spécial immobiler

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spécial immobiler
Bigot / Andia
BRETAGNE
SPÉCIAL
IMMOBILER
Miser sur les quartiers en mutation
l RENNES. Un marché assaini. p.3. l RENNES. Zoom sur quatre quartiers p.4.
l bruz. La banlieue, c’est chic. p.8. l BREST. En attendant le tramway. p.9.
l LORIENT. Opération stabilisation. p.10. l VANNES maintient le cap. p.12.
jerome DELAHAYE – Fotolia
BRETAGNE IMMOBILIER
Rennes
Un marché assaini
Touchée par la crise, Rennes redresse la barre tout en douceur et
retrouve un certain équilibre. Capitale dynamique du grand Ouest, la ville
affiche ses atouts et parie sur l’avenir en lançant d’importants projets.
Tour d’horizon d’une ville jeune, compétitive et où le marché de
l’immobilier reste actif. PAR valérie Ferrer
2011
aura été une bonne
année ». Pour Lau­
rent Giboire, direc­
teur des agences
Giboire, le constat est clair. Tant en terme
de volume que de prix, le marché de
l’immobilier rennais s’est plutôt bien main­
tenu. Alors que les années précédentes
avaient enregistré des chutes régulières de
prix, 2011 a mis un terme à cette baisse.
« Tous les indicateurs montrent que les prix se
sont stabilisés, voire même, ont augmenté. Jusqu’à
10 % en fonction des quartiers » poursuit
Laurent Giboire. Forte de ses 50 000 étu­
diants et riche des 6 000 nouveaux habi­
tants qu’elle capte chaque année, la capitale
bretonne a le vent en poupe. Développant
des centres de recherche axés sur les hautes
technologies informatiques et les télécom­
munications, Rennes voit son économie
prospérer et ses emplois se maintenir. Le
projet de LGV la mettant par ailleurs à 1 h 27 de
Paris, dope également son avenir. Rassurés
par un tel dynamisme, les candidats à la
propriété sautent le pas, conscients d’un
marché en pleine régulation. Aujourd’hui,
selon le Conseil régional des notaires, il leur
faudra en moyenne débourser 2 181 €/m2
pour un appartement ancien. Quant au
budget moyen pour acquérir une maison,
il est faut compter désormais 276 665 €.
« Les acheteurs tiennent les cartes en main.
On remarque qu’ils ont tendance à bouder
les immeubles des années 60 et 70 au profit
d’ensembles plus petits ou complètement neufs »
souligne Bruno Houssin, président de la
Fnaim Bretagne. Un marché du neuf boosté
par des projets d’envergure s’inscrivant
dans un programme local d’habitat mis en
place sur toute l’agglomération et qui affiche
un prix au mètre carré de 3675 € pour les
appartements juste sortis de terre. n
Source : Notaires de France - prix au 31/05/2011
RENNES
Commune
Quartiers
• Centre
• Cleunay
• Gare - Sainte-Thérèse
• Gayeulles
• Secteur Sud
• Verdun - Saint-Malo
• Villejean - Préfecture
appartements anciens
appartements récents*
prix au m2
évol. 1 an
prix au m2
évol. 1 an
prix de vente
2 208 €
7,0 %
3 698 €
3,3 %
277 525 €
2,6 %
2 527 €
2 258 €
2 100 €
2 145 €
1 697 €
2 270 €
1 704 €
7,3 %
12,3 %
5,0 %
6,4 %
5,9 %
13,3 %
-0,6 %
7,9 %
388 933 €
240 385 €
251 371 €
272 583 €
237 357 €
4,3 %
-3,0 %
-1,2 %
4,0 %
5,1 %
3 890 €
3 657 €
4 112 €
maisons anciennes
évol. 1 an
24 septembre 2011 - Le figaro magazine • 3
* moins de 5 ans
«
bretagne IMMOBILIER
Rennes
Zoom sur
quatre quartiers
PAR Valérie Ferrer
La très prisée rue Lebastard.
