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RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014
MOBILITÉ
& SOLIDARITÉ
SOMMAIRE
04
ACTUALITÉ
À TROIS,
ON EST PLUS FORT
TEMPS FORTS
LES CHIFFRES CLÉS D’UNE
104 projets soutenus pour un budget de 1 ,3 million d’euros :
2014 fut une année particulièrement constructive pour la mobilité.
FONDATION EN MOUVEMENT
2014
RÉPARTITION DES PROJETS
PAR BUDGET
EN NOMBRE
ENVIRONNEMENT
50000€ • 4%
ENVIRONNEMENT
1 projet • 1%
HANDICAP
85000€ • 6%
ÉDUCATION
& CULTURE
265000€ • 20%
HANDICAP
7 projets • 7%
104
PROJETS
1,3 M€
INSERTION
78 projets • 75%
INSERTION
934000€ • 70%
RÉPARTITION PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE
PAR BUDGET
PROJETS hors UE
98000€ • 7%
TEMPS FORTS
UNE FONDATION
EN MOUVEMENT
ÉDUCATION
& CULTURE
18 projets • 17%
Renforcer la mobilité au service de l’insertion
sociale et professionnelle, tel est l’enjeu de
l’appel à projets commun lancé par trois
fondations d’entreprise, qui ont décidé de faire
cause commune en initiant une nouvelle façon
d’agir… «tous ensemble».
08
104 projets soutenus pour un budget de 1,3 million d’euros :
2014 fut une année particulièrement constructive pour la mobilité.
EN NOMBRE
PROJETS hors UE
7 projets • 7%
PROJETS UE
6 projets • 6%
PROJETS UE
40000€ • 3%
PROJETS FRANCE
1196000€ • 90%
PROJETS FRANCE
91 projets • 87%
8 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
PRIX DE LA FONDATION
REPORTAGE SUR
LES LAURÉATS
10
A l’image d’une entreprise ouverte sur le
monde, c’est aux quatre coins de la planète
– São Paulo, Moscou, Madrid, Shanghai,
Sochaux, Rennes et, bien sûr, Paris –
que se sont déroulées en octobre 2014
les cérémonies de remises des prix.
MOBILITÉ
ET INSERTION
La mobilité? Un levier majeur pour l’accompagnement vers le
retour à l’emploi, l’aide sociale d’urgence, alimentaire notamment,
la lutte contre l’exclusion.
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MOD’EMPLOI
CROIX-ROUGE
MOBILITÉ
ET HANDICAP
BANQUE ALIMENTAIRE
LA PIERRE BLANCHE
La mobilité? Une composante essentielle pour l’autonomie,
l’insertion sociale et professionnelle de tous ceux qui sont en
situation de handicap physique ou mental, et la mise en œuvre
d’un mieux vivre ensemble.
SAMUSOCIAL
FAGE
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 15
29
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MOBILITÉ
ÉDUCATION
&CULTURE
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 29
La mobilité? Un levier majeur pour l’accompagnement
dans le retour à l’emploi, l’aide sociale d’urgence,
alimentaire notamment, la lutte contre l’exclusion.
L’ART À L’ENFANCE
HARMONIA SACRA
CONSEIL D’ADMINISTRATION
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CULTURESPACES
40
SÉCURITÉ ROUTIÈRE RUSSE
Carlos Tavares
Président
Marc Friedel
Administrateur
Marie-Hélène Roncoroni
Vice-présidente
Jonathan Goodman
Administrateur
Philippe Dorge
Administrateur
Hugues Dufour
Administrateur
Jean-François Kondratiuk Christian Peugeot
Administrateur
Administrateur
Maxime Picat
Administrateur
UN COMITÉ DE SÉLECTION
Bénédicte Alzati - Peugeot
Claude-Jean Couderc - Secrétariat général
Jean-Jacques Etchart - Citroën
Xavier Guisse - Direction des ressources humaines
Paul-Philippe Uhel - Direction des ressources humaines
DES DÉLÉGUÉS LOCAUX
IMPLIQUÉS
Hélène Boulic - Trémery
Marie Bubenicek - Charleville
Mélanie Charles - Sevelnord
Caja Chocarro Maria Concepcion - Madrid (Espagne, usine)
Nunziata Dubois - Valenciennes
Carolina Fernández Albarrán - Vigo (Espagne)
Anabela Ferreira - Mangualde (Portugal)
Hua Schwab
Monique Jeanneaux - Sochaux
10 Philippe Kalb - Mulhouse
Magali Leduc - Trémery
Jean-Charles Lefebvre - Sochaux
Erika Louis-Roy - Rennes
Anne Mélois - Poissy (usine)
Florence Mouttapa - Vélizy
Jean-Pierre Papin - Française de mécanique
Paula Plantamura - Buenos Aires (Argentine)
Dmitri Portanski
Marlène Simoes - Chine
Cyrille Starck - Poissy
Marina Stepina - Moscou, Russie
Peter Svec - Tranva (Slovaquie)
María José Taboas - Vigo (Espagne)
Nathalie Tantalin - Caen
Fabienne Tavernier - Vesoul
Emma Terrados Molledo - Madrid (Espagne)
Yuguang Zhang - Chine
2 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 41
TOUS ENSEMBLE!
GARE (PORTUGAL)
EN ROUTE POUR 2015
33
ITÉ
MOBILCATION
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ÉD LTURE
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Un fac
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 33
Sélectionner puis accompagner la mise en œuvre de projets innovants en
matière de mobilité, tel est l’objectif de la Fondation. Avec pour principe : un
fonctionnement en réseau, afin de pouvoir œuvrer au plus près du terrain.
DIRECTEUR DE
LA PUBLICATION
Patrice-Henry
Duchêne
COMITÉ ÉDITORIAL
Virginie Percevaux
et Patrick René
Une réalisation
We Demain
92, avenue
Victor Cresson
92130
Issy-les-Moulineaux
ÉDITEUR
Jean-Dominique
Siegel
directrice éditoriale
Armelle Oger
Rédaction
Olivier Bailly, Hervé
Gallet et Sylvaine
Parriaux pour
Mécènes
Direction artistique
Victor Mourain
Secrétaires de
rédaction
Claire Gollot, Isabelle
Charleuf-Calmets
Maquette
et prépresse
Studio 92 chef de fabrication
Diane Mourareau
impression
Ce document a été
imprimé par
l’Association des
paralysés de France.
Imprimé sur du papier
100 % recyclé
Crédits
photographiques :
Médiathèque PSA
Peugeot Citroën,
Cyrille Dupont,
Mohamed Ech Charqi,
Monique Dupont
Sagorin, Mélanie Frey,
PSA Peugeot Citroën
Centres de production
Mangualde, Madrid,
Sochaux, Charleville,
Trémery, Paris 17,
Rennes, Direction
Russie, Direction Asie,
Direction Brésil, associations FIT, AIL Midi
Pyrénées, Mod’Emploi,
IMAJ, Access Auto
62, Eurêka Emplois
services, Croix-Rouge
Française Banque
Alimentaire de l’Ain,
FAGE, La Pierre
Blanche, CERHEM,
APF, l’Art à l’enfance
(MuMo), Harmonia
Sacra, Fondation
Culturespaces, GARE,
Roman Ynan
ÉDITOS
CARLOS TAVARES
PRÉSIDENT DE LA FONDATION
L
a Fondation PSA Peugeot
Citroën a fêté cet été ses
3 ans, et elle démontre sa
maturité en ayant en 2014
pleinement affirmé son expertise
sur le sujet de la Mobilité Solidaire.
Une expertise reconnue, comme en
témoignent sa contribution aux travaux du « Laboratoire de la mobilité
inclusive » et le succès de l’appel à
projets « 3 Fondations pour la mobilité » lancé sur ce thème avec deux
Fondations notoires, les fondations
VINCI pour la Cité et VINCI
Autoroutes. Parmi les 300 projets
que la Fondation a déjà soutenus, la
moitié concerne déjà des initiatives
s’inscrivant dans ce champ émergent
de la mobilité inclusive : ces garages
solidaires, auto-écoles sociales,
plateformes de mobilité dessinent
dans tous les territoires ruraux ou
péri-urbains les contours d’une nouvelle mobilité, partagée et généreuse.
Ainsi, devenue mois après mois
un acteur engagé de l’innovation
sociale, et démontrant au passage
que la voiture est bien du côté de
la solution et non du problème, la
Fondation poursuivra donc en 2015
ses actions contre l’exclusion invisible que représentent les difficultés
d’accès à la mobilité, facteur premier
du lien social. Elle restera ainsi au
service d’une nouvelle géographie
sociale où devront s’estomper les
discriminations territoriales.
Comme vous le constaterez, ce rapport témoigne de la volonté de notre
Fondation d’être utile aux communautés où le Groupe PSA Peugeot
Citroën opère et se développe, et
démontre le fort ancrage local de
chacun de nos établissements. Mais,
je souhaite surtout qu’il témoigne de
l’admirable engagement de nos collaborateurs parrains et bénévoles, en
faveur de l’intérêt général. Car c’est
une fierté et une force sur laquelle
le Groupe PSA Peugeot Citroën
peut s’appuyer sur le chemin de sa
reconstruction économique.
MARIE-HÉLÈNE PEUGEOTRONCORONI
VICE-PRÉSIDENTE DE LA FONDATION
E
n 2014, la 2e édition des Prix
de la Fondation aura mis
une nouvelle fois à l’honneur des collaborateurs du
Groupe particulièrement engagés au
sein d’associations œuvrant le plus
souvent à proximité de leurs lieux
de travail. Plus de 120 dossiers ont
été présentés, en progrès de 40 %
par rapport à la première édition, et
traduisant en outre une meilleure
représentation des directions et des
métiers du Groupe, en France et à
l’international. Le prix « Coup de
Cœur des salariés » 2014, bénéficiant de la majorité des suffrages des
9 000 votants, a été attribué à la
Fondation slovaque Pontis. Depuis
son lancement, en 2011, la Fondation PSA s’est bien développée, et, à
travers elle, c’est un grand Groupe
qui s’engage. Par ses actions, elle
donne du sens aux valeurs de respect,
d’engagement et de solidarité d’une
entreprise au développement responsable. Elle est aujourd’hui un acteur
incontournable de la mobilité solidaire, démontrant l’importance vitale
pour tous de l’accès à la mobilité.
2015 verra encore la mise en œuvre
de nombreux chantiers nouveaux
pour la Fondation PSA, afin qu’elle
mobilise toujours plus de bénévoles
et renforce la fierté d’appartenance
des salariés du Groupe. Cette fierté
je la partage pleinement, convaincue
par l’enthousiasme des parrains et de
ceux qui s’engagent à tous niveaux
pour renforcer le lien social et œuvrer
auprès de l’équipe de la Fondation
par des actions concrètes et remarquables sur le plan humain.
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 3
L’ÉVÉNEMENT
À TROIS, ON EST
PLUS FORT
Renforcer la mobilité au service de l’insertion sociale et
professionnelle, tel est l’enjeu de l’appel à projets commun
lancé par trois fondations d’entreprise, qui ont décidé de faire
cause commune en initiant une nouvelle façon d’agir… « tous
ensemble ».
C
’est une première en France : trois fondations
d’entreprise, PSA Peugeot Citroën, VINCI pour
la Cité, VINCI Autoroutes pour une conduite
responsable, font désormais cause commune
au nom d’un même combat, celui de la mobilité. Avec
comme originalité un appel à projets commun en
faveur d’initiatives locales lancé en septembre 2014
dans le cadre de la charte « Entreprises et quartiers »
signée par les groupes PSA et VINCI. Le résultat est à
l’image de l’enjeu que représente la cause de la mobilité : 300 dossiers reçus émanant de toute la France ! Les
projets sélectionnés bénéficieront d’un soutien allant
jusqu’à 30 000 euros, la dotation globale se montant à
600 000 euros, à laquelle s’ajoutera le mécénat/bénévolat
de compétences de salariés parrains de VINCI et PSA.
Patrice-Henry Duchêne
délégué général de la Fondation
psa peugeot citroËn
« Il ne faut pas hésiter à se donner du temps,
parce que les gouvernances spécifiques des
fondations n’ont pas la même flexibilité. »
coMpléMENtarité
Les enjeux de la mobilité, cette possibilité pour chacun de
pouvoir se déplacer, d’accéder à l’emploi, à l’éducation,
à la santé, aux loisirs, ne sont pas toujours perçus avec
l’acuité qu’ils devraient. Ils sont pourtant déterminants
pour notre société. Tant humainement qu’économiquement. Une mobilité accrue, voire retrouvée, est un
sésame pour l’insertion ou la réinsertion ; un facteur
clé pour le retour à l’emploi et la lutte contre toutes les
formes d’exclusion que peut générer la précarité ou la
vulnérabilité liée à un handicap.
Pouvoir se déplacer au quotidien n’est pas seulement un
levier pour retrouver un travail. Le mouvement, c’est la
vie, et la mobilité est un indispensable vecteur pour maintenir, voire tisser, ces liens sociaux permettant aux plus
fragiles d’avoir le sentiment d’appartenir au corps social.
Trois fondations qui font cause commune, c’est trois fois
4 - rapport d’activité
plus de moyens mutualisés mis au service de projets qui
vont pouvoir être déployés un peu partout en France.
Trois fondations qui unissent des compétences complémentaires, c’est une force d’action démultipliée pour
amplifier, accélérer le développement des dispositifs
permettant d’améliorer la mobilité des personnes défavorisées ou en situation d’exclusion dans les zones urbaines
et péri-urbaines. « Le sentiment que la complémentarité de
chacun permettra d’apporter des réponses globales donc plus
efficaces », écrit Sylvaine Parriaux dans un passionnant article publié dans Mécènes*, une publication de l’Admical,
association créée en 1979, qui rassemble et représente les
mécènes afin de développer le mécénat d’entreprise.
