu peux rentrer et participer, si tu viens
pour foutre ta merde ou faire ton one man show, tu sors ! Qui a dit
que Proust avait un intérêt supérieur à la mécanique automobile ? L’enseignant aussi est un être vivant qui transmet sa
passion et son savoir, s’il n’en a pas qu’il fasse autre chose !
Rares sont les mômes qui ne sont pas passionnés par quelque
chose et on leur dit, non c’est pas bien, c’est pas ça qui te fera
vivre ! Un, t’en sais rien connard, t’es pas prophète ! Deux,
y’a pas grand-chose que tu apprends à l‘école qui te fera
vivre, survivre peut-être et encore… les agences pour l’emploi
sont remplies de Bac + 5 ! Ensuite, est-ce parce qu’on n’a pas
été capable de créer un monde vivant avec des êtres épanouis
enseignement
que par vengeance et rancœur on dit à nos enfants, amis ou
élèves : Toi aussi tu boiras la coupe amère jusqu’à la lie ! Toi aussi
tu connaîtras la médiocrité et l’humiliation qui te donneront le droit
de posséder une collection d’objets de confort et de situations affectives que tu nommeras bonheur. Enfin posséder… du moins l’illusion
suffisante et nécessaire pour que tu le croies les quelques instants qui
te séparent de ta mort ou de l’effondrement économique…
Réaliser ses rêves
Mon rêve c’est réalisé avant même que j’en rêve dit une héroïne
dans une de ces comédies américaines. C’est fabuleux… de
connerie et si l’on y réfléchie un instant, d’une impossibilité
totale. La définition même du rêve c’est ce qui n’est pas dans
le domaine du Réel. Ensuite, y a-t-il une passerelle entre le
rêve et le Réel, est-il possible de « réeliser » un rêve ? Probablement autant que les voyages spatio-temporels et la téléportation. Ça existe dans les films de science-fiction, mais
dans le Réel, non ! Pour une raison très simple, si personne
n’a jamais pu vivre ou avoir une relation avec le futur ou le
passé, c’est qu’ils n’existent pas. La seule réalité existante et
perceptible est l’instant présent, c’est la réalité immanente,
la nature même de la condition humaine et atomique. Mais
cette réalité cosmique n’arrange pas beaucoup la société de
consommation, car comment maintenir en esclavage sans
chaînes une personne qui possède déjà tout en elle et ne souhaite rien ? Elle a donc inventé la magie du Noël permanent,
et tous les beaux joujoux que je vois en rêve…
Le mythe du père Noël n’est pas là pour donner à « rêver » aux
enfants, mais a été inventé au 19e siècle par des businessmen
américains pour engranger des bénéfices commerciaux. Et ils
n’avaient pas la main sur le cœur, mais plutôt dans le calcif
des enfants qu’ils s’apprêtaient à ébranler. Notre maintien
en esclavage est largement basé sur le principe de « tous les
beaux joujoux que je vois en rêve ». Oui mais pour les avoir il
265
faut se battre, accepter l’adversité, les brimades et l’humiliation qui vont avec et peut-être qu’un jour tu pourras acheter
sur Internet en code PHP :
$define_list = array(‘list_model’ => list_model,
‘product_list_manufact’ => product_list_manufact,
‘product_list_price’ => product_list_price,
‘product_list_image’ => product_list_image,
‘product_list_buy_now’ => product_list_buy_now);
Est-ce que l’enseigne ment ?
Lorsqu’on voit écrit sur le fronton d’un établissement « école
publique », est-ce que l’enseigne ment ? S’agit-il d’un « lieu
appartenant à tous où l’on enseigne » ? Ou d’une machine
de formatage structurel appartenant à un tout petit groupe
de personnes ? Vous seriez surpris de savoir qui fabrique en
France les programmes et manuels d’endoctrinement scolaire,
une toute, toute, petite communauté religieusement et sexuellement orientée. Dans une fédération humaine, dans chaque
collège, chaque professeur enseigne ce que son cœur et sa passion lui dictent… Il n’y a pas pire danger pour la survie d’une
espèce végétale ou animale que lorsque tous ses membres
possèdent le même patrimoine génétique. Elle devient d’une
fragilité extrême, la moindre bactérie, le moindre virus ou
changement climatique l’empêchera de trouver les ressources
adaptatives dans ses gènes, puisqu’ils ne restent plus que des
gènes suradaptés à une situation. C’est exactement ce que
produisent aujourd’hui les sociétés moneycratiques à travers
leur moule à gaufres de la tapin nationale et des médias : des
« clones humains » qui pensent pareil, ont les mêmes réflexes
pavloviens, les mêmes peurs, les mêmes croyances obscurantistes, qui bouffent, baisent, dansent, se soignent, rient pareillement, se taisent, applaudissent ou vont manifester quand
on appuie sur le Play de leur télécommande neuronale. Et non
contrairement à ce que vous raconte la propagande d’État
(n’oubliez pas qu’en général, l’État fait le contraire de ce qu’il
enseignement
dit), il n’y a aucun mélange de cultures en France. Un colonialisme judéo-américain, oui, mais un mélange culturel, non !
Avez-vous vu ou entendu des joueurs de sitar indien, de flûte
shakuhachi japonaise, de oud arabo-andalou, des maîtres de
Kyudo ou d’ikebana dans des émissions de télévision publique
ou à l’école ? Ah de la bouse rapo-belliquo-bêlante, oui ! Du
Raï electro-variété, oui ! De la Bollywoodienne siliconnée et
américanisée, oui ! Des tortues ninjas, à la pelle ! Puisqu’il
ne peut saisir dans la grossièreté de sa perception la beauté
immatérielle des choses, tout ce que touche le capitalisme
dégénéré est sali, dénaturé, caricaturé, simplifié à outrance
pour en faire un objet marchant facilement reproductible et
vidé de sa substantifique moelle…
Et pour ceux qui pensent ah mais ça va être un beau bordel, regardez autour de vous où nous a emmené l’école de la pensée
unique : c’est déjà un vrai bordel et il n’est même pas beau !
Alors oui tout le monde pense pareil, oui il y a encore 50 % des
moutons qui vont se faire voter par dépit, par peur… Mais si
les crapules malveillantes qui possèdent cette machine d’endoctrinement ont pu nous rouler dans la farine pendant des
siècles ce n’est pas tant par ce qui est enseigné à l’école, mais
bien par ce qui y est tu ! On y tait l’Histoire, l’analyse critique,
le beau, le sensuel, la création… et on y tait surtout la passion
et la jouissance de l’être…
Pendant des millénaires l’enseignement des enfants a été indépendant, différent dans chaque région, dans chaque école,
élève ou apprenti, théorique ou pratique, dans une classe ou
dans la nature… Et oui, au-delà du langage commun nécessaire pour communiquer, les maîtres d’alors ont transmis
un savoir personnel, et oui les élèves ne bêlaient pas tous la
même pensée arrangeante. Pourquoi couler ce béton culturel, pourquoi ne pas accepter aussi le bambou s’inclinant à
la caresse du vent ? Pourquoi gaver tous les enfants au même
fast-food du prêt-à-penser et ne pas leur laisser le bonheur
ancien et mystérieux de la transmutation des mets du savoir ?
267
Ami, reçois l’Invité de ton vivant…
Si tu ne romps pas les liens pendant que tu es en vie,
crois-tu que les fantômes le feront à ta place ?
La croyance que l’âme goûtera à l’extase,
simplement parce que le corps est pourri n’est qu’illusion !
Ce que tu trouves maintenant sera trouvé alors.
Si tu ne trouves rien maintenant,
tu finiras dans une chambre inhabitée de la cité de la mort.
Mais si tu fais l’amour avec le Divin maintenant,
tu auras dans la vie prochaine le visage de l’amante satisfaite.
Alors plonge dans le Vrai ! Trouve qui est l’Enseignant !
