Trophée Michel Marfaing, le 8 juin 2014

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Trophée Michel Marfaing, le 8 juin 2014
SOMMAIRE
2 ....Annonceurs & partenaires
3 ....Le mot du président
4 .....Organigramme
5 ....Le mot de la rédaction
7 ....Rapport moral
8 ....Rapport Financier
10 ....Ils sont passés par le Stade :
Rob ANDREW : ”J’ai eu le coup
de foudre pour le Stade”
L'aventure des Juniors Reichel
en 1952, 1953, et 1954
Yoann Barroso, talonneur,
blessé du rugby
18 ....Dossier :
Un vent de fraîcheur
souffle sur Wallon
1985 - 1995 : Novès - Laïrle :
les symboles du jeu à la toulousaine
Mémoire d’adversaire, Champ, Merlos
1985, la nuit de mai
Les chiffres 1985
Entretien avec Pierre Villepreux :
Le discours de la méthode
Mémoires de joueurs, Maset,
Breseghello
1995, dix ans plus tard…
Les chiffres 1995
Mémoires de joueurs, N’Tamack, Berty,
Deylaud, Castel
Témoignage de spectateur
58 ....Zoom sur…
Fabien Pelous, Yannick Bru
61 ....La vie de l’Amicale /
Les aventures du Baron tome 3
Trophée Michel Marfaing
Assemblée générale 2014
Le tournois Santamans
Retransmission de matches européens :
Bath, Glasgow, Montpellier
Le noël des enfants du stade
La gazette des Reichel
LA sortie annuelle au ski
Equipe féminine du Stade : sur le
chemin de la victoire
Triangulaire Anciens de Bordeaux/
Bègles, Toulousains de Paris, et
Anciens du Stade
80 ....La vie du Stade
Arbitres
Sixième titre consécutif
pour les cadets alamercery
Supportice depuis plus de 30 ans
84 ....Encarts littéraires et autres
Un tableau, un artiste, un stade…
Adieux au stade des Ponts Jumeaux
Imaginons.... Hommage aux Ombres
du Stade Toulousain
Souvenons nous... Chez Alex
94 ....Hommages à nos disparus
98 ....Les Amis du Stade
“Vivre ensemble” : les sociétés Stade
Toulousain
La société des “Amis du Stade”
a 100 ans
102 ....Les membres adhérents
Amicale des Anciens du Stade Toulousain
Siège : 114 rue des Troènes - 31200 Toulouse
Permanence le mercredi de 14h à 16h
Directeur de publication : Hervé Lecomte - Rédacteur en chef : Jean Gellibert
Ont collaboré à ce numéro : Solange Alvarez, Yves Alvarez, Alain Authier, Alain Baubion-Broye, Philippe Bertrand,
Christian Breseghello, Marianne Brouat, Olivier Carbonneau, Henri Cauneille, Richard Castel, Jean-Luc Cester,
Fabien Darasse, Alex Daumen, Bruno Daumen, Charles Devis, Christophe Deylaud, Bruno Fabioux, Thierry Feriol,
Christophe Gasc, Jean Gellibert, David Gérard, André Granereau, Gérard Labbe, Serge Lemaire, Thierry Maset,
Laurent Nougarolis, Robert Pliez,Jean-Louis Putinier, Gérard Ramade, Lucien Remplon, Jacques Rougé
Création et impression IMPRIMERIE DES CAPITOULS - 05 61 24 48 34
SAISON 2014-2015
1
ANNONCEURS & PARTENAIRES
page 78
page 54
4éme de couverture
page 68
page 31
pages 57-97
page 68
page 79
page 101
page 41
page 15
L
page 37
3éme de couverture
page 45
page 31
page 35
page 86
page 26
page 93
page 104
pages 52-53
page 104
page 89
page 60
page 64
page 64
page 13
page 46
page 6
page 27
2éme de couverture
page 48
page 59
2
page 64
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
page 8
page 72
LE MOT DU PRESIDENT
Se souvenir
et transmettre
C
ette année aura été marquée par de douloureux événements au sein de notre société
civile. En cette période difficile, il est important de rappeler le rôle sociétal du sport
et du milieu associatif et de souligner qu’une association sportive, quelle qu’elle soit,
grâce aux valeurs qu’elle porte, est un merveilleux vecteur d’intégration, un lieu d’échanges,
d’émulation, d’épanouissement.
L’identification par le sport permet de repousser « la peur de n’être rien ». Elle permet à chacun de se réaliser, d’exister,
de se donner une consistance. Elle permet de donner une place. Et ce d’autant plus quand cela se réalise en équipe.
L’individu est également là pour autrui. Chacun ne peut s’affirmer que grâce aux autres. Ainsi, en se déployant extérieurement au sein d’une entité, l’individu s’étendra aussi intérieurement.
Ainsi, nous, anciens joueurs du Stade Toulousain, devons une grande part de notre épanouissement à ce club. La reconnaissance envers le club a conduit nombre d’entre nous à nous investir dans l’Amicale ou dans le club. Mais tout
engagement nécessite une disponibilité.
Aujourd’hui, les responsabilités qui m’ont été confiées au sein du club ne me permettent plus d’être totalement disponible
pour l’Amicale. Il semble bien sûr toujours possible de continuer, car le bureau est très actif et constitue une base solide
et fiable. Il assume le fonctionnement de notre Amicale de manière quasi-autonome, avec rigueur et réussite. Mais je
ne peux pas donner la priorité à l’Amicale, et ce n’est pas ainsi que je conçois la fonction de président. Aussi, lors de
notre prochaine assemblée générale, je solliciterai un changement, malgré le vif plaisir que j’ai pris durant toutes ces années auprès du bureau de notre Amicale. J’en resterai néanmoins proche, et en serai un de ses plus fidèles soutiens.
Je ne peux qu’engager les anciens joueurs du club à prendre des responsabilités au sein de notre club, il faut que de
nouvelles générations viennent renforcer les structures dirigeantes.
Cette année, nos propositions de déplacement n’ont pas rencontré de succès. Nous avions inscrit ces dates dans le déroulement de nos activités au cours de l’année, aussi nous n’avions pas prévu d’événement de substitution. Ainsi nous
n’avons pas été à même de proposer autant de rassemblements que souhaité.
Par contre, les diffusions des matches de coupe d’Europe du Stade en déplacement ont rencontré un franc succès. Ce
type de rassemblement sera renouvelé.
Notre bureau a particulièrement été affecté par la disparition de Jean Gellibert. Fidèle compagnon de notre Amicale,
il éclairait nos réunions grâce à sa verve gasconne, qui le rendait parfois excessif mais très attachant. Il avait enrichi le
contenu éditorial de notre bulletin et se consacrait à cette tâche avec passion et entrain. Nous lui dédions ce numéro.
Celui-ci n’a pu être réalisé que grâce à l’investissement remarquable du comité de rédaction, en particulier de Marianne
Brouat. De nouvelles plumes sont venues s’ajouter à la rédaction du bulletin. Nous abordons la structure du club, des
Amis du Stade, du centre de formation, continuons l’évocation des joueurs étrangers du Stade, célébrons les trente
ans du titre du « renouveau », qui marquait l’ère nouvelle du Stade, ainsi que les vingt ans du titre qui marquait les débuts du professionnalisme.
Je sais l’Amicale bien structurée et en de bonnes mains. Les personnes qui composent le bureau sont remarquables
de par leur disponibilité, leur passion, leur travail et leur convivialité. Même si je m’en éloigne quelque peu, notre
amitié permettra de conserver un lien étroit.
Amicalement
Hervé Lecomte
SAISON 2014-2015
3
ORGANIGRAMME
Comité d’honneur : H. FOURES
Conseil d’Administration :
F. BELOT,
J. BRUN,
P. BERTRAND,
J. BUGAREL,
M. CATALAN,
D. BERTY,
G. BIGNEBAT,
O. CARBONNEAU,
L. BONZOM,
J.-M. CADIEU,
C. BOUBE,
J.-L. CESTER,
M. BOULIN,
G. COURNET,
B. DAUMEN,
R. BOUSCATEL
C. DEVIS,
C. BRESEGHELLO,
J. FABRE,
M. BROUAT,
H. FOURES,
J.GELLIBERT,
C. GUITER,
D. LACROIX,
H. LECOMTE,
H. MANENT,
M. MARFAING,
T. MASET,
H. MIORIN,
L. NOUGAROLIS,
R. PLIEZ,
R. RAYMOND,
J. ROUGE,
H. SUDRIÉ,
R. TAMON,
P. TIGNOL,
A.VIGNARD
Bureau :
Président :.......................................................................................................................................... H. LECOMTE.
Vice-présidents : ....................................................................................................... T. MASET, C. BRESEGHELLO.
Vice-présidents adjoints : ....................................................................... J. BUGAREL, R. RAYMOND, M. BOULIN.
Secrétaire général :................................................................................................................................... C. DEVIS.
Secrétaire général adjoint :........................................................................................................................ R. PLIEZ.
Trésorier :............................................................................................................................................ J.-L. CESTER.
Trésorier adjoint : ...................................................................................................................... O. CARBONNEAU.
Membres : .............. S ALVAREZ, Y ALVAREZ, M. BROUAT, J. GELLIBERT, G. BIGNEBAT, F. BELOT, B. DAUMEN.
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l’Amic ale
Amicale des Anciens
du Stade Toulousain
par téléphone :
05 34 42 24 26
par écrit :
114 rue des Troènes
31200 Toulouse
par E­mail :
[email protected]
sur Internet :
http://www.stadetoulousain.fr/
les­associations/
lamicale­des­anciens
Retrouvez également
toute l’actualité de
l’Amicale sur la page
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Amicale­des­Anciens­du­Stade­
Toulousain
Permanence tous les mercredis de 14h à 16h
4
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
LE MOT DE LA REDACTION
Cultiver l’art du mélange
E
crire le mot de la rédaction, c’est témoigner de
ce travail d’équipe,
entre 15 et 23 (tiens !) rédacteurs
et techniciens de l’édition. Il y a
des pro et des amateurs, d’âges,
de milieux, et de culture divers.
Chez les Anciens, une réunion
de rédaction c’est d’abord l’expression de toutes ces envies
mêlées, [quelques fois emmêlées
NDLR] de dire, de témoigner, de relater, d’informer, c’est rappeler l’histoire, raconter l’anecdote, faire revivre ses souvenirs… et surtout d’ajouter, de rajouter à la mémoire de ce club centenaire, nos propres pierres de vies, vies stadistes
et vies de toulousains (et alentours) à la fois.
Les courants, comme dans toute réunion d’humains, même triés sur le volet de la passion du Stade Toulousain, sont
très nombreux : rugby tactique, rugby nostalgie, rugby et littérature ou peinture, rugby et enfance, rugby organisation
sportive, rugby et palmarès, rugby et anecdotes, rugby rigolades, rugby et célébrités…
Les Anciens étant très jeunes d’esprit, un peu dissipés, il a fallu trouver le moyen de recadrer tout cela : c’est le dossier.
Après, après, … c’est quand même une quinzaine de rubriques (tiens !) qui espérons-le servent notre ambition de parler
à toutes les générations de joueurs, de supporters et de fils de…; car la revue des Anciens du Stade, c’est cela, la passe
de la passion, occuper le terrain, de l’avant avec nos arrières…..
Enfin, ce comité de rédaction à faire pâlir de jalousie nombre de rédacteurs en chef par sa taille et sa constance est
aussi un peu spécial. Il a ses bonnes fées, qui veillent et surveillent aussi : nos rédacteurs en chefs, il y a Paul, il y a Jean
(1), qui n’ont pas pu tout à fait laisser leur siège [coquetterie sûrement NDLR] et qui par dessus nos épaules, donnent
leur avis, veillent au bon résultat et à l’amitié.
Marianne Brouat
(1) Jean Gellibert était mon compagnon, nous nous sommes rencontrés dans l’enceinte du Stade, Paul Garrigues, mon ami et
« une partie de mon adolescence stadiste ». Ces rédacteurs en chef de la revue avaient en commun la qualité rare de cultiver l’art
du mélange des genres : culturels, amicaux émotionels, linguistiques… cela en faisait de très agréables complices. Sans le Stade
nous ne nous serions pas connus, le lien ici, c’est André Brouat joueur et président du stade. A tous les trois, je dédie ici ma contribution à cette revue.
5
SAISON 2014-2015
RAPPORT MORAL ET FINANCIER
La philosophie du plaisir
et des souvenirs
Un événement important est survenu cette année, notre président Hervé Lecomte a été élu président du conseil de
surveillance du Stade Toulousain (SASP), à la demande de l'ensemble du bureau, il reste président de notre amicale
jusqu'à l'Assenblée Générale 2015. Nous lui souhaitons bon courage dans cette responsabilité importante et il pourra
compter toujours sur notre soutien et notre amitié.
C
ette année encore des anciens nous ont quitté et
cette fatalité nous attriste chaque fois. Il y a eu le
départ de Jean Gellibert, mais je n’oublie pas les
autres bien sûr, notre rubrique “nos chers disparus “ leur
rend hommage. Jean était le rédacteur en chef du bulletin
depuis la disparition d’un grand monsieur Paul Garrigues.
Il a donné un nouveau style et une nouvelle âme pour
notre bulletin et j'en suis particulièrement touché , car
c’est moi qui ai fait venir Jean pour prendre la responsabilité de la rédaction du bulletin. C'est un grand vide que
laisse Jean, mais il nous a montré que l'Amicale a une
grande force de réactivité et de talents pour continuer
dans la voie qu'il a tracée. Pour la nouvelle édition C'est
Marianne Brouat sa compagne et sa collaboratrice qui assumera la rédaction en chef du bulletin aidée par l'ensemble du comité de rédaction.
Activités de l'exercice 2014/2015
Cette année a été encore une saison où des Anciens toutes
générations confondues, ont rejoint les rangs de notre
amicale. Bienvenue à eux.
8 juin 2014 / Trophée des buteurs Michel Marfaing à Villeneuve les Paréages, journée et soirée où le rugby d'anciens et de jeunes se retrouvent dans la convivialité.
19 juin 2014 / Assemblée Générale de l’Amicale des Anciens réunissant plus de 100 personnes qui s'est tenue dans
le salon Prairie des Filtres ( complexe Stade Toulousain).
Le traditionnel repas annuel qui avait été précédé d'un
apéritif non moins traditionnel, un repas apprécié de l'ensemble des participants. Pour le match anniversaire
Daniel Santamans de l’après midi sur le terrain annexe du
Stade, rencontre triangulaire anciens du Stade, anciens
juniors Champions de France 1991 contre les anciens de
Blagnac. Une collation a suivi dans le club house de l'Association du Stade Toulousain qui nous l'avait aimablement mis à disposition.
25 octobre 2014 / Retransmission du match Bath Rugby
/ Stade Toulousain au club house de l'Association du
Stade, suivi d'un apéritif tapas puis le repas préparé par
notre ami Alain Auriac. Ambiance conviviale très appréciée des anciens.
11 novembre 2014 / Dépot de gerbe aux monuments aux
morts du stade, présence de nombreux anciens du Stade
dont le Président et les membres du bureau.
29 novembre 2014 / Commémoration des joueurs du
Stade morts pour la France pendant la grande guerre.
Belle cérémonie en présence des autorités civiles et militaires et les anciens du Stade. Le match Stade / Grenoble
s'est déroulé en suivant.
13 décembre 2014 / Retransmission du match Glasgow
Warriors / Stade Toulousain au restaurant La Cancha où
notre ami Alain Auriac comme toujours avait concocté un
très bon repas en avant match.
17 décembre 2014 / Arbre de noël de l'école de rugby du
Stade Toulousain, présence de plusieurs des Anciens qui,
tradition oblige, offrent les boissons des enfants et le
champagne aux éducateurs.
25 janvier 2015 / Retransmissions du match Montpellier /
Stade Toulousain dans les salons de salle Prairies des Filtres, apéritif, tapas, aligot saucisse préparés par Fabien
Darasse et Jean Yves Hardouin. Encore une fois très
bonne ambiance et gastronomie très appréciée.
Week-end 21/22 mars 2015 / Les Reichel champions de
france 1991 ont organisé leur sortie annuelle/ski àPeyragudes en famille, l'ambiance et la bonne humeur étaient
bien sûr de mise.
29 mars 2015 / Match des féminines Stade Toulousain /
Lons sur le terrain d'honneur du Stade, résultat du match
Stade 32 Lons 5, nous étions présents et avons offert le
champagne à cette équipe pour leur victoire et la qualification en quart de finale.
8 mai 2015 / Commémoration de l'Armistice, anniversaire
des 70 ans de la défaite allemande au monument aux
7
SAISON 2014-2015
RAPPORT MORAL ET FINANCIER
morts du Stade Toulousain en présence des présidents
des Amis du Stade, de l'Association et de l'Amicale des
Anciens et de quelques Anciens.
23 mai 2015 / Rencontre organisée entre les Anciens de
Bordeaux/ Bègles, Toulousains de Paris, et Anciens du
Stade en matinée sur les installations du TOAC, suivie
d'une réception avec apéritif, méchoui au restaurant La
Cancha. Des Anciens génération 1970, Stadistes et Anciens de Beaumont de Lomagne étaient présents : belles
retrouvailles. Tout ce beau monde s'est retrouvé pour le
match de Top 14 Stade/ Bègles-Bordeaux et bien sûr
pour l’après match, pot de l'amitié au club house de l'Association.
dent à la mise en place et au bon fonctionnement des évènements que nous avons organisés. Nous remercions
toutes ces bonnes volontés car, sans elles, notre amicale
n'aurait pas la dimension qu'elle a.
Le nombre d'adhérents est chaque année en progression,
mais il faut continuer à contacter, solliciter, ces anciens
qui n'osent pas nous rejoindre.
Notre Amicale a et aura toujours la même philosophie du
plaisir autour des souvenirs du rugby et des hommes, dans
un climat convivial. Le succès de nos journée évènements/
coupe d'europe le prouve. Rester unis et toujours présents
avec comme motivation : Amitié, Solidarité, Entraide.
Je souhaite également parler de tous ceux, membres du
bureau ou qui gravitent autour de notre amicale, qui ai-
Charles Devis
Rapport financier 2014/2015
Les comptes démarrent le 1er juin 2014 et se terminent le 31 mai 2015.
L'exercice 2014/2015, laisse un solde positif de 30 816,07 €
RECETTES....................... 25 174 ¤
DEPENSES ...................... 21 228 ¤
Cotisations Adhérents....................... 8 080 €
Fonctionnement .................................. 3 718 €
Bulletin .............................................. 14 635 €
Imprimeur.......................................... 6 069 €
Participation
Adhérents Manifestations.................. 2 459 €
Manifestation ..................................... 9 456 €
ACTIF
PASSIF
Encaisse au 31/05/2014..................3 808,58 €
Dépenses au 31/05/2015................21 228,58 €
Recettes au 31/05/2015.................25 174.00 €
Encaisse au 31/05/2015 ..................7 754,07 €
Total.................28 982,58 €
Total..................28 982,58 €
Divers .................................................. 1 985 €
Un gros travail, de fidèlisation et de développement, fait au près des sponsors, nous permet d'améliorer chaque année,
notre trésorerie.
Nous les en remercions.
Jean-Luc Cester et Olivier Carbonneau
8
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
9
SAISON 2014-2015
ILS SONT PASSÉS PAR LE STADE
Rob ANDREW :
”J’ai eu le coup de foudre
pour le Stade”
N
ous avons, dans ces colonnes, chanté les louanges
et exalté le souvenir de Mike
O’Callaghan, cet ailier néo-zélandais
qui, porteur du maillot rouge et noir,
avait marqué tant d’essais pour nos
couleurs et avait séduit autant le public que ses coéquipiers par son
comportement. Nous avons regretté
que son image se soit estompée
dans nos mémoires…
La deuxième « vedette » étrangère
arriva au Stade à peine plus tard.
C’était en 1977. Nigel Horton superbe avant deuxième ligne, titulaire
dans l’équipe nationale anglaise,
était, pour l’équipe toulousaine, l’espérance d’un retour au
premier plan d’autant
que, en même temps,
un sud-africain, Douglas Mac Donald, venait compléter, en numéro 8, le pack
toulousain. Disons, tout de suite, que
si le « springbock » fut, pour nous,
une merveilleuse aubaine, l’Anglais
nous ménagea plus de déceptions et
de tourments que de satisfactions.
Jetons donc le voile pudique de l’oubli sur une prestation irrégulière.
En 1991, voilà que débarque inopinément, dans la cité des violettes, un
autre joueur anglais Robert (Rob) Andrew. Ce n’était pas un déménageur
de pianos. Il en jouait au poste de
demi d’ouverture. Tout, de sa
« gueule d’ange », à son métier
d’homme de la finance, le prédisposait à la mélodie plus qu’aux fracas
des affrontements. Le garçon, né à
10
Richmond, en 1963, jouant à Nottingham, avait gagné sa place dans le
quinze de la Rose en 1985. À la vérité, sa carrière internationale, dans
son pays d’origine, ne pouvait être
comparée à un long fleuve tranquille… Peu nombreux furent les
joueurs aussi constamment controversés et une ancienne vedette anglaise affirma même qu’Andrew « fut
le pire joueur ayant jamais représenté
l’Angleterre ! » Les critiques émises à
son encontre étaient motivées par le
caractère outrancièrement restrictif
de son jeu, essentiellement basé sur
la défense et le jeu au pied. Le 25 octobre 1992, rappelé par son employeur britannique, Andrew disputa
équipe B et devenant, avec elle,
champion de France, tout était surprenant. D’autant que l’intéressé assuma toutes ces contraintes avec le
sourire, avec l’humilité d’un « demi
de fermeture » apprenant le rugby
complet « à la toulousaine ». Quand
il
intégra
l’équipe 1, ce
« Il n’existe pas de club
fut, pour tous,
comme ça en Angleterre ! »
une
sorte
d’épanouisseson dernier match avec le Stade Tou- ment… trop court !
lousain contre Colomiers. À l’issue du Celui qui était arrivé sur la pointe des
match, ses coéquipiers, Christophe pieds en proclamant : « J’ai eu le
Deylaud (qui allait si superbement lui coup de foudre pour le Stade. Il
succéder) en tête, lui ménagèrent une n’existe pas de club comme ça en Ansortie triomphale.
gleterre ! » retourna dans ses brumes,
Ainsi s’achevait une brève aventure emportant le souvenir d’un autre
tellement atypique et tellement enri- rugby qu’il développa désormais
chissante pour l’un et les autres. Ce avec l’équipe des Wasps et l’équipe
joueur qui venait de disputer (avec d’Angleterre au point d’être sacré, en
l’équipe anglaise contre l’Australie) 1994, par le Midi Olympique, « meilune finale de Coupe du Monde, ac- leur joueur du monde ».
ceptant, à Toulouse, de « repartir à Mais il est permis de se demander si
zéro » avec les Espoirs du Stade le plus beau titre de gloire de Rob
(moyenne d’âge à peine 17 ans !), le Andrew n’est pas d’avoir, étant en« golden boy » s’astreignant, tous les traîneur de Newcastle, été le formasoirs, à une grande heure d’appren- teur, le mentor, le « pygmalion » d’un
tissage de la langue française, ce bril- certain Johny Wilkinson ?
