BOOK CLUB # 4

Commentaires

Transcription

BOOK CLUB # 4
EBABX
Café Pompier
14/02/2012 à 18h
ART DESIGN RECHERCHE
ECOLE D'ENSEIGNEMENT
SUPERIEUR D'ART
DE BORDEAUX
La Bibliothèque vous présente
BOOK CLUB # 4
BENJAMIN THOREL
Critique d'art indépendant, commissaire et intervenant à
l'Ecole. Il anime mensuellement le Book Club en collaboration avec la
Bibliothèque pour présenter l'actualité de l'édition en art (essais, monographies,
revues), en mettant l'accent sur leur propos, leur singularité, mais aussi leur
contexte de publication, leur réalisation et leurs auteurs, leur mode de
circulation.
La 4ème édition du Book Club s’est déroulée le mardi 14 février 2012, à 18h au Café Pompier.
Los Angeles, le Pacifique, Pasadena, CalArts, le mythe et sa réalité, en livres et en
catalogues : un Book Club spécial L.A.
Los Angeles Plays Itself
La sélection
du Book Club #4
Mike Kelley en 1993
© Asco, The Gores, 1974
It happened at Pomona
Art at the Edge of Los Angeles 1969-1973
A découvrir à la
bibliothèque :
/ ed. by Rebecca McGrew
[Exposition, Pomona, 2011-2012]
Pomona : Pomona College Museum of Art, 2010
ISBN 978-0-9818955-8-1
709.051
POM
"Ca s'est passé à Pomona ".
Cet ouvrage nous raconte comment, en l'espace de quelques années, une école
d'art comme les autres, le Pomona College (une undergraduate, c'est-à-dire une école allant que
jusqu'au niveau Licence) a été la matrice d'une génération exceptionnelle d'artistes qui ont
bouleversé le champ de l'art des années 1970-80, non seulement à Los Angeles mais à New
York aussi bien qu'en Europe.
A travers des textes d'historiens d'art, des interviews et une documentation
précieuse, c'est le travail dans l’espace d'exposition propre à l'école d'une équipe enseignante,
d'artistes invités, d'étudiants, qui est retracé dans ce catalogue, décrivant l'éclosion d'artistes
comme Bas Jan Ader, Chris Burden, Allen Ruppersberg ou Jack Goldstein, et mettant aussi en
évidence le rôle de figures d'exception comme Helene Winer, à l'époque curatrice et plus tard
fondatrice de la galerie Metro Pictures.
Catalogue publié à l’occasion de l’exposition éponyme organisée au Pomona
College Museum of Art en 2011 & 2012
http://www.pomona.edu/museum/exhibitions/2011/it-happened-at-pomona/
Jack Goldstein and the CalArts Mafia
Richard HERTZ
A découvrir à la
bibliothèque :
Californie : Minneola Press, 2011 [2ème éd.]
ISBN 978-0-9640165-4-5
701.1 HER J
Une autre école, CalArts, une autre scène artistique, une autre face de Los
Angeles, et dans cet ouvrage, une autre manière de raconter l’Histoire, les histoires.
Au centre de cette publication, Jack Goldstein, figure mythique de l’art
contemporain, à la fois pour son œuvre, ses films, ses peintures, mais aussi pour sa trajectoire
mouvementée, de son ascension fulgurante dans les années 70 à sa déchéance vers 1990,
puis sa reconnaissance tardive et son suicide en 2003.
Le critique et historien d’art Richard Hertz l’a rencontré à plusieurs reprises au
début des années 2000, reconstituant, au fil d’entretiens son parcours intime et sa carrière. Ce
sont ces témoignages qu’il restitue dans ce livre, comme une série de monologues de
Goldstein, auxquels viennent s’ajouter les témoignages d’autres artistes, galeristes, …
(contributions de John Baldessari, Troy Brauntuch, Rosetta Brooks, Nancy Chunn, Meg Cranston, Jean Fisher, Horo Kosaka,
Robert Longo, matt Mullican, James Welling, Tom Wudl)
Sous la forme d’une « histoire orale », c’est toute une vision classique et
lénifiante de l’art qui est battue en brèche, remettant au premier plan les freaks, les losers, les
acteurs de l’ombre et les anges déchus.
Egalement disponible à la bibliothèque, « The Beat and the Buzz, Inside the LA art world », du même auteur.
ASCO : Elite of the Obscure
A Retrospective, 1972-1987
[Exposition, Los Angeles, County Museum of Art ; Williamstown (Mass.), Wiliams
College Museum of Art, 2011-2012]
A découvrir à la
bibliothèque :
Ed. by C. Ondine Chavoya & Rita Gonzalez
709.051
Ostfildern : Hatje Cantz, 2011
ASC
ISBN 978-3-7757-3003-7
ASCO (en espagnol « nausée ») désigne un groupe d’artistes Chicanos qui fut actif à
Los Angeles à partir des années 1970, jusqu’au milieu des années 1980. Ils privilégient des modes
d’action éphémères, qu’ils documentent avec un sens du style et de la mise en scène remarquable :
défilés et parades empruntant aux rites sud-américains ; photographies urbaines prolongeant la culture du
« mural » et documentant les tensions sociales ; « No Movies » parodiant l’imagerie du cinéma
d’exploitation.
Ce catalogue exhaustif, fruit de recherches menées dans le cadre du projet « Pacific
Standard Time » décrit avec précision les activités d’ASCO, collectif séminal pour la scène de L.A. et plus
précisément pour la reconnaissance des artistes d’origine sud-américaine. Le catalogue évoque
également les pratiques d’autres groupes d’artistes « obscurs », comme les Jetters ou Midnight Art
Production, ainsi que la sous-culture Cholo dans laquelle ASCO a pu puiser.
http://wcma.williams.edu/exhibit/asco/
http://www.lacma.org/art/exhibition/asco
On the beyond A Conversation between Mike Kelley,
Jim Shaw, and John C. Welchman