Crois à la splendide musique…
Kabir dit ceci : quand on attend l’Invité,
c’est l’intensité de l’attente qui donne toute la joie.
Regarde-moi et tu me verras enivré d’attente !
L’être et le Divin
Un jour un cuisinier merveilleux, le chef des chefs vint s’installer dans un village. Il ouvrit un petit restaurant qui ne payait
pas de mine, mais qui servait les plats les plus fins, les mets
les plus bouleversants. Quiconque avait goûté un jour à sa
cuisine avait vu sa vie se métamorphoser en un émerveillement quasi mystique du palais et un sentiment de plénitude
après le repas, sans lourdeurs ni aigreurs, comme un rapprochement avec soi-même que l’on ne saurait expliquer. Les
clients et amis vinrent de plus en plus nombreux et de loin,
certains évidemment essayèrent de percer le secret de cette
expérience gustative unique, mais le chef parlait peu et ne
donnait jamais de recette, régalez-vous ! disait-il. Puis un jour
le maître des saveurs s’en alla comme il était venu, discrètement, et sans laisser d’adresse.
Ceux qui l’avaient connu continuaient de venir au restaurant
et se racontaient les repas mémorables qu’ils avaient faits et
cet état rare de satiété de l’être que l’on ressentait après. Puis
petit à petit, avec le temps eux aussi disparurent, et il ne resta
plus que les nouveaux venus qui n’avaient jamais goûté la
cuisine du chef, mais avaient entendu les récits des anciens.
Ils se mirent alors à compiler des recettes dont ils inventaient
la composition et se réunissaient tous les jours à midi, pour
les lire… curieusement après avoir lu les recettes de plats
qui semblaient pourtant fabuleux, ils avaient toujours aussi
faim ! Certains en conclurent, que les anciens avaient menti
et que le maître des saveurs était un imposteur. D’autres
que c’était parce qu’on ne récitait pas les recettes avec
assez de dévotion et que donc, on avait toujours aussi faim.
D’autres encore, décrétèrent que la faim était liée à la condition humaine, mais que ceux qui répéteraient les recettes
avec assez de conviction seraient rassasiés après leur mort.
Les plus malins enfin, se rendirent compte que le maître des
269
saveurs avait ouvert un nouveau restaurant à quelques lieux
de là, sous le nom de L’intemporel et y allaient tous les jours
pour faire bombance…
L’enseignement authentique
L’enseignement authentique de tous les maîtres véritables fut
et est toujours un enseignement vivant et initiatique. C’est-àdire d’un être vivant à un autre être vivant, ce n’est pas dans
les mots encore moins dans les textes et surtout pas dans un
protocole figé ou tel mode de vie, vestimentaire, capillaire,
diététique ou la création d’un nouveau code pénal que se
transmet la connaissance du Divin…
Pour prendre une métaphore écologique, un maître véritable est cette personne qui sème la graine du Divin dans le
terreau du cœur humain, individuellement, consciemment,
amoureusement… Ses paroles au mieux servent à préparer la
terre et à arroser de sa sagesse la jeune pousse. Les religions
sont des champs arides ou plus rien n’a été planté depuis des
siècles voire des millénaires, arrosés de paroles mal traduites,
sorties de leur contexte, dénaturées, tronquées, déformées,
censurées, voire rapportées de toutes pièces. À votre avis que
pousse-t-il dans les champs arides des religions, que peut-il y
pousser ? C’est à chacun de répondre à cette question ! Est-ce
à dire que le croyant est aride ? Non, bien sûr que non, l’eau
arrive parfois à se faufiler dans les endroits les plus improbables et certains rencontrent le Divin malgré leur religion.
Il est plus facile de traverser l’océan à la nage que de rencontrer le
Divin sans l’intercession de l’Enseignant, dit un proverbe indien.
Une des grandes confusions de toutes les religions c’est la
croyance que les textes sacrés sont d’origine « divine » donc
parfaits, donc figés… Que l’on croie ou non à leur origine
divine est une autre question, mais force est de constater que
la majorité des textes fondateurs des religions n’ont pas été
écrits par les maîtres dont ces religions prétendent être les
l’être et le Divin
uniques VRP. Mais même si c’était le cas, pourquoi mélanger
perfection et rigidité ? Les étoiles aussi sont d’origine divine,
pourtant en mouvement perpétuel et en constante transformation. Évolution, mouvement, souplesse sont les qualités
mêmes de la vie. Immobilité, dureté, raideur sont les qualités mêmes de la mort. Un organisme vivant qui n’évolue
plus est voué à la mort. Privées du souffle de transmutation
du Maître, Prophète, Enseignant, Messager, Messie, Guide,
Guru, Éveillé, Ami… dont elles prétendent s’inspirer, les religions se sont éteintes. Elles n’ont pas compris que si le Maître
creusait un puits dans le désert, c’était pour apporter de
l’eau aux gens qui avaient soif. Mais les hommes se sont mis
à vénérer le puits, à se battre jusqu’à la mort pour conserver
le tas de pierres d’un puits asséché, mourant de soif à deux
pas de l’Oasis… oubliant par la même que ce n’est pas du
puits dont on a besoin, mais de l’eau qu’il contient.
É vangile
de
T homas
Ce texte fut découvert en 1945, à Nag Hamadi, dans le
désert égyptien, intact, ni épuré, ni censuré, ni « rewrité »,
par les rabbins du christianisme comme le furent les évangiles corrompus du Vatican que nous connaissons. Malgré
la traduction forcément imparfaite du copte sahidique en
français et le fossé culturel, on ressent le souffle vivifiant de
l’Enseignement :
« Jésus dit : Si vos guides vous disent que le Royaume est dans le
ciel, alors les oiseaux en sont plus proches que vous. S’ils vous disent
qu’il est dans la mer, alors les poissons y sont déjà. Mais le Royaume
est en vous et hors de vous. Quand vous vous connaîtrez, alors vous
serez la Connaissance et vous saurez que vous êtes les enfants du
Père Vivant. Mais si vous ne vous connaissez pas, alors vous vivez en
vain, vous êtes le vain.
Jésus dit : Je vous donnerai ce que jamais œil n’a vu, ce que jamais
oreille n’a entendu, ce que jamais main n’a atteint, et cela qui n’est
jamais monté dans le cœur de l’homme.
271
À ses disciples qui lui demandaient quel jour le Royaume viendrait, Jésus répondit : Ce n’est pas en guettant qu’on le verra arriver. On ne dira pas : Voici il est ici, ni voyez il est là ! Mais le royaume
du Père est répandu sur la terre, et les hommes ne le voient pas. »
La simple lecture sereine et ouverte de ces textes qui sans être
l’enseignement du Maître vivant permet de voir la dégénérescence (toujours au sens étymologique du terme) de l’entreprise du Vatican. Je ne veux blesser personne, mais l’enseignement du Christ était très différent du business du catholicisme ou des autres crèmeries :
•• Si vos guides vous disent que le Royaume est dans le ciel, alors
les oiseaux en sont plus proches que vous. Mais le Royaume est en
vous et hors de vous. Merde, ça c’est con alors, le Royaume
des cieux est aussi en nous, là, tout de suite… mais alors
l’histoire du ciel et de l’enfer après la mort ?
•• Je vous donnerai ce que jamais œil n’a vu, ce que jamais oreille
n’a entendu… c’est une parabole ? Ah, et qu’est-ce que tu
en sais ? Parce que tu es ignorant et orgueilleux et que tu
n’en comprends pas le sens, c’est donc une parabole…
pourtant, le Christ a réellement donné à ses disciples ce que
jamais œil n’a vu, ce que jamais oreille n’a entendu…
•• Mais le royaume du Père est répandu sur la terre, et les hommes
ne le voient pas… Ah zut, c’est encore ballot ! Le Royaume
des cieux est là, ici et maintenant et même Monsieur le
Curé et Papounet ne le voient pas… Et on aurait alors des
aveugles guidant d’autres aveugles… et là pour le coup, je
crains fort que ça ne soit pas une parabole !
