Leaves_(Emeline)_files/ Resume tour du monde

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Leaves_(Emeline)_files/ Resume tour du monde
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60 route de Grenade
31700 Blagnac, France
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Sébastien : [email protected]
amis d’Emeline, il y en a beaucoup sinon
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Facebook : cherchez « Sébastien Leclair » dans les
Skype : soup31
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Voyage autour du monde
Emeline et Sébastien
juillet 2014 - février 2015
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Notre voyage débute le 8 juillet 2014. Cependant, il a commencé indirectement avant, avec des
pourparlers, des recherches et des lectures, le choix global de la route puis du matériel. Il fallait
nous voir au Vieux Campeur, comme des enfants à Noël !
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Emeline arrête son travail le 21 juin et Sébastien passe sa soutenance de mémoire (de master 2
vieillissement, handicap, adaptation aux mouvements, au Kremlin Bicêtre à Paris) le 24.
Le déménagement des affaires d’Emeline vers leur lieu de stockage à Limoges a été assez épique
(l’ultime trajet Toulouse-Limoges nous a pris la nuit entière).
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Et enfin, nous partons pour Paris, où Emeline se bloque le dos et remercie le ciel d’avoir un chiro
à portée de main.
Nous quittons la capitale direction Doha, Qatar. Notre première escale y est de courte durée : une
nuit seulement, ayant permis de faire baisser le prix total des billets d’avions.
Cette nuit fut quand même riche en découvertes et émerveillements : c’était le ramadan, nous
avons fait un tour au souq Waqif, vu le magnifique port et failli être contraints d’acheter un
faucon (ou au moins, une perruche) par un vendeur fort généreux en thé et en dattes. Nous avons
aussi expérimenté pour la première fois notre force mentale face aux tentatives d’arnaque de notre
2e chauffeur de taxi…c’était bien parti !
Notre première nuit dans l’aéroport fut frigorifiante malgré la chaleur extérieure étouffante, mais
nous étions remplis d’excitation et de joie, nous demandant ce qui nous attendait.
!
La suite fut un vol d’environ 15h de Doha à New York City, où nous sommes restés 3 jours à faire
les touristes. Au moment du départ, nous avons loué la plus petite voiture trouvée sur internet, et
nous sommes retrouvés avec non pas la Fiat Panda de la photo, mais une immense Ford Escape
dans laquelle nous pouvions dormir de tout notre long dans le coffre ! Après l’apprentissage du
fait qu’aux US les feux sont situés APRES les carrefours, Emeline arrive à sortir de Manhattan
sans rien casser et nous nous dirigeons vers Boston en longeant la côte.
Arrivés dans le Rhode Island, vient un soir où nous nous arrêtons dans un parc régional pour
demander à un monsieur si on a le droit de dormir là dans notre voiture. Il discute un peu et nous
jauge, puis décide de nous inviter chez lui, à condition bien sûr qu’on ne tue pas sa femme et ses
enfants ! Il s’appelle Ted, il a une famille magnifique, ils nous emmènent à une compétition de
foot, faire du surf, à Providence (capitale de l’état), dans le bar où sa femme Karen et lui s’étaient
rencontrés…et nous envoient chez Roger, le frère de Ted, dans le New Hampshire. Les larmes
coulent le jour du départ, le Rhode Island a bouleversé nos plans et nos êtres.
Le séjour dans le New Hampshire est magique, paysages fantastiques, randonnées dans les
montagnes, les lacs, Roger, Merle, leurs amis Dick et Jennie…
Nous poursuivons avec une après midi dans Boston, puis direction le Maine, où on retrouve Clelia
et Olaf, les cousins d’Emeline. On visite notamment le beau park d’Arcadia.
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Notre étape suivante est le Canada, en premier le Québec avec les baleines de Tadoussac, Québec
city, Montréal chez Cécile et Mehdi, puis Ottawa-Gatineau (où Emeline est née) chez Anne-Marie
et Jean (ami de ses parents dans le temps). Une semaine avec Marie, Caro, Ana et Hugo à visiter
et se prélasser ! Grand bonheur de se retrouver.
