l`Annuel - Les Fiches du Cinéma

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l`Annuel - Les Fiches du Cinéma
l’Annuel
du
Cinéma
2011
Sommaire
Éphéméride ................................................................................ p. 6
Les Films qui ont marqué l’année .......................................... p. 8
Carnet de tendances 2010 ...................................................... p. 9
Résultats du Box-Office ........................................................... p. 32
Liste alphabétique des films ................................................... p. 34
Toutes les Fiches des films sortis en 2010 ........................... p. 43
Index des Réalisateurs ............................................................ p. 643
Index des Titres originaux ....................................................... p. 650
Index des Premiers longs métrages
(classés par réalisateurs et par nationalités)
................................... p. 654
Index des Nationalités ............................................................. p. 659
Index des Distributeurs ............................................................ p. 665
Index des Interdictions aux mineurs ..................................... p. 670
Index Thématique ..................................................................... p. 671
Index des Genres ...................................................................... p. 688
Festivals Français ..................................................................... p. 691
Festivals Étrangers ................................................................... p. 697
Récompenses et Prix Français ............................................... p. 705
Récompenses et Prix Internationaux .................................... p. 707
Références Bibliographiques ................................................. p. 711
Nécrologie ................................................................................. p. 718
E D I T I O N S
Tous les Films 2010
CARNET DE TENDANCES 2010
CARNET DE TENDANCES 2010 Rendez-vous n°8. Libre fusion.
Au bout de ce tour d’horizon, de cette promenade autour du cinéma, il nous a semblé que l’idéal serait de conclure
sur une proposition ouverte. Elle s’est imposée avec l’arrivée au Centre Georges Pompidou d’une installation
conçue par Michel Gondry : L’Usine de films amateurs, un dispositif permettant au public de réaliser un film,
en groupe et en 3h, en suivant une procédure réglementée. Avec ce concept, Gondry, cinéaste venu des arts
plastiques et du clip, naviguant avec aisance du home-movie à la superproduction, ouvre encore le champ.
Au sein de son usine, se mélangent sur un mode ludique la mythologie du cinéma et l’approche interactive
du jeu vidéo et d’Internet. Nous l’avons rencontré au moment où l’exposition allait prendre fin.
Le jeu collectif
Entretien avec Michel Gondry
Cinéaste (La Science des rêves, Soyez sympas, rembobinez,
L’Épine dans le cœur, The Green Hornet)
au niveau technique. Ensuite, il y a la dimension humaine
du projet. Et là c’est quelque chose de beaucoup plus simple.
Ce qui me plaît, c’est vraiment le plaisir des gens. Voir que
les gens s’amusent, savoir que j’y suis pour quelque chose,
ça me rend assez fier. Ce qui se passe entre eux au moment
de la projection des films - ce mélange de fierté et de sentiment
de ridicule partagé (et donc amusant) -, je trouve ça formidable.
Là-dedans, je retrouve totalement ce que j’ai pu moi-même
ressentir quand je faisais des petits films avec mes potes ; ou
quand mon fils en a fait avec les siens en utilisant ma caméra
vidéo. Ce que j’aime, c’est ce sentiment que l’on a lorsqu’on
peut se dire qu’on a fait quelque chose, qu’on a réussi à aller
au bout d’un projet, qu’on l’a fait ensemble et que chacun,
finalement, en récolte les fruits. Mais, au fond, il y a aussi
une dimension politique là-dedans, parce que ce que tend
à démontrer ce système, c’est que l’on n’a pas besoin d’être
guidé pour se distraire : on peut aussi faire son propre chemin.
The Ghost Writer
Enquête préliminaire sur la décennie 2010
Dans L’Annuel 2010, ce “Carnet de tendances” n’existait pas : nous l’avions fusionné avec un
ouvrage à part (Chronique d’une mutation), dressant un bilan de la décennie qui venait de
s’écouler à travers dix ans de rencontres et de conversations. Aujourd’hui, quelque chose de
nouveau commence, et il nous faut repartir à la découverte...
Question : que se passe-t-il ensuite ? Les années 2000 ont
été celles des mutations technologiques de l’ère numérique
et des mutations économiques de l’ère mondialisée : que se
passe-t-il ensuite ? À première vue, la même chose. En plus,
en pire, en grand, en différent. À travers le phénomène 3D,
notamment, les données technologique et économique
fusionnent et progressent main dans la main. Et puis ?