La dérive des religions
Personnellement je ne suis pas croyant, c’est-à-dire que je
n’adhère pas à l’imaginaire collectif de telle ou telle religion.
Je ne suis pas non plus athée, c’est-à-dire que je ne crois pas
à l’inexistence de Dieu. Il suffit de contempler un instant
un paysage de montagne, s’abreuver à une source fraiche
l’être et le Divin
lorsqu’on est assoiffé ou simplement écouter le ronronnement d’un chat lové sur ses genoux, pour percevoir la magie,
la beauté, la gentillesse organisée de tout cela. J’ai longtemps
fui le mot « Dieu » tant je cherchais son sens, sa source vive,
sa jouissance… Et c’est un mot que j’évite toujours d’utiliser tant les gens s’en servent comme poubelle de table dans
laquelle ils jettent à-peu-près tout et n’importe quoi… Qu’on
le nomme « Souffle de Vie », « Essence suprême », « Shiva »,
ou « Tartempion »… qu’elle importance ? A-t-on besoin
de le nommer pour le percevoir, a-t-il besoin de nous pour
exister ? Croyons-nous, sérieusement un instant, que nous
pouvons enfermer l’infini dans nos pathétiques limitations
mentales ? Aussi comme l’infini était difficile à domestiquer,
l’être humain à créer un nouveau dieu à son image à lui :
petit, prétentieux, bureaucratique, procédurier, revanchard,
belliqueux…
La chose la plus hideuse que j’ai vue de ma vie – et je m’en
excuse auprès de mes amis musulmans, dont la majorité
est composée de personnes respectables – est une vidéo de
décapitation. Quelques hurluberlus barbus avaient pris en
otage un ingénieur civil occidental qu’ils n’avaient pas réussi
à revendre et ils étaient en train de l’égorger en criant comme
des gorets Allahou akbar, Allahou akbar ! Comme le couteau
était mal aiguisé, ils avaient du mal à parvenir à leurs fins.
Lorsqu’ils entreprirent de le décapiter laborieusement pour
exhiber leur trophée, le pauvre bougre hurlait de douleur et
surtout de terreur. Ces cris étaient mélangés aux glouglous
macabres du sang qui giclait de sa gorge… Ces mercenaires
incultes pensaient certainement « être des guerriers de Dieu »,
mais non, un guerrier n’égorge pas un être humain les mains
ligotées dans le dos, simplement parce qu’il n’a pas réussi a
le vendre assez cher ! Et Allah le très miséricordieux a dû se
retourner dans son tombeau en entendant son nom mêlé à
cette boucherie, pas halal du tout…
273
God bless America !
L’autre contradiction de base des religions est la croyance
qu’il existerait des actions qui nous rapprocheraient de Dieu
et d’autres qui nous en éloigneraient. Ah bon ? On parle bien
de ce « Dieu » qui se trouve en nous, de ce Souffle qui nous
habitent… comment dès lors, pourrait-on s’en éloigner ou
s’en rapprocher ?
Comment imaginer que le fait de répondre à des besoins ou
des désirs physiques – donc si l’on est croyant, implémentés
par le Divin dans le corps humain –, nous éloignerait de lui ?
Quelle perversité divine, quel sadisme : Si tu as soif, ne bois
pas ! Si tu as faim, ne mange pas ! Si tu as sommeil, ne dors pas !
Si tu as envie d’amour, flagelle-toi ! En Occident, on nous bassine
le mou avec des détails de coquetterie vestimentaire et diététique
islamique, mais dans les religions, l’habit ne fait pas le moine, il est
le moine ! Les gens disent : Il faut fuir ce monde illusoire ! N’y
a-t-il pas là une contradiction fondamentale ? Si ce monde
est illusoire, pourquoi voulez-vous le fuir et qui plus est, vous
cacher dans un monastère tout aussi illusoire ? Comme ces
moines du Mont Athos qui interdisent la présence de toute
femme et tout animal femelle sur leur île ? C’est étrange non,
des femmes encore on peut comprendre, mais des chèvres ?
Il faut porter la panoplie du parfait petit mystique pour bien montrer
au monde que vous êtes un spiritueux (sic). Quand j’étais môme
je commandais la panoplie de Zorro ou du parfait petit
chimiste au père Noël (dont pour être franc je commence à
douter sérieusement de l’existence), est-ce que ça faisait de
moi un vengeur masqué ou un ingénieur chimiste ? Est-ce
que me raser le crane et porter une robe safran fait de moi
un moine ?
Si une femme porte tel ou tel accoutrement, le niqab ou
des bas de soie pour séduire son homme, en quoi cela me
ragarde ? Quel père ou quelle mère peut dire : ah oui, parmi
mes enfants, je préfère celui-là parce qu’il s’habille de telle manière.
l’être et le Divin
Demandez à n’importe quel parent aimant, ce qu’il souhaite
que devienne son enfant, et il vous répondra certainement
« heureux ! ». Et puis il y a les autres, les mesquins, les calculateurs, les arrivistes, ceux qui ont pris leur enfant en otage
de leur propre bonheur et qui vous répondront : je veux que
mon enfant fasse ci et ça, qu’il s’habille de telle manière, qu’il fasse
tel métier, et qu’il ait la même religion que moi… À votre avis,
« Dieu » est un parent aimant ou mesquin ? L’être humain a
voulu enfermer le Souffle de Vie dans l’enclos des formes pour
se rassurer, mettre l’océan dans l’aquarium de son salon…
Mais ce qu’il y a dans l’aquarium de votre salon, n’est pas
l’océan, et ce qui est écrit dans les livres saints n’est pas la
« parole divine » qui par essence est au-delà de l’intellect et
de la forme…
Cette même peur à laisser son corps et son cœur s’exprimer se
retrouve dans toutes les religions dégénérées qui créeront des
carcans psychorigides ou la liberté d’expression sera vécue
comme la manifestation du diable. Hors de fait, ces notions
de bien et de mal varient énormément d’une personne à
l’autre, d’une situation à l’autre, d’une époque à l’autre,
d’une religion à l’autre… L’exemple le plus cru et grossier et
certainement le droit de tuer. Interdit absolu dans la plupart
des codes pénaux et moraux, il devient subitement non seulement légal, mais même bien vu dans les armées et pendant
les guerres, on s’entraîne pour ça, on reçoit des médailles du
« mérite », on met au point des armes et des méthodes, on
dépense des budgets colossaux dont le seul et unique but est
de pouvoir assassiner le plus de gens possible. On ne parle
pas ici de légitime défense, ni même de guerre. Les États-Unis
ne sont pas en guerre contre l’Afghanistan et à ma connaissance, l’armée afghane n’a jamais essayé d’envahir les USA…
Mais pourtant les braves et héroïques soldats américains
vont assassiner massivement des méchants terroristes bougnoulis-niakoués en toute impunité… Ah oui c’est vrai, God
bless America et chie sur la gueule du reste du monde !
275
La religion marchande
Le mensonge est intimement lié aux religions, à toutes les religions. On peut même dire qu’elles en sont les « créatrices ».
Pourquoi ? La punition vient de l’interdit, de l’évitement de
la punition découle le mensonge. Sans interdit ou punition,
il n’y a aucune raison de mentir. Tout pédagogue humain ou
animal vous dira que toute éducation demande des limites…
limite oui, interdit pas forcément ! La maman chatte dit à son
chaton si tu me mords, moi je te mords plus fort et le chaton
comprend vite le message. La religion dit : si tu bandes tu vas en
enfer, et en enfer on te mord très fort, et l’humain là il ne comprend pas… parce que lui il bande, c’est sa nature, il n’y peut
rien, c’est quoi l’enfer, a jamais vu l’enfer moi ? Alors l’humain
religieux, il a peur et il invente un truc bizarre : je bande et je
dis que je ne bande pas, le problème est résolu ! Résolu à part
que maintenant ma parole n’exprime plus ce que je ressens,
mais ce que la religion me dit que je dois ressentir.
