N°1- Janvier 2009

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Transcription

N°1- Janvier 2009
Rédaction: Fatima ezzahra BENTAYEBI- Ouiame EZZANOUNI- lalla haja SY- MIDOURI
N°1
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009
Conception Graphique: Najia El habchi
www.mpntv.com
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edito
Chers tous,
Nous, étudiantes de la section journalisme sommes très fières
de vous annoncer le naissance de votre journal interne « What’s
up à ILCS ? », pour vous et par nous. Nous avons voulu créer
en vous parlant de nous, quelque chose qui vous ressemble.
Nous n’aurions pas pu le faire sans l’aide de Madame Myriam
Jebbor qui est d’ailleurs la marraine de ce « bébé », et sans
vous lecteurs non plus ! Un grand merci à vous !
Nous avons voulu un journal à l’image de l’ILCS, et plus
particulièrement de son environnement multiculturel. Dans
chaque numéro vous retrouverez une rubrique qui vous parlera
d’une ville du Maroc, une autre vous parlera de l’Afrique mais
ceci est tout ce qu’on vous dira, à vous de nous lire !
Nous espérons que vous aurez plaisir à le faire car nous avons
eu plaisir à y travailler.
Nos vœux vous accompagnent pour cette nouvelle année. Que
2009 soit pour vous, pour le Maroc, et pour l’Afrique une
année d’agréables surprises !
L’équipe de « what’s up à ILCS? »
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sondage
Un petit tour d’horizon au sein de l’école nous a permis d’en savoir plus sur vos
attentes aperçus images et témoignes...
Jamila Boussatta :
Moi, j’aimerais bien connaître les offres d’emploi, les
nouveautés d’ILCS, et aussi les compétences des étudiants
de l’ILCS parce que je pense qu’on a beaucoup de
compétences.
Kawtar Mouzdahir :
Ce serait bien de trouver dans le journal interne des
informations utiles à notre formation, aussi les profils
recherchés dans le marché Marocain, et pourquoi pas des
avis de lauréats pour comparer ce qui est théorique et ce
qu’on rencontre dans le marché de l’emploi.
Mohamed Amouri :
J’aimerais bien avoir des informations sur le monde de
l’entreprise, et des informations sur le futur que nous offrira
L’IlCS.
Bouchra Bouzidi:
J’aimerais bien trouver le parcours de lauréats de l’école,
des articles sur des organisations et des associations pour
l’emploi comme GOLF, AIESEC,….
MEHDI :
Je souhaiterai avoir des réponses sur l’évolution des
entreprises au Maroc, connaître les jobs offerts par les
entreprises, ce qui se passe à l’école, être informé des activités
parascolaires aussi.
HoudaOurkia:
Moi, j’aimerais trouver des news sur tout ce qui concerne
les étudiants de l’école : des articles à propos des cours, des
activités à faire, des opportunités professionnelles….
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Ils nous
parlent D’ILCS
Mme Barguach
Je suis à l’ILCS depuis sa création, c’est donc une histoire de longue durée.
Dans cette aventure, il m’a été donnée une chance extraordinaire, celle
de connaître tous les profils d’étudiants. Il faut dire que les premières
années, le public se conjuguait au féminin, les garçons étaient rares.
Dans ce long voyage, nous avons eu des étudiants motivés, d’autres
indifférents à leur formation, sans investissement particulier. Mais
dans chaque promotion, certains profils se sont distingués et nous
avons gardé d’agréables souvenirs. Des noms comme Karima, Ouiame,
Ayat, Sakina, Soulaf, Houda, Loubna, Alice, Hicham, Tariq, Ali, Mate,
Nadiha, Imane, sont restés dans ma mémoire et certainement dans la
mémoire des professeurs. L’ILCS est une belle aventure, vu le niveau des
inscrits et l’exigence de l’administration ; j’ai appris l’excellence dans le travail, le respect du
système éducatif performant. Comme on dit, « la qualité appelle la qualité » et « on n’a que
ce qu’on mérite ». Si nous méritons la confiance des « ILCSistes », c’est parce qu’ils méritent
notre investissement.