Que se passe-t-il ensuite ? L’année ne nous a pas fourni de
réponses clé en main. Pourtant, on sait que la décennie qui
s’ouvre en 2010 aura forcément une identité, et que ce qui la
fera doit être déjà là, en germe, disséminé, mal visible. Alors
plutôt que de tenter des prophéties et des paris sur l’avenir,
nous avons choisi de partir du doute, et d’aller enquêter au
hasard, en suivant différentes directions, pour voir ce qui
tomberait, et si des choses n’allaient pas se recouper.
Essayer de faire apparaître le visage de ces années 10, c’est
comme construire un puzzle. Or, quand on fait un puzzle,
on commence toujours par les angles. C’est donc ce que
nous avons fait : aller voir des gens qui sont sur les bords du
cinéma, positionnés sur des lignes de frontière. De part et
d’autres. Certains qui regardent le cinéma depuis un autre
territoire (la philosophie, l’art contemporain...), d’autres
qui évoluent dans le cinéma mais passent régulièrement un
œil, un pied, une main, dans des disciplines frontalières
(l’art encore, les jeux vidéo...). Chacun a parlé depuis
l’endroit où il était. Et plus que des réponses, chacun nous a
amené de nouvelles questions, qui semblaient nous
conduire vers un nouvel interlocuteur. Et ainsi de suite.
Au bout du compte on en tire, non pas des conclusions claires,
mais une impression générale de cohérence. On a, en effet,
pu observer des phénomènes d’écho. Par exemple, on a
constaté que les uns et les autres avaient spontanément
le réflexe de se référer aux origines du cinéma pour parler de
ce qu’il est en train de devenir. Comme si le moment était
propice aux bilans précédant les nouveaux départs. Et puis on
a pu noter des mots, qui revenaient d’un interlocuteur à l’autre
ou qui résonnaient entre eux (“collectif ”, “génération”, “virtuel”,
“transmedia”, “hybridation”, “jeu”, “interactivité”, etc.) et dont
on se dit qu’ils vont compter, mais dont il reste à savoir
comment ils vont s’agencer ensemble pour produire du sens.
“Que se passe-t-il ensuite ?” : on lance cette question
en avant. On la fait ricocher huit fois. À chaque rebond ça
soulève des éclats désordonnés, des bribes de réponses.
On regarde ce que ça donne...
11
Quel était votre objectif initial en créant L’Usine de films
amateurs ?
L’idée de départ, c’est la volonté de développer un système
qui s’autosuffise. Le mot “système” s’entend généralement
comme un terme négatif. Par ce mot-là, on désigne le plus
souvent des entités abstraites qui gouvernent le monde
et qui nous contrôlent. Mais si on en regarde la définition,
on s’aperçoit que, dans son sens premier, le système est ce
qui permet de diviser les fonctions de telle manière que
l’addition de ces fonctions profite au tout. Et ça, ça
m’intéresse beaucoup. Parce que, quand on a un but comme
celui de gravir une montagne, ou bien de faire un film, si on
est obsédé par le résultat final il va y avoir, à un moment
donné, un découragement qui risque de rendre chaque
étape infranchissable. Alors que si on trouve un système qui
permette de ne se concentrer que sur le pas qu’on fait
au moment où on doit le faire, ça permet de ne mobiliser
son énergie que sur un objectif accessible. Et quand on
additionne toutes ces étapes, on obtient un résultat global
qui est cohérent, grâce au système. C’est ce qui m’intéressait
29
Il serait donc dommage que l’expérience s’arrête là...
Elle ne va pas s’arrêter. D’une part le dispositif, tel qu’il est
conçu pour être présenté en galerie ou en musée, va (après
New York, São Paulo et Paris) partir à Los Angeles, à Toronto
et peut-être en Russie. Et d’autre part, avec Safia Hefzdy
et Jamel Debbouze, nous avons créé une association dans
le but de monter une usine permanente. Nous sommes en
pourparlers avec le maire d’Aubervilliers qui mettrait à notre
disposition une ancienne fabrique d’allumettes pour nous y
installer pendant cinq ans. On pourrait démarrer les travaux
en septembre. Dans ce cadre-là, on pourra imaginer des
variantes. On pourra par exemple prévoir que des gens
viennent de façon régulière.
Est-ce que cela signifie qu’à terme l’usine pourrait devenir
un endroit où se produisent des vrais films ?