Stéphanie Priou
Le centre ville, une valeur sûre
« Lorsque nous avons quitté Paris pour
nous installer à Rennes, nous n’avons pas
hésité une seconde. Nous voulions le centreville. Pour son dynamisme, ses commerces,
la proximité du métro et des bus, notre
liberté de bouger… Bien sûr les prix sont
plus élevés qu’en périphérie mais nous ne
prenons plus la voiture et ça c’est à la fois un
réel gain de temps et d’argent ! » Comme
de plus en plus de personnes, Jérôme
et Véronique ont fait le choix du plein
centre. Pour les restaurants, les boutiques, l’ambiance… Leur appartement ?
Un 163 m2 dans un immeuble du 18e
acheté 475 000 €. Pour eux, l’atmosphère procurée par le cœur de la ville
valait bien de mettre le prix. « Nous
avons cherché trois mois pour trouver notre
bonheur. Il nous a fallu visiter pas mal de
biens dont beaucoup avaient de gros
défauts » poursuivent-ils. « C’est là le
souci du centre de Rennes. Pas mal
d’immeubles ont été mal entretenus. En
fonction de l’état de chacun, les prix peuvent
faire le grand écart » précise Bruno
Houssin, président de la Fnaïm. En
moyenne, si l’immeuble est de qualité,
il faut compter 2 527 €/m2, soit 7,3 % de
plus que l’année passé. « La municipalité
et Rennes Métropole, se sont lancés dans
une grande démarche de requalification de
ce secteur. L’opération devrait redonner le
sourire à ce vieux quartier chargé d’histoire
et aux rues Saint-Georges, Saint-Michel,
Saint-Malo, la cathédrale… » explique
Christian Le Petit, directeur général de
l’aménagement urbain de Rennes et
Rennes Métropole. n
Sainte-Thérèse – Sacré Cœur, chic et choc
Situés de l’autre côté de la Vilaine et des
voies ferrées, ces deux secteurs ont su
séduire une population familiale, voire
« bobo ». Dans ces quartiers chics et
commerçants, on trouve des maisons
des années 30 avec garage et sous-sol
joliment rénovées qui partent en
moyenne entre 3 000 et 3 500 €/m2.
« Mon épouse Sylvie a tout de suite été
séduite par cette maison avec jardin
4 • Le figaro magazine - 24 septembre 2011
Stéphanie Priou
DR
L’ancien côtoie le rénové
à Sainte-Thérèse.
pleine de charme située à Sacré Cœur,
à laquelle nous avons donné un côté loft.
La présence de crèches a également pesé
dans la balance. Moi, c’est la proximité
de la gare qui m’a plu. Je peux y aller à pied
et cela facilite mes déplacements en Bretagne
mais aussi vers Paris » explique Thierry,
responsable commercial. À noter
également, quelques appartements
situés dans des petits ensembles des
années 50 ou 70 pouvant séduire les
budgets moins aisés mais qui une fois
retapés, peuvent offrir de belles
possibilités. Un 60 m 2 vient de s’y
vendre en effet 132 000 €. La présence
du métro, les profondes restructurations
de la rue de l’Alma qui séparent les
deux zones ainsi que la construction de
logements neufs renforcent les atouts
de ce secteur. Selon les chiffres des
notaires, les ventes d’appartements
neufs se portent bien. Leurs prix ont
même enregistré une augmentation de
7,9 % pour atteindre aujourd’hui un
prix au mètre carré à Sainte-Thérèse
de 3 657 €. n
•••
BRETAGNE IMMOBILIER
Stéphanie Priou
Le quartier Quineleu
va profiter des aménagements
autour de la gare.
Gare, l’avenir est en marche
« C’est le quartier à surveiller de près ».