Lucien Remplon
lant gentleman, confiné un temps en
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Internationaux avec le maillot du Stade
Augustin «Toto» Pujol
(1 sél., 1906)
Alfred Mayssonnie (3 sél., 1908-1910)
Henri Laziès
Pierre Mounics
(9 sél., 1911-1913)
Adrien Norman
Xavier Dutour
(6 sél., 1911-1913)
Marcel Puget
Jean Pascarel
(6 sél., 1912-1913)
Gérard Bougyon
Pierre Jauréguy
(4 sél., 1913)
(2 sél., 1953)
Sylvain Dispagne
(2 sél., 1996)
(4 sél., 1954 -1957)
Jérôme Cazalbou
(4 sél., 1997)
Paul Tignol
Jean Fabre
(1 sél., 1957)
Franck Tournaire (49 sél., 1995-2000)
(17 sél., 1961 -1970)
Fabien Pelous
(95 sél., 1995)
(9 sél., 1961)
Yann Delaigue
(12 sél., 1994)
Xavier Garbajosa
(32 sél., 1998)
(8 sél., 1963- 1964)
Philippe Struxiano (7 sél. 1913-1920)
Walter Spanghero (51 sél., 1964-1973)
Cédric Soulette
(13 sél., 1997)
Clovis Bioussa
Jean Salut
(8 sél., 1913 -1914)
(7 sél., 1966-1969)
Christian Labit
(17sél., 1999)
Pierre Villepreux (35 sél., 1967-1972)
Cédric Desbrosse
(2 sél., 1999)
Marcel Lubin-Lebrère (14 sél., 1914-1925)
Jean-Marie Bonnal
Pierre Capmau
Jean Andrieu
Franck Belot
(1 sél., 2000)
Alain Penaud
(31 sél., 1992)
Henri Tavernier
(1 sél., 1913)
(1 sél., 1914)
(14 sél., 1968)
(1 sél., 1968-1970)
Adolphe Jauréguy (81 sél., 1920-1929)
Jean-Louis Bérot (21 sél., 1968-1974)
Pierre Pons
(6 sél., 1920-1922)
Max Barrau
André Chilo
(4 sél., 1920-1925)
Michel Billières
Louis Puech
(4 sél., 1920-1921)
Roger Bourgarel
(16 sél., 1971-1974)
(1 sél., 1968)
(9 sél., 1970-1973)
(1 sél., 1920)
Jean-Claude Skréla (46 sél., 1971-1978)
(12 sél., 1920-1926)
Jean-Pierre Rives (51 sél., 1975-1977)
Jean Larrieu
(7 sél., 1920-1923)
Dominique Harize (9 sél., 1975-1977)
Jean Baquet
(1 sél., 1921)
Jean Bayard
(6 sél., 1923-1924)
Henri Galau
(5 sél., 1924)
William Gayraud
François Borde
Guy Novès
(6 sél., 1977 -1979)
Serge Gabernet (12 sél. 1980 -1982)
Gérald Martinez
(7 sél., 1982-1983)
(21 sél., 1924 -1930)
Erik Bonneval
(18 sél., 1984 -1988)
Jacques Ballarin
(3 sél., 1924 -1925)
Denis Charvet
(23 sél., 1986-1991)
André Maury
(8 sél., 1925-1926)
Claude Portolan (3 sél., 1986 -1989)
Alex Bioussa
François Raymond (3 sél., 1925-1928)
Karl Janik
Clément Dulaurens (3 sél., 1926-1929)
Philippe Rougé-Thomas (2 sél., 1989)
Bernard Bergès
Didier Codorniou (31 sél., 1979-1985)
(1 sél., 1926)
(1 sél., 1987)
(8 sél., 2001)
Jean Bouilhou
(2 sél., 2002)
Frédéric Michalak
(55 sél., 2001)
Yannick Bru
(18 sél., 2001)
Clément Poitrenaud
(47 sél., 2001)
Cédric Heymans
(54 sél., 2002)
Jean-Baptiste Elissalde (35 sél., 2000)
Jean-Baptiste Poux
(101 sél., 2002)
Yannick Jauzion
(73 sél., 2001)
Patrice Collazo
(1 sél., 2000)
Vincent Clerc
(66 sél., 2002)
William Servat
(49 sél., 2004)
Grégory Lamboley
(13 sél., 2005)
Benoît Baby
(3 sél., 2005)
Floran Fritz
(34 sél., 2005)
Romain Millo-Chlusky (19 sél., 2005)
Jean Morère
(4 sél., 1928-1929)
David Berty
Louis Magnol
(4 sél., 1928 -1929)
Jean-Marie Cadieu (12 sél., 1991-1992)
André Camel
(16 sél., 1928-1935)
Michel Marfaing
Marcel Camel
(2 sél., 1929)
Stéphane Ougier (3 sél., 1992-1993)
André Ambert
(5 sél., 1930)
Christophe Deylaud (16 sél., 1992-1995)
David Skréla
Antonin Barbazanges (2 sél., 1932-1933)
Christian Califano(66 sél., 1994-2001)
Maxime Médard
(41 sél., 2008)
Frantz Sahuc
Emilie Ntamack (47 sél., 1994-2000)
Louis Picamoles
(41 sél., 2008)
Yann David
(4 sél., 2011)
(1 sél., 1936)
(5 sél., 1990-1996)
Nicolas Jeanjean
(2 sél., 1992)
(40 sél., 2004)
Thierry Dusautoir
(75 sél., 2006)
Benoît Lecouls
(6 sél., 2008-2009)
(20 sél., 2008-2011)
Emile Fabre
(3 sél., 1937-1933)
Albert Cigagna
Antonin Delqué
(4 sél., 1937-1938)
Philippe Carbonneau (83 sél., 1995-2001)
Jean-Marc Doussain
(8 sél., 2011)
Henri Dutrain
(8 sél., 1945-1949)
Thomas Castaignède (34 sél., 1995-2000)
Yoann Maestri
(36 sél., 2012)
Yves Bergougnan (17 sél., 1945-1949)
Jean-Louis Jordana (6 sél., 1996-1997)
Lionel Beauxis
(5 sél., 2007)
Jean Lassègue
Richard Castel
Christopher Tolofua
(2 sél., 2012)
Henri Fourès
(9 sél., 1946-1949)
(4 sél., 1951)
Jacques Mauran (6 sél., 1952 -1953)
Pierre Bondouy
Hugues Miorin
(1 sél., 1995)
Yannick Nyanga
(14 sél., 1996-1999)
(4 sél., 1997)
(9 sél., 1996-2000)
Yoann Huget
(38 sél., 2010)
Gaël Fickou
(11 sél., 2013)
SAISON 2014-2015
11
ILS SONT PASSÉS PAR LE STADE
Invaincus, mais battus car trop vieux
L'aventure des Juniors Reichel en 1952, 1953, et 1954
D
e notre période
avec Henri Cauneille
en 1952, 1953 et
1954, nous restons les seuls
lors de l'Assemblée Générale de l'Amicale des Anciens, au moment du
traditionnel repas. Il nous
est venu l'idée que l'on
pourrait, avec l'aide de
l'Amicale, retrouver, plus de
60 ans après, les copains qui
ont participé aux deux
demi-finales de 1953 et
1954 du championnat de
France Juniors Reichel (paradoxe).
Sur chacune de ces
demi-finales, le score
a été nul et nous
avons été battus selon
la moyenne d'âge.
DEBOUT : DIRIGEANT ? – SARRAMON – TIGNOL – PLASSE – MORERE – CARLA–RAMADE – JOUCLA –
CAUNEILLE – OURTAL – DIRIGEANT ? – ENTRAINEUR : BESSOU
ASSIS : ? – MANSAT – RASPAUD – DELILLE – BOUSQUET – CAILLARD – LABATUT – LABORIE - ? –
SAGELOLY
Malgré ces résultats frustrants, nous étions avant
tout une équipe de copains
dont la majeure partie était
composée de toulousains
et des villages environnants, issus de tous horizons.
Marcel Landes et Bessou,
dirigeant et entraineur,
étaient pour nous de véritables conseillers, aussi bien DEBOUT : CAUNEILLE – MORATTI – PAGES – GUERCY – RIVALS - ? – RAMADE - ? – GUIBERT
ASSIS : MANSAT – RASPAUD – PEYRE – TIGNOL - ? – BERGES – LADAGNOUS - SARRAMON
sur le terrain qu'à l'extérieur.
La camaraderie forgeait avant tout la force de l'équipe et Un des nôtres, Pierre Tignol, a été pendant de nomsa qualité.
breuses années le Président de l'Amicale des Anciens du
Les sorties du dimanche soir se terminaient très tard chez Stade Toulousain. De même, Max Guibert a été Président
nos copains, dans les bals environnants, mais toujours très du Stade Toulousain Omnisports. Et s'il était nécessaire
sagement !
de démontrer que cette période fut un grand cru, il est
bon de préciser la réussite professionnelle de la plupart
Il faut souligner que 7 ou 8 joueurs de notre équipe juniors d'entre nous puisque certains sont devenus chirurgiens
ont joué avec l'équipe première du Stade Toulousain dès ou médecins.
Gérard Ramade, Henri Cauneille
1953, soit la moitié de l'effectif.
12
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
ILS SONT PASSÉS PAR LE STADE
Yoann Barroso, talonneur,
blessé du rugby
Y
oann est tombé amoureux du
rugby après une sortie scolaire, le soir même arrivé chez
lui, il dit à ses parents, j’ai trouvé
mon sport et pourquoi pas au Stade
Toulousain... Il commençe sa première année en poussins gardant un
très bon souvenir de son premier
éducateur, Frank, qui avait toujours
le mot juste pour parler de l’avenir.
Les vrais moments forts de la bande
de copains ont commencé en minime après un premier succès du
challenge Yves du Manoir à Paris au
stade de Colombes. La deuxième
année “minime” aurait dû être couronnée de “100 % de victoire”, hélas
la saison se termine en quart de finale du super challenge de France
après un match nul contre Massy.
“J’ai compris à ce
moment-là qu’une belle
carrière de rugby
pourrait voir le jour”
Les années Cadet B UFOLEP et
Cadet A ont été aussi couronnées de
deux titres en championnat de
France. Yoann n’a pas pu disputer la finale suite à une fracture
du sternum en demi-finale.
Après s’être remis de sa fracture, un gros travail de début
de saison chez les Juniors Crabos B s’impose (préparation
des mêlée avec Omar Hassan).
Il dispute ses premiers matchs
... “la descente aux enfers commence, une entrée en mêlée
qui s’écroule, trois entorses
cervicales, finir le match, les
blessures s’aggravent...”
Suivi par le staff médical du
stade, Yoann met quatre mois à
se remettre de cette blessure. Il
14
sait que la concurrence est là, de nouveaux joueurs arrivent. Il se souvient
du dernier match à Bayonne et des derniers mots de son entraineur : «Yoann
on connaît tes valeurs, tu es un peu
dans le noir et peu dans le blanc, fait
de ce match ton vrai retour ! »
“Ce match qui devait
être mon grand retour
est devenu mon match
de pompiers !! »
“Je rentre en milieu de première mitemps, sur un premier plaquage mes
douleurs cervicales reviennent mais je
me dis que je ne veux plus ça, que ce
ne sont que des anciens démons !
J’ai plus mal. Vers la fin du match, à 5
mètres de notre ligne, le demi de
mêlée joue rapidement avec son pilier, sur le plaquage, je prends son
genou dans la tempe, je suis KO et
son épaule écrase ma tête. Je me réveille avec des convulsions, des cris et
des douleurs. La peur s’est estompée lorsque le
neurochirurgien dit que la moelle épi-
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
nière n’a pas été touchée, certes les
vertèbres étaient un vrai puzzle, mais
dans mon malheur j’ai de la chance !
Après une très longue convalescence
j’ai essayé de faire le deuil du Stade
et de son entourage car pour moi
mon corps m’avait trahi et tous mes
espoirs comme jeunesse du Stade
s’évanouissaient. Savoir dire NON au
Stade pour une reprise éventuelle a
été un soulagement mais aussi le
début des années noires… Un nouveau job, l’appel du pied des Anciens
du Stade Toulousains et la découverte d’un nouveau club de rugby à
Toulouse me redonnent de l’espoir et
la fraternité du rugby.
Je tiens à remercier l’ensemble des éducateurs,
entraîneurs et dirigeants
du Stade ainsi que ses
présidents.
Pour terminer, un moment magique pendant
ma convalescence, fût la
venue chez moi de Pierre
Villepreux pour me remettre un ballon. Ce
geste a été un symbole
d’espoir pour raconter
plus tard mon histoire.
Merci… “
Bruno Daumen
15
SAISON 2014-2015
Ce Marché alimentaire renommé pour la qualité de ses produits a été construit en 1826. Jusqu’en 1892, les commerçants se trouvèrent en manque d’approvisionnement avec comme cause principale l’augmentation de la population. De 1892 à 1931, deux petites
halles seront construites s’intégrant dans le réseau de Marchés métalliques comme celui des Carmes ou de Victor-Hugo. En 1894,
le Marché actuel sera modifié par l’ajout d’un haut-vent et de murs en briques. L’autre halle sera démolie en 1931. Ce marché est
le dernier exemple de Marché à structure métallique à Toulouse. Cette particularité donne lieu, un caractère populaire en harmonie
avec la convivialité du Marché.
Tous les lundis les bouquinistes tiennent commerce autour du Marché.
Le Marché
n
e
i
r
p
y
C
t
Sain
DOSSIER
Un vent de fraîcheur
Après plusieurs décennies difficiles, le Stade semble renaître au plus haut
feux, sur les ailes comme dans la boue. Nous ouvrons ici un dossier consacré
Q
ue ce fut long. Trente
huit ans, autant dire
une éternité, ou
presque…. C’était en 1947. Le
Stade Toulousain remportait le
Brennus avec les Brouat, Noé,
Barran, Dutrain, Bergougnan et
compagnie. Cette « éclaircie »
allait précéder une longue période de disette, un interminable trou noir. Des décennies de
vaches maigres où les saisons
se succédaient et les résultats
restaient en berne. Le club était
tombé dans l’anonymat.
Le bilan est maigre, à l’exception de deux finales perdues en
1969 et 1980, le Stade court
après son glorieux passé. Une
interminable traversée du désert. La défaite en finale contre
Béziers (1980) laisse des traces.
Dans la foulée le Stade entreprend une révolution….. l’étincelle de la gagne semble
renaître et Toulouse redevient,
18
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
enfin, compétitif. Un vent de
fraîcheur souffle sur Wallon.
En quête de sa gloire d’antan, le
Stade Toulousain prend son
bâton de pèlerin et se lance
dans une croisade de beau jeu.
Un commando d’attaquants prit
le pouvoir, avec à leur tête des
gens remarquables répondant
aux noms de Fabre, Bru, Villepreux, Skréla.
Ce nouveau rugby, brillant,
léché, qui surgit comme un miracle d’un coin de Garonne, irradia bientôt tout le rugby
français. « La troupe à Jean »
était faite de jeunes enthousiastes et talentueux, entourés
de vieux briscards. Cette
« bande » qui allait à la lutte
comme d’autres vont aux champignons. « On ne bâtit des cathédrales que sur de beaux
piliers » vous diront tous les maçons de France ! Aucun rugbyman ne le contredira jamais et
souffle sur Wallon
niveau. A Toulouse, depuis les années quatre-vingt, le soleil brille de mille
à deux Grands Crus classés, 1985 et 1995.
certainement pas à Toulouse. Le
Stade pouvait ainsi compter sur
des avants redoutables mais dès
que le ballon quittait la mêlée
pour s’élancer vers les ailes, il se
trouvait entre les mains de la
plus belle phalange : Lopez,
Rougé-Thomas, Charvet, Bonneval, Novès, Rancoule, Gabernet, des orfèvres qui attaquaient
à tout va, avec un goût particulier pour le contournement, les
fixations et les passes. Cette
orgie de beau jeu offre au Stade
Toulousain le titre de 1985 après
une finale d’anthologie.
En 1995, les Rouge et Noir sont
toujours en haut de l’affiche. Les
grands anciens on laissé une
large place à des héritiers tout
aussi talentueux, dignes de leurs
aînés. Les stars de cette renaissance ont eu de beaux bébés…
.. les Ntamack, Deylaud, Miorin,
Cali, Castaignède, Carbonneau,
Berty et tous les autres sont
dans la pure lignée de leurs glorieux anciens. Une relève tout
aussi éclatante de fraîcheur et
d’enthousiasme. Une nouvelle
génération Stade qui avale tout
sur son passage. Un ogre jamais
rassasié de victoires qui, en
cette année 1995 assoie définitivement la suprématie toulousaine. Toulouse vient de réussir
le passage de l’amateurisme au
professionnalisme. Le Stade est
à maturité et domine son sujet
comme Lourdes et Béziers
l’avaient fait avant.
Nous ouvrons là, un large dossier consacré à ces deux épopées triomphales. Celles dont
on se rappelle bien des années
après, celles qui alimentent la
boite magique à souvenirs, à
émotions. Alors, à vous tous….
nous vous souhaitons d’excellents souvenirs !
Christophe Gasc
DOSSIER
1985 - 1995
Novès - Laïrle : les symboles
du jeu à la toulousaine
A l’occasion de ce double anniversaire, nous avons rencontré Guy Novès et Serge Laïrle. Joueurs en 1985
puis entraîneurs en 1995, ils sont les témoins privilégiés de ces délicieux souvenirs.
Retour vers de jolies émotions.
«Messieurs, avant de parler ensemble les titres de 1985
et de 1995, je voulais évoquer vos premiers pas au Stade
Toulousain. Quels sont vos premiers souvenirs ?
Guy Novès : Je suis arrivé au
Stade un peu par hasard, en 1974.
J’avais 20 ans. J’étais athlète de
haut niveau, licencié au TCMS. Je
voulais rester dans la région mais
il n’y avait pas d’option athlétisme-course à pied au CREPS. A
l’époque, je fréquentais, en dehors des cours, des gars comme
Gérald Martinez, Serge Gabernet
ou Philippe Dintrans. Un environnement rugby qui m’a aidé à prendre ma décision d’arrêter l’athlé.
J’ai préparé le concours d’entrée
au CREPS. Je suis sorti major avec
un 6/20 à l’option rugby (noté par
Robert Bru). J’intègre le CREPS et
je signe au Stade Toulousain en
1975. Je joue six mois en
Nationale B avant d’intégrer
l’équipe première alors décimée
par les blessures. Je deviens et
reste titulaire pendant treize ans.
Techniquement j’étais faible, mais
au niveau physique j’étais en avance.
Serge Laïrle : C’était en 1975, j’étais encore junior et j’arrivais de L’Isle-Jourdain. Par la famille, je connaissais JeanClaude Skrela. J’ai disputé mon premier match avec le
Stade contre Pau, en Bouclier d’Automne, pilier, contre
Paparemborde. C’était d’ailleurs mon premier match en
pilier car je jouais normalement 2e ligne. Je me souviens
très bien de cette rencontre, c’était un beau baptême du
feu.
Paparemborde avait l’habitude de pousser en travers mais
Walter (Spanghero) m’avait rassuré et expliqué que le 2e
ligne allait « régler » le problème.
20
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
C’était comment le Stade à l’époque ?
G.N : D’abord, on gagnait très peu !! il y avait beaucoup
moins de pression que maintenant, on s’entrainait trois
fois par semaine, on
jouait, on faisait la fête.
Le rugby restait un passe
temps. On bossait ou
étudiait. Les contacts humains n’étaient pas comparables. C’était plus
détendu, plus festif.
Le rugby était différent
aussi, plus dangereux.
Le défi physique dépassait souvent le cadre des
règles…. A chaque
match, il y a avait au
moins une bagarre.
C’était le rugby à l’ancienne.
S.L : On jouait à Wallon,
l’équipe Une avait des
casiers pour les affaires
alors que les autres se
mettaient en tenue sous
les tribunes en bois.
C’était un autre temps,
un autre monde. Une autre façon d’aborder le sport, la
vie. Le côté convivial, humain avaient une part importante
à cette époque.
Evoquons maintenant les titres de 1985 et de 1995.
Quels souvenirs gardez-vous de ces deux saisons ?
G.N : En 1985, je repense surtout à ce quart de finale remporté 21 à 0 à Perpignan contre Béziers. On n’en prend pas
conscience sur le moment, mais cet exploit sonnait comme
une passation de pouvoir. On avait toujours perdu et là, on
venait de détrôner le Béziers qui venait de régner pendant
près de vingt ans. On venait de tuer le grand Béziers.
On réalise le doublé en 85 et 86. On en refait un en 1994
et 95 sans savoir que l’on va en gaentre les joueurs et le staff. C’était
« On venait de tuer
gner quatre d’affilée. Dix ans après,
l’ancien rugby, il n’y avait que des
c’était fabuleux de réaliser un noutoulousains ou des gars de la région
le grand Béziers »
veau doublé, mais en tant qu’entraisur le terrain.
neur cette fois-ci.
La sensation de jouer dans un collectif fort sans trop de
En 1995, on était en avance dans le travail physique, on points faibles.
s’appuyait sur ce qui se faisait en athlétisme. Nous En 1995, l’approche est totalement autre. Nous avions
sommes les premiers à avoir intégré dans le staff un pré- conscience d’être au dessus du lot dans la préparation phyparateur physique (NDLR : Dominique Hernandez). A sique. Durant cette période, nous dominions physiquel’époque, c’était révolutionnaire. Dominique nous a per- ment, pas techniquement. C’est grâce à cette préparation
mis d’être au-dessus des autres durant toute la saison.
que nous avons réussi à renverser la vapeur contre Castres.
S.L : Pas bons !! En tous cas pour le titre de 1985. Une Je garde plusieurs images en mémoire. La pâte de Chrisdes saisons où j’ai le plus joué, plus de 30 matches. Je tophe Deylaud, le travail de sape des avants qui ont
jouais à tous les postes de la première ligne. La veille de concassé l’adversaire, la puissance de David Berty.
la finale, Karl (Janik) me tombe sur la cheville et me blesse S.L : Personnellement, le titre de 1985 reste un mauvais
et du coup, je me retrouve remplaçant et je ne rentre pas. souvenir car je ne joue pas, mais cela reste une finale gaC’est du banc des remplaçants que j’ai regardé la finale. gnée et un titre ! Rester sur le banc n’a pas la même saMais cette saison reste un merveilleux souvenir, on se qua- veur que si on est sur le terrain.
lifie en sortant numéro 1 de la phase qualificative, ce qui Contre Castres, en 1995, l’approche est différente. Cette
n’était pas arrivé au Stade depuis des lustres !
fois ci, j’entraîne, avec Guy et on rencontre une équipe diEn revanche, je garde un excellent souvenir de 95. Notre rigée par deux anciens stadistes, Thierry Merlos et Jeanjeu était bien en place. La majorité du groupe était com- Marie Barsalou. Le staff était plus réduit que maintenant.
posé de joueurs que nous avions eu chez les jeunes. Je Et cette génération de joueurs était très différente, avec
retiens surtout cette sensation de force collective où le des qualités autres que la précédente. Une génération qui
doute avait peu de place.
avait connu la période difficile des années 91/92 et 93 et
qui avait faim de titres.
Si vous deviez garder une image, un souvenir des ces Avec Guy, on avait mis en place un système basé sur la
deux titres ?
confiance, la lecture du jeu et être capable de changer de tacG.N : En 1985, je retiens surtout le sentiment de force qui tique en cours de match. C’est ce qu’on a su faire contre Cass’était installé dans le groupe en fin de rencontre, avant tres. Je garde le souvenir d’une victoire tactique et physique.
les prolongations. Une force mentale et physique que je
lisais dans les yeux de mes partenaires. Et d’ailleurs, dans Le Stade n’a-t-il pas bénéficié de deux générations exles prolongations, nous explosons Toulon qui craque phy- ceptionnelles de joueurs ?
siquement. Il y avait beaucoup de confiance, d’osmose
G.N : Sans aucun doute. En 1985, je faisais partie des ca-
21
SAISON 2014-2015
DOSSIER
dres, mais des jeunes exceptionnels (Bonneval, Charvet, Stade est champion en 1947). C’est la prise de conscience
Maset, …) éclaboussaient l’équipe de leur talent et nous en nos forces et en notre vision du jeu et du rugby.
ont apporté un vent de fraîcheur incroyable et une éner- En 95, on est dans la continuité, on a un groupe très solide
gie sans faille.
techniquement et physiquement au dessus. Les structures
En 1995, on retrouve un groupe fort, confiant, certain de du club étaient bien en place. On est champion en 1994,
ses forces et amené par son chef d’orchestre, Christophe on confirme en 95, sans savoir que nous allons encore gaDeylaud.
gner en 96 et 97 !
S.L : En 1985 comme en 1995 c’est l’amalgame parfait S.L : En 85, on avait axé notre travail sur la défense et la
entre jeunes et anciens. Voilà la vraie réussite du club. De- récupération. On avait des joueurs capables de monter
puis les années 80 et sous
très vite et de désorganiser
« Les joueurs de 85 et 95
l’impulsion de Robert Bru, le
l’adversaire. Et derrière, on
Stade, avait mis en place un
avait des cannes de feu. A
n’avaient rien à envier
système de jeu, un principe
cette époque, la conquête
à ceux de maintenant »
de jeu dans toutes les catégoc’était le bordel !! Le jeu de
ries des plus jeunes à l’équipe une. En 95, la majorité du contre-attaque était intéressant.
groupe était composée de joueurs que nous avions eu En 95, on avait d’avantage la capacité à faire du jeu, l’état
chez les jeunes, le discours était bien rodé.
d’esprit était différent. Si on prenait un essai, on en marquait deux. Et puis, il y avait l’expérience du titre précéQuels étaient les points forts de ces deux équipes ?
dent (1994).
G.N : La préparation était différente. Mais la valeur des
deux groupes est pour moi identique, la volonté commune Le groupe de 1985 et celui de 1995 seraient-ils compétitifs aujourd’hui dans le Top 14 ?
aussi. Ils avaient tous l’amour du maillot.
En 85, le titre a une saveur particulière car tout le club, G.N : Sans aucun doute !! Mais avec la même préparation
toute la ville l’attendait depuis trente huit ans (NDLR: le physique et le même rythme d’entrainement. Technique-
Mémoire d’adversaire, finale 85
Eric Champ : « Jouer une finale devant ma mère…. »
« C’était un grand rendez-vous
d’avants !!! C’est d’ailleurs grâce à ses
avants que Toulouse a remporté ce titre
et bien d’autres. Cette finale a marqué
les esprits. Bravo aux Toulousains
même si cela reste pour moi une
grande déception. J’ai toujours le
coeur qui saigne quand j’y repense
mais c’était, pour nous aussi, le début
d’une résurrection. En revanche, je suis
toujours très heureux de croiser mes
amis toulousains et de refaire cette finale !