Je ne sais pas. Je suis prudent par rapport au fait de parler de
cinéma. Si l’on prenait les films qui ont été réalisés dans
le cadre de l’Usine et qu’on les présentait dans des festivals de
courts métrages, les gens verraient 300 films avec les mêmes
décors et il est probable qu’ils les trouveraient très mauvais.
Parce qu’il ne faut pas les sortir de leur contexte. Et moi,
je ne veux surtout pas qu’on se moque. Or c’est un peu ce
qui s’est passé à New York, où des critiques d’art ont jugé
The Social Network (The Social Network)
Index des Réalisateurs
Récit biographique
de David Fincher
Adultes / Adolescents
Avec
Jesse Eisenberg (Mark
Zuckerberg), Justin Timberlake
(Sean Parker), Andrew Garfield
(Eduardo Saverin), Rooney Mara
(Erica Albright), Armie Hammer
(Cameron & Tyler Winklevoss),
Max Minghella (Divya Narendra),
Patrick Mapel (Chris Hughes),
Rashida Jones (Marylin Delpy),
Brenda Song (Christy), Joseph
Mazzello (Dustin Moskovitz),
Wallace Langham (Peter Thiel),
David Selby (Gage), John Hayden
(Howard Winklevoss), Denise
Grayson (Gretchen), Steve Sires
(Bill Gates), Shelby Young (K.C.),
Henry Roosevelt (Henry), Malese
Jow, Victor Z. Isaac, Abhi Sinha,
Mark Saul, Inger Tudor, Dakota
Johnson, Cedric Sanders, Emma
Fitzpatrick, Aaron Sorkin, Scott
Lawrence, Mariah Bonner, Mark
Saul, Douglas Urbanski, Jeffrey
Thomas Border, James Shanklin.
Équipe technique
Scénario : Aaron Sorkin, d’après
l’ouvrage La Revanche d’un
solitaire de Ben Mezrich (2009)
Images : Jeff Cronenweth
Montage : Kirk Baxter
et Angus Wall
1er assistant réal. : Bob Wagner
Musique : Trent Reznor
et Atticus Ross
Son : Ronald G. Roumas
et Mark Weingarten
Décors : Donald Graham Burt
Claude Lelouch
Casting : Laray Mayfield
Production : Scott Rudin Prod.,
Michael De Luca Prod.
et Trigger Street Prod.
pour Columbia Pictures
Coproduction : Relativity Media
Producteurs : Scott Rudin,
Michael De Luca, Dana
Brunetti et Ceán Chaffin
Producteurs exécutifs :
Aaron Sorkin et Kevin Spacey
Distributeur : Sony Pictures.
Luc Moullet
120 minutes. États-Unis, 2010. Sortie France : 13 octobre 2010.
Visa d’exploitation : 127310. Format : Scope - Couleur - Son : Dolby SR SRD DTS SDDS. 342 copies (vo / vf).
Werner Herzog
La création de Facebook et les litiges légaux qui
s’ensuivirent, racontés par le scénariste Aaron Sorkin
et regardés par David Fincher. Un film à l’intensité
rentrée, à la virtuosité non-spectaculaire, qui, malgré
son air de ne pas vous toucher, se révèle marquant.
Commentaire
© Sony
Résumé
Harvard, 2003. Après avoir été plaqué par sa petite amie, Erica, Mark
Zuckerberg regagne sa chambre. Saoul et en rage, il s’épanche sur
son blog et, dans la foulée, pirate les trombinoscopes de l’université
et monte un site invitant les étudiants du campus à voter pour la
fille la plus canon. Le taux de connexions est tel qu’il fait planter
le serveur. Suite à cette affaire, Mark est repéré par les jumeaux
Winklevoss, deux brillants sujets qui veulent monter, avec leur ami
Divya, un site permettant une communication entre les étudiants
d’Harvard. Mark accepte de les aider, mais il a vite une autre idée
de réseau social. Avec l’aide financière de son ami Eduardo, il se
consacre nuit et jour à la création de son propre site : TheFacebook.
Dénouement
Le succès est immédiat. Le réseau s’étend à d’autres universités.
Eduardo veut que le site rapporte grâce à de la publicité. Mark n’est
pas d’accord. Sean Parker, le créateur de Napster, bien décidé
à entrer dans l’affaire, contacte Mark, le convainc de s’installer
en Californie, lui fait rencontrer des investisseurs et évince
progressivement Eduardo. Facebook s’étend au monde et acquiert
une valeur énorme. Les Winklevoss et Divya se décident à attaquer
Zuckerberg en justice, considérant qu’il leur a volé leur idée.