Mr Salemi
ILCS est une très bonne institution du fait des motifs de ses fondateurs,
du dévouement de son personnel, mais aussi de la qualité des
professeurs, et de la motivation de ses étudiants. La première
préoccupation de ses dirigeants est la qualité de leurs lauréats et celle
de l’enseignement qui a toujours été prioritaire sur l’agenda de l’ILCS.
Par ailleurs, la communication constante établie avec ses partenaires
Américains lui a permis d’être au plus près des demandes d’un monde
du travail en constante mutation. Et ce sont les étudiants de l’ILCS
qui sont le cœur de cette institution. Très actifs, ils sont nombreux à
être membres de la grande organisation qui est IASEC pour acquérir
une expérience avant même d’être diplômés. D’autres encore sont
actifs au sein même de l’institution en prenant part à l’organisation d’événements internes.
Cet environnement dynamique fait que l’on ne sent pas le temps passer à I’LCS. Ainsi, nos
étudiant se retrouvent très vite diplômés et incorporent de grands groupes. Personnellement,
je recommande l’ILCS aux étudiants qui veulent devenir de grands managers.
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un pied dans le bénévolat
Ils n’ont rien d’autre qu’un sourire!!!
leurs sentiments, ce qui les blesse
le plus et ce qui les rend heureux.
Leur cauchemar est la solitude,
leur point faible est la mort, ils
sont très sensibles et en même
temps très forts de manière que
puisqu’ils ont tous les mêmes si quelqu’un les blesse ils essayent
de se défendre immédiatement
problèmes.
en cachant au fond d’eux leurs
«Cette maladie, le cancer, blessures.
endommage le côté psychique de
l’enfant ainsi que le physique», Ils ont prouvé que s’ils ont le moral
nous explique le psychologue ils peuvent tout affronter. Un jour,
chargé des enfants dans la maison je m’amusais avec les enfants, et
«l’Avenir»,
Monsieur
Tahari, un membre l’administration m’a
ajoutant que les problèmes dit que Ali, 14 ans, allait subir une
psychiques que la maladie peut opération et être amputé d’un
causer sont différents selon l’âge, pied. J’ai demandé s’il comprenait
déjà ça, et j’étais vraiment choquée
le genre et la période de celle-ci.
quand j’ai su qu’il était au courant
Le moment le plus grave est le et jouait avec nous: il rigolait,
début de la maladie pour un s’amusait et faisait semblant de
enfant conscient (à partir de 7 ans) n’être pas touché au fond de lui.
qui réalise bien qu’il a été affecté
par une maladie mortelle. Dans J’ai rendu visite à Ali à l’hôpital
cette situation, l’enfant doit être après son opération. «Je n’oublierai
entouré par toute la tendresse jamais cette surprise car j’en avais
du monde, il doit sentir qu’on besoin», m’a-t-il confié. J’étais très
l’accepte pour accepter lui-même heureuse de le voir en «bonne
son cas. Il ne doit pas entendre santé», essayant toujours de
des mots de désespoir comme sourire « C’est vrai que j’ai perdu
« on peut rien faire pour lui … mon pied mais ma vie continuera
laisse le mourir…» Ces mots très et je vais chercher toujours à
offensifs dits par certains peuvent sourire…» a-t-il dit.
le pousser à penser à se suicider
ou à s’enfuir.
Nous connaissons tous au moins
un enfant qui souffre de cette
J’ai vécu avec ces enfants un mois maladie alors nous ne pouvons
qui m’a permis de mieux connaître pas rester les bras croisés devant
cette situation. Si nous n’avons pas
un dirham à leur donner, essayons
juste de dessiner un sourire sur
leur visage C’est la plus facile des
actions, être de temps en temps
avec eux.
Je voudrais partager avec vous ma rencontre avec les enfants atteints du
cancer et ces moments pleins d’émotion. Et ce sera à vous ensuite, si vous
le souhaitez, de nous raconter ici votre expérience dans le bénévolat. Par
Fatima Ezzahra BENTAYEBI
A
u Maroc, il y a des milliers
d’enfants qui souffrent de maladies
mortelles. Leur vie est menacée,
chaque nuit ils se demandent si
demain sera la fin du cauchemar ou
la fin de leur vie. Parmi ces enfants,
il y a les cancéreux auprès de qui
j’ai passé un mois merveilleux.
