LES ARTS DE LA LANGUE PORTUGAISE

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LES ARTS DE LA LANGUE PORTUGAISE
LES ARTS
DE LA LANGUE
PORTUGAISE
AS ARTES DA LÍNGUA PORTUGUESA
21 - 22
octobre
2015
entrée libre
Avec traduction simultanée portugais / français
39, bd de La Tour Maubourg
75007 Paris
Tel. 01 53 85 93 93
www.gulbenkian-paris.org
LES ARTS
DE LA LANGUE
PORTUGAISE
AS ARTES DA LÍNGUA PORTUGUESA
Fondation Calouste Gulbenkian – Délégation en France
Directeur : João Caraça
Commissaire : Paulo Filipe Monteiro
Colloque organisé en partenariat avec le
Programme Gulbenkian de Langue et Culture Portugaises
Graphisme : António Lobo
Fondation Calouste Gulbenkian – Délégation en France
39, bd de La Tour Maubourg
75007 Paris
Tel. 01 53 85 93 93
www.gulbenkian-paris.org
métro : La Tour Maubourg (ligne 8), Varenne, Invalides (ligne 13)
RER : Invalides (RER C)
bus : 28
C
e colloque prétend réunir des artistes et des académiciens de divers
domaines, sensibilités et continents et les faire échanger au sujet de la langue
portugaise quand elle coule dans les veines de la création artistique à la manière de la sève. La sève du chêne et du cerisier d’Afrique, de la bruyère et de
la rose, de l’avant-garde et de l’arrière-garde, du post-moderne et de ce que
l’on ne sait même pas. Agustina Bessa-Luís affirme que la langue portugaise
produit de la littérature comme d’autres langues produisent les mathématiques. Est-ce encore vrai et l’a-t-il jamais été ? Nous allons rechercher la
langue portugaise pas seulement dans la littérature mais également dans le
théâtre, dans le cinéma, dans la musique. Nous allons nous mettre à l’écoute
des voix des écrivains, de l’écriture des chanteurs, du son des cinéastes, du
diaphragme des acteurs, de la respiration de ceux qui dansent. A l’écoute de
divers arts, pays, esthétiques et générations.
Ici rien n’est évident, voilà la raison de ce débat. On entend souvent citer
Fernando Pessoa qui a dit que sa patrie est la langue portugaise. Mais qui
nous garantit que la tradition qui définit l’identité n’est pas plutôt celle de la
philosophie, de la religion ou du football ? Et qui a dit que la langue ne sert
qu’à déterminer l’appartenance ou bien à reconnaître ou encore à nommer ?
Elle possède d’autres pouvoirs tels celui de toucher, caresser ou détruire.
Celui de ressusciter également, et de s’auto-ressusciter dans une réinvention
permanente. La langue portugaise possède, d’ailleurs, une irrégularité, une
incroyable richesse rythmique et sonore quand on la compare à d’autres langues, mêmes les plus proches.
Une langue déjà menacée par l’anglais et bientôt par le chinois ? Ce n’est
pas le thème de ce colloque, mais nous aborderons, néanmoins, quelques
pistes pour une meilleure communication. Nous sommes des millions de parlants et, au cours de ces deux jours, nous avons comme but apprendre davantage sur ce qui nous distingue, ce qui nous rapproche, ce qui nous renforce.
Il y aura quatre panels, trois desquels seront consacrés à ce qui a été fait de
la langue portugaise dans la littérature, le théâtre, la danse et le cinéma. Un
quatrième panel traitera des stratégies de divulgation.
Paulo Filipe Monteiro
Commissaire
3
21 octobre
mercredi
MATIN
9:15h
Ouverture
João Caraça,
Directeur de la Délégation en France
de la Fondation Calouste Gulbenkian
9:45h
Conférence
10:30 - 13:00h
Musique
Rui Vieira Nery
modérateur
Paulo Filipe Monteiro,
Commissaire du colloque
3
João de Pina Cabral
Le nom portugais : personne et écoumène à l’époque
de la mondialisation
6
Andreia Pinto Correia
L’idée d’une culture musicale portugaise
8
Nuno Galopim
De la relation à nos poètes à l’expression d’une identité d’auteur
9
7
Luísa Sobral
10
Témoignages enregistrés d’Aline Frazão, Celina Pereira et Sérgio Godinho
Déjeuner
APRÉS MIDI
14:30 - 17:30h
Littérature
Ana Paixão
modérateur
18:00h
4
11
Dulce Maria Cardoso
Est-ce que la langue portugaise n’est qu’un dialecte
de plus au sein de ce néocolonialisme?
12
Rui Zink
La langue des autres
13
Fernando Cabral Martins
Le portugais comme langue de poésie
14
Ondjaki
Après les océans: la langue
15
Moment musical avec Luísa Sobral
22 octobre
jeudi
MATIN
9:30 - 13:30h
Théâtre, Danse, Cinema
Graça dos Santos
modérateur
16
Paulo Filipe Monteiro
La langue parlée et écrite du cinéma portugais
17
Maria José Fazenda
Son et sens dans la danse contemporaine
18
Eugénia Vasques
Qu’avons-nous fait de la langue portugaise au Portugal
dans le domaine du théâtre?