Eduardo, dépossédé de la copaternité du site, engage également
un procès. Sean est exclu de l’entreprise suite à une affaire de
drogue. Mark dédommage les Winklevoss et Divya, puis Eduardo.
Seul, il envoie sur Facebook une demande d’amitié à Erica.
Toujours prêt à enregistrer les convulsions de son époque
(le délire angoissé de la fin de siècle, puis l’absurdité
hébétée du début de millénaire), Fincher oriente aujourd’hui
sa caméra vers un symptôme majeur : le phénomène
Facebook. Bien qu’étant le récit d’une réussite foudroyante,
énorme et inattendue, The Social Network réussit le tour
de force d’éviter le lyrisme dont le cinéma enrobe d’ordinaire
les success story pour les transformer en mythes sociaux.
En énumérant juste des faits, avec une rigueur assez glaciale
(le film est entièrement “parlé” sur fond de décors ternes),
et presque sans recours à la psychologie ou à la sociologie,
il fait entrevoir la dimension monstrueuse de cette aventure :
la transformation, en l’espace de quelques mois, d’un
canular étudiant en un réseau mondial, et d’un “geek” de
19 ans en un milliardaire. Il présente aussi cette glorieuse
histoire comme sous-tendue par un climat de frustration,
d’agressivité latente et d’affrontement perpétuel. Le scénario
d’Aaron Sorkin (créateur de la série À la Maison Blanche)
s’efforce d’être “juste” avec tous les personnages,
et présente les faits dans toute leur complexité. En revanche,
il est assez évident que Fincher, lui, prend parti pour
Zuckerberg, dont il fait un personnage de cinéma original
et plutôt fascinant, autour duquel ne gravitent que des
pantins bien coiffés, auxquels il n’accorde qu’un intérêt
très relatif. Il résulte de tout cela un film “à froid”, sous
tension, parfois distant, souvent brillant dans sa façon
de transformer la parole en images et en actions.
Un film lisse et coupant comme un miroir.
N.M.
540
© les Fiches du Cinéma 2011
Raoul Ruiz
Martin Scorsese
Apichatpong Weerasethakul
A
Abranches, Aluizio
Ade, Maren
Affleck, Ben
Aguëro, Pablo
Åhlin, Per (avec Jaworski,
Araki, Gregg
Arcady, Alexandre
Archibugi, Francesca
Arteta, Miguel
Aselton, Matt
Assayas, Olivier
Atef, Emily
Avizanda, Francisco
Aziza, Myriam
Azzola, Attilio
Jamais sans toi
Everyone Else
Town (The)
Salamandra
Laban et Labolina
A., Nilsson, K. et Persson, L.)
Aja, Alexandre
Akin, Fatih
Alberny, Nicolas
Piranha 3D
Soul Kitchen
8th Wonderland
(avec Mach, J.)
Alfredson, Daniel
Alidi, Shahram
Allen, Penny
Allen, Woody
Allouache, Merzak
Amalric, Mathieu
Amari, Raja
Amenábar, Alejandro
Améris, Jean-Pierre
Amiel, Jon
Anderson, Paul W.S.
Anderson, Wes
Andò, Roberto
Andoni, Raed
Anspach, Solveig
Antal, Nimród
Antin, Steve
Apted, Michael
Millénium 2
Millénium 3
Murmures du vent (Les)
Soldier’s Tale (The)
Vous allez rencontrer un bel
et sombre inconnu
Harragas
Tournée
Secrets (Les)
Agora
Émotifs anonymes (Les)
Création
Resident Evil : Afterlife
Fantastic Mr. Fox
Voyage secret
Fix ME
Louise Michel, la rebelle
Blindés
Predators
Burlesque
Monde de Narnia : L’Odyssée
du Passeur d’Aurore (Le)
Kaboom
Comme les 5 doigts de la main
Questione di cuore
Be Bad !
Gigantic
Carlos, le film
Étranger en moi (L’)
On verra demain
Robe du soir (La)
Cahier intime
B
Bailey, Lucy
Mugabe et l’Africain blanc
(avec Thompson, L.)
