pdf in French - Festival d`Aix en Provence

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Orchestre des jeunes
de la Méditerranée
Marko Letonja
20 JUILLET 2016
GRAND THÉÂTRE DE PROVENCE
20 JUILLET – 20 H – GRAND THÉÂTRE DE PROVENCE
DIRECTION MUSICALE
BASSE
ORCHESTRE
Marko Letonja
Grigory Soloviov *
Orchestre des jeunes de la Méditerranée
VITO ŽURAJ (NÉ EN 1979)
Burlesque (2000)
Prelúdio
PARTENAIRES
MODESTE MOUSSORGSKI (1839-1881)
Chants et danses de la mort (1962)
POÈMES : ARSÈNE GOLENICHTCHEV-KOUTOUZOV (1848-1913)
ORCHESTRATION : DIMITRI CHOSTAKOVITCH (1962)
CONSERVATOIRE DE LA RÉGION PACA
Conservatoire à Rayonnement Départemental d’Aix-en-Provence – Conservatoire à Rayonnement Régional d’Avignon –
Conservatoire à Rayonnement Régional de Marseille – Conservatoire à Rayonnement Régional de Nice – Conservatoire à
Rayonnement Régional de Toulon
CONSERVATOIRES NATIONAUX SUPÉRIEURS
ALBANIE • Académie des arts de Tirana • ALGÉRIE • Institut national supérieur de musique d’Alger • CROATIE • Académie de
musique de Zagreb • ÉGYPTE • Conservatoire national supérieur du Caire et Centre culturel Makan • GRÈCE • Conservatoire
national d’Athènes et Conservatoire national de Thessalonique • ITALIE • Conservatoire national de musique de Milan •
MACÉDOINE • Université Saints Cyril et Méthode de Skopje • MONTÉNÉGRO • Centre Monténégrin de Musique de Podgorica
• LIBAN • École des Arts Ghassan Yammine Beyrouth et Conservatoire national supérieur de musique de Beyrouth • MAROC
• Orchestre Philharmonique du Maroc • MONACO • Académie de musique • PORTUGAL • École supérieure de musique de
Lisbonne • SLOVÉNIE • Académie de musique de Ljubljana • TUNISIE • Institut national supérieur de musique de Tunis et
Institut national supérieur de musique de Sfax • TURQUIE • Centre d'études supérieures de musique / MIAM
ORCHESTRES NATIONAUX DE JEUNES
Cyprus Youth Symphony Orchestra • CHYPRE
Joven Orquesta Nacional de España (JONDE) • ESPAGNE
Malta Youth Orchestra • MALTE
Palestine Youth Orchestra (Edward Said Conservatory) • PALESTINE
National Youth Symphony Orchestra of Turkey • TURQUIE
L’Orchestre des jeunes de la Méditerranée remercie particulièrement le Conservatoire Toulon Provence Méditerranée pour
le prêt de ses instruments.
Колыбельная (Berceuse)
Серенада
(Sérénade)
Трепак (Trepak)
Полководец
(Le Chef d'armée)
ENTRACTE
DIMITRI CHOSTAKOVITCH (1906-1975)
Symphonie n° 9 en mi bémol majeur, op. 70
(1945)
Allegro
Moderato
Presto
Largo
Allegretto
RICHARD STRAUSS (1864-1949)
Till l’Espiègle [Till Eulenspiegel] poème symphonique, op. 28
Retransmis en différé sur Classical TV et TV Sud.
(1894-1895)
* ancien artiste de l’Académie
VITO ŽURAJ
Burlesque
situer la scène et par présenter les personnages dotés d’une grande profondeur psychologique
avant d’évoquer une chanson ou une danse traditionnelle (une berceuse, une sérénade, une
danse russe trepak et une marche militaire).
Burlesque est l’œuvre d’un étudiant en composition originaire de Ljubljana âgé de 20 ans
qui, avant d’entamer un long périple à travers les techniques de composition du 20e siècle,
s’essaie à l’orchestration classique. Comptant parmi les premières compositions de Vito
Žuraj, Burlesque est une ouverture symphonique de ton léger, composée principalement en
triolets. Dix minutes suaves et plaisantes, avec des touches évoquant L’Oiseau de feu du jeune
Stravinski et L’Apprenti-sorcier de Paul Dukas. On remarque déjà le goût de Vito Žuraj pour la
sonorité des percussions ainsi que pour celle des trompettes et des piccolos caractérisée par
de forts accents. L’atmosphère essentiellement carnavalesque nuancée par une partie centrale
misterioso donne un avant-goût des tonalités hautement personnelles et créatives que Vito
Žuraj saura accorder aux prochaines œuvres qui jalonnent sa carrière.
Berceuse
Une mélodie chromatique jouée par les cordes et doublée à l’octave serpente au sein de
l’introduction de Berceuse qui met en scène une étrange conversation entre la Mort et la
mère d’un enfant moribond. Tandis que la Mort frappe à la porte, la mère ne peut se résigner
à lui ouvrir. L’efficacité dramatique de cette mélodie repose sur le contraste entre l’inquiétude
croissante de la mère et la douceur de la Mort. C’est la Mort qui aura le dernier chant (l’apaisant
refrain « Baïouchki, baïou, baïou ») !