19
Flora Gomes
La rencontre entre les cultures portugaise et guinéenne
réalisée à travers deux langues: le portugais et le créole
20
Témoignages enregistrés de Cláudia Dias et Olga Roriz
Déjeuner
APRÉS MIDI
15:00 - 17:45h
Les stratégies
de diffusion
Maria Helena Carreira
modérateur
21
Maria do Rosário Pedreira
Langue et isolement. Analphabétisme et talent pour les langues.
Livre et langue. Littérature comme bien exportable
22
Michel Chandeigne
L’édition des auteurs portugais en France
23
Paulo Werneck
La langue portugaise vit au Brésil un moment
de grande transformation
24
5
21 octobre . MATIN
9:15h | Ouverture
João Caraça
Directeur de la Délégation en France
de la Fondation Calouste Gulbenkian
Paulo Filipe Monteiro
Commissaire du colloque
21 octobre . MATIN
9:45h | Conférence
João de Pina Cabral
Le nom portugais : personne et écoumène à l’époque
de la mondialisation
Le nom portugais : personne et écoumène à l’époque de la mondialisation
À un moment où l’instance nationale est en crise, nous construisons des relations interpersonnelles de nature de plus en plus mondialisée. Cet essai examine quelles sont les implications de porter un nom portugais. Dans quelle mesure ce nom nous ouvre-t-il un territoire
virtuel de reconnaissance humaine ? En d’autres termes, dans quelle mesure l’écoumène lusotopique est-il mobilisé par nos manières de nous présenter personnellement ? Contrairement
à ce que l’on pense, au-delà de la lingua franca que constitue l’anglais, il existe aujourd’hui des
langues qui s’affirment scientifiquement et culturellement au niveau mondial. Le portugais
en fait partie. Dès lors, quels peuvent bien être les échos de l’Histoire qui se répercutent dans
notre lusotopie nominative ?
João de Pina Cabral est professeur en Anthropologie sociale à l’Université du
Kent où il est également directeur de l’École d’Anthropologie et Conservation.
Il est aussi directeur de recherches à l’Institut de Sciences sociales de
l’Université de Lisbonne, où il a été président du Conseil scientifique (19972004) et directeur de la revue Análise Social (2011-2014). Il a été président
fondateur de l’Association portugaise d’Anthropologie (1989-1991) et de
l’Association européenne des Anthropologues sociaux (2003-2004) et il
est membre du Royal Anthropological Institute de Londres et de l’Académie
des Sciences de Lisbonne. Son abondante œuvre anthropologique s’inspire
des recherches ethnographiques réalisées dans la région de l’Alto Minho, à
Macao, au Mozambique et, plus récemment, à Bahia.
[email protected]
6
21 octobre . MATIN
10:30 - 13:00h | Musique | Rui Vieira Nery . modérateur
Rui Vieira Nery est né à Lisbonne en 1957. Détenteur d’une licence en Histoire de la Faculté de Lettres de Lisbonne (1980), il possède un doctorat en
Musicologie de l’Université du Texas à Austin (1990), qu’il a fréquenté en tant
que boursier Fulbright et de la Fondation Calouste Gulbenkian. Il est professeur à l’Université d’Evora et à l’Université Nouvelle de Lisbonne. À la Fondation Calouste Gulbenkian, il occupe actuellement la fonction de directeur
de la programmation Gulbenkian de langue et culture portugaises (depuis
2012). En tant que musicologue, il est l’auteur de plusieurs études sur l’histoire de la musique portugaise, de même que d’un grand nombre d’articles
scientifiques publiés dans des revues et ouvrages collectifs spécialisés,
aussi bien portugais qu’internationaux. Ses thèmes de recherche incluent
la problématique du maniérisme et du baroque dans la musique ibérique
et les processus d’interpénétration culturelle dans la musique portugaise,
de Vilancico à Modinha et au Fado. Il a présidé la Commission scientifique
de la candidature du Fado à la Liste représentative du patrimoine culturel
immatériel de l’humanité (UNESCO). Entre octobre 1995 et octobre 1997, il a
occupé les fonctions de secrétaire d’État à la Culture dans le XIIIe gouvernement constitutionnel.