Dans le cadre de leur appel à projets communs, les
fondations VINCI pour la Cité et PSA Peugeot Citroën
vont ainsi apporter aux projets soutenus leur expertise en
Chantal Monvois
DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE
DE LA FONDATION
VINCI POUR LA CITÉ
« Il est important de garder la neutralité à toutes les étapes et de parvenir
à créer des outils qui correspondent
à chaque fondation, y compris dans
des points comme le vocabulaire
de l’appel à projets ou le graphisme
du site. Cela va du rythme adéquat
de réunions à trouver jusqu’à des
échéances qui soient atteignables et
réalistes pour chacun. »
mobilité solidaire et VINCI Autoroutes son savoir-faire
en matière de sensibilisation à la conduite responsable.
VISIBILITÉ
Bernadette Moreau
DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE DE LA
FONDATION VINCI AUTOROUTES
POUR UNE CONDUITE RESPONSABLE
« L’implication de la Fondation Vinci Autoroutes
avait pour intérêt de regarder des projets avec
une vision complémentaire. Notre présence a
permis d’intégrer l’apprentissage de la sécurité
routière et de la citoyenneté. »
« Avoir, à nous trois, trois fois plus de moyens humains et financiers pour avoir un impact plus fort », affirment en chœur
les délégués des fondations VINCI Autoroutes pour une
conduite responsable, VINCI pour la Cité et PSA Peugeot
Citroën, interviewés par Sylvaine Parriaux dans Mécènes.
« Pour le mécène qui a acquis une maturité et une expertise
sur un sujet précis, ce qui est le cas pour les trois fondations,
l’action collective est une option à envisager sérieusement,
poursuit Sylvaine Parriaux. Et ce d’autant plus qu’il a la
volonté d’intervenir à la racine du problème. » Et agir sur
le terrain en cernant au plus près les problèmes spécifiques de certaines populations fragilisées ou vulnérables,
tel est bien l’objectif des trois fondations qui ont pris
conscience « qu’agir à plusieurs, c’est beaucoup mieux » !
Pour permettre un changement à grande échelle, les
interventions isolées ne suffisent plus.
Avoir plus de moyens humains et financiers, c’est en effet
avoir un impact plus fort. Mais aussi plus de visibilité.
Qui dit appel à projets communs signifie une simplification pour les associations des démarches, un soutien financier démultiplié et un accompagnement complémentaire des parrains des deux groupes. Le parrainage étant
encore une similitude à mettre à l’actif de PSA Peugeot
Citroën et de VINCI ! « Tout comme le sentiment de l’urgence. L’urgence de l’action », explique Sylvaine Parriaux,
toujours dans Mécènes. l
*Mécènes numéro 8, octobre/décembre 2014.
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 5
L’ÉVÉNEMENT
PREMIÈRE EN FRANCE
31 PROJETS SOUTENUS
PAR TROIS FONDATIONS
Rude tâche en cette fin d’année 2014 pour le comité de sélection de l’appel à projets commun lancé par les
Fondations PSA Peugeot Citroën et VINCI, chargé de sélectionner les 31 projets auxquels seront attribués soutien
financier et parrainage.
C
e fut un grand moment d’échanges et de
discussions. Animées et parfois passionnées :
la vingtaine de participants au comité de
sélection de l’appel à projets, PSA Peugeot
Citroën et VINCI réunis le 17 décembre dernier font
en effet partie des acteurs majeurs de la cause de la mobilité. Représentant des trois Fondations, PSA Peugeot
Citroën et VINCI, experts du secteur social, partenaires
associatifs avaient ce jour-là la rude tâche de sélectionner 31 projets parmi plus de 300 provenant de toute la
France.
Création de garages solidaires, d’auto-écoles sociales,
de structures de location ou de covoiturage solidaires,
mise en place d’ateliers et de plateformes de mobilité… les projets présentés, provenant de quartiers de
grandes agglomérations comme de territoires péri-urbins avaient tous en commun le fait de répondre à une
6 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
problématique spécifique de mobilité. Proposant des
solutions originales, souvent innovantes, en termes
d’insertion, chaque projet fit l’objet d’une étude
attentive autour des critères d’innovation, de clarté et
de pérennité. La cohérence de la méthodologie mise
en avant pour sa mise en œuvre, la mutualisation des
moyens avec d’autres partenaires quand cela s’avère
possible faisant aussi partie des paramètres de choix.
Au terme d’une journée au cours de laquelle chacun
défendît ses coups de cœur, c’est donc
31 projets qui reçurent l’aval de ce premier appel à
projets communs de la part de trois Fondations
différentes. Une première, rappelons-le.
Avec un soutien financier de plus de 600 000 euros et
l’accompagnement des parrains et marraines des trois
Fondations, 31 belles idées en faveur de la mobilité
sont d’ores et déjà en mouvement. ●
Réunion au sommet
le 17 décembre pour
sélectionner les lauréats.
Eric Pliez
PRÉSIDENT
DU SAMUSOCIAL DE PARIS
« Cette confrontation de regards
de personnalités d’origines très
diverses exerçant une activité
différente est un vrai plus qui
redynamise ces appels à projets.
Pour le porteur d’initiatives, cela
crée une sorte de challenge : avoir
trois interlocuteurs donne envie
d’aller plus loin. D’être plus
innovant. Mes coups de cœur
sont allés vers les projets les plus
“coopératifs ”, s’inscrivant dans
cette volonté de “faire ensemble”
qui était au cœur de cet appel à
projets. »
Catherine Lestre
de Rey
DÉLÉGUÉE DE LA FARE
« Je suis ravie de ce front commun entre trois Fondations. Les
dossiers présélectionnés étaient
de grande qualité. On a vraiment
pu avoir un échange entre ce qui
était perçu sur le terrain et notre
propre expérience des appels à
projets. J’ai plutôt envie d’aider
les structures de petite ampleur.
C’est la première fois que je vois
des dossiers qui demandent des
moyens mais aussi des ressources
humaines. Mon coup de cœur : les
projets liés à la pratique du vélo,
car l’accès à la mobilité, c’est aussi
l’accès au choix. »
François Durollet
DIRECTEUR GÉNÉRAL
DE LA FONDATION FACE
« Les projets reçus montrent la
richesse des initiatives, qu’elles soient
issues du milieu associatif, des collectivités locales ou d’autres acteurs de
l’insertion. La diversité de la provenance est elle aussi remarquable.
Mon coup de cœur ? Un projet de
plateforme multimodale autour du
cycle mis en place a proximité d’une
gare SNCF afin de faciliter la mobilité
de ceux qui prennent le train.
J’espère que cet appel à projets va
s’inscrire dans un cadre pluriannuel.
Je pense qu’il serait souhaitable de
consacrer un budget pour avoir un
retour sur l’efficacité des projets. »
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 7
temps forts
les chiffres clés d’une
104 projets soutenus pour un budget de 1 ,3 million d’euros :
2014 fut une année particulièrement constructive pour la mobilité.
2014
répartition des projets
par budget
en nombre
ENVIRONNEMENT
50 000 € • 4 %
ENVIRONNEMENT
1 projet • 1 %
HANDICAP
85 000 € • 6 %
éDUCATION
& CULTURE
265 000 € • 20 %
1,3 M€
104
PROJETS
INSERTION
934 000 € • 70 %
par budget
PROJETS hors UE
98 000 € • 7 %
PROJETS UE
40 000 € • 3 %
PROJETS fRANCE
1 196 000 € • 90 %
8 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
HANDICAP
7 projets • 7 %
éDUCATION
& CULTURE
18 projets • 17 %
INSERTION
78 projets • 75 %
répartition par zone géographique
en nombre
PROJETS hors UE
7 projets • 7 %
PROJETS UE
6 projets • 6 %
PROJETS fRANCE
91 projets • 87 %
fondation en mouvement
2011 - 2014
nombre de projets par zone géographique
319
projets de
mobilité soutenus
257
en france
7,2 M€
engagements
par Budget
à l’international
répartition des projets
ENVIRONNEMENT
410 000 € • 6 %
INSERTION
4 354 000 € • 60 %
en nombre
ENVIRONNEMENT
10 projets • 3 %
HANDICAP
707 000 € • 10 %
éDUCATION
& CULTURE
1 745 000 € • 24 %
62
7,2 M€
319
PROJETs
HANDICAP
52 projets • 16 %
éDUCATION
& CULTURE
69 projets • 22 %
INSERTION
188 projets • 59 %
les PriX de la Fondation
MOSCOU
SÃO PaULO
SOChaUX
MaDRiD
des lauréats
venus du
monde entier !
REnnES
Shanghai
ET PaRiS
À l’image d’une entreprise ouverte sur le monde, c’est
aux quatre coins de la planète – São Paulo, Moscou, Madrid,
Shanghai, Sochaux, Rennes et, bien sûr, Paris – que se sont
déroulées en octobre 2014 les cérémonies de remises des prix.
10 - rapport d’activité
De gauche à droite : Virginie Percevaux, Patrice-Henry Duchêne, Alexandre Morais, Philippe Dorge, Moustapha Rasmouk,
Jamila Leite Costa, Augusto Leite Costa, Tchibara Aletcheredji, Alain Rossit, Rémi Guérin, Linda Jackson, Béatrice d’Ussel,
Marc Guyodo, Marie-Hélène Peugeot-Roncoroni, Carlos Tavares, Kamila Oborilova, Maxime Picat, Jean-Philippe Imparato, Patrick René.
I
l y a un peu de l’excitation
des grands jours, beaucoup
d’émotion, surtout ce
22 octobre au siège du
groupe PSA à Paris. Venus avec
leurs proches, entourés de
leurs collègues, en présence des
représentants des associations
qu’ils parrainent, les lauréats
sont venus recevoir leur prix.
Des prix tout à la fois reflets
de l’engagement des salariés et
de la volonté d’un groupe de se
positionner comme entreprise
durable : « La solidarité est
une valeur clé, y compris dans
l’entreprise, déclare son Président,
Carlos Tavares, prenant la parole
après l’accueil de Patrice-Henry
Duchêne, délégué général de
la Fondation. Elle est la base de
l’esprit d’équipe, indispensable
à la transformation de notre
entreprise. » L’émotion mais
surtout la fierté sont palpables
lors de la remise des chèques de
5 000 à 10 000 euros, qui vont
permettre de financer tout ou
partie d’un projet dans lequel
les collaborateurs de PSA se sont
impliqués bénévolement.
Grâce à la vidéo simultanée,
certains lauréats partagent cette
cérémonie depuis Cherleville,
Mangualde au Portugal ou Madrid
en Espagne. A l’instar de celle
de Paris, d’autres cérémonies se
dérouleront les jours suivants
à Rennes, Sochaux, São Paulo,
Moscou et Shanghai – ces deuxièmes prix de la Fondation étant
à l’image d’une grande chaîne de
solidarité internationale. Mobilité
et insertion, mobilité et handicap,
mobilité et actions culturelles et
éducatives : plus de 120 projets,
d’une très grande diversité, ont
été portés par des salariés. Projets
venus de France, bien sûr, mais
aussi de Chine, du Brésil, de Slo-
vaquie, du Portugal ou d’Espagne :
six pays font en effet partie des finalistes. Pour ces derniers, choisis
en juillet par un jury composé des
parrains et marraines de projets
déjà soutenus par la Fondation, de
délégués locaux, de responsables
de la communication interne et
de l’équipe de la Fondation, le fait
d’avoir gagné ne récompense pas
seulement une action bénévole :
c’est l’assurance de voir un projet
qui peut changer le quotidien de
populations vulnérables se matérialiser. Et ce, grâce à un binôme
gagnant, liant associations et salariés s’investissant pendant leur
temps libre en tant que bénévoles.
Grand Prix France, Grand Prix
international, Prix du meilleur
parrain ou marraine : parmi les
20 finalistes, trois grands prix
ont été décernés ainsi qu’un Prix
Coup de cœur des salariés décerné
par 9 000 votants. l
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 11
LES PRIX DE LA FONDATION
LES 4 GRANDS PRIX
Eric Leblais, Jean Elleouet, Erika Louis-Roy et Michel Roger.
Tchibara Aletcheredji, Marella Fenker, Odatou Aletcheredji,
Aurélie Bioche et Alexandre Morais.
GRAND PRIX FRANCE :
GRAND PRIX INTERNATIONAL:
LE PROJET : permettre aux plus vulnérables de conduire.
LE PARRAIN : Eric Leblais / site de Morlaix.
Prospecteur, vendeur, chef de ventes, cela fait trente-sept
ans qu’Eric, aujourd’hui commercial de proximité, travaille
chez Citroën, à Morlaix.
« Il y a vingt ans, j’ai démarché professionnellement l’association. De clients, ce sont devenus des partenaires puis des
amis. Dans le cadre de leur auto-école solidaire Feu vert,
un des membres de l’association a eu l’idée d’ajouter une
voiturette pour ceux qui, pour cause de handicap physique ou
intellectuel ou tout simplement faute de moyens financiers,
ont des difficultés à passer un permis de conduire classique.
En fait, la cible s’est révélée beaucoup plus large que prévue.
Il y a désormais une voiturette au centre de Morlaix, une
seconde va être achetée pour celui de Brest. Un moniteur, luimême handicapé, assure les cours sur ces véhicules à double
commande.
C’est passionnant d’être parrain d’un projet dont les implications humaines sont immédiatement observables. »
L’ASSOCIATION : Don Bosco.
Développer toutes les formes d’activités solidaires pour
renforcer les liens sociaux et contribuer à l’inclusion sociale
des personnes fragilisées par des difficultés personnelles,
familiales, professionnelles, en raison d’un handicap physique
ou psychologique : tel est le credo de cette association pionnière en matière d’aide à l’enfance inadaptée créée en 1945.
LE PROJET : acquisition et aménagement d’un véhicule utilitaire pour assurer l’alphabétisation des femmes de la commune
de Tchamba au Togo.
LE PARRAIN : Alexandre Morais / site de Poissy.