MODESTE MOUSSORGSKI
Chants et danses de la mort
« C’est simple comme bonjour : l’artiste ne peut se couper du monde extérieur, et
les impressions qu’il en reçoit se reflètent dans toutes les nuances de sa création
personnelle. Seulement, pas question de mentir – il faut dire la vérité, mais cette chose
toute simple est difficile à atteindre. »
Dans la lettre qu’il adresse à son ami Golenichtchev-Koutouzov, auteur du recueil de mélodies
Chants et danses de la mort, Moussorgski rappelle combien l’artiste est avant tout au service de
la vérité. On est en 1875, le compositeur russe vient de terminer ses Tableaux d’une exposition
ainsi que son cycle Sans soleil et entame son troisième cycle vocal, entièrement consacré à la
mort. Alors qu’il ne lui reste plus que six années à vivre et que son état de santé se dégrade,
ce sujet devient pour Moussorgski une véritable obsession. Traitée à la manière d’un roman de
Dostoïevski, la mort est, dans ces poèmes, le véritable protagoniste. Moussorgski fait d’elle un
personnage cynique qui « décime les vies sans relâche et sans se demander si son intervention
maudite est nécessaire ». C’est en dansant qu’elle arrache l’enfant fiévreux des bras de sa mère,
qu’elle a raison de la jeune fille malade et alitée, du pauvre paysan sombrant dans l’alcoolisme
et prend les apparences d’un chef d’armée. Moussorgski achève ces quatre mélodies en 1877
mais n’a pas le temps de les orchestrer. Glazounov et Rimski-Korsakov s’en chargeront peu après
sa mort mais la version orchestrale que Chostakovitch propose en 1962 finit par s’imposer dans
le paysage musical. C’est la chanteuse Galina Vishnevskaïa qui crée cette version – laquelle lui
est dédiée – sous la direction de son époux Rostropovitch en 1963. Ce cycle constitue d’ailleurs
l’une des principales sources d’inspiration de Chostakovitch pour sa Symphonie n° 14.
Pour ces quatre chansons, Moussorgski emploie toujours le même procédé : il commence par
Sérénade
Dédiée à la sœur de Glinka, la seconde mélodie du cycle rend la mort aussi charmeuse et
attractive que la sérénade d’un jeune et beau chevalier. L’ambiguïté tonale de l’introduction
trahit l’étrange relation que le désir charnel et la mort entretiennent. Dès l’apparition du rythme
en 6/8, la Mort cherche par tous les moyens à posséder la jeune fille malade. La mélodie se
conclue sur un « Tu es à moi » jouissif, où la consommation de l’amour et la consumation de la
vie ne font plus qu’un.
Trepak
La Mort rencontre ici un paysan ivre, égaré au beau milieu d’une tempête de neige et décide de
danser le Trepak avec lui jusqu’à ce qu’il meurt de froid. On entend le blizzard souffler dans la
forêt tandis que le thème du Dies irae grégorien se présente sous des apparences sans cesse
renouvelées. La Mort se montre joueuse et revêt la forme d’une insatiable danse fatale.
Le Chef d’armée
Moussorgski ajoute ce chant conclusif deux ans après avoir achevé les trois premières mélodies
du cycle. Dédié au poète Koutouzov, ce chant a pour principale toile de fond la guerre russoturque qui sévit en 1877. C’est la seule mélodie du cycle où la Mort montre un visage menaçant.
Après la lutte, le chef de l’armée parcours le champ de bataille pour inspecter ses troupes où
les vivants et les morts ne forment plus qu’une masse indifférenciée. Dans la guerre, il n’y a ni
vainqueurs, ni vaincus, seule la Mort peut se dire victorieuse. La marche triomphale de la Mort
emprunte sa mélodie à l’hymne national polonais de l’époque.
DIMITRI CHOSTAKOVITCH
Symphonie n° 9 en mi bémol majeur op. 70
« J’envie juste ceux qui arrivent à composer », annonce Dimitri Chostakovitch à ses élèves
au moment même où il tente désespérément de mettre sur pied une neuvième symphonie.
Comment ne pas être inspiré par une année pleine de rebondissements comme 1945, année
marquée par la victoire des alliés contre l’Allemagne nazie et la fin de la « Grande Guerre
patriotique » de l’Union soviétique ? Quoi de plus simple que de se réjouir et de composer pour
l’occasion une symphonie monumentale et triomphale comprenant un orchestre imposant,
des voix solistes et un chœur ? C’est d’ailleurs le projet initial de Chostakovitch qui entend
proposer « sa » Neuvième symphonie calquée sur le modèle beethovénien. Or, rattrapé par sa
conscience et décontenancé par tant d’insouciance, le compositeur revient sur sa décision et
se dit incapable de fêter un tel carnage mondial. La Symphonie n° 9 de Chostakovitch sera une
modeste et burlesque partition néoclassique ou ne sera pas ! Tel est le credo du compositeur qui,
au mépris des attentes du public et des autorités, opte pour la célébration en demi-teinte d’une
victoire où l’humour et l’ironie règnent en maîtres. C’est cette soif de liberté qui avait poussé
Chostakovitch à produire, au péril de sa vie, un témoignage musical de la bataille de Leningrad
(Septième symphonie) et qui se manifeste, encore aujourd’hui, dans ce refus anticonformiste
de jubiler. Distorsion parodique de L’Ode à la joie, la Symphonie n° 9 de Chostakovitch est l’une
des œuvres les plus caustiques ainsi que la symphonie la plus courte du compositeur. Elle
s’ouvre sur un mouvement Allegro des plus conventionnels sur le plan formel, d’où l’impeccable
forme sonate qui laisse entendre aux cordes un premier thème naïf et sautillant, puis un second
thème enjoué interprété par le piccolo. Trop poli pour être honnête, il s’agit d’un mouvement
à prendre au second degré ! Un solo de clarinette orientalisant, que ponctuent les discrets
pizzicatos de violoncelles et de contrebasses, nous plonge dans le second mouvement aux
allures de longue complainte, de mélancolique barcarolle. Le discours musical se fait de plus
en plus plaintif et le thème sinueux joué par les cordes ne fait qu’accroître cette atmosphère
menaçante. Le retour du premier thème joué à la flûte puis au piccolo conclut en beauté ce
poignant Moderato. Le Presto que la clarinette étrenne n’est autre qu’un scherzo surréaliste
fait de furtifs échanges entre cuivres et bois, et d’un solo central de trompette. Ce sont les
trombones et le tuba qui donnent la sinistre couleur du Largo qui suit. Un pathétique basson
solo leur répond sans emphase avant d’ouvrir le mouvement conclusif qui déploie tout l’attirail
de la musique de cirque : des cymbales au tambourin en passant par le triangle. De quoi amuser
la galerie en faisant de ce piètre spectacle militaire une absurde comédie humaine !