La maison «L’Avenir» créée en
1986 leur donne suffisamment de
courage et d’espoir pour continuer
le chemin et affronter leur maladie.
Elle met à la disposition des enfants
et de leurs parents le logement,
la nourriture, les médicaments,
et essaie même dans certains cas
de financer leurs opérations.
«Le premier jour où je suis venu à
l’association, je me suis demandé
pourquoi les enfants ici étaient
sans cheveux, mais après les
chimiothérapies, mes cheveux ont
commencé à tomber, alors c’était
normal pour moi ou plutôt mieux
car maintenant je ressemble à mes
amis», raconte un enfant de 11
ans. Ce témoignage montre que
la force avec laquelle les enfants
sont unis à l’association les aide
à surmonter leurs problèmes et
les pousse à se sentir «normaux»
J’avais
intégré
l’association
«l’Avenir «dans le but de ramener
le sourire à ces petits anges,
mais j’ai été très surprise par leur
force, leur espoir et leur envie de
continuer le chemin, et finalement
ce sont eux qui m’ont redonné le
sourire.
Fatima ezzahra BENTAYEBI
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ma ville
TETOUAN
Cette rubrique est faite particulièrement
pour vous. Dans chaque numéro,
Quelqu’un présentera sa ville natale,
aperçu personnel d’un Maroc riche de
ses différences.
M
Elle est connue pour ses plages
a vie à TETOUAN se divise dorées: Capo Negro, Marina Smir,
en deux parties. J’ai vécu dans Martil,… TÉTOUAN est en fait
un quartier qu’on appelle constituée de la médina et de la
‘’l’aéroport’’ car mon père étant nouvelle ville. C’est une ville de
un contrôleur de la navigation shopping connue pour ses célèbres
aérienne, on était obligés de vivre souks comme Bab Nouadre….
à côté de l’aéroport. La, ne vivaient J’ai un grand amour pour elle, je
que les employés de l’aéroport
et leur famille. On était comme
une famille, on se connaissait
tous. Lorsque mes frères et moi
avons eu l’âge d’entrer au collège,
c’était loin et à cause de ca, on a
déménagé. Ça m’a fait mal, car j’ai
laissé mes copines, mes voisins,
aussi mes souvenirs. La vie dans
le nouveau quartier était difficile
car je ne connaissais personne,
mais petit à petit j’ai commencé à
faire connaissance avec les gens.
Tétouan, qu’on appelle aussi la
colombe blanche est au nord du
Maroc, son emplacement est
magnifique puisqu’elle se trouve
sur les côtes de la Méditerranée.
voudrais faire quelque chose pour
l’améliorer particulièrement au
niveau associatif. J’espère que je
pourrai faire quelque chose de
bien pour ma ville.
Ouiame EZZANOUNI
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experience de Lalla
Galères d’un premier stage
L’ILCS exige un stage en plus des
examens pour valider chaque
année de formation. En juillet,
pour anticiper sur mon entrée
en filière journalisme je décide
d’effectuer le mien dans une
maison de presse à Dakar.
Je deviens donc stagiaire a
L’office : « quotidien des sans
voix », le premier jour l’accueil
est chaleureux et « tout le
monde il est beau, tout le
monde il est gentil. »On me
laisse rentrer chez moi, pour
commencer officiellement le
lendemain. Je me présente sur
les lieux a 15h, et rencontre par
la même occasion celui qui va
être mon encadrant. C’est le
rédacteur en chef « tu vas en
reportage tout de suite, c’est un
meeting politique…écoute et
ne pose pas de questions ! » me
dit il. Le meeting en question
permet de réunir les partisans
de la « ligue démocratique »,
dont le leader, féroce opposant
du gouvernement en place
ne cesse de marteler : « Le
Sénégal va mal, il y a pénurie de
toutes les denrées de première
nécessité, et nous subissons
un régime de pique Pocket !
