Mention (SPPS) 2014-2015

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Mention (SPPS) 2014-2015
ECOLE DES HAUTES ETUDES EN SCIENCES SOCIALES
UNIVERSITE DE PARIS 13
Mention
SANTE, POPULATIONS, POLITIQUES SOCIALES
(SPPS)
2014-2015
http://www.ehess.fr/fr/etudiant
Responsables : M. Jean-Paul GAUDILLIERE (EHESS)
M. Boris HAURAY (EHESS)
M. Bertrand PULMAN (UP13)
Gestion Pédagogique, Administrative & Financière de la Formation :
Mme BECHAR-BOUZID Zeina
EHESS
Bureau 710
190-198 Avenue de France
75244 PARIS Cedex 13
Tél. : (00 33) 1 49 54 24 36
Fax. : (0033) 1 49 54 26 46
Mail : [email protected]
Accueil des étudiants Sur rendez-vous :
Du Lundi Au Vendredi de 10h30 à 12h00 et de 14h00 à 16h00
PRESENTATION GENERALE
Le master fournit les outils méthodologiques et conceptuels qui permettent d’analyser et de mieux
comprendre les enjeux cognitifs, pratiques et politiques des interventions dans le champ de la santé, de la
gestion des populations et du social.
Les questions sanitaires et sociales sont des préoccupations majeures des Etats et des sociétés
contemporaines. Or elles sont marquées depuis plusieurs décennies par de profonds changements :
transformation de la médecine (prolifération des innovations biomédicales, réorganisation du travail clinique),
développement des savoirs sur la santé et les populations (objectivation et gestion des risques, santé
globale), déplacement des hiérarchies entre public et privé (rôle croissant des marchés pharmaceutiques,
des partenariats et des ONGs), redéfinition des maladies et des conceptions de la santé physique, de la
santé mentale et du handicap, nouvelles transitions épidémiologiques (juxtaposition de l’infectieux et du
chronique), crise de financement des systèmes de protection sociale, internationalisation des débats et
dispositifs d’action.
Pour appréhender ces phénomènes, le master SPPS a pris le parti de réunir des enseignements
pluridisciplinaires (histoire, anthropologie, sociologie, science politique mais aussi démographie, économie et
droit), proposant un accès raisonné à des connaissances relevant de savoirs et de champs divers, et trop
fréquemment fragmentés. La formation proposée s’appuie à la fois sur des enseignements portant sur ces
différentes disciplines et leurs méthodes, et sur des séminaires transversaux qui analysent la construction et
l’évolution de différentes questions (la maladie mentale, les épidémies, les crises humanitaires, le
médicament, la pauvreté, l’organisation de la protection sociale, les problèmes médico-sociaux, etc.).
Attentif aux dimensions à la fois normatives, politiques et scientifiques des problèmes sanitaires et sociaux,
et soucieux de replacer les mutations récentes dans des dynamiques historiques de plus longue durée, le
master porte une attention particulière aux relations entre la diversité des régimes de savoir, les pratiques
effectives (qu’elles soient médicales ou d’intervention sociale) et la définition des politiques publiques. Les
enseignements incluent une forte dimension comparative prenant en compte non seulement les
développements en Europe ou aux Etats-Unis mais aussi les transformations rapides du champ de la santé
en Amérique Latine, Afrique et Asie. Il s’adresse à la fois aux étudiants de sciences sociales et aux
professionnels du domaine désireux de s’engager dans une démarche de recherche.
Débouchés professionnels :
Le master SPPS est un master Recherche qui prépare au doctorat. En même temps il apporte une
formation qui peut trouver des applications dans des organisations variées qui oeuvrent dans les
domaines des études et de la recherche, de la santé et des politiques sociales.
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Organismes de recherche santé publique sciences sociales (INSERM, CNRS,…)
Agences nationales de santé publique (Institut de veille sanitaire,…)
Organismes internationaux (OMS, ONG, …)
Etablissements de la santé
Administration de la santé
Associations dans le domaine sanitaire et social
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Equipe Pédagogique :
Laetitia Atlani-Duault(TH), Yohann Aucante, Marie-Pierre Arrizabalaga, Janine Barbot, Philippe
Bataille(TH), Véronique Bayer, Andrea Benvenuto, Claire Beaudevin, Elisabeth Belmas(TH), Luc
Berlivet, Marc Bessin, Yasmine Bouagga, Doris Bonnet, Noël Bonneuil(TH), Patrice
Bourdelais(TH), Isabelle Bourgeois, Fabrice Cahen, Christophe Capuano, Lucia Carle, Anne
Carol (TH), Maurice Cassier(TH), Pierre-Henri Castel(TH), Thomas Cayet, Benoit Ceroux, MarieEmmanuelle Chessel(TH), Claudia Contente, Marie Coutant, Sébastien Dalgalarrondo, Helena Da
Silva, Benjamin Derbez, Charles-Edouard De Suremain(TH), Caroline Douki, Alain
Ehrenberg(TH), Marius Eppel, Didier Fassin(TH), Antoinette Fauve-Chamoux, Emmanuelle
Fillion, Hélène Frouard, Jean-Paul Gaudillière(TH), Lucie Gerber, Vincent Gourdon(TH), Nancy
Green(TH), Pascale Haag, Benoit Hachet, Meoïn Hagège, Boris Hauray, Nicolas Henckes, Ivan
Jablonka(TH), Marie Jaisson, Marie Jauffret-Roustide, Alexis Karacostas, Frédéric Keck, Lionel
Kezstenbaum, Guillaume Lachenal, Corinne Lanzarini, Antoine Lazarus, Celine Lefeve,
Catherine Le Gales(TH), Morgane Labbé, Laura Lee Downs(TH), Lara Mahi, Raphael Mandressi,
Anne Marchand, Cécile Marcel, Mary louise Nagata, Pap Ndiaye(TH), Vinh Kim Nguyen(TH),
Gérard Noiriel(TH), Renaud Orain, Serge Paugam, Thierry Pillon(TH), Laurent Pordié, Bertrand
Pulman(TH), Christelle Rabier, Judith Rainhorn, Anne Rasmussen, Jean-François Ravaud(TH),
Richard Rechtman(TH), Elodie Richard, Catherine Rollet, Zoé Rollin, Paul-André Rosental(TH),
Sophia Rosman, Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky(TH), Emilia Sanabria, Claire Scodellaro,
Didier Séguillon, Laurence Simmat-Durand(TH), Alessandro Stanziani(TH), Bernard Thomann(TH),
Philippe Urfalino(TH), Joëlle Vailly(TH), Carine Vassy, Georges Vigarello, Isabelle Ville(TH),
Composition du Conseil Pédagogique :
Yohann AUCANTE, Maître de conférences à l’EHESS
Elisabeth BELMAS, Professeur à l’UP13(TH)
Luc BERLIVET, chargé de recherche au CNRS
Marc BESSIN, Chargé de recherche au CNRS
Patrice BOURDELAIS, Directeur d’études à l’EHESS(TH)
Maurice CASSIER, Directeur de recherche au CNRS(TH)
Sébastien DALGALARRONDO, chargé de recherche au CNRS
Didier FASSIN, Professeur à l’UP13 et Directeur d’études à l’EHESS(TH)
Jean-Paul GAUDILLIERE, Directeur d’études à l’EHESS(TH)
Boris HAURAY, chargé de recherche à l’INSERM
Nicolas HENCKES,
Lara MAHI, ATER
Bertrand PULMAN, Professeur à l’UP13(TH)
Richard RECHTMAN, Directeur d’études à l’EHESS(TH)
Joëlle VAILLY, Directrice de recherche à L’INSERM(TH)
CarineVASSY, Maître de conférences à l’UP13
Isabelle VILLE, Directrcie d’études à l’EHESS, Directrice de recherche à L’INSERM(TH)
Les Représentants des étudiants en Master Niveau M1 et Niveau M2.
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ORGANISATION GENERALE
Inscription pédagogique
Le dossier d’inscription pédagogique est disponible sur le site web de l’EHESS
Du 15 Mai 2013 au 04 Octobre 2014.
Le dossier est téléchargeable sur le site web de l’EHESS
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/diplomes/master/mentions-specialites-paris/
Dépôt de candidature et sélection
Dépôt du dossier de candidature
Avant le 12 Juin 2014
Avant le 16 Septembre 2014
Sélection du dossier de candidature
Le 26 Juin 2014
Le 2 Octobre 2014
Le conseil pédagogique examine les dossiers et donne son avis.
Si l’avis est favorable, le secrétariat vous informe de cet avis en vous indiquant
la démarche à suivre pour effectuer votre inscription administrative.
Ce master étant Co-Habilité avec l’Université de Paris 13, vous pouvez avoir une
inscription à l’Université de Paris 13, en fonction du choix de votre tuteur(ice).
Si l’avis est défavorable, classement de votre dossier, nous ne retournons pas les
dossiers, puisqu’il s’agit des copies.
Conditions d’admission :
 Admission en M1 :
 Pourront s’inscrire au premier semestre du module M1 de la mention SPPS les étudiants
titulaires d’une licence de sciences humaines et sociales française (en particulier, pour
l’Université Paris 13, les licences Santé et sciences sociales, Sociologie politique, Droit,
Psychologie) ou d’un diplôme français ou étranger équivalent.
 Un tuteur, acceptant d’encadrer le projet de recherche, sera choisi au sein de l’équipe
enseignante avec l’accord du conseil pédagogique. Cette formule permet un suivi
individualisé de qualité des étudiants pendant les deux années du master.
 Les étudiants titulaires d’une licence avec mention Histoire et Géographie de
l’Université Paris 13 et encadrés par un tuteur membre de l’équipe pédagogique de la
mention du master SPPS bénéficieront d’un accès de droit.
 Les dossiers des candidat(e)s comprendront un projet de recherche de deux pages,
d’environ 6000 signes, une lettre de motivation, un C.V. et si possible le relevé de notes
de Licence. L’ensemble du dossier devra être adressé au secrétariat de la mention.
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 Admission en M2 :
 Les titulaires du M1 de la mention « Santé, Population, Politiques sociales » sont admis
en M2 après avis favorable du conseil pédagogique de la mention, sur la base de la
validation des Unités d’enseignement (UE) de M1.
 Les titulaires d’une Maîtrise ou d’un M1 sont admis en M2 après l’examen de leur
dossier par le conseil pédagogique. Ce dossier doit comporter les relevés des notes de
Licence, un exemplaire du mémoire de Maîtrise ou le relevé de notes de M1, une lettre de
motivation, un C.V. et un projet de recherche maximum 30.000 signes, soit 10 pages
environ. L’ensemble du dossier devra être adressé au secrétariat de la mention.
 Des passages pourront s’effectuer avec d’autres mentions disciplinaires (en particulier
anthropologie, sociologie, histoire et droit à l’EHESS ; histoire, territoire et cultures à l’UP
13) ou thématiques (histoire et politique scientifiques à l’EHESS ; santé et société à
l’UP13), dans l’un ou l’autre sens, sous réserve, dans tous les cas, de l’accord du conseil
pédagogique.
Déroulement de la scolarité
Accueil -Rentrée
Une journée de rentrée est organisée par l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
(EHESS)
Une ½ journée de rentrée est organisée par la Formation Master & Doctorat SPPS
Les choix des séminaires
Vous aurez une fiche à compléter en indiquant vos choix des séminaires, cette fiche doitêtre signée par vous et par votre Tuteur(ice).
La charte du tutorat
Cette charte doit-être vu et signer par l’enseignant(e) et l’étudiant(e) et à retourner au
secrétariat de la formation en même temps que la fiche des choix des séminaires.
Les Modalités du Contrôle des connaissances
Elles sont fixées par l’enseignant(e), à vous de prendre contact avec le responsable de
chacun des enseignements suivis pour connaître le travail à réaliser pour la validation.
La validation et l’attribution des crédits (ECTS)
12h = 3 ECTS ce qui vous oblige à suivre un autre séminaire de 12h.
24h = 6 ECTS
48h = 12 ECTS
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Année Universitaire 2014-2015
Début des enseignements : Octobre 2014