Baillargeon, Julien
Balagué, Carles
Ballerini, Mattia
Balmès, Thomas
Banksy
Barco, Olias
Barougier, Pierre
Opération 118 318
Arropiero
Recon
Bébés
Faites le mur !
Kill Me Please
Ce n’est qu’un début
(avec Pozzi, J-P.)
Baroux, Olivier
Barrat, Marc
Barret, Renaud
Italien (L’)
Orpailleur
Benda Bilili !
(avec de La Tullaye, F.)
Barrymore, Drew
Bartas, Sharunas
Barthes, Sophie
Baumbach, Noah
Bayer, Samuel
643
Bliss
Indigène d’Eurasie
Âmes en stock
Greenberg
Freddy, les griffes de la nuit
Récompenses
et prix français
Index Thématique
Michael Lonsdale et Sabrina Ouazani dans Des hommes et des dieux
Film Socialisme
36e César (2011)
Abandon
Nowhere Boy
Octubre
La Pivellina
Toy Story 3
Une vie toute neuve
Absurde
Rubber
Accident
A Serious Man
Acteurs / Actrices
Al’lèèssi...
Âmes en stock
Les Barons
Cahier intime
Chicas
City Island
Homme au bain
Maniquerville
Le Mariage à trois
Ne change rien
Les Petits mouchoirs
Petit tailleur
Tatarak
Adaptation
de bande dessinée
Adèle et la Bête (J. Tardi) :
Les Aventures extraordinaires
d’Adèle Blanc-Sec
Allez raconte (J. Parrondo
& L. Trondheim) : Allez, raconte !
Iron Man (S. Lee, L. Lieber,
D. Heck & J. Kirby) : Iron Man 2
Kick-Ass (M. Millar
& J.S. Romita Jr) : Kick-Ass
Momies en folie (J. Tardi) :
Les Aventures extraordinaires
d’Adèle Blanc-Sec
Les Petits ruisseaux (P. Rabaté) :
Les Petits ruisseaux
Philosophical Discourse,
The Pneumatic Figure of a Girl
(G. Yoshiie) : Air Doll
RED (W. Ellis & C. Hammer) : RED
Scott Pilgrim (B.L. O’Malley) :
Scott Pilgrim
Tamara Drewe (P. Simmonds) :
Tamara Drewe
Adaptation de jeux vidéo
Prince of Persia
Resident Evil : Afterlife
Adaptation littéraire
G. Anand, The Cure : How a Father
Raised $100 Million - and Bucked
the Medical Establishment in a Quest to Save His Children :
Mesures exceptionnelles
S. Anderson, Le Triage :
Eyes of War
C. d’Antonio, Le Caméléon,
l’invraisemblable histoire
de Frédéric Bourdin : Le Caméléon
J. Baird, Imagine This :
Nowhere Boy
L. Barber : Une éducation
J.T. Bengtsson : Submarino
L. Besson, Arthur et la guerre
des deux mondes : Arthur 3
J.L. Borges, 25 Août 1983 :
Double Take
C. Branco : Mystères de Lisbonne
C. Brand : Nanny McPhee
& le Big Bang
C. Bushnell, Sex and the City :
Sex and the City 2
S. Butler, East to the Dawn : Amelia
Á.N. Cabeza de Vaca, Naugrafes
[Relation de voyage] :
Cabeza de Vaca
J. Carlin, Playing the Enemy :
Invictus
L. Carroll : Alice au Pays
des Merveilles
L. Carroll, De l’autre côté du miroir :
Alice au Pays des Merveilles
C. Castelo Branco :
Mystères de Lisbonne
M. de Cervantes, Don Quichotte
de la Mancha : Les Aventures
de Don Quichotte
L. Chalumeau, Maurice le siffleur :
Le Siffleur
R. Chandrasekaran, Dans la Zone
Verte : les Américains à Bagdad :
Green Zone
T. Cobb : Crazy Heart
J.M. Coetze : Disgrace
U. Contarello, Una questione
di cuore : Questione di cuore
J. Cowell, Comment dresser
votre dragon ? : Dragons
S. Cross, Derby Girl : Bliss
C. Currie, Neon Angel : A Memoir
of a Runaway : Les Runaways
R. Dahl : Fantastic Mr. Fox
T. De Rosnay :
Elle s’appelait Sarah
W. Dirie : Fleur du désert
M. Dugain :
671
Une exécution ordinaire
J. Eugenides, Baster :
Une famille très moderne
C. Exbrayat, Ne vous fâchez pas,
Imogène ! : Imogène McCarthery
F.P. Gandul : Cellule 211
E. Garcia, The Repossession
Mambo : Repo Men
F-O. Giesbert : L’Immortel
E. Gilbert : Mange, prie, aime
J. Grimm (avec W. Grimm),
Contes de l’enfance et du foyer :
Raiponce
W. Grimm (avec J. Grimm),
Contes de l’enfance et du foyer :
Raiponce
M. Haddon, Une situation
légèrement délicate :
