Table des matières - Performances Group

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Table des matières - Performances Group
Semaine 14 – du 04 au 10 avril 2011
N° 168
Table des matières
Etude : ''Les pays musulmans souffrent d'une image de pays à risque''
2
Tunisie : Le tourisme sportif et saharien…pour sortir de l’auberge !
2
Départs : la France est-elle la grande gagnante de la crise au Moyen Orient ?
3
La Tunisie, destination préférée des Français en 2010
5
Tunisie et Egypte : pas question de tirer profit des destinations en crise...
7
Madagascar-Tourisme: Le code du tourisme sur la bonne voie
8
Hôtellerie : Intercontinental Hotel Group reste en tête des groupes mondiaux
9
Réceptifs/institutionnels : pour les pros, ''l'argent public fausse le marché ! ''
11
Comores: Une nouvelle compagnie aérienne a vu le jour aux Comores
13
Changements climatiques: Proposition de légères taxes sur les billets d'avion
13
Tourisme : trop chère Téranga sénégalaise
14
Richard Vainopoulos : « Le modèle économique des TO français est dépassé ! »
16
''Voyage & Technologies'' : faut-il avoir peur de Groupon ?
19
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Etude : ''Les pays musulmans souffrent d'une image de
pays à risque''
GfK a mené l'enquête sur l'image des pays musulmans suite aux évènements qui ont
secoué le Maghreb depuis le début de l'année.
Selon l'étude Omnibus de GfK – GOT "l’ensemble des pays du monde musulman souffrent d’une image de pays à risque.
Les 3 pays jugés les plus sûrs (Les Emirats Arabes Unis, le Maroc et la Turquie) dépassent
à peine les 50% d’opinion positive."
Toujours selon l'enquête "l’Egypte, la Jordanie et la Tunisie ont perdu près d’un tiers de
leurs clients potentiels directement à cause des troubles du premier trimestre 2011."
L'étude Omnibus de GfK – GOT a été réalisée auprès de 1000 internautes Français interrogés du 9 au 16 mars 2011, après le début des soulèvements populaires dans le
monde musulman (notamment en Egypte et en Tunisie) largement repris dans les média Français.
En ce qui concerne la Libye, il est important de noter que les questions ont été posées
avant les frappes de la coalition.
Source : http://www.tourmag.com
Tunisie : Le tourisme sportif et saharien…pour sortir de
l’auberge !
AfricanManager
Le tourisme sportif, une des facettes et non des moindres de ce secteur,
s’implante chaque jour davantage et est devenu une réalité grâce à
des investissements et à l’implication du gouvernement tunisien. Dans
ce contexte, la semaine sportive, culturelle et touristique qui se déroulera du 17 au 24 avril 2011 à Djerba, tient à apporter sa pierre à cette quête de liberté. Il
s’agit également d’une reconnaissance internationale du modèle de développement du tourisme sportif et saharien qui a porté sur les événements sportifs, le savoir et
la compétence des organisateurs tunisiens.
Lors de son intervention, Ezzeddine Ben Yacoub, président de l’association Carthago,
a affirmé que « les manifestations touristiques devront impulser le tourisme sportif et
enrichir le secteur en général en ciblant de nouvelles catégories de touristes et visiteurs étrangers. Le tourisme saharien est un mélange délicieux d'exotisme, d'aventure,
d'exploration, de culture et de découverte, de Douz et de Tozeur en passant par le
Chott El Jérid,les Ksours, Tataouine, Chenini, Chebika et Mides ».
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Les touristes ne cessent de prendre d’assaut cette région si prisée par ses dunes, ses
oasis et ses mirages. Cet évènement à vocation touristique et sportive constitue une
grande traversée du Sud tunisien et une découverte des profondeurs et des dunes de
la Tunisie à travers une communion avec le Sahara et la population locale. Au festival
international des sports de Djerba, de nombreuses activités sportives sont proposées :
du roller au triathlon sprint et distance olympique, Beach volley, swim et run en passant par la randonnée pédestre nocturne, la pétanque et la course de felouques.
Le président de l’association Carthage, a souligné que le patrimoine constitue un
élément important du circuit touristique, tout comme l’écologie, le Sud tunisien constituant une véritable pépinière, grandeur nature, riche en faune et en flore qui fait plaisir aux touristes.
« Nous organisons chaque année ce festival pour attirer de plus en plus de touristes
vers le Sahara qui représente un produit porteur. Comme d’habitude, le programme
du festival international du tourisme sportif est atypique proposant plusieurs nouveautés aux sportifs. Il y aura des marathons dans plusieurs régions telles que Tozeur, Djerba, Douz… »
S’y ajoutent des parcours nature bien balisés, des ravitaillements fréquents, de la détente, du chrono, une bonne dose de dépaysement et du soleil. Les marathons cumulent les atouts de séduction, car le marathon se court en 6 étapes, totalise 110km, ce
qui laisse à chacun tout le temps de profiter du cadre et de l’ambiance.
Dans ce contexte, il est important d’affirmer que la promotion de la zone saharienne
a besoin d’un soutien par le biais de démarchage, de contacts soutenus avec les T.O,
d'une présence dans les salons, dans les workshops et surtout d'un esprit créateur pour
mettre en valeur le produit saharien tunisien, car ce qu'on voit actuellement dans nos
festivals sahariens de Douz, de Tozeur ou de Tataouine, ce sont des spectacles souvent monotones sans innovation ni recherche particulière.
On se répète et on ne sort pas de l'auberge, et là, on doit sortir des sentiers battus et
investir pour revaloriser ce produit, car le Sud tunisien a de nouvelles pistes pour retrouver sa vitesse de croisière. Les créateurs et les compétences ne manquent pas. Ils
ont des idées pour donner un nouvel élan à ce produit.