Toronto où on croise nos amis de l’Iowa Craig, Minny, Rajin et Ria ; suivie de Niagara Falls où l’on
contemple les chutes éclairées de nuit puis (après une nuit sur un parking) au lever du Soleil (et
où l’on voit pour la première fois l’endroit où un arc-en-ciel touche terre).
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De la route, de la route, de la route et nous voilà à Chicago chez Ali, amie d’ami du New
Hampshire.
Les gens se mobilisent pour nous faire une chaîne d’accueil dont on avait entendu parler dans les
livres d’Alexandre Poussin, en pensant que ce n’était dans son cas qu’un concours de
circonstances particulièrement chanceux. Et bien, ça existe, pour de vrai, une solidarité bien
réelle, une gratuité et une générosité immenses et tellement inattendues qui nous laissent ébahis
et ravis.
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Nous prenons l’avion de Chicago pour Anchorage, Alaska. Nous sommes le 14 août et nous avons
déjà tellement derrière nous.
Anchorage est exactement telle que nous l’imaginions. Il fait un peu froid, et nous irons nous
ravitailler en vêtements plus adaptés dans un thrift shop.
Les semaines en Alaska furent des moments comme hors du temps dans des lieux comme hors du
monde. Ces endroits sont marqués de quelque chose de si particulier.
Nous sommes allés à beautiful Talkeetna, un petit village adorable et adoré (où pour la première
fois depuis un certain temps nous sommes retournés quelques jours après. L’impression d’être
dans un endroit familier était très étrange !) ; dans le parc national du Denali où nous avons pu
admirer, béats, une dizaine de grizzlies faisant des réserves pour l’hiver approchant, des caribous,
des chèvres des montagnes, entendu des loups…mais pas vu la montagne du Denali elle-même
(aussi appelée Mont McKinley), drapée dans ses nuages. C’est le cas de 70% des visiteurs du
parc ! Nous l’avons vue de loin de Talkeetna.
Nous sommes allés à Seward, dans le sud, mais le mauvais temps nous a empêchés d’aller sur un
glacier ou de voir les fjords.
Nous sommes allés à Palmer pour l’Alaska State Fair où nous avons entre autres assisté au
concert du groupe a capella Pentatonix.
Nous nous sommes perdus dans une forêt où nous avons croisé une crotte d’ours…fraîche.
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Mais encore une fois, c’est les gens qui nous ont peut-être le plus surpris.
Nous sommes allés dans une « cabin » (petit chalet sans eau ni électricité) que nous avions louée
au bord d’un lac après quelques aventures (on n’a pas trouvé la première qu’on avait louée, Séb l’a
beaucoup cherchée sans succès dans les bois et a fait la rencontre de sa vie avec un
« moose » (élan/orignal). Puis le lendemain, on nous en a assignée une autre, en effet, la
première n’était accessible qu’après une randonnée d’une journée comprenant du canoë, sans que
ça soit mentionné sur le site).
Finalement installés, Sébastien essayait de pêcher dans le lac avec un leurre de sa fabrication,
puisque ceux du commerce ne fonctionnaient pas vraiment : un bout de bois, une baie rouge pour
la tête, deux triangles en plume pour les ailes, de la cire de bougie fondue et un des cheveux
d’Emeline pour maintenir le tout, et la mouche de McGyver était née !
Un autre pêcheur en barque est passé, ils ont commencé à discuter et il a visiblement été
impressionné par ladite mouche.
Cela nous a valu une invitation à barbecue dans la cabin voisine avec Matthew (le pêcheur), et ses
amis Gary et Leslie. De grandes discussions, de la chiro au coin du feu, de la guitare et des aurores
boréales sur le lac pour une très très belle nuit.
Le lendemain, nous étions encouragés par Matthew à aller dans sa maison (sans lui, il restait une
nuit de plus que nous dans sa cabin), pour « se doucher, dormir dans son lit, se faire bien à
manger ». Incroyable.