Une petite zone de turbulences
R. Harris, L’Homme de l’ombre :
The Ghost Writer
J. Hart, The Reconstructionist :
Voyage secret
L. Henriksen, Bare mjuke pakker
under treet : Home for Christmas
C. Hogan, Le Prince des braqueurs :
The Town
C. Isherwood, Un homme
au singulier : A Single Man
J. Iwaszkiewicz : Tatarak
R. Jebreal : Miral
O. Jeffers : Perdu ? Retrouvé !
R. Jönsson : Vic le Viking
P. Karra : Divorce à la finlandaise
D. Kennedy :
L’Homme qui voulait vivre sa vie
R. Keynes, Annie’s Box : Création
12e Étoiles de la Presse (2010)
• Meilleur Film : Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois
• Meilleur Réalisateur : Roman Polanki pour The Ghost Writer
• Meilleur Premier Rôle Féminin : Sara Forestier
dans Le Nom des gens de Michel Leclerc
• Meilleur Premier Rôle Masculin : Éric Elmosnino
dans Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar
• Meilleur Second Rôle Féminin : Anne Alvaro
dans Le Bruit des glaçons de Bertrand Blier
• Meilleur Second Rôle Masculin : Michael Lonsdale
dans Des hommes et des dieux
• Meilleur Espoir Féminin : Leïla Bekhti
dans Tout ce qui brille de Géraldine Nakache et Hervé Mimran
• Meilleur Espoir Masculin : Édgar Ramírez
dans Carlos, le film de Olivier Assayas
• Meilleur Scénario original : Baya Kasmi et Michel Leclerc
pour Le Nom des gens
• Meilleur Scénario adapté : Robert Harris et Roman Polanski
pour The Ghost Writer
• Meilleur Film Étranger : The Social Network
de David Fincher (États-Unis)
• Meilleur Premier Film : Gainsbourg (vie héroïque)
• Meilleur Documentaire : Océans
de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud
• Meilleur Film d’Animation : L’Illusionniste de Sylvain Chomet
• Meilleure Musique : Alexandre Desplat pour The Ghost Writer
• Meilleure Photo : Caroline Champetier
pour Des hommes et des dieux
• Meilleurs Décors : Hugues Tissandier pour Les Aventures
extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec de Luc Besson
• Meilleur Son : Daniel Sobrino, Jean Goudier et Cyril Holtz
pour Gainsbourg (vie héroïque)
• Meilleur Montage : Hervé De Luze pour The Ghost Writer
• Meilleurs Costumes : Caroline de Vivaise
pour La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier
• Meilleur Court Métrage : Logorama de H5 (François Alaux,
Hervé de Crécy et Ludovic Houplain)
• César d’Honneur : Quentin Tarantino
• Étoile d’Or du Film : Des hommes et des dieux
de Xavier Beauvois
• Étoile d’Or du Réalisateur : Roman Polanski
pour The Ghost Writer
• Étoile d’Or du Scénario : Bertrand Blier
pour Le Bruit des glaçons
• Étoile d’Or du Premier Rôle Féminin : Sara Forestier
dans Le Nom des gens de Michel Leclerc
• Étoile d’Or du Premier Rôle Masculin : Éric Elmosnino
dans Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar
• Étoile d’Or de la Révélation Féminine : Leïla Bekhti
dans Tout ce qui brille de Géraldine Nakache et Hervé Mimran
• Étoile d’Or de la Révélation Masculine : Éric Elmosnino
dans Gainsbourg (vie héroïque)
• Étoile d’Or du Premier Film : Tout ce qui brille
• Étoile d’Or du Documentaire : Benda Bilili !