A titre personnel, je garde un souvenir
particulier et émouvant de cette rencontre. Ma mère n’a jamais voulu venir
me voir jouer. J’étais grand mais un peu
chétif, elle pensait que tout le monde
allait me crever (…) !!! Pour cette finale,
22
elle décide enfin de venir. Mon
père lui avait expliqué que j’étais
en finale et que, peut être, je
n’aurai pas la chance d’en disputer une autre. Jouer une finale
était une grand émotion, alors
en plus devant ma mère…. Le
lendemain de la défaite, je rentre à Toulon et ma mère me dit:
« je n’ai pas pu regarder la fin
du match, trop de stress. Je suis
sortie et me suis installée dans
un bistrot, près du Parc des
Princes. A la fin de la rencontre,
j’ai vu une marée rouge et noire
et je me suis mise à crier ‘‘on a
gagné, on a gagné’’… Jusqu’à
ce qu’elle réalise que c’était les
Toulousains. »
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
ment, les joueurs de 85 et 95 n’avaient rien à envier à ceux
de maintenant. La seule différence vient du travail physique et de la somme d’entraînement. Mais, à préparation
égale, je serai curieux de voir… !
S.L : C’est difficile de comparer. De nos jours, il y a beaucoup plus de séquences de jeu, moins de mêlées. A
l’époque, les joueurs avaient une force naturelle car souvent dans des métiers manuels et physiques. De nos jours,
l’amélioration de la performance vient du travail physique.
Mais techniquement, les anciens ne seraient pas ridicules...en tous cas techniquement.
Prendriez vous certains de ces joueurs dans votre équipe
aujourd’hui ?
G.N : Bien sur. Christophe Deylaud, par exemple, avait
une part importante dans notre système de jeu. Un des
éléments moteur du groupe grâce à ses qualités physiques, mentales et techniques. Philippe Rougé-Thomas
était de taille pour relever tous les défis. Bonneval, Charvet, Ntamack, Berty, Claude Portolan, Maset, Cali, Castaignède, Miorin… Au fur et à mesure que j’y repense, j’ai
envie de tous les citer !
S.L : Oui, oui, bien sur !! Même si les règles ont beaucoup
changé, évolué, le rugby reste un sport de contact, de
combat et dans les années 80 et 90, on était aussi armé
pour cela. Avec la même préparation, beaucoup auraient
les qualités pour jouer aujourd’hui.
Emotionnellement, qu’est ce qui est plus fort, un titre en
tant que joueur ou entraîneur ?
G.N : 85 a été très fort pour moi car c’est le premier de
ma vie. Cela reste un moment très fort de ma carrière.
Trente huit ans après son dernier titre, le Stade redevenait
champion. Un titre qui permettra de construire la suite de
l’histoire. J’ai également encore en mémoire toute cette
ville vêtue de rouge et noir, cette foule incroyable.
En 95, nous sommes dans une toute autre atmosphère.
Ce Bouclier est, pour Serge et moi, la consécration d’un
travail collectif énorme. On s’installe tout en haut du
rugby national.
S.L : Joueur, c’est clair. mais joueur sur le terrain ! remplaçant, c’est plus difficile même si le soir tu partages tout
et tu fais la fête. En tant qu’entraîneur, tu le vis autrement,
le match ne t’appartiens pas. Tu fais la préparation, la mitemps et l’après match. »
Propos recueills par Christophe Gasc
Mémoire d’adversaire, finale 95
Thierry Merlos :
“Nous avons cassé le Bouclier»
«En 1995, j’entraînais Castres avec un
autre ancien stadiste, Jean-Marie Barsalou. Je me souviens d’un super parcours en phases finales avant de
retrouver les Toulousains à Paris. Bon,
en revanche, en finale, il n’y a pas eu
photo, le Stade nous était supérieur
techniquement, physiquement et
avec, en plus, un Deylaud à 100%. Au
delà du match et de la déception, je
garde deux souvenirs plutôt sympa.
D’abord avec Jean-Marie (Barsalou).
Pour la finale, on n’avait droit qu’à un
seul entraîneur sur le banc. On décide
de tirer à la pièce celui qui resterait
sur le banc. Il gagne mais choisi de
me laisser le banc car la semaine pré-
cédente, en demi, c’était lui qui était
au bord du terrain. Entre nous, il y
avait une ambiance très fraternelle et
amicale, c’était très fort.
Dans la nuit suivant le match nous
avons fait la fête dans Paris et nous
avons croisé les toulousains dans une
ambiance plus détendue que sur le
terrain ! José Diaz, notre troisième
ligne, réussit à leur piquer le Bouclier
mais comme il était assez maladroit
(…) il l’a cassé et nous étions bien emmerdés. Je ne me souviens plus qui a
payé les réparations, les Toulousains
ou nous !!! mais cela reste un grand
souvenir et un grand moment.» 23
SAISON 2014-2015
DOSSIER, 1985
La nuit de mai
A
l’automne de 1984, dans l’entourage du Stade Toulousain
les conversations étaient nourries. C’était une habitude…
On supputait gravement les chances de notre équipe fanion
de ramener sur les bords de Garonne le fameux Bouclier de Brennus
que nous n’avions plus caressé depuis… depuis 1947… une éternité !... Une longue, trop longue disette parsemée, il est vrai, de
quelques fulgurances telles ces deux finales en 1969 et, tout récemment, en 1980 où nous n’avions perdu nos chances que sur deux
de ces aléas tellement frustrants en rugby.
Pour les optimistes, cette fois, c’était sûr : nous étions armés.
L’équipe était riche d’un amalgame de joueurs encore jeunes mais
dont la fougue se trouvait mâtinée d’une expérience déjà solide et
de joueurs rompus à ces joutes sévères qui terminent une saison de
rugby. Cette phalange, ajoutaient nos modernes Pangloss, était encadrée et guidée par deux entraîneurs novateurs qui imposaient un
rugby de mouvement jeune et pétillant ; il fallait, faire confiance au
duo que formaient Villepreux et Skrela. Cette confiance qui leur
avait été accordée par des dirigeants eux aussi acquis au modernisme et dominés par le président Jean Fabre qui voulait sortir notre
jeu d’une routine à bien des égards sclérosante.
Cet enthousiasme était tempéré, voire éteint par tous ces « pisse-vinaigre » dont notre pays est, paraît-il, si riche. Il est vrai que, dans
ce camp, on rappelait sans peine tous les espoirs qui avaient été douchés ou anéantis par le passé. On faisait valoir que ce long désert
dans lequel se languissait notre club avait certes connu des oasis mais
avait aussi, et au moins à deux reprises, côtoyé le précipice de la rétrogradation. Et pourtant, ponctuaient-ils leur discours : « Nous en
avons connu des grands joueurs qui ont honoré notre maillot ! » Mais,
peine perdue ; nous restons dans l’anonymat du peloton…
Nombreux sont les « aficionados »
du rugby qui estiment avoir assisté,
ce soir-là, à la plus belle Finale
de tous les temps…
Pour cette fois, l’enthousiasme l’emporta, sans discussion !
Rappellerons-nous qu’en ce temps là le championnat-marathon commençait par un « brassage » où l’on s’affrontait dans des poules de
10 qui parurent d’autant plus interminables que la phase retour fut
sérieusement perturbée par un vague de froid intense.
À l’époque, le « grand club », c’était Béziers auréolé de ses 10 titres
de champion de France conquis dans les 14 dernières années. À l’aller, nous avions, d’après la presse, « fait trembler Sauclières… » pour
une défaite sur le fil (12-15). Mais, au retour, sur nos terres, la phalange biterroise subit un historique désastre : (24-0) avec 5 essais à
la clé !
Cette fois, c’était clair ! le grand Stade était de retour et les commentaires dithyrambiques de la presse saluaient ce retour !
Les huitièmes de finale étaient disputés en deux parties aller-retour.
24
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Les Basques de l’Aviron Bayonnais vendirent chèrement leur peau mais ils s’inclinèrent deux
fois.
C’est à Perpignan que le Stade mit à mort l’ogre biterrois par un 21-0 qui fit, dans le petit
monde d’Ovalie, l’effet d’un séisme…
Il restait à écarter, en demi-finale, l’équipe montferrandaise, toujours solide. Ce fut joliment
fait : 17-6
La Finale, c’était par une belle nuit, le 25 mai 1985 au Parc des Princes qui jamais ne mérita
mieux son nom. Elle opposait deux clubs rouge et noir puisque Toulon était notre adversaire.
Choc de deux cultures de rugby, cet affrontement promettait beaucoup : il tint ses promesses
au-delà des plus folles espérances. Le match fut, tout simplement, somptueux, une orgie de
rugby avec tout ce que ce jeu peut offrir d’enthousiasme et d’émotion.
Le Stade, pourtant dominateur dans le jeu, fut néanmoins mené par un méchant 12-0, un score
qui, en finale, pouvait paraître décisif… À la mi-temps, sifflée sur un score de 12-3, nous n’étions
pas assurés ! Pourtant, très vite notre jeu, tout de vitesse, fut enfin récompensé et, coup sur
coup, il nous procura deux essais par Bonneval puis Charvet, deux essais qui nous permettaient
de prendre le score : 13-12 ! Mais la Victoire ne nous tendait pas encore les bras ! Les Varois,
par un drop et un essai repassaient en tête : 19-13. In extremis, le pied de Lopez, après un
nouvel essai de Charvet, nous procura une égalisation qui conduisait à la prolongation…
Le drame atteignit alors au sublime et le rugby d’allégresse des Toulousains prit, sans discussion, le meilleur sur des Toulonnais tellement valeureux mais physiquement « au bout du rouleau ». À un essai de Bonneval, succéda un but de Lopez puis un nouvel essai de Claude
Portolan, cette fois. Le final nous valut, comme dans les feux d’artifice réussis, un « bouquet »
étourdissant : une relance de Novès, des relais de Lecomte, Maset, Cigagna avant que le ballon
A gauche, en haut,
Thierry Maset,
Jean-Marie Cadieu
et Karl Janik au
cœur du maul.
A gauche, au milieu, Denis Charvet
et Philippe RougéThomas en pleine
action.
A gauche, en bas,
Didier Codorniou à
l’offensive.
Au dessus, Albert
Cigagna à la sortie
de la mêlée, soutenu par Thierry
Maset.
25
SAISON 2014-2015
DOSSIER, 1985
parvienne à Charvet qui marquait ainsi son troisième
essai…
Le score ? 36-23…
Nombreux sont les « aficionados » du rugby qui estiment
avoir assisté, ce soir-là, à la plus belle Finale de tous les
temps…
C’est un devoir, pour nous, de rappeler les noms de ces
joueurs qui ramenèrent à Toulouse le Bouclier tant espéré !
Gabernet, Rancoule, Bonneval, Charvet, Novès, RougéThomas, Lopez, Janik, Cigagna (capitaine), Maset, Cadieu,
Gérard Portolan, Claude Portolan, Daniel Santamans, Breseghello.
En cours de jeu, Giraud remplaça Gérard Portolan et Lecomte entra pour suppléer Janik qui montait en deuxième
ligne pour remplacer Cadieu. L’arbitre qui avait canalisé ces
débats était M. Bressy. On ne le savait pas encore et on
n’osait pas l’envisager : le Stade Toulousain était revenu
dans « la cour des grands » et il allait s’y maintenir
C’est en cela que cette « nuit de mai » fut fondatrice d’un
renouveau tellement espéré. La muse du rugby, comme
aurait dit le poète, avait couronné le Stade.
« … le Printemps naît ce soir… les vents vont s’embraser… »
Alfred de Musset : « La Nuit de Mai » 1835
Lucien Remplon
26
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
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LES CHIFFRES 1985
La passation de pouvoir
La saison 1983/1984 s’est achevée en championnat par une élimination en huitième de finale aller
et retour (20/12 et 27/13) par le rival Agenais !!! Le Stade perd en finale du Du Manoir (17/13)
devant Narbonne mais s’impose en finale de la Coupe de France (6/0 ) face à Lourdes...
1985, c’est le renouveau.
1984/85 est un championnat à 40 clubs répartis
en 4 poules de 10 !
Premier match et première victoire 35 à 6 face à Carcassonne au stade Wallon, avec ce jour- là un triplé d’un
certain… Guy Noves !!
La phase aller sera (presque) parfaite pour les « Rouge
et Noir ». Victoires à Tarbes (18- 9), face à Aire/Adour
(43-3), à Narbonne (21-18), devant Aurillac (47-7), Montauban (21-19), au Racing (21-12), et Tyrosse (45-9 ).
Il faudra attendre la dernière journée des matches aller
pour que le Stade connaisse sa première défaite ! c’est
chez le champion en titre l’AS Béziers (15-12).
La seconde phase sera un peu plus délicate : défaites à
Carcassonne (15-13), à Montauban (16-12), nul à Aurillac (3-3) et victoire à l’arrachée sur Tyrosse (10-9). Moins
difficiles les succès face à Tarbes (29-16), Aire (17-3),
Narbonne (16-3) et face au Racing atomisé 41 à 0 !!
Dernier match de poule avec la venue aux Sept Deniers
de Béziers ! Auteurs d’un match plein les Toulousains
se défirent de la neige et des Héraultais sur le score
sans appel de 21 à 0 !!
Il y a belle lurette que les Languedociens n’avaient subi
un tel échec et ce sans rendre le moindre point. Passation de pouvoir ? On verra plus loin que oui !
Les phases finales
Place maintenant aux huitièmes de finales qui verront
notre équipe opposée aux Basques de l’Aviron Bayonnais en match aller et retour… sur terrain neutre ! Pour
ce match considéré à domicile, il faut se rendre chez
nos «amis» d’Agen. A l’issue d’une première période
soporifique le score était nul 3 partout !! Un essai de
Cadieu (41ème) nous donnait un peu d’air mais il fallut
attendre la 75ème minute pour voir Michel Lopez passer
une pénalité et donner à l’équipe une avance de 7
points avant le match retour.
C’est à Dax qu’il fallut se rendre pour tenter de confirmer le succès de l’aller, et bizarrement le score à la
28
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
pause était le même 3-3 ! Uthurisq donnait l’avantage
à Bayonne, Lopez répliquait, Alvarez permettait aux
basques de mener 9-6 avant que Lopez n’égalise : 9-9
à moins de 20 minutes de la fin , mais toujours 7 points
d’avance sur l’ensemble des 2 matches ! Un match qui
tourna définitivement à notre avantage à la 68ème
grâce à un essai de Guy Novès transformé par Michel
Lopez 15-9. Ce sera le score final qui permettra aux
Stadistes de se qualifier pour les quarts ou ils retrouveront Béziers à Perpignan
Une pénalité et un drop de Philippe Rougé-Thomas
donnent une courte avance au Stade (6-0) à la pause.
Le match va basculer en 5 minutes : pénalité de RougéThomas (55ème), essai de Claude Portolan transformé
par Lopez et 15 à 0 au planchot à 20 minutes du terme !
Pour faire bonne mesure, le « pilar » d’Auterive récidive
à la 77ème. Avec la transformation de Lopez le score final
sera de 21 à 0 !
Béziers perd son titre et le Stade envoie un signal fort
à ses futurs adversaires. Ce 11 mai 1985 on peut considérer que c’est une véritable passation de pouvoir : le
Stade pour une longue série, Béziers pour une fin
d’aventure ! l’ASB n’atteindra plus la finale et cela fait
30 ans que ça dure !!
Stade-AS Montferrand sera l’affiche
de cette demi-finale ! une affiche
qui deviendra un classique
des années 1990-2000 !
La rencontre se déroule à Bordeaux et démarre fort
pour les Auvergnats qui mènent rapidement 6 à 0 après
24 minutes de jeu ! A 7 minutes de la mi-temps, Karl
Janik va remettre son équipe dans le match, Monsieur
Maurette, l’arbitre, renvoyant les 2 équipes aux vestiaires sur le score de 6-4 pour l’ASM !
Michel Lopez redonnera l’avantage aux siens (pénalité
53ème) ! Novès et Bonneval iront derrière la ligne et avec
une transformation de Lopez le Stade met un 13-0 aux
Montferrandais en seconde période et se qualifie
pour la finale en s’imposant 17 à 6 !!
Phase de qualification
Les équipes sont listées dans leur ordre de classement à l'issue de la phase qualificative. Les noms en gras indiquent les équipes qui sont qualifiées directement pour les 8e de finale.
GROUPE 1
Stade toulousain
AS Béziers
US Montauban
Stadoceste tarbais
Tyrosse RCS
Stade aurillacois
RC Narbonne
US Carcassonne
Racing club de France
Avenir aturin
GROUPE 2
SU Agen
Biarritz Olympique
US Dax
RC Hyères
FC Oloron
Boucau stade
CA Bègles-Bordeaux
US Romans
Valence sportif
Stade rochelais
GROUPE 3
FC Lourdes
AS Montferrand
CA Brive
Aviron bayonnais
FC Grenoble
La Voulte sportif
Section paloise
Club olympique Creusotin
Stade bagnérais
SC Angoulême
GROUPE 4
RRC Nice
RC Toulon
SC Graulhet
USA Perpignan
CS Bourgoin-Jallieu
Stade montois
Castres olympique
RC Nîmes
SC Tulle
SC Albi
Matches de barrage (seizièmes de finales)
Aviron bayonnais
SC Graulhet
CA Brive
FC Grenoble
FC Oloron
Stade montois
Boucau stade
USA Perpignan
15-10
12-18
17-9
22-13
Huitièmes de finale
Stade toulousain
AS Béziers
AS Montferrand
SU Agen
RC Toulon
RRC Nice
FC Lourdes
Biarritz Olympique
Aviron bayonnais
Stade montois
CA Brive
FC Grenoble
Stade aurillacois
CS Bourgoin-Jallieu
Tyrosse RCS
La Voulte sportif
Stade aurillacois
CS Bourgoin-Jallieu
Tyrosse RCS
La Voulte sportif
Match aller
15-9
35-19
23-6
27-16
21-6
6-9
6-12
3-10
US Montauban
Stadoceste tarbais
US Dax
RC Hyères
21-17
19-9
3-0
14-9
Match retour 10-3
9-6
28-31
9-9
32-15
28-15
22-6
29-12
Quarts de finale
Stade toulousain
AS Montferrand
AS Béziers
SU Agen
21-0
13-12
RC Toulon
FC Lourdes
RRC Nice
Biarritz olympique
19-9
13-9
Demi-finales
Stade toulousain
AS Montferrand
17-6
RC Toulon
FC Lourdes 6-3
29
SAISON 2014-2015
LES CHIFFRES 1985
DIRECTION LE PARC DES PRINCES
Michel Lopez attend le ballon extrait du maul par Albert Cigagna, protégé par Serge Laïrle et karl Janik.
L
es Toulousains vont donc reprendre le chemin de la
capitale 5 ans après la finale perdue en 1980 face à
Béziers ! Les supporters espèrent bien voir, enfin,
le Bouclier de Brennus de retour place du Capitole 38
ans après le dernier titre de 1947 ! Mais l’adversaire le
RC Toulon ne compte pas rester en rade et veut lui aussi
ramener le trophée à Mayol ! Une chose est certaine
c’est un « Rouge et Noir » qui sera champion !
La première mi-temps est difficile pour nos joueurs rapidement menés 12-0 ! Après plusieurs tentatives manquées par Gabernet et Lopez, ce dernier trouve enfin la
mire pour ramener son équipe 12-3 à la mi-temps !
Mais le plus beau était à venir ! Le tandem Bonneval-Charvet inscrira 3 essais dont 2 seront transformés 19-12 pour
les Toulousains ! Quel retournement de situation !!
Et ce n’est pas fini, Toulon ne veut pas mourir : drop de
Cauvy… essai de Gallion, heureusement non transformé
19-19 !!! Et cette tentative de drop de Cauvy qui, à l’ultime minute vient heurter l’extérieur du poteau droit !!!
ouf !!! C’est étouffant !! L’arbitre Monsieur Bressy siffle la
fin de la rencontre.
Prolongations ….
Encore 30 minutes avant de savoir
qui va soulever le Bouclier
La première période de la prolongation est attaquée tambour battant par nos joueurs qui creusent un écart qui
s’avèrera définitif !Essais de Charvet et Claude Portolan,
une transformation et une pénalité de Lopez contre une
seule pénalité de Cauvy et le score passe à 30-22 après
105 minutes de jeu !
Quasiment à la reprise ( 109ème), Denis Charvet inscrit son
troisième essai de cette finale et donne, avec la transformation de Lopez, 14 points d’avance aux garonnais.
Onze minutes plus tard M.Bressy siffle la fin de la rencontre, Serge Gabernet peut monter chercher le Bouclier et
le présenter le lendemain après- midi aux vingt mille supporters massés place du Capitole !
A l’issue de ce qui est considéré encore aujourd’hui
comme une des plus belles, sinon la plus belle, finale du
championnat le Stade Toulousain mets fin à 38 ans de disette !
Les champions de 1947 ont désormais des héritiers.
Jean-Louis Putinier
30
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Finale le 25 mai 1985 au Parc des Princes
STADE TOULOUSAIN - RC TOULON : 36-22
3-12 à la mi-temps, 19-19 à la fin du temps réglementaire,
30-19 à la fin de la première prolongation
Arbitre Yves Bressy
Points marqués
Stade toulousain : 6 essais par Bonneval (51, 83), Charvet (54, 70, 109) et C. Portolan (94), 3 transformations par Lopez (54, 70, 109) et 2 pénalités par Lopez (38, 86)
RC Toulon : 2 essais par Fournier (24) et Gallion (67), 1 transformation par Bianchi (24) et 3 pénalités par
Bianchi (15, 36), Cauvy (100) et 1 drop par Cauvy (64)
Les équipes
Stade toulousain : Christian Breseghello, Daniel Santamans, Claude Portolan, Gérard Portolan (Jean-Michel
Giraud 46), Jean-Marie Cadieu (Karl Janik 71), Thierry Maset, Karl Janik (Hervé Lecomte 71), Albert Cigagna,
Michel Lopez, Philippe Rougé-Thomas, Guy Novès, Denis Charvet, Éric Bonneval, Jean-Michel Rancoule,
Serge Gabernet
Non entrés en jeu : Serge Laïrle, Thierry Grolleau, Thierry Merlos, Laurent Husson.
RC Toulon : Manu Diaz, Bernard Herrero, Yann Braendlin, Patrick Occhini, Marc Pujolle, Éric Champ, Gilbert
Doucet, Philippe Coulais, Jérôme Gallion, Christian Cauvy (Christian Salvarelli 64), Thierry Fournier, Alain
Carbonel, Patrice Blachère (Christian Cauvy 64), Pascal Jehl, Jérôme Bianchi (Gilles Fargues 45)
Non entrés en jeu : Laurent Gueit, Yvan Roux, Bernard Capitani, Jean-Luc Charlier.
31
SAISON 2014-2015
DOSSIER, 1985
Entretien avec Pierre Villepreux
Le discours de la méthode
Comment, ce 25 mai 1985, après
tant d’années de disette, le Stade
décrocha-t-il le bouclier de Brennus au terme d’un match d’anthologie ?
En ce début mars je retrouve Pierre
VILLEPREUX, chez lui à Limoges, son
port d’attache, pour ce qui devait
être une interview sur cette finale,
couronnement d’une carrière d’entraineur
Notre amitié trentenaire (nous fûmes
collègues durant 3 ans) fit que ce qui
devait être d’ un certain formalisme
devint de suite une conversation virevoltante tant la question posée passionnait mon interlocuteur.
Les bases du succès Ce succès, on devrait dire ce
triomphe, trouve ses origines dans la
volonté d’un président charismatique,
Jean FABRE, homme rationnel et enthousiaste, ouvert à toutes idées novatrices et habité d’une rare force de
conviction. Il sut s’entourer d’une
équipe dirigeante adhérant sans réserve à un projet de club innovant et
s’appuyer sur des hommes de terrain
aux compétences reconnues susceptibles de rendre le club compétitif ;
d’abord Robert BRU, une saison ; puis
directeur sportif avec un duo d’entraineurs Pierre VILLEPREUX et JeanClaude SKRELA.
Les objectifs
Séduire et convaincre; gagner pour
être compris ; intéresser le plus large
public par un jeu séduisant ; se donner une identité forte ; obtenir la reconnaissance des forces vives de la
Ville et de la Région.
32
Quelques jours après, nous poursuivons notre discussion à Rome, à quelques heures du
match Italie-France.
La méthode Tous trois enseignants, certes d’une
discipline parfois méprisée, le sport
(si nous étions en Angleterre nous dirions professeurs de Rugby), ont su
mettre en place une cellule d’observation et d’analyse les conduisant à
adopter une méthodologie d’entrainement c’est-à-dire une démarche
méthodique afin d’obtenir le meilleur
résultat possible de façon quasi certaine…
Pierre et ses collègues sont de cette
race de professeurs passionnés par la
matière qu’ils enseignent et qui savent communiquer leur passion à
leurs apprenants…
Ils ont su définir le meilleur projet de
jeu possible, à la fois ambitieux, performant et spectaculaire auquel pouvaient adhérer résolument de jeunes
joueurs…(d’où le renouvellement durant les trois années qui ont précédé
le premier titre de 80% de l’effectif
capable d’évoluer en équipe fanion ).
Ils ont su cerner les conditions de production efficace de la continuité du
jeu dans les phases de mouvement
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
général quand les joueurs et le ballon
sont en action.