Photo: Rodrigo de Souza
[email protected]
7
21 octobre . MATIN
10:30 - 13:00h | Musique | Andreia Pinto Correia
S’agissant de défendre l’idée d’une culture musicale portugaise, une question fondamentale se
pose d’emblée : Comment réfléchir sur une forme d’art définie a priori comme universelle et
abstraite ? Et peut-il seulement exister une culture musicale authentique que l’on puisse
indiscutablement tenir pour « portugaise » sans pour autant recourir à des régionalismes
et nationalismes inutiles ? En tenant compte des variations du contexte historique, social et
économique, on proposera une réflexion sur l’art musical portugais ainsi qu’une analyse personnelle des aspects qui démarquent la situation particulière des compositeurs portugais
vivant hors de leur pays d’origine. La distance physique par rapport à la langue et à la culture
maternelles peut-elle contribuer à un sentiment plus ou moins grand de « portugalité » ? Cet
éloignement ne peut-il pas constituer aussi un obstacle à la créativité ? Et comment cette relation de distance physique se manifeste-t-elle dans l’ensemble des œuvres, dans la posture,
dans la manière dont l’œuvre et le compositeur sont reçus, abordés et interprétés au Portugal
et à l’étranger ? On ne pourra pas en définitive réfléchir sur ces questions sans débattre de
l’interdépendance entre les arts musicaux et d’autres arts comme la littérature, la danse, le
cinéma, également représentés dans ce colloque.
Photo: Daniel Blaufuks
L’œuvre d’Andreia Pinto-Correia se distingue par l’attention soigneuse
qu’elle porte au détail de l’harmonie et du timbre et par le fait de laisser
fréquemment transparaître des marques d’inspiration littéraire. Sa musique
a été décrite comme un « tissu auditif » par le New York Times et comme
« mystérieuse, élégante et magique » par le New Music Box. Parmi ses
distinctions récentes, on trouve la prestigieuse bourse de la John Simon
Guggenheim Memorial Foundation en 2015, et des commandes de la part
d’entités telles que la Présidence de l’Union européenne, la Fromm Music
Foundation de l’Université d’Harvard, le Boston Symphony Orchestra
Brass Quintet, l’American Composers Orchestra/Carnegie Hall, l’Albany
Symphony Orchestra et la fondation Culturgest. Ses œuvres ont été jouées
par le Minnesota Symphony Orchestra, le Berkeley Symphony Orchestra,
l’Orchestre de la Fondation Calouste Gulbenkian, l’Orchestre Métropolitain
de Lisbonne et par le quatuor à cordes Borromeo. La compositrice a été
commissaire du Festival Fertile Crescent à l’Institute for Advanced Study, à
Princeton. Née à Lisbonne au Portugal, Andreia Pinto-Correia a commencé
ses études musicales à l’Académie des Amateurs de Musique et à l’École Luís
Villas-Boas, à Lisbonne. Plus tard, elle a obtenu sa maîtrise et son doctorat
avec les honneurs au New England Conservatory of Music, à Boston.
www.andreiapintocorreia.com
8
21 octobre . MATIN
10:30 - 13:00h | Musique | Nuno Galopim
De la relation à nos poètes à l’expression d’une identité d’auteur qui surgit de manière inattendue
de la composition (et qui définit ainsi l’essence de l’auteur-compositeur-interprète), l’histoire
du rapport de la chanson populaire à la langue portugaise continue à imprimer des traces
d’identité qui démarquent encore aujourd’hui un espace propre sur la mappemonde des
frontières toujours plus ténues de la création musicale contemporaine.
Nuno Galopim a commencé par envisager une carrière dans les sciences,
mais le journalisme, la radio et surtout la musique et le cinéma l’ont emporté.
Il a 25 ans de carrière à la radio (Antena 1, Antena 2 et Antena 3, Radar et TSF)
et dans la presse (passé par l’Independente, le Diário de Notícias et Billboard,
aujourd’hui journaliste à l’Expresso et collaborateur de Blitz, Time Out et
Metropolis). Il a travaillé dans la musique (de l’album Humanos à la série O
melhor do Pop-Rock Português) et dans le cinéma (comme acteur, producteur,
consultant musical et responsable de programmes). Il est l’auteur des livres
Retrovisor: Uma Biografia Musical de Sérgio Godinho (Assírio & Alvim, 2006)
et Os Marcianos Somos Nós (Gradiva, 2015) et il a collaboré à l’Enciclopédia
da Música Ligeira Portuguesa (Círculo de Leitores, 1998). Il est l’auteur des
blogs Sound + Vision et Máquina de Escrever.