Ce responsable depuis un peu plus de dix ans du service
d’ergonomie industrielle du site de Poissy est très actif dans
plusieurs associations, œuvrant en Afrique subsaharienne ou…
en région parisienne. Il est ainsi membre, avec son épouse, de
Solidarité Logement. Et aussi de Luciol’envol. Il est convaincu
que : « La scolarisation des filles, si elle passe par les mères, est
plus pérenne. Alphabétiser les mères, c’est les aider à suivre
la scolarité de leurs filles. Ce peut être un pas décisif vers
leur émancipation. Les 10000 euros alloués par la Fondation
représentent un tiers du budget du véhicule utilitaire. Celui-ci
va permettre à l’équipe pédagogique d’aller, avec son matériel,
à la rencontre des villageoises de cette région du Togo. Ainsi,
elle équipera d’un auvent une école pour protéger les élèves
du soleil et du sable et installera des panneaux solaires pour les
besoins en énergie. »
Pour la seconde année, une étudiante de Science Po viendra y
faire son stage. Alexandre, lui, attend impatiemment son départ
pendant ses vacances pour Tchamba. Ce sera en 2016.
L’ASSOCIATION : Luciol’envol.
Créée en 2010, l’association a pour objectif l’épanouissement
des femmes dans l’un des pays où les inégalités sont
particulièrement fortes et où le taux de scolarisation
des fillettes et jeunes filles est très faible : alphabétisation et
ouverture aux nouvelles technologies constituent les objectifs
prioritaires de l’association.
UN PERMIS SUR VOITURETTES
12 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
ALPHABET BUS
Moustapha Rasmouk, Jamila et Augusto Leite Costa.
GRAND PRIX DE LA MARRAINE:
UN VÉLO POUR TOUS,
UN VÉLO POUR TOUT
LE PROJET : offrir un vélo aux enfants de la communauté
villageoise d’Ambaladingana, à Madagascar, pour faciliter
leur accès à l’école, et un cyclo-porteur aux adultes pour les
aider dans leur activité économique.
LA MARRAINE : Jamila Leite Costa, assistante de direction /
site de Vélizy.
En se rendant en novembre dernier sur le terrain, le président
de l’association s’est aperçu qu’il fallait procéder par étapes.
Avant de proposer des vélos et des cyclo-porteurs aux
habitants, un constat s’est imposé : la nécessité de former
un villageois au métier de mécanicien vélo. Celui-ci intégrera
l’atelier que l’association va créer, atelier où seront réparés les
vélos et cyclo-porteurs mis à la disposition des familles de la
région. Ce mécanicien pourra ensuite former d’autres jeunes.
« Pour que ce projet devienne pérenne, il faut que les villageois
puissent se l’approprier, explique Jamila. Lorsqu’il sera viable,
nous en déléguerons la mise en œuvre à l’association, très
impliquée, des mamans d’élèves. Ce sont elles qui géreront
les prêts de vélos, les réparations et tiendront un registre qui
attestera aussi la scolarisation des enfants qui auront bénéficié
d’un deux-roues pour se rendre à l’école. »
L’ASSOCIATION : Fleur de bitume.
Elle a pour vocation de venir en aide aux écoles défavorisées
dans le monde. L’objectif : freiner l’absentéisme scolaire,
notamment celui des filles.
Katarina Kovacova et Kamila Oborilova.
GRAND PRIX COUP DE CŒUR
DES SALARIÉS :
PROFESSEUR ITINÉRANT
LE PROJET : assurer des cours de langue des signes
à domicile pour les enfants sourds et leur parents.
LA MARRAINE : Kamila Oborilova / site de Trnava (Slovaquie).
« On entend trop souvent dire que l’on manque d’initiative et
que l’on n’est pas assez solidaires, que l’on reste indifférent visà-vis des problèmes des autres… Aujourd’hui, je suis convaincue
du contraire. Je sais maintenant que nous sommes capables de
nous mobiliser autour d’une cause commune. Je suis heureuse
que nous puissions apporter aussi de la joie et de l’espoir dans
des familles qui en ont besoin. En Slovaquie, il existe peu de
structures dédiées aux enfants sourds. Le fait que les professeurs se déplacent permet à tous les membres de la famille
d’apprendre, via la langue des signes, comment communiquer
avec leur enfant. Ne nous apitoyons pas sur les enfants handicapés : aidons-les ! »
L’ASSOCIATION : Fondation Pontis.
Créée en 1997, c’est l’une des plus importantes fondations
de Slovaquie. Son message : motiver les individus,
les communautés et les entreprises à être responsables.
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 13
LES PRIX DE LA FONDATION
16 FINALISTES
16 INITIATIVES POUR OPTIMISER LA MOBILITÉ
Portés par des salariés français ou étrangers, ces projets déclinent de façon innovante et originale les multiples facettes
de la mobilité.
L’ASSOCIATION :
Centro paroquial de
Sao Joao do monte.
LE PROJET : acquisition d’un nouveau
véhicule utilitaire pour
des activités de services
à domicile.
LE PARRAIN : André Marques / site
PSA de Mangualde (Portugal).
IL Y CROIT : « créer des services à
domicile pour un public défavorisé ».
L’ASSOCIATION :
Os Melros.
LE PROJET : acquisition d’un véhicule
utilitaire pour la
mise en place d’un
dispositif social itinérant.
LA MARRAINE : Maria Da
Conceicao Martins / site PSA de
Mangualde (Portugal).
ELLE Y CROIT : « ouvrir un atelier
mobile solidaire ».
L’ASSOCIATION :
Croix-Rouge.
LE PROJET :
acheter un véhicule
pour conduire les
victimes de violences
domestiques vers des
hébergements d’urgence.
LA MARRAINE : Anabela Ferreira /
site PSA de Mangualde (Portugal).
ELLE Y CROIT : apporter une
réponse : « quand il y a violence, il y
a urgence ».
L’ASSOCIATION :
Charity Fund « Deti
Nashi ».
LE PROJET : offrir
des loisirs aux enfants de l’orphelinat.
LE PARRAIN : Adrien Brennan Ducrot
/ site PSA de Moscou (Russie).
IL Y CROIT : « proposer des loisirs
hors des murs de l’orphelinat ».
14 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
L’ASSOCIATION :
Shanghaï « Hand
In Hand, Walk
Together » Youth
Development Center.
LE PROJET : offrir des
cours d’art aux enfants
dont les parents sont des migrants
afin de faciliter leur intégration.
LA MARRAINE : Yu Zhou Wu / site
PSA de Shanghaï (Chine).
ELLE Y CROIT : « favoriser l’accès à
l’art des enfants défavorisés ».
L’ASSOCIATION :
Amigos do Balé de
Camara.
LE PROJET :
proposer des cours
de danse classique à
des communautés défavorisées et financer des spectacles
à leur intention.
LE PARRAIN : Silvio Arruda / site
PSA de Porto Real (Brésil).
IL Y CROIT : « la danse pour changer
des vies ».
L’ASSOCIATION :
Fondation
Abracadabra.
LE PROJET : aider
les magiciens pour
qu’ils se déplacent
dans les hôpitaux.
LE PARRAIN : André Gonzales Jimenez / site PSA de Madrid (Espagne).
IL Y CROIT : « le pouvoir de la magie
solidaire ».
L’ASSOCIATION :
Presente de Alegria.
LE PROJET :
proposer des
animations clownesques pour des
publics privés de mobilité.
LE PARRAIN : Ricardo Cabral / site
PSA de São Paulo (Brésil).
IL Y CROIT : « un cadeau qui se
nomme joie ».
L’ASSOCIATION :
Rencontres pour
l’égalité d’accès à
l’emploi.
LE PROJET : offrir
des bourses de mobilité pour aider les jeunes défavorisés
dans leur recherche d’emploi.
LE PARRAIN : Marc Guyodo / site
PSA de la Grande Armée (Paris).
IL Y CROIT : «aider des jeunes
défavorisés dans leur mobilité».
L’ASSOCIATION :
Compagnie
Capharnaüm.
LE PROJET : faire
entrer le théâtre dans
les maisons de retraite,
écoles, salles des fêtes.
LE PARRAIN : Philippe Vilquin / site
PSA de Sochaux.
IL Y CROIT : « le théâtre à la rencontre du plus grand nombre ».
L’ASSOCIATION :
La vie suspendue
entre ciel et terre.
LE PROJET :
faire participer
des enfants des
hôpitaux ou des centres
de réadaptation à des ateliers de
marionnettes.
LE PARRAIN : Stéphane Bazantay /
site PSA de Charleville.
IL Y CROIT : « les marionnettes pour
éveiller le sens artistique ».
L’ASSOCIATION :
APEI VO.
LE PROJET :
proposer une
formation au permis
de conduire AM pour
des jeunes en situation de handicap
et ainsi favoriser leur insertion
professionnelle.
LE PARRAIN : Michel Thiollier / site
PSA de Trémery.
IL Y CROIT : « favoriser les déplacements de jeunes vulnérables ».
L’ASSOCIATION :
A bras ouverts.
LE PROJET :
acquérir un véhicule
pour que des jeunes
en situation de
handicap puissent partir
en week-end.
LE PARRAIN : Rémi Guérin / site
PSA de Paris 17e.
IL Y CROIT : « une parenthèse
nommée week-end ».
L’ASSOCIATION :
AGIMC.
LE PROJET : des
vélos adaptés pour
proposer des activités de plein air à des
personnes handicapées.
LE PARRAIN : Alain Rossit /
Peugeot Bordeaux.
IL Y CROIT : « des vélos pour une
liberté retrouvée ».
L’ASSOCIATION :
APAEI.
LE PROJET :
acquisition d’un
vélo pour personnes
handicapées.
LE PARRAIN : René
Tessier / site PSA de Sochaux.
IL Y CROIT : « un vélo pour un
sourire ».
L’ASSOCIATION :
Comité départemental handisport
d’Ille-et-Vilaine.
LE PROJET :
permettre l’accès au
sport pour les jeunes en situation
de handicap moteur sensoriel.
LE PARRAIN : Manuel da Cunha /
site PSA de Rennes.
IL Y CROIT : « l’accès aux activités
sportives chez les jeunes ».
MOBILITÉ
ET INSERTION
La mobilité ? Un levier majeur pour l’accompagnement vers le
retour à l’emploi, l’aide sociale d’urgence, alimentaire notamment,
la lutte contre l’exclusion.
FARE
MOD’EMPLOI
IMAJ
ACCESS AUTO 62
EURÊKA EMPLOIS SERVICES
CROIX-ROUGE
BANQUE ALIMENTAIRE
FAGE
LA PIERRE BLANCHE
SAMUSOCIAL
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 15
MOBILITÉ ET INSERTION
NEW FARE
À CHACUN SA MOBILITÉ
Depuis 2013, la Fondation PSA Peugeot Citroën accompagne et soutient la Fédération des Associations de
la Route pour l’Education, notamment au travers du programme «Mouv’UP ! En route pour l’emploi».
Leur objectif commun : favoriser la mobilité des personnes en recherche de travail et/ou en situation
de précarité. Rencontre avec David Gibergues, nouveau président de la FARE, depuis juin 2014.
Pouvez-vous
dresser un rapide
portrait de la FARE ?
DAVID GIBERGUES : Forte
de près de 75 structures adhérentes
– associatives ou publiques –, la
FARE s’est lancée, depuis sa création
en 1998, dans un combat pour la
mobilité, synonyme d’espoir pour
les personnes en difficulté. Comment, en effet, accéder au marché
du travail si l’on ne peut se déplacer ?
Chaque année, dans toute la France,
20 000 bénéficiaires, adhérents de la
FARE, reçoivent ainsi une aide très
concrète leur permettant d’avancer
sur le chemin de l’autonomie et de
l’emploi. Garages solidaires, location de voiture ou de deux-roues,
écoles de conduite à statut associatif, moyens de transport variés :
16 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
un grand nombre de structures
et de professionnels partenaires
de la FARE apportent des aides
ponctuelles ou proposent des programmes complets de soutien. Dans
ce cadre, des conseillers délivrent
aux bénéficiaires un diagnostic
mobilité menant à une solution sur
mesure d’ordre matériel, financier,
mais aussi cognitif ou psychologique. Lorsque plusieurs services
sont assurés par une même structure, on parle alors de « plateforme
de mobilité solidaire ».
Quels ont été les temps forts en
2014 pour votre fédération ?
D.G. : Nous avons mené deux gros
projets avec le soutien de la Fondation PSA Peugeot Citroën, à
commencer par une stratégie d’essaimage de plateformes de mobilité
solidaire. D’autre part, nous avons
travaillé selon trois axes sur un programme baptisé “Nouveau FARE”,
afin de permettre notre évolution.
Tout d’abord, de gros efforts ont
été portés sur la communication :
nouveau logo, charte graphique
repensée et refonte du site Internet.
L’interactivité et l’actualisation des
informations ont ainsi été grandement améliorées.
Un deuxième axe d’action a concerné la structure FARE Rhône-Alpes.
Nous avons cherché à répertorier
dans toute la région les activités
et les acteurs d’aide à la mobilité pour les publics en insertion,
qu’il s’agisse de nos adhérents ou
de structures extérieures. L’idée
est d’obtenir une vision globale
pour ensuite pouvoir accompagner
le développement de nouveaux
dispositifs ou leur structuration en
plateformes.
Enfin, pour nous rapprocher des
adhérents, trois colloques sur
le thème de la mobilité ont été
organisés à Clermont-Ferrand, Vire
et Brest. Le but ? Soutenir l’ancrage
régional de la Fédération et mobiliser tous les acteurs de la mobilité.
Le programme Mouv’UP, lancé il y a deux ans, prévoyait la
création de 18 plateformes de
mobilité solidaire sur deux ans.
En 2013, dix territoires ont été
concernés*, d’autres devaient
l’être en 2014. Où en est ce programme et quel premier constat
en tirez-vous ?
D.G. : Huit nouveaux essaimages de
plateformes ont été lancés en 2014,
à Rodez, Calais, Béziers, Toulouse,
Evreux, Langon, Oyonnax et Sud
Corse, grâce à la volonté de structures qui se sont investies dans
ce projet. Notre objectif a donc
globalement été atteint. La création
de ces 18 nouvelles plateformes
nous a permis d’approfondir notre
connaissance sur la question.