Ils ont su définir à travers des principes de jeu à la main simples, un jeu
de mouvement susceptible de déstabiliser les défenses, pratiqué par des
joueurs à l’intelligence intuitive, capables de prendre le jeu à leur compte,
de s’en approprier en toute liberté,
sans nuire toutefois à la continuité de
l’action…
Chaque propos trouve un rebond favorable et en entraine un autre…
Pour le joueur, la capacité à intégrer
le projet de jeu global, le plaisir qu’il
y trouve, la confiance, le partage, seraient non pas la conséquence mais la
cause de sa meilleure condition physique et mentale. Bien que la préparation physique soit intégrée aux trois
séances d’entrainements hebdomadaires, certains, bientôt suivis par
d’autres, s’imposaient une préparation personnelle et spécifique (musculation, jogging…)
Pour l’entraineur, former l’équipe,
c’est d’abord choisir celui qui est le
plus apte à comprendre et traduire
sur le terrain ce qui est demandé ; à
valeur identique il choisit celui qui
s’intègrera le mieux à la collectivité,
un leader de jeu ; ce qui légitime la
concurrence…
La question qui revient en
boucle est bien : apprendre
oui … mais comment ?
Pour Pierre, l’approche analytique
consistant à reproduire un modèle,
imiter le haut niveau, le jeu étant la
résultante des savoirs faire individuels, n’est pas la solution ; Il s’insurge de voir des enfants des écoles
faisant apprendre
par «petits bouts»,
en apportant à
«l’apprenant» des
solutions toutes
faites qu’il va reproduire quand il
est sur le terrain …
Il faut rendre le
joueur actif en lui
«apprenant à jouer
en jouant».
L’entraineur n’est
pas là pour proposer un rugby déjà
Faire pour comprendre…
Comprendre pour mieux faire
de rugby, munis de bouclier, apprendre à « se rentrer dedans ».
Il n’y a pas de différence entre un enfant qui joue et un adulte ( mais, attention il n’est pas un adulte en
miniature)
Il ne faut pas pétrifier le rugby en le
décrivant, en l’analysant et en le
Le docteur André Brouat avec Pierre Villepeux
fait, mais pour le soumettre par le jeu
à un bombardement d’obstacles
Du désordre vers l’ordre et non pas
le contraire.
En conclusion, j’ose une comparaison, à la réflexion peu pertinente,
entre l’apprentissage de la lecture et
l’apprentissage du jeu, entre la mé-
thode globale et la méthode syllabique …
En réalité la meilleure méthode est
bien celle qui a conduit au succès historique du 25 mai 1985.
André Granereau
33
SAISON 2014-2015
DOSSIER MÉMOIRES DE JOUEURS
Thierry Maset : “Betty dans les gradins,
mes parents qui prennent l’avion
pour la première fois”
Que de souvenirs
lors de la saison
1984-85 ...
En phase régulière d’une part, où
nous avions continué avec l’enthousiasme
d’un
groupe d’étudiants, que nous
étions pour la
plupart, à mettre
en place un jeu de
plus en plus élaboré. En match de
poule qualificative,
nous avions consolidé
l’amalgame des jeunes
et des anciens avec 14 victoires sur 18 matchs (Poule
de 10).
Lors des phases finales d’autre part, où nous avions gagné
le « grand Béziers » en quart de
finale sur un score de 21 à 0 et
nous avons senti, réellement ce
jour-là, que nous avions notre avenir entre nos mains.
Dans cet élan où nous rêvions d’accéder au titre, nous avons trébuché
sur Nice en demie du Challenge
Yves Du Manoir, de quoi rétablir
pour nous la notion élémentaire que
le Rugby était avant tout un sport
de combat.
Et puis vint l’heure de LA finale
au Parc des Princes.
Certains observateurs diront ensuite que ce fût la finale du siècle. Un scénario à rebondissement fait de courses, de combat, d’essais, de joie. Pour ma
34
LES ANCIENS DU STADE TOU
part, je garde en souvenir plusieurs
moments, plusieurs images qui s’entremêlent : la semaine d’avant-match
avec les discours de Jean-Claude
Skréla et Pierre Villepreux, l’effervescence de Toulouse, l’obtention des
places pour la famille et les amis, les
journalistes pendant les entrainements, Jeanne Mas à la radio qui
chantait « en Rouge et Noir », Jimmy
Cadieu et sa cheville jouera – jouera
pas, Guy Novès s’exerçant au javelot
avec un drapeau de touche dans la
préparation, notre bus escorté par la
police pour rallier le Parc des princes,
Betty mon amour dans les gradins, le
bruit intense sur le terrain et la difficulté de communiquer, le désarroi de
Michel Lopez dans ses tirs au but, la
sortie de Bianchi remplacé par
Fargues, le contre en touche de JeanMichel
Giraud,
ma
passe
de
handballeur
à destination
de
Denis
Charvet, un drop
de Cauvy qui frôle
les perches, des prolongations, un 2 contre
1 d’école de Daniel Santamans pour Claude Portolan,
une
dernière
contre-attaque dans laquelle les
3 troisièmes lignes furent au relais,
Corinne Janik enceinte et qui sautait
de joie… et puis mes parents qui
pour la première fois prenaient l’avion
et visitaient la capitale…et puis ce retour sur la ville rose en ATR accompagné de Dominique Baudis… et puis
les moments de liesse avec les supporters sur la Place du Capitole… et
puis les festivités, les réceptions dans
les jours qui suivirent…
et puis le bonheur de
vivre un rêve d’enfant.
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DOSSIER MÉMOIRES DE JOUEURS
Christian Breseghello :
“Terminer sa carrière
par un titre.... magique !”
Le titre de 1985 aura
été pour moi un aboutissement car je savais
que j’arrêtais là ma carrière à haut niveau ! Et
terminer une carrière sur
un titre reste fabuleux
pour tout joueur de
rugby.
elles auront permis de
construire une nouvelle équipe dans laquelle, avec Serge
Gaber, Guy Noves,
Jean-Michel Rancoule, et quelques
autres, étions devenus les “vieux” de
l’équipe !
Je n’oublie pas les
supportrices et
supporters inconditionnels
qui
nous attendaient
devant les vestiaires et avec
qui nous partagions
nos victoires et nos
défaites.
Mais c’est surtout les saisons
précédentes qui auront été
riches de découvertes, d’expériences sportives et humaines.
Mon arrivée en été 1979 dans ce
club presque par défaut, à 24 ans,
n’a pas attiré l’attention ni de la
presse ni des inamovibles supporters qui scruc’est ce qu’il reste de respect
taient les moindres faits
et d’amitié
et gestes.
avec ce groupe de joueurs,
Venant de mon petit coin
Autant que le titre de
de dirigeants et de supporters
d’Ariège, de fédérale 2,
Champions 1985, tant
où je jouais en première
attendu par le Stade
qui me marque à chacune
depuis l’âge de 18 ans,
Toulousain et toute
de nos rencontres !
j’avais à me gagner la
une ville, c’est ce qu’il
place et surtout tout à apprendre… tres de bouclier d’automne en se- reste de respect et d’amitié avec ce
mais je savais qu’il y avait au moins maine et de Du Manoir le week- end, groupe de joueurs, de dirigeants et
une personne, à qui je dois beau- avec les meilleurs piliers de France de supporters qui me marque à chacoup, qui croyait en moi : C’est m’a permis de mettre tout à plat !
cune de nos rencontres !
Georges Husson, qui a tout fait pour J’avais acquis la confiance des stars
de l’équipe et je savais que j’allais De retour dans mon club de Saverque je signe au Stade .
Dans l’équipe, il y avait aussi m’en sortir !
dun, j’ai continué à jouer, puis entraîquelques joueurs avec qui j’avais par- Cette année là fut magique pour ner et encore à ce jour, où je suis
tagé le titre de champion de France moi, car malgré la défaite, je gouttais manager les équipes cadets et juà la finale du championnat de France niors sans perdre de vue les résultats
TADDEI!
Ainsi, Gérald Martinez, Serge Gaber- contre l’ogre Béziers après avoir joué de mon autre club de cœur, le Stade
Toulousain.
net, Dominique Harize me connais- tous les matches de la saison !
saient en tant que 3ème ligne mais
pas en pilier reconverti !
Les deux ou trois années qui suivirent
Le mois d’août 1979 avec les rencon- auront été un peu chaotiques mais
36
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Saison 1984 / 1985
38
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
DOSSIER, 1995
1995,
dix ans
plus tard…
L
es choses ont bien changé et le rugby en a fait de
même !... Le professionnalisme s’installe avec une
brusquerie et une violence qui heurtent parfois. Le
Stade Toulousain n’a pas échappé à ces mutations qu’il
devance souvent.
Noblesse oblige…
Nous ne sommes plus l’ex-vedette qui cherche à reconquérir une place au soleil. Nous sommes le Champion qui
tient à assurer son hégémonie et qui sait les difficultés de
la tâche. Notre équipe a pratiqué, tout au long de la décennie passée, un jeu brillant, chatoyant qui lui a valu de
conquérir en 1986, 1989, et hier encore, en 1994, trois
nouveaux titres de Champion de France. Cette domination contestée parfois, comme en 1991 où nous perdîmes
encore une finale contre les Béglais, décidément notre
« chat noir », est maintenant bien assise mais, nous le sa- des Berjalliens. C’était la fin du match ; malgré une domivons bien, toujours précaire. Les joueurs se sont renouve- nation constante des Toulousains, Bourgoin tenait le
lés et nombreux sont ceux qui ont fait leur apprentissage score : 9-10… Tentative vaine de drop de Deylaud, le ballon rebondit dans l’enchez nous ou dans des
but ; l’arrière berjallien
clubs géographiquement
“Allons,
la
route
était
belle”
Geany et notre N’Taproches ; seuls le capimack sautent pour s’en
taine Cigagna et Claude
Portolan demeurent. Les entraîneurs : Serge Laïrle et Guy emparer ; il leur échappe et roule au sol ; N’Tamack est le
Novès sont toujours aux commandes. La direction du club plus prompt et pointe en but. Sans la moindre hésitation,
a vaincu ses plus graves alarmes qui menaçaient jusqu’à l’arbitre M. Daroque valide l’essai de la victoire : 16-10.
la survie du club ; forte des succès sportifs obtenus, elle Personne ne peut affirmer que N’Tamack n’avait pas toune manque pas d’envisager l’avenir avec une sérénité re- ché le ballon et fait un « en-avant » !
Le jeu déployé au cours de cette Finale n’atteignit jamais
trouvée.
les sommets… La première mi-temps vit des joueurs casAprès une saison pleine de contrastes, nous allons retrou- trais tout heureux de bénéficier d’un essai que les images
ver, pour la grande finale du Parc des Princes, nos proches télévisées décelèrent non valable. À la mi-temps nous
voisins Castrais pour une finale aux allures de « derby ».
étions, une fois encore, distancés (6-16) et amputés de
D’aucuns pensaient et écrivaient que la survenance des Cazalbou remplacé par Philippe Carbonneau, lui-même
Toulousains en finale tenait du miracle. Avec aplomb, suppléé par Artiguste.
En seconde mi-temps, nos adversaires n’avaient visibled’autres affirmaient même qu’elle était usurpée !
Pour tout dire, la demi-finale, contre Bourgoin, à Béziers, ment plus de « jus ». Archidominés, ils cherchèrent leur
n’avait pas délivré un verdict victorieux indiscutable. En salut dans l’antijeu et toutes ces tricheries qui, si elles ne
tout cas, notre victoire avait fait couler beaucoup d’encre sont pas sanctionnées, permettent de survivre. Mais, ce
et avait entraîné des protestations ( trop ?) véhémentes soir-là, l’arbitre (M. Pascal) fut constamment vigilant et ja-
40
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
mais le pied de Deylaud ne trembla. Ajoutons la supériorité de notre mêlée qui procura à Ougier la joie de marquer le seul essai toulousain pour un score final de 31-16.
Aux Sept-Deniers, la liesse fut énorme et c’est en héros
que furent accueillis les vainqueurs : Ougier, Berty, Castaignède, Philippe Carbonneau, Émile N’Tamack, Deylaud,
Cazalbou, Sonnes, Cigagna, Didier Lacroix, Belot, Miorin,
Claude Portolan, Soula, Califano et Artiguste.
Quelques jours plus tard, amputés de leurs internationaux
qui partaient disputer la Coupe du Monde, le Stade vainquit et le « signe indien » et l’équipe de Bègles et remporta le Challenge Du Manoir.
Pour parfaire ce triomphe, l’équipe des juniors « Reichel »
gagna son championnat ; on trouvait, dans cette équipe,
nombre de futurs joueurs comme Garbajosa, Bisaro et
Couzinet sans oublier Thomas Castaignède, déjà titré avec
les « grands ».
Les cadets « Gaudermen » triomphèrent également.
Allons !! la route était belle !!
Lucien Remplon
LES CHIFFRES 1995
Un titre conservé
T
out auréolé du titre obtenu la saison précédente,
le Stade va tenter la gageure de récidiver à l’occasion de cette saison 1994-1995. Champion en
titre, Toulouse est en poule 1 d’un championnat qui reste
dans la même configuration que la saison précédente :
4 poules de 8, les 4 premiers en play off 4 poules de 4)
et les 2 premiers de chaque poule qualifiés pour les ¼
de finale. Un titre conservé !!!
Dans cette première phase, le Stade débutait à domicile
face à Narbonne et là, surprise, les Audois vinrent tenir
tête aux champions en titre sur leur pelouse de Wallon
16-16 ! ce demi échec devait être effacé au plus vite. Ce
sera fait dès la 2ème journée en déplacement à Graulhet
34 à 12 .Net et sans bavure !
Après un écrasante victoire sur Périgueux 50-3 (3ème J.) le
Stade se déplace à Auch ; toujours aussi pénibles et vaillants les gersois nous infligent notre première défaite 2317 avec en sus l’expulsion de Claude Portolan ! Vous avez
dit bête noire !!!!
S’en suivirent deux victoires 63-23 face à Montpellier et
34-6 à Chateaurenard avant le premier gros choc de cette
phase aller la réception de l’USAP ! Plus de 10000 spectateurs assistèrent à un superbe match qui vit la victoire
stadiste 21-9 et la place de leader de la poule à la fin des
matches aller.
Mais Narbonne, qui nous avait fait des misères à l’aller,
nous en fit encore plus chez elle avec une victoire 18-12 !
Graulhet (43-23), Périgueux (33-13) et Auch (50-19) subirent les foudres toulousaines ! Le déplacement à Montpellier donna lieu à un match complètement fou : menés
33-9 les « Rouge et Noir » vinrent échouer à cinq points :
33-28 ! A deux journées de la fin, le Stade avait déjà son
billet pour les play-off. Victoire face à Chateaurenard 526 et ultime rencontre de cette première phase à Perpignan pour une honorable défaite 19-1.
EXPLOIT A MAYOL
Deuxièmes de la poule 1, le Stade a gagné 9 fois, perdu
4 et fait un nul pour un total de 33 points ! En play-off
ils retrouveront Nîmes, Brive et le RC Toulon !!!
Pas le temps de gamberger pour les Stadistes car le
premier match nous conduira dans l’antre de Mayol !
Pour un début en fanfare on est gâtés : Victoire sur les
Varois 23-16 au grand dam des 17000 Toulonnais mais
pour le plaisir des 1000 Toulousains qui avaient effectués le déplacement ! Avec ce succès les hommes de
Novès-Laïrle envoient un signe fort aux autres candidats au titre ! D’autant plus que cette victoire sera
confirmée la semaine suivante à Nîmes 26-9. Deux
matches dehors, deux victoires cela ne pouvait pas
mieux commencer.
On pense que la venue de Brive sera une formalité mais
il aura fallu que Patrick Soula s’arrache pour marquer à
la … 79ème minute et offrir la victoire aux siens 16-9.
Avertissement sans frais avant la venue de Toulon et
une difficile victoire 15-8 grâce à la botte de Deylaud
et N’Tamack ! en plus de la victoire le Stade obtenait
son billet pour les 1/4 de finale !
La réception de Nîmes sera la dernière rencontre de la
saison à Ernest Wallon et on s’attend à un feu d’artifice !! mais les pétards étaient mouillés : 11-11 à la 78ème
minute moment que choisit Eric Artiguste pour filer
derrière la ligne pour un succès in-extrémis 18-11 !
Match sans enjeu à Brive, les deux équipes jouent sans
pression et offrent un superbe spectacle conclu par un
nul 27-27. Le Stade termine invaincu 5 victoires et 1
nul !
Le Championnat de France 1994-1995, ou groupe A, oppose 32 clubs répartis en quatre poules. Le championnat se termine
plus tôt que d'habitude en raison de la Coupe du monde qui se déroule du 25 mai au 24 juin 1995 en Afrique du Sud. À l'issue
d'une première phase qualificative, les quatre premières équipes de chaque poule sont qualifiées pour disputer un Top 16 de
quatre poules de quatre . Les huit premières équipes disputent ensuite une phase finale sur trois tours à élimination directe.
Les quatre clubs du RC Châteaurenard, du Saint-Paul SR, du RC Cannes et de l'US Tyrosse rejoignent l'élite en début de saison.
Le Stade toulousain obtient son douzième titre de champion de France, établissant un nouveau record, et il réalise le doublé
en remportant aussi le Challenge Yves du Manoir. À l'issue de la saison, douze clubs quittent l'élite qui est réduite à 20 équipes
la saison suivante : le FC Auch, le RC Châteaurenard, le SC Graulhet, le CA Périgueux, le Stadoceste tarbais, le Saint-Paul SR,
le Biarritz olympique, l'Avenir valencien, le RC Cannes, le Stade bordelais, le Stade dijonnais et l'US Tyrosse.
42
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Phase de qualification
POULE 1
USA Perpignan
Stade toulousain
RC Narbonne
Montpellier RC
FC Auch
SC Graulhet
RC Châteaurenard
CA périgueux
35 pts
33 pts
32 pts
32 pts
30 pts
22 pts
22 pts
18 pts
POULE 2
CA Brive
34 pts
CS Bourgoin-Jallieu 33 pts
Racing club de France32 pts
Castres olympique 31 pts
RRC Nice
31 pts
AS Montferrand
29 pts
Tarbes Pyrénées
18 pts
Saint-Paul sports 16 pts
POULE 3
US Dax
34 pts
CA Bègles-Bordeaux34 pts
SU Agen
32 pts
RC Nîmes
30 pts
Biarritz olympique 29 pts
Section paloise
27 pts
Avenir valencien
21 pts
RC Cannes
17 pts
POULE 4
FC Grenoble
FCS Rumilly
RC Toulon
US Colomiers
Stade bordelais
Aviron bayonnais
Stade dijonnais
Tyrosse RCS
33 pts
32 pts
32 pts
30 pts
30 pts
28 pts
23 pts
16 pts
Les équipes sont listées dans leur ordre de classement. Les deux premières équipes de chaque poule sont qualifiées
pour les quarts de finale.
POULE 1
USA Perpignan
16 pts
CA Bègles-Bordeaux 14 pts
Racing club de Fce 9 pts
US Colomiers
8 pts
POULE 2
Stade toulousain
RC Toulon
CA Brive
RC Nîmes
17 pts
14 pts
11 pts
6 pts
POULE 3
US Dax
16 pts
Castres olympique 14 pts
FCS Rumilly
10 pts
Montpellier RC
8 pts
POULE 4
CS Bourgoin-Jallieu 14 pts
SU Agen
13 pts
RC Narbonne
12 pts
FC Grenoble
9 pts
Quarts de finale, 15 avril 1995
Stade toulousain
19 – 6
SU Agen
Stade du Hameau, Pau - 7 800 spectateurs - Arbitre : Didier Mené
Essai(s) : Ougier (67e), Castaignède (70e), Ntamack (80e)
Transformation(s) : Deylaud 2 (70e, 80e) - Pénalité(s) : Campan (74e) - Drop(s) : Montlaur (1re)
CS Bourgoin-Jallieu
37 – 11
CA Bègles-Bordeaux
Castres olympique
12 – 12
USA Perpignan
RC Toulon
23 – 8
US Dax
Demi-finales, 22 avril 1995
Stade toulousain
16 – 10
CS Bourgoin-Jallieu
Stade de la Méditerranée, Béziers-14 307-spectateurs-Arbitre : Darroque
Essai(s) : Ntamack (80e)-Transformation(s) : Deylaud (80e)
Pénalité(s) : Ntamack (40e)-Drop(s) : Deylaud (31e)-Essai(s) : Favre (42e)
Transformation(s) : Favre (42e)-Pénalité(s) : Favre (42e)
Castres olympique
18 – 13
RC Toulon
43
SAISON 2014-2015
LES CHIFFRES 1995
ET ENCORE LE PARC DES PRINCES
Et voilà ! Ce sont les quarts de finale et quel adversaire :
l’ennemi intime le SU Agen se présente sur la route de
nos “Rouge et Noir”. La rencontre se joue à Pau et on
ne peut pas dire qu’il y ait eu de round d’observation :
à peine une minute de jeu et Montlaur claque le drop
3-0 pour le SUA ! Puis plus rien pendant 39 minutes. 30 sera le score à la mi-temps Il faudra attendre le dernier quart d’heure pour voir le score évoluer en faveur
de notre équipe : essai de Ougier suivi trois minutes plus
tard par un essai de Castaignède, ajoutez une transformation de Deylaud et en l’espace de quelques minutes
le match bascule 12-3 ! Mais Agen ne lâche rien et Campan remet les siens dans la course avec une pénalité (126) et alors qu’on s’achemine vers ce succès étriqué,
N’Tamack conclu une superbe action qui permet au
Stade de s’imposer 19-6 et d’atteindre les 1/2 finales !
Direction le Stade de la Méditerranée à Béziers pour y
affronter un nouveau à ce stade de la compétition, le CS
Bourgoin-Jallieu. La première période est plutôt toulousaine concrétisée à la marque par un drop (Deylaud) et
une pénalité (N’Tamack) mais l’entame de seconde période de Bourgoin sera terrible : festival Favre (essai,
transfo, pénalité et les Isérois passent devant 10-6 ! Les
« Rouge et Noir » reviendront 10-9 mais le chrono
tourne inexorablement ! 80ème minute, dernière touche
dans le camp des « ciel et grenat » prise de balle Miorin
pour Cazalbou, pour Deylaud qui tente le drop ! Hélas
il passe à droite, c’est fini !!! Mais non Milou N’tamack a
suivi et gagne son duel en l’air avec Geany ! Essai et
transformation en suivant 16-10 ! un essai qui fera couler
44
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
beaucoup d’encre, les Berjalliens s’estimant volés ne décolèrent pas mais c’est bien le Stade qui « montera » à
Paris pour y disputer la finale et tenter de conserver son
titre !
C’est le voisin tarnais le C.O qui se présente face aux
Toulousains et qui réalise une mi-temps de qualité en
menant 16-6 à la pause ! Comble de malchance, le
Stade perd Jérôme Cazalbou K.O (37ème) ! Mais les Castrais ont laissé beaucoup de jus durant ces 40 minutes
et la suite va être très difficile pour eux d’autant que
notre équipe est très au point physiquement.
Une seconde période qui tourne au cauchemar pour les
uns, à la démonstration pour les autres, avec à la sortie
un cinglant 25-0 infligé aux Tarnais ! 31-16 pour le Stade
Toulousain qui conserve son titre et devient par là même
le recordman des titres : 12 contre 11 à Béziers !!
Insatiables, une semaine plus tard sur la pelouse du
Stade Armandie à Agen, les protégés du Président
Bouscatel ajoutent un fleuron de plus en remportant le
Du Manoir 41-20 face à Bègles !
Remarquable saison mais nos
« Rouge et Noir » vont nous
apporter encore de très
nombreuses et belles satisfactions
dans les années à venir !
Jean-Louis PUTINIER
Finale le 6 mai 1995 au Parc des Princes
STADE TOULOUSAIN : 31
CASTRES OLYMPIQUE : 16
6-16 à la mi-temps,
Arbitre Peyrelongue. Spectateurs : 48 615
Points marqués
Stade toulousain : 1 essai d'Ougier (70e) ; 1 transformation de Deylaud (70e) ; 7 pénalités de Deylaud (5e,
20e, 45e, 49e, 54e, 57e, 74e) et 1 drop de Deylaud (79e)
Castres : 1 essai de Séguier (16e) ; 1 transformation de
Savy (16e) ; 2 pénalités de Savy (9e, 28e) et 1 drop de
Rui (2e)
Les équipes
STADE TOULOUSAIN
15 Stéphane Ougier
14 Émile Ntamack
13 Philippe Carbonneau
12 Thomas Castaignède
11 David Berty
10 Christophe Deylaud
9 Jérôme Cazalbou
(Remplacé 35e)
8 Albert Cigagna
7 Régis Sonnes
6 Didier Lacroix
(Remplacé 76e)
5 Franck Belot
4 Hugues Miorin
3 Claude Portolan
2 Patrick Soula
1 Christian Califano
CASTRES OLYMPIQUE
15 Cyril Savy
14 Philippe Escalle
13 Alain Hyardet
12 Jean-Marc Aué
11 Christophe Luscqiaud
10 Francis Rui
9 Frédéric Séguier
8 Jean-Philippe Swiadek
7 Gilbert Pages
6 José Díaz
5 J-François Gourragne
4 Guy Jeannard
(remplacé 67e)
3 Thierry Lafforgue
2 Christian Batut
(remplacé 46e)
1 Laurent Toussaint
Remplaçants
16 Pascal Lasserre
17 Christophe Guiter
18 Richard Castel
(entré 76e)
19 Hervé Manent
20 Éric Artiguste
(entré 35e)
21 Olivier Carbonneau
Remplaçants
16 Jean-Luc Vidal
17 Christophe Urios
(entré 46e)
18 Colin Gaston
(entré minutes 67e)
19 Frédéric Gommard
20 Nicolas Combes
21 Laurent Labit
Entraîneurs
Guy Novès
Serge Laïrle
Entraîneurs
Jean-Marie Barsalou
Thierry Merlos
DOSSIER MÉMOIRES DE JOUEURS
Emile NTAMACK :
“c’était un derby”
“Ce que je retiendrais de
cette finale c'est cette
force tranquille et notre
maîtrise collective.