Nous sommes restés quelques jours avec lui et on peut dire que ça a changé nos vies.
À part Matthew, l’Alaska regorge de gens formidables, comme tous ceux qui nous ont pris en
auto-stop (Jonas et Katja (mais ils sont suisses), Joshua le gifleur d’orignal, Brett qui passera deux
heures à planifier notre road trip à venir dans l’Ouest américain, Mark le mormon avec qui on a
pu confronter les on-dits à la réalité…), Kerem, Barbara et Gareth de Seven Trees Hostel où l’on
s’est sentis chez nous à Talkeetna, le groupe de musique One Take qui nous a enchantés mais
également aidés, Joe qui nous a prêté du matériel de camping pour le Denali… Nous ne
connaissions personne, encore une fois la solidarité a été énorme.
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L’Alaska aux multiples facettes nous laisse un sentiment tellement fort.
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Nous la quittons début septembre. L’avion nous mène à Calgary au Canada, une charmante
« petite grande ville ». Puis la route à travers les Rocheuses jusqu’à Vancouver où nous ne
visiterons pas la ville, mais passerons plusieurs jours sur un voilier avec Graham entre les îles. Pas
d’orques vues, mais des paysages fantastiques, des leçons de voile et des temps précieux.
Sébastien essaye toujours de pêcher, avec des lignes traînant du bateau mais les saumons sautent
partout en l’air autour de nous sans pourtant se faire prendre !
Avant de s’embarquer, nous avions passé une nuit chez Jonathon, un homme ayant construit seul
sa magnifique maison. Nous l’avions à peine rencontré, pourtant au moment de retrouver Graham
et son voilier, il s’inquiétait pour nous comme si nous étions de vieilles connaissances. C’est un
grand exemple de ce qui nous est arrivé tout au long du voyage : des rencontres brèves, des
séjours courts, mais des relations authentiques et très fortes ayant laissé des traces extrêmement
profondes en nos coeurs.
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Après Vancouver et ses îles, direction Seattle et la maison de Bob, ancien collègue du père
d’Emeline. Sébastien et lui feront des trucs de gars pendant qu’Emeline et Wenden, la femme de
Bob, parleront à n’en plus finir. Nous rencontrons également Megan et Maya. Moments tellement
beaux et forts. Et le ski nautique ! une grande première, Emeline n’étant pas peu fière de ses
prestations. (Séb est meilleur en surf, alors bon, ça va ;) )
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Puis, nous prenons une nouvelle fois la route. Un peu vers l’Est : nous allons au Yellowstone
National Park. S’ensuivent Arches, Zion, Grand Canyon, Death Valley. Randonnées pieds nus sur
les roches rouges, enseignements, admirations, monuments minéraux et instants de vies sauvages
surprises…Tant de beautés et de diversité nous laissent émerveillés, méditatifs et grandis.
Comment décrire ces ciels étoilés, ces silences vivants et ces puissances ressenties, ces variétés de
formes et de couleurs, cette incroyable et infatigable nature.
Il n’est presque pas la peine de mentionner notre pause à Las Vegas, mue par une espèce de
curiosité. Une soirée à se promener dans la ville, presque forcés, à sentir tout ce malsain dans
l’air. Nous avons envie de nous échapper, et ne tardons pas le lendemain matin !
Nous retrouvons la sérénité au bord du Mono Lake, (un lac salé bordé de statues naturelles
bizarres et réserve d’oiseaux) et au Yosemite, enfin. Brett en Alaska nous l’avait dit, il aime
passionnément tous ces endroits, mais le Yosemite est sacré. C’est vrai. On le sent. Les marches
dans les forêts et les siestes dans nos hamacs closent ce mois de pérégrinations enchantées.
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Nous arrivons tard à San Francisco, où Emeline est mise hors d’état de nuire et sera dans le
brouillard jusqu’à Los Angeles. Ce n’est pas si grave, les parcs nous ont retenus et il ne nous reste
que peu de temps, pas assez pour visiter les villes de toutes façons. Mais elle rate la route le long
du Pacifique à dormir et essayer de se réhydrater. Elle prendra quand même un bain d’océan
revigorant vers la fin.