Toutes les structures ne partent pas
du même niveau d’organisation,
de connaissances, de moyens, etc.
Quand tout ou presque reste à créer,
cela demande un accompagnement
long. Evaluer les résultats devient
également plus complexe…
Un autre gros chantier 2014
de la FARE concernait la labellisation des plateformes de
mobilité solidaire. Qu’en est-il
aujourd’hui ?
D.G. : 2014 aura été l’année des premières étapes de gestation. Cet été,
nous avons déterminé quatre territoires expérimentaux afin de tester
le référentiel préalablement défini
sur la base du Label Auto-école que
FARE a développé depuis plusieurs
années. Quatre plateformes servent
donc actuellement à valider nos
choix en situation réelle : Mobilex à
Strasbourg, FIT à Clermont-Ferrand,
Mobilité 07-26 en Ardèche et dans
la Drôme, et le PLIE valentinois à
Valence. Le contenu de notre référentiel devrait être définitivement
confirmé à la fin du printemps
2015, donnant ainsi officiellement
naissance à notre label “Plateforme
de mobilité solidaire”.
Quel regard portez-vous sur
l’avancée de ce projet ?
D.G. : La naissance de ce label correspond à une volonté d’amélioration
de la qualité des services rendus.
Nos adhérents et nos partenaires
investis dans le comité de pilotage
soutiennent cette démarche. Nous
avons donc bon espoir de voir les
candidats à l’obtention du label
nombreux. Favorisant ainsi notre
volonté d’essaimage.
Tout en dirigeant en Savoie
la structure Mobil’Emploi, qui
compte 23 salariés et accompagne 800 personnes chaque
année, vous avez accédé à la
présidence de la FARE récemment. Quel premier bilan dressez-vous ?
D.G. : Pour tous les membres de la
FARE, il s’agit d’une certitude absolue : la mobilité constitue un facteur
crucial d’insertion professionnelle
et sociale. D’une façon globale, j’ai
le sentiment que cette thématique
commence également à être prise
en compte par les collectivités et
les instances officielles. La situation
actuelle entraîne des besoins croissants et de plus en plus différenciés.
Chaque cas individuel demande une
réponse adaptée. Cela demande aux
adhérents des compétences de plus
en plus pointues. Et s’il faut rester
très présent auprès des équipes en
contact avec les bénéficiaires, il est
aussi essentiel d’être actif auprès
des sphères décisionnelles. Mais les
efforts de tous portent leurs fruits
et je suis convaincu qu’ensemble,
nous permettrons demain à chaque
personne en situation de précarité
d’avoir accès à un accompagnement
et des outils mobilité adaptés.
Vos espoirs pour 2015 ?
D.G. : Poursuivre notre belle collaboration avec la Fondation ! l
(*) Aude, Corrèze, Corse, Côte-d’Or, Deux-Sèvres, Hérault, Moselle, Seine-Maritime, Vienne et Yvelines.
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 17
PARCOURS MOBILITÉ
Comprendre le parcours mobilité d’une personne en situation de précarité,
c’est comprendre le fonctionnement d’une plateforme de mobilité solidaire et
le rôle du conseiller en mobilité – acteur clé – qui diagnostique et propose des solutions.
TRANSPORT
EN COMMUN
MICRO
CREDIT
TRANSPORT
MULTIMODAL
FREIN LIÉ À
UNE CARENCE
D’INFORMATION
RELATIVE AUX
TRANSPORTS
FREIN
FINANCIER
GARAGE
SOLIDAIRE
TRANSPORT
À LA
DEMANDE
LOCATION
VOITURE
COVOITURAGE
GÉRER SON
STRESS
FORMATION
SUR MESURE
FREIN
MATÉRIEL
ATEFORME
PL
CONSEILLER
EN MOBILITÉ
FREIN
COGNITIF,
PSYCHOLOGIQUE,
OU SOCIOCULTUREL
SERVICES
SOCIAUX
LOCATION
SCOOTER
LOCATION
VÉLO
SE REPÉRER
SE DÉPLACER
AIDE AUX
CODE ET
AU PERMIS
?
PERSONNE
EN DIFFICULTÉ
Témoignage
VANESSA
Cette aide à domicile, de 29 ans,
mère de trois enfants, n’imaginait
pas être capable de suivre les
cours d’une auto-école. Manque
de temps, manque de moyens et,
surtout, manque de confiance en
elle… Un jour, elle entend parler
18 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
de FIT Formation. Cet organisme,
disposant du statut d’école de
conduite à statut associatif,
s’occupe d’elle. Cours de Code,
heures d’entraînement au volant,
Vanessa franchit toutes les étapes.
Résultat ? Code décroché du
premier coup. Puis, quelques mois
plus tard, obtention du permis dès
sa première tentative. « J’ai été
accompagnée par des moniteurs
exceptionnels! […] A tous ceux
qui doutent d’eux-mêmes, je veux
leur dire qu’il faut s’accrocher,
faire confiance aux formateurs et,
surtout, croire en sa réussite… »
MOBILITÉ ET INSERTION
UN LABEL POUR
LES PLATEFORMES
DE MOBILITÉ
SOLIDAIRE
Afin de renforcer l’efficacité des plateformes de mobilité
solidaires, FARE, en partenariat avec la Fondation, a décidé d’établir un certain nombre de critères de référence
associés à un label officiel. Déterminés en fonction des
meilleurs résultats obtenus sur le terrain, ces “bonnes
pratiques” permettront à tous les acteurs d’améliorer
encore leurs actions auprès des bénéficiaires.
P
L’équipe FIT (Formation Insertion Travail) spécialisée dans les
actions de mobilité.
our agir avec le maximum d’efficacité, il
ailleurs animateur de l’essaimage Mouv’UP porté
est important de parler le même langage
par FARE.
et de disposer d’un cadre commun de
L’étude approfondie de plusieurs plateformes a
références à l’échelle nationale. »
permis d’établir une liste d’une centaine
Pascal Grand, 45 ans, est direcde critères de référence répartis
teur de FIT Formation et de la
en trois domaines : stratégie,
plateforme de mobilité du
processus-clés et fonctions
Puy-de-Dôme, constituée de
support. « Encore en cours
six associations réunies en
d’élaboration, cette véritable
Ces plateformes regroupent différents
groupement solidaire.
“check-list” des best-pracservices de mobilité sur un territoire donné,
Ces structures savent
tices pourra aider au
qu’il s’agisse d’une ville, d’une agglomération ou
comment écouter,
partage de l’expérience
d’un département : diagnostic mobilité, location
conseiller et accompaet des connaissances de
de véhicules (voitures, deux-roues) à tarif solidaire,
gner vers la mobilité
chacun », estime Pascal
services de covoiturage, transport à la demande,
autonome les personnes
Grand. A terme, au-delà
accès au permis de conduire, conduite supervisée,
en situation d’insertion
de l’amélioration des
etc. La Fondation s’est engagée en 2013 au côté
sociale et professionnelle.
méthodes, les plateUn savoir-faire qui est
formes
désirant répondre
de la FARE dans le programme Mouv’UP
aussi l’apanage de toutes
aux
critères
définis dans le
prévoyant la création d’une vingtaine de
les plateformes de ce type en
cadre
de
ce
label
officiel deplateformes de mobilité solidaire
France : chacun agit du mieux
vraient renforcer leur image et
en deux ans.
possible en fonction de ses propres
leur poids, aussi bien vis-à-vis des
compétences. Il ne peut être que
pouvoirs publics que des partenaires et
bénéfique de mettre en commun l’ensemble
des bénéficiaires. Partager, labelliser, améliodes pratiques afin de déterminer les plus efficaces.
rer, voici trois mots qui devraient prochainement
Une mission dont a été chargé Pascal Grand, par
rimer avec mobilité… ●
C’est quoi les
plateformes
de mobilité solidaire ?
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 19
MOBILITÉ ET INSERTION
Une concession Peugeot a offert cette 206 pour aider des bénéficiaires à renforcer
leur expérience de la route en conduite supervisée. Mod’Emploi a mis en place, grâce à
la participation de bénévoles, la conduite supervisée pour les jeunes de plus de 18 ans.
PLATEFORMES SOLIDAIRES
MOBILITÉ MOD’EMPLOI
Les plateformes de mobilité solidaires permettent aux bénéficiaires de
trouver une solution adaptée à leurs besoins.
S
ur notre zone d’emploi,
4 500 personnes sont
inscrites au chômage. 17 %
d’entre elles ne possèdent pas
le permis et 30 % n’ont pas de solution
mobilité. » Pour Florence Faivre,
membre de l’association Mobilité
Mod’Emploi, réunissant une dizaine
de salariés et de bénévoles dans le
Haut-Rhin, le constat est évident :
dans les vallées vosgiennes de
l’Alsace du Sud, difficile d’accéder
à une formation ou à une activité
professionnelle si l’on ne peut se
déplacer aisément. « Les demandes
sont énormes en matière d’aide, qu’il
s’agisse d’une assistance financière,
pratique, cognitive ou psychologique.
La Maison de l’emploi et de la formation du pays de Thur Doller a porté
l’expérimentation 24 mois et l’association Mobilité Mod’Emploi est née en
20 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
avril 2014. » L’absence de mobilité
représentant un frein majeur à
l’accès à l’emploi, l’association
commence chacune de ses interventions auprès des bénéficiaires par
un diagnostic afin de déterminer les
solutions les plus pertinentes, qu’il
s’agisse de location d’une voiture ou
d’un deux-roues, ou bien de cours
de conduite. En un an d’activité,
près d’une centaine de bénéficiaires
a reçu une aide personnalisée :
microcrédit social pour l’achat
d’un véhicule ou passage du permis
de conduire (avec FACE Alsace) ;
compétences de base (avec Ateliers
pédagogiques personnalisés) ; Code
de la route renforcé (sur tablettes
numériques) pour public ayant des
difficultés d’apprentissage ; location
de véhicules à tarif social, don de
vélos… ●
Sarah, 38 ans.
Ce précieux permis de
conduire, Sarah a longuement
essayé de l’obtenir de façon
habituelle. Mais au bout d’une
soixantaine d’heures de cours
suivies pendant un an dans
une auto-école des Vosges,
elle a échoué à l’examen. Reprendre une série de leçons ?
Impossible, car trop onéreuse.
C’est l’entreprise dans laquelle
la jeune femme travaillait
dans le cadre d’un chantier
d’insertion en maraîchage
biologique qui lui a conseillé
de gagner de l’expérience
en pratiquant la conduite
supervisée. «J’ai pu effectuer
mille kilomètres en trois mois.
La personne qui m’a accompagnée m’a vraiment aidée à
reprendre confiance.»
Pour Sarah, avoir le permis,
comme elle l’espère en 2015,
«c’est une chance de décrocher un travail. Je voudrais
enfin pouvoir conduire ma
vie…», lâche-t-elle.
L’association IMAJ propose notamment
un apprentissage de la conduite à tarif solidaire.
Chaque année, l’auto-école de Bouffémont permet à 150 personnes
en difficulté sociale d’apprendre à conduire à tarif préférentiel.
AUTO-ÉCOLES SOCIALES
LE PERMIS POUR TOUS
Parmi les activités de l’association IMAJ, dans le Val d’Oise, figure un
dispositif permettant de suivre des cours de conduite à tarif préférentiel.
S
’il est facile de se rendre à Paris en transport en commun
depuis l’est du Val d’Oise, il
est beaucoup plus difficile de
traverser le département ou d’atteindre
un bassin d’emplois comme l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Dans
notre secteur géographique, disposer de
son propre véhicule se révèle souvent
indispensable pour s’insérer dans la vie
professionnelle. » Pour Audrey Burdon,
l’auto-école associative, fondée en
2010 à Bouffémont par l’association IMAJ (Initiatives Multiples
d’Actions auprès des Jeunes), assure
une fonction très importante. « Trois
moniteurs, dotés de trois voitures,
permettent chaque année à 150 bénéficiaires, prioritairement des personnes
en difficulté sociale, jeunes ou adultes de
tout âge, d’apprendre à conduire à un
tarif vraiment accessible. »
Cette jeune diplômée en sociologie
juge son rôle très valorisant : « Tous
ceux qui suivent les cours sont aussi
motivés que nos moniteurs et le taux de
réussite à l’examen est tout à fait satisfaisant. » L’action d’IMAJ ne se limite
pas à l’obtention du précieux sésame,
mais s’inscrit dans une logique d’accompagnement. « Trois mois après la
réussite à l’examen, nous rappelons les
bénéficiaires pour prendre connaissance
de leur nouvelle situation. Beaucoup
trouvent un emploi ou une formation
grâce au permis. »
Un vrai motif de satisfaction pour
une association forte de 60 salariés et
de 18 contrats d’insertion, qui a fait
de l’animation, de la prévention spécialisée et de l’insertion – notamment
professionnelle –, le cœur de son
activité touchant plus d’un millier de
personnes dans le Val d’Oise… ●
Anaïs, 19 ans.
Etudiante en DUT de gestion
des entreprises dans le Val
d’Oise, Anaïs doit effectuer
tous les jours trois heures de
transport en commun pour
suivre ses études. Mais son
passage en auto-école a été
une catastrophe : «J’y suis
restée un an. On me mettait
tellement la pression que
j’étais tout le temps stressée et au bord des larmes.
Evidemment, j’ai échoué à
l’examen. Et j’ai dépensé
2000 euros pour rien.»
C’est lors d’un forum organisé dans sa commune
de Fosses qu’elle a appris
l’existence d’IMAJ, proposant des cours de conduite
à 35 € l’heure au lieu de 50.
«J’ai rencontré l’un de leurs
moniteurs qui, après un test,
a estimé qu’il ne me faudrait
que cinq heures de conduite
pour être au niveau. Un mois
après, j’avais le permis. Et j’ai
obtenu un stage pour avril !»
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 21
MOBILITÉ ET INSERTION
Tony Moitel, gérant, et Franck Etienne, mécanicien, ont le sourire :
Access Auto 62 enregistre déjà plus de 90 adhérents-clients en un seul trimestre d’activité.