Nadia Ben Tamansourt
- http://www.africanmanager.com
Départs : la France est-elle la grande gagnante de la
crise au Moyen Orient ?
Les Français seraient nombreux à rester...
Des séjours en France pour un budget limité : voici les prévisions des dernières études
concernant les vacances d'été des Français. Mais cela correspond-t-il vraiment à la
réalité du marché ? TourMaG.com a enquêté sur l'état des réservations chez les acteurs du secteur.
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Un pouvoir d'achat en berne, une situation
géo-politique inquiétante, le douloureux
souvenir du volcan islandais : tous ces évènements incitent les Français à la prudence.
Voulant jouer la carte de la sécurité pour
leurs vacances d'été, ils seraient nombreux à
rester dans l'Hexagone. Une tendance confirmée par les professionnels interrogés.
Ainsi, les réservations pour l'été sont en
hausse de 137% chez Déclic France, en avance de 35% pour La France du Nord au
Sud, en progression de 4,5% chez Odalys.
Le chiffre d'affaires de Lagrange progresse 14% et le nombre de semaines réservées
de 17%.
« Les gens réservent plus tôt que l'année dernière car ils ont un budget précis et veulent être sûr de pouvoir partir et avoir de la visibilité » estime Line Baudu directrice générale de Lagrange.
Budget en baisse ?
D'après le cabinet d'étude Protourisme, le budget moyen consacré aux vacances
devrait se replier de 7,2%. Une estimation qui, pour l'instant, ne correspond pas à la
réalité.
Chez Leclerc Voyages, le panier moyen (autour de 750€) reste stable, tout comme
chez Odalys.
Parfois, il est même supérieur à l'an dernier, en hausse de 5% chez Déclic France et La
France du Nord au Sud. Une belle surprise selon Germain Lelarge, le directeur.
« Comme les réservations sont en avance, il y a moins de promotions. Les opérateurs
ont compris les nouvelles manières de consommer et ne s'affolent plus concernant les
ventes de dernière minute » explique-t-il.
Partir moins loin
Coté destinations, la côte Atlantique, favorisée par une avant-saison très douce, est
en progression de 6% chez Odalys.
« Avec les coûts de l'essence, les vacanciers vont moins loin. Au lieu de traverser tout
le pays, il réserveront plutôt à 250 ou 300km de chez eux » explique Raphaël Sallerin, le
directeur des relations publiques. Même constat chez Déclic France, où la côte ouest
est en augmentation de 20 à 35%.
La montagne n'est pas en reste, appréciée pour le bon rapport qualité prix de ses
produits, mais aussi la diversité de ses activités.
« Il semble en effet que cette année, les vacanciers ne veulent pas bronzer idiot ! »
s'exclame Line Baudu, DG de Lagrange.
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A la recherche d'occupations, ils se tournent donc vers les clubs de vacances. Une
tendance qu'a parfaitement anticipé Declic France, avec la mise en ligne d'une
page web dédiée à ce type de produits.
Camping gagnant
Si les clubs sont très demandés, l'hôtellerie de plein air devrait également cartonner
cet été. Odalys qui commercialise 36 terrains de mobil-home sous la marque Vitalys,
est en hausse de 12%.
Dans la grande distribution, Leclerc Voyages a relancé son opération de vente de
mobil-home, qui a déjà dépassé les 12 500 dossiers pour Pâques, mai et juin, soit 15 à
20% de plus que l'an dernier.
Camping toujours sur la France du Nord au Sud, qui progresse de 45%, grâce à l'accroissement de son offre qui recense aujourd'hui 1000 unités. Pourtant, le camping
n'est pas toujours un produit bon marché.
Chez Lagrange, on estime qu'il a souffert de la crise et que ce n'est pas forcément
bon marché. En effet, le panier moyen pour un séjour en mobil-home en plein été peu
atteindre les 1600€ la semaine dans la brochure.
Mais camping ou pas, c'est le moment où jamais pour valoriser la diversité de l'offre
française. Pour Germain Lelarge, elle est immanquablement amenée à se développer
car « il n'y a pas de risques climatiques ou politiques ».
Cependant, le pays doit attirer par la qualité de ses produits, pour ne pas devenir une
destination par défaut.
«Il faut innover et ne pas compter sur le malheur des autres pour gagner des parts de
marché » estime Line Baudu.
Source : http://www.tourmag.com
La Tunisie, destination préférée des Français en 2010
Le site d'avis de voyageurs Zoover.fr vient de publier
le classement des destinations favorites de ses internautes français en 2010. En tête, le leader incontesté pour l'étranger est... la Tunisie,alors qu'en France,
la Méditerranée est reine.
Djerba arrive en tête des destinations les plus appréciées des voyageurs en 2010 - DR : A.B.
Où sont partis les Français en 2010 ? Selon le site
Zoover.fr, qui se base sur les avis des voyageurs dans un sondage d'avril 2011, il semblerait que les voyageurs de l'Hexagone aient privilégié la Méditerranée pour leurs
vacances l'année passée, qu'il s'agisse de séjours en France ou à l'étranger.
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Vias Plage et Argelès-sur-Mer recueillent plus de 500 commentaires en 2010. Et
l’hébergement ayant reçu le plus d’avis est le camping "Le Méditerranée Plage" qui a
obtenu la note de 8,1/10.
A l’étranger, l'attrait de la Méditerranée se confirme et le Maghreb se taille la part du
lion, notamment la Tunisie qui se place aux 4 premières places du podium avec des
avis déposés sur Djerba, Zarzis, Monastir et Hammamet. Suivent la Turquie, le Maroc et
l'Égypte puis l’Espagne et le Portugal pour l’Europe.
En 2011, le classement risque de différer, notamment au vu des événements qui ont
secoué le Maghreb depuis le mois de décembre 2010.