De Los Angeles (aidés par Lance, un collègue d’ami), nous faisons nos adieux à l’Amérique du
Nord et décollons pour le Brésil. Nous sommes le 5 octobre.
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Le Brésil (« Braziou »). Trois jours à São Paulo (« San Paolo ») pour prendre le pouls et le
rythme de ce pays nouveau, à boire de l’eau de coco et du super café et à beaucoup marcher. On se
fait avoir parce qu’on s’oriente au Soleil une fois, pour notre première dans l’hémisphère sud, on a
un peu oublié un détail de taille… la Lune aussi est différente, comme couchée sur le côté.
Nous nous dirigeons ensuite vers Belo Horizonte (« belorizontch ») pour retrouver nos amis
rencontrés en 2011 aux JMJ de Madrid.
Nous restons avec eux trois semaines épuisantes et enthousiasmantes. Ils ne s’arrêtent JAMAIS !
On danse, on rit, on apprend le portugais, on mange, on marche énormément. Le fait de passer
tout notre temps avec des gens qui vivent là où on est donne une saveur particulière au lieu. On
ose plus essayer de la nourriture différente par exemple.
Presque tout est dépaysant, les plantes et les arbres (qui eut cru qu’il existait autant de palmiers
différents ?), les animaux, les maisons, les aliments, la musique.
Le fait qu’on est aussi pour la première fois dans un pays où peu parlent anglais.
Le fait qu’on est dans l’hémisphère sud, qu’on étouffe de chaud alors qu’on commence à voir des
décorations de Noël et que notre corps commence à nous dire que l’hiver est censé revenir.
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Et les gens, les gens, ces chers Maura, Fernando & Davi, Filipe et sa famille, Reinaldo et la sienne,
qui nous accueillent successivement. Emerson, Rafael et João qui s’occupent en plus de nous, et
Alexandre, qui est notre guide, notre interprète, notre grand organisateur, notre chef d’orchestre
de tous les instants. Leurs rires et sourires permanents, leurs efforts pour qu’on comprenne ce qui
nous entoure, leur générosité et leur temps, et tous les autres qui nous trimballent (ne conduisez
pas au Brésil !!!), nous invitent, nous apprennent à danser.
Les larmes sont au rendez-vous le jour du départ.
Nous terminons notre séjour dans cet immense pays par trois jours à Rio de Janeiro (« Riou de
Janeirou ») pendant lesquels nous allons grimper à pieds le Corcovado en Havaianas en quelques
heures (et avoir de ce fait une vue bien plus belle que celle qu’ont les touristes venus en talons
aiguilles en bus et en quelques dizaines de minutes !), Emeline se baigne à Ipanema, on se
promène au maximum pour fuir notre minuscule chambre qui ressemble à un container.
!
On quitte le Brésil la veille des élections présidentielles (le 26 octobre), direction notre escale à
Santiago du Chili. Elle ne dure qu’une journée pleine de décalage horaire, on décide donc de
rester à l’aéroport. On dort très mal à cause de travaux au marteau-piqueur la nuit, et on repart
pour l’île de Pâques à six heures de vol (Pour votre information, vu qu’elle fait partie du Chili,
c’est là qu’il faut faire les formalités de sortie du pays. Donc à l‘aéroport, même si la destination
est à l’étranger, il faut faire la queue pour les vols domestiques, et pas vols internationaux, ça évite
de perdre du temps…).
On y atterrit au milieu de la nuit, même si on ne sais pas trop ce que c’est censé être dans notre
horloge biologique. On y décèle les premiers signes de Polynésie : des perles, des motifs, des
fleurs…On repart pour six nouvelles heures de vol vers Tahiti et on arrive complètement crevés le
28 octobre à minuit.