[email protected]
9
21 octobre . MATIN
10:30 - 13:00h | Musique | Luísa Sobral
Avec trois disques édités, la compositrice, parolière, interprète et multiinstrumentiste Luísa Sobral est l’un des plus grands talents de la musique
portugaise, ayant conquis le public et la critique tant portugais qu’international. Luísa Sobral édite son premier disque, The Cherry On My Cake, en
2011, lui valant rapidement un « disque de platine ». Elle monte sur la scène
de certains des principaux festivals nationaux et fait salle comble dans des
salles portugaises parmi les plus emblématiques. Fin 2011, elle commence
en Espagne une carrière internationale prometteuse, jouant au Festival International de Jazz de Barcelone, au Festival Jazz Cartagena et dans la salle
Galileo Galilei, à Madrid. En avril 2012, elle monte sur scène à l’Union Chapel, à Londres, où elle fait la première partie du concert d’Ute Lemper. Elle
revient en novembre pour la première partie du concert de Melody Gardot,
au Barbican Center, dans le cadre du programme du London Jazz Festival. Le
deuxième disque de l’artiste portugaise sort début 2013. There’s a Flower in
My Bedroom se place automatiquement au sommet des ventes et dans les
cœurs du public national, valant à Luísa Sobral un « disque d’or »
Témoignages enregistrés d’Aline Frazão, Cecília Pereira et Sérgio Godinho
10
Déjeuner
21 octobre . APRÉS MIDI
14:30 - 17:30h | Littérature | Ana Paixão . modérateur
Ana Paixão a un diplôme de doctorat en Littérature comparée avec une
thèse sur «Rhétorique et techniques d’écriture littéraires et musicales au
Portugal entre les XVIIe et XIXe siècles». Elle est membre du conseil scientifique du CESEM (Centre d’Etudes de sociologie et d’esthétique musicale)
de l’Universidade Nova de Lisboa depuis 2002. Entre 2005-10 elle a été
enseignante de français appliqué au chant au Conservatoire National de
Lisbonne, après une expérience comme Lectrice à l’Université Paris III
entre 2002-04. Depuis 2010, elle est Lectrice d’échange à l’Université
Paris 8 et dirige la Maison du Portugal - André de Gouveia de la Cité Internationale Universitaire de Paris.
[email protected]
11
21 octobre . APRÉS MIDI
14:30 - 17:30h | Littérature | Dulce Maria Cardoso
Est-ce que la langue portugaise n’est qu’un dialecte de plus au sein de ce néocolonialisme?
J’ai, comme toujours, plus de questions que de réponses en ce qui concerne le sujet dont il
est ici question. Est-ce la langue qui nous détermine? Par ces temps de rapprochement avec
tout, au moment où nous souhaitons être compris de tout le monde, est-ce que l’existence
de différentes langues n’est pas condamnée? La langue parlée par ceux qui détiennent le
pouvoir économique ne fait-elle pas devenir les autres langues des dialectes émotionnels?
Combien de temps encore durera la punition divine qui a atteint les constructeurs de la Tour
de Babel?
Photo: Miguel Baltazar, Jornal de Negócios
Dulce Maria Cardoso (Trás-os-Montes, 1964) a publié en 2001 son premier
roman Campo de Sangue , Grand Prix “Acontece”. Ce roman a été écrit dans
le cadre d’une bourse de création littéraire octroyée par le Ministère de la
Culture. Elle a publié depuis, plusieurs romans dont Os Meus Sentimentos
(2005), Prix de littérature de l’Union européenne, et O Chão dos Pardais
(2009), Prix Pen Club. Une anthologie de contes, Até Nós, a paru en 2008.
Son oeuvre a été traduite en plusieurs langues, est publiée dans plus de 20
pays différents (dont le Brésil, l’Argentine, la France, l’Italie et la Hollande)
et est étudiée dans diverses universités. Quelques projets d’adaptation
cinématographique des ses contes et romans sont actuellement en
cours. Elle a été élévée au grade de Chevalier des Arts et des Lettres par
le Gouvernement français en 2012. L’éditeur portugais Tinta da China a
publié O Retorno (“Livre de l’Année 2011” – un choix des journaux quotidiens
Público et Expresso), Tudo São Histórias de Amor (contes), O Chão dos
Pardais, Os Meus Sentimentos et les deux premiers titres de la collection
jeunesse A bíblia de Lôá.
12
21 octobre . APRÉS MIDI
14:30 - 17:30h | Littérature | Rui Zink
La langue des autres
À vos marques, prêts, partez? C’est ça? Et, après être passés par la case départ, que
pouvons-nous comprendre exactement de ce jeu toujours plus en roue libre ? Dans certains
pays, on a parfois la sensation qu’un écrivain n’est bon que s’il est traduit. En d’autres
termes, que s’il abandonne la langue à laquelle il voue tant d’amour. C’est ça ?
Rui Zink (Lisbonne, 1961), professeur et écrivain, est l’auteur de 30 livres
relevant des genres les plus variés. Il a aussi travaillé avec des dessinateurs,
des compositeurs, des performeurs, des metteurs en scène. Hotel Suite,
opéra de chambre de Luís Soldado a été joué en première mondiale à Londres
en 2012, et la composition à trois mains Goldoni Terminus l’a été au Festival
de Venise 2008. En 2001, il a écrit « en direct sur Internet » le premier roman
interactif portugais en ligne, Os Surfistas. Son œuvre est traduite en 15
langues. Métailié a publié en 2012 Le Destin du Touriste, traduit par Daniel
Matias. L’an prochain, ce sera au tour de A Instalação do Medo d’être publié
par une autre maison d’édition et, snif, traduit par un autre traducteur.
[email protected]
13
21 octobre . APRÉS MIDI
14:30 - 17:30h | Littérature | Fernando Cabral Martins
Le portugais comme langue de poésie
Il existe une racine expérimentale de la tradition artistique portugaise moderne : il suffit de
se rappeler les cas d’Amadeo de Souza-Cardoso, d’Almada Negreiros, de Carlos de Oliveira
dans sa dernière période, de noms comme Mário Cesariny, Jorge de Sena ou Ana Hatherly,
ou encore la matrice formelle complexe d’auteurs de fiction comme Agustina Bessa Luís,
Maria Velho da Costa, Maria Gabriela Llansol, ou même José Saramago et Lobo Antunes.