Fin des enseignements : Juin 2015
Interruptions des enseignements :
- Vacances de Noël
- Vacances de Printemps
Lieux des enseignements :
- L’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)
* 190-198 Avenue de France – 75244 Paris Cedex 13
Tel. 00 33 1 49 54 25 25
(Accès : Métro Quai de la Gare ou Bibliothèque François MITTERRAND)
* 96 bd Raspail 75006 Paris (Accès : Métro N. D des Champs ou Saint Placide)
* 105 bd Raspail 75006 Paris (Accès : Métro N.D des Champs ou Saint Placide)
Tel. 00 33 1 53 63 51 00
* 10 rue Monsieur-Le-Prince 75006 Paris (Accès : Métro Odéon) - Tel. 00 33 1 53 10 54 54
* 2 rue de la Charité, 13002 Marseille - Tel. 00 33 4 91 14 07 27
- ENS, 48, Bd. Jourdan, 75014 Paris
- Campus de Bobigny
Accès :
* En voiture : Porte de la Villette : Route du Bourget (N2) jusqu’au Fort d’Aubervilliers,
D27direction Faculté de Médecine
* En transports en commun : Métro 5 jusqu’à Bobigny-Pablo Picasso puis prendre le Tramway
direction Saint-Denis, descendre à l’arrêt Drancy-Avenir.
Métro 7 direction La Courneuve 8 Mai 1945 jusqu’à l’arrêt Fort d’Aubervilliers puis prendre le
bus 134 ou 234 jusqu’à l’arrêt Les Courtilières.
Métro 7 jusqu’au terminus La Courneuve 8 Mai 1945 puis prendre le Tramway direction Noisyle-Sec, descendre à l’arrêt Drancy-Avenir.
7
MASTER Sciences Sociales
Mention : Santé Populations et Politiques Sociales (SPPS)
Obligations de scolarité M1 : 1ère année
Tronc
commun
3/6
Méthodes
Séminaire
obligatoire
Options
Tronc
commun
3/6
Méthodes
Séminaire
obligatoire
Options
SEMESTRE 1 (S1) : 30 ECTS
Anthropologie Psychiatrique
Richard RECHTMAN
Histoire des épidémies et de la santé
Elisabeth BELMAS & Luc BERLIVET
Sociologie de la santé, Carine VASSY
Régulations & transformation des mondes contemporains de la
biomédecine : approches historiques, sociologiques & anthropologiques
Jean-Paul GAUDILLIERE & Nicolas HENCKES
Questions de population
Lionel KESZTENBAUM & Claire SCODELLARO
Introduction à l’économie de la santé
Catherine LE GALES
Méthodologie de la recherche en sciences sociales
Lara MAHI
1 séminaire à choisir en S1 à l’EHESS ou à l’UP 13
Ou Langue
SEMESTRE 2 (S2) : 30 ECTS
Analyse des Politiques sociales et sanitaires
Carine VASSY
Anthropologie du développement et de l’aide humanitaire,
Laetitia ATLANI-DUAULT
Pauvreté et assistance
Corinne LANZARINI
Travail & santé
Pascal MARICHALAR
Le médicament : approches historiques, sociologiques, anthropologiques,
Maurice CASSIER, Sébastien DALGALARRONDO, Jean-Paul
GAUDILLIERE, Boris HAURAY, Richard RECHTMAN
Les réformes de la protection sociale : perspectives internationales
comparées
Yohann AUCANTE
Enquête collective
Lara MAHI
1 séminaire à choisir en S 2 à l’EHESS ou à l’UP 13
Ou Langue
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MASTER Sciences Sociales
Mention : Santé, Populations et Politiques Sociales (SPPS)
Obligations de scolarité M2 : 2ème année
S3 = 30 ECTS
S4 = 30 ECTS
S 3 : 30
ECTS
Séminaire Obligatoire 6 ECTS
Atelier de lecture et d’écriture en sciences sociales
Lara MAHI
S 3 : 30
ECTS
3 UE à choisir parmi les 37 UE de la mention SPPS dont celle du tuteur
Action thérapeutique parole
Pascale HAAG, Marie-Caroline SAGLIO-YATZIMIRSKY
Addictions et risque : enjeux sociologiques contemporains, terrains et méthode,
Marie-Jauffret ROUSTIDE
Anthropologie et psychanalyse, Bertrand PULMAN
Atelier jeunes chercheurs Handicap(s) et sociétés
Jean-François RAVAUD & Isabelle VILLE
Cancer et sciences sociales
Marc BESSIN, Benjamin DERBEZ, Zoé ROLLIN
Citoyennetés académiques : Slow science et recherche-action
Véronique BAYER, Marc BESSIN, Isabelle BOURGEOIS, Pascale HAAG, Anne
MARCHAND, Zoé ROLLIN
Construire une histoire de la santé publique,
Patrice BOURDELAIS & Anne RASMUSSEN
Ethnographie Publique, Didier FASSIN
Formation des systèmes scandinaves de protection sociale, Yohann AUCANTE
Génétique, biotechnologies et société, Joëlle VAILLY & Carine Vassy
Genre et temporalités de la question sociale, Marc BESSIN
Histoire de la famille, Marie-Pierre ARRIZABALAGA, Lucia CARLE,
Claudia CONTENTE, Helena DA SILVA, Marius EPPEL,
Antoinette FAUVE-CHAMOUX, Mary Louise NAGATA
Histoire de la médecine et des savoirs sur le corps
Anne CAROL, Rafael MANDRESSI
Histoire du corps, objets, méthodes
Thierry PILLON, Georges VIGARELLO
Histoire sociale et politique des populations, Yohann AUCANTE,
Luc BERLIVET, Patrice BOURDELAIS, Fabrice CAHEN, Christophe CAPUANO,
Thomas CAYET, Marie-Emmanuelle CHESSEl, Caroline DOUKI, Laura Lee DOWNS,
Antoinette FAUVE-CHAMOUX, Hélène FROUARD, Ivan JABLONIKA, Morgane
LABBE, Pap NDIAYE, Christelle RABIER, Judith RAINHORN, Elodie RICHARD, PaulAndré ROSENTAL, Alessandro STANZIANI, Bernard THOMANN
Immigration et sciences sociales, Nancy L. GREEN, Gérard NOIRIEL
La naturalisation des inégalités : déterminisme héréditaire et influences
environnementales dans l’explication des différences entre populations humaines (XIXeXXIe siècles), Luc BERLIVET
Le nouvel esprit de la psychiatrie et de la santé mentale : histoire, philosophie,
sociologie
Pierre-Henri CASTEL, Alain EHRENBERG ? Nicolas HENCKES
Le temps des populations, Noël BONNEUIL
Liens sociaux et régimes d’attachement. Du local au national
Serge PAUGAM
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Mobilisation du droit, mobilisations pour les droits dans le champ du handicap,
Emmanuelle FILLION, Jean-François RAVAUD
Parentalités, représentations, expériences
Benoit CEROUX, Benoît HACHET, Renaud ORAIN
Politiques de population en Europe de l’Est au XXe siècle. Entre réforme sociale et
biopolitique, Morgane LABBE
Produire des subjectivités, ethnographie de l’intime
Richard RECHTMAN
Quand le handicap interroge la naissance. Entre eugénisme et prévention
Sophie ROSMAN, Isabelle VILLE
Regards croisés sur la petite enfance
Doris BONNET, Charles-Edouard DE SUREMAIN, Vincent GOURDON,
Catherine ROLLET
Santé mondiale : anticipations, infrastructures, savoirs
Claire BEAUDEVIN, Jean-Paul GAUDILLIERE, Frédéric KECK,
Guillaume LACHENAL, Celine LEFEVE, Vinh Kim NGUYEN,
Laurent PORDIE, Emilia SANABRIA
Savoirs, médecine, technologies à l’époque contemporaine : histoire, anthropologie,
sociologie
Jean-Paul GAUDILLIERE, Lucie GERBER
Savoirs, régulation et normes dans le champ de la santé et de la santé mentale, JeanPaul GAUDILLIERE, Catherine LEGALES,
Laurence SIMMAT-DURAND
Sciences sociales et prison, Marc BESSIN, Yasmine BOUAGGA, Meoïn HAGEGE,
Antoine LAZARUS, Cécile MARCEL
Sociohistoire du handicap : catégories, traitement social et expériences
Isabelle VILLE
Sociologie de la responsabilité médicale, Janine BARBOT
Sociologie des professions médicales, Marie JAISSON
Sociologie du sujet vulnérable, Philippe BATAILLE
Sociologie et philosophie sociale des entités collectives
Philippe URFALINO
Surdité et langue des signes : analyseurs politiques, philosophiques et
sociolinguistiques VIII. Mobilisations collectives des sourds : le Réveil Sourd,
Andrea BENVENUTO, Marie COUTANT,
Alexis KARACOSTAS, Didier SEGUILLON
Vieillir : identité, corps, santé
Sébastien DALGALARRONDO, Boris HAURAY
1 UE à choisir à l’EHESS ou à l’UP13
Mémoire de
recherche
S 4 : 30 ECTS
Participation à l’UE du tuteur obligatoire
Programme des enseignements
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FRANÇAIS LANGUE ETRANGERE (FLE)
Les cours de français langue étrangère de l’EHESS s’adressent aux étudiants non francophones de l’établissement
ayant un niveau minimal de français et souhaitant bénéficier d’un accompagnement dans la pratique académique de la
langue – écrite et orale – dans les différentes sciences sociales.
Le travail s’effectue sur la base de supports oraux et écrits issus des sciences sociales ; il s’appuie également, et
autant que possible, sur les productions personnelles des étudiants, en lien avec des activités proposées en classe ou
avec les travaux dans lesquels les étudiants sont engagés par ailleurs (séminaires, colloques etc.).
Plusieurs types d’enseignements sont proposés, selon le niveau d’étude, le niveau linguistique et les besoins des
étudiants.
La validation n'est possible qu'au premier semestre, et reste à la discrétion des mentions (accord préalable requis).
Pour plus de renseignements, consulter  bdl.hypotheses.org
ANGLAIS
L’EHESS offre une formation spécifique d’anglais des sciences humaines et sociales.
Les participants travailleront, en fonction de leur niveau et de leur parcours (M1 et M2, doctorants et post-doctorants),
sur des documents provenant de leur propre domaine et de leurs recherches (propositions de communication, articles,
résumés de leurs travaux, abstracts, etc.) ainsi que sur des sources variées et pluridisciplinaires (notamment des
extraits d’ouvrages ou d’articles de sciences sociales, et des enregistrements de séminaires ou colloques en anglais).
Le descriptif des enseignements et des niveaux proposés est disponible sur le site du Bureau des langues
bdl.hypotheses.org ainsi que sur le site de l'EHESS, dans l'onglet enseignement.
Les étudiants intéressés sont invités à compléter le formulaire d'inscription accessible sur le site internet du Bureau des
langues. .
Ces cours sont ouverts à la validation.
Pour tout renseignement complémentaire, s’adresser à :
Yasmine Mohammedi : [email protected]
ou
Nicolas Kasprzyk : [email protected]
ENSEIGNEMENTS DE M1 (première année)
En S1 et en S2 l’étudiant doit choisir trois UE parmi les UE proposées en Tronc Commun dans la mention
SPPS, une méthode Séminaire obligatoire et une UE en option à choisir à l’EHESS ou à l’UP13. Soit un
total de cinq UE par semestre.
L’assiduité aux UE est requise.
L’évaluation est établie à partir d’un travail écrit individuel pour chaque UE.
Ce travail peut consister en un dossier thématique ou des fiches de lectures croisées selon la demande de
l’enseignant. La validation de chaque UE est effectuée par le Conseil pédagogique de la mention SPPS.
La rédaction d’un projet de recherche (30 000 caractères environ) est nécessaire pour l’admission en M2.
Un stage d’une durée de 120 heures, choisi en accord avec le tuteur, peut être validé = 6 ECTS.
 Unités d’enseignement du Semestre 1 (S1)
Anthropologie psychiatrique
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
Richard Rechtman , directeur d'études à l'EHESS (TH)
En revenant sur les évolutions récentes de la psychiatrie contemporaine, ce séminaire se propose d'aborder
les enjeux politiques et moraux qui ont accompagné le triomphe de la psychiatrie américaine depuis le DSM
3. il s'agira de mettre en place les éléments d'une anthropologie politique de la psychiatrie et de la santé
mentale, consistant à problématiser la place qu'elle occupe aujourd'hui au sein des politiques publiques qui
font de la sanitaristation de la souffrance individuelle l'objet de leur action. Au cours de chaque séance, ces
analyses seront mises en perspective avec les textes des principaux auteurs qui ont pensé la place et la
fonction de la psychiatrie dans l'espace social jusqu'aux années 1980 (Foucault, Gauchet, Swain, Castel et
plus récemment Hacking etc.).
Histoire des épidémies et de la santé aux époques moderne et
contemporaine