RICHARD STRAUSS
Till l’Espiègle [Till Eulenspiegel] poème symphonique, op. 28
Si Richard Strauss compose le poème symphonique Till l’Espiègle en 1895, c’est avant tout pour
rebondir après l’échec cuisant qu’il vient d’essuyer. Guntram, son opéra néo-wagnérien, sur lequel
reposaient tous les espoirs du compositeur, a tellement déplu au public munichois qu’il n’est
pas allé au-delà de la première représentation. Nul n’est prophète en sa patrie, pense, non sans
amertume, Strauss dont la ville natale n’est autre que Munich ! Cela ne l’empêche pas de lancer
une offensive infaillible qui a pour nom Till Eulenspiegel, héros littéraire d’Allemagne du Nord dont
les célèbres aventures remontent au Moyen-Âge. Avec l’habileté de ce garçon farceur, Strauss
propose une œuvre à programme « dans l’intention qu’on pût bien rire, pour une fois, dans une
salle de concert ». Le compositeur choisit ensuite une forme – dite rondeau – susceptible d’égayer
le poème symphonique. En réalité, il s’agit de six couplets qui, contrairement au rondeau, ne sont
pas entrecoupés par un refrain récurrent mais se voient séparés tantôt par des suspensions
impromptues, tantôt par des cadences, tantôt par l’apparition de deux motifs distincts. Le
premier, énoncé par le cor, renvoie à la phrase : « Un fripon nommé Till l’Espiègle » tandis que le
second, joué par une clarinette solo, vise à préciser : « un méchant gnome, en vérité, à l’affût de
nouveaux coups ». La pièce s’ouvre, comme la première page d’un conte, sur un attendu « il était
une fois » que les violons habillent de leur brillant timbre, puis c’est au tour du protagoniste de
se présenter musicalement. C’est à l’intervention retentissante des cymbales que l’on reconnaît
la première facétie du jeune garçon qui, du haut de son cheval, s’élance à toute allure parmi les
femmes du marché et renverse tout sur son passage. Il suffit de prêter l’oreille pour comprendre
l’ampleur des dégâts occasionnés. Les accords dissonants et les crécelles forment un brouhaha
qui disparaît aussi vite que le farceur, « tapi sous un trou de souris ». Le voilà qui revient à la
charge déguisé en pasteur. Ses prédications sont solennellement accompagnées par les altos,
les bassons et les clarinettes jusqu’au moment où le violon solo dénonce l’imposture. Peut-on
vraiment se moquer de tout ? Un frisson, joué en sourdine par les cors et les violons, l’envahit
soudain, « car il s’est moqué de la religion ». On passe ensuite à une scène de séduction animée
par le violon solo, la clarinette et le hautbois. Till « fait une demande en mariage » qui tourne mal.
Le voilà seul contre tous. Il « jure d’assouvir sa vengeance contre l’humanité ». Le ton monte
entre les voix graves et les voix supérieures. Till est conduit devant un tribunal : cors, trombones
et bassons au registre grave auront bientôt raison des sarcastiques répliques de la clarinette.
La sentence est prononcée : Till sera pendu. Les trilles de flûtes sont ses dernières assertions,
suivies d’un silence embarrassant. La gaieté finit par reprendre le dessus : le thème principal
est repris par la clarinette et la clarinette basse sur un ton naïf. Ce n’est certes pas la dernière
pirouette de Till et de Strauss, son acolyte, face à un public de Philistins !
AURÉLIE BARBUSCIA
MODESTE MOUSSORGSKI
Chants et danses de la mort
POÈMES : ARSÈNE GOLENICHTCHEV-KOUTOUZOV
ORCHESTRATION : DIMITRI CHOSTAKOVITCH
TRADUCTION : GUY LAFFAILLE
Колыбельная
Berceuse
Серенада
Sérénade
Стонет ребёнок... Свеча, нагорая,
Un enfant gémit. Une bougie
Scintille faiblement autour.
Toute la nuit, berçant le berceau,
Une mère n'a pas trouvé le sommeil.
Tôt le matin, doucement à la porte
La mort au cœur tendre frappe !
Surprise, la mère regarde avec inquiétude...
« N'aie pas peur, ma chère !
Le matin pâle apparaît à la fenêtre...
En pleurant, en t'inquiétant, en aimant,
Tu t'es fatiguée, fais un petit somme,
Je vais m'asseoir à ta place.
Tu n'as pas réussi à calmer l'enfant.
Je vais chanter plus doucement que toi. »
« Chut ! mon enfant s'agite et remue.
Et tourmente mon âme. »
« Bien, avec moi il sera bientôt calmé.
Dodo, l'enfant do. »
« Ses joues pâlissent, sa respiration faiblit...
Ah, tais-toi, s'il te plaît !... »
« C'est bon signe, sa souffrance se calme,
Dodo, l'enfant do. »
« Va-t'en, maudit !