Vint ensuite une des plus grandes carabistouilles des sociétés
marchandes : tuer les religions primitives et imposer la religion marchande, en disant : Nous on est à ton écoute, on sait que
tu bandes, et tu ne bandes même pas assez d’ailleurs, on va te vendre
des films de boules et du Viagra. Mais pour fêter ta bandaison de
crémaillère, il faut aussi que tu fasses bander les autres, alors
on va te vendre de beaux habits bandants, avec les chaussures
qui font mouiller et la toto qui fait vroum-vroum éjac… et ça,
c’est ce que tu désires ! Alors aujourd’hui ma parole n’exprime
plus ce que je ressens, mais ce que la société marchande me
dit que je dois ressentir… on est bien avancé ! Hélas, ce que
l’on nomme « religion » n’est plus qu’une forme de colonialisme de l’esprit et des peuples imposant une pratique commerciale par laquelle on achète une promesse de « salut »
par son comportement. Ce salut fiduciaire fait que la religion
est à l’expérience du Divin, ce que le dollar est à l’or… de la
roupie de sansonnet !
l’être et le Divin
Le
church revival
Il y a quelques années encore, il était de bon ton de tirer
à boulets rouges sur tout ce qui portait une calotte. Mais
aujourd’hui, on assiste à une sorte de « Church revival » où
l’on nous explique que finalement l’Église catholique c’était
cool et le Pape était un mec plein d’amour pour ses ouailles…
Deux choses à dire à ce sujet.
1• C’est à ses fruits que l’on reconnait un arbre
2• Ils ont eu leur chance, leur fenêtre de tir et ils l’on lamentablement laissé passer.
Est-il nécessaire de rappeler que les principales églises chrétiennes (orthodoxe, catholique, anglicane, protestante…)
n’ont pas plus ni moins de légitimité historique ou spirituelle que n’importe quelle secte, congrégation ou communauté chrétienne. Leur réussite coloniale et leur pouvoir
financier étant directement liés – tout comme le colonialisme islamique – au développement du commerce international. Désolé, mais si le schisme de 1054 des églises d’Orient
et d’Occident n’était pas très glorieux, le Grand Schisme de
1378 fut encore plus pathétique. Le seul but de ces coureurs
de jupons ou de pantalons, précurseurs du mariage partouze, était d’être calife à la place du calife. Ils se bouffèrent
la gueule (et probablement le cul aussi) de façon tellement
lamentable que j’ai un message très clair à transmettre aux
papes, aux anti papes, aux sous papes, aux papes au thé et
aux papas mobiles : Lâchez nous les basques ! Ils ont usurpé,
trahis, salis, l’enseignement d’un être digne du plus grand respect. Qu’il y en ait eu de meilleurs que d’autres c’est fort probable, que certains aient fait preuve d’intelligence et de mansuétude, c’est possible… mais on s’en tape ! Les papes et leur
maréchaussée pontifiante en rouge cardinal sont fondamentalement des bonimenteurs et des usurpateurs mondains qui
ont pendant des siècles légitimé ou couvert par leur silence
des génocides et des pratiques partouzardes ou pédophiles !
277
Alors oui, qu’il y ait eu quelques curés, moines, mystiques,
croyants honnêtes et intègres dans le christianisme, j’en suis
persuadé. Mais une fois de plus, ce fut « malgré » l’Église et
non grâce à elle. Le pouvoir religieux est comme le pouvoir
politique, il corrompt ! On peut être un militant socialiste ou
FN intègre, pas très fufute mais intègre, ou maire d’un petit
village. Mais pour être maire de Paris, présidente d’un parti
ou député, faut avoir tâté du gourdin… et profond !
L’ odeur
de sainteté
Certains disent que les grands mystiques dégagent un
« parfum de sainteté » et que l’on peut percevoir un aura particulier… moi, je n’en sais fichtre rien ! Est-ce que Mahatma
Gandhi était une « grande âme », une petite, une moyenne ?
Je crains que concernant la sainteté, si sainteté il y a, ça
ne soit pas comme le contrôle technique automobile. On
ne branche pas tous les 2 ans un appareil électronique qui
mesure le niveau de sainteté de la personne : Ah OK, toi tu
nous fais du 34 % de taux de sainteté… pour la canonisation
tu repasseras, pas contre tu peux passer boire un canon !
Jusqu’à cette mascarade obscène, au printemps 2014, où
l’on a pu voir un pape « canoniser » d’autres papes. Un
peu comme ces journaleux serviles s’autocongratulant du
« grand prix de la liberté de la presse », ou comme dans ces
backrooms de boites gays où les clients se branlent entre eux
à la queue leu leu. Là, on n’est même plus dans le conflit
d’intérêts, ni même dans la corruption… non, on est vraiment dans le sacrilège au sens étymologique du mot. Orgueil
démesuré, faste obscène et sentencieux, toutes les putains
putrides du pouvoir étaient là : rois nègres, rois et reines pas
nègres, putains et puteaux, même ce ministre maçon* était
venu tapiner à ce spectacle de l’infâme quelques électeurs
pour sa prochaine élection.
Pensez-vous un instant, qu’une personne « Sainte » puisse
souhaiter être mêlée à un tel simili-simulacre pathétique ?
* ce qui est assez amusant quand on connaît la haine que porte la maçonnerie à l’Église… et réciproquement
l’être et le Divin
Pensez-vous sérieusement, que l’état de sainteté est un
examen du Code de la route où il faut avoir x bonnes
réponses pour être reçu ? Parce qu’une bonne femme a guéri d’un
anévrisme cérébral sans qu’aucune explication médicale n’ait pu être
trouvée… vraiment ? Personnellement je peux vous présenter
des dizaines de gens ayant guéri de maladies on ne peut plus
sérieuses sans qu’aucune explication médicale n’ait pu être trouvée.
Essayez le jeûne par exemple, vous serez surpris des capacités
d’autoguérison du corps ! Si état de sainteté il y a, c’est au
Divin de l’octroyer, certainement pas aux hommes et encore
moins aux PDG du Vatican…
Tout comme ce préjugé étrange d’une église pétée de tunes
qui explique au goy, qu’être riche ce n’est pas bien et que
les pauvres seraient plus proches de Dieu… Croyez-moi sur
facture, les pauvres sont largement aussi cons, veules, prétentieux, avares et arrivistes que les riches ! Avec la différence
que le riche a traditionnellement une culture du pouvoir et
une manière de le dispenser qui rendent sa fréquentation
plutôt agréable. D’ailleurs, il n’y a rien de pire qu’un nouveau
riche ! Finalement comme disait Desproges : Les aspirations
des pauvres ne sont pas très éloignées de la réalité des riches…
Les philosophes de comptoir
Étymologiquement le « philosophos » était vraiment l’ami de
la sagesse, le « connais-toi toi-même » de Socrate, qui dans
ce haïku résume l’essence de la quête humaine. Il est à noter,
que Socrate, comme souvent les enseignants véridiques tels
que Confucius, Krishna, Bouddha, Moïse, Jésus, Kabir, Mahomet… n’a jamais rien écrit, car son enseignement était initiatique et non pontifiant. Quelle différence entre une secte, une
école de pensée, une église, une religion… ?