Déjà en avril, les premières tendances du top 5 -provisoire- des pays étrangers (*) pour
2011 donne l'Espagne largement en tête pour cet été, suivi de Cuba, l'Italie et le Maroc au coude-à-coude, suivi de la République Dominicaine.
Parmi les résultats...
Top des 17 des destinations étrangères ayant recueilli le plus d’avis sur Zoover en 2010
1 Djerba - Tunisie
10 Hurghada - Egypte
2 Zarzis - Tunisie
11 Lloret de Mar - Espagne (Costa
Brava)
3 Monastir - Tunisie
4 Hammamet - Tunisie
11 Playa d'Aro - Espagne (Costa Brava)
5 Torba - Turquie
13 Figueira da Foz - Portugal
6 Kusadasi - Turquie
14 Taba (and Taba Heights) - Egypte
7 Marrakech - Maroc
15 Punta Cana - Rép. Dominicaine
8 Sousse - Tunisie
16 Salou - Espagne
9 Agadir - Maroc
17 Saly - Sénégal
Top 10 des destinations françaises ayant recueilli le plus d’avis sur Zoover en 2010
1 Vias Plage
6 Le Barcarès
2 Argeles-sur-Mer
7 Fréjus
3 Les Mathes / La Palmyre (Poitou
Charentes)
8 Chatelaillon-Plage (Charente Maritime)
4 Le Grau du Roi
9 Ruoms / Sampzon (Ardèche)
5 Vallon Pont d'Arc (Ardèche)
10 St. Jean de Monts (Vendée)
Source : http://www.tourmagazine.fr
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Tunisie et Egypte : pas question de tirer profit des destinations en crise...
La chute des trafics touristiques des pays de la Méditerranée sud et orientale pourraitelle profiter à la France ? La question intéresse nos pouvoirs publics et élus locaux. Elle
fut posée cette semaine à l'occasion d'un débat auquel participaient notamment des
élus de la majorité, les présidents du SNAV et de l'APS, les directrices des offices du
tourisme d'Egypte et de Tunisie, le directeur général de Atout France à la veille de son
départ pour une mission en Tunisie.
Amel Hachani (OT Tunisie), Daniel Fasquelle
(député-maire du Touquet), Nahed Rizk (OT
Egypte), Georges Colson (SNAV), Christian
Mantei (Atout France), Michel Messager (Conseil National du Tourisme) et, en première ligne
Raoul Nabet (APST)
A ce jour les reports profitent surtout aux pays
de l'Europe du Sud : Espagne insulaire, Grèce,
Turquie, Madère, la Croatie.
Il s'agirait essentiellement d'une clientèle « famille » en quête de séjours balnéaires.
Et ce report se fait au détriment de la Tunisie pour beaucoup puis du Maroc.
Les ventes sur l'Egypte, la Syrie, la Jordanie, destinations à vocation plus culturelle que
balnéaire qui, de plus, arrivent en fin de leur « haute saison » le report, si report il y a, se
fera au plus tôt en 2012.
Selon Patrick Viceriat, membre du Conseil National du Tourisme, les réservations pour
les vacances de Pâques en France auraient augmenté de + 2 % par rapport à 2010.
On le voit, le report sur la France est peu significatif.
Pas question de récupération de clientèle
Dans le cadre de la relance du tourisme tunisien en crise, Christian Mantéi directeur
général de Atout France doit rencontrer plusieurs membres du Gouvernement provisoire dont Mehdi Houas, ministre du Tourisme et du Commerce.
A Tunis, il doit faire valoir l'expertise développée par Atout France en matière d'études
en ingénierie marketing et économique.
A propos d'une campagne qui pourrait encourager des reports sur la France de touristes se détournant de destinations en crise le directeur général d'Atout France - dont
la première mission est de promouvoir et développer le tourisme en France - a coupé
court à tout projet de récupération de clientèle.
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«Il est totalement exclu de développer une politique de récupération des touristes qui
se détournent des pays du Maghreb et de l'Egypte au profit de la France. Il n'est pas
question d'exploiter une telle situation ».
Un gué pour un cap difficile
De leur côté George Colson président du SNAV et Richard Vainopoulos président de
Tourcom ont délivré quelques messages auprès des élus présents, notamment auprès
de Daniel Fasquelle, député UMP du Pas-de-Calais, Maire du Touquet Paris-Plage.
Ce politique a, entre autres missions, la présidence du groupe d'études sur le tourisme
à l'Assemblée Nationale. Il avait défendu les points de vue avancés par le SNAV à
propos du projet de loi de modernisation des services touristiques. Il y avait apporté les
amendements souhaités.
Georges Colson a plaidé pour les emplois dans le tourisme, un secteur mis à mal par
une succession de crises.
« De nombreuses entreprises sont mises en danger... Nous avons toujours montré notre
capacité à réagir dans l'urgence afin de protéger les clients consommateurs...
Aujourd'hui le devoir de notre syndicat est de protéger nos entreprises et nos salariés.
Nous demandons un gué nous permettant de passer un cap difficile avec un aménagement des échéances et des remboursements d'emprunts. Vous le faites pour
d'autres métiers. Pourquoi pas pour notre métier. Ne vous contentez pas de faire des
bilans ! »
De son côté Richard Vainopoulos a plaidé pour le tourisme réceptif France et une
amélioration des services et conditions d'accueil des touristes étrangers.
Vastes chantiers. Le député a pris des notes. Il a promis. Dans le passé il a tenu ses
promesses. A suivre.