De retour à la rédaction cette
citation constituera le titre de
mon premier article. Sagement
assise, j’essaie de mettre de
l’ordre dans mes notes pour
« pondre » un papier. C’est
fastidieux, car je me mets la
pression, perdue et me sentant
seule au monde, j’oublie toutes
les techniques de rédaction
de l’information apprises à
l’école. J’y arrive mais au final,
mais mon premier article est
complètement retravaillé et
reformulé par mes supérieurs.
Mon travail est jugé trop
« soft », je réalise alors que je
suis stagiaire dans un journal
de l’opposition !Il serait long
de vous raconter mon stage au
jour le jour, mais laissez moi
partager avec vous quelques
anecdotes… Je dois tout d’abord
vous parler de la voiture qui
nous emmène en reportage :
un vieux carrosse cabossé qui
menaçait de rendre l’âme tous
les deux mètres. Un jour on
m’envoie en reportage pour un
grand évènement musical, à sa
clôture je suis bien contente
car j’ai tous les éléments
pour écrire un bon papier ;
tellement contente qu’arrivée
dans la voiture je m’assoie
lourdement sur la banquette
arrière…la catastrophe : un gros
clou la traverse et déchire aussi
bien mon pantalon préféré que
ma fesse ! Et me voila hurlant
de douleur ! Plus tard dans la
même semaine, on m’initie a
une pratique bien étrange .A
l’occasion de l’ouverture d’un
nouveau programme dans
un établissement scolaire dit
d’excellence, les meilleurs
élèves de la nation sont formés
puis sélectionnés afin d’intégrer
de grandes écoles de gestion
et de commerce. La rencontre
se termine par la distribution
d’enveloppes
contenant…
de l’argent ! Je regarde alors
mon collègue et les autres
journalistes, très mal à l’aise je
fais la même chose qu’eux. Mes
cours d’éthique en journalisme
m’apprendront qu’il ne faut
jamais accepter de cadeaux.
Chers lecteurs je vous promets
que ceci ne s’est plus reproduis.
Par contre j’ai du accepter
quelques cartes de visite, on ne
sait jamais…Seulement je me
suis rendue compte qu’elles sont
souvent des outils de drague
que des males prédateurs
utilisent pour avoir votre
numéros de téléphone…mais
il faut savoir jouer le jeu, mais
mettre des limites avant que
cela ne frise le harcèlement !
Mes derniers jours de stage
au sein de la rédaction sont
quelque peu pénibles. En effet
un débarquement de nouveaux
stagiaires s’opère, avec en prime
les sosies de Nicole Ritchie et
Paris Hilton. Dans un milieu ou
domine la gente masculine, elles
font l’effet d’une bombe. Du
coup les anciennes comme moi
sont reléguées au second plan.
S’en est assez, heureusement
que c’est la fin ! Somme toute,
j’ai beaucoup appris de ce stage
laissez moi donc vous donner
quelques conseils pratiques :
pas de talons en reportage,
ayez toujours un dictaphone
opérationnel, et asseyez vous
avec grâce sur la banquette
arrière ! Mais plus sérieusement,
cette expérience m’a donné un
peu plus de confiance en moi et
en l’avenir, sans oublier le gout
du travail bien fait.
Lalla SY
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Reportage
RENCONTRE
Des
professionnels
du monde de la
communication
sont venus
partager avec
les ILCSiens
leur expérience
et leur savoir.
Jcompte-rendu,
eudi 11novembre 2008;
par Fatima
Ezzahra Bentayebi.
Les étudiants de l’ILCS ont eu
la joie d’accueillir Monsieur
Mohamed Jebbor, expert en
Communication et Marketing,
et Madame Najat El Honsali
directrice général de l’agence
“7 et much communication”.
Najat El Honsali et Mohamed
Jebbor sont d’abord revenus
sur leur parcours universitaire
et
professionnel
avant
d’entamer un débat avec les
étudiants en répondant à
leurs questions.
Notre invité expert en
Marketing Social et chercheur
dans le domaine du planing
familial et de la lutte contre
le Sida nous a sensibilisé à
ce sujet, ce qui a donné lieu
à une longue discussion.