Les philosophes grecs, souvent aussi mathématiciens et
astronomes ont juste oublié que la sagesse ne se trouvait
pas dans la réflexion intellectuelle, mais dans le cœur…
279
chose totalement indéfinissable intellectuellement, mais que
chacun peut percevoir. Première et fondamentale limitation
de la pensée philosophique ! Ensuite, si l’on prend la philosophie contemporaine, elle est essentiellement branlette de
sansonnet, consistant à créer des équations intellectuelles
basées sur des postulats, donc par essence, tout autant irréfutables qu’indémontrables, par exemple :
•• toute action est vaine
•• tout rapport amoureux est un commerce
•• la liberté est terrifiante
Donc je peux m’astiquer le chibron neuronal toute la journée
avec des questionnements existentiels : Est-ce que ma femme
m’aime pour ce que je suis, est-ce le désespoir de sa solitude ou la
terreur d’être libre qui la fait accepter ma médiocrité ? Finalement
toute relation humaine est intéressée et faite par dépit ou paresse…
Mais le soir je vais me bouger le cul pour aller au Prisu acheter à bouffer parce que mon estomac crie famine ou que
bobonne m’a soufflé dans les bronches… alors à quoi sert de
cuisiner une bouillie philosophique et de continuer à vivre sa
petite vie médiocre ? Nietzsche explique qu’en tout homme
existe une « volonté de puissance », élan supra-naturel par
lequel il aspire à la réalité transcendante du « Surhomme » :
« Toute bête tend instinctivement vers un optimum de conditions favorables au milieu desquelles elle peut déployer sa force et atteindre
la plénitude du sentiment de sa puissance ». Et la mère Denis de
répondre : Ben, c’est ben vrai ! ou pas, mais à part ça ? Ah
par ça, c’est assez compliqué, approximatif, et ça ne me rend
plus heureux en fin de journée, donc pour moi ce n’est pas un
ami de la sagesse…
Même l’approche matérialiste marxiste trouve vite ses limites
dans la pratique. En affirmant que c’est la matière qui est
première, et non l’esprit : « le mouvement de la pensée n’est que
le reflet du mouvement réel, transporté et transposé dans le cerveau
de l’homme », ce n’est finalement que la vieille histoire de la
poule et de l’œuf. Peut-on changer l’homme en changeant
l’être et le Divin
l’organisation sociale ou l’organisation sociale n’est-elle que
le reflet de la structure mentale de l’homme ? Si l’on regarde
ce que devinrent les sociétés staliniennes ou maoïstes ­(mal)
inspirées du marxisme, on a un début de réponse… Et si en
plus vous mettez à la tête d’un Empire un clampin qui n’a
jamais été éduqué à la pratique parcimonieuse du pouvoir et
de la diplomatie, ça donne des trucs pas jolis, jolis…
En adaptant une des définitions de la paranoïa : Bâtir des raisonnements justes sur des bases fausses, la définition de la philosophie contemporaine pourrait être : Bâtir des raisonnements
plus ou moins justes sur des bases ni fausses ni justes. On joue à
une sorte de Lego neuronal, d’assemblage approximatif logico-cartésien complètement coupé du réel et qui n’est validé
par aucune réalité expérimentale. Ça mange pas de pain,
c’est totalement inutile, à part pour le « philosophe » invité
sur tous les plateaux de télé et dont la petite notoriété lui
permet de palper de la fraîche et de la pouf j’aime beaucoup
ce que vous écrivez ! Par contre le papy qui t’explique qu’il faut
éviter de marcher ou parler bruyamment pour pécher la truite
si tu ne veux pas l’effrayer communique une sagesse philosophique, en ce qu’elle me rapproche du Réel et de l’écoute de la
nature et éventuellement me permet d’attraper du poisson et
de m’en foutre plein la lampe… C’est super bon les truites de
ruisseau cuites sur un lit de fougères, mais surtout pas trop !
Le philosophe contemporain me fait penser à ces musiciens
de jazz ou de hard rock qui jouent des choses très convenues, mais très vite… pour que les gens disent, à ouaaah quel
exploit technique ! Est-ce beau, est-ce que ça me touche ?
Non, pas spécialement, c’est juste de l’esbroufe. La philosophie contemporaine dit des choses assez banales de façon
très compliquée, afin que seule une petite caste onanismo-intellectuelle puisse comprendre. Et en cela, elle est le pur produit de nos moneycraties et participe directement au maintien du Cheptel humain dans un obscurantisme élitiste.
281
C’est ma prière…
Un des symptômes des religions est cette pratique étrange
que l’on nomme prière, mantra, incantation, psalmodie,
chant liturgique… Il semblerait que l’être humain ait beaucoup de requêtes à adresser au Divin, mais ne soit pas très
empressé à écouter les siennes… Quand ça ne passe pas par
des commandes en ligne ou du marchandage de bouts de
ficelle : Oh mon Dieu, fais s’il te plaît que je réussisse mon concours,
gagne au Loto, trouve un donneur d’organe pour mon fils à moi, et
je te promets d’être bon avec les autres et d’aller à l’église-templemosquée tel jour ! Ah mais, si tu dois réussir ton concours,
gagner au Loto, avoir un rein pour greffer à ton fils à toi, ça
veut dire implicitement que tu demandes à Dieu que d’autres
ratent le concours, perdent au Loto et que d’autres enfants
meurent sans rein… Ben si ! Un concours c’est un nombre
limité de places ; au Loto les gains que l’on gagne sont ceux
que perdent les autres ; et pour les transplantations, il y a
beaucoup plus de demandeurs que de donneurs compatibles. Donc c’est pas très chrétien ta prière mon gars !
Et puis bien sûr y’a le classique : Fait mon Dieu, qu’il y ait la paix
sur la terre et qu’il n’y ait plus de maladies… Là on ne prend pas
beaucoup de risques, les conflits n’étant que l’expression de
nos conflits intérieurs et de notre obscurantisme, « Dieu » n’y
étant absolument pour rien. Quant aux maladies, elles font
partie du cycle naturel de la vie et participent à notre évolution… Les virus sont nos amis pour la vie !
C’est comme ces abrutis qui te jettent à la tête, pensant être
de brillants penseurs : Alors oui, mais non, alors que pourquoi que
si Dieu il existe, que pourquoi il y a des guerres et des cataclysmes ?
Eh ben patate, c’est kiki fait les guerres et massacre ses frères
humains au « nom de Dieu » ? C’est kiki fabrique les fusils,
les balles et appuie sur la détente ? L’oxymoron ultime : Tuer
ses frères au nom de l’Amour du Père ! Même quand il y a un act
of God (catastrophe naturelle) comme disent les Américains,
l’être et le Divin
ce n’est pas « Dieu » qui bâti des complexes immobiliers en
bord de mer pour rapporter beaucoup de sous sous, alors
que les pêcheurs locaux savent depuis des millénaires qu’il
ne faut rien construire là à cause des tsunamis ! Ce n’est
pas « Dieu » qui corrompt les entrepreneurs cupides pour
construire des maisons avec de piètres fondations qui s’effondreront au premier tremblement de terre venu ou s’envoleront à la première tornade facétieuse !
Tant qu’il y aura des pseudo-religions persuadées d’être élues,
choisies ou représentantes exclusives de Dieu pour le secteur
Terre… il y a aura des guerres ! Tant qu’il y aura des cultures
maçonniques ou autres, persuadées d’être supérieures aux
autres et nécessaires au salut de l’humanité… il y aura des
guerres ! Tant qu’il y aura des castes dominantes cupides dont
le seul but est l’enrichissement personnel jusqu’à l’hyper-obésité matérielle au détriment de la survie des autres habitants
de la terre… il y aura des guerres ! Mais le jour où nous redécouvrirons la vraie religion, celle qui relit l’humain au Divin,
celle qui s’émerveille de la création et de ses créatures ; le jour
où nous nous souviendrons que le maximum de fun réside
dans faire des choses, pas de les posséder, que le bonheur est
un état d’être, pas d’avoir… ce jour-là, les guerres n’auront
simplement plus de raisons d’être, ni de tourbe pour couver.