Source : http://www.tourmag.com
Madagascar-Tourisme: Le code du tourisme sur la
bonne voie
Océan indien - Madagascar
Tourisme-Madagascar - Les travaux d"élaboration du code du tourisme vont se poursuivre. C'est un défi que s'est lancé Rina Andriamandavy V II, nouveau ministre du Tourisme et de l'artisanat. Madagascar aura bientôt un nouveau code pour l'industrie touristique. Les consultations se poursuivent alors que le cadre juridique est prêt, annonce-t-on dans les milieux du ministère du Tourisme et de l'Artisant. On rappelle que
l'introduction de ce code est l'une des priorités du nouveau ministre du Tourisme, Rina
Andriamandavy V II. Ce dernier souhaite aussi mettre en oeuvre au plus vite des mePerformances Veille
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sures pour faciliter l'implantation des nouveaux investisseurs dans les secteurs du tourisme.
Les tours opérateurs rassurent
Les opérateurs touristiques ont affirmé leur volonté de contribuer à la sécurisation des
sites touristiques et les grands hôtels. Une rencontre tenue la semaine dernière avec le
Ministre du Tourisme et de l'Artisanat a permis de collecter des suggestions en vue
d'améliorer ces deux secteurs.
« Nous n'allons pas attendre uniquement les forces de l'ordre. Nous allons apporter
notre contribution à la sécurité des touristes pour asseoir davantage leur confiance »,
avance un tour opérateur.
Ils comptent sur l'appui du ministère pour toutes les actions à entreprendre. Parallèlement à la sécurité, les promotions se poursuivent. Ã- part la présence aux salons internationaux à l'étranger, l'association des tour-opérateurs professionnels de Madagascar organisera, au mois de mai prochain, des éductours pour leurs partenaires étrangers comme la France, la Suisse et l'Espagne.
« Il existe des demandes pour Madagascar, mais les tour-opérateurs hésitent à vendre
la destination. Nous les invitons afin de les convaincre que les touristes ne risquent rien
en venant dans la Grande-Ile », avance Jocelyn Ramanambohitra, président de l'association.
L'Express - http://www.afriquejet.com
Hôtellerie : Intercontinental Hotel Group reste en tête
des groupes mondiaux
Palmarès mondial 2011 des enseignes et groupes hôteliers
MKG Hospitality a publié le palmarès mondial 2011 des enseignes et groupes hôteliers.
Intercontinental Hotel Group et Best Western restent en tête de leur catégorie respective.
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Intercontinental Hotel Group reste sur la première marche du podium du classement
des groupes hôteliers mondiaux, selon MKG Hospitality.
Le numéro un garde toujours une sérieuse longueur d’avance grâce à ses marques
phares Holiday Inn et Holiday Inn Express (près de 650 000 chambres).
En deuxième position : le groupe Hilton Worldwide coiffe sur le poteau le groupe Wyndham Worldwide avec moins de 250 chambres de différence. Marriott se maintient en
4ème position.
Et Accor s'adjuge la 5ème place. Best Western, relégué à la 8e place, doublé par
Starwood Hotels & Resorts.
"Quatre groupes hôteliers ont franchi au 1er janvier 2011 la barre des 600.000
chambres commercialisées dans le monde, notamment grâce à un recours renforcé
au développement en franchise.", indique MKG Hospitality.
Best Western reste en tête
Du côté des enseignes mondiales, Best Western reste en tête. Quatre marques se distinguent par le dynamisme de leur croissance au cours de l’année 2010 : Ibis et Mercure du groupe Accor, suivi par Crowne Plaza du groupe IHG et Hampton Inn du
groupe Hilton Worldwide.
A noter : "la difficulté d’obtenir des informations en provenance des groupes chinois
laisse planer une incertitude sur la place exacte de la chaîne Jing Jiang, premier opérateur national du continent chinois, qui multiplie les partenariats."
MKG Hospitality souligne "le mouvement de rénovation du parc hôtelier, en fonction
des nouvelles normes de qualité et des nouvelles générations de concept hôtelier, a
pénalisé les plus grands réseaux de franchise."
Désormais, les groupes mondiaux sont tournés vers le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine,
où ils se livrent "une bataille de position".
Source : http://www.tourmag.com
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Réceptifs/institutionnels : pour les pros, ''l'argent public
fausse le marché ! ''
Rédigé par Laury-Anne CHOLEZ le Vendredi 1 Avril 2011
Alors qu'ils devraient travailler ensemble pour promouvoir leur région, les agences réceptives locales et les opérateurs publics se livrent une guerre de clocher. Mais de la
concurrence à la collaboration, il n'y a qu'un pas, qui passe par le dialogue.
D'après Atout France, sur 317 organismes locaux
de tourisme immatriculés au 21 mars 2011, seuls 45
n’étaient pas titulaires d’une autorisation avant
l’entrée en vigueur de la loi, soit seulement 14% du
nombre total.
Pour comprendre la nature des querelles qui opposent parfois réceptifs et institutionnels, il faut remonter une quinzaine d'années en arrière.
A l'époque, certaines régions françaises n'attiraient pas beaucoup de voyageurs. Les offices de tourisme, les CRT et les CDT ont
donc pris la place des opérateurs privés en vendant des prestations aux visiteurs.
Une situation qui a donné naissance à la notion de carence, aujourd'hui source de
conflits.
Selon les textes, la carence s’apprécie « tant sur le plan quantitatif, existence ou non
de concurrence, que qualitatif, existence de concurrents, mais qui ne présentent pas
exactement les mêmes services ou produits ».
« Cette notion est floue » accuse Bernard Garcia, fondateur du club de réceptif Parfums de France
Pour lui, les offices de tourisme ne devraient tout simplement plus vendre de prestations touristiques car « ce n'est pas leur métier ».
Les réceptifs accusateurs
Un avis radical, justifié par les pratiques de nos voisins européens : « Aucun office espagnol ou italien ne fait du commerce » s'exclame-t-il.
Il estime ainsi que ces institutions fonctionnent avec de l'argent public, ce qui fausse le
marché.