L’essentiel était de connaître
la situation en matière de
Sida au Maroc et de définir
comment, nous, qui faisions
notre entrée dans le monde de
la communication, pouvions
changer le futur de notre
pays concernant la libération
des mentalités. Au vu de
l’expérience de Mohamed
Jebbor dans certains pays
Africains, il semble que chez
nous, le tabou soit un frein ;
ailleurs en effet, la possibilité
de parler de ces sujets
en toute liberté offre aux
population des façons bien
plus efficaces de se protéger
de cette maladie.
Najet El Honsali,
quant à elle, nous a parlé de
la manière dont elle avait eu
l’idée de monter sa propre
boîte de communication ;
il en résulte qu’il n’est pas
compliqué de réaliser cela.
En revanche, il est souvent
difficile, au début, de faire
face aux fins des mois.
« Donc il faut assumer tous
les risques”, a-t-elle ajouté.
Très vite, une vive discution
s’est engagée sur les
exigences qu’une persone
doit avoir pour réussir à
réaliser un pareil projet de
communication. Selon Najat
El Honsali, la première des
conditions nécessaires est
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Reportage
d’aimer et d’être
attiré
par
le
domaine. « Après,
l’experience vient
avec le temps,
par la force des
choses », a-t-elle
ajouté, ce à quoi
Mohamed Jebbor
a ajouté que le fait
d’avoir un diplôme
d’une
grande
école ou d’avoir de
l’argent n’était pas
toujours suffisant
pour réussir cette
expérience.
A la question : “
Comment faitesvous pour trouver
des client?”, Najat El
Honsali a répondu qu’un
travail bien fait était ce
qui lui faisait une bonne
reputation et qu’elle
comptait sur “le bouche
à oreille” pour faire
connaître son agence.
Cette rencontre s’est
achevée sur une vague
d ’a p p l a u d i s s e m e nt s .
Merci donc à ces deux
professionnels de la
communication
qui
nous ont donné à nous,
étudiants , une vision plus
claire sur le monde du
travail qui nous attend.
Fatima ezzahra BENTAYEBI
Ouiame EZZANOUNI
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experience
de midori
POÉME
Absence, silence,
distance
Quand les mots même ne rassurent plus
Accroche-toi aux sourires, aux souvenirs.
D’hier à aujourd’hui des promesses, sans plus
Qu’il t’a faite dans des moments de rires
D’amour, de haine, d’angoisse…un tout confus
Non, peut-être, oui…d’une hésitation à la confiance
Au point de t’oublier pour lui donner tout de toi
Quand, pourquoi et comment…c’est là une science
Qui t’es inconnue, tu la découvres et elle te déçoit
Il ne te reste qu’espérance, endurance, et patience
Qu’importe ! Demain est un nouveau jour
Aux passés se conjugueront les absences
Aujourd’hui tu y croirais pour toujours
Mais le présent fait écho à ses silences
Hier encore ne te parlait-il pas d’amour ?
Seulement…quel sens a-t-il quand il est égal à distance ?
Lalla Sy
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C
Une autre
vie
e n’est pas moi qui ai décidé de venir
au Maroc. Comme je suis boursière,
c’est l’organisation de bourse qui me l’a
assigné. Quand j’étais en dernière année
de licence, j’ai voulu partir du Japon pour
connaître ce qu’on ne peut pas apprendre
là-bas. Heureusement pour moi, j’ai obtenu
une bourse pour étudier dans un pays
francophone : le Maroc, m’a-t-on dit. Je suis
alors arrivée avec un peu d’informations sur
le pays, et beaucoup d’inquiétudes Le pays
où le soleil se couche a accueilli une jeune
fille qui vient du pays où le soleil se lève, avec
un tas de surprises. La première chose qui
m’a étonnée est la circulation automobile :
au Maroc, on respecte beaucoup moins
la loi de la circulation qu’au Japon. Je ne
savais pas comment traverser la rue et
comment arrêter un taxi. Et le taxi d’ici,
sa porte ne s’ouvre pas automatiquement
et on prend un autre client même je suis
déjà dedans ! Les toilettes sans papier aussi
m’ont surprise, franchement, je ne sais pas
encore comment on fait. Comment ça peut
nous aider, un petit seau ? Je ne me suis pas
encore habituée à manger sans baguettes.