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On est reçus par Benjamin, Véronique et leurs enfants Titouan et Lou. L’air est saturé de parfums
de fleurs, c’est magnifique, on dort dans un bungalow paradisiaque avec vue sublime sur Moorea.
Nous avons eu une sacrée chance d’avoir leur accueil.
Sébastien répare leur scooter pour que l’on soit plus indépendants, et on commence à se
promener. Oh joie, on trouve des gâteaux Prince, du pâté et du vrai fromage dans les magasins, ça
ne nous avait pas spécialement manqué mais on est vraiment contents d’en retrouver.
C’est très touristique et on essaye d’aller un peu plus loin que ces apparences, même si on prend
un catamaran pour aller à Tetiaroa, (l’atoll de Marlon Brando) où on récolte des coups de soleil
énormes malgré les protections, et des images fabuleuses.
!
Emeline se sent très bizarre début novembre, et les investigations conduisent à la découverte la
plus ébouriffante de ce voyage : un petit voyageur s’est silencieusement joint à nous environ un
mois auparavant…Malheureusement, les conséquences immédiates sont assez désagréables : les
délicieuses odeurs de fleurs se transforment en répulsions nauséeuses, Emeline est vraiment
fatiguée, les routes sinueuses et les bateaux sont des cauchemars…Cela sera une composante
notable de ce séjour et du suivant en Nouvelle Zélande.
On réussit à en tirer quand même autant qu’on peut, on rencontre des gens formidables, la
famille Machoux au nord de l’île, Mireille et Gérard à la presqu’île. On prend le ferry pour aller
faire le tour de Moorea quelques jours, et l’avion pour Huahine (l’île en forme de femme enceinte,
coïncidence !) dont on arrive à faire le tour en vélo malgré la chaleur.
Sébastien répare une pirogue à balancier et s’amuse avec, on fait du snorkeling dans les coraux, on
marche dans la montagne et la forêt, on fait du parapente au dessus du lagon (Séb fait des
cascades, ce qui le laissera aussi nauséeux qu’Emeline !). On va même traverser un hôtel de luxe,
pour rire (et aller voir leur centre de soins des tortues marines).
Accueillis par des colliers de fleurs de Benjamin, nous quittons Tahiti avec les colliers de
coquillages rituels offerts par Gérard, le 21 novembre.
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Arrivée à Auckland, en Nouvelle Zélande le lendemain. À l’aéroport, nous sommes accueillis par
un nain gigantesque, tiré du monde de Tolkien.
Il fait frais, ENFIN ! nos corps sont comme soulagés de retrouver cette sensation, même s’il ne
fait pas vraiment froid.
On loue une voiture vieille et banale, on est en pleine saison et tout est très cher. De plus, nous
ne réservons pas à l’avance…Cela nous servira bien par la suite, les touristes et leurs vans sont
tellement nombreux et pas toujours bien vus par les locaux à cause de l’irrespect hallucinant de
certains. Avec notre voiture normale dont personne ne peut dire qu’elle est de location, nous
pouvons passer beaucoup plus inaperçus et neutres.
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Notre premier spot de camping est un champ dans une ferme collective. Le lendemain, on aide
Karl et Rose à trier les moutons et ils nous invitent au « fishing club » boire un verre. On y
rencontre Thomas, petit garçon très curieux qui nous présente à ses parents, Suzi et Jos. Ils sont
horrifiés d’apprendre qu’on n’a même pas de tente et qu’on dort dans la voiture. On est invités
chez eux et c’est un réconfort indescriptible d’être dans une maison si confortable alors qu’il fait
enfin frisquet.
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Les plantes sont très différentes de ce à quoi on peut être habitués en Europe, les chants
d’oiseaux aussi, mais après le Brésil et la Polynésie, c’est quand même beaucoup pus ressemblant.
Certains paysages rappellent le Morbihan cher à Emeline ou la « Limogie », la Creuse chère à
Sébastien.
Nous rencontrons également Rachel et Joe et leurs enfants Lily et Bryn, et Richard et sa fille Sara.