Avec ta tendresse tu as tué ma joie ! »
« Non, j'ai apporté un sommeil paisible au bébé,
Dodo, l'enfant do. »
« Aie pitié, arrête au moins un instant
Ta chanson horrible. »
« Regarde, il s'est endormi avec ma chanson
[ paisible.
Dodo, l'enfant do. »
Нега волшебная, ночь голубая,
Délice magique, nuit d'azur,
Crépuscule printanier frémissant.
Une jeune fille malade se penche à la fenêtre,
[ écoutez
Ce que chuchote le silence de la nuit.
Le sommeil ne vient pas dans ses yeux brillants,
La vie semble l'appeler pour le plaisir,
Et sous la fenêtre, dans le silence, à minuit,
La mort chante une sérénade :
« Dans l'obscurité de la captivité, sévère et
[ étouffante,
Ta jeunesse se fane ;
En chevalier du mystère, aux pouvoirs
[ miraculeux,
Je te délivrerai.
Lève-toi, regarde-toi, de beauté
Ton visage transparent brille.
Tes joues roses, tes cheveux ondulés
Entourent ton visage, comme un nuage,
L'éclat bleu de tes yeux perçants
Est plus brillant que le ciel et le feu ;
Ton souffle s'exhale avec la chaleur de midi...
Tu m'as séduit.
Ton oreille est captive de ma sérénade
Ton murmure appelle un chevalier,
Le chevalier est venu pour le dernier présent :
L'heure de l'extase est arrivée.
Ton corps est délicat, son tremblement est
[ enivrant...
Oh, je vais t'étouffer
De mes bras forts : mon discours amoureux,
Écoute-le !... silence !... Tu es à moi ! »
Тускло мерцает кругом.
Целую ночь колыбельку качая,
Мать не забылася сном.
Раным-ранёхонько в дверь осторожно
Смерть сердобольная стук!
Вздрогнула мать, оглянулась тревожно...
,,Полно пугаться, мой друг!
Бледное утро уж смотрит в окошко...
Плача, тоскуя, любя
Ты утомилась, вздремни-ка немножко,
Я посижу за тебя.
Угомонить ты дитя не сумела.
Слаще тебя я спою.`` ,,Тише! ребёнок мой мечется, бьётся,
Душу терзая мою!``
,,Ну, да со мною он скоро уймётся.
Баюшки, баю, баю.`` ,,Щёчки бледнеют, слабеет дыханье...
Да замолчи-же, молю!`` ,,Доброе знаменье, стихнет страданье,
Баюшки, баю, баю.``
,,Прочь ты, проклятая!
Лаской своею сгубишь ты радость мою!``
,,Нет, мирный сон я младенцу навею.
Баюшки, баю, баю.`` ,,Сжалься, пожди допевать хоть мгновенье,
Страшную песню твою!``
,, Видишь, уснул он под тихое пенье.
Баюшки, баю, баю.``
Трепетный сумрак весны.
Внемлет, поникнув головкой, больная
Шëпот ночной тишины
Сон не смыкает блестящие очи,
Жизнь к наслажденью зовёт,
А под окошком в молчаньи полночи
Смерть серенаду поёт:
,,В мраке неволи суровой и тесной
Молодость вянет твоя;
Рыцарь неведомый, силой чудесной
Освобожу я тебя.
Встань, посмотри на себя: красотою
Лик твой прозрачный блестит,
Щёки румяны, волнистой косою
Стан твой, как тучей обвит.
Пристальных глаз голубое сиянье,
Ярче небес и огня;
Зноем полуденным веет дыханье...
Ты обольстила меня.
Слух твой пленился моей серенадой,
Рыцаря шëпот твой звал,
Рыцарь пришёл за последней наградой:
Час упоенья настал.
Нежен твой стан, упоителен трепет...
О, задушу я тебя
В крепких объятьях: любовный мой лепет
Слушай!... молчи!... Ты моя!```
Трепак
Trepak
Полководец
Le Chef d'armée
Лес да поляны, безлюдье кругом.
Forêts et clairières, solitude tout autour,
Une tempête de neige pleure et gémit,
C'est, comme si, dans l'obscurité de la nuit,
Le démon enterrait quelqu'un ;
Allons, c'est bien cela ! dans le noir, un homme,
La mort l'embrasse, le caresse,
Avec l'ivrogne elle danse un trepak,
Elle chante un chant à son oreille :
« Oh, petit homme, malheureux vieillard,
Ivre, saoul, tu as trébuché sur le chemin,
Mais la sorcière s'est levée, a bondi,
De la clairière t'a amené inopinément dans la
[ forêt dense.
Tourmenté par l'angoisse, l'anxiété et le besoin,
Allonge-toi, et sommeille et endors-toi, mon
[ cher !
Je te protégerai avec de la neige, mon chéri,
Autour de toi je commencerai un grand jeu.
Secoue le lit, tempête de neige !
Hé ! commence ta chanson, enfant de la saison,
Un conte qui prolonge la nuit,
De sorte que l'ivrogne sombre dans le sommeil.
Hé ! vous, forêts, cieux et nuages,
Obscurité, vents et neige virevoltante,
Tressez un manteau de neige et de duvet,
Avec lui je couvrirai le vieil homme comme
[ un bébé...
Dors, mon petit ami, petit paysan heureux,
L'été est arrivé et fleurit !
Au-dessus des champs le soleil rit et
[ les faucilles jouent,
Une petite chanson s'élève, les colombes
[ volent... »
Грохочет битва, блещут брони,
La bataille fait rage, les cuirasses brillent,
Les canons rugissent sauvagement,
Les régiments courent, les chevaux se ruent,
Et des rivières rouges coulent.
Le midi brûle, les gens se battent ;
Le soleil décline, la bataille est plus violente.
Le crépuscule s'estompe, mais ils se battent encore,
Les ennemis, férocement et atrocement.