Surtout quand on mange le poisson qu’on
a beaucoup aussi chez nous, ça prend
plus de temps avec la main droite. Mais la
cuisine marocaine est si bonne que ce ne
me dérange pas tant que ça. Il me semble
également bizarre qu’on trouve presque
que les hommes au café, surtout le soir, en
plus sans alcool. Et quand on demande le
chemin à quelqu’un, il peut nous amener
jusqu’à destination pour indiquer son
chemin. Quelle gentillesse… ce n’est pas
possible de marquer tout ici. Je commence à
m’habituer à la vie et je suis sûre qu’il y aura
bien des choses à remarquer ici encore. Ça
pourra me faire plaisir et aussi m’énerver.
Tout ce qui m’arrivera est justement tout ce
que je dois apprendre parce que c’est moi
qui ai choisi de vivre à l’étranger pour vivre
d’autres bonnes expériences.Le Maroc
était la sélection de l’organisation. Mais à
la fin de mon séjour, ce sera ma décision
si c’est un des meilleurs choix que j’ai fait…
Ma petite aventure vient de commencer.
Midori
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AFRIQUE
Bachir Thiam est originaire du Sénégal. Installé au Maroc depuis 15 ans, il exerce
aujourd’hui à Casablanca le métier de journaliste. A travers cette interview il nous livre un
peu de lui-même… Lalla Sy
ou partiellement le français) des
journalistes Marocains ainsi que
le directeur de l’ISJ de Rabat de
l’époque. Ce dernier m’a proposé
de faire un 3ème cycle chez lui…
A l’époque, l’Institut formait
plutôt des grands débutants,
soit des diplômés d’université
et d’écoles supérieures,
qui y suivaient un «3ème
cycle»...Je suis donc arrivé
début 94 au Maroc, et là,
une fois sur place, je me
suis rendu compte qu’il
s’agissait de cycle de grands
débutants (la même formation
que pour les bacheliers, en
plus résumé...). J’ai donc
préféré trouver du
travail pour le reste
de l’année avant
de retourner chez
moi reprendre mon
job de journaliste
au « Sud Hebdo »,
devenu quotidien.
J’ai travaillé en
tant que free lance
à « L’opinion », à ex « Maroc
Economie », au groupe « La
Gazette » avec 3 hebdos à l’époque
(gazette du tourisme, du sport,
de l’urbanisme...) devenue entre
temps « La Gazette du Maroc ».
Après avoir évolué de 1 997 à 2003
à « Maroc Hebdo », je suis devenu
l’attaché de presse de l’Association
« Maroc 2010 » chargée de
promouvoir la candidature du
Maroc à l’organisation de la coupe
du monde 2010 de football...une
belle aventure de 10 mois ! Après,
j’ai rejoint « Tel Quel » pour quatre
semaines pendant lesquelles je
signais des articles sous pseudo
parce que j’étais en négociation avec
Challenge Hebdo que j’ai intégré
pour 6 mois avant de conclure
avec l’Economiste, en 2005...
En quoi consiste votre travail ici?
W
E
I
V
ER
T
N
I
Quel a été votre cursus ?
Après un DEUG en Sciences
Humaines option histoire, j’ai
intégré le Centre des Etudes
et Sciences des Techniques
d’Information de Dakar. Ensuite,
direction l’Ecole Supérieure de
Lille. J’ai clôturé mes études par
un DEA en relations presse et
communication à l’Université
de
Louvain
en
Belgique.
Dans quelles circonstances êtesvous venu au Maroc?
C’est une longue histoire qui a
commencé en 1 993 à Lomé, au
Togo. J’ai rencontré, lors d’un
congrès de l’AUPELF (association
universitaire parlant entièrement
Je
suis
journaliste
reporter.
Etes vous confronté à des
discriminations, ou du racisme?
Discrimination, je ne sais pas
trop, mais racisme oui, au même
titre que tous les «Africains»,
comme les Marocains se plaisent
à nous désigner ! Cependant,
il s’agit de racisme primaire ;
c’est fondé par l’ignorance
et par des a priori culturels...