C'est pas la finale qui
m'a le plus marqué et
qui est restée le plus
dans mon esprit.
D'abord, c'était un
derby et c'est assez rare en finale!
Je me souviens qu'à l'époque le C.O avait une grosse
équipe autour du regretté Francis Rui et puis ils avaient
étés champions en 93.
Nous avions eu un début de finale un peu compliqué
et nous étions menés à la mi-temps (16-6) mais en seconde période nous avions fait preuve de beaucoup
de maîtrise, notre pack avait été royal, cette domination à d'ailleurs amené l'essai de Stéphane Ougier. Et
comme Christophe Deylaud réussissait tout au pied,
finalement on s'est imposé largement (31-16).
46
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
David Berty :
"on était serein"
C'est drôle les 30 ans du
titre de 85 car je jour là
j'étais dans les tribunes du
Parc des Princes et je disais
à mon père "qu'est ce que
j'aimerai y être !"!! Et voilà
10 ans plus tard je foulais la
pelouse du Parc pour la 2ème
année consécutive (champion en 94).
Sur cette finale je me souviens que tout ne tournait
pas au mieux, on était menés 16 à 6 à la mi temps, Jérome Cazalbou était sorti blessé juste avant la pause !
malgré tout on était confiant et lorsque on à vu que
le pack martyrisait celui de Castres et que Christophe
Deylaud enquillait tout, on à compris qu'on serait
champions ! Je me souviens juste que, avant la fin, je
subi un léger KO, j’essaie de me relever mais je
tombe ! je suis resté assis sur la pelouse et quand j'ai
entendu le coup de sifflet final comme par miracle je
me suis levé et suis parti en courant en me disant “vas
vite chercher le Bouclier“
Le s jo ue urs du qu arté 94 -97
28 joueurs ont participé aux finales des années « quarté » de 94 à 97
11 joueurs ont réalisé le ‘triplé’ 1994 – 1996,
2 (Ougier, Lacroix) le ‘triplé’ 1995 - 1997.
8 joueurs sont titulaires du « quarté », un magnifique exploit, unique
dans la formule moderne du Championnat de France.
Les 2 entraîneurs étaient Guy Noves et Serge Laïrle.
Nom prénom
1994
Dupuy Joël
x
1995
1996
1997
Remarques
Ntamack Emile
x
x
x
Blessé avant la finale 1997. 4 Titres avec 1999 pour 5 finales jouées.
Carbonneau Philippe
x
x
x
Part à Brive après le ‘triplé’.
Mola Ugo
x
Carbonneau Olivier
x
2 Titres avec celui de 1989.
Part à Dax en 1996, las de ne pas être titulaire…
x
x
Castaignède Thomas
x
x
x
x
Berty David
x
x
x
x
Deylaud Christophe
x
x
x
x
Cazalbou Jérôme
x
x
x
x
Cigagna Albert(1)
x
x
Sonnes Régis(2)
x
x
Cester Jean-Luc
x
5 Titres avec 1989 pour 6 finales jouées.
Jouera 8 finales pour 7 Titres, le record.
6 finales jouées avec le Stade pour 5 Titres.
x
A fait le ‘tour du Monde’ après le doublé !
Belot Franck
x
x
x
x
6 Titres avec 1999 et 2001 pour 6 finales jouées.
Miorin Hugues
x
x
x
x
Jouera 8 finales pour 7 Titres, le record.
Portolan Claude
x
x
x
x
x
x
5 Titres avec 1989 pour 6 finales.
x
x
x
6 Titres avec 1999 et 2001 pour 6 finales
x
Réalise un triplé. 5 Titres avec 1999 et 2001 pour 5 finales jouées.
Soula Patrick
x
Guiter Christophe
x
Califano Christian
x
Ougier Stéphane
x
x
Artiguste Eric
x
x
Lacroix Didier
x
x
Castel Richard
x
En ‘retraite’ après le triplé… 6 finales jouées pour 5 Titres avec 1985 et 1986.
Part à Castres fin de saison 1996.
x
Réalise un triplé. 5 Titres avec 1999 et 2001
x
4 Titres avec 1999 et 2001 pour 4 finales jouées.
Marfaing Michel
x
3 Titres avec 1999 et 2001 pour 4 finales jouées.
Martin Nicolas
x
Jordana Jean-Louis
x
Lasserre
x
x
Dispagne Sylvain
x
Manent Hervé
x
Part à Béziers fin de saison 1996.
2 Titres avec 1999 pour 2 finales jouées.
(1) Albert Cigagna quitte le Stade pour le C.O. fin de saison 1995. Il a disputé 6 finales
avec le Stade Toulousain et 1 avec Bagnères de Bigorre.
(2)Après son doublé, Régis Sonnes, poète pratiquant le rugby, décide de faire un Tour
du Monde et d’aller surfer sur des vagues exotiques. Il illustre les derniers bienfaits du
rugby amateur au plus haut niveau ! Il revient et retrouve sa place pour un troisième
Titre !...
SAISON 2014-2015
47
DOSSIER MÉMOIRES DE JOUEURS
Christophe Deylaud
et Milou a surgi...
Cette saison 94-95, je la
place sous le signe de la
maîtrise du jeu avec à la
baguette un maître à
jouer et à nous faire
jouer, Albert (Cigagna).
“Il reste la fierté
d’avoir évolué avec tous
ces mecs”
La jeune génération qui se
construisait depuis 2 ou 3 ans
ne craignait plus grand monde. Nous
pouvions perdre quelques matchs mais la
confiance était là et rien ne pouvait nous arrêter d’autant que nous étions champions en
titre et que nous ne voulions pas laisser partir le
bouclier (il était trop beau entre nos mains !!!). Je garderai de ce groupe les qualités techniques à chaque
poste mais également cette envie d’être le meilleur
dans et pour l’équipe contre tous nos adversaires. Il se
dégageait beaucoup de respect et une vraie complicité entre nous, ce qui nous permettait d’être plus fort
ensemble dans les moments
difficiles d’une rencontre. Cette
saison là n’a pas été facile pour moi puisque beaucoup
de blessures sont venues me perturber (épaule, doigt,
apophyse). J’ai finalement très peu joué. Puis sont arrivées les phases finales, et tout s’est enchaîné sans problème jusqu’à la demie contre Bourgoin.
Et c’est là que je parle de la force mentale
de ce groupe : le match était soit-disant fini
et perdu mais Milou a surgi, essai
et victoire.
FINALE contre nos voisins de Castres, Champion des
Pyrénées : puis, une semaine après, nous remportions
le championnat Yves du Manoir : match que je n’ai pas
joué car nous partions pour la Coupe du Monde avec
Milou (N’Tamack) et Cali. Cela dit, il nous tardait de
commencer la prochaine saison dans laquelle se profilait
la 1ère Coupe d’Europe avec l’obsession de la gagner.
Voilà en résumé l’image de cette saison mais principalement, il reste la fierté d’avoir évolué avec tous ces
mecs.
Merci à tous mes potes joueurs ainsi qu’aux dirigeants
de cette époque et à la fidélité de nos supporters.
48
Equipements spor tifs
Récompenses spor tives
Sublimation - Broderie
Marquage numérique - Transfer t
Tee shir ts - Vêtements personnalisés
Autocollants - Banderoles
Objets pub - Enseignes - Panneaux
Drapeaux - Af fiches
Etc...
82, rue Maubec - 31300 TOULOUSE
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Richard Castel,
la vie est faite de petites choses !
Ma participation à cette finale de 1995 est quelque chose d’inespéré.
Blessé, je n’ai pas pu jouer celle de 1994… un vrai cauchemar, je suis
passé à côté de la prophétie. Le rêve me rappelle en 1995, la prophétie se répète et je suis là.
Je me souviens surtout de l’arrivée au pas blessé, je joue la finale en 1994.
château Ricard à Clairefontaine. Enfin Remplaçant au Stade Toulousain, séça y est, je fais partie du groupe, je lectionné en équipe de France, je
progresse par paliers sans jamais parparticipe !
Après le match, après les pleurs de venir à être tout à fait content. Les
joie, enfin la détente et je profite plei- embellies viendront, résultat de beaucoup de travail, les portes s’ouvrent,
nement de la soirée avec le groupe.
Vient ensuite la préparation pour la fi- mais à quel prix ? J’étais bien
nale du Du Manoir la semaine sui- conscient de mes faiblesses, les prévante. Régis Sonnes ne veut pas jouer parations étaient plus longues pour
ce dernier match, avant de prendre moi : strappé avant tout le monde, je ne me suis pas posé de questions,
une année sabbatique pour aller faire entré sur le terrain avant tout le je répondais présent.
du surf. Il veut laisser la place aux au- monde !
Le Stade Toulousain marchait sur un
tres joueurs. J’ai mon ticket pour
nuage, cela agaçait et rendait jaloux
cette finale, je suis élu homme du A l’époque, les entrainements étaient les adversaires.
match... la vie est faite de petites différents: quatre fois par semaine, Nous étions soudés par un esprit de
choses !
avec du fond sur piste avec Hernan- famille, et complètement pris en
Quelques mois plus tard, après le dez, séances de décrassage le lundi, charge par les dirigeants, Robert (Ladébut de saison 95/96
battut), Jean (Lacroix), ils
je suis « titulaire au
étaient toujours présents
J’ai mon ticket pour cette finale,
Stade » (je reviens
et disponibles. Les repas
même de mon voyage
du mercredi soir étaient
je suis élu homme du match...
de noce pour remplala vie est faite de petites choses ! pris ensemble, juniors, escer Francis N’Tamack
poirs et équipe Une, sous
blessé de dernière miles tribunes. Entrainenute). Mais voilà je suis remplaçant très peu de vidéos visionnées en ments, vestiaires, repas en commun :
pour les phases finales de la H-cup. A groupe…… un autre rythme que la « vitrine » était accessible. Cela
nouveau, je vis très mal cette situa- celui d’aujourd’hui.
nous rassurait, nous rendait moins
tion, à tel point que je songe à mettre Je suis d’une génération qui a tout craintifs, et sans doutes plus forts.
un frein à ma carrière pour me consa- gagné en juniors, tout nous a souri,
et l’obligation de
crer aux études et passer le Capes.
Le lendemain de la finale, Emile toujours cravacher,
(N’Tamack) me réveille pour m’an- imposé par l’envinoncer ma sélection en Equipe de ronnement, a aussi
France. Il l’a lu dans les journaux. Moi, contribué à la force
je n’y crois pas, je lui demande de me de ce groupe. L’enlaisser dormir…. Il me rappelle à nou- trainement d’alors
veau, je n’y crois toujours pas, ce imposait une concurn’est pas logique, ça ne peut pas être rence. Il y a eu des
moi, qui n’arrive pas à rester titulaire changements réguliers dans l’équipe
en club !
Ma carrière fait le yoyo : si je ne suis entre 93 et 96, mais
49
Saison 1994 / 1995
51
SAISON 2014-2015
Témoignage de spectateur
Mes idoles, mes copains
Il sera emprunté une nouvelle fois aux
vers du poète Sully Prudhomme pour
constater que c’est au premier regard
posé ensemble, autour de la table, sur
les sièges un peu plus écartés, que se
fait l’adieu véritable.
Ce n’était pas une facétie de potache, ni une farce, encore moins une
plaisanterie : Jean(*) était vraiment
parti.
Jean avait insisté à plusieurs reprises
lors des réunions de notre comité de
rédaction du bulletin 2015, afin que
je rédige quelques lignes de témoignages de spectateur des finales
du championnat de France 1985 et
Cahier de je
une supporte
r
1995, dont nous fêtons les anniversaires respectifs des 20
et 30 ans.
La volonté de mon ami étant sacrée, particulièrement la glementaire et permettant l’égalisation après la transfordernière qu’il m’ait livrée, c’est avec respect et affection mation de Michel LOPEZ.
que j’entends l’honorer.
En 1985 j’étais à Paris au Parc des Princes que je décou- “Nous étions venus pour gagner
vrais pour la première fois, après une journée passée dans et il ne pouvait en être autrement”
Bonneval et Charvet rivalisaient d’adresse, de vitesse
le train qui nous conduisit de Toulouse vers la capitale.
J’avais 16 ans et ne devais jamais oublier le combat que pure, d’évitement et d’une frénésie d’essais qui en fit les
les joueurs toulousains et toulonnais ont livré, au cours de Princes de la finale avec un total de réalisation de 5 essais
ce qui demeurera l’un des plus belles finales de l’histoire à eux seuls.
Les mousquetaires de la troisième ligne, l’une des meildu Championnat.
J’ignorais encore qu’un an plus tard je signerai mon en- leures, sinon la meilleure de son temps, Cigagna, Maset,
gagement avec les juniors du Stade Toulousain, en raison, Janik, Lecomte, inoubliables, forçaient l’admiration, suspour partie au moins de cette finale époustouflante, où il citaient le frisson… et m’ont fait pleurer de fierté.
eût été impossible même pour le profane de ne pas tomIls étaient et resteront
ber éperdument amoumes idoles.
reux de ce sport.
“J’avais 16 ans et ne devais jamais
Ils me font aujourd’hui
Combat total, rugby
oublier
le
combat
que
les
joueurs
l’honneur de leur amitotal, renversements de
jeu, d’offensives…de sitoulousains et toulonnais ont livré” tié. Je n’en retire que
plus de fierté.
tuation, mes idoles, mes
dieux du rugby inaccessibles, s’y sont livrés pleinement, admirables d’engage- Que dire par ailleurs de l’infaillible solidité du 5 de devant,
Christian et Claude, invincibles, encadrant le regretté
ment, de sacrifice et de virtuosité.
Je n’oublierai jamais la dernière passe volleyée de Thierry Daniel Santamans, guerrier inaltérable, et soutenus par
MASET en extension vers Denis CHARVET qui inscrivit Jean-Marie Cadieu et Gérard Portolan, puis Jean-Mi.
l’un de ses trois essais de la soirée, au bout du temps rè- Giraud (mon coach de l’époque) ?
55
SAISON 2014-2015
TEMOIGNAGE
Tout aussi admirables que les précédents, l’ensemble
étant sublimé par le triangle de relance Rancoule, Gabernet et… Novès.
ceux de ma génération soutenus par Claude Portolan et
Albert Cigagna, les transfuges inaltérables de 1985.
Celle-ci non plus je ne l’oublierai jamais.
Aucune au demeurant.
C’était la finale de mes idoles, celle de mes rêves de jeune Entre ces deux finales, celle des idoles et celle des cojoueur de rugby, celle que je n’oublierai jamais.
pains, je n’ai cessé rêver de finales victorieuses, auxEn 1995, je n’étais pas au Parc mais devant mon télévi- quelles je n’aurai jamais été en mesure de prétendre.
seur. Mon temps de joueur
Je remercie donc respectueuétait passé et j’aurais aimé dis- “C’était la finale des copains de sement mes idoles et mes coposer du talent nécessaire ma génération, soutenus par les pains de les avoir jouées et
pour participer à un tel événegagnées, car elles resteront à
transfuges inaltérables
ment où certains de mes amis
jamais gravées dans l’histoire
de 1985”
avec qui j’avais débuté le
de notre sport, mais également dans ma tête et dans mon cœur.
rugby, participaient pour la seconde fois.
Je n’étais pas moins fier et heureux de vibrer avec tous
les toulousains, pour cet événement tout aussi historique Voici, mon cher Jean les souvenirs, et à la manière de Vicqui allait consacrer le 12ème titre national du Stade Toulou- tor Hugo, les choses vues et ressenties au cours de ses
sain.
évènements que nous célébrons cette année. Je suis heuCette finale sacrait la génération de la maîtrise parfaite reux d’avoir respecté tes volontés mais demeure meurtri,
du jeu à la toulousaine et de la domination sans partage mon ami, de ne pas les vivre avec toi. C’est le paradoxe
du club sur le rugby français et européen.
insoutenable de la promesse que je t’ai faite.
Cette finale a été dominée et maîtrisée du coup d’envoi Quelques joies très vite effacées par d’inoubliables chaau sifflet final nonobstant l’avance castraise de la première grins.
mi-temps.
Adieu mon Ami.
Christophe Deylaud a irrésistiblement converti la domination de ses coéquipiers en ajustant 7 pénalités et un drop,
Laurent NOUGAROLIS
outre la transformation de l’essai triomphal d’Ougier.
C’était la finale des copains David, Jérôme, Emile et de (*Jean GELLIBERT nous a quitté le 12 janvier 2015)
56
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
ZOOM SUR…
Fabien Pelous, Yannick Bru,
en 10 questions
propos recueillis par Philippe Bertrand
Fabien Pelous a commencé le rugby à
Saverdun où ses parents avaient acheté
une maison de village pour la retraite et
que son père allait retaper tous les weekends. J’avais donc un moyen de locomotion ! C’est un voisin de qui m’a inscrit au
club (il était dirigeant)
Yannick BRU lui a commencé le rugby à
l’Avenir Massylvain (Masseube, Gers) à
l’âge de 6 ans, en 1979. Il a rejoint ensuite
le FC Auch en minimes où il a été champion de France UFOLEP et c’est à ce moment qu’il a vraiment attrapé le virus du
rugby.
Leur parcours rugbystique...
FP : Saverdun, sport étude à Jolimont,
Graulhet en junior, toutes les équipes de
France jeunes, l’US Dax où je deviens international A, puis le Stade Toulousain en
97 YB : FC Auch jusqu’en juniors puis – via
Robert Labatut - le Stade Toulousain en
1992 pour intégrer les Juniors Reichel,
alors entrainés par Daniel Santamans et
son frère Christian. J’ai alors découvert la
génération Francis N’Tamack, Marc Biboulet, Lenny Bautista, Fabien Darrasse,
etc. puis j’ai poursuivi en Reichel avec les
Castaignède, Etchalus, Mola, Cappelleri
etc.
Ensuite, après 2 saisons en Nationale B et
quelques piges en Equipe 1, le Stade ne
souhaite pas me conserver lorsque le
rugby passe professionnel.
Je rejoins Jacques Brunel en1996 à l’US
Colomiers pour les saisons 1996-1997 et
1997-1998 où nous remportons la Conférence Européenne en 1997.
Appelé par Daniel Santamans, entraineur
des avants du Stade, en 1998, je reste
alors joueur stadiste durant 9 saisons professionnelles sous les ordres de Novès,
jusqu’en juin 2007.
58
Grace aux différentes équipes séniors stadistes que j’ai fréquentées, j’ai remporté 2
Brennus (1998 & 2001) et 2 Hcup ( 2003
& 2005 ).
Le Stade m’a aussi permis d’intégrer
l’équipe de France en 2001 pour 18 sélections et j’ai pu connaître 2 grands Chelem
(2002 & 2004) mais également la coupe
du monde 2003 en Australie.
A la fin de ma carrière de joueur en 2007,
Guy m’a proposé de devenir son adjoint
en charge des avants, en remplacement
de Serge Lairle.
J’ai entrainé le Stade pendant 5 saisons,
de 2007 à 2012, en tant que responsable
des avants. Nous avons remporté 3 Brennus (2008, 2011 et 2012) et 1 HCup en
2010.
J’ai rejoint la FFR en juin 2012 comme responsable des avants du XV de France.
Pour eux, le Stade toulousain,
c’est... FP : le club de ma ville de ma région, celui
qui inspire toutes les équipes de la région
et qui représente tous les espoirs, la fierté
la différence d’identification d’une population.
YB : la finale 1985 remportée après prolongations face à Toulon !
C’est ce match qui m’a fait aimer ce club
depuis mon canapé dans le Gers, j’avais
12 ans… Depuis les lettres ST ont une signification particulière… Le Stade Toulousain, c’est la classe non ostentatoire. La
puissance mais aussi la vitesse, beaucoup
d’humilité et de talent enfermés dans l’estomac de grands compétiteurs.
Ce qu’ils retiennent de toutes ces
années stadiste...
FP : la recherche de la performance à tous
les étages du club, et pour moi qui suis de
cette région, la fierté d’avoir contribué à
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
construire un bout d’histoire de ce club.
YB : ces années sont passées très vite et
que je ne me suis pas aperçu que je vivais
des moments rares !
Elles m’ont appris le travail et l’humilité, la
responsabilisation et l’auto-détermination.
Je retiens aussi de grandes amitiés, et le
sentiment d’appartenir à une famille à
part. Le Stade Toulousain m’a donné les
réseaux et les connexions qui ont construit
ma vie professionnelle.
Leur meilleur souvenir sous le
maillot rouge et noir :
FP : la finale de la Coupe d’Europe 2004
(Wasps à Twickenham). Malgré la défaite,
nous avions effectué ce jour-là une prestation qui représentait la quintessence de
ce que nous étions capables de réaliser à
cette époque-là.
YB : La finale Reichel 1994 et mon 1er trophée avec le club.
Une anecdote mémorable ?
FP : rien de vraiment précis mais ce souvenir de jouer dans une équipe pleine de
confiance et prête à se sublimer dans les
moments importants et animée d’une
envie de gagner insatiable.
Y B : Rien qui puisse être raconté officiellement !
Un surnom ?
FP : je pense ne pas avoir eu de surnoms,
ou alors pas utilisés devant moi ??
YB : « Gobi » un surnom donné par Christian Labit, je ne sais pas trop pourquoi… Il
faudrait lui demander !
Leur rituel avant chaque match ?
d’une osmose autour d’un style de jeu.
C’est cela qui est important et non ce qui
le représente. YB : oui naturellement.
J’ai conservé le maillot de chaque saison
de joueur que j’ai disputé avec le Stade.
En plus d’être une grande équipe, le
Stade a toujours eu de beaux maillots !
En dehors du rugby :
FP : je m’attachais à ne pas avoir de rituel
et à faire des choses différentes à chaque
fois. La seule chose récurrente que je faisais était d’aller recevoir des coups d’envoi
de Philippe Rougé-Thomas, pour évaluer
le vent ou plus surement pour me rassurer
avant les matchs.
YB : non, rien de spécial à part que je
m’entrainais beaucoup car la nature ne
m’a pas donné des moyens physiques exceptionnels.
Trophées et maillots, fétichisme ?
FP : non pas vraiment, je considère que
les trophées ne sont que le résultat d’un
travail effectué, d’une histoire de groupe,
FP : outre le fait de consacrer du temps à
ma famille, je pratique désormais d’autres
sports, le judo où j’ai obtenu la ceinture
noire l’an passé, un peu de golf, de vélo,
et quelques petits chalenges relevés ça et
là au tennis ou à la pala. J’ai également
obtenu le brevet de pilote d’hélicoptère
depuis 2 ans, une envie que j’avais depuis
tout petit (oui je vous jure que j’ai été petit)
et que j’ai pu assouvir.
YB : j ’aime profiter simplement de ma famille. Je voyage beaucoup et le rugby
prend l’essentiel de mon temps et de mes
week-ends.
Que deviennent-ils ?
partage mon temps entre mon activité de
consultant sur canal +, le management de
équipe de France U20, la gestion de toute
la filière jeune a la Fédération, la gestion
d’un restaurant au Nailloux Fashion Village, et quelques investissements que j’ai
pu effectuer ces dernières années. YB : je travaille au service du XV de France.
L’environnement est difficile mais le challenge passionnant.
On pourrait avoir l’impression que ce ne
sont que 11 matches à préparer par saison, mais c’est une immersion permanente dans le rugby.
A l’Amicale des Anciens ...
FP : merci d’être là, de créer le liant entre
les générations et d’être représentatifs du
vrai sens du rugby : réunir les hommes…
YB : Je trouve remarquable votre investissement pour faire vivre ce lien entre les
générations stadistes. C’est essentiel.
Je me dis que c’est même inadmissible
que je ne trouve pas le temps pour m’associer davantage à vos manifestations. Il
faut que je répare ça !
FP : j’ai désormais plusieurs activités : je
59
SAISON 2014-2015
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LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
les
aventures
du baron
Tome 3
Trophée Michel Marfaing, le 8 juin 2014
d
r
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Le s c op a
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LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Assemblée générale, le 19 juin 2014
63
SAISON 2014-2015
ETABLISSEMENT THERMAL
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64
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Le tournois Santamans
re
b
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à
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n
n
L’a
des panneaux
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SAISON 2014-2015
Bath, le 25 octobre 2014
COPAINS
D’APRES
MATCH
66
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Glasgow Warriors, le 13 décembre 2014
PAS DE TENSION
AVANT
LE MATCH
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SAISON 2014-2015
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lavillabr
68
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Le noël des enfants du Stade,
le 17 décembre 2014
69
SAISON 2014-2015
Coupe d’Europe, Montpellier
70
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
la gazette des Reichel
Rembrandt n’était pas
qu’un peintre…
C
’était aussi notre repère, l’endroit où les
cœurs des hommes
s’unissaient après les glorieuses victoires ou les piteuses défaites.
C’était le bar du « Flic » (Philippe Rouge Thomas) et de
« Satanas » (Daniel Santamans), nos modèles, nos
idoles et nos coaches de vie.
