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Edito
Il y a encore une dizaine d’années, le théâtre musical - dans un registre léger - avait
presque totalement déserté les scènes de
notre capitale. Son retour a été fulgurant
et en dix ans, toute une génération d’artistes d’un très haut niveau est née.
Paris fut le berceau du théâtre musical
léger. Il eut, au cours des siècles, des
hauts et des bas et plus d’une fois, au
cours de sa tumultueuse histoire, on
l’a déclaré moribond. Pourtant, à chaque fois, il a su évoluer, se renouveler
et se mettre au goût du jour, pour se
relever avec encore plus de vigueur.
Son dernier effondrement avait eu lieu au
cours des années 1970. Malgré l’augmentation devenue exorbitante des coûts de
production, on avait alors tenté de préserver l’opérette, en la montant (trop souvent)
à l’économie et des productions de qualité
médiocre avaient alors proliféré. Devenue
ainsi synonyme de spectacle ’’ringard’’ ou
vieillot, elle s’effondra, entraînant dans sa
chute la comédie musicale qui finit par renaître, tel Le Phénix, au milieu des années
1990.
Les Musicals ont leur festival, leur site Internet, il leur manquait un magazine. C’est
chose faite désormais avec MUSICALS MAGAZINE. Ce nouvel outil tentera de montrer
au grand public, tout au long de l’année, la richesse et la qualité des musicals produits
en France. Sous cette terminologie encore rare dans notre pays, sont regroupés la
comédie musicale (musical comedy), le spectacle de théâtre musical (musical theatre),
le spectacle musical (musical show), l’opérette et le film musical (musical film). Certes,
l’introduction d’un nouveau vocable n’est jamais simple, mais il facilite la compréhension d’un art qui porte un nom quasi identique en anglais, en allemand, en italien et
en espagnol. L’intérêt grandissant du public pour ce genre mérite qu’on y consacre
un magazine où l’actualité côtoie les dossiers de fond, les critiques, les annonces de
spectacle et les stars, celles et ceux qui progressent dans l’ombre. Cette aventure qui
commence n’aurait jamais vu le jour sans l’engagement indéfectible de Bernard Gray,
de Jenny Krieff et de l’équipe du festival Les Musicals qui prépare la troisième édition
à Béziers du 22 au 25 février 2007, puis une édition grand public à Paris du 21 juin au
14 juillet 2007. MUSICALS MAGAZINE vous donne d’ores et déjà rendez-vous en juin
pour son numéro d’été et vous souhaite d’ici là, une bonne lecture.
Matthieu Gallou
Directeur de la Publication
Au cours de ces vingt années de traversée
du désert, seul, un magazine trimestriel :
’’Opérette’’ (créé en 1971 et qui deviendra
en 1991 : ’’Opérette – Théâtre Musical’’), a
soutenu le genre contre vents et marées.
Avec l’arrivée d’Internet, le site ’’Regard en
Coulisse’’ l’a rejoint et ils sont désormais
devenus tous deux, une formidable source
documentaire et d’information en matière
de spectacles musicaux et, je tenais ici, à
leur rendre hommage(1). D’autres nombreux sites sont venus depuis les rejoindre
sur la toile, mais la nécessité d’un tel magazine - gratuit - devenait également indispensable pour assurer la promotion d’un
genre qui n’est encore que très modestement relayé par les gros médias.
Pour ce premier numéro, je me retrouve
promu ’’rédacteur en chef’’, au bénéfice
de l’âge. Titre démesuré car je n’ai fait que
canaliser la jeune équipe qui s’est alors
rapidement constituée, en laissant ’’carte
blanche’’ à chacun de ses rédacteurs. Cela
vous permettra, au fil de leurs articles, d’y
trouver la plus totale diversité de tons,
de styles … et de sujets… exclusivement
consacrés au ’’musical’’.
Bernard Gray
Rédacteur en chef
(1) Site de la revue ’’Opérette - Théâtre Musical ’’ :
http://perso.orange.fr/anao
Site ’’Regard en coulisse’’ :
http://www.regardencoulisse.com
N°1
sommaire
4 CIné-musicals
High School Musical - Cheetah Girls Dreamgirls - La Môme - Foon
DVD EXPRESS
6 COUP DE PROJECTEUR
à la recherche de Joséphine
9 COCOACH MINUTE
10 Côté cour - côté jardin
Panique à bord - Le Roi Lion L’Histoire de Sally Mac Laureen - L’Opéra de Sarah
11 événement
L’Autre histoire de Babel
12 PLEINS FEUX SUR
Lambert Wilson
Candide au Châtelet
16 NOUS AVONS VU
Shoubidoo - à Voix et à vapeur - épouse-moi ! Cabaret - Souingue souingue - Mon alter Hugo Adam, le sans-logis de la logique - Lucienne et les garçons Le Cabaret des hommes perdus - Les Années St-Germain
20 BROADWAY - HOLLYWOOD
The Rocky Horror (Picture) Show
24 Rencontre avec Olivier Séverin
25 coup de projecteur
Les Dindes galantes
26 AGENDA
La Valse des pingouins - Un et un Feydeau L’Opéra thérapeutique - Les Brigands Jeffrey - Signé Venus
28 DEMANDEZ LE PROGRAMME !
Les Musicals de Béziers 2007
MUSICALS MAGAZINE est édité par MAGLOO Productions - 14, rue Cavé 75018 Paris - N° 1 - Printemps 2007 - Tirage : 10 000
exemplaires - Directeur de la publication : Matthieu Gallou - Rédacteur en chef : Bernard Gray - Rédacteurs : Barbara Coulon
(B.C.) - Suzia Denys (S.D.) - Magali Dieux (M.D.) - Nicolas Engel (N.E.) - Dorothée Gallou (D.G.) - Bernard Gray (B.G.) - Jenny Krieff
(J.K.) – Deborah Pierre-Bloch (D.PB.) - Secrétaire de rédaction : Hélène Milon - Conception graphique et mise en page : Jenny
Krieff - Crédits photographique : Disney (High School Musical, Cheetah Girls) - TFM distribution (La Môme) - Jenny Krieff (L’autre
histoire de Babel), Marie-Noëlle Robert (Candide) - Marthe Lemelle (Souingue Souingue) - Sylvie Lalanne, Yann Philippe, Annemiek
Veldman (Les Dindes galantes) - Franchella/Stoflet (Signé Venus) - Crédits photographique du programme des Musicals© :
Sébastien Cirade (Duel) - Annemiek Veldman (Les Dindes Galantes) - Stage Entertainment France / Sébastien Mathé (Claire
Pérot) - Olivier Vadrot (Alyssa Landry) - Chantal Depagne (Sinan Bertrand) - Stage Entertainment France / Philippe Wojazer (Fabian
Richard) - Jean-Bernard Susperregui (Trophée) - Illustration Alfrédo Lopez - Responsable multimédia : Victor ZamoulinePrescott - Iconographie Fany Dias - Impression : PRINTALL, Lettonie - Rédaction : [email protected] - Publicité,
partenariat : [email protected] - Site Internet : www.lesmusicals.com - Aucun texte ou illustration ne peut être reproduit
sans l’autorisation de l’éditeur. Merci. - LES MUSICALS® est une marque déposée.
... en couverture
Rencontre avec
Lambert WILSON
En quelques questions et autant de réponses formulées par sa
voix suave, Lambert Wilson nous livre sa vision du musical et
nous fait partager son admiration pour Stephen Sondheim.
Quel musical a marqué votre enfance ?
A la maison, nous écoutions en boucle West Side Story (L.
Bernstein, A. Laurents). Comme je m’étais imaginé et représenté les personnages, j’ai été presque déçu lorsque j’ai vu le
film. Mais c’est un autre musical, Side by side by Sondheim, qui
m’a révélé la puissance de l’équilibre idéal entre le théâtre et
la musique. J’avais 18 ans. Les trois années passées au Drama
Center à Londres m’ont convaincues que le chant faisait partie
des qualités d’un interprète. En France, il y a une scission entre les comédiens et les chanteurs, ce qui est presque impensable aux états-Unis ou en Angleterre. Heureusement, cela
commence à changer et je n’ai enfin plus à me justifier d’être
comédien ET chanteur.
Quel
est le dernier musical que vous
ayez vu ?
Je vois beaucoup de spectacles et de tous genres. Mais un
musical… C’était il y a longtemps… Et j’avoue que je ne me
souviens même plus lequel c’était ! Par contre, je m’en veux
d’avoir raté la reprise de Company (S. Sondheim, G. Furth) à
Broadway l’an passé.
Quel
style de musical inspire ?
Je suis très exigeant et cela est du, justement, à la spécificité des musicals qui savent mélanger livret, lyrics, musique
et danse. Je fuis ceux qui ne me semblent pas équilibrés ou
dont l’un des’’ ingrédients’’ n’est pas à la hauteur des autres.
J’aime les musicals dont thème est original ou profond. C’est
pourquoi je suis un fan absolu des oeuvres de Sondheim. Pour
n’en citer que quelques unes : Assassins (livret de J. Weidman)
met en scène de façon très décalée les assassins de présidents
américains, Into the Woods (livret de J. Lapine) explore les
contes pour enfants avec beaucoup d’humour en s’inspirant
des ouvrages du psychanalyste américain Bettelheim, et encore, A Little night music (livret de H. Wheeler) dont le thème
des amours croisées est abordé avec beaucoup de finesse.
Que
pensez - vous de l ’ évolution du
musical en F rance ?
Le genre semble être mieux accepté et reconnu ces dernières
années après avoir été longtemps ringardisé. Aux états-Unis
et en Angleterre, l’opérette a évolué vers le style musical que
l’on connaît actuellement et ce dernier est plébiscité par le
public, tout comme en Espagne, en Allemagne, aux PaysBas… En France, le musical ’’moderne ’’ de qualité commence
enfin à prendre ses marques et à (re)conquérir le public.
Les succès récents du Chanteur de Mexico et de Candide le
montrent bien. J’en profite pour féliciter Jean-Luc Choplin, le
nouveau directeur du Théâtre
du Châtelet, qui a su prendre le
risque de les programmer. J’espère que cette initiative incitera
d’autres salles françaises, publiques et privées. Encore faut-il
qu’elles en aient les moyens.
Peut-être aussi, y a-t-il un esprit
’’rebelle’’ du public français qui
se méfie de l’influence américaine. Et pourtant, même le thème
historique des Misérables (A.
Boublil, C.M. Schönberg) n’a pas
trouvé son public il y a 20 ans
alors qu’il connait depuis des
années un grand succès Outremanche. Il y aurait peut-être
un créneau à développer pour
des œuvres plus intimistes, qui
nécessitent moins de moyens et
d’interprètes sur scène. The Little
shop of horrors qui a marché en
France en est un bon exemple.
Pensez-vous
que
le festival des
M usicals ou que
l ’ implantation
de S tage E ntertainment * puissent
contribuer au renouveau du musical
en F rance ?
Oui, s’ils permettent de mettre en valeur des musicals de bonne qualité. Les spectateurs, avec ces cautions, seront peut-être
au rendez-vous. Encore que Stage Entertainment est une machine bien huilée et pourrait fausser la donne au détriment
d’autres salles.
Avez-vous
des musicals en projet ?
J’adorerais interpréter des musicals tels Sweeney Todd (S.
Sondheim, H. Wheeler), Sunday in the park with George (S.
Sondheim, J. Lapine) ou encore Carousel (R. Rodgers et O.
Hammerstein). Et pourquoi pas, remonter sur les planches
pour A Little night music. Mais, cette fois, pour y interpréter le
rôle de Frederik Egerman, l’ancien amant de Desiree.
Propos recueillis par Dorothée Gallou
*Producteur en France de Cabaret et bientôt du Roi Lion.
Ciné-musicals...
...Ciné-musicals
FOON
DREAMGIRLS
Film français des Quiches (2005)
Sortie DVD le 3 janvier 2007
Suite au succès de son court-métrage
Grease Side Story, l’équipe des Quiches (du
programme court de Canal+ Allô Quiches)
a réalisé un long métrage musical sorti au
cinéma en novembre 2005 dans l’indifférence générale. Profitez donc de la sortie DVD
pour (re)découvrir cet étrange objet cinématographique !
High School Musical de Kenny Ortega
Diffusé sur M6 en octobre 2006, High School Musical est un des musicals à
succès de l’année. Ce téléfilm américain produit par Disney Channel est devenu un véritable phénomène outre Atlantique : six nominations aux Emmy
Awards, une bande originale qui s’est déjà vendue à 2,7 millions de copies,
deux DVD, des romans tirés du film, des sonneries de téléphone…
Ces histoires d’amours et d’amitiés chantées et dansées sont pourtant des
plus banales… Troy, le capitaine de l’équipe de basket-ball rencontre Gabriella, une jeune fille timide et douée en mathématiques. Se découvrant une
passion commune pour le chant, ils décident de s’unir pour participer à la
comédie musicale du lycée mais se heurtent aux regards de leurs camarades.
On se remémore Grease, Roméo et Juliette ou encore Dirty Dancing (dont Kenny Ortega, le réalisateur avait signé les chorégraphies) mais on en regrette
un peu le mordant tant l’ensemble est ici aseptisé par les studios Disney. Le
public visé est celui des très jeunes adolescents. Le producteur exécutif, Bill
Borden, explique d’ailleurs qu’il a voulu faire un film qui puisse être vu et revu
un grand nombre de fois en famille, un film qui dégage une énergie très positive et de bonnes valeurs morales. Pari tenu ! Le film surfe d’ailleurs sur la
vague Star Academy en entretenant le rêve selon lequel chacun peut réussir
et devenir la nouvelle star.
Au programme des mois à venir : une sortie DVD française, une suite pour
l’été prochain, une adaptation scénique à Broadway… Alors prévenez
vos petites sœurs : on n’a pas fini d’entendre parler de High School
Musical !
Nicolas Engel
www.disney.fr/DisneyChannel/originalmovies/highschoolmusical
cheetah girls
Elles viennent de New York et ont bien l’intention de devenir les prochaines Spice Girls !
Cheetah Girls 2, téléfilm américain diffusé sur
Disney Channel, suit les péripéties de quatre adolescentes se rendant en Espagne pour participer à un Festival
de Musique. En chemin, les ‘‘amigas Cheetahs’’ vont apprendre
tout un tas de choses sur l’amitié, l’indépendance et la danse. Vous
l’aurez compris, Kenny Ortega, le réalisateur de High School Musical remet le couvert. Avis aux amateurs ! (N.E.)
Adapté d’un musical de Broadway, Dreamgirls
s’inspire de l’histoire du groupe The Supremes
pour relater l’évolution aux états-Unis de la musique Rn’B. Il s’agit d’un projet de longue date
qui a déjà failli voir le jour à de nombreuses
reprises. Il fut ainsi question de Whitney Houston, de Lauryn Hill ou encore de Kelly Price…
Ce sont finalement sous les traits de Beyoncé
Knowles, Jennifer Hudson et Anika Noni Rose
que prend vie le groupe The Dreams. Elles sont
accompagnées d’un casting masculin de premier choix réunissant Jamie Foxx, Eddie Murphy ou encore Danny Glover.
écrit et réalisé par Bill Condon, le scénariste de
Chicago, le film a rencontré outre Atlantique
un joli succès réconciliant le public américain
avec les comédies musicales (après les échecs
de The Phantom of the Opera, Rent et The Producers). Espérons que les spectateurs français
réserveront un accueil tout aussi chaleureux
aux Dreamgirls.
Verdict le 28 février 2007… (N.E.)
LA MÔME
PIAF
édith Piaf est née dans la misère et
pourtant elle deviendra l’une des plus
grandes légendes universelles. La
‘‘Môme Piaf’’, comme l’avait surnommé
Louis Leplée, alors directeur d’un cabaret sur les Champs-élysées, saura aussi
bien lancer des modes que des carrières. Une vie marquée par une renommée extraordinaire, une succession de
drames et cette force de caractère qui
l’animera toute sa vie. Disparue depuis
plus de 40 ans, elle renaîtra le 14 février prochain, portée par une Marion
Cotillard complètement habitée par
l’artiste. Elle succède ainsi à évelyne
Bouix qui avait joué sa vie en 1983
dans le drame sentimental de Claude
Lelouch, édith et Marcel. Le film y retraçait la passion de Piaf pour le boxeur
Marcel Cerdan. De Belleville à New
York, Marion Cotillard nous transporte
dans le destin incroyable de cette gamine de la rue, forte et fragile, intense,
dévouée à son art jusqu’à sa mort.
Olivier Dahan, réalisateur des Rivières
pourpres 2, signe ici l’un des films les
plus attendus du moment… Autant
dire qu’il ne sera pas possible de passer à côté de Piaf cette année. Tantôt
incarnée par Nathalie Lhermitte, poignante dans Piaf, une vie en rose et
noir de Jacques Plessis (actuellement
en tournée) ou retrouvant la scène de
l’Olympia en juillet prochain avec Piaf,
je t’aime de Jacques Darcy, la Môme
semble continuer de nous faire voir la
vie en rose…. (J.K.)
Sortie en salle le 14 février 2007
DVD EXPRESS
Les Classiques
- Cabaret (1972) - Vous avez
applaudi Claire Pérot aux Folies
Bergère, découvrez maintenant
l’inoubliable Liza Minnelli dans le
rôle qui l’a consacrée, accompagnée
du saisissant Joel Grey dans le rôle
d’Emcee. Vous ne verrez sans doute
pas le spectacle du même œil
ensuite…
- Un Violon sur le toit (1971) Cela fait déjà 40 ans que le brave
laitier Tevye conserve comme il
peut, mais toujours avec bonne
humeur, l’équilibre dans son petit
shetl juif au cœur de la Russie
tsariste. Mazel Tov à ce DVD donc,
offrant en bonus bande-annonce,
commentaire audio du réalisateur
et livret d’informations.