Élisabeth Belmas, professeur à l'Université Paris-Nord (Paris-XIII) (TH)
Luc Berlivet, chargé de recherche au CNRS
Cet enseignement traitera de l’évolution sur un long terme des épidémies et des questions de santé en
Europe occidentale, de leurs effets démographiques, de leurs constructions sociales, de leurs conséquences
et enjeux, sur le plan politique et en termes de représentations (de Peste noire à nos jours). Le
développement des politiques de santé publique à partir du XVIIIe siècle sera analysé dans ses logiques, ses
tensions entre acteurs et sa dynamique globale. L'histoire des savoirs contemporains sur les épidémies –
l'épidémiologie, en particulier –, sera aussi envisagée dans ses rapports à la recherche médicale, d'une part,
et aux transformations de l'action publique, de l’autre.
Les thèmes suivants seront abordés :






L’histoire des épidémies anciennes (XIVe-XVIIIe siècle)
Les débuts d'une bio-politique : hôpitaux et médecine militaires (XVIIe-XVIIIe siècles).
Les mutations de l’hôpital (XVIIIe-XXe siècle).
La question de l’émergence des maladies transmissibles : le choléra au XIXe siècle.
La « transition épidémiologique » (XIXe-XXe siècles) et les « épidémies » de maladies nontransmissibles.
Des mobilisations transnationales (SDN, OMS…) à l’émergence d’une « santé globale ».
Cette unité d’enseignement vise à donner aux étudiants les clés historiques d’une meilleure compréhension
globale de l’évolution des enjeux contemporains de la santé.
Sociologie de la santé

Carine Vassy, maître de conférences à l'Université Paris-Nord (Paris-XIII)
Ce séminaire présente une réflexion sur les approches sociologiques de la santé. Comment la sociologie de
la santé s’est-elle constituée en France comme une sous-discipline scientifique ? Quels sont les principaux
thèmes, traditions de recherche et concepts qui ont été mobilisés pour montrer la dimension sociale de la
santé ? Les séances des séminaires seront consacrées à différents objets de recherche, comme le suicide, la
sexualité, la santé mentale, les inégalités sociales de santé, le médicament et la profession médicale. Dans
ces séances, on présentera des résultats de recherche et les caractéristiques des approches utilisées pour les
produire, en s’appuyant sur des travaux d’auteurs classiques ou contemporains en langue française ou
anglaise. Des concepts seront abordés de manière transversale aux différentes séances, comme la
médicalisation, la construction de problèmes publics ou le genre.
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Régulations et transformations des mondes contemporains de la
biomédecine : approches historiques, sociologiques et
anthropologiques


Jean-Paul Gaudillière, directeur d'études à l'EHESS, directeur de recherche à l'INSERM (TH)
Nicolas Henckes, chargé de recherche au CNRS
Le terme de biomédecine s’est largement imposé pour caractériser un nouveau régime de production des
biens et services de santé issu des transformations des connaissances sur la maladie, de la prolifération des
innovations diagnostiques et thérapeutiques ou encore de la réorganisation du travail clinique sous l’effet de
la mobilisation permanente de « preuves ». La perspective explorée dans ce séminaire est toutefois que la
« biomédicalisation » ne se réduit pas à la question des savoirs (en particulier biologiques) et de leurs usages
mais concerne aussi les cibles et formes du travail de soin, les politiques de prévention des risques ou encore
l’accès aux biens médicaux et la régulation des marchés.
Pour rendre compte de ces processus, le séminaire propose de croiser approches historiques, sociologiques et
anthropologiques. Analyser les mondes contemporains de a biomédecine suppose en effet une attention à
l’historicité des pratiques. Du risque à l’innovation thérapeutique en passant par la définition de populations
cibles ou le contrôle de l’environnement, nombre des enjeux du présent s’inscrivent dans une histoire de
relativement longue durée, celle du XXe siècle sanitaire. Saisir les dynamiques du biomédical contemporain
suppose aussi de varier les terrains et les niveaux d’analyse, de l’hôpital au domicile des patients ou au
laboratoire, des interactions cliniques à l’organisation hospitalière ou à la production des standards dans les
agences. Le séminaire proposera une introduction à ces terrains et ces objets.
Le séminaire s’appuiera sur la lecture et la discussion de travaux empiriques et sur la présentation de
recherches en cours. Le séminaire abordera différents aspects de ces processus de « biomédicalisation » en
suivant suivre les redéfinitions et trajectoires de prise en charge de deux « fléaux » paradigmatiques des
relations changeantes entre savoirs, pratiques et politiques : tuberculose et maladies mentales.
Questions de population


Lionel Kesztenbaum, chargé de recherche à l'INED
Claire Scodellaro, maîtresse de conférences à l'Université de Lorraine
La population est à la fois cible et actrice des politiques sanitaires et sociales et, à ce titre, elle est
fréquemment utilisée comme argument dans les débats de société, actuels ou passés. La connaissance des
dynamiques de son évolution mais aussi de ses caractéristiques actuelles est par conséquent indispensable à
la compréhension d’ensemble des phénomènes collectifs.
Dans cette introduction aux questions de population, au-delà des connaissances factuelles à acquérir, on
s’efforcera de montrer comment les spécialistes ont appréhendé et défini les objets, comment ils ont utilisé
des méthodes diversifiées et complémentaires afin de procéder à des analyses plus riches de la population.
Les séances de cet enseignement permettront aux étudiants de se familiariser avec l’approche quantitative,
ses forces et ses limites. Cependant, on insistera davantage sur les questions posées et les éléments de
réponse que sur le détail des méthodes démographiques. L’objectif est de comprendre comment ces
méthodes permettent –ou non– de répondre aux problèmes démographiques, contemporains ou passés. Mais
aussi comment ces problèmes ont été conçus et pensés et ont eux-mêmes évolué avec la discipline.
Six dossiers seront présentés :






Histoire de la démographie.
Natalité et fécondité.
Genre et sexualité.
Migrations et immigrations.
Mortalité et santé.
Vieillissement de la population.
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Chaque thème sera traité à partir d’exemples précis et d’extraits de publications de recherche dont les
étudiants auront dû prendre connaissance préalablement à chaque séance. Ce séminaire constitue une
initiation aux approches, aux objets et aux méthodes de la recherche en démographie.
Introduction à l'économie de la santé

Catherine Le Gales, directrice de recherche à l'INSERM (TH)
Cet enseignement a pour ambition d’une part, d’introduire les enjeux, les questions de recherche de
l’économie de la santé et d’autre part, ses apports à la compréhension de la santé et des politiques. Après une
présentation des enjeux pratiques et théoriques ayant conduit à l’émergence de l’économie de la santé, les
grands principes et l’organisation générale du système de santé français seront exposés. Puis seront abordées
les relations entre santé et développement économique, l’analyse économique du fonctionnement et de la
régulation du système de soins et l’évaluation économique des actions de soins. Au-delà des connaissances
factuelles qu’il permettra d’acquérir, cet enseignement sensibilisera les étudiants aux questions de recherche
actuelles des économistes de la santé et aux réponses qu’ils apportent, sans pour autant entrer dans le détail
des méthodes, souvent quantitatives, utilisées. L’enseignement s’appuiera à la fois sur l’analyse de textes et
sur la présentation de résultats de recherche, le plus souvent par leurs auteurs.
Méthodologie de la recherche en sciences sociales

Lara Mahi, ATER à l'EHESS
Séminaire obligatoire.
Ce séminaire de méthodologie développera les spécificités et les enjeux des principales méthodes des
sciences sociales : l'observation, l'entretien, les archives et le questionnaire. Pour chacune de ces méthodes,
le séminaire s'articulera autour de séances théoriques et de séances pratiques. Les séances théoriques
aborderont, à travers différents travaux en sciences sociales de la santé, les étapes de l'enquête : la
construction de l'objet de recherche, le choix des terrains et des méthodes, la réflexivité méthodologique du
chercheur, l'analyse du matériau et sa restitution dans une démarche d'écriture scientifique. Les séances
pratiques (12 heures supplémentaires) permettront aux étudiants de se saisir de ces différentes méthodes par
des mises en situation : observations collectives sur le terrain et tenue du carnet de terrain ; construction du
guide d'entretien et simulations d'entretien ; compréhension du sens des classements des archives et
dépouillement d'archives ; constitution d'un questionnaire et prise en main d'un logiciel de statistiques. À
l'issue de l'enseignement, l'objectif est que les étudiants soient en mesure d'expliciter et de justifier le
dispositif d'enquête de leur recherche de mémoire.
 Unités d’enseignement du Semestre 2 (S2)
Analyse des politiques sociales et sanitaires

Carine Vassy, maître de conférences à l'Université Paris-Nord (Paris-XIII)
Ce séminaire de sociologie et de sciences politiques s’intéresse aux origines intellectuelles du
questionnement sur les politiques publiques, comme par exemple les premières analyses du rôle de l’État.
Puis on présentera des recherches sur la construction et la mise sur agenda des problèmes publics, ainsi que
sur la mise en œuvre des politiques publiques, avec les concepts de bureaucratie et d’instrument. On
approfondira le rôle de certains acteurs, comme l’élite politico-administrative et les groupes d’intérêt, ainsi
que la question de l’expertise. On abordera aussi l’implication des citoyens ordinaires, par le biais des
mobilisations et des dispositifs participatifs. Ces concepts sont appliqués au domaine sanitaire et social
aujourd’hui en France, pour réfléchir aux modalités de l’action publique et au changement.
14
Anthropologie critique de l'aide humanitaire. Histoire, enjeux
contemporains et perspectives

Laetitia Atlani-Duault, directrice de recherche à l'IRD (TH)
Ce séminaire s’articulera en deux temps. Nous commencerons par retracer et analyser l’histoire des
recherches anthropologiques sur l’aide humanitaire, que nous réinterrogerons dans un second temps par le
bais d’une série d’études de cas récentes et/ou en cours marquées par les nouvelles réalités d’un monde
globalisé et les remises en questions et reconfigurations propres la discipline, mais aussi au monde de l’aide
internationale. Nous tenterons ainsi de dégager les enjeux contemporains et les perspectives d’une
anthropologie critique de l’aide humanitaire.
Pauvreté et assistance

Corinne Lanzarini, maîtresse de conférences à l'Université Paris-Nord (Paris-XIII)
On s'intéressera aux différentes formes et conceptions de la pauvreté, à l'évolution des modalités de prise en
charge et de traitement social des populations désignées.
On portera également attention aux différents acteurs en charge de la mise en oeuvre des politiques d'aide
sociale, allant des travailleurs sociaux, aux "faisant-fonction" et aux bénévoles présents dans les différentes
institutions d'aide sociale.
Enfin, on abordera l'analyse des relations entre bénéficiaires de l'aide sociale et les professionnels, par la
place du genre dans la précarité et l'aide sociale.
Travail et santé