C’était un brassage des
genres, des strates, des
sexes et d’états d’âmes. On
y croisait toute une faune fidèle, drôle et singulière, certains les piliers de ces lieux,
d’autres les habitués de leur
tranche horaire et aussi des
éphémères.
Quelques uns nous viennent
en mémoire…
- les commerçants de Saint-Rome pour leur expresso avant le lever de leurs rideaux de fer, les
travelos sortant au petit matin du Shanghai avec
bas filés et perruque de guingois ;
- l’ami « blette », ne pesant pas plus que la chaise
sur laquelle il restait assis dessus de 11h à 20h
précises (au jaune jusqu’à 15h et au demi
jusqu’au départ) ;
- les petites copines des uns et des autres que l’on
venait se montrer avant de se les piquer ;
- les serveurs, qui étaient tous un peu nos frangins, le JB, le hérisson… et quelques uns d’entre
nous parfois ;
- les amis du bar, patrons des restos, bistros et
boites des environs, avec leurs cigares et leur
partie de poker sur l’estrade ;
- les troupeaux de lycéens agglutinés autour de
deux tasses de café et du triple de verres d’eau ;
- les joueurs de la B de Gragnague qui écarquillent les yeux quand Maset entre dans le bar ;
- les joueurs de la Une fêtant leur titre de cham-
pions avec Dominique Baudis, crane enrubanné
de sa cravate et noyé d’ivresse de joie et de
bières ;
- les joueurs du téfécé qui venaient faire la
bringue en cachette et faisaient semblant de
jouer au Pacman quand débarquait leur coach ;
... et puis nous, les jeunes joueurs, libres et heureux, protégés et surveillés, crâneurs et immatures, unis et forts.
C’était aussi un lieu où chaque espace
avait sa fonction
- le zinc où l’on lisait le Midol goulument
Le coin près de la caisse où Daniel œuvrait avec
ses innombrables petits papiers sortis de la
poche de sa chemise
- le couloir des WC, zone des jeux d’arcades, où
le « space invader » engloutissait nos pièces de
5 francs ;
- la remise où des piles improbables de futs de
bières attendaient patiemment leur mise en
perce ;
- l’estrade, emplacement ô combien convoité
pour sa vue imprenable sur les mouvements de
la salle ;
- la terrasse, pour sa vue imprenable sur les passants et les passantes et leurs jupes d’été ;
- et enfin le sous sol, sentant la cendre froide et
l’humidité qui passait du boudoir des confidences à l’enfer des énormes bringues. C’était
aussi là que l’on pouvait parler avec Daniel, refaire le match, se faire engueuler, avec et par
Tonton, ou regarder les finales, tous hurlant et
dégoulinant de sueur.
C’était pour nous, les poussins de Daniel, notre
tanière, notre réconfort et notre rendez vous, toujours.
C’était notre chez nous, notre chance d’être près
de lui, notre ami, notre mentor
Rembrandt n’était pas qu’un peintre…
Fabien Darasse
71
SAISON 2014-2015
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73
SAISON 2014-2015
Elles étaient sur le chemin
de la victoire
... encouragements
et félicitations
des Anciens
pour les Féminines
du Stade
74
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Donner aux filles la chance
d’être reconnues
l’équipe féminine du Stade
A
un moment donné, il faut
mêler le rugby féminin au
rugby masculin. L’évolution
passe par là. Pourquoi ? Parce qu’il y
a le mot rugby dedans et que c’est
le même sport.
Nous avions déjà amorcé le changement et nous avons eu le bonheur
d’être parrainés par l’Association
Stade Toulousain Rugby pour la saison 2013-2014 qui intégrait alors
pour la première fois une équipe féminine à cette opération. Nous avons
ainsi pu bénéficier des installations
sportives, d’interventions techniques
avec des spécialistes, ou encore la
possibilité de participer à des exhibitions en lever de rideau ou à la mitemps des matchs de l’équipe Une.
Il faut continuer à donner aux filles la
chance d’être reconnues, de montrer
qu’elles ont un certain niveau de jeu
et qu’elles peuvent faire de belles
choses. Elles ont leurs failles comme
tout le monde, mais en termes de valeurs, ce sont des exemples.
Elles sont championnes de
France
Première division, Elite2
Elles ont battu Bayonne par 16 à 13
Ce sont des filles qui
font du sport de haut
niveau, qui font
beaucoup de sacrifices et méritent
notre respect.
Nous commençons à
être vraiment performants sur l’axe
“double projet” :
sportivement, nous
avons le Stade Toulousain et son cadre
pour la préparation
et le plan sportif. De
notre côté, nous aidons les filles pour
tout ce qui est recherche d’école, de
stage,
d’emploi,
d’appartement,
etc… nous avons un
projet réellement
ambitieux, tant sur le plan sportif
qu’éducatif, économique et social,
mais si nous voulons aboutir, nous devons encore évoluer.
… pour tourner
la page, il suffit d’avoir
envie d’en écrire
une plus belle
Aujourd’hui, après plusieurs années
de travail, nous sommes arrivés à un
tournant dans notre évolution qui
nous amène à intégrer complètement
le Stade Toulousain et à porter les
couleurs du Stade Toulousain Rugby
Féminin pour la saison prochaine.
Pour les filles, cela représente une sacrée reconnaissance sportive et c’est
un moment historique pour l’ensemble du club et des partenaires.
Nelson Mandela disait : « Aucun de
nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès ».
C’est pourquoi, nous avons besoin de
vous pour demain et après-demain,
pour écrire ensemble la première
page de notre nouvelle histoire….
David Gérard
75
SAISON 2014-2015
Triangulaire Anciens de Bordeaux/Bègles,
Toulousains de Paris, et Anciens du Stade
76
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
77
SAISON 2014-2015
LA VIE DU STADE
“Arbitres”
Scénette des INCONTOURNABLES du Stade Toulousain
(Ernest, supporter emblématique des “rouge et noir” et Wallon, arbitre du club)
Ernest : Dis-moi Wallon, le rugby devient de plus en plus dur : l’impact, les
plaquages, les mêlées, et le dimanche
nous sommes énormément pénalisés,
les arbitres ne nous aiment pas !!
Wallon : Tu sais le rugby a énormément changé nous sommes passés en
mode Pro et les résultats des matchs
ne se chiffrent plus en francs mais en
euros ! Si bien que la défaite revêt
maintenant un caractère capital pour
l’avenir du club, d’où une pression
énorme sur les épaules de l’arbitre qui
reste un homme seul.
Ernest : Tu as raison !! Mais l’arbitre
doit être impartial.
Wallon : Mais il est impartial ; par
contre il commet aussi des erreurs car
les règles sont compliquées et l’interprétation subjective, de plus, il doit
réagir dans la seconde alors que toi …
tu bénéficies des ralentis qui te permettent d’analyser la situation de jeu
en toute sérénité.
Ernest : Oui… bon d’accord, mais
c’est son métier !!!
Wallon : Tu sais il n’y a que 4 arbitres
Pro en France ! et dans chaque équipe dont la tienne, quel est le joueur
qui ne fait jamais de faute ??? Et pourtant il est Pro comme tous ses coéquipiers.
Ernest : De toute façon on ne sera jamais d’accord tous les deux car tu les
soutiens toujours…
Wallon : Bien sur, que je les soutiens
car comme tu le sais, pas d’arbitre…
pas de match !
L’objectif pour nous les arbitres est
d’apporter la connaissance de la règle
aux joueurs afin de les rendre plus performants, plus disciplinés sur le terrain.
Ernest : L’école d’arbitrage du Stade
Toulousain, c’est quoi … !
Wallon : La FFR impose aux clubs un
nombre d’arbitres sous peine d’une
amende importante. Aujourd’hui tous
les clubs ont une école d’arbitrage qui
recrute des jeunes qui ne peuvent
plus poursuivre leurs carrières sportives en raison de blessures ou de leur
faible niveau technique.
La tâche est dure et pas toujours facile. Heureusement les arbitres portent aujourd’hui des maillots de
couleurs et non plus les tenues noires
du deuil des vaincus !
Ernest : Merci, tu as éclairé ma lanterne … et je te promets de moins vociférer contre les arbitres le dimanche
dans les tribunes. Le rugby… C’est
l’école de la vie !
Sixième titre consécutif
pour les cadets Alamercery
Les mamans de la génération 99 se souviendront longtemps
de ce dimanche 31 mai 2015. En effet, leurs « petits » leur ont
offert le plus beau « bout de bois » qu’ils pouvaient ramener.
Même si c’est le sixième titre consécutif dans cette catégorie
pour le Stade Toulousain, cela ne doit pas occulter la difficulté
que cela représente de gagner un titre… Il suffit de se remémorer le 1/8e de finale contre Bayonne pour s’en convaincre.
En effet, lors de ce match, les basques nous sont passés devant à 3 minutes de la fin… Le sursaut collectif nous a permis
de rétablir une situation mal engagée et continuer la saison.
Cette finale aura été également accrochée et la seconde mitemps fut longtemps indécise avec un chassé-croisé des deux
équipes (Stade Toulousain et Bègles Bordeaux) avant qu’un
drop ne vienne donner un point d’avance à 6 minutes du
terme. Il a fallu alors occuper le terrain et sur un dernier ballon
récupéré sur un ruck adverse, le dernier essai de la partie marqué sur la sirène est venu soulager tout le monde et consacrer
cette équipe.
Une équipe invaincue tout au long de la saison, avec pas moins
80
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
de 13 points de
bonus
offensifs
marqués en saison
régulière et qui a
passé la barre des 40 points marqués en ¼ de finale contre
Mont de Marsan et ½ finale contre Agen, qui est ainsi récompensée de l’excellente saison proposée. Cette équipe aura
montré, outre de grandes qualités individuelles, un état d’esprit irréprochable et une volonté de fer pour se donner cet immense souvenir collectif…
Une saison de sérieux, de travail et d’engagement, menée de
main de maitre par Joël Dupuy et Nicolas Tranier pour leur
dernière saison ensembles, avec Joël qui devrait prendre d’autres rôles au sein du club.
Un départ souligné, à l’image de l’état d’esprit de cette attachante équipe, dans un profond respect et beaucoup d’affection par un « Merci Jo » que les joueurs et le staff arboraient
pour aller chercher le bouclier
Supportice depuis plus de 30 ans
propos recueillis par Alain Baubion-Broye
Le mot « supporter » vient de l’anglais «supporter» qui signifie supporter, soutenir. Le mot a été francisé
en « supporteur » - nom masculin, selon le Larousse-Lexis édition 1986.
L
a définition de ce mot
par le Larousse assimile
supporteur à un «partisan d’athlète ou d’équipe
qu’il encourage exclusivement”. Supportrice ou supporteure (!) ne sont pas
retenues par l’édition de
1986 du Larousse. La supportrice ne pointe son nez
que dans le petit Robert de
1995. Je n’ai pas poussé
plus loin les investigations.
Mais nous sommes sans nul
doute d’accord pour considérer que la supportrice en
rugby n’a pas attendu la reconnaissance des dictionMémé Thénégal était, elle aussi, une supportice bien connu des Anciens.
naires pour être présente –
in situ autour des terrains où se dispute son sport favori. Le rouge et noir : depuis quand soutenez vous le Stade
L’entretien que nous avons mené avec une supportrice Toulousain ?
du Stade toulousain est le témoignage personnel – et Gabrielle. G : depuis plus de trente ans, je suis suppordonc singulier – d’une femme qui a accepté de répon- trice, mais je ne me suis abonnée qu’il y a que une quindre à mes questions simples sur sa manière, évidem- zaine d’années, et j’ai ratrappé le temps perdu. Je suis
(verbe suivre) le Stade Touloument parmi d’autres possibles,
“Etre là quand
de soutenir son équipe. L’anosain, sans intermittence, régunymat sera respecté. Gabrielle
lièrement, même lorsqu’il joue
ça ne va pas”
G. Nous reçoit chez elle, un pahors Toulouse. Je suis membre
villon coquet à portée de voix de Toulouse, enveloppé du club des supporteurs et supportrices.
de verdure. Il surplombe des entrelacs de buissons vi- R et N : justement, selon vous, à quoi ça sert un club,
goureux et d’arbres prometteurs d’ombre. L’intérieur par rapport au football, les clubs de supporteurs (et
est joliment meublé. Elle nous accueille dans son salon trices) sont relativement récents…
qui s’ordonne autour d’une longue table où, signes de G.G. : le club auquel j’appartiens et actif et convivial.
ses goûts et de ses appartenances, sont posés deux Pour moi, le lien social qu’on invoque si souvent, ne
gros livres : «Stade Toulousain, un siècle de rugby pourra jamais se résumer à de savantes connections inrouge et noir» (Fabioux et Rozes), «un génie du Rugby : formatiques (excusez cette digression un peu trop senBergougnan» écrit par Lucien Remplon. Il y a aussi des tencieuse). Bon ! Le club m’a permis d’aller assister à
gravures de costumes et de chapeaux d’époques an- quelques finales à Paris, à des compètes de coupe d’Euciennes. De la maîtresse de maison, nous saurons que rope à Édimbourg, à Cardiff, en Italie (14 heures d’autodès son éducation familiale et son apprentissage sco- bus). Le lien social se forme et tient dans notre groupe
laire jusqu’à son CAP, puis sa profession, elle a expéri- réuni par la même passion et le même but, où il y a une
menté l’art de « bien faire » que les métiers de la franche et gaie camaraderie. On dit que les clubs de supcouture sur mesure requièrent. Gabrielle a préparé du porteurs en rugby n’ont pas toujours l’onction officielle.
café… et un sourire de connivence. Nous nous asseyons Ils sont nés récemment avec le professionnalisme. Pour
face à face. L’entretien peut commencer.
moi, ils font partie des « valeurs du rugby ». Ces « vaSAISON 2014-2015
81
LA VIE DU STADE
leurs » ne sont pas qu’un slogan mis à toutes les sauces. passion me donne, ni les épisodes concrets de cette hisLes clubs de supporteurs n’ont pas, pour l’instant au toire qui ont été mémorisés.
moins, les extravagances que l’on trouve au football ! Si R et N : vous avez lu le dernier bulletin des Anciens du
cela arrivait, j’abandonnerais.
Stade que je vous ai prêté, sa visée et ses rubriques font,
R et N : c’est quoi alors pour vous soutenir le Stade ?
je crois échos à votre remarque ?
G.G. : c’est être présent, là, échanger allègrement nos G.G. : oui, j’ai apprécié l’ensemble et la diversité des rujoies quand ça marche. Mais
briques, fond et forme, textes
Des
supporteurs
généreux,
c’est aussi être là quand ça
et présentation. Une histoire
ne va pas. C’est croire et afhumaine qui exprime les poubien que de partialité
firmer que ce sera mieux devoirs du récit.
étonnante certains jours.
main, même si la déception
R et N : Mais comment donc
peut parfois entraîner des doutes. Regarder l’histoire du êtes-vous venue au rugby ? Comment l’avez-vous découStade Toulousain et en elle celle que les Anciens ont vert ?
vécue et transmise, est une chose rassurante. C’est in- G.G. : la famille y est pour une part essentielle. Dire que
dispensable. Pour moi, les échecs, les mauvais résultats, c’est dans l’ADN est une image et cependant une forlorsqu‘ils se produisent n’affectent ni l’optimisme que la mule constante, faussement scientifique. C’est plutôt
mon entourage proche que l’hérédité (au sens biologique), qui m’a amenée au rugby. Mon père avait tâté
du Jeu à XIII, puis il a opté pour le XV… pilier ou talonneur. C’était dans un club de quartier aux maigres
moyens. Les épouses ou les mères des joueurs, m’a-t-on
raconté, lavaient à tour de rôles dans d’énormes lessiveuses les maillots les chaussettes, les shorts, réparaient,
recousaient, repassaient…
Premières supportrices, ces femmes avaient, en plus
pour rôle de panser les bosses et de traiter les bleus à
l’âme, les soirs où un sort contraire s’était abattu sur
« leurs hommes ». L’un des oncles de ma mère que je
voyais souvent était un assidu des Ponts Jumeaux, les dimanches après-midi. Il s’y rendait en tramway. Il fut un
ami de Robert Barran (dont un récent bulletin des An-
82
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
ciens a narré l’histoire au Stade Toulousain). Chez mes
parents, chez l’oncle, avec le voisinage masculin, les
commentaires des fins ou de lendemains de parties
étaient du genre animé. Ils étaient tissés de désaccords.
Ils étaient l’occasion de brûlantes controverses qui avec
le recul du temps me semblent plutôt feintes ou surjouées qu’authentiques !
R et N : quels sont les premiers matchs auxquels vous
avez, vous-même assisté ?
G. G. : adolescente, j’allais voir mes copains jouer à
Bourg St Bernard ou dans les villages alentours. C’est
ainsi que j’ai appris peu à peu ce qu’est le rugby et ce
qu’est être supportrice… et aussi ce que sont des publics de supporteurs généreux, bien que de partialité
étonnante certains jours.
R et N : nous avons plusieurs fois, au cours de cet entretien, évoqué l’histoire du Stade. Cette histoire a été
faite d’abord par les joueurs… quels sont ceux dont vous
diriez qu’ils ont compté pour vous ?
G.G. : je n’idolâtre personne !!! Je pense que beaucoup
de joueurs ont «compté». J’ai un faible (une sympathie)
pour Jean-Pierre Rives, pour Thomas Castaignède, pour
Christophe Deylaud, pour Cédric Heymans, pour Thierry
Dusautoir. Lorsque j’ai lu le remarquable ouvrage de Lucien Remplon consacré à Bergougnan, j’ai imaginé que
j’avais pu être une supportrice de ce Bergougan, demeuré fidèle au Stade. Belle personnalité, belle tête.
R et N : quels sont vos meilleurs et vos plus mauvais souvenirs du ST ?
G.G. : je n’ai pas de très mauvais souvenirs. Les bons
sont nombreux. Les ambiances chaleureuses, enthousiastes «bon enfant» lorsque l’équipe revient place du
Capitole, le Bouclier au bout des bras. Le rugby promeut
des émotions collectives, la fierté joyeuse que chacune
et chacun tirent d’être et de se plaire ensemble. Il y a la
finale, à Saint Denis, de la coupe d’Europe de 2010.
Stade 21, Biarritz 19 : après un beau match serré où le
score a été meublé, côté ST par des coups de pieds de
Fritz et Skréla, autant que je me souvienne.
Mais, il y a des moments moins marquants, moins officiels en quelque sorte, mais plus fréquents. Ce ne sont
pas des souvenirs, du moins pas encore… ce sont des
moments pour lesquels je ne cèderais pas ma place. Ce
sont des pulsations d’avant matches : quand les joueurs
retournent de l’échauffement vers les vestiaires, suants,
graves, sérieux, concentrés, au milieu d’une haie d’un
public impatient et heureux qui les interpelle, les exhorte
au courage. Que voient-ils, qu’entendent-ils ? Qu’importe après tout. Car pour moi, cela vaut ce que les rituels valent, dont toutes et tous nous avons besoin dans
nombre de petites circonstances de la vie.
Mon interview doit à l’ami Jean Gellibert « place » dans le
présent bulletin.
Des témoignages fraternels lui sont rendus ici par celles et
ceux qui l’ont connu et aimé. On savait sa passion définitive
pour le rugby moins son goût profond pour la philosophie.
Il est apparu dans le dernier bulletin (saison 2012-2014)
sous le titre « que reste-il d’il y a 20 ans ». Jean saluait, par
une référence affectueuse le grand philosophe Paul Ricœur
pour évoquer le temps, la mémoire les souvenirs… à quoi
ce bulletin contribue.
Ma conviction que le départ de Jean ravive est qu’il aurait
apprécié ces mots de Paul Ricœur (que je lui applique in
memoriam) «en me projetant dans l’autre qui survivra, descendants et amis, je participe par avance au devoir de mémoire comme si j’étais au futur antérieur, survivant de ma
propre mort”
83
SAISON 2014-2015
ENCARTS LITERRAIRES
Un tableau, un artiste, un stade…
Rémy Peyranne, très jeune,
entre à l’École des Beaux Arts
de Toulouse où il sera l’élève,
l’admirateur, le disciple, l’ami
de Raoul Bergougnan (le père
de Yves) puis son collègue,
professeur de dessin et peinture dans cette même École.
Comme son complice, Claude
Nougaro, il a chanté merveilleusement Toulouse avec sa
palette et ses pinceaux…Il n’y
a pas un musée, une demeure
d’esthète, qui ne possède un
de ses tableaux.A 80 ans,
Rémy Peyranne travaille inlassablement dans son atelier
d’Estretefonds.
E
Le stade des “Ponts jumaux” par Peyranne
n ce printemps de 1980 le vénérable stade des
“Ponts Jumeaux” vivait ses derniers jours,
condamné à la démolition pour le confort des automobilistes. De ce stade mythique qui fit de Toulouse
pendant 40 ans la capitale du rugby français il ne reste
qu’un tableau ; celui du Toulousain Rémy Peyranne.
Ce peintre chevronné, amoureux de sa ville, des places,
des monuments, des rues qu’il a peints à foison, vint en
catimini planter là son chevalet. Tout à son travail, dans
un silence troublé seulement par des bruits lointains et légers, il sursauta quand une main puissante enserra son
Portait de Roger Viel, par
Rémy Peyranne.
Roger Viel était de l’équipe
avec Bréseghello, Bentaboulet, Laïrle,Coutin, Santos,
Rives, Skréla, Martinez, Rancoule, Novès, Merlos, Salsé,
Harize, Gabernet... qui disputa le dernier match aux
« Ponts Jumeaux » le 30
mars 1980 (victoire contre
Aurillac 29 à 11)
84
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
épaule ; se retournant vivement il vit, face à lui, un homme
à la stature de deuxième ligne qui écrasait une larme en
marmonnant quelques paroles frustes de remerciements.
Notre homme, exprimait ainsi sa gratitude à l’artiste qui
allait immortaliser ce lieu de légende et d’histoire voué
inéluctablement à l’enfouissement dans un linceul de
béton…
Le directeur du Journal du Rugby, Midi-Olympique, eut
connaissance de cette œuvre et la prit en dépôt dans son
bureau dans la perspective de l’acquérir. L’affaire ne se fit
pas et le peintre récupéra sa toile pour l’offrir à son fils,
grand admirateur des rouges et noirs. Quelques années
plus tard, lors d’une exposition, Henri Fourès découvrit
ce tableau et s’en porta immédiatement acquéreur ; il dut
réitérer son offre pendant de longs mois avant que le
possesseur consentît à s’en dessaisir ; dès lors le nouveau
propriétaire pouvait en faire don au Stade Toulousain où
il trouva sa place dans le grand Salon d’Honneur.
Là, des cambrioleurs ignares, vexés de n’avoir pas trouvé
ce qui à leurs yeux avait d’autre valeur, éventrèrent cette
toile d’un coup de cutter rageur. Rémy Peyranne patiemment ligatura la blessure et dissimula parfaitement la cicatrice…
Le tableau revint au Stade. Il est désormais en lieu sûr
dans le bureau du Président.
André GRANEREAU
Adieux au stade
des Ponts Jumeaux
Amis stadistes,
Le soir des soirs va dans l’ombre quotidienne noyer à jamais les
Ponts Jumeaux. Laissez avec force, avec soin, vos yeux faire le
tour à la recherche de vos fantômes.
Ici, c’est le guichet où tu allais, la voix tendue, les mains fébriles,
les dents serrées, annoncer « n°7, junior A », le couloir sombre, le
vestiaire nu, jusqu’au banc glacé où tu jetais maillot, souliers, flottant…
Le vénérable stade des « Ponts Jumeaux » vivait ses derniers jours et, pourtant il allait renaître (grâce à une loi du nom de Borotra) à
quelques hectomètres, auw « Sept Deniers » ;
on y transporta les poteaux, les plus hauts du
Monde et le monuments aux morts des stadistes tombés au champ d’honneur.
Le 17 mai 1980 le rideau tombe sur ce théâtre
de plein air quand s’élève la voix inspirée d’André Brouat : « Le soir des soirs va dans l’ombre quotidienne noyer à jamais les Ponts
Jumeaux. Laissez avec force, avec soin, vos
yeux faire le tour à la recherche de vos fantômes »
Et là, pendant toute ta jeunesse, tu vas graver la plus longue et la
plus belle série de portraits porteurs pour toute la vie de ta joie
Un vent glorieux de trente années s’est levé ce
et de tes amitiés, la confiance pour parole, le regard pour parjour-là.
tage.
Et puis, le silence rompu par la stridence agressive d’un sifflet, tu
étais jeté à la recherche de ton trèfle à quatre feuilles.
Herbe ou boue, vent ou pluie, ombre ou soleil, le lieu se privilégie, l’herbe se fait miracle.
La sourde musique anonyme, la sourde rumeur profonde des tribunes, tu les connaissais et tu ne les as pas oubliées.
Peut-être, penché au soir de ta vie, évoqueras-tu le pont des Catalans, à la recherche du mystère, toujours renouvelé,
de la même eau, qui n’est jamais la même, roulant dans la tête le bruit de ton rugby.
Et, si l’âme traînante, tu as secoué triste et rageur la boue qui collait à tes crampons, tu as plissé les yeux vers la verrière
de l’ouest où se couche le soleil de ce dimanche de défaite, l’épaule réceptive d’un aîné de ton équipe te disait « demain », en te racontant son match d’antan où ses côtes brisées ne lui faisaient plus mal même lorsqu’il riait : il venait de
retirer son maillot « rouge et noir » n°6, ce jour-là, Champion de France.
