I. Méthodologie du transfert d`apprentissage. 1) Définitions. a

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I. Méthodologie du transfert d`apprentissage. 1) Définitions. a
I.
Méthodologie du transfert d’apprentissage.
1) Définitions.
Organiser les successions d’apprentissage. Pour un transfert il y a ay moins 2 tâches différentes, 2
apprentissages.
On parle de transfert d’apprentissage quand un apprentissage a un effet sur un autre apprentissage.
a. Proactif.
Le transfert proactif suppose que les éléments d’un apprentissage sont ré-utilisés dans un apprentissage ultérieur
(exemple du latin qui servira à apprendre l’Italien).
b. Rétroactif.
Le transfert rétroactif suppose qu’un apprentissage va avoir une influence sur un apprentissage antérieur
(exemple du latin qui fortifie les connaissances acquises au préalable en français).
! Donc la différence entre rétroactif et proactif concerne l’organisation, la succession dans le temps.
c. Positif.
Le transfert positif facilite ou améliore l’apprentissage qui est modifié. (Exemple proactif et rétroactif de
l’apprentissage du latin visant à faciliter l’apprentissage des langues latines déjà connues ou non).
d. Négatif.
Le transfert négatif gêne ou détériore l’apprentissage modifié, la qualité est médiocre.
! Donc la différence entre positif et négatif concerne la qualité de la modification.
2) Plants de transfert (plans simples à une seule VI comprenant toujours un
groupe expérimental et un groupe contrôle).
a. Hypothèses.
Il n’y a qu’une seule source de variations, il ne fait pas confondre avec un plan factoriel. Les hypothèses sont soit
réactives soit proactives.
- Hypothèse proactive : l’apprentissage de A facilite ou gêne l’apprentissage de B réalisé ultérieurement.
(Modes positif et négatif).
- Hypothèse rétroactive : L’apprentissage de A facilite ou gêne l’apprentissage de B réalisé
antérieurement. (2 modes : Négatif et positif).
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Le transfert d’apprentissage. Cours 3
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b. Variables.
! Indépendantes.
La tâche qui est à l’origine du transfert, qui provoque le transfert. Le nom de la VI dans les hypothèses formelles
est Apprentissage de A (pour les 2 modèles).
La modalité de la VI est oui ou non. Dans les 2 cas le groupe expérimental va apprendre A (c’est le groupe de
sujets qui subit la modalité « oui » de la VI, l’endroit où la VI est efficace), le groupe de contrôle (groupe qui
subira modalité « non » de la VI pour mettre en évidence l’efficacité de la modalité oui) n’apprendra pas le A.
Quand on travaille sur le transfert, on travaille en inter-sujet, il est nécessaire d’avoir deux groupes de sujets, un
qui fait et l’autre non.
! Dépendantes.
Indicateur de comportement, mesure du transfert va toujours se faire sur la tâche sur laquelle s’exerce le
transfert, sur la tâche supposée être modifié. On mesure sur l’apprentissage supposé être modifier. La VD va
porter sur B (suppose être modifié), la VD s’occupe du nombre d’observables (nombre de lettres codées par
exemple). Il faut préciser les valeurs et les échelles.
Première phase
Seconde phase
Proactif
Groupe expérimental
Apprentissage de A. (agira sur
B)
Oui
Apprentissage de B
Non
Apprentissage de B
Même conditions.
Groupe de contrôle
Ce tableau permet de tester que A a une influence sur B
Première phase
Seconde phase
Troisième phase
Apprentissage de B
Apprentissage de A
Ré exprimer B
Même conditions.
Oui
Apprentissage de B
Non
Rétroactif
Groupe expérimental
Ré exprimer B
Groupe de contrôle
! Variables contrôlées.
Les VC de situation et de personnalités.
- VC de situation : dans les 2 cas, on cherche ce qui est commun aux 2 groupes : c’est le fait d’apprendre
B.
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Le transfert d’apprentissage. Cours 3
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Conditions : variables à contrôlées par exemple : nombre de séances d’apprentissage de B, durée de ces
séances, méthodes, motivation de l’expérimentateur.
L’ensemble des VC de situation dans les plans de transfert, concerne les conditions de réalisation de
l’apprentissage sur lequel s’exerce le transfert. Les VC sont communes à tous les groupes. Par
conséquent elles ne porteront jamais sur la tâche source du transfert (celle qu’étudie la VI).
Le groupe de contrôle doit effectuer une tâche neutre (au lieu de A) susceptible de ne pas exercer de
transfert (qui n’ai aucuns rapports avec l’apprentissage de B). Son simple objectif est de faire en sorte
que les groupes soient comparables).