On ira marcher avec eux, les garçons en mode hardcore d’un côté, les filles en randonnée dans
une rivière de l’autre. Emeline expérimente alors que même sans transformation physique visible,
l’équilibre d’une femme enceinte est modifié !
Richard nous prête de quoi camper dignement : tente, réchaud… Et nous partons pour notre tour
du pays.
Nous sommes dirigés tout au nord, chez la mère de Suzi, Jill qui nous accueille chaleureusement.
Nous redescendons dans des paysages de campagnes magnifiques, jusqu’à Wellington où nous
voyons le superbe musée Te Papa, en passant par des sources géothermales qui nous rappellent le
Yellowstone, et des paysages extraordinaires. Puis nous passons sur l’île du Sud, très différente et
absolument sublime aussi.
Les routes sont malheureusement très sinueuses et cela pose des problèmes à Emeline. Nous
essayons également de fuir les touristes, même si c’est difficile.
À Queenstown, au sud, nous retrouvons le cousin d’Emeline, Valentin, qui y travaille pour
quelques semaines. Nous faisons une petite visite aux fjords, et remontons par l’autre côté de
l’île. On s’arrêtera voir le dernier film du Hobbit qui vient de sortir à Dunedin !
!
Nous passons Noël pour la première fois tous les deux, dans notre voiture, avec quelques
décorations et des folies culinaires : un mini-brie de 4 cm de diamètre environ qui nous a coûté $7
par exemple !
Nous retrouvons/rencontrons Pip et Matthieu lors de notre passage retour à Wellington. Pip était
jeune fille au pair à Toulouse et Emeline l’avait rencontrée dans un parc alors qu’elle aussi gardait
des enfants. Des grandes conversations et de nouvelles idées sont les fruits de ces retrouvailles.
!
Nous passons le réveillon chez Suzi et Jos, avec Jill, Rachel, Joe, Richard et beaucoup d’autres à
côté d’Auckland d’où nous repartons le 3 janvier très tôt le matin.
Malheureusement, nous apprendrons la mort du petit Thomas qui nous avait permis de
rencontrer ce beau monde, fin 2015 dans un accident de voiture.
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Nous arrivons à Sydney et nous rendons dans le château d’Harry Potter qui va nous servir d’hôtel.
C’est l’université en réalité, mais c’est l’été (nous sommes début janvier, et oui), et les chambres
sont louées.
L’état d’Emeline (notamment en voiture) et la lecture d’un livre, « Marche Avant », d’Alexandre
Poussin (que nous vous recommandons) nous mènent à décider de…marcher.
Voilà les faits : nous sommes à Sydney et avons un vol qui en part pour Johannesburg un mois et
demi plus tard.
Emeline a une amie, Christelle, qui habite à Brisbane, 1000 km au nord de Sydney.
Nous avons fait l’erreur de vouloir « tout » voir en Nouvelle Zélande et de passer finalement
beaucoup trop de temps en trajets au lieu de profiter des endroits eux-mêmes. L’Australie est
immense, bien plus que la Nouvelle Zélande, et vouloir en faire le tour ou aller voir Uluru, et la
grande barrière de corail, et Brisbane, et Melbourne, et la Tasmanie, c’est beaucoup trop.
Nous décidons donc que nous voulons un séjour à taille humaine et que nous marcherons jusqu’à
Brisbane, en finissant en train ou bus éventuellement, et prendrons un vol de retour vers Sydney
pour en repartir en février.
Pip la néo-zélandaise a un oncle, Ken, habitant à côté de Sydney qui accepte de garder nos
excédents de bagages. Tout s’organise grâce à la cousine de Pip, Claire.
!
Nous voilà partis, chacun avec un sac à dos, avec notre tente de la marque Denali (et oui, le nom
de cette montagne en Alaska) et notre réchaud MSR nouvellement acquis. Premier accueil par la
femme de Ken, puis nous commençons à marcher, fourmillant d’énergie et d’excitation.
Avant la fin de la première journée, Anna et sa fille Bonnie s’arrêtent en voiture pour nous
proposer de nous avancer, puis finalement nous invitent à poser notre tente dans leur jardin.