La longueur et la puissance des sursauts ont ici surgi du plus profond de ton être. La passion ne rejoint le plaisir que
dans des lieux d’élection.
Aujourd’hui, notre vieux stade des Ponts Jumeaux entre dans l’or affectif des légendes réelles. Aussi, au seuil de l’âge
responsable, la réalité qui nous a requis, une fois pour toutes et au-delà de toute complaisance, ouvriers et étudiants, a
créé une image de vie profonde, cristal des amitiés les plus fidèles et les plus hautes.
Et si nous devons aux Ponts Jumeaux, au stade Ernest Wallon, une leçon, elle est dans le sentiment charnel, l’émotion
renouvelée, quelquefois douloureusement
acquise, message de déraison, et de folle
générosité.
Notre terrain et notre stade cristallisent une
âme collective, lucide, et courageuse, en
même temps ferme et fragile, grande et
belle, à la mesure de la condition humaine.
Les enfants sont les pères des hommes. Le
dimanche, ils revêtiront leur maillot «rouge
et noir », comme nous.
Simplement.
André Brouat,
discours du 17 mai 1980
lors de la cérémonie
des « Adieux au stade des Ponts Jumeaux”
SAISON 2014-2015
85
Imaginons...
.
Hommage aux Ombres
du Stade Toulousain :
les soldats-joueurs inconnus
de la grande guerre
N
ous ne savons rien ou 1917 face au Stade Nantais.
2014, et bien entendu les commémopresque du soldat inconnu, Très peu de joueurs sont revenus, en- rations annuelles du 11 novembre, assauf l’essentiel, à savoir qu’il core moins indemnes et le plus sou- sociés à quelques ouvrages collectifs.
incarne le renoncement ultime, l’ef- vent shellshocked, gazés, mutilés… Des hommages généraux en quelque
facement de l’individu au profit de la ...Gueules cassées…
sorte, conformes au devoir nécessaire
Nation, la fusion des plus hauts sen- Certains d’entre eux étaient célè- de mémoire.
timents moraux que sont le devoir, le bres : Alfred Mayssonié premier inter- Mais ces noms, classés de A à V, de
national stadiste à avoir disputé le Henri Abadie à Jean Vigneau, à l’excourage et le don de soi.
Ce sont précisément ces valeurs Tournoi des Cinq Nations en 1910, (et ception des célébrités, nous ne saqu’incarnent tous les combattants de non le premier international stadiste vons pas quels joueurs ils ont été, eux
la Grande Guerre, au premier rang qui était Jean Pujol, capé en 1907) dont le sacrifice ultime pour la Patrie,
desquels les gens de rugby, dont les Champion de France avec la Vierge n’a eu d’égal que celui de l’engagevertus de combat ont participé de Rouge en 1912, mort au combat dès ment aveugle pour le maillot rouge et
façon éclatante à la construction de la le mois de septembre 1914.
noir et leurs camarades de jeu
victoire finale.
L’idée de cet artiEt si, 50 ans avant les frères Boniface, le cle est née, lors
A l’instar de nos
frères d’armes antrio des Roumengou Marc, Paul et Pierre d’une discussion
glais, australiens, avaient inventé la passe qui rendit les deux avec André Granenéo-zélandais et sud
reau, qui s’est intépremiers célèbres ?
africains, auxquels
ressé à l’artiste
nous avons déjà rendu hommage Marcel-Frédéric Lubin-Lebrère, éga- auteur de la magnifique fresque ornedans ces pages, les joueurs de rugby lement Champion de France en 1912, mentale du monument aux morts
français se sont très largement offerts perdit un œil sur la Somme.
d’Ernest Wallon, alors que je me
Philippe Struxiano, capitaine de la concentrais sur la liste des joueurs
en sacrifice.
Le Stade Toulousain n’a pas fait ex- Vierge Rouge, qui fut cycliste au 83ème morts aux combats.
ception en livrant une très lourde Régiment d’Infanterie, puis aviateur, C’est en la parcourant que j’ai imacontribution au conflit : 81 morts au ou encore Adolphe Jauréguy.
giné des déplacements, des courses
combat et 79 noms inscrits.
Mais les autres, les inconnus ou les rentrantes, des passes et pourquoi
Un nombre étourdissant à l’échelle moins connus.
pas des passes croisées.
d’un club et d’une ville qui en ce Qui étaient ils ? Quels faits de jeu Et si, 50 ans avant les frères Boniface,
temps ne semblait compter que peu peut on évoquer à leur sujet? le trio des Roumengou Marc, Paul et
de licenciés supplémentaires, même Qu’avons nous fait pour leur mé- Pierre avaient inventé la passe qui
si le Stade Toulousain s’est illustré de moire ?
rendit les deux premiers célèbres,
façon brillante dans la Coupe de l’Es- Pas grand chose ou presque : un mo- sans bien entendu en faire des plapérance, cette compétition qui avait nument aux morts aussi sublime giaires, leur génie et leur science du
remplacé le Championnat de France, qu’émouvant, édifié en 2004 dans jeu n’étant contestés par personne.
en raison du nombre considérable de l’enceinte du stade Ernest Wallon, un Peut être également que ce sont Rayjoueurs mobilisés, à partir de 1915, hommage officiel près de 100 ans mond et Robert Schuller ou sinon
puisqu’il a remporté l’édition de 1916 plus tard, avant la rencontre Stade Jean et Thomas Barthès qui sont à
et s’est incliné en finale de celle de Toulousain-Grenoble le 29 novembre l’origine de l’invention d’une com-
87
SAISON 2014-2015
ENCARTS LITERRAIRES
binaison secrète dont le
faits, surtout les faits de
Qui a suivi Maysonnié jusqu’au
principe ne serait pas parjeu, qui sont transformés,
sacrifice sur le pré
venu jusqu’à nous.
sublimés, donc déformés,
où il trouva la mort ?
De même, je me suis autodès la réception d’immérisé à créer des dynasties au moins sont ils illustrés sur le pré ?
diat après match, puisque seul dehomonymes, de talonneurs tout C’est précisément parce que nous ne meurera le souvenir que l’on peut et
d’abord avec José Servat et Jean le saurons jamais, qu’il nous est per- doit laisser de son passage terrestre,
Soula, ou de demis à la suite de Jean- mis de l’imaginer, au besoin par y compris en terre de rugby.
Marie Barreau.
l’usage de très grandes libertés telles Il existe en cela un devoir humain que
Imaginons encore des gentilhommes que celles que j’ai prises dans cet ar- Homère a souligné déjà dans l’Iliade
du jeu capitaines d’industrie tel Henri ticle, même si elles exigent les plus à travers Achille.
Dubarry, ou dramaturge tel Charles humbles et sincères excuses auprès Il convenait donc de préserver ce souSorano.
aussi bien de leurs descendants que venir et pour quelques instants et
Ou encore des Professeurs à la Fa- des mémorialistes scrupuleux, pour quelques lignes, redonner vie, action
culté de droit en la personne de René des emprunts et faits vraisemblable- et jeu à nos chères Ombres.
Mazeau, et les aristocrates Roger de ment aussi inappropriés qu’inexacts. Nous n’oublierons jamais votre sacriSaint Félix et Raymond Saint Paul, J’espère obtenir toutefois leur par- fice. Nous ne vous oublierons jamais.
Laurent NOUGAROLIS
tous doctes, et donc nécessairement don, dès lors que peu importent les
occupant des postes de pilier, seconde ligne, en tout cas des avants…
producteurs de charges dévastatrices
à une autre époque du rugby toulousain triomphant.
Imaginons encore des arrières virevoltants
pratiquant
l’effacement
d’épaule, l’esquive, le crochet et le
cadrage débordement, ou encore la
vitesse pure irrésistible, celle qui ne
laisse que le goût de l’amertume en
même temps que la vision de l’herbe
et du numéro de celui qui vient de
déborder : peut être étaient-ce Henri
Lacoste, Henri Piquet, Réginald Minaham, Paul Maffre, Louis Huc….
Quel est par ailleurs ce joueur qui recueille une somptueuse passe de Jauréguy, comme à son habitude avait
« pris le trou » ? Barrat, Dalleau,
Cuillé, Lacq, Leygues ?
Qui a suivi Maysonnié jusqu’au sacrifice sur le pré comme au sortir de ces
plaines du Nord où il trouva la mort et
peut être pour tomber en même
temps que lui ? S’agissait il de Ferre,
Huc, Ger, Saux ?
Nous ne le saurons jamais. Et les autres, dont la dignité de notre devoir
exige qu’ils soient tous cités (la liste
complète des disparus est reproduite
ci-contre) en quelles occasions se
88
Monument aux morts Stade Ernest-Wallon inauguré le 19 décembre 2004. Les
Morts pour la France du Stade Toulousain : 79 noms inscrits, avec éléments d’information provenant du monument précédent.
Abadie Henri
Dubreuil Georges
Moulines Pol
Arabet Fernand
Dufiet Paul
Mulson Charles
Balans Georges
Favre Louis
Negre Emile
Barrat Marius
Ferre Gabriel
Peux Henri
Barreau Jean-Marie
Ger Pierre
Picard Fernand
Barthelemy Marcel
Ginesty Justin
Pommadère Maurice
Barthès Jean
Gouzy Amédée
Piquet Henri
Barthès Thomas
Huc Louis
Pujol Jean
Bernard Jacques
Hugon Albert
Roujas Georges
Bongras Albert
Huguet Gaston
Roumengou Marc
Bosco Marcel
Jougla Louis
Roumengou Paul
Bove Emile
Labouche André
Roumengou Pierre
Cathala Jb
Laccassagne Henri
Saint-Félix (de), Roger
Cazabon Henri
Lacoste Henri
Saint-Paul Raymond
Chal Joseph
Lacq Edouard
Saux François
Charlionnais Louis
Lauth Henri
Schuller Raymond
Coderch Joseph
Lescure Paul
Schuller Robert
Cuillé Jean-Marie
Lescouzères (jacques)
Semon Jean
Dalleau Maurice
Leygues Alfred
Serisé Gaston
Danès Albert
Maffre Paul
Servat José
Dartiguelongue H(Enri)
Maltète Pierre
Sorano Charles
Delmas Marcel
Maurel Clément
Soubiron Maurice
Delpech André
Maysonnié Alfred
Soula Jean
Denjean Jean
Mazeau René
Verdier Charles
Despons Jean
Minaham Réginald
Vigneau Jean
Dubarry Henri
Montagnan Jean
Dutrey Franc(o)is
Moulines André
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
ENCARTS LITERRAIRES
Souvenons nous...
Chez Alex, à Noé
Ce fût pendant de longues années le rendez vous "restauration" incontournable au retour des matches disputés a
Bayonne, Biarritz, Pau, Dax, Tarbes ...."Chez Alex" à Noé !!
Dans une ambiance, évidemment, très rugby, avec une multitude de maillots qui décorait l'établissement, la soirée se passait en deux temps :
Tout d'abord le rez-de-chaussée avec une halte plus ou moins
longue (plûtot longue !!!!!) au bar et ensuite repas au 1er étage
où se trouvaient les 2 grandes salles de restaurant !
Il n'était pas rare de croiser des Basques, Landais ou Béarnais
qui avaient joué dans notre région et qui, faisant le chemin inverse, faisaient halte chez Alex !
Après l'avoir refait moult et moult fois durant la soirée, il
n'était pas rare non plus qu'un match perdu l'après-midi soit
gagné le soir !
Des centaines de joueurs et dirigeants ont transité au moins
une fois par Noé et ces mêmes centaines gardent un souvenir
indélibile de ces soirées et de l'accueil d'un grand monsieur
Alex Borret !
région.
es et des gloires de la
Rendez vous des équip
rrigues, Doumeng
rouvaille avec Paul Ga
Lieu privilégié de ret
et Alex.
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“Paul, lui, n’hésitait
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T,
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Claude LABA
90
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Ils se souviennent…
Un super mec, hyper sympathique, d’un acceuil
authentique, symbolisant l’amitié.
Un endroit de rencontres, d’amateurs à internationnaux
avec une égale reconnaissance.
Alain AUDOUY
Inoubliable, valeur à retrouver. Ambiance conviviale qui
me manque aujourd hui.
Patrick DINIZ
Des images plein les yeux. Un musée de maillots du
monde du rugby.
Un lieu d’offrandes au Rugby.
Stéphane MOULUCOU
Rendez vous des amis. Acceuil exceptionnel.
Un homme, chaleureux, humble, joyeux.
Thierry MASET
Un homme, chaleureux, humain, passionné.
Convivialité de vrais bars de 3eme mi temps, reçu comme
des amis.
Jean JOANNY
Un homme exeptionnel. Un lieu que j’ai connu jeune
sénior, avec plein d’histoires impressionnantes.
De grands moments du Rugby.
Christophe GUITER
Un homme exceptionnel, trés convivial, que des
superlatifs.
Ma 1ere rencontre, en cadet avec Lourdes en 1971.
Ensuite des “bourres” terribles.
Entraîneur, je le surprenais, à filer des ricards à des
jeunes autorisés qu’à la bierre.
Thierry SANSON
Mes premières sorties d’après match. Un lieu mythique,
on rentrait dans un temple.
Acceuil identique quelque soit le niveau des joueurs.
Jean Vincent IGARZA
Homme chaleureux. Des maillots étonnants.
Rendez vous des clubs du dimanche soir.
Faisant les déplacements ensembles, épisode parrainage
des Reichels par la Nationnale B.
1 tonne de ricard.
Fred DAROLLES
De grands souvenirs. Monde du rugby passage obligé
du dimanche soir.
Un homme trés gentil, un
état d’esprit avec de grandes
valeurs.
Olivier CARBONNEAU
s règles éditées en
était une des première
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Emile NTAMACK
Vraies valeurs du rugby.
Convivialité des rendez vous
d'aprés match.
Des valeurs humaines qui
ont beaucoup compté pour
moi.
Un super Mec.
Michel MARFAING
91
ENCARTS LITERRAIRES
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Fêtes
Olivier MARIN
Partage, convivialité. Des
moments inoubliables,
extraordinaires, le délire.
Il tissait des liens par le rugby.
Thierry MERLOS
Convivialité, fêtes. Recontres
inattendues avec des
internationnaux pour des jeunes
St Gironnais comme moi.
Trés généreux, on pouvait lui
demander ce que l’on voulait. Un
homme à connaître.
Nicolas MARTIN
Il y aurait tellement à dire sur
l’ami Alex et tous les grands moments de vie que nous
avons passé chez lui à Noé avec notre équipe du Stade
Toulousain de l’époque !
Personnellement, de toutes les 3eme mi temps, il en est
une qui me tient particulierement à coeur, c’est celle de
notre mariage avec Ariette le 6 juin 1973.
Jean Louis BEROT
Rendez vous du dimanche soir. Une étape
incontournable.
Je regrette que l'autouroute nous en détourne.
Avec sa disparition nous perdons les valeurs du rugby.
Marc BIBOULET
Alex, un footballeur qui est venu au rugby avec l’époque du grand Lourdes. Club
et joueurs avec qui il garda des liens trés soudés.
“Alex, un homme capable de me débaucher pour Lourdes dans le vestiaire d’Agen
après le match, 1988.”
Générosité, convivialité, authenticité, que des valeurs nobles. Un homme qui ne
s’invite pas et qui a réussit à créer un club sans hiérarchie rugbystique où petit et
trés grands joueurs se pressaient à se cotoyer pour faire plaisir à Alex. Plus de
mille maillots sont le témoignage de ces rencontres.
Le monde, un temple, du rugby, c’était surtout “chez Alex” avec une porte grande
ouverte.
On ne peut que te dire, merci Alex.
Jean Luc CESTER
92
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
93
SAISON 2014-2015
HOMMAGE A NOS DISPARUS
JEAN GELLIBERT
Le premier, André Granereau, a fait avec lui un bout de chemin à
la fois au Stade et dans l'éducation nationale, le second, François
ROUX, a été son compagnon de route sur le chemin de SaintJacques de Compostelle, des tranches de vie importantes dans la
vie de Jean Gellibert. Ces deux amis se souviennent.
L
a Revue annuelle du Stade toulousain a
perdu son Charlie, son rédacteur en chef,
abattu par une implacable ennemie de la
vie, la vie qu’il a tant aimée.
Mon cher Jean, c’est ainsi que je l’interpellai
souvent pour provoquer, selon l’humeur, un
mot d’esprit inattendu, des réparties cocasses.
Avec sa frange à la Cabu, ses petites lunettes
rondes, son sourire narquois, Jean était l’humour, la fantaisie.
J’ai connu Jean, il y a plusieurs décennies
quand il fut chargé d’éditer le programme du
Championnat de France scolaire de jeu
d’échecs prévu au prestigieux lycée toulousain
où il sévissait ; les tergiversations et l’incurie des
organisateurs firent que la veille de cette manifestation rien n’était prêt ; Jean sut convaincre
mes collègues imprimeurs et moi-même afin
que le travail soit mené à bonne fin durant la
nuit. Au point du jour, l’ouvrage terminé, on eut
droit à un plantureux déjeuner fait de jambon,
de pâtés, de foie gras, de croustades arrosé de
vin de Saint-Mont.
Jean c’était la générosité, l’élégance du geste.
De cette nuit est née une longue amitié entretenue par un commun atavisme gascon et un
passé de rugbymens sans gloire (moi à la
mêlée, lui à l’ouverture); il était mon maitre en
gastronomie et moi le sien en bricolage. Dans
nos échappées belles aux Finales, son flair
d’épicurien trouvait des auberges raffinées, son
éclectisme nous menait dans des lieux insensés
: (une chapelle troglodyte, la chambre d’un prix
Nobel de littérature, l’atelier d’un peintre à
Montparnasse…)
Jean c’était l’esthétisme, le bon goût .
Jean nous a quittés ; lui, le passeur de mots,
l’amoureux fou du Stade et de la vie nous laisse
son stylo en héritage.
A nous d’être fidèles à la ligne éditoriale qu’il
nous a tracée, aux couleurs “rouge et noire” du
Stade, à l’esprit de ce club qu’il a tant aimé.
A.G.
94
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
T
ant qu’il y aura de
l’Amour ! voilà
comment fonctionnait Jean. Tout ce
qui était GELLIBERT, sa
source, avait une énorme importance. Il était fidèle à ses racines.
Son métier l’a passionné et après avoir grimpé l’échelle de l’Éducation,
à la force du poignet, il avait atteint un statut très honorable, laissant
à ses anciens élèves un souvenir très émouvant et empreint de reconnaissance que certains m’ont rapporté récemment. Il donnait son
amour et sa confiance sans retenue et souffrait quelque fois qu’on ne
le lui rendit pas au même niveau.
Jean, c’était aussi un cherchant, un croyant et encore une fois le message qui le confortait dans sa foi, était celui du Christ, le message de
l’Amour. C’était un vrai croyant, ouvert à toutes les voies spirituelles,
on ne peut pas être professeur de philosophie sans essayer de comprendre. Il a été pèlerin de Saint Jacques de Compostelle, il a fait de
chemin des Etoiles, ce voyage durant lequel il a scellé de profondes
amitiés, l’a beaucoup marqué.
Jean c’était aussi et surtout un Gascon. Grand charmeur, grand hâbleur, grand Amoureux de la vie, de la convivialité et du rire. Son humour était irrésistible et à la hauteur de sa finesse d’Esprit. Doué d’une
grande sensibilité, il saisissait tout, il était curieux de tout. Il aimait la
littérature, la musique et tous les arts, et goutait avec avidité le Beau
et la Qualité.
Il y avait aussi ses célèbres gasconnades où ayant saisi un fait déplaisant il montait dans les tours avec une verve inégalable et une tonitruance qui aurait fait trembler les murs de la cathédrale Saint-Sernin.
Certains même goutèrent ou humèrent ou eurent une vue macroscopique de ses phalanges recroquevillées.
Doté d’un corps remarquablement résistant, et sportif accompli dans
sa jeunesse, il était capable d’affronter des défis physiques sans entraînement, le col de Roncevaux s’en souvient encore.
Droit, droit dans ses attitudes, droit dans ses pensées, droit dans ses
actes, c’était un homme de bien et de cœur, comme l’on en rencontre
peu, son intelligence, sa vivacité d’esprit, son amitié solide vous marquaient, valaient exemple et faisaient de lui un Homme Rare.
En fait c’était un homme d’Amour et d’Humour qui nous manquera à
jamais.
S’il eût été chevalier, il eut pu avoir pour devise : de cœur et de rire
sur fond d’intelligence de finesse et de sensibilité.
Soit sûr mon Jeannot que l’on t’a tous beaucoup aimé.
F.R
MICHEL JAMMET
MICHEL LASTECOUERE
Dix années de journalisme à Midi
Olympique lui avaient à jamais
donné le goût des rebonds capricieux du « sport roi ». Même si ses
passions allaient bien au-delà de la
ligne des « 22 », comme tout « curieux de tout » qui se respecte.
Charentais de naissance et toulousain d’adoption, Michel Jammet,
qui quitta le Midol pour La Dépêche en 1990, promenait
avec lui une bonhomie soulignée d’un rire colossal et inimitable. Toujours partant pour une discussion à bâtons
rompus, un apéro ou un casse-croûte improvisés.
A l’opposé des pisse-froids carriéristes, « Ma France »,
comme il aimait appeler son entourage, faisait son métier
avec une motivation jamais démentie, mais sans jamais se
prendre pour un autre. D’un égal enthousiasme, que sa
mission le transportât dans la coulisse du StadeToulousain,
comme le long de la main courante du stade le plus reculé
du championnat régional.
Si on voulait lui trouver un gros défaut, c’est bien de nous
avoir quittés trop vite, à soixante balais, ce triste 1er mars
2015. A Marie-Claire, son épouse, à Géraldine et Bertrand,
ses enfants, les Anciens du Stade toulousain adressent
leurs plus sincères condoléances.
Bruno Fabioux
Michel ! Tu as rompu si brutalement ta suspente, tu
nous as fait, comme chantait
le poète, un grand trou dans
l’eau de l’amitié.
Au Stade Toulousain, pour
tous, tu étais une forte présence, une voix, un sourire,
un caractère.
Dirigeant, tu étais élu au comité directeur de l’ASSO et
tu n’y manquais jamais un rendez-vous, tu étais aussi
membre élu de la section rugby au comité directeur du
Stade Toulousain, l’ancien Omnisport. Enfin tu appartenais encore à l’Amicale des Anciens.
Tu étais très présent au Club. Tu étais là.
Au Stade, différentes missions t’ont été confiées, tu as
d’abord travaillé pour l’Association, où tu étais l’adjoint
du directeur sportif Serge Gabernet. Là, tu t’es régalé,
tu as aimé travailler avec « Gaber » comme tu disais,
que tu admirais pour son rugby et pour sa prestigieuse
carrière.
Tu aimais la ‘formation’, ‘l’éducation’, le ‘rugby’ et tu
en défendais les valeurs, les vertus, tu aimais ton club,
tu étais un gagnant, tu détestais la défaite.
Tu as mis au service de l’ASSO, de ses jeunes joueurs,
tes qualités : la rigueur, le goût du travail bien fait, ta
volonté, ton énergie, tu étais soucieux de l’organisation, du respect de la règle, du respect des valeurs. Tu
ne plaisantais jamais avec ces principes.
Et puis, tu es devenu dirigeant, tu as changé de casquette. Tu es entré dans l’organisation des évènements
du club, - la sécurité – de la foule des supporters lors
des matches. Tu dirigeais tes équipes de ‘vigiles’ avec
autorité, rigueur, sérieux, compétence. Tu ne laissais
rien au hasard, le ‘risque zéro’, tu montrais une forte
autorité, pas une oreille ne dépassait !... Mais je l’ai souvent remarqué, avec beaucoup de bienveillance.
Tes qualités ont été remarquées, reconnues, puisque
les instances fédérales elles-mêmes t’ont demandé de
les aider, à Paris, au Stade de France.
Michel, tu tenais dans le club, dans la famille stadiste,
dans le cercle des dirigeants, des éducateurs, une
grande place. Tu vas très sérieusement nous manquer.
Michel, j’en suis sûr, tu vas trouver le moyen de jouer
au rugby, de défendre ton Titre de Champion de
France, sur le grand pré de l’Eternel.
RAIMON PERRET
Raimon Perret nous a quitté, il avait suivi les premiers match
du Stade assis sur les genoux de Bergougnan. Pendant 60
ans, combien de match, de déplacements,de troisièmes mitemps, de repas - nos repas hebdomadaires chez Pierre
Roudgé où étaient régulièrement invités les joueurs blessés,
suspendus, mis à l'écart ou simplement malchanceux. Raimon* le Cathare imprégné de culture Occitane, son pays et
sa langue natale, avait bien compris le caractère dualiste du
Catharisme : le bien, ses amis, le mal, les autres (surtout la
Fédé et les Français). Mais, quel sens de l'amitié, quelle intransigeance dans son amour. Supporter, abonné puis dirigeant et membre du bureau depuis 1992 le passage au
professionnalisme avait déçu son sens de l'amitié et il s'était
un peu éloigné de sa famille stadiste, Raimon six pieds sous
terre on t'aime encore.