Pour Laurent Giboire, directeur des
agences Giboire, le quartier de la gare
ou plutôt des gares est parmi ceux
qui sont promis à un bel avenir. Parce
qu’ici sera accueillie la LGV et que du
coup un nouveau quartier est en train
d’émerger. Un nouveau quartier mixte
mêlant 150 000 m2 de bureaux, 1 000
logements neufs et des commerces, le
tout agrémenté d’un aménagement
paysager réfléchi. Tous les microquartiers voisins tels que Quineleu,
Trigone ou encore Solférino sont
Saint-Jacques de La Lande,
un nouveau quartier
« À force de s’étendre, Rennes s’approprie
de nouveaux territoires. Il en va ainsi de
Saint-Jacques de La Lande que l’on peut
aujourd’hui considérer comme un nouveau
quartier de la ville ». Pour Corinne
Rimasson, déléguée à la communication
auprès de la Chambre des notaires
d’Ille et Vilaine, voilà un secteur
porteur qui mérite toute l’attention des
futurs acquéreurs. Pourquoi ? Parce
que depuis une quinzaine d’années,
il évolue et fait preuve d’un réel
dynamisme. Ses atouts ? Être desservi
par le bus et les rocades, bénéficier
prochainement de la deuxième ligne
de métro, avoir su maîtriser son
urbanisme et être à proximité de
l’aéroport. « Ce nouveau quartier offre
beaucoup d’avantages mais l’un des
principaux est d’afficher des prix encore
abordables. En moyenne 2 000 €/m 2
lorsqu’il s’agit d’un bien ancien. Dans le
neuf, les prix sont beaucoup plus élevés.
Entre 3 500 et 4 000 €/m 2 » précise
Laurent Giboire. Tourné vers l’avenir,
ce quartier construit. Un seul exemple,
la Courrouze, un quartier dans le
quartier. Conçue sur une ancienne
friche militaire, dans un esprit de
développement durable et de mixité
6 • Le figaro magazine - 24 septembre 2011
sociale, la Courrouze offre aujourd’hui
des commerces, des bureaux et des
immeubles à 4 000 €/m2 en moyenne.
Autre secteur intéressant, La Morinais.
Avec son école, sa bibliothèque, son
parc et son centre culturel, c’est un
coin apprécié des familles. C’est
d’ailleurs le cas de Sandrine et Alain,
36 et 38 ans. L’an passé, ils ont quitté le
centre ville pour acheter ici un 85 m2
qu’ils ont payé 150 000 €. « Les prix sont
moins chers et les équipements de qualité.
En plus grâce aux bus et métro, nous sommes
en quelques minutes dans le cœur de ville ». n
Le quartier de la Courrouze.
Stéphanie Priou
•••
associés au projet et devraient d’ici
quelques années pouvoir mesurer
l’impact de la gare sur leur marché
immobilier. « D’ici 2014, EuroRennes va
profondément changer le visage de la ville et
l’ouvrir vers le sud. Le bâtiment de la gare
lui-même va être repensé pour être mieux
intégré » précise Christian Le Petit,
directeur général de l’aménagement
urbain de Rennes et Rennes Métropole.
« Depuis deux ou trois ans, nous constatons
plus de demandes sur ce coin-là de Rennes.
Bien desservie par la ligne A du métro, la
prochaine ligne B et le réseau de bus, la gare
a conquis une nouvelle réputation. Les
familles s’y intéressent trouvant-là des
écoles mais aussi des commerces. On y
déniche des appartements à rénover dans
l’ancien à 1 500 €/m2 qui peuvent grimper à
3 000 €/m2 et plus lorsque ceux-ci sont en
parfait état » explique Bruno Houssin,
président de la Fnaim Bretagne. n
BRETAGNE IMMOBILIER
BRETAGNE IMMOBILIER
Le quartier de Recouvrance à Brest
bénéficie d’un plan de réhabilitation.
PAR Valérie Ferrer
S
ituée à 14 km au sud de
Rennes, Bruz est une de
ces communes qui sédui­
sent les familles en mal d’espace.
À 20 minutes de la capitale bre­
tonne, desservie par une 4 voies
rapide, reliée par les bus et le
train qui la mettent à 10 minutes
de la gare de Rennes, cette com­
mune a connu ces dernières
années un développement
important et vu sa population
augmenter pour atteindre les
17 000 habitants. « Nous avons
Le centre ville de Bruz, autour place Dr Joly.
tout de suite été séduits par le vieux
Bruz, la place, ses commerces, son
église. Il y a de bonnes écoles allant
de la maternelle au lycée. En plus
mon mari est golfeur et lorsque je
lui ai dit qu’il y avait un 18 trous
sur la commune, il a signé tout
de suite ! » se souvient Angèle,
propriétaire d’un pavillon de­
puis deux ans. Pour répondre à
une demande constante, Bruz
s’est lancé dans plusieurs pro­
gram-mes d’urbanisation, la
ZAC du Vert Buisson en cours
d’achèvement et une autre du
côté de la gare. Plusieurs cen­
taines de logements ont été et
continuent d’être construits.