VC de population : les groupes doivent être comparables dans la tâche B. la compétence en B (dans les
cas rétroactif et rétroactif).
Rétroactif : relevé des résultats de B par exemple 18 forts : 9 pour le GE et 9 pour le GC.
Niveau de compétence en B et ERS (égale répartition systématique). Les moyennes doivent être
équivalentes.
Proactif : mesure de B avant l’influence des résultats. Il faut trouver comment mesurer B, l’idée de prétest dans un plan de transfert proactif conduit à mettre en place un plan de transfert rétroactif. Donc on
ne fera pas de pré-test pour le plan proactif.
VCP : Variable contrôlée personnalité : Compétence en B fixée nulle.
VSP : Variable contrôlée de situation (ou sensibilité).
3) Prédictions expérimentales.
Comparer les résultats de B. La VD est sur une échelle d’intervalles. Il faut comparer la moyenne des résultats de
B des groupes expérimentaux et contrôle.
- Si M GE > M GC = tranfert positif.
- Si M GE <M GC = transfert négatif. A a gêné la réalisation possible.
- Si M GE = M GC alors il n’y a pas de transfert (il n’y a pas d’influence sur B).
VI inter-sujets : Dans le transfert on va toujours comparer deux groupes sur la même tache.
II.
Théories relatives au transfert.
A) Qu’est-ce qui est transféré ?
1) Transfert spécifique.
a. Mécanismes d’action.
Apprentissage A est à l’origine du transfert, qu’est-ce qui est apprit ?
On apprend des associations entre un stimulus et une réponse (S-R).
Ces associations sont utilisées directement telles qu’elles dans la suite.
- Lors du premier apprentissage, les réponses données, mémorisation de l’ensemble des réponses
satisfaisantes. Loi de l’effet : les bonnes sont retenues, les mauvaises sont éliminées petit à petit.
- La perspective associationniste concerne par exemple les apprentissages moteurs.
- Cet apprentissage va être ré-utilisé dans l’autre apprentissage où s’exercera le transfert.
- Pourquoi spécifique ? Parce qu’il y a beaucoup de petites associations.
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Le transfert d’apprentissage. Cours 3
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b. Similitude des stimulus.
Première phase
Groupe expérimental
Apprentissage de A. (agira sur
B)
S-R
Seconde phase
S reste le même, on fait varier R.
S varie, R reste identique.
Tâche neutre
Groupe de contrôle
Il faut transférer un petit élément de l’association soit S, soit R.
- Exemple du clavier AZERTY :
- Le stimulus A.
- Réponse : en haut à gauche.
- Pour maîtriser le clavier complet il faut beaucoup d’associations.
- Si on garde le même stimulus mais que l’on change la réponse, il faut taper avec un doigt différent, la
réponse n’est pas pertinente.
- Le transfert spécifique dans ce cas est un transfert où il y a similitude des stimulus qui engendre un
résultat de transfert négatif.
- Par conséquent, les associationnistes vont proposer des apprentissages sans similitude de situation, ils
vont proposer des variations de réponses.
c. Similitude des réponses.
Engendre du transfert positif. Peuvent évaluer la force de la liaison acquise (cette force acquise lord du premier
apprentissage est très importante). Elle est liée au :
- Nombre de répétition.
- Effet de ces répétitions.
Si la première liaison est très forte (S-R), les transferts auront plus d’importance. La quantité de transfert est liée
à la force de la première liaison.
Le transfert spécifique fonctionne pour les apprentissages fractionnables et essentiellement moteurs.
2) Transfert général.
a. Mécanismes d’action.
-
Le premier apprentissage est la source du transfert : il faut assimiler une structure, une organisation, une
globalité, une stratégie.
Le deuxième apprentissage sera le lieu du ré-emploi des acquisitions du premier.
b. Expérience.
Paradigme expérimental : Harlon. Possibilité de transfert général (chez les animaux). Expérience réalisée sur une
population animale : des signes car les rats sont trop « sots ». Ils doivent apprendre la discrimination visuelle,
sous le carré on place un raisin sec, sous le triangle rien. Le singe apprend à distinguer le carré du triangle (il faut
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faire varier les stimulus couleur, position, tailles…tout en conservant les formes initiales). Au bout d’un moment
le singe vient sous le carré même s’il n’y a plus de raison : il a apprit à discriminer.
! Hypothèses.
-
Hypothèse 1 : apprendre des tâches variées favorise la réalisation d’une tache de même nature réalisée
ultérieurement. => Transfert proactif.
Hypothèse 2 : le nombre de tâches varie quand il augmente, augmente aussi la quantité de transfert.
! Déroulement de l’expérience.
Groupe expérimental
Première phase
Seconde phase
Apprentissage de 8
différentes
discriminations de
formes (associations
impossibles).