Pascal Marichalar, chargé de recherche au CNRS
Ce cours est une initiation à l'étude sociologique des effets du travail sur la santé des travailleurs/ses. Il
introduit aux principaux outils pour identifier et mesurer la réalité des risques professionnels, des
expositions, ainsi que pour estimer les dégâts causés à la santé. L'accent est mis sur les rapports sociaux de
domination sous-jacents aux maux du travail, à différentes échelles : le rapport salarial, la relation patientmédecin, l'entreprise, l'État, les organisations transnationales. Le cours a une forte dimension historique. Il
montre que l'étude de la santé au travail permet d'aborder des questionnements classiques des sciences
sociales, comme la distinction entre le normal et le pathologique, l'impossible neutralité de la science, la
construction sociale de la responsabilité, la définition de l'État. L'étude de la situation en France est
privilégiée, tout en multipliant les éclairages sur d'autres pays. Le cours est ouvert à tous, dans la limite des
places disponisbles, les étudiants du Master SPPS étant prioritaires.
Le médicament : approches historiques, sociologiques,
anthropologiques





Maurice Cassier, directeur de recherche au CNRS (TH)
Sébastien Dalgalarrondo, chargé de recherche au CNRS
Jean-Paul Gaudillière, directeur d'études à l'EHESS, directeur de recherche à l'INSERM (TH)
Boris Hauray, chargé de recherche à l'INSERM
Richard Rechtman , directeur d'études à l'EHESS (TH)
15
Ce séminaire présentera une économie générale du médicament au cours du XIXe et du XXe siècles incluant
les aspects de régulation et d’appropriation, d’innovation et d’industrialisation, de marchés et d’usages,
d’activisme thérapeutique, de mondialisation. Il présentera les configurations d’acteurs qui concourent à
l’économie et à la politique du médicament incluant scientifiques, industriels, agences de sécurité sanitaire,
instituts de propriété industrielle, associations de patients, professionnels de la pharmacie et de la médecine,
assurances sociales, volontaires des essais cliniques, etc. Plusieurs séances seront dédiées à la globalisation
du médicament dans le cadre de l’internationalisation des essais cliniques, de l’émergence d’une industrie
pharmaceutique au Sud, notamment au Brésil et en Inde, pour les médicaments génériques ou les
médicaments à base de plantes, de l’internationalisation des normes de certification et des modèles de
régulation. Deux séances seront consacrées à la médicalisation par le médicament dans le champ du
vieillissement et des maladies mentales.
Les réformes de la protection sociale : perspectives internationales
comparées

Yohann Aucante, maître de conférences à l'EHESS
Cet enseignement de master s'inscrit dans la continuité d'un cours spécifique à la formation de master SPPS
et qui portait sur la généalogie des systèmes de welfare depuis le XIXe siècle, au travers d'un large panel
d'expériences nationales comparées. Si nous poursuivrons l'investigation des régimes de protection sociale et
de capitalisme, nous orienterons plus clairement l'analyse vers les réformes au sens large de la protection
sociale. Il est intéressant de noter que le lexique "réformiste", dans ce champ, est largement entendu dans un
sens négatif de contraction des dépenses et de la générosité des systèmes, plutôt que dans une acception
également progressiste dont il faut espérer qu'elle n'est pas complètement disparue. Par conséquent, nous
nous intéresserons à différentes logiques et dynamiques de ces réformes dans une perspective chronologique
et comparée volontairement très large, de manière à dépasser les frontières de l'occident et de l'état
providence européen. Nous porterons l'analyse, sous forme d'études de cas notamment, en direction des
espaces sud-américains, est-asiatiques ainsi qu'aux questions de développement en lien avec la protection
sociale. L'enseignement sera également ouvert sur le plan disciplinaire, utilisant les apports de la science
politique, de la sociologie, de l'économie politique et de l'histoire. En 2015, il proposera plusieurs séances
animées par des invités spécialistes des différents thèmes/aires que nous aborderons.
Enquête collective

Lara Mahi, ATER à l'EHESS
Séminaire obligatoire.
Ce séminaire s'inscrit dans la continuité du séminaire « Méthodologie de la recherche en sciences sociales »
et propose de consolider les acquis du premier semestre par la réalisation d'une enquête collective. A partir
d'un thème commun, les étudiants participeront à toutes les étapes qu'implique une recherche en sciences
sociales, de la construction de l'objet de recherche à la valorisation des résultats en passant par l'état des
lieux de la littérature, l'enquête de terrain (12 heures supplémentaires) et l'analyse du matériau. Ce séminaire
s'achèvera par une demi-journée d'étude publique au cours de laquelle les étudiants proposeront une
communication orale de leurs résultats et de leurs analyses.
16
ENSEIGNEMENTS DE M2 (deuxième année)
 Unités d’enseignement du Semestre 3 (S3) :
Atelier de lecture et d’écriture en sciences sociales

Lara Mahi, ATER à l'EHESS
Séminaire obligatoire.
Cet atelier de lecture et d'écriture en sciences sociales sera consacré au passage – parfois délicat – à la
rédaction de la recherche. Comment réaliser un plan ? Comment rédiger un résumé, une monographie ou un
chapitre de mémoire ? Comment se référer à des auteurs ? Comment mobiliser son matériau de terrain ? Au
cours des séances, qui se voudront davantage pratiques que théoriques, les étudiants seront invités à réaliser
des lectures critiques de travaux scientifiques (dans leur forme provisoire ou définitive) en discutant les
atouts et les faiblesses de ces derniers. Les étudiants sont vivement invités à profiter de ce séminaire pour
soumettre leurs propres travaux au groupe. À l'issue du séminaire, l'objectif est que les étudiants aient rédigé
un état des lieux de la littérature sur leur objet de recherche de mémoire.
Action thérapeutique et parole


Pascale Haag, maître de conférences à l'EHESS
Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky, professeur à l'INaLCO (TH)
Ce séminaire poursuit son objectif de faire dialoguer l'anthropologie et la psychologie, la recherche et la
clinique. Pour la seconde année, il est centré sur la notion d’action thérapeutique et tout particulièrement sur
la place qu'y occupe la parole. À la lumière de ce prisme, nous nous intéresserons aux différentes modalités
de la parole qui interviennent dans les pratiques de soin – cela aussi bien en milieu institutionnel français
que dans les espaces de soin traditionnels d’Asie du Sud. La parole se situe au centre de ce questionnement
sur l’action thérapeutique, elle dont l’efficacité symbolique a été développée par l’anthropologie
structurale, dont « l’influence » et le pouvoir de suggestion ont été soulignés aussi bien par
l’ethnopsychiatrie que par différents courants de thérapies brèves, et dont le signifiant constitue la base de
l'approche psychanalytique.
Addictions et risques : enjeux sociologiques contemporains, terrains
et méthodes

Marie Jauffret-Roustide, chargée de recherche à l'INSERM
Le paradigme du risque structure actuellement la question des addictions, à la fois dans la sphère sociale et
dans le champ de la recherche. Les produits psychoactifs se diffusent, les usages sociaux des produits
évoluent et les réponses publiques oscillent entre des logiques de santé publique et de sécurité publique en
France. Les addictions constituent un objet de recherche marqué par la complexité, en raison de la charge
émotionnelle liée à cette question et du caractère illégal de la pratique d'usage de drogues. Une approche
pluridisciplinaire et une diversité des méthodes est donc indispensable afin d'appréhender les différentes
facettes de cette question de recherche.
Ce séminaire aura pour objectif de présenter les principaux enjeux sociologiques contemporains en cours
dans le champ des addictions, et de sensibiliser à l'apport de l'approche pluridisciplinaire (sociologie,
démographie, épidémiologie, anthropologie et philosophie) et de la diversité des méthodes quantitatives et
qualitatives pour étudier les addictions comme objet de recherche. Différentes recherches seront présentées,
en s'attachant à décrire les référentiels des politiques publiques, le travail de terrain auprès des usagers de
17
drogues, la recherche communautaire et la phase de restitution des résultats d'enquête. Les questions
méthodologiques de représentativité des enquêtes, de qualité du recueil des données et de construction des
catégories sociales autour des figures de l’addiction seront également interrogées.
Anthropologie et psychanalyse

Bertrand Pulman, professeur à l'Université Paris-Nord (Paris-XIII) (TH)
Il s’agira d’étudier l’articulation entre l’inconscient et la culture à partir d’une lecture du texte freudien et de
certains de ses prolongements anthropologiques. L’enseignement comportera d’abord un rappel relatif à
certaines notions-clés jouant un rôle essentiel dans la théorie freudienne de la culture : refoulement, aprèscoup, fantasmes originaires, ambivalence, sublimation, etc. Nous étudierons ensuite le cheminement ayant
conduit Freud à s’intéresser aux fondements du lien social, et nous analyserons la théorie freudienne de la
culture telle qu’elle s’exprime en particulier dans Totem et tabou. Sur cette base, nous explorerons les
relations entre les travaux de Lévi-Strauss sur l’alliance et les considérations de Freud sur « l’horreur de
l’inceste ». Nous nous livrerons enfin à une analyse critique de travaux se situant aux frontières de
l’anthropologie et de la psychanalyse (Malinowski, Jones, Roheim, Mead, etc.), pour problématiser la notion
anthropologique de « terrain » en l’envisageant dans ses dimensions transférentielles.
Atelier jeunes chercheurs Handicap(s) et Sociétés


Jean-François Ravaud, directeur de recherche à l'INSERM (TH)
Isabelle Ville, directrice d'études à l'EHESS, directrice de recherche à l'INSERM (TH)
Cet atelier mensuel s’adresse aux jeunes chercheurs engagés dans un travail de recherche sur le handicap. Il
est organisé avec le réseau de jeunes chercheurs du programme Handicaps et Sociétés de l’EHESS.
La question du handicap croise différentes approches des sciences humaines et sociales. Une attention
particulière sera ainsi portée aux travaux des disability studies, aux catégories et concepts, aux politiques
publiques, au traitement social du handicap, à la question de l’expérience.
Les séances offriront aux jeunes chercheurs un espace de présentation et de discussion des travaux en cours.
Les questions pratiques rencontrées (publications, orientation professionnelle) ainsi que les problèmes
méthodologiques (position vis-à-vis du handicap, recherche participative) feront l’objet d’une réflexion
collective. L’inscription à l’atelier est ouverte à tous, sans restriction d’appartenance institutionnelle.
Cancer et sciences sociales



Marc Bessin, chargé de recherche au CNRS
Benjamin Derbez , contrat postdoctoral à l'EHESS
Zoé Rollin , doctorant contractuel à l'EHESS
Dans un contexte d’émergence de la question du cancer en sciences sociales, ce séminaire se propose de
faire le point sur quelques grandes orientations de la recherche contemporaine sur cet objet. Il s’agira de
donner des grands repères sur les travaux académiques, en sociologie, anthropologie et histoire. Quatre axes
seront privilégiés : l’approche biomédicale du cancer, les inégalités socio-économiques, et les expériences
individuelles et collectives en lien avec cette pathologie.
Le séminaire s’articulera autour de discussions de textes classiques et contemporains.
Citoyennetés académiques : Slow science et recherche-action




Véronique Bayer, formatrice à l'ETSUP
Marc Bessin, chargé de recherche au CNRS
Isabelle Bourgeois, sociologue à Icône Médiation Santé
Pascale Haag, maître de conférences à l'EHESS
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