« Il est vrai qu'on peut parfois parler de concurrence déloyale » confirme Philippe Laloue, secrétaire général adjoint au SNAV, en charge des dossiers de paracommercialisme.
« Mais certains produits de niche, comme les randonnées pédestres étaient au départ
commercialisés par les office de tourisme » poursuit-il.
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Les deux partis devraient donc se mettre d'accord pour partager le marché. « Les réceptifs se focalisent sur des produits rentables et faciles à vendre.
De notre coté, nous devons valoriser les offres plus difficiles à commercialiser » explique Magali Mallet, la directrice du CDT Manche tourisme. Malheureusement la situation n'est pas toujours aussi claire, et peut finir devant les tribunaux.
Conflits judiciaires
Le CDT Manche tourisme en a fait la triste expérience, attaqué pour concurrence déloyale par un réceptif local.
Magali Mallet a encore du mal à comprendre pourquoi son institution a fait l'objet de
poursuites.
« J'ai rencontré ce réceptif et j'attendais qu'il m'envoie ses produits pour les inclure
dans nos éditions. A la place, j'ai reçu une lettre de son d'avocat » explique-t-elle, visiblement consternée.
Le réceptif a été débouté par le tribunal administratif de Caen en décembre dernier,
mais cette affaire illustre bien le malaise qui gangrène certaines régions.
En effet, il est difficilement justifiable d'empêcher les offices de tourisme et autres organismes publics de faire usage d'un droit qu'ils ont acquis depuis déjà de nombreuses années. D'autant plus que l'entrée sur le marché de nouveaux opérateurs
reste très réduite.
D'après Atout France, sur 317 organismes locaux de tourisme immatriculés au 21 mars
2011, seuls 45 n’étaient pas titulaires d’une autorisation avant l’entrée en vigueur de la
loi, soit seulement 14% du nombre total.
L'organisme a recensé seulement 28 nouveaux organisateurs de foires, salons et congrès immatriculés depuis le 1er janvier 2010. Il ne faut donc pas amplifier un phénomène qui reste limité. D'autant plus que pour de nombreuses régions, la coexistence
est pacifique, voire profitable.
Partenariat fructueux
Ainsi, l'office de tourisme de Lille travaille depuis de nombreuses années en partenariat
avec les opérateurs privés, sans pour autant cesser de vendre ses propres prestations.
« Nous devons être un apporteur d'affaires pour le monde économique local » Christophe Masson, le directeur marketing de l'OT de Lille.
«Les projets naissent toujours en synergie entre le privé et le public. Nous communiquons énormément pour ne pas se faire de concurrence » poursuit-il.
De toutes façons, il ne serait pas envisageable de stopper la vente de produits commerciaux, qui financent la structure à hauteur de 48%.
La clé du succès semble donc passer le dialogue, facilité à l'échelle d'une ville, certainement plus compliqué pour un département ou une région.
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Pourtant la collaboration et la complémentarité entre les différents partenaires reste le
modèle 'idéal pour le bénéfice du territoire et de son économique.
« Nous devons tous ensemble faire grossir le gâteau et pas se répartir les miettes »
conclut Christophe Masson.
Source : http://www.tourmag.com
Comores: Une nouvelle compagnie aérienne a vu le
jour aux Comores
Océan indien - Comores
Moroni, Comores - Une nouvelle compagnie aérienne, AB Aviation, a lancé officiellement ses activités jeudi à Moroni, a-t-on appris de sources proches de la compagnie à
Moroni, la capitale comorienne. AB Aviation servira dans un premier temps à relier les
îles de l’archipel des Comores avec deux petits appareils de faible capacité, deux
Gulf Stream twin turboprop. Selon la même source, le désir d’Ayad Bourahne, le directeur de la nouvelle société, est de 'répondre à une demande de plus en plus forte, notamment dans les vols d’affaires'.
La cérémonie inaugurale s’est déroulée en présence du ministre du Tourisme et des
Transports, Hassane Assoumani, et du directeur général de l’Agence nationale de
l’aviation civile et de la météorologie (ANACM), Abdou Said.
AB Aviation ne va pas se limiter au transport intérieur', a ajouté la même source qui a
précisé que 'dans un avenir proche, la compagnie assurera des vols régionaux pour
joindre l’île Maurice, les Seychelles, l’Afrique du Sud, le Malawi, le Zimbabwe, la Namibie, le Lesotho et Madagascar la grande île voisine de l’archipel'.
http://www.afriquejet.com
Changements climatiques: Proposition de légères
taxes sur les billets d'avion
Actualités - Environnement
Dar es Salaam, Tanzanie – Selon les économistes à l'International institute for environment and development (Institut international pour l'environnement et le développement, sigle en anglais, IIED) basé en Angleterre, une légère taxe sur les billets d'avion
pourrait générer 10 milliards de dollars américains pour permettre aux victimes de faire
face aux effets des changements climatiques. M. Tom Birch et Muyeye Chambwera
ont proposé cette taxe dans un document préparatoire qui sera publié en ligne le 4
avril au moment où le round de négociations intergouvernementales sur les formes de
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lutte contre les effets des changements climatiques se déroulera à Bangkok, en
Thaïlande.
Le Sud de la Thaïlande est en proie à de graves inondations qui ont touché près d'un
million de personnes.
'C'est exactement cette sorte d'impact qui, selon les hommes de sciences, nécessite
une adaptation des pays et des communautés', a déclaré jeudi l'IIED dans un communiqué de presse trasmis à la PANA.
Dans le document, M. Birch et Chambwera ont indiqué qu'une taxe sur les billets
d'avion serait idéale pour générer des fonds pour aider les populations à s'adapter à
de tels effets et elle est juste, rapide et prévisible et facile à appliquer et ne va pas
porter préjudice à l'industrie aéronautique ou aux pays dépendant du tourisme.