- Grease (1977) - Nouveau
packaging et karaoké intégré pour
replonger dans les souvenirs de
Sandy et Danny…
Films musicaux
- Tout le monde dit I love you - Le
plus romantique des Woody Allen,
entre New York, Venise et Paris, où
Joe (Woody Allen), malheureux
célibataire, est poussé par sa fille à
rencontrer l’amour (Julia Roberts),
en chansons bien entendu !
L’action se déroule dans un lycée de la ‘‘banlieue ouest de Philadelfoon’’ où s’opposent
deux bandes rivales : les ‘‘Foons’’ (les élèves
rebelles, branleurs et very fashions) et les
‘‘Pas Foons’’ (les ringards moches et re-moches). Parodie des ’’High School comedies’’ à
l’américaine, Foon est une joyeuse pagaille
interprétée en franglais dont les situations
renvoient aussi bien à Grease qu’au Rocky
Horror Picture Show (en passant par Carrie
de De Palma ou Cry Baby de John Waters), le
tout agrémenté de numéros musicaux… Au
programme : une déclaration d’amour chantée à la cafet’, un ’’blues du beau gosse‘‘ ou
encore une chanson Isabelle-adjaniesque au
fond d’une piscine !
L’ensemble est assez bancal, pas toujours
drôle mais très séduisant. Les Quiches ont le
mérite d’oser ce que peu ou pas de productions françaises osent faire de nos jours : un
vrai film de genre totalement assumé.
Et rien que pour la composition de l’excellentissime Dominique Frot dans le rôle de
Miss Ashtrey, ce film ne devrait pas manquer
de séduire les amateurs de séries B. Ou Z…
(N.E.)
Le site officiel http://www.foon.fr
L’Opérette
- Le Chanteur de Mexico - Luis
Mariano, Bourvil et Annie Cordy
dans la ’’Lopezerie’’ récemment
remise au goût du jour au Châtelet.
Un immortel chef-d’œuvre baigné
de soleil, de musique et de
romance. Ou comment installer des
cigales dans son salon !
Sur scène
- Le Roi Soleil (2006) - Le
spectacle événement enfin en
DVD. En bonus : making-of, clips,
commentaires audio de Kamel
Ouali, Dove Attia et Albert Cohen,
et un livret de 23 photos pour la
version collector.
Pour les enfants
- émilie Jolie (2003) - Après 15 ans
d’absence, émilie et ses amis font
à nouveau rêver grands et petits
dans une toute nouvelle mise en
scène de Philippe Chatel au Théâtre
Mogador. Les enfants ont grandi,
les interprètes aussi, mais la magie,
elle, est restée intacte au pays des
lapins bleus.
- Annie (1982) - L’histoire éternelle
de la malicieuse orpheline Annie (ici
interprétée par Aileen Queen) et de
son non moins éternel sourire en
dépit des épreuves traversées. Une
excellente introduction au musical
pour les téléspectateurs en herbe !
En bonus : bande-annonce, notes
biographiques, galerie photos,
musique isolée. Vous voyez que la
vie n’est pas si dure !
coup de projecteur sur...
Jérôme Savary devant le succès
de sa nouvelle création,
à la recherche de Joséphine,
la reprendra du 26 avril au 9
juin 2007, à l’Opéra Comique.
A la
recherche
j
oséph
ine
,
à l’Opéra Comique
de
Cette reprise nous permettra de retrouver autour de Nicole
Rochelle Leach qui, dans le rôle de Cindy, évoque Joséphine
Baker de façon saisissante, sans jamais l’imiter. Allen Hoist, que
nous avions déjà pu apprécier dans le rôle du sympathique
G.I. de Zazou, un Jimmy Justice tour à tour drôle et émouvant,
un captivant James Campbell, dans le rôle pourtant statique
du narrateur et Michel Dussarrat qui tient le seul rôle français
de la distribution et donne la touche humoristique au spectacle, avec son habituelle efficacité (il en signe aussi, comme
dans la plupart des spectacles de Jérôme Savary, les superbes
costumes). Ils sont entourés par une brillante équipe de danseurs (sur des chorégraphies très variées de Wanjiru Kamuyu
et Brian Scott Bagley), accompagnés par un petit orchestre
composé de musiciens d’exception.
Racisme, ségrégationnisme et colonialisme ne pouvaient
laisser Jérôme Savary insensible et l’on connaît sa passion
pour le jazz et la musique afro-cubaine. C’est donc à partir
de ces ingrédients de base, qu’il a construit le livret de ce
spectacle, en hommage à Joséphine Baker (dont il fête ainsi,
à sa manière, le centenaire) : un producteur de spectacles
français, recherche dans les ruines de la Nouvelle-Orléans dévastée par l’ouragan Katrina, une danseuse noire pour incarner Joséphine Baker, dans une revue parisienne. Des livrets
que Meilhac et Halévy écrivirent pour Offenbach maniant
la satire de façon parfois féroce, aux livrets de Hamerstein II,
pour Rodgers qui ne dédaignait pas aborder ’’en costumes’’,
des problèmes de société contemporains, le théâtre musical,
sous des airs de légèreté, n’a jamais hésité à aborder des sujets sérieux. C’est dans cette lignée que Jérôme Savary nous
propose ce spectacle qui flirte tout autant avec la comédie
musicale qu’avec la revue.
Le 29 août 2005, l’ouragan Katrina dévastait la Nouvelle-Orléans. Tragédie humaine, ce cataclysme fut également un désastre culturel. Grâce à la tradition française de libéralisme, au
temps de l’esclavage (contrairement au puritanisme anglais
qui régnait sur l’ensemble des états-Unis), les musiciens noirs,
en Louisiane, étaient libres de s’exprimer, le plus souvent dans
les rues et sous forme de fanfares. Lorsque naquit le jazz, au
coup de projecteur sur... JOSéphine
La Périchole,
la chanteuse et le dictateur
C’est sa Périchole, la chanteuse et le
dictateur, une vision très personnelle
de la célèbre opérette d’Offenbach, que
Jérôme Savary reprend actuellement
à l’Opéra Comique (jusqu’au 25 mars
2007). Il terminera la saison avec un
projet qu’il a depuis longtemps en
tête : Carmen 2, le retour, un ouvrage
original mêlant (avec la complicité de
Gérard Daguerre) les grands succès du
célèbre ouvrage de Georges Bizet, à
des standards de salsa, de jazz ou de
flamenco. ’’Vous en verrez de belles !
nous promet-il, mais avant de rajouter :
notre Carmen 2 n’est pas un canular,
c’est un hommage’’. Chanteurs lyriques
et comédiens chantants y seront
accompagnés par l’Ensemble Orchestral
de Paris, placé sous la direction de
Dominique Trottein.
NdR : J’ai employé dans cet article des mots qui - aujourd’hui
- ont pris une connotation raciste. C’était les mots utilisés à
l’époque. Le mot ’’nègre’’ (d’ailleurs étymologiquement le
seul correct) n’avait alors rien de péjoratif et le plus populaire, ’’bamboula’’, (qui a fait, a priori, son apparition en France
après la guerre de 1914-1918 en même temps que le ’’bamboula’’ Banania), était plutôt affectueux (empreint toutefois
d’une certaine condescendance).
Il y a cent ans, à Saint-Louis justement, naissait celle qui
imposa, au cours des Années Folles, avec ses excès, l’image
d’une femme libérée : Joséphine Baker. Après une enfance
difficile, elle découvrait Paris, en 1925, au sein de la troupe
de la célèbre ’’Revue nègre’’ où elle fera scandale… et finira
par faire un triomphe ! Multipliant les excentricités et les provocations, elle aura alors, rapidement, le ’’Tout Paris’’ des arts
et des lettres à ses pieds. Elle posa pour Van Dongen, Foujita
et Picasso. Elle eut pour secrétaire Georges Simenon. Elle en
fit son amant ! (Ce passage de sa vie a fait l’objet d’une comédie musicale : Simenon et Joséphine de Patrick Laviosa sur un
livret de Stéphane Laporte). Son courage durant la guerre,
ses prises de position et ses engagements en faveur des
droits civils et de la communauté noire, son combat pour sa
famille ’’de toutes les couleurs’’ qu’elle avait constituée, avec
son mari, le chef d’orchestre Jo Bouillon, en adoptant des enfants de toutes les ethnies et de toutes les religions, transformeront son image de sauvageonne en celle d’une icône de
courage et d’humanité. Personnage hors du commun, elle
eut les honneurs de funérailles militaires, pour son action,
durant la guerre.
Lorsqu’elle était arrivée de sa Louisiane natale, à Paris en
1925, la situation de la communauté noire dans la capitale
était pour le moins ambiguë. Depuis près de cinquante ans,
on exhibait telles des bêtes curieuses, des figurants noirs,
hommes, femmes et enfants, à moitié nus, dans des reconstitutions de villages ’’nègres’’ et un public dit ’’civilisé’’
se pressait dans ces ’’zoos humains’’ (qui ne disparaîtront
qu’en 1931), avec un certain voyeurisme. Mais la Grande
Guerre était passée par là et avait modifié les esprits, car
près de deux cent mille Noirs (dont cent quatre-vingt mille
tirailleurs Sénégalais) étaient venus en métropole pour défendre ’’la mère patrie’’. Le Noir, placé en premières lignes,
y avait été une véritable ’’chair à canon’’ et son image de
’’sauvage primitif’’ avait fait place à celle du bon ’’bamboula’’
loyal et courageux. Les Noirs à Paris, et quelles que soient
leurs origines, ne souffraient donc pas du racisme (qui était
presque inexistant), encore moins de ségrégation et pouvaient vivre une vie ’’normale’’. Aussi, lorsque les jazzmen
noirs américains débarquèrent dans la France de l’entredeux-guerres, ils crurent rêver (le régime ségrégationniste
ne se termina - officiellement et difficilement - qu’en 1954,
aux états-Unis) et Paris devint rapidement (et jusque dans
les années 1950) un des hauts lieux du jazz.
C’est avec le recul que nous pouvons désormais mesurer
l’influence qu’eut l’Art Nègre sur la culture française (et
européenne). Les compositeurs les plus classiques furent
influencés par le jazz, puis par l’ensemble des rythmes afrocubains. Les peintres cubistes et plasticiens de l’époque, fu-
MINUTE
par Magali Dieux
rent fortement influencés par l’esthétique ’’nègre’’. Quant au
peuple des faubourgs, il allait alors se déhancher au rythme
du charleston, de la biguine ou de la rumba, dans les bals nègres qui avaient fini par s’installer dans la plupart des quartiers de la capitale.
tout début du XXe siècle (a priori vers 1903), ceux, en particulier de la Nouvelle-Orléans et de Saint-Louis, s’en emparèrent pour créer ce style jazz band très particulier. Depuis
plus d’un siècle, les musiciens noirs y avaient perpétué - de
génération en génération - ce jazz, qualifié de ’’Nouvelle-Orléans’’. Ils sont aujourd’hui disséminés aux quatre coins des
états-Unis.
COCOACH
Bernard Gray
Votre échelle
des valeurs.
Votre vie est-elle en phase avec
votre échelle des valeurs ?
Notre société nous pousse à :
1. AVOIR des connaissances pour...
2. CHOISIR la bonne filière pour ensuite...
3. FAIRE un métier pour enfin...
4. êTRE réalisé.
La sagesse nous encourage à :
1. Nous connaître (ETRE) avant de...
ALA RECHERCHE
DE
2. FAIRE des expériences qui nous
permettront de...
Spectacle musical écrit et mis en scène par Jérôme Savary
Assistance à la mise en scène : Manon Savary et Simone Strickner
Chorégraphies : Wanjiru Kamuyu et Brian Scott Bagley
Décors : Jérôme Savary - Costumes : Michel Dussarrat
4. récolter (AVOIR) les fruits de notre
parcours.
JOSEPHINE
Avec : Nicole Rochelle Leach (Cindy / Joséphine), Jimmy Justice (Old Joe),
Allen Hoist (Tom), Michel Dussarrat (Le producteur), James Campbell (Le
Narrateur) - Ballet composé de : Stéphanie Batten Bland, Wanjiru Kamuyu,
Myorah B. Middleton, Carmen Barika White, Meimouna Coffi, William AballiPerez, Brian Scott Bagley, Kendrick Jones et Santiago Herrera Quesada, Ensemble instrumental intégré au spectacle : David Boeddinghaus (piano),
Allen Hoist (saxophone), Kathleen Cavera (banjo, guitare), Otis Bazoon
(saxophone, clarinette), Chris Tyle (cornet à pistons), Michael Joussein
(trombone), Tom Saunders (tuba), James Alsanders (batterie) et Orlando
Poleo (percussions).
Du 26 avril au 9 juin 2007
à l’Opéra Comique, Paris
www.opera-comique.com
3. CHOISIR notre contribution au
monde qui nous fera...
Et vous, dans quel ordre mettez-vous
ces 4 verbes ? ’’Pour moi, l’important
c’est...’’
Est-ce que les grands choix de votre vie
correspondent à votre échelle des valeurs ?
Si oui : bravo, votre vie est en harmonie
avec votre manière de penser.
Si non : de quelles façons pourriez-vous
synchroniser votre vie avec votre échelle
des valeurs ?
Posez vos questions sur :
[email protected]
... évènement
Côté cour - côté jardin
Panique à bord !
Ce sera la Panique à bord, au Vingtième Théâtre, à partir du 5 septembre 2007.
Cet ouvrage, qui a remporté, en 2005, le Prix SACD du Meilleur livret aux MUSICALS de Béziers, et qui y a fait un triomphe lors de sa présentation partielle
l’an passé, vient d’être présenté sous forme d’une nouvelle lecture, au Petit
Théâtre de Paris, pour l’annonce de sa création. Auteur du livret et des paroles, Stéphane Laporte est déjà l’auteur de plusieurs autres comédies musicales originales, mais c’est aussi un auteur dramatique, adaptateur français de
plusieurs pièces de théâtre et comédies musicales étrangères (dernièrement
Un Violon sur le toit ou la version cinématographique,dialogues et chansons,
du Fantôme de l’Opéra). Et lorsqu’il se lâche, il se lâche ! Car, si c’est la panique
à bord, c’est dans la salle que l’on suffoque, mais de rire ! Outre les multiples
rebondissements en cascade, chaque réplique fait mouche et les paroles des
chansons sont irrésistibles. Son complice musical, Patrick Laviosa, s’est de plus
malicieusement amusé à composer, pour certaines d’entre elles, une musique
en parfait décalage avec le texte. Mis en scène par l’indispensable Agnès Boury,
le jeu des interprètes est un pur délice. Pour la mise en espace de cette lecture,
il aurait fallu un œil ’’grand angle’’ pour ne rien rater, tant sa direction d’acteurs
est irréprochable. Mais il faut aussi avouer qu’elle dispose ici d’une distribution
idéale : Vincent Heden (Meilleure Interprétation Masculine aux MUSICALS en
2006), Christine Bonnard (Meilleure Interprétation Féminine aux MUSICALS en
2006), Jacques Verzier, Ariane Pirie (Meilleure Interprétation Féminine aux MUSICALS en 2005), Gilles Vajou et Angélique Rivoux. (B.G.)
Le Roi Lion
Stage Entertainment, dont le premier spectacle à Paris, Cabaret, joue les prolongations aux
Folies Bergère, annonce l’adaptation française,
à la rentrée, d’une comédie musicale qui est
certainement la plus originale que Broadway
ait produit au cours de ces dernières années :
Le Roi Lion. Il assurera de ce fait, la réouverture
- après travaux - du Théâtre Mogador que
cette entreprise de spectacle d’origine néerlandaise vient de racheter. Nous reviendrons
plus en détails sur cet ouvrage de l’excellent
tandem Elton John - Tim Rice, dont le succès
tient pour beaucoup à l’originalité de sa mise
en scène signée Julie Taymor. En attendant,
vous pouvez d’ores et déjà consulter son site :
www.leroilion.fr (B.G.)
L’Opéra de Sarah
Avant de partir pour seize mois à Londres afin d’y créer le rôle d’Aragorn dans
la version musicale du Seigneur des Anneaux (le prochain évènement du West
End), Jérôme Pradon (actuellement à l’affiche du Cabaret des hommes perdus)
a présenté sous forme d’une lecture - mise en espace, la première époque de
L’Opéra de Sarah, une véritable épopée musicale qui se déroulera sur deux soirées. Cet ouvrage, écrit et composé par Alain Marcel (bien connu des amateurs
de comédies musicales), qui en assurera la mise en scène, était accompagné au
piano par Damien Roche (qui a assuré les arrangements musicaux du spectacle).
Jérôme Pradon y interprète le rôle d’un homme qui se lance dans la concrétisation d’un rêve : concevoir un spectacle musical à partir des mémoires d’un
personnage qui le fascine : Sarah Bernhardt. Durant les deux heures de cette
première époque, seul en scène et sans aucun artifice, il le fait vivre en interprétant la trentaine de personnages qui le compose. Passant instantanément de la
fantaisie à l’émotion et sans jamais forcer le trait, Jérôme Pradon trouve ici un
rôle à sa démesure. Sa performance d’acteur (et bien évidemment de chanteur)
devrait faire de ce spectacle un réel évènement théâtral. (B.G.)