Anne Marchand, doctorante à l'Université d'Evry
Zoé Rollin , doctorant contractuel à l'EHESS
Ce séminaire interroge la place du chercheur dans la société, « l’utilité » de son travail, sa commune
humanité avec ses enquêtés et son engagement citoyen. Le mouvement actuel de restructuration des
institutions de la production et de la transmission des connaissances transforme le monde académique selon
une certaine logique de l’excellence, désormais bien ancrée, qui tend à assigner l’expertise aux seuls
chercheurs, tout en leur imposant d’intéresser les partenaires industriels ou culturels, en adaptant leurs
temporalités à celles du marché. Nous plaidons pour une autre conception de la citoyenneté académique, qui
loin de défendre une autonomie de la recherche, redonne aux acteurs ordinaires leur part d’expertise et
impose aux chercheurs de tisser avec eux de nouveaux liens de coopération, en ne négligeant pas leur
demande sociale et ce qui doit leur être restitué du travail scientifique. Notre dynamique s’inspire de
l’épistémologie féministe de la connaissance située qui a renouvelé la question de la neutralité et du point de
vue et des approches du care qui aident à nous méfier des dichotomies (ombres/lumières ; privé/public ;
profane/expert…) structurant la démarche scientifique. Nous nous intéresserons aux recherches-action,
interventionnelles ou communautaires, qui, par définition, agissent sur le réel autant qu’elles l’observent, en
prenant pour base que la présence du chercheur modifie forcément son terrain, et que la réflexivité vaut
mieux que la prétendue neutralité chère aux tenants du positivisme. Différentes temporalités s’articulent
dans ces démarches scientifiques, et il s’avère dès lors heuristique de les analyser à l’aune des valeurs du
mouvement Slow science qui propose de résister à l’esprit gestionnaire en prenant le temps de la coopération
scientifique pour défendre l’inventivité et la liberté du chercheur, sans le confiner dans sa tour d’Ivoire. Ces
tensions seront observées à partir de recherches-action menées dans les domaines de l’éducation, de la santé
et du travail social.
Construire une histoire de la santé publique


Patrice Bourdelais, directeur d'études à l'EHESS (TH)
Anne Rasmussen, maître de conférences à l'Université de Strasbourg
Le séminaire se consacre à la construction de la santé publique du XIXe au XXIe siècle dans une perspective
historienne. Il prend pour objet les processus politiques – de la police médicale à l’hygiène publique et à la
gouvernance sanitaire contemporaine – et les dynamiques sociales à l’œuvre dans l’élaboration d’un
ensemble de savoirs, de pratiques, d’institutions et de dispositifs de santé publique. Il s’intéresse à
l’élaboration des catégories d’analyse qui en rendent compte et aux débats historiographiques qui en
relèvent.
Cette année, le séminaire poursuivra son activité de recherche selon les deux axes qu’il privilégie depuis
deux ans : d’une part, la construction du champ « santé et humanitaire », incluant le thème des
vulnérabilités ; d’autre part, l’expérience et la gestion politique, sociale et sanitaire des grandes maladies
infectieuses en Europe occidentale au cours de la première moitié du XXe siècle, à partir de terrains centrés
sur des pathologies (tuberculose, fièvre typhoïde, typhus, grippe) mais aussi sur des pratiques thérapeutiques
(nouveaux agents thérapeutiques, vaccinations).
Le séminaire assure par ailleurs une veille historiographique prenant en compte les travaux récents du
domaine, qui constitue l’objet de quatre journées d’étude au cours de l’année, dont deux sont tout
particulièrement destinées à proposer aux étudiants en cours de recherche une introduction à la bibliographie
récente, aux questionnements et aux débats de l’histoire de la santé publique.
19
Ethnographie publique

Didier Fassin, directeur d'études à l'EHESS, professeur à l'Institute for Advanced Study, Princeton
(TH)
Au cours de la dernière décennie, la question de la publicisation des sciences sociales a fait l’objet
d’importantes discussions en sociologie et, à un moindre degré, en anthropologie, en Amérique du Nord
mais aussi en Europe et ailleurs. Les travaux posant cette question ont surtout procédé d’une démarche
militante cherchant à promouvoir une sociologie ou une anthropologie publiques. L’objet du séminaire est
de passer de cette posture normative à une approche analytique s’efforçant d’appréhender les enjeux, les
limites, les difficultés de cette publicisation. On peut du reste distinguer les deux opérations qui la
composent : l’une consistant à « populariser », c’est-à-dire à rendre accessible et aimable ; l’autre visant à
« politiser », au sens de mettre en débat, voire traduire en action. Il s’agit donc de problématiser le rapport
des sciences sociales avec leurs publics, en interrogeant d’abord la notion même de publics à partir de
Dewey, Habermas et Warner, et en examinant ensuite les conditions de possibilité de la publicisation en
fonction notamment de la structuration des champs intellectuel, académique et politique, à partir de
Gramsci, Foucault et Bourdieu. Il s’agit également de discuter la spécificité de la publicisation de
l’ethnographie, en tant qu’à la fois elle donne à découvrir un terrain de recherche et ses constats empiriques,
par opposition à des démarches quantitatives ou purement théoriques par exemple, et suppose un travail
particulier d’écriture restituant des scènes, des moments, des contextes, et une présence. On sera attentif
aussi bien à la production qu’à la réception de cette ethnographie. On prolongera enfin cette analyse par une
réflexion sur les rapports entre ethnographie et démocratie. Le séminaire associera des exposés généraux,
des interventions d’invités et des commentaires de lectures par les participants.
Formation des systèmes scandinaves de protection sociale

Yohann Aucante, maître de conférences à l'EHESS
Le séminaire arrive à la fin d'un cycle chronologique pour se rapprocher de la période la plus contemporaine,
tout en conservant sa dimension historique et comparative (Danemark, Norvège et Suède ; Finlande et
Islande au second plan). Dans la continuité de l'année précédente, on observera plus particulièrement la
période 1960-2000 en centrant les questionnements sur les transformations et les difficultés des modes de
gouvernement dans l'État social, sur les échelles et les recompositions territoriales spécifiques qui jouent un
rôle essentiel dans la gouvernance de la protection sociale ainsi que sur les problèmes normatifs et concrets
liés aux ambitions d'universalisation des politiques et services sociaux. Les remises en question des
programmes sociaux-démocrates, la critique (re)naissante de l'État-providence par différents courants
idéologiques, et les premiers cycles de réformes paramétriques et structurelles dans les différents secteurs
(retraites, santé, emploi/chômage, etc.) seront étudiés à l'aune d'une région nordique souvent prise pour
exemple. On accordera une attention particulière à la discussion sur l'émergence des politiques dites de
"flex-sécurité" en lien avec la croissance du chômage, à la question des "nouveaux" besoins et services
sociaux liés au vieillissement, au travail féminin, aux recompositions familiales et à l'immigration, ainsi qu'à
la question du handicap (autour d'Anders Gustavsson, invité à l'EHESS). L'importance marquée des
communes et niveaux de gouvernement locaux dans l'administration de ces services restera une question
centrale du séminaire.
Génétique, biotechnologies et société


Joëlle Vailly, chargée de recherche à l'INSERM (TH)
Carine Vassy, maître de conférences à l'Université Paris-Nord (Paris-XIII)
Avec des approches sociologiques et anthropologiques, ce séminaire analyse les enjeux sociaux d’une
science en évolution rapide, la génétique, et d’autres biotechnologies connexes. Cette discipline a renouvelé
la représentation de l’hérédité, en mettant l’accent sur une forme de déterminisme biologique. Elle ouvre de
20
nouvelles perspectives en matière de maîtrise de la reproduction, avec le diagnostic prénatal des anomalies
fœtales, et de gestion des risques sanitaires individuels, avec les tests génétiques. Elle a également des
applications dans le domaine du maintien de l’ordre, avec les bases de données génétiques constituées à des
fins policières, et dans le domaine agro-alimentaire, avec les OGM. La plupart de ces innovations
s’accompagnent d’un changement de normes sociales. Comment les liens familiaux, les identités sociales,
les pratiques cliniques et les formes de citoyenneté sont-ils transformés par la génétique ?
Genre et temporalités de la question sociale

Marc Bessin, chargé de recherche au CNRS
Ce séminaire poursuit ses investigations sur les temporalités sexuées du care ; il entend ainsi étudier les
enjeux politiques des interventions pour autrui (médico-sociales et plus largement tous types
d’accompagnement de la personne) et contribuer à une sociologie des présences sociales. Celle-ci consiste
en une description et une analyse des prises en charge et des pratiques d’accompagnement et de soins, ces
activités professionnelles ou profanes étant observées comme des processus (attention et écoute, élaboration
et coordination, émotions et actions concrètes, réception…) et envisagées dans leurs dimensions à la fois
morales et pratiques, à partir de leurs enjeux de temporalisation et de sexuation. Envisager en ces termes les
relations qui s’établissent entre une ou plusieurs personnes dans le besoin et des professionnel-le-s ou
profanes qui tentent d’y répondre, permet de ne pas se limiter à une situation dyadique et de ne pas la
restreindre au moment présent. Cette présence s’inscrit dans des dispositifs de la société qu’il faut considérer
pour situer les enjeux politiques de la question sociale, afin de ne pas céder à leur délimitation à la sphère
privée et individuelle.
On s’intéressera plus particulièrement cette année aux énigmes phénoménologiques des présences sociales,
que l’on peut appréhender aussi comme des supports sociaux (Castel) qui permettent d’étayer les individus
pour tenir en société. Le couple présence/absence inhérent à toute relation sociale, les présences virtuelles
et/ou non humaines et les différentes modalités que peuvent prendre les prises en charge ou les
accompagnements seront ainsi étudiés, sous différents registres.
Le séminaire fonctionnera sur la base de présentations de recherches et de lectures de textes. Certaines
séances basées sur des interventions d’invité-e-s seront préparées par des discussions sur leurs publications.
Histoire de la famille

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Marie-Pierre Arrizabalaga, maître de conférences à l'Université de Cergy-Pontoise
Lucia Carle, professeur à l'Université de Florence, Italie
Claudia Contente, enseignant-chercheur à l'Université Pompeu Fabra, Barcelona
Helena Da Silva, enseignant-chercheur, Université du Havre, GRIC/EA4314
Marius Eppel, enseignant-chercheur Université Babes-Bolyai de Cluj, Roumanie
Antoinette Fauve-Chamoux, maîtresse de conférences à l'EHESS (*)
Mary Louise Nagata, professeur à l'Université Francis Marion, USA
Nous aborderons les modèles de pouvoir dans le cadre de la famille, les conditions de co-résidence des
individus apparentés ou non au sein des unités domestiques, la formation des couples, légitimes ou non, leur
dissolution, la transmission transgénérationnelle du patrimoine, la condition des veuves, des personnes âgées
et des célibataires, l’avenir des enfants et leur mobilité géographique et sociale suivant la position dans la
fratrie, le genre et le marché du travail.
Seront examinées les différentes juridictions et les pratiques morales et coutumières concernant l’autorité du
chef de famille (homme ou femme) sur les membres de ménage, cherchant à définir quels sont les devoirs et
obligations des parents. Dans une optique largement comparative, nous chercherons à mettre en évidence les
interactions entre, d’une part, le changement social et, d’autre part, les stratégies individuelles et collectives
concernant les comportements de reproduction démographique aussi bien que socio-économique et les choix
de vie. On s’attachera enfin aux rôles respectifs joués historiquement par les réseaux de parenté, la
communauté, les rituels coutumiers, la religion et l’État sur la famille.
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Histoire de la médecine et des savoirs sur le corps


Anne Carol, professeur à Aix-Marseille Université (TH)
Rafael Mandressi, chargé de recherche au CNRS
L’histoire de la médecine peut être envisagée sous des aspects très variés, que ce séminaire a pour vocation
d’intégrer : des doctrines aux institutions, des textes aux objets, de la formation des savoirs à leurs multiples
usages, de l’enseignement de la médecine aux enjeux de l’expertise, de l’identité professionnelle des
médecins aux pratiques de santé. Aussi vise-t-on une histoire intellectuelle et sociale des cultures médicales.
Cela engage la saisie historique des modes des opérations d’investissement du corps en tant qu’objet de
science, ainsi que la place de la médecine dans le système des savoirs, quelle que soit l’époque considérée.
Dans cette perspective, on s’intéressera notamment cette année aux relations entre médecine et politique
dans la longue durée.
Histoire du corps, objets, méthodes