Et la nuit tombe sur le champ de bataille.
Les escadrons se séparent dans l'obscurité...
Tout est calme, et dans le brouillard de la nuit
Les gémissements montent vers le ciel.
Ensuite, brillant sous la lune,
Sur son cheval de bataille,
Les os à la blancheur étincelante,
La mort est apparue et dans le silence
Écoute les cris et les prières,
Pleine de satisfaction et de fierté,
Comme un général, le lieu de la bataille
Elle en fait le tour.
Et étant montée au sommet de la colline, elle regarde,
Immobile, et sourit...
Et au-dessus du champ de bataille
Retentit sa voix fatale :
« La bataille est terminée ! J'ai vaincu tout le monde !
Vous m'êtes tous soumis, soldats !
En vie, vous vous disputiez, je vous ai réconcilié !
Levez-vous pour la parade, cadavres !
Défilez devant moi d'un pas solennel,
Je veux compter mes troupes ;
Ensuite déposez vos os dans la terre,
Il est doux de se reposer de la vie dans la terre !
Année après année, elles passeront.
Et même le souvenir de vous disparaîtra.
Je n'oublierai pas, et haut et fort au-dessus de vous
Se tiendra une fête à minuit !
Avec une danse, le sol vierge
Je le piétinerai d'un pas lourd, de l'ombre de la mort,
Les os ne pourront jamais sortir,
Vous ne pourrez jamais revenir sur la terre ! »
Вьюга и плачет и стонет,
Чуется, будто во мраке ночном,
Злая, кого-то хоронит;
Глядь, так и есть! В темноте мужика
Смерть обнимает, ласкает,
С пьяненьким пляшет вдвоём трепака,
На ухо песнь напевает:
,,Ой, мужичок, старичок убогой,
Пьян напился, поплёлся дорогой,
А мeтель-то, ведьма, поднялась, взыграла.
С поля в лес дремучий невзначай загнала.
Горем, тоской да нуждой томимый,
Ляг, прикорни, да усни, родимый!
Я тебя, голубчик мой, снежком согрею,
Вкруг тебя великую игру затею.
Взбей-ка постель, ты мятель-лебедка!
Ну, начинай, запевай погодка!
Сказку, да такую, чтоб всю ночь тянулась,
Чтоб пьянчуге крепко под неё заснулось!
Ой, вы леса, небеса, да тучи,
Темь, ветерок, да снежок летучий!
Свейтесь пеленою, снежной, пуховою;
Ею, как младенца, старичка прикрою...
Спи, мой дружок, мужичок счастливый,
Лето пришло, расцвело!
Над нивой солнышко смеётся да серпы
[ гyляют,
Песенка несётся, голубки летают...``
Орудья жадные ревут,
Бегут полки, несутся кони
И реки красные текут.
Пылает полдень, люди бьются;
Склонилось солнце, бой сильней;
Закат бледнеет, но дерутся
Враги все яростней и злей.
И пала ночь на поле брани.
Дружины в мраке разошлись...
Всё стихло, и в ночном тумане
Стенанья к небу поднялись.
Тогда, озарена луною,
На боевом своём коне,
Костей сверкая белизною,
Явилась смерть; и в тишине,
Внимая вопли и молитвы,
Довольства гордого полна,
Как полководец место битвы
Кругом объехала она.
На холм поднявшись, оглянулась,
Остановилась, улыбнулась...
И над равниной боевой
Раздался голос роковой:
,,Кончена битва! я всех победила!
Все предо мной вы смирились, бойцы!
Жизнь вас поссорила, я помирила!
Дружно вставайте на смотр, мертвецы!
Маршем торжественным мимо пройдите,
Войско моё я хочу сосчитать;
В землю потом свои кости сложите,
Сладко от жизни в земле отдыхать!
Годы незримо пройдут за годами,
В людях исчезнет и память о вас.
Я не забуду и громко над вами
Пир буду править в полуночный час!
Пляской тяжёлою землю сырую
Я притопчу, чтобы сень гробовую
Кости покинуть вовек не могли,
Чтоб никогда вам не встать из земли!``
Vito Žuraj
Né à Maribor (Slovénie) en 1979, Vito Žuraj
étudie la composition avec Marko Mihevec
à l’Académie de musique de Ljubljana avant
de se former auprès de Lothar Voigtländer
à l’Université de musique de Dresde et de
Wolfgang Rihm à l’Université de musique de
Karlsruhe, où il suit également un Master
en technologie musicale avec Thomas A.
Troge. En 2012 et 2015, il se voit décerner le
premier prix du Concours de composition de
la ville de Stuttgart ainsi que le prestigieux
Prix Prešeren, qui constitue la plus haute
récompense artistique en Slovénie. Il reçoit
par ailleurs plusieurs bourses en 2014 pour
aller étudier à la Villa Massimo à Rome, à
l’Académie des arts de Berlin et au Centre d'Art
et de Technologie des Médias de Karlsruhe.
Sa participation à l’Académie internationale
de l’Ensemble Modern en 2009-2010
marque le début de sa collaboration avec
l’ensemble, qui crée en 2013 Übürall avec la
soprano Hélène Fauchère sous la direction
de Brad Lubman, puis Runaround pour quatre
solistes et groupes instrumentaux en 2014.