10
L’Histoire
de Sally
Mac Laureen
Christine Kandel avait présenté au cours des MUSICALS 2006 de Béziers, dans le cadre des ’’MiniMusicals’’, un superbe petit ouvrage de dix- sept
minutes qu’elle avait composé sur un livret écrit
en collaboration avec Barbara Scaff : L’Histoire
de Sally Mac Laureen. Le 18 décembre dernier,
la SACD accueillait, dans ses salons, sa nouvelle
version ’’longue’’, sous forme de lecture, mise en
espace par Barbara Scaff. Pour cette attachante
épopée celte en trois actes, Christine Kandel a
composé une agréable partition aux accents
irlandais, qui se teinte de blues dans le dernier
acte. Il est à espérer que ces présentations offriront un bel avenir à cet ouvrage. (B.G.)
Après plus de 800
représentations
de la comédie
musicale Chance !,
Hervé Devolder
peaufine sa
nouvelle création
dont il signe le
livret, la musique
et la mise en scène.
de
L’ autre
histoire
babel
Chance !, actuellement en tournée, a été récompensé lors de la
première édition du Festival LES MUSICALS, en recevant le Prix
de la meilleure comédie musicale en 2005. Depuis le spectacle
a conquis un public divers et a participé à la promotion du genre musical en France et à l’étranger. Depuis, une quarantaine de
comédiens ont endossé les rôles d’Agnès, du Boss ou de Nina
Fleury. La simplicité et la qualité du spectacle ont contribué à
la promotion des artistes qui se retrouvent actuellement dans
des productions françaises et londoniennes de grande ampleur
(Cabaret, Roméo et Juliette, le Roi Lion).
L’histoire : de l’amour et de l’humour !
Un homme terriblement épris veut offrir la Lune à sa compagne.
Il décide de construire une tour et rassemble quelques amis
animés de motivations autres pour réussir son entreprise. Dieu
n’a pas dit son dernier mot et va multiplier les obstacles contre
l’ambition démesurée des hommes.
L’histoire se déroule en 2000 avant Jésus-Christ dans des décors
et des costumes réalistes. Babel est une adaptation fantaisiste
et décalée du mythe biblique où des personnages se débattent
dans une société qui est finalement assez proche de celle que
nous connaissons actuellement.
La Musique : un orchestre vocal, des
polyphonies à couper le souffle…
Chaque comédien est à la fois un orchestre vocal. Les artistes
sont, tour à tour, solistes, mais également une guitare ou un
violon. Les parties instrumentales sont ainsi chantées par des
voix qui imitent le timbre des instruments. Ce parti pris original
sera également une performance d’acteurs, tant sur le jeu que
sur le chant. Seuls un batteur-percussionniste et un bassiste
soutiendront les voix.
L’épisode de la construction de la Tour de Babel est célèbre,
parce qu’il a eu pour conséquence la distribution des langages
dans le monde. Dès lors, les hommes ne se sont plus compris.
Hervé Devolder a interprété cet événement en recourant à
différents genres musicaux : ainsi se rencontrent l’opéra et la
world music. Et même si l’inspiration est d’influence jazzy, voire
funky, des évocations de musique asiatique, africaine, orientale
ou celtique peuvent surgir…
L’équipe de Chance ! au boulot !
Avec L’Autre histoire de Babel, Hervé Devolder et son
équipe développent un projet d’une envergure
supérieure avec la présence de 18 acteurs-chanteurs et
de 2 musiciens sur scène. Les 15, 16 et 17 mars 2007, la
prestigieuse salle du Casino de Paris accueillera donc
un décor babylonien et des artistes de haut niveau.
Quand on interroge l’auteur sur les ambitions de ce
nouveau spectacle, celui-ci répond presque étonné
qu’il s’agit surtout d’offrir quelque chose de qualité et
de se faire plaisir. ’’L’Autre histoire de Babel est une envie
incroyable de retrouver toute une équipe sur scène et
de divertir le public en nous amusant nous-mêmes’’.
Cette nouvelle création d’Hervé Devolder promet des surprises
en mêlant habilement tendresse, dérision et comique
des situations. Nous sommes évidemment impatients de
la découvrir. Pour l’heure, la troupe entame les dernières
répétitions avant la Générale qui aura lieu le 26 février 2007 à
Coignières.
Suzia Denys
www.babeloperaworld.
com
Pour connaître les dates
de Chance ! en tournée et
savoir tout sur l’actualité de
la troupe : www.
chancelespectacle.com
Les Musicals de Béziers
à Coignères...
Pour participer et soutenir toute
l’équipe, le Festival LES MUSICALS a
loué un bus qui fera le trajet BéziersCoignières (voir p. 35) le lundi 26
février pour les chanceux qui auront
réservé leur place :
www.lesmusicals.com.
11
pleins feux sur...
Lambert
WILSON
A l’occasion de sa prestation remarquée dans le Candide
de Léonard Bernstein, présenté au Châtelet, petit retour
sur la carrière de cet artiste complet.
Tant sur scène qu’au cinéma, Lambert Wilson n’a cessé, depuis
le début de sa carrière, de se renouveler, afin de ne pas se laisser enfermer dans les emplois d’acteur romantique et sensible,
qu’il ’’pratique’’, d’ailleurs, à merveille, et dans lesquels son
physique aurait pu le cantonner.
Dans ce Candide, son rôle lui permettait de composer trois
personnages très différents, passant du malicieux Voltaire,
véritable ’’maître de cérémonie’’ du spectacle, au naïf Professeur Pangloss, pour terminer par une impressionnante interprétation de Martin, le double négatif de Pangloss. Il a pu
également y faire preuve de ses qualités de chanteur lyrique.
Connu de tous, cet artiste discret (voire secret), a su se faire
accepter en France (avec une autre exception : Jean-Pierre
Cassel), comme acteur, comédien, et aussi comme chanteur,
à une époque où le grand public conçoit encore difficilement, pour un artiste, la possibilité de coiffer cette double
’’casquette’’.
Fils du grand comédien et metteur en scène, Georges Wilson,
il baigne dans le milieu théâtral dès son plus jeune âge. C’est
à l’âge de quatorze ans, alors qu’il assiste à la première, à Paris,
du film de Richard Lester, Les Trois Mousquetaires, qu’il décide
de faire carrière dans le cinéma. C’est toutefois sur scène qu’il
fera ses débuts, aux côtés (et sous la direction) de son père,
dans Ubu à l’Opéra, au cours de l’été 1974, au Festival d’Avignon (avec Anna Prucnal, Dave, ...). En septembre de la même
année, il s’inscrit à la prestigieuse école londonienne du Drama Center. Il y apprendra, jusqu’en 1978, le métier d’acteur,
mais aussi le chant et la musique. Il devient, au cours de cette
période londonienne, un habitué des théâtres de West End
(où il ira d’ailleurs, applaudir, Jean-Pierre Cassel, dans A Chorus Line) et se prend ainsi d’une deuxième passion définitive :
celle du théâtre musical et plus spécialement de la comédie
12
musicale américaine.
Il fait ses débuts sur le grand écran, en 1977, dans Julia de Fred
Zinneman (le réalisateur du Train sifflera trois fois) avec Jane
Fonda. Le même réalisateur lui offrira, cinq ans plus tard, un
premier grand rôle dans Cinq jours, ce printemps là, face à Sean
Connery. En France, sa carrière d’acteur débutera réellement
en 1984, avec La Femme publique.
En une soixantaine de films, il sera passé du film ’’en costumes’’
à la comédie populaire ou décalée en passant par le film musical ou d’art et d’essais, sous la direction des plus grands réalisateurs français (Claude Chabrol, André Téchiné, Alain Resnais,
Philippe de Broca, Georges Wilson, Jacques Doillon, Pitof…) et
étrangers (Peter Greenaway, Carlos Saura, James Ivory, Andrzej Zulawski, John Duigan, Raoul Ruiz, Andrzej Wajda, Deborah Warner…). Il a été nommé cinq fois aux Césars et a obtenu
en 1990, le Prix Jean Gabin, pour son interprétation de l’Abbé
Pierre dans Hiver 54.
Si ses apparitions à la télévision sont plus rares, c’est toujours
dans de remarquables productions, avec - là encore - les plus
grands metteurs en scène (Bernard Borderie, Raymond Rouleau, Luigi Comencini, Nadine Trintignant).
Il a par ailleurs prêté son concours, en 1992, pour un documentaire vidéo d’Alain Resnais sur le compositeur George Gershwin.
Et c’est avec ce réalisateur qu’il tournera par la suite, deux films
musicaux, l’original On connaît la chanson en 1997 puis, en
2003, la version cinématographique de l’amusante opérette
de 1925 de Maurice Yvain (adaptée du livret original d’André
Barde) : Pas sur la Bouche (aux cotés de Sabine Azéma, Isabelle
Nanty, Audrey Tautou, Pierre Arditi…)
La musique est d’ailleurs une partie intégrante de la vie de cet
artiste complet et son agréable et chaude voix de baryton (qu’il
continue à entretenir avec son professeur) lui vaut d’enregistrer
en 1989, une sélection de grands airs de la comédie musicale
américaine : Musicals. Cet enregistrement donna naissance,
l’année suivante, à une série de concerts au Casino de Paris, puis
en tournée, sous le titre de Lambert Wilson Chante, mis en scène
par Jean-Claude Penchenat.
Il fera ensuite partie de la distribution d’une comédie musicale
à Londres, pour la deuxième reprise, du superbe A Little night
music, de Stephen Sondheim, aux cotés de Judi Dench, Sian
Phillips (que nous avons pu applaudir en France, dans sa saisissante composition de Marlène Dietrich, pour la création de
la comédie musicale Marlene, à L’Espace Cardin). Cette production du Royal National Theater a démarré à l’Olivier Theatre le
26 septembre 1995, dans une mise en scène de Sean Matthias
et une chorégraphie de Wayne McGregor.
Il retrouvera, en 1996, Bruno Fontaine (qui avait assuré la direction musicale de Lambert Wilson Chante) pour enregistrer un
album des plus belles chansons du cinéma français des années
1930 à 1960. Là encore, un nouveau spectacle suivra, en avril
1997 au Théâtre des Abbesses (puis en tournée), sous le titre de
Démons et merveilles, dans une mise en scène de Tilly.
En juin 2004, il revient aux grands classiques américains avec
La Nuit américaine, un spectacle qu’il présente, entouré de Stéphy Haik et Maria Laura Baccarini, à la Cité de la Musique, puis
à l’Opéra Comique, dans une mise en scène d’Hélène Vincent
et accompagné par huit musiciens, sur des arrangements musicaux de Régis Huby. Un album sera tiré de ce spectacle qui
regroupait une trentaine de grands airs de comédies musicales et standards américains. Mais dans un registre beaucoup
plus classique, il a également tenu, en 1998, le rôle-titre dans
Le Martyre de Saint-Sébastien de Claude Debussy et Gabriel
d’Annunzio, mis en scène par Bob Wilson, sous la direction musicale de Georges Prêtre, au Musikverein de Vienne et à la Scala
de Milan, puis, sous la direction de Kurt Masur, au Théâtre des
Champs-élysées. Il participe d’ailleurs régulièrement, en tant
que récitant, à des représentations ou enregistrements d’œuvres classiques, mêlant texte et musique. Il a ainsi travaillé sous
la direction des plus grands chefs d’orchestre, tels Mstislav Rostropovitch, Marek Janowski, Seiji Ozawa, Michel Plasson, Michel
Corboz, Franz Welser-Möst ou Charles Dutoit …
Au théâtre, c’est toujours dans un répertoire de qualité que
nous le retrouvons régulièrement et, sous la direction des plus
grands metteurs en scène : Jean-Louis Barrault, Marcel Maréchal, Simon Callow, Antoine Vitez, Georges Wilson, Bernard Murat, Jacques Lassalle, Hélène Vincent… Il a notamment assuré,
en 1998, la création française de Ashes to Ashes d’Harold Pinter
dans une mise en scène de l’auteur. Il s’est également mis en
scène dans Les Caprices de Marianne (Théâtre des Bouffes du
Nord en 1994 puis tournée dans toute la France) et dans Bérénice avec Kristin Scott Thomas (Festival d’Avignon 2002, puis
Théâtre National de Chaillot).
Le théâtre musical français étant actuellement en plein essor,
il est à espérer qu’il donne à cet artiste rare l’opportunité de se
retrouver rapidement (et plus souvent), dans des productions
’’musicales’’.
Bernard Gray
DISCOGRAPHIE : Musicals (EMI), Lambert Wilson Chante (Trema), Démons
et Merveilles (Virgin Classics), La Nuit américaine (Le Chant du Monde),
A Little night music (Ed. du National Theater), Grieg - Ibsen, Peer Gynt
(Aeon), Honegger : La Danse des Morts / Milhaud : L’Homme et son désir (Calliope), Honegger : Le Roi David (Cascavelle), Hector Berlioz : Lélio
(Decca), Le Gendarme incompris (Decca), Rédemption (EMI), Prokoviev :
Pierre et le loup (EMI), Stravinsky : Oedipus Rex (EMI), Jean Racine : Musique
pour les intermèdes d’Athalie (Calliope), A l’Ombre des jeunes filles en fleurs
(Theleme Eds), L’éducation sentimentale (Auvidis).
13
pleins feux sur...
l’avouer, le public New-Yorkais. Toutefois, un enregistrement
fut réalisé chez Sony Classical (SK 48017).
Si cet échec fut rapidement oublié grâce au phénoménal
triomphe de West Side Story, huit mois plus tard, l’ouvrage,
par contre, fit alors l’objet de moultes reprises, mais dans des
adaptations (et parfois même, mutilations) plus ou moins
réussies.
Une deuxième version ’’officielle’’ (dite de Chelsea), sur un
nouveau livret en un acte de Hugh Weeler (Stephen Sondheim ayant réécrit certains lyrics) est créée le 19 décembre
1973 au Chelsea Theatre, pour une série limitée de 48 représentations. Devant le succès de cette courte reprise, le grand
Harold Prince décide de remonter l’ouvrage au Broadway
Theatre. On étoffe le livret et les représentations redémarrent
le 10 mars 1974. Il tiendra cette fois l’affiche durant 740 représentations. Il vaudra un premier Tony Award à Harold Prince
pour sa mise en scène originale (la salle avait du être, pour
la circonstance, totalement réaménagée à grands frais). Un
deuxième sera décerné à Eugene et Franne Lee pour leurs
décors particulièrement innovants et un troisième (spécial),
pour l’ouvrage en lui-même
(’’pour sa contribution capitale au développement
artistique du théâtre musical’’). Il fut couronné par
ailleurs ’’meilleur spectacle
musical 1974’’ par le Critics
Circle Awards. Cette version
fut représentée à plusieurs
reprises jusqu’en 1982, date
à laquelle Hugh Weeler redéveloppe sa version en
deux actes, pour être montée au New York City Opera,
toujours dans une mise en
scène d’Harold Prince.
Candide
Après la reprise du Chanteur de Mexico qui marquait
l’arrivée en ce début de saison de Jean-Luc Choplin
à la direction du Châtelet, c’est une autre opérette, d’un
tout autre genre, Candide de Léonard Bernstein, qui s’est
installée sur la scène du théâtre municipal, du 11 au 31
décembre 2006.
Voila une bonne raison pour faire un peu mieux connaissance
avec cet ouvrage écrit par le compositeur de West Side Story et
que les amateurs de comédies musicales s’accaparent, alors
que les aficionados du ’’grand lyrique’’ l’accueillent désormais
sur les plus grandes scènes internationales. Cependant, Leonard Bernstein, pour le composer, s’était fortement inspiré
des recettes de Gilbert et Sullivan, et qualifia d’opérette et
plus exactement de ’’comic operetta’’ cette oeuvre.
Pour l’écrire, il avait mis en sommeil plusieurs projets dont
West Side Story amorcé sept ans auparavant avec Jerome Robbins. Suite au succès de leur comédie musicale commune, On
the Town (réalisée d’après leur ballet Fancy Free), cet ouvrage
marqua un tournant dans l’histoire de la comédie musicale
14
américaine. Pourtant, avec ce Candide, Leonard Bernstein
s’éloigne totalement des critères du Broadway de l’époque.
La dramaturge Lillian Hellman, auteur du livret d’origine, lui
avait proposé cet ouvrage en 1953. Bernstein ne cachait pas
ses idées progressistes et ne pouvait qu’être séduit par les
thèmes développés dans la nouvelle de Voltaire. Le message
de tolérance, inspiré par la philosophie du ’’Siècle des Lumières’’, est d’une actualité brûlante, au début de ces années
1950, alors que ’’l’Amérique vient de perdre son innocence’’
et est encore secouée par les derniers soubresauts du MacCartysme. Lillian Hellman avait d’ailleurs fait parti des ’’blacklistés’’ et la légèreté de son livret (sur des lyrics, à l’origine, de
Richard Wilbur, John La Touche et Dorothy Parker), sur un ton
parodique, n’en est pas moins grinçant et n’avait alors rien
d’anodin.
Initialement créé à Boston le 29 octobre 1956, il est à l’affiche
de Broadway, au Martin Beck Theatre, le 1er décembre 1956,
pour disparaître de l’affiche le 2 février 1957, après soixantetreize représentations qui ne mobilisèrent guère, il faut bien
pour certains, fut difficile, malgré les embûches d’une mise
en scène souvent turbulente. William Burden campe, avec
un charisme certain, un Candide attachant et touchant, Anna
Christy, interprète une juvénile Cunégonde effrontée puis
désabusée, Jeni Bern joue une accorte et amusante Paquette
et David Adam Moore prête sa voix ’’musclée’’ et son physique
avantageux au rôle de Maximilian.