Et puis il y a la prière en boite, toute prête, suffit de la réchauffer : Notre père qui êtes soucieux… Ah bon, il est soucieux papy,
savez pas ! Moi j’ai pas l’impression, je le perçois autant dans
la flamme vive du feu, dans le silence enveloppant de la voûte
étoilée, dans le feulement du renardeau, dans le parfum de
la fleur de jasmin lorsqu’elle exhale la nuit, dans le souffle
qui m’habite encore pour quelques instants… Finalement la
prière c’est ce qui a de plus représentatif de l’orgueil humain :
tu as devant toi l’Être, l’Énergie qui a déployé l’univers et ses
milliards d’étoiles en un claquement de doigts et toi, tu veux
lui parler, lui donner des conseils, le soudoyer, marchander…
mais ferme-la, écoute !
283
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme…
Arthur Rimbaud
Une fédération de l’humain
Dans nos sociétés hyper primitives, l’être humain a égaré le
lien qui le relit avec sa nature et la Nature. Profondément
perdu dans le no man’s land d’un passé imaginaire et d’un
futur prédigéré, il a occulté que le bonheur est un état d’être
qui ne réside que dans l’instant présent. Profondément
angoissé, il tente désespérément de combler son vide intérieur en y jetant la liste d’ordures que lui fournit la société.
Il a même perdu l’usage du langage de communication qui
fut pourtant le ciment de son évolution, pour le réduire à
quelques borborygmes et codes vestimentaires vides de sens,
qui n’expriment plus que sa soumission à la société du spectacle et son appartenance à telle ou telle caste ou religion…
Pendant des millénaires, les pires saloperies ont été faites au
nom de « Dieu », aujourd’hui les mêmes atrocités sont perpétrées au nom de la « démocratie » et de la « liberté ». Surtout,
surtout, ne mélangez pas « Dieu » avec ce que vous imaginez
de lui ou d’elle… ne mélangez pas les religions avec la soif de
l’Infini qui relit l’humain à sa nature cosmique. Les religions y
compris la franc-maçonnerie (donc la République) sont des
systèmes inventés par les castes dominantes pour maintenir le
Cheptel humain sous leur contrôle. Pensez-vous un seul instant
que cette Énergie foudroyante – si puissante qu’elle put édifier l’Univers perceptible et non perceptible en un claquement
de doigts, et pourtant si subtile et modeste pour cacher sa
signature à l’intérieur du souffle de chaque être vivant – soit
là, en train de vous évaluer avec son formulaire photocopié,
tels un bureaucrate stalinien ou un examinateur du permis
de conduire ? Pouvez-vous imaginer que l’Infini universel et
intemporel a quelque chose à braire de vos histoires de chiffons et de régime alimentaire ? Sérieux, c’est à ça que vous
avez réduit l’Amour absolu et inconditionnel, le Non-juge, la
Matrice universelle ?
285
Bâtardes difformes nées de l’accouplement monstrueux de
la religion marchande et du libéralisme pathologique, les
moneycraties ont essayé de nous faire croire que le bonheur
était collectif et dépendant d’une possession d’objets relationnels ou manufacturés. Mais peu importe le type d’organisation sociale dans laquelle nous vivons, la capacité
d’émerveillement et de jouissance est par essence inhérente à
l’humain et indépendante du contexte. Découvrons le beau,
le sublime et le divin d’abord en nous puis dans le monde, et
peut-être serons-nous capable de fonder une communauté
humaine basée sur l’humain qui respecte la Vie et sa création.
Comprenons que nous sommes invités pour un bref instant
au palais de la Vie, mais que l’on n’essuie pas ses pompes sur
la moquette de la création, pas plus qu’on ne se mouche au
voile du temps…
La mascarade démocratique est un type d’organisation
sociale où les castes dominées choisissent « librement » les
représentants des castes qui les dominent. Ou comme l’écrivait Jean-Claude Michéa : « Comme chacun peut le constater,
là où les sociétés totalitaires s’en tenaient au principe simpliste, et
coûteux en vies humaines, du parti unique, le capitalisme contemporain lui a substitué, avec infiniment plus d’élégance (et d’efficacité),
celui de l’alternance unique. » D’abord on ne vote pas pour un
candidat ou un projet, mais par dépit, ou pour la meilleure
campagne de pub, bouillie philosophico-émotionnelle dont
on nous gave depuis notre plus tendre enfance et qu’évidemment le candidat ne mettra jamais en application, puisqu’elle
est du domaine de l’imaginaire.
Les moneycraties sont des entités polymorphes perverses
sans foi ni loi qui ne peuvent exister dans le Réel du présent.
Elles se nourrissent d’un passé romanesque et se projettent
sans cesse dans un futur chimérique. Elles peuvent déclencher
des guerres et en même temps faire de « l’aide humanitaire »,
détruire la planète mais « protéger la nature », produire de la
nourriture obésifiante et vendre des régimes amincissants…
une fédération de l’humain
Si ça peut servir leurs intérêts, ces mêmes moneycraties
fomenteront des « révolutions » ou généreront des attentats
« terroristes » pour revenir aux fondamentaux républicains :
la loi martiale. Vous, vous avez des notions de parole donnée,
d’honneur, de sincérité, de morale… les moneycraties et leurs
pantins du politique sont libres de vos pathétiques entraves !
Si l’on met des chaînes au pied d’un être humain, on pourra
l’exploiter assez facilement, mais sa soif de liberté le poussera
à s’enfuir ou à se rebeller. Qui plus est, ce système de domination devient peu pratique et onéreux pour des millions
d’esclaves. Annihiler la soif de liberté à l’intérieur de l’humain, implémenter en lui le script du désir, ferrer le boulet
du crédit, éviter qu’il puisse passer à l’âge adulte afin de le
garder dans un état infantile à la recherche de papa-maman,
une forte dose journalière de Prozac audiovisuel et le zombie
est prêt à travailler-consommer « librement ».
La notion de crédit est une aberration biologique qui n’existe
nulle part dans la nature, sortir de l’esprit perturbé de l’être
humain. Un arbre donne ses fruits sans compter, parfois la
récolte est abondante, parfois elle ne l’est pas. Il donne tout,
mais quand il n’a plus de fruit, il ne fait pas une avance sur
la récolte prochaine. Évidemment, cette dépendance au Réel
des récoltes saisonnières pouvait provoquer des disettes.
Aussi l’être humain a développé les techniques de conservation de fruits séchés, de salaisons ou saumures et les cultures
céréalières qui ont l’immense avantage de se conserver dans
le temps. Pourtant, il ne s’agit pas là de crédit ni d’avance sur
recette, mais au contraire d’économies et de prévoyance.
Aussi, le problème n’est pas la monnaie en soi comme outil
d’échange, le problème vient lorsque cette monnaie ne correspond plus à aucune réalité tangible et qu’un jeune con
boutonneux et anxieux aux cheveux gominés de La City ou
d’ailleurs a le même revenu que 100 chercheurs scientifiques de haut niveau, 1 000 ouvriers européens ou 10 000
travailleurs agricoles indiens, et a le pouvoir de faire monter
287
artificiellement le cours du riz dans le monde et potentiellement d’affamer des milliers de familles du Bihar. Le problème vient lorsqu’un milliardaire possède –­ sans bien sûr
pouvoir l’utiliser – plus que tous les biens des petites gens
d’un pays en voie de développement qui ne se développera
jamais puisque les richesses du monde sont limitées et que
les flux de la finance circulent en vase clos. Et pour qu’un soit
milliardaire, il faut que des millions soient dans la pauvreté
la plus absolue. Tout cela ne correspond plus à aucun équilibre, à aucun bon sens, et est même vidé de toute utilité ou
plaisir. Les sociétés moneycratiques ont créé bien plus d’inégalités et de différences de revenues qu’aucun autre système,
et ce jusqu’à l’absurde. Mais l’argent est devenu virtuel tout
comme le rapport au travail. Lorsqu’un agriculteur ensemençait son champ, il avait tout intérêt que ce soit bien fait s’il
voulait voir pousser sa récolte et ne pas mourir de faim l’hiver
venu. Lorsqu’une mère tissait une couverture, elle la faisait
chaude et résistante, pour recouvrir ses enfants de tout son
amour. Ce rapport affectif de cause à effet, cette « obligation
de résultat », ce plaisir à faire ont disparu dans la plupart
de nos œuvres, et nous sommes devenus tous plus ou moins
« désœuvrés »…
Je n’ai aucun doute sur le fait que le Cheptel humain est trop
veule et apeuré pour se libérer de lui-même. Tel un oiseau
élevé en captivité devant la porte ouverte de sa cage, il n’aura
de cesse de s’y camoufler ou d’en trouver une nouvelle. Mais
nous arrivons à une fin de civilisation où la cage de la mascarade démocratique va imploser d’elle-même… et si l’Occident
n’a pas l’intelligence et le courage d’en sortir, il va se retrouver comme c’est déjà le cas au Moyen-Orient et en Afrique
du Nord, dans un chaos génocidaire orchestré par l’impérialisme américano-sioniste et interprété par les chiens courant
de Daesh. Et nous verrons s’imposer, au mieux une dictature
militaire mondiale, au pire un scénario à la Mad Max avec des
seigneurs de la guerre pillards et sanguinaires ayant renoué
une fédération de l’humain
avec un tribalisme primitif.