de Renaud Barret et Florent de La Tullaye
• Étoile d’Or de la Musique Originale : Alexandre Desplat
pour The Ghost Writer
• Étoile d’Or du Producteur : Pascal Caucheteux
(Why Not Productions)
• Étoile d’Or du Distributeur ex æquo : Mars Distribution
(Stéphane Célerier) et Wild Bunch Distribution
5e Globes de Cristal
“Art et Culture” (2010)
• Globe de Cristal du Meilleur Film : L’Arnacœur de Pascal Chaumeil
• Globe de Cristal d’Interprétation Féminine : Kristin Scott Thomas
dans Elle s’appelait Sarah de Gilles Paquet-Brenner
• Globe de Cristal d’Interprétation Masculine : Michael Lonsdale
dans Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois
7e Prix Jacques Deray
du Film Policier Français (2011)
À bout portant de Fred Cavayé
705
Cinéma
l’Annuel
Nécrologie
du
2011
Toute une année de cinéma
600 films
600 fiches
Chaque fiche comprend :
un générique complet
un résumé intégral
un commentaire
une photo
1973 : Amore e ginnastica (L.F. D’Amico) ;
1974 : Amore amaro (F. Vancini) ;
Violence et passion (L. Visconti) ;
1975 : Prete, fai un miracolo (M. Chiari) ;
1976 : Dimmi che fai tutto per me (P. Festa
Campanile) ; L’Innocent (L. Visconti) ;
Caro Michele (M. Monicelli) ;
1977 : Jésus de Nazareth (F. Zeffirelli) ;
1983 : Les Mots pour le dire (J. Pinheiro) ;
1984 : Bertoldo, Bertoldino e... Cacasenno
(M. Monicelli) ; Cuore (L. Comencini) ;
1985 : Le Due vite di Mattia Pascal (M. Monicelli) ;
1986 : Caravaggio (D. Jarman) [non créditée];
Pourvu que ce soit une fille (M. Monicelli) ;
1987 : Le Pigeon vingt ans après (A. Todini) ;
Les Yeux noirs (N. Mikhalkov) ;
Ti presento un’amica (F. Massaro) ;
1988 : I Picari (M. Monicelli) ;
1989 : Stradivari (G. Battiato) ;
1990 : Il Male oscuro de (M. Monicelli) ;
1991 : Rossini ! Rossini ! (M. Monicelli) ;
1992 : Une famille formidable (M. Monicelli) ;
1993 : La Fine è nota (C. Comencini) ;
1994 : Cari fottutissimi amici (M. Monicelli) ;
1995 : Facciamo paradiso (M. Monicelli) ;
1998 : La Stanza dello scirocco (M. Sciarra) ; Der
Letzte Sommer - Wenn Du nicht willst (M. Pucitta) ;
1999 : Panni sporchi (M. Monicelli) ; Un Amico
magico : il maestro Nino Rota (M. Monicelli) (doc.) ;
Mon voyage en Italie (M. Scorsese) (doc.) ;
2000 : Il Cielo cade (A. & A. Frazzi) ;
2005 : Raul - Diritto di uccidere (A. Bolognini) ;
2006 : Le Rose del deserto (M. Monicelli).
Claude CHABROL
Réalisateur, scénariste, dialoguiste,
acteur et producteur français,
né le 24 juin 1930 à Paris, mort à Paris
le 12 septembre 2010.