Une autre de ses caractéristiques est la présence d’artistes importants qui se distinguent
par une longévité productive aux XXe et XXIe siècles de l’art portugais. Sophia de Mello
Breyner et Herberto Helder ont tous deux publié pendant 57 ans, Paula Rego poursuit une
carrière de peintre sur près de 60 ans, et Manoel de Oliveira, qui est un cas extrême, a réalisé des films pendant 83 ans. Mais le cas de Fernando Pessoa est véritablement extravagant, puisqu’il a publié ses premiers articles importants en 1912 et n’a pour ainsi dire
toujours pas arrêté, un nouveau livre de contes écrit de sa main étant paru en 2015. On peut
donc dire que la « carrière littéraire » de Fernando Pessoa dure depuis 103 ans et qu’elle
obéit toujours à un programme expérimental précis et cohérent – qui comprend également
une réflexion sur la langue portugaise.
Fernando Cabral Martins est professeur à la Faculté de Sciences sociales
et humaines de l’Université Nouvelle de Lisbonne, où il enseigne la Littérature portugaise et la Poétique contemporaines. Il a préparé plusieurs
éditions commentées et annotées de livres de Fernando Pessoa, Mário de
Sá-Carneiro, Almada Negreiros, Alexandre O’Neill et Luiza Neto Jorge. Il
a dirigé deux revues : Correspondências 1, à Lisbonne, en 2000, et Cadernos do Centro de Estudos do Surrealismo 2, à Vila Nova de Famalicão, en
2002. Il a coordonné un ouvrage intitulé Dicionário de Fernando Pessoa e
do Modernismo Português, en 2008. Il a publié les essais suivants : Cesário
Verde ou a Transformação do Mundo, en 1988 ; O Modernismo em Mário de
Sá-Carneiro, en 1994 ; O Trabalho das Imagens, en 2000 ; Julio. O Realismo
Mágico, en 2005 ; Introdução ao Estudo de Fernando Pessoa, en 2014. Avec
Irene Freire Nunes, il a traduit deux anthologies, l’une de poésie de Boris
Vian, en 1997, l’autre des troubadours provençaux, en 2014. Il organise en
ce moment, avec Richard Zenith, une collection d’anthologies de Fernando
Pessoa, « Pessoa Breve », dont sont déjà parus neuf volumes depuis 2013.
Il a également publié de nombreux livres de fiction.
14
21 octobre . APRÉS MIDI
14:30 - 17:30h | Littérature | Ondjaki
Après les océans : la langue
L’aspect contemporain et la plasticité de la langue portugaise en tant qu’instrument personnel de rêve et d’intervention. Le langage comme esthétique et terre à modeler.
Ondjaki (Luanda, 1977). Ecrivain et poète, docteur en Etudes africaines, a
coréalisé un documentaire sur la ville de Luanda (“Oxalá cresçam Pitangas – histórias de Luanda”, 2006).Il est membre de l’Union des Ecrivains
angolais et de l’Association Protectrice de l’Anonymat des “Gambozinos”. Il
a été traduit en français, espagnol, italien, allemand, anglais, swahili, serbe
et suédois.
Photo: Michael Hughes
www.kazukuta.com
15
21 octobre . APRÉS MIDI
18:00h | Moment musical avec Luísa Sobral
22 octobre . MATIN
9:30 - 13:30h | Théâtre, Danse, Cinema | Graça dos Santos . modérateur
Graça Dos Santos est maître de conférences habilitée à diriger des recherches à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, EA 369 Etudes romanes et membre du CRILUS (Centre de recherches interdisciplinaires sur le
monde lusophone). Elle est chercheur associé du Centre d’Histoire Culturelle
des Sociétés Contemporaines (Université Versailles St Quentin en Yvelines)
et codirige depuis 2001 avec Jean-Claude Yon le séminaire de recherches
«histoire du spectacle vivant XIXè et XXè siècles», à la Société d’Histoire
du Théâtre, BNF Richelieu, Paris. Ses activités de recherche sont orientées
vers l’histoire culturelle en Europe. Elle a travaillé en particulier sur la dictature salazariste et la censure et s’intéresse aux notions de corps physique /
corps social, aux représentations scéniques du corps et du peuple, axes de
recherche qui figurent parmi les sujets de ses publications. Son ouvrage, Le
spectacle dénaturé, le théâtre portugais sous le règne de Salazar 1933-1968
(CNRS éditions, Paris 2002) est paru en version portugaise aux éditions Caminho et a obtenu le prix « Révélation 2005 » du Prix de littérature de la revue Máxima. Metteur en scène, comédienne et professeur d’art dramatique,
fondatrice la compagnie bilingue Cá e Lá, elle dirige le festival Parfums de
Lisbonne (festival d’urbanités croisées entre Lisbonne et Paris) depuis 9 ans.