Smoothies, thé et fruits, douche, et le lendemain, elles nous déposent de l’autre côté de la rivière,
nous évitant une route étroite et pentue. Nous sommes émerveillés de tant de gentillesse, sans
savoir qu’elle nous accompagnera jusqu’au bout.
Le lendemain, et les jours suivants, nous marchons le long de routes secondaires mais nous nous
faisons toujours ramasser par des gens. Michael qui nous prend pour 300 km et un fish’n’chips,
Brett, Gary l’amoureux des surfs qui nous fait découvrir leur fabrication et nous emmène au resto,
Johan et Yasmin, Lyall. On découvre des endroits fabuleux qui ne sont pas dans le parcours
touristique, comme cette rivière si pure qu’on peut en boire l’eau.
Une des très belles rencontres se produit la première fois que l’on dort dans un camping et grâce à
notre tente. Un couple d’ex-voyageurs qui en avaient une de la même marque lors de leurs
périples ! Morgan et Pip, et leurs enfants Meghan et Evan.
!
Un soir, on a notre première mauvaise expérience : un vieil homme nous dit qu’on est autorisés à
dormir sur une aire de repos, mais un jeune nous informe à la nuit tombée que c’est interdit et
qu’on risque une nuit au poste et une amende. Le vieil homme était apparemment amusé à l’idée
de nous dénoncer…devoir repartir de nuit pour trouver un endroit pour dormir n’a pas été très
agréable. Mais le lendemain à l’aube, un très grand kangourou regarde à droite, puis à gauche
avant de traverser la route, juste devant Emeline. Magic is back !
!
Josiah, Karen, Maria et Marty le musicien à l’accueil si démesuré, Jim et Ronnie qui sont les
premiers qui nous prennent en « autostop ». (Auparavant, on ne demandait rien, on marchait, et
les gens s’arrêtaient pour nous proposer de nous prendre. Au bout d’un moment, pour éviter le
dérangement des gens qui s’arrêtent mais ne vont pas dans la bonne direction, Emeline porte
accroché à son sac un morceau de carton sur lequel nous avons écrit au charbon « going
North ».)
Ronnie nous offre, (après le petit déj, le choix de la musique dans la voiture et son ipad pour jouer
au solitaire pendant le trajet) une couverture au crochet pour bébé qu’elle avait faite pour son
petit-fils. Elle lui en fera une autre…(!)
C’est ainsi et avec eux que nous arrivons à Brisbane, après seulement une semaine de voyage !
Cela nous permettra d’y rester une semaine entière, et nous laissera le temps de repartir comme
nous sommes venus, au lieu de prendre un avion Brisbane-Sydney.
Nous retrouvons Christelle et Philippe. On visite la ville, on parle, on a chaud, on se balade en
ferry sur le fleuve, on parle et on utilise bien la piscine, on va voir le concert de The Kooks, on
parle. Cela fait 10 ans qu’Emeline et Christelle se sont rencontrées, et bien longtemps qu’elles ne
s’étaient pas vues. Joie !
On finit par repartir de Brisbane avec notre carton retourné affichant « going South » et ça
recommence : Trevor, Dominic, Richard, Cedric, la merveilleuse Lydia avec qui nous partageons
beaucoup d’émotions, Daniel, Sue et Brian, Martin qui nous emmène dormir dans sa maison en
terre sans eau ni électricité, et qui emmène Séb surfer.
On dort dans les bois ou chez les gens qui nous invitent, on refait régulièrement la recette de
carré poulet réunionnais de Christelle sur notre réchaud.
Et pour la première fois et bien que ce soit le hasard des rencontres qui y mène, on se retrouve au
même endroit que quelques semaines auparavant. cela faisait longtemps que ça ne nous était pas
arrivé ! Une petite ville, qui nous semble familière, où nous nous sentons « habitués ». Cette
sensation est très étrange !