Aujourd’hui, ses œuvres, pour la plupart
enregistrées chez Naxos, sont exécutées
dans les plus grandes salles et festivals
internationaux, comme la Philharmonie de
Paris, le Konzerthaus de Vienne, les Wittener
Tage für neue Kammermusik (Allemagne),
le Festival MiTo de Milan, le Festival de
Salzbourg, l’ORF Musikprotokoll (Autriche) et
le festival ManiFeste de l’IRCAM. L’Orchestre
philharmonique de New York, le BBC Scottish
Symphony Orchestra, le RIAS Kammerchor,
l’Ensemble Intercontemporain, le Klangforum
Wien et le Scharoun ensemble comptent
quant à eux parmi ses interprètes. La
saison 2016-2017 verra la création de deux
nouvelles œuvres de Vito Žuraj : une pièce
orchestrale commandée par KölnMusik
pour le 30e anniversaire de la Philharmonie
de Cologne, ainsi qu’une œuvre pour deux
percussionnistes et orchestre programmée
durant la résidence d’un an du compositeur
au Theater Erfurt.
Marko Letonja
Le chef slovène Marko Letonja étudie le piano
et la direction d’orchestre auprès d’Anton
Nanut à l’Académie de musique de Ljubljana.
Il suit également les enseignements d’Otmar
Suitner à l’Académie de musique de Vienne
où il obtient son diplôme en 1989. Il est, de
1991 à 2003, directeur musical de l’Orchestre
Philharmonique de Slovénie tout en étant
demandé sur la scène internationale. Nommé
en 2003 directeur musical et chef principal
de l’Orchestre symphonique et de l’Opéra
de Bâle (Suisse), il dirige des opéras tels
que Tannhaüser (Wagner), La Traviata
(Verdi), Le Freischütz (Weber), Boris
Godounov (Moussorgski), Tristan et Isolde
(Wagner), Rigoletto (Verdi), Don Giovanni
(Mozart). Il est ensuite appelé à œuvrer dans
de prestigieuses salles : La Dame de Pique
(Tchaïkovski) et Médée (Cherubini) au
Grand Théâtre de Genève comme à l’Opéra
de Vienne, Roméo et Juliette (Gounod) au
Théâtre de l’Opéra de Rome, Nabucco (Verdi) à
l’Opéra de Dresde, Il dissoluto assolto / Sancta
Susanna (Corghi / Hindemith), L’Affaire
Makropoulos (Janáček) et Les Contes
d’Hoffmann (Offenbach) à la Scala de Milan,
La Cenerentola (Rossini) à l’Opéra national
de Montpellier, Madame Butterfly (Puccini)
au Staatsoper Unter den Linden de Berlin,
La Walkyrie, Le Crépuscule des Dieux et Le
Vaisseau fantôme (Wagner) à l’Opéra national
du Rhin, Carmen (Bizet) en version de concert
avec l’Orchestre symphonique de la radio
bavaroise. Il participe en 2007 à une tournée
en Nouvelle-Zélande et en Australie où il
dirige l’Orchestre Philharmonique d’Auckland,
l’Orchestre Victoria et l’Orchestre Symphonique
de Melbourne. On le retrouve d’ailleurs à la
tête de l’Orchestre Victoria de Melbourne
dès la saison 2008-2009. Depuis 2012,
Marko Letonja est directeur musical de
l’Orchestre philharmonique de Strasbourg
ainsi que directeur artistique de l’Orchestre
symphonique de Tasmanie (Australie). Parmi
ses projets à venir, citons des concerts avec
le Rundfunk-Sinfonieorchester de Berlin,
l’Orchestre philharmonique de Brême ou
encore l’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg.
d’être dirigé par des chefs tels que Leonard
Slatkin, Rossen Milanov et Valery Gergiev.
Son répertoire inclut entre autres les rôles
de Colline (La Bohème, Puccini), Basile (Le
Barbier de Séville, Rossini), Pistola (Falstaff,
Verdi), Truffaldin / Lakai (Ariane à Naxos,
Strauss), Lodovico (Otello, Verdi), Tom (Un
bal masqué, Verdi), Masetto (Don Giovanni,
Mozart), Polyphème (Acis et Galatée,
Haendel), Sarastro (La Flûte enchantée,
Mozart), Sparafucile (Rigoletto, Verdi),
Larkens (La Fanciulla del West, Puccini) et
Timur (Turandot, Puccini).
Grigory Soloviov
Orchestre des jeunes de la Méditerranée
Après avoir terminé ses études de chant au
Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, dont
il sort diplômé en 2007, Grigory Soloviov
(basse) intègre le programme DomingoCafritz pour jeunes artistes de l’Opéra national
de Washington, où il a notamment l’occasion
d’interpréter Leporello (Don Giovanni) sous la
direction de Placido Domingo. Parallèlement
à cela, il est finaliste de plusieurs concours
aux États-Unis et décroche le Prix « Rising
star » au Concours international Tchaïkovski
à Moscou (2007), ainsi que le troisième Prix
au Concours de chant de l'Opéra de Palm
Beach (2008). En 2008, il fait ses débuts à
l’Opéra national de Washington sous les traits
de Zaretski (Eugène Onéguine) aux côtés du
National Symphony Orchestra (dir. Leonard
Slatkin). Aujourd’hui, l’artiste se produit sur
de nombreuses scènes américaines (Opéra
du Connecticut, Opera Company de Brooklyn,
Metropolitan Opera de New York, Chicago
Opera Theatre, Opéra de Dallas, etc.) mais
aussi en Europe (Opéra de Monte-Carlo, Opéra
de Lyon, Opéra de Tours, Festival d’Aix-enProvence, Teatro La Fenice de Venise, etc.),
en Russie (Bolchoï de Moscou) et au Canada
(Opéra de Montréal). Il a ainsi eu l’occasion
Au sein de l’Académie du Festival d’Aix,
l'Orchestre des jeunes de la Méditerranée
(OJM) propose à de jeunes instrumentistes
talentueux de la région PACA et du bassin
méditerranéen une expérience de la vie professionnelle de musiciens en ensembles et
en orchestre. L’OJM place la création et les
échanges interculturels au cœur de ses programmes, et transmet le plaisir d’interpréter
du répertoire symphonique pour grand effectif
d’orchestre. Chaque année, une centaine de
jeunes méditerranéens (d’une vingtaine de
nationalités différentes) participe aux sessions de l’OJM, en bénéficiant d’une formation
de haut niveau et de la présence d’artistes
prestigieux en résidence au Festival d’Aix. Suite
à un processus de sélection sur auditions, organisées en Méditerranée en coopération avec
différents orchestres nationaux de jeunes et
lieux de formation, les musiciens sont réunis en résidence puis assurent des concerts
ou partent en tournée. C’est avec la volonté
d’accompagner au mieux ces jeunes musiciens d’aujourd’hui vers leur avenir professionnel que l’Académie du Festival d’Aix propose
également à ses participants un dispositif
de sensibilisation à la médiation et un suivi
d’opportunités de carrières, offrant ainsi
ponctuellement des occasions d’engagements professionnels aux musiciens de l’OJM.