'L'avantage d'une telle taxe est qu'elle fait suite au principe du pollueur-payeur et
transfère les ressources de ceux qui sont à la base du problème à ceux qui ont besoin
de s'adapter à ses effets', a déclaré Muyeye Chambwera.
'Les passagers vont à peine s'apercevoir de la taxe de seulement 6 dollars américains
pour les billets de classe économique contre 62 pour la classe affaires, mais cela va
générer des milliards de dollars', a ajouté l'économiste.
D'ici 2050, le coût de l'adaptation aux effets des changements climatiques pourrait atteindre 100 milliards de dollars annuels, selon certaines estimations.
Des pays tels que le Chili, la France, Madagascar, Maurice, le Niger et la Corée du
Sud ont déjà expérimenté cette taxe sur les billets d'avion pour collecter des fonds
pour lutter contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose.
http://www.afriquejet.com
Tourisme : trop chère Téranga sénégalaise
Par Michael Pauron
Les plages sénégalaises, comme ici à
Mbour, n'attirent plus autant. © Youri
Lenquette pour J.A.
Entrée en vigueur en février, la baisse
de la TVA sur l’hôtellerie, qui passe de
18 % à 10 %, redonne espoir aux professionnels. Tout n’est cependant pas gagné pour redorer le blason du pays auprès de la clientèle étrangère.
Mamadou Racine Sy est satisfait. Le PDG du groupe Sénégal Hôtels et du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière au Sénégal (Spias) se félicite de l’application, depuis déPerformances Veille
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but février, de la baisse de la TVA sur le secteur hôtelier, qui passe de 18 % à 10 %. Il en
est sûr, cette réponse du gouvernement à une revendication formulée de longue
date par les professionnels va redonner un coup de pouce à l’activité, en berne depuis 2006. Elle devrait en effet permettre une baisse des prix et faire l’effet d’une vraie
bouffée d’oxygène pour le secteur, étouffé par la cherté de la destination.
Première coupable : la hausse de la taxe passager, passée de 22 euros en 2004 à
65 euros en 2009 avec l’intégration d’une nouvelle taxe, la Redevance de développement des infrastructures aéroportuaires (RDIA), destinée à financer le nouvel aéroport Blaise-Diagne de Diass. Elle a été directement répercutée sur le prix du billet
d’avion. Résultat, pour les vacanciers qui choisissent encore le Sénégal, « le seul coût
du transport équivaut presque à un séjour tout compris au Maroc… » déplore Mamadou Racine Sy.
Fréquentation en berne
Alors que l’Afrique se distingue comme le seul continent où le tourisme a progressé en
2009 (+ 5 %, et même + 6,4 % pour l’Afrique subsaharienne), le Sénégal fait pâle figure.
Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), qui se base
sur les données aéroportuaires, il n’enregistrait que 458 900 arrivées en 2009, 7,5 % de
moins qu’en 2008. Le chiffre d’affaires de l’hôtellerie et restauration est en repli de
7,4 %. Même si l’année 2010 a marqué une très légère amélioration (+ 0,6 %), avec
plus de 461 000 arrivées, le cap de 1,5 million de visiteurs en 2015 visé par le ministre
du Tourisme, Thierno Lô, semble hors d’atteinte. Et les 9,3 millions de touristes enregistrés au Maroc en 2010 plus encore…
Il faudra beaucoup d’efforts pour voir le pays de la Teranga (« hospitalité », en wolof)
sortir de l’ornière. « D’autres handicaps nous empêchent d’avancer, précise Mamadou Racine Sy, comme les problèmes en Casamance », la région sud du pays, en
proie à une rébellion depuis plus de vingt-cinq ans. En outre, le parc hôtelier devient
vétuste et, enfin, le pays n’a pas su mobiliser les moyens nécessaires pour communiquer : il ne consacre qu’un petit milliard de F CFA (un peu plus de 1,5 million d’euros)
à la promotion de la destination, soit 0,3 % du chiffre d’affaires annuel du secteur.
Conséquence : le soleil sénégalais s’éclipse des catalogues de voyages, y compris
sur ses principaux marchés émetteurs. Ainsi, le nombre de visiteurs venant de France a
diminué de 5,6 % en 2009 (ils représentaient encore 47,2 % de la fréquentation) et celui des touristes africains a chuté de 10,5 % (24,6 % du chiffre total). « Les moyens ne
sont pas en adéquation avec les ambitions du pays, conclut le patron des hôteliers.
Pourtant, la filière, génératrice d’emplois, de recettes aéroportuaires et de devises, est
un pilier de la croissance économique, qui joue un rôle de levier pour les autres secteurs. »
Des signes encourageants
Alors, la baisse de la TVA suffira-t-elle à faire revenir la clientèle ? Du côté des institutions internationales, on reste sceptique : « Nous attendons déjà de voir si cette réduction sera répercutée sur les prix, explique Valeria Fichera, représentante permanente du Fonds monétaire international (FMI) à Dakar. Dans plusieurs pays où l’on a
joué avec le taux de TVA, ni les consommateurs ni l’activité du secteur ciblé n’en ont
vraiment bénéficié au final. »
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D’autres signes encourageants redonnent néanmoins espoir à la filière. Le premier Salon international du tourisme de Dakar (TICAA), organisé en mai 2010 – et dont la deuxième édition aura lieu du 27 au 29 mai –, a par exemple été un franc succès, malgré,
là encore, une faible communication : tour-opérateurs européens, américains et
même russes ont fait le déplacement, prouvant l’intérêt suscité par le pays et ses
700 km de littoral. L’occasion de présenter quelques nouveaux établissements prometteurs. Mbodiène, à 100 km au sud de la capitale, doit ainsi accueillir un nouveau
complexe de 1 200 chambres, selon Ousmane Ndoye, de la Société
d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal. Le projet, dont la livraison est prévue en 2013, mobilisera 24 milliards de F CFA (près de
37 millions d’euros). Il associe l’État sénégalais, le groupe américain Mother Land ainsi
que des promoteurs français, italiens et sénégalais, dont Sipres.