Des logements pensés selon les
dernières normes environne­
mentales BBC et tournés vers la
nature et la coulée verte qu’ont
Brest :
Samuel Bigot / Andia
Bruz fait
le buz
imaginé les urbanistes comme
une respiration. Respectueuse
de son environnement, Bruz a
souhaité que son urbanisation
s’accompagne d’espaces verts.
Pour cela, elle a apporté un soin
tout particulier au Bois du Vert
Buisson, un poumon vert en
même temps qu’un symbole. Le
symbole d’une ville nouvelle
fondée sur le retour à des
valeurs et des matériaux plus
naturels mais conçue également
pour faciliter les échanges entre
voisins. Les prix ? Le neuf s’af­
fiche entre 2 000 - 3 000 € / m2.
Ainsi un 79 m 2 s’est vendu
récemment 178 000 €. Du côté
des maisons individuelles,
il faut compter 173 000 € en
moyenne pour une maison
de 91 m2. n
En attendant le tramway
Campée face à l’océan, Brest reprend pied. Après avoir bu la tasse lorsque
la vague de la crise est passée par là, voilà que la ville retrouve un certain
équilibre. Valérie Ferrer
«
L
es acheteurs ont pris la main »
souligne d’emblée Bruno Hous­
sin, président de la Fnaim
Bretagne. « Les négociations sont
plus tendues et peuvent atteindre
10 à 15 % du prix affiché » ren­
chérit Erwan Le Martret, responsable de
l’agence Le Martret Immobilier. Les prix
du coup restent raisonnables. En un an, les
appartements anciens du centre ont par
exemple augmenté de 2,8 % à 5,5 % selon
que l’on soit, rive droite ou rive gauche.
D’un côté, ils sont à 1 347 €/m2 et de l’autre à
1 455 €/m 2 selon le Conseil régional des
notaires de la Cour d’Appel de Rennes. Une
moyenne qui ne doit pas occulter quelques
disparités entre le type de biens et les diffé­
rents quartiers. Ainsi si le prix moyen pour
les appartements anciens du centre recons­
truit de Brest est de 1 643 €/m2, il faut savoir
que du côté de la place de Strasbourg et de
Dourjacq, ils partent à 1 195 €/m2 et enregis­
La ZAC de Vert Buisson à Bruz,
autour du Square de Belle Ile.
trent une baisse de 2,2 %. « Tout dépend
également de la qualité de la construction. Nous
souffrons à Brest d’un problème de mérule, un
champignon qui attaque les planchers en bois.
Aussi, les vieux appartements sont-ils parfois
délaissés au profit d’immeubles avec dalle en
béton » précise Frédéric Capitaine, respon­
sable de l’agence Avis Immobilier. Un souci
qui vient mettre l’accent sur l’état du parc
immobilier de la ville et auquel les primoaccédants semblent accorder de plus en
plus d’importance. Le prêt à taux zéro
pouvant leur être accordé est en effet
soumis au résultat du diagnostique énergé­
tique. Parmi les valeurs sûres de Brest, le
cœur de ville reste séduisant. Avec l’aug­
mentation du prix du pétrole, les acqué­
reurs entendent limiter les déplacements et
profiter d’un centre réaménagé, embelli. Un
seul exemple la rue de Siam qui après un
beau lifting voit ses enseignes se renouveler.