Ma critique des sociétés moneycratiques n’est certainement
pas basée sur des raisons morales ou religieuses, mais simplement sur la constatation qu’elles sont en train de s’effondrer
lamentablement dans le mensonge et l’aveuglement généralisés. Effondrement qui va générer un chaos et une violence
inouïs qui potentiellement et technologiquement pourront
aller jusqu’à l’extermination partielle ou totale de l’espèce
humaine et des formes de vie évoluée sur terre.
Donc à la question : pourquoi pas le capitalisme, le sionisme, le
communisme, le fascisme, l’islamisme… ? Ma réponse est : parce
que ça ne marche pas, parce que ce sont des systèmes autodestructeurs et anthropophages qui ignorent l’humain et le
vivant. Et pourquoi une fédération de l’humain, par l’humain,
pour l’humain ? Parce que c’est sa nature, parce que c’est ce
qui va bien avec la Terre, les rivières, les océans, les autres
espèces animales, la Vie… Ultimement, le monde chaotique
que nous avons créé n’est que le reflet de notre chaos intérieur et il ne se résoudra vraiment qu’en pleine lumière de
l’Être. Il n’y aura de paix sur terre que lorsque l’humain aura
apaisé sa « machine à désirs » et réappris à vivre dans le présent, là où seul le Réel subsiste… Le peut-on ? Oui, à chaque
instant, à chaque souffle, on le peut encore !
yan Marcus, décembre 2015
3e version du manuscrit
Contact : [email protected]
Ce texte peut être diffusé et imprimé librement dans son intégralité,
mais ne peut être modifié, traduit ou vendu,
sans l’autorisation de l’auteur.
289
Petit lexique fantaisiste
1789 : ouverture de la Grande Braderie Humaine.
adroit : personne adroite de ses mains pour s’en mettre à
gauche.
âme sœur (mythe de l’) : croyance en un état de plénitude qui
ne pourrait être atteint que par la fusion avec sa « moitié » :
un des piliers du fétichisme de la marchandise affective.
antifa# : fasciste fashionable.
antisémitisme : toute forme d’insoumission au lobby
banco-sioniste.
antisémitisme vrai : rejet violent et irrationnel de personnes
en fonction de leur origine juive, réelle ou supposée.
armée : mercenaires apatrides chargés de protéger les castes
dominantes, et de maintenir le Cheptel humain dans l’enclos de
la terreur.
artriste : arthrosé de l’art, adepte du transgressif
conventionné.
banco-sionisme : apogée du capitalisme de classes issu de la
religion maçonnique et fer de lance de la colonisation bancaire et culturelle du monde.
bobo parisianis : petit mammifère des forêts degoch qui
se reproduit l’été venu grâce à son cri reconnaissable entre
tous : cébé, cébé, visagold…
BHV : (Bazar de l’Hôtel du Vide) est à la philosophie ce que
le pétomane est à Mozart. Des livres comme On a ben du malheur ou C toi kladi, C toi Kilé firent dattes (sic).
capitalisme : système d’escroquerie en bande organisée qui
consiste à piller la planète et faire travailler le plus grand
nombre pour la jouissance d’une minorité d’esclavagistes.
caste : groupe social attaché à ses mœurs et à ses privilèges
qui exclut toute personne étrangère.
291
castes dominantes : ensemble des groupes de personnes
possédant les richesses et le pouvoir réel, et exploitant le
Cheptel humain.
cheptel : contrat de bail par lequel l’une des parties donne à
l’autre un fonds de bétail pour le garder, le nourrir et le soigner.
Cheptel humain : ensemble du bétail humanoïde engraissé
par les castes dominantes et destiné à l’abattoir du néant.
Citoyen et grand-Citoyen : personne ayant obtenu par ses
mérites et son engagement – et certainement pas par le sol
ou le sang – le titre de Citoyen ou grand-Citoyen avec les privilèges et les devoirs qui en découlent.
communisme : voir fascisme vrai.
concours de beauté : partouze de fions frais organisée par
des gens qui n’ont jamais perçu la beauté vraie.
création artistique : forme de soumission à l’ordre immoral
et au commerce de proximité.
débat démocratique : forme de divertissement des sociétés
totalitaires, où l’on jette dans une arène des intermittents
du spectacle ambulatoire pour les voir se débattre dans des
gloussements sémantiques et des aboiements égocentriques.
dégénéré : employé dans ce livre au sens étymologique de
« qui a perdu ses caractères originels » et sans aucune connotation morale.
degoch ou gaucho : cavalier chargé de surveiller les troupeaux de bovins dans la pampa capitaliste.
démocrade : partisan de la démocratie ne crachant pas sur
l’argent sale.
démocratie : possibilité de choisir entre Coca-Cola et Pepsi.
députe : intermittent du spectacle ayant manqué sa vocation
et perdu son accent.
dîner du Fric : dîner coûteux pour ceux qui s’y pressent en
rampant et encore plus coûteux pour ceux qui le conchient.
dissidence : action ou état de ceux qui se séparent d’une
petit lexique fantaisiste
communauté religieuse, politique, ou philosophique.
divertissement : lubrifiant humoristique, musical, théâtral,
télévisuel, radiophonique, cinématographique… permettant
le va-et-vient harmonieux des chaînes des esclaves.
Divin : manifestation dans l’instant présent de l’énergie
immanente. Complémentaire au Réel.
droits de lom : colonialisme culturel et moral visant à imposer lom comme objet marchand.
élection : choix du parfum de sa vaseline.
égoïste : personne ne pensant pas qu’à moi.
état : ancien État souverain devenu vassal des castes dominantes, et ayant perdu ses lettres de noblesse.
fasciste : tout fils de pute d’enculé de sa race ne partageant
pas mes idées de liberté et d’amour !
fascisme vrai : une des 2 faces de la dictature capitaliste en
alternance avec le libéralisme.
fatwa : parole sacrée et de nature indiscutable émise par le
clergé banco-sioniste, servant de base à toute information,
jugement ou discussion.
féminisme : colonialisme culturel capitaliste visant à soumettre l’Homo sapiens femelle à la liberté de l’infâme.
fétichisme de la marchandise : croyance en la nature salvatrice de la marchandise physique et émotionnelle comme
porteuse de lumière et de joie. (cf. théorie des Lumières).
franc-maçonnerie : religion suprémaciste des moneycraties
basée sur la croyance en une science messianique censée
apporter « la Connaissance », le fétichisme de la marchandise
matérielle et émotionnelle comme « bonheur ultime », et la
dévotion aux dieux du stade et aux idoles du show-business.
guerre : un des trois cycles économiques du capitalisme et seule
résolution possible des crises financières. Tout détruire, pour
tout reconstruire et régénérer le Cheptel humain par abattage.
homophobe : personne n’aimant pas se faire enculer.