En outre, le décollage de Sénégal Airlines en janvier dernier pourrait améliorer l’accès
depuis la sous-région. Enfin, le budget de l’Agence nationale de promotion touristique
devrait sensiblement augmenter : la taxe de promotion touristique, qui lui est destinée, va passer de 600 à 1 000 F CFA la nuitée.
« Désormais, ajoute Mamadou Racine Sy, nous devons nous efforcer de créer un système de financement dédié au tourisme, un crédit avec un taux bonifié, car pour le
moment il n’existe pas d’outils adaptés au secteur. » Or les besoins en financement
vont s’accroître, étant donné que, pour développer et restructurer l’offre, les professionnels et les pouvoirs publics vont devoir aménager de nouveaux sites touristiques et
remettre à niveau les infrastructures existantes.
http://www.jeuneafrique.com
Richard Vainopoulos : « Le modèle économique des
TO français est dépassé ! »
Rédigé par Bertrand FIGUIER au Ditex le Lundi 4 Avril 2011
L'interview du président du réseau TourCom
Ces temps-ci, Richard Vainopoulos se tenait un peu sur le réserve. Quelques jours
après la présentation des bons résultats de TourCom Affaires, nous avons profité du
DITEX pour faire un bref tour d’horizon avec le remuant président de TourCom.
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TourMaG.com : Avec Manor, on parle de GIE ; où en êtesvous ?
Richard Vainopoulos : Je préfère ne pas faire de commentaire à ce sujet. Manor nous a demandé d’être discret jusqu’à la réunion officielle qui se tiendra mi-avril, alors je m’en
tiens là.
La seule chose que je peux vous dire, c’est que c’est en
route, c’est même quasiment fait, et qu’il y a aura deux entités séparées et une structure commune.
TourMaG.com : On ne vous a pas beaucoup entendu ces derniers temps. Pourtant, la
profession avait quelques rendez-vous importants, ne serait-ce que pendant le MAP.
R. V. : Ces événements ne m’intéressent pas vraiment. Il n’ y a pas d’enjeu, ça
n’avance pas, et la controverse entre certaines personnalités, du CETO ou du SNAV
me paraît stérile.
Ça tourne en rond, alors que je veux de l’action. En fait, En restant en dehors de tout
ça, je peux m’occuper de TourCom et de ses adhérents. D’autant plus que je ne suis
pas candidat au SNAV…
TourMaG.com : Il y a pourtant la question ouverte par l’UDIV ou la constitution d’une
nouvelle fédération professionnelle ?
R. V. : Les réseaux intégrés existent. C’est une réalité avec laquelle il faut jouer. Or ils
représentent une véritable puissance et n’ont pas réellement besoin d’un syndicat
pour défendre leurs intérêts.
En revanche, certains TO qui se sentent perdus, mal écoutés ou sous représentés, ont
besoin de se rassurer. Au CETO, ils sont contents car c’est un peu plus actif ; et puis, le
fait d’être « opposant », c’est assez stimulant.
Cela étant, aujourd’hui il faut préparer le terrain de demain et, quelque soit la structure professionnelle, vis à vis du gouvernement, nous ne sommes rien. Nous devons
d’abord créer de la puissance.
TourMaG.com : Justement, comment voyez-vous l’avenir des TO français ?
R. V. : Leur modèle est dépassé. Par exemple : ils continuent à être bon marché en hiver, quand le client part en couple, et beaucoup trop cher en été, quand le même
client part en famille : les prix devraient être mieux lissés sur l’année.
Autre exemple, leurs sites BtoC ne fonctionnent pas, ou pas assez bien, ou pas assez
vite ; ils ne sont pas rentables non plus, malgré les fortunes qui y sont consacrées…
Nous, en revanche, on leur évite des coûts comptables avec notre centrale de paiement ; et quand ils veulent en sortir, ça leur coûte entre 30 et 40% de leur volume de
vente. Encore un exemple : ils ont toujours des problèmes pour gérer des VDM alors
qu’aujourd’hui, on ne parle plus de - 45 mais de - 7 jours du départ…
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C’est même l’une des raisons qui nous a poussé à créer TourCom Réceptif, dont les résultats augmentent vite tous les ans. Nous étions les premiers à le faire mais maintenant, on ne nous critique plus, on nous copie.
À cet égard, je remarque aussi que chez nous, le chiffre d’affaires des TO augmente
quand même, preuve que TourCom Réceptif ne nuit pas à leurs ventes.
D’un autre côté, je constate aussi que certaines agences ont eu la vie sauve grâce
au service que nous avons mis en place, surtout sur certains départs, le week-end notamment.
Enfin, les négociations se font toujours plus dans un rapport de force, de blocs à blocs
; soit dit en passant, c’est un vrai danger pour les petites unités isolées.
TourMaG.com : Ces rapports de force ne sont pas en train de basculer ?
R. V. : Disons que la distribution n’est pas morte ; elle est toujours l’intermédiaire de
proximité entre le client et le producteur.
Grâce aux outils actuels, et grâce aussi aux centrales hôtelières, notamment, l’agent
de voyage peut produire, revendre des producteurs et proposer un quasi service de
conciergerie à ses clients.
Dans le fond, il agit en courtier du voyage et retrouve ainsi son métier d’il y a 50 ans ;
une évolution qui doit beaucoup à la fin des commissions aériennes.
Alors, c’est vrai que la profession est assez corporatiste, qu’elle bouge lentement, et
souvent après les autres. Chez TourCom, on essaie donc d’innover le plus possible, de
comprendre les choses d’une nouvelle façon… D’où le décalage avec les TO qui ne
veulent pas modifier leur modèle.
