Elle m`a embrassé deux fois, elle n`aurait jamais dû

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Elle m`a embrassé deux fois, elle n`aurait jamais dû
Charlie Toune
Elle m'a embrassé deux fois,
elle n'aurait jamais dû !
Publié sur Scribay le 11/03/2016
Elle m'a embrassé deux fois, elle n'aurait jamais dû !
À propos de l'auteur
J'suis un vieux de soixante-deux ans à la retraite, d'où mon temps libre pour écrire
mes conneries. Pour moi les mots sont des couleurs qui se mélangent en formant des
images, des images mentales, dans lesquelles se trouvent les émotions, la pensée, et
surtout les rêves. J'suis pas écrivain, juste un rêveur qui croit qu'il est un prince de
l'Univers et que les étoiles sont ses sœurs. Scribay est le site que je cherchais depuis
fort longtemps pour y déposer les couleurs de mes mots. Quand j'ouvre son interface,
je me sens comme chez moi, et ça me donne envie de conter les films que j'ai dans la
tête. Et pis je me retrouve entouré d'enfants des mots et ça me réjouit l'âme.
Licence
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Elle m'a embrassé deux fois, elle n'aurait jamais dû !
Elle m'a embrassé deux fois, elle n'aurait jamais
dû !
Si la vie s'était comporté mieux, j'aurais dû être écrivain, certes pas un grand
écrivain du style Hugo, Zola Céline, mais un petit écrivain capable de gagner
modestement sa vie en tissant et brodant des mots pour en faire de jolies dentelles
de belles histoires, que les gens auraient lues sur les quais de gare. Mais, je ne le
peux, car elle m'a embrassée deux fois... Une fois de trop !
Aussitôt que je suis né à la maternité, comme je crevais la dalle d'avoir fait tant
d'efforts à me tortiller dans tunnel sombre qui mène à la Lumière de la vie, je me
jetais sur le sein maternel, et le vidais goulûment d'un coup. Ensuite, bien rassasié,
le ventre bedonnant, bien au chaud contre ma maman, j'allais m'endormir, quand je
me suis dit, pourquoi ne pas visiter ma tête où j'étais censé vivre toute ma vie au lieu
de roupiller.
Alors j'ai fermé les yeux et me suis concentré, c'est comme cela que je me suis
retrouvé dans mon appartement. Il n'était pas terrible, petit, les murs sombres
verdâtres et fenêtres bouchées par des parpaings me firent grimacer de déception,
car je m'attendais un château flamboyant aux murs d'or. Comme meubles, il n'y avait
qu'un vieux canapé jaune et une table basse de verre et d'acier qui se trouvait
plantée au beau milieu de la pièce en parquet.
Sur la table basse, il y avait un petit morceau de papier sur lequel il était écrit « aux
bons soins du propriétaire ». J'en étais à méditer sur la signification de ce message,
quand tout d'un coup, je sursautais d'étonnement, car l'on venait de sonner à la porte
d'entrée de ma tête. Comme je savais que je ne risquais rien vu que j'étais dans les
bras protecteurs de ma maman. Alors, à poil, maladroitement, titubant sur mes
petites jambes arquées, la couche au cul, émoustillé par la curiosité. je suis allé
ouvrir la grande porte de bois rouge.
La porte entrebâillée, et je suis resté là, complètement, totalement médusé... J'étais
figé tel le Sphinx dans son immobilité éternelle à la regarder...non, à l'admirer tant
sa sublime beauté éclairait tout mon petit être. Je ne sus que lui dire « t'es qui ? ». La
magnifique jeune femme habillée d'une robe de pétales de toutes les couleurs, où
scintillaient les perles rosée matinale, me sourit et répondit, d'une voix douce... " je
suis Sinaïde, la fée imaginaire, je suis là pour le baiser du don, c'est la volonté de
Mère Nature "... À ce moment la fée se baissa et mis un genou à terre, sa belle robe
était cousue d'éclats d'argent, ça brillait dans mes yeux.
Elle approcha son beau visage du mien, elle sentait bon, et récita des mots que je ne
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Elle m'a embrassé deux fois, elle n'aurait jamais dû !
comprenais pas, puis elle déposa un long et doux baiser sur mon front et se releva
avec un grand joli sourire de satisfaction.
Comme je ne comprenais à rien à rien, je lui ai demandé « pourquoi t'as fait tout ça ?
» toujours son magnifique sourire accroché à son visage, elle me répondit « dans 5
ans jour pour jour tu recevras l'appel de Mère Nature pour la remise du don...dans 5
ans »
Elle me fit un signe d'adieu et dans une gracieuse élégance féminine, me tourna le
dos, toutes les couleurs de sa robe se mélangeaient sans arrêt, ce qui donnait de
magnifiques géométries complexes colorées. C'est à ce moment que je ne pus me
retenir de lui dire... « t'es trop belle, je voudrais me marier avec toi ». Elle se
retourna et vint vers moi, et me dit « tu es trop mignon, quoique Mère Nature
l’interdise formellement, je te fais un deuxième baiser, juste un tout petit ».
Résumé
Cinq années plus tard, j'étais devant Mère Nature qui me dit en me caressant les
cheveux " bonjour Charlie, voici ton don « elle me tendit un encrier et une plume et
continua « tu verras les couleurs de l'invisible, et tu les écriras sur le blanc de tes
songes, pour faire rêver ton prochain...au suivant ! »
Malheureusement, le deuxième baiser de Sinaïde boosta tellement mon imaginaire,
qu'il m'est impossible d'écrire une histoire, car j'écris toujours dans le paragraphe (
j'explique pas). Pour écrire, il me faudrait ouvrir les cahiers de l'éternité... Tout ça,
juste pour un deuxième baiser...juste pour un baiser de trop !
Aujourd'hui, mon p'tit appartement n’existe plus, il y a longtemps, qu'il est devenu
mon royaume imaginaire resplendissant où j'écris de petites histoires sans fin pour
les elfes et lutins des bois qui vivent dans ma tête.
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