Et puis il y a Kim Criswell, qui se révèle être une comédienne
d’une redoutable efficacité, défendant le rôle de la délirante
- voire truculente - vieille dame, avec une drôlerie débridée.
Formée, il est vrai, sur les scènes du West End et de Broadway,
ses qualités vocales lui permettent d’être également programmée régulièrement sur les grandes scènes lyriques.
Véritable Maître de Cérémonie, Lambert Wilson interprète
le rôle de Voltaire puis, incarnera au cours du spectacle le
Docteur Pangloss, le sympathique philosophe, et celui de
son double négatif, Martin. Cette excellente idée sur le plan
dramatique, permet à Lambert Wilson de faire preuve de ses
multiples talents. La distribution est à l’avenant, l’Ensemble
Orchestral de Paris, placé sous la brillante direction de John
Leonard Bernstein n’avait
jusqu’alors que très peu
pris part à ces nouvelles
versions. Au milieu des années 1980, il décide donc de
revoir l’ouvrage avec Hugh
Weeler (puis, après son décès, avec John Wells). Il en
réalise une version définiti-
ve à partir de l’ensemble du matériel disponible (incorporant
même des numéros non joués dans la version d’origine) et
sur un nouveau livret revenant de façon très proche à la version primitive de Lillian Hellman). Elle sera créée en 1988 par
le Scottish Opera et Leonard Bernstein l’enregistrera en décembre 1989, quelques semaines avant sa mort, avec le London Symphony Orchestra et une somptueuse distribution :
Jerry Hadley, June Anderson, Adolph Green, Christa Ludwig,
Nicolaï Gedda... (Deutsche Gramophon, 429.734 – 2).
C’est cette version définitive (dite du Scottish Opera) qui
avait été annoncée au Châtelet (en version originale surtitrée). Malheureusement, Robert Carsen, qui en a signé
la mise en scène, l’a également réadaptée et actualisée en
déplaçant même certains numéros (sortis de leur contexte).
Il reste pour cette production, qui a fait l’objet d’une captation diffusée sur Arte le 20 janvier 2007, et ultérieurement
sur France 2, l’atout majeur d’une irréprochable distribution
tant sur le plan scénique que vocal. Essentiellement lyriques,
tous les interprètes se tirent avec brio d’une partition qui,
Axelrod, est excellent et s’incorpore parfaitement dans la mise
en scène, les ballets de Rob Ashford, les décors de Michael Levine et les costumes de Buki Shiff sont irréprochables.
Quant à ce parti pris de mise en scène, destiné, semble-t-il, à
faire comprendre au public, des idées pourtant particulièrement explicites dans le livret d’origine, il oscille entre Broadway, le Lido, le Théâtre des Deux ânes et le Cirque d’Hiver .
Même si on peut apprécier séparément tous les genres qu’ils
représentent, encore faut-il aimer leur mélange. à vous de
juger…
Bernard Gray
* Concernant les enregistrements des diverses versions, l’originale (simple), celle
du Broadway Theatre (double) et celle de la version définitive (double) ont fait
l’objet de réédition en CD (imports). Les versions du New York City Opera (double) et du Scottish Opera (simple) ont également, à l’époque, fait l’objet d’enregistrements, mais a priori, n’ont pas fait l’objet de réédition en CD.
15
...nous avons vu
nous avons vu...
SHOUBIDOO
Après ses débuts au Canotier du Pied de la Butte à la rentrée
2005, puis plusieurs mois au Théâtre du Temple, au cours de
l’été 2006, Shoubidoo est de retour au Caf’Conc’ - café-théâtre
des Champs-élysées. Shoubidoo ça sonne très ’’sixties’’ et c’en
est un. Anaïs Nyl, Pierre Gallacio et Léo Hippolyte chantent,
dansent, font des claquettes et jouent la comédie durant
deux fois une heure à un rythme d’enfer, pour nous raconter
l’histoire du tour du monde (100% musical et en 45 tours)
de Brigitte, la blonde ’’dactylo-rock’’ et de ses deux copains
Antoine et Johnny. Conçu et mis en scène par Katy Amaïzo,
c’est frais ! C’est gai ! C’est enlevé ! C’est sans prétention et les
vingt ans et le tempérament de ses trois interprètes font le
reste ! (B.G.)
Shoubidoo reprise au Caf’Conc’
A voix et a vapeur
Transfuges des délirants ’’Caramels fous’’ (c’est tout dire !),
’’Les Versatiles’’ présentent, depuis le 2 octobre 2006, au
Théâtre Darius Milhaud, à voix et à vapeur. Luc Carpentier et
Christian Dupouy, dans un récital alliant avec brio les mots et
la chanson, interprètent des airs connus, en les assaisonnant
à leur sauce. C’est frais et gai, avec une petite pointe d’ironie qui nous fait réfléchir sur leur vie pas toujours rose. Entre
chaque tableau, un présentateur (Jean-Marc Daniel), sorte
de prestidigitateur du verbe, se plaît à jouer avec les mots
et leurs sens, sans jamais en perdre le fil. C’est un moment
de pure fantaisie, durant lequel il se livre à un véritable tour
de passe-passe. Un spectacle ingénieux et drôle, à voir sans
retenue. (B.C.)
à voix et à vapeur
Théâtre Darius Milhaud
tous les vendredis jusqu’en mars 2007.
16
LE KIT KAT KLUB
AUX FOLIES BERgère
à l’affiche des Folies Bergère transformés
en Kit Kat Klub depuis le 27 octobre 2006, le
spectacle musical Cabaret vous souhaite la
bienvenue ! Sa version, mise en scène par
Sam Mendès et chorégraphiée par Rob Marshall, est présentée pour la première fois à Paris (dans une adaptation française de Jacques
Collard et éric Taraud). Véritable immersion
dans un univers particulier, la magie opère
instantanément : nous sommes dans un cabaret berlinois des années 1930 ! (Du moins
pour les spectateurs qui peuvent s’offrir une
des tables centrales).
éPOUSE-MOI
Le jour J est arrivé : dans quelques heures, Mathilde et Alex
vont se dire ’’oui’’ pour le meilleur et pour le pire… enfin…
devraient se dire ’’oui’’. Car la veille au soir, une dispute entre
les deux tourtereaux fait surgir des angoisses prénuptiales à
notre futur marié. Et ce ne sont ni les visites intempestives
de sa mère ultra-protectrice, ni la rencontre avec sa future
progéniture qui risquent de lui démêler les idées. Aux
femmes de sa vie s’ajoutent des souvenirs de voisines
indélicates et d’un père sur lequel pesait une malédiction.
Le rêve et la réalité s’emmêlent en situations burlesques et
tendres et brouillent les pistes du présent. Les personnages
sont profonds et attachants… et nous font étrangement
penser à quelqu’un… peut-être bien à nous-mêmes… On
pourrait regretter que le thème du couple soit un peu trop
supplanté par la relation à la mère mais le casting est de
très bon niveau (Camille Turlot, Isabelle Turschwell, Nathalie
Macé, Virginie Bracq et Cyril Barbessol au piano) et la mise
en scène drôle et inventive de Patrick Alluin nous font passer
un très bon moment en trois temps. Célibataires en quête
d’âme sœur, fiancés, jeunes mariés ou couples aguerris à
l’approche de vos noces de diamant, plongez-vous dans les
affres du ’’plus beau jour de leur vie’’. Alors… se marieront,
se marieront pas ? Réponse au Théâtre Le Méry depuis le 16
janvier....
ça souingue souingue !
Après le triomphe de Souingue dix ans plus tôt, Florence Pelly, Fabienne Guyon,
Jacques Verzier et Gilles Vajou ont été à nouveau réunis, du 5 au 24 octobre 2006
au Théâtre de l’Ouest Parisien, pour nous offrir une ’’anthologie peu scrupuleuse
de la chanson drôle’’.
Ils ont encore une fois fouillé leurs greniers et dégoté des perles rares pour rafraîchir notre mémoire sur notre beau patrimoine. Sans prétention, le quatuor
vocal nous amuse avec un florilège d’auteurs allant de Boby Lapointe à Raymond Devos en passant par Francis Blanche et bien d’autres. Le tout brillamment mis en scène par Laurent Pelly, Souingue Souingue est un choix éclectique
et judicieux de refrains peu connus ou oubliés, interprétés avec raffinement et
drôlerie. à ne pas manquer ! (J.K.)
Ce lieu de débauche et de strass sert avant
tout à nier le climat de peur qui s’installe sur
Berlin : crise économique, montée du nazisme, racisme et rancœur latents. Au beau milieu se débattent les protagonistes, partagés
entre leur moralité et leur instinct de survie.
Servi par une troupe talentueuse, où la plupart des interprètes sont à la fois comédiens,
chanteurs et musiciens, ce spectacle est sans
aucun doute l’un des meilleurs de la rentrée
musicale, même si certaines interprétations
laissent parfois à désirer.
Soit ! Ne faisons pas la fine bouche et goûtons
notre plaisir. Tout de même… Quel dommage
que notre frilosité parisienne nous empêche
d’être des spectateurs à la hauteur du spectacle et que la salle ne dégage pas la même
ambiance décadente des années folles de ce
Berlin en crise… Allez mesdames, sortez vos
talons aiguilles et vos boas ! Messieurs, soyez
gentlemen… Rincez-vous l’œil ! (D.G.)
Cabaret depuis le 27 octobre 2006
(www.foliesbergere.com)
SOUINGUE SOUINGUE
Actuellement en tournée.
éPOUSE-MOI
Actuellement au Théâtre Le Méry.
Dates et informations sur le site de Fabienne Guyon
(http://users.skynet.be/fabienneguyon/souingue)
17
nous avons vu...
...nous avons vu
ADAM,
LE SANS-LOGIS DE LA LOGIQUE
Le Cabaret
des hommes perdus
Adam, le sans-logis de la logique revient à Paris, au Théâtre
du Renard pour 40 représentations. Amateurs de bons mots,
ce spectacle est pour vous.
Jean-Marie Lecoq avec sa verve
époustouflante nous interprète
un texte de son cru retraçant
l’épopée d’Adam, de la création du monde à nos jours. Ce
one-man-show, entrecoupé de
chansons sur des airs d’accordéon, nous balade à travers
les époques et... les stations de
métro parisiennes en rendant
hommage à la première flamme, à Josette, aux Huns sanscœur qui ont pourtant vaincu…
Conseil d’ami : mieux vaut aller
voir le spectacle deux fois pour
en apprécier toutes les subtilités de langage… en attendant
que le texte soit un jour édité.
N’en doutez pas, Adam est un
être à voir ! (D.G.)
Adam, le sans-logis
de la logique
Depuis le 9 janvier 2007 au
Théâtre du Renard.
Mon alter
Sacrée Lucienne !
Un brin de gouaille planté au coin des lèvres,
Gérard Berliner, passant du mode narratif à un
’’je’’ Hugolien, raconte dans Mon alter Hugo,
durant quatre-vingt-dix minutes, ’’son’’ Victor
Hugo, celui humaniste et résolument moderne
des états-Unis d’Europe et de sa monnaie unique, des droits de l’enfant et du vote des femmes, de son combat contre la peine de mort,
ou pour l’école laïque et la liberté de la presse.
Entre chacun de ces sujets, c’est une autre facette de ce visionnaire qui est malicieusement
abordée, celui de séducteur invétéré. Sujets
sérieux et croustillantes anecdotes font de ce
spectacle intelligent, un divertissement populaire (dans le sens noble du mot). On pourra
seulement regretter l’absence de Roland Romanelli, qui avait assuré les premières représentations à Marigny mais qui est désormais
remplacé par un accompagnement enregistré. Ce spectacle re-déménage à nouveau, au
Théâtre des Variétés cette fois, pour de nouvelles prolongations. (B.G.)
’’Amusez-vous, foutez vous de
tout’’ et ça, pour s’amuser, on s’y
amuse ! Sacrée Lucienne, elle et
ses gars réinventent le music-hall
avec une énergie jubilatoire. Ils
sont un rien rétros et polissons.
Ils nous font revivre toute la verve d’une époque longtemps négligée et joliment démodée. Ne
rougissez pas de leur ménage à
trois, c’est pour la bonne cause !
Ce trio vocal aux multiples talents
dépoussière avec élégance et insouciance ces désopilantes ritournelles des années folles. Lucienne
et ses garçons nous offrent un moment musical au charme coquin et
au jeu malicieux grâce à une interprétation juste et moderne. Elle est
hors norme et c’est pour ça qu’on
l’aime. Créé début 2006 au Vingtième Théâtre, il a été repris au
Théâtre de la Reine Blanche du 30
novembre 2006 au 13 janvier 2007
et est actuellement en tournée. Ce
spectacle a reçu le Prix SPEDIDAM
aux ’’Molière’’ 2006. (J.K.)
Mon alter Hugo reprise depuis le 8 janvier
2007 au Théâtre des Variétés.
Lucienne et les garcons
Actuellement en tournée
Hugo...
18
Le Cabaret des hommes perdus est l’un de
ceux (avec, dans des styles très différents,
celui des Folies Bergère et celui des Chiche
Capon) à ne pas manquer cette saison. Créé
à la rentrée 2006 au Théâtre du Rond-Point,
il continue sa carrière à la Pépinière Opéra.
Cette comédie musicale dramatique, écrite
par Christian Siméon (Prix SACD du Nouveau Talent Théâtral en 2004) et composée
par le talentueux Patrick Laviosa (au piano)
est parfaitement mise en scène par JeanLuc Revol. Au Cabaret des hommes perdus,
le temps transgresse les lois physiques et
nous projette dans l’un des futurs possibles
de Dicky. Ce jeune paumé se réfugie dans
une boîte drag-queen des bas-fonds new
yorkais où Dédé, Lullaby (drag-queen naïf et
enthousiaste) et Johnny (barman-tatoueur)
le prennent en main.
Si la vie marque le corps et l’esprit, vous
comprendrez à quel point cela est vrai dans
cette histoire. Homosexualité masculine, cinéma gay, amitiés (amours) inconditionnelles sont traités dans un tourbillon de paillettes, de tendresse et de dureté, sans jamais
sombrer dans la vulgarité, ni dans le sentimentalisme. Alexandre Bonstein (écorché
vif ), Denis D’Arcangelo (maître presque incontesté du destin), Sinan Bertrand (le plus
jeune, mais non des moindres) et Jérôme
Pradon (très touchant) nous mènent peu à
peu aux frontières du réel… (D.G.)
Le Cabaret des hommes perdus
Actuellement à La Pépinière Opéra.
Le retour
des Années
Saint-Germain
Les Années Saint-Germain, sera repris à
partir du 26 mars 2007 pour dix semaines, chaque lundi à 20h30 au Théâtre
de Dix Heures. Une spectatrice retardataire interrompt l’ouverture ’’musette’’ d’un spectacle et s’impose sur
scène pour y évoquer, avec la complicité des deux musiciens, les grandes
heures de Saint-Germain-des-Prés. Ce
prétexte, sobrement ’’mis en espace’’
par Dominique Conte, permet à la comédienne Corinne Cousin de revenir à
ses premières amours : le chant, tout
en jouant la comédie avec ses deux
musiciens, Raoul Duflot et Roland
Romanelli, qui n’hésitent pas, avec
elle, à jouer avec le public. Sa voix de
chanteuse réaliste, pouvant se teinter
d’une pointe de gouaille, et sa parfaite
diction, qui n’est pas sans rappeler les
diseuses ’’début de siècle’’’, est idéale
pour détailler des chansons, avec – ô
bonheur ! – de vrais textes, signés par
les plus grands auteurs de l’aprèsguerre. Quant aux arrangements musicaux de Roland Romanelli, qui assure
la direction artistique du spectacle, ils
dépassent, et de loin, le niveau du simple accompagnement musical. Un véritable moment de délectation. (B.G.)
Les Années Saint-Germain
Reprise à partir du 26 mars 2007
Chaque lundi au Théâtre de Dix Heures.
BLOC NOTE
EN LIBRAIRIE
NOUVEAUTéS :
• Le Roi Soleil – collectif (éd. TF1, 2006)
• Les Métiers du spectacle de James D.
Chabert (éd. Puits Fleuri, 2006)
• Guide des intermittents du
spectacle - collectif (éd. Millénaire
Presse, 2006)
• Produire un spectacle – collectif
(éd. Presse Universitaire de Rennes,
2006)
• Guide-annuaire du spectacle vivant
2007 – collectif (éd. Centre National
du Théâtre, 2006)
• Moi aussi je suis Catherine Deneuve
de Pierre Notte (éd. Avant-Scène,
2005)
• Une Introduction à l’anthropologie
du spectacle – étude de Jean-Marc
Leveratto (éd. La Dispute, 2006)
• La Véritable opérette marseillaise
de Georges Crescenzo (éd. AutresTemps, 2005)
REéDITION
• Pour vous replonger dans
l’ambiance de Cabaret, Hachette
Littératures a eu l’excellente
initiative d’assurer la réédition de
Adieu à Berlin, le livre de Christopher
Isherwood qui fut à l’origine du
célèbre musical de Kander et Ebb.