Et ça continue. Tully nous fait faire de la batterie et du billard toute la nuit, avec ses plats
végétariens et ses alcools maison. Un gars de 18 ans nous laisse au milieu de nulle part et un
directeur de prison en vacances nous récupère et nous emmène jusqu’à la maison de Morgan et
Pip. On les avait rencontrés à l’aller et ils nous ont invités sur le retour. On va dans un parc
national, on voit des koalas dans un parc animalier, on parle de nos souvenirs de voyages
respectifs et des sentiments et réactions que le voyage inspire, on joue avec les enfants Meghan et
Evan.
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( Anwen s’incruste dans le récit pour exprimer ce qu’elle ressentait dans son petit coin. C’est
édifiant.)
Puis on retrouve Gary le surfeur rencontré lui aussi à l’aller. Il nous emmène faire du paddle
board et du surf pour Séb. On retrouve Ken et nos bagages à Sydney qu’on visite pendant deux
jours avec Sylvie, arrivée de France et attendant d’aller à Adelaide.
!
Nous partons pour un nouveau très long vol dans un 747 presque vide pour l’Afrique du Sud, la
dernière étape avant le retour en Europe. Nous sommes le 10 février.
Nous avons décidé d’y écourter notre séjour et ne restons donc qu’une semaine au lieu du mois
prévu. Nous n’allons « que » dans le nord de Pretoria, chez les parents d’un ami de Séb : Kobus
et Santa.
Les turbulences à l’atterrissage rappellent à Emeline sa condition et le séjour ne commence pas
très bien, additionné d’un jet lag assez puissant. C’est d’ailleurs le dernier (l’heure séparant
Londres de Paris ne compte pas comme du décalage horaire après tout ça !).
!
Nos hôtes sont très serviables avec nous mais la dure réalité de l’Afrique du Sud nous frappe de
plein fouet, d’autant plus forte que l’on ne s’attendait pas du tout à cela. Il paraît que cette région
est particulièrement touchée par les problèmes et le racisme, et certaines histoires qu’on entend
nous rappellent qu’il ne faut pas juger, jamais. On n’est pas nés là-bas. Mais ça fait quand même
très mal.
La nature est absolument magnifique par contre, on visite une ferme de crocodiles et un « game
park » où l’on voit, seuls avec le chauffeur dans notre Jeep, une multitude de gnous et d’antilopes
(« boks »), des girafes, des zèbres, des phacochères, une famille de rhinocéros et deux lionnes,
tellement proches. C’est à s’évanouir de bonheur pour Emeline, qui a rêvé de cette Afrique avec
tellement de force et depuis si longtemps.
Nous visitons aussi des éléphants demi domestiqués. Nous choisissons l’option où on les
accompagne dans le « veld » pour les regarder se nourrir avec les explications des guides. C’est là
qu’ils sont les plus proches de leur vie sauvage. On a même le droit de toucher la plante d’un
pied, la peau très fine à l’arrière d’une oreille et d’observer l’organe de Jacobson (une fente dans
leur palais qui leur permet de sentir les odeurs. Ils touchent avec leur trompe qu’ils approchent
ensuite de cette fente pour avoir l’odeur).
On mange des braai (barbecue Sudafricain), on regarde des matches de rugby au pub avec Kobus,
on achète des souvenirs.
On repart en A380, direction Londres puis Paris. Nous rentrons en France le 18 février.
!
Notre grand voyage est terminé mais ses racines se sont enfoncées profondément en nous et les
fruits en seront nombreux et durables.
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Même si vous n’avez pas facebook, vous pouvez suivre ces liens pour voir nos albums photos :
!
America- East Coast : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.
10203846440694295&type=1&l=dddf72b5bf
!
Alaska : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.
10203605310346187&type=1&l=b70191d3d4
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West Canada : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.
10203846438014228&type=1&l=21ea879fae
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American Far West : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.
10203833862539849&type=1&l=a5dfd2fc65
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Brazil : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.
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Australia : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.
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World Trip Anniversary : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.
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Year 2015 : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.
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Pregnancy : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.
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Anwen : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.
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