Idem du côté de Saint-Marc. Avec ses jolies
Source : Notaires de France - prix au 31/05/2011
8 • Le figaro magazine - 24 septembre 2011
* moins de 5 ans
Samuel Bigot / Andia
BREST
Commune
Quartiers
• Bellevue
• Cavale Blanche - St.-Pierre
• Centre ancien - Rive droite
• Centre ancien - Rive gauche
• Centre reconstruit
• Kerbonne - Le Landais
• Keredern-Bergot
• Lambezellec
• Landerec-Kerinou
• St.-Marc - Guelmeur - Stangalac’h
• Strasbourg - Dourjacq
appartements anciens
appartements récents*
prix au m2
évol. 1 an
prix au m2
évol. 1 an
prix de vente
1 363 €
2,0 %
2 892 €
12,1 %
171 470 €
6,5 %
1 145 €
1 301 €
1 347 €
1 455 €
1 643 €
1 309 €
1 332 €
2,1 %
1,5 %
2,8 %
5,5 %
2,6 %
6,2 %
-2,3 %
182 308 €
8,3 %
1 327 €
1 573 €
1 195 €
9,8 %
9,3 %
-2,2 %
2 785 €
2 854 €
maisons anciennes
évol. 1 an
191 649 €
190 060 €
147 180 €
12,3 %
maisons individuelles des années 30 et 50 et
ses commerces de proximité, ce secteur-là
prend des allures de village. Les familles
aiment s’y installer. Face à une demande
continue, les prix ont enregistré une aug­
mentation de 12,3 % pour les maisons et de
9,3 % pour les appartements anciens. À
Kerbonne où l’on trouve également des
maisons des années 30 et 50 mais aussi
des appartements anciens, ces derniers ont
progressé de 6,2 % et s’affichent aujourd’hui
à 1 309 €/m2. Dynamique, étudiante, Brest
possède des atouts indéniables. L’un de ses
principaux réside dans sa ligne de tramway
opérationnelle en principe au printemps
2012. Plusieurs quartiers vont prendre de la
valeur. Ce sera le cas de la rue Jean-Jaurès
mais aussi de Recouvrance. Situé de l’autre
côté du pont, ce secteur bénéficie par
ailleurs d’un plan de réhabilitation. Des
opérations de ravalement et de réfection
totale, la création de parkings, l’ouverture de
banques et la présence de commerces en font
un coin porteur d’espoirs. « On y trouve encore
des appartements dans l’ancien à 1 000 €/m2.
Dès que les immeubles possèdent des dalles béton,
les prix grimpent. J’ai vendu un T3 de 54 m2 sans
ascenseur où le mètre carré était de 1 370 € »
explique Frédéric Capitaine. Ce quartier de­
vrait également séduire les investisseurs car
on y trouve des petites surfaces qu’ils pourront
par la suite louer avec un taux de rentabilité
de l’ordre de 6 %. À suivre donc d’ici quelques
mois à peine. n
24 septembre 2011 - Le figaro magazine • 9
Jean Michel Roignant
La banlieue
c’est chic…
BRETAGNE IMMOBILIER
Bigot / Andia.fr
Quartier remodelé par
l’architecte Roland Castro à Lorient.
Lorient
opération stabilisation
L
PAR Valérie Ferrer
a ville bouge. Depuis
quelques années, Lorient se
laisse inspirer par le vent du
grand large. Celle qui fut
lourdement meurtrie par la
seconde guerre mondiale et
dont l’économie est longtemps restée
basée sur l’activité militaire et navale,
s’est reconstruite et a parié sur le nau­
tisme. Pour preuve, la cité de la voile Éric
Tabarly maillon fort du réaménagement
de la base sous-marine de Kéroman.
Dopée par une belle énergie, Lorient est
donc de ces villes qui misent sur l’avenir.
Avec l’aéroport de Lann-Bihoué, la
construction d’un CHR, le grand centre
commercial Espace Nayel et une vie
étudiante pleine de vitalité, la ville multi­
plie les bons points qui sont autant
d’atouts séduisant les candidats à l’acces­
sion à la propriété. « Des candidats qui
bénéficient d’un marché de l’immobilier relativement stable. Après une baisse des prix
régulière de 20 % environ depuis 2008, ceuxci aujourd’hui ont tendance à stagner. Il faut
aujourd’hui compter en moyenne 2 500 €/m2
dans le centre » constate Bruno Houssin,
président de la Fnaim Bretagne. « Nous
constatons depuis cet été une baisse de l’offre.