Préfacé par Michel Bulteau (éditeur
français d’Isherwood), cet ouvrage
écrit à l’origine à partir de 1934,
sous forme de nouvelles (Mr Norris
change de train en 1935, Sally Bowles
en 1937 et Les Howard en 1939) est
une galerie de portraits avec, pour
toile de fond, le Berlin décadent de
la République de Weimar. C’est en
1939 qu’Isherwood les rassembla
et les compléta en un seul roman
définitif qui, aujourd’hui, prend une
valeur de réel document. (B.G.)
CONCOURS
7e TREMPLIN JEUNES TALENTS
Le ’’Tremplin Jeunes Talents’’ qui se
déroule en marge du Festival des
’’Not’en Bulles’’, se tiendra à l’Espace
Culturel Athéna d’Auray, les 13 et
14 avril 2007. Ce concours a été
créé afin d’encourager les jeunes
chanteurs de 18 à 35 ans répartis en
trois catégories : lyrique, comédie
musicale et cabaret. L’impératif
est d’effectuer, devant un jury de
professionnels et en public, une
prestation mise en scène d’une
durée maximale de dix minutes
(choix de répertoire libre).
Il est doté de 4 000 € de prix grâce
au soutien de la Ville d’Auray, du
Conseil Général du Morbihan et de
la SPEDIDAM.
Renseignements et dépôt de
candidatures à adresser à Orphée
Théâtre – 12, rue du Sablen 56400
Auray (date limite d’inscription le 15
mars 2007) – ou http://notenbulles.
free.fr (B.G.)
19
broadway-hollywood...
The
R
ocky
H orror (PIC TURE )
Show
Construit comme un vieux film d’horreur et de science fiction des années 1950, le Rocky est une sorte d’hommage aux
productions de la RKO, respectant tous les codes du genre
avec la liberté sexuelle des années 1970.
Picture Show. Le Rocky appartient à cette veine de films tellement mauvais qu’ils sont bons. !
Tout est second degré : des personnages hauts en couleurs,
des costumes digne d’un bal d’Halloween gothique, des
chansons entraînantes et coquines et des tableaux aux chorégraphies délirantes. Il est impossible de ne pas se laisser
séduire par la folie ambiante qui émane de ce film.
RKO Pictures (Radio-Keith-Orpheum) est la plus ancienne des
sociétés américaines indépendantes de production de films
de cinéma. Créée en 1928, elle absorbe les studios Pathé en
1930, avant d’être rachetée par Paramount en 1968. Son catalogue, très fourni, comprend entre autres Citizen Kane et King
Kong mais aussi les premiers films de Walt Disney (Blanche
Neige et les sept nains, Fantasia) et de nombreuses comédies
musicales avec Fred Astaire et Ginger Rogers (La Joyeuse divorcée, Le Danseur du dessus).
Les détracteurs diront que c’est une mauvaise comédie musicale, une série Z à laisser au placard. Mais les fans répondront
que c’est justement ça qui fait tout le charme du Rocky Horror
20
LA RKO
SYNOPSIS
Le Rocky Horror (Picture) Show raconte les mésaventures des
très coincés Brad Majors et Janet Weiss, sa fiancée.
Alors qu’ils décident d’aller rendre visite à leur ancien professeur (le Docteur Scott), le couple tombe en panne et trouve
refuge dans un lugubre château, où il est accueilli par Riff Raff,
le majordome. Ce soir, la Convention annuelle des Transylvaniens se réunit chez Frank N. Furter, un savant-fou habillé en
guêpière. Durant cette soirée, le maître des lieux présente à
l’assemblée sa nouvelle création qui n’est autre qu’un jeune
éphèbe dénommé Rocky Horror. Les réjouissances sont de
courte durée : Eddie, un biker enragé, vient réclamer son expetite amie, Columbia. Lorsque le Docteur Frank assassine
Eddie, il devient évident pour Brad et Janet qu’ils ne quitteront pas le château de sitôt…
HISTORIQUE
L a pièce En 1973, Richard O’Brien écrit le livret, les paroles
et la musique d’une petite pièce, le Rocky Horror Show, qui
sera montée au théâtre expérimental Royal Court de Londres,
en tant que projet d’atelier théâtral. Mais son succès fut tel
- la pièce fut nominée meilleure comédie musicale de 1973,
par le London Evening Standard - qu’elle déménagea rapidement dans une plus grande salle vouée à la démolition, pour
finir au King’s Road Theatre qu’elle remplit pendant plusieurs
années.
Lors d’un passage à Londres, Lou Adler, figure emblématique
de la scène musicale américaine (producteur des Mama’s and
Papa’s, et découvreur de Janis Joplin et Jimi Hendrix par son
documentaire Monterey Pop), s’empresse d’en acquérir les
droits pour les états-Unis.
Le producteur de la version théâtrale Michael White et Lou
Adler s’associent dans le but d’en faire une version cinéma.
Le
film Le tournage de The Rocky Horror Picture Show démarre en octobre 1974 aux Studios Bray, dans la très célèbre
’’Maison de l’Horreur’’ anglaise et dans un château du XIXe siècle, autrefois refuge du Général De Gaulle lors de la Seconde
Guerre Mondiale.
Jim Sharman, metteur en scène de la pièce en Angleterre et
21
broadway - hollywood... rocky horror picture show
ROCKY
MET L’AMBIANCE
LE
AU STUDIO
GALANDE
Ils sont juriste, apprenti électricien ou fonctionnaire… mais une nuit par semaine,
ils enfilent bas résilles et porte-jarretelles et deviennent Frank N. Furter, Janet ou
Rocky. C’est la tradition depuis 1981 d’animer au Studio Galande, petit cinéma de
80 places du Quartier Latin, les séances du Rocky Horror Picture Show, comédie musicale culte des années 1970. Armé d’un sachet de riz et d’une petite bouteille d’eau,
le public est invité à reproduire dans la salle les scènes de mariage (le riz !), de tempête (l’eau !) ou d’orgie (… !) qui se déroulent sur l’écran.
aux états-Unis, fait ici ses débuts en tant que réalisateur.
Il explique alors : ’’Lors de la version théâtre, j’avais constamment l’image du film en tête, la mythologie du cinéma y
étant omniprésente. Mais que vous soyez fan ou non des
vieux films d’horreur, le Rocky se tient tout seul en tant que
film, ce n’est pas seulement une parodie’’.
La version filmée conserve la plupart des membres de
l’équipe originale, tels que Richard O’Brien (Riff Raff ), Patricia Quinn (Magenta), Nell Campbell (Columbia), et Jonathan
Adams qui devient le Docteur Scott, alors qu’il incarnait le
narrateur.
Tim Curry, qui fait ses débuts devant la caméra, endosse le
personnage de Frank N. Furter qu’il avait joué à plusieurs reprises à Londres, Los Angeles et Broadway.
S’ajoutent enfin au casting Susan Sarandon qui remplace
Abigale Hanesse dans le rôle de Janet Weiss et Barry Bostwick dans celui de Brad Majors, succèdant ainsi à Bill Miller.
également transfuges de la scène à la pellicule : Sue Blane,
costumière, et Pierre Laroche, créateur des maquillages
outranciers des personnages (il fut également, pour la petite
histoire, le maquilleur de nombreuses célébrités, dont Mick
et Bianca Jagger).
En 1975, le film fait ses débuts en Angleterre et aux états-Unis.
Ce n’est pas un succès, jusqu’à ce qu’il soit diffusé en séance
de minuit au Waverly Theatre, à New York où le public se met
à parler et à jeter des objets à l’écran. De par cette réaction
inattendue des fans vis-à-vis de ce film, ce cinéma devient le
berceau du phénomène de l’animation et de la participation
du public. Une mode est lancée à travers le monde. Un culte
est né. Reprenant ce principe ’’participatif’’, le film se joue depuis 1981 au Studio Galande (voir page suivante).
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ROCKY HORROR LA SUITE
S’APPELLE “SHOCK TREATMENT”
Surfant sur la vague du succès insoupçonné du Rocky Horror,
Richard O’Brien se met à travailler à une suite, Rocky Horror
shows his heels (Rocky Horror montre ses talons), qui devient
The Brad and Janet Show pour enfin devenir Shock Treatment.
Ce nouveau film, réalisé par Jim Sharman, sortira en 1981.
Mais c’est un flop, malgré une bande son enjouée de Richard
O’Brien. De plus, du casting original ne reste que Richard
O’Brien, Patricia Quinn, Nell Campbell et Charles Gray. Il
manque les trois personnages principaux, c’est sans doute
ce qui fait défaut au film. Nous suivons les aventures de Brad
(Cliff de Young) et de Janet (Jessica Harper), à présent mariés,
qui se rendent dans une petite bourgade afin de participer
à un jeu TV pour s’apercevoir, une fois sur scène, qu’ils sont
prisonniers du jeu, entourés d’étranges personnages.
Deborah Pierre-Bloch
Panier garni :
DVD : trois versions du Rocky éditées par 20th Century
Fox.
Chaque vendredi soir à 22h10, retrouvez la jeune et pétillante équipe des Irrational
Masters. Ce groupe, fondé il y a quatre ans par trois jeunes filles est principalement
constitué d’étudiants. ’’Notre rôle est d’animer la séance’’, explique Minou qui interprète Magenta, ’’d’interagir avec le film, de jouer avec tout ce qui se passe sur
l’écran. Il faut que ce soit un peu comme si les acteurs du film venaient dans la salle’’.
’’La base de notre animation vient de ce qui est fait en Angleterre et aux états-Unis’’
raconte Alexandre qui étudie les langues à Nanterre. ’’Mais comme les Français ne
sont pas bons en anglais, on a énormément adapté en français ! On ajoute beaucoup d’actualités aussi’’. Bien loin de rester figé dans ce qui se fait depuis 30 ans, le
phénomène du Rocky Horror cherche constamment à se réinventer. ’’On a comme
ça des spectateurs qui viennent une fois tous les dix ans pour voir ce que le Rocky
devient !’’. ’’Mon père est un très grand fan et venait il y a vingt ans au Studio Galande’’, nous raconte Lily qui joue Janet. ’’Un jour, il est revenu avec le DVD et m’a
dit : vendredi, je t’emmène au Rocky ! Du coup, je suis revenue toutes les semaines.
C’est sympa, c’est une histoire de famille.’’
Les samedis soirs, à 22h10, place aux Sweet Transvestites, dirigées par Brigitte et
Christophe. ’’On a vu le Rocky à Paris pour la première fois le 3 septembre 1999,
c’était un vendredi’’ se souvient Christophe. Coup de foudre. Le couple anime les
séances depuis bientôt sept ans et se fait une règle d’or de ne pas en manquer une
seule ! ’’On est toujours là ! Quand on part en vacances, c’est du dimanche au vendredi.’’ Plus qu’une activité parallèle, le Rocky est pour eux une occupation à plein
temps. ’’C’est comme de gérer une mini entreprise’’, nous explique Christophe qui,
en plus de s’occuper de l’organisation du cast et du site Internet, fabrique également les accessoires. Brigitte, elle, fait les costumes. Et avec un sacré souci du détail !
Le spectacle sur scène doit être identique en toutes choses à celui se déroulant sur
l’écran. Fidèles à la tradition, les Sweet Transvestites proposent en première partie
un ’’pré-show’’ haut en couleurs plongeant immédiatement les spectateurs dans
l’ambiance ! Réfléchie et répétée, leur mise en scène fait preuve de professionnalisme. D’ailleurs, l’aventure du Rocky ne s’arrête pas pour eux au Studio Galande : ils
ont pour projet de monter un mini Rocky Horror Show. à suivre…
Envie de faire partie de l’aventure ? Alors ’’don’t dream it, be it !’’ : ’’on recherche tout
le temps des animateurs, mieux vaut être trop nombreux’’, explique Christophe. ’’Il
faut être passionné et répéter chez soi devant son téléviseur : le Rocky c’est quelque
chose qui désinhibe les gens’’. Alors n’hésitez pas à venir à leur rencontre à l’issue
d’une séance, ils vont toujours boire un verre après !
Nicolas Engel
Shock Treatment (20th Century Fox, 2006).
CD : la BO du film (Castle, 2006) et l’original London
Cast de 1973 (Rhino/Wea, 1991).
Livre : Rocky horror de Mick Rock (éd. Schwarzkopf,
2005).
Jeu : Rocky Horror Picture Show™ Trivia Game 30th
Anniv. Edition produit par US Opoly à l’occasion du
30e anniversaire du film.
Séances au Studio Galande :
Le vendredi soir avec les Irrational Masters (www.rocky.fr)
Le samedi soir avec les Sweet Transvestites (www.rockyhorror.fr)
Studio Galande : www.studiogalande.fr
42, rue Galande - 75005 Paris
Réservations : 01 43 54 72 71
23
...coup de projecteur sur
rencontre...
OlivierSéverin
comédien-costumier
Rencontre avec le créateur de costumes
des Dindes Galantes, Olivier Séverin,
autodidacte passionné...
Qu’est ce qui vous a donné envie de créer des
costumes de spectacle ?
Même si j’ai imaginé et confectionné très tôt des costumes, je
n’étais pas forcément préparé à en faire une de mes professions.
Mais voilà, je suis tombé amoureux de la folie et de la force d’un
spectacle des Caramels Fous : Les Aventures de l’archevêque perdu... 1996 : premier déclic. J’ai intégré la compagnie, où je suis
resté 7 ans, et tout en étant sur scène, je suis devenu responsable de l’atelier costumes. En 2001,
j’ai fait la rencontre de Pascale Bordet
qui cherchait alors un assistant sur
le festival d’Angers. Nous avons
collaboré 2 ans sur différents
spectacles dont La Locandiera mise en scène par J.C.
Brialy. Puis j’ai enchainé
avec Les Noces de Figaro
(m.e.s. A. Sachs), Créatures
(A. Bonstein et L. Maddeford), Portrait de famille (D.
Bonal), pour n’en citer que
quelques-uns.
Comment avez-vous
imaginé les costumes des
Dindes galantes… ?
En février 2004, Michel Heim m’a
confié le livret. Il m’a laissé très libre
d’imaginer les costumes de la bassecour, l’important étant de ne pas
caricaturer les volatiles mais
bien de les personnifier
et de les rendre crédibles. Deux mois plus
tard, je lui ai proposé
des croquis, inspirés
du XVIIIe siècle
tout en conservant
une
touche très
actuelle.
Une équipe de
6 personnes
24
s’est attelée
tous les mardis pendant
8 mois à la
fabrication.
Ce délai nous
a permis une
grande souplesse pour
adapter les
costumes
aux mouvements des
interprètes et
leur procurer
aisance
et
confort... C’était de fait un échange permanent avec la chorégraphe, Nadine Féty.
les dindes
galantes
Les Dindes galantes n’ont pas souffert de la grippe aviaire,
elles ne sont victimes que de leur succès ! La Compagnie des
Caramels Fous sera aux Musicals de Béziers le 24 février
prochain...
Il faut se laisser aller à une créativité sans borne pour (se) surprendre tout en respectant la cohérence de l’ensemble. Outre
les connaissances de base telles que les caractéristiques des matières, de leur rendu face à la lumière, de la façon de les travailler,
un costumier se doit d’être à l’écoute du metteur en scène et du
chorégraphe d’un côté et des interprètes qui endosseront les
costumes de l’autre.
Les Dindes galantes est le dixième spectacle des Caramels Fous.
Cette troupe d’amateurs (dans le meilleur sens du terme), encadrée par une solide équipe professionnelle, a fêté son vingtième anniversaire cette année. Elle est devenue un véritable
phénomène et son réel professionnalisme lui a valu - par sa
nomination aux ’’Molières’’ 2006 dans la catégorie ’’Meilleure Compagnie’’ - la reconnaissance de toute la profession.
On les a vus d’ailleurs dans une émission de Mireille Dumas… en
parallèle avec la troupe du Roi Soleil. Comme quoi, la notoriété
n’est pas qu’une question de moyens.
Quels sont vos coups de cœur ?
Nous l ’avons vu
Quelle est la recette de votre créativité ?
Les pintades des Dindes galantes. Pour l’anecdote, Michel Heim
porte un chapeau et un boa ayant appartenus à Joséphine Baker
- Nadine Féty, pour sa créativité, son énergie et son dévouement
- les costumes de Dominique Borg dans La Dernière nuit pour
Marie Stuart (m.e.s. D. Long) - Pascale Bordet, pour son talent Raymond Acquaviva, celui qui a su me révéler à la scène.
Quels sont vos projets ?
Après avoir joué dans le prochain long métrage de Marc Fitoussi,
La Vie d’artiste (sortie : septembre 2007), je me consacre surtout
à la comédie : je joue M. Jourdain dans Le Bourgeois gentilhomme (m.e.s. R. Acquaviva) actuellement en tournée. Et je monte
une pièce pour 2007 (dont je signerai les costumes)… Et encore
plus tard… j’aurai plaisir à retravailler avec Alain Sachs et qui sait,
avec Patrice Chéreau, Didier Long, José Paul, Agnès Boury ou encore Jérôme Savary.