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Thierry Pillon, professeur à l'Université de Rouen (TH)
Georges Vigarello, directeur d'études à l'EHESS (*)
Le corps a longtemps été « oublié » par les historiens. Les sciences sociales pourtant en ont révélé
l’importance et la profondeur. Son originalité est d’être à la croisée de l’enveloppe individuelle et de
l’expérience sociale. Ses objets s’étendent des investissements les plus sensibles aux représentations les plus
« travaillées ». Comment entendre pourtant, dans son trajet historique cette notion de corps qui relève de
sciences et de regards différents ?
Le séminaire s’attachera d’abord à affronter ces épistémologies hétérogènes, celles validant les approches de
sciences biologiques autant que les approches de sciences humaines. Il s’attardera aux points de rencontres
possibles : la manière par exemple dont certains imaginaires culturels nourrissent des modèles croisant les
deux champs et donnant une relative unité à l’objet.
Le séminaire s’attachera surtout à montrer comment « des » objets concernant le corps (longtemps négligés
ou conçus comme a-historiques) peuvent concrètement être construits dans le travail de l’historien, devenus
susceptibles de révéler ruptures et changements temporels, comme ruptures et changements culturels. Les
exemples sont nombreux à cet égard. Limitons-nous à quelques-uns d’entre eux : les formes du corps par
exemple varient avec le temps comme varient les investissements à leur égard, les explications de leurs
structures, celles de leur mode d’acquisition (l’obésité en étant une illustration parmi bien d’autres) ; la
vision de l’ « activité » aussi change, dans la représentation de ses « fonctionnements » (le moteur, les
mécanismes, les dispositifs…) comme dans celle de ses effets. Il n’est jusqu’à la perception intime du corps
qui peut être soumise à l’interrogation de l’historien : les modes de notation dont elle est l’objet,
l’importance qui lui est attribuée, les indices qui en sont retenus. L’histoire du corps, dans ce dernier cas,
devient tout simplement l’histoire du sujet.
Quelques grandes représentations « unifiantes », enfin, sont repérables à chaque époque. Elles concernent le
fonctionnement du corps, la vision de ses qualités, celle de ses efficacités. Elles ont une histoire. Ce sont
elles qui peuvent « rassembler » des pratiques diverses. Ces sont elles qui justifient une « histoire du corps ».
C’est vers cet effort de synthèse que s’orienteront les préoccupations de recherche et d’enseignement, à
partir de séries de livres, à partir d’images aussi, et d’exemples les plus concrets.
Histoire sociale et politique des populations
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Yohann Aucante, maître de conférences à l'EHESS
Luc Berlivet, chargé de recherche au CNRS
Patrice Bourdelais, directeur d'études à l'EHESS (TH)
Fabrice Cahen, chargé de recherche à l'INED
Christophe Capuano, maître de conférences à l'Université Lumière (Lyon-II)
Thomas Cayet,
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Marie-Emmanuelle Chessel, directrice de recherche au CNRS (TH)
Caroline Douki, maîtresse de conférences à l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis (Paris-VIII)
Laura Lee Downs, directrice d'études à l'EHESS (TH)
Antoinette Fauve-Chamoux, maîtresse de conférences à l'EHESS (*)
Hélène Frouard, ingénieure de recherche au CNRS
Ivan Jablonka, professeur à l'Université Paris-Nord (Paris-XIII) (TH)
Morgane Labbé, maîtresse de conférences à l'EHESS
Pap Ndiaye, professeur à Sciences Po (TH)
Christelle Rabier, maîtresse de conférences à l'EHESS
Judith Rainhorn, maîtresse de conférences à l'Université de Valenciennes
Élodie Richard, chargée de recherche au CNRS
Paul-André Rosental, professeur à Sciences Po (TH)
Alessandro Stanziani, directeur d'études à l'EHESS (TH)
Bernard Thomann, maître de conférences à l'INaLCO (TH)
Ce séminaire collectif commun à Sciences Po et à l’EHESS réunit l’équipe ESOPP. Il explore les
problématiques contemporaines de l’histoire sociale et politique des populations : prise en compte du
caractère « construit » de la population ; articulation entre étude des pratiques, des savoirs et des institutions
; relecture, par le biais des objets démographiques (mortalité, migrations, familles) de l’histoire des
politiques sociales, de l’hygiène publique ou de l’environnement. C’est toute la question de la fabrication et
de la régulation des sociétés par elles-mêmes qui est ainsi posée, par une approche qui prête une attention
particulière aux limites de l’action étatique. Le groupe réunit historiens, politistes, sociologues, et fait appel
aux contributions de chercheurs étrangers partenaires de l’équipe.
Immigration et sciences sociales


Nancy L. Green, directrice d'études à l'EHESS (TH)
Gérard Noiriel, directeur d'études à l'EHESS (TH)
Le séminaire, qui sera assuré en alternance chaque année par l'un des deux co-responsables, se veut une
introduction au champ de recherches sur les migrations contemporaines abordé dans une perspective sociohistorique. Il sera centré cette année sur l’histoire de l’immigration en France, avec des aperçus sur d’autres
contextes nationaux. On insistera plus particulièrement sur les questions économiques, sociales, juridiques et
culturelles. Une participation active sera demandée aux étudiants lors de chacune des séances.
La naturalisation des inégalités : déterminisme héréditaire et
influences environnementales dans l’explication des différences
entre populations humaines (XIXe-XXIe siècle)

Luc Berlivet, chargé de recherche au CNRS
L’objet du séminaire est d’analyser les modes de rationalisation des différences (imaginaires/présumées ou
avérées) entre populations et individus et leur mobilisation dans les débats publics sur les inégalités, depuis
le milieu du XIXe siècle. Dans cette perspective, on se propose d’étudier l’évolution conjointe de deux
registres d’explication complémentaires et profondément imbriqués : la transmission héréditaire de
caractères somatiques et mentaux, d’une part, et l’influence de l'environnement, naturel autant que social, de
l’autre. La contribution respective des différents types de savoir : médical, anthropologique, biologique,
sociologique, etc., sera abordée en s’intéressant aux polarités du champ scientifique autant qu'aux modes de
politisation des catégories savantes. On s’emploiera à identifier les principales problématisations de
l’hérédité et de l’environnement en confrontant les approches dominantes en Grande-Bretagne, aux ÉtatsUnis, en Allemagne et en Scandinavie, ainsi que dans un espace « latin » qui s’étendait de la Roumanie à
l’Amérique du Sud, en passant par l’Italie, la France et l’Amérique centrale.
23
Le nouvel esprit de la psychiatrie et de la santé mentale : histoire,
philosophie, sociologie



Pierre-Henri Castel, directeur de recherche au CNRS (TH)
Alain Ehrenberg, directeur de recherche au CNRS (TH)
Nicolas Henckes, chargé de recherche au CNRS
Ce séminaire vise à proposer un espace de réflexion au croisement de l’histoire, la sociologie,
l’anthropologie et la philosophie sur les transformations contemporaines de la psychiatrie et de la santé
mentale. Il s’organisera autour de cinq axes :
1. Les neurosciences cognitives et leur impact sur la reconfiguration générale des questions de santé
mentale et de psychiatrie.
2. L’enfance et l’adolescence, où une attention particulière sera portée sur les questions de petite
enfance et d’intervention précoce, avec une mise en perspective du poids croissant que ces enjeux
prennent dans les politiques publiques au croisement de la santé mentale et de la lutte contre les
inégalités et la pauvreté.
3. Les transformations induites par la chronicité des maladies mentales dans un contexte où les patients
psychiatriques vivent dans la cité, où les notions de rétablissement et de fonctionnement social
viennent modifier l’ambition traditionnelle de guérir des symptômes.
4. Les relations entre changements des pathologies mentales et changements sociaux.
5. Des recherches méthodologiques et conceptuelles visant à remplir peu à peu une boîte à outils
théoriques susceptibles d’être exploités de façon transdisciplinaire. Nous envisageons de discuter et
de clarifier des notions compliquées, en débat ou, au contraire, dangereusement banalisées
aujourd’hui : looping effect, naturalisation de l’intentionnalité, care, usages des statistiques en
génétique, en épidémiologie, ou dans l’évaluation des thérapies, théories variées des émotions et de
l’affect, la liste demeurant ouverte
Sur chacun de ces thèmes, nous favoriserons la démarche comparative et le recul historique, mais aussi la
réflexion sur les politiques publiques de la santé mentale et de la psychiatrie.
Le temps des populations

Noël Bonneuil, directeur d'études à l'EHESS, directeur de recherche à l'INED (TH)
Introduction à la modélisation des dynamiques démographiques dans leur contexte historique, économique
ou social.
Liens sociaux et régimes d’attachement. Du local au national

Serge Paugam, directeur d'études à l'EHESS (TH)
Comment faire société à partir d’individus liés entre eux et aux institutions de façon inégale ? Pour répondre
à cette question, nous partirons des différents types de liens qui attachent les individus entre eux et à la
société dans son ensemble et nous analyserons comment ces liens sociaux sont entrecroisés de façon
normative dans chaque société et comment à partir de cet entrecroisement spécifique se produit la régulation
de la vie sociale. Cette approche rejoint la distinction qu’opérait Durkheim entre les deux concepts
d’intégration et de régulation. L’intégration à la société est assurée par les liens sociaux que les individus
s’efforcent de construire au cours de leur socialisation en se conformant aux normes sociales en vigueur
tandis que la régulation procède de l’entrecroisement normatif de ces liens sociaux qui permet l’intégration
de la société dans son ensemble. C’est dans le sens de cette régulation sociale globale que nous pouvons
parler de régime d’attachement. Dans le prolongement du séminaire de l’année dernière sur la typologie et la
comparaison de ces régimes (familialiste, volontariste, organiciste et universaliste), il s’agira cette année de
24
mettre à l’épreuve ce cadre analytique en le soumettant à des données empiriques issues d’enquêtes réalisées
aussi bien à l’échelle locale (dans les espaces urbains notamment) qu’à l’échelle nationale (comparaison de
grandes enquêtes sur les conditions de vie et les valeurs) et en croisant les méthodes quantitatives et
qualitatives.
Mobilisation du droit, mobilisations pour les droits dans le champ
du handicap


Emmanuelle Fillion, maître de conférences MSSH-EHESP
Jean-François Ravaud, directeur de recherche à l'INSERM (TH)
Ce séminaire de recherche conjoint entre l’EHESS et l’EHESP s’inscrit dans le cadre de l’activité de la
Maison des Sciences Sociales du Handicap.
Il s’attache aux droits des personnes comme cause de mobilisation. Cette cause s’est affirmée avec force
depuis trente à quarante ans en Amérique du Nord, plus récemment en Europe et en France. Or, la
mobilisation des droits des personnes participe d’une reconfiguration du champ du handicap. Sur le plan
politique, les collectifs, longtemps engagés en faveur de la réadaptation, ou plus récemment de la
compensation, sont désormais actifs dans la lutte contre les discriminations et la défense des droits
fondamentaux.
Nous analyserons la façon dont la cause des droits a transformé concrètement la vie des personnes
handicapées, quelles transformations elle a induites au sein des mobilisations existantes, quels nouveaux
types de collectifs et de répertoires d’action elle a suscités, etc.
Nous ouvrirons deux lignes de comparaison pour observer quelles convergences et quelles spécificités les
associations de personnes handicapées entretiennent avec d’autres collectifs :


à l’échelle internationale, avec les organisations européennes ou nord-américaines ;
avec différents collectifs engagés dans la lutte contre les discriminations (féministes, anti-racistes…).
Des « acteurs témoins » dans le champ du handicap et des mobilisations en faveur des droits (militants,
juristes, professionnels du médico-social…) interviendront avec des chercheurs en sciences sociales pour
produire des retours d’expérience et analyser les leçons politiques de ces mobilisations.
Parentalités, représentations, expériences