Or la demande est toujours là. Le budget
Source : Notaires de France - prix au 31/05/2011
* moins de 5 ans
LORIENT
Commune
Quartiers
• Centre - Merville - Nlle ville
• Kerentrech
• Kerforn - Bois du Château
• Kervenaneck - Lanveur
appartements anciens
appartements récents*
prix au m2
évol. 1 an
prix au m2
1 617 €
1 710 €
1 524 €
1 444 €
1 625 €
10 • Le figaro magazine - 24 septembre 2011
évol. 1 an
maisons anciennes
prix de vente
évol. 1 an
3,6 %
204 919 €
2,7 %
2,4 %
8,9 %
2,4 %
11,1 %
249 455 €
186 857 €
192 255 €
198 111 €
-4,4 %
moyen pour une maison est de 200 000 € et
de 100 000 € pour un appartement » précise
Alain Vincent, responsable de l’agence de
Keryado. Des budgets qui contraignent
les acheteurs à s’éloigner du centre et des
secteurs prisés tels que Merville et Nou­
velle Ville où les prix pour les apparte­
ments anciens selon les chiffres du
Conseil régional des notaires de la Cour
d’Appel de Rennes s’affichent à 1 710 €/m2
soit une augmentation de 2,4 % en
un an. Calmes, familiaux et aérés,
ces deux quartiers offrent leurs rues
bordées de maisons des années 50 et de
petits ensembles typés années 60/70.
Une maison récente de 160 m 2 s’y est
vendue 330 000 €. Très recherché égale­
ment en raison de sa proximité du centreville, sa desserte de bus et son bord
de plage, Larmor Plage. Là, les prix
dépassent allègrement les 500 000 €
voir 1 000 000 € lorsque le bien bénéficie
d’une vue mer. n
BRETAGNE IMMOBILIER
Castelli / Andia
Les belles maisons
à colombages
du centre ville de Vannes
sont toujours très prisées.
Vannes
maintient le cap
PAR Valérie Ferrer
Au cœur de la Bretagne Sud
et face au golfe du Morbihan,
Vannes voit son marché de
l’immobilier ralentir. Après
une chute des prix de l’ordre
de 15 % depuis 2007 et le
retour à un équilibre puis à
une reprise de l’activité en
2010, l’année 2011 affiche à
nouveau un ralentissement
des transactions et un allonge­
ment des délais de vente.
Selon les chiffres de la
Chambre des notaires de
l’Ouest, le marché de la
maison ancienne dans le Pays
de Vannes aurait même baissé
de 0,6 %. « Acquéreurs comme
vendeurs semblent inquiets et
restent dans l’attentisme »
remarque Carole Bénéat,
responsable du l’agence
Bénéat-Chauvel. À proximité
de Rennes et de Nantes, à 1 h 15
de l’aéroport de Nantes, les
atouts de la ville sont pourtant
12 • Le figaro magazine - 24 septembre 2011
indéniables. « Les secteurs
porteurs, ceux qui sont toujours
autant prisés restent le centre-ville
où l’on trouve de belles maisons à
colombages du côté des places
Henri IV et Cathédrale mais aussi
le quartier réaménagé du port.
Dans le centre, nous avons
d’ailleurs récemment vendu
175 000 € un appartement de
75 m 2 rénové en duplex. Une
maison de caractère des années
30 sur un terrain de 400 m2 est
partie elle à 440 000 €. Du côté
du port, un T4 de standing de
100 m 2 avec terrasse a trouvé
acquéreur à 320 000 € » précise
Carole Bénéat. Les budgets
plus serrés doivent eux accep­
ter de s’éloigner du centre
et filer vers Baden, Larmor
Baden, Monterblanc ou encore
Meucon. Une maison moderne
de 4 chambres sur une par­
celle de 800 m2 s’est vendue
370 000 € à Baden. n
BRETAGNE ESSAI AUTOMOBILE
BRETAGNE ESSAI AUTOMOBILE
Evoque,
la beauté sans
équivoque
Depuis son apparition dans
la concession rennaise, le nouveau
Range Rover Evoque attire
le regard... et attise les convoitises.