TourMaG.com : TUI et Thomas Cook contrôlent 50% du marché Français, mais vue
l’importance de la destination France pour leur maison mère, est-ce que le réceptif
français pourrait les intéresser maintenant ?
R. V. : Non, je ne crois pas ; le réceptif français n’est pas une cible pour eux. En revanche, je les crois toujours aussi offensives sur la France, même si ça leur coûte cher
car ils ont l’argent pour…
En fait, ils jouent sur 3 niveaux : 1° développement sur le marché international ; 2°
prendre des parts de marché et 3° le réceptif.
Quand vous avez peu de destinations en brochure et de gros volume sur chacune
d’elle, contrôler le réceptif est assez logique sinon plutôt facile. En France, le secteur
me semble encore difficile à gérer pour eux ; il est trop éclaté.
Source : http://www.tourmag.com
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''Voyage & Technologies'' : faut-il avoir peur de Groupon ?
Rédigé par Claude BOUMAL
Chaque mardi, en partenariat avec la Lettre ''Voyage & Technologies'', TourMaG.com
vous livre les dernières actus du secteur : tendances, innovations, actualité... reflets
d'une veille pour tout savoir du secteur Voyage & Technologies.
Faut-il avoir peur de Groupon ?
Groupon survivra-t-il en 2012 ? C'est la question qu'on peut se poser, à voir les critiques
dont il fait de plus en plus l'objet. Ce n'est pas tant le principe des « achats groupés »
qui est mis en cause, mais le modèle économique de la société, qui contraint les
commerçants à consentir des remises faramineuses, auxquelles s'ajoute la commission
de Groupon, souvent de 50 p.c. ! Alors que, comme l'annonçait TourMag, la société
veut se lancer sur le marché du voyage, beaucoup estiment, comme le site Alterclick,
que les offres basées sur la vente à perte et la relation très déséquilibrée avec le
commerçant ne peuvent être durables à long terme. Au-delà du buzz dont un commerçant peut bénéficier pendant quelques semaines, le modèle n'entraînerait d'ailleurs pas la répétition d'achat. Un simple calcul montre aussi que le modèle Groupon
ne peut atteindre la taille critique que dans les grandes agglomérations. Le site Techrunch, cité par Vicus, a dé jà observé une chute de 30 p.c. en février dernier, et
tous les indicateurs seraient à la baisse.
Ca sonne comme Groupon , mais ce nouveau site de ventes flash, Yuupon, se veut
beaucoup plus flexible et, en cas changement huit jours avant la date de réservation,
en rembourse le montant, ou le porte en crédit au-delà. Et contrairement à des sites
comme Voyage Privé, il ne nécessite pas d'inscription préalable. [tnooz]
Depuis le 29 mars, Google Places n'assure plus le support des QR codes, annonce le
blog de Blumenthal's. Déjà prédit précédemment par etourisme.info, ce choix — au
profit de la technologie NFC — sonnera peut-être le glas des pictogrammes à photo-
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graphier qui, faute sans doute d'un véritable standard international, n'ont jamais vraiment réussi à s'imposer dans le paysage touristique. [Scoop it]
Premier partenariat de ce type dans le monde, une co-entreprise géante couvrant la
zone Asie-Pacifique et offrant une gamme complète de vols, hôtels et séjours, vient
d'être crée par Expedia et la compagnie low cost AirAsia, dont les sites Web et les activités d'Expedia existantes au Japon, en Inde et à Singapour ainsi que les nouveaux
marchés lancés en Malaisie et en Thaïlande, seront exploités par la nouvelle coentreprise. [Génération NT]
Destiné aux professionnels MICE, le nouveau portail de Worldhotels dédié aux organisateurs d'évènements, baptisé Meetings at Worldhotels , permet la planification
d'évènements, depuis les réunions de direction, séminaires, conférences et événements de team-building. [Hotel Marketing]
L'aéroport de Copenhague sera le premier au monde à proposer une application i–
Phone en réalité augmentée, permettant entre autres au passager de s'orienter après
avoir « scanné » les environs de sa position. Développée par une équipe comprenant
des chercheurs de SITA Lab et de Novasa, l'application, qui repose sur un système de
triangulation utilisant le signal Wi-fi, sera disponible dans les prochaines semaines.
[tnooz]
Les applications pour iPhone continuent à se suivre : c'est d'abord Expedia, chez qui
quatre clics devraient suffire pour réserver un des hôtels situés à proximité de l'utilisateur. C'est la première application spectaculaire depuis qu'Expedia a racheté Mobiata en novembre dernier (cf. Voyage & technologies # 271), et il devrait y en avoir
d'autres en 2011. [Eye for Travel] C'est ensuite Travelocity qui introduit son nouveau
service, Top Secret Hotels , grâce auquel ses fans découvriront les hôtels qui proposent
ce jour-là jusqu'à 55 p.c. de réduction sur les prix publiés. [Eye for Travel]
Les dix premiers sites web liés au voyage ont drainé 38,76 p.c. des visites des internautes au cours du mois de février aux USA, selon l'analyse mensuelle de Hotwise.
C'est Google Maps qui en accueille largement la plus grande part (14,66 p.c.), loin
devant MapQuest (5,95 p.c.) et Expedia (3,29 p.c.). Les 20 premiers sites enregistrent
46,85 p.c. des visites, les cent premiers, 69,26 p.c. Bien qu'en léger progrès, la durée
moyenne de visite reste toujours un peu inférieure à 7 minutes. [Eye for Travel]
Un record : c'est en 24 heures seulement que Skyscanner a développé et lancé la version pour Twitter de son outil de recherche de vols ! Un véritable défi, dont la société
raconte les principales étapes sur un site créé pour l'occasion. [Eye for Travel]
Source : http://www.tourmag.com
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