GARAGES SOLIDAIRES
LA SOLIDARITÉ
ÇA ROULE !
Les garages solidaires, comme celui de l’association Access Auto 62,
permettent aux plus démunis d’entretenir leur véhicule.
T
ony Moitel, 27 ans, a le
sourire : « Nous envisagions
d’atteindre le chiffre de
200 adhérents/clients au
bout d’une année d’activité. Nous en
sommes à 91 en trois mois… » Le garage solidaire dont il assure la gestion
au côté de Franck Etienne, 34 ans,
mécanicien expérimenté, ne désemplit pas. « La genèse du projet tient en
trois dates clés : lancement de l’idée en
2012, ouverture du garage le 15 juillet
2014, arrivée des premiers clients le
2 septembre suivant », explique-t-il.
A Auchy-lès-Hesdin, dans le Pasde-Calais, à 25 km du Touquet, un
garage désaffecté de 400 m2 a été
réaménagé et remis aux normes. Plusieurs ponts et tous les appareillages
modernes nécessaires permettent
22 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
désormais de pratiquer de nombreuses interventions mécaniques
sur les véhicules de clients retenus
sous conditions de ressources. C’est
Tony qui établit les devis avec un
tarif horaire de main-d’œuvre fixé
à 30 € TTC. Puis, c’est au tour de
Franck d’entrer en action…
Mais cet atelier n’est pas la seule activité du garage solidaire Access Auto
62. Une partie de la surface, baptisée
“le box”, est mise à la disposition des
bénéficiaires. Un pont est disponible moyennant 15 € de l’heure et
des outils pour 4 € de l’heure, une
formule très économique. Et ce n’est
qu’un début car le garage, qui bénéficie du statut d’entreprise d’insertion, va bientôt intégrer deux jeunes
apprentis mécaniciens. ●
Franck et Tony
Seul établissement de ce
type en milieu rural de toute
la région, le garage solidaire
Access Auto 62 voit passer de
nombreuses voitures affichant souvent 300000 km au
compteur et nécessitant des
réparations indispensables.
«C’est le cas dans trois quarts
des interventions que nous
effectuons», confirme Franck
qui a délaissé pour quelques
instants un monospace présentant des pneus lisses, des
freins au-delà de l’usure et un
échappement percé sur toute
sa longueur. «Il lui serait impossible de franchir le contrôle
technique dans cet état.»
Franck, qui exercé son métier
pendant quinze ans dans un
garage traditionnel, se sent
vraiment utile aujourd’hui :
«Ici, sans voiture, perdu en
rase campagne, à 10 km de
la première petite ville, on ne
pourrait pas vivre.» Bientôt, il
recevra un banc de diagnostic électronique pour élargir
encore son champ d’action.
L’association Eurêka Emplois Services entretient les deux-roues qu’elle loue ensuite à tarif solidaire.
Ici, Christophe Ferron, salarié en contrat aidé sur le chantier atelier mécanique de 2010 à 2012.
LOCATION DE DEUX-ROUES
UN DEUX-ROUES
CONTRE L’EXCLUSION
En Ille-et-Villaine, l’association Eurêka Emplois Services propose des
locations de cyclomoteurs et de scooters pour favoriser le retour à l’emploi.
A
lain André, 52 ans, dirige
l’association Eurêka Emplois Services forte de plus
de vingt salariés et bénévoles. Cette structure d’insertion par
l’activité économique (SIAE), agréée
par l’Etat, a été créée en 1991. « Notre
objectif est de permettre l’accès au travail
des demandeurs d’emploi du pays de
Brocéliande, dans le cadre d’un processus
d’insertion utilisant la mise en activité
salariée, associée à des actions d’accompagnement et de suivi. Nous proposons
à ces derniers, souvent des jeunes,
adressés par des travailleurs sociaux,
un accompagnement mobilité adapté,
ponctuel ou de longue durée », déclaret-il. La solution peut prendre la forme
d’une location de deux-roues. Douze
exemplaires acquis grâce à la Fon-
dation PSA Peugeot Citroën ont pu
s’ajouter à la trentaine de scooters
et cyclomoteurs déjà en possession
de l’association. Sécurité oblige, pas
question de laisser prendre le guidon
à quelqu’un d’inexpérimenté. C’est
pourquoi des cours et des séances
d’entraînement sont dispensés pour
assurer la maîtrise de la conduite.
Le programme comprend aussi des
formations au Code de la route et des
cours de soutien. « Nous proposons
désormais des heures de conduite supervisée grâce à nos trois voitures », ajoute
Alain. Toutes ces actions concernent
chaque année 50 bénéficiaires pour la
location de cyclos, 10 pour les actions
de prévention, 30 pour le préapprentissage du Code et 60 pour l’accompagnement mobilité. ●
Fabien, 24 ans.
«Une dizaine de kilomètres
entre son lieu de résidence
et l’endroit où l’on travaille,
cela peut paraître pas grandchose. Sauf lorsque l’on ne
dispose pas d’un véhicule
et qu’il n’existe pas de
transport en commun dans
le secteur.» C’est la situation
dans laquelle se trouvait
Fabien avant que l’association Eurêka Emplois Services
ne lui vienne en aide. Cette
assistance a pris la forme
d’une location de cyclomoteur. «J’ai le permis de
conduire mais pas de voiture.
Alors, grâce à ce deuxroues, je peux me rendre
sur le chantier d’insertion
où j’apprends à travailler sur
des espaces verts.» Cette
possibilité de suivre un
parcours de formation de six
mois, renouvelable plusieurs
fois, Fabien sait qu’il la doit
en partie à ce deux-roues
qui le rend mobile. D’autant
que l’entretien est assuré par
l’association.
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 23
L’équipe de Montbrison, de g. à dr. : M. Layes,
M. Champavers, Mme Fallone, M. Brunel, Mme Michon,
Mme Passel, Mme Minaire, M. Castaldi et M. Chaut.
Croix-Rouge sur Roues
Rompre l’isolement
des plus fragiles
Accueil, aide alimentaire, soutien psychologique, prévention santé, c’est un service d’aide sociale itinérant que
la Croix-Rouge a mis en place pour les plus précaires, en partenariat avec la Fondation PSA Peugeot Citroën.
L
a précarité, Jadwiga Woznica Raoulx, chargée
de la coordination du projet Croix-Rouge sur
Roues au sein de la Croix-Rouge, ne peut qu’en
constater l’inquiétante progression : « Les publics
bénéficiaires sont spécifiques à chaque département, mais
nous avons de plus en plus de familles monoparentales. Il y
a aussi des personnes seules et âgées, surtout à la campagne,
qui ont du mal à venir jusqu’à nous, donc nous allons à
leur domicile. » Dispositif itinérant permettant en zones
périurbaines et surtout rurales de rencontrer ces personnes isolées afin de rompre leur isolement et
de favoriser le lien social, Croix-Rouge sur
Roues va vers ceux qui ne peuvent se
déplacer vers les points d’accueil
fixes. « D’abord, nous les écoutons
pour essayer de comprendre ce
dont elles ont besoin. Ensuite,
Jadwiga Woznica Raoulx,
Chargée de mission
« Dispositif action sociale itinérant /
Croix-Rouge sur Roues »
nous leur fournissons une aide matérielle d’urgence, vêtements, aliments, produits d’hygiène, et nous les orientons
vers les travailleurs sociaux ou des structures qui pourront les
accompagner de façon plus pérenne », poursuit Jadwiga.
Sur certains territoires, le dispositif se déploie après une
sollicitation du Conseil général lorsque l’absence d’association ou de pouvoir public local ne permet pas de
répondre à certains besoins. Parfois, c’est l’unité locale de
la Croix-Rouge, les mairies ou le département qui sont à
l’initiative des missions de Croix-Rouge sur Roues. Initié
en 2012, le partenariat pluriannuel avec la Fondation PSA
Peugeot Citroën a permis d’acquérir une dizaine de véhicules – des véhicules utilitaires d’une capacité de 15 m3.
Livrés, pour les premiers, en novembre 2013 dans l’Ain et
dans le Gers, ces véhicules, dont l’équipement a été conçu
avec l’aide de la marque Peugeot, ont ensuite été remis
aux unités de Guyane, Seine-Maritime, Somme, pays de
Gex et Loire. Fin 2014 et début 2015, trois autres ont été
livrés dans le Rhône, la Creuse et la Dordogne. l
moBilitÉ et inseRtion
Le dispositif «Croix-Rouge sur
Roues» du Gers apporte notamment
une aide alimentaire bienvenue
aux personnes précaires.
CRoiX-Rouge suR Roues/geRs
Au PLus PrÈs
De LA PrÉCAriTÉ
rurALe
« Le partenariat avec la Fondation PSA Peugeot Citroën est
primordial pour nous : sans ce dernier, nous n’aurions jamais eu les
moyens d’acquérir un véhicule grâce auquel nous créons du lien
social dans les zones les plus isolées et rurales du département »,
explique Monique Monlezun, directrice de l’action sociale à la
délégation départementale de la Croix-Rouge du Gers.
Mis en place dans le Gers il y a un an, le dispositif Croix-Rouge
sur Roues permet en effet d’aller à la rencontre des personnes
les plus démunies qui n’ont pas les moyens de se déplacer.
« Chaque mois, précise Monique Monlezun, nous recevons
entre 150 et 200 bénéficiaires à qui nous distribuons une aide
en lien avec la Banque alimentaire. Le véhicule stationne sur
un endroit fixe du village et sert de lieu de distribution. Les
maires mettent aussi parfois à notre disposition un local où
l’on peut recevoir les bénéficiaires en toute discrétion. Tout au
long d’un trimestre, une fois par mois, nous faisons le point sur
l’évolution de leur situation. Les familles monoparentales sont
plus présentes que les personnes âgées qui hésitent souvent à
sortir de chez elles. Ce qui leur manque surtout, c’est l’écoute.
C’est donc à nous d’aller à leur rencontre. Dans deux de nos
villages, il y a des bénévoles-relais qui cernent ces personnes
isolées pour pouvoir leur rendre visite. Aujourd’hui, le dispositif
fait boule de neige : on nous a demandé de le mettre en place
en Haute-Garonne. Un second véhicule serait le bienvenu, mais
nous songeons d’abord à optimiser le premier. Ce dispositif
fonctionne de manière professionnelle, mais nos bénévoles,
eux, ne peuvent pas toujours être disponibles : nous pourrions
créer un emploi. Nous avons besoin de renforcer l’organisation
afin qu’elle puisse continuer. Il y a une grande attente. »
De g. à dr. : M. Aubry, M. Flochon,
Mme Gabrillargues, M. Breton,
M. Dupuit, M. René, M. Bollard.
CRoiX-Rouge suR Roues/ain
UNE AIDE D’URGENCE
POUR 52 FAMILLES
« De Bourg-en-Bresse, il faut deux heures et demie pour
aller dans le pays de Gex », explique Julie Biron. Salariée
à la Croix-Rouge, elle est depuis trois ans chargée
d’études pour les projets innovants et itinérants dans
l’Ain où elle a mis en place le dispositif Croix-Rouge sur
Roues. Depuis septembre 2014, trois tournées (douze
bénévoles) sont organisées pour apporter de l’aide à
cinquante-deux familles, environ 200 personnes, isolées
et démunies dans un département très étendu, ce qui
nécessite deux camionnettes. « Ce partenariat avec la
Fondation PSA Peugeot Citroën est important pour
nous puisqu’il nous permet d’avoir des véhicules. Mais
pas seulement. Travailler avec de grosses entités comme
la Fondation PSA Peugeot Citroën nous oblige à évaluer
nos projets et à avoir une lisibilité sur notre action. Nous
avons envie de montrer que ça marche. L’action sociale,
ce n’est pas comme l’entreprise : il n’y a pas de bénéfices.
C’est mal vu parce qu’il est difficile d’en montrer l’image
positive. La Croix-Rouge va mettre en place un projet
d’impact social pour démontrer que nous n’avons pas
tort de nous lancer dans ce dispositif et qu’il répond bien
à un besoin. »
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 25
MOBILITÉ ET INSERTION
AIDE
ALIMENTAIRE
UNE URGENCE
SOCIALE
Avec la Banque alimentaire de l’Ain, dont elle est partenaire depuis 2014,
comme avec les acteurs qu’elle soutient un peu partout en France,
la Fondation PSA Peugeot Citroën agit en tant qu’acteur impliqué à tous les
stades de la coordination et de la distribution de cette chaîne de solidarité.
«
Nous sommes les
grossistes des associations », explique Gilles
Bollard. La Banque
alimentaire (BA) de l’Ain qu’il
dirige est l’une des 102 banques
alimentaires mises en place sur le
territoire français. Avec ses trois
camions, elle récupère auprès
des magasins d’alimentation, des
producteurs et des industriels des
denrées alimentaires non commercialisables, mais évidemment
toujours consommables, qu’elle
répartit ensuite vers 52 associations
départementales.
Quelque 800 tonnes de denrées
alimentaires sont ainsi récupérées,
ce qui la situe dans la moyenne
nationale des BA. A charge pour ces
dernières de les distribuer ensuite
aux plus démunis. Cette année,
5 500 personnes – 1 % de la population du département – ont reçu
l’équivalent d’un repas par jour :
26 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
« Généralement des retraités ou des
familles monoparentales, surtout des
femmes avec un ou deux enfants qui
travaillent à temps partiel et n’arrivent pas à joindre les deux bouts.
Cette aide primordiale représente de
150 à 200 euros par mois, environ 30 % de leur revenu mensuel.
L’alimentation devient en effet de plus
en plus fréquemment une variable
d’ajustement », constate Gilles Bollard. La BA de l’Ain emploie, elle,
trois salariés – une diététicienne
embauchée après son année de
service civique et une comptable,
toutes deux à mi-temps, et un
gestionnaire des stocks – et fait
appel à 77 bénévoles. « Cette année,
notre budget prévisionnel, respecté,
était de 170 000 euros, explique
Gilles Bollard. La subvention de
15 000 euros allouée par la Fondation
PSA permettra l’équipement d’un
véhicule utilitaire en atelier de cuisine
itinérant » (voir encadré ci-contre) ●
Pour fonctionner, les banques
alimentaires s’appuient sur un réseau
de 4000 bénévoles dans toute la France.