http://parfumsdelisbonne.com
[email protected]
16
22 octobre . MATIN
9:30 - 13:30h | Théâtre, Danse, Cinema | Paulo Filipe Monteiro
La langue parlée et écrite du cinéma portugais
À partir des années 60, la meilleure partie du cinéma portugais retrouve une matrice
moderniste, privilégiant le travail sur les matériaux de son propre langage et, dans ceux-ci, les
valeurs visuelles. Toutefois, pour des raisons que cette communication cherchera à élucider,
le fantôme de la littérature semble l’habiter, comme on le voit dans les multiples personnages
d’écrivain que l’on y trouve. On peut d’ailleurs dire qu’un des matériaux de ce cinéma est bel
et bien l’écriture elle-même, que certains rêvent de filmer aussi directement que le cinéma le
permet.
Paulo Filipe Monteiro a débuté ses activités dans le théâtre en 1978. En 1981,
il gagne le Prix Révélation de la Critique grâce à son spectacle Drama em
Gente. Il a depuis lors écrit et mis en scène 16 spectacles. Il a par ailleurs
participé en tant qu’acteur à plusieurs pièces, à une dizaine de longsmétrages portugais et étrangers et à 39 téléfilms et séries télévisées.
Il s’est spécialisé dans l’écriture de scénarios en France, en Italie et aux
États-Unis. Il a écrit l’adaptation de la nouvelle de Camilo Castelo Branco
A Viúva do Enforcado, réalisée par Walter Avancini, ainsi que sept longsmétrages. Il est l’auteur de la pièce de théâtre Área de Risco, dont la première
a eu lieu en 1999 à la Fondation Gulbenkian. Il a été dramaturge pour des
spectacles de danse. Il a été président de l’Association portugaise des
scénaristes et dramaturges, fondateur et directeur de la Fédération des
scénaristes européens. Il a réalisé le film de 25 minutes Amor Cego et est en
train de terminer le tournage de son premier long-métrage, Zeus.
Il enseigne le théâtre, le cinéma et la fiction à l’Université Nouvelle de
Lisbonne, où il est professeur. Il a été professeur invité des Universités
de Coimbra, d’Evora, de Saint-Jacques de Compostelle, des Universités
fédérales de Bahia, du Maranhão et de l’Université de l’État de Rio de Janeiro.
Il a publié de nombreux articles, de même que six livres – dont les derniers en
date sont Os Outros da Arte, Drama e Comunicação (Prix Joaquim de Carvalho,
2011) et Imagens da Imagem.
Photo: Malato de Sousa
[email protected]
17
22 octobre . MATIN
9:30 - 13:30h | Théâtre, Danse, Cinema | Maria José Fazenda
Son et sens dans la danse contemporaine
Dans la danse contemporaine, le corps s’exprime aussi de manière sonore. Le recours à la
voix, à la parole et à la mécanique du récit s’insère dans le désir, qu’ont les créateurs, de
signifier, d’exprimer des idées, d’accéder à l’histoire du corps de chaque danseur et de la faire
participer au processus créatif. Dans la danse au Portugal, nombreux sont les chorégraphes
qui explorent toute la corporéité du danseur. Le corps inaudible, muet, de l’interprète est
fréquemment considéré comme trop limité pour se rapporter au monde, pour exprimer la
complexité des expériences humaines. Dans ces corps sonores, d’où débordent les sens,
quel est le rôle joué par la langue, la langue portugaise en particulier ? Nous chercherons des
réponses dans des œuvres concrètes, distinguant le recours au texte en tant que conducteur
de la dramatisation du geste dansé et l’usage de la voix et de la parole en vue de modeler des
états affectifs, des intensités rythmiques ou de construire des jeux sémantiques.
Maria José Fazenda est professeur coordinatrice de l’École supérieure de
Danse (ESD) de l’Institut polytechnique de Lisbonne (IPL). Chercheuse au
CRIA – Centre en Réseau de Recherche en Anthropologie. Présidente du
Conseil technico-scientifique de l’ESD-IPL. Membre de la Commission
scientifique du doctorat en Arts (Arts performatifs et de l’Image en
Mouvement), cours offert par l’Université de Lisbonne en collaboration
avec l’IPL. Docteur en Anthropologie de l’ISCTE – Institut universitaire de
Lisbonne. Elle a terminé des études de danse au Conservatoire national.
Elle a été critique de danse pour le journal Público entre 1992 et 2001. Elle
a dirigé une anthologie intitulée Movimentos Presentes: Aspectos da Dança
Independente em Portugal (Cotovia e Danças na Cidade, 1997) et est l’auteure,
entre autres publications, de Dança Teatral: Ideias, Experiências, Ações – 2nde
édition revue et actualisée (Colibri, 2012 [Celta, 2007]).