Avez-vous le sentiment que votre
identité Sénégalaise joue en
votre faveur dans vos rapports
sociaux
ou
professionnels?
Pas plus que le facteur anecdotique
qui veut que le Sénégalais soit
chez lui au Maroc ! L’intégration
est plutôt une affaire individuelle.
Etes-vous définitivement installé
au Maroc ou envisagez-vous
un retour dans votre pays?
Je suis définitivement installé au
Maroc… 15 ans bientôt, que je
me suis inséré dans la vie active !
Où vous voyez-vous dans 20 ans?
Peut être sur un yacht dans une
des marinas en chantier à travers
le Royaume… Ma fin de carrière
peut être envisagée quelque part
ici ou dans le monde, peut-être au
Mali qui est ma troisième patrie
(ma maman est Malienne)... Je
veux dire simplement que le
monde est tellement connecté
que je pourrais me sentir bien
partout pourvu que les conditions
d’existence me le permettent. J’ai vécu 4 ans au Zaïre du temps de
feu Président Mobutu Sese Seko
avec mes parents et un peu partout
dans le monde. En définitive, je
suis un enfant du monde sans
patrie.
Lalla SY
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AFRIQUE
En débarquant en Afrique du Nord, Tabara Dramé s’est entendu dire : « Bienvenue à
nos amis Africains ! » Nous avons rencontré cette ambitieuse jeune fille dans les locaux
de l’ILCS, venue comme de nombreux étudiants et étudiantes « Africains » chercher le
savoir au Maroc. Elle nous parle de son intégration, et de ce racisme dont il est trop
souvent question.
T
I
A
R
T
OR
P
TDakar
abara nous est arrivée de
en octobre. A première
vue, on la croirait candidate
à un casting de mannequinat
tant elle est grande et fine. Elle
porte ses cheveux courts et a le
visage fin. Son regard qui suit
tout ce qui bouge m’interpelle
et trahit sa curiosité. Pour moi,
elle est facile à approcher. Avec
beaucoup de spontanéité elle
me parle de son parcours. Un
Bac littéraire en poche, c’est
d’abord vers le Canada qu’elle
se tourne pour des études en
stylisme et management. Sur les
conseils d’une amie, elle jette
son dévolu sur L’ILCS de Rabat
pour poursuivre des études
en communication. Pour cela
elle a bien des atouts : ouverte
et polyglotte, elle saurait
vous tenir une conversation
en portugais, en anglais, en
espagnol, et en français aussi
bien qu’en wolof. Ses premiers
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propos sont amères : « Je
ne sais pas si je peux le dire
comme ca…mais il y a un réel
problème de racisme, et je ne
m’y attendais pas. » Elle nous
raconte l’aventure dans laquelle
elle s’est embarquée quelques
jours plus tôt alors qu’elle était
à la recherche de produits pour
cheveux afro. Faisant le tour
des magasins de cosmétiques
de la Médina, elle a constaté le
manque de considération à son
égard de la part de beaucoup
de Marocains et dans bien des
comportements. « A chaque
fois, soit on te regarde de
la tête aux pieds, soit on te
regarde de travers, parfois tu
poses des questions et on ne
prend même pas la peine de
te répondre ! » nous dit elle.
Le choc est d’autant plus grand
que chez elle l’étranger est
mis sur un piédestal. Malgré
cela, c’est avec un sourire aux
lèvres qu’elle nous parle de sa
famille d’accueil marocaine,
des amis de sa famille qui l’ont
accueillie à bras ouverts. Selon
elle, il ne faut pas généraliser :
tous les Marocains ne sont
pas racistes. Mais elle ne peut
s’empêcher de penser à l’image
de l’Afrique Noire ici au Maroc,
et déplore l’amalgame fait entre
les étudiants subsahariens
et les clandestins aspirant à
l’eldorado. Quoiqu’il en soit, ce
quiproquo justifie-il ce racisme
dont les subsahariens sont
souvent victimes ? Néanmoins,
dans
cette
communauté
étudiante et multiculturelle,
elle ne se sent pas dépaysée et
se dit agréablement surprise
par l’esprit de camaraderie
qui règne. « J’ai trouvé une
communauté « Africaine »
solidaire et unie dans la
galère malgré les différences
de cultures. » Tabara y est
d’autant plus sensible qu’elle
est issue d’un mariage mixte :
son père est Sénégalais et sa
mère est Algérienne « Cela
m’a permis d’être sans a priori
quand je rencontre quelqu’un,
et de puiser dans ma double
culture », ajoute t-elle. Elle nous
confie un secret : elle parle le
« darija » mais se garde de le
dire, histoire de répondre après
coup à ce qui pourrait se dire
dans son dos.