Ici, Gilles Bollard, directeur
de La Banque alimentaire
de l’Ain.
CUISINE ITINÉRANTE
L’ATELIER CULINAIRE
« A l’origine du projet de cuisine
itinérante, il y a un constat : celui
des associations qui se sont rendu
compte que lorsqu’elles distribuent
des denrées alimentaires "inhabituelles" – par exemple des brocolis,
choux-fleurs, cardons, etc. – les
bénéficiaires les jettent parce qu’ils
ne savent pas comment les cuisiner »,
explique Gilles Bollard, président
de la Banque alimentaire de l’Ain.
Pour ne plus risquer de donner des
denrées qui finiront à la poubelle, les
responsables ont eu l’idée de faire
de la pédagogie culinaire. En phase
avec le Plan national santé, cette
dernière abordera à la fois l’aspect
cuisine et l’aspect nutritionnel.
Avec un utilitaire de 3,5 t aménagé
comme un camping-car et doté
d’une cuisine pour huit personnes,
les bénévoles iront à la rencontre des
plus démunis sans moyens de locomotion. Ce véhicule va permettre
de couvrir des zones rurales où les
associations ne sont pas équipées
pour faire des cours de cuisine.
« Nous réunissons les fonds, explique
Gilles Bollard. Le budget investissement, d’un montant de 45000 euros,
est bouclé. Nous aurons le camion
en mars 2015 et nous avons recruté
une diététicienne à temps partiel qui
animera ces ateliers. »
Margaux, 23 ans,
étudiante en médecine
D’ici 2017, les épiceries solidaires étudiantes
devraient aider environ 6000 bénéficiaires.
ÉPICERIE SOLIDAIRE ÉTUDIANTE
FAIRE SES COURSES
MAIS PAS SEULEMENT!
«
La Fondation PSA Peugeot Citroën nous apporte une aide
matérielle indispensable en nous fournissant des utilitaires.
Grâce à ce partenariat, nous pouvons approvisionner en
produits frais nos épiceries solidaires. » Gaël Quiban est
chargé du développement des Agora-é, au sein de la Fédération
des associations générales étudiantes. Ces espaces, mêlant épicerie
solidaire et lieu de vie, proposent des ateliers cuisine ou prise de
parole et accompagnent les étudiants dans leurs projets. Il existe
10 Agoraé, toutes réparties sur des campus dans toute la France.
4 autres ouvriront en 2015. Chacune d’elle touche environ
100 étudiants. L’objectif à trois ans est d’en atteindre 6 000.
« Ouvertes deux fois par semaine, les épiceries permettent aux
étudiants d’économiser entre 60 et 70 euros par mois, explique
Bastien Pascal, l’un des cinq étudiants bénévoles de l’Agora-é de
Lille. Nous organisons aussi une vente de paniers bio pour les boursiers
et les bénéficiaires de l’Agora-é. »
AIDE D’URGENCE
À LA PIERRE BLANCHE
«Je suis en 6e année
de médecine. Je
suis bénéficiaire de
l’Agora-é depuis trois
ans. Ma bourse paye à
peine l’inscription à la
fac. J’ai mon appartement à payer,
les nombreux livres. Nos stages sont
rémunérés entre 100 et 200 euros,
ça suffit juste pour le self et le métro. Ma mère m’élève seule et a du
mal à boucler les fins de mois.
Je ne fais plus de courses ailleurs
qu’à l’Agora-é. Parfois, l’Agora-é
organise des activités auxquelles
je participe, comme des cours de
cuisine. J’y vais aussi pour manger,
il y a un espace canapé avec des
micro-ondes : ça permet de voir
des gens différents, des étudiantes
qui sont mères de famille ou des
étudiants Erasmus. En médecine,
nous sommes souvent trop "entre
nous". Les bénévoles de l’Agoraé
sont des jeunes de notre âge, très
accueillants, ils prennent de nos
nouvelles. Ça me fait du bien de
les rencontrer.»
Confection de repas à l’association
basée à Conflans-Sainte-Honorine.
Basée sur une péniche, l’association La Pierre blanche existe depuis 1989
et travaille sur les Yvelines et le Val d’Oise. Jeunes en situation d’errance,
familles à la rue, allocataires de minima sociaux, demandeurs d’asile :
Hugues Fresneau, son directeur, reçoit les plus vulnérables auxquels il
offre un hébergement d’urgence, une aide alimentaire ou vestimentaire.
La Fondation PSA Peugeot Citroën a financé en grande partie l’achat
d’un véhicule utilitaire qui permet notamment d’aller chercher dans six
grandes surfaces partenaires une tonne de nourriture fraîche chaque jour.
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 27
MOBILITÉ ET INSERTION
SAMUSOCIAL
À LA RENCONTRE
DES SANS-ABRI
La très grande précarité fait de plus en plus de victimes.
Un état d’urgence auquel le Samusocial répond sur le terrain.
A
Paris et en Ile-de-France,
le Samusocial va à la rencontre des personnes sans
abri, en situation de très
grande détresse physique et sociale.
« Une méthode pour sortir de l’urgence », pensait Xavier Emmanuelli
lorsqu’il créa en 1993 cette structure.
« Nous n’en sommes pas sortis et ce
service s’avère de plus en plus indispensable », explique Aline MercierDelettrez, directrice du
développement des ressources et des
partenariats au Samusocial.
Ce dernier, qui dispose de trois
centres d’hébergement d’urgence
dans Paris (50 places chacun)
et d’un espace d’accueil qui peut
recevoir 150 personnes en journée,
compte aujourd’hui 450 salariés et
environ 80 bénévoles réguliers. Une
structure importante qui a pourtant
bien du mal à répondre à la demande
d’aide.
En 2014, le 115 a enregistré plus
de 450 000 appels émanant de
particuliers, de sans-abri eux-mêmes
ou de professionnels du secteur
sanitaire et social. Les hommes
et les femmes en situation de très
grande précarité dans la rue sont
en effet de plus en plus nombreux :
plus 19 % entre 2013 et 2014.
Ces appels à l’aide sont ensuite
orientés vers des équipes mobiles
28 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
Les maraudes
du Samusocial
de Paris.
composées d’un chauffeur, d’un
infirmier et d’un travailleur social.
Un petit groupe d’intervention
d’urgence qui va au-devant des
personnes signalées. Après une
évaluation sanitaire et sociale,
ces derniers sont dirigés vers des
centres d’hébergement d’urgence,
des centres hospitaliers, des
structures d’accueil. « Nous avons
huit maraudes de nuit, poursuit Aline
Mercier-Delettrez. De novembre à
mars, avec le renfort apporté par nos
partenaires (Croix-Rouge, Ordre
de Malte, Protection civile), il peut
y avoir jusqu’à 15 équipes sur le
pont. Chaque soir, nous hébergeons
29 000 personnes, souvent des familles
(la moitié sont des enfants), dans
500 hôtels sociaux. »
La Fondation PSA Peugeot Citroën
finance la location des huit véhi-
cules de maraude et leur maintenance. Mais pour le Samusocial, ce
partenariat va bien au-delà : « Qu’il
s’agisse de la mobilisation de salariés
en chauffeurs bénévoles ou de financement d’études, la FondationPSA
nous accompagne dans nos missions
mobilité depuis 1997. » Favoriser le
lien social en facilitant la mobilité
vers les personnes sans abris est
un des objectifs de la Fondation.
« La FondationPSA trouve là toute sa
capacité d’expression, estime Aline
Mercier-Delettrez. En effet, l’entreprise mobilise également un grand
nombre de ses salariés sur diverses
opérations ponctuelles dans lesquelles
ils sont très impliqués. Il s’agit d’une
véritable interaction entre les salariés
de l’entreprise, le Groupe PSA Peugeot
Citroën, la fondation d’entreprise et
l’institution Samusocial. » ●
MOBILITÉ
ET HANDICAP
La mobilité ? Une composante essentielle pour l’autonomie,
l’insertion sociale et professionnelle de tous ceux qui sont en
situation de handicap physique ou mental, et la mise en œuvre
d’un mieux vivre-ensemble.
CEREMH
APF
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 29
MOBILITÉ ET HANDICAP
DES ATELIERS POUR
(RÉ)APPRENDRE LA MOBILITÉ
Soutenu par la Fondation PSA Peugeot Citroën, le projet de
création d’un réseau national d’ateliers de mobilité adaptée,
initié par le Ceremh, a donné naissance à différentes
structures d’accueil, d’information et de formation :
la mobilité pour tous, c’est parti !
O
n les appelle les PMR : les Personnes à
Mobilité Réduite. Ils ont 20 ou 80 ans.
Ils vivent chez eux, en foyer, en centre
spécialisé. Ils sont handicapés et ont tous
en commun un même désir d’autonomie, un même
besoin vital de pouvoir se relier aux autres : pour eux,
la mobilité, facteur clé pour maintenir le lien social,
est essentielle.
Or, si les personnes handicapées suivies en centre de
réadaptation bénéficient d’une prise en charge, ce n’est
pas le cas du plus grand nombre des personnes à mobilité
réduite. D’où le projet du Ceremh (Centre de Ressources
et d’innovation Mobilité Handicap) de créer un réseau
national pour l’information, le conseil et la formation
à la mobilité des personnes à mobilité réduite sous la
forme d’ateliers de mobilité.
« L’accueil du projet montre qu’il correspond bien à la demande. Il faut dire que le problème n’est pas vraiment traité.
En France, on est très bien soigné à l’hôpital mais, lorsqu’on
sort de ce lieu, on peut se sentir bien seul », explique Claude
Dumas, directeur du Ceremh.
PROXIMITÉ ACCRUE
Lorsqu’on souffre d’un handicap, se déplacer à pied, à
vélo, en tricycle, en fauteuil roulant, en scooter PMR, en
cyclomoteur, en voiturette ou encore avec les transports
en commun implique des gestes particuliers et parfois
l’usage de moyens techniques spécifiques. Encore faut-il
être informé des solutions existantes et pouvoir suivre
une formation pour s’approprier ces dernières.
« L’objectif est d’apporter des solutions mobilité au plus près de
ceux qui en ont besoin, poursuit Claude Dumas. Qu’il s’agisse
d’information, d’essais, de tests : plus on applique les solutions à
30 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
proximité des lieux de vie, plus ces dernières sont efficaces. »
Dans cette optique, le Ceremh va donc jouer un rôle
d’initiateur en impulsant la création des ateliers avec
des partenaires locaux. Assurer l’organisation et le suivi
de premiers ateliers, la formation des partenaires qui les
animeront, la recherche de financement local et
national : telle est la feuille de route du Cerehm.
En 2014, deux structures d’accueil des ateliers ont été
Un des premiers ateliers mobilité, expérimenté
en partenariat avec la ville de Sceaux,
à la Résidence “séniors” des Imbergères.
mises en place en Ile-de-France. La première dans les
locaux du Ceremh à Vélizy, dans lequel des professionnels du handicap, des kinésithérapeutes par exemple,
peuvent venir essayer du matériel ; la seconde avec le
« Pôle allongement de la vie » de l’hôpital Charles Foix.
MOBILITÉ PARTAGÉE
De nombreux ateliers mobilité – une vingtaine est prévue – visant à organiser des formations sur site ont par
ailleurs été créés. D’autres sont en cours de réalisation,
comme celui avec la base de loisirs de Saint-Quentinen-Yvelines ou la ville de Grenoble.
Grâce à ces ateliers, des jeunes déficients intellectuels
ou autistes peuvent se préparer au BSR pour conduire
des voiturettes ou des cyclomoteurs. Une préparation
en un an avec une évaluation et une épreuve de mise en
situation.
« Pour ce qui est des personnes âgées, celles qui vivent
notamment dans les résidences/foyers logement, l’objectif
est de les accompagner dans l’évolution de leur mobilité,
afin qu’elles conservent cette dernière le plus longtemps
possible, précise Claude Dumas. Notre objectif est aussi
de développer la notion de partage et de mutualisation
des moyens, poursuit Claude Dumas. Plusieurs foyers
logement pourraient ainsi se partager deux ou trois scooters
électriques. L’objectif étant que l’hôpital lui aussi s’équipe
ou partage des aides à la mobilité. C’est là qu’interviennent
les plateformes et celle que nous avons créée sur le Web pour
la gestion des aides à la mobilité.
La Grande-Bretagne a un parc de 350 000 scooters
électriques, il en existe moins de 10 000 en France. En Scandinavie, il est convenu de penser que si une personne est
handicapée, c’est la société qui n’a pas fait ce qu’il fallait,
rappelle Claude Dumas. Il reste donc beaucoup à faire. »
Le défi primordial étant de changer le regard porté sur le
handicap… ●
LES ATELIERS DE MOBILITÉ
ORGANISENT ET COORDONNENT
DES MODULES D’INFORMATION
ET DE FORMATION PORTANT SUR
L’ENSEMBLE DES MODES DE MOBILITÉ :
marche, cycles (vélos, tricycles, trottinettes
pouvant être assistés électriquement), cyclomoteurs et voiturettes, véhicules automobiles
classiques et usage des transports collectifs.
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 31
MOBILITÉ ET HANDICAP
LES JOLIES COLONIES DE VACANCES
D’APF ÉVASION
Valides
ou non,
ces enfants
partagent le
même bonheur
de passer des
vacances
ensemble.
Grâce au partenariat avec la Fondation PSA Peugeot Citroën, l’Association des Paralysés de France
(APF) a pu, en 2014, multiplier les « séjours inclusifs » permettant ainsi à de jeunes handicapés de
passer des vacances « comme les autres ».
I
nclusives : le terme, il faut l’avouer, est un rien
abscons ! Il est pourtant riche de sens pour les
enfants et adolescents qui souffrent d’un handicap.