En route. Pascal Auclair
14 • Le figaro magazine - 24 septembre 2011
I
mpossible de rester
insensible à la sil­
houette de la belle
Anglaise dans les rues
de Rennes. Depuis
son apparition dans le
hall d’exposition de la conces­
sion Land Rover / Jaguar de
Cesson - Sévigné, le nouveau
joyau de la couronne ne laisse
personne insensible. « De la
mère de famille au chef d’entre-
prise, du propriétaire d’un gros
4x4 à la conductrice d’une Mini,
tous les publics tombent sous
le charme », confie Laurent
­Pasquet, le directeur commer­
cial de Mail Automobile. Il est
v r a i q u ’ a v e c s o n « b a b y
Range », le constructeur bri­
tannique, racheté par l’Indien
Ratan Tata, est parvenu à
trouver le juste équilibre entre
les amateurs de SUV com­
pacts et les inconditionnels de
modèles de grand standing.
Déclinaison du concept-car
LRX présenté en 2008 au
salon de Détroit, le plus petit,
le plus léger et le plus écolo­
gique de la gamme Range
Rover se démarque d’abord
par son look. Un avant trapu
et agressif, des optiques effi­
lées, des jantes larges... Une
«gueule d’enfer», un esthé­
tisme de nature à démarquer
l’Evoque de la concurrence,
notamment allemande. « C’est
vrai que son design extérieur
attire le regard et ne laisse personne insensible », confie Laurent
Pasquet qui, dans la foulée,
insiste aussi sur l’attention
portée par la firme angloindienne en matière d’équipe­
ments intérieurs. « On est vraiment dans l’univers Range Rover,
avec une finition haut de gamme,
des sièges en cuir surpiqués, de
l’aluminium brossé, des placages
de bois verni. Rien n’a été laissé
au hasard... ».
Outre cet univers so british,
l’Evoque se caractérise enfin
par une large gamme, avec le
choix entre trois motorisa­
tions : deux turbo diesels de
150 et 190 chevaux et un turbo
essence quatre cylindres
­d éveloppant 240 chevaux à
injection directe. Cerise sur le
gâteau, l’Evoque offre à ses
heureux acquéreurs de mul­
tiples options, avec une large
palette de coloris et le choix
entre une carrosserie trois,
quatre ou cinq portes. « Autant
d’arguments qui expliquent
­l’engouement suscité par la sortie
de l’Evoque. On a déjà signé près
d’une trentaine de commandes fermes », conclut Laurent
Pasquet.
Le prix de ce « baby Range »
est à la hauteur de ses prestations avec un ticket de
32 900 euros en entrée de
gamme pour une version cinq
portes diesel, deux roues
motrices, dotée d’une boîte
mécanique, livrée à partir
de début 2012. Comptez
34 700 euros minimum pour
Laurent Pasquet,
directeur commercial
de Mail Automobile.
Evoque
turbo diesel
la même motorisation en ver­
sion 4x4 avec boîte mécanique
livrable début octobre. Le prix
du luxe, du raffinement et de
l’innovation. n
Moteur : 150 chevaux
Cylindrée : 2.2 l 4 cylindres
injection directe
Boîte : mécanique 6 rapports
Poids à vide : 1 625 kilos
Réservoir : 60 litres
Volume coffre : 575/1 445 litres
Vitesse maximum : 180 km/h
De 0 à 100 km/h : 11,2 secondes
CO2 : 133 grammes
Prix : 32 900 euros
n Pages régionales réalisées par Objectif Une n ÉDITEUR DÉLÉGUÉE : Amélie
Baghdiguian n ASSISTANTE : Frédérique Roche (Tél. 04 72 83 96 91) n RédactRICE en
chef DÉLEGUÉE : Catherine Foulsham n ont collaboré à ce numéro : Valérie Ferrer
et Pascal Auclair n Mise en page : Presso (www.presso.fr) n Publicité :
Régie Partenaire, 2 bis, rue Paul Painlevé -BP 90803 - 44008 Nantes Cedex 01 n­
Contact : Nathalie Bourgeois, Jérôme Leclair (Tél. : 02 40 14 31 22) - www.partenaire.fr
24 septembre 2011 - Le figaro magazine • 15

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