[email protected]
18
22 octobre . MATIN
9:30 - 13:30h | Théâtre, Danse, Cinema | Eugénia Vasques
Qu’avons-nous fait de la langue portugaise au Portugal dans le domaine du théâtre? Les nouvelles
générations de jeunes de 20, 30 ou 40 ans ne se posent plus la question. Plongés dans une
culture intensément globalisée, les plus jeunes créateurs portugais qui opèrent dans ce
domaine recherchent l’hybridation internationale en anglais, allemand ou castillan, ce qui
donne même corps à une nouvelle langue théâtrale: la “langue” gênante des traductions
littérales.
Quoique vieilli, nous retrouvons cependant, dans le théâtre portugais un petit fief de metteursen-scène philologues qui ne semble pas pour autant faire école.
Les questions concernant l’enseignement secondaire et professionnel et la mort des Humanités
enseignées à l’Université, sont autant de problèmes qu’il est urgent de redimensionner sous
leur aspect politique.
Eugénia Vasques est née à Coimbra en 1948. Elle a vécu et étudié à Paris
à l’Université de Paris VIII entre 1970 et 1975. De retour au Portugal elle a
continué des études au Conservatoire National et y a terminé le cours de
Formation d’Acteurs/Metteurs-en-scène. Elle a également poursuivi des
études à l’Université de Lisbonne, Faculté des Lettres et a obtenu, en 1992,
un doctorat en Langue et Littérature hispaniques à l’Université de Californie,
Santa Barbara, U.S.A. Elle a été critique de théâtre pour le Journal Expresso
de 1985 à 2001. Professeur et coordinatrice à l’Ecole Supérieure de Théâtre
et de Cinéma / IPL elle est également auteur de plusieurs ouvrages dont Jorge
de Sena: Uma Ideia de Teatro 1938-71 (Lisboa: Cosmos, 1998), Considerações
em Torno do Teatro em Portugal nos Anos 90: Portugal/Brasil/África (Lisboa:
Ministério da Cultura, 1999), Mulheres que Escreveram Teatro no Século XX
em Portugal (Lisboa: Colibri, 2001), Educação Artística: Para um Currículo de
Excelência (avec Ana Caldas; Lisboa, FCG, 2014) et Jorge de Sena: Uma Ideia
de Teatro (Lisboa, Guimarães, 2015). Elle est chercheur principal à l’ESTC/
Université d’Algarve (Centre de Recherche en Arts et Communication).Elle
est également membre de la direction du Club UNESCO pour l’Education
artistique.
[email protected]
19
22 octobre . MATIN
9:30 - 13:30h | Théâtre, Danse, Cinema | Flora Gomes
Le thème de ce colloque me ramène à la rencontre entre la culture portugaise et la culture guinéenne
réalisée à travers deux langues: le portugais et le créole, ce dernier autrefois considéré comme
une non-langue. Originaire d’un pays lusophone, je ne peux pas omettre de dire que le créole
« est la sève qui coule dans les veines de ma création culturelle » à l’image des fleuves de mon
pays qui se croisent avec mes réflexions au sujet de la langue portugaise. Présente dans mon
activité, la langue portugaise s’estompe quand je pense dans ma langue maternelle, le créole,
qui est un dérivé du portugais. Le portugais est, toutefois, mon principal support technique,
malgré son système plus discipliné et raidi. Par conséquent, et étant donné que le but idéal du
cinéaste est la divulgation planétaire de son message et de sa vision du réel, la langue portugaise émerge, en ce qui me concerne, comme véhicule d’appartenance et de reconnaissance.
Voilà comment, au rythme retentissant de la langue portugaise, j’associe les sons des tambours et du « cora » de ma culture, ceux-là même qui ont accueilli les premiers Portugais en
terre africaine. J’ose demander: quelle a été la profondeur de l’imprégnation du son des tambours et du “cora” dans la langue portugaise? La mosaïque des cultures de langue portugaise
est, sans doute, enrichie par les différentes tonalités apportées par les quatre continents qui
s’y croisent dans divers domaines: littérature, musique, théâtre, gastronomie, architecture,
etc. Cette symbiose fait de la langue portugaise un arc-en-ciel sans couleurs: tous unis dans
la diversité.
Malgré l’illettrisme de ses parents, Flora Gomes s’engage depuis la plus
tendre enfance à dépasser sa condition sociale d’origine. Il connaîtra aussi
la dure expérience de l’exil et, porté par son propre combat, se liera d’amitié
avec d’autres militants, pas seulement des compatriotes mais également
des militants capverdiens ou issus de divers autres pays africains.
Après des études de Cinéma à Cuba (1972) à l’ Instituto Cubano de Artes e
Cinematografia sous la direction de Santiago Alvarez, il poursuit son apprentissage au Sénégal, dans le Journal des Actualités cinematographiques
sénégalaises, sous la direction de Paulino Vieira e co-réalise deux films avec
Sérgio Pina. Il sera aussi l’assistant de Chris Marker et d’Anita Fernandez. De
retour à Guinée-Bissau il y filme le mouvement d’indépendance (le 24 septembre 1974) donnant ainsi satisfaction à Amilcar Cabral qui souhaitait que
ce soient des Guinéens qui filment ce moment historique. Vers la fin des années 70 il travaille en tant que photographe et cameraman pour le Ministère
de l’Information. Il réalise alors des documentaires historiques. Son premier
long-metrage dans le domaine de la fiction est Mortu Nega (1987), un film qui
rapelle la lutte pour l’indépendance. La France lui accordera le titre de “Chevalier des Arts et des Lettres” en 2000. Il participera et emportera divers prix
dans des festivals tels le Festival de Venise et celui de Cannes, parmi d’autres.