Benoit Ceroux,
Benoît Hachet, professeur agrégé à l'EHESS
Renaud Orain, maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Ce séminaire, organisé conjointement par la Caisse nationale des allocations familiales, l’Institut
démographique de l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1) et l’Institut de recherche interdisciplinaire sur
les enjeux Sociaux, a pour objectif de mutualiser les recherches contemporaines autour de la parentalité dans
un ancrage empirique. Pour cette première année, l’orientation est principalement sociologique, même si on
ne s’interdit pas d’interroger l’apport d’autres disciplines. Il est ouvert aux masterants, doctorants et
chercheurs qui interviennent dans ce champ.
Depuis les années 1970, les transformations des modèles familiaux ont été importantes, notamment
l’augmentation des séparations et des naissances hors mariages. Ces évolutions ont donné lieu à une
multiplication de travaux académiques visant à déconstruire les modèles traditionnels. On assiste à une
redéfinition de la/les famille(s), autour de l’enfant plutôt que du couple parental. Cette redéfinition permet
d’englober de multiples configurations et histoires familiales. En outre, les préoccupations autour du droit
des enfants (Convention internationale des droits de l’enfant) et de leur bien-être servent désormais de
principe de régulation des politiques publiques. Une pression normative pèse sur les mères et pères autour de
la figure du « bon parent », que la multiplication d’ouvrages et de manuels de vulgarisation du savoir être25
faire parent vient conforter.
Le terme « parentalité » - qu’il s’agira d’interroger- est apparu dans les années 1950 en psychanalyse pour
désigner le processus psychique conduisant à devenir mère ou père, est au cœur de ce double mouvement de
diversification des configurations familiales et d’injonction normative à l’égard des responsabilités
parentales. Repris par les sciences sociales, ce terme désigne la fonction parentale, assumée potentiellement
par une pluralité d’acteurs, au sein de trajectoires familiales multiples (monoparentalité, beau-parentalité,
homoparentalité…), le terme « parentalité » renvoie également au vécu des pratiques parentales. Les termes
anglo-saxons de « parenthood » et de « parenting » recouvrent ces dimensions de condition parentale et de
pratique parentale.
L’objectif de ce séminaire est d’étudier les tensions entre les représentations du rôle de parent et
l’expérience concrète d’être parent, au regard du genre, de l’origine sociale, des conditions familiales (statut
conjugal, taille de la fratrie,…), des ressources économiques ou culturelles, etc.
Politiques de population en Europe de l’Est au XXe siècle. Entre
réforme sociale et biopolitique

Morgane Labbé, maîtresse de conférences à l'EHESS
Les politiques de population ont été au XXe siècle en Europe de l’Est, les instruments de la genèse violente
des États nationaux et d’une modernité politique conduisant à l’avènement de sociétés de masse
embrigadées par les dictatures nationalistes ou communistes. Une historiographie importante et rigoureuse,
au moyen de formulations quantitatives ou narratives, remplit aujourd’hui, les pages de ces « livres noirs »
de l’histoire de l’Europe de l’Est. Cette historiographie tend néanmoins à placer les politiques de population
est-européennes sur une trajectoire spécifique, qui, à distance des politiques libérales occidentales, les aurait
prédestinées, à l’ombre des empires et des révolutions, à adopter les formes les plus coercitives, voire
totalitaires, dans un continuum temporel liant déplacements de population, purification ethnique, eugénisme
et pronatalisme.
Ce séminaire ne remet pas en cause la spécificité de ces politiques forcées de population, mais propose une
autre démarche, plus inclusive des autres formes de régulation démographique qu’ont aussi connues ces
régimes européens. À l’écart des approches typologiques bâties sur les échelles de coercition et de contrôle,
on suivra d’abord les renouvellements conceptuels d’une historiographie, principalement anglo-saxonne,
inspirée de l’imperial turn, qui met en avant d’autres catégories pour appréhender les modalités politiques de
l’existence des populations : formes multiples d’appartenance identitaire, de citoyenneté et de loyauté
politiques, connexion des expériences impériales et nationales, décloisonnement des périodisations
politiques. Au bénéfice de ces nouvelles approches, le séminaire s’interrogera sur le rapport, encore peu
exploré dans l’espace centre-européen, entre biopolitique et politique de welfare. Centré cette année sur une
première période allant du tournant du siècle à l’Entre-deux-guerres, il portera sur la question des rapports
entre politiques de population, mouvements de réforme sociale et activisme national, et accordera une
attention particulière à l’enchevêtrement des expériences et des projets aux différentes échelles, de l’empire
à la municipalité.
Produire des subjectivités, ethnographie de l'intime

Richard Rechtman , directeur d'études à l'EHESS (TH)
À partir des recherches développées l’an passé sur la place du sujet dans l’écriture contemporaine de la
recherche en sciences sociales, le séminaire se penchera cette année sur les expériences de fictionarisation et
la place de la fiction dans l’écriture scientifique. L’écriture étant ici entendue au sens le plus large, à savoir
ce qui rend communicable la production de résultats de recherches. En partant des travaux sur le génocide
cambodgien et de sa mise en récit dans les processus mémoriels actuels, il s’agira d’interroger les modalités
d’expression des narrations de l’intime qui constituent non pas la trame historique de l’évènement, mais bien
plus sa signature sensible. Comment rendre compte de ce sensible, comment dévoiler les processus internes
singuliers, comment dire l’indicible ? En d’autres termes, comment faire une ethnographie de l’intime ?
26
Il s’agira donc reprendre par le biais d’une lecture critique les grands concepts et notions qui ont forgé l’idée
que l’on se fait de l’expérience de la violence génocidaire : le traumatisme, l’indicible, la désubjectivation,
la déshumanisation...
Quand le handicap interroge la naissance. Entre eugénisme et
prévention


Sophia Rosman, ingénieure de recherche à l'INSERM
Isabelle Ville, directrice d'études à l'EHESS, directrice de recherche à l'INSERM (TH)
Le séminaire propose une analyse des modalités du traitement social des handicaps mis en œuvre dans le
champ de la périnatalité qui s’appuie sur plusieurs corpus de données : historiques (séminaire de témoins),
ethnographies comparatives, enquête par questionnaire. A partir d’une histoire croisée des sciences et des
techniques, de la clinique et des dispositifs de santé publique qui encadrent l’avortement thérapeutique et le
suivi des grossesses, d’une part, d’une analyse des pratiques du diagnostic prénatal dans plusieurs pays aux
modes de régulations différents, d’autre part, nous chercherons à comprendre les logiques d’action et les
significations du handicap produites dans le champ de la périnatalité, dans un contexte marqué par les
exigences d’une médecine fondée sur les preuves, d’une démocratie sanitaire et d’une montée de la
judiciarisation de la médecine.
Regards croisés sur la petite enfance

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

Doris Bonnet, directrice de recherche à l'IRD (*) (TH)
Charles-Edouard de Suremain, chargé de recherche à l'IRD (TH)
Vincent Gourdon, chargé de recherche au CNRS (TH)
Catherine Rollet, professeur à l'Université de Versailles Saint-Quentin (*) (TH)
Le séminaire explore les différents champs de recherche de l’anthropologie et de l’histoire de la petite
enfance. On cherche à appréhender les différentes cultures de l’enfance et ses diverses constructions sociales
à partir des représentations sociales et symboliques des familles, des discours et pratiques des personnels de
santé et selon les politiques publiques en charge de la protection sociale. On envisage aussi l’étude des
conceptions relatives au développement de l’enfant, en privilégiant sa part active et négociative, en
particulier dans ses interactions avec ses parents, mais aussi avec sa fratrie, son entourage élargi, et toutes les
personnes en charge de son éducation et de sa santé. Le séminaire combine des approches tirées à la fois de
l’étude des sociétés en développement (Afrique, Amérique du sud, Asie) et de celle des sociétés
européennes anciennes et modernes afin de confronter ces divers travaux aux questionnements de la société
civile et des politiques sociales contemporaines.
Santé mondiale : anticipations, infrastructures, savoirs

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Claire Beaudevin, chargée de recherche au CNRS
Jean-Paul Gaudillière, directeur d'études à l'EHESS, directeur de recherche à l'INSERM (TH)
Frédéric Keck, chargé de recherche au CNRS
Guillaume Lachenal, maître de conférences à l'Université Paris-Diderot (Paris-VII)
Celine Lefeve, maître de conférences à l'Université Paris-Diderot (Paris-VII)
Vinh Kim Nguyen, professeur à l'Université de Montréal, Chaire d'anthropologie du Collège
d'études mondiales FMSH (TH)
Laurent Pordié, chargé de recherche au CNRS
Emilia Sanabria, maîtresse de conférences à l'ENS Lyon
Les processus de mondialisation de la santé à l'œuvre depuis trois décennies dessinent un espace intellectuel,
économique et politique sensiblement différent de celui de la santé publique internationale d'après guerre.
Cette dernière était en effet dominée par les programmes d'éradication des maladies infectieuses et le rôle
27
des États-nations et du système d'organisations onusien. La santé mondiale contemporaine (global health) en
diffère par les acteurs, les cibles d'intervention, les outils : elle donne une place essentielle à la construction
des marchés de biens médicaux et aux régulations par les acteurs de la société civile, mais aussi aux comorbidités entre maladies infectieuses et chroniques, à l'intervention thérapeutique, à la gestion des risques,
à la santé comme instrument d'un développement dit communautaire, et au déploiement de nouvelles
modalités de surveillance et de prévision épidémiologique. Elle apparaît bien différente selon qu'on
l'examine à l'échelle de ses infrastructures telles les grandes organisations (OMS, Banque mondiale,
Fondation Gates), au niveau des savoirs, ou à celui des anticipations générées par les pratiques et projets
locaux.
Ce séminaire combinera des approches historiques, sociologiques et anthropologiques, pour examiner cet
espace mondialisé et les dispositifs qui le peuplent: nouveaux acteurs, cibles et outils : partenariats publicprivé, fondations, "communautés" locales ; cancers, "maladies non transmissibles" ; prévention des risques,
"Monitoring and Evaluation", etc. Une attention privilégiée sera portée aux infrastructures et aux
dynamiques contemporaines de production de connaissances, d'intervention diagnostique et assurancielle, et
d’innovation thérapeutique, ainsi qu’à leurs géographies en Afrique, Asie ou Amérique latine, souvent très
éloignées des schémas de transfert Nord-Sud insistant sur la dépendance technologique. Le séminaire mettra
l’accent sur l’analyse des formes locales prises par la santé mondiale dans les pratiques quotidiennes — de
prévision épidémiologique, de recherche, de soin, de prise de décision politique – et sur les avenirs qu'elles
imaginent.
Savoirs, médecine, technologies à l'époque contemporaine : histoire,
anthropologie, sociologie