Sans conteste, une des figures majeures
de l’histoire du cinéma français. Au sein
de la Nouvelle Vague, bande hétéroclite
qui investit au milieu des années 1950 Les
Cahiers du Cinéma et qui n’a jamais existé,
en tant qu’école, ailleurs que dans
l’imaginaire de quelques journalistes ou
chroniqueurs, C. Chabrol détonna très vite
par son ironie goguenarde, son humour
corrosif et son hédonisme profond, le tout
dominé par un amour aussi immense que
gourmand du cinéma. Il fut d’abord le
coauteur d’un Hitchcock souvent cité, signé
avec son exact contraire É. Rohmer, et
d’articles souvent subtils : voir la recension
qu’en propose l’ami Joël Magny dans son
nécessaire Claude Chabrol, édité par
Les Cahiers du Cinéma, où on lira celui qu’il
publia dans les Cahiers d’octobre 1959 sur
“Les petits sujets”, à méditer... Réalisateur
prolifique, il tourna presque sans interruption
entre 1958-59 (ses débuts fracassants avec
Le Beau Serge) et 2009 (l’injustement
sous-estimé Bellamy): 53 longs métrages
en 51 ans, auxquels il faut ajouter un
remarquable documentaire sur les actualités
vues par les Français sous Vichy, trois
participations à des films à sketches, et des
téléfilms (il adorait la télévision autant qu’il
la détestait), notamment pour les séries
Histoires insolites, Fantômas et Chez
Maupassant) dont la qualité justifie qu’ils
soient ici recensés. Petit à petit, avec la
discrétion d’un vieux chat, tout en restant
profondément marqué par l’esthétique
(car Chabrol était un esthète) des
réalisateurs américains qu’il chérissait, il
renoua avec la grande tradition du cinéma
français que nombre de ses “amis” avaient
hargneusement pourfendue. Chez lui, dans
ses meilleurs films en tout cas (car il y en
eut aussi de fort médiocres), le scénario et
les dialogues sont ciselés, les comédiens
mis en valeur avec délectation, les seconds
rôles savoureux, comme jadis chez Duvivier
et chez beaucoup de “petits maîtres” qu’on
redécouvre peu à peu : Chabrol, qui adorait
lui-même “faire” l’acteur, fut un des rares
cinéastes de sa génération à s’entourer
d’une véritable troupe (S. Audran, B. Lafont,
I. Huppert, M. Bouquet, M. Duchaussoy,
J. Yanne, J. Carmet, J-C. Brialy, M. Ronet,
J. Poiret, F. Maistre, P. Santini, Y. Attal et
D. Zardi, J. Dacqmine, M. David, F. Cluzet...).
Il fut, rappela Huppert à sa mort (Le Monde,
14/09/2010) “un grand cinéaste de la
neutralité, un observateur des mécanismes
qui transforment en monstres”. Grâce
surtout aux rediffusions télévisées de ses
films, même si quinze dépassèrent le million
d’entrées (le meilleur score, un peu plus de
deux millions, étant atteint par... l’un de ses
ratages, Docteur Popaul), Chabrol, qui
cherchait avant tout à “ne pas emmerder
le public”, était devenu un réalisateur
populaire. Les récompenses le boudèrent,
ce qui ne sembla guère l’affecter : un prix
Jean Vigo et un Ours d’Or berlinois à ses
débuts respectivement pour Le Beau Serge
et Les Cousins, et, à l’autre bout de sa
carrière, le prix Delluc pour Merci pour
le chocolat ainsi qu’un certain nombre de
distinctions honorifiques.
FILMOGRAPHIE :
Comme réalisateur (cinéma) :
1959 : Le Beau Serge ; Les Cousins ; À double tour ;
1960 : Les Bonnes Femmes ;
1961 : Les Godelureaux ;
1962 : Les 7 péchés capitaux (sketch L’Avarice) ;
L’Œil du Malin ; Ophelia ;
1963 : Landru ;
1964 : Les Plus belles escroqueries du monde
(sketch L’ Homme qui vendit la Tour Eiffel) ;
Le Tigre aime la chair fraîche ;
1965 : Paris vu par... (sketch La Muette) ;
Marie-Chantal contre le docteur Kha ;
Le Tigre se parfume à la dynamite ;
1966 : La Ligne de démarcation ;
1967 : Le Scandale ; La Route de Corinthe ;
1968 : Les Biches ;
1969 : La Femme infidèle ; Que la bête meure ;
1970 : Le Boucher ; La Rupture ;
1971 : Juste avant la nuit ; La Décade prodigieuse ;
1972 : Docteur Popaul ;
1973 : Les Noces rouges ;
1974 : Nada ;
1975 : Une partie de plaisir ;
Les Innocents aux mains sales ;
1976 : Folies bourgeoises ;
1977 : Alice ou la dernière fugue ;
1978 : Les Liens du sang ; Violette Nozière ;
L’Annuel du Cinéma, c’est aussi une somme
d’informations extrêmement complète :
• un Éphéméride
• les Films qui ont marqué l’année
• un Carnet de tendances, composé
d’interviews de personnalités, invitées
à faire le point sur les différentes mutations
que connaît actuellement le cinéma
• le Box-Office
• les Étoiles de la rédaction
• des Index (Réalisateurs, Titres originaux, Premiers
longs métrages, Nationalités, Distributeurs, Genres)
• un Thématique
• le Palmarès (festivals français et étrangers,
récompenses et prix nationaux et internationaux)
• une Bibliographie
• la Nécrologie des artistes disparus durant l’année
752 pages
9 782902 516193
722
ISBN : 978-2-902-51619-3
39,90 €