Les vacances inclusives sont des séjours en centre de
vacances mixte où des enfants en situation de handicap
moteur partent avec des enfants et adolescents valides.
Pour ces jeunes et leur famille, ces vacances représentent
beaucoup plus qu’une parenthèse ludique : c’est le
meilleur moyen d’oublier sa « différence », de se sentir
« comme les autres ». Et une formidable expérience du
« vivre ensemble » pour les enfants valides.
Organisés par l’APF Evasion – la branche
vacances d’APF –, 343 séjours centrés
autour de la culture, du sport, de
la découverte ou encore linguistiques ont été proposés pour l’été
2014 (contre 310 en 2013) avec
36 partenaires « voyagistes ». Pour
développer ces séjours mixtes,
l’APF Evasion agit à tous les niveaux. D’abord, il faut sensibiliser,
convaincre des organismes de vacances
32 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
d’accompagner et d’accueillir ces jeunes. En 2014, quatre
nouvelles structures ont ainsi rejoint l’UCPA – la Fédération des œuvres laïques, la Fédération Léo Lagrange,
Temps jeunes, Hiver-Printemps-Eté et autres partenaires
de l’association. Ensuite, participer au recrutement et à
la formation des accompagnateurs spécialisés, si besoin
est. Enfin, il faut informer davantage les familles. Pour
cela, 3 850 catalogues ont été envoyés à près de 2 000 organismes de vacances partenaires (+ 21,21 % par rapport
à 2013), 30 000 flyers ont été distribués et une journée
Portes ouvertes s’est tenue le 15 février 2014.
Par ailleurs, l’association a procédé au
recrutement de 165 animateurs référents. Mais le plus important pour
l’APF, c’est que 87 % des demandes
de départ en vacances mixtes ou
inclusives ont pu aboutir à la prise
en charge de 299 enfants jeunes
dont 155 nouveaux inscrits. Nouvel
objectif de l’APF Evasion : développer
les séjours pour les 18/25 ans qui ont
passé l’âge des colonies de vacances ! ●
MOBILITÉ
ÉDUCATION
&CULTURE
La mobilité ? Un facteur primordial pour l’égalité des chances
conjugué sur le mode de la diversité et l’accès
de tous – surtout des plus fragiles – à la culture.
L’ART À L’ENFANCE
HARMONIA SACRA
CULTURESPACES
SÉCURITÉ ROUTIÈRE RUSSE
GARE
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 33
MOBILITÉ ET CULTURE
Le MuMo a fait halte à l’école
d’Alpartir en Espagne.
SI TU NE VAS PAS AU MUSÉE…
LE MUSÉE VIENDRA À TOI!
Depuis trois ans, le gros camion rouge de MuMo, véritable galerie itinérante, initie les enfants à l’art contemporain.
A Madrid, où il a terminé l’année 2014, comme dans les différents pays africains et européens où il a fait halte, le passage
de MuMo a suscité de belles émotions.
S
uisse, Belgique, Cameroun,
Côte d’Ivoire, France :
après avoir parcouru près
de 40 000 km sur les
routes, depuis octobre 2011, un drôle
de gros camion rouge de 25 tonnes
avec un lapin sur le toit a fait étape
à Madrid sur la Plazza Matadero.
Un camion vraiment pas comme les
autres, qui est en fait un musée d’art
moderne à destination des enfants
et adolescents. Cette galerie d’art
itinérante, privatisée pendant une
34 - rapport d’activité
journée pour les enfants des salariés
de PSA qui avaient participé à un
concours de dessins avant cette sortie
familiale, a permis à six groupes de
quinze enfants de 8 à 12 ans accompagnés par un médiateur artistique
de découvrir des œuvres originales
créées par des artistes de renom
international autour du thème du
Vivre ensemble. Daniel Buren, James
Turrell, Huang Yong Ping, Paul
McCarthy, auteur du lapin gonflable,
ou encore Nari Ward, qui a signé
les lacets multicolores de l’escalier,
participent en effet depuis 2010 à ce
projet imaginé par Ingrid Brochard
pour l’association L’art et l’enfance
et soutenu, depuis le début, par la
Fondation PSA Peugeot Citroën.
Dénommé Mumo par clin d’œil au
Museum Of Modern Art de New
York, le musée s’est déjà invité dans
deux cents écoles. Mumo, c’est
quarante-cinq minutes de découverte au plus près des œuvres. « Le
huis clos du camion sur deux étages
Les enfants des écoles de
Barcelone et de Morata de Jalón
(Espagne) ont eu le privilège de
découvrir les œuvres contenues
dans le MuMo.
Anne, une maman,
Charleville-Mézières
« Mon enfant, assez agité d’habitude, est sorti du MuMo rêveur,
il a vraiment été interpellé. »
crée une relation intime avec l’artiste »,
explique Lucie Avril, la coordinatrice
de l’opération.
Elitiste, l’art contemporain ? Pas
pour les enfants qui, leurs réactions
le démontrent à chaque halte, s’approprient avec jubilation ce voyage
dans le sensible et l’imaginaire
d’acteurs majeurs de l’art moderne
exposés dans les plus grands musées
internationaux.
« Les adultes ont souvent beaucoup plus
d’a priori que les enfants, commente
en souriant Lucie Avril. Les parents,
tout comme certains enseignants (les
visites se font sur le temps scolaire),
pour lesquels c’est parfois le premier
contact avec l’art contemporain sont
d’abord un peu déstabilisés. Avant
d’avoir, pour certains, de sacrés coups
de coeur !» Après l’Espagne, le gros
camion rouge retrouvera en 2015 les
routes françaises.
MuMo ou comment transformer
l’art en véritable outil d’ouverture
pour « un monde en mouvement ». l
David, 10 ans, Sochaux
« C’est comme si on était coupé
du monde. Ça peut réconforter
si on est triste. »
Vesoul, La Garenne-Colombes,
Mulhouse, Trémery, Charleville,
Sochaux, Poissy, Vélizy, Madrid et
Vigo : depuis 2011, le MuMo a fait
étape dans 10 sites industriels et
tertiaires du Groupe PSA. Privatisé
à cette occasion, le musée sur roues
a accueilli environ 1 500 enfants
de salariés du Groupe.
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 35
MoBILItÉ et cuLtuRe
L’OpÉrABus
ce thÉÂtRe
À L’ItaLIenne
eSt un BuS !
Étonnant projet culturel mobile, l’Opérabus a créé
un genre nouveau : le théâtre baroque ambulant.
pour que la culture soit vraiment accessible à tous.
U
n plafond très XVIIIe siècle,
Fauteuils, scène,
loge, régie : cette
des moulures et des dorures,
salle d’opéra est
de beaux fauteuils rouges
installée… dans les
et bien sûr un lourd rideau
20 m2 d’un bus !
de velours incarnat : c’est un superbe
théâtre à l’italienne qui a été inauguré le 4 octobre dernier
sur la place d’Armes de Valenciennes. « Incroyable »,
« fabuleux », « trop bien »… selon l’âge, les commentaires
des spectateurs venus « au concert » exprimaient le même
étonnement extasié. On les comprend ! Unique en France,
l’Opérabus qui va présenter concerts, pièces de théâtre,
opéras sur les places de villages, sur les parkings de quartiers, dans la cour d’hôpitaux ou d’écoles représente en
effet un sacré défi : celui de transformer un vieux bus en
un lieu magique de création artistique et de partage.
« Lorsqu’on sera dedans, on oubliera que l’on est dans un
bus », avait promis Yannick Lemaire, le directeur artistique
de l’Association Harmonia Sacra, à l’initiative de ce projet
un peu fou, pour lequel la Fondation PSA Peugeot Citroën
a eu un grand coup de cœur. Le moins que l’on puisse
dire, c’est qu’il a tenu parole. Grâce aux prouesses techniques élaborées par un ingénieur, Pierre-Marie Lemaire,
(avoir réussi à loger une véritable régie une fois le siège du
conducteur relevé exige une certaine imagination !) et le
travail d’une cinquantaine de bénévoles, il est en effet bien
difficile aujourd’hui d’imaginer que derrière ce véritable
théâtre de poche se cache le car numéro 322 du réseau
Transvilles qui sillonnait un an plus tôt les routes du
Valenciennois. Des travaux auxquels se sont associés les
élèves du lycée du Hainaut de Valenciennes, mobilisés avec
leurs professeurs pour réaliser la rénovation complète de la
carrosserie – soudure et masticage compris – et la peinture
36 - rapport d’activité
du véhicule, sans oublier les enfants de l’école d’Hasnon
qui, eux aussi, ont pris part à la décoration intérieure de ce
mini-théâtre.
« Emmener, la culture vers les “publics empêchés” », comme
dit Yannick Lemaire, tel est l’objectif de l’Opérabus où
quatre artistes peuvent se produire devant 50 enfants ou
30 adultes, avec un accès spécifique pour les personnes à
mobilité réduite.
En plus d’Harmonia Sacra, qui présentera différents spectacles dans le cadre de son festival « Embar(o)quement
immédiat », l’Opérabus a déjà une riche programmation : la
Clef des Champs (association régionale de décentralisation
lyrique) veut y monter rien moins que… Rigoletto de Verdi. l
APPRENDRE EN S’AMUSANT
ÇA CHANGE TOUT !
Dans le cadre du programme « Tous au musée » initié par la Fondation
Culturespaces, le projet « En route petite troupe » a permis à près de
500 enfants d’investir la Cité de l’Automobile de Mulhouse. Et de découvrir
les vertus du « Gai savoir ».
A
pprendre autrement, en dehors des murs de
l’école, les enfants adorent ! Tous n’ont pourtant
pas accès à ces sorties scolaires grâce auxquelles la
pédagogie devient ludique. Faire connaître la Cité
de l’Automobile de Mulhouse à des enfants issus de milieux
défavorisés, de zones rurales isolées, de quartiers sensibles
ou encore d’enfants fréquentant des centres sociaux ou des
foyers, tel est l’objectif du projet « En route petite troupe »,
initié par la Fondation Culturespaces en juin 2014.
Des enfants âgés entre 6 et 12 ans ont découvert cet étonnant
musée de l’automobile en participant entre autres au parcours
numérique des Enigmes de la Cité. Parmi les 431 enfants issus
de treize structures différentes, dont celles des Apprentis d’Auteuil, du Secours populaire français ou de la Fondation IDS
Le Phare, certains n’étaient, comme leurs parents, eux aussi
invités, encore jamais entrés dans un musée.
Mécène unique du projet, la Fondation PSA Peugeot Citroën a
pu, sur place, compter sur des relais aussi impliqués qu’enthousiastes : le délégué régional de la Fondation en Alsace
ainsi que les salariés basés autour de Mulhouse, invités aux
spectacles « En piste » et « Bienvenue en Amérique » durant
l’été 2014, ayant pris une part active au succès de l’opération. « Les structures qui ont participé à ce projet ont manifesté
le désir de poursuivre l’expérience avec d’autres enfants, explique
Gersende de Pontbriand de la Fondation Culturespaces. Et
nous avons reçu de nombreuses demandes pour 2015. » Développer la participation des écoles, notamment dans les REP et
REP+ (réseaux d’établissements prioritaires), en collaboration
avec la ville de Mulhouse, élargir la zone d’intervention du
projet vers les zones rurales autour de Mulhouse, mobiliser encore plus d’enfants et de familles : la Fondation Culturespaces
a déjà sa feuille de route pour l’année à venir ! l
Les enfants découvrent l’application
numérique de la Cité de l’automobile
et s’amusent à résoudre des énigmes.
Sylvain, éducateur sportif spécialisé
Apprentis d’Auteuil, Colmar
« Les jeunes sont captivés par l’évolution des
véhicules. Ils sont restés scotchés devant
la Bugatti et certains modèles de course. »
Moncef Zémouli, association Appuis,
Mulhouse
« Les enfants ont trouvé cet après-midi génial !
Ils étaient en permanence en recherche des
énigmes. A la fin, nous avons revisité le musée
et ils ont reconnu naturellement les voitures
vues dans l’application. Je pense que d’autres
applications ludiques comme celles-ci
pourraient voir le jour. »
Corinne Fink, école Koechlin (ZEP),
Mulhouse
« La visite de la Cité de l’Automobile a séduit
tant les élèves que les adultes accompagnateurs ! Suite à cette visite, nous avons tenté
de situer certains véhicules selon leur date
de fabrication sur une frise chronologique en
les mettant en rapport avec les générations des
membres de la famille. »
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 37
MOBILItÉ et ÉduCatIOn
Grâce à différents simulateurs,
les jeunes prennent conscience
de l’effet nocif de l’alcool ou de drogues
sur la conduite.
coNDuirE EN étAt D’ivrEssE…
La MeILLeuRe
des PRÉVentIOns
Grâce à un kart électrique équipé d’un simulateur, les
jeunes conducteurs peuvent comprendre comment la
prise d’alcool ou de drogue influent sur leur conduite et les
mettent en danger.
E
n 2004 dans la ville portugaise d’Evora, Nuno,
un jeune homme, perd la vie dans un terrible
accident de la route. En sa mémoire, son père
crée l’association Gare, pour la promotion d’une
culture de sécurité routière. Rejoint par des parents endeuillés, l’association compte aujourd’hui 68 adhérents.
Pour ses responsables, expliquer aux jeunes conducteurs
les implications dramatiques de la prise d’alcool ou de
drogue au volant, c’est bien. Mettre en situation ces
derniers, c’est encore mieux.
Proposer à des jeunes de conduire en état d’ivresse, tel est
le surprenant objectif d’Alcokart, un projet innovant de
prévention à l’intention des 18/29 ans, cible particulière-
38 - rapport d’activité
ment concernée par les accidents de la route dus à
la consommation d’alcool ou à l’usage de stupéfiants.
L’idée ? Mettre les jeunes en situation grâce à un kart
biplace électrique équipé d’un simulateur reproduisant
différents scénarios de conduite en état d’ébriété.
Bénéficiant d’une équipe constituée d’un coordinateur,
de deux techniciens, d’une unité mobile et de matériel
d’information et de pédagogie – pouvant être mis en
œuvre rapidement au sein d’écoles –, d’équipements
publics, tels des installations sportives, parcs, etc.