Elle reste positive sur son avenir
au Maroc, car son mot d’ordre
c’est : la joie. Elle dit essayer
d’en mettre dans tout ce qu’elle
fait. On pourrait tous bien s’en
inspirer !
Lalla SY
25/12/08 16:00:49
humeur
blague
A mon pere l’affectueux (hnin), juste
tais toi et ca suffit
Ta lettre est arrivee sur moi, et je
l’ai attrapee. Je l’ai lue et j’ai
compris son distinataire
(lmekssoud).
sont pas
folles.
Dans les cotes de Mars le temps
va s’agiter.
Depuis qu’elle est venue sur moi,
le sommeil s’est envolé sur moi,
et mon coeur se coupe morceaux
morceaux.
Vous etes restes sur moi
beaucoup et sans mesure.
Tu m’as dit que mon frere Hamid
est sorti sur la route, dis-lui que
si il
se perd il n’a qu’a attraper la
terre.
Il lui manque de faire une vente
et achat sur sa tete.
Aujourd’hui, chacun frappe sur sa
tete. Si il continue
de se clouer (tmesmar) sur nous
et qu’il ne suive pas nos paroles,
qu’il
nage dans sa mer.
Je Mendie Dieu pour qu’il vous
donne la sante et le feu. Et que
Dieu nous
amene tous dans la lumiere et le
salaire (khlass).
J’ai exporte a toi quelque
argent pour que tu tournes le
mouvement un peu. Paie le loyer,
l’eau et l’electricite qui sont sur
toi et aussi le carnet
de Hmad Eshelh.
Ne frappe le calcul a rien. Le Singe
agricole doit attendre
un peu.
Dis leur que le temps est un peu
fatigue, mais que tes vaches ne
Celui qui a elle, a elle (li liha liha).
Que dieu nous donne celle dans
laquelle il y’a de l’abondance.
Quant a ma soeur Mina, dites-lui
de ne pas
se dépêcher sur le mariage, ceux
qui sont depeches sont morts.
Que dieu lui apporte un fils des
gens. Tu ne sais pas l’abondance
dans qui
elle est.
Dis a mon accoucheuse que la
tete de la boutique qu’elle m’a
envoyee est
tres belle. Ainsi que les herbes du
refroidissement.
Que Dieu vous fleurisse
(nawwarkoum) pour du livre que
le mendiant (taleb)
Si Ben Achir a ecrit pour moi, et
que vous m’avez exporte.
Je l’ai toujours dans mon cou. Il
me protege beaucoup de l’oeil
(laayn).
Dis lui aussi que mes yeux
sont encore sur Ittou la fille du
beigneteur
(shefnaj) le berbere.
C’est une famille de la
conservation et de la timidite.
(lhsseb ou l’arad)
J’etais malade dans le mois de
Interdit (moharram), j’ai attrape
le lit
quinze jours, les medecins m’ont
cherche et m’ont leve le sang.
Ils m’ont dit que je n’ai ni sel
ni sucre, seulement un peu de
froideur.
Maintenant le temps m’a passe,
et je suis avec abondance Dieu
Roi De merci.
Ici dans la terre d’etrangement, la
vie est difficile, meme si nous
photographions l’argent, le temps
n’est pas jusqu’a la-bas, il n’y a
que
cours apres moi, je cours apres toi
et celui qui se neglige se rase.
Mon Saveur (maalam) est content
de moi., je travaille dans sa
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