Créé à l’initiative de la Région Provence-AlpesCôte d’Azur et du Ministère de la Culture et de
la Communication, l’OJM est présent depuis
1984 dans l'espace culturel méditerranéen.
Des relations d'échange et de coopération
ont été développées avec une vingtaine de
pays riverains et plus de 2700 musiciens ont
participé aux différentes sessions depuis
sa création. En 2014, l’OJM est devenu une
composante de l’Académie du Festival d’Aix
à la demande des pouvoirs publics, tout
en conservant ses missions et objectifs.
En 2016, l’OJM développe trois programmes
pour les jeunes musiciens de Méditerranée :
une session consacrée à la pratique symphonique dirigée par Marko Letonja et encadrée pédagogiquement par des musiciens du
London Symphony Orchestra
une session dédiée à la composition
collective interculturelle ouverte à de jeunes
improvisateurs (musiques traditionnelles, jazz,
etc.) guidés par Raphaël Imbert
une session de formation pour accompagner les projets soutenus par le réseau méditerranéen Medinea : « Cairo Jazz Station » et
« Ziryâb et nous » sont les deux projets interculturels développés et accueillis en 2016.
PREMIERS VIOLONS
Lida Aliu MACÉDOINE
Sladana Cvejic
SERBIE / MONTÉNÉGRO
Ana Peña Diaz ESPAGNE
Shtishi Ester ALBANIE
Benjamin Esteve-Yanez
ESPAGNE / FRANCE
Alycia Gustave FRANCE
Mikhael Kharrat SYRIE / LIBAN
Céline Munch FRANCE
Yuksel Nihan TURQUIE
Antonios Prekas GRÈCE
Ricardo Pulgas Vieira
PORTUGAL
Nora Schreckenschläger
ALLEMAGNE / CROATIE
Inès Thomas-Brondeau
FRANCE
Mohamed Amine Triki TUNISIE
SECONDS VIOLONS
Carina-Miruna Adam
ROUMANIE / ESPAGNE
Rana Akram Radwan
Abdelmaguid ÉGYPTE
Marsiona Bardhi ALBANIE
Youssef Brini TUNISIE
Miguel Hourtiguet
de Vasconcelos PORTUGAL
Rebecca Innocenti ITALIE
Marija Lalovic CROATIE
Marmaduke Leforestier
FRANCE
HAUTBOIS
Guillem Calpe Almela
ESPAGNE
Omer Idan ISRAËL
Maria Jose Meniz Màrquez
Ferhad Mehmet TURQUIE
ESPAGNE
Keidi Sada ALBANIE
Alexandre Worms FRANCE
Sophia Tankosic FRANCE
Christina Tsakalidou GRÈCE CLARINETTES
Georgeos Alabdullah SYRIE
ALTOS
Lorenzo Dainielli ITALIE
Argtim Bajrami KOSOVO
Selin Gurol TURQUIE
Fabrice Barbosa Carneiro Julija Vrabec SLOVÉNIE
PORTUGAL
Yakar Cagil TURQUIE
Epifanios Epifaniou CHYPRE
Marie-Claire Gakovic FRANCE
Matéa Ibanez FRANCE
Rewan Sherif Emam
Abdelrazik ÉGYPTE
Patricia Torres Parada
ESPAGNE
Matéo Verdier
NN
FRANCE
VIOLONCELLES
ESPAGNE
Eléonore Rocca FRANCE
Anwar Saidi MAROC
Clément Stauffeneger
FRANCE
Joana Moreira Maia
PORTUGAL
Alvaro Nobre Machado
PORTUGAL
CITÉ DE LA SAVINE (MARSEILLE)
15 JUILLET 2016 – 19H
Création interculturelle – Raphaël Imbert
HÔTEL MAYNIER D'OPPÈDE (AIX-EN-PROVENCE)
18 JUILLET 2016 – 21H30
Création interculturelle – Raphaël Imbert / Jean-Guihen Queyras
VILLA MÉDITERRANÉE (MARSEILLE)
19 JUILLET 2016 – 20H30
Création interculturelle – Raphaël Imbert
HÔTEL MAYNIER D'OPPÈDE (AIX-EN-PROVENCE)
19 JUILLET 2016 – 21H30
Session MEDINEA – Cairo Jazz Sation / Ziryâb et nous
THÉÂTRE DE LA CRIÉE (MARSEILLE)
21 JUILLET 2016 – 20H
Orchestre symphonique – Marko Letonja
PAVILLON UNICREDIT - MILAN (ITALIE)
21 JUILLET 2016 – 21H
Création interculturelle – Raphaël Imbert
ST DONAT FESTIVAL DE ZADAR (CROATIE)
25 JUILLET 2016 – 21H
Orchestre symphonique – Marko Letonja
Orane Bargain FRANCE
Simao Rafael Caetano
da Fonseca PORTUGAL
Paul Saint-Hélène FRANCE
Ayoub Sarhrout MAROC
Glen Zammit MALTE
LJUBLJANA FESTIVAL (SLOVÉNIE)
26 JUILLET 2016 – 20H
Orchestre symphonique – Marko Letonja
TROMPETTES
Eden Aharon ISRAËL
Quentin Bruges-Renard