Alcokart, qui a déjà installé son circuit à Evora, Lisbonne
puis Estremoz, Montijo et Porto Alegre, rencontre
un immense succès chez les jeunes.
Vécu de prime abord comme une animation plus ludique
que pédagogique, le fait de piloter son kart sous influence
vaut en effet toutes les mises en garde parentales.
«L’alcool au volant, plus jamais», commente cet adolescent
interrogé par la télévision portugaise. l
à Autoville, la sécurité
est un jeu d’enfant
En mode cycliste,
piéton ou automobile,
les enfants moscovites
s’initient au code
de la route.
Apprendre, dès 6 ans, les règles de sécurité régissant les déplacements en ville,
tel est l’objectif du projet de prévention routière soutenu par la Fondation.
P
our les enfants de certaines
classes élémentaires et
primaires de Moscou, il y
a des jours où il n’est pas
question de manquer la séance à Autoville ! Bien mieux qu’un manège,
c’est une miniville avec des routes,
des panneaux de signalisation, des
feux, un passage à niveau où, comme
les grands, on se déplace tour à
tour à pied, à vélo ou en voiture en
respectant le Code de la route et les
règles de sécurité.
Inaugurée le 10 novembre 2014 par
la Fondation PSA Peugeot Citroën,
Autoville fait partie du programme
« Ville sûre pour les enfants ». Doté
d’un budget de 43 000 euros, le projet
a pour objectif d’initier les plus jeunes
aux règles de sécurité routière afin de
rendre la ville et la route en général
plus sûres pour les enfants. Un enjeu
primordial : « Chaque année, en Russie,
rappelle Marina Stepina, déléguée
régionale de la Fondation à Moscou,
250 000 personnes sont victimes d’accidents de la route dont 22 000 enfants de
moins de 16 ans. »
En partenariat avec la Sécurité
routière Russie et le Centre éducatif
et sportif pour enfants Central, organisme municipal proposant diverses
activités périscolaires aux enfants de
Moscou et de sa banlieue, ce programme pédagogique, aussi innovant
que ludique, propose un enseignement théorique et une partie pratique
sur les pistes d’Autoville. Au total, ce
sont trois mois de cours et d’animations gratuits que vont suivre toute
l’année plus de 500 enfants.
Développer des actions de prévention afin que mobilité se conjugue
toujours plus avec sécurité est un
des objectifs de la Fondation : pour
ce qui est de la Russie, une seconde
Autoville est déjà prévue à Kaluga, où
l’usine du Groupe est implantée. l
Macha , 5 ans
« J’ai vraiment aimé les
cours. Aujourd’hui, on
nous a raconté qu’il y a
beaucoup de signaux
routiers. Quand je revenais chez nous avec ma
grand-mère, j’en voyais
certains. Maintenant, je
sais ce qu’ils signifient. »
Marta, 10 ans
« L’année dernière, je
traversais la route où il ne
fallait pas et une voiture a
failli me renverser. Maintenant, je ne traverse la
rue qu’au feu vert et sur
le passage piéton. Je suis
plus sûre de moi parce que
je sais comment il faut se
comporter sur la route. »
rapport d’activité - 39
TOUS ENSEMBLE !
TOUT SAVOIR
SUR LA FONDATION
Sélectionner puis accompagner la mise en œuvre de projets innovants en matière de mobilité tel est l’objectif de
la Fondation. Avec pour principe : un fonctionnement en réseau, afin de pouvoir œuvrer au plus près du terrain.
La stratégie de la Fondation PSA
Peugeot Citroën est décidée par
un Conseil d’Administration
composé de neuf membres.
Les projets provenant de zones où
est implanté le Groupe et ceux qui
sont parrainés par un salarié du
Groupe sont privilégiés.
Etudiés par les délégués régionaux, les projets préselectionnés
font l’objet d’une étude de faisabilité (clarté de l’action,
pertinence, étude budgétaire, évaluation du management
Patrice-Henry Duchêne, Virginie Percevaux
et Patrick René assurent le fonctionnement quotidien de la Fondation.
et localisation du projet) de la part
de l’équipe de la Fondation, qui
rencontre chaque porteur de projet.
Composé de deux membres du
Conseil d’Administration et de représentants de l’entreprise, renouvelables chaque année, le comité de sélection
se réunit trois fois par an pour émettre ses recommandations et sélectionner les projets.
LE PARCOURS D’UN PROJET EN CINQ ÉTAPES
1
3
DÉPÔT DU DOSSIER
sur le site web de la Fondation
www.fondation-psa-peugeot-citroen.org
Cohérence avec la mission
de la Fondation
La Fondation intervient dans le domaine de
la mobilité et soutient des projets s’inscrivant dans l’une des catégories suivantes :
• Insertion • Éducation et Culture
• Handicap • Environnement.
2
INSTRUCTION
par l’équipe de la Fondation :
• vérification de l’éligibilité
du projet • rencontre du porteur
de projet.
Éligibilité
Le projet doit être porté par
un organisme d’intérêt général
(ONG, association,
fédération...).
PRÉSENTATION
au Comité de sélection
de la Fondation
Réponse aux critères de sélection
La Fondation évalue pour chaque projet :
• la pertinence de l’action • le caractère
innovant • le management du projet
• l’impact sociétal du projet et le nombre
de bénéficiaires • le degré d’implication
du parrain, si le projet est apporté
par un collaborateur
• la localisation du projet.
40 - RAPPORT D’ACTIVITÉ
4
SIGNATURE
Convention
de mécénat
Soutien financier
Soutien matériel
SUIVI
5
• Démarrage du projet,
• Évaluation régulière,
• Renouvellement du soutien
envisagé à la date
anniversaire
de la convention
de mécénat.
CONSEIL D’ADMINISTRATION
Carlos Tavares
Président
Marc Friedel
Administrateur
Marie-Hélène
Peugeot-Roncoroni
Vice-présidente
Jonathan Goodman
Administrateur
Philippe Dorge
Administrateur
Hugues Dufour
Administrateur
Jean-François Kondratiuk Christian Peugeot
Administrateur
Administrateur
Maxime Picat
Administrateur
COMITÉ DE SÉLECTION
Bénédicte Alzati - Peugeot
Claude-Jean Couderc - Secrétariat général
Jean-Jacques Etchart - Citroën
Xavier Guisse - Direction des ressources humaines
Paul-Philippe Uhel - Direction des ressources humaines
DES DÉLÉGUÉS LOCAUX
IMPLIQUÉS
Hélène Boulic - Trémery
Marie Bubenicek - Charleville
Mélanie Charles - Sevelnord
Caja Chocarro Maria Concepcion - Madrid (Espagne, usine)
Nunziata Dubois - Valenciennes
Carolina Fernández Albarrán - Vigo (Espagne)
Anabela Ferreira - Mangualde (Portugal)
Monique Jeanneaux - Sochaux
Philippe Kalb - Mulhouse
Magali Leduc - Trémery
Jean-Charles Lefebvre - Sochaux
Erika Louis-Roy - Rennes
Anne Mélois - Poissy (usine)
Florence Mouttapa - Vélizy
Jean-Pierre Papin - Française de mécanique
Paula Plantamura - Buenos Aires (Argentine)
Dmitri Portanski - Moscou (Russie)
Marlène Simoes - Chine
Cyrille Starck - Poissy
Marina Stepina - Moscou (Russie)
Peter Svec - Tranva (Slovaquie)
María José Taboas - Vigo (Espagne)
Nathalie Tantalin - Caen
Fabienne Tavernier - Vesoul
Emma Terrados Molledo - Madrid (Espagne)
Yuguang Zhang - Chine
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 41
tous ensemBle !
des associations engagées
suR le teRRain
A Bras ouverts
Access’Auto 62
ADSEA 77
AEC les Escourtines
AFEJI
AGIMC
AICM
Aid’Auto 69
AILES Mobil’eco
ALFA
ALIE
APAEI
APEI Thionville
APEI-VO
APIC - Roues Libres
Apreva
Associação amigos do Balé de
Câmara
Association intercommunale de
réinsertion
Au fil des jours
Banque alimentaire de l’Ain
Banque alimentare du Doubs
Cap Mobil
Centro Paroquial de São João
do Monte
CEREMH
Charity Fund «Deti Nashi»
Chênelet
Collectif du PES
Comité Départemental Handisport
d’Ille et Vilaine
Compagnie Cafarnaüm
Contact EAJ Argenteuil
Covoiturage +
Cruz Vermelha: Delegação de Viseu
Don Bosco
Ecole de la deuxième chance de
Marseille
EMCP
Entreprise école
42 - rapport d’activité
Etudes et Chantiers IDF
Euréka emploi services
FAGE
FAIRE
FARE
Fleur de Bitume
FNE
Fondation Abracadabra
Fondation Culturespaces
Garage solidaire du Jura
Garage solidaire GESSAIE
GARE
Halage
Harmonia Sacra
Hôtel Social 93
Imagine
IMAJ
Inser Volant
La Clef du Permis
La Pierre Blanche
La Vie Suspendue entre Ciel et Terre
Le Bon voisinage
Les Autos du cœur
Luciol’Envol
Maison de l’Emploi et des Entreprises
de Parthenay et
Pays de Gâtine
Maison de Quartiers Centre Ville de
Valenciennes
Mission locale de Fougères
Misison locale de Lure
Mission locale Château-Thierry
Mission locale de Brest
Mission locale de la Vallée de l’Oise
Mission locale du bassin de Longwy
Mission locale du Comtat Venaissin
Mission locale Technowest
Mission Mobilité
Mobil’Emploi
Mobil’Emploi 73
Mobilité Mod’Emploi
Mobilité pour l’emploi
Montauban Services
Musée Mobile
Neptune
OLCQ
ORECA
Os Melros
Philharmonie
PlaNet Finance France
Pontis Fondation
Prado
Presente de Alegria
Prévention Routière des Ardennes
Protection civile de Paris
Régie de quartier de Bagneux
Relais Jeunes 56
Rencontres pour l’égalité d’accès à
l’emploi
Road Safety Russia ONG
Roulez-Mobilité
Samusocial de Paris
Sécurité des plus jeunes - Russie
Shanghai « Hand In Hand, Walk
together »
Steredenn
Synergie
Varlin Pont-Neuf
Vert bocage-Bessin insertion
Voyants rouges
DES PARRAINS, MARRAINES
IMPLIQUÉS AU QUOTIDIEN
Hassan Afgour
Erick Albano
Bénédicte Alzati
Jeanne Assant
Patrick Baur
Miroslava Belava
Bertrand Chabaud
Isabelle Corbineau
Jérôme Cureaux
Jean De Baudreuil
Franco de Vecchi
Anne-Claire Desaleux
Thierry Desjuzeur
Marie-Véronique Durand
Christian Fauchoux
Nadège Faul
Pascal Feillard
Jean-Marc Fenelon
Matthieu Fifis
Régis Frenais de Coutard
Josette Gaillard
Nadine Gaillard
Manuel Gentile
Brigitte Haas
Emmanuel Hirgorom
Jean-François Huere
Alexandre Hussard
Bénédicte Juyaux
Céline Le Cotonnec
Didier Le Menec
Liu Mei Lan
Jean-Paul Maciejewski
Serge Maffi
Pascal Marchand
Florine Martel
Diego Martinez Otero
Céline Moinot
Noemi Montes Destar
Franck Mouquet
Frédéric Muller
Marie-Claire Nayrolles
Bruno Perin
Laure Peugeot
Christophe Prevost
Jean-Claude Rebrasse
Alain Rossit
Olivier Ruellan
Jean-Pierre Soulisse
Daniel Gnana
Jesus Tapiador Rodriguez
Laurent Bellier
Jean-Marc Bienvenu
Citroen Segre
Jérôme Delaye
Daniel Faribeault
M. Bachs
M. Guillemin
M. Maubrey
M. Morrance
M. Perez
Christophe Bayle
Yannick Bodnar
Edith Boiteux
Gérard Campos
Jean-Michel Capelle
Mathieu Chaix
Sandro Diniz
Peter Filip
Helia Guilherme
Joël Guillien
Bernard Hayat
Astrid Kalinowski
Roza Mansouri
Régis Nicolas
Stéphane Malle
François Riffaud
Newton Ronchim
Patrick Roy
Francesco Salvia
Jean-Baptiste Charles
Christian Sperandio
Shashikant Vaidyanathan
Micheline Schong
Gerulf Kinkelin
Rémy Boyer
Fabien Rescourio
Eric Maes
Paula Nogueira
Andrés Manuel Silva Marques
Maria Da Conceicao Martins
Adrien Brennan-Ducrot
Jamila Leite Costa
Alexandre Morais
Silvio Arruda
Andrés Gonzalez Jimenez
Ricardo Cabral
Yuzhou Wu
Kamila Oborilova
Eric Leblais
Marc Guyodo
Philippe Vilquin
Stéphane Bazantay
Michel Thiollier
Rémi Guerin
René Tessier
Manuel Da Cunha
Serge Beltramo
Garage Jeker
Michael Bruyche
Damien Peres
Laurent Lavalle
Jean-Yves Domagne
Antoine Guillon
Thierry Houze
Michel Pin
Vincent Esther
Nicolas Bourgoin
Sébastien Vallee
sylvain de Bary
David Nouvelet
Patrick Caridroit
Philippe Maurel
Pauline Heckel
Jean-Philippe Maurel Dellis
Laurent Morival
Edouard Gigleux
Christophe Catella
Antonia Krpina
Jean-François Salas
Anthony Faivre
Marc Pollet
Xavier Guisse
Jean-Jacques Etchart
Claude Jean Couderc
Philippe Vernus
Paul-Philippe Uhel
RAPPORT D’ACTIVITÉ - 43
Fondation d’entreprise PSA Peugeot Citroën
autorisée par arrêté publié au Journal Officiel du 18 juin 2011
75, avenue de la Grande-Armée 75116 Paris
www.fondation-psa-peugeot-citroen.org
[email protected]

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