Alain AUTHIER
* : Raimon est écrit ici en ocitan, sans « D ».
Serge LEMAIRE
95
SAISON 2014-2015
HOMMAGE A NOS DISPARUS
HENRI DEDIEU
Le stade toulousain a perdu en cette
année 2014 un grand dirigeant Henri
DEDIEU, et cet un grand honneur
que d'écrire cet article sur lui.
Stadiste de cœur, dés sa plus tendre
enfance son père, l'emmenait aux
Ponts Jumeaux, voir les matchs de
rugby, mais jamais il ne pratiqua ce
sport qui le fascinait.
Dans les années 70, il fit découvrir ce
sport à son unique garçon Alain, et
devint dirigeant à l'école de rugby.
Alain quittant le Stade en junior pour
de nouveaux horizons rugbystiques, il
se retira à contre cœur, et c'est à
cette époque qu'il me présenta à
"Coco" SANZ qui cherchait des éducateurs, et je fis mon entrée au Stade.
Henri rejoignit le Stade quelques années plus tard à l'aube de sa retraite,
pour retrouver Guy BOUPAT dirigeant des juniors Crabos et ainsi le
duo des PAPY se forma.
Quelques années passèrent ainsi et
voyant le travail accompli par cet
homme déjà ami de Serge LAIRLE et
Guy NOVES, les dirigeants pensèrent
qu'un homme d'une telle autorité et
d'une telle rigueur, pouvait mettre de
l'ordre au niveau des instances du
magasin qui gérait les équipements
des joueurs de cadets à séniors, car
nous étions amateurs, et le trésorier
avait besoin de faire des économies !!! C'était l'homme de la situation, car de son passé de
"magasinier" à l'Aérospatiale, il avait
gardé des méthodes.
Jamais le magasin ne fut aussi bien
rangé et quasi impénétrable.
Pour en avoir fait l'expérience, s'il
manquait une chaussette, il "grondait" jusqu'à ce quelle fut retrouvée.
Le STADE était sa deuxième famille,
il y consacrait plus de temps qu'il
n'avait fait à son travail à l'AERO et
Henri Dedieu, ici avec M. Fortéza
quand dans des discutions acharnées,
faisant allusion à mes "petites dérives" il me lançait "moi ma seule
maitresse c'est le STADE".
Il n'aimait pas les honneurs et se cachait quand furtivement une caméra
le montrait dans ses préparatifs. Mais
de tous ces périples avec l'équipe
une, qu'il servit pendant une décennie, son honneur était que ses "enfants" comme il appelait les joueurs
de l'équipe une, soient "coucoullés"
comme des enfants, et je crois que de
ce coté là il a réussi, car au STADE
TOULOUSAIN personne ne l'a oublié.
Son ex gendre et pas moins ami
Christian PUJOL
ANDRE CANS
Notre
ami
André était né
à Narbonne en
1926, il voue
un véritable
culte à sa famille avec son
épouse
Andrée. Ils auront quatre enfants, suivront
pour leur bonheur six petits enfants et
des arrières petits-enfants.
Il fait ses études au lycée Berthelot,
mais pressé de rentrer dans la vie active, passionné de mécanique et d’aviation, il intègre Bréguet aviation. Il
gravira tous les échelons pour atteindre
celui d’ingénieur. Il dirigera alors l’atelier de l’avion mythique de Bréguet
aviation : l’Alphajet.
Pendant ces années de passion pour sa
profession, il mène aussi une carrière
sportive très variée, nageur hors pair,
joueur de tennis très doué, il gagne de
96
nombreuses dans ces diverses disciplines, mais avant tout sa préférence
reste au rugby. Très jeune il joue dans
l’équipe du Pont des Demoiselles et
c‘est dans ce quartier de Toulouse qu’il
recontrera son épouse. Puis, en 1950 il
intègrera le Stade Toulousain où sa
gentillesse légendaire luis permettra
de lier de nombreuses amitiés. A l‘âge
de 36 ans, à la fin de sa carrière sportive, il mettra pendant quinze ans son
dévouement au service de notre Amicale à la satisfaction de tous ses membres.
En 2005, un accident vasculaire cérébral est venu ternir cette fin de vie simple et heureuse. Pendant six ans sa
famille unie et son entourage l’ont aidé
à supporter ses souffrances. Il laissera
au sein de notre amicale le souvenir
d’un homme aimable et droit que nous
n’oublierons jamais.
Jacques Rougé
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Ils nous
ont aussi
quittés
cette saison :
GILBERT MIROUZE
Gilbert Mirouze, était dirigeant de l'équipe Espoirs et
responsable des équipements de l'Association Stade
Toulousain Rugby.
Arrivé au stade en 1966 il a
joué 2 ans en équipe première au poste de 2 eme
ligne ou 3e ligne centre, puis
il est parti jouer à Villemur
FRANÇOIS GUYON
Entré au Stade en 1948, il a
joué en équipe Une et fut
délégué financier à la FFR.
LES AMIS DU STADE
‘VIVRE ENSEMBLE’
LES SOCIETES STADE TOULOUSAIN
Les Amis, le Stade Toulousain, l’ASSO, la SASP, le Centre de Formation
Ancien ‘Rouge et Noir’ ou ‘supporter’, chacun se pose ces questions : mais quel est le ‘vivre ensemble’
de ces sociétés ?... Comment s’articulent-elles ?... Suivent-elles leur propre chemin ?...
La vie du Stade Toulousain, tellement influencée par le professionnalisme, reste cependant héritière de
son passé, de l’histoire du Club.
L’association loi de 1901, les Amis du
Stade, est restée propriétaire des
Sept Deniers.
Elle a consenti un « prêt à usage » aux
différentes “sociétés” : Stade Toulousain, SASP, Association Stade Toulousain Rugby, Centre de Formation du
Stade Toulousain et Stade Toulousain
Tennis. Ce prêt à usage qui unit les
différentes parties a été renouvelé le
20 mai 2009 pour une durée de 9 années.
Les Sociétés ST ont à charge de maintenir les installations, de les entretenir
et de les améliorer.
Elles sont administrées, suivant leurs
statuts respectifs, par des Bureaux et
Comités Directeurs ou Conseils de
Surveillance et d’Administration. Elles
respectent strictement la loi à ce sujet
et leur fonctionnement reste tout à
fait démocratique.
Le vivier “rouge et noir”
Sixième titre de Champions de France
Cadets en 7 ans, Champions de France
Crabos pour nos joueurs nés en 1995,
Champions de France Gaudermen en
2012/2013, triplé historique Crabos,
Cadets Alamercery, Cadets Gauderman en cette même saison 2012/2013,
des victoires en Super Challenge de
France Midi Olympique Minimes, de
très bon résultats en école de rugby :
le premier étage de la fusée Stade Toulousain forte de ses 470 licenciés et de
ses 150 éducateurs, entraîneurs, et dirigeants est en place.
98
Elles sont indépendantes juridiquement et administrativement. Pourtant,
elles sont aussi étroitement liées. Elles
ont la même société comptable et les
mêmes commissaires aux comptes.
Elles ont signé entre-elles des conventions soigneusement contrôlées par le
commissaire aux comptes... et surtout, elles sont unies par les hommes.
Des noyaux de dirigeants siègent
dans les différentes instances, cela
permet une unité d’action dans l’intérêt du Club.
Toutes les “sociétés” Stade Toulousain siègent et sont représentées au
comité directeur du Stade Toulousain,
ex-Omnisport.
L’ASSO Stade Toulousain Rugby est
l’Association support de la SASP auprès des instances fédérales (FFR).
Elle a signé une convention avec la
SASP et une avec les Amis. Elle est représentée au Bureau et au conseil
d’administration du Centre de Formation.
Le Centre de Formation a signé une
convention avec Les Amis. Il est très
lié à la SASP :
• par une convention de fonctionnement et par une convention de
sous-traitance du Centre de Formation Sportif. En effet c’est la SASP,
auquel il appartient, qui lui en confie
la charge ;
• par sa gestion du plan de formation
professionnelle de la SASP qu’il
gère et par les actions citoyennes du
Club qui lui sont confié.
Les Dirigeants qui œuvrent dans ces
sociétés sont, pour la plupart, issus du
comité directeur de L’ASSO.
Les Sébastien Bely, Jean-Marc Dous-
mais également nos tout récents cham-
sain, Cyrille Baille, Christopher Tolofua
pions d’Europe Pierre Commenge (pi-
et Gilian Galan ont rejoint les histo-
lier), Julien Marchand (talonneur),
riques Clément Poitrenaud, Gregory
Florian Verhaeghe (2ème ligne) Sélévasio
Lamboley, Romain Millochluski,
Tolofua (3ème ligne) Peato Mauvaka (ta-
Maxime Médard et Yohan Huget.
lonneur) ou Nathan Torest (3/4 aile.
Grace à la politique suivie de relations
De nouveaus joueurs issus de l’Associa-
avec les clubs de l’agglomération et à
tion vont, nous l’espérons, intégrer
l’action du Centre de formation, notre
l’équipe professionnelle prochaine-
club est celui qui dans les 6 premiers
ment en la personne de Rodrigue Neti,
du Top 14, utilise le plus grand nombre
Julien Marchand, François Cros, Arthur
de joueurs issus de la formation interne
Bonneval et Thomas Ramos. Des
dans l’équipe professionnelle.
équipes de France U18 et U19 vont
C’est notre fierté à tous.
sans doute émerger Hugo Pirlet (pillier)
Franck Pourteau (ouvreur ou arrière),
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Gérard Labbe, président de l’ASSO.
Les Amis
Président : Henri Foures
Vice-président délégué : Michel Billière
Vice-Président : Claude Terrazzoni
Secrétaire Général : Franck Belot
Trésorière : Jacqueline Pagès.
Conseil d’Administration de 14 Membres,
y figurent Alain Laffon, René Bouscatel,
Gérard Labbe…
ASSO
Stade Toulousain Rugby
Président : Gérard Labbe
Vice-président : Michel Jacomet
Secrétaire Général : Gérald Huord
Trésorier : Michel Lacroix
Comité Directeur, 40 Membres
dont deux Membres de droit : le PDG et le Président
La SASP
Général.
Directoire PDG : René Bouscatel
Membre : Philippe Jougla
Conseil de Surveillance, Président : Hervé Lecomte
Membres : 18.
5 actionnaires privés
5 actionnaires Amis du Stade
8 actionnaires ASSO.
Centre de formation
Président : Serge Lemaire
Vice-président : Albert Arseguel
Secrétaire : Gérard Labbe
Trésorier : Alain Laffon
Directrice Générale : Valérie Vischi-Serraz
Conseil d’Administration, 17 Membres
Le Stade Toulousain
5 Institutionnels, 2 Grandes Entreprises,
1 Amis du Stade, 9 Dirigeants.
Président Général : Alain Laffon
Secrétaire Général : Jean-Louis Putinier
Trésorier Général : Gérard Labbe
Vice-Président : Henri Foures
Membres : Hubert Faure, Xavier Lapeyre
Comité Directeur : 35 Membres pour 10 Sections
99
SAISON 2014-2015
LES AMIS DU STADE
La société des “Amis du Stade”
a 100 ans
« La Vierge Rouge », en 1912, a conforté joueurs et dirigeants dans leurs convictions. Le Club est fort, ses
bases solides, ses finances prospères.
Les victoires du Club, le palmarès qui s’étoffait, faisaient taire les ‘oiseaux de malheur’ toujours prompts à
la critique et à la dent acérée, qui enterraient les « Rouge et Noir » depuis la fusion de 1907 !...
Les Ponts Jumeaux accueillaient des finales du Championnat de France. Les finances étaient florissantes.
Ernest Wallon et Charles Audry estimaient qu’il était temps de régulariser la situation du Stade Toulousain
et de le projeter dans l’avenir.
Le 10 mai 1912, le Bureau du Stade Toulousain déposait à la préfecture les nouveaux statuts du club, mis
en conformité à la loi sur les associations du 1er juillet 1901.
Ils étaient agréés par la préfecture de la Haute Garonne le 13 janvier 1913.
Dans la foulée, Ernest Wallon travaillait à la rédaction des statuts d’une S.A. type loi du 24 juillet 1867, afin
de constituer une Société anonyme qui serait intitulée : Société Anonyme des Amis du Stade Toulousain,
SAAST. Ces statuts sont déposés chez Maître Hilariot, notaire à Toulouse le 18 novembre 1913, et sont
édités chez Labouche, 10 Arcades du Capitole. Les auteurs sont nommément désignés dans la préambule :
« Les soussignés : M. Ernest Wallon, professeur à
la Faculté de Droit de l’Université de Toulouse, demeurant à Toulouse, rue de Rémusat, 25.
Et M. Charles Audry, professeur à la faculté de Médecine de l’Université de Toulouse, demeurant à
Toulouse, rue de La Concorde. Ont établi de la manière suivante les statuts de la Société anonyme
qu’ils se proposent de fonder : … »
L’article 2 précise :
« … 1. L’achat des terrains appartenant à MM. et Mlle
Salguès, situés à Toulouse, quartier des Ponts Jumeaux.
MM. Wallon et Audry s’obligent à rapporter la promesse de vente des dits terrains à la Société aussitôt
sa constitution définitive.
2. La location de ces terrains à l’Association connue
sous le nom de Stade Toulousain… ».
L’Assemblée Générale constitutive de la société se
déroule le 22 novembre 1913. Le Conseil d’Administration de 5 membres est élu immédiatement, ainsi
que le Président : Alphonse Boulouys, Avoué à la
Cour d’Appel, 65 rue Alsace Lorraine.
Le 16 décembre 1913, le C. A. établit le siège social
au n°1 du Boulevard de Strasbourg, là-même où se
trouve le siège du Stade Toulousain.
Le C. A. décide aussi d’émettre 250 obligations de
500 francs chacune, soit 125 000 francs qui permet-
100
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
Ernest Wallon
tront d’acquérir les terrains. Ce sont des francs/or.
Ces obligations sont enlevées d’un bloc, par 3 amis
qui se sont unis pour en faire l’acquisition ; ils ont déboursés ainsi, suivant les experts, la plus que coquette somme de 7 622 450 euros d’aujourd’hui.
Le 25 décembre 1913, Boulouys contacte la famille
Salguès.
L’acte d’achat des Ponts Jumeaux est passé, le 14
février 1914, en l’étude de Maître Hilariot : les
57 400 mètres carrés initiaux ont coûté 164 000
francs
L’acte est enregistré au registre des hypothèques le
2 mars 1914, sous le n°85 du volume 2670.
MEMBRES ADHERENTS
A
ABAT Claude
ALAZET Franck
ALCRUDO Daniel
ALVAREZ Olivier
ALVAREZ Yves
ALVAREZ – BISAUTA Solange
AMIEL Paul
ANGLADE Felix
ANTIA Antoine
ARQUE Didier
ARMENGAU Francis
ARIBAUT Francis
ARTIGUSTE Éric
AUDOUY Alain
AUDOUY Ludovic
AURIAC Alain
AURIOL Pierre
AURIOLLE François
AYELA Franck
B
BACQUE Nicolas
BAJON Alain
BAQUE Jean-Claude
BARDY André
BARDY Sophie
BARRERE Philippe
BARRES Alain
BARSALOU Jean-Marie
BARTHUET Gérard
BARTHUET Marcel
BAUDELOT Jean-Claude
BAUTISTA Fabien
BAUTISTA Lenny
BEAUX Michel
BEDOUCH J.Philippe
BEDOS Stéphane
BELLOC Pierre
BELOT Franck
BENAC Pierre
BENTABOULET Patrick
BERGES Pierre
BERNABEU Frédéric
BERNARDINATTI Christophe
BEROT Jean Louis
BERTRAND Philippe
BERTY David
BESCOS Joseph
BETUING Henri
BEYRET Jean-Pierre
BEYSSEN Jean-Paul
BEYT Jean François
BIAMOURET Christophe
1 02
BIANCHINI Laurent
BIBOULET Jean
BIBOULET Marc
BIBOULET Pierre
BIGNEBAT Guy
BILLIERE Michel
BISARO Antoine
BISARO Jean-Marie
BLANC Philippe
BLANC Paul
BLANC Stéphane
BONDOUY Pierre
BONNEVAL René
BONZOM Louis
BOUDET Patrick
BOUBE Claude
BOULIN Marc
BOUSCATEL Georges
BOUSCATEL René
BOURGAREL Roger
BOYER Claude
BRACQ François
BREMBILLA Philippe
BRESEGHELLO Christian
BROUAT Marianne
BROUSSE Frédéric
BROUSSE Noël
BRU Robert
BRUN Jacques
BUANANNO Henri
BUGAREL Jean
C
CADIEU Jean-Marie
CAILLARD René
CANEVEZE Gilles
CARBONNEAU Olivier
CARBONNEAU Philippe
CARDENTI Justin
CASTAGNE Henri
CASTEL Françoise
CASTEL Christophe
CASTEL Richard
CASTERAS Henri
CASTAIGNEDE Thomas
CATALAN LLANO Miguel
CAUNEILLE Henri
CAUSSE Gérard
CAVAILLE Guy
CAYROL Georges
CAZALBOU Jérôme
CAZAUX Pierre
CAZES Éric
CECILIA Jacky
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
CESTER Jean-Luc
CHARRIERE Jean-Jacques
CHAULIAC Maurice
CHAUSSON Georges
CHIES Guy
CHRISTAUD-BRAIZE Régis
CIGAGNA Albert
CLAROUS Francis
CLET Jean Pierre
COLMAGRO Daniel
COMET Hugues
CORBARIEU Alain
CORBARRIEU Henri
CORAZZA René
COSTE-GARRIGUET Philippe
COSTES Gérard
COSTOSEQUE Guy
COUCOUREUX Michel
COUDERC Vincent
COUMES Bruno
COURNET Georges
CROUZERY Jean-Pierre
CUGNAS Serge
D
D'ARRIPE Georges
D'ARRIPE Michel
DAFFOS Henri
DALLARIVA Yoan
DARASSE Fabien
DAROLLES Frédéric
DAUMEN Bruno
DAVIN Alain
DAVIN Daniel
DAVIN Laurent
DEBAT Claude
DELHOM Jean Paul
DELRIEU Xavier
DELPONT Richard
DELPY Jean-Pierre
DELTEIL Pierre
DELVAUX Claude
DEUILHE Michel
DEXPERT Guy
DEYLAUD Christophe
DEVIS Charles
DILHAN Gérard
DINIZ Patrick
DISPAGNE Sylvain
DRILHON Julien
DRUILLE Gérard
DUFFAUT Christian
DUPLEIX Guy
DUPRAT Francis
DUPUY Jean-Michel
DUPUY Joël
DURAND J.Jacques
DURRIEUX Jean-Pierre
E
ESCLASSAN Jean
ESCLASSAN Michel
ESPAGNO François
ESPOSITO Luigi
ESQUIROL Boris
F
FABRE Jacques
FABRE Jean
FANTINI Thomas
FARAL Jean-Luc
FARGEAS Henri
FAURE Jean Claude
FERRE Patrice
FERIOL Thierry
FILLAT Olivier
FOULQUIER Nicolas
FOURES Henri
FOURES Hubert
FOURES Jean-Louis
FOURMENT Christian
FRANCAL Marcel
FROTTE André
FRECHE Jean-François
G
GABELLOTTO Élie
GALLIEN Guy
GALY Gilles
GARBAJOSA Xavier
GARRIGUES Marius
GARRIGUET Maurice
GASC Christophe
GAUSSERAN Jean-Michel
GATINEAU Henri
GELLIBERT Stéphane
GERLA Cyril
GHISLENI Benoît
GIORZA Dominique
GIORZA Erik
GIORZA Pierre
GIRAUD Jean-Michel
GOSSE Francis
GRANEREAU André
GRATIEN Christophe
GRENOUILLET Denis
GRIFFE Paulette
GRINDES Michel
GROLEAU Thierry
LOQUET Bernard
LOUEMBET Serge
PASSERAT Eugène
PECH Roger
PEYBERNES Philippe
M
PEYRO ST PAUL Charles
MAILLET Antoine
PICHOUSTRE Guy
MALET Claude
PICOU Guy
MANAS Francis
PIVETTA Pierre
H
MANENT Hervé
PLANTADE Gustave
HARRICHOURY Jean-Claude MARCAILLOU Alain
PLIEZ Robert
HOLIVIER Maurice
MARFAING Michel
PONSARD Jean-Pierre
HOULIE Jean-Pierre
MARIN Olivier
PORTES Pierre
HONTANG Christian
MARIOU Gérard
PORTOLAN Claude
HUORD Gérald
MARTIN Nicolas
PORTOLAN Gérard
HUSSON Georges
MARTINASSO Armand
POZO Dominique
HUSSON Laurent
MASET Thierry
PUGET Jean-Paul
MASSONNIER Lucien-Gilbert
PUIG Jacques
I
MATTALIA Laurent
PUJOL Jean-Claude
IGARZA Jean-Vincent
MAUREAU André
PUTINIER Jean-Louis
IGLESIS Pierre
MAZIERES Édouard
PRADINES François
MAZIERES Jean
J
MERLOS Thierry
R
JACOMET Michel
MICHEL Claude
RAMADE Gérard
JAMIN Éric
MIORIN
Hugues
RANCOULE Jean-Michel
JANIK Franck
MIQUEU Bertrand
RAVET Patrick
JANIK Karl
MIROUZE
Alain
RAYMOND Robert
JEANNARD Guy
MIROUZE DE LENE Serge RAYNAUD Bernard
JOANNY Jean
MOLA Ugo
REMY Yacine
JULIEN Hervé
MOLINIER Sébastien
REMPLON Lucien
JORDANA Jean-Louis
MONNEREAU Jean
RIBES Jean-Louis
L
MONTANE Jean-Louis
RIVALS Michel
LABATUT Claude
MONTFRAIX Georges
RIVALS Michel
LABATUT Éric
MOREL Serge
ROBIN Jean-Patrick
LABBE Gérard
MOULUCOU Stéphane
ROBERT Gérard
LABROUE Louis
MOUSSARD Michel
ROCA Patrick
LACHURIE Patrick
ROUGE Claude
N
LACROIX Didier
ROUGE BOUYSSOU Jacques
NERI Bernard
LACROIX Michel
ROUS Jean-Jacques
NABOULSI Ibrahim
LADAGNOUS Christophe
ROUS Vincent
NOUGAROLIS Laurent
LAFLAQUIERE Patrice
ROUSSELOT Gilles
NTAMACK Francis
ROUSSELOT Roger
LAFON Christian
NTAMACK Émile
LAGOUTE Yvon
S
LAMAIGNIERE Pierre
O
SAGOT Pierre
O'CALLAGHAN Michael
LANTENET Lucien
SALAS Philippe
ORRIT Jacques
LARGUET Davy
SALSE Marcel
ORRIT Michel
LARNAUDIE Jacky
SANCHEZ Sylvain
OUGIER Stéphane
LATOUR Thomas
SANSON Thierry
OURTAL Marcel
LAURENT Michel
SAINT GENES Pierre
LAURENS Yves
SANTAMANS Christian
P
LECOMTE Hervé
SARDEING Gérard
PACHECO Jean-Pierre
LECUSSAN Patrick
SARRASIN David
PAGES Alain
LEMAIRE Serge
SAURAC Michèle
PAGES André
LETRENNE Georges
SAVIO Thierry
PAGES Jacqueline
LI Kandy
SCHMIT Bernard
PAGES Marie-Pierre
LOPEZ Philippe
SCHISANO Franck
PAILLES Fernand
GUERCI Jean
GUIBERT Jean
GUIBERT Max
GUILLEMIN Alain
GUITER Christophe
GUTHUIX René
SEGUELA Gérard
SEGUIN Jacques
SENTENAC Bernard
SOCKEEL Sandrine
SOLEILHAC Régis
SONNES Régis
SOUBIRAN Vincent
SOULA André
SOULA Patrick
SOULETTE Cédric
SOULIE Jean-Jacques
SOUQUET Alain
SOUQUET Jacques
SPANGHERO Walter
SUDRIE Henri
T
TACHIER Jean
TAMON Roger
TARDOS Michel
TEPE Francis
TEPE Patrick
TIGNOL Pierre
TOURNAIRE Franck
TORBIERO André
TORRES Jean-Claude
TOULZE Michel
TROUETTE Pierre
V
VALES René
VALETTE Jean-Baptiste
VALETTE Maryse
VANDERSTEIN Louis
VARTABEDIAN Éric
VERDIER Alain
VERZENI Lionel
VIALAS Pierre
VISCHI-SERRAZ Valérie
VIDAL Robert
VIE Jean Claude
VIGNARD André
VIGNARD Jacques
VIGNOLES J.Claude
VISA Georges
Z
ZITTER Jean-Luc
Les informations
concernant les adhérents,
adresses, mail, téléphone,
sont disponibles auprès
du bureau de l’Amicale
des Anciens.
103
SAISON 2014-2015
BOUCHERIE - CHARCUTERIE - VOLAILLES
BESNIER Père & Fils
MAITRE ARTISAN
ER
Fabien BESNI
Hugo
Marché Victor11
Tél : 05 61 23 39
Loge 224
1 04
LES ANCIENS DU STADE TOULOUSAIN
avec
TRUFFAUT
Plus Belle
sera la Terre.
le JARDIN
la MAISON
les ANIMAUX
RCS 440 033 090 - © Michel Gantner
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