Propos recueillis par Dorothée Gallou
Trente-neuf numéros musicaux s’enchaînent durant plus de
deux heures - non dans le style ’’plamandonnerie’’ (façon clips)
mais dans une parfaite continuité dramatique sur un savoureux
livret de Michel Heim. Les nouveaux lyrics qu’il a écrits, sur des
chansons détournées, puisées dans un répertoire allant de Rameau (inévitablement !) à Alain Souchon, après un détour par
Offenbach, sont une succession de petites perles. Tout, dans ce
spectacle, n’est que satires, détournements musicaux et franche
rigolade ! Mais chez les Caramels Fous, la ’’gaudriole’’ est une affaire sérieuse et la mise en scène et les chorégraphies (signées
par Michel Heim et Nadine Féty) sont réglées comme du papier à
musique et d’une efficacité redoutable. Toutefois, si cette bassecour de bande-dessinée et les superbes et amusants costumes
d’Olivier Séverin peuvent laisser supposer que nous sommes au
beau milieu d’un spectacle pour enfants, détrompez-vous. Les
propos sont légers (mais sans aucune vulgarité) et entre trois
’’affreux’’ canards, un brin ’’titi’’ qui sautent sur tout ce qui bouge
et une vieille pintade maquerelle, qui joue de son truc en plume
pour aguicher un jars bigot dont les jeunes oies ne sont pas si
blanches que ça ; les mœurs, dans cette basse-cour, sont des
plus coquines ! (B.G.)
Les Dindes Galantes
Molière 2006 : nomination Meilleure Compagnie
Livrets & textes : Michel Heim
Mise en scène : Nadine Féty et Michel Heim avec le concours
amical de Jean-Pierre Rouvellat
Chorégraphies : Nadine Féty
Direction musicale et harmonisation des chœurs : Nicolas Kern
Tournée : Charleville-Mézières (17 mars), Puteaux (6 octobre)...
et d’autres dates à venir.
www.lescaramelsfous.com
Et qu’en est-il de 2007 ?
Le 30 janvier 2007 au Théâtre Trianon : Les Caramels fous s’associent au chœur gay et lesbien EQUIVOX et au chœur international gay de Paris MELOMEN pour fêter la dixième édition
des Voix Contre le Sida, concert exceptionnel animé par Charlène Duval au profit de Kiosque Info Sida.
Les Caramels fous proposeront en mai 2007 La Bête au bois
dormant, conte de fées à haute tendance satirique, vous vous
en doutez… Ce spectacle est à la frontière de la reprise et de
la création. En effet, il a été créé en 1999, lorsque la compagnie
ne comptait qu’une quinzaine de membres. Le livret, la mise
en scène, les costumes… sont actuellement retravaillés pour
l’adapter à une troupe de 30 interprètes. Affaire à suivre…
(D.G.)
25
...Agenda
Agenda...
LA VALSE
DES PINGOUINS,
UN ET UN FEYDEAU !
au Théâtre du Renard
au Théâtre des Nouveautés
LES BRIGANDS
au Théâtre de l’Athénée
Avec le triomphe de Ta Bouche, voici deux
ans (spectacle nommé aux ’’Molières’’), et
de Toi c’est Moi la saison dernière, Les Brigands remet l’opérette au goût du jour.
Cette excellente compagnie itinérante a
pris l’heureuse habitude de venir déposer ses bagages au Théâtre de l’Athénée,
pour y présenter ses productions.
Comédien de formation, Patrick Haudecoeur se lance
rapidement, dans l’écriture. Sa première pièce (écrite en
collaboration avec Danielle Navarro), Thé à la Menthe, ou
t’es Citron, totalisera 700 représentations. La deuxième, Les
P’tits Vélos, atteindra la 300e. Il se retrouve - presque par
hasard - dans le monde de l’opérette (Là-Haut, au Théâtre
des Variétés, L’Auberge du Cheval Blanc, à Mogador et Le
Sire de Vergy, aux Bouffes Parisiens).
Pour sa pièce suivante, il décide d’y insérer des reprises de
chansons. Retrouvant ainsi, tout à la fois, l’esprit du vaudeville et celui des Branquignols, son Frou-Frou les Bains
totalisera plus de mille représentations Paris-Province.
Il présente depuis le 12 janvier 2007, au Théâtre des Nouveautés, son nouveau spectacle La Valse des pingouins,
une histoire burlesque de soirée d’entreprise, ponctuée de
numéros musicaux, dans une mise en scène de Jacques
Decombe et des chorégraphies d’Hervé Lebeau. Si l’on y
retrouve plusieurs reprises, trois chansons originales ont
été également composées spécialement pour ce spectacle par Corinne Mamet sur des paroles d’Isabelle Spade.
(B.G.)
La valse des pingouins
Depuis le 12 janvier 2007, au Théâtre des Nouveautés.
Un et Un Feydeau !
Du 9 janvier au 4 mars 2007 au Théâtre du Renard.
L’OPERA THERAPEUTIQUE
au Théâtre du Lucernaire
Le Lucernaire reprend du 31 janvier au 31 mars 2007, L’Opéra Thérapeuthique, un opéra-bouffe du compositeur contemporain Isabelle Aboulker.
Mais que ce titre ne vous effraie pas car cet opéra, créé dans le cadre du
dernier Festival des ’’Not’en Bulles’’, est loufoque et original. Il détourne
malicieusement trois textes sur des pratiques médicales en usage au
cours des trois derniers siècles. Un professeur en médecine (Lionel Muzin),
secondé par son infirmière-chef (Anne-Lise Faucon) et une infirmière stagiaire (Marie-Louise Duthoit) vous dévoileront au cours d’une conférence
tumultueuse, ’’les différents moyens dont on peut se servir pour donner
des secours aux noyés…’’ (Vicq d’Azir, 1777), ’’les connaissances médicales
et psychologiques sur les problèmes posés par la luxure’’ (Pierre-Jean-Corneille Debreyne, 1848) et ne vous cacheront rien sur ’’les traitements par
l’électro-choc’’ (Lapipe, 1942). Cette conférence lyrique et burlesque est
accompagnée par une pianiste neurasthénique (Sylvaine Valespir), mais
on le serait à moins, la pauvre... ! (B.G.)
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au Théâtre Clavel
Christian Bordeleau avait adapté en français et mis en scène Torch Song Trilogy la pièce de
Harvey Fierstein. Déjà légèrement musicale (une chanson et plusieurs interventions pianistiques, en musique de scène), cette pièce, présentée au Vingtième Théâtre en 2005 et
reprise, devant son succès, à la rentrée 2006, lui a donné l’idée d’adapter Jeffrey, la pièce de
Paul Rudnick, en l’actualisant dans une version musicale (sur des musiques enregistrées
en reprises). Elle est présentée au Théâtre Clavel jusqu’ au 28 avril 2007. Le succès de cette
pièce, créée en 1993, à l’origine, dans une petite salle de Chelsea, lui valut d’être jouée à travers toute l’Amérique, de remporter de nombreux prix et de faire l’objet d’une adaptation
cinématographique et, pour son auteur, d’entrer dans le groupe des quelques scénaristes
les plus en vue d’Hollywood.
Christian Bordeleau présente ainsi son adaptation : ’’Jeffrey est une comédie féroce
qui parle de l’essentiel : la vie, l’amour, la mort, mais qui choisit l’humour, la dérision, et une apparente superficialité pour toucher le spectateur. Le spectacle aura
donc le rythme d’une revue de music-hall et les couleurs d’un conte de fée à la Jacques Demy - qui le premier fit chanter sur la guerre. Le SIDA reste une guerre de tranchées, ne l’oublions pas. C’est pourquoi il fallait trouver un autre chemin que le réalisme pour se réapproprier la réalité ; la voie du rêve… Pour réapprendre l’espérance’.’
Dans une mise en scène de Christian Bordeleau et des chorégraphies de Joseph Fowler,
cette tragi-comédie est interprétée par Julien Baptist, Samuel Ganes, édouard Thiébaut,
Cyril Montero, émilie Coiteux, Loïc Blanco, Jean Leloup et Renato Ribeiro. (B.G.)
La Troupe du Phénix présente en double programmation au cours de
la même période (du 9 janvier au 4 mars 2007), son dernier spectacle
en date : Un et un Feydeau, créé en juin dernier au ’’Mois Molière’’ à
Versailles, avant une tournée qui l’a notamment emmené au Festival
d’Avignon. Cette compagnie itinérante créée en 1995, par Guillaume
Cramoisan et Laurent Madiot, s’est résolument tournée, depuis sa
création, vers le théâtre musical. On se rappellera en particulier de
leur Petit Monde de Georges Brassens, qui a tourné durant six saisons
de façon presque ininterrompue, en revenant avec succès à Paris, à
quatre reprises.
Conçu et mis en scène par élise Roche, Un et un Feydeau est librement inspiré de la célèbre pièce de Georges Feydeau, L’Hôtel du Libre
échange, transposée au début des années 1970. Ce chassé-croisé de
trois couples reprend la recette du vaudeville (à l’origine : comédie
de boulevard ponctuée de chansons) sur des musiques originales de
Fred Pallem, interprétées par un petit ensemble ’’seventies’’ : synthétiseurs, guitares électriques et boîtes à rythmes (sur des arrangements
de Fred Pallem, Jonathan Pontier et Benoît Simon).
Il est interprété par éric Mariotto, Domitille Bioret, Guillaume Cramoisan, Valérie Even, Angèle Humeau, Jean-Luc Muscat et Bruno Paviot ou
Stéphane Russel dans un décor de Michel Rigoult et élise Roche et des
costumes d’émilie Lechevalier. (B.G.)
JEFFREY
Jeffrey
Du 8 janvier au 28 avril 2007, au Théâtre Clavel.
Après être passée par Paris, pour les fêtes de fin d’année avec un opéra-bouffe
en un acte, La Société Anonyme Des
Messieurs Prudents (S.A.D.M.P) de Louis
Beydts, sur un croustillant livret de Sacha
Guitry et Chonchette, une opérette de
Claude Terrasse sur un non moins excellent livret du tandem Robert de Flers et
Gaston Arman de Caillavet, elle sera de
retour du 21 février au 4 mars 2007, avec
l’ouvrage qui lui a donné son nom, Les
Brigands. Jacques Offenbach composa
cet opéra-bouffe en trois actes (1869) sur
un livret de son tandem fétiche, Henri
Meilhac et Ludovic Halévy. Satire féroce
de la société du Second Empire à son
crépuscule, elle sera représentée dans
une version de quinze chanteurs, accompagnés par une formation de quinze musiciens (dans des orchestrations
de l’excellent Thibault Perrine), sous la
direction musicale de Benjamin Lévy,
et dans une mise en scène de Stéphane
Vallé et Loïc Boissier. (B.G.)
Les Brigands
Du 21 février au 4 mars 2007 au Théâtre
de l’Athénée.
SIGNE VENUS
(One touch of Venus)
Après Trouble in Tahiti, de Leonard Bernstein, ou Of Thee I Sing (Pour toi, baby), de George
Gershwin, des spectacles qui avaient tourné en régions en faisant escale à Paris et sa
banlieue, le metteur en scène Jean Lacornerie continue son exploration des raretés de la
comédie musicale américaine, avec Signé Venus (One touch of Venus) de Kurt Weill, dans
une adaptation française de René Fix (livret) et Hélène Delavault (lyrics). Ce spectacle,
créé en juin dernier à l’Opéra de Lyon, tourne actuellement et sera ’’autour de Paris’’ entre
le 24 mars et le 6 avril 2007.
Par jeu, Rodney Hatch, barbier du grand collectionneur Whitelaw Savory, passe au doigt
de la Venus de marbre de son client, la bague qu’il destinait à sa petite amie. Et voila que
Venus se réveille et tombe immédiatement amoureuse de son libérateur qui s’enfuit
épouvanté. Une double course-poursuite s’engage alors entre Venus et son barbier, le collectionneur et sa statue… Cette variation sur le mythe de Pygmalion, créée le 7 octobre
1943 à l’ Imperial Theatre, porte un regard critique sur le conformisme de la bourgeoisie
américaine et les milieux de l’art moderne. Autour de la mezzo-soprano Hélène Delavaut,
nous y retrouverons, dans les rôles principaux : Gilles Bugeaud, Jacques Verzier, Florence
Pelly, Jean-Pierre Deschaix, Gilles Avisse, accompagnés par vingt musiciens de l’Orchestre
des Pays de Savoie, placés sous la direction de Scott Stroman. (B.G.)
Signé Venus (One touch of Venus),
Suresnes (Théâtre Jean Vilar) les 24 et 25 mars - Corbeil Essonnes, le 27 marsLongjumeau, le 30 mars - Colombes (L’Avant Seine), le 3 avril - Brétigny, le 4 avril - VélizyVillacoublay (L’Onde), le 6 avril 2007.
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LES MUSICA LS n
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le prog ram
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Les MUSICALS ont deux éditions en 2007 : une édition
professionnelle à Béziers, ouverte au grand public
et une édition grand-public à Paris, ouverte aux
professionnels.
LES MUSICALS DE BéZIERS 2007
Tout pour la création !
Cette édition est entièrement axée sur la création et
l’accompagnement des auteurs, compositeurs et producteurs à faire connaître leur travail. Quatre nouveaux
projets de musicals sont à l’affiche de cette troisième
édition : Les Délirantes, Gigolo, Jusqu’aux dents et L’Impasse. En soirée, au Théâtre Municipal de Béziers, trois
spectacles plus spectaculaires les uns que les autres :
Duel, Les Dindes galantes et, pour les plus jeunes, Théo
Prince des Pierres. Une Nuit de ciné-musicals au Théâtre
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des Franciscains où alterneront clips, courts-métrages,
pilotes de série télévisée, documentaires, long métrages, bandes-annonces et ce, jusqu’au petit matin.
Enfin, à ne pas manquer, la cérémonie de clôture le
dimanche 25 février où seront remis les Trophées des
Musicals qui récompensent les meilleurs spectacles
musicaux de l’année et leurs interprètes : une soirée
gala exceptionnelle accompagnée par un jazz band
d’une vingtaine de musiciens. En scène… !
Les Musicals de Béziers
du 22 au 25 février 2007
Les Musicals de Paris
du 21 juin au 14 juillet 2007
Renseignements
www.lesmusicals.com
Béziers - Paris, Les MUSICALS ont connu une croissance exponentielle depuis leur première édition en 2005. Retour
sur les premiers pas d’un rendez-vous devenu incontournable.
On dit qu’un festival atteint sa vitesse de croisière à partir de
la troisième édition. Nous y voilà. Pourtant, il me semble que
l’aventure ne fait que commencer...
Petit flash back : en avril 2004, à l’occasion d’un dîner avec un
ami de longue date, Louis Peretti, alors Directeur des Affaires
Culturelles de la ville de Béziers, j’évoque l’idée d’un festival
de théâtre musical ou plutôt d’un lieu de rencontres entre
créateurs, producteurs et programmateurs de théâtres. Louis
répond, du tac au tac, qu’il dispose d’un créneau dans sa programmation, suite à l’annulation d’un festival dans sa ville et
d’une petite subvention prévue initialement pour cette manifestation : 20 000 €. Cependant, ce créneau est en janvier
2005, ce qui ne laisse que huit mois pour imaginer, financer et
organiser un festival qui n’a pas d’équivalent en France, et donc
pas de modèle à copier. Suivent
quelques avis pessimistes, notamment, qu’il n’existe pas suffisamment de spectacles de
qualité chaque année pour faire
un festival, que le nom pressenti,
Les MUSICALS, ne sera pas compris par les Français ou encore
que Béziers est trop excentré
pour y faire venir qui que ce
soit. Trois rencontres déterminantes vont nous convaincre
du contraire : Hervé Devolder,
l’auteur-compositeur-metteur
en scène de Chance !, une comédie musicale d’un nouveau
genre ; Valérie-Anne Expert et
Clémence Bouzitat ensuite, chargées de l’Action Culturelle à la
SACD qui cherchaient justement
à développer le théâtre musical ;
Claude-Michel Schönberg enfin,
que je rencontre grâce à Gilles
Tinayre, à qui j’avais commandé les arrangements de la comédie musicale Oliver Twist. D’abord réticent à l’idée de présider
le jury, il accepte cependant de créer ’’Le Prix Claude-Michel
Schönberg’’ de la meilleure chanson d’un musical et donnera
deux très beaux premiers lauréats : Au Petit bonheur la chance,
extrait du spectacle éponyme en 2005 et Je suis Camille, extrait
de Camille C. en 2006. La programmation du festival prend
forme avec l’accord obtenu à l’arrachée auprès de Jean-Claude
Lande, producteur courageux du déjanté Créatures et la participation de la troupe de In the bocal, sublime poème urbain de
François Berdeaux et Laure Saupique. En tout, dix spectacles et
deux tables rondes, dont l’une sur la création d’une association
professionnelle pour le développement du musical en France,
une préfiguration de ce qui deviendra un an et demi plus tard
la Fédération Professionnelle des Musicals. Malgré la progression
du ’’musical’’ depuis cette édition, je me dis que la vitesse de
croisière est loin d’être atteinte et il faudra quelques années encore pour voir le frémissement d’un ralentissement. L’aventure
ne fait que commencer ! à ce propos, nous vous donnons rendez-vous aux MUSICALS de Paris, du 21 juin au 14 juillet 2007
pour trois semaines, oui, trois semaines de spectacles, showcases, lectures, conférences, trophées, et ciné-musicals !
Matthieu Gallou - Directeur des MUSICALS
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demandez le programme...