[email protected]
20
Des témoignages de Cláudia Dias e Olga Roriz
Déjeuner
22 octobre . APRÉS MIDI
15:00 - 17:45h | Les stratégies de diffusion | Maria Helena Carreira . modérateur
Maria Helena Araújo Carreira est professeur des universités à l’Université
Paris8- Vincennes-Saint-Denis. Spécialiste de Linguistique Portugaise,
elle a également publié des travaux en linguistique générale et comparative
(portugais/français) , en linguistique pour le texte littéraire et en didactique
du portugais, langue étrangère et langue seconde. Ses domaines privilégiés
sont la sémantique, la pragmatique, la comparaison des langues et l’analyse
des discours et des textes-en particulier le texte littéraire en langue portugaise. Auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles scientifiques,
elle a dirigé une dizaine d’ouvrages collectifs, issus de colloques internationaux, en tant que responsable à l’Univ. Paris8, depuis 1997, du Département
d’Études des Pays de Langue Portugaise et de l’Équipe de linguistique des
langue romanes ( actuel « Axe de recherche en linguistique comparative des
langues romanes: théorie et application) du Laboratoire d ´Études Romanes
( auparavant Centre de Recherches en Linguistique, Littératures et Civilisations Romanes). Elle est membre d’instances françaises d’évaluation universitaire et de plusieurs comités scientifiques internationaux . 21
22 octobre . APRÉS MIDI
15:00 - 17:45h | Les stratégies de diffusion | Maria do Rosário Pedreira
Langue et isolement. Analphabétisme et talent pour les langues. Livre et langue. Littérature
comme bien exportable : réseaux d’internationalisation. Changement de paradigme de l’activité
éditoriale. L’auteur comme professionnel et comme marque. Marchés, salons et festivals
littéraires. Une opération de diffusion réussie (Francfort 1997) et ses effets. Le renoncement
ultérieur. Mondialisation et tics internationaux.
Maria do Rosário Pedreira est née à Lisbonne en 1959. Elle est titulaire d’une
licence en Langues et Lettres modernes (Français-Anglais) de l’Université
Classique de Lisbonne. Après un court passage par l’enseignement, qui l’a
incitée à écrire pour les plus jeunes, elle s’est consacrée à l’édition, exerçant
actuellement les fonctions d’éditrice pour de nouveaux auteurs portugais au
sein du groupe LeYa. Elle écrit de la poésie, elle a reçu plusieurs prix littéraires
et participé à de nombreuses rencontres au Portugal et à l’étranger.
Photo: Rita Carmo
[email protected]
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22 octobre . APRÉS MIDI
15:00 - 17:45h | Les stratégies de diffusion | Michel Chandeigne
Michel Chandeigne, éditeur et fondateur il y a trente ans de la Librairie Portugaise et Brésilienne,
a été un témoin privilégié de l’extraordinaire essor de la diffusion de la culture portugaise
depuis les années 1980. Après un bref historique remontant au XVIe siècle, une forme de bilan
des succès, des surprises et parfois des échecs de l’édition des auteurs portugais en France.
Michel Chandeigne (1957) a fondé et dirige la Librairie Portugaise et
Brésilienne de Paris depuis 1986. En 1992, il a créé les éditions Chandeigne,
avec Anne Lima, qui les dirige, dédiées à la culture lusophone dans le monde
et riche d’un catalogue de plus de 150 titres, la plupart de référence.
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22 octobre . APRÉS MIDI
15:00 - 17:45h | Estratégias de difusão | Les stratégies de diffusion | Paulo Werneck
La langue portugaise vit au Brésil un moment de grande transformation, fruit de l’appropriation
de l’idiome et du renouvellement de sa matrice écrite par des nouvelles strates de la population.
La poésie, la traduction littéraire et la chanson populaire sont des antennes particulièrement
sensibles à la capture des nouveaux mouvements de l’idiome et à l’établissement de
connexions avec les véhicules traditionnels de la divulgation, notamment ceux de la culture
livresque, de la presse culturelle et de l’université.
Paulo Werneck (São Paulo, 1978), éditeur et traducteur, est le commissaire de
la Fête Littéraire Internationale de Paraty (Flip), au Brésil. Il est le traducteur
de Zazie dans le métro de Raymond Queneau, de l’Ecume des jours de Boris
Vian et de Persépolis de Marjane Satrapi. Il a également publié Cabras Caderno de viagem (Unisol, 1999), avec Antonio Prata, Chico Mattoso et Zé
Vicente da Veiga.
[email protected]
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