G1 = 10 problèmes
différents.
Apprentissage de 8
nouveaux problèmes.
G2 = 150 problèmes
différents.
Apprentissage de 8
nouveaux problèmes.
G3 = 300 problèmes
différents.
Apprentissage de 8
nouveaux problèmes.
Non
Non
Groupe de contrôle
Troisième phase
Apprentissage de 8
nouveaux problèmes.
(VD).
! Observations :
-
Lors du premier essai, on trouve 50 % de réponses correctes (c’est le hasard qui parle en premier).
Après courbe d’apprentissage classique par essai-erreur.
Il y a eu apprentissage pour le groupe expérimental.
Prédiction expérimentale : GE comparer au GC : GE > GC.
Prédiction vérifiée.
Le groupe expérimental parvient plus vite à la phase plateau que le groupe de contrôle.
! Conclusions :
-
Le GE a élaboré une stratégie, il s’est construit une idée, il réutilise cette stratégie ultérieurement.
C’est bien un cas de transfert général global.
Les trois groupes expérimentaux
•
Le G1 (10) courbe d’apprentissage essais-erreurs classique :
Espace réservé aux graphiques (à vous de le dessiner !)
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•
Le G2 (150) : courbe apprentissage essais-erreur, plus performant, arrive plus vite à la phase plateau.
•
Le G3 (300) : courbe apprentissage par compréhension : apprend plus vite.
Il faut beaucoup de problèmes pour avoir une stratégie stable.
B) Modèles explicatifs.
1) Associationnisme.
Règle générale : présuppose qu’il y aura plutôt des transferts spécifiques et donc : « cela ne sert à rien
d’apprendre des nouveautés, ce qui est bien c’est la répétition pour élaborer des stratégies.
2) Cognitivisme.
Situation les plus variées possible, ce sont des structuralistes, ils préfèrent donc les transferts généraux,
Hypothèse : ce sont les sujets qui construisent la structure du matériel.
3) Gestaltisme.
Hypothèse : La structure st inhérente au matériel, il n’y a pas d’interventions du sujet.
Expérience : la source du transfert va être dans l’activité que l’expérimentateur va proposer (mesurer
organisation de la tâche).
III.
Application à l’apprentissage des déplacements.
Se référer aux cours de JC pour les schémas ou en consultant des livres ou encore sur
internet.
Expérience princeps de Tolman :
- Population testée : des rats, simples donc transfert d’ordre plutôt spécifique (S-R) que général
(structure).
- On propose aux rats un apprentissage de labyrinthe en croix dont les différents côtés sont repérables :
-
Phase 1 : on propose aux rats affamés de se rendre en N (nourriture) à partir de D (départ).
Soit le parcours appris l’est comme une succession de reproduction motrices (perspective
associationniste) S : carrefour, R : aller à droite. Donc l’hypothèse théorique serait : lors de
l’apprentissage de la première phase les rats ont apprit des liaisons S-R.
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-
-
Soit le parcours appris l’est comme une représentation générale, une carte cognitive du labyrinthe à
force d déplacement (répétition, habitude), représentation mentale de l’ordre de l’invariant et de la
structure. Donc l’hypothèse théorique serait cognitiviste.
2ème phase : on propose le même labyrinthe afin de conserver et de faire jouer les acquis, on change le
départ qui sera en haut.
Si le rat se déplace de D vers N’, alors pendant la première phase il a apprit une succession de liaison SR (carrefour, aller à droite). C’est un apprentissage par associations.
Si le rat va en N seconde (N’’, N de la première phase), l’apprentissage est une représentation mentale.
Le groupe de contrôle fait seulement la seconde phase.
Résultats : le rat se dirige vers N’’, il faut moins d’essais au groupe expérimental qu’au groupe de
contrôle pour atteindre N’’.
L’apprentissage des déplacements, même chez le rats est un transfert général structurant.
Expérience de Rawling :
- On propose à des sujets humains de tenir un stylé en main et de maintenir ce stylet le plus longtemps
sur une cible mobile.
Première phase
Répétition d’essais.
Seconde phase
Test de maintien
Groupe expérimental 1
Groupe expérimental 2
Représentation mentale,
entraînement mental.
Repos
Test de maintien.
Test de maintien
Groupe de contrôle
Il existe un transfert proactif de la répétition sur une tâche ultérieure.
La répétition des essais permet de concevoir l’apprentissage en tant que transfert proactif positif d’un essai à
l’autre.
Pour le second groupe expérimental : la pratique mentale occasionne du transfert proactif positif sur la tâche.
La pratique mentale occasionne autant de transfert proactif que la répétition.
Figure 11.
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