Théâtre des Franciscains
Tarif unique : 5 €
Vendredi 23 fevrier 2007 - 21h00
jeudi 22 février 2007
17h00 18h00 19h00 19h30 20h30 21h00 22h30 Accueil des festivaliers
Pot d’accueil
Ouverture du Festival
LES Délirantes - Show case
Entracte - Bar
DUEL - Spectacle
Dîner Pro
vendredi 23 février 2007
09h30 10h00 13h00 14h30 15h00 17h00 17h30 18h00 19h00 21h00 Accueil des festivaliers
Congrès de la Fédération des Musicals
Espace déjeuner
Accueil des festivaliers
GIGOLO - Lecture SACD *
Accueil des festivaliers
Mini-Musical
Théo prince des pierres - Jeune public
Buffet
Nuit du Ciné-Musical
samedi 24 février 2007
09h30 10h00 13h00 14h30 15h00 17h00 19h00 19h30 20h00 22h00 Accueil des festivaliers
Atelier : le Show case et le dossier de presse
Espace déjeuner
Accueil des festivaliers
JUSqu’aux dents - Lecture SACD
Espace Pro
Accueil des festivaliers
Mini-Musical
les dindes galantes - Spectacle
Dîner Pro
09h30 10h00 13h00 14h30 15h00 17h00 19h30 20h00 21h00 22h30 Accueil des festivaliers
Coaching au sommet avec Magali Dieux
et Richard Cross
Espace déjeuner
Accueil des festivaliers
L’IMPASSE - Lecture SACD
Espace Pro
Accueil des festivaliers
Apéro
Soirée de Gala - Trophées des Musicals
Dîner de clôture
dimanche 25 février 2007
Fraîcheur, gaieté et spontanéité communicative sont les
mots clés des Musicals, ce festival qui, grâce au sérieux,
à la motivation et à l’investissement de tous les instants
de ses organisateurs, avait ouvert la voie, il y a deux ans, à
une meilleure connaissance
d’une forme de spectacle
encore méconnue : le théâtre musical.
Béziers pérennise le rendezvous et accueille à nouveau
les professionnels du spectacle qui s’y produisent et
qui, l’espace de quelques
jours, viennent à la rencontre de notre ville et de ses
habitants.
Une fois encore, l’édition
2007 promet de beaux et de
bons moments et chacun y
trouvera, j’en suis certain,
de quoi assouvir sa curiosité
ou sa passion.
Il y a deux ans, lorsque m’était revenu le plaisir et l’honneur de clôturer la première édition des Musicals en remettant officiellement le Prix de la Ville de Béziers, j’avais
recommandé, en guise d’anecdote, à d’éventuels médecins présents dans la salle, plutôt que de prescrire des antidépresseurs ou d’autres médications pour lutter contre
la morosité et la mauvaise humeur, de rendre obligatoire
une cure de ’’Musicals’’ à Béziers.
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Théâtre Municipal
(Théâtre)
Théâtre des Franciscains
(Théâtre)
Colonie Espagnole
Foyer du Théâtre Municipal
Palais des Congrès
Théâtre de Coignères
(Théâtre)
Hall du Théâtre
Municipal
* présentée
hors compétition
Toute la nuit durant, vibrez au son des refrains de quelques
grands classiques de la comédie musicale et à celui moins connu
de plus petites productions ou de projets en cours de création.
Découvrez les coulisses de Broadway sous le regard amusé de
Rémy Batteault dans le documentaire chanté The Funny Face of
Broadway. Des directeurs de compagnies aux costumières, des
avocats à Liliane Montevecchi, partez à la rencontre de ceux qui
font l’industrie du spectacle à New York.
Je vous invite donc à suivre une nouvelle cure de Musicals et souhaite à tous les artistes de vivre un très beau
festival.
Raymond Couderc
Maire de Béziers
Conseiller régional
Président de la Communauté d’Agglomération
Béziers Méditerranée
lundi 26 février 2007
09h30 Départ du Bus des MUSICALS
20h30 L’AUTRE HISTOIRE DE BABEL - Spectacle
De 20h30 à l’aube, rendez-vous au Théâtre des Franciscains pour
une programmation éclectique qui vous présentera le ciné-musical dans tous ses états ! Courts-métrages, programmes courts
et bandes-annonces de spectacles se mêleront à des films d’animation, des documentaires et des longs-métrages pour vous
faire découvrir la richesse et la diversité du genre.
Un grand merci à tous ceux qui soutiennent ce festival et plus particulièrement à Elie Aboud, Richard
Astre, Patrice Barth, Bertrand Bouys, Béatrice Calcet, Gilles Castanier, Serge Coll, Pascale Cuq, Bruno
Deschamps, Louis Dunoyer de Segonzac, ValérieAnne Expert, Alfrédo Lopez, Elisabeth Molina, Emmanuel Noirot, Louis Peretti, Claude-Michel Schönberg, Jean-Bernard Susperregui, ainsi qu’à toutes
les personnes citées dans ce programme.
Retrouvez les habitants déjantés de l’Hôtel des Zoizos, (ceux-là
même qui avaient clos le Festival 2006 avec leur hilarant minimusical) dans la version audiovisuelle qu’Hervé Devolder vient
de réaliser ! à la suite d’une panne de voiture, un groupe de
jeunes artistes débarque dans un hôtel de campagne qui vient
d’être ré-ouvert par un couple fauché mais plein d’enthousiasme. C’est justement le soir où le banquier vient dîner et où il faut
faire bonne figure…
Alors soyez nombreux à vivre cette toute première nuit des
Ciné-Musicals ! …
Nicolas Engel - Programmateur de la Nuit du Ciné -Musical
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Durée
Théâtre des Franciscains
Tarif unique : 5 €
de chaque lecture : 45 mn
jeudi 2 2 fevrier 2 0 0 7 - 2 1 h 0 0
Théâtre Municipal
Tarif unique : 15 €
Durée : 1h15
P rix SACD 2007- FINALE
Vendredi 23 fevrier 2007 - 15h00
GIGOLO
de Michel Frantz
Dans une petite ville de province, trois sœurs se partagent le même appartement. Vieilles filles, elles se
contentent d’une petite vie tranquille jusqu’au jour où
surgit un pseudo cousin Giorgio Giovanni. En réalité,
celui-ci fait profession de gigolo pour vieilles dames
argentées. Mais s’il débarque un beau soir chez ces
demoiselles, ce n’est pas par hasard. C’est une idée
du Diable, qui lui propose de séduire les trois femmes
et les pousser à commettre les pires méfaits, afin que
leurs âmes franchissent tout droit le seuil des enfers.
En échange, il héritera de leur fortune. Aidé par les maléfices douteux de Mephisto, Giovanni accepte sans
scrupule.
S oirée d’ouverture
18h00 Pot d’accueil
19h30 Les Délirantes
samedi 24 fevrier 2007 - 15h00
Nomination Les Trophées
des M usicals 2007
Meilleur spectacle musical
JUSQU’AUX DENTS
de Emmanuel Lenormand, Alyssa Landry et
Thierry Boulanger
Pour l’une, c’est une bénédiction, pour l’autre, un
dilemme. Quant à la troisième, être mère célibataire ne lui pose aucun problème… Elles vont nous
confier leurs angoisses, leurs impatiences, leurs
joies, vont se noyer dans le choix des prénoms, passer leur brevet de changement de couches, se faire
torturer par leurs lombaires, supplier pour des fraises, sans oublier la péridurale : pour ou contre ?…
Elles en ont pris pour neuf mois et avant l’accouchement, bien des choses vont se passer…
Distribution : Alyssa Landry, Amanda Fahey,
Christine Bonnard.
Dimanche 25 fevrier 2007 - 15h00
L’ IMPASSE
de Vincent Vittoz et Raphaël Bancou
S.F.A. : Solidarité pour les Femmes Assassinées ! C’est
vrai quoi ! De nos jours, on ne sait plus mourir. C’est une
épreuve difficile à surmonter qui peut marquer définitivement les personnalités. C’est ainsi que quatre fantômes de femmes célèbres se retrouvent envoyées en
assistance psychologique vers une bourgeoise, vivante,
égarée dans une impasse, qui doit se faire assassiner
dans… disons vingt minutes. Mais il y a manière et manière de l’annoncer, surtout quand tout ne se passe pas
comme prévu.
Distribution : Jocelyne Sand, Magali Bonfils, Alyssa
Landry, Angélique Rivoux, Cathy Sabroux, Isabelle
Ferron.
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Deux musiciens virtuoses, s’affrontent en une joute musicale impitoyable
et drôle aux allures de performance circassienne.
Distribution : Annick Cizaruk, Isabelle Ferron,
Francine Bouffard, Jean-Pierre Leblan, Mark Marian,
Julien Salvia.
C’est l’histoire de trois femmes…
En cloque !… Tu parles d’un choc !
Un polichinelle dans l’tiroir… Comme c’est ringard !
Une brioche au four… Mon Dieu, au secours !!!
Bref, elles sont enceintes… Jusqu’aux dents !
DUEL
Théâtre Municipal
Show-case
Tarif unique : 5 €
Durée : 1h 00
jeudi 2 2 fevrier 2 0 0 7 - 1 9 h 3 0
Le concert (mais est-ce vraiment un
concert ?) débute merveilleusement bien,
puis dérape insensiblement avant de verser dans le délire le plus total. Dans ce
duel déconcertant, sidérant même, Satie
s’interprète couché par terre et les mains
à l’envers sur le piano, et Le Sacre du printemps promptement marié à La Vie en rose
de Piaf se joue menotté. Le violoncelle
se transforme en barbecue et le violoncelliste décolle dans les cintres, prenant
littéralement Le Vol du bourdon au pied
de la lettre. Archet contre clavier, les gags
fusent et jamais la musique n’en pâtit.
Ditribution: Paul Staïcu (piano) et Laurent Cirade (violoncelle). Mise en scène :
Agnès Boury.
Contact : Note Prod 01 40 40 75 70
samedi 2 4 fevrier 2 0 0 7 - 2 0 h 0 0
Théâtre Municipal
Tarif unique : 15 €
Durée : 2h00
avec Entracte
LES Délirantes
LES DINDES
GALANTES
Panique dans la bassecour : le coq est mort ce soir...
Poules, dindes, pintades et autres
oies blanches s’affolent à l’idée
de finir à la cocotte, tandis que
les dindons et le jars s’inquiètent
de voir l’anarchie s’installer, ce
qui ferait trop bien l’affaire des
vilains canards ! Par chance, surgit un coq qui promet de baisser
les impôts, mais s’avère bien
maladroit quand il s’agit d’engrosser la poule Amélie. Il suffira
d’un cygne pour finir de semer le
trouble chez les volailles...
Lauréat Prix SACD 2006
De nos jours, deux sœurs se chamaillent en attendant de se
préparer pour aller au bal organisé par un grand producteur de
cinéma. Elles rêvent d’être stars et fantasment sur leur future
carrière glorieuse. Cendrillon – charmant garçon – leur sert de
souffre-douleur, ainsi qu’à leur mère. Lui aussi voudrait bien aller au bal. Il invoque les fées, mais c’est Merlin qui apparaît. Et au
lieu de le transformer en jeune premier irrésistible, il se trompe
et le métamorphose en Comtesse de Perrault. Or, le bal approche, il est trop tard pour reculer…
Autreurs : Philippe Rondest et Michel Frantz
Distribution : Annick Cizaruk, Marianne Vigues, Mark Marian,
Francine Bouffard, Jean-Pierre Leblan.
Le Prix SACD récompense les auteurs et
compositeurs du meilleur projet de musical.
Il est doté de 3 000 €.
Nomination Les Trophées
des M usicals 2007
Meilleur musical
Livrets & textes : Michel Heim - Mise en scène : Nadine Féty et Michel Heim avec le concours
amical de Jean-Pierre Rouvellat - Chorégraphies : Nadine Féty - Direction musicale et
harmonisation des chœurs : Nicolas Kern - Distribution : L. André , V. Baillet, P. Bernard, G.
Cabiddu, L. Carpentier, O. Champeroux, J.-M. Daniel, J.-F. Dewulf, C. Dupouy, F. Dussillol-Godar, M.
Frémondière, J.-P. Gaudfroy, L. Giordanengo, J. Guérin, L. Guérin, M. Heim, Y. Huiban, F. Isoart, L.
Lapeyre, F. Meillier, O. Ménestrier, V. Merval, M. Petit, Y. Philipp, L. Plessi, T. Quessada , J. Rosé avec
la participation de V. Goupy.
Contact : Les Caramels Fous 01 43 45 55 38
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Palais Des Congrès
Entrée Libre
Durée : 3h00
Samedi 24 fevrier 2007 - 09h30
ATELIER
Première partie :
Lectures, Show-cases :
Comment donner toutes les chances à votre projet d’aboutir ?
Comment monter un show-case ou une lecture ? à quel endroit
le faire ? Quel jour, à quel moment de l’année, quelle durée ?
Comment le financer ? Qui inviter ? Quelles sont les étapes
ensuite ?
vendredi 2 3 fevrier 2 0 0 7 - 1 8 h 0 0
Théâtre Municipal
Tarif enfant : 5 €
Tarif adulte : 10 €
Durée : 1h00
Spectacle jeune public
A partir de 5 ans
Dossier de présentation d’un spectacle :
vendredi 23 fevrier 2007 - 09h30
CONGRès
La Fédération des Musicals a rendezvous à Béziers : une rencontre, des
échanges, des projets !
Vous pensiez vous reposer à Béziers… faire la grasse
matinée… ne pas travailler… ne pas réfléchir et juste
dévorer du Musical… ? Il faudra attendre la fin de cette
première matinée… rien de tel qu’une petite séance
de gymnastique fédératrice !!
La Fédération des Musicals, qui rassemble et représente
les professionnels du musical (comédie musicale,
opérette, spectacle musical, film musical) vous donne
rendez-vous.
Au programme de cette séance, ouverte à tous
les festivaliers, membres ou non de la fédération :
Raffermir, Enrichir, Renforcer !
Faire d’un bon dossier un dossier formidable.
Quelles informations y mettre ? Comment le présenter ? Photos,
vidéos, extraits ? à qui l’envoyer ? à quel moment de la saison ?
Comment relancer ?
Dimanche 25 fevrier 2007 - 09h30
COACHING
AU SOMMET
Richard Cross et Magali Dieux
reviennent aux Musicals
pour offrir aux festivaliers
quelques séances de coaching en public.
Si vous êtes candidat, envoyez une maquette de votre
chanson à : [email protected]
lesmusicals.com
En exclusivité, à l’occasion
de son passage à Béziers, Richard Cross dédicacera son
livre ’’Pepapipopu - Abécédé
du chant’’à la fin de l’atelier.
• échauffement : expression des attentes et des idées
de chacun pour alimenter les actions de la Fédération
des Musicals ;
• Mise en jambes : un temps de présentation des
actions en cours et à venir par les membres du Conseil
d’Administration ;
• Abdos : séance de travail intensive !! Dispatchés
en différents ateliers, tous les membres présents
travailleront sur les thèmes et propositions issus de ces
échanges ;
• Sport CO : des actions et projets concrets pour animer
et faire grandir la Fédération seront tirés de ces ateliers
et présentés à l’ensemble des membres.
Foyer du Théâtre Municipal
Entrée sur présentation
Gardez votre tonus, votre souffle, votre énergie pour ce
rendez-vous incontournable !
Depuis l’édition précédente, cet espace dédié à l’échange et à
la rencontre permet d’élaborer de nouveaux partenariats ou
d’envisager de nouvelles collaborations. Ce lieu convivial permet de
se retrouver autour d’un verre et de prendre le temps de se parler,
tout simplement.
Retrouvez la Fédération des Musicals sur :
www.federationdesmusicals.org
34
prince des pierres
Les deux anges chargés de l’éducation de
Théo vont lui montrer que le destin réserve parfois
de bonnes surprises. Une aventure musicale qui finit
bien... Ce n’était pourtant pas gagné d’avance !
Théo est pressé de se coucher. Demain, il aura 7
ans et pourra enfin devenir le Mage qu’il rêve d’être
depuis toujours. Mais son père, le Grand Empereur
Feldegor en a décidé autrement... Il n’a que faire
de ce garçon encombrant et Théo sera Prince des
Pierres, un point c’est tout ! Heureusement, dans sa
malveillance, Feldegor a engagé deux Anges blancs
pour veiller à l’éducation de son fils. Ils vont emmener Théo dans une folle aventure : un arbre qui défend la forêt, une rivière qui piège les promeneurs,
le Hideux Chevalier Frabulgur, le Grand Mage de la
forêt et... Mais chut ! Nous en avons déjà trop dit !
Seconde partie :
Palais Des Congrès
Entrée Libre
Durée : 3h00
Théo
Nomination Les Trophées
des M usicals 2007
Meilleur musical
Auteur : Ida Gordon et Aurélien Berda
Compositeur : Hervé Devolder
Mise en scène : Rémi Cotta
Distribution (sous réserve) : David Koenig,
Mathilde Hennekinne, Chloé Pimont
Contact : Double D Production 01 42 39 89 95
lundi 2 6 fevrier 2 0 0 7 - 2 0 h 3 0
Théâtre
Alponse Daudet
de Coignères
Durée : 1h45
L’ AUTRE HISTOIRE
Départ à 9h30
BUS
des Musicals
avec le
BABEL
Un homme envisage d’offrir la Lune à
celle qu’il aime. Avec l’aide de quelques amis
assoiffés ’’d’élévation’’, il entreprend la construction d’une tour qui lui permettra d’atteindre
son but. Dieu n’approuve pas cette entreprise
et va multiplier les langages pour établir des
’’barrières de protection’’ contre le danger que
représente l’ambition démesurée des hommes
et la démence d’un éventuel meneur.
De et mis en scène par : Hervé Devolder - Assisté de : A. Berda - Chorégraphies : V. Masset
- Costumes : K. Berda - Décors : L. Chang
- Sound Designer : M. Richelme - Lumière : C.
Mazubert - Son : D.V. Tongerloo - Coiffures : S.