FRANCE
Clément De Martino FRANCE
TROMBONES
CONTREBASSES
Wajih El Ajmi TUNISIE
Félix Kail FRANCE
Jost Lampret SLOVÉNIE
Vanessa Oliveira Lima
PORTUGAL
FLÛTES
GRÈCE
CORS
Léa Boursin FRANCE
Okba Hamouch ALGÉRIE
Théo Heyman FRANCE
Margaux Lang FRANCE
Alexandre Llano Diaz
Shkodran Osmanaj
Marko Radic CROATIE
BASSONS
Thomas Gkesios GRÈCE
Lampros-Ioannis Lapinas
ORCHESTRE DES JEUNES DE LA MÉDITERRANÉE EN TOURNÉE
KOSOVO
Joaquim Miguel Alves Costa
Dos Santos Rocha PORTUGAL
Mate Duzel CROATIE
Andrea Testa ITALIE
TUBA
João Pedro Lopes Chaveiro
PORTUGAL
PERCUSSIONS
Thomas Lestrelin FRANCE
Laura Maria Ilardia de Miguel
Tiphaine Frère FRANCE
Erika Macalli ITALIE
ESPAGNE
Ana Filippa Oliveira Lima Andrea Petracca ITALIE
PORTUGAL
Clément Waquet FRANCE
Adrian Saint-Pol FRANCE
HARPE
Michela Zanoni
ITALIE
Projet cofinancé par la commission européenne. Cette publication n’engage que son auteur et la Commission n’est
pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.
30 JUIN – 20 JUILLET 2016
CONCERTS
Dissonances - Mozart
Lauréat HSBC – Quatuor Van Kuijk
2 JUILLET – CONSERVATOIRE DARIUS MILHAUD
Une Cigogne de nuit
Emmanuel Baily
6 JUILLET – HÔTEL MAYNIER D'OPPÈDE
Freiburger Barockorchester
Gottfried von der Goltz
Daniela Lieb / Sebastian Wienand
7 JUILLET – THÉÂTRE DE L'ARCHEVÊCHÉ
Les Péchés de Rossini
Lauréats HSBC – K. Melnikova / S. Conner / H. Vida
7 JUILLET – THÉÂTRE DU JEU DE PAUME
Raphaël Imbert New Quintet invite
Marion Rampal
8 JUILLET – HÔTEL MAYNIER D'OPPÈDE
Philharmonia Orchestra - Stravinski
Esa-Pekka Salonen / Karole Armitage
9 JUILLET – GRAND THÉÂTRE DE PROVENCE
Mélodies Tziganes
Lauréats HSBC – Chloé Briot / Michalis Boliakis
12 JUILLET – HÔTEL MAYNIER D'OPPÈDE
Quatuor Arcanto
14 JUILLET – CONSERVATOIRE DARIUS MILHAUD
15 JUILLET – CONSERVATOIRE DARIUS MILHAUD
Intégrale des Motets de Bach
Raphaël Pichon
Ensemble Pygmalion
17 JUILLET – CATHÉDRALE SAINT-SAUVEUR
Orchestre des jeunes de la Méditerranée
Raphaël Imbert / Jean-Guihen Queyras
18 JUILLET – HÔTEL MAYNIER D'OPPÈDE
Zoroastre - Rameau
Raphaël Pichon / Ensemble Pygmalion
18 JUILLET – GRAND THÉÂTRE DE PROVENCE
Jean-Guihen Queyras invite Stéphane Degout
19 JUILLET – CONSERVATOIRE DARIUS MILHAUD
Orchestre des jeunes de la Méditerranée
Cairo Jazz Station / Ziryâb et nous
19 JUILLET – HÔTEL MAYNIER D'OPPÈDE
Quatuor Tana
Lauréat HSBC – Wilhem Latchoumia / Garth Knox
20 JUILLET – CONSERVATOIRE DARIUS MILHAUD
Orchestre des jeunes de la Méditerranée
Marko Letonja
20 JUILLET – GRAND THÉÂTRE DE PROVENCE
9 JUILLET – THÉÂTRE DU JEU DE PAUME
Jean-Guihen Queyras / Alexander Melnikov
11 JUILLET – CONSERVATOIRE DARIUS MILHAUD
RETROUVEZ TOUTE LA PROGRAMMATION SUR WWW.FESTIVAL-AIX.COM
Le Festival d’Aix-en-Provence s’est engagé depuis 2010 dans une politique de développement durable et invite
ses festivaliers à participer à cette démarche. Le présent document est réalisé par un imprimeur Imprim’vert, qui
garantit la gestion des déchets dangereux dans les filières agréées, avec des encres bio à base d’huile végétale sur
du papier FSC fabriqué à partir de fibres issues de forêts gérées de manière responsable.
Festival d’Aix-en-Provence / siège social Palais de l’Ancien Archevêché – 13 100 Aix-en-Provence
N° de licence entrepreneur du spectacle : 1- 1085 612 / 2- 1000 275 / 3- 1000 276
photo © Vincent Beaume / design graphique - Céline Gillier
FESTIVAL
D’AIX-EN-PROVENCE
Nuit de la création
Œuvres contemporaines et créations mondiales

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