Jean-Paul Gaudillière, directeur d'études à l'EHESS, directeur de recherche à l'INSERM (TH)
Lucie Gerber, doctorante à l'EHESS
L'histoire des maladies est souvent racontée sur le mode de l'histoire "bataille" : une date, un savant, un
traitement. Pourtant, les savoirs de la maladie sont divers, leurs effets sanitaires sont souvent controversés,
déterminés par le jeu des normes, des intérêts, des pouvoirs. Pour rendre intelligible ces processus, il importe
de varier objets et niveaux d'analyse, de lier études locales et approches globales. Il faut s'intéresser aussi
bien au travail de laboratoire qu'aux dispositifs de la pratique clinique, explorer les pratiques industrielles et
suivre les interventions des institutions sanitaires, qu'elles soient publiques ou privées.
Le séminaire constitue une introduction à l’étude des relations entre production de connaissances, médecine,
innovation technique et gouvernement des sociétés. En suivant les transformations d’« objets » qui peuvent
être aussi bien des concepts, des outils ou des problèmes, en mobilisant l’histoire tout autant que
l’anthropologie ou la sociologie des savoirs, on y discutera de trois phénomènes essentiels de l’époque
contemporaine.
Le premier est la place croissante prise par les savoirs du vivant en général et les objets de la biologie en
particulier aussi bien dans la recherche sur les causes et le cours des pathologies que dans la médecine de
routine. Le deuxième phénomène est l'industrialisation des biens médicaux, en premier lieu des agents
thérapeutiques. Si à la fin du XIXe siècle, le médicament était un produit artisanal, non brevetable, préparé
par un professionnel formé aux recettes de la pharmacopée, un siècle plus tard, il était devenu une
marchandise standardisée, synthétisée au laboratoire selon des procédés brevetés par des grandes entreprises
opérant sur des marchés fortement régulés et garantis par les systèmes nationaux d'assurance. Le dernier
phénomène est l'importance croissante prise par les circulations transnationales de biens, de techniques, de
personnes et d’outils de gouvernement de la santé, d’abord dans le contexte des empires coloniaux puis dans
le cadre des politiques de développement et de modernisation plus ou moins alternative poursuivies par les
États postcoloniaux.
Savoirs, régulation et normes dans le champ de la santé et de la
santé mentale
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
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
Jean-Paul Gaudillière, directeur d'études à l'EHESS, directeur de recherche à l'INSERM (TH)
Catherine Le Gales, directrice de recherche à l'INSERM (TH)
Laurence Simmat-Durand, professeure à l'Université Paris Descartes (TH)
Ce séminaire de recherche porte sur les transformations contemporaines des relations entre savoirs et
pratiques dans les champs de la santé et de la santé mentale. Le "contrat" entre sciences, médecine et société
qui a caractérisé la période d’après guerre est depuis deux décennies soumis à de profondes recompositions.
Celles-ci touchent aussi bien aux contenus et cibles des actions diagnostiques ou thérapeutiques, aux rôles de
l’État, des marchés et des professionnels, aux dynamiques de recherche et d’expérimentation, aux rôles des
personnes ou encore aux processus de mondialisation sanitaire. Elles sont à l’origine de ce qui est souvent
désigné comme une nouvelle gouvernance de la santé laquelle n’est ni homogène, ni exempte de conflits.
Pour l’analyser, le séminaire privilégie question des dispositifs de régulation des interventions pour prendre
en charge la maladie, le handicap ou les questions de santé mentale. Il s’agira en particulier d’explorer la
diversité de ces régulations, des formes de savoirs qu’elles mobilisent, des rapports qu’elles entretiennent
aux pratiques et à la fabrication des normes. Cette année le séminaire discutera plus particulièrement les
rôles des associations de patients ou de victimes et les enjeux de la santé "globale".
Sciences sociales et prison
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Marc Bessin, chargé de recherche au CNRS
Yasmine Bouagga, docteure de l'Iris
Meoïn Hagège, doctorante contractuelle à l'EHESS
Antoine Lazarus, professeur honoraire à l'Université Paris-XIII et président de l'OIP
Cécile Marcel, directrice de l’OIP, section française
La section française de l'Observatoire international des prisons (OIP) et l'Institut de recherches
interdisciplinaires sur les enjeux sociaux (Iris) animent ensemble ce séminaire de recherche sur les
institutions carcérales. Il s'agit de mener conjointement une réflexion sur les pratiques des acteurs qui
travaillent dans et autour de la prison et les expériences des personnes détenues ; au cours du séminaire,
cette réflexion sera imbriquée dans une discussion des enjeux qui mobilisent les sciences sociales sur la
prison. Huit séances auront lieu alternativement à l'EHESS et à l'OIP, autour de contributions de chercheurs
et de professionnels de terrain. Dans un dialogue entre recherche et pratiques, elles aborderont les
institutions fermées par le prisme des rapports sociaux et politiques à l’œuvre, de l'échelle de l'expérience
individuelle à l'intervention institutionnelle.
Sociohistoire du handicap : catégories, traitement social et
expériences

Isabelle Ville, directrice d'études à l'EHESS, directrice de recherche à l'INSERM (TH)
Le séminaire retrace la constitution du champ du handicap à partir d’une analyse des catégories, des
dispositifs institutionnels et des expériences singulières et collectives qui y ont contribué et qui ont façonné
différentes significations de cet objet depuis un siècle. L’attention sera portée sur les conditions de leur
production et les paradigmes dans lesquels elles s’enracinent : assistance morale puis légale,
réparation/réadaptation, non-discrimination, inclusion, activation, prévention…
Les relations entre handicap et travail, éducation, identités, droits, classifications, prévention à la naissance,
seront abordées dans une démarche diachronique qui s’intéresse aux jeux des acteurs impliqués dans un
espace-temps cadré par des configurations structurelles, cognitives et morales particulières.
Sociologie de la responsabilité médicale

Janine Barbot, chargée de recherche à l'INSERM
29
Ce séminaire est consacré à l’étude des modes de gestion des défaillances liées à l’activité médicale et de
leurs transformations. Il se situe au carrefour de différents champs d’investigation, qu’il propose de revisiter
: sociologie de la profession et des institutions médicales, du droit et de la responsabilité, de la faute et du
risque. Deux orientations principales y sont travaillées.
1) L’étude des débats portant sur les différents dispositifs destinés à identifier et prendre en charge ces
défaillances. Une attention particulière sera portée à la transformation des formes de régulation
professionnelle, au rôle joué par les assurances et par l’État, aux modes de règlements amiables, ainsi qu’aux
procès.
2) L’étude des pratiques des différents acteurs impliqués dans le fonctionnement de ces dispositifs, ou dans
leur critique. Il s’agira notamment d’aborder le travail des médecins amenés à juger, en tant qu’experts, les
pratiques de leurs pairs ; et d’étudier le rôle désormais joué par les mobilisations de victimes dans la gestion
des défaillances. Centré sur l’activité médicale, le séminaire se donne pour objectif d’intégrer des
comparaisons intersectorielles et internationales.
Sociologie des professions médicales

Marie Jaisson, professeur à l'Université Paris-Nord (Paris-XIII)
Comment la sociologie, générale ou spécialisée, aborde-t-elle les professions médicales, les occupations, les
métiers, les pratiques, et plus généralement les activités du secteur médical, celles des médecins eux-mêmes
ou des personnels infirmiers par exemple ? Différentes approches issues de la sociologie et de l’histoire de la
médecine seront examinées, en particulier les apports des recherches sur la division sociale du travail
médical, sur la morphologie sociale et la démographie de ces professions ; sur la professionnalisation,
l’institutionnalisation et la spatialisation de ces activités ; sur la formation, l’apprentissage et la
spécialisation ; sur l’acquisition des savoir-faire, des routines et des normes morales ; enfin sur la circulation
des savoirs médicaux à l’intérieur de cet univers et à l’extérieur. On commentera notamment les travaux de
A. Abbott, H. S. Becker, L. Boltanski, Carr-Saunders et Wilson, A. V. Cicourel, C. M. Cipolla, E.
Durkheim, E. Freidson, E. Goffman, C. Herzlich, E. C. Hughes, J. Léonard, M. Mauss, T. Parsons, P. Starr,
M. Weber, D. B. Weiner.
Sociologie du sujet vulnérable

Philippe Bataille, directeur d'études à l'EHESS (TH)
La sociologie du sujet vulnérable aborde les relations de soins en connaissance du droit des malades et de
leur aspiration à une meilleure démocratie sanitaire. Elle s’intéresse aux contenus de l’expérience du soin,
vue aussi bien du côté des professionnels que des patients ou de leur proche accompagnant. Les études en
cours portent sur l’évolution des normes et des représentations sociales à partir de l’expérience de la maladie
et de ses soins, sans se couper d’une analyse sur la position de soignant ou de médecin.
À partir d’enquêtes en cours sur les parcours personnalisés de soins qui concernent désormais la plupart des
maladies graves ou chroniques, le séminaire s’arrête sur les enjeux éthiques de la décision médicale et du
geste soignant. La perspective ouverte tient aussi à une lecture sur l’évolution des savoirs ou des techniques
thérapeutiques et des tendances à la bio-médicalisation de l’expérience du soin.
Le séminaire discute avec les principales théories de la vulnérabilité du patient. Les premières séances
renversent les perspectives philosophiques et morales qui abordent le sujet du soin comme un simple objet
de la sollicitude des autres ou de leur bienveillance pour, à l’inverse, suivre la production de la catégorie
d’acteur de ses soins en réaction à l’expérience de la maladie.
Sociologie et philosophie sociale des entités collectives

Philippe Urfalino, directeur d'études à l'EHESS, directeur de recherche au CNRS (TH)
30
Nous aurions bien du mal à évoquer les phénomènes sociaux les plus divers sans mobiliser des termes dits
collectifs : l’entreprise, l’association, l’assemblée, l’Etat, la nation, la cité, le groupe. Pourtant, dès qu’il
s’agit de donner un référent précis à ses termes, l’embarras surgit et bientôt des controverses théoriques fort
anciennes et régulièrement renouvelées : s’affrontent notamment ceux qui leur refusent existence et
pertinence et ceux qui estiment que leur considération est indispensable à l’intelligence des faits sociaux.
Tous en empruntant des exemples à toutes ces sortes d’entités collectives, nous privilégierons le cas des
assemblées délibérantes pour examiner trois questions. Celle du statut ontologique de ces entités (ne sontelles que des fictions ? Et si non, quel est leur mode d’existence ? ) ; celle de la pertinence de leur prise en
compte (avons-nous besoin de considérer de telles entités collectives pour rendre intelligibles les actions et
les décisions qui leur sont habituellement attribuées ?) ; et enfin la question normative, peut-on leur imputer
des responsabilités ?
Pour traiter ces questions, nous comparerons les réponses contrastées que leur ont données plusieurs auteurs
et principalement Aron, Bentham, Descombes, Elster, List et Pettit.
 Rédaction du mémoire du master (S4):
Le tuteur suit le travail de l’étudiant tout au long de son cursus et pendant le S4. La participation à l’UE du
tuteur est obligatoire.
Le mémoire est soutenu devant un jury de deux personnes, dont le tuteur. Cette soutenance aura lieu au
début du mois de juin ou au début du mois de septembre.
La validation du mémoire est prononcée par le conseil pédagogique de la mention.
INFORMATIONS DIVERSES
Le programme des enseignements et séminaires de l’EHESS est consultable à l’adresse :
http://www.ehess.fr/fr/enseignement
Le planning des salles est consultable à l’adresse :
http://www.ehess.fr/planning
Le bureau de l’information Et de la Mobilité internationale étudiante (SIMI): bourses,
aides et mobilité, programme Erasmus
Responsable :
Bureau 715, 190-198 Avenue de France, 75244 Paris Cedex 13
Tél. : 01 49 54 26 93
Courriel : [email protected]
http://ehess.fr/fr/etudiant
Ressources documentaires électroniques :
L’accès aux ressources documentaires CAIRN, JSTOR, et bien d’autres est possible à tous
les étudiant(e)s après activation du compte de messagerie de l’EHESS qui est proposé lors de
l’inscription administrative.
Salles informatiques en libre-service : au 96 bd Raspail 75006 Paris
Conditions d’accès, Tél. : 01 53 63 51 36
31
Ecole Doctorale :
Responsable : Catherine REDON
B. 712, 190-198 Avenue de France, 75244 Paris Cedex 13
Tél. : 01 49 54 23 68
Courriel: [email protected]
Services de la scolarité : inscription, cotutelle, codirection, stage
Responsable Corinne RACLIN
7ème étage, Bureau 718
190-198 Avenue de France, 75244 Paris Cedex 13
Ouverture au public :
Lundi et Mercredi de 9h00 -12h00 et 14 h00 -16 h00
Mardi et Vendredi de 9h00 à 12h00 / Jeudi de 14h00 à 16h00
Tél. : 01 49 54 24 52
Courriel : [email protected]
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TABLE DES MATIERES
PRESENTATION GENERALE……………………..………page 3 à 4
ORGANISATION GENERALE……………………………..page 5 à 7
PROGRAMME DE FORMATION……………………….…page 8 à 10
LES SÉMINAIRES DE RECHERCHE……….…...…….…..page 11 à 31
INFORMATIONS……………………………………...……...page 31 à 33
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