Testu - Avec : l’équipe de Chance !
de votre accréditation
Samedi 24 fevrier 2007 - de 17h00 à 19h00
dimanche 25 fevrier 2007 - de 17h00 à 19h30
ESPACE PRO
DE
Infos : www.babeloperaworld.com
Le bus des Musicals
Un retour en douceur pour les Parisiens après 4 jours intenses de festival. Et une escale lundi 26 février au Théâtre de
Coignières pour assister gratuitement à la générale de L’Autre histoire de Babel, Réservez votre siège en vous connectant
sur www.lesmusicals.com. Le billet, non remboursable mais cessible, coûte
approximativement le même prix qu’un billet de train Béziers - Paris... Alors
n’hésitez plus !
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annick cizaruk
Chassé Croisé
Comédienne et chanteuse, Annick a fait ses études au
Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de
Paris. Depuis, elle alterne théâtre, cabaret, tour de chant,
cinéma (ou télévision). Mais c’est dans le théâtre musical
qu’elle s’épanouit pleinement et les plus grands metteurs
en scène en ce domaine, font appel à elle (Benno Besson,
Giorgio Strelher, Saverio Marconi, Roland Topor, Alain
Germain, Marcel Buwal, Jean-Luc Moreau…), pour un
répertoire allant de L’Opéra de Quat’Sous (rôles de Lucy ou
Polly) à Nine (aux Folies Bergère). Au Theâtre de l’Oeuvre,
elle a été une émouvante Camille internée, dans Camille
C. de Jonathan Kerr (Molières 2005 – puis, au festival Les
Musicals 2006 : Prix de la meilleure comédie musicale
et Prix Claude-Michel Schönberg pour la chanson Je
suis Camille). Elle a reçu le Prix Charles Oulmont pour
son spectacle Vian, Ferré, Aragon, qui a fait l’objet d’un
premier album et qui a déjà tourné en France, Allemagne,
Angleterre et à Philadelphie. Elle est actuellement à
l’Essaïon, superbement accompagnée par David Venitucci,
avec son nouveau spectacle Parce que..., un hommage à
Barbara dont elle vient d’enregistrer l’album.
Une soirée exceptionnelle
où seront remis les
Trophées des Musicals.
Présentation des nominés
pour les prix de la
meilleure intérprétation
féminine et masculine de
l’année...
nathalie lhermitte
Piaf, une vie en rose et noir
Nathalie commence à se produire sur scène dès l’âge
de six ans, avec des orchestres de bal. Dix ans plus tard,
elle démarre sa carrière professionnelle en enregistrant
plusieurs disques. En 1986, son album Tu es tout ce que
j’aime, se vendra à 400 000 exemplaires. à la suite d’un
rôle dans un téléfilm, elle prend le goût de la comédie
et finit par se faire engager pour reprendre le rôle de
Cristal dans Starmania, au Théâtre Marigny puis en
tournée (1989-1991). Puis ce sera le rôle de Wendy
dans Peter Pan au Casino de Paris en 1992, mise en
scène d’ Alain Marcel. Entre 1997 et 1999, elle incarne
édith Piaf dans la comédie musicale Piaf Je t’aime,
mis en scène par Ned Grujic (Théâtre de l’Eldorado
puis Théâtre du Gymnase et tournée). Elle retrouvera
ensuite ce metteur en scène à deux reprises pour
Oliver Twist dont elle interprète le rôle-titre (Trianon,
puis tournée), et pour Merlin dans lequel elle interprète
le double rôle de Viviane et Guenièvre, présenté en
2003, en tournée. Elle incarne actuellement et pour
la seconde fois, la Môme Piaf dans le spectacle de
Jacques Plessis, Piaf, une vie en rose et noir.
CLAIRE PEROT
cabaret
à 24 ans, Claire Pérot, a déjà un beau parcours. Elle se découvre très jeune
une passion pour la danse… mais aussi pour la gymnastique (qu’elle
pratiquera au niveau national), puis vinrent le piano, le théâtre et le chant.
A l’âge de 10 ans, elle interprète sa première comédie musicale autour
de chansons du ’’Big Bazar’’. Elle enchaîne, depuis, les rôles, passant du
théâtre au cinéma et à la télévision (elle a en particulier interprété le
rôle principal féminin du film de Jean-Paul Civeyrac, Le Doux amour des
hommes), avec de fréquents retours à ses premières amours : la comédie
musicale (avant Sally Bowles de Cabaret, elle avait été Dolly dans Concha
Bonita d’Alfredo Arias). Parallèlement à cette carrière d’interprète, elle a
poursuivi sa formation, notamment au Studio des Variétés et aux Ateliers
de Chaillot. Elle prépare actuellement son premier album.
prix d’ interprètation
masculine et féminine
dans un second rôle
isabelle ferron
Un Violon sur le toit
fabienne guyon
Souingue Souingue
Hervé Lewandowski
D’Amour et d’Offenbach
manon landowski
D’amour et d’offenbach
alyssa landry
tentative d’opérette en dingochine
Née à Chicago, Alyssa Landry adopte la France en 1985 après
avoir suivi ses parents aux quatre coins du globe. Elle poursuit ses
études au prestigieux Berklee College Of Music de Boston. Elle
participe alors à plusieurs concerts avec The Boston Camerata.
Mais attirée avant tout par le théâtre musical, elle intègre la
troupe de Cats (Théâtre de Paris), puis ce seront Les Misérables
(Mogador), Hello Dolly (Opéra Royal de Wallonie), Nine (aux
Folies Bergère) ou encore, à Disneyland Paris : La Belle et la Bête et
Lillie’s Follies. Elle a fait partie de la troupe de Roger Louret, pour
Les Années Tubes à la télévision, ce qui lui permît de participer,
en 1997, à la grande aventure de La Vie Parisienne à Bercy, qu’il
mettait en scène. Elle a travaillé avec Laurent Pelly, pour C’est
pas la vie ?, créé au Festival d’Avignon en 2000 et a participé au
tournage du court-métrage musical de Stéphane Ly-Cuong :
Paradisco.
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La formation artistique de Manon a commencé à l’âge de
7 ans, avec le piano. à 13 ans, elle entre au Conservatoire
National Supérieur de Danse et en sort trois ans plus tard
avec un premier prix qui lui permet de rentrer à l’Opéra de
Paris. Elle le quittera un an plus tard pour poursuivre des
études de philosophie et le cours de théâtre Périmony, tout
en écrivant ses premières chansons. Auteur, compositeur,
interprète, comédienne et danseuse, elle passera alors de
la chanson au théâtre. Mais sa formation pluridisciplinaire
la prédestine à l’opérette et la comédie musicale, et elle
va de Phiphi à la création des Innocentines (Molière du
Meilleur Spectacle Musical) en passant par I Do, I Do. En
1997, elle créé et interprète sa comédie musicale dans
une mise en scène de Daniel Mesguich : Le Manège,
(Opéra Comique, Espace Cardin, puis Los Angeles). Elle a
enregistré 3 albums : Sur l’Instant (Grand Prix de l’Académie
Charles Cros), Overground n’existe pas et Le Manège (tiré de
sa comédie musicale).
pierre regianni
Cabaret
jacques verzier
Souingue Souingue
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Théâtre Municipal
Durée 1h30
Tarif unique : 15€
Soirée
de Gala
SINAN BERTRAND
LE CABARET DES HOMMES PERDUS
Sinan passa toute son enfance et son adolescence dans les coulisses des
théâtres de sa ville natale, Ankara, puis du Caire, où se produisait sa mère,
comédienne. Il veut alors être, tour à tour : chanteur lyrique, peintre… et
styliste. Il arrive en France en 1992, et quatre ans plus tard, démarre une
carrière professionnelle dans Vive Offenbach à l’Opéra Bastille. En 1998, il fait
partie de la distribution de la nouvelle version française de Hair mais c’est
en 2000 qu’il se fera remarquer dans le rôle du délirant Génie des Mille et
Une Vies d’Ali Baba. Il retrouvera le chorégraphe de ce spectacle pour son
amusant Zapping. Ses prestations sont toujours remarquées et on lui doit,
par ailleurs, la superbe et originale affiche de Créatures, d’Alexandre Bonstein
qu’il joua également en remplacement.
FABIAN RICHARd
cabaret
Le théâtre, le cinéma (et la télévision) font partie de son parcours
professionnel, mais la comédie musicale a toujours occupé une place
à part dans sa carrière. C’est à l’âge de 8 ans, avec le rôle de Gavroche
dans un spectacle amateur qu’il attrape le virus du théâtre et plus
particulièrement celui de la comédie musicale. Il joue alors dans
différentes troupes amateures et à 18 ans, intègre l’école du spectacle du
Théâtre des Bains Douches, au Havre, sa ville natale. Puis il ’’monte’’ à Paris
où il suit les cours de l’école de Guy Bontempelli. S’ensuit un spectacle
musical, Si ça vous chante. Il alterne ensuite contes pour enfants, pièces
de théâtre (Goldoni, Strindberg, Giraudoux...), courts-métrages, téléfilms
(Joséphine ange gardien) et bien sûr, comédies musicales. Ainsi, en 2000,
il est engagé pour Titanic à l’Opéra Royal de Wallonie, puis obtient le rôle
de Botticelli dans Da Vinci, au Casino de Paris ; en 2001, il intègre la troupe
des Dix Commandements pour y doubler le rôle de Josué ; il sera ensuite
Grégory dans Belles, Belles, Belles, à l’Olympia ; puis étienne dans Chance !.
Il a joué également dans une création : être Ange Destin et dans une petite
production de Hair. Il a participé aux présentations de La Valse du Diable
et on a pu également le voir dans le court-métrage musical Paradisco de
Stéphane Ly-Cuong.
DImanche 25 février 2007- 21h00
Soirée précédée d’un cocktail
au Foyer du Théâtre Municipal (vers 20h00)
Tenue de soirée recommandée
Alexandre bonstein
LE CABARET DES HOMMES PERDUS
Alexandre a suivi sa formation de comédien à l’HB Studio de New York. Il a travaillé
le chant avec Hubert Weller et la danse avec Lucienne Denance. Interprète français
désormais incontournable du théâtre musical (il a déjà remporté le trophée du
meilleur interprète masculin aux Musicals 2005), il a participé à Cats (au Théâtre
de Paris), Les Misérables (au Théâtre Mogador), Zazou (à l’Opéra Comique), Barnum
(aux Célestins de Lyon), la reprise de Mayflower (au Bataclan), Les Années Twist
(aux Folies Bergère en 1996), Hair (à Mogador, en 1998), 7 Filles pour 7 Garçons (aux
Folies Bergère en 1999), L’Air de Paris (à l’Espace Cardin, en 2000), La Tempête (dans
une version très musicale présentée par la compagnie du Phénix, au Théâtre Sylvia
Monfort), Cymbeline (à La Criée de Marseille et au TNP), Anges et Démons (lors de
sa création à Radio France). Il a également participé au court-métrage musical
Paradisco. Il est aussi l’auteur et interprète de la délirante ’’comédie déjantée et
néanmoins musicale’’ Créatures et des Hors la Loi, une comédie musicale réunissant
artistes valides et handicapés.
TROPHéE Meilleur
du Musical Original
A la Recherche de Joséphine
Le Cabaret des hommes perdus
Les Dindes galantes
Mon Frigo me trompe
Rutabaga swing
Théo, Prince des Pierres
trophée du Meilleur
Musical dans une
adaptation ou une
réadaptation française
Cabaret
D’Amour et d’Offenbach
Dora et les pirates
Le Chanteur de Mexico
Le Songe d’une nuit d’été
trophée du Meilleur
Spectacle Musical
Duel
Estelle Bright
Mon alter Hugo
DENIS D’ arcangelo
LE CABARET DES HOMMES PERDUS
Le parcours de Denis d’Arcangelo est totalement atypique. Après avoir suivi les cours
de Théâtre Jean-Yves Bouin, nous le retrouvons en 1984 dans l’équipe du PianoZinc. Son goût pour la chanson réaliste et populaire le pousse alors à se réinventer
chanteur des rues (en particulier, à partir de 1988, avec la compagnie du Tapis
Franc). Il se voit proposer, l’année suivante, d’être l’ ’’héroïne’’, d’une pièce de théâtre
de rue. En acceptant ce rôle de Madame Raymonde, la ’’Diva du Petit Monde’’, il ne
pensait pas être poursuivi par ce personnage (deux autres pièces ont, en effet, vu
le jour et ce personnage est encore revenu pour un tour de chant ’’en vedette’’, la
saison passée au Vingtième Théâtre) abordant avec lui des scènes beaucoup plus
conventionnelles. Il n’en continue pas moins de mener parallèlement une carrière
de comédien et de chanteur, tant au cinéma qu’au théâtre. On a pu, en particulier,
le retrouver dans le rôle du chanteur réaliste, pour Cyril Collard, dans son film Les
Nuits Fauves ou encore, en 1996, sur le plateau des Folies Bergère dans Les Z’Années
Zazous. L’an passé, il était au Tango, dans le spectacle musical de Michel Heim
Chantons dans le placard.
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Music-Hall (Lucienne et les Garçons)
franck vincent
un violon sur le toit
Venu du théâtre, Franck s’est fait, en quelques années, une solide réputation dans le
monde du théâtre musical dans lequel il est arrivé presque par hasard. Après avoir
suivi des cours d’art dramatique auprès d’Ada Lonati, des cours de chant avec Yaël
Benzaquen, puis de danse et de claquettes, il serait resté dans le monde du théâtre s’il
n’avait rencontré Belkacem Tatem qui préparait La Petite Boutique des Horreurs et qui
l’engagea pour faire la voix d’Audrey, la plante carnivore. Il interprèta ensuite Dupond
dans Tintin et le Temple du Soleil, chanta sur la scène de la Nouvelle ève dans la revue
Parce que je vous aime, ainsi qu’à l’Opéra Bastille dans Le Paris d’Aziz et Mamadou, mis en
scène par Alain Marcel. On a pu le voir dans Chance ! de Hervé Devolder et sa solide voix
de baryton le mènera jusqu’au rôle de Tevye dans Un Violon sur le toit, qui lui donna la
satisfaction d’interpréter un vrai rôle de théâtre, dans une comédie musicale. Il continue
d’ailleurs ’’énergiquement’’ à mener de front ces deux disciplines.
Souingue Souingue
trophée de la Meilleure
Reprise d’un Musical ou
d’un Spectacle Musical
Comme de bien entendu
La Veuve joyeuse
Le Chanteur de Mexico
Les Empires de la Lune
Trois Valses
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Pour tous les billets à l’unité, et les Accréditations Pro :
FNAC, Carrefour, Géant, www.fnac.com, 0 890 60 36 22 (0,34 € / mn)
ou sur www.lesmusicals.com
OFFICE DU TOURISME DE béziers
29 av Saint-Saëns 34500 BEZIERS
Tel. 04 67 76 84 00
Les hôtels
• Hôtel MERCURE - Avenue Saint-Saëns - 34500 BEZIERS
Tél. 04 67 00 19 96
60 € par nuitée, pour 1 ou 2 personnes, 1 petit déjeuner compris
(+8 € par personne supplémentaire)
• ETAP Hôtel - Rue Racine/Angle de l’Avenue Saint Saëns - 34500 BEZIERS
Tel. 08 92 68 30 73
31 € par nuitée, pour 1 ou 2 personnes, 1 petit déjeuner compris
(+4 € par personne supplémentaire)
• Hôtel des POETES - 80 Allées Paul Riquet - 34500 BEZIERS
Tel. 04 67 76 38 66
31 € par nuitée pour 1 personne - 35 € pour 2 personnes
Les lieux de manifestation
• THEATRE MUNICIPAL de Béziers
Allées Paul Riquet - 34500 Béziers
• THEATRE DES FRANCISCAINS
13 Boulevard Du Guesclin - 34500 Béziers
• PALAIS DES CONGRES
29, Avenue Saint-Saëns - 34500 BEZIERS
• COLONIE ESPAGNOLE
Rue Vieille Citadelle - 34500 BEZIERS
• THéâtre AlphonSe Daudet
26, Rue du Moulin à Vent - 78310 CoignIères
programme
LES DELIRANTES - Tarif 5 € - Théâtre Municipal
DUEL - Tarif 15 € - Théâtre Municipal
GIGOLO - Tarif 5 € - Théâtre des Franciscains
THEO PRINCE DES PIERRES - Enfants 5 € - Adultes 10 € - Théâtre Municipal
NUIT CINE-MUSICAL - Tarif 5 € - Théâtre des Franciscains
JUSQU’AUX DENTS - Tarif 5 € - Théâtre des Franciscains
LES DINDES GALANTES - Tarif 15 € - Théâtre Municipal
L’IMPASSE - Tarif 5 € - Théâtre des Franciscains
SOIREE CLÔTURE FESTIVAL - Tarif 15 € - Théâtre Municipal
l’acCréditation Pro des musicals
Elle donne accès à tous les spectacles, show-cases, lectures, ateliers, congrès,
projections, espace pro et soirée de Gala du Festival. EIles sont nominatives et
disponibles au Théâtre Municipal.
L’équipe des Musicals :
Aline Pélissier, Victor Zamouline Prescott,
Virginie Pivard, Jenny Krieff, Bernard Gray,
Cynthia Bonnet, Fany Dias, Nicolas Engel,
Dorothée Gallou, Antoine Soltys,
Hélène Milon, Régine Lecoeur,
Yveline Lacaze, Marie-Claude Vaucouleur
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