293
humanité : 1) Caractère de ce qui est humain. 2) Sentiment
de bienveillance envers ses semblables. 3) Le genre humain,
les hommes en général. 4) Caractère d’une personne en qui
se réalise pleinement la nature humaine.
imaginaire collectif : ensemble des croyances et des peurs
permettant de maintenir le Cheptel humain dans l’enclos de
l’illusion du passé et du désir du futur.
Imprimatur : autorisation de diffusion d’une œuvre de l’esprit anciennement donnée par le clergé de l’Église catholique
romaine, aujourd’hui donnée par le clergé banco-sioniste.
information ou propagande : pratique qui consiste à axer
tout son discours sur l’émotionnel et la morale, et à présenter
de façon partisane une seule facette du Réel, afin de mener le
troupeau à son lieu de pâture.
information authentique : pratique qui consiste à développer des données objectives en citant ses sources, à exposer
les différentes facettes du Réel et à donner la parole aux différents protagonistes.
intolérance : défaut intolérable des personnes n’ayant pas
les mêmes idées que moi…
journaliste : personne sachant lire et écrire.
journaliste d’investigation : personne sachant lire et écrire,
recopier les dépêches du Ministère de l’Intérieur et de la
Maison-Blanche.
journaliste politique : personne à la bouche accueillante.
judéo-sioniste : personne sans foi ni loi, fascinée par son
image dans le miroir du temps.
juge : employé aux écritures chargé de ratifier les fatwas de
ses employeurs.
juif : pratiquant de la religion israélite et (ou) croyant à son appartenance à une nationalité chimérique, dite du « peuple élu ».
libéralisme : une des 2 faces de la dictature capitaliste en
alternance avec le fascisme.
petit lexique fantaisiste
liberté : possibilité donnait aux castes dominantes de piller la
planète et de sodomiser ses habitants.
liberté d’expression : possibilité donnée aux lecteurs de
prompteur d’investigation de lire les communiqués de presse
du gouvernement.
létroa de lom… : mantra des sociétés colonialistes répété
avant tout génocide humain et culturel.
Lumières : mouvement religieux apparu vers la fin du XVIIe
siècle basé sur la négation de la nature divine de l’humain, et
ayant imposé la « science messianique » et le fétichisme de la
marchandise comme seule réalisation possible de l’être.
luminariste : brave con adepte des Lumières qui ne l’a pas
forcément à tous les étages…
mafia : association secrète et illégale de malfaiteurs dont le
slogan est : Donnez nous votre argent et l’on vous protégera !
mafia étatique et bancaire : association publique et en
partie légale de malfaiteurs dont le slogan est : Donnez nous
votre argent et l’on vous protégera !
mascarade : divertissement où les participants sont déguisés
et masqués.
mascarade démocratique : reality-show de divertissement
où les moutons choisissent librement le conducteur du
camion qui les mène à l’abattoir.
mensonge : ce n’est pas parce qu’un mensonge est collectif
qu’il est nécessairement vrai…
moneycratie : type de société primitive dégénérée basée sur
l’adoration du dieu argent, le tabou du Réel et la négation de
l’humain.
monnaie imaginaire : numéro de grande illusion, consistant
à faire croire que la monnaie aurait une valeur de change
réelle garantie par des états ou des banques.
négationnisme : doctrine niant farouchement l’existence des
non-dits.
295
obèse : y’a pas que l’obèse dans la vie !
paradigme : Représentation cohérente du monde, reposant
sur une base définie (matrice disciplinaire, modèle théorique
ou courant de pensée).
pensée arrangeante : pensée qui arrange tout le monde,
sauf l’humain.
police : mercenaires chargés de réguler la petite délinquance
et de protéger la grande.
politique (homme) : personne généralement sans talent
ayant renoncé à son humanité en échange de la jouissance
du pouvoir.
politique (femme) : personne aspirant la fonction suprême.
pouvoir politique : spectacle de divertissement donné par les
VRP des castes dominantes.
pouvoir réel : Ensemble des castes dominantes possédant les
biens et contrôlant les personnes à travers le spectacle politique, les mass médias, l’école, la philosophie, l’Histoire…
On reconnaît le pouvoir réel à la violence de sa réaction lorsqu’on s’attaque à lui.
propagande : information des autres.
racisme : attitude insolente du goy blanc manquant de
culpabilité et de soumission.
racisme vrai : croyance à l’existence de « races » humaines,
fondée sur des différences réelles ou supposées, morphobiologiques ou (et) socioreligieuses, accompagnée souvent de
notion de hiérarchie et de ségrégation.
raciste : personne abjecte et nauséabonde n’appartenant
pas à la race supérieure des antiracistes.
réactionnaire : personne n’étant pas actionnaire de la même
crèmerie que moi.
Réel : ce qui reste quand il n’y a plus rien, par opposition à
l’imaginaire collectif basé sur un passé mythique et un futur
onirique. Complémentaire au Divin.
petit lexique fantaisiste
réflexe pavlovien : réponse préprogrammée d’attraction-répulsion d’un individu ou d’un groupe d’individus déclenchée
par un stimulus extérieur (image, musique, mot, situation…).
régime totalitaire : tout régime différent du mien.
religion : tout ce qui sépare l’humain du Divin.
religion vraie : perception du Divin en soi.
rêve collectif : ensemble des certitudes chimériques et des
mensonges vrais dans lesquels est maintenu le Cheptel humain
à travers l’éducation, l’histoire, les sciences et les médias.
salut divin : contrat d’assurance vie promettant au client
une prime de jouissance éternelle à sa mort, en échange du
renoncement au Divin durant son existence.
secte : religion des autres.
sayan (pluriel sayanim) : personne d’humeur maussade.
show business : « commerce du paraître ». Ensemble de l’industrie de la propagande contrôlant l’enseignement, l’art et
la politique.
TDAM : Taux de Dilatation Anale Maximum (Maximum Anal
Dilatation Rate en anglais). Échelle de mesure scientifique mise
au point par les chercheurs de la Nasa permettant d’évaluer
la capacité d’un être humain à s’en prendre dans le cul.
troudebalisme : mouvement culturel degoch régnant sur les
beaux-arts, la littérature, le cinéma, le théâtre, la chanson…
apparu au milieu du XXe siècle et caractérisé par la fascination pour son trou de balle, ou pour les plus modérés, leur
nombril.
votato-stalinisme : mode de gouvernance caractérisée par
le centralisme tout-puissant d’un état providence, une manipulation permanente de l’Histoire et de l’information, la
main mise sur l’éducation et la culture, et l’emploi de la terreur médiatique et judiciaire pour mater toute dissidence du
Cheptel humain qui se fait voter tous les 5 ans.
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© 2015 yan Marcus – Tous droits réservés
Conception & maquette Yan Marcus
4e de couve photo © AP/SIPA :
Réfugiés Palestiniens de Yarmouk – janvier 2014
C’est le livre d’un autodidacte curieux dont le petit monde
chimérique degoch s’est effondré en quelques années et a été
confronté au Réel. S’il s’adresse à l’humain, c’est que cette
humanité que nous avons reniée pour adorer le Veau d’or et
les idoles du spectacle de l’insignifiant est notre seule chance
de sortir du chaos prévisible et imminent.
Comment a-t-on pu, pendant des siècles, maintenir le Cheptel
humain dans l’esclavage le plus total avec seulement le mot
« Liberté » ? Vague concept ésotérique et flou qui permit de
coloniser les contrées et les cœurs et de perpétrer les plus
grands génocides humains, culturels et écologiques. De fait,
la seule liberté qu’ait apportée la dictature du libéralisme est
celle du commerce : amour, sexe, santé, travail, loisirs, art,
bonheur, religion… tout est devenu marchandise physique
ou émotionnelle !

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