A découvrir à la
bibliothèque :
Ed. by John C. Welchman
Vienne : Springer-Verlag, 2011
701.1 KEL
(Art & Architecture in Discussion)
ISBN 978-3-7091-0260-2
Un entretien au long cours entre les artistes Mike Kelley et Jim Shaw, figures
incontournables de l’art contemporain et de la scène artistique de Los Angeles, mené par
l’historien d’art John C. Welchman, leur compagnon de route.
Au fil d’une conversation portant sur « the beyond », c’est-à-dire l’« au-delà »,
sont évoqués les méthodes de travail des deux artistes, leurs manières de mêler recherche
artistique, obsessions personnelles et invention plastique, et de réfléchir sur l’occultisme, les
OVNIs, les théories du complot, autant que sur la phénoménologie, la psychanalyse ou l’histoire
des religions et des arts.
La proximité entre les trois interlocuteurs donne au texte sa profondeur, son
dynamisme, et son caractère émouvant également, dans la mesure où il s’agit d’un des grands
derniers entretiens de Mike Kelley, qui s’est donné la mort tout récemment le 31 janvier 2012.
Retrouvez à la bibliothèque, de nombreux catalogues sur Mike Kelley, et notamment Educational Complex Onwards (1995-2008),
publié chez JRP Ringier en 2009, soit la maquette architecturale revisitant de mémoire tous les bâtiments au sein duquel Mike Kelley a fait son
apprentissage depuis l'enfance, laissant aveugles les zones d'oubli (présenté au Wiels à Bruxelles en 2008) ; ainsi que ses écrits qui constituent un
des plus impressionnants corpus de textes d'artistes contemporains en Amérique, parmi lesquels on retiendra aujourd'hui le fameux "Cross
Gender/Cross Genre".
Mike KELLEY,
1954-2012
L'artiste plasticien et musicien américain Mike Kelley, réputé pour ses installations et vidéos, élaborait des œuvres
psychologiques et complexes, mêlant les métaphores et les mystères existentiels avec la dérision, le punk rock et la popculture kitsch. Artiste touche-à-tout, Kelley naviguait entre installations et performances tout en combinant sculptures,
dessins, peintures, collages, assemblages textiles, objets et vidéos. Souvent perçu comme un révolutionnaire de l’art par
les spécialistes, et malgré des œuvres brutes et parfois osées, il refusait l’image de bad boy qu’on lui associait.
Profondément autobiographique, l’œuvre de Kelley est à l’image de sa vie : protéiforme, radicale, extrême, poétique.
Dès 1974, Mike Kelley montait un groupe à Detroit avec Jim Shaw, Niagara et Cary Loren, Destroy all
monsters; puis, alors qu'il était à Cal Arts (Los Angeles), The Poetics avec Tony Oursler; il s'est adjoint au groupe de Mc
Carthy, Extended Organ et a travaillé avec Sonic Youth ; comme pour la plupart de ses performances et vidéos, souvent en
conjugaison, qui avec Paul Mc Carthy, qui avec Raymond Pettibon, Michael Smith, Bob Flanagan, Erica Beckmann ou
Sheree Rose. A Cal Arts, il fut l'élève des femmes: Suzanne Lacy, Judy Pfaff, Susan Rothenberg Laurie Anderson, aussi)
et des conceptuels : Michael Asher, John Baldessari mais aussi Douglas Huebler.
De l'art conceptuel, Mike Kelley a notamment gardé le goût du "library work"(comme il disait), de l'enquête, de la
citation et de l'inventaire. Très tôt, en 1993, il a l’honneur de voir le Whitney Museum de New York lui consacrer une
rétrospective monographique. Ses installations se font l’écho d’expériences esthétiques, psychologiques, psychiques, d’un
perpétuel questionnement de ce qui est refoulé, de la relation au tout, au manque, au corps, à la mort…
"Je crois que la pulsion de collectionner, comme d'autres compulsions, semble émaner du dehors du
soi, comme si on était contrôlé par des forces extérieures." (M. Kelley, Tate Etc, n°1, 2004)
Kelley utilisait, la science et la fiction, pour composer, et du même coup, décomposer de part en part un sujet
artistique traversé, ou mieux hanté par toutes sortes de pouvoirs- pour sortir de l'embourbante question des influences, et
les transformer en Machines à influencer.
« Los Angeles ne serait pas devenue une grande capitale internationale de l’art
contemporain sans Mike Kelley […] De tous les artistes des années 1980, il était celui qui
a réellement établi une identité nouvelle et complexe pour sa génération ». L. A. Times,
Paul Schimmel, conservateur en chef au Museum of Contemporary Art de Los Angeles.
Les œuvres de Mike Kelley font notamment partie des collections permanentes du Centre George Pompidou (Paris),
du Metropolitan Museum of Art (New York), du LACMA et du MOCA (Los Angeles), du Museum Moderner Kunst (Vienne) ou
du musée Guggenheim à New York. Choyé des institutions muséales internationales, des biennales comme des grands
collections privées, la mort soudaine de Mike Kelley survient à quelques mois à peine de sa rétrospective, laquelle doit
marquer la réouverture du Stedelijk Museum d’Amsterdam.
Prochain rendez-vous :
Book Club #5
13 mars 2012,
à 18h au Café Pompier

Documents pareils

001 2008 06 04 Doct distribué

001 2008 06 04 Doct distribué d'une société américaine. Mais si le point de vue qu'il adopte peut-être perçu comme étant trop intimiste, ne pourrions-nous pas alors aussi évoquer l'oscillation entre parcours personnel (éléments...

Plus en détail